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 Frightening asylum.[PV Karin, Aleksander...et qui veut.XD]

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Dirigeant outrageusement beau qui vous éblouit par sa beauté~♥

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MessageSujet: Re: Frightening asylum.[PV Karin, Aleksander...et qui veut.XD]   Jeu 27 Déc - 17:45

« J’espère. Passe devant, je te suis. Comme ça, si ça craque... »

Ankou, qui avait été à deux doigts d'espérer une réponse sans un autre accrochage, leva les yeux au ciel. Ou au plafond, en l'occurrence, mais ça n'avait que peu d'importance; l'obscurité ne lui permettait pas de le distinguer assez bien. Cette constatation l'amena à peser le pour et le contre d'une méchante remarque pour Aleksander, concernant les arachnides dont on ne voyait pas les probables nids, et le contre gagna bien heureusement. Ça ne lui aurait pas donné cet air mature qu'il se vantait présentement de posséder en ces temps de crise (Karin était perdue !), et ça n'aurait fait que ranimer l'animosité du petit frère à son égard. Peut-être que s'il pouvait le persuader qu'il n'avait rien contre lui et qu'il se fichait de ses remontrances, ce sale gosse (qui n'avait qu'un an de moins que lui, mais sautons commodément ce détail, voulez-vous) se calmerait et apprécierait un silence poli plutôt que ces reproches qui n'avaient pas lieu d'être.
Ankou n'aimait pas Karin. Il ne l'avait pas perdue dans cet asile, elle s'y était perdue elle-même. Malgré son inquiétude grandissante, ces détails étaient à ses yeux d'une importance capitale. Il n'aimait pas qu'on s'imagine des choses et les prenne pour acquis, et il n'aimait pas porter la responsabilité d'une faute qui n'était pas la sienne. Ça le révoltait plus que tout autre chose.

Alors il allait la retrouver, oui; mais pas pour se racheter de quoi que ce soit, non.
Non.

« Elle n'est pas très discrète. On devrait l'entendre avant de la voir. »


Pas très discrète, hein ? Ankou s'engagea dans le couloir le premier, conformément à ce qu'il avait décidé de faire avant qu'Aleksander ne lui souhaite implicitement une mort douloureuse, et tant pis si le sol se dérobait sous ses pieds. Ça lui aurait appris à faire l'idiot, tiens, n'auraient pas manqué de répliquer ses connaissances, et si certaines n'en auraient pas pensé un mot, d'autres si. Ankou savait qu'il en exaspérait quelques uns. Il en était désolé. Il est temps de grandir; oui mais être mature, ça ne plaisait pas toujours au Prince. Rarement, dans les faits, sauf quand il devait prouver quelque chose, ce qui était le cas ici.
Pas sûr que ce soir probant pour autant. Au moins, l'insupportable frère avait raison, Karin étant loin d'être un modèle de discrétion, ils l'entendraient avant de la voir. Après, songea Ankou avec une petite angoisse à la gorge, pourraient-ils garder leur calme s'ils l'entendaient hurler ? Ils allaient se perdre ou se faire mal s'ils se précipitaient comme deux imbéciles, et c'était quand même assurément de la sorte que leurs jambes réagiraient en dépit des imprécations de leur esprit effrayé que la peur ferait bien vite taire.

Le sol sous ses pieds était inégal par endroit mais à priori stable, ce qui encouragea Ankou à augmenter la cadence. Dans le même temps, ses yeux grenats perçaient avec plus ou moins de succès le secret de l'obscurité qui les emprisonnaient, à la recherche d'une touche improbable de doré.
Quelle idée de partir seule dans un endroit pareil, pensa-t-il pour la énième fois. Ça prouvait le courage certain de Karin, mais aussi sa totale inconscience. Tous les débris dangereux et pointus, elle y avait pensé ? Les escaliers en miettes, les sols glissants, les mur et les plafonds qui s'effritaient ? Elle n'était plus dans sa petite maison chaude et bien tenue. Cet endroit était abandonné depuis fort longtemps, tombait en ruines et n'avait de toute manière jamais été accueillant.

On y avait enfermé des fous, mince, avec tous les produits et outils chargés de les 'guérir' dont on avait pas pris la peine de débarrasser les lieux après leur fuite. Ces lieux étaient comme figés dans le temps, avec tous les dangers qui en découlait.

Tiens, maintenant qu'il y pensait...

