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 Wake Up~♪♫ {Sasha}-[TERMINE]

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Strip-teaseuse à ses heures perdues et objet des fantasmes du Général des armées de l'Est

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Strip-teaseuse à ses heures perdues et objet des fantasmes du Général des armées de l'Est


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MessageSujet: Wake Up~♪♫ {Sasha}-[TERMINE]   Lun 31 Aoû - 6:47


[Fin de l'Été.]


Jalynn avait très mal dormi. Vraiment mal dormi. D'habitude pourtant elle n'avait pas de problèmes pour trouver le sommeil, et il aurait presque fallu parfois la secouer quand elle ne se réveillait pas à temps, mais pas cette nuit là. Non, rien à faire ; à chaque fois qu'elle fermait les yeux et commençait doucement à laisser ses pensées dériver au fur et à mesure qu'elle s'endormait, quelque chose la dérangeait. Que ce soit de très discret bruits de pas à l'extérieur de sa chambre, ou bien encore que sans le vouloir elle ne fasse tomber quelque chose du lit ou que savait-elle encore, elle finissait toujours par être sortie du sommeil dans lequel elle n'avait pas même encore plongé. Et pour être tout à fait honnête, ne pas pouvoir se reposer comme elle l'entendait était une chose qui énervait profondément la jeune cavalière. Parce qu'elle travaillait, en journée, et qu'elle avait besoin de toute ses forces. Ce n'était certainement pas une bonne chose d'être fatiguée et prête à s'endormir à tout moment, qui plus est quand on s'occupait de chevaux ou à plus forte raison quand on les montait. C'était des animaux très gentils et compréhensifs pour la plupart, mais une chute n'était jamais agréable. Il fallait être alerte et sûr de soi, ce qui n'était pas vraiment le cas quand on ne pensait qu'à finir ce qu'on avait à faire et aller dormir immédiatement après. Bâcler son travail, ce n'était pas le genre de la demoiselle aux courts cheveux ondulés et sombres ; elle aimait ce qu'elle faisait, et elle tenait à le faire bien, très bien. Parce qu'il fallait constamment prouver qu'elle avait sa place ici, et que mine de rien ce n'était pas si simple que ça. Cavalière..., certains de ses 'collègues' ne la croyaient pas compétente juste à cause de ce stupide 'e'. Et ça aussi, ça avait le don de l'énerver. Seulement pour l'instant elle n'était pas en train de s'entraîner à faire quoi que ce soit, il lui restait au moins une heure de libre avant de ne réellement commencer à travailler. Jalynn aurait certes pu la passer à dormir, mais c'était précisément parce qu'elle s'était réveillée la fois de trop qu'elle avait fini par abandonner. On était le matin après tout et elle était loin d'être la seule à être levée, alors qu'importe. Elle était fatiguée, oui, mais ça devrait aller. Elle se sentait capable d'agir sans que ça n'affecte vraiment ce qu'elle faisait, et c'était bien le principal. Elle se coucherait plus tôt ce soir là et voilà tout, pas de quoi en faire un plat.

Moralité, la demoiselle avait une heure de trou. Or c'était précisément le genre de choses qu'elle détestait. Ne rien avoir de défini à faire. Dès qu'on ne lui disait pas quoi faire elle se sentait quelque peu perdu, et hésitait toujours sur la démarche à prendre. Fallait-il faire ceci, était-il pertinent de faire ça, valait-il mieux attendre, prendre les devants? Quand elle ne sentait plus ces sortes de barrières autour d'elle, le monde lui semblait bien grand. Pour ça, elle estimait beaucoup toute personne capable de prendre des décisions non pas pour eux uniquement mais aussi pour tout les autres autour. Le Prince a plus forte raison bien entendu, mais aussi tout ce qui était stratèges, généraux, colonels..., tout ce genre de personnes. Enfin, elle n'était rien de tout cela, et ça ne lui manquait pas tant. Qu'elle soit capable d'être dans la cavalerie lui suffisait amplement, au moins servait-il à quelque chose, aussi peu fut-ce. Rester assise à ne rien faire était une hantise, chez Jalynn : elle devait toujours être en train de faire quelque chose. Toujours s'activer, s'occuper, avoir quelque chose dans les mains. Il lui arrivait aussi de vouloir rester seule, mais à moins de n'être réellement triste elle ne s'isolait généralement pas. Et quand elle était en colère, c'était tout le contraire ; il fallait qu'elle passe sa colère sur quelque chose plutôt que sur quelqu'un, et donc elle en faisait deux fois plus qu'à l'accoutumée. Après, elle ne le faisait pas toujours bien. La colère n'était pas un facteur qui aidait d'une quelconque façon, mais c'était impossible de rester de marbre même dans des situations insupportables. Alors tant qu'à faire, la demoiselle aux yeux très clairs préférait laisser éclater sa colère quand elle le pouvait, de façon à ne pas accumuler trop de choses. Pleurer en public en revanche, elle le refusait. Elle ne voulait pas. Pour une question d'honneur, pour une question de fierté, pour une question d'elle ne savait même pas quoi. En tout les cas, pour l'heure elle n'était ni fâchée, ni triste, ni même joyeuse. Elle était juste là. Ne sachant guère à quoi s'occuper, elle avait décidé d'aller s'occuper des chevaux. C'était des animaux qu'elle affectionnait particulièrement, et puis qui plus est c'était à la fois agréable et utile. Il y avait bien sûr des palefreniers qui avaient pour rôle de s'occuper de ces braves bêtes, mais ce n'était pas eux qui allaient l'empêcher de s'en occuper ; elle travaillait constamment avec des chevaux, alors non.

Jalynn passa ses mains dans ses cheveux, et se fit une rapide queue de cheval pour ne pas être dérangée par ceux-ci. Elle détestait qu'ils reviennent sans cesse devant ses yeux, et c'était la principale raison qui la poussait à les garder à cette longueur, juste au niveau des épaules. Elle n'aurait pas apprécié de les avoir plus cours, et les avoir plus long était à proprement parler hors de question. Sa tenue n'était pas non plus des plus féminines et élégante, mais ça ne la dérangeait pas. Au contraire, c'était plutôt les longues robes et les vêtements remplis de plis ridicules et de dentelles qui l'embarrassaient. En se levant, elle avait simplement enfilé une chemise noire, un pantalon de la même couleur, et passé ses bottes par-dessus. Une tenue pratique, en sommes ; rien de bien compliqué ou même un tant soit peu fantaisiste. Jalynn avait dix-sept ans, et dans un an elle serait majeur. Pour autant, elle n'était pas persuadée que ça change quoi que ce soit à sa vie, dans le fond. Elle serait toujours la même, à un an près ; quant-à son père, elle ne lui parlait guère plus. Le strict minimum, le strict nécessaire. Quand c'était obligatoire, aucune exception. Le seul membre de sa famille qu'elle voyait encore était son frère ainé et sa jeune femme, et il ne formalisait pas de la savoir dans la cavalerie. Elle n'avait jamais été du genre à se marier et rester s'occuper d'enfants dans une maison, de toute façon. Elle avait tout à fait le droit de disposer de sa vie comme elle l'entendait, et c'était exactement ce qu'elle faisait en travaillant ici. La jeune fille poussa un léger bâillement, caressa le cheval près d'elle et décida qu'il devait avoir envie de se désaltérer, étant donné qu'il n'avait plus rien à boire autour de lui. Un peu d'eau, un peu d'eau..., oui, ça ne pouvait pas avoir une quelconque importance, et puis elle ne risquait pas de mal faire au moins. Jalynn s'éloigna de son beau cheval pie, attrapa un seau à ses pieds et se dirigea doucement vers sa droite, bâillant de nouveau. Il n'y avait pas à dire, quelques heures de sommeil en moins et on pouvait courir à la catastrophe. La demoiselle n'avait pourtant pas été habituée à se lever à des heures tardives, elle était même assez matinale ; quand elle pouvait dormir la nuit, évidemment. Elle regarda l'eau couler dans le seau un moment, visiblement en pleine réflexion. Ses bottes produisaient un tap-tap régulier à chaque fois qu'elle tapait du talon contre le sol, observant le liquide clair remplir son petit réservoir. Elle ne savait pas bien si ses pensées avaient une quelconque cohérence ou non, mais elle s'en fichait. La jeune fille les laissait courir dans tout les sens dans son cerveau sans y prêter attention. Pour le moment elle n'avait pas à réfléchir vraiment, remplir un seau n'était pas compliqué en soit. Ou tout du moins n'en avait-elle jamais eu l'impression, et elle doutait que ce fut une tâche difficile pour qui que ce soit, à part pour un manchot, bien sûr. De plus ce devait être assez agaçant, de ne pas avoir de bras. Et pour les vêtements, il aurait fallu faire des trous..., ou couper les manches, plutôt. Les laisser pendre était plutôt idiot, en plus de faire stupide ça risquait de gêner ce brave manchot. Jalynn coupa le robinet, et secoua sa tête de gauche à droite. Elle voulait bien laisser ses neurones divaguer, mais pas trop, non plus...

Elle saisit le seau dans une de ses mains, et pencha dangereusement vers la gauche, manquant de tomber. A l'évidence elle avait quelque peu sous-estimé le niveau d'eau qu'elle avait mis dedans...,n c'était lourd, mine de rien. Jalynn poussa un soupir frustré, et serra la poignée entre ses doigts longs et fins. L'idée de le porter à deux mains ne la frôla même pas un instant, elle était parfaitement capable de le porter de la sorte-tout du moins en était-elle persuadée. La jeune cavalière s'approcha de la stalle dans laquelle se trouvait ledit cheval, et s'apprêtait à remplir son abreuvoir au moment fatidique ou elle crut entendre un bruit, du côté de l'entrée des écuries. Moment fatidique puisque cela la fit sursauter, et qu'elle laissa tomber le seau assez brutalement, et que son contenu se répandit au sol, près d'elle, aspergeant son pantalon et ses bottes par la même occasion. Jalynn poussa un soupir agacé, et après avoir donné un très sympathique coup de pied dans le seau, elle le ressaisit et l'observa un instant, l'air de se dire que la journée risquait d'être très longue.

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But if we don't stop now, instead of living in this old horse town -
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If we could only be quicker, and be quick to be kind -
If we could only be faster, then we could outsmart time.

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Dernière édition par Jalynn Valerian le Jeu 7 Juil - 20:21, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Wake Up~♪♫ {Sasha}-[TERMINE]   Ven 18 Sep - 23:50

[HS: Omg, je te dis pas, j'écoute n'importe quoi comme musique en écrivant ce post, j'ai du lutter très dur pour pas me laisser influencer...XD]

De l'avis de certains, il aurait tout simplement fallu être profondément masochiste pour quitter son lit alors même qu'on aurait pu profiter encore de quelques bonnes heures de sommeil. Sortir des bras de Morphée quand on pouvait y rester ne devait pas être quelque chose de compréhensible pour tout le monde, il fallait croire. D'un point de vue tout à fait objectif, cela devait sans doute dépendre du nombre d'heures de someil dont une personne avait besoin, ajouté aux activités qu'elle comptait pratiquer dans la journée, qu'elle avait pratiqué la veille, et toutes ces choses qu'on pouvait prendre en compte pour justifier un lever pas franchment matinal. Sasha Valerian, lui, de son côté, ne faisait pas vraiment partie de cette catégorie de personnes. Certes, il ne se levait pas avec le soleil, mais on pouvait dire sans se tromper qu'il le suivait de relativement près. Se réveiller tard dans la journée, alors que la chambre était d'ores et déjà inondée de lumière et que la quasi totalité des gens du château étaient levé n'était pas dans ses habitudes, il devait bien l'avouer. Cette pensée, le trois quart du temps ne l'effleurait même pas tant ellelui paraissait dénuée de sens. Une journée était composée de vingt-quatre heures et, s'il était tout ce qu'il y avat de plus normal d'en passer un certain nombre à dormir, il ne l'était pas d'en passer trop. Sans quoi on devait se presser dans absolument tout ce qu'on faisait, ce qui engendrait de nombreux risques, comme par exemple celui d'arriver au bout de tout ce qu'on devait faire, mais de l'avoir fait "vite et mal", comme on dit.

Ce n'était pas le genre de choses à faire, à vrai dire, elles étaient même tout bêtement proscrites dans le cas du jeune homme. De fait, il suffisait que vous teniez une position suffisemment importante dans le royaume pour que vos actions se doivent d'être irréprochables. Quiconque donnait des ordres conséquents à cette dite position, pour être exact. Dire aux gens ce qu'ils faisaient, devaient faire, nécéssitait un esprit parfaitement clair. D'autant qu'ainsi, le matin, il avait le temps pour profiter d'un peu de farniente, avant de se mettre à réellement travailler. Somme toute donc, il devait bien être debout depuis une petite heure au moment où il avait finalement décidé de sortir du château. Dans ce laps de temps d'ailleurs, bien que court, le nombre de personnes à arpenter les couloirs avait facilement doublé, à vue d'oeil. Ou tout du moins avait-il cette très nette impression. Cela pouvait tout aussi bien être un tour de son imagination, mais il en doutait. Cette dite imagination n'était pas très développée, et les choses plus terres à terres lui convenaient mieux, la comparaison n'était même pas nécéssaire tant cela lui semblait évident. Une fois qu'on avait les faits sous les yeux, il était bien plus simple d'agir en conséquence (que nos décisions soient les bonnes, après, cela n'engageait que nous...) que d'imaginer. Ce devait être dans sa nature, et il ne s'en plaignait pas plus que cela. Il avait passé l'âge des jeux pour enfants, de toute façon, et ça lui avait toujours réussi.

C'était donc avec d'hétéroclites pensées en tête que le jeune Valerian déboucha, tout d'abord, en dehors des murs qui délimotaient l'inétrieur du palais, pour arriver dans les jardins et, chemin faisant, s'approcher des écuries. Ce n'atait pas comme s'il possédait de véritables raisons de s'y rendre, juste que marcher lui aérait l'esprit, surtout par une belle matinée comme celle-ci. Cela le mettait de bonne humeur, allez savoir pourquoi; il n'appréciait pas ce lieu plus qu'un autre, mais il fallait bien qu'il décide d'aller quelque part. Et puis, il aimait bien les chevaux. D'accord, il ne les adorait pas, et laissait de bonne grâce aux palefreniers le soin de s'occuper d'eux et d'en prendre soin, mais il n'en restait pas moins que ce n'étaient pas de mauvaises bêtes. Ou plutôt, pour la plupart. Un léger sourire sur les lèvres, le général laissa échapper un vague soupir, laissant son regard vagabonder un peu partout autour de lui. Des paysages qu'il connaissait certes par coeur, mais qui n'en restaient pas moins agréables à l'oeil.

L'homme aux longs cheveux violets était donc occupé à rêvasser, les pensées tournées vers un peu n'importe quoi, quand un bruit capta son attention. L'endroit n'était pas aussi animé qu'il pouvait parfois l'être au beau milieu de l'après-midi, c'tait un fait. Aussi si ce bruit lui aurait sûrement échappé à ce moment de la journée, autant maintenant il l'avait entendu à merveille. Et à moins qu'un cheval particulièrement retort donne des coup dans un quelconque objet laissé à sa portée, ce n'était pas l'un des nombrex résidants" des écuries du château royal de l'Est. S'avançant quelque peu, il ne tarda pas à découvir ce qui était à l'origine de ce léger bruit. Un seau, sur le sol, qui de toute évidence avait contenu de l'eau quelques secondes à peine auparavant. Avait contenu, au passé, car l'eau coulait à présent sur le sol, au pieds d'une jeune fille à l'air passablement agacée. Elle avait du le renverser, à coup sûr, pensa-t-il. L'hypothèse selon laquelle elle serait un rien énervée, justement, fut confirmée par le magnifique coup de pied qu'elle envoya dans le récipient.

Bien qu'il ne la voit que de dos, Sasha n'eut pas trop de mal à savoir qu'il s'agissait d'une jeune femme, et non d'une quelconque autre personne masculine. La silhouette était fine, alors soit c'était un garçon vraiment très éfféminé qui n'auraitpas du porter ce seau, soit c'était une jolie demoiselle. Ses vêtements cependant avaient réussi à semer, l'espace d'une poignée de secondes seulement, évidemment, le doute dans son esprit. Les filles ne portaient, en règle générale, pas de pantalons, et s'habillaient de manière... Différente, disons. Oui, différente, c'était le mot. Les choses étaient ainsi depuis bien longtemps, et le resteraient pour encore au moins aussi longtemps, à priori. Parce qu'il n'y avait aucune raison que cela change. Enfin, si elle avait un seau dans les mains, et qu'elle était accoutrée de la sorte, il était on ne peut plus simple d'en déduire qu'il ne s'agissait pas là d'une noble. Le fait de ne serait-ce que les penser en train de donner à boire aux chevaux, dans leurs grandes robes à dentelles, qui seraient dans la situation prése,tes un peu mouillées sur les bords, lui arracha un nouveau sourire. Il ne leur reprochait rien, attention. Ce n'était pas leur travail que d'accomplir ce genre de taches, cela allait de soit. Chacun ses occupations, et chacun l'habillement et état d'esprit qui allait naturellement avec. Rien d'insultant dans ses pensées, donc. Et rien de très surpenant non plus.

Après quelques brèves secondes, Sasha posa ses yeux sur le visage de la jeune fille. Et, pour la énième fois dans sa vie (qui n'était pourtant pas encore très longue, pour l'instant...) son coeur manqua un battement et son sourire s'élargit, tandis qu'il oscillait entre le blanc et le rouge pour la couleur de son visage, passant de l'un à l'autre, et ainsi de suite. Quelques secondes durant, il resta ainsi à la fixer avec des yeux de merlan-fris, l'air on ne peut plus intelligent, c'était le cas de le dire... Si on lui avait demandé pourquoi il arborait une telle expression, il aurait probablement répondu qu'il n'y avait pas d'explication. Coeur d'artichaud, il n'était pas rare que Sasha Valerian tombe follement amoureux d'une femme avec un simple regard. Et lorsqu'il disait "amoureux", c'était réellement amoureux. Il ouvrit la bouche comme pour dire quelque chose, mais aucun son ne sortit. Ses yeux étaient bleux, et ses cheveux ondulés avaient une couleur plutôt sombre. S'avançant de manière à se retrouver face à elle, Sasha lui sourit et lui dit, sans perdre un seul instant son sourire. En soit, le ciel aurait pu lui tomber sur la tête qu'il n'aurait probablement pas cessé de sourire pour autant.

"Mademoiselle? Excusez moi, vous ne vous êtes pas fait mal? "
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MessageSujet: Re: Wake Up~♪♫ {Sasha}-[TERMINE]   Jeu 1 Oct - 21:20

Jalynn n'appréciait pas vraiment les imprévus. Elle aimait encore moins être fatiguée, cependant. Bon, il était vrai que peu de personnes dans ce bas monde appréciaient de ne pas avoir assez dormi, mais elle en tout cas le supportait très mal. Sur ce point elle pouvait dire merci au seau qui avait glissé de ses doigts pour venir heurter le sol ; elle se sentait beaucoup plus alerte, à présent, et le coup de pied qu'elle avait mis dans le fauteur de trouble en témoignait assez bien. Elle en était quitte pour avoir arrosé ses bottes et le bas de son pantalon, mais ça n'avait pas une très grande importance. Ce n'était pas des vêtements de luxe, ce n'était pas non plus des habits auxquels elle tenait tout particulièrement. C'était bien ça,n l'avantage de ne pas se promener avec de très longues robes extrêmement compliquées et coûteuses : au moins elle ne risquait pas de le regretter. De toute façon si Jalynn Kaliyah avait tout de même un certain sens de la coquetterie-comme à peu près toute les filles-elle n'avait jamais été très robes et dentelles. S'empêtrer dans des tonnes de tissus, faire des coiffures incompréhensibles et dont on se demandait bien comment elles pouvaient tenir, se hisser sur des talons de près de dix centimètres de haut pour se grandir..., non, tout ça ne ressemblait en rien à la jeune fille. Étant donné le travail qu'elle exerçait, elle ne pouvait pas se permettre ce genre de choses,d e toute façon. Monter à cheval est quelque chose qui en soit n'est pas si dangereux que ça, mais qui est dans tout les cas bien plus salissant d'une manière ou d'autres que faire de la couture, ou bien que discuter à l'intérieur d'un salon du château. C'était plus dangereux, aussi, surtout par des temps de tension comme ceux dans lesquels ils étaient plongés en ce moment. Il en était de même pour toute personne appartenant à un corps quelconque de l'armée, et bien sûr aussi pour les brigadiers. Quand on s'engageait dans ce genre de choses, on ne s'attendait de toute façon pas à rester les bras croisés toute la journée à ne rien faire. Et avoir une vie oisive, à rester s'occuper d'enfants pendant que son mari serait en train de travailler, Jalynn ne voulait pas.

