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 Plic-ploc...[Parce que le titre, c'est pas important... Libre xD]

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Petite chose verte

Masculin Nombre de messages  : 32

Localisation  : Sûrement chez moi. Mais je n'ai pas le droit de sortir.^^
Emploi/loisirs  : Là, je fais des bouquets. Enfin, j'aide ma mère à en faire... C'est dommage qu'Alexandre ne veuille pas nous aider!^^
Humeur  : Excellente. Je ne sais pas pourquoi, mais excellente!^^-

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Petite chose verte


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Race: Humain
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MessageSujet: Re: Plic-ploc...[Parce que le titre, c'est pas important... Libre xD]   Dim 13 Nov - 13:48

[Oui, tu es toujours là, faisons la fête, dansons la samba ! \o/
Et tant mieux, qu'elle est moins méchante, parce que mon petit Leandre eh bah lui, il est JAMAIS méchant, buh...==
Posté.]



Ce n’était vraiment pas correct, songea l’Humain un peu blême, de s’adresser ainsi à une demoiselle de la noblesse. Il n’était qu’un petit rien du tout comparé à elle, et ce à tous les niveaux, dans tous les domaines, de la beauté à la politesse en passant par le talent sans doute, la fluidité de son impeccable parler, l’élégance de sa tenue qui transparaissait sans être amoindrie par l’eau qui y gouttait encore. Des convenances dont il n’avait pas même connaissance devaient interdire ce genre de rencontre : après tout, ces personnes si haut placées ne vivaient-elles pas au château pour se couper d’eux autres, dont la vue seule devait offenser leur sens poussé de l’esthétique, sans qu’ils n’y purent rien changer ? Ces quelques considérations n’avaient de cesse de lui revenir en tête, de gâcher toutes ses belles pensées. Comme un enfant mangerait un gâteau auquel il n’aurait pas droit en son âme et conscience. D’aucuns auraient décrété que le danger leur conférait une saveur toute spéciale et inimitable ; Leandre lui était plutôt de ceux à se laisser ronger par la culpabilité et ne finalement pas y toucher plus. Ici c’était la même chose, il se sentait mal. Il n’était pas à sa place. Il n’était pas là où il aurait dû être. Ne faisait sûrement rien comme il aurait dû le faire. Se comportait comme le dernier des demeurés, cherchait ses mots, ne finissait pas ses phrases, employait des tournures qui se voulaient sophistiquées mais ne respiraient que son manque d’éducation et sa maladresse. Il risqua un nouveau regard vers la belle princesse près de lui, le rouge cerise qui colorait ses joues se refusant à disparaitre. Quel contraste ridicule cela devait faire avec son habituel teint blafard… Oui, ce devait être ridicule, il ne trouvait pas d’autre mot pour se décrire sur l’instant. La tendance de Callandra à se déprécier n’était un secret pour personne : les valeurs des autres, leurs immenses qualités ne manquaient jamais de lui sauter aux yeux mais, dès lors qu’il en venait aux siennes, rien ne lui venait. Faible au demeurant, il ne pouvait ni courir ni se battre correctement. Son visage était d’une banalité des plus affligeantes, sans aucune détermination pour éclairer ses traits. Sa peau était pâle de ce qu’il ne sortait que peu et toujours couvert. Ses capacités à raisonner étaient d’une simplicité à en pleurer, ses goûts peu tranchés, son courage plus que modéré. Il ne jouait d’un instrument ni ne dessinait, il ne manipulait ni les chiffres ni les lettres, n’aurait su discerner la différence entre velours coquelicot et pourpre, ne connaissait ni mots savants ni médecine. Il ne pouvait pas même pratiquer de magie, n’aurait osé toucher une arme de peur de se blesser. En d’autres termes, rien chez lui si ce n’était peut-être sa charité ne venait jouer en sa faveur et encore, à maintes reprises on la lui avait reprochée.

