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 People in the graveyard?[Liibre.8D][TERMINE]

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Humain déchu, Villageois

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Emploi/loisirs  : Rien qui te concerne.
Humeur  : A t'en mettre une ou deux.

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Humain déchu, Villageois


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MessageSujet: People in the graveyard?[Liibre.8D][TERMINE]   Mer 26 Aoû - 7:00

Un Cimetière, c'était une énorme perte de temps, selon Alexandre.

Et il n'était certainement pas le seul à penser de la sorte. Il n'y avait qu'à voir l'état de certaines fleurs ou de certaines tombes pour s'apercevoir que les petits monuments de pierres n'avaient pas reçus la visite de quelqu'un depuis bien longtemps déjà. C'était presque triste, de voir ainsi les fleurs pendrent misérablement hors de leur pot, leurs pétales flétris et sans couleur formant un tapis grisâtre au pied de ce même pot recouvert de mousse. Le temps effaçait peu à peu la douleur présente dans les esprits, et les gens ne voyaient plus l'interêt de venir se recueillir et déposer des fleurs sur les tombes après quelques années. Le jeune homme aux cheveux verts avait toujours pensé que c'était cette douleur qui forçait les gens à venir se recueillir, parler à l'être perdu, comme pour faire semblant, prétendre qu'il est toujours parmis nous, alors que l'on sait bien qu'il ne l'est plus. C'est ce vague espoir d'entendre une dernière fois la voix perdue, de sentir une main sur son épaule, qui nous pousse chaque jour à déposer sur la Tombe les fleurs préférées du défunt. Une réaction puérile, lorsque l'on se trouve encore dans le déni, et pense que tout cela n'est qu'un affreux cauchemar dont-on sortira bientôt. Il était logique alors que plus le temps passait, plus l'on réalisait cette pensée puérile que l'on avait, et moins l'on venait. Cela devenait une perte de temps, puisque l'on avait plus rien à gagner à s'y rendre. Certains étaient comme ceci, mais ils existaient évidemment d'autres personnes, qui s'y rendaient régulièrement depuis des années pour trouver un peu de repos auprès du défunt, et lui apporter des fleurs.

D'ailleurs, les fleurs, c'était quelque chose qu'Alexandre n'avait jamais vraiment pu saisir. Pourquoi emportait-on des fleurs pour les mettre sur les tombes? Pourquoi faire ce cadeaux aux morts, alors même qu'ils ne pouvaient ni plus voir ni sentir ces fleurs qu'ils avaient tant aimé de leur vivant? C'était réellement inutile, non? On ne met pas des gâteaux devant quelqu'un qui ne peut ni les toucher, ni les sentir, ni les goûter. C'est simplement méchant et cruel, même si cela peut avoir un petit côté amusant. Les fleurs sur les tombes servaient juste à faire joli, à démarquer la stelle de toutes les autres, à la rendre plus belle que les autres. C'était juste une sorte de vanité de la part des proches du défunt, un moyen de montrer à tous les autres combien ils regrettent et pleurent l'être perdu. Parfois, Alexandre aurait juré que certains comptaient même le nombre de larmes qu'ils ont versé, pour voir s'ils ont pleurer plus que leurs voisins. C'était juste de la vanité, de l'orgeuil mal placé. Et comme si cela n'était pas déjà assez malsain comme cela, ce n'était même pas drôle. Alexandre aurait encore préféré qu'on laisse sa tombe vierge et sans décoration.C'était comme les immenses tombes que certains offraient, c'était juste pour impressioner les autres, là aussi. A quoi cela servirait, sinon? Le Mort ne pouvait pas voir ce qu'on lui avait offert. Mieux valait une petite tombe toute simple, c'était au moins aussi honnête qu'un véritable palais juste pour un cerceuil qui ne s'ouvrirait jamais.