Elle passa sa main dans ses cheveux et poussa un long soupir agacé, cherchant à se calmer. Quand elle était fatiguée, elle s'énervait bien plus vite et pas toujours avec des raisons franchement valables ; en l'occurrence, ce seau ne risquait pas de se défendre, et il était clair que le combat était injuste. De toute façon, elle ne l'avait pas pris pour faire joli, à la base, mais bien pour donner à boire à cette pauvre bête près d'elle. Moralité elle n'avait pas pu s'abreuver, et en plus une flaque d'eau s'étendait non loin d'elle, la narguant presque. Ce n'était pas malin, pas malin du tout. Mais elle ne l'avait pas fait exprès, après tout ; elle se voyait mal remplir un seau d'eau et aller le renverser sur le sol pour voir ce que ça ferait, elle n'était pas encore complètement tordue-ou tout du moins elle n'en avait pas l'impression. Enfin. Au moins n'aurait-elle pas à nettoyer les 'dégâts', étant donné que l'eau allait s'évacuer assez rapidement. Si en plus il avait fallu qu'elle n'aille chercher une serpillère pour éponger tout ça, ça l'aurait certainement mise de bien plus mauvaise humeur qu'elle ne l'était déjà à présent, c'était certain. Elle secoua doucement sa tête de gauche à droite histoire de voir que sa queue de cheval tenait, et s'avança en silence pour aller récupérer le seau dans lequel elle avait administré un superbe coup de pied. Comme la demoiselle aux yeux très clairs s'en était fait la remarque en allant ici, elle n'avait rien de mieux à faire que d'aller s'occuper des chevaux, et c'était d'ailleurs pour ça qu'elle était là ; alors repartir pour aller traîner des pieds elle ne savait même pas où ne lui disait franchement rien. Non, autant finir ce qu'elle avait commencé ici, au moins elle aurait eu l'impression de vaguement servir à quelque chose.

Et si elle ne fit pas immédiatement demi-tour pour aller remplir de nouveau ce seau, c'était pour la bonne et simple raison que, trop plongée dans ses pensées qu'elle était, elle n'avait pas entendu quelqu'un s'approcher. D'où sa surprise lorsqu'en relevant les yeux, elle vit qu'elle n'était définitivement plus seule dans les écuries du château. Et, pour peu qu'il ait été rempli, sans doute qu'elle aurait encore fait tomber ce maudit seau.

"Mademoiselle? Excusez moi, vous ne vous êtes pas fait mal? "

Jalynn mit quelques secondes avant de ne réellement se réveiller, et de ne prendre un air confus.

«Ah, oui, je vais bien, aucun problème! S'exclama-t-elle avec un sourire gêné, sans prendre le temps de vraiment regarder en détail son interlocuteur. J'ai juste..., je ne faisais pas attention en fait, ce n'est rien.»

Jalynn gardait cet air embarrassé plus en fait parce qu'elle trouvait cela gênant, qu'on s'inquiète pour elle, de manière aussi évasive fut-ce et même si c'était par politesse. Cela étant, ce court instant de flottement lui permit de détailler un peu plus la personne qui venait de rentrer dans les écuries, et même de savoir de manière quasi-certaine qui c'était. Plutôt grand, les yeux bleus et de très longs cheveux d'une peu banale couleur violette..;, il fallait dire que de toute façon, elle avait peu de risques de se tromper. Et si elle ne se trompait pas, donc, ce devait être le Général des Armées. L'espace d'un instant elle haussa un sourcil, l'air songeuse. Qu'est-ce que le Général pouvait bien faire dans les écuries, à une heure pareille? Il ne devait pas avoir de raison particulière, c'était tout ce dont elle était sûre. A moins qu'il n'ait besoin d'un cheval pour aller quelque part, mais à cette heure-ci ça restait tout de même peu probable. Au bout de quelques secondes elle se rendit compte que c'était loin d'être poli de regarder quelqu'un de la sorte, et détourna son regard sur sa droite, vers les chevaux. Oui..., elle n'avait toujours pas réussi à lui donner à boire, avec tout ça.

«Excusez moi..., dit Jalynn en se décalant de quelques pas, de façon à pouvoir remplir de nouveau le seau qu'elle avait fait tomber tout à l'heure, mais..., si ce n'est pas trop indiscret bien sûr, que faites vous ici? Il est tôt, et ce n'est pas l'endroit le plus intéressant du monde pour vous, j'imagine...»

Oui, elle doutait fort que ce fut l'endroit le plus intéressant du monde pour lui, peut-être même n'avait-il tout simplement rien d'intéressant du tout. Mais pour la jeune fille, c'était un des lieux les plus agréable du château, et un de ceux où elle se sentait le mieux à vrai dire-mis à part sa chambre, mais ce n'était pas tout à fait pareil. Depuis toute petite, elle avait toujours adoré les chevaux, et ça n'avait pas changé du_ tout même après de longues années. Alors aller dans les écuries si tôt le matin..., quiconque la connaissant un tant soit peu aurait été chercher là avant tout autre endroit, si elle ne s 'était pas trouvée dans sa chambre. Elle appréciait énormément la compagnie de ces animaux, et ce n'était pas pour rien de toute façon qu'elle avait décidé de rejoindre la cavalerie. La demoiselle craignait beaucoup moins ces derniers que les hommes, de toute façon, de manière générale.

Jalynn vérifia que l'eau montait tranquillement dans le seau et se redressa tout à fait, pour faire face à son interlocuteur.

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Dernière édition par Jalynn Kaliyah le Dim 25 Oct - 19:59, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Wake Up~♪♫ {Sasha}-[TERMINE]   Mar 13 Oct - 0:54

L'amour. Une chose bien étrange, en soit. On regroupait sous ce même nom une dose innombrable de sentiments, tous plus différents les uns que les autres. Celui que l'on porte à son frère ou sa soeur, à ses parents, à un ami très proche ou encore celui que l'on a pour une autre personne, qui n'est rien de tout ça. C'était de loin celui-là que Sasha connaissait le mieux, d'ailleurs. Certes, il avait des amis, on ne pouvait pas dire le contraire; mais ce qu'il jugeait comme étant le plus fort n'était pas celui ci, c'était tout. Ils étaient difficilement comparables, dans la mesure où, à part l'attachement, il était fort difficile de relever les points communs entre les deux. Là où mettait des jours, voirs des semaines ou des mois à devenir réellement ami avec quelqu'un, on pouvait tout aussi ben tomber amoureux en quelques secondes seulement. La plupart du temps, c'était ce qui arrivait au jeune homme. Il croisait le regard, qu'il trouvait invariablement magnifique et ô combien unique, d'une jolie demoiselle, et pouvait affirmer sans mentir qu'il s'agissait là de la femme de sa vie. Cela arrivait plus ou moins souvent, c'était un fait. Juste que, le plus souvent, il ne disait rien. Il se taisait, admirant la dite personne de loin. Dans ce cas de figure là, tout ce qu'il gagnait était qu'elle se trouvait quelqu'un d'autre, et que lui repartait le coeur brisé... De même lorsqu'il se déclarait -un peu précipitemment, sans doute parfois, certes, lais cela ne changeait pas grand chose, si?- et qu'il se faisait gentiment repousser par de grands "désolée, mais..." suivis d'excuses, qui étaient le seul élément qui variait selon les fois. Tantôt valables, tantôt non. Ce n'était pas le problème, de toute façon. Le fait était juste que, s'il était véritablement triste pendant quelques temps, il n'en mettait pas beaucoup plus à s'en remettre. A vrai dire, il s'en remettait au moment où il tombait follement amoureux de quelqu'un d'autre, et ainsi de suite...Cela pouvait tout aussi bien être une jeune noble à la grande robe à dentelles, ou une simple villageoise.

Mais là, en l'occurence, il s'agissait d'une jeune fille aux cheveux relativement courts, habillée à la garçonne et semblant de fort mauvaise humeur, par une si belle journée. Qui d'ailleurs était devenue soudainement meilleure depuis qu'il l'avait vue. Comme il l'avait déjà pensé, elle ne devait pas être noble. Pas qu'il la critique d'aucune manière que ce soit, juste que ses habits ne correspondaient pas à ceux que porterait une "jeune fille de bonne famille", comme on disait. Et, à part les nobles, au château, il n'y avait pas grandes autres possibilités. Serviteurs en tout genre, en somme, et personnage important n'ayant pas pour autant le sang bleu. Cette dernière catégorie néanmoins, il l'écartait de la listes des possibilités pour les mêmes raisons, ce qui laissait celle du milieu. Soit, alors. Elle ne portait pas l'uniforme, donc cela réduisait encore les possibilités. Ne cherchant pas à s'attarder plus sur une chose qu'il pourrait tout aussi bien découvrir en lui posant la question -il lui suffirait d'attendre un peu, ce n'était pas non plus la mort. Son sourire n'avait pas disparu de ses lèvres, tandis qu'il esquissait un nouveau pas vers la demoiselle.

«Ah, oui, je vais bien, aucun problème! J'ai juste..., je ne faisais pas attention en fait, ce n'est rien.»

A ces mots, le général haussa vaguement les épaules. Il avait un léger doute sur le fait qu'elle n'avait juste "pas fait attention", rien de plus. Le seau devait être assez lourd, au vu de l'eau étalée sur le sol et du volume qu'il semblait pouvoir contenir. Pet.ut-être l'avait-elle fait tomber parce qu'il était trop lourd. Elle pouvait tout aussi bien dire la vérité, en soit, il n'en savait rien du tout. Il ne s'agissait là que de simples soupçons, probablement sans fondement. Il croisa les bras, se demandant laquelle de ses hypothèse était la bonne. Dans tous les cas de figures, de toute manière, ce n'eut pas été si grave, cela n'aurait pas eu une importance phénoménale. Il comprenait qu'on ai sa fierté. Enfin, pour une jeune demoiselle, il trouvait tout de même cela un peu étrange. Il n'était certes pas misogyne, mais il trouvait en revanche tout à fait normal qu'elle puisse trouver tel ou tel objet trop lourd, là où un homme ne le ferait pas.

Enfin, il ne prétendait pas comprendre la psychologie féminine, qu'il savait particulièrement compliquée sur certains points; un certain nombre même à vrai dire, de son point de vue. Il n'était pas rare qu'une de ces demoiselles s'en aille, l'air profondément vexé, suite à une innocente remarque, sans qu'il comprenne pourquoi, la nature exacte de cette réaction. Un peu "excéssive", selon lui, parfois. Mais s'il y avait bien une chose qu'il avait depuis longtemps comprise, c'était justement qu'il vallait mieux ne pas chercher à comprendre... A moins, bien entendu, d'être un adepte des migraines à répétitions et de l'aspirine, surtout que cela ne mènerait sûrement à rien, dans la majorité des cas.

«Excusez moi... mais..., si ce n'est pas trop indiscret bien sûr, que faites vous ici? Il est tôt, et ce n'est pas l'endroit le plus intéressant du monde pour vous, j'imagine...»

Sasha haussa les sourcils, sortant de sa profonde réflexion. Ce qu'il faisait ici...? Très bonne question, en soit, très bonne question. A laquelle il n'avait pas franchement de réponse. La raison pour laquelle il avait mis les pieds dans l'écurie était plus ou moins... Inexistante, pour tout dire. Il se promenait, le plus tranquillement du monde, au hasard des chemins, quand un bruit avait attiré son attention. Suite à cela, il avait prévu de continuer son chemin, ce qu'il aurait dû faire, en principe, mais il avait croisé son regard et, bizarrement, l'endroit lui était devenu bien plus sympathique que la quasi totalité des pièces du château, pourtat mille fois plus confortables. Mais ça, il ne pouvait pas le lui dire, évidemment que non. Le but n'était pas de l'effrayer, or il lui apparaissait comme évident que c'était tout ce à quoi il arriverait en agissant de la sorte. Qui n'eut pas eut peur d'une réponse pareille, honnêtement... Même lui n'aurait pas apprécié qu'on lui parle de la sorte, et il aurait mis sa main au feu qu'elle non plus.

Deuxième conclusion qu'il pouvait tirer de ses dernières paroles, elle l'avait reconnu ou, au minimum, savait qu'il n'était pas du "bas peuple". Elle lui avait parlé de manière qui ne trompait pas, il l'avait bien remarqué. Iriez-vous demander à une personne qui vous est hiérarchiquement inférieure, voir même égale, si votre question n'était pas indiscrète, tout en disant que cet endroit ne devait pas être si intéressant que cela pour vous? Enfin, s'il n'avait pas la prétention d'être connu de toutes et de tous, il savait qu'il jouissait tout de même d'une certaine notoriété. Ne pas connaitre le nom de quelqu'un qu connaissait le votre était assez ennuyeux, dans le fond... Mais son principal problème n'était pas là: qu'allait-il lui répondre, au juste? L'option "dire la vérité, tout simplement" ayant été écartée d'office, il ne lui restait plus grand choix, à savoir rester évasif sur les raisons de sa présence ici. Ne ps lui répondre eut été impoli, mais lui répondre aurait été ou mentir, ou une très mauvaise idée. Cette option là lui sembla donc, sur le coup au moins, être de loin la meilleure.

"La journée appartient à ceux qui se lèvent tôt, comme on dit, et un endroit n'est pas meilleur qu'un autre..." commença-t-il. "Il aurait été stupide de rester enfermé par une si belle matinée, n'est-il pas?"

Comme elle s'avançait pour remplir à nouveau son seau, il lui sourit à nouveau, l'air un rien soucieux malgré tout.

"Vous croyez vraiment que ce soit une bonne idée de le remplir encore une fois...? S'il est tombé tout à l'heure, il risque de tomber encore, mademoiselle...? "

Au moins, de la sorte, il connaitrait son nom.
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MessageSujet: Re: Wake Up~♪♫ {Sasha}-[TERMINE]   Dim 25 Oct - 20:34

Jalynn n'était pas quelqu'un qui avait un caractère qu'on pouvait qualifier de conciliant. En fait il est même assez compliqué de lui parler, suivant les conditions et le sujet de discussion, pour la simple et bonne raison qu'elle détestait avoir tort. Oui, elle détestait au plus haut point être contredite et cela se voyait de toute façon de manière très nette. Il n'était pas non plus très difficile de l'énerver ; c'était son côté un peu 'garçon manqué'. Si on remettait en question ses compétences ou ses capacités à faire aussi bien qu'un garçon elle se vexait à une vitesse assez impressionnante. Ceux qui la connaissaient le savaient bien assez : mieux valait éviter de provoquer la demoiselle, parce qu'elle était la première à vous répondre si vous la cherchiez. Pour autant, elle ne refusait pas de s'excuser ou d'admettre ses torts quand on lui démontrait par A B qu'elle s'était trompée. La jeune cavalière détestait tout autant laisser les choses traîner, ça lui était insupportable au plus haut point :l quand elle avait quelque chose à faire elle le faisait sur le champ si c'était possible, ou dès qu'elle le pouvait dans le cas contraire. Les situations embarrassantes ou désagréables qui s'éternisaient, très peu pour elle ; de toute façon elle était volontaire et très active, rester en place ce n'était pas pour elle. C'était pour cela-entre autre-qu'elle se retrouvait dans les écuries à cette heure matinale. Parce que rester dans son lit alors qu'elle ne trouvait pas le sommeil lui paraissait aussi inutile que de trainer les pieds dans les couloirs en attendant que l'heure avance. Au moins ici elle se sentait utile, et tant qu'à perdre du temps quelque part autant le perdre avec des chevaux. C'était sans doute avec eux qu'elle se sentait le mieux de toute façon, alors elle ne pouvait pas perdre son temps en leur donnant à boire ou quelques caresses. Les écuyers pouvaient le faire certes, mais ça ne l'empêchait pas d'aider quand elle en avait l'opportunité. Pour monter à cheval-et plus encore pour se battre à cheval-il fallait avoir confiance en sa monture sinon on arriverait jamais à rien. Difficile pour la jeune fille de concevoir qu'un cavalier puisse ne pas apprécier les chevaux, de toute façon..., ca aurait été exactement comme un épéiste qui trouvait les épées inutiles, finalement. Complètement illogique.

Jalynn détourna son regard vers la seule personne présente dans la grande pièce à part elle, attendant une réponse quelconque en silence. La jeune fille aux yeux turquoise détestait le silence, en fait. Elle avait toujours trouvé que c'était bien plus stressant que le bruit, et la plupart du temps c'était tout ce que ça avait comme effet sur elle, quand il n'y avait aucun bruit : la stresser. C'était bien souvent la raison pour laquelle quand soudainement quelqu'un parlait, quelque chose tombait ou que quoi que ce soit d'un peu brutal ne brisait ce lourd silence elle sursautait ou en tout cas était surprise-et ça se voyait. Tout simplement parce que quand personne ne disait mot, le moindre petit bruit, petit plissement de tissu ou quoi que ce soit semblait amplifié par dix. Faites un faux pas quand il y a beaucoup de bruits et faites la même chose dans un silence pesant, ça ne vous rendra pas la même impression. Loin de là. En temps normal elle aurait sans doute brisé ce silence-aussi court fut-il-en parlant ou en faisant un quelconque bruit, mais là elle ne pouvait pas. De son point de vue, tout du moins. Elle ne voyait de toute façon pas bien ce qu'elle pouvait ajouter, et elle aurait eu l'air d'une idiote profonde si elle s'était mise à taper du pied contre le sol ou a taper contre quelque chose pour briser cette absence de bruit. Quoi que finalement un bruit régulier-comme une goutte d'eau, ou des doigts qui tapotent contre une table-l'aurait sûrement encore plus mise sur les nerfs. Non, il n'y avait pas grand chose à faire qu'attendre, de toute façon.

"La journée appartient à ceux qui se lèvent tôt, comme on dit, et un endroit n'est pas meilleur qu'un autre...Il aurait été stupide de rester enfermé par une si belle matinée, n'est-il pas?"

La jeune fille aux cheveux ondulés se retourna vers le Général quand il prit la parole pour répondre à sa question, et elle pencha légèrement sa tête sur le côté, l'air d'approuver ce qu'il disait. Oui, pour elle il aurait été stupide de rester enfermé par une si belle matinée, comme il disait, mais ça ne voulait pas dire que c'était son cas. Elle ne savait pas, après peut-être qu'il aimait les écuries, mais ça lui aurait parut quelque peu saugrenu tout de même. Quant-au fait qu'il se lève tôt, c'était tout à fait plausible, voire probable. Après tout il y avait beaucoup de personnes dans ce château qui se levaient relativement tôt, et qu'il en fasse parti n'avait rien de bien surprenant en soit. Et puis de toute façon il allait et venait comme bon lui semblait, ce n'était pas comme s'il avait des comptes à lui rendre. Ces écuries et ces équidés ne lui appartenaient pas, et lui-même aurait pu trouver étrange qu'elle soit ici à cette heure-ci. Quoi que réflexion faite, il aurait très bien pu la prendre pour une écuyère, ou quelqu'un chargé de s'occuper des chevaux. C'est vrai qu'habillée de la sorte, avec une chemise noire, un pantalon de la même couleur et ses éternelles bottes, la confusion pouvait vite être faite. Elle ne savait même pas s'il y avait une tenue règlementaire pour les palefreniers et les écuyers, tiens. Ce n'était pas quelque chose auquel elle avait prêté attention jusque là, il allait falloir qu'elle y remédie. En tout cas il devait savoir qu'elle n'était pas de la Noblesse, rien qu'à sa tenue et à ce qu'elle était en train de faire. Rencontrer une Noble en souliers et avec une longue robe bien encombrante dans les écuries devait être assez rare de toute façon, pour ce qu'elle en savait...

"Vous croyez vraiment que ce soit une bonne idée de le remplir encore une fois...? S'il est tombé tout à l'heure, il risque de tomber encore, mademoiselle...? "

Jalynn haussa un sourcil et se détourna de nouveau vers son interlocuteur, soucieuse de ne pas attraper un torticolis. Une bonne idée? N'importe qui aurait eu l'impression qu'il s'inquiétait pour elle, et elle-même le concevait assez bien. Seulement avec sa fierté à fleur de pot, elle le prit assez mal. Elle n'était déjà pas très fière de l'avoir fait tomber une fois-même si c'était ridicule puisque ce n'était pas vraiment sa faute-alors elle ne comptait pas recommencer. Et puis elle était tout à fait capable de le porter, ce seau, quand même. Elle n'était pas incapable et ce seau n'était pas si lourd que ça, elle ne recommencerait pas la même idiotie deux fois de suite. Jalynn fronça les sourcils, l'air piquée au vif, et se retourna vers son seau, coupant l'eau. La jeune fille n'avait pas vraiment fait attention, et à vue de nez ça allait être une fois de plus assez difficile pour elle de l'emmener de là jusqu'au cheval qu'elle voulait désaltérer. Pour autant elle ne l'admettrait pas, c'était hors de question. Non, elle pouvait le faire.

C'est à peu près à ce moment là, quand elle saisit la poignée du seau entre ses doigts fins, qu'elle se rendit compte que la fin de sa phrase appelait à être complétée. Ah, son nom. L'espace d'un instant elle hésita, se demandant si elle devait dire Jaylin ou Jalynn. Elle utilisait certes le premier beaucoup plus souvent que le deuxième, mais ce n'était pas le vrai. Elle ne savait pas exactement quel choix serait le plus judicieux, étant donné que dans tout les cas quand on parlait d'elle il risquait toujours d'y avoir de heurts entre ceux qui disaient Jalynn et ceux qui disaient Jaylin. Jaylin avec ses amis, Jalynn avec ses supérieurs. C'était ça, en général. Et lui, techniquement, c'était son supérieur, alors..., logiquement...

«Hmn..., Jalynn Kaliyah, répondit-elle en serrant un peu plus le seau entre ses doigts. Jalynn Kaliyah, membre de la cavalerie. Et je peux très bien le porter, je vous assure...»