Et le voilà, qui conversait avec une demoiselle du rang d’Elise Bernskastel ? C’était risible, il devait lui faire honte en dépit de ses belles paroles, qu’elle s’en rendît compte ou non. S’il avait été moins raisonnable, alors il aurait couru sous la pluie, l’aurait laissée prendre congé de lui et serait rentré au pas de course –à tout le moins, plus rapidement que de coutume– chez lui, parmi les siens où était sa place. Sa place, c’était aussi vite dit : même là-bas, il ne parvenait qu’à inquiéter sa mère et Jack, à embêter Alexandre et son demi-frère, à dépenser l’argent durement gagné en médicaments. Restait Florian, qu’un rien dérangeait sans qu’il soit véritablement dérangé par rien. Leandre se mordit la lèvre inférieure : la pluie ne l’arrangeait décidément pas ! C’était déprimant, toute cette eau. Ça ressemblait à des larmes et le faisait tomber dans de noires idées, qui d’ordinaire ne lui seraient pas passées par la tête. Tous les méandres de ses songes l’y ramenaient pourtant : il n’avait pas le droit de parler à Elise, absolument pas le droit, il devait transgresser une loi tacite et s’en rendait compte sans rien faire, il, il…, ne savait absolument pas quoi faire et se sentait en plein conflit avec lui-même. Il appréciait sa compagnie mais elle, qu’en pensait-elle réellement ? Sa gentillesse et toutes ses attentions lui faisaient honneur : mais ne la gênait-il pas malgré tout ? Il ne ressemblait à rien, surtout ainsi trempé, à tousser comme un tuberculeux !
Dieu merci, songea-t-il, ce n’est pas contagieux. Mais était-elle supposée le savoir ? Ah, mais quel idiot, quel idiot il faisait… D’un autre côté, il aimait bien être là. Elle était si belle et si gentille…

« Vous n’avez honnêtement pas grand-chose à envier, si vous saviez, vous ne souhaiteriez pas me ressembler, ni avoir une vie similaire. Je ne sais pas ce que vous vivez de votre côté, mais la noblesse n’est pas aussi rose que l’on ne le pense. »

Leandre baissa les yeux : il avait parlé sans réfléchir, encore une fois… La noblesse, ce ne devait pas être que rubans et dentelles, et moire et peignes, et cristal et étoffes brodées. C’était un monde d’apparence et de réputations, lui avait-on dit. Lui n’avait pas compris la réalité de cette vie qu’il ne vivait pas et ne vivrait jamais. Les avantages et les inconvénients d’un titre, il ne les connaissait que par ouï-dire, n’y avait pas eu accès, pas même dans des livres –il n’en avait que si peu, tant ils étaient chers. Un précepte similaire devait s’appliquer à Elise : de la pauvreté, du manque parfois de nourriture ou de chaleur, elle ne connaissait rien. Oh, il ne se plaignait pas de ça ! Les choses allaient mieux maintenant mais, lorsque sa mère était malade…, tout avait été très différent. Leandre se souvint l’avoir entendue pleurer un soir, pleurer que s’ils avaient eu une grande fortune, leur père serait toujours là et lui n’aurait pas été condamné. Tout ça, la petite Esprit n’avait aucun moyen de le savoir.

N’étant pas de ces gens à toujours lorgner chez leur voisin, à toujours trouver l’herbe plus verte de l’autre côté, Leandre n’en fit pas la remarque et se dit que les riches aussi devaient avoir leurs propres ennuis. Différents, d’un autre genre. Mais des ennuis tout de même : le ton qu’avait employé la jeune fille ne lui en laissait pas l’ombre d’un doute. Elle avait eu l’air…, triste et fatigué. Leandre la plaignit sans savoir exactement de quoi, jurant qu’une personne aussi bonne aurait mérité une vie facile et sans accroc. Sans obstacles et bordée de fleurs roses dépourvues d’épines.

« Vous ne devriez pas vous rabaisser ainsi. Votre statut ne changera pas, mais je peux vous assurer que je n’ai pas la moitié de votre gentillesse, alors une partie de vous vaut mieux que moi. Une grosse partie. »

Il ouvrit de grands yeux scandalisés pour ce qui devait être la énième fois en bien peu de temps, mais ne chercha pas à rencontrer le regard vide d’Elise : mieux qu’elle ? Non, bien sûr que non, ce n’était pas envisageable ! Eût-il mis leurs rangs respectifs de côté, cela n’aurait rien changé ! Il était naïf et stupide, il cherchait à aider les autres certes, mais cela ne l’élevait pas si haut. Pour lui qui la portait aux nues, ce n’était pas une perspective qui tînt la route. Elle était si gentille, si belle et bienveillante ! Pas timide, lui semblait-il, elle ne devait pas hésiter à aller vers les autres et les soulager de leur peine. Lui, en comparaison…

S’il n’était pas « pas grand-chose », alors il n’était « rien du tout », il n’en aurait pas démordu.


« C’est…, je suppose que tout le monde a ses problèmes. Ce que vous dites prouve bien que vous êtes plus mo… »

Il ne finit pas sa phrase, pris d’une nouvelle quinte de toux, mauvaise cette-fois.

