AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 Quiet place.[Le Vent et Coleen. Parceque c'est fun.~]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : 1, 2  Suivant
AuteurMessage


Lanceur de pavés et Nekophile avéré

Féminin Nombre de messages  : 22

Localisation  : Et c'est à quel sujet?u__u
Emploi/loisirs  : Je mets des coups de poings à une peluche. Sans raison, vraiment, ah ah...
Humeur  : Je suis de bonne humeur, TRES bonne humeur. Hmm?^^*

Inscrit depuis le   : 30/06/2010
avatar
Lanceur de pavés et Nekophile avéré


Feuille de personnage
Age: 14 ans.
Race: Humain.
Arme / Pouvoir  : Ses petits poings (eh oui).

MessageSujet: Quiet place.[Le Vent et Coleen. Parceque c'est fun.~]   Lun 5 Juil - 4:14

Armand jeta un coup d'œil désapprobateur à la personne qui venait de le bousculer sans s'excuser, reprenant sa marche d'un pas rapide, désireux de s'éloigner de cette rue décidément bien trop encombrée. Qu'est-ce que cela pouvait l'agacer, ces personnes qui bousculaient les autres et partaient sans même se retourner pour s'excuser! Aux yeux du jeune homme aux cheveux roux, c'était là la moindre des choses que de s'excuser après avoir commit une quelconque maladresse. Et si certaines réactions dépendaient de la classe sociale dans laquelle l'on avait été élevé, s'excuser après avoir heurté quelqu'un faisait parti des règles de politesse que toutes classes sociales confondues apprenaient dès leur plus tendre enfance. Réellement, Armand trouvait cela inacceptable et vraiment grossier de ne pas s'arrêter pour voir si l'on n'avait pas fait plus de mal que nécessaire à cette dite personne! Enfin, peut-être exagérait-il, il n'était pas de très bonne humeur, aujourd'hui. Poussant un profond soupir, il quitta la grande rue pour tourner à sa droite, dans une ruelle dont les fenêtres des maisons étaient couvertes de jolies fleurs, qui malgré le froid vent de l'hiver qui commençait à se lever, continuaient de s'épanouir doucement dans la lumière de ce début d'après midi. D'ailleurs, en parlant de l'hiver, cette journée était plutôt douce, pour un jour de fin d'année. Le soleil n'était qu'à moitié recouvert pas les blancs nuages qui se donnaient en spectacle dans l'éther qui avait prit cette couleur bleue qui le caractérisait tant, et le vent qui soufflait n'était pas froid, juste frais et tiède, et le jeune homme le trouvait plutôt agréable dans l'ensemble. Quelques pétales de fleurs vinrent danser devant lui, et dans un réflexe enfantin, il s'écarta afin de ne pas les écraser, et continua sa route, un petit sourire flottant à présent sur ses lèvres. Cette journée n'était pas si mal que ça, finalement. Peut-être arriverait-il à trouver quelque chose d'intéressant à faire s'il continuait de marcher au gré des caprices des ruelles de la grand et belle Esidir? Sans Grigory ni Raya à ses côtés, il en doutait, mais qui ne tente rien n'a rien, comme lui disait si souvent son père. Si Armand Delliey se promenait seul dans les rues de la capitale du Royaume Est en ce jour-ci, c'était qu'à la base, il avait prévu d'aller voir son meilleur ami pour se balader il ne savait où dans la ville ou ses alentours, mais avait changé d'avis à mi-chemin, et avait modifié son itinéraire de manière à ne pas passer devant la maison de Grigory. Ce n'était pas qu'il n'avait pas envie de le voir, ô grand jamais! Il était toujours plus que ravi de voir le visage souriant de son meilleur ami, cela éclairait sa journée à chaque fois. Seulement voilà...Il ne se sentait pas le courage d'affronter aujourd'hui les gloussements stupides de Raya et le bras de la jeune fille aux longs cheveux noirs sous celui de Grigory. Il ne fallait pas se méprendre, il adorait Raya, c'était une jeune fille vraiment charmante, toujours vive et de bonne humeur, un peu garçon manqué sur les bords, et qui adorait jeter des pierres sur les cygnes pour les énerver, mais parfois, ses stupides rires étaient de trop, et il avait envie de la gifler et lui crier de lâcher Grigory sur le champ. Il savait qu'il était inutile et ridicule d'être jaloux de la sorte, mais il ne pouvait tout simplement pas s'en empêcher, c'était plus fort que lui. Il faisait de son mieux, toutefois, pour ne pas laisser transparaître ces sentiments au grand jour, briser leur amitié était la dernière chose au monde qu'il désirait, et il se serait littéralement tué s'ils avaient été amenés à se disputer par sa faute. Enfin...Une petite promenade en ville aurait tôt fait de lui changer les idées, n'est-ce pas? Comme ça, s'il tombait par mégarde sur Grigory et Raya...Il pourrait leur sourire sans qu'ils ne remarquent immédiatement que son sourire était tout sauf naturel et sincère.

Après quelques bonnes minutes de marche à travers différentes ruelles plus ou moins sombres et plus ou moins étroites, Armand arriva près d'un des lavoirs de la ville. Ce dernier était situé près de la petite rivière sans nom qui traversait la ville de part en part, et fait de bois, il était joliment décoré de ces fleurs qui ne flétrissaient jamais, et dont-il avait oublié le nom. Il essaya en vain de s'en rappeler, mais se heurta, à son plus grand dam, à un mur qu'il ne parvenait pas à escalader, et ce malgré tous ses efforts. Haussant finalement ses fines épaules, il s'approcha du lavoir, tournant sa tête de gauche à droite afin de s'assurer qu'il n'y avait personne dans les environs. Car si quelqu'un arrivait, indubitablement, il allait se faire gronder. Les hommes n'étaient pas censés s'approcher de ce genre d'endroit, seules les femmes y avaient accès. Elles avaient fait d'une corvée une réunion quotidienne entre femmes, et refusaient par conséquent qu'un homme s'immisce dans ce moment privilégié, allant même jusqu'à chasser ceux qui s'approchaient de cet endroit. A croire qu'elles cachaient des pièces en or dans les fentes des pierres friables, se dit Armand, que cette pensée dit doucement rire. Bien entendu, cet endroit contenait de l'or, et les femmes le gardaient jalousement afin que leur mari ne puisse pas le dépenser! Cette idée était plus que puérile, mais amusait le jeune homme aux cheveux bouclés, qui trouvait tout de suite cet endroit plus séduisant. Comme lorsque la mer s'illumine d'une jolie couleur dorée lorsque l'on dit aux enfants que des pirates ont cachés leur or sur diverses îles éparpillées sur tout le globe.

Armand posa avec précaution un pied sur le sol de bois en équilibre au dessus de l'eau, jetant un regard aux poissons minuscules qui semblaient jouer à cache-cache dans l'eau claire de la rivière. Le jeune garçon resta là un moment à contempler ce spectacle, desserrant légèrement son écharpe verte de son cou. Il ne faisait pas assez froid pour la serrer ainsi, autant profiter du bon air sans étouffer pour autant. Puis Armand s'assit ensuite sur le sol de bois, faisant légèrement balancer la structures de bois. Il leva ses yeux de la couleur de l'émeraude au plafond sombre, observant avec attention la manière dont les planches de bois avaient été assemblées pour former le petit toit qui empêchait les femmes d'êtres trempées lorsqu'elles devaient faire leur linge sous la pluie ou lorsqu'elles avaient soudainement été surprises par un orage en plein milieu d'une lessive. Passionnante, comme architecture...Simple mais efficace à la fois. Armand ne s'intéressait pas vraiment à l'architecture ou la construction des bâtiments, mais lorsque l'on a rien de mieux à faire qu'observer ce qui nous entoure, vous voyez...Un rien nous passionne et capte toute notre attention.

Alors que le jeune villageois goûtait au silence de cette partie de la ville, tranquillement assis sur le sol du lavoir, rythmé par le bruit de l'eau qui coulait doucement juste devant lui, il entendit des bruits de pas se rapprocher du lavoir, et il se retourna dans un sursaut, le visage tourné vers sa droite, par là où lui même était arrivé. Quelqu'un approchait? Il ne pu s'empêcher de s'inquiéter à la pensée que c'était sûrement une femme, les hommes ne s'approchant guère de cet endroit, en général. Il pouvait se tromper, toutefois, mais si c'était une femme...Pitié, qu'elle ne lui fasse pas la leçon pour s'être reposé ici!

« Hum...Il y a quelqu'un? » demanda-t-il finalement, sa voix sonnant clairement hésitante dans le calme du petit lavoir fleuri.

Il s'en voulu d'avoir parlé, songeant immédiatement après que s'il s'était tu, il aurait pu passer inaperçu. Enfin, ce qui était fait était fait, et il ne pouvait pas revenir en arrière. Restait à espérer que cette dite personne qui se trouvait non loin de lui ne soit pas la réincarnation du diable.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


Neko déchu, Jardinier

Masculin Nombre de messages  : 12

Localisation  : Dans les jardins!^^
Emploi/loisirs  : Ca dépend. Je travaille, enfin... Un papillon!^^~
Humeur  : Ca va, ça va!^^

Inscrit depuis le   : 27/06/2010
avatar
Neko déchu, Jardinier


Feuille de personnage
Age: 17 ans
Race: Neko
Arme / Pouvoir  : Couteaux

MessageSujet: Re: Quiet place.[Le Vent et Coleen. Parceque c'est fun.~]   Jeu 22 Juil - 16:13

Ah, pour sûr, Dietrich n'aimait pas s'ennuyer. Et de fait, cela ne lui arrivait pas si souvent que cela; il trouvait généralement un petit détail amusant auquel prêter toute son attention, pleine et entière. Que ce soit le matin ou le soir, qu'importait. Seulement voilà, ce jour-là, l'ennui était venu l'assaillir et ne semblait pas prêt à repartir, sans qu'il en ai véritablement compris la raison. Ce pouvait être l'arrivée de la saison froide qui provoquait cet effet, qu'en savait-il. Il avait, de ce qu'il se souvenait, toujours plus ou moins détesté l'hiver; avec lui ce lot de neige proprement atroce, blanc, blanc, et encore blanc. Elle tombait parfois en poudre sur le grand royaume d'Illea, recouvrant d'un manteau brillant à la lumière stellaire les toits des maisons et les branches des arbres, les feuilles des hauts conifères. Là où il vivait avant, elle était omniprésente. Tantôt fine tantôt épaisse, mais bel et bien là, printemps comme automne. A l'époque cela ne l'avait guère dérangé: il n'avait alors pas connu grand chose d'autre. Mais dorénavant, il la trouvait, sinon insupportable, au moins gênante. Et qui plus était, les fleurs ne poussaient pas en hiver; quel dommage, honnêtement. Car s'il y avait une chose qu'il aimait plus que toute les autres dans cet endroit, si l'on exceptait la langue qui y était parlée, c'était le soleil et la chaleur y régnant en maîtres. Cela lui donnait le sourire, ces paysages tellement différents de ce à quoi il était habitué! D'aucuns regrettaient leur ancienne patrie; sa sœur notamment, faisait partie de ces gens, pour le plus grand déplaisir de son cadet qui lui, au contraire, n'y serait retourné pour rien au monde. La vie lui semblait plus belle à Illea, sans qu'il puisse vraiment se l'expliquer. Il avait moins d'argent et devait supporter force de brimades. Mais malgré cela, c'était ici qu'il se sentait le mieux. Et c'était donc à reculons qu'il accueillait la fin de l'année, et qu'il quittait la chaleur de l'été. Un soupir passa entre ses lèvres tandis qu'il esquissait un pas de côté pour éviter de percuter une toute jeune demoiselle au long manteau à carreaux. Lui avait plutôt opté pour une sorte de cape fine, ne trouvant pas le temps assez glacé pour s'embarrasser de quelque veste épaisse. La capitale, Esidir. Quelle belle et grande ville! Ce qui se déroulait sous ses yeux, se dit-il encore une fois, n'était ni plus ni moins que la plus grande et majestueuse ville de tout l'Est! De hautes habitations se collant les unes aux autres, une foule se pressant dans les rues et ruelles, sans remarquer les autres autour d'eux. Tout près, le château, dans lequel il passait le plus clair de son temps. Les nobles, les serviteurs, les divers personnages importants arpentant les couloirs dans leurs beaux habits, menant une vie fastueuse et, de toute apparence, facile. L'un des nombreux buts du jeune homme aux cheveux blonds, dans la vie, était de connaître par cœur jusqu'au dernier recoin d'Esidir. Y séjournant depuis un long moment maintenant, il déplorait le fait de n'avoir pu encore profiter de tout ce qu'elle pouvait offrir. Son travail lui demandait du temps et ne lui laissait guère le loisir de sortit tous les jours et s'accorder une petite promenade. D'autant plus qu'il fallait être honnête avec soi-même: les Neko n'étaient pas des plus appréciés de ce côté-ci de la frontière. Certes il comprenait la réticence des Humains et Elfes à aller vers eux-autres, leurs ennemis théoriques. Mais ce n'était pas une raison pour leur en vouloir de la sorte, si? Lorsqu'il sortait il avait parfois peur de croiser, au détour d'une rue, une personne ayant des opinions un peu trop établies quant au sujet des races peuplant ce pays en guerre. Il avait bien essayé au début, de se cacher. Mais très vite il s'était rendu à l'évidence: il était trop différent d'eux pour se fondre dans la masse. Ses oreilles pouvaient être habilement cachées par un chapeau, de même que la queue de chat qui, à l'instar de cette journée par exemple, disparaissait dans les plis d'une longue cape. Mais même alors, il restait le problème de ses yeux, ne partageant que peu de points communs avec ceux de ses amis. De ce qu'il savait, il voyait mieux, entendait mieux, avait plus d'équilibre, bref, avait eu plus de chance que les Humains à la naissance. Mais tout de même. Il tourna la tête à droite, à gauche, marchant vite sans pour autant être pressé: une fin d'après-midi comme celle ci n'aurait su souffrir la moindre angoisse, de son avis. N'accordant que peu d'intérêt aux regards qui glissaient sur lui, il avançait, sans savoir où il allait bien entendu. Pourtant son pas n'était pas hésitant le moins du monde: quiconque l'aurait ainsi vu aurait pu jurer qu'il avait une destination précise en tête, car de fait il n'attendait pas à chaque carrefour pour s'engager sur l'un ou l'autre des embranchements. Pouvant se vanter de posséder un sens de l'orientation somme toute assez aiguisé, il ne craignait pas de se perdre outre mesure. Et au pire, l'endroit où il devait se rendre avant la tombée de la nuit, à savoir le château, n'était pas inconnu de tous. On lui indiquerait, au pire des cas, le chemin. Sauf si on le prenait pour un 'terroriste-oh-mon-Dieu-il-va-me-tuer-ou-tuer-le-Prince'. Là le plus judicieux était encore de tenter sa chance... Ailleurs, tout bêtement.

Il marchait donc, dans le but avoué de découvrir, simplement, des endroits de la capitale lui étant encore inconnus. Il scrutait le paysage, les maisons, leurs fenêtres -solidement closes, malgré que le froid ne soit pas si terrible; nous restions tout de même en hiver, quoi qu'on puisse en dire- et le sol, juste histoire de ne pas s'étaler, face contre terre. Sa chemise était blanche alors, se disait-il, les traces se verraient immanquablement dessus. Pas que ce détail importât réellement à ses yeux; mais s'il pouvait éviter d'avoir à se changer pour ne pas heurter la sensibilité ô combien disproportionnée de ces dames de la cour, alors autant le faire. Un sourire éclaira son visage alors qu'il choisissait de passer par la gauche: cet endroit là, il ne le connaissait pas. Il avança encore de quelques pas avant de marquer la première hésitation depuis qu'il était sorti du palais d'Ankou Della'Morte: un chemin descendait, tout droit, et l'autre obliquait vers la droite. L'un comme l'autre lui semblait être un choix tout à fait correct, difficile de se décider. Intimement persuadé qu'il regretterait par la suite s'il ne trouvait rien d'intéressant dans le chemin pour lequel il opterait, Dietrich s'arrêta l'espace de quelques secondes, une poignée seulement, avant de ne trouver la solution parfaite à son problème: il prendrait la même direction que la prochaine personne passant de l'autre côté de la rue, celui opposé auquel il se trouvait. Facile, se dit-il. Et ce fut donc rapidement qu'il prit la rue en contrebas, suivant une jeune personne qu'il ne voyait que de dos. Un garçon? Oui, un garçon sans doute. Et Humain à priori, au vu de l'écrasante majorité qu'ils représentaient ici, à l'instar des Esprits à l'Ouest probablement. Et, ce n'était plus un secret pour quiconque le connaissait, il suffisait d'un rien pour amuser le jeune homme. Un détail, n'importe quoi, quelque chose d'insignifiant même. Cela pouvait passer de la feuille d'un arbre, à une pierre grise en passant par une coccinelle. Et une personne traversant la rue donc, constituait un sujet tout aussi constructif et intéressant. Jusqu'à ce que cette personne s'arrête à un endroit somme toute assez étrange, du point de vue de Dietrich. Près de la rivière, un cours d'eau peu profond et clair, chantonnant et brillant comme de l'argent. Après un certain effort de mémoire, il finit par se rappeler la fonction et le nom de cette place. Laboir? Lavoir. Cela sonnait tout de même mieux, 'lavoir'. Par préférence donc, il choisit la seconde option plutôt que la première. Resta légèrement en retrait, cherchant à comprendre ce qu'un garçon, sans linge à laver, venait faire ici. Endroit de prédilection de ces dames et damoiselles pour se raconter... Tout et n'importe quoi du moment que cela se racontait, inventant, déformant ou restituant la vérité sous la plus pure de ses formes. Ah. Pas un endroit pour un garçon, cela non... Et pourtant, il était certain de ne pas s'être trompé plus tôt. Il avança quelque peu, et remarqua que le jeune homme lui tournait toujours le dos; discret, il n'avait pas fait trop de bruit. Assez pourtant pour que la personne assise sur le sol se retourne, et demande d'une voix où perçait une pointe d'inquiétude s'il y avait quelqu'un. Il arriva alors d'un seul coup près de lui, se penchant, puisque l'autre était assis, et lui debout.

« Non, c'est le vent, dit-il avec un sourire amusé sur les lèvres. Tu as eu peur? »

Pas qu'il aie réellement eu une brusque crise d'identité et se soit pris pour une brise légère -quoiqu'il ne doutât pas un seul instant que cela aurait quelque chose... D'intéressant, disons-, mais juste qu'il voulait taquiner un peu son ionterlocuteur. C'était un illustre inconnu? Tant pis, tant pis. Ce n'était pas ça qui allait l'empêcher de parler. Il profita d'ailleurs de ce qu'il le voyait finalement de face pour l'étudier un peu plus en détail. Habillé assez chaudement, plus jeune que lui, de toute évidence. Peut-être quoi, quinze ans? Dietrich n'était sur ce dernier point pas certain de son diagnostic: après tout, il n'avait jamais été très doué pour estimer les âges, et préférait qu'on les lui dise clairement, évitant toute méprise. C'était tout de même mille fois plus simple. Un chapeau trônait sur sa tête, recouvrant ses cheveux. Décidément, se dit le Neko, les gens d'ici étaient tout de même bien frileux pour se couvrir de la sorte alors même que le vent était d'une tiédeur somme toute agréable, et que l'automne se battait corps et âme pour ne pas céder sa place à un hiver fort malvenu. Auxquels visiblement, certains ne survivraient pas, s'ils étaient d'ores et déjà transis de froid en ce jour, ironisa-t-il. Et des yeux verts, comme lui. Plus foncé sans doute; ceux du blond étaient plus clairs et, de son point de vue, d'une moins jolie couleur. Celle de son interlocuteur lui faisait penser à ces parures que portaient les grandes dames pour sortir, leurs colliers lourds mais dont la teinte était fort belle. Hingrid peut-être, en portait encore. Elle avait toujours trouvé le vert élégant. Il se redressa, sans perdre son sourire. Un visage était plus avenant s'il exprimait la joie, non? D'autant qu'il ne souhaitait pas réellement lui faire peur. Ce n'était pas la visée qu'il avait en tête, alors autant éviter autant que possible. Déjà, son appartenance à une race honnie à l'Est d'Illea le condamnait le plus souvent quelque peu dans l'estime des gens, ce n'était sûrement pas pour s'embarrasser d'une expression fermée et austère, méchante et violente. De un, ce n'était pas dans son caractère et de deux, ce n'était pas amusant du tout lorsque les gens vous regardaient pire que s'ils avaient vus un monstre, un fantôme ou quelque atrocité du même acabit. Ce que vous étiez à leur sens, dans ces cas là. Si le garçon lui disait clairement de partir... Hm, non, il ne partirait à priori tout de même pas. Il accordait bien qu'ils ne se connaissaient pas, mais il ne pensait pas non plus qu'aucun d'eux ait à dire à l'autre de faire demi-tour. En tout cas, il ne semblait pas être un horrible tueur venu laver le sang sur ses mains... Un tueur. En y repensant, il aurait pu en être un, pour ce qu'il en savait. On lui avait dit de se méfier des inconnus, quand il était petit. Enfin, quand l'inconnu était plus jeune et de toute évidence plus petit, et que l'on avait en permanence, qu'on le veuille ou non, de quoi se défendre sur soi, que l'on savait se défendre plutôt bien et que c'était plutôt nous qui étions traité de pestiféré en règle générale, tout de suite, les inconnus, ils avaient tous l'air bien plus gentils et aimables. Hm. Forcément. D'ailleurs, d'un certain côté, cela lui aurait donné une piste pour savoir ce qu'il faisait ici, tiens, qu'il soit un assassin avec du sang sur les mains. Quoique. Il aurait vraiment fallu être stupide, car l'eau aurait pris une abominable teinte rouge et que n'importe qui aurait pu le remarquer et, à ce moment, il aurait mieux fait de ne rien faire du tout... D'autant que ce n'était pas la peine de partir en vaine spéculations, puisque ce n'était pas un dangereux meurtrier. Cela tenait plus du domaine de l'imaginaire total que du réel... Et heureusement, pensa-t-il. Les problèmes que cela lui aurait attiré, sans cela! En plus, ils avaient la même couleur d'yeux. Sensiblement. Pas complètement, mais vaguement. S'il ne se lançait pas dans la précision et se contentait de dire 'vert'. La pensée que cela pourrait être gênant pour la personne en face de lui qu'il le fixe de la sorte ne lui traversa pas même l'esprit, ou de manière si rapide et fugace que ce n'en fut pas notable au final.