Il ne lui avait certes pas demandé son rang mais comme ça si ce n'était pas clair, maintenant ça l'était. Elle souleva le seau, le soupesant par la même occasion, et jugea que ça ne devrait pas être impossible de le porter jusque là-bas. La demoiselle fit quelques pas, puis l'attrapa à deux mains-puisqu'à l'évidence le tenir à une seule main n'était vraiment pas une bonne idée. Et finalement elle constata une fois là-bas non sans une once de soulagement que ça n'avait pas été si difficile. La jeune cavalière aux yeux clairs aurait certes pu demander de l'aide ou tout simplement avouer que l'idée n'était peut-être pas brillante, mais ça n'aurait plus été Jalynn.

Elle poussa le seau devant le cheval pie, et le caressa un instant avant de ne se retourner vers le jeune homme aux longs cheveux violets, l'air pus ou moins satisfaite d'elle-même.

«Vous voyez, aucun problème. Je ne faisais pas attention tout à l'heure, c'est tout..., répondit-elle en plongeant son regard dans le sien comme si elle y cherchait quelque chose, l'air toujours légèrement vexée. J'ai déjà porté plus lourd que ça, de toute façon...»

Jalynn croisa les bras un instant, et se mordit l'intérieur de la joue. Voilà qu'elle commençait à être désagréable alors qu'il ne lui avait absolument rien dit. C'était tout elle, ça.

«Hmn...,c'était gentil de votre part de vous inquiéter, ajouta-t-elle en détournant son regard sur sa droite, passant de nouveau sa main sur l'encolure du cheval derrière elle. Mais j'aime bien..., me débrouiller par moi-même, disons.»

Jolie manière de dire qu'elle avait été vexée. Ce n'était pas faux, cependant ; Jalynn avait toujours détesté demander de l'aide aux autres. Un défaut qu'elle n'arriverait jamais à corriger, sans doute

_________________

« I am afraid ; afraid of losing time.
You are the race, and I'll be racing your mind.
But if we don't stop now, instead of living in this old horse town -
I want you back in again, let you devour my skin,
But we won't start now.
If we could only be quicker, and be quick to be kind -
If we could only be faster, then we could outsmart time.

So hold me as I hold you. »

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MessageSujet: Re: Wake Up~♪♫ {Sasha}-[TERMINE]   Mer 11 Nov - 20:52

Sasha posa à nouveau son regard sur la jeune fille face à lui, un demi sourire sur les lèvres. Coïncidences ou destin? Il n'avait jamais su laquelle des deux hypothèses étaient la bonne, et ne le saurait probablement jamais, dans la mesure où il n'existait absolument aucun moyen sûr pour l'apprendre, le vérifier. Aucun élément duquel on ne pourrait pas douter, aucune preuve à proprement parler. Or, on ne pouvait rien affirmer sans aucun arguent pour le confirmer, c'était un fait avéré. Car si vous n'en aviez pas, on ne vous croyait pas ou, tout du moins, les personnes les plus bornées ou ayant une opinion fermement opposée à la votre bien que tout aussi peu certaine ne le feraient pas. Restaient les plus naïfs, et ceux que vous aurez convaincus avec vos simples paroles, qui ne remettraient pas en doute votre sincérité. Et là, en l'occurrence, il n'arrivait tout simplement pas à s'arrêter sur l'un ou l'autre de ces deux choix. Le plus souvent, il préférait penser que le hasard faisait bien les choses plutôt que de penser que tout ce qui arrivait avait été écrit, comme on disait, par un quelconque Dieu haut dans le ciel. Il trouvait cette idée, en plus d'être un peu trop surréaliste pour un jeune homme terre à terre comme lui, peu séduisante; en effet, cela impliquait automatiquement que la dernière de vos décisions, de la plus grande et importante à vos yeux à la plus infime, n'ai absolument pas la moindre espèce d'influence sur votre vie, qui elle même était déjà toute tracée, qu'il n'y avait au final rien qui soit de votre faute. En pensant de la sorte, on retirait toute responsabilité des épaules des gens de ce monde, et les encourageait à ne rien faire, de son point de vue. Pourquoi exactement se démènerait-il, dans la mesure où de toute façon, cela ne changerait rien à ce qu'il lui arriverait par la suite? "Ce qui arrivera sera mon destin, alors quoi que je fasse, il m'arrivera la même chose."

Non, lui pensait plus facilement que chaque décision que l'on prenait changeait notre vie, point final, qu'on la formait au fur et à mesure du temps qui passait et pas autrement. S'il décidait, durant une bataille, d'affecter telle unité à tel endroit, c'était de son fait, et pas celui d'un prétendu destin. Ce serait à lui d'endosser la responsabilité de ses actes, et il ne s'en déchargeait pas sur lui, ce qui l'obligeait à faire beaucoup plus attention, et faisait qu'il était capable de regretter certains de ses actes. Seulement, il y avait également des fois où il était tenté de penser que c'était bel et bien le "destin" qui l'avait mené à faire ci ou ça plutôt qu'autre chose à un instant précis de sa vie. Ce jour où il était arrivé en retard à l'école, par exemple, ou encore maintenant, quand il avait décidé de passer par les écuries après s'être levé relativement tôt le matin et que cette jeune demoiselle avait fait tomber son seau lorsqu'il passait. C'était une plus jolie hypothèse de penser que tout cela avait été prévu longuement auparavant, pas vrai? En tout cas, c'était ce qu'il croyait... Comme à chaque fois qu'il croisait le regard de quelqu'un et qu'il en tombait profondément amoureux. C'était ainsi, il n'y pouvait strictement rien, et ne souhaitait pas changer ce trait de sa personnalité. Cœur d'artichaut, peut-être, mais au moins il connaissait l'amour, et plus que certaines autres personnes. D'autant qu'il n'était pas malhonnête pour autant, et qu'il aimait toujours, toujours une seule personne à la fois. Cette fille, avec de l'eau à ses pieds, des cheveux sombres et ondulés, et relativement grande quand on y repensait, était maintenant la "femme de sa vie", il en était sûr et certain. S'il s'était écouté, un sourire d'imbécile heureux -ou d'homme amoureux, mais cela revenait en gros au même de toute façon chez lui- se serait peint sur son visage, et il aurait raconté... N'importe quoi, tout ce qui lui passait par la tête, du moment qu'il disait quelque chose. Heureusement pour les deux protagonistes de la scène, il ne le fit pas, parfaitement conscient qu'elle le prendrait pour un crétin, ou penserait qu'il se fiche d'elle, alors même que c'était très loin d'être le cas, et que cela aurait risqué de "geler les relations", comme on disait. Et ça, autant dire tout de suite qu'il préférait de tout cœur éviter. De tout cœur, oui, c'était le cas de le dire...

Résultat donc, il ne disait rien de plus que ce qu'il venait de répondre à cette belle demoiselle, attendant bien sagement une réponse à sa question. Le silence qui suivit, bien que courte durée, ne fut pas désagréable au général. Il le trouvait reposant, bien qu'un peu gênant dans la mesure où il avait la fâcheuse impression que les battements saccadés de son cœur pouvaient être entendus à des kilomètres à la ronde, et que cette absence de bruit certaine n'était pas pour arranger son cas. D'un point de vue purement scientifique, il savait que les battements de cœur de quelqu'un ne pouvaient pas décemment être entendu par une tierce personne, à moins que celle-ci ne soit à une distance franchement réduite de l'autre, et ce n'était pas le cas dans la présente situation. Si ça l'avait été, il aurait certes été le plus heureux des hommes, mais cela l'aurait sans nul doute quelque peu inquiété: cela aurait obligatoirement signifié qu'il était en train de rêver, et s'il commençait à avoir ce genre de rêves, cela voudrait dire qu'il était véritablement désespéré, et un rien dérangé. Rêver d'épouser une belle princesse, passait. Rêver de son enfance aussi. Mais rêver de se réveiller et de rencontrer l'amour de sa vie dans des écuries, là, s'il y avait un sens caché, il ne le saisissait pas... Et ne préférait pas le faire, de toute manière, l'homme est bien mieux dans l'ignorance que dans la connaissance, ou au moins dans ce genre de situation...

Il sortit de sa rêverie lorsqu'elle éleva à nouveau la voix, quelques secondes seulement après la fin de sa phrase, et se fit violence pour ne pas sursauter et ne pas avoir l'air surpris, comme un enfant pris en flagrant délit.

«Hmn..., Jalynn Kaliyah, répondit-elle, tout en tenant la poignée du seau précédemment tombé au sol entre ses mains. Jalynn Kaliyah, membre de la cavalerie. Et je peux très bien le porter, je vous assure...»

Jalynn. Jalynn Kaliyah, il s'en souviendrait, il n'avait même pas à se poser la question pour savoir qu'il le ferait, de même qu'il était sûr et certain qu'il lui servirait encore. Parce qu'il comptait bien lui reparler, par la suite, évidemment, et il ne voulait à tout prix pas avoir à lui redemander son nom, c'eût été partir sur de bien mauvaises bases, et les apparences, pour certains, comptaient tellement qu'il ne préférait même pas penser à l'opinion qu'elle aurait de lui s'il le faisait. Non, il n'oublierait as ce nom, qu'il trouvait de toute façon fort joli, bien qu'il n'ai pas la moindre idée de la manière dont il s'écrivait. Pour le prénom, encore, cela allait. Il avait juste un léger doute sur le i ou le y, mais sinon tout allait bien. Le nom de famille, en revanche, c'était une autre paire de manche, il devait bien l'avouer... Un K, un C? Un H, ou pas? Un L ou deux? Bah, ce n'était pas comme si c'était ce qu'il y avait de plus important, mais tout de même, cela l'énervait un peu. Ce n'était pas comme s'il devait épeler son nom pour lui adresser la parole, c'était plutôt un bon point pour lui. Quand elle dit qu'elle faisait partie de la cavalerie, il hocha la tête. Il s'en était douté, et il s'était avérér qu'il ait eu raison, de toute évidence. Il avait bien eu une petite hésitation entre cavalière, palefrenière ou n'importe quel autre métier de ce genre, qui touchait aux chevaux en tout cas, mais on pouvait quand même dire qu'il avait vu juste. C'était assez étonnant en soit, au vu du nombre particulièrement réduit de femmes occupant ce style de poste. L'armée, en règle générale, il ne fallait pas se mentir et être honnête avec sois-même, bien qu'étant ouvertes aux garçons comme à ces demoiselles, était presque exclusivement masculine. Des exceptions, de ci de là, pour ainsi dire, mais on pouvait affirmer avec certitude qu'il y avait une grande dominante d'hommes, cela allait de soit et ne choquait personne. Ils étaient plus fort, musculairement parlant, que leurs homologues féminins, quoi qu'on puisse en dire, et si une fois de plus, on généralisait, sans préoccuper des quelques cas qui ne rentraient pas dans le moule.

Cette manière de penser avait de quoi en énerver proprement certaines, mais les faits étaient les faits, et dans un combat de force pure, un homme aurait l'avantage. Néanmoins, les femmes avaient leurs qualités elles aussi, et au final, l'équilibre était à peu près rétabli. Chacun avait ses lacunes, le jeune Valerian le savait parfaitement, et reconnaissait sans mauvaise volonté que les demoiselles pouvaient exceller dans des domaines militaires et dépasser les garçons. Être une jeune fille dans la cavalerie ne devait pas toujours être facile, et il eut immédiatement l'impression que ses mots avaient été... De trop, peut-être. Il espéra qu'elle ne les aurait pas mal interprétées, il n'y avait aucune once de méchanceté dedans, mais les retirer aurait été encore plus stupide, d'autant qu'une fois prononcés, s'excuser des paroles qu'on avait eu ne changeait rien au fait qu'on les avait dites. Avec un peu de chance, elle ne lui en voudrait pas trop.

«Vous voyez, aucun problème. Je ne faisais pas attention tout à l'heure, c'est tout..., dit Jalynn après avoir ramené le seau plein près de l'un des nombreux chevaux. J'ai déjà porté plus lourd que ça, de toute façon...»

Elle avait le regard planté dans le sien, et il ne cilla pas. Il pouvait deviner qu'elle était quelque peu vexée, que ce soit avec ces mots ou le regard qu'elle lui lançait à présent. Il n'y avait pas de honte à faire tomber quelque chose de lourd, mais de toute évidence, pour elle c'était le cas. C'était vrai que si elle mesuré un mètre quatre-vingt-cinq pour cent kilos, il ne lui aurait pas fait cette remarque, mais même s'il s'était agit d'un jeune homme, et qu'il avait été relativement frêle, il l'aurait fait. Seulement, allez lui faire comprendre cela sans avoir l'air d'être de mauvaise foi... C'était impossible, et dès lors, il renonça définitivement à l'idée de s'excuser. Elle avait prouvé qu'elle pouvait le porter, très bien, il n'allait pas continuer, mais il jugeait que ce devait être suffisant pour elle. Avoir démontré qu'elle pouvait le faire, et clairement exprimé qu'elle pouvat le faire sans aucune difficultés. Sasha avait quelques doutes sur ce dernier point, étant donné que le récipient avait déjà fait une première rencontre expresse avec le sol, mais il ne dit rien, sachant pertinemment que cela ne ferait que l'énerver encore plus qu'elle ne l'était visiblement déjà, ce qui n'était pas son but, du tout.

«Hmn...,c'était gentil de votre part de vous inquiéter, continua-t-elle en caressant un cheval. Mais j'aime bien..., me débrouiller par moi-même, disons.»

Le jeune homme aux long cheveux violets sourit à nouveau à l'entente de cette phrase. Au moins, elle ne le détestait pas. Il était maintenant très clair qu'il aurait mieux fait de se taire, précédemment, mais il l'était tout autant à ses yeux qu'elle ne lui en voulait pas plus que cela, ce qui n'était pas négligeable. Si ça avait été le cas, là, il se serait senti particulièrement mal et aurait cherché mille et une escuses pour se justifier et remonter ne serait-ce qu'un tout petit peu dans son estime. Qu'elle veuille se débrouiller seule n'avait rien de surprenant en soit, ce ne devait pas être la première fois qu'on lui proposait son aide pour tel ou tel travail, qu'elle pouvait en fait très bien accomplir seule. Cela avait quelque chose de vexant, quand on ne vous croyait capable de rien, mais d'un autre côté, cela vous encourageait, vous motivait à le faire encore mieux, encore plus vite que tout le reste du monde, juste pour montrer à quel point on s'était trompé à votre compte. Certains professeurs, dans les écoles, employaient ce genre de méthodes avec les élèves qui n'obtenaient pas les notes désirées. S'ils n'en avaient absolument rien à faire, alors mieux valait laisser tomber, mais le cas échéant, les résultats s'amélioraient drastiquement. La seule différence notable était qu'ici, elle devait réellement être sous-estimée, et qu'il ne devait pas s'agir d'une simple technique pour qu'elle fasse toujours mieux. On ne traitait jamais les femmes exactement comme les hommes, et il était plus que probable qu'elle puisse se démener tant qu'elle le voulait pour qu'on le fasse, que cela ne se produise jamais.

Il laissa fuser un très léger soupire, avant de ne prendre une fois de plus la parole, sans cesser pour autant de sourire.

"Je comprend, soyez sûre que je voulais pas vous vexer... Il est très clair que vous êtes capable de le porter, vous n'auriez pas été acceptée dans la cavalerie si vous n'aviez pas eues les qualités requises pour cela. "

Le général ne s'approcha pas plus du cheval pour autant, n'étant que trop peu sûr du caractère de celui-ci. Autant certains lui étaient très sympathiques, autant d'autres lui donnaient l'impression de vouloir le faire tomber à chaque tournant, et de le mordre à la première occasion. Et il préférait éviter cela autant que possible, cela se comprenait. Il ne les détestait pas, simplement, certains avaient de sales habitudes, et il ne souhaitait pas en être la cible.

"Je comprend votre réaction, ou du moins je pense, il n'y a pas beaucoup de femmes dans l'armée... Mais un combattant reste un combattant, n'est-ce pas? J'espère ne pas vous avoir trop froissée, au moins."
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MessageSujet: Re: Wake Up~♪♫ {Sasha}-[TERMINE]   Sam 5 Déc - 20:43

Jalynn n'avait jamais rien eu d'une jeune fille frêle et délicate, effrayée d'un rien et criant au désespoir quand elle avait le malheur de se tacher. Non, ou en tout cas ne se souvenait-elle pas avoir jamais été comme ça ; la période où elle avait du être la plus 'féminine' dans ses attitudes, ce devait être sa petite enfance. Là elle imaginait bien qu'elle portait de jolies robes, comme toutes les petites filles, et qu'elle s'amusait avec des jouets qui allaient avec les robes. Mais très tôt elle avait commencé à vouloir faire comme ses frères, en quelque sorte. La demoiselle n'avait pas supporté très longtemps qu'ils aient le droit de faire des choses qu'on lui interdisait sur simple prétexte qu'elle était une fille ou qu'elle n'aurait jamais besoin de ça dans la vie. Et très tôt, elle avait décidé qu'elle ne serait jamais femme au foyer, à élever trois ou quatre enfants dans une jolie maison de la capitale, n'occupant ses journées qu'en les élevant, en préparant à manger et en faisant quelques courses. Oh que non, pour elle cela ressemblait bien plus à l'enfer que toutes les descriptions parfois fantasques qu'on avait pu lui faire de l'endroit pour lui faire peur ou pour la dissuader de désobéir. Bien sûr au début, ça n'avait rien donné qu'elle veuille faire comme ses frères. Elle se faisait punir et c'était bien là la seule chose concrète qu'elle obtenait-à part avoir déchiré sa robe toute neuve en essayant de les suivre dans leurs escapades. Mais maintenant qu'elle y repensait, ça avait porté ses fruits au final. Preuve en était qu'en s'entrainant loin des yeux de son père et en préférant l'équitation à la couture ou aux talons hauts, Jalynn avait réussi à assimiler suffisamment de choses pour prétendre s'engager dans les Corps de cavalerie de l'armée. Ce n'était pas seulement pour prouver qu'elle était capable de faire aussi bien que les hommes-voir mieux que certains-mais aussi parce que contrairement à femme au foyer, ce métier avait pour elle un sens. Se battre pour son royaume était quelque chose dont elle était très fier et qu'elle n'aurait échangé pour rien au monde. Au moins ainsi servait-elle à quelque chose, même si certains pensaient à tort que les femmes n'avaient pas leur place dans l'armée. Les homologues masculins de Jalynn qui la connaissaient bien savaient qu'elle avait autant sa place qu'eux, même s'il était évident qu'elle avait moins de force physique qu'eux.

C'était sans doute pour cela, finalement, qu'elle était très nerveuse sur le sujet de son métier.

Elle avait beau avoir su dès qu'il l'avait dit que ce n'était pas méchant, la jeune fille aux grands yeux bleus n'avait pu s'empêcher de prendre la remarque du Général pour elle-même. Et mal, bien sûr. Il n'avait sans doute pas cherché à la blesser après coup, mais ç'avait été plus fort qu'elle. Il suffisait qu'on remette ne serait-ce qu'un tout petit peu en question ses capacités à faire quoi que ce soit pour qu'elle ne se vexe, surtout quand elle venait de se réveiller et de faire tomber quelque chose, comme ce jour là. La mauvaise humeur n'avait rien arrangé en effet, elle s'en rendait bien compte. C'était pour ça qu'elle avait ajouté sa dernière phrase : c'était une sorte de bémol, en quelque sorte. Des excuses très, très diluées pour sa réponse assez acerbe. Mais c'était plus fort qu'elle : si on avait l'air de douter qu'elle puisse faire telle chose, la seule chose qu'on allait tirer d'elle était qu'elle le fasse. Et ce même si c'était clairement hors de son champ de compétence, comme à l'instant. Elle savait que ce seau était trop lourd pour elle, elle savait aussi qu'elle aurait du en vider une partie ou lui demander de l'aider à le porter. Mais ça, c'était plus qu'hors de question : elle se serait sentie humiliée, en quelque sorte. Sa fierté à fier de pot n'aidait certes pas, la jeune cavalière s'en rendait bien compte. Mais même si c'était stupide, elle se savait incapable de demander de l'aide, même quand c'était plus qu'urgent et nécessaire. Que ce soit sur un plan personnel ou formel, dans le cadre de son travail ou parce qu'elle ne savait pas trop quoi faire à propos de telle ou telle chose, elle préférait se débrouiller par elle-même. C'était un de ses principal défaut, mais elle doutait pouvoir le corriger un jour.

