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 And the morning came and swept the night away

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Plumeau humain

Masculin Nombre de messages  : 51

Localisation  : Dans la chambre d'Alice fuhoho ♥
Emploi/loisirs  : Répandre des rumeurs.
Humeur  : Taquine.

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Plumeau humain


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Race: Humain déchu.
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MessageSujet: Re: And the morning came and swept the night away   Mar 4 Mar - 8:39

Voir ses yeux s'écarquiller puis se plisser rappela à Andreas, tandis qu'elle se crispait de crainte comme l'on se souvient d'un mauvais rêve, à quel point il était stupide de jouer sur des lignes tracées à la craie passé un certain âge ; on excuse la cruauté des enfants, pas celle des adultes. Sourire aux lèvres, trop conscient encore des  doigts qu'il serrait entre les siens, il passa une éponge distraite et hésitante sur la sienne. Si elle sortait blessée de cette histoire, ce serait en connaissance de cause et non en victime : les femmes avaient trop tendance à oublier qu'elles avaient des épaules également, et lui un peu trop bonne mémoire. Alice n'était pas une idiote sans cervelle. Elle n'aurait aucune excuse, aucun prétexte derrière lequel se cacher pour se sentir moins bête – d'autant qu'après tout, c'était presque le but du procédé. Agir bêtement. Freiner l'usure.
Le regard parfaitement neutre, sans trace ni d'honnêteté ni de mensonge, le jeune homme s'accorda un court instant de vide pour se concentrer sur le son de cette jolie voix. Détestable, de voir à quel point les habitudes et les tares refusaient de s'effacer plus de quelques secondes. Minutes. Savoir quoi penser était une chose ; savoir ce qu'il pensait réellement en était une autre. Des reflets sans rien de semblable. Deux paysages posés l'un en face de l'autre avec un cadre au centre en guise de vitre. Elle pouvait le passer par la fenêtre, mais ne le ferait sûrement pas. Et ça, il le savait non pas parce qu'il avait décidé de lui faire confiance mais uniquement par soucis de logique et de cohérence, de probabilités soigneusement alignées –  n'avait aucune idée de ce à quoi pouvait bien correspondre la spontanéité, comment la forcer à se manifester. Ce n'était pas prêt de changer. Il n'était pas prêt de changer.
Sur fond de cynisme, on rirait bien « alors à quoi bon essayer ». Honnêtement, il se le demandait. Se briser pour une autre personne n'en valait pas la peine. Les autres n'en valaient pas la peine. Le texte était récité, recopié et appris par cœur juste au cas où ; comme toujours avec Andreas. La réalité n'était pas plus immuable que la course des nuages. Il suffisait juste d'un peu de vent. Quelques grains de tempêtes.

De quoi être persuadé d'à la fois trouver cette fille fascinante et inintéressante. Juste au cas où.

Tant qu'il lui tenait les mains, il pouvait se dire « c'est pour mieux la lâcher » aussi bien que « je ne veux pas qu'elle s'en aille ». C'était tout ce dont il avait jamais eu besoin pour vivre. Et s'il lui souriait, puisqu'il lui souriait, ça pouvait être un vrai sourire ou un faux – ou un vrai sourire qu'il dirait faux, un faux qu'il clamerait vrai, un vrai qu'elle penserait faux parce que le faux avait eu l'air tellement vrai ; faites vos choix. Lui n'en ferait pas.
Parfaitement serein en apparence, il lui adressa donc un joli sourire. Il préférait de loin le sien.

« Nooooon. La poussière naturelle s'en va trop vite, se plaignit-il d'une voix exagérément triste. Et je suis borné, je le crains. »

Borné et naturellement doué pour obtenir ce qu'il voulait – réussir à passer dans une chambre quelconque, hormis quelques-unes dont certaines fort évidentes (il ne comptait pas balayer les quartiers royaux, pour ne pas les citer), ne serait donc ni impossible ni excessivement difficile. Parler et parler et faire de jolis mouvements de mains sans jamais cesser de sourire ouvrait plus de portes qu'on aurait pu le croire.
Remplir les appartements de mademoiselle d'araignées ne serait pas exactement judicieux, mais s'amuser à déranger pour pouvoir remettre en place lui semblait être une activité parfaitement louable. Fenêtre ou pas, elle n'aurait vraiment aucune raison de le jeter au travers. Balayer, c'était un peu son travail. Ce ne serait quand même pas de sa faute si la poussière décidait de s'entasser bizarrement là où il voulait qu'elle soit.

D'un mouvement juste assez ferme pour être sûr de ne pas être retenu, il glissa ses mains hors de celles d'Alice.
Ahh. Froid.

Sans jamais cesser de sourire, il revint à la place que son pas en arrière lui avait fait quitter quelques secondes auparavant ; paumes des mains à plat, il fit mine de chasser la poussière ou les plis des épaules de la jeune fille.