Quoi qu'il fasse, il finissait les trois quarts du temps dans la lune, à penser à tout sauf ce à quoi il aurait dû. Ce n'était pas de sa faute, si son imagination ne supportait pas d'être bridée de quelque manière que ce soit... Il se balança légèrement de droite à gauche, attendant une réponse. Advienne que pourra, n'était-il pas?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


Lanceur de pavés et Nekophile avéré

Féminin Nombre de messages  : 22

Localisation  : Et c'est à quel sujet?u__u
Emploi/loisirs  : Je mets des coups de poings à une peluche. Sans raison, vraiment, ah ah...
Humeur  : Je suis de bonne humeur, TRES bonne humeur. Hmm?^^*

Inscrit depuis le   : 30/06/2010
avatar
Lanceur de pavés et Nekophile avéré


Feuille de personnage
Age: 14 ans.
Race: Humain.
Arme / Pouvoir  : Ses petits poings (eh oui).

MessageSujet: Re: Quiet place.[Le Vent et Coleen. Parceque c'est fun.~]   Ven 20 Aoû - 6:27

N'importe qui connaissant Armand savait bien que le jeune homme n'était en aucun cas raciste et acceptait fort bien de partager la rue avec des Elfes, Neko déchus ou Esprits déchus. Ce n'était pas dans sa nature de critiquer quelqu'un pour la race à laquelle il appartenait, s'il détestait quelqu'un, c'était pour ce qu'il était, et non pour ce qu'il représentait. Mais aussi tolérant et aimable qu'Armand puisse être, il n'était pas immunisé contre les aprioris et toutes les rumeurs qui circulaient de bouche en bouche à travers la belle et grande Esidir. Il voulait bien être gentil, mais s'il reculait de quelques pas en voyant un Neko ou s'il fixait trop longtemps les grandes oreilles d'un Elfe, il fallait lui pardonner, et ne pas trop lui en tenir rigueur. Armand n'était pas quelqu'un qui aimait s'attirer des ennuis, en général, et s'il s'en attirait, ce n'était pas volontaire. En général. Il était certain que si on l'énervait et le titillait jusqu'à ce qu'il réagisse, on allait obtenir une réaction de sa part, et une réaction plutôt violente, mais c'était dans ce cas cherché. Frapper les autres sans raison ou vandaliser quelques murs n'étaient pas des activités auxquelles le rouquin s'adonnait sans raison, ce dernier ayant, en temps normal, un sens assez développé du respect et de la politesse. Son père, fils cadet d'une riche famille de villageois, avait reçu une éducation assez poussée et complète, basée sur l'idéologie propre aux Nobles et aux Bourgeois de ce bas monde. Comment bien parler, comment se tenir, comment agir face à des invités...Toutes ces choses qu'on avait apprises à son père, on les avait apprises également à Armand. Et si avoir apprit cela, il ne pouvait décemment pas le nier, était un énorme avantage pour sa vie future, ça n'en restait pas moins pénible certaines fois. Quand il fallait sourire et faire semblant de bien s'entendre avec ces cousins dont il avait envie d'éclater la tête contre le mur, c'était plus que pénible. C'était même, il n'avait pas peur des mots, sérieusement à la limite du supportable. Aviez-vous déjà essayé de faire semblant de bien vous entendre une journée entière avec quatre personnes que vous détestiez et qui vous le rendaient bien? Armand, oui. Plusieurs fois, même. Lui qui n'avait pas l'habitude de mentir ou d'être hypocrite, c'était un véritable tour de force de sa part que de ne pas craquer au bout de deux heures passées en leur compagnie. Enfin...Mettant ça de côté, ce à quoi il avait pensé quelques secondes auparavant était tout à fait vrai. Il ne détestait pas les Neko, il ne détestait pas le Elfes, il ne détestait pas les Esprits. Armand avait toujours assez bien accepté la différence, et n'aurait jamais rejeté quelqu'un pour sa race ou à cause d'une tare physique prêtant au rire. Son père et sa mère l'avaient très bien éduqués de ce côté là, pas de problèmes. Mais s'il y avait bien une chose qu'Armand savait, c'était que tout le monde était loin de penser et agir comme lui. Bien que leur Religion interdisait à l'homme de rejeter les autres sous prétexte qu'ils sont différents, chacun se complaisait à le faire et trouver son lot d'excuses, parfois particulièrement ridicules, pour justifier ce manquement aux Saintes lois. Le garçon aux cheveux bouclés ne pouvait s'empêcher de regarder ces personnes avec mépris, se retenant chaque fois de leur lancer un commentaire bien senti qui les aurait laissé cois. Qu'auraient-ils dit, s'ils avaient eu le visage de cet enfant dont-il se moquait chaque jour que Dieu faisait? Qu'auraient-ils fait, s'ils avaient été ces Neko venus trouver un peu de paix du côté Est et que tout le monde rejetait à cause d'une généralité? Tout le monde avait droit au bonheur, c'était une notion qu'on lui avait inculqué dès l'enfance, et qu'il jugeait tout à fait véridique et pleine de sens. Personne n'avait le droit d'être condamné pour une race ou une apparence qu'il n'avait pas pu choisir, c'était profondément injuste. Mais là encore...Aller faire rentrer ça dans la tête de tous les intolérants et 'moutons' de ce pays était tout bonnement impossible. Armand aurait bien aimé, pourtant. Ça aurait permit à ce monde d'aller mieux qu'il n'allait maintenant. Oh, il ne critiquait pas la façon de gouverner des Della'Morte, chaque règne avait ses défauts et ses qualités, il imaginait. Mais cette décision de couper le pays en deux n'avait fait qu'exacerber les rancunes et les haines raciales, des haines qui étaient si intenses qu'elles ne pourraient jamais être effacées. Ils n'avaient pas seulement coupés un pays en deux, ils avaient coupés en deux une entente vieille de plusieurs siècles. Ils avaient réduit à néant l'espoir d'une coexistence pacifique entre toutes les races. Ce qui était fait était fait, et on ne pouvait revenir dessus, mais c'était dommage. Vraiment dommage. C'était parti d'une bonne attention, mais de l'avis du villageois aux cheveux, il aurait mieux valu y réfléchir un peu plus. Rien qu'un tout petit peu.

C'était en tout cas ce qui était passé par la tête d'Armand lorsqu'un jeune homme vêtu d'une cape et d'une chemise blanche était soudainement apparu devant lui, répondant à sa précédente interrogation d'un ton amusé, avec une phrase en conséquence. Armand ouvrit grand ses yeux devant cette apparition pour la moins inattendue, sursautant et reculant légèrement par réflexe, toutefois toujours assis sur le sol de bois du lavoir, qui tangua quelque peu suite au mouvement de l'humain aux cheveux roux. Owh, il lui avait fait bien peur, celui-là! S'il n'avait pas eu peur en l'entendant arriver, maintenant qu'il était devant lui, il pouvait se vanter de l'avoir effrayé, en effet. Armand poussa un petit soupir soulagé, reposant son regard sur l'illustre inconnu qui venait de l'aborder, pour voir qu'il le fixait comme s'il avait été une sorte d'animal étrange. Bien, peut-être était-ce plus ou moins le cas. Enfin, que faisait ce Neko ici? Était-il à la recherche d'un quelconque loisir, se promenait-il comme lui au hasard des rues de la grande Esidir? A moins de lui demander directement, Armand ne pensait pas obtenir de réponse satisfaisante à sa question. Il ne pouvait formuler que des hypothèses de cette manière, et en aucun cas parvenir à la vraie réponse. Car une possibilité, si elle n'était pas validée, n'en restait pas moins seulement une possibilité, et ce même si l'on était sûr de détenir la vérité. Selon le père d'Armand, il n'y avait rien de plus dangereux que quelqu'un qui croyait détenir la seule et unique vérité, et qui jamais n'écoutait les autres. Sauf peut-être les Neko. Et les assassins. Et les violeurs. Et les pervers. Et les arnaqueurs. Et les...Il n'allait pas continuer, la liste serait bien trop longue, cela lui aurait prit des heures pour citer tout ce que son père jugeait dangereux en ce monde. Maintenant qu'il y pensait, ce dernier aurait certainement fait une attaque en apprenant qu'il s'était retrouvé face à un Neko! Mais hors de question de lui dire, il n'avait pas franchement envie qu'il l'enferme dans sa chambre avec interdiction d'y sortir pour les deux semaines à venir, comme la dernière fois. Ou qu'il de dépasser une certaine limite dans la rue, comme l'avant dernière fois. Ah, rien que d'y repenser l'irritait fortement. Il n'avait plus cinq ans, il n'était plus un enfant dont la notion du danger était erronée, il était capable de se débrouiller seul et déterminer ce qui était dangereux et ce qui ne l'était pas. Parfois, Armand avait l'impression que son père le confondait avec Axel, ou qu'en tout cas, il les élevaient de la même manière. Mais entre un petit garçon d'un an et demi et un jeune garçon de quatorze ans...Il y avait une grosse différence. Différence qu'il ne faisait malheureusement pas.

Remarquant que le jeune homme aux cheveux blonds en face de lui le fixait toujours avec insistance, les lèvres du rouquin se crispèrent en une moue agacée, alors que ses joues prirent d'indésirables couleurs, qu'il tenta tant bien que mal de chasser au plus vite de son visage. Ah, ne pouvait-il pas arrêter de le regarder de la sorte? C'était gênant, vraiment gênant. Essuyant nerveusement une poussière imaginaire de son manteau à l'aide de sa main droite pour se donner une contenance, il replaça ensuite une boucle rousse venue se placer devant ses yeux à sa place initiale, reportant ensuite enfin son attention sur son interlocuteur, auquel il adressa ces quelques mots, d'une voix qu'il espérait calme et sans laquelle on ne percevait aucune once de nervosité:


« Non, j'ai été surpris, c'est tout. Et puis, ça aurait tout aussi bien pu être le vent qui me jouait un tour. »

Il marqua une courte pause, penchant sensiblement sa tête sur le côté. Le tutoiement était venu seul. Il n'avait même pas réfléchit à ça avant d'élever ma voix. Puis il reprit, d'un ton cette fois-ci interrogatif :

« Mais je doute fort que tu sois le vent. Tu as un nom, ou bien préfères-tu que je t'appelle...Le vent? »

Avec un petit soupir, il se redressa, faisant de son mieux pour garder son équilibre sur cette branlante planche de bois que les femmes appelaient communément 'lavoir'. Un Neko...Bha, comme il l'avait déjà mentionné, ça ne le dérangeait pas du tout. Il aurait pu être une énorme grenouille rose que ça ne l'aurait pas plus perturbé. Ou peut-être un peu plus, si, tout compte fait. D'ailleurs, Maintenant qu'il était debout, et face à ce 'Monsieur Vent', il pu voir qu'il était plus grand que lui. Et pas de deux ou trois centimètres, non. Étrange...Les Neko n'étaient-ils pas des êtres de petite taille, d'ordinaire? Celui-ci devait au moins faire plus d'un mètre soixante douze. Un mètre soixante treize, Soixante quatorze? En tout cas, s'il hésitait encore sur sa taille, s'il y avait une chose sur laquelle il n'hésitait pas un seul instant, c'était le fait qu'il était plus vieux que lui. Certaines personnes faisaient plus vieilles qu'elles ne l'étaient en vérité, d'autres plus jeunes, mais en règle général, Armand parvenait à deviner assez justement l'âge des autres. Dix-sept ou dix-huit ans, selon lui. Jugeant que continuer de spéculer de la sorte était cependant tout à fait inutile, il sorti de ses diverses pensées pour reporter sa complète attention sur le blond à la cape. Tch...Pourquoi avait-il fallu que ce soit un garçon? Il avait du mal à discuter avec les garçons. S'il avait été un fille, il n'aurait eu à s'inquiéter de rien, mais là...Faisant de son mieux pour garder ce demi-sourire accroché à ses lèvres, cachant ses mains tremblantes dans son dos, il contint avec difficulté un deuxième soupir. Oui, il voulait que ce soit un garçon, puis finalement non...Armand n'avait jamais prétendu être quelqu'un qui savait ce qu'il voulait.

[Eurk, je hais mon poste.XD]
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


Neko déchu, Jardinier

Masculin Nombre de messages  : 12

Localisation  : Dans les jardins!^^
Emploi/loisirs  : Ca dépend. Je travaille, enfin... Un papillon!^^~
Humeur  : Ca va, ça va!^^

Inscrit depuis le   : 27/06/2010
avatar
Neko déchu, Jardinier


Feuille de personnage
Age: 17 ans
Race: Neko
Arme / Pouvoir  : Couteaux

MessageSujet: Re: Quiet place.[Le Vent et Coleen. Parceque c'est fun.~]   Dim 29 Aoû - 15:57

C'était vraiment, vraiment difficile de tenir une longue et sérieuse discussion avec Dietrich très longtemps. Tous les gens qu'il connaissait le savaient pertinemment, et la plupart avaient même laissé tombé jusqu'à cette simple idée. Ce n'était pas que ce que son interlocuteur disait ne l'intéressait guère, bien au contraire. Sauf exception, bien entendu. Enfin, en règle générale donc, cela ne l'ennuyait pas. Et pourtant, si vous commenciez à parler, vous pouviez être quasiment sûr de le retrouver, cinq minutes plus trad, les yeux rivés sur un papillon aux ailes multicolore, ne vous écoutant plus que d'une oreille, voir ne vous écoutant plus du tout. Il avait déjà essayé de corriger ce 'léger' défaut d'attention, mais c'était peine perdue. Son esprit semblait rétif à toute tentative de concentration quelle qu'elle soit; à la vérité, c'était juste que tout méritait son attention! Alors, comment diable la fixer sur une seule de ces choses à la fois? Ce n'était pas possible. Il fallait donc la répartir et, comme il ne savait pas du tout comment faire, elle le faisait de son propre chef, et allait vagabonder un peu n'importe où. Les fleurs du parc du château étaient vraiment très belles, pour sûr, et il n'en avait pas vue de semblables avant. Jamais. Mais les nuages qui paressaient dans le ciel aussi, l'étaient. Tout comme un arbre ou une chenille. Honnêtement, il ne pouvait véritablement rien y faire. Ce n'était pas de sa faute à lui. D'autant que cela avait le don d'agacer les gens, et il comprenait aisément pourquoi. Quand on le connaissait un minimum, on ne s'en étonnait plus et l'on se contentait de le rappeler à l'ordre chaque fois que son esprit semblait dévier loin, très loin de la conversation pour aller vers des horizons inconnus. Il s'excusait et le dialogue reprenait de plus belle, jusqu'à la fois suivante. Lorsqu'il parlait cela allait de soit, c'était une autre histoire; et Dieu savait ce qu'il pouvait parler. Un vrai moulin, ne semblant jamais à court de sujets et de réflexions, difficile sinon impossible arrêter une fois lancé. Ce n'était pas de l'égotisme, juste... Une fâcheuse tendance à ne pas être le meilleur auditeur sur cette terre, voilà tout. Et puis, tant qu'il faisait de son mieux, il ne se sentait pas coupable. Ce n'était pas comme s'il s'en fichait, non? Alors il n'était pas une mauvaise personne. A moins que, justement, cet exact genre de raisonnement le classe dans la catégorie très ouverte des gens imbuvables et, justement, mauvais. Enfin, s'il fallait automatiquement partir dans quelque chose qui tenait plus de l'auto-dénigrement que de l'humilité pour être considéré comme étant une bonne personne eh bien, il préférait encore ne pas en être une. Très peu pour lui. Et puis, il n'était pas si méchant que cela; juste distrait. Un peu étourdi... Bon, d'accord, beaucoup. Mais il se dédiait de toute responsabilité à ce sujet! C'était son esprit, pas lui. Comme ces gens qui veulent retenir leur cours mais qui n'y arrivaient pas. Lui, c'était la même chose, on ne pouvait pas lui en vouloir. Sauf si on se vexait très vite, auquel cas mieux valait pour l'un comme pour l'autre qu'ils ne s'adressent pas trop la parole. Le Neko continuait de fixer l'Humain aux yeux verts. Il faudrait qu'il fasse attention à bien écouter ce qu'il disait. Il fallait tout le temps qu'il essaie parce que sinon, le résultat était catastrophique. Ce qu'il s'évertuait à expliquer à certains, et que les gens ne semblaient pas aptes à comprendre tant qu'ils ne l'avaient pas vu de leurs propres yeux, c'était que s'il ne faisait aucun effort pour retenir son attention sur les paroles d'autrui, c'était bien pire que d'ordinaire. Aha. On ne voulait pas le croire mais si. S'il ne faisait vraiment aucun, mais aucun effort, en une minute et demie maximum, il avait décroché et irrémédiablement perdu le fil. Une simple parole suffisait bien souvent à le faire dériver de manière étonnante. 'Bonjour', par exemple. Après qu'on lui ai dit cela, il se dirait que c'était en effet la première fois qu'ils se croisaient cette belle journée. Ou mauvaise d'ailleurs mais, bref. Donc, que c'était la première fois. Alors il se demanderait quel jours ils étaient et, toujours par exemple, ils seraient un lundi. Il se dirait donc qu'ils étaient lundi et que le lundi, c'était le premier jour de la semaine. Et, d'ailleurs, en parlant de premier, il fallait qu'il... Oh, un papillon! Non, sérieusement, se concentrer sur la même chose plus de deux petites minutes était au delà de ses capacités. Les mots qu'il prononçait le plus souvent devaient sans aucun doute être 'pardon?' 'Hein?' 'Excusez moi?' ou autres 'tu as dit quoi? ' et 'Vous pouvez répéter?' ou encore 's'il vous plait?'. Le tout agrémenté d'un grand sourire qui pouvait, au final, taper sur les nerfs. Ce n'était pas l'idéal pour se faire des amis, ça, c'était certain. Enfin, tant qu'à faire, s'il n'y pouvait rien, autant apprendre à faire avec. On finissait par s'y accommoder, ou on arrêtait tout bêtement de lui parler. A moins que lui, aie décidé qu'il était votre ami et qu'il se devait de vous adresser la parole au moins six fois par jour. Là, vous étiez en droit de vous énerver.

