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 Frightening asylum.[PV Karin, Aleksander...et qui veut.XD]

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Dirigeant outrageusement beau qui vous éblouit par sa beauté~♥

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MessageSujet: Re: Frightening asylum.[PV Karin, Aleksander...et qui veut.XD]   Ven 9 Sep - 3:00

Tiens, se dit soudainement Ankou, mi-amusé mi-angoissé par l'idée qui venait de germer dans son esprit, comment ferait-il si un énorme animal apparaissait soudain en travers du couloir, juste devant lui? Courir était en général tous ce que ceux qui s'y connaissaient en animaux de ce genre déconseillaient dans une telle situation, mais le jeune homme pensait que le tentation aurait été bien trop forte. Après la minute durant laquelle ils seraient tous restés paralysés par la peur, muets, ils se seraient à coup sûr mit à crier et se seraient dispersés dans le vieil asile en hurlant à la mort. Enfin, il y avait peu de risques qu'ils croisent une espèce de loup dans cet endroit, ou tout autre animal du même genre. La maison des fous était une montagne relativement peu dangereuse, dans laquelle il était bon, en été et au printemps, de faire quelques excursions. En hiver, cela pouvait être dangereux car il faisait froid et que la neige pouvait tomber, rendant les chemins impraticables, mais c'était tout. Alors, qu'est-ce qui aurait fait le plus peur à la soeur et au frère Blaze? Un animal blessé (et donc agressif) s'étant réfugié ici, ou un fantôme errant dans les couloirs à la recherche d'une victime à terroriser? Ankou écouta un moment le bruit que ses pas rendaient sur le sol, perdu dans ses pensées. S'il sentait un quelconque danger poindre, il intimerait l'ordre aux deux autres de faire demi-tour, et ce seraient alors dans leur intérêt de ne pas discuter! Aleksander, il le pensait, ne se le ferait pas dire deux fois, mais Karin...Eh bien, Karin restait Karin dans n'importe quelle situation, n'est-ce pas?

« Alors là, bravo ! C’est sûr qu’on a pas à s’en faire avec toi, Antoine, tu pourras nous prévenir quand un zombie nous aura planté un couteau dans le dos ! T’aurais pu nous dire qu’y avait une bestiole avant qu’elle parte, j’ai cru que j’allais faire une crise cardiaque, moi ! »

Le dit Antoine se contenta de hausser les épaules, ses lèvres s'étirant en un petit sourire amusé que ni Aleksander ni Karin ne pouvaient voir. Il l'avait entendu sursauter, certes, et il ne doutait pas du fait qu'elle avait du être surprise. Mais n'ayant pas vu à la base qu'il s'agissait d'un animal, il aurait été bien en mal de lui dire qu'il y en avait un juste là. D'ailleurs, ça le turlupinait: Quel genre d'animal ça pouvait être? Il ne l'avait qu'entraperçu, et pourtant...

« Et puis c’est cool, les portes fermées ! S’il y en aurait pas, je pourrais pas trouver les squelettes derrière ! »

Ankou était un Prince, qu'on ne l'oublie jamais. Un Prince élevé dans un grand et beau château, entouré de mille merveilles, et de personnes toutes plus raffinées les unes que les autres, au langage impeccable. Ce fut donc tout naturellement que la faute de Karin résonna douloureusement dans ses oreilles, et qu'il faillit la corriger, ne se retenant qu'à la toute dernière seconde. S'il n'y en avait pas, s'il n'y en avait pas...Ne voulant pas passer une fois de plus pour 'le bourge qui se la ramène tout le temps et souligne des erreurs insignifiantes parce que c'est vrai on a tous compris ce qu'elle voulait dire d'abord', toutefois, il se résigna à laisser passer la faute sans rien dire. Tentant de se concentrer de nouveau sur ce qui s'offrait à la lumière de sa lampe, il regarda un insecte passer devant lui à toute allure, visiblement effrayé par tout ce refus. Il était vrai que, mit au niveau de cette blatte, ils se seraient trouvés immensément grands et bruyants, tout à coup.

«Les portes fermées restent fermées. Ça peut être dangereux.»

Voilà, approuva Ankou en silence. On n'ouvre pas les portes, et on laisse tranquille ce qui se trouve derrière. Les squelettes, il n'avait que très peu envie d'en voir, personnellement. Ce n'était pas une expérience qu'il jugeait 'enrichissante' que de se trouver nez à nez avec un très vieux cadavre sans plus de chair ni de vêtements sur lui. Quoi que, se corrigea-t-il, voir un squelette était toujours moins traumatisant que tomber sur un cadavre en pleine décomposition. Rien que cette pensée parvint à lui arracher une grimace dégoûtée. Il n'avait vu que des cadavres d'animaux dans cet état, et c'était déjà bien assez horrible comme ça. L'odeur était écœurante, et puis honnêtement...Ce n'était pas le plus joli des tableaux. Enfin! Chassant de son esprit ces images horribles, il se força à retrouver le sourire, bien que personne ne pouvait le voir et que donc, dans les faits, c'était proprement inutile.

« Il est sûr que si certaines portes sont fermées, c'est qu'elles ont une raison d'être fermées. N'est-ce pas? »

Suite à quoi il laissa s'échapper un petit rire particulièrement sinistre, promenant sa lampe de droite à gauche, afin de mieux voir ce qui les entouraient. Des portes, et encore des portes, d'autres couloirs. Le couloir allait bientôt obliquer, à présent, Ankou en était presque certain. Alors...Dans quelle partie du vieil asile pouvaient-ils se trouver?

[Moi je propose qu'ils tombent sur une armée de fantômes en train de danser sur la bamba tout en s'essayant au moonwalk.8D]

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MessageSujet: Re: Frightening asylum.[PV Karin, Aleksander...et qui veut.XD]   Sam 17 Sep - 16:55

[Eh bien mes amis je n'aime pas mon post, mais au moins Karin s'est barrée. Avouez que vous n'attendiez que ça pour voçus lâcher, bande de petits cochons...XD
Hop hop hop, je vous laisse un peu avancer, je re-posterais quand je m'en sentirais l'envie. Enfin je vous le ferais savoir de toute manière.>;^D
Posté.]

Un rêve qui se réalisait, pensa la grande blonde extatique. A peine plus tôt, elle avait éprouvé toutes les peines du monde à retenir une exclamation ô combien éloquente sur ce qu’avait croisé son regard : un couloir discret, aux murs lépreux, aux plaintes arrachées et aux poutres branlantes mais surtout, se terminant en un escalier au bout duquel elle devinait le niveau inférieur du vieux bâtiment désaffecté. Certes, descendre un étage ne serait pas suffisant, et ce ne seraient qu’au bout de nombre de volées de marches qu’enfin, Karin se heurterait aux fameuses portes qu’elle tenait tant à, disons-le clairement, défoncer. Et renverser sur leur macabre contenu, sur ces fantômes… Que pourrait-elle donc leur dire ? Que ferait-elle ? Désirait-elle seulement croiser ces êtres immatériels et vengeurs ? Rien n’était moins sûr et rien ne la freinait moins que des doutes qu’elle n’avait qu’à repousser d’un revers de la main. Pourquoi donc penser à ce genre de choses dans de telles circonstances ? Les conséquences s’imposeraient à elle bien assez tôt pour qu’elle ait besoin en plus de ça de s’en soucier avant l’échéance. Malgré son excitation grandissante, elle continua à suivre ses deux compagnons sans mot dire. Il n’aurait plus manqué qu’ils la retiennent ! Combien de temps, combien de pas interminables devraient en ce cas encore s’écouler avant qu’elle retombe sur une occasion pareille ? Karin se mordilla la lèvre inférieure, jetant un bref coup d’œil derrière elle : avoir décidé de fermer la marche payait, semblait-il. Personne ne pouvait remarquer l’insistance avec laquelle elle fixait le mur. L’aînée déporta son regard vers Aleksander, puis Antoine, comme pour s’assurer qu’ils n’avaient rien remarqué ; tout se passait exactement comme prévu. Bon, concéda-t-elle, peut-être qu’elle exagérait un peu : en effet, difficile de dire que le plan se déroulait sans accroc quand il n’y avait pas vraiment de « plan » de prêt. Mais quand même, continua la jeune fille en enjambant un débris encombrant sur le sol, elle se débrouillait comme une reine ! L’opération « filer en douce » allait être un franc succès, à l’évidence.
Karin déglutit péniblement, le cœur serré. Pas de doute, elle était morte de trouille. Une part d’elle voulait s’accrocher aux deux garçons, ne pas les lâcher et ne pas se retrouver seule dans ce lieu glauque, hanté et dangereux. Néanmoins, cette dernière était rapidement balayée par la tempête d’irresponsabilité qui caractérisait si bien cette jeune femme : un fétu de paille n’aurait pas eu plus fière allure devant un ouragan. Sa décision prise, elle ne reculerait devant rien. Entre remords et regrets, son choix était vite fait et son hésitation de bien courte durée. Quoiqu’à la réflexion, se dit-elle, elle ne savait pas trop lequel de ces deux mots voulait dire quoi. Trop fière pour demander son avis sur la question au bourgeois, elle conclut que ça n’avait pas la plus petite espèce d’importance.

S’il y avait une chose qu’elle savait, c’était qu’elle ne resterait pas à arpenter un ridicule couloir sombre et poussiéreux toute la sainte journée avec ces deux rabat-joie peureux et pleurnichards ! Aussitôt, elle se corrigea : ça, c’était peut-être bon pour l’instigateur de l’opération –encore que s’il était effrayé, il n’en avait pas l’air. Mais pas pour son pauvre petit frère qui, lui, était d’emblée qualifié de « délicat, précieux et à ne mettre en danger sous aucun prétexte ». Elle sauverait la mise et plus tard, leurs souvenirs de ce jour auraient un goût amer : elle, aurait vu des fantômes et eux, de simples rats et des araignées ridicules ! Ses amis aussi seraient jaloux, mais après tout, ne le méritait-elle pas ? Cette bande de poltrons allait voir ce qu’elle allait voir ! Ecoutant d’une oreille distraite les propos dissuasifs des deux « hommes », quoique pour le coup leur comportement n’était franchement pas viril, Karin tourna encore une fois la tête vers la gauche, par-dessus son épaule. Allez, elle pouvait bien y aller, maintenant ? Non ? Ils ne se rendraient compte de rien et puis, elle les avait prévenus dès le départ. Prendre les gens en traître, c’était pas son truc : mais là…, eh bien, quand il fallait y aller, il fallait y aller, pas vrai ? Elle n’avait pas le choix, au fond !

Et s’ils la cherchaient, ils sauraient où la trouver. Bien entendu, la blonde ne songea pas un seul instant à la taille desdits sous-sols : vastes à n’en plus finir, sans doute. Il était monnaie courante, pour ce genre de bâtiment, d’être bien plus étendu au niveau des fondations que des étages. Un simple coup d’œil était loin d’être suffisant pour estimer la superficie totale des lieux. Karin restait et resterait toujours Karin : une incorrigible étourdie, rétive à toute forme de réflexion, fût-elle élémentaire. Elle disait, elle faisait. Sans plus se préoccuper de rien.