« Vous voyez ? Je suis très doué pour nettoyer, ajouta-t-il en acquiesçant pour lui-même. Vous n'étiez pas venue pour lire, d'ailleurs ? Votre attitude manque énormément de sérieux, mademoiselle. »
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Algue suceuse, dominatrice de plumeaux et dirigeante du mouvement d'éradication des fraises.

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MessageSujet: Re: And the morning came and swept the night away   Dim 27 Avr - 1:19



« Nooooon. La poussière naturelle s'en va trop vite. Et je suis borné, je le crains. »

A son sens, la poussière ne disparaissait pas assez vite, mais apparaissait trop rapidement ; simple question de perspective, probablement. Alice fronça sensiblement les sourcils, incertaine de sa propre perspective à présent. Etait-ce une mauvaise chose, vraiment, un peu plus de poussière, un peu plus de nettoyage, un peu plus de contact ? Elle se sentait telle une plume au vent, sentiment qui ne lui était pas familier, elle qui d’habitude était plutôt un rocher que rien ni personne ne pouvait bouger, à part peut-être des phénomènes. Sans doute qu’à sa façon, le garçon aux cheveux bleus en était un.

Un phénomène au niveau humain, ça, elle était sûr qu’il en était un. Décrire Andreas n’était pas une mince affaire, pas pour l’instant. Elle n’en connaissait pas assez de lui, ne comprenait pas son fonctionnement, ses ambitions – en avait-il même ? Un sujet intéressant. Et elle savait pertinemment qu’il est mauvais de s’attacher aux sujets, mauvais de les prendre à cœur. Elle faisait tout, absolument tout ce qui lui était interdit et son une bonne partie de son cerveau lui expliquait toutes les raisons pour lesquelles c’était mal, tandis que l’autre lui criait de se jeter dans la gueule du loup avec un grand sourire. Un compromis était sans doute la seule possibilité qui lui restait, elle qui n’avait ni envie de se brûler, ni envie de rester loin du feu ; il y faisait trop froid. La chaleur ne lui avait jamais manqué auparavant, mais comment est-ce que quelque chose qu’elle n’a jamais eu pourrait lui manquer, de toute manière ? Maintenant qu’elle y avait goûté, la tentation était bien trop forte et ça allait bien se passer, si elle restait sur ses gardes, si elle enfilait des gants et gardait de l’eau près d’elle.
Et vlam, plus d’appui ; un peu plus et Alice aurait tenté de rattraper les mains qui lui avaient été brusquement retirés des siennes. Andreas ne partait pas, au contraire, il se rapprochait à nouveau, lèvres toujours étirées en sourire, comme s’il allait soudainement mourir s’il s’arrêtait de le faire. Elle ne comprenait pas encore, ne savait pas encore ce qu’il pouvait bien dissimuler derrière un si habile sourire, mais ça, c’était les risques du métier. Elle se contenta de le classer dans la catégorie des potentiels assassins, l’on n’est jamais assez sûr, dans ce monde, elle doit faire attention.
Les mains qui glissent sur ses épaules firent voler ses résolutions en même tant que la poussière imaginaire.

« Vous voyez ? Je suis très doué pour nettoyer. »

Elle ne savait pas exactement comment elle doit cela, probablement sur un ton léger. Elle haussa un sourcil, l’air calme tandis que la chaleur remontait en flèche. Doué pour nettoyer, elle n’en doutait pas, à part s’il s’amusait à perturber tous les honnêtes gens du château au lieu de faire son travail, ce sur quoi elle avait un doute tout à fait judicieux. La pensée ne l’enchanta curieusement pas.

« Vous n'étiez pas venue pour lire, d'ailleurs ? Votre attitude manque énormément de sérieux, mademoiselle. »

Oh. Oh, oui, elle était venue pour ça. Elle tourna brusquement la tête afin de constater que le soleil était à présent parfaitement lever. Elle fit un balayage rapide de la salle. Quelle heure était-il ? Avec tout cela, elle en avait complétement négligé ses obligations. Ah, décidément, cet humain était mauvais pour elle.
Alice laissa s’échapper un petit soupire avant de reporter sa pleine attention au garçon, ses mains se serrant nerveusement sur ses cuisses. Elle allait devoir partir, et ce serait mentir que de dire qu’elle n’était pas un peu angoissé à l’idée qu’il ne tienne par parole ; certes, elle pourrait facilement le trouver si elle le souhaitait, cependant elle… Elle préférerait que cela vienne de lui ; qu’il vienne mettre de la poussière sur ses meubles impeccables.

La stratège attrapa doucement les deux poignets d’Andreas afin d’ôter ses mains de ses épaules, lentement, comme pour gratter un peu de temps.

« J’espère que vous n’insinuez pas que je suis sale ; ou pire, que je suis un meuble. »

Elle ne souriait pas, toutefois son ton était doux et son expression détendue, toute hostilité et défense rangées dans sa poche, gardées précieusement pour une autre fois.  Elle posa ses mains sur son torse afin de le pousser délicatement en arrière.