Il lâcha enfin le jeune garçon des yeux, sans cesser de sourire. Il n'avait vraiment pas l'air bien méchant, lui. Il pouvait toujours être une peste désagréable mais, à force de croiser les gens du château, il les reconnaissait, dans la mesure du possible, et se sentait de toute façon plus ou moins immunisé. Poser des questions indiscrète et tirer sur la queue, ce devait effectivement être hilarant. Quand ce n'était pas à vous qu'on s'adressait. Le garçon qui lui faisait face n'avait pas l'air d'être comme cela, cependant. Tant mieux, songea-t-il. C'était plus agréable de faire de bonnes rencontres que de mauvaises... Et jusqu'ici il n'avait rien contre lui. Le contraire ceci dit en passant, aurait été relativement étonnant. Cela se jouerait sans doute dans les prochaines secondes, quand il parlerait. Il verrait bien. Pas de quoi s'inquiéter de toute façon; au mieux, il restait. Au pire, il partait. Quoi de plus simple au monde, franchement?

« Non, j'ai été surpris, c'est tout. Et puis, ça aurait tout aussi bien pu être le vent qui me jouait un tour. »

Le sourire du blond s'agrandit. Surpris? Oui, bien sûr... Surpris, c'était surtout un autre joli mot pour dire qu'on avait eu peur mais qu'on ne voulait pas l'avouer. Sauf que, comme l'autre avait remarqué qu'on avait été effrayé, pas moyen de nier l'évidence. Alors, bizarrement, on disait qu'on avait été 'surpris'. Dietrich ne savait pas si c'était juste une nuance de la langue qu'il n'avait pas comprise mais, à son sens, c'était du pareil au même. Bon, le vent aurait pu faire du bruit, c'était vrai. Et quand on faisait des bêtises, ou qu'on se trouvait à un endroit où nous n'avions de toute évidence strictement rien à faire, on était tendu et aux aguets. Le moindre son paraissait suspect. On s'affolait d'un rien et on en perdait tout sang froid et toute distinction. Pour les mêmes raisons qu'après avoir lu un livre parlant de monstres et de fantômes, on allait avoir tendance à regarder sous son lit et fouiller ses placards avait de dormir, pour ainsi dire. Il n'y avait pas plus de raisons qu'il y en ai un avant, sous le simple prétexte que maintenant, vous aviez lu quelque chose là dessus. Si les hypothétiques fantômes de vous avaient pas tués avant, ils ne le feraient pas là, à moins d'être un ectoplasme très vicieux... Enfin, comme ça n'existait pas vraiment, il n'y avait pas besoin de tout cela. Mais en fait, d'ailleurs, il...

Dietrich interrompit sec sa réflexion. Non, non et non. Il avait dit qu'il devait prêter attention aux paroles de son interlocuteur et ne pas 'trop' dériver. Or, l'existence ou non des fantômes et autres créatures étranges, ce n'était pas vraiment le sujet. Quel était-il déjà? Ah, oui, le vent. Le vent, bien sûr. Hum, c'était sympa le vent, c'était... Oui, sympa. Et, à part ça... Pourquoi parlait-il de vent, déjà? Après un certain effort de mémoire, il se souvint. L'autre garçon avait été 'surpris' par ce qui aurait pu être le vent, mais qui en fait s'était avéré être lui. Tout fier de son petit exploit, il haussa vaguement les épaules. Ça aurait pu. Mais en l'occurrence, ce n'était pas le cas, alors... Et enfin, il ne lui avait pas fait de commentaire désobligeant sur sa race. Ce qui était une chose suffisamment rare pour être appréciée, il l'avouait volontiers. Des regards dérobés, des phrases parfois piquantes sans même que la personne les ayant prononcées ai cherché à faire preuve de la moindre animosité, de la méfiance aussi. Il avait parfois l'impression qu'entre s'engager dans une ruelle peu fréquentée avec un homme d'un mètre quatre-vingt-cinq, grand manteau noir, entouré d'une atmosphère pour le moins étrange et un couteau à la main mais humain, ou s'y engager en même temps que lui, ils auraient choisi la première. Ou au moins hésité. Ce qui en soit, était assez aberrant, tout de même. Il n'allait pas les manger, non plus... Ce n'était pas encore tout à fait un monstre. Ah. Ils allaient presque le convaincre du contraire, à toujours le regarder comme ça. Bon, toujours était-il en tout cas que le jeune garçon qui venait de parler ne lui avait pas semblé hostile et que, rien que pour ça, il l'adorait déjà. En espérant que cela puisse être réciproque; ce serait mieux, forcément, qu'il l'apprécie aussi.

« Mais je doute fort que tu sois le vent. Tu as un nom, ou bien préfères-tu que je t'appelle...Le vent? »

Dietrich croisa les bras, considérant sérieusement la proposition. D'accord, il n'était pas le vent. Certes, certes. Mais personne ne l'avait encore appelé 'le vent' dans sa vie. Et cela aurait... Son charme, il pensait? Non? Il n'était jamais contre de nouvelles expériences, en soit. Ça avait quelque chose d'instructif. Et puis, aussi, dans son éternel besoin d'embêter les autres, de les taquiner et de les prendre au dépourvu autant qu'il le pouvait, il était tenté. L'autre s'attendait à ce qu'il donne son nom. Fort bien, si ce n'était que ça...

« Je préfère que tu m'appelles le vent, alors. Maintenant, ou je t'appelle 'Her, toi' ou tu me dis ton nom. Au cas où tu aies peur que je revienne t'assassiner chez toi en pleine nuit. »

Il avait dit cela en souriant et sur le ton de la plaisanterie. Probable qu'il donne son nom plus tard dans la discussion s'il restait. Et puis, il était curieux de voir s'il l'appellerait réellement 'le vent'. Il jeta encore un coup d'œil alentour. Bon, il n'y avait personne. Mais le lavoir était plutôt fréquenté par des femmes. De son côté, il n'était pas trop sûr de leur humeur si elles voyaient leur lieu consacré envahi par le sexe opposé... Enfin, il n'était certain de rien et au pire, ça aussi, ça aurait un petit quelque chose d'amusant. Aufond. S'il creusait...

« Plus sérieusement, qu'est-ce que tu fais ici? Ton linge? »

Une fois de plus, il plaisantait et parlait d'une manière extrêmement désinvolte. Décontracté, il ne voyait aucune, absolument aucune, raison de s'inquiéter. Il était plus qu'évident que son interlocuteur ne faisait pas son linge. De un, c'était le travail des femmes, pas des garçons. De deux, il n'avait pas de panier avec lui. Alors, il devait être venu ici pour... Pour il ne savait pas trop quoi. Le hic était qu'il risquait de lui retourner la question. Il ne pouvait pas vraiment dire qu'il l'avait suivi. Sans le contexte approprié, cela pouvait réellement faire un peu peur. Alors qu'en réalité, ce n'était vraiment rien de grave! Mais dit ainsi, même lui reconnaissait que cela faisait très 'assassin dérangé'. Ou stalker. Comme il n'était ni l'un ni l'autre, et qu'il se voyait mal partir dans de longues explications, il invoquerait le hasard, on ne pouvait plus simplement. Surtout que ce n'était qu'un demi mensonge; c'était dû au hasard qu'il ai été la première personne à passer. Il ne perdit pas son sourire pour autant. Il se demandait juste comme l'autre s'appelait, et ce qu'il faisait ici. S'il n'avait pas envie de lui répondre, libre à lui; il faisait ce qu'il voulait.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


Lanceur de pavés et Nekophile avéré

Féminin Nombre de messages  : 22

Localisation  : Et c'est à quel sujet?u__u
Emploi/loisirs  : Je mets des coups de poings à une peluche. Sans raison, vraiment, ah ah...
Humeur  : Je suis de bonne humeur, TRES bonne humeur. Hmm?^^*

Inscrit depuis le   : 30/06/2010
avatar
Lanceur de pavés et Nekophile avéré


Feuille de personnage
Age: 14 ans.
Race: Humain.
Arme / Pouvoir  : Ses petits poings (eh oui).

MessageSujet: Re: Quiet place.[Le Vent et Coleen. Parceque c'est fun.~]   Sam 2 Oct - 21:57

Armand n'étant pas une personne extravertie et qui allait sans problème vers les autres, devoir parler à quelqu'un tenait parfois du supplice à ses yeux, et il évitait le plus possible de devoir faire la conversation à des inconnus, sachant pertinemment qu'il n'y arrivait jamais sans bégayer ni rougir. Et ce genre de situation, dans laquelle il était coincé en présence d'inconnus, lors d'un dîner ou d'une quelconque réception organisée par son père ou son oncle, il ne la connaissait que trop bien, et la détestait plus que tout. Son père savait aussi bien que lui qu'il n'était pas à l'aise lorsqu'il y avait trop de personnes qu'il ne connaissait pas autour de lui, et pourtant, il ne faisait rien pour le rassurer ou lui éviter ce genre d'évènements. Armand ne pouvait s'empêcher de lui en vouloir pour ça, même s'il savait dans le même temps que son père ne pouvait pas se permettre de mal se faire voir de sa famille. Avoir fait un enfant à une pauvre villageoise de quinze ans avait déjà été assez éprouvant, alors s'il manquait une nouvelle fois à ses devoirs en tant que deuxième fils d'une riche famille de villageois visant la Bourgeoisie, il serait à coup sûr définitivement renié par son père et son frère aîné. Le frère de son père, son oncle...Armand le détestait. Cet homme qui regardait toujours les autres de haut, qui parlait à son père sur ce ton méprisant, un petit rictus tordant alors d'une façon fort disgracieuse ses lèvres, et qui le regardait lui comme s'il n'avait rien été de plus qu'un cafard sous sa chaussure...Définitivement méprisable et détestable. Il se pensait être en droit de juger n'importe qui et imposer son avis comme général car il était celui qui avait reprit les affaires de la famille quelques années plus tôt. Son père lui avait souvent raconté comment étant enfants, son frère et lui étaient inséparables et s'entendaient tellement bien que lorsque l'un était puni, l'autre se dénonçait afin de ne pas laisser le coupable se faire punir seul. Le jeune homme aux cheveux roux avait toujours trouvé cette réaction charmante, mais avouait avoir du mal à l'associer au visage dur et autoritaire de cet homme qui était son oncle. S'éloigner de quelqu'un, briser des liens qui dataient de l'enfance, briser une fraternité aussi forte uniquement pour pouvoir conserver une bonne image au sein de la société, Armand trouvait que ça n'en valait pas le coup. Maintenant, son père souffrait de cet éloignement, et du fait de savoir qu'il ne pouvait rien faire pour combler ce ravin qui les séparaient à présent. Le rouquin y repensait, aux tristes yeux verts de son père, quand il prenait Axel sur ses genoux. Si être un 'homme convenable' signifiait abandonner sa famille et ses amis à la moindre erreur, alors il préférait rester comme il l'était, timide, susceptible, à parcourir les rues de la capitale du Royaume Est en compagnie d'amis qui n'avaient pas les mêmes contraintes que lui. Quand il regardait Grigory et la famille de ce dernier, il l'enviait énormément. Des parents gentils, qui ne se prenaient pas la tête avec ces trop nombreuses règles de politesse qu'on avait chez son oncle, des sœurs simples et qui prenaient soin de lui, malgré le fait qu'elles aient à présent pour trois d'entre elles une famille...Lui aussi, aurait voulu avoir tout ça. Un gâteau était toujours meilleur une fois décoré, mais il fallait tout de même veiller à ne pas l'encombrer de trop de décorations, sans quoi ces dernières devenaient inutiles et faisaient perdre son goût au gâteau. Chez Raya aussi, il se sentait mieux: Son père était mort lors de la Guerre Civile, et elle vivait seule avec sa mère, mais sa mère était tellement gentille et débordante d'énergie qu'on oubliait vite tous ces petits détails dérangeants. Certainement que pour son oncle et ses cousins, ses amis n'auraient été que de vulgaires manants sans valeur. Ils avaient des principes de Nobles, même s'ils n'étaient pas même Bourgeois. C'était vraiment pitoyable. Quel mal y avait-il à ne pas posséder de beaux services d'or et d'argent? Raya, Grigory et leurs familles étaient bien plus honnêtes et intéressants que tout ce que la fortunée famille de son oncle pourrait jamais faire. Il avait fait du mal à son père, et maintenant, ce dernier souffrait chaque jour de tout ce qui lui était arrivé. Alors peut-être qu'Armand comprenait pourquoi son père le forçait à faire toutes ces choses qu'il détestait; Il avait perdu un frère, il ne voulait pas perdre un père et une mère, et pour ceci, il devait se montrer à la hauteur.

Et même si c'était pénible, il allait devoir l'y aider...Heureusement que son Grand-Père l'appréciait, sinon, il ne savait pas ce qu'il aurait fait. Déjà que lui et Visan se battaient dès qu'ils se voyaient...Ce n'était tout de même pas sa faute, si ce type était imbuvable, non?

Et voilà encore que sa chance légendaire venait de frapper. Cela faisait plus d'une semaine que rien de désagréable ne lui était arrivé, il fallait bien que ça recommence aujourd'hui, n'est-ce pas. Honnêtement, le rouquin s'en serait bien passé, mais maintenant que ce jeune homme était devant lui, il n'allait pas le chasser à coup de pierres, c'eut été impoli, et sûrement l'autre l'aurait-il pensé raciste, ce qu'il n'était en aucun cas. Si son interlocuteur avait été une interlocutrice, il ne se serait pas pensé si malchanceux, mais c'était un garçon. Si ce garçon avait été timide et craintif, alors il n'aurait pas eu de mal à converser avec lui. Mais le fait était qu'il n'avait pas du tout l'air timide, il avait plutôt l'air d'un être extraverti. Su-per...Il venait de tomber sur la réplique comportementale exacte de Raya, dans les grandes lignes. Mais au moins, son amie aux cheveux noirs avait l'avantage d'être une fille. Ah...Il sentait qu'il allait avoir beaucoup de mal, mais, se dit-il pour se rassurer, ce n'était pas une femme aigrie venue pour le chasser de là qui se trouvait devant lui. Car rien n'aurait été plus désagréable que se faire chasser de là par une mégère du quartier! Armand en connaissait quelques unes, et il pouvait témoigner; Elles avaient un caractère hargneux et mieux valait ne pas les contrarier! Ça pouvait être très douloureux et traumatisant. Enfin, pour en revenir au blond Neko qui se tenait devant lui, les yeux d'Armand s'agrandirent sensiblement quand ce dernier lui dit préférer qu'il l'appelle 'le vent'. Quand il disait qu'il allait avoir du mal à parler avec ce garçon...Le Neko avait dit ça sur le ton de le plaisanterie, mais le villageois se fit une note mentale de l'appeler ainsi pour la suite. Il avait l'air de le vouloir, alors pourquoi ne pas lui donner ce qu'il voulait? Quant à son nom à lui...Ce n'était pas qu'il avait peur qu'il revienne l'assassiner en pleine nuit, mais simplement qu'il n'aimait pas ne pas être à égalité avec son interlocuteur. Lui ne savait pas son nom, alors le blond ne saurait pas le sien non plus.

Ou tout du moins, pour l'instant. Ils n'allaient pas rester éternellement à s'appeler 'le vent' et 'Her, toi'. Enfin, il le pensait.

« Plus sérieusement, qu'est-ce que tu fais ici? Ton linge? »

Armand pencha légèrement sa tête sur le côté, se mordant l'intérieur des joues. Bien évidemment, il était venu faire son linge ici. Il avait été de tellement bonne humeur ce matin qu'il avait prit le linge des bras de la domestique et était parti le laver, ce qui expliquait sa présence en ces lieux. Cette pensée faillit le faire éclater, mais fort heureusement, il se retint, laissant juste planer sur ses lèvres un petit sourire. Quand il était stressé, Armand avait tendance à se mettre à rire, crier ou pleurer dix fois plus vite que de coutume, ce qui n'était pas pour l'arranger. Il n'avait aucune envie que le Neko aux yeux verts ne le prenne pour un fou ou un excentrique s'il se mettait à rire à la moindre remarque. Ou pleurer. Hmm...Le regard d'un inconnu sur nous comptait-il vraiment, au fond? Armand ne savait pas trop. En général, le jeune homme n'aimait pas qu'on le critique ou le déteste, et ce même si c'était un inconnu, mais fallait-il pour autant se plier en quatre pour plaire à l'autre alors qu'on ne le connaissait pas? Ça paraissait absurde, quand on y repensait. Enfin. A défaut de faire tout ce qu'il pourrait pour que le Neko l'apprécie, il allait essayer de rester naturel et détendu. Ça ne valait pas la peine d'apprécier quelqu'un qui faisait semblant. On aimait ou on n'aimait pas, il n'y avait pas de demi-mesure. Ainsi, le jeune homme aux oreilles de chat l'aimerait bien ou ne l'aimerait pas. C'était aussi simple que ça, au final.

« Mon linge? Répéta Armand, croisa à son tour ses bras sur son torse, un petit sourire étirant toujours ses lèvres, Oh non, la domestique le prendrait mal, elle aime trop son travail. »

Il jeta rapidement un regard autour de lui, mais il ne vit personne d'autre qu'eux aux alentours. C'était mieux ainsi, songea-t-il, plus détendu que quelques minutes auparavant. Il était intimidé par la présence du Neko, mais le fait qu'aucune femme ne semblait les avoir vus le rassurait. Il ne savait pas trop à quelle heure ces dernières venaient laver le linge, sa mère n'étant plus chez eux et n'ayant jamais vraiment fait attention aux allées venues de leur domestique, mais il espérait en tout cas que ce n'était pas bientôt, il n'avait en effet pas immensément envie de se cogner à une foule de Dames qui ne seraient assurément pas ravies de croiser des garçons sur 'leur territoire'. Armand ne pouvait les blâmer de trouver cela désagréable, mais ce n'était pas pour autant qu'il avait envie de se faire réprimander. Se faire gronder était toujours un moment désagréable, et les punitions qui s'ensuivaient n'étaient jamais géniales, Armand le savait pour s'être plusieurs fois punis par ses parents ou certaines femmes du voisinage. Porte ces affaires chez untel, porte ça, reste debout, avec des livres sur la tête pendant une heure...Rien que pour ne plus avoir à subir ce genre de choses, le rouquin avait hâte d'être adulte. Comme ça, ce serait au tour d'Axel d'être puni, et à lui, on ne lui dirait plus rien.

« Hmmm. Non, je me promène, tout simplement, et je suis arrivé ici par hasard. Tu peux m'appeler 'Her, toi', je trouve que ça me va très bien. poursuivit au bout de quelques instants de silence Armand. Et toi, le vent? Que fais-tu ici? »

Le vent, oui. Il pourrait toujours lui dire son nom plus tard, quand il en aurait marre de se faire appeler à la manière d'un courant d'air, et lui lui dirait à ce moment-là le sien. Toujours debout sur les planches de bois qui composaient le sol du lavoir, Armand déporta légèrement son regard d'émeraude vers la gauche, observant l'eau qui coulait sans prendre le temps de s'arrêter. Il se demanda, pensée aussi étrange que stupide, ce que cela pouvait bien faire de se laisser aller sur l'eau, porté par le courant, allongé sur une feuille d'arbre géante. Il ne savait pas pourquoi une telle question lui était passée par l'esprit, mais il trouvait l'idée amusante et agréable à se représenter. Puis se remplir la tête d'idées noires n'était pas la meilleure manière de se détendre, il fallait le dire.