Discrètement, elle s’arrêta avant d’ébaucher quelques pas en arrière. Partir en courant aurait été trop bruyant, de même d’ailleurs que se retourner. Ce n’est qu’au bout d’une demie-dizaine de pas qu’elle effectua un joli demi-tour, tournant le dos aux garçons qu’elle avait décidé de planter là, comme des légumes. Elle prit garde à ne rien renverser, tenant sa lampe devant elle de sorte à en diminuer l’éclat vu de dos et être moins facilement repérable. Le tout était de ne pas se perdre et de ne surtout pas tomber…, ses efforts auraient réduit à néant en une seconde ! Les doigts de sa main gauche couraient sur le mur à mesure qu’elle avançait, jusqu’à ce qu’elle tombe finalement nez-à-nez avec ce couloir tant espéré entr’aperçu plus tôt. Un dernier regard derrière elle, une vague pensée pour les deux autres, puis elle s’y engagea. La lumière de sa lampe peinait à percer les ténèbres épaisses autour d’elle et chaque ombre dansante projetée sur les murs lui faisait frôler la crise cardiaque. Le silence, au bout de quelques minutes, devint lui aussi pesant ; la conversation de tout à l’heure ne lui paraissait plus si agaçante. Allez, quoi, se dit-elle. Même les blablatages d’Antoine lui auraient été préférables ! Même ses élucubrations sur l’orthographe ! Un frisson courut sur son échine tandis qu’elle marchait et se faisait violence pour ne pas faire demi-tour. Elle aurait eu l’air belle, tiens ! Plutôt mourir qu’être à ce point ridicule ! La blonde retint sa respiration, s’arrêtant un instant devant une lourde porte barrée d’un morceau de bois. A vrai dire…, eh bien, oh, celle-ci ne lui inspirait pas confiance, mais elle finirait bien par en trouver une correcte. Plus…, moins…, bref.

Karin Blaze un jour, Karin Blaze toujours elle décida de prendre la prochaine à droite. Et ses paroles ne partaient jamais dans le vent. Quand elle disait, elle faisait.
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MessageSujet: Re: Frightening asylum.[PV Karin, Aleksander...et qui veut.XD]   Mer 26 Oct - 19:48

{Se lâcher? Oui, Aleks va faire un oeil au beurre noir à Antoine...!8'D

Et je dis oui pour l"armée de fantômes qui dansent la bamba tout en s'essayant au moonwalk! Carrément! Fonce!}



Il n'y a pas un chat, ou alors juste un chat. Pas un chat ou alors juste un chat. Aleksander avait entreprit de se répéter cette phrase en boucle pour tenter de se rassurer, mais rien à faire. D'ailleurs, il avait déjà eu l'occasion de voir qu'il y avait bien plus que de gentils animaux de compagnie, ici. Des araignées, des petites bêtes gluantes, rampantes et dégoutantes, des animaux un peu plus gros. Sans oublier les squelettes et les zombies, les portes fermées, les choses hétéroclites répandues au sol qui menaçaient ses pauvres pieds... En bref, cet endroit était dangereux. En quelques secondes il passa son regard du dos d'Antoine au plafond, et finit par observer le sol d'un œil critique à la lumière vacillante de la lampe. Il n'y avait pas de quoi s'en faire, vraiment. Tout allait bien se passer. Ils allaient marcher un moment, tourner à droite ou à gauche, se promener gentiment, et quand ils auraient fini leur pseudo-inspection ils pourraient faire demi-tour et retourner à l'extérieur. Et là, peut-être réussirait-il à se détendre. Peut-être. Il ne serait tout à fait tranquille qu'une fois cet imbécile heureux loin de sa sœur, mais c'était une autre histoire. Entre sortir d'ici vivant et se débarrasser du gêneur, il préférait donner la priorité à la première option. S'ils étaient tous raisonnables et qu'ils faisaient attention à l'endroit où ils posaient leurs pieds, il n'y avait aucune raison pour que quoi que ce soit leur arrive. N'est-ce pas? Il plissa ses yeux bleus pour mieux distinguer ce qui se trouvait autour de lui, et retint un soupir ennuyé. Partir, partir,partir. Il voulait partir. Et plus il y pensait,plus ça devenait une obsession, plus il était énervé et tendu. Autant dire qu'il allait avoir du mal à rester calme et tranquille jusqu'à la fin de l'excursion, parti comme il était. La moindre araignée, sur le moment, lui aurait fait pousser un nouveau cri des plus glorieux et viril. Et si Karin ne se serait sûrement pas moquée de lui, il n'aurait pas dit la même chose du garçon qui marchait devant lui. Or il ne voulait pas passer pour un incapable devant lui. Question de dignité. Il le détestait ; lui dire ses points faibles était la pire des idées. On ne sait jamais.
Par contre, il aurait bien aimé connaître les siens, de points faibles. Ça aurait pu être utile, sans le moindre doute. Mais jusque là il ne semblait pas effrayé par quoi que ce soit en particulier, et il se voyait mal lui demander d'un ton tout à fait naturel de quoi il avait peur. Pas des araignées, déjà. Vu la façon dont il l'avait prise dans ses mains – ugh – il ne devait pas être effrayé par ces choses dégoutantes. Ce qui était déjà absolument inconcevable pour le cadet Blaze, soit dit en passant. Ne pas avoir peur des araignées? Carrément bizarre. Aimer les araignées? Psychopathe. Et ce aussi normale ait l'air la personne qu'il avait en face de lui. Et même si Antoine n'avait pas dit aimer les ennemis jurés d'Aleksander, il n'en restait pas moins qu'il l'avait touchée, prise dans ses mains. Cela dit, il n'avait pas besoin de raisons supplémentaires pour penser qu'il était un dangereux psychopathe qui en voulait à la vie ou la vertu de sa sœur.

« Il est sûr que si certaines portes sont fermées, c'est qu'elles ont une raison d'être fermées. N'est-ce pas? »


N'est-ce pas? Comme s'il s'attendait à une réponse, cet imbécile. Le rire d'Antoine lui arracha un frisson, et il fronça les sourcils en signe de protestation. Aleksander fut même tenté, l'espace d'une seconde, d'abattre son poing dans son dos, juste entre ses omoplates. Ça n'aurait servi à rien et ça aurait été aussi puéril que stupide, mais il en avait envie. Avec un peu de chance il serait surpris, trébucherait et soit se planterait quelque chose dans le pied, soit laisserait tomber sa lampe. Ce qui, encore une fois, n'était pourtant pas à souhaiter. Mais il ne se rendait pas compte qu'avec un blessé ils auraient eu du mal à faire demi-tour, et se rendait encore moins compte qu'il valait mieux garder précieusement leurs lampes. Parce que d'entre eux trois, il était plus que probable que ce soit celle du brun qui dure le plus longtemps. A bouger partout Karin risquait de provoquer une catastrophe, et lui risquait de la lâcher s'il voyait une bête grimper sur lui. Un miracle qu'il n'ait rien fait tomber, tiens. Un petit miracle, mais un miracle tout de même.

C'était plutôt bon signe, non? Pour l'instant personne ne s'était fait mal, personne ne criait, personne n'avait décidé d'aller réveiller les morts. Enfin ça, Karin finirait forcément par le faire à un moment ou à un autre. Mais ils se débrouilleraient avec elle, voilà tout. Elle n'était pas si intenable que ça, quand elle y mettait un peu du sien. Preuve en était que maintenant, elle ne faisait plus vraiment de bruit. Ça voulait bien dire qu'elle avait décidé de les suivre et s'était résignée à ne pas aller explorer les tréfonds de l'asile, n'est-ce pas? Il l'espérait, en tout cas. Son silence devait être signe de résignation. Aleksander jeta un coup d'œil au plafond.

« Ça va, Karin? »


Parce que oui, vérifier qu'elle allait bien était primordiale. Si elle s'était faite enlever par un malade mental pendant qu'ils regardaient devant eux, il ne se le serait jamais pardonné. Devant le silence obstiné de sa sœur, il se retourna pour lui lancer un regard interrogateur.

Et interrogea le vide. Le néant. Ou le noir. Ce qui revenait, dans tous les cas, à une absence de blonde vive et extravertie.

Il s'arrêta brutalement, et tira sur la manche d'Antoine pour le forcer à faire de même. Il faillit pointer le vide du doigt, mais opta finalement pour une solution plus claire. A savoir le lâcher, pour commencer. Et, comme si les faits n'étaient pas assez parlants d'eux-même, il lui lança un regard scandalisé. Le même qu'il aurait eu si le brun venait tout bonnement d'assassiner quelqu'un dans la minute. Ce qui traduisait parfaitement ses pensées, par ailleurs. Pour un peu, il lui aurait demandé 'Où tu l'as mise?!' d'un air effaré.

Mais il avait marché devant lui tout ce temps, alors impossible qu'il ait fait quoi que ce soit. A moins de n'être vraiment très, très fort.

« Karin est partie! s'exclama-t-il en fronçant les sourcils, poussant l'épaule d'Antoine de la main pour lui témoigner toute sa sympathie. C'est ta faute, on aurait jamais dû venir! S'il lui arrive le moindre problème, je te jure que je te... »

… Pas grand chose, mais peu importe. Il sembla abandonner sa phrase, et plissa les yeux, inquiet, vers le couloir où sa sœur se trouvait encore quelques minutes – secondes? – auparavant.

« Karin! Karin? »

Autant appeler un chien sourd. Elle devait déjà être loin.
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MessageSujet: Re: Frightening asylum.[PV Karin, Aleksander...et qui veut.XD]   Jeu 3 Nov - 4:47

Ankou avançait d'un bon pas, profitant du silence qui s'était installée pour réfléchir et étudier plus en détail ce qui l'entourait. L'endroit était vieux, ça, au moins, ça se voyait. La peinture des murs était presque entièrement partie, et les tapisseries étaient moisies, à un tel point que seul un œil expert aurait pu reconstituer les délicieuses arabesques qui les avaient jadis parcouru. Le sol était jonché de débris et de poussière, témoins séculaires de l'inactivité des lieux depuis tant d'années. Autrefois, pourtant, songea Ankou, ce bâtiment avait du connaître une effervescence toute particulière. Des malades, des docteurs, des scientifiques, et même des érudits. Des hommes avides de connaissances, curieux, qui allaient et venaient dans l'espoir de pouvoir sonder à leur guise les mystères de l'esprit. Ankou était lui aussi curieux, il devait l'avouer. Malgré toutes les horreurs perpétrées dans ces lieux et ailleurs, les personnes qui y travaillaient avaient sans doute aperçus des choses intéressantes. S'il n'était pas particulièrement versé dans ce genre de science, préférant la littérature et les poèmes, ça ne l'empêchait pas d'être intrigué. Ces murs avaient de lourdes et terribles histoires à leur raconter, et ils ne pouvaient même pas les entendre. Une telle pensée attrista le jeune Prince, qui posa ses yeux grenats sur le sol. Si les fantômes existaient, ils voudraient certainement que les vivants connaissent leur histoire, pourquoi ils n'étaient plus de ce monde. Ça les aurait apaisés.

Ankou du éviter un drôle de bocal a demi brisé, et se rendit compte, aux pas qui marchèrent sur le verre, que le compte n'y était pas. Il fronça les sourcils, hésitant à se retourner. Une personne ordinaire n'aurait certainement pas remarqué ce petit détail, mais Ankou avait été habitué à repérer le moindre son en trop, et aussi le moindre son en moins. Ils étaient trois; mais seulement quatre pieds s'étaient posés sur le verre, pas six. Karin ne serait pas partie sans leur autorisation, n'est-ce pas? Le jeune homme aux longs cheveux regarda le mur à sa droite, couvert de toiles d'araignées, résigné. Bien, il sentait qu'ils allaient bientôt devoir faire demi-tour, et partir à la recherche d'une blonde énergique et de toute évidence complètement inconsciente et désobéissante. Ankou ne se sentait pas fâché; Simplement profondément lassé. Évidemment, que ça finirait par arriver. Karin était si prévisible!


« Ça va, Karin? »


Au moins, se dit-il, il saurait si sa certitude était la bonne dans une demie seconde. Un silence pesant s'abattit sur le petit groupe, qu'aucun éclat de voix joyeux et agressif ne vint briser. Ankou n'en fut clairement pas surpris, tant ça lui paraissait évident. Il senti une main tirer sur sa manche, et il s'arrêta, se tournant vers Aleksander. Celui-ci le regardait, l'air profondément choqué, comme si la disparition de Karin lui incombait. Il lui retourna un froncement de sourcils et un haussement d'épaules: Il n'en savait pas plus que lui. Il ne l'avait certainement pas enlevée. Tout d'abord, ça ne lui serait jamais passé par l'esprit, et ensuite, il n'aurait jamais pu le faire sans qu'Aleksander le voit, car il était juste devant lui. Ankou n'ayant pas non plus le don d'ubiquité, une telle chose était par conséquent proprement impossible.