"Je comprend, soyez sûre que je ne voulais pas vous vexer... Il est très clair que vous êtes capable de le porter, vous n'auriez pas été acceptée dans la cavalerie si vous n'aviez pas eues les qualités requises pour cela. "

Le jeune homme aux longs cheveux-très longs cheveux-violets souriait toujours, Jalynn continuait de caresser le chanfrein du cheval à côté d'elle. En l'entendant répondre, elle ne put réprimer à son tour un léger sourire. Elle espérait bien en effet qu'elle avait été acceptée dans la cavalerie pour ses qualités et pas pour ses beaux yeux. La jeune fille aux cheveux bleus adorait les chevaux, et elle trouvait leur contact parfois même plus agréable que celui des humains. Et une fois encore, se battre était quelque chose qu'elle trouvait nécessaire et valorisant quand c'était dans le cadre de quelque chose comme l'armée. Parce qu'il était entendu que se battre à coup de poing dans la rue n'était pas quelque chose qu'elle cautionnait, appréciait ou prétendait pratiquer. De la même façon elle ne jugeait pas que s'engager dans l'armée en temps de paix était un acte aussi utile qu'en temps de guerre. C'était dangereux, elle s'en rendait assez compte comme cela. Ça l'était encore plus pour certains corps d'armée que d'autre ; mais ça ne la dérangeait pas. Elle avait besoin de se prouver qu'elle pouvait servir à quelque chose, et elle avait besoin de bouger sans cesse, de toujours être occupée quelque part. Se battre canalisait l'énergie qu'elle avait en trop, en quelque sorte. Et que ce soit dit par pure politesse ou pas, elle accepta le 'compliment'. D'autant plus qu'il venait de quelqu'un lui étant de beaucoup supérieur en rang, bien sûr. Elle avait parfois du mal à s'imaginer ce que ça pouvait être, ce que ça pouvait faire que d'être à un tel niveau dans la hiérarchie. Sûrement que ça devait être agréable. Sûrement aussi que ça devait être compliqué, et jamais elle n'aurait voulu être à sa place, même pour tout l'or du monde-ou tout du moins en théorie, tout l'or du monde étant un argument sur lequel elle aurait réfléchi. Jalynn n'avait jamais aimé donner d'ordre, elle n'avait jamais su prendre d'initiatives. Un sujet libre à l'école ou un ordre trop vague de son supérieur la laissait pantoise et plus stressée et irritable que jamais.

"Je comprend votre réaction, ou du moins je pense, il n'y a pas beaucoup de femmes dans l'armée... Mais un combattant reste un combattant, n'est-ce pas? J'espère ne pas vous avoir trop froissée, au moins."

Jalynn acquiesça tout d'abord silencieusement, continuant de caresser doucement le cheval pie à ses côtés. Oui, l'armée était presque entièrement masculine-ce qui parfois était assez agaçant, elle devait bien l'avouer. Elle était tout les jours plus entourée de bien plus d'hommes que de femmes, et elle devait bien avouer qu'être l'exception du groupe pouvait parfois être très lourd à supporter. L'avantage était qu'elle connaissait la plupart des autres femmes de la cavalerie, même si elles n'étaient pas dans sa division et qu'elles n'avaient pas forcément le même âge qu'elle ; et de ce qu'elle en avait compris, tant qu'elle s'affirmait elle n'aurait pas de problème. S'affirmer, depuis qu'elle était entrée elle n'avait jamais eu de problème pour ça. Bien que l'air ahuri des garçons en voyant arriver une adolescente de sa carrure l'avait profondément vexé au point qu'elle s'en souvenait encore. Enfin, elle imaginait bien que si elle avait été dans un 'club' de couture et qu'un homme était arrivé elle aurait été elle-même terriblement surprise. En tout les cas elle avait depuis son arrivée fait ses preuves, et prouvé à ceux qui n'en étaient pas certain qu'elle avait la motivation, l'entraînement et le mental nécessaire pour faire partie de la cavalerie, comme tout ceux qui en faisaient déjà parti.


«Oui, je pense de même aussi, répondit Jalynn en relevant la tête vers son interlocuteur, jugeant que regarder le sol ou le cheval en lui parlant serait irrespectueux. Mais ce n'est pas grave, vous n'avez rien dit de mal. Je réagis trop brusquement, excusez moi.»

Jalynn donna une dernière tape affectueuse sur le museau du cheval, puis croisa ses bras dans son dos, joignant ses mains. Elle détestait les laisser ballantes, c'était quelque chose qu'elle avait toujours été incapable de faire. La jeune fille était d'ailleurs terriblement admirative de ceux qui arrivaient à rester debout, statique, sans bouger le petit doigt durant plus d'un quart de seconde. C'était absolument stressant et désagréable, à peu près autant que de fixer quelqu'un dans les yeux trop longtemps. Mis à part quand elle était excédée et qu'elle savait avec certitude qu'elle avait raison, la jeune cavalière aux courts cheveux ondulés baissait souvent les yeux la première.

«Ah, mais vous devez avoir beaucoup de travail, s'exclama soudain Jalynn, comme si elle venait de se rendre compte de quelque chose. Comme je n'ai rien à faire, je..., enfin, vous n'êtes pas obligé de rester si vous avez à faire. Je n'aimerais pas vous ennuyer.»

_________________

« I am afraid ; afraid of losing time.
You are the race, and I'll be racing your mind.
But if we don't stop now, instead of living in this old horse town -
I want you back in again, let you devour my skin,
But we won't start now.
If we could only be quicker, and be quick to be kind -
If we could only be faster, then we could outsmart time.

So hold me as I hold you. »

I'm not giving up :
 

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MessageSujet: Re: Wake Up~♪♫ {Sasha}-[TERMINE]   Jeu 24 Déc - 3:05

Sasha Valerian était un jeune homme possédant, il était vrai, un certain nombre de préjugés sur un peu tout et n'importe quoi: les plus évidents, et pas des plus véritables pour autant, étaient bien entendu ceux qui concernaient les Esprits ou, à plus forte raison, les Neko. Ces deux races peuplant le côté Ouest du beau pays qu'était Illea ne lui plaisaient que très moyennement, voir pas du tout. Combien de fois avait-on répété que l'on se devait de juger les gens en tant que personnes et pas selon tel ou tel critères physiques, ou propre à sa race? S'il ne connaissait pas les chiffres exacts, il lui paraissait toutefois axiomatique que cela ne pouvait être compté sur les doigts de la main, pour sûr. De bien belles paroles que l'on dispensait là, pensa-t-il, mais qu'il était particulièrement difficile de mettre en pratique. On ne contrôlait pas ses impressions, on les ressentait et c'était tout, sans rien pouvoir y changer; après cela, libre à nous de choisir de suivre ce qu'elles nous contaient ou non, et c'était ce qui faisait la grande différence entre les personnes tolérantes et celles qui ne l'étaient au contraire pas. Lui savait que sur certains points il se classait dans cette deuxième catégorie, mais aurait pu le dire sans la moindre trace de honte quelle qu'elle soit. Après tout, il était certain que ses affirmations, ses craintes étaient fondées. Ces certitudes qu'il avait à leur propos le conditionnait jusqu'au plus profond de lui même, et depuis trop de temps pour qu'il soit capable de s'en affranchir un jour. Il pourrait rencontrer des représentants de ces races doux comme des agneaux, incapables du moindre mal qu'il refuserait toujours ne fusse que la simple idée de faire ami-ami avec eux. Pas qu'il ne les considère pas comme son égal, plutôt qu'il les savait trop différent pour pouvoir réellement les comprendre. Les connaissances qu'il avait d'eux, maigres mais à son goût suffisantes, étaient qu'ils étaient l'ennemi, sanguinaires, des tueurs. De quoi d'autre avait-il besoin pour les détester de tout son cœur? Eh bien, on pouvait dire qu'il en allait à peu près de même pour ses histoires d'amour: qu'importait qu'on lui brise le cœur, ce n'était pas ce qui allait l'empêcher de recommencer par la suite. L'amour était la plus belle des choses, indépendamment du fait qu'elle se termine bien ou non. Et le général en avait aussi au sujet de la demoiselle qui lui faisait à présent face, aux cheveux sombres et ondulés. Un jugement qu'il portait sur elle sans même la connaître mais qui, loin d'être péjoratif, lui trouvait toutes les qualités du monde, et il ne faisait aucun doute qu'un œil plus objectif aurait démenti certaines d'entre elles. D'un autre côté, qu'en avait-il à faire, de l'opinion d'une tierce personne? Pour lui, sur le moment en tout cas -en temps normal, de telles pensées n'auraient jamais effleuré son esprit- le monde aurait pu s'écrouler, une guerre se déclarer, ils auraient tout aussi bien pu la perdre ou la gagner, à vrai dire, il ne se serait pas senti plus concerné que si vous lui aviez dit qu'un écureuil venait d'enterrer un gland.

Etant malgré tout une personnalité importante, il savait qu'autant en emportait le vent; dans quelques minutes, ou plus exactement dès que Jalynn aurait quitté son champs de vision, il y avait fort à parier qu'il revienne à son habituelle humeur qui, sans être mauvaise, n'était pas aussi gaie que celle-ci non plus. C'était nécessaire pour son travail, avoir les pieds sur terre. Cependant, rien ne l'empêchait d'avoir, de temps à autre, la tête dans les nuages... Il devait se faire violence pour ne pas arborer un air d'imbécile heureux, et cette simple tache requérait toute son attention tant elle lui semblait compliquée à exécuter. Face à elle, la plus complexe des révérences face au plus illustre personnage qui soit aurait paru être un jeu d'enfant, et s'il arborait le plus souvent un sourire, il n'aurait pu nier que celui qui fleurissait sur ses lèvres à cette heure matinale était un peu plus joyeux que d'ordinaire... Tant qu'elle ne le prenait pas pour un original. De toute façon, ce n'était pas comme s'il en avait l'air. Au mieux, on penserait qu'il était de bien bonne humeur en ce début de journée, qui avait dû être excellent pour lui. D'ailleurs, il l'était, il resplendissait même autant qu'un grand soleil. Pour la énième fois, il vivait ce qui pourrait être considéré comme étant ''le plus beau jour de sa vie''. Qu'elle soit une cavalière, une noble ou une bourgeoise n'avait que peu d'importance. Il n'avait pas besoin d'étudier plus avant son caractère et ses réaction pour savoir qu'ils seraient tous deux magnifiques et parfaits, à l'instar, de son avis, du reste entier de sa personne. Un instant, il songea à faire demi-tour avant de ne prononcer quelque parole superflue qui le trahirait, mais rejeta bien vite cette idée saugrenue: lâcher du regard la jeune fille, ne serait-ce que pour une poignée de secondes, était une chose qu'il préférerait éviter autant que possible. Pour lui, elle renvoyait l'image de la perfection même, bien qu'elle ne fusse pas le modèle de la femme dont pourrait rêver plus d'un. C'était vrai, elle avait l'air d'avoir du répondant, peut-être un peu trop de susceptibilité. Ce n'était pas une femme possédant une richesse absolue. Elle ne devait pas avoir besoin qu'on la défende de quoi que ce soit, et devait très mal prendre qu'on veuille jouer au Prince charmant, au chevalier en armure d'argent avec elle. Néanmoins, ce n'étaient que futilités et détails; elle était la femme de sa vie, sans l'ombre d'un doute, pas besoin de réfléchir pour sentir cela -on aurait pû dire qu'il avait l'habitude, après avoir croisé tellement de fois la ''femme de sa vie'', mais il ne le percevait pas du tout de la sorte.

Seul une petite part de son esprit, celle qui restait en toutes circonstances lucide et pragmatique, s'acharnait à lui répéter des millions de fois, petite voix de bon conseil mais fort désagréable, que s'il commençait à chanter ses louages devant elle alors qu'ils venaient à peine de se rencontrer, elle le prendrait au mieux pour un fou, au pire pour un pervers notoire. Autant dire que, dans l'un comme dans l'autre des cas, il aurait tout gagné...


«Oui, je pense de même aussi. Mais ce n'est pas grave, vous n'avez rien dit de mal. Je réagis trop brusquement, excusez moi.»

Ils avaient le même avis sur un point, donc. Pour peu qu'il n'ait pas voulu à tout prix entendre ce qu'elle avait à dire d'autre, il serait allé le crier sur tous les toits, à qui voulait l'entendre. Ils étaient faits pour être ensemble, il en était certain, ils avaient une vision des choses similaire, et... Et rien d'autre pour l'instant, mais Sasha ne se rendit pas même vraiment compte d'à quel point il extrapolait la moindre parole de la jeune Kaliyah, aussi navrant que cela puisse sembler pour une personne qui, comme lui, avait tout de même une grande intelligence. Non, il n'était pas schizophrène; et non, il ne se comportait pas sans cesse de la sorte. Il était quelqu'un de sérieux dans son genre, ou tout du moins, il n'était pas celui qui avait toujours le mot pour rire, même s'il n'était toutefois pas méchant et bourru. Il y avait un monde entre la manière de penser qu'il avait maintenant et celle qu'il adoptait en fonction, il ne fallait pas s'y méprendre. Du reste, elle avait rejeté la faute sur sa propre personne, expliquant qu'elle réagissait de manière trop virulente, et s'excuser auprès de lui. Au même moment, comme elle avait relevé la tête, il croisa son regard. Et la petite voix de raison désagréable ne fut plus qu'un vague, très vague écho dans son esprit.
A cause de moi, pensa-t-il, elle s'était sentie obligée de présenter ses excuses. Inacceptable. Impardonnable. Alors même qu'il était celui à l'avoir offensée en premier lieu, et qu'elle n'avait fait que défendre son point de vue, qu'il n'avait guère remis en cause de toute façon. Il n'y avait rien à pardonner et, ne souhaitant pas la gêner, il garda ses pensées pour lui, et répondit, avec un peu trop d'enthousiasme pour un grand ponte s'adressant à une simple cavalière, mais rien de plus:

"Ne vous excusez pas, je vous prie. Je n'aurais pas dû dire cela, de toute façon. ''

Il dû une fois de plus se retenir d'exprimer le fond de sa pensée: elle aurait pu lui écraser le seau sur la tête, lui jeter tout son contenant à la figure que le résultat n'aurait pas différé de ce qu'il était présentement. Il était dans l'incapacité la plus totale de lui infliger le moindre blâme, quand bien même il y eut eu une sérieuse raison qui aurait, en théorie, dû l'amener à agir en ce sens. Ce n'était pas le cas, de toute manière, et heureusement. Elle aurait pu décider de dérober les bijoux les plus précieux de telle ou telle noble qu'il aurait encore cherché un moyen de lui trouver une excuse. Elle donna une tape affectueuse au cheval, qu'elle avait décidément l'air de beaucoup apprécier, et croisa les moins dans son dos, geste qu'il trouva tout à fait... Eh bien, il ne savait pas vraiment ce qu'il lui avait trouvé, mais qu'importait. Le dernier de ces gestes captait à lui seul sa pleine et entière attention, alors... Lui-même restait droit, et ses bras reposaient tantôt tranquillement le long de corps, tantôt croisés. Ce n'était pas un problème pour lui de ne rien faire de ses mains lorsqu'il n'avait rien à en faire, et c'était pour lui une solution préférable à se torturer les doigt sans raison apparente. Puis elle prit la parole, lui disant qu'il avait sûrement du travail, que rien ne l'obligeait à rester s'il n'en avait pas envie. Du travail, oui. Il devait en avoir, mais s'il se levait tôt le matin, c'était justement pour ne pas avoir à le commencer à peine levé, et avoir le temps de marcher, par exemple, ou quoi que ce soit d"autre qui lui permette de bien chasser les dernières traces de sommeil de ses yeux.

Et accessoirement aujourd'hui, de rencontrer Jalynn.

Alors, s'ennuyer, sûrement pas, il ne parvenait même pas à l'envisager, et tenait à le faire comprendre à la demoiselle.

"Mais comment pourrais-je m..." il s'arrêta soudain, se rendant probablement compte qu'une fois de plus, il s'emportait peut-être un peu trop. "Je veux dire, je ne m'ennuie pas le moins du monde, et le soleil n'est pas levé depuis longtemps... J'ai encore du temps devant moi avant de ne devoir travailler. "

Intérieurement, il espéra qu'elle ne prêterait pas trop attention au début de sa phrase, et ne pu retenir un léger soupir de soulagement malgré lui. S'il ne s'était pas repris, il aurait sans doute finit par demander comment il aurait pu s'ennuyer avec une jeune fille comme elle, il en passait et des meilleures... Parfois, il se montrait relativement maladroit dans ses paroles, et s'il ne tenait pas plus que cela à passer pour le dernier des idiots face à elle, il ne pouvait tout simplement pas changer sa manière d'agir. Il aurait parié qu'il retrouverait sa magnifique contenance dès qu'il tournerait le dos pour retourner à l'intérieur même du château, pour la perdre à nouveau lorsqu'il la reverrait; c'était une évidence, pas que cela le rende particulièrement heureux, mais il devrait faire avec. Ce n'était pas non plus comme s'il avait véritablement le choix... Il fit un pas en avant, et s'avança vers le cheval. Il ne le connaissait pas, mais il n'avait pas l'air méchant. Il tendit donc la main vers lui, mais ce dernier, ne semblant pas être de cet avis, tourna assez brutalement la tête, n'appréciant visiblement pas le nouveau venu, qui apprenait encore une fois à ne pas se fier aux apparences...

''Ah... Je crois qu'il ne m'aime pas beaucoup.'' Dit-il, l'air désolé.
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MessageSujet: Re: Wake Up~♪♫ {Sasha}-[TERMINE]   Sam 2 Jan - 21:03

Réfléchir avant d'agir ou agir et réfléchir après : en général on pouvait se classer dans une de ces deux catégories sans trop de mal, si l'on laissait de côté les quelques exceptions dans lesquelles notre attitude différait de la normale. Pour sa part, Jalynn aurait préféré être dans la première mais il lui arrivait bien plus souvent de ne se poser les questions essentielles qu'une fois la bêtise irréparable commise. La jeune fille savait réfléchir pourtant, et elle le faisait même assez bien si elle se concentrait et restait sérieuse ; simplement en général elle n'avait pas spécialement le temps de se poser des questions. On ne lui avait pas appris à poser des questions mais à obéir, que ce soit quand elle était plus jeune ou maintenant qu'elle faisait parti de l'armée. En tant que jeune fille censée être respectable, vouée à se marier et à rester chez elle pour s'occuper de la maison et des enfants, son père n'avait jamais jugé utile de lui donner matière à réfléchir. En fait c'était même le contraire : moins elle réfléchissait, mieux c'était. Il voulait juste qu'elle soit serviable, polie et gentille. Et de son point de vue, ces trois qualités indispensables à une demoiselle ne faisaient pas bon ménage avec une réflexion trop poussée. Bien sûr elle n'avait jamais partagé son avis, et c'était grâce à son caractère qu'elle avait réussi à ne pas faire ce qu'il voulait qu'elle fasse. Et pourtant, maintenant qu'elle était dans l'armée et qu'elle faisait parti d'un corps de cavalerie Jalynn n'avait pas plus le droit de 'réfléchir' posément sans arrêt. C'était majoritairement pour deux raisons bien simples : de un, elle ne devait pas discuter les ordres de ses supérieurs, elle devait obéir sans se demander pourquoi elle faisait ceci ou cela. De deux, parce que lors d'un combat elle n'aurait pas le temps de se demander quoi faire, elle devrait agir et voilà tout. Alors oui, elle admettait qu'il lui arrivait bien souvent de dire ce qu'elle pensait sans vraiment prendre le temps de se demander si c'était judicieux ou pas, si ça paraissait insolent ou pas..., et il arrivait que ça lui pose quelques problèmes, elle s'en rendait suffisamment compte quand ça lui tombait dessus. De beaucoup diraient qu'elle était simplement franche, et elle l'était : mais pour elle c'était plus un handicap qu'autre chose. Or en la situation présente, elle ne se sentait pas vraiment à l'aise. Pourquoi? Simplement parce que la personne non loin d'elle, celle à qui elle parlait, était de loin, loin son supérieur hiérarchique. Entre le simple soldat qu'elle était et le Général qu'il était, il y avait les Lieutenants, les Colonels, les Commandants, les Généraux de Brigade, de Division..., elle ne connaissait pas tout les grades, mais l'idée était là. Or parler à des personnes haut placées dans la société lui posait problème, en général. Elle ne savait pas si elle devait se taire, répondre, ni même à quel degré elle devait être polie. Et en état de cause, c'était assez embarrassant.

Pour autant, la jeune fille aux yeux bleus ne trouvait pas Sasha Valerian-elle priait pour que ce soit ça et qu'elle n'ait pas confondu avec un autre nom, d'ailleurs-stressant. En fait il avait même l'air assez sympathique, dans une certaine mesure. Elle se souvenait bien l'avoir aperçu de loin parfois, mais curieusement elle ne s'était pas faite cette idée là de lui. Ce n'était peut-être pas très gentil de sa part étant donné qu'elle ne le connaissait pas, mais en tout état de cause elle l'avait rangé dans le panier 'Personnes Importantes' : sûrement sérieux, ennuyeux, peut-être même caustique ou désagréable. Non pas qu'à ses yeux toute personne avec des responsabilité le soit, juste que la majorité n'étaient pas vraiment..., drôles, disons. Mais si elle s'était trompée, pour une fois elle avait presque envie de dire tant mieux. Elle se serait sentie bien plus mal si elle s'était retrouvée à cette heure-ci dans les écuries avec quelqu'un de franchement méchant et désagréable. Elle doutait franchement qu'il reste plus longtemps, mais ça ne faisait rien. Elle s'imaginait très bien qu'en réalité il était rentré parce qu'elle avait fait un sacré bruit avec son seau, tout à l'heure. Et si ce n'était pas ça, alors ce serait juste qu'il passait par là et qu'il a voulu passer voir les chevaux, mais cette option lui paraissait assez étrange. Maintenant qu'il était assuré qu'elle ne casserait plus rien-ou presque-il pourrait retourner vaquer à ses occupations. C'était ce que la jeune fille aux cheveux ondulés s'était figuré, en tout les cas. Rien de bien exceptionnel en sommes.