[OMG. J'aime tellement pas mon poste, tu te rends pas compte! Je suis en plein dans le OOC, je le sais...X'D]
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


Neko déchu, Jardinier

Masculin Nombre de messages  : 12

Localisation  : Dans les jardins!^^
Emploi/loisirs  : Ca dépend. Je travaille, enfin... Un papillon!^^~
Humeur  : Ca va, ça va!^^

Inscrit depuis le   : 27/06/2010
avatar
Neko déchu, Jardinier


Feuille de personnage
Age: 17 ans
Race: Neko
Arme / Pouvoir  : Couteaux

MessageSujet: Re: Quiet place.[Le Vent et Coleen. Parceque c'est fun.~]   Mer 13 Oct - 15:40

Quelque part, tout un chacun se devait d'avoir des ennemis. Que faire de sa vie, si personne ne vous détestait et que vous ne détestiez personne? La réponse était on ne pouvait plus claire au sens du Neko: rien. Strictement rien, le néant le plus total, l'ennui, la niaiserie, la morosité. Il se gardait bien de le dire aux autres depuis qu'il avait remarqué, relativement récemment, qu'ils le regardaient de travers et haussaient les épaules, après une vague moue perplexe. D'ailleurs, ceci dit en passant, il ne voyait vraiment pas pourquoi; après tout, il avait bien raison, non? Si, si, bien entendu. Il ne se trompait pas, c'était là l'évidence même. Avoir des amis était une bonne chose, il n'en disconvenait pas, vraiment. A vrai dire, plus il s'en faisait et mieux il se sentait; pour certains, le terme 'amis' était synonyme de réussite sociale, pour d'autres d'acceptation, tout simplement, ou encore de joie. Pour lui,n c'était un savait mélange de tout cela à la fois, et plus encore. Discuter avec eux, partager, s'entraider, se dire ce que l'on ne voulait dire à personne d'autre, se confier, rire, plaisanter, se promener et s'apprendre mutuellement un tas de choses toutes plus intéressantes les unes que les autres. Oui, il s'agissait là définitivement de l'une des plus belles choses que ce monde ait à offrir à ses habitants, il était bien le premier à l'affirmer, en en pensant jusqu'à la moindre virgule. Seulement voilà, comme toute bonne chose, il ne fallait pas en abuser, sans quoi elle perdait toute sa valeur, toute la considération que vous pouviez lui avoir portée disparaissait, fondait comme neige au soleil. Pour savoir apprécier correctement quelque chose, il fallait pouvoir se rendre compte à quel point cela e vous était pas dû, mais gracieusement donné. Et à quel point, surtout, la vie serait atroce si vous n'en aviez pas. Or, dans ce but avoué, Dietrich s'arrangeait donc pour avoir des ennemis. C'était très important, de son avis. Rien d e tel qu'une énorme dispute pour soudain remarquer que les dialogues avec ceux qui étaient proches de nous nous plaisaient à en mourir. D'autant qu'il fallait reconnaître qu'il était mille fois plus simple de se faire haïr qu'apprécier, en règle générale. Certes, il était indéniable que certaines personnes semblaient acharnées à pardonner tous vos hypothétiques écarts, qu'ils soient multipliés à travers le temps ou non. Qui vous adoraient, et refusaient catégoriquement de vous en vouloir, se comportant alors de cette manière avec la quasi totalité des gens peuplant le monde que leurs yeux avaient l'immense chance de croiser... Lui-même avouait s'être, de temps à autre, comporté de la sorte. S'il avait décidé qu'il aimait quelqu'un, il ne démordait plus de son idée, qui ne tardait pas à se transformer en jeu pour lui. Il ne voulait pas baisser les bras devant la difficulté, loin s'en fallait. Au contraire, cela ne faisait que l'encourager à plus d'efforts encore; alors oui, il comprenait plus ou moins que l'on puisse adopter ce mode de pensée. Ce n'était toutefois pas le cas de la majorité. S'il généralisait, il suffisait qu'il dise quelque chose à certaines personnes pour qu'elles se mettent à lui hurler littéralement dessus et lui pourrissent la vie pour bien du temps après cela. Une inimitié, cela s'entretenait au même titre que son plus populaire antonyme; on devait prendre garde à ne pas se réconcilier, sans quoi on avait plus personne avec qui se disputer 'pour de vrai'. De ce qu'il savait, un ou deux suffisait. Lorsqu'on se lassait des plates ou mouvementées discussions avec les êtres chers à nos cœurs, on n'avait qu'à tendre la main, élever la voix, faire quelques pas, et le tour était joué, on avait, prêt à sauter sur la moindre occasion de nous faire des remarques, une personne à laquelle on ne tenait pas du tout, théoriquement du moins, avec qui se quereller. On lui avait d'ores et déjà dit qu'il était complètement tordu de penser cela; cela ne l'empêchait guère de mettre en pratique. De toute façon, le regard des autres ne valait pas grand chose tant qu'ils ne connaissaient pas tous vos traits de caractère, ainsi que les justifications qui allaient de paire. Il ne l'atteignait qu'à moitié, quand ce n'était pas pas du tout. Et puis, tout le monde agissait ainsi, on ne s'en rendait juste pas forcément compte, voilà tout. Enfin, exception faite de ceux qui n'avaient rien à faire, et que tout le monde abhorrait rien qu'en les voyant, pour X raison. Ceux qui n'étaient vraiment pas populaires devaient, eux, lutter pour se créer des amis. Ce qui devait être tellement plus fatiguant...

Alors, il se demanda si le garçon devant lui serait un ami ou non. Il espérait que oui; il avait suffisamment d'ennemis et puis, en plus de cela, tant qu'il entrevoyait une possibilité quelconque de s'entendre avec quelque quidam croisé, il ne désirait pas qu'ils se détestent. Ce n'était pas comme les nobles pimbêches, les bourgeois arrogants, les villageois toujours trop occupés pour être polis, les pestes méchantes, et... Hm, quoique cette dernière catégorie pouvait parfois être amusante à regarder, dans l'ensemble, et qu'il n'était jamais contre une petite exception à ces règles. Ce n'était pas comme si elles étaient absolues. Il ne connaissait pas véritablement ce type, mais il n'avait pas l'air bien méchant. Et puis, comme le disait cet adage, qui vivra courra. Ou saura. Ou... Verra. Ou saura. Ou... Il fronça l'espace d'une brève seconde les sourcils, perturbés et profondément frustré. Disait-on saura, ou verra? Le sens était le même, dans ce contexte... Difficile de trancher. Ces verbes se ressemblaient tant que les sons ne lui auraient été d'aucune aide. Quel épineux problème... Dès cet instant, son esprit et surtout son attention fut comme divisée par deux: la part qui écoutait son interlocuteur, et celle qui tentait, bon gré mal gré, de faire la part des choses et choisir entre ces deux propos. Savoir ou voir. Tiens, même sous cette forme là, ils étaient semblables... Comme c'était étrange.

Il reposa son regard, qui s'était pris d'intérêt pour le sol le temps de sa recherche sur l'autre garçon. Eh bien, il doutait qu'il lui réponde faire son linge. Il n'en avait même pas, alors à moins de l'avoir accidentellement fait tomber dans l'eau, il n'aurait pas bien vu... D'ailleurs, elle devait être bien froide, cette eau... Pas que la température soit trop basse à l'extérieur, bien au contraire. Mais tout de même, pauvres femmes. N'avaient-elles donc jamais froid? Préférer leurs bavardages à leurs mains, il ne comprenait pas, et...

« Mon linge? Dit-il en croisant les bras. Oh non, la domestique le prendrait mal, elle aime trop son travail. »

Oups. Écouter, écouter, il devait écouter. Et trouver si l'on disait voir ou savoir. Mais écouter en premier lieu, sans quoi il n'allait rien comprendre, devoir demander à ce que l'on répète, et ainsi de suite, ce qui n'aurait pas été très... Drôle pour son interlocuteur. Bon, au moins, il avait maintenant écarté toute forme de doute concernant le linge, ce qui était tout de même une bonne chose, quoiqu'il n'y ai pas eu grande incertitude à balayer, c'était un fait... Hm. Et une domestique? La première pensée qui lui vint fut 'la chance!'. Mais il se retint de le dire à haute voix. Et puis quoi, encore? Lui, il connaissait aussi des domestiques. Il en était même un, d'une certaine manière alors, c'était bien plus classe. Enfin, si cela faisait 'bien' d'en avoir un, ce devait être à peu près la même chose si l'on en 'était' un, pas vrai? Dietrich savait pertinemment que ce n'était pas tout à fait vrai, mais que cela aurait dû l'être. Ce n'était rien d'autre qu'une manière détournée de hurler 'j'ai de l'argent, aimez moi!' ou 'je n'en ai pas, mais par pitié, aimez moi quand même!'. Il doutait fortement que cela ai été le but de l'autre. Mais aimer faire le linge, il n'imaginait pas. Sérieusement? Se mouiller les mains, en racontant les derniers potins? La deuxième partie l:'intéressait peut-être, mais la première, très peu pour lui. Il préférait de loin s'occuper des fleurs du parc et des papillons coloré, et ne concevait absolument pas que l'on puisse penser le contraire. Pas pour parler, parce que cela, évidemment, c'était son rayon. Raconter la dernière bêtise qu'il avait eu la chance ou le grand mérite d'entendre et mourir de rire en se disant à quel point c'était ridicule ou de mauvais goût, à quel point cela plaisait ou non, bien sûr. Mais pas en faisant le linge, si?

« Hmmm. Non, je me promène, tout simplement, et je suis arrivé ici par hasard. Tu peux m'appeler 'Her, toi', je trouve que ça me va très bien. Et toi, le vent? Que fais-tu ici? »

Ah, il se promenait. Bon, se dit-il, très bien. Il dirait pareil; si c'était crédible dans sa bouche, pourquoi pas dans la sienne? Le hasard faisait toujours bien les choses. Il avait bon dos, mais bon, il ne se plaignait jamais qu'on lui impute un peu de tout ce qui ne nous plaisait pas, alors, ils pouvaient bien continuer, non? Il ne voulait pas lui donner son nom; ç'aurait été à prévoir, puisqu'il avait tenu à se faire appeler 'le vent'. Il était entré dans son jeux, simplement. Le blond espéra qu'il savait dans quoi il s'était aventuré, parce qu'il n'était pas prêt d'en ressortir, à présent! Pour le restant de ses jours, voilà qui serait son petit surnom. Enfin, pour le restant des jours où il le verrait, ou le restant des minutes, voire des secondes. Après tout, impossible de savoir de quoi demain serait fait. Demain, ou même sur une unité de temps plus courte, qu'en savait-il, lui... Ce devait être valable pour un peu tout. Il se balançait légèrement d'avant en arrière, à présent, les mains croisées dans son dos. Il avait toujours eu un esprit de contradiction assez fort pour faire craquer les nerfs les plus solides. Combien de fois Hingrid n'avait-elle pas dû lui dire de la laisser tranquille, parce qu'il l'énervait à dire n'importe quoi et à faire le contraire de ce qu'elle lui demandait? Alors, oui, il était énervant, énervait, et aimait inconditionnellement énerver. C'était dans sa nature, qu'y pouvait-il? S'il trouvait cela follement amusant, tant pis si cela se faisait à l'insu de ses interlocuteurs. Qu'ils souffrent, cela leur apprendrait, tiens... D'autant que cela ne faisait jamais vraiment de mal à personne, et que cela les entrainait à... Eh bien, à être patient. Ou à parler avec des crétins handicapés qui ne comprenaient rien à rien... Ou à être plus tolérants. En bref, à plein de choses somme toute assez inutiles. Ou c'était en tout cas ce dont il se persuadait, histoire de se donner bonne conscience. Résultat, il le faisait sans compter. Il avait parfaitement compris la question de 'Her, toi', mais ne comptait, une fois de plus, pas y répondre de la manière dont il l'aurait souhaité. Ce procédé, en plus d'être fort drôle, permettait bien souvent d'éviter de répondre à bien des questions, ce qui était, il fallait bien le dire, un avantage non négligeable. Le seul ennui de Dietrich à ce sujet était qu'il ne savait jamais s'arrêter. Il continuait, continuait, 'jusqu'à ce que mort s'ensuive', comme il se le disait. Et que parfois, il ne se rendait pas compte que c'était juste trop.

« Bah, c'est évident. Je te parle. Enfin, je t'ai fait peur. Ou surpris, si tu veux... Même si c'est par... Enfin, bref. Là, tout de suite, ce que je fais c'est que je te parle. »

Il marqua une courte pause, puis reprit, un grand sourire toujours peint sur les lèvres.

« Théoriquement, le vent, ça souffle. Mais bon, comme t'as l'air sympa, ou presque, je fais une exception. »

Mais tout de même... Était-ce savoir ou voir? Savoir, voir... Voir, savoir. Her toi devait savoir, non? Il était humain, alors... Sans doute, non?

« … Dis, c'est saura ou verra? »

L'idée de préciser voir ou savoir quoi ne lui traversa pas l'esprit. Tête en l'air, ce n'était pas la première fois que ce genre de choses lui arrivait. Et chaque fois, il recommençait... Apprendre de ses erreurs? Non, il ne connaissait pas. Malheureusement.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


Violeur de propriétés privés, et crabe à ses heures

Masculin Nombre de messages  : 43

Localisation  : Dans un couloir.
Emploi/loisirs  : Flirter et embêter son monde.
Humeur  : Espiègle.

Inscrit depuis le   : 14/06/2010
avatar
Violeur de propriétés privés, et crabe à ses heures


Feuille de personnage
Age: 15 ans.
Race: Elfe.
Arme / Pouvoir  : Se débrouille à l'épée.

MessageSujet: Re: Quiet place.[Le Vent et Coleen. Parceque c'est fun.~]   Dim 14 Nov - 18:56

{J'ai eu du mal à faire ce poste, alors vous le respectez, comme dirait Never!8D

C'est le premier poste de Coleen. Tant d'émotions...T__T

D'ailleurs nous ne dirons rien quant-au masochisme évident de Never. Tu sais que je veux absolument violer Armand, hein? Tu le sais?X'D}

Coleen regarda les deux rues qui se trouvaient devant lui, l'air pensif. Droite, gauche, droite, gauche...? Il pencha sa tête sur le côté, en pleine réflexion. C'était un choix décisif, très important, il s'en rendait bien compte. S'il prenait à gauche il irait à gauche, s'il prenait à droite il irait à droite. Bon..., dans les faits, il n'était plus très sûr du débouché des deux directions, alors ça ne faisait pas une grande différence ; mais donner de l'importance à des choses qui n'en avaient absolument aucune pouvait s'avérer amusant, quand on était aussi immature que l'était le jeune Elfe. Il passa brièvement sa main droite dans ses cheveux, se moquant bien de se décoiffer par la même occasion. Il n'était pas au château, alors qui irait s'en plaindre? S'il y avait été, d'accord, il était persuadé que sa mère l'aurait sommé de laisser ses pauvres cheveux en place. D'où l'avantage conséquent de se promener en ville. Cette après-midi là il n'avait strictement rien de prévu, sa mère était partie voir une de ses amies-enfin, elle le disait comme cela mais il savait parfaitement qu'elle la détestait, hm...-et par conséquent ne s'inquièterait donc pas de son absence. Pour être tout à fait tranquille, il n'avait prévenu aucun de ses frères et sœurs de sa sortie ; comme cela, rien ne risquerait d'échapper malencontreusement à l'un ou l'autre si on les questionnait sur son absence. En quelques mots : il était tranquille, libre de faire ce que bon lui semblait-dans la limite du raisonnable, bien entendu. Le jeune Elfe s'était changé avant de sortir, histoire de ne pas avoir trop de regards curieux posés sur lui, et trouvait sa tenue suffisamment 'normale' pour ne pas trop attirer l'attention. Parce qu'en plus d'avoir de longues oreilles, caractéristiques de sa race, il était très riche : et s'il y avait bien une chose qu'il avait remarqué à peine arrivé, c'était qu'entre les tenues qu'on lui proposait et celles que les villageois portaient, il y avait un large différence. Dans les faits, même ce qu'il portait sur lui était bien plus cher, sans doute, que ce que toutes les personnes passant près de lui avaient sur eux, mais..., au moins, ça ne se voyait pas trop. Il se fondait dans la masse, comme il se plaisait à le dire avec un large sourire. Pour l'heure, 'se fondre dans la masse' signifiait porter une chemise blanche des plus simple, un pantalon en toile orange-il n'y pouvait rien, il adorait le orange-et une veste de la même couleur. Soit, orange. Les seuls détails qui pouvaient le trahir-et devaient le trahir-étaient le fait que sa veste était de belle facture, et que ses bottes noires possédaient quelques centimètres de talons. Allez, droite. Il s'engagea en sifflotant sur la rue qui partait vers la droite, et jeta de vagues coup d'œil autour de lui. Il ne faisait pas vraiment froid, ce jour là, bien que l'hiver commençait à pointer le bout de son nez : c'était donc le temps parfait pour sortir faire une promenade, selon le jeune homme. Un temps parfait pour marcher et se dégourdir les jambes ailleurs que dans les larges couloirs du château qui, bien que très beaux, pouvaient vite devenir étouffants. Coleen avait été habitué à vivre dans un endroit où la nature avait une place importante, dans un endroit entouré par la mer : ici, le paysage était radicalement différent. C'était joli aussi, bien sûr, il ne pouvait tout de même pas dire le contraire, ç'aurait été mentir. Mais c'était différent, et pas toujours dans le bon sens, malheureusement. Enfin, ce n'était pas très grave : il y avait de jolis endroits à Illea. La seule chose qu'il n'y avait pas, c'était la mer. Affolant, se dit-il, qu'aucun des humains qu'il avait interrogé ne savait précisément ce qu'était 'la mer'. C'était triste, non? Alors que c'était si joli et paisible! Il avait trouvé des descriptions et des images dans des livres, mais n'avait pas eu besoin de beaucoup de temps pour se rendre compte que c'était complètement différent de ce que lui-même avait pu en voir. Il aurait fallu faire une grande expédition près de la mer, pour bien faire. Bien qu'il ne pensait pas que c'était une entreprise raisonnable, cela lui semblait tout de même être une très bonne idée. Ainsi tout les humains auraient pu constater par eux-même que, en effet, c'était vraiment très joli. Parce qu'il avait déjà essayé de décrire, mais malgré le nombre conséquent de mots humains que comportait son répertoire et ses grands gestes, il ne parvenait pas à se faire comprendre. Pourtant il lui semblait être très clair..., ahlala, quel malheur. Une légère brise vint caresser son visage, et il se remit à chantonner une chanson que son père lui avait chanté quand il était plus jeune, et que lui et Jules s'étaient amusés à traduire en humain. D'ailleurs il lui semblait que le résultat était très étrange, d'après les regards que leur avait lancé plusieurs passants, mais..., cela n'en restait pas moins très amusant. C'était l'histoire d'un jeune homme qui voulait conquérir le cœur d'une jeune fille et qui, pour cela, lui offrait divers cadeaux. Jusqu'à ce qu'elle succombe à son charme et qu'il ne lui promette de conserver cet amour à l'abri de tout jusqu'à ce qu'ils ne meurent. C'était vraiment touchant, quand son père le racontait. Après traduction, c'était sans doute devenu trop..., hm..., littéral? Même s'il ne voyait pas en quoi dire qu'il voulait lui voler son cœur en lui lançant des fruits et des bijoux était étrange. Pas plus que dire qu'elle avait succombé à ses cadeaux et qu'il allait garder son cœur avec lui jusqu'à ce qu'il meure. Bah..., les humains étaient vraiment à cheval sur les mots.

Coleen s'arrêta de chanter quand il vit, à une certaine distance tout de même, la rivière. Ah, la rivière! Donc il ne devait pas être très loin du lavoir, qu'il repéra sans mal. Enfin, d'un des lavoirs, puisqu'il avait appris qu'il y en avait quatre, et non pas un, et que c'était pour cela qu'il ne le retrouvait jamais au même endroit. Qu'importe, c'était une confusion comme une autre, que n'importe qui aurait pu faire. Enfin, sans doute. Il pinça légèrement ses lèvres, et regarda autour de lui. Uh..., il n'y avait pas grand monde, par ici. C'était fou comme en quelques secondes on pouvait passer d'une rue très agitée à un endroit très calme, où l'on pouvait presque entendre le vent souffler et le bruit de ses pas au sol. Remarque, il n'était pas des plus discrets, avec ses chaussures..., mais il n'allait pas non plus les enlever, quelle drôle d'idée! Ce n'était pas comme s'il y avait quelque part par ici une inscription invitant au silence, de toute façon. Un léger tour d'horizon lui confirma sa pensée, et il se remit à sourire. Ah, en général, au lavoir, il y avait des femmes. Il s'était déjà amusé à plonger ses bottes dans l'eau de la rivière, pour voir si elles prenaient l'eau, et elles ne lui avaient pas dit grand chose. Enfin, elles n'avaient pas eu l'air particulièrement contente de sa présence non plus ; sûrement avaient-elles peur qu'il aille répéter ce qu'elles pouvaient bien dire aux personnes concernées? Comme s'il était de ce genre là, lui. Les rumeurs, ça lui connaissait. L'Elfe aux yeux bleus savait se montrer des plus discret quand il s'agissait de médire de quelqu'un, il ne fallait pas croire. Jusqu'à ce qu'il ait envie de le répéter, bien entendu, mais c'était une autre histoire. En tout cas, de par son rang social, il ne pensait pas qu'un villageois ou un serviteur quelconque se serait aventuré à lui dire plus que poliment de partir de là. C'était l'avantage d'être riche, ça, en plus de pouvoir vivre dans les grands appartements du château : il avait le droit de faire plus ou moins ce qu'il voulait. Heureusement pour le reste du monde qu'il n'était pas particulièrement imbuvable et capricieux, finalement. Il plaignait sincèrement les parents des enfants qui se prenaient pour des rois. Ça devait être un peu plus compliqué chaque jour. Alors que lui, au contraire, agissait comme un irresponsable et un imbécile, la plupart du temps : le problème n'était pas de l'empêcher de mépriser le reste du monde mais, au contraire, de lui apprendre à choisir ses amis et à en pas faire de scandale. Ce qui était loin d'être gagné, malheureusement. Coleen avisa le lavoir, à quelques mètres devant lui, et s'en approcha. Qu'est-ce qu'il comptait y faire? Aucune idée. Mais il comptait bien passer voir s'il était vide, si plusieurs femmes y papotaient gentiment ou s'il n'y en avait qu'une ou deux qui ne se regardaient qu'à peine, lavant leur linge en silence. Il ne savait même pas comment on faisait pour laver son linge, tiens ; il pourrait leur demander, un jour.