Il n'allait pas le tenir responsable de la témérité excessive de sa sœur, quand même?

« Karin est partie! C'est ta faute, on aurait jamais dû venir! S'il lui arrive le moindre problème, je te jure que je te... »


Ankou fit un pas en arrière, fixant méchamment le jeune homme qui venait de très gentiment le pousser. Eh bien, si, il avait eut tort d'espérer, il allait mettre la disparition de Karin sur son dos. Ce n'était pas lui qui les avait forcés à venir, pourtant: Il avait proposé à Karin de l'accompagner, et cette dernière avait accepté. Ils étaient tous trois ici de leur plein gré, car même si Aleksander aurait voulu être n'importe ou sauf ici, il avait quand même dit oui. Ankou se sentait responsables du frère et de la sœur, certes; Mais ce n'était pas pour ça qu'il fallait lui crier dessus au moindre problème. Alors que le petit frère désespéré s'époumonait en vain, Ankou regarda une nouvelle fois autour de lui, pensif. La blonde avait du leur fausser compagnie à un tournant, il leur suffisait de revenir en arrière et trouver le couloir qu'elle avait emprunté. Dit comme ça, ça paraissait facile. Mais rien ne leur disait qu'elle n'était pas revenue à l'entrée pour prendre un autre couloir. Ils allaient devoir miser leur réussite sur le hasard, il en avait peur.


« Ça ne sert à rien de crier comme ça, fit remarquer le Prince à Aleksander, elle est partie de son plein gré, elle ne te répondra pas. On devrait plutôt revenir en arrière et voir où elle a pu nous fausser compagnie. Ce serait autrement plus efficace, non? »

Ankou avait ponctué sa dernière remarque d'un grand sourire. Il n'avait plus besoin d'être gentil avec lui, puisque Karin n'était plus là, et que ce garçon lui inspirait décidément tout sauf de la sympathie. Il était détestable. Et trop bruyant, en plus. Si Karin les entendaient, elle allait chercher à aller dans la direction opposée, à coup sûr. Il aimait beaucoup la jeune fille, mais parfois, Ankou ne pouvait s'empêcher de penser qu'elle était une véritable plaie.


« Je serais curieux de savoir ce que tu vas me faire s'il lui arrive quoi que ce soit. C'est elle qui est partie, ce n'est pas ma faute. »


Il haussa les épaules, fataliste. La flamme de sa lampe vacilla, éclairant les murs d'une lueur inquiétante. Dans le fond, Ankou était aussi inquiet qu'Aleksander, il le masquait juste mieux; Cet endroit était un véritable piège. Karin pourrait se tuer si elle ne prenait pas garde. Il ne plaisantait pas.


[Ils vont voir des choses intéressantes! Et personne touche à Ankou: Il est armé, faite gaffe.|D]

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MessageSujet: Re: Frightening asylum.[PV Karin, Aleksander...et qui veut.XD]   Jeu 8 Déc - 20:23

{Des choses trèèès intéressantes. Et puis Aleksander en a rien à faire, il le défaaaaaait.8DD

Pauvres d'eux. Karin est un monstre.Cool}


S'il l'avait fallu, Aleksander aurait fouillé les lieux de fond en comble (enfin, presque) en criant le nom de sa sœur dans l'espoir de la revoir le plus vite possible. Être seul en compagnie de quelqu'un qu'il n'aimait pas ne lui plaisait pas le moins du monde, la savoir en train d'explorer un endroit dangereux le terrifiait, et les lieux en lui-même le rendaient complètement nerveux. Alors oui, il avait vraiment envie de partir à grandes enjambées en arrière, sans cesser d'appeler Karin d'une voix plaintive. Les menaces ne marcheraient pas, sur elle ; si elle pensait qu'il avait un problème, en revanche, peut-être se sentirait-elle un peu concernée et tournerait-elle les talons pour le rejoindre. Du moins il l'espérait. Le problème était que, malgré ses cris, elle pouvait très bien ne pas l'entendre ou être trop loin pour reconnaître sa voix et ce qu'il disait. Et puis... On ne sait jamais. Il se pouvait très bien qu'il y ait d'autres personnes plus ou moins bien intentionnées, ici. Parce qu'hormis les imbéciles et les curieux, ce n'était sans doute pas de gentils passants qui allaient s'aventurer ici. C'était à l'écart, calme, tranquille... La cachette parfaite pour les détraqués. Super. Vraiment, super. Il n'avait pas envie que sa sœur tombe sur un détraqué, mais ne voulait pas se faire courser par un détraqué parce qu'il aurait crié trop fort. Un juron sortit de sa bouche quand il constata que, bien entendu, la blonde ne répondit pas à ses appels. Elle devait déjà être loin. Inutile d'insister, il n'arriverait à rien comme ça. Il allait falloir aller la chercher par eux-même.

Eux, oui. Se rappelant brusquement de la présence de l'autre garçon, il se tourna vers lui et lui lança un regard peu amène. Il n'aurait pas pu paniquer un peu, lui aussi? Non pas qu'il se sentait stupide à crier et s'inquiéter tout seul, bien sûr. Et avoir quelqu'un de calme à côté de soi n'avait rien de rassurant, pas du tout. Et peu importe, il n'en avait rien à faire. Qu'il s'énerve, ou qu'il... Qu'il trouve une solution! Qu'il serve à quelque chose, ou qu'il répare ses idioties. Parce que oui, c'était entièrement de sa faute s'ils étaient venus là et, oui, c'était entièrement de sa faute si Karin était partie. S'il avait été un peu plus calme et posé, sans doute qu'Aleksander aurait dû user de plus de mauvaise foi pour se convaincre d'une telle chose ; mais vu la situation, il n'avait aucune peine à croire que c'était bel et bien de sa faute. C'était de sa faute, tout était de sa faute et il se débrouillerait pour lui faire payer un peu plus tard. Il ne savait ni quand ni comment, mais il se débrouillerait. Sa haine envers lui était aussi injuste qu'injustifiée, mais ça ne la ferait pas disparaître pour autant. S'approcher de sa sœur revenait à lui lancer une déclaration de guerre. Et quand bien même il préférait généralement fuir le danger, il ne laissait jamais ces types-là s'en tirer aussi facilement. Personne n'avait le droit d'avoir des vues sur ses sœurs. Ni plus ni moins. Ce qui revenait à dire, vu sa méfiance en la matière, qu'aucun garçon n'avait le droit d'être trop proches d'elle. Antoine était trop proche ; Antoine était un pauvre type détestable, laid et stupide qui n'avait absolument rien pour lui. Et ça, c'était avant de le rencontrer.

« Ça ne sert à rien de crier comme ça, elle est partie de son plein gré, elle ne te répondra pas. On devrait plutôt revenir en arrière et voir où elle a pu nous fausser compagnie. Ce serait autrement plus efficace, non? »


Aleksander lui décocha un regard noir en réponse à son sourire stupide. Qu'il aille brûler en enfer. La seule chose qui le retenait de lui jeter sa lampe sur la tête était que – outre un minimum de sens commun – il n'avait pas envie de se retrouver seul et dans le noir, perdu dans cet asile. Non merci. Pour le coup, mieux valait être mal accompagné que seul, et il ne reviendrait pas là-dessus. Il aurait paniqué et n'aurait pas su quoi faire à part s'assoir dans un coin et attendre que Karin repointe éventuellement le bout de son nez. Au moins, tant que le brun était là, il pouvait s'énerver sur lui et penser à autre chose qu'à toutes ces immondes araignées et ces possibles fantômes qui hantaient les lieux. C'était pas terrible, mais toujours mieux que rien. Il suivit des yeux le mouvement qu'Antoine imprima à sa lampe, la gorge serrée. Sa sœur était complètement inconsciente. Elle pourrait vraiment se blesser, si elle ne faisait pas attention. Quelle idée, d'aller s'aventurer dans un endroit aussi dangereux toute seule...!

« Je serais curieux de savoir ce que tu vas me faire s'il lui arrive quoi que ce soit. C'est elle qui est partie, ce n'est pas ma faute. »

Cette fois le serviteur resta regarder le vide, pensif. Ce qu'il lui ferait, hein? A priori, quiconque connaissait Aleksander savait qu'il n'y avait pas de grands risques pour qu'il vous déboite la mâchoire sur un coup de tête. Ses coups de poings avaient le mérite de surprendre, les très rare fois où ils pouvaient éventuellement partir, mais il se faisait plus de mal qu'il n'en faisait à l'autre. Quand il voulait se venger, il préférait utiliser des méthodes plus discrètes. Si vous êtes en froid, manger ce qu'il vous a préparé est à vos risques à périls.

Mais pour le coup...

« S'il lui arrive quelque chose, répéta-t-il en se tournant vers lui, je te ferais regretter le jour où tu lui as adressé la parole. Mais il ne lui arrivera rien. Je ne laisserais pas quoi que ce soit lui arriver. »

Et il le ferait. L'idée même qu'elle puisse être blessée ou, pire, mourir... Non. Impossible. Tout simplement impossible. Personne ne mourrait, personne ne se blesserait, et tout irait pour le mieux. Inutile d'imaginer des choses pareilles. Le jeune homme serra les poings, excédé, et laissa fuser un soupir qui traduisait au mieux son état d'esprit actuel. Après quoi il fit quelques pas dans la direction d'où ils venaient, peu assuré. Il se retourna finalement vers Antoine, comme pour l'inviter à avancer. Ou pour l'insulter. L'un dans l'autre, ça revenait au même.

« Et c'est toi qui nous as amené ici, donc c'est de ta faute. »
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MessageSujet: Re: Frightening asylum.[PV Karin, Aleksander...et qui veut.XD]   Ven 23 Déc - 4:26

C'était maintenant que les choses sérieuses commençaient, songea Ankou, réprimant avec difficulté une jolie grimace. Leur innocente petite exploration allait se transformer en partie de cache-cache géant et dangereux, duquel il allait falloir sortir vivant et en un seul morceau. Ce qui était loin d'être gagné, Karin ayant décidé d'aller déranger les macchabées du sous-sol avec pour seule compagne sa lampe. Lampe qui ne la protégerait pas des objets rouillés qui dépassaient du sol et des portes branlantes pouvant s'écrouler à la moindre pression. La demoiselle aux cheveux blonds n'étant pas connue pour être d'une immense délicatesse, Ankou redoutait particulièrement ce dernier point. Une porte qui résiste, Karin qui y met l'épaule pour rentrer... Pourquoi avait-il fallu qu'elle s'éloigne d'eux ? Lejeune homme n'aimait guère la savoir aussi loin de lui; S'il lui arrivait quelque chose, lui et Aleksander n'auraient aucun moyen de le savoir. Inconsciente, il allait pouvoir rajouter ce mot à la longue liste d'adjectifs plus ou moins valorisants qui désignaient son amie la fleuriste. Quant à son frère... Vu le regard qu'il s'obstinait à lui lancer, plein d'une haine et d'une colère que le Prince aux cheveux d'encre ne savait pas expliquer, il allait lui mener la vie dure jusqu'à ce qu'ils retrouvent sa trace. Ou plutôt, se corrigea rapidement Ankou, tenter de lui mener la vie dure. Il ne comptait pas se laisser faire, ni répondre à toutes les piques qu'il pourrait lui lancer. Il n'était d'ordinaire pas homme à juger sur une première impression, vraiment; Mais Aleksander Blaze ne lui inspirait pas grand chose, à par la pitié et la colère. Il n'y pouvait rien, c'était comme ça. Il aurait pu faire un effort pour l'apprécier, cependant, et c'était ce qu'il avait fait durant presque tout le trajet jusqu'à la maison des fous. Seulement, son infinie patience avait ses limites, et le jeune homme aux yeux bleus ne faisait rien pour lui être sympathique. Rien du tout.