Le jeune garçon s'arrêta soudain devant une Tombe qui avait capté son attention, sortant brutalement de ses pensées. Coincée entre deux tombes fleuries de marbre blancs, celle-ci semblait vraiment ridicule et laide. Misérable. Elle était de couleur grise, formée de pierres qui s'émiettaient, et laissaient des espaces vides qu'avaient parfois remplies des toiles d'araignées. Les fleurs qu'on avaient déposées dans un pot à demi-cassé étaient déjà sèches depuis longtemps, et pendaient lamentablement, sans aucune vie, aussi morte que celui au dessus duquel on les avaient placées. Cette tombe avait bien l'air d'être abandonnée. Elle faisait réellement tâche, au milieu de toutes ces belles sculptures. Peut-être que les personnes qui venaient autrefois en avaient eu assez de répéter une fois par semaine ce geste inutile de mettre des fleurs tout aussi inutiles sur cette Tombe, et leurs visites s'étaient espacées, pour ne plus exister à la fin. Hmm. Cette tombe abandonnée était bien, là. Elle représentait vraiment toute l'honnêteté de l'homme.

Alexandre eu un petit rictus à cette pensées. Ah ah...Oui, il était bien placé pour savoir que l'homme était quelqu'un de malhonnête, menteur et méchant, il en était un parfait exemple. Que faisait-il dans ce cimetière, alors qu'il avait bien dit qu'en visiter un était une perte de temps? Que faisait-il debout devant cette tombe, alors qu'il ne connaissait même pas le type qui était enterré là? Une simple distraction.Il s'ennuyait, il cherchait quelque chose à faire, un passe-temps, tout simplement. Un cimetière était un endroit idéal pour s'amuser. On énervait les autres avec cela, on faisait du mal à ceux qui visitaient les tombes. Mais c'était amusant. C'était amusant de critiquer ces tombes et ces personnes.

Ce n'était pas comme si les morts allaient sortir. Ils étaient morts, et ils ne verraient rien de tout ce qu'il ferait. Ce n'était pas dangereux. De toutes manières, un cimetière était vraiment inutile à ses yeux. Un cimetière était juste là pour vous rapeller qu'un jour, vous aviez perdu quelqu'un auquel vous teniez beaucoup, c'est tout.

Le jeune garçon aux yeux verts atrappa sans ménagement le vase à demi-casé qui était sur la tombe en ruine, en sorti les fleurs fânées qu'il jeta à terre, et laissa retomber le vase sur la tombe. Il se brisa dans un bruit sourd sur la pierre inégale, envoyant des morceaux de verre un peu partout sur cette dernière. Alexandre fit ensuite un pas sur le côté, afin de pouvoir atrapper les fleurs encore intactes qui reposaient sur l'autre tombe. Il les serra dans ses mains jusqu'à ce qu'elles se brisent toutes. Après quoi, il se contenta d'ouvrir de nouveau ses paumes, laissant le vent emporter les pétales à travers tout le grand cimetière de la capitale, un petit sourire méchant sur les lèvres.

Un bruit de pas sur les gravillons de l'allée où il se trouvait le fit légèrement sursauter. Ah, il y avait quelqu'un...L'avait-il vu froisser les fleurs? Probablement. De toutes façons, à moins d'être le mort à qui il les avaient prit-ce qui était impossibles, car les morts étaient morts-, il ne pourrait strictement rien lui dire. Ces fleurs n'appartenaient pas à cette personne. Il n'avait rien fait à cette personne en chair et en os qui s'approchait de lui. Ce n'était donc pas les affaires de cette personne.
Avec un petit soupir, sans même prendre la peine de se retourner vers l'inconnu, Alexandre leva ses yeux clairs vers le ciel bleu de l'été, déclarant, assez fort pour que l'autre l'entende de là où il était:

"Ces fleurs étaient vraiment laides. Le vase aussi. En fait...tout est laid, ici."

Oui, tout était laid, inutile, et c'était réellement une perte de temps d'être là pour se recueillir ou pleurer. Après, on pouvait toujours trouver de quoi s'amuser, dans un cimetière. Ce n'étaient pas les jeux qui manquaient.

_________________


******

Who wants to separate the world we know from our beliefs?
And who sees only black and white,
Distinguish loss from sacrifice.
Some day we may come to peace with the world within ourselves,
And I will await you, until I close my eyes.