Arrivé à peut-être deux ou trois mètre du lavoir, dont il n'apercevait qu'une partie, il entendit des voix. Ah? Il raya mentalement la première des possibilités-il n'était pas vide, apparemment. Puis barra les deux autres, tandis qu'il haussait ses sourcils, intrigué. Et bien, ce n'étaient pas des voix de femmes, ça. Ou alors elles avaient dû avaler quelque chose de franchement désagréable, parce qu'il n'imaginait pas une jeune fille parler de cette façon. Oh, pas un homme adulte non plus, cependant. Ce n'étaient pas des voix particulièrement viriles, et il eu envie de rire rien qu'à s'imaginer un homme d'un mètre quatre-vingt dix, avec des muscles impressionnant et un air sévère parler avec la voix d'un adolescent. Ça aurait eu quelque chose d'intéressant, franchement. Les deux voix ayant un accent, il imagina sans mal que ce n'étaient pas des Elfes. En revanche, à les écouter, il n'avait pas l'impression qu'ils aient le même. Accent. Coleen aurait pu les écouter attentivement et faire des spéculations, faisant bien attention de ne pas se faire remarquer, mais honnêtement? Ça l'aurait ennuyé, et ce n'était pas son genre. Alors le plus simplement du monde il avança, et constata de visu qu'en effet, il y avait deux garçons. Et qu'en effet, celui qui lui tournait le dos avait l'air d'être un Neko. Sur le moment, il ne remarqua même pas qu'il était plus grand que lui. L'autre avait l'air bien humain, en revanche. Il se remit à sourire, amusé, et poussa l'épaule du garçon aux cheveux blonds de l'index.


«Verra c'est voir, saura c'est savoir. De quoi vous parlez, au juste?»

Coleen passa suite à ces paroles, pleines de sens s'il en est, à côté du Neko, et posa un peu brusquement ses deux pieds sur le sol du lavoir. Ce qui eut pour effet de faire tanguer le sol dangereusement, manquant de lui faire perdre son équilibre un instant, avant qu'il ne réussisse à se stabiliser plus ou moins. Lui arrachant comme seule pensée cohérente que 'super, on peut faire de la balançoire, avec
ça!'

«Oups. Désolé?»
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


Lanceur de pavés et Nekophile avéré

Féminin Nombre de messages  : 22

Localisation  : Et c'est à quel sujet?u__u
Emploi/loisirs  : Je mets des coups de poings à une peluche. Sans raison, vraiment, ah ah...
Humeur  : Je suis de bonne humeur, TRES bonne humeur. Hmm?^^*

Inscrit depuis le   : 30/06/2010
avatar
Lanceur de pavés et Nekophile avéré


Feuille de personnage
Age: 14 ans.
Race: Humain.
Arme / Pouvoir  : Ses petits poings (eh oui).

MessageSujet: Re: Quiet place.[Le Vent et Coleen. Parceque c'est fun.~]   Lun 20 Déc - 19:02

Armand n'était pas contre le fait de se faire de nouveaux amis, loin de là. Si le jeune homme n'était pas quelqu'un qui avait besoin d'avoir constamment dix ou quinze personnes autour de lui pour se sentir bien, il aimait à savoir qu'il y avait des personnes sur qui il pouvait compter et se reposer non loin de lui, en cas de problèmes, ou que savait-il. Personne n'aimait être seul au monde, pas vrai? Armand trouva cela drôle, l'espace d'un instant, d'employer cette expression, 'seul au monde', comme s'il la connaissait personnellement. Seul, le jeune homme aux cheveux roux ne l'avait jamais été, quoi qu'il pensait parfois que ça aurait été bénéfique pour lui de l'avoir été quelques fois, tout compte fait. Enfant, sa mère avait toujours été après lui, ne lui laissant que peu de liberté, toujours inquiétée d'où il pouvait être et ce qu'il pouvait faire. Avec le temps, cette manie s'était atténuée chez elle, seulement pour être remplacée par la surveillance et l'inquiétude exagérées de son père quelques temps plus tard. Armand grognait souvent contre ce dernier, qui se rendait lui-même et son fils souvent ridicules pour un rien, mais au fond, s'il ne s'était pas préoccupé de lui, le jeune homme aux yeux verts en aurait été triste. S'inquiéter du sort de quelqu'un, pour Armand, cela signifiait que l'on tenait à cette dite personne. Le contraire de l'Amour, se souvint-il avoir entendu un jour de la bouche d'il ne savait trop qui, à moins que ça n'ait été dans un livre, n'était pas la haine, mais l'indifférence. Alors oui, si sa famille ou ses amis, même s'ils étaient un peu trop collants parfois, l'avaient ignoré proprement et simplement, il aurait été triste. Il avait besoin de leur parler, de leurs conseils, et tout ces petites choses qui forgent une amitié. Mais parfois, vraiment, Armand ne se sentait pas d'humeur à parler ou se faire des amis, ce qui était plus ou moins le cas dans la situation présente. Il aimait en avoir. S'en faire était une véritable épreuve pour lui du fait de sa timidité. Et quand en plus on lui adressait la parole alors qu'il n'était pas d'humeur, et qu'en plus encore cette dite personne semblait s'amuser de quelque chose qu'il était loin de trouver risible, alors le sourire du jeune garçon se faisait crispé, et il devait se retenir de ne pas être désagréable. On reprochait souvent à Armand qu'il ne prenne pas assez d'initiative et soit trop calme et effacé d'ordinaire, et le rouquin l'admettait, il était loin d'être quelqu'un qui savait ce qu'il voulait et faisait tout pour l'obtenir. Bon. Mais dès que quelque chose l'irritait, il changeait d'attitude du tout au tout, susceptible au possible le pauvre, et devenait on ne peut plus vif et désagréable, à un tel point que son père plaisantait souvent sur le fait qu'il devait en réalité posséder deux personnalités au lieu d'une. Armand n'aimait pas qu'on lui fasse cette remarque, et par conséquent, essayait de rester calme en toute situation, même si c'était loin de marcher comme il le voulait, la plupart du temps.

Et en l'occurrence, c'était une véritable épreuve de force pour l'humain aux yeux verts que de ne pas faire la grimace. Le vent avait, de toute évidence, un sens de l'humour assez poussé, qui le faisait répondre à ses questions n'importe comment, Armand doutant fortement du fait qu'il ait mal compris son interrogation. Pour un Neko, il parlait plutôt bien, et quelque chose disait à Armand qu'il comprenait tout aussi bien ce qu'il lui disait. Pas qu'il avait une dent contre ceux qui aimaient faire de l'humour, c'était parfois agréable et utile pour détendre l'atmosphère, mais...Mais là, tout de suite, Armand trouvait cela prodigieusement agaçant et irrespectueux. Quand est-ce qu'il était passé du stade 'Oh-mon-dieu-quelqu'un-je-fais-quoi?' au stade 'Mais-qu'est-ce-qu'il-m'énerve-celui-là', il n'en savait rien, mais ce dont-il était sûr, c'était que le nœud qui lui nouait auparavant l'estomac avait disparu, remplacé par une boule de mauvaise humeur. Oh, super, se dit-il en tentant tant bien que mal de conserver sur son visage ce sourire timide, il avait vraiment besoin de ça, là tout de suite. Ce garçon aux cheveux blonds était peut-être la meilleure des personnes qui existe sur terre, mais sur l'instant, tout ce qu'il avait envie de lui dire, c'était de débarrasser le plancher, lui et sourire idiot. Poussant un discret petit soupir, il cherchait à rétorquer quelque chose lorsque le Neko lui posa une question, suite à laquelle il perdit son sourire et haussa ses sourcils, intrigués. Euh? Saura ou verra? Saura ou verra quoi, aussi? Il ne se souvenait pas qu'il avait eu à choisir entre un de ces deux verbes dans ses précédentes phrases, alors, que voulait-il? S'il voulait qu'il l'éclaire, il allait falloir qu'il soit plus précis que ça.

Armand ouvrit la bouche pour lui demander de justement préciser sa pensée lorsqu'une voix le coupa avant même qu'il ai pu hausser la sienne. Posant son regard vert par dessus l'épaule du vent, il vit qu'un jeune homme blond tout de orange habillé s'était approché d'eux. Armand ouvrit de grands yeux surpris suite à cette apparition; Il ne l'avait pas entendu arriver, lui, tiens. Retenant une petite exclamation surprise lorsque le nouvel arrivant posa un peu trop brutalement ses deux pieds sur le sol du lavoir, ce qui eut pour effet de dangereusement faire tanguer la structure de bois, le jeune homme aux cheveux roux se demanda ce qu'il avait bien pu faire à Dieu pour mériter ça. Il voulait être tranquille, et non content d'avoir reçu la visite surprise d'un total inconnu, voilà qu'un deuxième venait se joindre à leur semblant de conversation. Le détaillant rapidement, Armand se rendit de deux choses: De un, celui-ci devait avoir environ son âge, ou du moins était-il plus jeune que le Neko aux côtés duquel il venait de se placer, il en était quasiment certain. Et de deux, il s'agissait...D'un Elfe. Oh, Armand l'avait déjà précisé et le préciserait autant de fois qu'il le faudrait; Il n'était en aucun cas raciste, loin s'en faut. Simplement, c'était assez surprenant, à ses yeux, de voir un Elfe à côté d'un Neko. Avec lui qui était un Humain, il n'aurait plus fallut qu'un Esprit pour boucler la boucle. Tiens, il aurait quelque chose d'intéressant à raconter à son père, ce soir. Quoique...Peut-être n'était-ce pas une bonne idée au final de lui mentionner le Neko. Il était bien capable de l'interdire de sortir pour les trois jours à venir. Comme si le fait qu'il ait croisé un Neko mettait sa vie en danger...Enfin. Son père était ainsi, et Armand doutait qu'il change un jour. Il fallait faire avec, c'était tout.

« C'est pas grave, fit Armand en réponse à l'excuse de l'Elfe aux cheveux blonds. Fais attention, quand même. Je ne voudrais pas qu'on nous accuse d'avoir cassé quelque chose ici. »

Il marqua une légère pause, avant de croiser ses bras, faisant tout son possible pour que son agacement ne se lise pas dans sa voix:

« On ne parlait pas vraiment. Et le vent, (Regardant cette fois-ci le Neko un moment avant de détourner se nouveau son regard), saura ou verra quoi? Je ne peux pas te répondre si tu n'es pas plus précis. »

Comme l'avait brillamment fait remarquer l'Elfe, verra était voir, et saura savoir. Mais Armand doutait que c'était ce que le vent attendait comme réponse. Saura ou verra quoi? On ne faisait pas plus floue, vraiment. Puis, jetant de nouveau un regard à l'Elfe en orange, le jeune humain se demanda comment il pouvait bien s'appeler et ce qu'il pouvait faire là. Oh, le vent allait bien lui demander, non? Aucune raison qu'il le fasse.

C'était fou ce que le lavoir avait comme succès auprès des garçons, aujourd'hui, tout de même.


[Genre il peut le violer là. J'aime pas mon poste! Mais j'aime le lavoir, en revanche.|D]
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


Neko déchu, Jardinier

Masculin Nombre de messages  : 12

Localisation  : Dans les jardins!^^
Emploi/loisirs  : Ca dépend. Je travaille, enfin... Un papillon!^^~
Humeur  : Ca va, ça va!^^

Inscrit depuis le   : 27/06/2010
avatar
Neko déchu, Jardinier


Feuille de personnage
Age: 17 ans
Race: Neko
Arme / Pouvoir  : Couteaux

MessageSujet: Re: Quiet place.[Le Vent et Coleen. Parceque c'est fun.~]   Sam 1 Jan - 17:30

Énoncer des évidences était, définitivement, une occupation passionnante du point de vue du Neko aux cheveux blonds, et ce pour diverses raisons. La première étant la plus simple et consistant à ce que ce faire ne demande pas grande réflexion. C'était vrai, au fond, s'il avait toujours fallu chercher des choses intelligentes à dire, le monde aurait été bien silencieux! Et Dietrich aussi, à plus forte raison. Raconter des bêtises était, d'un autre côté, certes très divertissant, mais il doutait que tout le monde apprécie. Et puis, un dialogue de mythomane affirmant des choses qu'ils ne croyaient même pas aurait eu vite fait de devenir..., non pas lassant, mais perturbant, d'une certaine manière. Et pourtant, Dieu savait ce que, lui, était difficile à perturber! Enfin. Puisqu'il ne pouvait, donc, décemment pas sortir autant d'âneries et de mensonges probables qu'il y avait besoin de mots pour constituer une phrase, le mieux était encore, si on avait vraiment rien de mieux sous la main, de dire ce que tout le monde savait déjà. Comme par exemple, que le ciel était bleu le jour et noir la nuit. Oh, mine de rien, c'était un bon sujet... Après tout, ça aussi, c'était drôlement intrigant. Comme si eux avaient été verts ou blancs selon les périodes de la journée! Et pourtant, tout le monde s'en fichait. Il avait toujours trouvé que les gens avaient une propension somme toute assez étonnante à accepter les choses comme 'normales' ou 'naturelles', quand il était universellement connu qu'on n'y trouverait pas de réponse. De même, il aurait pu dire que le château était construit en pierres. Ce n'était un secret pour personne, c'était vrai, c'était simple, on n'était pas contraint de réfléchir deux petites secondes pour en arriver à cette conclusion, bref, parfait. Le deuxième bon point était qu'il y en avait tellement qu'il devenait impossible d'être à court d'idées; comme ça, s'il y avait un blanc dans une conversation ou qu'on ne savait juste pas quoi répondre à quelque question, c'était d'une grande aide. Troisième avantage: ça laissait vos interlocuteurs terriblement, adorablement, génialement perplexes. Sûr, si l'on vous parlait de politique et que vous répondiez, avec un aplomb désarmant et force de conviction, que les fleurs poussaient mieux au printemps, l'autre ne comprenait pas bien, et perdait le fil de son ennuyeux discours. S'il était acharné et qu'il recommençait, vous pouviez toujours lui dire qu'il avait les yeux marrons. Ou bleus, ou verts, enfin, la couleur, c'était selon. A en croire les plus grands orateurs, éluder une question requérait beaucoup de subtilité. Le jeune Nikolaus, lui, prétendait tout le contraire: passer du coq à l'âne fonctionnait tout aussi bien, si ce n'était mieux. Quant à se taire plutôt que 'parler pour ne rien dire', ce n'était de son point de vue pas en option. D'aucuns auraient d'ailleurs pu le confirmer; le silence, quand il était dans les parages, trépassait pour ne jamais revenir. Enfin, pas tant qu'il ne serait pas parti, évidemment. A moins qu'il n'y ai de l'écho, mais..., ce n'était pas vraiment la question, non. Donc, que ses paroles présentent, ou pas, un intérêt, n'était pas le premier de ses soucis. Il attachait même quelque fierté à ce qu'elles n'en aient aucun, sans raison particulière. Dietrich savait pertinemment qu'il était agaçant, à agir ainsi. Mais ce que pensaient les autres, malheureusement, n'était pas non plus son problème. C'est une qualité, tout du moins jusqu'à un certain point, et il était tout à fait au fait qu'il dépassait amplement la limite. Pas qu'il se fiche de tout le monde, il était même d'un naturel plutôt prévenant. Juste qu'il ne prenait jamais compte de leur avis, tenait à prendre ses décisions seul, et avait une fâcheuse tendance à prendre les mauvaises. Pour lui, comme pour les autres, ceci dit en passant. Comme si c'était de sa faute, s'il détestait se faire dicter sa conduite! A son sens, on ne pouvait pas le lui reprocher. C'était ça, ou un manque d'initiatives, et son choix était vite fait.

Il garda donc son regard vissé sur 'Her, toi', et se mit à énoncer toutes les évidences qu'il pouvait dire sur lui -mentalement, car s'il avait commencé à dresser cette liste à haute voix, il n'était pas certain que la réaction du rouquin fut très..., positive? Bon, déjà, premier point, c'était un garçon. Dans un lavoir, qui y avait atterri 'par hasard', comme il disait, et qui ne faisait pas son linge. Oui, bon, ça il l'aurait deviné, mais comme 'Her, toi' le lui avait confirmé, il se permettait de le noter. Hm. Il ne faisait pas son linge parce qu'une servante le faisait, ce qui devait faire très 'classe', à n'en point douter. Il n'entendait pas par là qu'elle le faisait maintenant, parce que sinon, il l'aurait aperçue. Elle, ou son panier. A moins que le jeune garçon l'aie poussée dans l'eau dans un brusque accès de rage et qu'elle soit en train de se noyer?

… Bon, d'accord, peu probable, se dit-il, frappé d'un rare et salvateur éclair de lucidité. L'autre n'avait pas l'air d'un fou dangereux, et il ne voyait pas de bulles crever la surface de l'eau. Gageons alors que sa servante avait déjà fait, ou ferait plus tard, le linge, et que donc 'Her, toi' était au lavoir sans rien laver. Ce qui était assez paradoxal, dans le fond... C'était bien de là que venait le nom de cet endroit, pas vrai? Lavoir. C'était comme 'laver'. Alors que Dietrich s'apprêtait à poursuivre sa longue énumération, bourrée de réflexions d'une intelligence rare, il sentit le sol vaciller dangereusement sous ses pieds, sans pour autant lui faire perdre l'équilibre -encore une fois où, vraiment, il ne regrettait pas le moins du monde de posséder une queue de chat. Il se tourna, et aperçu l'auteur de ce crime odieux qui aurait pu les faire basculer. Ce qui aurait pu être drôle, d'ailleurs... D'une certaine manière. Pas qu'être trempé et avoir froid fut particulièrement drôle, mais il avait connu pire, comme températures. Et il aurait ri. Sans savoir pourquoi, mais...

«Verra c'est voir, saura c'est savoir. De quoi vous parlez, au juste?»

Ah! Voilà quelqu'un qui, au moins, partageait son amour des évidences. Oui, voir et savoir. Seulement là, il hésitait entre les deux et on pouvait tout aussi bien 'voir le futur que 'savoir' le futur. Ce qui donc, ne l'aidait pas, voire même l'agaçait prodigieusement. Le Neko était très friand des expressions d'Illea, bien que ne leur trouvant parfois qu'un sens somme toute relativement abstrait, ou proche à outrance les uns des autres, conduisant de temps à autres à quelques méprises sans grande importance, mais qui ne lui plaisaient pas beaucoup. Il détailla un peu plus son nouvel interlocuteur, comme il l'avait fait un peu plus tôt avec 'Her, toi'. La première chose qui lui vint à l'esprit fut tout de même que, décidément, pour un lieux quasi-exclusivement fréquenté par des femmes, il y avait pas mal de garçons qui se risquaient à s'y aventurer, ce jour-ci. Celui-ci avait à peu près le même âge qu'eux, ce qui était plutôt bon signe. Pas que discuter avec un gamin de six ans, ou un adulte de quarante-deux ne fut par intéressant, mais on comprenait qu'il se lie d'amitié plus facilement avec des adolescents ou de jeunes adultes. Question de centres d'intérêts, sans doute. Enfin. Autre remarque qui ne tarda pas à trouver son chemin jusqu'à son cerveau -qui était hautement sollicité, là, dans l'instant, il ne fallait pas croire...- fut que c'était un Elfe. Oh, tant mieux, il adorait les Elfes. Il concédait qu'il adorait aussi les Humains, et que les Esprits avaient un côté franchement bizarre qui ne lui déplaisait pas non plus. Quant aux autres Neko, ils avaient le mérite de lui conférer le sentiment d'être moins 'seul au monde'. Mais le fait qu'il appréciât un peu tout le monde sans grande distinction ne changeait rien; il aimait bien les elfes aussi. Il n'aurait plus manqué que lui-même soit raciste, tiens! Quelle ironie ça aurait été! Le jeune homme avait donc un accent. Dietrich ne le remarquait pas énormément, dans la mesure où lui non plus ne parlait pas cette langue, à la base, mais le dénotait tout de même. On lui avait déjà dit que le sien n'était pas franchement présent, ce dont il se félicitait. Apprendre chaque mot et la manière dont on le disait était amusant, mais c'était aussi atrocement chronophage. Autre observation utile: ledit elfe était blond. Comme lui. Oh, et lui avait les mêmes yeux verts que 'Her, toi'. Enfin, pour terminer, il n'avait pas l'air d'un monstre venu les chasser de l'endroit alors, tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes.