Plutôt tout le contraire, même. Si Ankou n'aimait pas Aleksander, Aleksander le lui rendait plutôt bien, et ce depuis que leurs regards s'étaient croisés pour la toute première fois. Pourquoi ? Ankou n'aurait su le dire, honnêtement. Ça pouvait être un million de choses, tenter de deviner ne servait absolument à rien, à part se torturer l'esprit en inutiles spéculations. Et comme le jeune Della'Morte était un homme qui aimait se compliquer la vie, il le faisait quand même. Une mauvaise habitude qui ne le quitterait jamais, il en avait peur.

« S'il lui arrive quelque chose, je te ferais regretter le jour où tu lui as adressé la parole. Mais il ne lui arrivera rien. Je ne laisserais pas quoi que ce soit lui arriver. »

Certes, faillit répliquer le garçon aux cheveux teints, lui non plus ne comptait pas laisser Karin se tuer bêtement. Il tenait trop à elle pour ça. Il choisit néanmoins de se taire, ne voulant guère s'attirer un peu plus les foudres d'Aleksander. Selon lui, de toute évidence, il était l'unique responsable de tout ce joyeux bazar pour les avoir emmenés dans cet endroit perdu et dangereux. En somme, un malade, un dérangé, un détraqué, qu'il aurait mieux valu abandonner là pour la sécurité de tous. Hmm... Encore une fois, se répéta Ankou, il n'avait pas forcé la sœur et le frère Blaze à le suivre. Ils l'avaient fait de leur plein gré (quoi qu'il en doutait pour le garçon... Karin avait du le tirer là, le supplier, que savait-il), et il les avait assez briefés sur ce qu'ils pouvaient faire et ce qu'ils ne pouvaient pas faire. Surtout sur ce qu'ils ne pouvaient pas faire, d'ailleurs. Lui qui avait pensé que c'était ridicule d'expliquer ceci à des presque adultes comme eux tant cela paraissait évident. Il s'était trompé, et bien encore. Maintenant, il se retrouvait avec une Karin dans la nature et un petit frère furibond sur les bras. Enfin, il doutait qu'Aleksander réussisse à lui faire regretter quoi que ce soit, mais...

Voilà. C'était extraordinaire. Et ce n'était pas sa faute, mince !

« Et c'est toi qui nous as amené ici, donc c'est de ta faute. »

Ce que, visiblement, Aleksander n'était pas prêt à croire. Imitant son compagnon de discussion, il poussa un soupir excédé. Allez, il fallait revenir en arrière. Et se perdre pour retrouver la demoiselle en détresse, qui allait s'écrier lorsqu'ils la retrouveraient qu'elle pouvait se débrouiller seule et autres bêtises de ce genre. Comme si elle pouvait combattre une maladie qu'elle s'inoculerait en trébuchant sur une seringue rouillée. Sérieusement... Le jeune homme aux yeux grenats regarda autour de lui, avant d'emboîter le pas à Aleksander, le dépassant légèrement. La lampe devant lui, éclairant le chemin qu'il prenait, il éleva la voix sans prendre la peine de se tourner vers son interlocuteur.

« Vous avez acceptés de venir, que je sache. Karin sait bien que s'éloigner est dangereux. C'est uniquement de sa faute, et non de la mienne. Mais en effet, j'aimerais la retrouver vivante. Qu'elle meurt me ferait de la peine. »

Et c'était vrai. Il s'était beaucoup attaché à elle. Elle avait beau être bruyante et impulsive, violente quand elle le voulait, il l'aimait toujours bien. Allez savoir pourquoi, n'est-ce pas ? Cette pensée le fit sourire. Imbécile.

[On va s'éclater, si tu vois ce que je veux dire. Cool]

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MessageSujet: Re: Frightening asylum.[PV Karin, Aleksander...et qui veut.XD]   Jeu 19 Jan - 21:04

{AHA. C'est là que ça devient marrant! Allez, Ankou/Antoine, fight~ 8D

Je sais pas si je vois ce que tu veux dire mais... Ouais.Cool}


Grâce à la merveilleuse initiative de Karin, se débarrasser d'Antoine était passé au second plan dans les priorités d'Aleksander. Ce n'était pas plus mal, dans le fond. Au lieu de pester en silence contre le brun, il avait à présent la possibilité de mettre ses aprioris de côté et de faire équipe avec lui pour retrouver sa très chère sœur. Ou bien pas. Et il suffisait de voir l'expression figée du jeune homme pour deviner que, non, mettre ses aprioris de côté n'était clairement pas envisageable. Pas plus que 'faire équipe', notion qui de toute façon lui était plus ou moins étrangère. Il se contentait de marcher à côté de cet imbécile, voilà tout – et c'était déjà aimable de sa part de ne pas l'insulter à tout bout de champ, alors inutile de lui en demander plus. Parce que non, il ne l'avait pas insulté. Menacé, oui. Et accusé, aussi. Mais insulter ? Il ne se souvenait pas l'avoir fait, jusqu'à preuve du contraire. Il allait bientôt être tenté de le faire, en revanche, s'ils ne retrouvaient pas Karin dans les prochaines minutes. Le soupir excédé d'Antoine n'adoucit pas son humeur, bien au contraire, et il fronça un peu les plus sourcil dans sa direction. C'était de sa faute, il ne reviendrait pas là-dessus. Quand bien même sa sœur était venue dans cette bâtisse stupide de son plein gré, ça ne changeait rien au fait que l'initiative venait de ce décérébré. Lui y avait été forcé, donc c'était une toute autre histoire. Mais peu importe, c'était de sa faute – et il tenait à ce qu'il intègre bien l'idée. Aleksander ne s'attendait pas à ce qu'il s'excuse ou trouve une solution brillante, mais l'accuser le faisait se sentir mieux, ne serait-ce qu'un peu. S'il arrivait quelque chose à la jeune fille, il ne s'en remettrait jamais. Or, positiver n'ayant jamais été son fort, il ne parvenait pas à garder à l'esprit les scénarios les plus simples et les plus probables. Que tout se passe bien, qu'ils la retrouvent en un seul morceau et sortent d'ici sans encombre... Tout ça lui semblait de plus en plus invraisemblable. Et plus le temps passerait, plus il allait être nerveux, plus il allait se faire des idées et imaginer les pires situations possibles. Accuser Antoine évacuait au moins une partie de ce stress. Et puis il le détestait suffisamment pour vouloir tout mettre sur son dos, de toute façon.

Aleksander suivit son interlocuteur de ses yeux bleus quand il le dépassa et, immédiatement après, lui emboîta nerveusement le pas. Pas qu'il ne voulait pas être devant mais..., il ne voulait pas être devant. A priori, c'était celui qui ouvrait le chemin qui était le plus à même de se faire blesser. Dire qu'il préférait être blessé à la place de l'ami de sa sœur aurait été plus hypocrite que tout, alors autant le laisser prendre les risques qu'il voulait. D'un autre côté quelque chose pouvait arriver par derrière, et si c'était le cas il ne le verrait même pas arriver. Donc être derrière n'était pas spécialement une bonne idée non plus. Quoi qui puisse arriver silencieusement derrière lui, d'ailleurs – fantômes ou autres. Il décida malgré tout de marcher un pas en arrière d'Antoine, légèrement sur sa droite.

« Vous avez acceptés de venir, que je sache. Karin sait bien que s'éloigner est dangereux. C'est uniquement de sa faute, et non de la mienne. Mais en effet, j'aimerais la retrouver vivante. Qu'elle meurt me ferait de la peine. »

Bien sûr, qu'elle savait que c'était dangereux. Le serviteur esquissa une grimace ennuyée. Elle le savait même pertinemment ; il aurait même été jusqu'à dire que c'était précisément pour cela qu'elle s'était éloignée. Le danger et les ennuis l'attiraient, c'était évident. De là à dire que c'était de sa faute, en revanche, il y avait une marge. C'était de la faute d'Antoine, point. Au cas où il ne l'aurait pas assez dit il était prêt à le répéter, aucun problème. Il le tenait pour responsable du départ de sa sœur comme on pouvait tenir pour responsable un adulte de la disparition de son enfant : il n'aurait pas dû la quitter des yeux. Et cette accusation, aussi injuste soit-elle étant donné que Karin savait très bien ce qu'elle faisait, contrairement à un jeune enfant, lui semblait parfaitement justifié. Il ne dit rien, cependant. Non pas parce qu'il en avait assez de lui rabâcher que c'était de sa faute, qu'il était irresponsable et qu'il allait lui faire regretter d'être né (s'il en était seulement capable) mais à cause de sa dernière phrase. Qui, brusquement, lui rappela la raison de son antipathie envers le brun. Avec tout cette histoire, il en aurait presque oublié son but initial.

A savoir, éloigner ce dangereux détraqué de sa précieuse sœur.

Il jeta un regard en biais au détraqué en question et resta quelques secondes silencieux, pensif. Antoine était un ami de Karin, elle avait l'air de l'apprécier et il lui semblait évident que la réciproque était valable. C'était pour cela, après tout, qu'il s'était montré si désagréable envers lui. Parce qu'il était possible qu'il s'intéresse à elle et que, de toutes les choses qu'Aleksander ne supportait pas, c'était celle-là qu'il supportait le moins. Qu'on s'intéresse à ses sœurs. Il n'y avait pas mille manières de savoir si oui ou non il faisait bien de s'inquiéter, de toute façon ; à vrai dire, il n'en connaissait même qu'une seule. Ce qui réduisait drastiquement le nombre de possibilités.
Son visage se détendit et, quand il accéléra un peu la marche pour se retrouver au même niveau qu'Antoine, il avait retrouvé cet air inexpressif et désintéressé qu'il arborait la plupart du temps. Hautement inapproprié vu sa nervosité et son agacement, mais ça valait le coup de se forcer à avoir l'air calme. Son ton de voix, quand il prit la parole, fut posé et détaché. Comme s'il s'apprêtait à lui poser la question la plus inintéressante et banale qui soit.

« Dis-moi, Antoine... »

Seuls ses yeux foncés, à présent tourné vers lui, le sondaient avec une dureté équivoque. Et ils ne lâchèrent pas prise tandis qu'il prononçait chaque mot, le plus tranquillement du monde, avec une lenteur presque exaspérante.

« Est-ce que tu aimes Karin ? »

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MessageSujet: Re: Frightening asylum.[PV Karin, Aleksander...et qui veut.XD]   Lun 13 Fév - 4:28

Ankou songeait que s'ils avaient de la chance (ce dont il doutait, mais il s'efforçait tout de même de positiver, pour son pauvre morale), ils rentreraient dans Karin en faisant demi-tour, et pourraient reprendre leur exploration dans la joie et la bonne humeur. Ça aurait été formidable, et leur aurait permit de ne pas passer par des couloirs potentiellement dangereux ou se rendre dans les sous-sols, là où il n'y avait de toute évidence rien de plaisant pour des gens sains d'esprits. Seulement voilà, le jeune homme n'était pas naïf au point de croire que Karin allait tout à coup revenir vers eux, sous l'emprise d'une illumination divine. Ni même qu'elle accepterait de les suivre s'ils tombaient sur elle un peu plus loin. Ankou aurait plutôt parié sur le fait que si tel avait été le cas, elle leur aurait adressé un immense sourire, fait un rapide geste de la main pour les saluer, et sera repartie en courant vers 'là où c'est sombre et déconseillé aux jolies jeunes femmes'. Pensant cela, le Prince jeta un vague coup d'œil à Aleksander, qui s'était apparemment décidé à le suivre sans faire plus d'histoires. C'était tout de même impressionnant comme un frère et une sœur, élevés dans la même fratrie et de la même façon, pouvaient être aussi dissemblables (oui, c'est lui qui dit ça) ! Tant au niveau physique que mentale, d'ailleurs, s'en fit-il la remarque. S'il n'avait pas su qu'Aleksander était le petit frère de Karin, ce n'était pas spontanément la réponse qui serait sortie si on lui avait demandé de quelle nature était leur relation. A voir la manière dont le garçon aux cheveux sombres se comportait envers son ainée, il aurait plutôt opté pour un petit-ami possessif et jaloux. Dieu merci, ce n'était pas le cas: A la place, Ankou devait supporter un frère possessif et jaloux, ce qui ne lui plaisait pas beaucoup plus. Karin allait revenir vivante et en un seul morceau, il s'en faisait la promesse; Ce n'était pas une raison pour l'accabler de tous les maux de la sorte.