"Ne vous excusez pas, je vous prie. Je n'aurais pas dû dire cela, de toute façon. ''

Jalynn sourit légèrement, mais ne répondit cette fois rien. Si, elle devait s'excuser ; mais s'il ne tenait pas à ce qu'elle le fasse elle n'allait pas continuer, ça n'aurait servi à rien. L'important était qu'elle l'avait fait et avait reconnu ses torts, du moins à ses yeux. Il n'aurait pas du dire cela? Si elle avait encore été en colère sans doute qu'elle aurait répondu que oui, il n'aurait en effet pas du remettre en doute ses capacités à soulever ce seau. Mais après coup elle se rendait bien compte que c'était complètement ridicule et que, piquée au vif, elle n'avait pas réfléchi plus de quelques secondes. C'était bien elle qui avait à s'excuser, et quelque part elle aurait bien aimé lui expliquer que ça ne servait à rien de porter le blâme alors que tout deux devaient savoir qu'elle avait été trop brusque et était partie au quart de tours pour trois fois rien. Elle ne le ferait pourtant pas, ne tenant tout simplement pas à se lancer dans un débat sur qui a fait quoi de mal. Surtout que se connaissant, elle savait qu'elle aurait de nouveau été désagréable en tentant de remettre les choses en place. Quand elle savait qu'elle avait raison, même pour ce genre de choses, elle n'aimait pas qu'on la contredise. Moralité, mieux valait qu'elle se taise. Et puis ce n'était pas comme s'il avait dit quoi que ce soit de blessant, bien au contraire.

"Mais comment pourrais-je m..., Je veux dire, je ne m'ennuie pas le moins du monde, et le soleil n'est pas levé depuis longtemps... J'ai encore du temps devant moi avant de ne devoir travailler. "

Jalynn détourna son regard vers son interlocuteur, légèrement interloquée. Elle n'en était pas bien sûr, mais l lui avait bien semblé qu'il ne voulait pas dire ça si elle s'en referait au début de sa phrase-qu'elle n'avait pas bien compris, d'ailleurs. Elle se demanda pendant un instant ce qu'il avait initialement pu dire, mais y renonça bien vite : elle ne lisait pas dans les esprits et comme il avait poursuivi, ce devait être du même acabit. A priori tout du moins. La jeune fille acquiesça en silence, mais ne put empêcher son sourire de s'agrandir légèrement, retenant ce qui devait être un rire. En fait le général lui semblait complètement différent de ce qu'elle s'était imaginé, mais étant donné l'opinion qu'elle avait des inconnus en général ça n'avait rien d'étonnant. Oh, bien sûr elle ne doutait pas qu'il ait encore du temps devant lui avant de travailler, à vrai dire elle se doutait bien que même les personnes les plus haut placées ne travaillaient pas de l'aube à l'aube. Non, le point sur lequel elle avait plus de doute était celui concernant le fait qu'il passe ledit temps ici, dans les écuries. Il y avait beaucoup de choses qu'il devait trouver bien plus intéressant à faire dehors, ou n'importe où d'autre finalement. Rester parler avec elle ou même rester là sans rien dire ne lui paraissait pas être très intéressant. S'il voulait parler à une fille il y avait beaucoup de Nobles au château et s'il voulait parler à un cavalier il y en avait des bien plus doués qu'elle. Elle, elle n'avait rien de vraiment intéressant de son point de vue, et même en étant la plus objective possible envers son propre cas. Mais après tout, il faisait ce que bon lui semblait ; s'il voulait rester là elle ne l'en empêcherait pas. La demoiselle ne décidait pas de ses mouvements pas plus qu'elle ne savait ce qu'il pouvait bien vouloir faire avant d'aller travailler. Elle ne savait pas..., qu'est-ce que ça pouvait faire avant de travailler, un Général des Armées? Question stupide puisqu'il était humain tout autant qu'elle et qu'il devait avoir de fait les même activités que les autres-dans une moindre mesure, bien sûr. Mais qu'est-ce qu'elle y pouvait..., c'était plus fort qu'elle.

Le jeune homme aux longs cheveux violets fit un pas en avant, se rapprochant du cheval qui était près d'eux. Il tendit la main vers lui, sans doute pour le caresser ; tentative rendue infructueuse par le cheval lui-même, qui détourna sa tête au même moment. Jalynn aurait aimé en rire, mais une fois de plus elle n'en fit rien. La cavalière adorait ces animaux, mais ils avaient tout comme les autres être vivants leur caractère bien à eux ; celui-ci devait être capricieux, voilà tout.

''Ah... Je crois qu'il ne m'aime pas beaucoup.''

La jeune fille resta un moment regarder Sasha Valerian, puis secoua doucement la tête avant de ne se retourner vers l'objet du problème : le beau cheval pie.

« Mais non, ce n'est pas ça du tout, répondit-elle en passant de nouveau sa main sur l'encolure de l'animal. Il ne doit pas bien vous connaître, voilà tout. Ce sont des animaux très gentils, il suffit de savoir s'y prendre. Si vous êtes calmes il le seront aussi, le tout c'est de ne pas être nerveux. Celui-là est très gentil, vous voyez...»

Jalynn tapota gentiment le front du cheval, un léger sourire au bout des lèvres. Dès qu'on lui parlait de chevaux, elle se sentait tout à fait à l'aise ; c'était bien un des sujets qui la passionnait réellement. Elle les avait toujours aimé, dès toute petite. Elle les trouvait grand, beaux, gracieux, utiles et gentils. Très compréhensifs aussi, de son point de vue. Et puis c'était agréable d'aller au galop, elle avait juste l'impression d'être libre. Rien d'étonnant à ce que son rêve à elle n'ait pas été de porter de longues robes en buvant du thé mais plutôt de rentrer dans la cavalerie, finalement.

«Excusez moi, c'est ridicule...», finit-elle par ajouter avec un très léger rire.

Elle détourna un instant son regard vers le général, passant brièvement ses mains sur sa chemise.

«Je n'aimerais pas avoir l'impression d'insister, mais vous êtes sûr que vous n'allez pas vous ennuyer si vous restez ici? J'ai à peu près autant d'intérêt que ce cheval, honnêtement, dit-elle avec un léger soupir, reposant ses yeux clairs sur ledit animal. Je ne veux pas que vous restiez parce que vous vous y sentez obligé. Vraiment.»

_________________

« I am afraid ; afraid of losing time.
You are the race, and I'll be racing your mind.
But if we don't stop now, instead of living in this old horse town -
I want you back in again, let you devour my skin,
But we won't start now.
If we could only be quicker, and be quick to be kind -
If we could only be faster, then we could outsmart time.

So hold me as I hold you. »

I'm not giving up :
 

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MessageSujet: Re: Wake Up~♪♫ {Sasha}-[TERMINE]   Lun 22 Fév - 5:12

Sasha jeta un bref coup d'œil circulaire autour de lui, guettant sans en avoir l'air l'arrivée d'une possible tierce personne. En effet, il y avait fort à parier qui sitôt que quelqu'un arriverait, cela signifierait qu'il ne doive plus tarder à partir, rentrer au château avant qu'on ne le cherche ou ne s'inquiète. Il avait les épaules larges, les responsabilités ne le gênaient en principe pas, excepté évidemment les fois où elles le contraignaient à quitter l'endroit où se trouvait la 'femme de sa vie'. Dans de telles circonstances, c'était une toute autre histoire, à n'en point douter. N'ayant toutefois pas réellement le choix, il ne lui restait qu'à espérer, tout simplement, que personne n'arrive prochainement. Il était certes inévitable que les écuyers et cavaliers en tout genre arrivent à un moment ou un autre, il n'en disconvenait pas et n'était pas totalement stupide, même en présence de la jeune demoiselle, mais le plus tard serait le mieux, se dit-il. Il n'était pas de ceux pourtant qui, d'ordinaire, repoussaient l'échéance toujours un peu plus loin, encore et encore; il partait du principe que si quelque chose devait arriver, ce n'était sûrement pas le fait qu'il arrive dans un mois, deux jours ou deux heures qui changerait quoi que ce fut. Il rationalisait, analysait, apprenait et jugeait, de la manière la plus objective et intelligente qu'il le puisse. Sans s'appuyer sur d'hypothétiques préjugés, prenant juste en compte les fais et rien que les faits. En d'autres termes, il était logique. Et la logique lui disait qu'il n'était pas bon de repousser les choses à une date ultérieure, point final. Là était tout son raisonnement, dont la simplicité ne rendait pas moins vrai. En outre, il savait mieux que quiconque que lorsque l'on choisit d'observer une ligne de conduite et pas une autre, il était crucial de s'y tenir; vous aviez choisit de toujours fuir en cas de problèmes, ne restez pas pour telle ou telle raison hautement personnelle: c'eût été stupide, dans la mesure où vous vous étiez à vous même prouvé par A plus B que la fuite était la meilleure option qui soit. Les éléments extérieur ne devaient pas interférer. Ils ne devaient pas et, pourtant, Dieu seul savait combien c'était difficile. Cependant, là, ici, dans ces écuries, il faisait l'exact contraire de ce qu'il prêchait. Contradictoire? Peut-être, mais il n'en était pas si sûr. Après tout, qu'aurait-il gagné à partir maintenant? Quelques minutes de plus en si bonne compagnie, que n'aurait-il pas fait pour cela? Après plus mûre réflexion et, surtout, lorsqu'il aurait retrouvé son sérieux -autrement dit, que Jalynn ne serait plus dans son champs de vision et qu'il aurait finalement, pour quelque temps au moins, cessé d'y penser- il répondrait qu'il y avait beaucoup de choses auxquelles il n'aurait pas été prêt pour seulement deux ou trois minutes. En revanche, quiconque lui aurait posé la question à ce moment là n'aurait pas été déçu de la réponse; il aurait fait n'importe quoi, aurait-il dit, sans aucune hésitation et un air plus que convaincu. Et il aurait cru dur comme fer à ses propres paroles, sans se poser plus de questions que cela...

La différence entre les deux réponses était donc flagrante, au bas mot.

Mais de cela c'était à peine s'il s'en rendait compte, ne fut-ce que vaguement. Pour lui il n'y avait pas de problème tant que personne ne venait se plaindre; et personne, à son sens, n'irait se plaindre de la conduite du Général des Armées de l'Est. Comme il l'avait déjà dit, et se le répétait encore souvent, les grades amenaient avec eux leurs obligations mais suivaient également de beaux avantages qui n'auraient su être obtenus autrement. On le connaissait, on ne le critiquait pas -ou tout du moins pas ouvertement, il ne prétendait pas être aimé de tous, ni être l'homme parfait auquel on ne trouverait pas un seul défaut et s'il se doutait qu'on devait le faire malgré tout, il n'avait pas connaissance des mots exacts, des personnes même ou des possibles motifs des reproches- et, plus encore, on n'allait pas lui dire ses quatre vérités sans de très bons justificatifs, 'valant le détour', comme on disait. Mais il n'aurait pas été honnête de nier que, somme toute, son comportement pouvait avoir quelque chose de perturbant, parfois, sans que lui-même ne le sache. Il n'aurait pas été vraiment étonnant qu'il aille raconter à la première personne lui demandant la raison d'une telle bonne humeur et d'un si joyeux sourire qu'il venait de trouver l'amour -sans préciser de combien de fois il l'avait trouvé auparavant, bien entendu, cela allait sans dire- et décrire une demoiselle, travaillant aux écuries, avec de magnifiques cheveux foncés et joliment ondulés, des yeux dans lesquels il rêverait de se noyer, car il s'agirait là de la plus belle mort qu'il saurait jamais imaginer, même dans ses rêves les plus fantastiques, une peau parfaite, une voix à en faire pâlir de honte les plus renommées des chanteuses, ressemblant au chant des premiers oiseaux arrivant à tire d'aile au tout début du printemps, une grâce que ne sauraient égaler la plus belle des princesse de ce monde, une gentillesse, une bonté que Dieu lui-même ne pourrait avoir, une silhouette qui pourrait se confondre avec celle d'un ange, un être empli de magnificence rendant tout mot insuffisant à la décrire, rendant le monde merveilleux de par sa seule présence, faisant battre son cœur à lui en faire mal. A côté d'elle, tout aurait semblé insignifiant, fade, les plus célèbres merveilles de ce monde n'étant que d'insipides copies de cette jeune fille. Avec une telle description, songea-t-il, on la reconnaitrait immédiatement. Il ne pouvait exister deux personnes semblables et aussi parfaites, cela relevait de l'impossible.

Dérangeant, n'était-il pas, d'entendre de telles choses de la part d'un sensément sérieux personnage extrêmement important du royaume?

Il avait entre-temps reposé ses yeux sur Jalynn, toujours souriant -ce n'était pas comme s'il aurait pu paraître autrement que d'excellente humeur, de toute façon, et il était bon de préciser qu'il faisait déjà de son mieux pour ne pas sourire tout à fait béatement en la regardant, avant de ne se retourner vers le cheval. D'ordinaire, les animaux ne le haïssaient pas. Mais entre la théorie et la réalité il y avait, malheureusement, un gouffre relativement conséquent où nombre de personnes chutaient... Il en voulait pour preuve, il fallait que ce soit juste celui-ci qui ne semble pas l'apprécier du tout. On disait que les animaux ressentaient les sentiments des personnes les entourant. Balivernes; si cela avait été le cas, il ne lui aurait rien fait. A moins qu'il n'essaie de protéger sa maîtresse? Il fallait en plus de cela qu'il tombe sur un animal jaloux; il ne lui voulait pas de mal, bien au contraire!

« Mais non, ce n'est pas ça du tout, dit-elle de sa si douce voix. Il ne doit pas bien vous connaître, voilà tout. Ce sont des animaux très gentils, il suffit de savoir s'y prendre. Si vous êtes calmes il le seront aussi, le tout c'est de ne pas être nerveux. Celui-là est très gentil, vous voyez...»

Ah, encore ces discours sur le fait qu'ils puissent ressentir le trouble des humains. Il n'y croyait qu'à moitié, étant malgré tout, fonction oblige, quelqu'un d'assez pragmatique. Son scepticisme était justifié, pensait-il. Rien n'avait jamais prouvé cela, aucune étude se basant sur des faits concrets et précis n'avait jamais été menée, que de simples spéculations, des thèses sans rien pour les étayer de manière un tant soit peu convaincante. L'État avait d'autres soucis mille fois plus préoccupants que celui-ci desquels il devait se charger. Il leur laissait toutefois le bénéfice du doute; après tout, le contraire n'avait jamais réellement été prouvé non plus... En revanche, il était d'accord quand au fait qu'il ne le connaissait pas. Le jeune homme aux longs cheveux violets n'avait, et il le déplorait, pas toujours le temps de se rendre aux écuries et d'aller voir leurs habitants. Il les appréciait, cela n'allait pas plus loin. Sans doute s'il avait travaillé plus près d'eux cela aurait-il changé mais les choses étant ce qu'elles étaient, il n'y pouvait rien. Il aimait son travail. Il y tenait plus qu'aux chevaux, c'était vrai... Et compréhensible, d'un certain côté, bien qu'il n'eût pas juré sur sa vie que Jalynn aurait partagé son opinion sur le sujet, aurait vu les choses du même angle que lui... Oui, non? Il n'aurait pas posé la question; il ne voulait en rien se brouiller avec elle dès leur première -première d'une très longue liste, espérait-il- rencontre. On avait beau dire, on avait toutes les peines du monde à se débarrasser d'une mauvaise première impression, tandis que les bonnes étaient si aisément balayées, comme le vent chassait le brouillard certains jours d'hiver, par une quelque action, une réflexion déplaisante, une plaisanterie n'ayant pas rempli sa fonction initiale... Lui ne demandait qu'à bien s'entendre avec elle, coûte que coûte. Elle était le soleil de ses nuits, les étoiles qui perçaient le noir manteau de ténèbres qui recouvrait Illea après le couché de l'astre du jour, sa raison de vivre, de respirer, d'être (et non, il en fait JAMAIS des tonnes, Sasha, pas sa faute s'il peut faire que dans le mélo-dramatique...XD) et plus encore. Dans de telles circonstances, difficile de rester calme... C'était facile à dire pour elle, mais d'une grande difficulté à appliquer pour lui. Si on en croyait ses dires, alors tous les chevaux de l'endroit desquels il aurait le malheur de s'approcher finiraient par le mordre... Quelle chance il avait, songea-t-il, ironique.

Lorsque Jalynn parla à nouveau, ce fut pour s'excuser de ses 'ridicules' paroles. Ce à quoi, comme il fallait s'y attendre, Sasha réagit de manière tout ce qu'il y avait de plus disproportionnée. Il se fit violence pour ne pas attraper les mains de la cavalière mais aurait mis sa main au feu qu'une pointe d'enthousiasme en trop, pour ainsi dire, perçait dans sa voix.

''Ce n'est absolument pas ridicule, au contraire, penser que les chevaux peuvent ressentir des choses que nous ne pouvons pas, les sentiments, c'est très poétique, et... il s'arrêta brusquement, et eut un sourire vaguement désolé et gêné; une fois de plus, il ne se rendait compte que trop tard qu'il en avait trop fait... Ou trop dit, d'ailleurs, mais c'était du pareil au même. Et c'est moi qui finit par être ridicule, à m'emporter de la sorte, hmm. ''

Allait-elle le prendre pour un original? Il espéra que non; il ne voulait pas passer pour ce qu'il n'était pas, à savoir étrange et d'un tempérament excessivement vif. Si elle demandait autour d'elle, sans l'ombre d'un doute dirait-on de lui que bien qu'ayant souvent un mot pour rire et détendre l'atmosphère, il faisait preuve de sérieux, d'autant qu'en temps de guerre, des vies en dépendaient. Il n'avait jamais été quelqu'un de méchant, mais il restait une personne pointilleuse, n'acceptant pas l'erreur, ni pour lui-même ni pour ses subalternes, exigeant et refusant catégoriquement les approximations et tentant, bon gré mal gré, de prêter une attention soutenue au moindre détail, du plus petit et insignifiant au plus important et visible qui soit. Ils avaient tous leur rôle à jouer dans une bataille... Chaque personne était un des maillon de la chaîne qu'était l'armée, dont il fallait s'occuper, qu'il fallait gérer. Quel portrait bien différent de l'impression qu'elle aurait tout juste eue de lui s'il continuait sur sa lancée... Pourvu qu'elle ne pense pas que je me moquait d'elle, pria-t-il.

«Je n'aimerais pas avoir l'impression d'insister, mais vous êtes sûr que vous n'allez pas vous ennuyer si vous restez ici? J'ai à peu près autant d'intérêt que ce cheval, honnêtement,Je ne veux pas que vous restiez parce que vous vous y sentez obligé. Vraiment.»

Il n'avait pas retenté de toucher le cheval, ayant décidé que ses mains lui seraient encore utiles à l'avenir. A la pensée que, d'une morsure, sentant son trouble et sa nervosité, l'animal se décide à lui broyer les doigts entre ses dents, il s'était pris d'une soudaine affection inquiète pour ses phalanges. Il avait donc les bras croisés et, cette fois-ci, pris garde à sa réponse.

''Si ce cheval vaut autant que vous, alors je crois que nous devrions lui faire installer une stalle en or, un tapis de selle en soie, et l'emmener tous les jours voir les plus beaux paysages qui soient... Mais malheureusement, je pense que cela ne va pas être possible. Dit-il sur le ton de la plaisanterie, sans cependant être moqueur. Je ne me sens obligé de rien, je vous assure. Surtout, si je vous dérange et que vous préférez être seule n'hésitez pas à le dire, je ne mords pas!''

Il avait pensé jusqu'au dernier de ses mots. Dans cette phrase pas la moindre parole mensongère. Si elle préférait qu'il s'en aille il s'en irait sans demander son reste. Elle n'aurait qu'un mot à dire. Néanmoins, il ne cachait pas qu'il aurait été déçu qu'elle lui dise cela. Il avait pris de nouveau un ton sérieux sur la fin de sa phrase, et ajouta, revenant à un ton plus léger, tout en désignant le cheval:

''Lui, j'en serais moins sûr en revanche...''
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MessageSujet: Re: Wake Up~♪♫ {Sasha}-[TERMINE]   Lun 5 Avr - 3:41

Jalynn n'était pas du genre à se tourner les pouces.