Ou presque. S'il avait voulu être exact, il... Oh, et puis ce n'était pas important. Le mieux dans le meilleur des mondes, ça allait très bien aussi. Depuis quand se souciait-il de trucs aussi triviaux que la précisions de ses pensées? Quoique, c'était plutôt leur exactitude qu'il avait remise en cause, ce qui devait être sensiblement différent. Mais pas assez, conclut-il, pour qu'il s'en soucie.

Le jeune homme releva la tête, et laissa son regard passer de l'un à l'autre des protagonistes de la scène, avec la vague impression d'avoir manqué quelque chose. Bah, ce n'était pas comme si c'était la première fois... Il aurait parié qu'ils avaient parlé, pendant qu'il était perdu dans sa description hautement philosophique du nouvel arrivant. Il ne s'en inquiéta pas; tant qu'il arrivait à suivre, lui, pouvait prendre le train en marche sans aucune difficulté! Aucune, en tout cas, qui fut insurmontable. En mettant un pied devant l'autre, on pouvait gravir une montagne. Alors, en mettant les mots les uns à côtés des autres..., il devrait comprendre, non?

« On ne parlait pas vraiment. Et le vent, saura ou verra quoi? Je ne peux pas te répondre si tu n'es pas plus précis. »

Ils ne parlaient pas? Que faisaient-ils, s'ils ne parlaient pas? Lui, en tout cas, ne voyait pas... Il était persuadé que lorsqu'on élevait la voix, et que l'autre nous répondait, on 'parlait', même si 'Her, toi' ne semblait pas de cet avis. A propos, lui, n'arrêtait pas de parler, alors il savait bien ce que c'était. Le blond aux yeux verts haussa donc les épaules, se demandant sur le coup s'il était complètement attardé. Puis, lorsqu'il l'entendit lui demander d'être plus précis, il ne réagit pas immédiatement. Pourquoi? Parce qu'il ne comprit pas immédiatement. En effet, si lui avait suivit le cheminement -tortueux au possible- de ses propres pensées, ce n'était pas le cas des deux autres, qui donc ne risquaient pas de lui répondre de manière satisfaisante. S'il lui semblait plus ou moins évident qu'il parlait de l'expression, ce n'était le cas que pour lui, et il fronça donc les sourcils, affichant durant deux petites secondes une mine perplexe, avant de prendre l'air de celui qui vient de faire une découverte qui risque de révolutionner le monde, accompagné de la petite exclamation qui allait de pair.

« Bah, l'avenir, dans l'expression, tu sais! Ce qui va se passer, se senti-il obligé de préciser, comme si ses interlocuteurs avaient été mentalement déficients et qu'il courait le risque de ne pas être compris. Et si, on parlait! Mais de rien en particulier. Enfin je crois. »

Dietrich n'avait pas arrêté de sourire, heureux qu'une troisième personne se soit jointe à eux. Plus l'on était de fous, plus on riait, c'était bien connu! D'autant qu'il avait l'air sympathique, lui aussi, ce qui n'était pas négligeable. Un rabat-joie en puissance ne l'aurait pas autant réjouit, il le reconnaissait volontiers. Qui plus était, ils étaient tous trois de races différentes, mélange insolite. Ne manquait à l'appel qu'un Esprit, mais il doutait d'en trouver un dans les parages. Dommage, mais ils feraient sans! C'était déjà pas mal, trois races sur quatre, non? C'était plus de la moitié. Le trois quart.

« Tu as un nom, ou je dois te trouver un surnom, à toi aussi? »

Après 'le Vent' et 'Her, toi', il n'aurait pas été particulièrement surpris, quelle que fut la réponse. Il avait de l'imagination à revendre, alors, l'un dans l'autre, il ne risquait pas d'être dérangé!
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


Violeur de propriétés privés, et crabe à ses heures

Masculin Nombre de messages  : 43

Localisation  : Dans un couloir.
Emploi/loisirs  : Flirter et embêter son monde.
Humeur  : Espiègle.

Inscrit depuis le   : 14/06/2010
avatar
Violeur de propriétés privés, et crabe à ses heures


Feuille de personnage
Age: 15 ans.
Race: Elfe.
Arme / Pouvoir  : Se débrouille à l'épée.

MessageSujet: Re: Quiet place.[Le Vent et Coleen. Parceque c'est fun.~]   Dim 30 Jan - 22:04

{Et moi qui disais qu'entre la philo' et la grippe je choisirais la grippe..., maintenant que ma tête va exploser, que j'ai mal à la gorge et que je me sens très mal, je crois que...

..., ouais, non. En fait je préfère quand même la grippe.>__>'

Et Never, si tu ne me mets pas vite de carré, ce poste va devenir ta bête noire. Coleen va faire du mal à Armand, et voilà. Tu vas souffrir et regretter ton manque de réaction, tu verras.è__é}

Ne rien faire était, parfois, une activité aussi plaisante qu'une autre ; ou en tout cas, si tout le monde ne partageait pas ce point de vue, c'était celui de Coleen. S'allonger et regarder les nuages passer, par exemple, était très relaxant. Raison pour laquelle, parfois, le jeune Elfe se glissait en dehors de ses appartements et allait s'étendre dans un coin tranquille du Parc, là où personne ne viendrait le déranger. Enfin, presque personne, cette paisible tranquillité durant en général jusqu'à l'arrivée d'une servante, qui se mettait à piailler qu'il allait salir ses vêtements, que sa mère était inquiète et qu'il devait la suivre tout de suite. Blah, blah, blah. C'était fou ce que les parents avaient du mal à admettre qu'à quinze ans, on était tout à fait responsable et capable de se débrouiller seul! Même si, bien sûr, le jeune homme aux yeux bleus devait être la première personne démentant cette affirmation-et le savait. D'accord, peut-être, et il disait bien peut-être, qu'il n'était pas aussi mature et responsable qu'il aurait dû l'être à son âge. Mais il était encore jeune, et il n'avait aucune envie d'agir comme un adulte ; il avait des dizaines, des centaines d'années pour apprendre toutes ces règles stupides qui régissaient le monde des 'grandes personnes'. Pour l'heure, courir après ses amis dans les couloirs, se remettant à marcher comme si de rien n'était dès que quelqu'un d'autre passait, l'amusait toujours autant. Et il aimait ramasser des insectes pour les mettre dans les affaires de ses sœurs. Et il trouvait terriblement amusant de singer les autres quand il était derrière eux. En fait, il adorait à peu près tout ce qui impliquait d'être puéril et de passer pour un imbécile heureux. Bon, un imbécile heureux était heureux, au moins! C'était bien mieux que d'être sérieux et apprécié de tous, mais terriblement malheureux. Ça, non, il ne l'aurait pas supporté. Tant qu'il avait sa famille, ses amis, suffisamment de liberté et de quoi vivre convenablement, de son avis, il ne perdrait pas sa joie de vivre. C'était elle qui le motivait à avancer sans regarder en arrière, et c'était aussi elle qui l'aidait à ne voir que le bon côté des choses, après tout. S'en débarrasser aurait été stupide, sachant cela. Ce jour là, il se sentait de toute façon d'une bonne humeur caractéristique, et n'avait aucune raison de la perdre à un moment ou à un autre. Ce n'était pas comme si on l'avait réprimandé, qu'il avait croisé quelqu'un qu'il n'aimait pas ou qu'on le forçait à faire ceci ou cela, alors c'était parfait. Ce n'était peut-être pas 'parfait' non plus, parce qu'il n'avait croisé personne qu'il appréciait non plus, mais ça lui était relativement égal. Si, pour sa 'petite expédition dans le monde des pauvres', il avait voulu emmener un compagnon de route, il l'aurait fait. Il aurait attrapé son frère ou son cousin, et hop, il les aurait trainé dehors avec lui-contents ou pas, aucune importance. Mais là, un peu de calme et de solitude, il en était sûr, lui aurait fait le plus grand bien. Dans les faits, là, il n'était plus seul et ce n'était plus aussi calme que quelques secondes auparavant, d'accord. Est-ce que c'était de sa faute s'il avait marché au hasard jusqu'à un endroit au hasard et que, comme de par hasard, il y avait eu deux autres personnes déjà en pleine discussion à cet endroit précisément? Eh bien non. C'était le hasard. Ou peut-être le destin, il n'en était pas bien sûr ; il allait falloir attendre un peu pour pouvoir faire la part des choses, hein. Pour l'instant tout ce qu'il savait était qu'il avait trouvé garçon un et garçon deux au lavoir, et qu'il avait décidé de s'installer avec eux. Il n'était même pas obligé de leur parler, tiens! Il pouvait s'assoir là et faire comme s'il était seul au monde.

…, même si quiconque connaissant le jeune Elfe devait savoir pertinemment qu'il était incapable de ne pas prendre part à chaque conversation. Là encore, il n'y pouvait rien! Il plaidait l'innocence, et d'ailleurs il allait falloir qu'on le croit, parce que c'était la vérité vraie. Il ne pensait pas que qui que ce soit soit réellement capable d'entendre les autres sans les écouter, de rester à côté de deux personnes qui discutent sans faire un commentaire à un moment ou à un autre. La différence flagrante entre lui et le reste du monde civilisé étant, justement, qu'il ne pouvait s'empêcher de faire ses commentaires à voix haute au lieu de les garder pour lui. Coleen était pour la liberté de pensée et de parole, de toute façon, tant que ça ne le concernait pas lui et qu'on ne l'insultait pas. Quoi que..., entendre des rumeurs sur lui l'amusait plus qu'autre chose, en général. Sauf quand c'était trop grave ou que ça le blessait d'une manière ou d'une autre. Ou que c'était vrai, et qu'il ne voulait pas que ce ça se sache. Évidemment. Mais c'était une autre histoire, ça. Et puis dans ce lavoir il n'y avait personne qui irait colporter il-ne-savait-trop-quoi sur lui, et les deux autres jeunes hommes ne semblaient pas être issus de la Noblesse. Un Neko pouvait-il seulement être riche? Il pensait que les rares Neko qui logeaient à l'Est devaient être reclus au fin-fond du Royaume, et qu'on leur envoyait de temps en temps des prisonniers pour qu'ils puissent se nourrir. D'ailleurs, il ne savait pas comment ils mangeaient, de l'autre côté..., peut-être des animaux, comme tout le monde? C'était un mystère qui resterait à jamais irrésolu, pour le coup. Alors qu'il faisait bien attention à garder son équilibre, bien droit sur ses jambes, il jeta un coup d'oeil en biais audit Neko, qui n'avait par ailleurs pas vraiment l'allure qu'il aurait dû avoir, selon le garçon aux cheveux blonds. Il avait toujours cru que les Neko avaient de grandes dents, des griffes aux doigts et des yeux cruels et injectés de sang. Ouh. Sa rapide inspection lui confirma que ce n'était pas exactement ce qu'il s'était imaginé, et il fit une légère moue. Bah, peut-être qu'il y avait des Neko gentils et des Neko méchants, et qu'ils n'avaient pas du tout la même allure. Difficile à dire.


« C'est pas grave. Fais attention, quand même. Je ne voudrais pas qu'on nous accuse d'avoir cassé quelque chose ici. »

Coleen acquiesça vaguement, son sourire d'imbécile heureux toujours accroché sur son visage alors qu'il gardait la réponse qu'il comptait donner en tête, attendant patiemment. C'était quelque chose que lui avait appris sa mère et que, pour une fois, il avait retenu : ne pas couper les autres quand ils parlaient. Il fallait acquiescer ou faire signe qu'on suivait quand ils parlaient, et attendre trois secondes quand ils s'arrêtaient, au cas où ils voudraient ajouter quelque chose. Des trucs de politesse stupides, mais on avait ses habitudes. Et pour une fois qu'il en avait une bonne, on allait pas lui en tenir rigueur. Il se félicita d'ailleurs d'avoir attendu quand, après avoir croisé les bras, l'humain aux yeux verts reprit la parole, répondant qu'ils ne parlaient pas vraiment. Ah, bon. S'il le disait. Il haussa un sourcil ne traduisant que trop bien son incompréhension, en revanche, quand il l'entendit s'adresser au vent. Hm..., Hm. Hm. Le vent. Ses yeux bleus se posèrent sur le Neko. Oui, il lui parlait, non? C'était bizarre comme nom, 'le vent'. Oh, peut-être que les Neko aimaient s'appeler avec le nom d'un phénomène de ce genre? Il avait de la chance, si c'était ça. Parce que 'le vent', ça sonnait mieux que 'la grêle', par exemple. Ou que 'la pluie'. Quoi que, 'la pluie', ça allait, encore. Il y avait pire.
En attendant que le Neko réponde, Coleen décida que s'assoir serait définitivement plus confortable, vraiment. Il s'assit donc en tailleur, à même le sol, devant l'eau, prenant garde à éviter les gestes trop brusques. Jusqu'à ce qu'il se rende compte que ça ne devait pas être impeccable, par terre, justement, et ne passe distraitement sa main à côté de lui, grimaçant légèrement. Ah ça, sa mère n'allait pas être contente qu'il se soit encore salit. Tant pis, hm.


« Bah, l'avenir, dans l'expression, tu sais! Ce qui va se passer. Et si, on parlait! Mais de rien en particulier. Enfin je crois. »

Rien en particulier? Ça lui semblait acceptable, comme réponse. Il préféra ne pas chercher à répondre à sa question, conscient que lui et l'humain, ce n'était pas encore une grande histoire d'amour. Il avait un mal fou à correctement placer masculins et féminins, par exemple, et prenait tout dans un sens trop littéral. Alors les expressions, fiou! Mieux valait éviter. Elles finissaient toujours déformées et bizarre, dans sa bouche.

« Tu as un nom, ou je dois te trouver un surnom, à toi aussi? »

Il se retourna légèrement, histoire de regarder son interlocuteur, et lui sourit.

«Mon prénom c'est Coleen, répondit-il en tapotant ses index contre ses bottes. Vous n'avez pas un prénom, vous?»

Coleen se doutait bien que le plus petit des deux en avait un, mais un doute sérieux persistait pour l'autre. Sait-on jamais, hein, il ne connaissait pas les habitudes de cette race-là.

«Hm, si je casse quelque chose, lança-t-il brusquement à l'adresse de l'humain, je payerais pour réparer, c'est pas grave. Mais il n'y a que des servantes, d'habitude, ici. Vous aviez envie de parler là?»

Des servantes, et d'autres femmes. Mais aux yeux de Coleen, une femme qui fait le ménage, c'est une servante. Parce que ici, au château, aucune femme ne faisait le ménage. Trop difficile, peut-être? Il allait vraiment falloir qu'il apprenne, pour voir. Ou savoir? Hm hm hm.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


Lanceur de pavés et Nekophile avéré

Féminin Nombre de messages  : 22

Localisation  : Et c'est à quel sujet?u__u
Emploi/loisirs  : Je mets des coups de poings à une peluche. Sans raison, vraiment, ah ah...
Humeur  : Je suis de bonne humeur, TRES bonne humeur. Hmm?^^*

Inscrit depuis le   : 30/06/2010
avatar
Lanceur de pavés et Nekophile avéré


Feuille de personnage
Age: 14 ans.
Race: Humain.
Arme / Pouvoir  : Ses petits poings (eh oui).

MessageSujet: Re: Quiet place.[Le Vent et Coleen. Parceque c'est fun.~]   Mer 9 Mar - 7:19

Armand allait faire n'importe quoi, il le sentait. Il ne se faisait pas confiance, savait qu'entouré de plus d'une personne, surtout s'il s'agissait là de garçons, il allait donne une mauvaise image de lui, s'emporter pour un rien. Mais était-ce sa faute s'il se sentait mal entouré de trop de personnes? Fais un effort, lui intimait régulièrement son père sur un ton de reproche, mais tout le monde était du même avis, c'est toujours plus facile à dire qu'à faire. Sérieusement...Son père était peut-être un homme doté d'un charisme incroyable pour qui donner des réceptions n'était ni plus ni moins qu'un jeu d'enfant, une simple banalité, là où il trouvait son quotidien, Armand trouvait son pire cauchemar. D'accord, à trois au lavoir, en train de discuter de 'rien en particulier' en regardant le cours d'eau parfois emporter des feuilles mortes qui ne s'en étaient pas allées avec les vents de l'automne était loin de ressembler à une réception, mais tout de même. Aux yeux du jeune homme aux cheveux roux, c'était exactement la même chose. Il était là, debout comme un parfait imbécile, se faisant violence pour aligner des mots de manière cohérente, avec à ses côtés des personnes agaçantes au possible. Sans oublier le sourire qu'il avait de plus en plus de mal à maintenir sur ses lèvres, bien évidemment. Armand détestait ce monde de fausses apparences, qui n'était ni crédible ni vrai, et dans lequel ses cousins semblaient tant se plaire. Bha! Comme on dit, les cochons se plaisent bien à se rouler dans la boue, eux. C'était pareil pour ces très chères personnes de sa connaissance, et tous leurs amis par la même occasion d'ailleurs, songea Armand en repensant à l'espèce d'horrible personnage qui servait d'ami à Visan. Pour le peu de fois qu'il lui avait parlé, ou plutôt qu'ils s'étaient criés dessus, il ne voulait plus jamais le revoir de sa vie, bien qu'il pensait que ce ne serait malheureusement pas possible. Il attirait les catastrophes, c'était fou. Une espèce de porte poisse, en somme. Génial. Après avoir fait ce magnifique constat, Armand posa son regard vert sur le Neko puis sur l'Elfe qui venait d'arriver, avant de légèrement le déporter vers sa gauche, faisant de son mieux pour ne pas avoir l'ait profondément ennuyé. Ça n'aurait pas été une solution pour les faire taire, de montrer son ennuie, au contraire; Ce genre de personne, s'il avait toutefois bien cerné le caractère du Neko (Il était encore trop tôt pour qu'il puisse tirer une quelconque conclusion sur celui de l'Elfe) se plaisait encore plus à vous embêter si elles se rendaient que, eh bien...Qu'elles vous embêtaient, justement.

C'était un peu le même mode de fonctionnement que son frère. S'il lui disait de ne pas toucher à ses livres, alors il était certain de tous les retrouver à terre un quart d'heure plus tard. Quel sale gamin, ce Axel. Comme s'il n'y avait pas assez de bibelots à casser dans le salon, il fallait qu'il monte les escaliers jusqu'à sa chambre, qui n'était pas verrouillé car son père ne voulait pas qu'il la verrouille, et y mette le désordre. C'était bien la peine qu'il se tue à la ranger! Non mais sérieusement. Si ce Neko, qui devait avoir aux alentours de seize ou dix-sept ans avait le même mental et la même manière d'agir que son petit frère d'un an et demi, il n'était pas sorti de l'auberge. Il espérait qu'au moins l'Elfe en orange avait un minimum de sens commun. Il était permit de rêver, n'est-ce pas?