Surtout que mince, ce n'était vraiment pas sa faute. Si Karin s'était montrée un peu plus raisonnable et réaliste, ils n'en seraient pas là !

« Dis-moi, Antoine... »

Cette voix aux accents détachés qui se voulait posée ne lui disait rien qui vaille. Ankou haussa un sourcil interrogateur, examinant le visage de son interlocuteur à la lumière de sa lampe. Aleksander l'observait aussi, ses deux yeux bleus plongés dans les siens avec un sérieux qui faillit le faire s'arrêter. Quoi ? Qu'est-ce qu'il voulait, encore ? Il pensait lui avoir assez bien fait comprendre ce qu'il pensait de la situation. Un vent froid vint caresser le visage du jeune homme, qui réprima une grimace. Le froid rampait sur sa peau, sous ses vêtements, malgré l'épaisseur de ces derniers. C'était dans ces moments-là que l'on aurait bien aimé avoir une veste en plus, ou un bon feu près duquel se blottir. Mais les murs aux tapisseries moisies et le sol poussiéreux n'offraient que peu de réconfort alors que les deux adolescents continuaient à rebrousser chemin dans l'espoir de retrouver la blonde à la langue bien pendue qu'ils avaient perdus un peu plus tôt. Rectification: Qui s'était volontairement perdue un peu plus tôt. Si encore Aleksander avait été un compagnon de discussion agréable, Ankou n'aurait pas été si contrarié. Mais chaque fois que le jeune homme le regardait ou lui adressait la parole, il avait l'impression d'être jaugé ou de se faire agresser. Et il devait l'avouer, il n'aimait pas qu'on le fixe pire que s'il était un ancien pensionnaire de cet asile en ruines.

« Est-ce que tu aimes Karin ? »

Comme si elles venaient de répondre à un signal invisible, les jambes d'Ankou cessèrent de fonctionner, et ses yeux s'agrandirent alors qu'il regardait, éberlué et maintenant immobile, le petit frère de son amie. Est-ce que... Est-ce que quoi ? Une fois que l'information eut correctement été réceptionnée et interprétée par son cerveau, les joues du Prince aux longs cheveux prirent une teinte écarlate, et son expression se fit à la fois gênée et coléreuse. Comment osait-il demander une chose pareille ! Il était évident que... Qu'il ne l'était pas, parce que... Karin était son amie, uniquement son amie, et qu'on ne ressentait pas ce genre de choses pour une amie. Enfin, l'amour, c'était autre chose, hein ! Ankou trouvait certes Karin gentille (à sa façon), jolie, son enthousiasme lui plaisait, et même ses caprices et ses exclamations ne sonnaient jamais désagréablement à ses oreilles. Mais de là à l'aimer, ah ah, il y avait un fossé ! Un vrai fossé ! Alors pourquoi rougissait-il comme s'il était coupable ?!

« Moi, aimer Karin ? Mais pas du tout ! S'exclama-t-il, un peu plus fort qu'il l'aurait voulu. Il ferma les yeux pour se concentrer, et reprit, sur un ton plus calme, Nous sommes amis, mais rien de plus. Qu'est-ce qui a pu te faire penser le contraire ? »

Oui, il se le demandait. Les sourcils froncés, il fixait Aleksander, sévère, tentant de chasser les dernières traces de rougissement de ses joues brûlantes. Lui, aimer Karin... Quelle drôle d'idée. En plus, même si cela avait été vrai, jamais Karin n'aurait voulu de quelqu'un comme lui, c'était stupide, ça ne mènerait à rien. Vraiment stupide.

[J'ai eu du mal à RP, cette fois! Mais le plus important, c'est qu'on entre dans le vif du sujet. Allez, bientôt des bras écorchés et des jambes cassées!8D]

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MessageSujet: Re: Frightening asylum.[PV Karin, Aleksander...et qui veut.XD]   Mer 7 Mar - 21:49

{Oh oui, les bras écorchés et les jambes cassées! Il va le rétamer, tu vas voir ça! ÇA VA DONNER.>8D}


Ses paroles eurent l'effet escompté, bien entendu. Loin de le réjouir, voir Antoine s'arrêter et lui lancer un regard effaré ne fit que l'énerver un peu plus. Il crispa ses doigts sur la lampe, tentant tant bien que mal de garder un air impassible et détaché. C'était une question comme une autre, qu'il aurait pu poser à n'importe qui : ça n'avait rien d'insultant, rien de méchant. Il se contentait de demander une confirmation anodine, comme tout frère raisonnablement inquiet des fréquentations de sa sœur. Il pouvait dire oui, il pouvait dire non. C'était juste une question comme ça, histoire de. Difficile à avaler quand on voyait ce que subissait cette pauvre lampe, mais c'était bien le cadet de ses soucis. Il allait répondre, lui allait écouter, et tout irait pour le mieux. Il serait fixé. Oui, je l'aime. Non, je ne l'aime pas. Qu'est-ce que ça pourrait bien entraîner comme complication ? Rien du tout. La vie amoureuse de Karin ne le concernait qu'à moitié et, en frère gentil et prévenant, il ne faisait que s'informer, pour être au courant. Rien que ça. Aleksander tenta vainement de s'en persuader, ses yeux bleus toujours sévèrement posés sur le brun. Il attendait une réponse. Et inutile de jouer les idiots : ils savaient tout deux ce qu'il souhaitait entendre. Un non clair et définitif, qu'il balaye ses doutes d'un revers de main sûr, moqueur, peu importe. Mais qu'il dise non, par pitié. Il préférait encore être paranoïaque et avoir tort, pour une fois. Parce qu'aussi stupide que cela puisse sembler, il pensait vraiment ses sœurs en danger en compagnie de garçons. Quels qu'ils soient.
Son regard se fit plus dur encore quand il crut voir cet imbécile rougir. Les lampes n'éclairaient pas si bien que ça, il avait pu se tromper ; et puis qu'il soit gêné, ça ne prouvait rien. Cette fois, sa tentative échoua avant même qu'il ait pu essayer. Rien à faire, c'était suspect. Pire que suspect. Il en était sûr, de toute façon, il le savait que ce crétin aimait sa sœur ! Il en était persuadé avant même de poser sa question. Alors si en plus il rougissait... C'était autant écrire 'coupable' en gros sur son front, ça revenait strictement au même. Ce qu'il pouvait le détester ... Mais soit, d'accord : il était fair-play, à sa façon. Il écouterait quand même sa réponse. S'il était convaincant, peut-être qu'il accepterait de le croire. Peut-être. S'il avait de vraiment très bons arguments, ça pouvait passer. Tous les garçons d'Esidir n'étaient pas amoureux de Karin, et il en allait de même pour ses amis. Antoine était peut-être juste gêné qu'il ait pu penser ça. C'était peut-être juste la question qui l'avait pris par surprise.

Aleksander l’espérait sincèrement. Ça vaudrait mieux pour lui.


« Moi, aimer Karin ? Mais pas du tout ! »

Antoine marqua une pause, yeux fermés, et le serviteur en profita pour relâcher la pression qu'exerçaient ses phalanges. Il n'avait aucune envie de se faire mal ou de se coincer quelque chose. Pas avant d'avoir réglé son compte à cet abruti, en tout cas.

« Nous sommes amis, mais rien de plus. Qu'est-ce qui a pu te faire penser le contraire ? »

Le jeune homme fronça les sourcils à son tour, sans cesser de fixer son interlocuteur. Il resta le regarder encore quelques secondes sans rien dire, sans se soucier de l'impolitesse dont il faisait preuve. Puis il laissa s'échapper un petit soupir mauvais qui à lui seul aurait pu servir de réponse. Son examen était terminé, son verdict tombé ; et à l'expression de son visage, n'importe qui aurait deviné que ça n'avait rien de plaisant.
La mâchoire crispée, l'air sévère et le regard noir, Aleksander laissa couler les mots entre ses lèvres avec tout le mépris dont il était capable.


« J'en étais sûr. »

S'il avait fait dix centimètres et une vingtaine de kilos de plus, sans doute aurait-il attrapé Antoine par le col histoire de lui faire passer l'envie de toucher à sa sœur. Mais vu les circonstances, même un coup de poing risquait de lui faire plus mal à lui qu'à son interlocuteur. Sans compter qu'il devait à tout prix retrouver Karin en vie et que – même s'il ne l'aurait jamais admis – il n'y arriverait pas seul. Il aurait juste réussi à se perdre et à se faire peur, et ce n'était pas ça qui allait faire revenir la blonde. Alors non, il ne pouvait peut-être pas faire regretter à Antoine d'être né, mais il ne laisserait pas passer ça comme ça. Oh, bien sûr qu'il avait dit non : mais son visage, son ton de voix, tout ça lui criait l'exact contraire. Il voulait bien croire que parfois il en faisait un peu trop, mais on ne lui ferait pas avaler que ce type n'avait pas l'air coupable. Il pouvait nier tant qu'il voulait, ça n'y changerait rien. Il aimait Karin, point. Qu'il l'assume ou pas, qu'il l'avoue ou pas, qu'il le sache ou pas, ça n'y changeait rien. Quand le jeune homme avait bille en tête il n'en démordait plus, et cette réponse avait sonné à ses oreilles comme un aveu on ne peut plus clair. Il aimait Karin.

Ce qui, de son point de vue, revenait à peu près à 'il va lui faire du mal dès qu'il en aura l'occasion'.


« Évidemment, que tu l'aimes ! s'exclama-t-il en agitant hasardeusement sa lampe dans un mouvement de colère. Comme si j'allais te croire ! T'aurais au moins pu essayer d'avoir l'air convaincant. »

Parfaitement. S'il voulait qu'il le croit, il n'avait qu'à être convaincant. Est-ce qu'il l'aurait crut de toute façon ? Peu de chances. Mais ça n'y changeait rien, et la mauvaise foi n'était pas le pire de ses défauts. Pour l'instant, ce qu'il détestait le plus chez lui était sa carrure frêle. Parce qu'il aurait vraiment aimé le frapper, là, tout de suite. Il était sûr que ça aurait eu plus d'impact que taper du pied par terre ou lancer des menaces en l'air. Tant pis, il ferait avec.
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MessageSujet: Re: Frightening asylum.[PV Karin, Aleksander...et qui veut.XD]   Mar 20 Mar - 3:22

Ankou ne pensait pas mériter le regard noir que venait de lui envoyer Aleksander, ni le soupir qui l'avait précédé. Quoi, encore, se surprit-il à songer avec un accent presque désespéré ? Il avait répondu à sa question en toute sincérité, et si quelque chose avait cloché dans ses mots, il ne s'en était pas rendu compte. Conscient par contre que ses joues le brûlaient, il s'appliqua à regagner une attitude composée et digne. Plus facile à dire qu'à faire, cependant, et il se mordit la lèvre inférieure, tenté par l'idée d'avancer sans plus rien ajouter pour forcer Aleksander à le suivre. Et lui faire oublier cette histoire. Quelle idée de lui demander ça comme ça, surtout quand la réponse était aussi évidente que maintenant ! Il était l'ami de Karin, son ami. Ils s'étaient rencontrés, ne s'étaient pas trop détestés et s'étaient revus, mais ça n'allait pas plus loin que ça, Ankou aurait pu le jurer sur l'âme de ses défunts parents. Il n'avait aucun sentiment déplacé envers Karin... Non, jamais de la vie. Elle était bien trop... Karin pour qu'il puisse ressentir une telle chose. C'était évident, non ? Pourquoi Aleksander se sentait-il obligé de lui demander, alors ? Ankou ne savait pas pourquoi, mais tout ça le mettait hors de lui.