Non, oh que non ; elle trouvait ça stupide et inutile, pour rester poli. Elle n'était pas femme à aimer rester inactive, à lire tranquillement un livre au coin de la cheminée, à mettre deux heures à choisir ses vêtements, à aimer marcher sans but dans un couloir ou où que ce soit. Non, la jeune cavalière haïssait profondément l'inactivité. Il fallait toujours qu'elle bouge, qu'elle s'occupe, qu'elle fasse quelque chose de ses doigts ou de ses jambes : rester debout les bras ballants était une véritable épreuve pour elle, la plupart du temps. Ce n'était pas qu'elle ne pouvait pas rester discuter sans rien faire, mais ça lui était en tout cas très difficile. Et en cela, elle n'arrivait pas à comprendre ceux qui aimaient dormir plus que de raisons, qui trainaient des pieds au lieu de faire leur travail, qui essayaient d'échapper à leur responsabilité. Bien sûr, il lui arrivait aussi d'être fatiguée et de ne pas pouvoir faire tout ce qu'elle aurait aimé : mais même malade, elle ne pouvait s'empêcher d'aller aider, de bouger, de faire quelque chose. Il n'était d'ailleurs pas rare qu'on soit obligé de la renvoyer dans sa chambre quand elle jugeait qu'une petite fièvre ne risquait pas de l'empêcher de travailler, et que c'était trois fois rien. Pas rare non plus qu'elle motive ses amis ou collègues quand ils étaient trop mous à son goût. Elle était une femme, et en cela elle se devait selon elle d'être deux fois plus efficace ; ajoutez à cela son caractère naturel, et ça faisait vite des étincelles. Que ce soit pour s'entrainer à se battre, pour monter à cheval ou pour des corvées plus agaçantes et ingrates comme nettoyer quoi que ce soit ou ranger ceci ou cela, il était rare qu'elle ne s'y mette pas sur le champ avec une détermination certaine. Ça ne lui plaisait pas forcément, non. Il arrivait même qu'elle n'ait absolument pas envie de le faire, mais elle le faisait quand même. Ce n'était pas en s'asseyant quelque part qu'elle risquait de s'améliorer, c'était un fait avéré. Or elle voulait toujours s'améliorer, devenir meilleure, savoir faire le plus de choses possibles et expérimenter tout ce qu'il était possible d'expérimenter en un maximum de temps. Après tout, la jeune fille aux courts cheveux bleus ne se voyait pas mourir à quatre-vingt dix ans, dans un fauteuil, en train de tricoter une écharpe pour un de ses petits-enfants : elle voulait vivre vite, mais pas nécessairement très longtemps. Oh, la jeune fille ne tenait pas à mourir, bien sûr que non : simplement qu'elle était lucide, et que dans ce contexte et étant donné la position qu'elle s'était donnée, son espérance de vie était déjà réduite. Et puis après tout, elle n'avait que dix-sept ans : à cet âge là, difficile de se projeter dans l'avenir, trente ou quarante ans plus tard. Nul doute que dans dix ans, elle se dirait que trente ans, ce n'était pas le bout du monde, que c'était trop jeune encore pour mourir. Mais pour le moment elle préférait garder ce mode de pensée, et voir par la suite si elle en changerait. Elle n'était pas du genre à changer d'avis, non, c'était au contraire une vraie tête de mule, bien plus bornée que certains de ses amis et collègues. Mais sans doute que de toute façon, une femme dans l'armée ne pouvait être qu'ainsi, ou tout du moins c'était ce qu'elle pensait. Une jeune demoiselle, frêle et fragile, ayant peur de se casser un ongle ou de salir sa jolie robe, ça n'avait pas sa place dans l'armée. Et finalement, Jalynn trouvait qu'elle avait tout-à-fait sa place ici. Oui, elle était entourée de garçons, mais ça ne lui posait pas tellement de problèmes-ou pas de vrais problèmes, en tout cas-dans la mesure où elle avait toujours été plus à l'aise avec la gente masculine. Ils étaient en général plus hardi, moins prise de tête et plus amusant que les filles. Ils avaient moins peur de se salir, moins peur de la réaction des autres quand ils parlaient, et ne se vexaient pas à la moindre remarque. Oui, elle se sentait bien mieux dans un groupe quand il y avait plus d'hommes que de femmes, et ce depuis toujours, même quand elle portait encore les cheveux longs et les jolies robes que lui achetait sa mère. Les jolies poupées de porcelaines, prête à se briser contre un rocher au moindre coup de vent, très peu pour elle.

Jalynn regarda le cheval dont elle tapotait le front, tout en se disant que lui, au moins, n'avait pas à réfléchir de la sorte. Il n'avait qu'à faire ce qu'il voulait, ce qu'on lui disait de faire, et voilà. Il était nourri et logé pour faire son travail. Un peu comme elle, en fait : sauf que ce brave animal ne se rendait pas tellement compte de ce qui pouvait bien lui arriver. Triste et bénéfique à la fois que de ne pas avoir un cerveau suffisamment développé. Enfin, c'était un animal. Il n'y avait rien qui le préoccupait tant, à en croire les autres, que de manger, dormir, boire..., alors que pourtant, la cavalière aux yeux clairs restait intimement persuadée qu'ils ressentaient beaucoup plus de choses que ce qu'on pouvait croire. Elle savait qu'elle pouvait avoir l'air ridicule à penser des choses pareilles, mais peu importe : il n'y avait strictement aucune raison pour qu'on l'empêche de penser ce qu'elle voulait. On ne pouvait pas, techniquement, l'empêcher de raisonner à sa guise. Forcer quelqu'un à faire quelque chose est bien plus simple que de le ranger de son avis, même s'il peut avoir l'air d'être d'accord en surface. Ce que pensent les gens n'appartient qu'à eux, c'est coincé entre les parois de leur crâne et ne sort que si on se décide à le faire partager. Et, en cela, on ne savait jamais vraiment ce que l'autre pensait de nous. Le général ne devait rien savoir de ce qu'elle pouvait bien penser de lui en réalité. Elle aurait pu l'insulter intérieurement, tant qu'elle souriait il ne le saurait pas. Et si ça pouvait paraître pratique et amusant, ça signifiait aussi que l'inverse était tout aussi vrai. Quoi que le jeune homme aux longs cheveux violets pouvait bien penser d'elle en cet instant, tant qu'il ne le laissait pas transparaître clairement elle ne le saurait pas. C'était agaçant, d'un certain côté. Et c'était ce qui, concrètement, laissant le champ libre à l'hypocrisie la plus complète.

Jalynn s'était retournée doucement vers le général quand il avait parlé, le dévisageant en silence. Oh, il lui semblait très concerné, pour sûr. Un peu trop, peut-être? Elle resta le regarder un moment ainsi, même quand il ajouta qu'il avait l'air ridicule, à s'emporter de la sorte. Hm, hm. Ridicule, elle n'aurait pas été jusque là. Elle avait simplement eu l'impression qu'il s'était senti profondément concerné par la question, ou presque qu'il avait été outré qu'elle puisse penser que ce qu'elle-même avait dit à ce propos était ridicule. Seulement voilà, elle ne savait pas bien pourquoi, et ça lui paraissait assez curieux. Soit c'était qu'elle dise qu'elle était ridicule qui l'avait mis dans cet état, soit qu'elle dise que ce qu'elle avait dit l'était. Mais elle ne voyait pas bien pourquoi elle n'aurait pas eu le droit de dire quelque chose de ridicule. Alors, ce devait être que..., oui, peut-être se sentait-il vraiment concerné, après tout : peut-être aimait-il beaucoup les chevaux, c'était tout-à-fait possible. Elle n'y avait jamais vraiment pensé jusqu'alors, et à le voir agir avec ce cheval la jeune fille aux cheveux bleus aurait plutôt pensé qu'au contraire, il n'était pas tellement à l'aise avec ces animaux. Mais qu'importe, s'ils étaient d'accord, c'était tant mieux. Au moins il ne se moquait pas d'elle, c'était beaucoup en soit, déjà. Elle fit un signe négatif de la tête, l'air de dire que ce n'était pas grave, et lui sourit.

«C'est vrai, vous trouvez? demanda-t-elle avec un large sourire, visiblement contente qu'il appuie ses dires. C'est vrai que c'est très subjectif, et bref, mais j'aime bien cette idée!»

Passant ses mains sur sa chemise, comme pour en enlever d'imaginaires poussières, elle ne reporta son regard bleu pâle vers le Général des Armées que quand il lui lui reparla, faisant écho à ce qu'elle venait de lui dire.

''Si ce cheval vaut autant que vous, alors je crois que nous devrions lui faire installer une stalle en or, un tapis de selle en soie, et l'emmener tous les jours voir les plus beaux paysages qui soient... Mais malheureusement, je pense que cela ne va pas être possible. Je ne me sens obligé de rien, je vous assure. Surtout, si je vous dérange et que vous préférez être seule n'hésitez pas à le dire, je ne mords pas!''

Jalynn fit un léger mouvement de tête et laissa s'échapper un petit rire. Oh, oui, bien sûr. Une stalle en or, un tapis en soie..., ça, elle était sûre que son ami aurait adoré, il aurait sans doute trouvé ça très clinquant et chic. Le seul cheval à avoir un tel traitement de faveur, rien que ça! Même si elle-même ne risquait pas d'avoir une chambre en or et des draps en soie, pour la simple et bonne raison qu'elle n'était qu'une jeune cavalière sans grand intérêt. Comme cette pauvre bête, qui n'avait pas la chance d'être la monture d'un Grand Personnage. Pas de chance, on tire ce qu'on peut à la loterie, tant pis si on a un mauvais numéro ; elle ne s'estimait pas si malchanceuse, elle avait de toute façon choisi cette voie de son propre chef. La famille Kaliyah était assez loin d'être dans le besoin, et sa maison était assez belle pour qu'elle puisse prétendre encore aller à l'école à son page, si elle en avait décidé ainsi. Peut-être se serait-elle marié à un petit bourgeois? Qu'est-ce qu'elle en savait. Elle avait les moyens, mais elle voulait autre chose. Une vraie petite fille capricieuse, non?

''Lui, j'en serais moins sûr en revanche...''

Jalynn secoua doucement sa tête, faisant onduler les quelques mèches que n'avaient su capturer son élastique.

«Mais non! Puisque je vous le dis, il est adorable. Il me ressemble beaucoup, il ne s'en prend pas aux personnes sympathiques, répondit-elle avec un air grave, hochant maintenant de la tête pour appuyer ses propos. Enfin, en général. Et si ce n'est que ça, je me suis toujours dis que ça devait être agréable de dormir dans des draps en soie, ou dans une mer de roses rouges, par exemple.»

Elle accompagna cette remarque d'un sourire moqueur, ne tenant pas non plus à aller trop loin pour autant. Pour sûr, ça ne lui était jamais arrivé, et c'était rassurant d'un certain côté. Une fois encore, elle était cavalière : en s'engageant elle s'était bien doutée que sa chambre ne serait pas immense, dotée de quatre pièces et d'un lit luxueux. Non, évidemment que non. Et ça lui convenait comme ça.

«Oh, mais je ne vous aurais pas demandé si vous étiez sûr de rester si je voulais que vous partiez. Je vous l'aurais dit, tout simplement, dit-elle en reculant vers les autres stalles, avant de ne se retourner pour avancer droit, de peur de ne se prendre les jambes dans quelqu'objet qui pourrait traîner là-et Dieu sait s'il y en avait. Mais si ça ne vous dérange pas, ajouta-t-elle en saisissant une boite remplie de carottes et de pommes, je vais devoir faire ça quand même. Aucun problème? Je n'aime pas rester sans bouger.»

Jalynn revint à la hauteur du jeune homme aux longs cheveux foncés, et posa la boite au sol, se saisissant d'un seul légume pour le présenter à son cheval, qui le croqua avec un appétit certain. Elle lui aurait sûrement demandé de l'aider, ne serait-ce que pour 'marquer le coup', comme elle le disait si bien, mais c'était le Général des Armées : et elle avait beau être relativement effrontée et, parfois, insolente, il n'y avait pas moyen. Bien trop haut par rapport à elle, c'était comme ça.

«Vous voulez discuter de quelque chose en particulier, de l'apport calorique qu'un légume apporte à un cheval, ou ne pas discuter? Hm?»

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But if we don't stop now, instead of living in this old horse town -
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But we won't start now.
If we could only be quicker, and be quick to be kind -
If we could only be faster, then we could outsmart time.

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MessageSujet: Re: Wake Up~♪♫ {Sasha}-[TERMINE]   Mar 20 Avr - 19:51

Le jeune Valerian regardait les cheveux de la jeune demoiselle près de lui, et aurait aimé les regarder pour toujours. Il ne savait ce qu'il appréciait tant chez eux; peut-être leur magnifique couleur, qui lui rappelait celle du ciel à l'heure bleue? Sans doute cela en faisait-il partie. Ils ajoutaient tant à son charme naturel, avec leurs belles ondulations, telles de douces vagues lorsque la mer est calme. Et brillant comme si elle avait été éclairée par la lumière éthérée de la lune, dans toute sa splendeur. Ah, se dit-il, que ces comparaisons étaient pauvres de sens! A quel point ne rendaient-elles pas honneur à cette magnificence que la cavalière possédait! Il aurait pu, aurait dû même, trouver mieux mais il ne le pouvait pas. Y avait-il seulement une chose en ce monde capable de rivaliser avec une telle beauté? Il ne le pensait pas, et savait ne pas se tromper. Il était même étonnant que personne ne l'ai encore remarquée, qu'elle ne soit pas appréciée à sa juste valeur. Après tout, ne méritait-elle pas d'être révérée telle une déesse? Tandis que ses yeux étaient toujours posé sur elle, il songea qu'il aurait aimé la serrer dans ses bras, et toucher ses cheveux. Ils étaient si beaux, comment aurait-il pu en être autrement? Il ne cessait de sourire, et quand même l'aurait-il voulu, il s'en serait trouvé bien incapable. Le plus beau jour de sa vie, à n'en point douter: il venait de rencontrer celle avec qui il désirait plus que tout passer le restant de ses jours, et pourquoi pas même l'éternité qui suivait et plus encore. Celle de laquelle les larmes vaudraient pour lui plus que des milliers de diamants et des centaines d'étoiles. Non, arrêter de sourire n'était tout simplement pas possible, à peine savait-il l'envisager. A moins qu'il n'ait envie de pleurer, lui-même? De cela non plus, il ne pouvait être tout à fait certain. Et pour être honnête, il n'était plus sûr de rien, si ce n'était de l'amour profond et sincère qu'il portait à la jeune fille. Le reste de ses convictions ne pesaient pas lourd comparé à cela, pas même une plume dans la balance de son cœur. Alors qu'elle, comptait tellement. Il ne l'avait croisée que depuis une poignée de minutes à peine, sans doute même moins mais cela ne changeait en rien ce qu'il ressentait à son égard. Elle ne lisait pas les pensées, et interpréterait sans nul doute son sourire comme une fantastique et soudaine bonne humeur, que rien ne justifiait ou, en tout cas, rien qui la concerne. Peut-être n'y pensait-elle même pas? Elle ne devait en tout cas ne se douter de rien. Comment l'aurait-elle pu? La réponse était, pour le général, très simple: elle ne le pouvait pas. Impossible pour une presque inconnue -en théorie du moins, ils ne se connaissaient que peu, même s'il avait l'impression de la connaître depuis toujours- de comprendre la profondeur infinie de ses sentiments. Plus vaste que le ciel, plus profond que la plus lointaine des mers et des océans, plus libre qu'un oiseau ou le vent, et plus brillant que le soleil. Si elle l'avait deviné, d'un simple coup d'œil, ç'aurait tout de même été un rien effrayant, pas vrai? Il ne pensa évidemment pas une seule seconde que ses propres pensées auraient eu de quoi en étonner plus d'un, trop occupé qu'il était à chercher les meilleures comparaisons possible pour décrire la chevelure attachée en une queue de cheval de sa 'dulcinée', puisqu'ainsi il la voyait. Un inaudible soupire passa la barrière de ses lèvres, et il sentait que son cœur battait la chamade dans sa poitrine, comme s'il avait voulu en sortir; rien de plus normal, s'était alors persuadé le jeune homme aux longs cheveux, ce devait être son âme qui sentait l'irrépressible besoin d'aller rejoindre sa sœur, son amie de toujours, celle qui la compléterait et lui apporterait une éternelle félicité. L'amour ne frappait pas au hasard, il ne faisait se rejoindre que les personnes faites l'une pour l'autre. C'était tout du moins ce qu'il se plaisait à penser. Mais, avec un tel ange, se pouvait-il qu'il en ai été autrement? Il ne devait pas être le seul cœur à s'être épris du regard envoutant de Jalynn; cela ne pouvait décemment être le cas, pas alors qu'elle semblait si proche de la perfection, si tant était qu'elle ne l'ai d'ores et déjà atteinte. Mais alors, cela signifiait également qu'elle pouvait avoir quelqu'un dans sa vie, une personne à laquelle elle penserait de l'exacte même manière que lui songeait à elle à l'instant. Si tel était la vérité, que ferait-il? Séparé pour toujours de la personne comptant pour lui plus que la vie elle-même, plus que le jour ou la nuit, plus que tout au monde? Il n'y survivrait pas, pour sûr, et contempler chaque matin son sourire ne serait pas suffisant. Il voulait entendre sa voix, il voulait lui parler et qu'elle lui sourisse. Il se mit donc à espérer, prier même à quelque Dieu que ce soit, s'il existait, qu'elle ne soit pas amoureuse de quelqu'un d'autre.

On disait souvent qu'une vie sans liberté ne valait rien; c'était de son point de vue totalement faux, car lui n'aurait pas survécu s'il avait été libre à présent. Jalynn avait capturé son cœur, et il souhaitait qu'il en fut ainsi pour toujours, qu'elle ne le relâche jamais. Il l'aimait trop pour cela, et il comptait à le lui dire, déclarer sa flamme de la plus belle des manières qui soit, et qui rende honneur à son immense splendeur. Ne lui restait qu'à trouver comment faire et, surtout, plus important, quand. Et ce n'était pas parce qu'elle avait capturé son cœur et sa raison qu'il en était de même pour son cerveau: il était encore en état, au moins à peu près, de réfléchir de manière, à peu près, cohérente. S'il le lui disait maintenant, elle le rejetterait, et il ne le voulait pas. Il n'avait qu'à réfléchir un peu, écouter la moindre de ses paroles, et sans doute trouverait-il un début de piste en elles. Il se devait de le faire, de toute façon, et il buvait jusqu'au dernier de ses mots.

«Mais non! Puisque je vous le dis, il est adorable. Il me ressemble beaucoup, il ne s'en prend pas aux personnes sympathiques. Enfin, en général. »

Il lui ressemblait? Honnêtement, Sasha ne voyait pas où. Peut-être que, certes, tous deux ne s'en prenaient pas aux gens qu'ils jugeaient 'sympathiques', mais tout de même. Ce cheval ne semblait pas beaucoup l'apprécier, à moins que ce ne soit que son imagination? Il aurait préféré qu'ils s'entendent, tous les deux. Ainsi, c'eût été un bon début de relation avec Jalynn, qui avait elle l'air de lui porter une grande affection. Ah, Dieu, ce qu'il aurait aimé être à la place de ce cheval, qui ne se rendait à coup sûr pas même compte de sa chance! Cet animal avait décidé de rendre nulles ses chances de charmer la jeune fille? Très bien, il ne l'accepterait pas: ils étaient alors en guerre pour l'amour de Jalynn, et il n'avait pas dans l'idée de perdre ou d'abandonner. Pensée puérile au possible, certes, mais il n'y pouvait rien changer. Y avait-il un problème à déclarer la guerre à un animal teigneux qui tentait -vainement, il espérait- de ruiner ses efforts et de le discréditer auprès de la femme de sa vie? Il ne le pensait pas, et ne savait comment il avait réussi à s'attirer l'affection de Jalynn, mais cela ne changeait rien. Il avait donc posé son regard, l'espace de quelques secondes, et la vision de sa douce colombe aux magnifiques yeux bleus lui manquait déjà.

Il n'allait pas survivre à une journée entière sans la voir, à ce rythme.

« Et si ce n'est que ça, je me suis toujours dis que ça devait être agréable de dormir dans des draps en soie, ou dans une mer de roses rouges, par exemple.»

Une mer de roses? Il avait donc sa piste. L'argent n'était pas ce qui lui manquait, loin de là même, et il pouvait se permettre quelques folies de temps à autre. Comme commander un nombre incalculable de ces belles fleurs aux doux pétales de velours rouge et les faire livrer dans la chambre de la belle cavalière de son cœur. Ce serait un jeu d'enfant, et il mettrait tout son cœur dans ces quelques fleurs, tenterait d'ainsi lui montrer à quel point il tenait à elle. Car ne venait-elle pas de dire qu'elle aurait aimé une mer de roses? S'il pouvait le lui offrir, alors il le ferait, sans même hésiter un seul instant. Son sourire s'agrandit donc à ces quelques paroles tandis qu'une idée grandissait dans son esprit, jusqu'à ce qu'il fut certain de la mettre en œuvre. Elle voulait des fleurs? Elle en aurait. Et quand Sasha aimait, il ne faisait jamais rien dans la demi-mesure alors, il y avait fort à parier qu'ici non plus, ce ne serait pas le cas.
Une mer de roses rouges comme l'amour passionné qu'il lui vouait, très bien. Une mer de roses rouges elle demandait, un océan entier elle aurait.


«Oh, mais je ne vous aurais pas demandé si vous étiez sûr de rester si je voulais que vous partiez. Je vous l'aurais dit, tout simplement. »

Et en plus de cela, elle avait du caractère. Et pas qu'un peu, lui semblait-il. Ce n'était pas grave, se dit-il, cela faisait partie intégrante de son charme auquel il ne pouvait absolument pas résister. Qui l'eût pu, de toute façon? Il pensait être tout à fait objectif dans sa description de Jalynn; ne l'était absolument pas, bien évidemment. Chacun de ses mot était tel un chant à son oreille, magnifique mélodie dont il voulait se rappeler pour le rester de ses jours. Mieux, qu'il voulait entendre pour le restant de ses jours. Il hocha la tête pour toute réponse, évitant ainsi de s'emporter à nouveau et de raconter ce qui lui passait par la tête. C'eût été une fort mauvaise idée mais, d'un autre côté, il ne pourrait pas rester ici, à la regarder travailler, sans rien dire. Car en soit, ç'aurait été encore plus effrayant qu'un discours passionné sur ses magnifiques cheveux...
« Mais si ça ne vous dérange pas, je vais devoir faire ça quand même. Aucun problème? Je n'aime pas rester sans bouger.»