« Modeste, je voulais dire, reprit-il, encore plus embarrassé mais habitué à ces interruptions pourtant. Maman va me tuer si je ne rentre pas et qu’en plus, je suis tombé malade… Vous croyez qu’elle va s’arrêter bientôt ? La pluie, je veux dire, parce que vous non plus, vous… Enfin, vous, hm... On va s’inquiéter, et… »
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MessageSujet: Re: Plic-ploc...[Parce que le titre, c'est pas important... Libre xD]   Ven 2 Mar - 3:19

[Allez, on approche de la fin! Pas que je déteste Leandre, mais ils vont finir par s'évanouir l'un sur l'autre sinon...
Et je peux prendre des vacances d'Elise après! XD
Marshmallow un jour, marshmallow toujours. J'ai l'impression d'être OOC, my gosh... XD]




Parfois, Elise se demandait pourquoi elle était réellement comme cela.

Aujourd’hui était définitivement l’un de ces jours où cette question lui trottait en tête. Pourquoi ressentait-elle toujours le besoin de faire souffrir les autres comme elle a souffert ? Etait-ce vraiment pour les protéger, pour se protéger elle, pas simple plaisir, ou parce que cela faisait plaisir à son frère ? Ce n’était pas pour le plaisir en tout cas, elle en était arrivé à cette conclusion aujourd’hui. Elise n’était pas foncièrement mauvaise, elle ne le pensait pas du moins, et depuis toujours, elle cherchait juste à aider les autres, à sa manière… Maintenant, elle n’était plus sûre qu’elle aidait les autres, au lieu de les enfoncés. S’ils sont heureux comme ça, pourquoi ne pas les laisser vivre ? Si elle avait vécu une mauvaise expérience, ce n’est pas pour autant que tout le monde allait vivre une mauvaise expérience comme elle, elle n’était pas le nombril du monde, bien que beaucoup de ses attitudes puisse le laisser penser. Elle était consciente de tout cela, elle était consciente d’être la méchante, mais elle se voilait la face, parce qu’elle ne pouvait plus reculer, parce que ce ne serait pas Elise Bernskastel si elle n’était pas cette sorte de sorcière qui s’amusait à briser les personnes joyeuses et naïves. Ah, elle avait un titre plutôt horrible, maintenant qu’elle y pensait…

Il lui plaisait énormément, d’ordinaire, mais elle était fatiguée aujourd’hui, fatiguée de tout. Oh, pas au point de se suicider, Elise aimait la vie, malgré tout, elle lui offrait des occasions amusantes, mais aussi des occasions à se taper la tête dans le mur, comme à présent, où elle ne savait plus trop quoi faire d’elle-même. Elle n’hésitait pas d’habitude, elle était mielleuse, puis glaçante à souhait, elle faisait son travail à merveille. Elle cherchait les points faibles des autres dans leurs pensées, et elle s’en servait contre eux avec la magnificence dont elle faisait toujours preuve. Elle était gracieuse et parfaite dans son art, déroutante et toxique au possible, et cela ne changerait pas avant un bon moment. Elle était une vipère qui connaissait le timing pour mordre et infliger son poison, elle savait se servir de tous ses atouts, non, Elise était vraiment parfaite dès qu’il s’agissait de son passe-temps plutôt morbide et peu commun. On racontait beaucoup d’histoire sur les poupées en porcelaine, comme quoi elles étaient mauvaises, et Elise ne pouvait pas vraiment protester contre cela, elle en était la preuve exclusive. Sans se vanter, son physique était vraiment aussi harmonieux et magnifique que celui d’une poupée que l’on chéri précieusement. On pourrait choisir de la casser par un malin plaisir aussi, et c’est ce que certains firent, et ce qu’elle fit également, sur des personnes aussi fragiles et magnifiques qu’elle. Qu’est-ce qu’elle avait obtenu ? Une vengeance sur la vie ?
Rien. Rien n’avait vraiment changé, à part qu’elle n’était plus la même personne à l’intérieur. Lorsque l’on commence quelque chose comme cela, il est difficile de s’arrêter, surtout s’il quelqu’un que l’on admire vous pousse par derrière et vous affirme que ce que vous faites est bien. Ah, la force de persuasion… On peut convaincre des peuples de faire des génocides rien qu’en affirmant que c’est pour le bien, si l’on est assez puissant. La personne est quelque chose de dégoutant, de pourri jusqu’à la moelle, capable de tout pour servir ses intérêts… Et on se demande comment certains perdent goût à la vie, si juteuse, comme une pomme… Ne jetons nous pas la pomme lorsqu’on y découvre un vers ? La vie est une expérience similaire. Il faut être solide ou chanceux pour ne pas se faire aspirer, ou pour manger cette pomme, avec un vers.
Elise était tout, sauf courageuse. Elle avait de tout, et depuis toujours, mais surtout de la solitude. Quelle ironie, alors qu’elle était une personne si dégoutante, pourrie à l’intérieur…
Est-ce qu’elle regrettait ? Il n’y avait pas de regrets à avoir, c’était décidé ainsi, elle était née avec ça, elle ne pouvait pas s’en débarrasser, et ça, elle en était persuadée. D’une certaine manière, cela la rendait malade, parce qu’elle savait, tout au fond d’elle, qu’elle aurait beau avoir l’air heureuse, se dire qu’elle est heureuse et qu’elle aime faire ce genre de chose et que son caractère est gracieux, elle ne sera jamais heureuse, et quelque chose lui rappellera qu’elle est juste horrible, en permanence. C’était le plus douloureux, de se mentir à soi-même.