When your time has come,
You know you'll be lonely once again.
And the final winter comes to us all,
Life is treacherous,
But you're not the only who must pretend.

I am the god in my own history, the master of the game.

When you close your eyes,
Mementos of summer retrieves your mind.
Like a drizzled afternoon cleans the air,
When the winter blows, you're glad you remember you really tried.


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MessageSujet: Re: People in the graveyard?[Liibre.8D][TERMINE]   Mer 2 Sep - 20:56

Un cimetiére.C’était l’endroit ou on enterrait les morts.La ou les cadavres des defunts etaient ensevelis,sous des kilos et des kilos de Terre,eux même enfermés dans des boites pouvant être d’un materiaux different,tel que le bois,ou encore,la pierre.Généralement,c’était du marbre,même.Un grand cerceuil de marbre qui recouvrait le caveau et qui servait plus ou moins d’imposant couvercle a la crypte qui se trouvait juste en dessous.Un crypte.En fin de compte,chacune de ces tombes était simplement un lit.Un confortable lit pour plusieurs personnes.Un lit dans lequel on dormirait,dormirait,jusqu'à ce que son propre corps entre alors en décomposition totale,et qu’on ai plus que son squelette aux os lisses qui subsiste le plus longtemps aux ravages du temps.Le corps ne reste pas intact bien longtemps après une mort,c’était bien connu.Quelqu’un de mort,était mort,cela se voyait au premier coup d’œil,pour les experts en la matiére.Même pas besoin de prendre son pouls,ou quoi que ce soit d’autre.Si le corps était encore visiblement en êtat de marcher,il restait un espoir de le sauver.Si déjà,il était violet,alors le corps était déjà mort.Aprés,il y’avait toujours des fous qui tentaient de le ressuciter,certains y parvenaient même,et on les récompensaient pour cela,mais il n’y avait toutefois aucun mérite,absolument aucun. Le seul qui avait mérité qu’on le récompense,c’était le métabolisme du patient.La dextérité du médecin n’était qu’un simple facteur.C’était comme lors d’un duel.Quand quelqu’un d’experimenté affrontait quelqu’un de débutant,que l’expert avait une arme rouillée,et le débutant une épée flambant neuve en acier trempé,cela revenait presque au même.Le patient était le guerrier,le médecin était l’arme.Il ne faisait qu’augmenter les chances de victoire face a la mort imminente du patient.En réalité,c’était principalement l’organisme de ce dernier qui entrait en compte.Pour revenir des morts,un médecin ou n’importe qui,dailleurs,n’était pas necessaire.Il suffisait simplement d’avoir un corps assez resistant pour tenir dans l’êtat stationaire,et suffisamment de volonté pour s’en retirer.Un point,c’est tout.Pour Loic,qui pourtant,était un médecin hors-pair,recompenser un docteur pour avoir arracher un homme aux bras de la mort et de l’inconnu de ce qu’il se passe après,c’était comme recompenser l’épée de celui qui avait vaincu ce terrible monstre.Ridicule,l’être humain était parfois tellement stupide qu’on pouvait se demander quel êtait l’interêt de sa présence en ce monde.Néanmoins,les questions phylosophiques n’interessait pas Loic,pas du tout.La seule chose qui l’interessait,c’était la progression de la science,l’avancée de ses connaissances.Il avait un credo très simple quand il opérait.Il ne traitait pas le patient pour le guérir.Il traitait la maladie pour la comprendre.Si il traitait le patient,il y’avait les risques de s’attacher a lui ,et si on s’attache a lui,et que l’opération était un echec,alors on souffrait.Ridicule,les patients,il y’avait bien longtemps que Loic ne les considérait pas comme des êtres vivants a part entiére.Il n’as absolument rien a faire de la maladie d’une petite vieille qui,de toute maniére,mourra dans six mois,tout au plus.Si il accepte de l’opérer,c’est uniquement pour approfondir sa connaissance du corps interne….Ou alors,uniquement parce que son esprit dérangé le lui ordonnait.Tout cela pour dire qu’il savait pertinnement qu’être aussi insensible envers ses patients était quasi-inhumain.Mais il n’avait pas le choix.Et de toute maniére,il n’était pas humain.Il était Esprit.Peut être ne croyait t-il pas entiérement a sa religion,mais il était quand même de la race des Esprits,et en tant que tel,avoir un comportement inhumain ne le gênait pas,outre mesure.En fait,ca le flattait.Il trouvait cela flatteur de ne pas être humain.Oh,il n’est pas fier de sa race non plus.En fait,la seule chose qu’il trouvait interessante chez elle,c’était justement qu’il pouvait employer la magie le plus aisément possible,c’est tout.Aprés,rien de surprenant.Une religion un peu absurde,des Esprits souvent faibles physiquement,la plupart avec un métabolisme de santé réduit,des ailes ridicules dans le dos,certains etaient même…Aveugles.Loic ne comprenait toujours pas pourquoi les Esprits possédaient des cas aveugles.Il était persuadé que rendre la vue a un de ces cas ferait de lui un véritable médecin,comme il l’entendait.Aprés tout,ca,c’était ce qui l’interessait.Pourquoi sa race voyait t-elle,mais possédait des cas non-voyants ?Tant de questions,qui trottaient dans la tête de Loic.Dans la partie inférieure gauche de son gros cerveau.Parce qu’il était loin de ne penser qu’a cela.Le raisonnement ci-dessus,n’est que la pensée la plus claire qui lui traversait son esprit dérangé,actuellement.Le reste serait trop indéfinissable pour être retranscrit,il vaut mieux donc le passer sous silence.