« Bah, l'avenir, dans l'expression, tu sais! Ce qui va se passer. Et si, on parlait! Mais de rien en particulier. Enfin je crois. »

Parler, Armand trouvait cela bien grand pour le semblant d'échange qu'ils avaient eu jusque là, mais bon, si ça lui plaisait de considérer la situation comme telle, grand bien lui fasse. Hum. Suivant du regard un caillou qui voyageait lentement au fond de l'onde claire, emporté par le courant quasi nul de la rivière, il se demanda s'il pouvait décemment se jeter dans l'eau et se laisser voguer de la sorte sans que ses interlocuteurs ne se posent de questions sur sa santé mentale ou ne le prenne pour un fou d'emblée. Certainement que non, de plus, il aurait à coup sûr attrapé froid en sortant de l'eau, mais. Cela n'empêchait qu'il aurait bien aimé être à la place de ce caillou, là. Au moins, il n'aurait eu à se soucier de rien, son plus grand fantasme. Entendant le vent demander son nom à l'Elfe aux cheveux blonds, il posa ses yeux sur ce dernier lorsqu'il répondit. Coleen? Armand se répéta plusieurs fois ce nom, pour être sûr de ne pas l'oublie au beau milieu de la conversation, ce qui aurait été passablement stupide, n'est-ce pas? Coleen...Il n'était pas certain de bien prononcer ce nom. Le dénommé Coleen avait un accent, alors...Hum, normal, pour un Elfe, remarque, mais ça ne changeait rien à son problème. Jugeant qu'il aurait tout le temps de se torturer l'esprit à ce sujet par la suite, le jeune homme aux cheveux bouclés jeta cette interrogation dans un coin de sa tête, pour ne plus s'en préoccuper. Tiens...Détaillant plus longuement l'Elfe, il s'aperçut, non sans une pointe de surprise, que ses vêtements étaient de plutôt belle facture. Il le reconnaissait pour en porter lui-même la plupart du temps; Simples mais bien faits. Hmm? Ce Coleen était-il donc riche?

«Hm, si je casse quelque chose, je payerais pour réparer, c'est pas grave. Mais il n'y a que des servantes, d'habitude, ici. Vous aviez envie de parler là?»

Les yeux d'Armand s'agrandirent sensiblement, alors qu'il hochait vaguement la tête en guise de réponse. Cette phrase ne fit que le conforter dans l'idée que Coleen devait être riche; Il avait de suite proposé de réparer ce qu'il casserait, et avait parlé de servantes. Certes, bon nombre de servantes venaient laver le linge ici, ainsi qu'aux aitres lavoirs, mais en général, c'était plutôt des mères de famille. Sûrement devait-il avoir des servantes chez lui. Peut-être même habitait-il le château? Uh...Armand ne voulait pas entrer dans les clichés, mais en règle générale, les Nobles descendaient rarement en ville, et encore moins aux lavoirs. Un endroit pour les manants, de toute évidence. Bizarre bizarre.

« Alors c'est verra, je pense. Répondit Armand au Vent, ne lui faisant pas de nouveau le reproche qu'il était tout aussi vague qu'auparavant, enfin, il pouvait tout aussi bien se tromper que ça lui était égal, Et si tu veux le savoir, on s'est retrouvé ici par hasard. »

Il se tu l'espace d'un instant, semblant réfléchir, puis reprit finalement la parole:

« Si tu veux faire comme le vent, tu peux m'appeler 'her, toi'. Mais en général, les autres m'appellent Armand. »

Donner son nom n'allait pas le tuer, après tout. Ce n'était pas comme si Coleen et le vent étaient de dangereux criminels qui allaient s'en servir pour le retrouver et le tuer ou accomplir des méfaits en son nom. Woh. Quelle imagination fertile il avait, aujourd'hui! Il valait mieux qu'il arrête de penser, décidément, ses pensées le menaient n'importe où...

[J'ai du mal à RP avec Armand, mais je l'adore. J'aime aussi Coleen et Dietrich. Luuuv...~♥]
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


Neko déchu, Jardinier

Masculin Nombre de messages  : 12

Localisation  : Dans les jardins!^^
Emploi/loisirs  : Ca dépend. Je travaille, enfin... Un papillon!^^~
Humeur  : Ca va, ça va!^^

Inscrit depuis le   : 27/06/2010
avatar
Neko déchu, Jardinier


Feuille de personnage
Age: 17 ans
Race: Neko
Arme / Pouvoir  : Couteaux

MessageSujet: Re: Quiet place.[Le Vent et Coleen. Parceque c'est fun.~]   Sam 2 Avr - 15:02

[HS: Hop hop hop, je réponds je réponds talala~ voilà j'ai répondu. Même si j'aime pas DU TOUT mon post, je ferais mieux la prochaine fois, tant pis.
Posté. What a Face ]


Dietrich passait le plus clair de son temps à faire l’idiot, et pensait parfois que, somme toute, passer pour plus sot qu’il ne l’était réellement avait un côté inconditionnellement amusant. Terriblement, bizarrement, drôlement amusant. Bien entendu, cela n’avait rien d’exceptionnel : bien peu de choses, dans ce monde, avaient le privilège de ne pas le faire rire. Au mieux, il appréciait, au pire il s’en fichait royalement. Mais de là à détester foncièrement quelque chose ou quelqu’un, il y avait de la marge… Un monde, un gouffre abyssal même, dans lequel il avait trop peu envie de tomber pour songer à se risquer à le traverser. D’autant qu’il était intimement persuadé de ne savoir construire que des ponts brinquebalants, qui craqueraient au premier faux pas et vous précipiterait vers… Hm, il n’avait pas la moindre idée de vers quoi. La dépression ? Peut-être bien, tiens. Ce devait être ça ou, si ce n’était pas le cas, il s’agissait néanmoins de sa seule idée alors il ferait avec. Bien obligé. Si encore ç’avait été son unique idée valable, mais non, elle constituait bien, à elle-seule, l’ensemble exhaustif de toutes ses hypothèses…, qui devaient se conjuguer au singulier, d’ailleurs, puisqu’il n’y en avait qu’une. Satisfait de sa rapide correction mentale, il s’autorisa un petit sourire victorieux qui, s’il avait duré plus longtemps, aurait pu paraitre tout à fait déplacé à ses deux interlocuteurs. Enfin, toujours était-il qu’il fallait se lever tôt, et posséder de la volonté à revendre pour trouver quelque chose qui agace le Neko dans les règles de l’art. Il s’amusait des gens comme ‘Her, toi’, qui faisaient partie intégrante de ces catégories de personnes sans lesquelles il ne pourrait pas vivre. Qu’aurait-il fait de ses journées sans personnes à charrier !

Le même schéma s’appliquait aux personnes trop silencieuses, trop timides, trop timorées pour oser lui répondre ce qu’il méritait. Quant aux individus plus vifs, converser avec eux était indubitablement très enrichissant, à n’en point douter ! Ils trouvaient toujours des idées géniales pour tuer le temps, pour ceci, pour cela. Certains nobles et leur vanité crasse avaient également un certain charme : premièrement parce qu’ils étaient une source inépuisable de critiques en tout genre, et deuxièmement parce qu’en s’attirant les foudres de toutes les petites gens du château, ils rendaient toute remarque désobligeante sur eux hilarante. Pas la peine de dire qu’il y en avait une petite foule qui se racontait derrière leur dos, ceci dit en passant… Mais si Dietrich s’amusait de tout, la réciproque était loin d’être applicable pour autant. Parce qu’il était moqueur, et qu’il lui arrivait d’aller ‘un peu trop loin’, le blond savait pertinemment qu’il était particulièrement aisé d’avoir quelque chose contre lui, de le trouver insupportable, adepte qu’il semblait parfois être de la méchanceté gratuite. Mais ce n’était pas non plus de sa faute ! Et puis, être adulé de tout le monde, en plus de ne pas être possible, n’était pas son but ultime dans la vie. Se faire détester pouvait être profitable, en plus d’être drôle ! Qui n’avait jamais pensé à engager la conversation, ou offrir toute votre muette sympathie, à un tierce ayant fait un croche-pied à votre pire ennemi ? Vraiment, où irait le monde s’il n’était fait que de mots gentils, conjugués avec une honnêteté sans bornes et de grands sourires amorçant de magnifiques compliments !

Ce qui ne l’empêchait pas de ne pas souhaiter que ses deux nouveaux amis ne le perçoivent pas, eh bien, comme un ami justement.

«Mon prénom c'est Coleen. Vous n'avez pas un prénom, vous?»

Coleen. Le nom ne lui disait pas grand-chose, il devait bien le reconnaitre. Peut-être aurait-ce été plus concluant, s’il avait fourni un nom de famille ? Puisque le visage de l’autre blond ne lui évoquait guère plus de souvenirs que son prénom, Dietrich en conclu qu’il ne le connaissait simplement pas, ni plus ni moins. Ou en tout cas, qu’il ne le connaissait pas avant aujourd’hui. Dorénavant, il se ferait une mission de connaitre toutes les personnes sympathiques de ce côté-ci de la frontière, c’était définitivement un merveilleux projet ! Coleen, pour commencer. Ce garçon n’avait pas franchement l’air contraignant, ce qui n’était pas pour déplaire au jeune homme. Faire parler les gens était l’une de ses nombreuses spécialités, et faire la conversation tout seul en cas d’échec cuisant n’était pas à écarter, mais s’ils le faisaient de leur propre initiative, c’était tout de même plus simple ! La réflexion dudit Coleen sur l’argent fit tiquer Dietrich. Aussi peu de considération envers l’argent était rare. La société, ici, semblait être basée sur ce principe même, ses murs étaient coulés en argent, son sol en or blanc, ses fondations de bronze et de poudre pailletée. Le manque, le besoin d’avoir toujours plus, engendraient un désir difficile à refréner d’en posséder encore et encore, d’amasser ces pièces rondes et lourdes, frappées du sceau d’Illea. Le Neko avait du mal, encore en ce jour et après tout ce temps, non pas à se faire à ce système, mais à comprendre les motivations de ceux qui le constituaient. Et côtoyer des nobles à longueur de temps, les voir passer dans leurs beaux habits, n’avait pas aidé. Eux non plus ne devaient pas comprendre ! Eux qui dépensaient sans craindre de voir fondre leur fortune, eux qui ne couraient pas après le centime économisé ! Qui se fiche de l’argent, en a forcément beaucoup. Coleen était donc riche ? Force était de le croire.

« Alors c'est verra, je pense. Et si tu veux le savoir, on s'est retrouvé ici par hasard. »

Dietrich hocha la tête, heureux d’avoir enfin la réponse à sa précédente question. C’était pas trop tôt, à croire que ‘Her, toi’, n’était vraiment pas pressé !

« Si tu veux faire comme le vent, tu peux m'appeler 'her, toi', continua le rouquin. Mais en général, les autres m'appellent Armand. »

Dietrich posa son regard vert sur ‘Armand’ avec une surprise non feinte. De un, c’était injuste de ne pas lui avoir dit, à lui, pour décliner son identité à Coleen moins d’une minute plus tard ! Que ce soit lui qui aie commencé à ne pas donner son nom ne lui effleura pas l’esprit, et il évita tout autant de partir sur des hypothèses de racisme à son encontre. Ça, c’était bien trop déprimant pour un esprit positif comme le sien. Il esquissa un grand sourire, sa queue faisant un mouvement de balancier derrière lui. Gauche, droite, gauche, droite. La vie sans elle ne lui apparaissait même pas comme envisageable… Comment les humains faisaient-ils, d’ailleurs, sans rien du tout ? Les elfes, passaient, ils avaient ces longues oreilles pour faire office de –piètre, il le concevait- compensation. Mais eux, alors ?

« Dietrich. Mais c’est un secret d’Etat, ne le répétez nulle part… »

Il riva son regard, cette fois-ci, dans celui de l’Elfe aux yeux bleus.

« D’ailleurs, tu nous demandes ce qu’on fait là, mais je crois pas que tu sois une fille non plus. Ou alors, une fille drôlement bien déguisée… Enfin, oui, mais ce serait bizarre, quand même, tu ne crois pas, Armand ? Je peux t’appeler Armand aussi, hein ? Bon, je le fais de toute façon, c’est plus pratique. Hm, donc, je disais… Ah, oui, que t’étais un garçon parce que… Oh, et donc c'est verra? Donc je verrais. Je ne sais plus quoi mais je verrais! Et, euhm... »

Comme souvent, il s’était perdu dans ses propres propos, ce qui n’avait rien d’exceptionnel en soi non plus. Pourquoi avait-il dit ça, déjà ? Que c’était un garçon, il entendait. Ce qui lui passait par la tête, il le disait sans plus de cérémonie : il n’y avait pas de filtre entre sa tête et sa bouche, semblait-il, pour retenir les réflexions parasites qui ne manquaient pas de faire acte de présence… Son débit de parole allait de pair avec son débit de pensée. Rien que pour ça, il avait été forcé contraint d'améliorer au mieux son niveau de langue. Sans quoi, s'exprimer serait devenu une torture. Et ça, plus que tout le reste, aurait transoformé sa vie en véritable géhenne.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


Violeur de propriétés privés, et crabe à ses heures

Masculin Nombre de messages  : 43

Localisation  : Dans un couloir.
Emploi/loisirs  : Flirter et embêter son monde.
Humeur  : Espiègle.

Inscrit depuis le   : 14/06/2010
avatar
Violeur de propriétés privés, et crabe à ses heures


Feuille de personnage
Age: 15 ans.
Race: Elfe.
Arme / Pouvoir  : Se débrouille à l'épée.

MessageSujet: Re: Quiet place.[Le Vent et Coleen. Parceque c'est fun.~]   Lun 2 Mai - 18:40

{Bouh, bouuuuh! J'ai l'impression que les postes à trois vont encore moins vite que les autres, du coup! Et sinon..., désolée d'être presque en retard, mais voilà. Pour ma défense, je ne pouvais pas détacher mes yeux de l'avatar d'Armand, c'est sa faute. Je vous ai déjà dit à quel point je le trouvais..., hmmm..., génial? Cool }

Pour sûr, Coleen n'avait rien à faire dans les lavoirs. Enfin, pas dans les lavoirs, mais tout du moins ici, près de l'eau. S'il trempait ses bottes dans l'eau, il était persuadé que sa mère allait l'assassiner, après l'avoir torturé une demi-heure au moins pour savoir ce qu'il pouvait bien faire là-bas. A l'évidence, le fait qu'il se promène en ville ne lui plaisait guère..., à se demander pourquoi! Il étouffait, lui, au château! Il y avait de longs couloirs, d'accord, mais il n'avait même pas le droit de s'amuser à faire des concours de glissade quand il était particulièrement glissant. Et il avait un très beau lit, oui, mais il n'était pas autorisé à sauter dessus, apparemment. Quant-à courir, peu importe où, cela semblait tout aussi prohibé. Apparemment, il était trop vieux pour qu'on soit attendri par ses excès de bonne humeur et sa vivacité ; et les Nobles, femmes ou hommes, n'aimaient pas se faire renverser par un adolescent qui courait sans une extrêmement bonne raison. Or, il ne fallait pas rêver, la seule raison qu'aurait pu avancer l'Elfe aux cheveux blonds aurait été qu'il s'ennuyait ou qu'il trouvait cela amusant. Alors qu'en ville, au moins, il était tranquille! Personne pour lui dire quoi faire, quels vêtements mettre, où aller, à qui parler et sur quel ton. Il aimait tout de même le château et les habitudes qu'il y avait prises, il ne fallait pas croire ; simplement il avait besoin de respirer, oui. Au moins sa mère ne pouvait pas venir le réprimander, ici, il était tranquille. Enfin. Pas exactement, puisqu'à présent il n'était plus seul, mais ça ne le dérangeait pas spécialement. Il ne connaissait pas ce garçon, ni cet autre, là, mais ils n'avaient pas l'air de profonds rabat-joie ne prêchant que par le silence et le respect des règles. Quelle chance! Alors diraient-ils quelque chose, s'il décidait de jeter quelque chose dans l'eau pour voir si oui ou non cela flottait? Oh, dans le pire des cas il pourrait toujours aller récupérer ladite chose, l'eau n'avait pas l'air bien profonde... Il pourrait toujours retirer ses bottes, si besoin était. Et retrousser son pantalon, ça allait de soi. Il n'aurait plus manqué qu'il tombe dans l'eau et revienne trempé, tiens! Ils auraient bien été obligés de le laisser rentrer, de toute façon, mouillé ou non. Quoi que..., il avait beau ne pas faire très froid, il ne faisait pas chaud non plus. Il aurait été capable d'attraper une maladie grave, avec sa chance. Moralité, mieux valait ne pas prendre un bain dans la rivière. Ce qui aurait dû lui paraître évident, de toute façon. La mer devait trop lui manquer, il fallait croire! Bientôt il allait se baigner dans tout ce qui y ressemblerait plus ou moins, et on le prendrait pour un malade complet.

Ses yeux bleus continuaient de suivre les mouvements de l'eau, faisant bien attention à ce qui disait derrière lui tout de même. Il ne tenait pas à perdre le fil de la conversation, ça lui arrivait bien trop souvent à son goût. Rien que pour apprendre-ou non-leur nom, il se devait d'écouter à peu près correctement. Et pour écouter 'à peu près correctement', il faut éviter de trop penser à des choses diverses et variées n'ayant, en général, rien à voir avec la conversation. Domaine dans lequel il était Roi, il en avait bien peur. Ou au moins Prince. A défaut d'être le meilleur, il devait bien en faire partie. Parce qu'il lui semblait qu'en matière de dérivations anarchiques, le Neko aux yeux verts avait l'air assez doué, lui aussi. L'autre, lui, avait l'air plus sérieux. Pas mortellement sérieux, heureusement, mais tout de même. Ce qui ne l'empêchait pas d'avoir un air bien sympathique à ses yeux, remarque. Même si bien des personnes avaient un air sympathique, dans le fond...


Par hasard, ah? Oui, ça, ça ne l'étonnait pas vraiment, il acceptait l'explication. Enfin, ce n'était pas comme si on lui avait demandé de valider quoi que ce soit, mais il l'acceptait tout de même. Il acquiesça donc, légèrement tourné vers son interlocuteur, sans perdre son sourire. Au repos, il souriait. Ce n'était pas comme s'il était sans cesse en train de faire des grimaces, là ça aurait été autrement agaçant. Quoi qu'un sourire pouvait devenir énervant, il en était persuadé pour en avoir déjà fait l'expérience. Ça le dépassait, ça. Tant que la situation pouvait prêter un minimum à sourire, il ne voyait pas où était le problème. Le plus difficile étant de s'empêcher de sourire quand on s'énervait contre lui. Chose qu'il n'arrivait, malheureusement, absolument pas à faire. C'était nerveux, il lui semblait, ou quelque chose comme ça. En bref, il n'y pouvait rien. Au moins, sa mère avait bien compris ça. Il ne pouvait pas s'empêcher de rire quand on s'énervait contre lui, bien qu'il ne trouve généralement rien d'amusant là-dedans. C'était embêtant, non?

« Si tu veux faire comme le vent, tu peux m'appeler 'her, toi'. Mais en général, les autres m'appellent Armand. »

Oh, Armand alors? Armand. 'Her, toi' était trop impersonnel, voyons. Et puis Armand serait plus simple, aucun doute là-dessus. Armand. Il suffisait de se souvenir de ce prénom, maintenant. Et de ne pas se tromper entre les deux garçons près de lui, évidemment. Il aurait eu l'air malin, s'il avait appelé le Neko Armand, et Armand.., euh...

« Dietrich. Mais c’est un secret d'État, ne le répétez nulle part… »

Et bien, Dietrich. Dietrich. Son objectif allait être de ne pas les échanger, maintenant. Deux prénoms d'un coup, sait-on jamais. Heureusement, ces deux-là ne se ressemblaient pas du tout, alors ça ne devrait pas poser de gros problèmes. Ils n'étaient pas de la même race, il pouvait voir une différence de taille notable, et puis même la couleur des yeux, des cheveux, l'habillement étaient très différentes. Que c'était gentil, de lui faciliter la vie! Que ce soit voulu ou pas, peu importe. La différence était mince selon lui, de toute manière. Et puis il ne doutait pas que c'était un secret d'État, aucun doute là-dessus. Il aurait pu se questionner là-dessus autant que sur le 'en général' d'Armand, mais préféra ne pas en faire grand cas. C'était sûrement de l'ironie, ou une façon de parler. Quoi que ça pouvait aussi sous-entendre qu'Armand était un surnom, non? Ou que tout le monde ne l'appelait pas comme ça. En clair il n'avait pas la moindre idée de comment interpréter ces deux mots, et donc préféra les oublier. Son regard croisa celui du Neko aux cheveux clairs, à qui il adressa, de fait, un sourire.