Wow… Elle était philosophique aujourd’hui. Décidément, philosophique, gentille, presque attentionnée… Elle devrait vraiment rentrer chez elle, prendre un bon bain, et se glisser entre ses draps pour dormir d’un sommeil sans rêve. Malheureusement, comme le lui rappela soudainement la goutte qui vint s’écraser sur son nez ainsi que le bruit incessant et profondément irritant de l’eau qui se brisait sur le sol, elle n’était pas prête de rentrer. Si jamais elle ne s’arrêtait pas, Elise partirait sous la pluie torrentielle, elle en avait juste vraiment marre à présent. Elle avait chaud et froid en même temps, et sa tête lui tournait. Elle devait rentrer avant d’en être totalement incapable.
La violette fixa la pluie d’un air renfrogné. C’était vraiment le plus mauvais jour possible et imaginable… Elle se prit à penser que même la compagnie du garçon ne lui semblait pas désagréable dans ce temps, ou plutôt, à côté de ce temps. Quelle pensée futile…
Elle n’avait pas vraiment suivi toutes ses réactions à partir de sa phrase, trop occupée à regarder la pluie, et honnêtement, elle s’en fichait un peu, elle ne pensait pas avoir loupé grand-chose, contrairement à la satisfaction de voir que la pluie avait diminué quelque peu depuis qu’elle était arrivée dans ce coin pommée. Elle l’écouta distraitement quand il parla, fixant toujours la pluie.


« C’est…, je suppose que tout le monde a ses problèmes. Ce que vous dites prouve bien que vous êtes plus mo… »

Il toussa soudainement, en plein milieu de la phrase, surprenant ouvertement de nouveau la jeune noble, qui avait immédiatement redirigé son regard sur lui. Elle aurait dû s’y faire à présent : ce garçon était au moins aussi mal en point qu’elle, si ce n’était plus. Si ça se trouvait, c’était la maladie qui altérait ses pensées, et c’était la seule raison pourquoi il était gentil, comme elle, actuellement… Non, impossible, elle était certainement la seule dans ce cas, la seule et unique Elise Bernskastel !

« Modeste, je voulais dire. Maman va me tuer si je ne rentre pas et qu’en plus, je suis tombé malade… Vous croyez qu’elle va s’arrêter bientôt ? La pluie, je veux dire, parce que vous non plus, vous… Enfin, vous, hm... On va s’inquiéter, et… »

Elle lui offrit un faible sourire avant de détourner ses yeux violets. Oui, on s’inquiétait pour elle, c’était certain. Sa mère devait être morte d’inquiétude de ne pas la voir revenir, et son père devait lui dire qu’elle était probablement restée chez sa cousine. Tss, bien sûr que non. Sa famille… Etait stupide, elle aussi. Mais qui ne l’était pas, en quelque sorte ? Intellectuellement, Elise était intelligente, mais on avait toujours quelque chose qui nous rendait stupide, et pour ses parents, leur faiblesse était elle, et pas mal de trucs de nobles. Elle ne détestait pas sa famille, mais elle la trouvait superficielle, encore plus qu’elle, purement noble…
Elle secoua la tête, se retournant vers le garçon, avec un soupire. Il parlait définitivement comme un paysan, uh… Toujours aussi intéressant.