Sasha la regarda s'avancer et tendre à un cheval quelque légume sorti d'une boîte qu'elle avait ramassée. Le jeune homme s'était pris d'une aversion totale pour cet animal plus qu'aucun autre, et restait persuadé que n'importe lequel autre aurait été bien plus amical avec lui. Si les chevaux étaient intelligents, alors celui-ci devait être particulièrement retord, c'était un fait. Il comprenait parfaitement qu'elle ne veuille pas rester sans bouger, et chacun de ses mouvements égalait en grâce la plus belle des danses, aussi n'avait-elle pas à s'en inquiéter. Il était en réalité si plongé dans son admiration pour la jeune fille qu'il en oublia même de lui répondre, et mit donc quelques secondes avant de réagir, et de lui dire, toujours avec cet enthousiasme certain qui n'avait rien à faire dans une conversation anodine avec l'un une cavalière:

''Ne vous en faites pas, cela fait plaisir à voir, que vous preniez votre travail tant à cœur.''

Il était tout à fait honnête, bien que la manière dont elle exécutât son travail ne fut pas la chose qui le frappa le plus à l'instant, ni bien sûr celle à laquelle il pensait. Mais cela n'en était pas moins vrai pour autant, aussi n'était-ce pas un mensonge. Il ne lui proposa pas son aide, se rappelant sa réaction la première fois qu'il l'avait fait: elle n'en avait pas besoin, selon toute apparence. Ce n'était pourtant pas l'envie qui lui manquait mais il souhaitait qu'elle ne se mette pas à le détester.

«Vous voulez discuter de quelque chose en particulier, de l'apport calorique qu'un légume apporte à un cheval, ou ne pas discuter? Hm?»

Il rit légèrement, et haussa les épaules. Ce qu'il voulait? La serrer dans ses bras et lui crier son amour, lui chanter, la voir sourire, entendre son rire, ce genre de choses. Mais ça, il ne pouvait pas le demander, pas vrai? Ce ne devait pas être possible. Il voulait discuter de sa beauté inégalable, il voulait discuter de sa voix si mélodieuse, de ses cheveux aux reflets bleutés, d'elle, de ce qu'elle aimait et de ce qu'elle n'aimait pas.

Mais cela non plus, il ne le ferait pas. Du moins, le supposait-il.

''Eh bien, nous pourrions parler... Je ne sais pas, de... commença-t-il, une question lui hantant l'esprit. Dites moi, avez-vous un m... Euh, je veux dire, une mésange! Vous aimez les mésanges? »

Ce n'était pas passé très loin, pour sûr. Il avait tenté de se rattraper comme il l'avait pu. N'avait pas rencontré de franc succès, mais se félicitait tout de même pour avoir évité la catastrophe. Après, il ne savait ce qu'elle allait penser de lui. Mais comme le disait ce vieil adage, aide toi et le ciel t'aidera. Il avait fait son possible, maintenant, ne lui restait qu'à attendre et voir, en espérant.
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MessageSujet: Re: Wake Up~♪♫ {Sasha}-[TERMINE]   Dim 16 Mai - 19:13

Jalynn Kaliyah n'avait pas une très haute estime d'elle-même, et pour autant ne se dépréciait pas à tout bout de champ. Disons qu'elle se trouvait dans à peu près tout les domaines tout à fait dans la moyenne, sans vraiment chercher plus loin. Elle n'était pas particulièrement belle, elle était à peu près dans la moyenne. Elle n'était pas particulièrement intelligente, elle était plutôt dans la moyenne. Elle ne se battait pas excellemment bien, elle se plaçait plutôt dans la moyenne. Elle n'était pas vraiment gentille : en fait, elle ne l'était pas moins que la plupart et pas plus que d'autres. Oui, parler d'elle-même n'avait jamais été son fort, de toute façon, c'était clair. Aborder des sujets qui lui plaisaient ou pas n'avait jamais dérangé la jeune cavalière, tant que ça la touchait pas elle personnellement. Dès qu'on parlait de choses plus personnelles elle se sentait mal à l'aise, et passait son temps à hausser les épaules ou à répondre aux questions par d'autres questions. Ce n'était pas tant une question de timidité que de désintérêt profond pour la chose, en vérité. Qu'y avait-il à dire sur elle? Rien, vraiment rien. Il existait des dizaines de jeunes filles qui lui ressemblaient-sans pour autant être elle bien entendu. L'avis des autres sur sa propre personne ne l'intéressait de nouveau que peu, jugeant que peu importe qu'ils l'aiment ou pas, elle continuerait de vivre et resterait la même, quoi qu'il arrive. Sans doute avait-elle changé, depuis son enfance, mais la demoiselle aux yeux clairs ne pensait pas pouvoir un jour évoluer de nouveau. Ainsi elle était Jalynn Kaliyah aux yeux de la loi, et Jaylin aux yeux de ses amis et collègues. Une jeune fille pleine de vie et de caractère, toujours prête à aller de l'avant, insolente et bornée, insupportable par instants. Pas vraiment des traits de caractères très féminins, elle le reconnaissait sans mal. De toute façon, elle avait toujours été plus ou moins un garçon manqué, que ce soit dans sa manière de s'habiller ou dans les activités qu'elle affectionnait. De fait, elle ne se sentait peut-être pas tout à fait à sa place, parfois : toutes les filles qu'elle croisait étaient bien habillées, jolies, coquettes et aimaient discuter entre elles de sujet légers et stupides comme les garçons, les vêtements ou même les dernières rumeurs qui s'étaient répandues dans les environs. Elles aimaient rester sur place et mettre des talons, plaire et être délicates ou raffinées. Il fallait dire que la cavalière croisait plus de Nobles qu'autre chose, quand elle travaillait au château, et que les femmes travaillant dans l'armée n'étaient pas monnaie courante : alors oui, il lui arrivait de penser qu'elle n'était peut-être pas la plus normale des jeunes filles que ce monde ait porté. Mais de fait, ça n'avait rien de bien gênant. Qu'importe, après tout? Elle ne voulait pas plaire à un quelconque garçon, et se fichait bien de ne pas avoir un nombre incalculable d'amies qui lui raconteraient tout ce qui leur serait arrivé à chaque fois qu'elles se croiseraient. Elle s'entendait mieux avec les garçons, c'était un fait : mais, à priori, ils la voyaient plus comme une collègue que comme une fille à part entière, même si ça pouvait paraître étrange à dire. Ils avaient à peu près les même centre d'intérêts et activités, et en cela elle ne devait pas leur faire exactement le même effet qu'une autre fille, qui leur aurait fait un signe de la main avec un sourire stupide accroché sur leur visage. Ça avait beau être devenu normal pour elle, voire important d'être considéré égale aux garçons, il n'en restait pas moins qu'elle était une fille. Et, de temps à autre, elle trouvait cela difficile voire vexant de ne pas être considéré comme telle. Compliqué, n'est-ce pas? Elle avait elle aussi des attitudes ou réactions purement féminines, et aimait certaines choses typiques de son sexe. Et même quand elle aurait aimé que quelqu'un l'aime, son côté borné et fier lui disait que ce n'était nullement au programme, et que ça n'y serait jamais. Alors évidemment, qu'elle n'aimait pas parler d'elle. Arrivait toujours un moment où, à côté de tout ces garçons, les différences flagrantes entre eux lui sautaient aux yeux. Il fallait qu'elle soit aussi forte qu'eux, qu'elle ne flanche jamais, qu'elle ne laisse pas une seule fois ses émotions prendre le pas sur le reste. Elle se l'était souvent répété, tout en se disant que de toute façon elle était plus normale que normale. Ça devait être bien, d'être exceptionnelle ou même un peu spéciale, d'une certaine façon. La demoiselle aux cheveux ondulés poussa un très léger soupir en observant son cheval, et tordit légèrement sa bouche dans une grimace ennuyée. C'était compliqué, d'être une femme dans l'armée. Mais elle aimait cela, et jamais n'aurais voulu changer de vie, et ce pour rien au monde. Elle l'avait choisie, elle ne comptait pas changer d'avis. Elle changeait rarement d'avis, de toute façon.

Elle détourna doucement son regard vers le jeune homme non loin d'elle, et haussa un sourcil interrogateur. Jalynn aurait pensé qu'il serait déjà parti, mais à l'évidence il tenait à rester. Ça, ça lui échappait complètement, pour le coup : il n'y avait pas grand chose d'intéressant à faire dans des écuries, encore moins pour le Général des Armées. Son emploi du temps devait être, mine de rien, assez rempli et elle trouvait étrange qu'il ait du temps à gaspiller à parler avec elle. Mais enfin, ce n'était pas à elle de décider s'il devait rester là ou pas ; il était assez grand pour savoir ce qu'il devait faire et ce qu'il ne devait pas, ce qu'il voulait faire ou ce qu'il ne voulait pas, ce qu'il pouvait faire et ce qu'il ne pouvait pas. S'il tenait à rester, et bien qu'il reste : comme elle lui avait déjà dit, ça ne la dérangeait pas. Enfin, pas pour l'instant en tout cas. La jeune fille n'était pas très à l'aise en sa présence, et avait l'impression que quoi qu'elle dise elle allait avoir stupide-ce qui, accessoirement, n'était pas forcément faux-et qu'il allait se moquer d'elle, que ce soit intérieurement ou pas. Tant qu'à faire, s'il devait le faire, elle aurait préféré qu'il le garde pour lui. Un autre cavalier se moquait d'elle, elle lui jetait le seau à la figure et lui demandait d'implorer son pardon à genoux. C'était déjà arrivé, c'était même presque un jeu entre elle et ses collègues masculins que de se lancer des piques quand ils savaient qu'elle réagirait au quart de tour et tenterait très aimablement de leur ôter toute possibilité d'éventuellement avoir des enfants plus tard, si l'idée saugrenue leur venait que de se trouver une fiancée quand on savait qu'il étaient tous plus stupides les uns que les autres et que ce serait presque un crime que d'infliger cela à leur femme. Enfin, bref. Lui, elle n'aurait rien pu dire. C'était agaçant de ne pas être en haut de l'échelle sociale, elle s'en rendait compte de temps à autre et ça ne lui plaisait qu'à moitié, pour être honnête. Elle reporta son attention sur sa monture, jetant un nouveau coup d'œil au jeune homme aux longs cheveux violets. Hm. Il n'avait pas l'air de se moquer d'elle pour l'instant, de toute façon. Il suffisait qu'elle n'en dise pas trop et se retienne d'aborder des sujets qu'elle ne maitrisait pas trop, et tout irait pour le mieux. Enfin, en théorie. Elle n'aimait pas la théorie et s'en allait généralement pratiquer avant même d'être sûre de ce qu'elle comptait faire, mais ça pouvait être utile pour se rassurer, de temps à autre. Si elle était plus sûre d'elle, elle ferait sans doute moins de bourdes que si elle était aussi stressée qu'un jeune chaton.

''Ne vous en faites pas, cela fait plaisir à voir, que vous preniez votre travail tant à cœur.''

Jalynn caressa l'encolure du cheval de sa main libre, et détourna son visage vers son interlocuteur. Il avait l'air de bonne humeur, en tout cas, c'en était presque contagieux. Il n'y avait pourtant pas beaucoup de raisons d'être heureux, si tôt et dans un endroit si..., magnifique et somptueux, mais c'était une fois de plus lui qui voyait. Peut-être attendait-il une bonne nouvelle, peut-être était-ce un bon jour pour lui, peut-être aussi qu'il avait eu une bonne surprise au réveil. Et peut-être qu'il était toujours ainsi, souriant et intéressé par à peu près tout ce qu'on pouvait dire. Elle répondit par un petit sourire, ne sachant trop que dire. De toute façon elle n'était pas du genre à se torturer l'esprit pour rien, elle le faisait travailler quand elle sentait qu'elle en avait réellement besoin. Dans les autres cas de figure elle agissait comme elle le sentait, sans vraiment se poser de questions. Pour le coup, il n'y avait personne d'autre qu'eux dans les écuries : et comme elle n'avait rien d'autre à faire, il lui semblait sommes toute naturelle d'aider et de commencer à travailler, même si ce n'était pas exactement son travail de s'occuper des chevaux. Elle les montait pour se battre, et trouvait vraiment dommage de ne pas pouvoir s'en occuper pleinement tout les matins : alors pour une fois qu'elle en avait l'occasion, elle ne comptait pas s'en priver. La jeune fille à la queue de cheval était de toute façon travailleuse, et ne cherchait que rarement à éviter les corvées ou les entrainements-à savoir si elle était malade, blessée, ou dans une humeur pire que massacrante. Que cela fasse plaisir à voir, elle ne savait pas : mais une fois de plus, s'il le disait, ça devait être vrai. C'était son point de vue, elle ne comptait pas le contredire et lui expliquer que c'était gris clair plutôt que gris foncé, chacun sa façon de voir les choses. Et puis elle ne se voyait pas, d'ailleurs. Impossible de juger, problème réglé. Lorsque l'animal eut fini le fruit qu'elle lui avait présenté, Jalynn lui donna une tape amicale sur l'épaule. Le Général répondit à sa question par un haussement d'épaule et un léger rire, qui lui arracha à elle-même un sourire un peu plus franc, bien que toujours un peu mal à l'aise. C'était ainsi, elle avait du mal à faire la tête quand quelqu'un semblait de bonne humeur à côté, de toute façon. Ça avait toujours été comme ça, ce n'était pas prêt de changer.

''Eh bien, nous pourrions parler... Je ne sais pas, de...Dites moi, avez-vous un m... Euh, je veux dire, une mésange! Vous aimez les mésanges? »

Jalynn resta le regarder un instant, clignant des yeux deux ou peut-être trois fois avant de ne laisser s'échapper un rire, qu'elle étouffa du mieux qu'elle put en emprisonnant sa bouche derrière sa main gauche. Elle ne se moquait pas de lui, loin d'elle cette idée saugrenue : simplement il avait le don de dire des choses auxquelles elle n'aurait jamais pensé. Et il recommençait à se reprendre, comme s'il changeait d'avis en plein milieu de sa phrase, qu'il décidait que dire ceci serait plus pertinent que dire cela-ce qu'elle trouvait plus ou moins intriguant, dans un sens. Quand elle eut plus ou moins calmé son rire, la jeune fille saisit une carotte, et la tendit au cheval juste à côté du sien, qui ne se fit pas prier, bien évidemment.

«Mésanges? Des mésanges? Répéta-t-elle en souriant, satisfaite de s'être suffisamment calmée pour réussir à parler correctement. Hm..., bien entendu, j'adore les mésanges. Ce sont de très jolis oiseaux, ils ont de très belles..., plumes, et une jolie voix...»

Jalynn resta regarder le jeune homme un instant, mais ne put s'empêcher de se mettre à rire de nouveau, bien que ce fut beaucoup plus discret que la première fois. Pourquoi diable les mésanges? Elle n'aurait su le dire, même au bout de longues minutes de réflexion. Les mésanges...

«Excusez moi..., dit-elle en toussotant, reprenant tout à fait son sérieux et ne laissant plus que son sourire sur son visage comme trace de son amusement. Mais pourquoi les mésanges? Vous ne les aimez pas, vous? C'est vrai qu'on en parle jamais assez, des mésanges. C'est un sujet qui mériterait d'être plus approfondi, après tout.»

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MessageSujet: Re: Wake Up~♪♫ {Sasha}-[TERMINE]   Mar 1 Juin - 21:29

Jalynn. C'était un bien joli nom, se disait Sasha, et il repenserait par la suite avec un sourire d'une béatitude et d'une niaiserie inouïe, presque inégalable sans doute; il le savait pour avoir d'ores et déjà eu ce genre d'expérience par le passé. Il tombait facilement amoureux, c'était bien vrai et dire le contraire aurait été aussi stupide et d'une pareille mauvaise foi que dire qu'il n'aimait pas la jeune fille aux cheveux bleus. Que ce soit Marion, Laura, Marigold ou Jeanne, n'importe lequel de ces noms qui d'ordinaire n'auraient pas même capté un brin de son attention pouvait, en l'espace d'un instant, d'une fraction de seconde, prendre les airs les plus ravissants qui soient, il leur trouverait des sonorités charmantes et irrésistibles, douces et pleine d'une joliesse certaine qu'il n'aurait pas même trouvé aux plus beau tableaux, aux plus grandes et majestueuses sculptures ou, il en était persuadé bien qu'il ne l'ai guère jamais vue que sur des peintures ou sous forme d'illustration dans des livres, la mer dans toute sa grandeur. Non, le simple prénom de la cavalière résonnait dans sa tête, dans son esprit, se heurtait à ses parois, dansait et rendait sa vision des choses plus belle. Plus idiote et naïve, auraient dit certains; mais qu'importait. Leur avis ne comptait pas pour lui, tant ces deux syllabes lui semblaient empreinte d'une beauté sans égale. De quel origine était-ce? Les lettres, si merveilleusement associées les unes aux autres, avaient formé ici un mot bien singulier, qu'il n'était pas sur le point d'oublier, ni en cette matinée, ni plus tard dans l'après midi, ni jamais d'ailleurs, pour sa vie entière et plus encore. Ce nom résonnait jusqu'aux tréfonds de son âme et c'était, en partie ou, à vrai dire, en grande compétition avec ses yeux, ses cheveux, son attitude, sa peau, ses mains, ses lèvres et sa voix, entre autre, ici que s'expliquait son air passablement indigne d'un sérieux général. Si seulement, songea-t-il, il pouvait entendre ce nom pour toujours, rien ne lui serait plus agréable. A quoi bon le reste lorsqu'il pouvait avoir sous les yeux un tel ange? Que n'aurait-il pas céder pour un seul de ses sourires? Il ne demandait pas à ce qu'ils lui soient exclusivement réservés; exigeait-on du soleil que seul une seule personne puisse le voir se coucher, que seul sa propre personne puisse voir la lune briller? Non, absolument pas. Et il en allait de même pour cette sublime jeune fille à la beauté au dessus de toute comparaison; elle ne pouvait décemment irradier autant et n'éblouir que ses yeux. A moins qu'elle n'aie rendu aveugle les autres par tant de brillance? Les nobles, si soucieuses de plaire, parfaitement maquillée et enveloppées de magnifiques atours, pouvaient toujours se pâmer, elles n'auraient jamais même le dixième de la beauté de Jalynn. Et Sasha eu presque de la pitié pour elles; il n'était pas en droit de les juger aussi durement, dans la mesure où elles n'avaient véritablement rien fait pour mériter de tels qualificatifs. Elles faisaient de leur mieux: mais s'il les comparait à l'élue de son cœur, tout esprit un tant soit peu éclairé aurait compris la futilité de toutes leurs dentelles. Dieu, tous les paysages d'Illea lui paraitraient-ils à présent si fades? Les visages qu'il trouvait jadis agréables à regarder lui sembleraient-ils donc dorénavant si communs, par la seule vue, la seule rencontre avec la plus grande merveille que ce monde avait su porter? Sasha n'avait jamais vraiment pensé à Dieu ou, en tout cas, prenait grand soin d'éviter de le faire, prenant garde à rester évasif sur le sujet. Mais s'il existait vraiment et qu'il avait voulu, pour s'épargner des millénaires de solitude intense parmi les nuages cotonneux de la voûte céleste, créant ainsi les anges, il avait dû leur donner les traits de celle qui lui faisait face, s'occupant des chevaux. Il lui devinait, de par ce geste qui pourtant devait être effectué par bien d'autres personnes chaque matin, une bonté sans limites et une miséricorde forçant l'admiration.

Comme quoi, nous pouvions rencontrer des personnes exceptionnelles dans des lieux tout ce qu'il y avait de plus banals, dans lesquels nous avions des centaines de fois posés les pieds sans que rien n'arrivât pour autant. Il tenta vainement de se reprendre et de s'arracher à sa rêverie, sans rencontrer toutefois de probant succès. Tout ce qu'il parvint à faire, et il fallait le croire lorsqu'il disait que c'était déjà quelque chose qui outrepassait largement ce qu'il pensait être les limites du possible jusqu'à ce jour, fut de reprendre un air imperceptiblement plus sérieux, et de reprendre, ou au minimum à peu près, le fil de la conversation. De quoi avait-il parlé, exactement? Il ne s'en souvenait plus très bien. Faisant un effort de mémoire -considérable, si l'on prenait en compte l'état dans lequel il était et les battements furieux de son cœur dans sa poitrine- il se souvint qu'il avait, maladroitement et tout à fait involontairement, abordé le sujet des mésanges. Bien, bien; il ne s'y connaissait pas tant, en oiseaux, mais cela devrait faire l'affaire. Il aurait pu trouver quelque chose de plus pertinent à dire que cela mais, dans l'urgence, il faut savoir prendre des décisions rapides, quitte à se tromper et à devoir assumer les conséquences de ses actes. C'était l'une des choses que l'on se devait de connaître et, cela allait de soit, d'appliquer sitôt que l'on était habilité à donner des ordres dans l'armée, sitôt que nous avions des personnes sous notre responsabilité. Les mésanges. Pourquoi diable des mésanges, tout d'abord? Il n'aurait certes pas pu se taire, se couper au beau milieu de sa phrase et regarder Jalynn dans le blanc des yeux pendant des heures durant -quoique cela ne l'aurait pas dérangé, lui. Les mésanges avaient d'autre part une bien jolie voix, ce qui leur faisait un point commun avec cette demoiselle. Mais ces oiseaux gracieux ne pouvaient tenir la compétition toutefois; pas plus que ces nobles richement habillées. Face à la cavalière, leurs dentelles et soucis de plaire ne les rehaussaient pas plus haut qu'à sa cheville; elles ne méritaient pas qu'il les juge aussi durement, se dit-il. Ne faisaient-elles après tout pas de leur mieux? Trouverait-il à présent toujours ces visages qu'il avait jadis trouvé si agréables à regarder insipides? Chaque chose, le plus beau des paysages, le plus beau des tableaux, auraient-ils l'air, par comparaison, plus fade que jamais? La couleur des yeux de Jalynn était d'une beauté qui en aurait fait pâlir de honte le plus bleu des ciel d'été. Et de fait, c'était exactement ce qui lui semblait être arrivé. Tout perdait son importance face à elle; les choses les plus élémentaires et importantes devenaient détails et accessoires, tandis que la moindre chose de sa personne prenait une importance disproportionnée. Ou, plutôt, pour être plus exact, aux proportions de son amour pour elle. Qui étaient indescriptibles, que rien n'aurait su égaler. Telle une douce rose, un arc-en-ciel irisant de couleurs le firmament, tout, elle emplissait son cœur de sentiments qui le faisaient sourire de cette manière, lui coupait toute envie de travailler, de bouger, de quoi que ce fut même si ce n'était de parler à cette jeune femme si proche des chevaux, de l'écouter, de l'entendre rire et de la voir sourire.