« On dit que tous les pensionnaires se sont échappés et que c'est pour cette raison que l'endroit a été abandonné,
dit-il à voix haute, par pure curiosité et sans aucune once de mesquinerie, Tu crois que c'est la véritable raison, ou est-ce qu'il y a autre chose derrière cet abandon soudain ? »

La raison citée précédemment était celle reconnue par l'ensemble de la population et même par le château. Pourtant, Ankou ne se souvenait pas l'avoir vu écrit noir sur blanc sur des papiers officiels. La rumeur était passée fait avéré dans les esprits, mais rien au final ne prouvait sa véracité. Ça faisait longtemps que ça s'était passé, et cet endroit était situé dans la montagne, loin des villes et des villages. Personne ne savait...

Quel était le fin mot de l'histoire.

{Admire moi, charogne. Ehehehehe.}

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JENKOU 4EVER:
 
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MessageSujet: Re: Frightening asylum.[PV Karin, Aleksander...et qui veut.XD]   Mar 5 Fév - 16:57

Aleksander regarda Antoine lever les yeux au ciel, ni satisfait ni mécontent que sa remarque ait eu l'effet escompté. Il avait beau faire le fier, avec ses insultes et ses piques mesquines, il aurait été bien ennuyé une fois abandonné à son sort dans cet endroit : vu son attitude, pourtant, son guide aurait parfaitement été en droit de vouloir l'enterrer sous quelques objets abandonnés là et mille toiles d'araignées. Lui-même aurait sûrement voulu s'étrangler – et il en avait vaguement conscience, malgré tout, aussi fut-il soulagé que la discussion en reste là. Le jeune homme savait qu'à trop taper sur une cloison on finissait irrémédiablement par la briser. Il n'était pas assez bête pour souhaiter qu'Antoine en vienne à souhaiter sa mort stricto sensu, encore moins qu'il mette en pratique. Malheureusement, il n'était pas assez mature non plus pour réussir à se taire quand sa sœur était en danger : d'autant plus qu'il restait persuadé que son compagnon de marche était un psychopathe sans foi ni loi.
Le serviteur retint un soupir soulagé quand il se mirent enfin en marche, dans l'ordre qui le rassurait à priori le plus. Yeux baissés, attentif à ne pas trouer sa semelle et la plante de ses pieds sur un quelconque objet pointu ou autre morceau de verre, il dut rapidement accélérer par à-coups pour rattraper la tête de file. Avancer vite ne lui disait rien qui vaille, rien du tout : se rassurer en se disant que le sol ne craquerait pas sous lui s'il n'avait pas craqué sous le brun marchait beaucoup moins bien que ce qu'il avait pu imaginer. Les pires scénarios avaient tôt fait de briser le peu d'esprit d'initiative qui lui restait et, en somme, il dut mettre l'intégralité de son cerveau en pause pour ne pas pousser des exclamations affolées au moindre bruit un peu inhabituel – donc tout ceux qui avaient le malheur d'arriver à ses oreilles. Il marchait, rien que ça. Sans le moindre rythme, tantôt enjambant et tantôt piétinant presque, mais au moins il avançait.
Faites que Karin ne soit pas trop loin... A parler et à paniquer sur place, ils lui avaient permis de prendre un peu d'avance ; mais pas tant que ça, pas au point d'être perdue à tout jamais dans cet asile. Non, elle était sûrement... Tout près. Si elle était tombée ou s'était mise à courir, ils l'auraient forcément entendue. Elle devait être dans les parages.

« On dit que... »

Plongé dans son étude du sol, Aleksander perçut la voix d'Antoine comme tout les bruits alentours : effrayante et hors propos. Il sursauta, se maudissant la seconde suivante de son manque d'attention, et réussit à reprendre le fil de ses paroles sans trop de mal.

« Tu crois que c'est la véritable raison, ou est-ce qu'il y a autre chose derrière cet abandon soudain ? »

Le jeune homme cligna des yeux, hébété. Il n'était pas très sociable, ne connaissait pas grand monde et ne prêtait qu'une attention diffuse aux rumeurs : puisque cette histoire lui semblait familière, il devina qu'elle devait être assez populaire. Ça ou un des membres de sa famille lui en avait parlé un jour. L'un dans l'autre, la différence était bien mince.
Grommelant tout d'abord à voix basse des plaintes concernant cette question stupide – parce qu'il avait dit ça pour lui faire peur, ça crevait les yeux – le jeune homme prit ensuite quelques secondes pour réfléchir à sa réponse. S'ils devaient avoir un semblant de conversation sans s'insulter, c'était le moment. Ça lui éviterait d'être abandonné dans cette bâtisse grouillant d'insectes et de criminels et, avec un peu de chance, ces histoires de fous et d'abandons feraient revenir Karin. On ne sait jamais.