« J'en étais sûr. »

Le jeune homme aux yeux grenats leva les sourcils, interloqué. Il fixait Aleksander, l'air de ne pas comprendre ce qu'il était en train de raconter. Il était sûr ? Sûr de quoi ? Qu'il n'était pas amoureux de Karin ? Ça aurait été trop beau, et la manière dont il avait craché ces mots suggérait que le petit frère n'était pas du tout content de sa réponse. Quel gosse impertinent, se dit Ankou avec mauvaise humeur, faisant peu cas du fait que le gosse en question n'avait qu'un an de moins que lui. Il n'allait tout de même pas oser le traiter de menteur ? Poser ce genre de question était déjà gênant, alors en plus contester la réponse que votre interlocuteur daignait vous offrir au lieu de gentiment vous demander de vous mêler de vos affaires, c'était exagéré. Impoli. Bref, ça ne se faisait pas, et pour un Prince aux manières parfaites dont la bonne humeur partait en lambeaux plus les secondes filaient, c'était trop. Trop. Toute surprise s'en alla définitivement du visage d'Ankou quand Aleksander reprit la parole, agressif, comme il savait si bien l'être.

« Évidemment, que tu l'aimes ! Comme si j'allais te croire ! T'aurais au moins pu essayer d'avoir l'air convaincant. »

Bien, nous y voilà. Le visage du garçon aux longs cheveux se crispa, et un sourire douloureux vint étirer ses fines lèvres. Il n'avait pas à essayer d'avoir l'air convaincant, puisque ce qu'il disait était la stricte vérité. Il n'y avait pas de comédie à jouer donc, aucune raison d'avoir l'air convaincant. Aleksander avait agité sa lampe tout en s'exclamant, et Ankou se surpris à espérer qu'il la laisse tomber ou se fasse mal avec. Dès que sa grande sœur adorée n'était plus dans les parages, il y allait de sa bonne humeur, dis donc ! Enfin, pas que ça l'étonnait vraiment, il avait vu clair à travers ses silences. Il lui posait une question gênante et remettait en doute sa parole, il n'avait rien de l'adorable frère décrit par Karin dans leurs conversations. Un démon, plutôt. Ankou du lutter pour ne pas s'énerver et taper du pied à son tour, jugeant que lui sourire et rester parfaitement calme jouerait en sa faveur, mieux en tout cas que lui renvoyer ses insultes à la figure. S'il s'énervait, ça ne ferait que conforter le noiraud dans son idée, et ça, Ankou voulait à tout prix l'éviter. Pourquoi ?

Eh bien, parce qu'il avait tout faux, ça coulait de source ! Il n'aimait pas Karin, et n'allait certainement pas lui faire le plaisir d'abonder dans son sens, ne serait-ce qu'involontairement. Le Souverain de l'Est d'Illea, qu'il se fasse appeler par son nom de baptême ou son nom d'emprunt, était un homme honnête. Mentir, il ne le faisait que lorsque cela s'avérait nécessaire, pour le bien d'autrui, ou plus rarement pour le sien. S'il avait dit ne pas aimer Karin dans ce sens, alors c'était vrai, et Aleksander n'aurait rien du trouver à y redire. Karin était son amie, et il l'appréciait beaucoup. C'était tout. Oui, c'était tout ! Ankou se senti rougir de nouveau, et du faire un immense effort pour déclarer sans buter sur tous les mots qu'il prononçait:

« Tu peux bien penser ce que tu veux, tu as tort. Karin est une amie, pour moi... Rien d'autre. Et puis même si je l'étais, ça ne te regarderait en rien. Ce n'est pas de toi dont il est question, non ? »

Ne lui hurle pas dessus, garde ton sourire et un faciès composé. Tu sais sourire, on te l'a appris toute ta vie. C'est le moment ou jamais de montrer à quel point tu te fiches de ce qu'il pense, que son avis n'entre pas en compte là-dedans de toute manière, et que ce n'est qu'un petit fouineur mal élevé. Petit fouineur mal élevé. Ankou se permit de garder cette insulte dans un coin de sa tête, au cas où il aurait besoin de la ressortir un peu plus tard. Savait-on jamais, avec la tournure que prenait la situation...

[Il peut pas, Ankou a un couteau, et il sait s'en servir.|D]

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MessageSujet: Re: Frightening asylum.[PV Karin, Aleksander...et qui veut.XD]   Sam 21 Avr - 22:47

{ Aleksander est sooooo nice. Il adore Ankou. 8D ♥

" Your knife is way too small ! " }


Aleksander était buté, ça ne faisait aucun doute. Et il croyait ce qui l'arrangeait. Sans compter que dès que ses sœurs revenaient dans la conversation, son entêtement et sa mauvaise foi ne faisaient que grimper en flèche, sans espoir de redescendre. Alors non, Antoine n'avait vraiment pas de chance : en plus d'être coincé avec quelqu'un qui ne l'aimait pas, il avait revêtu aux yeux du quelqu'un en question le pire des habits. A savoir celui du prétendant. Le jeune homme avait toujours été possessif, et il n'était pas rare étant plus jeune qu'il s'accroche à ses sœurs de crainte qu'elles ne l'oublient. Avec la mort de son père et toute la tristesse qui en avait découlé, il n'avait fait que s'accrocher un peu plus à sa famille, quitte à ne pas apprécier les personnes avec qui elles passaient trop de temps. Mais depuis la mort d'Emrys, c'était pire encore. Il avait toujours gardé un œil sur les garçons qui tournaient trop autour de Ludmilla ou de Karin, mais c'était rarement allé jusqu'à une haine pure et simple. Maintenant, si. Il ne voulait voir personne autour d'elles, persuadé qu'il était que ces personnes ne serviraient qu'à leur faire du mal, volontairement ou non. Il ne voulait pas que ses sœurs ou sa mère soient tristes. Il ne voulait pas qu'elles se fassent maltraiter, abandonner, qu'on joue avec elles ou qu'on les blesse. Il voulait les protéger, rien de plus. Sa colère partait d'une bonne intention, c'était sûrement ça le pire. Parce que cet Antoine, aussi gentil puisse-t-il être, il ne pourrait jamais le voir autrement que comme une menace, un ennemi, un malade mental qui ne désirait que blesser sa sœur. Rien de plus. Et il comptait tout faire pour l'en empêcher.
Seulement ça, il ne pouvait décemment pas le dire devant Karin, ni même devant Ludmilla. Il savait très bien qu'elles n'auraient pas été d'accord, qu'elles n'auraient pas compris. Raison pour laquelle il s'était tenu plus ou moins à carreau quand ils étaient encore trois, et qu'une fois seul avec le brun il n'avait plus cherché à se montrer poli. Quel intérêt ? Il voulait qu'il disparaisse de leur vie. Ce n'était pas en étant aimable qu'il allait lui donner envie de partir. Mais en étant insultant, blessant, en lui expliquant qu'il n'avait aucune chance et que Karin se passait d'amis comme lui... Peut-être. L'indifférence que ressentait le serviteur pour le reste du monde ressemblait plus à de la colère, à présent. Et pour l'instant, plus que quiconque il détestait Antoine.

Son sourire n'arrangea pas son humeur déjà noire, et ses doigts se crispèrent à nouveau sur la poignée de sa lampe. Et Karin qui avait disparue... Il y avait tout intérêt à ce qu'ils la retrouve, parce que dans le cas contraire il jurait que cet imbécile à lunettes ne repasserait pas la porte d'entrée non plus. Perdre sa sœur de vue était un véritable cauchemar, vu l'endroit dans lequel ils étaient. Pouvoir extérioriser sa peur, même si c'était sous forme de colère, permettait à Aleksander de ne pas paniquer. Tant pis pour la personne qui l'accompagnait, qu'il dévisageait pour l'instant de ses yeux bleus avec toute la gentillesse dont il était capable. Il voulait le voir disparaître, disparaître, disparaître. Mais pourquoi est-ce que Karin avait accepté de venir ici, hein ? C'était stupide ! Évidemment que quelqu'un allait se perdre, et évidemment que le quelqu'un en question allait être la blonde. Maintenant il se retrouvait coincé avec ce..., ce malade qui nourrissait des intentions peu avouables envers la disparue. Merveilleux. Parce qu'en plus, il ne pouvait strictement rien faire. Rien du tout. Juste rester là, le blâmer et espérer qu'ils la retrouveraient saine et sauve.


« Tu peux bien penser ce que tu veux, tu as tort. Karin est une amie, pour moi... Rien d'autre. Et puis même si je l'étais, ça ne te regarderait en rien. Ce n'est pas de toi dont il est question, non ? »

Quoi qu'à la réflexion, essayer de se débarrasser de lui était aussi en option. Sa réponse, loin de lui plaire, lui laissa un goût amer. Karin et lui étaient amis, ça ne faisait aucun doute ; si elle le lui avait présenté comme tel, alors c'était la vérité. Seulement amis ou pas, il ne lui ferait pas croire qu'il ne ressentait pas quelque chose pour elle. Il en était persuadé, convaincu. Antoine aime Karin, fin de l'histoire. Aucun argument n'aurait su le faire changer d'avis, à présent.
Il ne voulait pas que ses aînées s'en aillent. Un petit-ami risquait de devenir un fiancé, et un fiancé deviendrait fatalement un mari. Elles partiraient habiter avec leur mari, auraient des enfants, vivraient leur vie. Lui pas. Il ne voulait pas se retrouver seul, il ne l'aurait pas supporté. Alors même si ce n'était pas de lui qu'il était question, il se sentait plus concerné que quiconque par la question. S'il aimait une Blaze, ça le concernait. Ça ne faisait aucun doute. Et quoi que cet idiot en pense, quoi qu'il espère, tant qu'il serait lié à Karin il devrait aussi le supporter. D'une manière ou d'une autre. Mieux valait qu'il s'y habitue dès maintenant, parce qu'il ne serait pas le premier à lâcher prise. Oh que non.

Une grimace étira les lèvres d'Aleksander. Il passa sa main libre dans ses cheveux pour les dégager de devant ses yeux, tentant de garder son calme malgré tout. Lui crier dessus ou lui jeter quelque chose à la figure ne l'aiderait pas, pour l'instant. Il se réservait le droit de le faire plus tard.


« Je n'ai pas tort, rétorqua-t-il d'une voix sèche et emplie de colère. Tu peux dire ce que tu veux, je sais que j'ai raison. »

La lampe vacilla légèrement au bout de son bras tendu. Évidemment, qu'il avait raison. Le contraire aurait été trop beau.

« Et ce qui concerne ma sœur me concerne aussi, ajouta-t-il sans plus d'amabilité. Tu n'as pas intérêt à t'approcher d'elle. Elle se débrouille très bien toute seule. Parce que bizarrement – sa voix se fit plus forte à mesure que sa colère augmentait – dès que tu arrives, tu la perds dans un..., un truc abandonné ! Elle a pas besoin de quelqu'un comme toi ! »

Sur quoi il planta son regard dans celui d'Antoine, sourcils froncés, poings serrés. C'est ça, qu'il disparaisse ; il ne ferait que leur apporter des ennuis. Et lui, il n'en voulait pas.


Dernière édition par Aleksander Blaze le Ven 29 Juin - 20:13, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Frightening asylum.[PV Karin, Aleksander...et qui veut.XD]   Jeu 24 Mai - 17:00

Cette situation était vraiment désagréable.