Venons en a la raison de sa presence ici.Il est vrai que le jeune médecin Esprit ne quittait que rarement sa clinique,même pour se rendre a son domicile,qu’il avait de toute maniére abandonné de maniére totalement indifferente.A vrai dire,il ne considérait même plus cela comme sa maison.pour Loic,cet endroit,c’était juste celui ou ses parents avait été tués.Il savait que,psychologiquement parlant,il serait malsain de retourner y vivre.Pas qu’il soit choqué de la mort de ses parents,non,mais il avait senti que,pour changer ses habitudes de vie,qui n’apparaîtrait plus jamais,il avait également dut changer de cadre de vie.Loic ayant déjà atteint son mode de pensée et son âge cerebral depuis quelques années,il n’avait donc pas changé sa perception des choses vis-à-vis de son ancien logement depuis le décés de ses gêniteurs.Il vivait donc dans sa clinique,avec ses outils médicaux,ses livres de magie,ses patients en quarantaine,et sa morgue,bien entendu.Il était dailleurs passé la bas,et c’était directement ce qui resultait de son arrivée ici.Il cherchait un corps bipéde.Humain,Esprit,Elfe,Neko,peu importait,il avait simplement besoin d’un corps bipéde.Et a la morgue,il y’en avait,certes,mais tous était en parfait etat,et justement,ca ne l’interessait plus.Il avait besoin d’un echantillon de chair décomposée,afin de mettre au point une formule contraire,permettant de régénerer les cellules mortes.Certes,la formulation était nettement plus complexe que cela,il fallait prendre en compte le fait que la partie en décomposition devait aussi être identifiable,que ses cellules ai encore une quelconque activité,malgré la mort,et des tas d’autres facteurs que personne,a moins d’être médecin diplomé,ne serait en mesure de comprendre.Il avait juste besoin de chair décomposée.De pas mal,de chair décomposée.C’est pour ca qu’il était a present au cimetiére.Même en plein jour,sa peau ne le brûlait pas.Il avancait simplement dans l’ombre des batîments et des arbres,qui masquait la tapante lumiére du soleil.Le cimetiére était fermé,la nuit.Il devait y aller,le jour.Même si il était desert.Dailleurs,c’était tant mieux qu’il était desert.

Personne autour de lui,tant mieux.Loic,de sa demarche de mort-vivant continua d’avancer,en levant le bras pour attrapper son majeur avec ses dents,et commencer a le ronger.Aprés tout,était-ce si interessant de mettre au point un reméde miracle ?D’un seul coup,alors que son objectif était a sa portée,Loic se moquait completement de cette formule.La raison ?Il avait decouvert quelque chose d’autrement plus interessant.