Et justement, elle rit. Un rire qui sonnait clair, un rire tel qu'il n'en avait jamais entendu. Le plus beau, sans l'ombre d'un doute. L'idée qu'elle pouvait plus ou moins se moquer de lui de lui traversa guère l'esprit, pas une seule seconde; car il était trop occupé à ne pas littéralement fondre et la serrer dans ses bras. Il en fut par conséquent presque déçu lorsqu'elle s'arrêta, et songea qu'il devrait encore la faire rire. Si on le lui avait demandé, le général aurait répondu qu'avant de mourir, ç'aurait été ce rire qu'il aurait voulu entendre. Et même après. Et tout au long de sa vie, chaque jour qui passait. Le jeune homme aux longs cheveux eu encore un sourire, et dû faire un nouvel effort de concentration pour écouter plus qu'entendre les paroles de la jeune femme. Et les autres sons s'effaçaient, lointain bourdonnement à ses oreilles, sourdes à tout autre bruits que ceux, si beaux, si finement modulés, par Jalynn.


«Mésanges? Des mésanges? Hm..., bien entendu, j'adore les mésanges. Ce sont de très jolis oiseaux, ils ont de très belles..., plumes, et une jolie voix...»

Oh, fort bien. Elle adorait les mésanges? Parfait, c'était parfait, merveilleux, fantastique. Il n'aurait pas pu rêver meilleur sujet, en ce cas. Les mésanges étaient belles, mais elles ne valaient pas un centième de la personne qui se tenait à présent devant lui. Ceci dit en soit, la pleine dorée elle-même, pourtant fort jolie avec ses magnifiques pommes irisées de reflets dorés, ne l'aurait pas plus fait. Et puis, si elle aimait les mésanges, alors ces oiseaux devenaient des symboles vivants, devenaient mirifiques et absolument géniaux. Mais une fois encore, ce point de vue était tout sauf objectif et, si elle avait parlé des pâquerettes, c'était à elles qu'il aurait songé en ces termes si élogieux. Il ne fallait pas chercher la logique dans l'esprit du jeune Valerian, tout du moins pas tant que la demoiselle Kaliyah se trouverait dans les parages; ç'aurait été en pure perte. Elle semblait avoir déserté le temps d'une conversation le militaire et n'avoir laissé derrière elle aucune trace de son passage.

En somme, sur l'instant, il devait être comparable au derniers des idiots du village.

D'autant qu'elle se mit à rire à nouveau et que, perdu dans ses pensées, il manqua le début de la phrase de sa dulcinée. Il se maudit intérieurement, et se jura cependant de ne point perdre le fil du dialogue; il fallait qu'elle l'apprécie, à tout prix ou, tout du moins, au minimum, qu'elle ne le haïsse pas alors, il se faisait un devoir d'être attentif à tout ce qu'elle pourrait bien dire. L'écoute était la pierre angulaire de l'entente, après tout.

« Mais pourquoi les mésanges? Vous ne les aimez pas, vous? C'est vrai qu'on en parle jamais assez, des mésanges. C'est un sujet qui mériterait d'être plus approfondi, après tout.»

Un sourire suivit cette remarque, franc et honnête. Qu'y avait-il à dire sur ces dernières? Rien en particulier, sans doute. Mais au moins avait-il la certitude que l'un comme l'autre serait tout à fait amateurs dans ce domaine et qu'aucun d'eux ne se sentirait lésé par rapport à l'autre. A moins qu'ils ne se le sentent tous deux, justement, ne sachant que dire d'elles et craignant de se tromper et de passer pour un attardé ou, en tout cas, une personne peu instruite et peu sensible. Sasha lança derechef un regard au cheval, ainsi qu'à celui d'à côté, qu'il nomma affectueusement 'ennemi numéro un' et 'ennemi numéro deux', car il ne faisait aucun doute que le seconde se comporterait de cette même détestable, abjecte et ignoble attitude que son compère, qui avait tenté de le mordre et, s'il s'approchait encore, recommencerait à coup sûr. Qui plus était, ils se disputeraient l'amour de Jalynn et cela, ce n'était pas une chose qu'il saurait aisément partager; surtout pas avec un cheval ingrat des soins qu'on lui donnait, qui ne les remerciait qu'à grands coup de dents. Avec une monture plus méritante, courageuse et gentille, cela serait mieux passé mais celui-ci -même si elle s'était évertuée à le décrire comme n'étant pas un mauvais bougre- était juste hargneux et possessif. Alors peut-être aurait-il dû les surnommer 'rival numéro un' et 'rival numéro deux', dans ce cas? Il secoua vaguement la tête, riant de sa propre personne et de ses réflexions idiotes, indignes d'une personne de son rang -un brusque mais malheureusement bien court éclair de lucidité, peut-être? Puis il sourit avant de s'adresser à Jalynn, toujours avec cet air un peu trop impliqué pour sembler aussi normal qu'il aurait pu le souhaiter:

« Les mésanges, parce que, eh bien... Vous me demandez pourquoi? Vous me pardonnerez de vous y répondre par une autre question mais, 'pourquoi pas'? Comme vous l'avez si bien dit, elles sont belles et gracieuses et, je vous rassure, je les aime beaucoup. il marqua une courte pause, haussa vaguement des épaules et reprit. Enfin, je n'y ai jamais vraiment réfléchi, mais je suppose. Même si bien des choses sont plus jolies qu'elles, elles n'en sont pas moins méritantes, de chanter tous les matins, et d'accompagner le soleil lorsqu'il se lève. »

Sasha avait, exploit, miracle, par il ne savait trop quelle intervention du saint esprit, réussi à former une réponse sans balbutiement aucun. Eh bien, il s'améliorait donc. Parfait, parfait. Il fallait aussi qu'il songe à ce lit de roses dont il avait parlé plus tôt. Ce ne serait pas une mince affaire... Mais c'était pour une bonne cause.

La meilleure qui soit, même, à savoir, les magnifiques yeux, le beau sourire d'une cavalière tout juste rencontrée par une belle matinée. Plus belle que ce à quoi il s'était initialement attendu.
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Strip-teaseuse à ses heures perdues et objet des fantasmes du Général des armées de l'Est

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MessageSujet: Re: Wake Up~♪♫ {Sasha}-[TERMINE]   Ven 25 Juin - 5:36

[Je suis le Dieu des platines! Je mixe..., MÊME DANS LES EGLISES!XDDDDDDDDDDDDDD

Et comme je sais pas chanter, je siffle!8D]


Jalynn n'avait pas d'avis réel sur le général des armées.

Encore moins sur Sasha Valerian en lui-même, de fait. Ce n'était pas qu'elle se fichait profondément de ce qui pouvait bien advenir de lui, simplement qu'elle ne s'était jamais penché sur la question. En fait, la jeune fille ne se souvenait pas lui avoir jamais directement parlé, à bien y réfléchir. Peut-être l'avait-elle vue passer dans un couloir ou parler à ses supérieurs, parfois, quand elle était en train de s'entrainer avec ses camarades. Parler de lui..., oui, sans doute avait-elle déjà parlé de lui, mais jamais sérieusement. Tout ce qu'elle savait de lui était ce qui était de notoriété publique et les rumeurs qui étaient colportées de ci de là et qui parvenaient jusqu'à ses oreilles. La cavalière savait que certains de ses amis dans sa division le respectaient beaucoup et que d'autres se moquaient ouvertement de lui, et n'avait jamais pu savoir lesquels étaient les plus près de la vérité : même maintenant, elle n'aurait su le dire. Ce n'était pas exactement de sa faute si ça lui passait au-dessus de sa tête. Aurait-il fallu qu'elle cherche à connaître la moindre personne un peu gradée qui avait une quelconque influence de près ou de loin sur elle? Non, non et non. Sûrement pas. A faire cela, elle aurait simplement donné l'impression de vouloir monter en grade par des moyens peu respectables, et elle n'y tenait pas. Si quelqu'un insinuait qu'elle était ici parce qu'elle avait fait quoi que ce soit avec qui que ce soit, elle le frapperait jusqu'à ce qu'il n'ait plus assez de dents pour l'insulter de la sorte. Parce que oui, c'était insultant. Ça l'était terriblement. Ce n'était pas sous prétexte qu'elle était une femme qu'elle voyait cela comme une solution pour avancer dans la vie. La jeune fille aux cheveux ondulés savait que ce monde n'était pas juste, que ce n'était pas les plus méritants qui parvenaient au sommet et que parfois, si on voulait réussir, on devait se salir les mains. Mais elle n'y tenait pas, elle ne le ferait pas. Ou tout du moins ne voulait-elle pas le faire, quand bien même elle y aurait été obligée. Elle était forte et obstinée, et suffisamment vive pour pouvoir se faire une place parmi les hommes, quitte à agir comme eux si besoin était tout en essayant de préserver sa féminité à sa manière. Elle croyait en l'honnêteté, la valeur de chacun et l'égalité, aussi stupide cela puisse paraître quand on pouvait gagner quelque chose en prenant des chemins détournés. C'était tellement simple, tellement tentant..., résister n'était pas une mince affaire, surtout quand on voyait tout le monde délaisser les grandes voies pour prendre les sentiers. Oui, c'était difficile. Jalynn était quelqu'un de droit et stricte concernant ce genre de choses, tout le monde savait cela. Il n'en restait pas moins qu'elle était une jeune fille, et qu'elle était entourée de garçons : aurait-il été étrange qu'elle tombe amoureuse d'un de ses camarades? Non, pas vraiment. Elle n'était d'ailleurs pas toujours à l'aise avec eux sur ce point, tâchant de rester impassible toutefois. La demoiselle était habituée à ce que ses amis l'accrochent dans le but avoué de l'énerver ou ne l'agrippent par derrière pour pouvoir déclarer qu'aussi étrange que cela puisse paraître elle avait en effet de la poitrine, avant de ne se prendre un coup de coude dans les côtes ou un genou bien placé. Et d'être battus jusqu'à ce que mort s'en suive. Ce n'était pas méchant, cela étant : taquineries et gentilles insultes était son lot quotidien, et elle surprenait régulièrement les regards exaspérés des adultes quand ils les regardaient courir partout sans arrêt. La fougue de la jeunesse, sans nul doute, les poussait à dépenser leur énergie sans compter, sans penser un seul instant qu'ils en auraient besoin par la suite. C'était le privilèges de ces si jeunes adultes, de ces adolescents encore de ne pas réaliser qu'en s'engageant ils avaient pris des risques inouïes, que s'ils devaient partir se battre beaucoup d'entre eux ne reviendraient pas, de ne pas comprendre qu'être soldat, cavalier, ce n'était pas un jeu. Parce que même si Jalynn disait qu'elle le savait, riait en déclarant être au courant des risques, c'était plus que faux. Mourir sur le champ de bataille, en défendant son pays, était un de ses vœux les plus chers : et pour être honnête, elle ne se rendait pas compte à quel point c'était stupide et irréaliste de penser ainsi. Parce qu'elle ne voulait pas mourir maintenant, bien entendu. Mais qu'importe, elle avait le droit d'être jeune, le droit de ne pas tout comprendre et de penser tout savoir du monde pourtant. D'ailleurs, elle ne savait pas si c'était les adultes ou les adolescents de sa division qui voyaient le plus mal le fait qu'une femme soit parmi eux, ceux qui médisaient le plus à son propos. Bha, aucune importance. Si elle voulait trouver l'amour, elle ne le ferait pas dans l'armée, évidemment que non : tout le monde en parlerait et penserait qu'elle avait des idées derrière la tête. Ce serait, sans nul doute, une très désagréable expérience. Elle ne pensait pas plus risquer quoi que ce soit, bien qu'étant entourée d'hommes à longueur de journée. Elle se sentait loin de ce genre de problème, ne se trouvant pas irrésistible de toute manière.

Sasha Valerian n'avait pas l'air d'un pervers fini, de toute façon, alors la jeune cavalière ne se sentait pas particulièrement en danger, bien qu'ils furent seuls dans les écurie, trop tôt encore le matin. Il lui avait simplement tenu une conversation, assez simple au demeurant, tout en lui demandant si elle avait besoin d'aide-chose qu'elle avait refusée avec suffisamment de clarté pour qu'il puisse la reproposer, à priori. Ce devait être ennuyeux. La pensée traversa son esprit rapidement, comme un flash, sans que cela ne la dérange ou surprenne pour autant. Oui, c'était évident qu'il devait s'ennuyer, rester ici à parler avec elle ne devait rien avoir de très intéressant, même elle qui était assez fière le reconnaissait sans mal. La demoiselle aux yeux clairs ne savait toujours pas la raison-si raison il y avait, après tout peut-être n'en avait-il pas-qui pouvait le pousser à rester ici et supporter sa compagnie. Il était libre de partir, la jeune fille s'en était bien entendu assurer avant de ne lui parler réellement, jugeant impoli de ne pas lui laisser le choix tout simple de tourner les talons et repartir comme il était venu. Rien, en somme, n'obligeait le jeune homme aux trop longs cheveux violets de se planter là et de discuter mésanges avec elle-ou en tout cas ne le pensait-elle pas. Peut-être était-il trop poli pour lui dire qu'il tenait à s'en aller? C'était bien possible, après tout il devait avoir reçu une bonne éducation, bien plus conséquente que la sienne. Même si elle avait été éduquée tout à fait convenablement, dire le contraire aurait été mentir ; elle n'avait simplement rien retenu des cours que son père lui avait fourni, rejetant toute forme d'autorité et préférant vivre plus précairement mais comme elle l'entendait. Oui, sans nul doute devait-il savoir tenir des discours et exposer les choses avec des mots compliqués et des tournures de phrases magnifiques, comme toute personne de son rang. Est-ce que c'était grossier que de quitter quelqu'un à qui vous aviez adressé la parole parce que vous le trouviez ennuyeux et stupide? Jalynn voulut froncer les sourcils à cette idée, repoussant d'un grand revers de bras l'idée qu'il puisse la trouver stupide après si peu de temps passé à lui parler. Et pourquoi le serait-elle, d'abord? D'accord, la jeune fille n'était pas particulièrement brillante, mais pas idiote à ce point-enfin, ça ne se voyait pas après quelques minutes de conversation, de toute façon! Il n'y avait pas intérêt à ce qu'il la trouve stupide mais ne veuille pas partir par principe, sinon elle allait le détester jusqu'à la fin de ses jours ; et elle ne pourrait pas lui expliquer en face sa manière de penser puisque sinon, c'était autant dire adieu à l'armée et bonjour à la demeure familiale. Certainement pas, non, non non. Jalynn s'emmêlait rapidement dans ses pensées, et commençait à se dire qu'il devait la trouver stupide, c'était évident, sans réellement savoir comment diable elle avait pu parvenir à cette conclusion. Mais elle allait lui montrer qu'elle était intéressante, ne serait-ce qu'un minimum, ne serait-ce que pour capter son attention durant cette matinée. Comment..., là, par contre...

« Les mésanges, parce que, eh bien... Vous me demandez pourquoi? Vous me pardonnerez de vous y répondre par une autre question mais, 'pourquoi pas'? Comme vous l'avez si bien dit, elles sont belles et gracieuses et, je vous rassure, je les aime beaucoup.»

Un haussement d'épaules, toujours souriant. Jalynn lui sourit derechef, caressant l'épaule du cheval, et fut prise de la brusque envie de donner un bon coup de pied dans son tibia-à Sasha, bien sûr, elle n'aurait jamais frappé le cheval. Est-ce qu'il sourirait toujours en se tenant la jambe, ou s'énerverait-il? Sur le moment et avec l'air concerné de son interlocuteur, elle n'était pas sûre de la réponse-ce qui l'inquiétait légèrement, mais ne tenant pas à être préoccupée par de si futiles choses elle relégua cette idée au fond de son esprit. Il aurait été énervé, c'était un fait, il ne pouvait en être autrement. Elle balança légèrement sa jambe droite, s'appuyant sur la gauche. Elle aurait quand même drôlement aimé essayer, rien que pour voir. Heureusement pour elle, elle n'était pas suicidaire et ne fit donc rien.

«Enfin, je n'y ai jamais vraiment réfléchi, mais je suppose. Même si bien des choses sont plus jolies qu'elles, elles n'en sont pas moins méritantes, de chanter tous les matins, et d'accompagner le soleil lorsqu'il se lève. »

Jalynn cligna des yeux quelques secondes, maudissant intérieurement son interlocuteur tout en se demandant comment diable il pouvait parler comme ça, de manière aussi fluide, tout en construisant ses phrases d'une manière si..., et bien, élaborée. Même à l'écrit, Jalynn était incapable de faire de jolies phrases, compliquées, avec de jolis adjectifs qui sonnaient bien. La jeune fille, ici, aurait plutôt dit quelque chose comme 'Enfin voilà quoi. Les mésanges c'est pas ce qu'il y a de mieux, mais c'est super cool de les entendre le matin'. Et c'était la version élaborée, il ne fallait pas croire. Elle se rendait compte maintenant plus que jamais qu'à force d'entendre ses camarades et collègues parler comme de véritables..., villageois basse-catégorie, elle avait fini par prendre leurs expressions et perdre les siennes. Les injures sortaient de sa bouche sans aucune honte ni barrière et elle coupait les mots qui lui paraissaient évidents, coupait ses phrases d'interjections typiquement..., villageoises. Elle en était une de même, mais du haut du panier. Son père aurait hurlé de l'entendre parler comme ça, mais qu'importe ; les seuls moments où elle se sentait réellement gênée de ne pas avoir suivi l'éducation prévue pour elle était quand elle parlait à Riley, qui lui était tout à fait poli et charmant. Enfin, ça le faisait terriblement rire d'entendre sa jeune femme faire de petits 'Oh' à chaque fois qu'une injure échappait d'entre les lèvres de sa cadette, mais ça la gênait. Et là, en l'occurrence, elle se sentait légèrement mal de ne pas pouvoir parler avec lui comme une Noble l'aurait fait. Non pas qu'elle avait honte d'être une cavalière, ce n'était pas ça. Simplement qu'elle se sentait mal de ne pas pouvoir lui donner la réplique. C'était à ses yeux comme offrir un dessin à un ami quand il vous avait donné un bibelot très cher. C'était l'intention qui comptait, tu parles. Pour un peu, la demoiselle aurait oublié qu'elle ne voulait pas qu'il la pense stupide. Elle se sentait juste franchement nulle, sur l'instant.

«Hmmm, marmonna-t-elle en se retournant vers le cheval, décidant visiblement qu'il avait besoin de plus de caresses encore. C'est sûr, elles chantent bien. Heureusement, d'ailleurs, elles ne savent pas faire grand chose d'autre après tout.»

Jalynn fit un sourire légèrement crispé au jeune homme, et passa sa main dans ses cheveux ondulés. Pourquoi restait-il là? Elle ne parvenait toujours pas à le savoir. Pour être poli, sans doute. Oui, sans doute. Elle aurait voulu dire que tout les oiseaux étaient un peu pareil, mais elle savait que ce n'était pas vraiment le cas-donc il le savait sûrement mieux que bien-e et donc décida de se taire. Mince, ça risquait d'être difficile, de ne rien dire de possiblement idiot aux yeux du Général. C'était le Général, après tout.

«Eeeet on peut difficilement les détester, puisque de toute façon elles ne peuvent pas faire grand chose de mal, non? Enfin, j'imagine. C'est facile de détester quelqu'un, mais les animaux..., her, pauvres mésanges. Elles ne se rendent pas compte de la chance qu'elles ont! Elles n'ont qu'à chanter et manger toute la journée, les chanceuses. Et puis elles peuvent voler, ça doit être plutôt sympa. -thique,
se reprit Jalynn en mordant l'intérieur de se joues, souriant à son interlocuteur. Ça ne me dit pas pourquoi les mésanges, mais peu importe.»

Elle n'y pouvait rien, quand une question s'était installée, elle ne partait plus.

Pourquoi les mésanges, au juste?

_________________

« I am afraid ; afraid of losing time.
You are the race, and I'll be racing your mind.
But if we don't stop now, instead of living in this old horse town -
I want you back in again, let you devour my skin,
But we won't start now.
If we could only be quicker, and be quick to be kind -
If we could only be faster, then we could outsmart time.

So hold me as I hold you. »

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