« Je ne sais pas, répondit-il sans lâcher le plancher des yeux. Mais si tout le monde le dit, c'est qu'il doit y avoir un fond de vérité. » Il se tut ; puis, comme pris d'un doute, décida de poursuivre. « Si c'était faux les autorités auraient déjà démenti, non ? »

Un bruit le fit de nouveau sursauter. Tant qu'ils étaient seuls ici, oui... Il se fichait bien de savoir pour qui ou pourquoi les lieux avaient été laissés à l'abandon. Encore mieux : il ne voulait pas le savoir.

« Tu... » Aleksander se mordit les joues, clairement ennuyé à l'idée de parler à Antoine sans l'insulter ou lui faire comprendre qu'il le détestait. « Tu penses que des gens sont morts en se perdant ici ? »

A cette idée, il ne put qu'arquer les sourcils et grimacer. Karin était perdue ici. Il avait tout intérêt de dire que non. Même si – et il s'en doutait – au moins un ou deux abrutis avaient dû passer à travers le plancher en voulant jouer aux explorateurs.
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MessageSujet: Re: Frightening asylum.[PV Karin, Aleksander...et qui veut.XD]   Mer 31 Juil - 16:44

Ankou balayait ponctuellement l'air du bras pour ne pas que sa lampe se retrouve vêtue de toiles d'araignées telle une demoiselle se rendant à un bal masqué ; et ses yeux distinguaient les objets épars sur le sol avec moins en moins de difficultés. Les pas d'Aleksander s'accrochaient aux siens, bercés par les grommellements du jeune homme qui devait trouver sa question ennuyante. Ou effrayante – mais ils n'allaient pas se mettre à parler de petits gâteaux alors qu'ils marchaient dans une bâtisse au passé morbide. Plus facile de relativiser quand on ne croyait pas aux revenants, c'était sûr. Mais persuadé qu'il était que les apparitions évanescentes n'existaient que dans l'esprit des enfants et des adultes les plus crédules, il n'arrivait pas à prendre les craintes de son compagnon au sérieux. Les seringues et autres outils rouillés étaient tellement plus préoccupants que quelques cris centenaires coincés entre quatre murs !
Le sol était stable, quoique jonché de débris en tout genre. C'était une véritable épreuve de passer entre sans manquer de s'empaler le pied sur quelque chose tant il y en avait des couches à certains endroits. Ce bâtiment avait été propre et rangé un jour, mais c'était dur de se l'imaginer avec toute cette dégradation... Les murs, abîmés, n'offraient comme toute décoration qu'une peau de lépreux qui faisait peur à voir.

« Je ne sais pas. Mais si tout le monde le dit, c'est qu'il doit y avoir un fond de vérité. »

Peut-être juste un fond, songea Ankou. Ça ne l'empêchait pas de creuser un peu plus la terre pour vérifier quelle sorte d'os on avait enterré en lieu et place.

« Si c'était faux les autorités auraient déjà démenti, non ? »

L'autorité en question se sentit concernée et chercha l'inspiration sur le sol parcouru de débris. C'était beau d'avoir une confiance aveugle et totale en ses dirigeants, mais certaines choses gagnaient à être tues. Si on pouvait jouer la carte de l'ignorance en exploitant la croyance commune, c'était tout aussi bien. Ankou ne savait plus sous lequel de ses ancêtres cette institution était tombée en ruines, mais il savait qu'il y avait eu des Rois plus honnêtes que d'autres. Il n'était plus assez jeune pour soutenir – comme il le faisait encore petit – que tout était blanc d'un côté, et tout noir de l'autre. Les deux se mélangeaient un peu trop souvent... C'était tellement tentant de proférer un mensonge pour se sauvegarder, soi-même ou les autres ! Ne mentait-il pas en ce moment ? Prit d'un soudain accès de culpabilité (et peut-être d'un pic de maturité bienvenue qui lui hurlait qu'il aurait dû se trouver dans son bureau), il sentit son estomac se tordre désagréablement. Il se força néanmoins à démêler le nœud et à l'empêcher de revenir : il avait prit une décision, et il allait s'y tenir. Pour une fois dans sa vie, ça ne pouvait pas lui faire de mal.
Dommage que le jeune homme s'obstinait toujours dans la mauvaise direction.