Un vase brisé,une fleur au sol.Il se baissa,la ramassa,la regarda,avant d’enlever une épine qui trainait dans un pétale pour la planter en travers de la tige.Curieusement,il se mit a rire,après,avant de placer la fleur froissée et transpercée entre ses doigts.Pourquoi l’attirait t-elle autant ?Mystére.En tout cas,il vit l’homme qui avait brisé le vase et qui se tenait a present debout sur ce caveau.Un jeune garcon.Loic regarda de nouveau la fleur,saisit un eclat du vase coupant,avant de le placer au milieu des pétales,transfomrant l’innocence fleur fanée en une véritable flechette mortelle.Puis,il regarda le jeune homme aux cheveux verts.

"Ces fleurs étaient vraiment laides. Le vase aussi. En fait...tout est laid, ici."

Loic regarda la fleur.Il regarda les eclats du vase.Puis,il sortit un scalpel,et les compara tout deux a la lumiére du soleil.En un instant,il s’accroupit sur le sol,avant de tracer une étoile a cinq branche juste en face des bris d’eclat.Puis,il les regroupa au même endroit,avant de se servir par magie a en placer par quantité equivalentes dans chacune des branches.Puis,il planta sa rose légérement modifiée au centre,avant de tracer un cercle autour de son mysterieux schéma.Enfin,il se releva,son scalpel a la main,pour se nettoyer un ongle de son index gauche avec,regardant le jeune garcon avec ses yeux en demi-cercle.

…..Toi aussi,donc.Moi,je viens d’arriver,je n’entre pas en compte.Je suis la pour donner plus de beauté a l’endroit.Tu veux être après le vase et la fleur ?

Bien entendu,son schéma avait beau être réussi,il n’en était pas « beau » pour autant.Néanmoins,la méthode de pensée de Loic était de contredire,encore et encore.Un garcon de 14-15 ans en face de lui,une mentalité de 5-6 ans dans son esprit,tel était son mode de pensée.Et puis,l’idée de beauté était relative selon les points de vue,non ?
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Esprit, Villageois

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Esprit, Villageois


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MessageSujet: Re: People in the graveyard?[Liibre.8D][TERMINE]   Mer 2 Sep - 23:46

Ce n'était pas qu'il n'aimait pas les cimetières. Juste qu'aller dedans ne lui apportait pas grand chose, à plus forte raison dans celui de la capitale, puisqu'il n'y vivait pas. Voilà la conclusion à laquelle il était parvenu, lorsqu'il s'était posé la question. Ces endroits ne servaient pas à grand chose, c'était un fait. On pourrait même dire qu'ils ne servaient à rien. En vérité, ces endrouts étaient même un peu morbides, quand on y repensait à deux fois. On marchait sur une terre où pourrissaient des végéteaux laissés là depuis trop longtemps, ainsi que les être aimés auxquels on était venu "rendre visite". Parler devant le cadavre à demi dévoré par des vers de ses parents, de ses amis ou enfants, tout en pleurant et racontant des choses inutiles en masse, juste devant le corps sans vie du destinataire de ces doux mots. Comme s'il allait entendre quoi que ce soit, alors que son cervaux ne risquait plus de marcher, à plusieurs mètres sous la terre... N'importe quoi. On aurait aussi bien pu les balancer tous dans une grande fosse, entassés les uns sur les autres, et jeter des fleurs dedans que le résultat aurait été le même. En quoi les morts avaient-ils besoin d'un quelconque respect puisque justement, ils étaient morts? Se prouver à sois même qu'on aimait la personne disparue, peut-être? Ce dit amour n'allait pas les ressuciter, non plus... Quand on meurt, on meurt, on a plus besoin de rien. Lui, en tout cas, préférait dépenser son argent pour les vivants. Et encore, pas tous, juste lui, et les quelques personnes qu'il n'aimerait pas voir souffrir. Accorder tant d'attention à des machabées en décompositions, recouverts par des kilos de terre dure et une pierre grise, ils étaient décidément tombés bien bas.