« Je ne pense pas être si modeste que cela, mais j’accepte vos compliments. »

Elle sourit de nouveau, redirigeant ses yeux vers la pluie qui semblait diminuée de niveau, même si faiblement.

« J’espère que votre mère tiendra rigueur du temps et ne vous tuera pas. L’infanticide n’est pas un crime très… glorifiant ? »

Elle se leva soudainement, se hissant avec peine sur ses jambes fines. Elle vacilla même, se rattrapant à son ‘siège’ avec un nouveau soupire. Elle s’étira ensuite et ajusta de nouveau sa longue chevelure. C’était probablement inutile, elle ne devait pas être aussi superbe que d’habitude, mais elle ne doutait pas qu’elle avait toujours cet air distingué et doux qu’on lui enviait. La noble se tourna ensuite vers son partenaire d’infortune, en époussetant sa robe, lui adressant un nouveau sourire calme, qu’elle n’essayait même plus de faire paraître le plus joyeux possible. Inutile, elle aurait juste l’air d’une pauvre demeurée.

« Effectivement, l’on va s’inquiéter. Je pense que je ne vais avoir d’autres choix que de passer à travers la pluie… Elle semble avoir diminuée, avec un peu de chance, elle se stoppera peu après mon départ… »

Elise finit de s’ajuster, soupira une nouvelle fois en regardant la pluie et marmonna qu’elle la détestait cordialement, avant de, à sa grande surprise d’ailleurs, tendre la main au garçon, un étrange sourire adoucit par la fièvre sur les lèvres.

« J’ai été ravie que vous soyez mon compagnon d’infortune, monsieur Callandra ! On se reverra peut-être un jour, qui sait ? »

Tient, elle se souvenait de son nom ? Curieux. Elle avait juré l’avoir oublié, peu avant…
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MessageSujet: Re: Plic-ploc...[Parce que le titre, c'est pas important... Libre xD]   Dim 20 Mai - 16:04

[Bah, on va éviter ça, oui.XD
Oh bah, comme ça elle est moins méchante avec mon petit Leandre, ça me donne moins envie de l'étrangler. Faut voir le bon côté des choses...>8D
Posté.]


Leandre jeta un nouveau coup d’œil au ciel, plein d’espoir. N’allait-il pas bientôt cesser de pleuvoir des cordes ? Il fallait bien qu’il rentre, enfin ! Ses dernières paroles avaient précédé sa pensée : sa mère, non contente de ne le laisser sortir qu’à contrecœur et après épuisement de tout argument qui lui traversât l’esprit, s’inquiétait toujours du plus petit retard. C’est de ma faute, songea-t-il, je ne l’y ai pas habituée. Mais entre ça et un nouveau rhume, pas de doute, son choix à elle aussi aurait été rapidement fait. Plutôt se faire un sang d’encre des heures durant qu’aggraver l’état de santé de son petit garçon ! Il la connaissait bien, pour sûr, mais inquiéter son entourage ne lui avait jamais plu. C’était pourtant son fort ces derniers temps, semblait-il ! Non seulement il était incapable de se sortir d’un mauvais pas lui-même, mais en plus de ça il était comme doté d’un don pour mettre les pieds là où il ne devait pas. Son regard resta un instant posé sur les gouttes qui défilaient, rideau opaque, devant ses yeux, puis retomba sur les pavés à ses pieds trempés. Il ne se risqua pas à regarder la belle Elise, toujours persuadé qu’il était de l’offenser par ce simple geste. Timidité maladive, auraient dit certains ; conscience de soi, aurait rétorqué Leandre sans animosité aucune.

« Je ne pense pas être si modeste que cela, mais j’accepte vos compliments. »

Leandre esquissa un sourire, gêné. Oh, vraiment, ce n’était rien du tout ! Sa modestie lui faisait honneur, et qu’elle se pense malgré cela au niveau des autres traduisait une confiance en ce monde tellement grande que Leandre en restait sans voix. Il n’en avait jamais fallu beaucoup pour l’impressionner : une étincelle de gentillesse avait la même incandescence pour lui qu’un grand brasier auquel on aurait tout sacrifié. La différence ne lui apparaissait que si maigre ! Comme une lueur qu’on aurait aperçue de loin, incapable au juste de distinguer sa provenance : une torche, un incendie, un jeu de joie ou une cheminée, une lanterne, une allumette humide. Ainsi, la moindre parole d’Elise passait pour démonstration d’une incommensurable mansuétude. Et, passée par le philtre de son statut mirobolant, cette vision ne pouvait que l’engager au respect. Il ne leva pas les yeux et ne put constater que le rideau de pluie allait s’étiolant ; il ne l’entendit pas plus, conscient seulement de la noble présence à ses côté, de son parfum et de l’eau qui ruisselait dans les joints par terre.