Peut-être qu'Ankou avait indisposé Dieu d'une quelconque façon pour qu'il lui envoi de pareilles galères à la figure. Si tel était le cas, il aurait aimé savoir où et quand il avait fauté pour pouvoir réparer son erreur ! Tout mais pas être coincé avec un frère jaloux qui avait l'air de croire qu'il en avait après l'amour de sa soeur. Il aurait encore préféré être la cible d'une des plaisanteries vaseuses d'Axel, car là au moins il aurait été sûr de ne rien craindre: Sinon de la gène et de l'indignation, et peut-être quelques bleus. Avec Aleksander, le jeune homme aux cheveux couleur charbon ne savait pas à quoi s'attendre, et c'était ce qui l'inquiétait le plus. Ses yeux suivaient avec application chaque mouvement de son interlocuteur, au cas où il aurait décidé par exemple que lui envoyer sa lampe dans la tête aurait été une bonne chose. Comme ça ne lui aurait, à titre personnel, que très moyennement plu, il prenait garde à pouvoir parer un éventuel coup. Si quelqu'un avait dit à Ankou qu'il exagérait en pensant ça, il aurait rétorqué qu'il n'exagérait rien du tout : Les regards noirs d'Aleksander lui hurlaient que le frêle jeune homme aurait rêvé de le battre à mort et le laisser agonisant sur le sol.

Hmm. Peut-être n'en serait-il pas arrivé à cette extrémité tout de même, mais ça ne changeait rien au fait que ça lui aurait probablement fait très plaisir tout de même. Avec une grimace éloquente, Aleksander passa sa main dans ses cheveux, et Ankou attendit qu'il parle, agacé par tant d'insistance. Il lui avait dit non, c'était non ! Poser une question à quelqu'un pour ensuite soutenir qu'il vous mentait, c'était un peu... Déplacé. Oh, ça n'aurait pas été la première fois que le Prince aux yeux grenats devait s'adresser à un malpoli, mais là il en avait plus qu'assez. Il fallait qu'ils retrouvent Karin, pas qu'ils se battent comme des enfants. De plus, ce sujet le gênait horriblement. Il aurait bien aimé passer à autre chose le plus vite possible et oublier toute cette conversation.

« Je n'ai pas tort. Tu peux dire ce que tu veux, je sais que j'ai raison. »

Ça l'aurait étonné. Ankou poussa un petit soupir, cherchant quoi rétorquer à l'importun pour qu'il se taise. Le Souverain déguisé n'était pas un fervent adepte des discussions qui ne menaient nulle part, et aimait à sortir un argument percutant qui coupait le sifflet à la partie opposée. Malheureusement, et il avait un peu honte de l'avouer mais c'était la vérité, il n'arrivait que très peu souvent à sortir de tels arguments. En général, avec lui, le débat patinait jusqu'à ce que finalement il revienne sur ses positions. Mais là, c'était différent. Il n'allait pas acquiescer alors que ce garçon lui sortait un tissu de mensonges ! Était-ce trop demander qu'il le croit quand il lui disait qu'il n'aimait pas Karin ? Il le savait mieux que lui, c'était de ses sentiments que l'on parlait. Et ses sentiments à l'égard de la blonde aux cheveux bouclés étaient on ne peu plus clairs: A savoir, totalement amicaux. Rien de plus.

Et ça, Ankou se le répéta plusieurs fois, comme s'il cherchait à l'assimiler. Amicaux, purement amicaux, rien de plus, rien de moins. Aleksander aurait du arrêter de s'en faire, il ne toucherait pas à sa sœur dans ce sens (maiiiis oui bien sûr, enfin ça il le sait pas encore).

« Et ce qui concerne ma sœur me concerne aussi. Tu n'as pas intérêt à t'approcher d'elle. Elle se débrouille très bien toute seule. Parce que bizarrement, dès que tu arrives, tu la perds dans un..., un truc abandonné ! Elle a pas besoin de quelqu'un comme toi ! »

Les yeux rouges d'Ankou rencontrèrent ceux bleus d'Aleksander, scandalisés. Il supportait les remontrances, mais seulement lorsqu'elles étaient justifiées. Or, dans le cas présent, Aleksander faisait retomber sur lui la responsabilité d'actes dont il n'était pas l'auteur ! Il avait précisé avant d'entrer ce qu'il fallait faire et ce qu'il ne fallait pas faire. Ce n'était la faute que de sa sœur si elle les avait plantés là pour pouvoir explorer les sous-sols. Ankou soupçonna même le garçon d'être de mauvaise foi dans sa colère; Il devait mieux connaître Karin que lui. Assez pour savoir qu'elle les laisserait dès que l'occasion s'en présenterait. Alors oui, Ankou ne niait pas qu'il aurait pu prendre encore plus de précautions (en attachant la fautive, par exemple), mais ce n'était globalement pas de sa faute. Karin avait accepté son invitation, et s'était enfuie de son plein gré. Eux ne pouvaient rien faire d'autre, si ce n'était partir à sa recherche et espérer qu'elle n'avait pas rencontré de difficulté en chemin.

Ankou renvoya à Aleksander un regard dans lequel brillait une colère et une indignation difficilement contenues.

« Elle est venu de son plein gré, et elle est aussi partie de son plein gré, expliqua-t-il lentement en se forçant à sourire, même si cela crevait les yeux que le cœur n'y était pas, Et ce n'est pas à toi de décider si ou non elle a besoin de moi. Je resterais son ami tant qu'elle le voudra bien. »

Il marqua une petite pause, le temps d'un souffle, avant d'ajouter:

« Si on ne part pas à sa recherche maintenant, on risque de ne pas la retrouver. Ce serait bête, non ? »

Très, se répondit le Prince, inquiet. Aleksander l'insupportait, mais il avait peur pour Karin. Logique, non ? Elle était son amie.

[Tu sais bien comment c'est trop réciproque !XD

"Hey, my knife is super sharp, and that's what counts !"]


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MessageSujet: Re: Frightening asylum.[PV Karin, Aleksander...et qui veut.XD]   Ven 29 Juin - 21:19

{ " Yeah well I'll be sure to thank you right after I shank you ! "

OH OH OH. ♥ Admire ma vitesse de réponse extraordinaire *cough* je suis en retaaard *cough* petite Never. 8D }

Aleksander serra les poings jusqu'à s'en faire mal, les yeux rivés sur Antoine. Il aurait vraiment voulu qu'il disparaisse. Pas sur le champ – il avait encore besoin de lui – mais une fois sorti, oui. Il aurait aimé retrouver Karin, la serrer contre lui et vérifier qu'elle n'avait rien de cassé avant de ne sortir de cet endroit sinistre. Il aurait aimé qu'elle s'énerve contre cet idiot, qu'elle comprenne que ce type n'avait pas la moindre sorte d'intérêt. Il aurait aimé qu'elle ne veuille plus jamais le revoir. Que tout s'en tienne à ça et qu'ils n'en reparlent plus. Mais il savait, il savait pertinemment que ça n'arriverait jamais. Rien de tout ça ne se passerait comme il l'entendait et c'était bien ça qui l'énervait le plus. Quoi qu'il dise à Karin et peu importe les mensonges qu'il pourrait lui servir, jamais il ne réussirait à la convaincre que son ami trop bourgeois et trop éduqué représentait une menace. Parce qu'il n'en avait pas l'air. Parce qu'il n'avait encore rien fait à personne. Mais par-dessus tout parce qu'il connaissait sa sœur : jamais elle n'admettrait pouvoir être en danger. Elle lui dirait qu'elle savait se défendre et qu'elle ne risquait rien. Et lui, au final, n'aurait réussi qu'à leur faire perdre du temps.
C'était intolérable et injuste. Parce que d'eux trois, dans l'histoire, c'était lui qui avait raison !
Il aurait pu se calmer, respirer profondément et expliquer à Antoine le fond du problème. Il aurait pu lui dire qu'il s'inquiétait pour ses sœurs, qu'il ne voulait tout simplement pas les perdre. Que Karin était immature sur bien des points et qu'il était de son devoir de veiller sur elle. Peut-être que ce serait mieux passé ; sûrement que la discussion aurait mieux tourné. Il lui aurait suffit de mettre des mots sur ses sentiments au lieu d'agir comme un enfant dont on menace de prendre le jouet. Mais non, non. Le jeune homme était incapable de s'astreindre au calme, de relativiser, de voir les choses du bon côté. Il craignait tellement d'être abandonné qu'il avait fini par se persuader que ses sœurs ne seraient jamais heureuses ailleurs. Il ne cessait de se répéter les même choses, en boucle, comme pour se justifier. 'Celui-là n'est pas le bon'. 'Le prochain sera meilleur'. 'Il va la rendre triste'. Et tout comme chaque jour possédait un lendemain, chaque nouveau prétendant aurait eu droit au même traitement.
Il ne pouvait pas expliquer un traitre mot de tout ça à Antoine. Alors il se contenterait de le haïr en le traitant comme le pire des psychopathe. Il manquait une pièce obligatoire à la compréhension entre eux et, à priori, Aleksander n'était pas prêt à s'en défaire.

Il suffisait de voir l'insistance haineuse avec laquelle il le fixait : ça n'avait rien d'un jeu, pour lui. Il le haïssait aussi sincèrement qu'il se pensait dan son bon droit.


« Elle est venu de son plein gré, et elle est aussi partie de son plein gré. Et ce n'est pas à toi de décider si ou non elle a besoin de moi. Je resterais son ami tant qu'elle le voudra bien. »

Non. Non, tout simplement. C'était écrit en lettres capitales sur son visage aux traits fermés, tendus. Non. Il ne voulait pas qu'ils restent amis, et encore moins qu'ils deviennent plus – puisque de son point de vue c'était ce qu'Antoine voulait. Ce n'était peut-être pas à lui de décider de qui Karin avait oui ou non besoin, mais en tant que frère il pensait avoir à son mot à dire. Quitte à mentir un peu, tant pis. Elle ne se rendrait pas compte par elle-même que ce garçon était dangereux, donc il était de son devoir de le lui faire comprendre. Moins elle s'approchait de la gent masculine, mieux elle se porterait. Les hommes étaient tous stupides et dangereux.
La plupart, en tout cas.
Et s'il n'arrêtait pas de sourire, il jurait qu'il allait finir par... Par le frapper. Il y avait suffisamment d'objets au sol pour qu'il trouve de quoi l'érafler. S'il en mourait, tant pis. Le jeune homme aurait sûrement regretté de telles paroles plusieurs heures plus tard mais, pour l'instant, cette option ne lui semblait pas plus stupide qu'une autre.


« Si on ne part pas à sa recherche maintenant, on risque de ne pas la retrouver. Ce serait bête, non ? »

Aussi difficile que ce soit de l'admettre, oui, il avait raison. Ou en tout cas il n'avait pas tort. Aleksander s'efforça donc de laisser sa colère de côté pendant quelques secondes, juste le temps d'admettre que l'insulter sur place ne servirait à rien. Il l'insulterait en marchant. Ce serait dix fois plus productif. Il ne fallait surtout pas oublier que retrouver sa sœur était sa priorité : et aussi agacé soit-il en ce moment, s'imaginer vivre sans Karin ou Ludmilla supplantait très largement tout le reste. Il voulait les revoir. Ce qui impliquait qu'il allait devoir retrouver la première et sortir sans que personne ne se blesse pour revoir la seconde. De là à parler tranquillement à Antoine, il ne fallait pas exagérer. Il le détestait toujours autant.
Mais comme il avait besoin de lui pour ne pas se perdre... Il ferait avec.
Un regard ennuyé plus tard, Aleksander serra les dents et fit un pas en avant. Plus pour faire signe qu'il acceptait d'avancer qu'autre chose.