« Tu... Tu penses que des gens sont morts en se perdant ici ? »

Ankou débattit l'idée d'un pieux mensonge pour ne pas causer d'inquiétudes superflues à son camarade. Mais mentir, c'était mal, n'est-ce pas ? Soudain soucieux d'être le plus honnête possible pour compenser son camouflage, il se décida à répondre au plus près de la vérité. Si personne n'avait au d'accident en visitant cet endroit, personne n'aurait demandé sa destruction. Des jeunes imbéciles armés de lampes sommaires et sautillant dans les couloirs délabrés, il devait y en avoir eu beaucoup. Certains avaient dû faire des chutes mortelles ou mourir d'une bête infection en posant les mains, les pieds sur un outil rongé par la rouille.

C'était tellement évident que le dire à voix haute n'était pas nécessaire. Il le fit tout de même.

« Bien sûr. Les idiots qui viennent se faire peur ici ne prennent pas les précautions nécessaire... Ça a bien dû jouer des tours à plusieurs d'entre eux. Enfin, si ça peut te rassurer, je dirais une minorité. »

Il ne fallait pas exagérer. Une hécatombe aurait entrainée la démolition directe et sans inspection de l'endroit.

« Attention, outil coupant à droite ! (il fit une embardée sur la gauche et poursuivi presque immédiatement) C'est pour ça qu'il faut vite retrouver Karin. On ne sait jamais... Elle n'a pas l'air d'être la plus prudente des femmes. Mais arrête moi si j'ai tort. »

Et c'était un bel euphémisme, vraiment. Il savait qu'il avait raison.
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MessageSujet: Re: Frightening asylum.[PV Karin, Aleksander...et qui veut.XD]   Mar 20 Aoû - 20:42

A la seule idée d'avoir pu être entraîné par Antoine dans un piège mortel, Aleksander sentit son corps déjà tendu se crisper plus encore. Il y avait dans la quiétude de ces lieux un sentiment de solitude qui n'avait rien de réconfortant ; et plus il y pensait, plus il paniquait. Un endroit pareil aurait dû attirer pas mal d'imbéciles en quête de sensations fortes. Ça semblait presque... Logique, dans un sens. Pourtant, pas un bruit, pas une cavalcade, rien – pas le moindre idiot en vue, pas la plus petite trace de sans-abris ou de dangereux criminels. Hormis le bruit inégal de leurs propres pas et celui, plus ténu, de leurs respirations, le jeune homme n'avait rien entendu qui puisse indiquer la présence d'une quatrième personne. Ça ne lui disait rien qui vaille. Aleksander n'était pas le plus courageux des hommes, pas le moins impressionnable non plus : quand il avait peur, le moindre détail devenait un signe funeste et implacable. Il n'y a personne parce que personne n'en revient. Il n'y a personne parce que si on s'aventure trop loin...
Un frisson remonta le long de sa colonne. Tomber d'un étage en traversant plancher et lattes brisées devait faire atrocement mal. Rien que d'y penser, ses chaussures osaient à peine frôler le sol encombré.

« Bien sûr. » La grimace qu'il adressa à son dos aurait fait hurler sa mère. « Les idiots qui viennent se faire peur ici ne prennent pas les précautions nécessaire... Ça a bien dû jouer des tours à plusieurs d'entre eux. Enfin, si ça peut te rassurer, je dirais une minorité. »

Non, ça ne le rassurait pas. Vraiment pas. La minorité d'une minorité, pourtant, ça ne faisait pas tant que ça ; les risques de ne pas sortir d'ici vivants n'étaient pas si élevés, à en croire le brun. Sauf qu'ils existaient. Ils existaient et, pour le serviteur, c'était déjà un danger bien trop grand. Si ça n'avait tenu qu'à lui, ils ne seraient jamais, jamais, jamais rentré là-dedans – encore moins après avoir entendu de vive voix que des personnes y avaient trouvé la mort. Il s'était bien douté que ce n'allait pas être une promenade de santé, mais là ça battait tous les records ! Karin était perdue, peut-être en mauvaise posture, il faisait noir, des araignées couraient partout, le sol pouvait décider de se briser sous eux à tout moment, Antoine était un psychopathe sans cœur qui ne rêvait que de blesser sa sœur, et –
Et il ne voulait pas mourir comme ça, non. Pas ici ni maintenant. Lèvres serrées, il pria pour que le voyage ne les force pas à rentrer trop en retard. Leur mère, et peut-être même Ludmilla, vu leur chance, ne serait pas ravie de les voir revenir d'on ne sait où à des heures indécentes. Surtout si leurs affaires étaient déchirées ou couvertes de toiles d'araignées.
Quelle fichue mauvaise idée...