« D’ailleurs, tu nous demandes ce qu’on fait là, mais je crois pas que tu sois une fille non plus. Ou alors, une fille drôlement bien déguisée… Enfin, oui, mais ce serait bizarre, quand même, tu ne crois pas, Armand ? Je peux t’appeler Armand aussi, hein ? Bon, je le fais de toute façon, c’est plus pratique. Hm, donc, je disais… Ah, oui, que t’étais un garçon parce que… Oh, et donc c'est verra? Donc je verrais. Je ne sais plus quoi mais je verrais! Et, euhm... »

Il continua de regarder Dietrich, amusé par son débit de parole impressionnant-sa maitrise de la langue, aussi, parce que quand même-et sa capacité évidente à se perdre dans ce qu'il disait, jusqu'à ce qu'il ne perçoive le mouvement de sa queue, derrière lui. Et, aussi poli ou stupide cela puisse-t-il paraître, il ne put s'empêcher de suivre son mouvement des yeux. Pour un peu, s'il avait été assez près, il l'aurait attrapée. Il jurait qu'il l'aurait fait. Ou plutôt, il en mourrait d'envie. A défaut de ça il haussa les épaules, se retourna correctement vers l'eau et s'allongea, purement et simplement, sur le dos, jambes fléchies. Ne pas salir ses vêtements lui était complètement passé au-dessus de la tête, de toute façon. Il leva les yeux vers Dietrich et Armand, et fit mine de réfléchir.

«Non, je ne suis pas une fille, répondit-il en riant, plus amusé qu'autre chose par cette perspective. Je suis là parce que je me suis échappé, en fait. Ça aussi c'est un secret, hein! Je voulais aller en ville, et..., et je suis arrivé là. J'ai entendu des voix, donc je suis venu.»

On ne peut plus logique, certes. Il tendit son bras vers Dietrich et, à défaut de pouvoir attraper sa queue, reposa ses deux mains sur son ventre. Sans vraiment se soucier que son geste puisse paraître bizarre, par ailleurs. Oui, ça lui arrivait souvent de tendre son bras dans une direction, comme ça, pour ne rien faire.

«C'est amusant, parce qu'on est de trois races différents! Enfin, je vois beaucoup d'humains ici. Moins de Neko. Ma mère, poursuivit-il avec sérieux, malgré son grand sourire, dit que les Neko sont des monstres cruels qui massacrent les autres, et que les humains sont plus stupides et moins intéressants que les Elfes. Mais j'ai rien contre personne, alors tant mieux!»
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


Lanceur de pavés et Nekophile avéré

Féminin Nombre de messages  : 22

Localisation  : Et c'est à quel sujet?u__u
Emploi/loisirs  : Je mets des coups de poings à une peluche. Sans raison, vraiment, ah ah...
Humeur  : Je suis de bonne humeur, TRES bonne humeur. Hmm?^^*

Inscrit depuis le   : 30/06/2010
avatar
Lanceur de pavés et Nekophile avéré


Feuille de personnage
Age: 14 ans.
Race: Humain.
Arme / Pouvoir  : Ses petits poings (eh oui).

MessageSujet: Re: Quiet place.[Le Vent et Coleen. Parceque c'est fun.~]   Mar 24 Mai - 1:16

Honnêtement, Armand ne savait pas du tout ce qu'allait bien pouvoir donner cette conversation. A quoi elle aboutirait, quand elle se terminerait, ce qui en résulterait. A part qu'il venait tout à coup, dans sa courte vie, de parler à toutes les races peuplant Illea...Il ne voyait pas bien. Oh, ce n'était pas une insulte, Coleen et le vent n'auraient nullement du en être offensés s'il avait formulé à voix haute sa pensée. Simplement...C'était chaque fois pareil, dès qu'Armand entamait (De gré ou de force) une discussion avec une personne trop ceci ou trop cela, ou simplement qui ne lui ressemblait en rien, il ne pouvait s'empêcher de penser à quoi ça pouvait bien servir. Ça le gênait, l'embêtait, il ne savait pas comment réagir. Face à quelqu'un de vif, il se recroquevillait encore plus, et face à une personne qu'on aurait pu penser muette tant elle ne parlait pas, il l'imitait et observait un silence religieux. Autant dire que ça n'allait en général pas bien loin. Mais était-ce sa faute, s'il était timide et n'osait pas aller vers les autres, leur parler, rebondir sur tel ou tel sujet pour faire durer l'échange? Les deux blonds qui étaient à ses côtés semblaient n'avoir aucun problème à ce niveau-là, eux. Armand pouvait même affirmer sans trop avoir peur de se tromper qu'en ce qui concernait le vent, c'était même plutôt le contraire. On avait du lui dire de se taire, des fois, non? Puis il avait un de ces sourires, à vous faire sortir de vos gonds en moins de temps qu'il ne faut pour le dire. Quelque chose dans sa manière de parler et d'agir agaçait prodigieusement Armand, et il ne parlait pas de son accent, bien évidemment. Il avait la sale impression que chacune des phrases du Neko était une provocation, et les provocations, le jeune homme aux cheveux roux y résistait rarement. Quand on le cherchait, on finissait toujours par le trouver, et ce n'étaient pas les réprimandes de son père qui y feraient quoi que ce soit. Chassez le naturel, il revient au galop, n'est-ce pas? Eh bien, chez Armand Delliey, c'était la même chose. A ce niveau-là, il ne différait en rien de ses semblables.

Posant ses yeux émeraudes sur le Neko puis sur l'Elfe, Armand intercepta le regard surpris que lui la lança le vent, et fronça légèrement ses sourcils, perplexe. Quoi? Qu'avait-il fait, encore, pour qu'il le regarde de la sorte? Oh, peut-être était-ce car il avait décliné son identité à Coleen? Eh bien, si c'était ça, il n'avait pas à s'en étonner, c'était lui qui avait commencé ce petit jeu stupide des surnoms. Il lui aurait volontiers donné le sien, s'il lui avait donné le sien lui-même. Secouant discrètement sa tête, Armand se mordit légèrement la lèvre inférieure, tentant d'évacuer sa mauvaise humeur. Ce qu'il pouvait l'énerver, celui-là! Lui et sa tête de se moquer du monde à chacune de ses paroles...Ah, décidément. Il y avait des personnes, comme ça, qu'il pensait ne jamais pouvoir supporter, que ce soit dans quelques minutes, quelques heures ou quelques années. Il n'avait pas l'air méchant, ce Neko aux yeux verts, pourtant. Mais là, tout de suite...Rien à faire, ça ne passait pas.

« Dietrich. Mais c’est un secret d'État, ne le répétez nulle part… »

Dietrich. Alors c'était comme ça que le vent s'appelait? Armand ne savait pas lequel des deux noms il préférait. Au moins, Dietrich, ça avait l'avantage de ne pas sonner désagréablement à ses oreilles, et comme ce n'était certainement pas un secret d'état, il pensa qu'il l'appellerait pas son prénom dorénavant. Et quand le Neko se remit à parler, impressionnant au passage l'humain par sa maîtrise de la langue, qui n'était clairement pas approximative, il leva ses yeux verts au ciel, petit mouvement qui, avec son sourire, pouvait laisser penser que ce qu'il disait l'amusait. C'était loin d'être le cas, mais il n'allait pas non plus lui dire à quel point il l'énervait, ça n'aurait pas été poli. Alors un petit sourire ferait l'affaire, très bonne illusion, qui marchait toujours, pour peu qu'on se donne la peine d'être crédible. S'il l'appelait Armand, alors soit, il l'appellerait Dietrich. Comme ça, aucune culpabilité. Même si, franchement, il aurait pu lui donner son nom dès le début, ça leur aurait évité d'en passer par 'her toi' et 'le vent'. Déportant légèrement son regard vers l'onde claire qui continuait son silencieux voyage, il se demanda si on pouvait trouver des trésors dans les rivières. Autrefois, quand il était petit garçon, lui et Grigory allaient souvent s'amuser dans un tout petit court d'eau, non loin de Jiang-Zemin. Ils ramassaient les cailloux, les mains mouillées, s'extasiant sur la brillance de certaines petites pierres. Ah, comme Jiang-Zemin lui manquait! Esidir était belle, mais sa ville natale l'était toujours bien plus. Savoir qu'il n'y remettrait plus jamais les pieds le rendait nostalgique, de ces rues pavées, de son ancienne maison, de ces itinéraires appris par cœur au fil des années. S'il avait un jour pensé quitter Jiang-Zemin, et de cette façon...

«Non, je ne suis pas une fille. Je suis là parce que je me suis échappé, en fait. Ça aussi c'est un secret, hein! Je voulais aller en ville, et..., et je suis arrivé là. J'ai entendu des voix, donc je suis venu.»

Armand jeta un regard perplexe à l'Elfe qui s'était allongé à terre, se demandant s'il n'allait pas se faire disputer s'il salissait ses vêtements. Certainement que si, il n'avait pas l'air très vieux, et avait lui-même avoué s'être échappé. Le jeune homme aux cheveux bouclés pensa donc, avec raison, que ses parents allaient lui passer un sacré savon, s'il rentrait boueux et remplit de poussière. Remarque, ça n'avait pas l'air de le préoccuper. Un riche qui se fichait de se rouler dans la boue ou la saleté? Armand se sentit immédiatement moins seul. Certes, peut-être que le fait qu'il était Elfe changeait la donne-il ne connaissait pas leurs coutumes, après tout, sinon le fait qu'ils avaient apparemment un mode de vie plus sain que le leur-, mais ça ne l'empêchait pas de trouver ce garçon aux yeux bleus soudainement plus sympathique. Suivant le mouvement de bras de l'Elfe aux cheveux blonds, Armand fut surpris de le voir attraper le vide, avant de finalement le ramener vers lui. Ça lui arrivait souvent, de bouger le bras comme ça, pour rien?

«C'est amusant, parce qu'on est de trois races différents! Enfin, je vois beaucoup d'humains ici. Moins de Neko. Ma mère dit que les Neko sont des monstres cruels qui massacrent les autres, et que les humains sont plus stupides et moins intéressants que les Elfes. Mais j'ai rien contre personne, alors tant mieux!»

Armand haussa ses sourcils, penchant sa tête sur le côté, ses yeux fixés sur le jeune homme qui faisait office de ramasse-poussières. Les Neko cruels, les Humains stupides? Eh bien! La mère de Coleen semblait être bien fière de sa race. Le rouquin n'était pas offensé outre mesure par les paroles de Coleen, tant que lui savait se tenir et disait vrai en affirmant n'avoir rien contre personne...Il n'allait pas insulter sa mère, non plus! Il était trop souvent obligé de défendre l'honneur de sa propre mère pour vouloir s'acharner sur celle des autres. Et puis, c'était une question de respect. Il avait beau ne pas agir comme le plus raffiné des aristocrates, il avait un minimum d'éducation, tout de même. Richesse oblige?

« Personnellement, je ne trouve pas que Dietrich ait l'air d'un monstre cruel. » fit remarquer Armand d'une petite voix en haussant les épaules, s'accroupissant pour ramasser un caillou, qu'il jeta dans l'eau, regardant la surface de l'onde se déformer. Il aurait aimé que sa voix paraisse plus assurée, plus ferme, mais il n'y avait rien à faire. Alors en attendant, il se vengeait sur les cailloux. En prenant un autre, il le lança dans l'eau avec un petit soupir.

[Mon poste est nul, bouuuh...v__v]
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


Neko déchu, Jardinier

Masculin Nombre de messages  : 12

Localisation  : Dans les jardins!^^
Emploi/loisirs  : Ca dépend. Je travaille, enfin... Un papillon!^^~
Humeur  : Ca va, ça va!^^

Inscrit depuis le   : 27/06/2010
avatar
Neko déchu, Jardinier


Feuille de personnage
Age: 17 ans
Race: Neko
Arme / Pouvoir  : Couteaux

MessageSujet: Re: Quiet place.[Le Vent et Coleen. Parceque c'est fun.~]   Ven 3 Juin - 14:11

[Si le but c'est qu'on dise toutes les trois 'bouh', alors je vais pas gâcher l'effet, hein ! XD
Bouh ! ^^-
Voilà, c'est dit. Et Dietrich est toujours aussi idiot. Mais bref, Armand à pas le droi de le détester. Ni Colchique, d'ailleurs.XD
Posté. clown ]
Les Elfes étaient étranges. Il n’y pouvait rien, lui, s’il pensait comme ça ! D’ailleurs, au vu des regards qu’on lui jetait à intervalles réguliers et trop rapprochés à son goût, les Humains d’ici devaient songer la même chose à son égard. Qu’il était bizarre. A la différence près qu’en plus de ça, lui ne semblait pas avoir sa place dans cette ville aux yeux de la majorité. Dietrich reposa ses yeux verts et inquisiteurs, qu’il avait un instant déportés sur le cours d’eau, vers Coleen. Son accent, ses oreilles même : il n’y avait rien à faire, l’impression qu’il ne s’y accoutumerait jamais ne paraissait pas décidée à le laisser tranquille, ne fut-ce que pour deux petites minutes. Il y avait tellement d’Humains de ce côté de la frontière que ne pas s’habituer à leur présence aurait requis beaucoup de volonté et de motivation, qu’il n’avait de toute façon pas. Mais pour leurs confrères aux oreilles pointues, là, c’était une autre histoire. Le Neko savait que leur île avait sombré, quelques années plus tôt, dans les flots au large des côtes. Loin d’Illea, en d’autres termes, mais pour quelque obscure raison ces terres avaient fini par devenir leur très chère patrie. Dietrich avait longtemps supposé qu’ils avaient dû endurer le même genre d’épreuves qu’eux : arrivés, chassés, aussitôt repartis sans mot dire, arrivés, et ainsi de suite. Et au final, ce n’était même pas si simple de partager la terre promise, comme s’ils n’en avaient pas déjà eu assez de tout ça. Maintenant, il ne supposait plus rien du tout : s’ils avaient vécu des choses similaires alors ils se ressembleraient, ce qui n’était absolument pas le cas. Au contraire, les Elfes et les Neko étaient assez…, eh bien, il n’aurait pas été jusqu’à dire opposés mais pour avoir côtoyé les deux, il ne pensait pas trop s’avancer en disant que ce ne devait pas être très loin de ça. D’ailleurs, Coleen était... Coleen, et Armand était Armand, conclut-il rapidement, histoire de chasser toute réflexion supérieure à celle qu’aurait pu avoir un lapin de son cerveau, momentanément au repos. Etrangement, il ne pouvait s’empêcher de fixer le visage de son interlocuteur ; ce n’était certes pas le summum de la politesse mais, à voir la manière dont lui-même se comportait, ce ne devait pas être un véritable problème. Pas de doute, se répéta le jardinier, il ne le connaissait pas avant qu’il n’arrive au lavoir. Pourtant…, bon, il reconnaissait que ce n’était pas comme s’il était particulièrement rare de rencontrer un Elfe aux cheveux blonds et aux yeux bleus, d’accord. Mais sa tête lui disait quand même quelque chose.

Il secoua vaguement la tête. Sans doute s’était-il trompé, ce qui n’aurait en soi rien eu de très étonnant. C’était relativement fréquent, il ne lui en fallait généralement pas beaucoup pour confondre deux personnes. Il n’esquissa pas un geste quand ledit Coleen s’allongea sur le sol : comme il s’en était fait la remarque, qui se fiche de l’argent en possède une tonne. Et par conséquent, pouvait laver ses vêtements quand bon lui semblait…, non ? Il avouait n’être pas un expert dans ce domaine, et mal connaitre les usages et coutumes des nobles. On aurait pu trouver ça bizarre ; il s’en serait défendu, arguant ne pas travailler dans les couloirs et auprès de ces gens à proprement parler. Armand de son côté avait plutôt l’air perplexe, ce qui fit sourire Dietrich. C’était stupide, un brin méchant et tout à fait incompréhensible, il en convenait très bien : mais laisser aux autres une impression étrange ou, mieux encore, les mettre mal à l’aise, était un passe-temps qu’il tenait à élever au rang d’art. Ou de science, mais l’art lui apparaissait ici plus approprié. Alors, si quelqu’un d’autre s’en chargeait à sa place ce n’était pas plus mal.

«Non, je ne suis pas une fille. Je suis là parce que je me suis échappé, en fait. Ça aussi c'est un secret, hein! Je voulais aller en ville, et..., et je suis arrivé là. J'ai entendu des voix, donc je suis venu.»

En plein dans le mille, se dit Dietrich. S’il voulait aller en ville c’était qu’il n’y habitait pas ou, en tout cas, pas directement. Ce qui laissait à penser qu’il vivait au château. Qui était riche et vivait au château ? Des nobles. Par terre, à parler avec des gens comme lui ou ‘Her, t’…, Armand, il n’en avait pas vraiment l’air. Ou ne collait pas à l’image que la plupart des personnes devaient avoir d’eux ; les Elfes, fiers, et ceci, et cela… Le jeune homme aux oreilles de chat continua, sans s’en rendre vraiment compte, de battre la mesure avec sa queue. De la même manière que certains ne pouvaient s’empêcher de triturer leurs mains à longueur de temps, en quelque sorte. Il attribua à cette catégorie de mouvements celui que fit Coleen, dans le vide, sans plus s’en alarmer.

De toute façon, il ne s’inquiétait jamais de rien, ce n’était pas maintenant qu’il allait changer ses habitudes.

«C'est amusant, parce qu'on est de trois races différents! Enfin, je vois beaucoup d'humains ici. Moins de Neko. Ma mère, dit que les Neko sont des monstres cruels qui massacrent les autres, et que les humains sont plus stupides et moins intéressants que les Elfes. Mais j'ai rien contre personne, alors tant mieux!»

Le sourire qui étirait les lèvres de Dietrich ne fana pas à la remarque acide de Coleen –pardon, de la mère de Coleen- sur les Neko et les Humains. On avait beau dire, on finissait par s’y faire à ce genre de choses. Et puis, se disait-il dans ces moments-là, c’était pas comme si c’était personnellement dirigé contre lui… Alors tout allait pour le mieux. Pas vrai ? Il n’était pas un monstre cruel et il ne massacrait personne. C’était juste…, enfin, c’était pas si important que ça de toute façon, se persuada-t-il. Il avait connu pire, comme avis sur eux, sérieusement ! Oh, et puis dans le fond, ce ne devait pas être tout à fait faux. Il y avait une part de vrai là-dedans qu’il n’aurait pas pris la peine de nier, ni d’approuver d’ailleurs. C’était fatiguant de se défendre, à la longue, et surtout il ne se sentait pas visé. Quant à son opinion sur les Humains, il ne pouvait pas juger. Lui les trouvait intéressant à tous points de vue, que ce soit leur langage, leur culture ou leur apparence, voire leur façon de penser.

Il se contenta donc d’un haussement d’épaules. La mère de Coleen avait l’air d’avoir un avis bien tranché sur la question, et un sacré caractère !
Le voilà, ne put-il s’empêcher de commenter intérieurement, le fameux stéréotype des Elfes auquel le jeune homme ici présent ne correspondait pas du tout !

« Personnellement, je ne trouve pas que Dietrich ait l'air d'un monstre cruel. »

Armand avait, tout en prononçant ces quelques mots, lancé une pierre dans l’eau, y traçant de nombreux cercles concentriques aussitôt disparus. Il se fendit d’un nouveau sourire, avant de répondre d’un air nonchalant :

« C’est que tu m’as pas bien regardé, pour dire ça ! Je suis votre pire cauchemar à tous. Mais si ça te console, ‘Armand’, reprit-il, malgré ce que dit la mère de Coleen, tu n’as pas l’air d’un profond arriéré inintéressant ! »

Puis, il se pencha au-dessus de Coleen avant de déclarer :

« Et toi, tu vas pas avoir des ennuis si elle se rend compte que t’es parti n’importe où ? »

En se redressant, il jeta un coup d’œil au rouquin. Il mourait d’envie de le pousser dans l’eau mais s’en retint, fort heureusement. Il n’aurait plus manqué que ça, une baignade improvisée…
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé





MessageSujet: Re: Quiet place.[Le Vent et Coleen. Parceque c'est fun.~]   

Revenir en haut Aller en bas
 

Quiet place.[Le Vent et Coleen. Parceque c'est fun.~]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 2Aller à la page : 1, 2  Suivant

 Sujets similaires

-
» Le Harem de Sigmar - Les soeurs sont dans la place !!
» Place de l'unité à Montréal bientôt une réalité
» La place d'Haïti dans le monde
» Double nationalité: Une promesse dans le vent ?
» Petit Faucon [ Vent ] [PRIORITAIRE]

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Illea's world :: Royaume de L'Est :: Esidir :: Les lavoirs-