« Je vais la retrouver, grinça-t-il entre ses dents. Et tu ferais mieux de la laisser tranquille. Je peux très bien me débrouiller pour qu'elle n'ait plus aucune envie d'être ton amie. »

Son ton se fit moqueur, presque mauvais. De là à dire qu'il allait calomnier, il n'y avait qu'un pas.
Pas qu'il venait de faire, justement.
Il posa ses yeux bleus sur Antoine, un sourire aussi faux que l'avait été le sien accroché à ses lèvres.


« Ce serait bête, non ? »
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MessageSujet: Re: Frightening asylum.[PV Karin, Aleksander...et qui veut.XD]   Mer 22 Aoû - 4:45

Ankou songea, l'espace d'un instant, à énoncer à voix haute tous les accidents qui pouvaient arriver à une pauvre âme inconsciente qui aurait décidée de se promener seule dans les sous-sols d'un asile abandonné. De la sorte, peut-être qu'Aleksander aurait cessé de le fixer méchamment et se serait plutôt remit en marche, histoire de retrouver sa fuyarde de soeur. Ankou se sentait déjà mal d'avoir laissé filer Karin; Le noiraud ne l'aidait pas à l'accuser de choses dont il n'était pas responsable, et l'accabler de sentiments qu'il n'avait pas. Le Prince voulait bien penser qu'on puisse être possessif, car lui-même n'imaginait pas serrer la main d'un éventuel beau-frère. Seulement, dans le cas présent, il n'était ni le petit-ami de Karin, ni son fiancé. Il était un ami, qui avait eu la mauvaise idée de l'inviter dans un ancien asile construit sur les pentes d'une montagne au nom éloquent. Et qu'est-ce qu'il y pouvait, si la blonde les avait lâchement plantés là sous prétexte qu'ils n'étaient pas assez hardis dans leur exploration ? Il n'aurait rien pu y faire dans tous les cas, l'attacher ou la tenir par la main aurait été évidemment hors de question. Autant pour lui que pour Aleksander et Karin; La demoiselle portait donc toute la responsabilité de son acte. Dieu seul savait où elle pouvait se trouver en ce moment même, agitée comme elle l'était... Il fallait qu'ils la retrouvent avant qu'elle ne se coince dans une quelconque pièce remplie de matériel rouillé et usagé. Oh, pourvu que tous les corps avaient été enterrés, pensa le Prince avec une certaine horreur. Bien qu'après toutes ces années, il ne devait pas en rester grand chose, croiser une armée de squelettes n'était pas une expérience agréable et enrichissante.

Cet endroit était malsain; La souffrance imprégnée dans les murs le lui criait. Malgré tout, il était de son devoir (ou presque) de l'inspecter, et il comptait bien le faire à fond. Ils retrouveraient forcément Karin dans le processus. Aleksander amorça un pas en avant, encourageant Ankou à faire de même. Ce n'était pas trop tôt: Il allait falloir marcher vite.

« Je vais la retrouver. Et tu ferais mieux de la laisser tranquille. Je peux très bien me débrouiller pour qu'elle n'ait plus aucune envie d'être ton amie. »

Ankou se força à garder une expression calme et composée. Ce ne fut pas aisé; Parce qu'à l'intérieur, c'était toute une bataille qui se livrait entre sa raison et son envie de fracasser le crâne du petit frère à l'aide de sa lampe. Avait-on idée d'être aussi antipathique et insolent envers quelqu'un que l'on ne connaissait que depuis aussi peu de temps ! Il avait été aimable. Il s'était efforcé, malgré les regards noirs du début, à engager la conversation et se montrer digne d'intérêt. Toutes ses tentatives s'étaient écrasées contre un mur d'obstination incompréhensible. Même maintenant qu'il connaissait la raison de la méchanceté d'Aleksander à son égard, il avait du mal à le supporter. Sa patience n'était pas infinie.

Et Ankou n'avait pas l'habitude qu'on se comporte de la sorte avec lui. En sa qualité de Prince puis de Roi, on l'avait toujours traité avec la plus grande déférence. Mais comme il n'était en cet instant qu'Antoine Danevas, riche citoyen d'Illea, la chanson n'était plus la même. Il avouait à contrecœur avoir du mal à s'habituer au changement radical de refrain. Surtout quand on menaçait de réduire sa crédibilité à néant auprès d'une amie chère à son cœur...
Quelle plaie, cet Aleksander. Mais quelle plaie ! ILS allaient la retrouver, un point c'était tout.

« Ce serait bête, non ? »

Le ton du garçon aux yeux bleus s'était fait mauvais. Ankou se fit la promesse de ne pas répondre à ses provocations, qu'elles quelles soient. Il était plus mature que lui, et s'il fallait le lui montrer, c'était le meilleur moyen d'y parvenir. Il suffisait de se contrôler et sourire à ses piques mesquines. Et si le jeune homme aux yeux rouges savait au fond de lui qu'il ne tiendrait pas cinq minutes avant de lui renvoyer la pareille, il aimait à penser qu'il était imperméable à la colère.
Rêver n'était pas interdit, n'est-ce pas ?

« Je n'ai rien à me reprocher, rétorqua-t-il avec un calme apparent, et ça me suffit amplement. Je pourrai toujours me rattraper, quoi qu'il arrive. »

Ou du moins l'espérait-il. Si Karin venait à l'éviter par la faute d'Aleksander, il lui réglerait son compte avant de reconquérir la fleuriste. Enfin, reconquérir en toute amitié, bien sûr ! Comme il n'y avait rien de, euh, sentimental entre eux, et que... Oh !

« On tourne, s'exclama soudain Ankou en montrant un couloir sombre qui s'étendait à leur gauche. Normalement, on devrait arriver aux sous-sols par là. »

Il n'avait pas le plan en tête, ni un sens de l'orientation sortant de l'ordinaire, mais le décor lui laissait penser que le sol allait lentement s'affaisser sous leur pied et mener à un escalier descendant dans les noirceurs du bâtiment délabré. La lumière à bout de bras, il haussa un sourcil inquisiteur vers Aleksander. Il n'était pas cruel au point de partir devant sans écouter ce qu'il avait à dire ou proposer. Après tout, ils n'étaient pas à l'abri d'un éclair de lucidité de la part du cadet de l'expédition.

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MessageSujet: Re: Frightening asylum.[PV Karin, Aleksander...et qui veut.XD]   Ven 21 Sep - 15:22

Un instant, l'image de ses sœurs et de sa mère s'imposa à Aleksander. Elles n'auraient sûrement pas été heureuses de l'entendre parler à qui que ce soit de la sorte ; il pouvait imaginer sans peine les remontrances auxquelles il aurait eu droit. C'était bien pour cela, d'ailleurs, qu'il avait attendu d'être seul avec Antoine pour laisser libre cours à sa colère. En présence de sa famille, par respect ou peut-être par habitude, jamais de telles paroles ne seraient sorties de sa bouche. A défaut de réussir à penser du bien des autres, au moins réussissait-il à les maudire en silence : quand il se retrouvait seul et inquiet, en revanche, la situation était toute autre.
La peur qu'avait entraîné la brutale disparition de Karin avait fait déborder un se déjà trop plein, tout simplement. L'apathie avait cédé face à l'angoisse et son mutisme, pourtant persistant, s'était écroulé sous le poids du ressentiment.
« C'est de sa faute » ; et une fois le mur brisé, remettre les pierres en place prenait un certain temps.
Temps qu'il n'avait malheureusement pas. Les nerfs à vif et le regard noir, il ne pouvait que prier pou qu'Antoine se prenne le pied dans quelque chose et ne heurte violemment le sol. Souhaiter son malheur était à peu de choses près la chose la plus constructive et saine qu'il soit en mesure de faire pour le moment, hormis mettre un pied devant l'autre et espérer avancer dans la bonne direction. Il le maudissait donc, en silence et à voix haute, sans plus chercher à cacher son antipathie à son égard.
Rappelons le, ce type voulait tout de même lui voler sa sœur ; sœur qui, par la faute du type en question, était perdue dans les méandres d'un asile prêt à s’écrouler sur eux et abritant potentiellement des voleurs ou criminels en tout genre. Il avait donc toutes les raisons au monde de lui en vouloir.
Au clair avec sa conscience et libre d'insulter qui il veut de la façon qu'il voulait puisque personne n'était là pour l'en empêcher, il baissa les yeux vers les pavés. Soutenir le regard des autres, quel qu'ils soient, le mettait irrémédiablement mal à l'aise : au final, il baissait toujours les yeux le premier. Alors même s'il avait très envie de tenir tête à Antoine, de trouver des répliques brillantes et de savoir se battre avec habileté pour lui faire regretter d'avoir approché sa famille, les rêves restaient des rêves. Il resterait introverti et frêle jusqu'à la fin de ses jours, content ou non.

« Je n'ai rien à me reprocher, et ça me suffit amplement. Je pourrai toujours me rattraper, quoi qu'il arrive. »

Son calme, cette fois, ne l'énerva pas. Il se contenta de hausser les épaules, indifférent à sa réplique. Qu'il n'ait rien à se reprocher ou qu'il pense pouvoir se rattraper lui importait peu : il connaissait Karin mieux que personne. S'il voulait lui faire croire quelque chose, si tant est que cette chose ne soit pas trop invraisemblable, sa parole primerait forcément. Entre son petit frère et un ami, elle ne pouvait pas choisir de croire le second. Impossible.
Alors s'il se plaignait de l'attitude d'Antoine en faisant un minimum d'effort pour avoir l'air convaincant, qu'il soit innocent ou non n'y changerait rien. Il avait totalement le contrôle là-dessus.
Que cela revienne à élégamment manipuler sa sœur ne lui traversa l'esprit qu'une seconde, si ce n'est moins. Après tout, il le faisait pour son bien. Ces mensonges-là ne servaient qu'à prendre des raccourcis ; il aidait Karin à en arriver plus rapidement à la conclusion que, de toute façon, ce garçon était insupportable et ne méritait pas son attention.

Et que dire devant tant de bonne foi ? Il pensait réellement faire ça pour son bien.

« On tourne. Normalement, on devrait arriver aux sous-sols par là. »

Si le changement de sujet l'étonna, il l'accueillit néanmoins avec un certain soulagement. L'absence de sa sœur commençait à se faire pesante et, tant qu'il ne saurait pas où elle était, il serait incapable d'être tranquille. Ou, dans son cas, de laisser retomber cette pression et cette nervosité qui l'empêchait de penser correctement.
Malgré tout, étant donné le peu de confiance qu'il accordait au jugement d'un fou, il se sentit obligé de longer longuement du regard le couloir désigné avant de parvenir à une décision sensée. Il voyait bien que l'autre espèce de... Psychopathe en devenir attendait sa réponse, et cela ne fit que le stresser un peu plus.
Finalement, son examen lui apprit qu'il n'avait pas la plus petite idée de l'endroit où se rendre pour accéder aux sous-sols. Dans le doute, mieux valait que la décision – et donc la potentielle erreur – revienne à Antoine. Il acquiesça donc, quoi que sans enthousiasme, à sa proposition.

« J’espère. » Il se retint d'ajouter 'pour toi', ne tenant pas plus que ça à se faire abandonner sur place. « Passe devant, je te suis. Comme ça, si ça craque... »

Il laissa la phrase en suspend, le ton aussi plat qu'au début de leur petite randonnée. Derrière la méchanceté évidente de cette phrase – il lui souhaitait tout le bonheur du monde, franchement – se cachait, à peine dissimulée, une totale sincérité. Vu l'état des lieux, il craignait réellement que le sol craque et ne tenait pas plus que ça à en faire la triste expérience.
Il aurait pu ajouter que, vu leurs poids présumés, si rien ne se cassait sous le sien lui non plus ne tomberait pas. Mais comme la dispute s'était momentanément éteinte et que l'obscurité lui semblait de plus en plus oppressante, il garda une fois de plus cette remarque – pourtant très pertinente – pour lui et lui seul.

« Elle n'est pas très discrète, fit-il remarquer d'un ton absent. On devrait l'entendre avant de la voir. »
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