« Attention, outil coupant à droite ! C'est pour ça qu'il faut vite retrouver Karin. On ne sait jamais... Elle n'a pas l'air d'être la plus prudente des femmes. Mais arrête moi si j'ai tort. »

Par pur esprit de contradiction, Aleksander voulut lui donner tort. Et il aurait très certainement trouvé une nuance à l'imprudence de sa sœur, quitte à faire preuve de la plus évidente des mauvaises foies, si son corps n'avait pas décidé de prendre sa dernière phrase au pied de la lettre. Déséquilibré par son pas trop brusque sur le côté, le jeune homme s'emmêla les jambes et les pinceaux ; sans rien d'autre qu'une exclamation étouffée, à peine audible, il se rattrapa par réflexe au brun. Agrippé d'une main à la veste d'Antoine, trop léger heureusement pour risquer de les déstabiliser tout deux, il ne mit pas longtemps à redresser le dos et se dérober prestement en arrière : dans sa précipitation, il faillit presque en lâcher sa lampe.
Son guide aurait pu être électrifié ou contagieux qu'il n'aurait pas été plus pressé de s'éloigner.

« Huh – Elle est, comme elle est, répondit-il en serrant son bras contre sa taille. Elle fera attention. J'espère. »

S'il trébuchait sur des objets pointus avant de l'avoir retrouvée, ceci dit, il n'aurait probablement pas l'occasion de le vérifier. C'était à prévoir ; il n'était pas spécialement habile et, tant qu'à faire, ses jambes commençaient à sérieusement se plaindre. Il était habitué à arpenter le château, pas des lieux abandonnés déjà épuisants à atteindre : faire des efforts le lendemain allait être tout sauf agréable, c'était une certitude.
Il avait suffit d'un bref contact pour lui rappeler à quel point il détestait marcher trop près de quiconque autre que ses sœurs ou sa mère. S'ils n'avaient pas été potentiellement perdus dans un endroit glauque et dangereux, il ne se serait pas fait prier pour aller chercher de son propre côté.

A défaut, il comptait bien se murer dans un silence de mort jusqu'à ce que Karin ne surgisse par derrière en riant de les voir si inquiets. Mettre le feu aux cheveux d'Antoine restait également en option.
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MessageSujet: Re: Frightening asylum.[PV Karin, Aleksander...et qui veut.XD]   Sam 22 Fév - 7:49

« Huh – Elle est, comme elle est. Elle fera attention. J'espère. »

Ankou se retourna brusquement vers Aleksander et le toisa, écrasé par une vérité qu'il avait jusque là ignorée. Elle venait de lui éclater à la figure comme une bulle de savon bienheureuse et multicolore. Oui, il aimait Karine ; il aimait ses jolis cheveux blonds et sa poitrine, ainsi que son orthographe désastreuse, qui le stupéfiait un peu plus à chaque fois. Mais il avait trouvé son âme sœur ailleurs, là, dans le noir de cette bâtisse qui sentait le renfermé ; il l'avait trouvée et il ne voulait plus la lâcher.

Il se saisit des mains d'Aleksander,  si douces, et plongea son regard dans le sien. Comme il était beau ! Il ne le voyait pas beaucoup mais qu'importe, il l’imaginait bien, débordant d'amour et d'émotion. Si pleins de vie. Il lui dit, d'un ton assuré et pénétré, passionné comme seul sait l'être celui des mâles virils mais néanmoins romantiques :

« Aleksander, je sais tout, à présent. Je t'aime. Laissons Karine profaner quelques dépouilles et allons consommer notre amour à l'ombre d'une toile d'araignée. »

Elles seraient leur seul témoin. Puis il l'embrassa goulûment fougueusement pour le faire sien.
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