« Vous avez raison, ma conduite manque de sérieux, tout autant que la vôtre, d’ailleurs, et c’est pour cela que je vais devoir vous laisser.»

Alice ne s’enfoncerait jamais seule. Elle lissa sa jupe délicatement avant de tranquillement glisser de la table, constatant avec grand plaisir que la douleur s’était grandement apaisée au fil du temps ; en revanche, elle était certaine d’avoir les genoux bleus pendant un petit moment. Elle fit un pas sur le côté afin de s’éviter elle-même la gêne de la proximité.

« Je… Je vous souhaite bien du courage. A bientôt, Andreas.»

C’est plus dur, bien plus dur qu’elle ne l’aurait souhaité, de tourner le dos d’un air déterminé et quitter dignement l’endroit lorsque l’on a toujours les jambes qui tremblent et le cœur qui bat à un rythme alarmant dans la poitrine, et sûrement qu’elle avait même l’air un peu idiote, la tête haute et les pas rigides, mais c’est bon, elle est loin, déjà.

Et elle ne s’était même pas retournée.
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MessageSujet: Re: And the morning came and swept the night away   Dim 27 Avr - 21:46

Bien sûr, qu'ils manquaient de sérieux ; bien sûr, qu'elle allait devoir le laisser. Il ne s'inquiétait pas Elle reviendrait forcément. Un jour ou l'autre, plutôt vite que jamais – parce que dans ce château, avec tant de responsabilités chevillées au corps, elle n'avait pas grande marge de manœuvre pour lui filer entre les doigts. Alors certes, il devrait jouer habilement et ne pas se mettre en situation de danger, mais ça restait amplement faisable. Elle ne s’enfuirait pas. Il ne la laisserait tout simplement pas faire, si tant est qu'elle en éprouve l'envie ou le besoin – ce dont il doutait. Elle resterait. Qu'il la tienne ou pas, qu'elle le repousse ou non, leurs gestes danseraient toujours sur cette fine limite entre le baiser et la morsure ; l'absence n'était pas possible, non. Il l'avait trouvée, il la gardait. Sa logique sur ce point ne dépassait pas celle d'un enfant en bas âge trop heureux d'avoir trouvé une pierre plus jolie que les autres pour vouloir ne serait-ce que la montrer à ses camarades. Il la garderait pour lui. Rien que pour lui. Juste à lui.
Ce n'était pas négociable.
Épaules haussées, Andreas adressa un grand sourire et un petit geste de la main à Alice quand elle décida de s'en aller ; la fixa, yeux rivés sur son dos, jusqu'à ce que ce dernier ne disparaisse à sa vue. Il ne s'en faisait pas. Il la reverrait. C'était évident. Pourtant, quelque part dans sa poitrine, son cœur battait à en briser tous les os et organes osant se tenir à proximité. Ses poumons, son estomac, sa cage thoracique – ça faisait mal, ça pinçait, ça cognait. Parce qu'il avait peur. Qu'elle ne veuille pas le revoir, finalement. Qu'elle ait menti. Parce qu'il se connaissait et qu'à la limite de ses mensonges, hésitant, il ne parvenait pas à se décider entre se clamer joueur émérite ou jeune homme sincère dans son intérêt. L'un comme l'autre avait ses avantages ; l'un comme l'autre avait ses inconvénients. Il n'avait pas la moindre idée de l'attitude à adopter, de ce qu'il fallait dépoussiérer chez lui et de ce qu'il vaudrait mieux cacher encore et encore, toujours plus profondément, toujours plus habilement, pour que jamais elle ne se rende compte de rien et continue à apprécier cette image qu'il donnait de lui. S'il était trop lui-même, bien sûr que ce serait différent. Il ne voulait pas. Mains serrées, il s'empara des livres qui étaient restés là, sur la table ; fit quelques pas, en remit un à la place qui lui revenait.

Ça faisait mal, l'incertitude.
Un mal pour un bien.

Perdu entre les deux, il laissa s'échapper un soupir comme il aurait préféré ne jamais en pousser. Tremblant, lourd de craintes et d'une pointe de colère envers lui-même. Être faible était haïssable. Baisser sa garde l'était aussi.

Alors il ne l'attendrait pas, non. Il irait la chercher. Qu'elle le veuille et lui aussi, qu'elle ne veuille pas et lui non plus – il l’ennuierait, bon acteur, jusqu'à la pousser aussi loin que possible dans ses retranchements. Ainsi il ne perdrait pas. Elle ne pourrait pas lui faire perdre la tête et ses moyens comme elle l'avait fait quelques minutes auparavant chaque fois qu'ils s'adresseraient la parole ; la prochaine fois, tout irait bien. Il se le jura, rassuré par ses propres illusions et barrières, et hocha la tête dans le vide.

Allez. Va faire ton travail, petit plumeau. Il y a de la poussière qui s'amoncelle.
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