« J’espère que votre mère tiendra rigueur du temps et ne vous tuera pas. L’infanticide n’est pas un crime très… glorifiant ? »

Callandra sourit à la plaisanterie : bien sûr, qu’elle tiendrait compte du temps ! Elle lui dirait d’aller dans la chambre en le pressant près de la cheminée, à coup sûr. Le réprimanderait en lui tendant un pull, quelque chose comme ça. Leandre se demanda un instant si un crime pouvait être « glorifiant » de toute manière, mais cessa d’y songer avant même d’avoir abouti à une conclusion quelconque. S’il avait prolongé cette réflexion, alors peut-être aurait-il pensé au vol, peut-être aurait-il pensé à toute sorte de choses ; mais Elise se leva, y coupant brutalement court. L’Humain releva instantanément la tête, un brin étonné, mais ne dit rien. Elle partait donc ? Il n’avait pas le droit de la retenir. Elle lui offrit en dépit de sa fatigue un faible sourire, auquel il répondit maladroitement –avec cet embarras qui le caractérisait si bien.

« Effectivement, l’on va s’inquiéter. Je pense que je ne vais avoir d’autres choix que de passer à travers la pluie… Elle semble avoir diminué, avec un peu de chance, elle se stoppera peu après mon départ… »

Le gamin haussa les épaules, indécis quant à ce qu’il aurait pu y redire : lui ne pouvait pas sortir là-dessous, impossible. Il aurait été encore plus trempé et, si les nuages avaient déversé le gros de leur cargaison moirée, alors sans doute cesseraient-ils sous peu d’obstruer le bleu du ciel. Alors seulement, en priant que le vent ne se lève pas, Leandre pourrait entamer le chemin du retour. La fragile poupée de porcelaine qui lui faisait face devait être plus solide qu’il n’y paraissait ; n’avait-elle après tout pas insisté sur ce point ? Et lui qui ne la connaissait pas, de quel droit aurait-il remis sa parole en doute ? Il balança ses jambes dans le vide, l’air dépité. D’une grande honnêteté, et d’une simplicité à faire pâlir une fleur, il ne maîtrisait pas les émotions qui passaient parfois en trombe sur son visage blême. Il s’apprêta à la regarder s’en aller –de dos son regard ne l’incommoderait pas, sûrement– quand elle lui tendit une main qu’il gratifia d’un regard effaré sans réagir :

« J’ai été ravie que vous soyez mon compagnon d’infortune, monsieur Callandra ! On se reverra peut-être un jour, qui sait ? »

Le garçon attrapa la main délicate aux doigts graciles. De ces mots ou de ce geste, laquelle de ces deux choses devait le plus le surprendre ? Incapable de décider, il ne perdit pas son temps en vaine conjecture : il aurait bien du temps pour les ressasser plus tard. Etrange, ce que le temps pouvait lui manquer sans qu’il sût pourtant jamais qu’en faire !

« Peut-être, oui, dit-il sans y croire, ce serait bien. »

Il balbutia de vagues remerciements avant de rendre la liberté à cette main aux ongles trop parfaits que le travail n’avait pas abîmée. Se revoir ? Et en quelles circonstances ? Ah, s’ils se croisaient elle ne le saluerait pas, pour sûr ! Eh quoi, qu’en auraient pensé ses proches ? Sans se dénigrer, et sans porter de trop sévère jugement sur les pairs de la jeune fille, Leandre se confortait dans l’idée que ce n’était la faute de personne mais qu’ils ne se croiseraient sûrement plus. Et lui, aurait-il osé la saluer au détour d’une rue ? Et par quel hasard auraient-ils emprunté la même ! Et se seraient-ils vus ! Lui, l’aurait évidemment remarquée, avec ses beaux vêtements. Mais Leandre Callandra, une capuche rejetée sur la tête, ressemblait à tous les autres passants, un peu chétif, un peu dans la lune. Il aurait alors craint de l’importuner ; et pourtant il l’appréciait, cette belle demoiselle –il l’admirait surtout, il l’admirait beaucoup.

« Je, enfin…, au revoir, alors ? »
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MessageSujet: Re: Plic-ploc...[Parce que le titre, c'est pas important... Libre xD]   

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