Les morts, on les laissait partir et on les oubliait, point. Une fois qu'on a passé le point de non retour, on est plus d'aucune aide à personne. Qu'on donne des choses aux autres, il comprenait. Savait-on jamais, peut-être vous rendraient-ils la pareille plus tard, si vous en aviez besoin. Mais un mort, depuis quand ça vous rendait quoi que ce soit? Les plus heureux, dans le lot, devaient être les fossoyeur et les fleuristes. Parce que, vu le nombre de stèles présentes dans ce cimetière, ça avait dû coûter plutôt pas mal question chrysanthèmes et fleurs en tout genre. Les sculpteurs aussi, sans doute, devaient profiter de l'intéret qu'on les gens à préserver cette pierre qui recouvrait un cadavre. Hm, il n'y avait aucun intéret les enterrer, au final. Quoi que, peut-ête pour l'odeur, tout de même. Ca ne sentait pas très bon, quelque chose qu pourrissait lentement. Au moins, là dessous, même s'ils ne servaient franchement à rien, ils ne dérangeaient pas.

Le jeune homme laissrer son regard se poser sur une autre des tombes, sur laquelle était posée une plaque de marbre, pas très épaisse, où était gravé en lettres dorées "notre fils bien-aimé". Tiens, c'était vrai qu'elle était relativement petite, quand on la regardait bien. Enfin, ce n'était pas comme si les passants allaient se préocupper de l'dentité de la personne, s'en soucier d'une quelque manière que ce soit. Tout le monde s'en fichait pas mal, que ce soit leur enfant, sauf les dites personnes, bien entendu. Mais à moins qu'ils aient peur d'oublier qui c'était, ça n'avait pas grand sens de mettre une telle décoration... Ou si c'en avait un, il lui échappait.

La raison de sa présence en ces lieux, s'il ne les aimait as tant que ça? C'était très simple: il s'était rendu à la capitale et l'endroit avait plus ou moins attiré son attention. Il n'avait rien à y faire en particulier, pas plus qu'il n'avait quoi que ce soit à faire ailleurs. Alors autant passer par ici, au fond. Ce n'était pas comme s'il devait se dépêcher et c'était toujours amusant de se dire qu'en creusant un peu, on écraserait des ossements. Bon, il n'allait certes pas creuser, c'était dégoutant. Aleksei n'était pas une petite nature, mais creuser des tombes restait dégoutant. Il n'en avait pas besoin. Un sourire étira ses lèvres, mais pas le genre de sourire qui éclairait un visage, conférait un air gentil et tout ce qui va avec. Non, lorsqu'il souriait comme ça, mieux valait ne se trouver près de lui. Un rien sadique, sans nul doute. Un sourire qui, somme toute, reflétait très bien sa personnalité et son humeur du moment. Cette même humeur qu'il avait pendant les trois quarts du temps, pour être exact. Il savait parfaitement qu'il n'était pas ce qu'on pourrait qualifier de "fréquentable", et cela lui allait à merveille. Les très rares amis qu'il avait, ou tout du moins, c'était ce qui s'en rapprochait le plus pour lui, lui suffisait amplement. Il se débrouillait très bien seul, la compagnie des autres c'était... Un surplus, il n'aimait pas ça. Sa vie, il comptait la finir non pas comme il l'avait commencée, quand il était encore petit, mais comme il avait décidé qu'elle serait. A savoir, seul.

Ce qui avait capté son attention, assez paradoxalement, et provoqué un sourire, étaient des voix. S'il y avait des voix, c'était qu'il y avait quelqu'un. Deux différentes. Pas des voix de femmes, donc, des garçons, il n'y avait pas d'autre hypothèse envisageable. Les gens étaient tous bons à être détestés, de toute façon. C'était drôle, de se disputer avec eux, de se battre. D'opposer les mots et arguments autant que la magie, et les armes pour les Neko... C'était si drôle. Avançant quelque peu vers l'endroit d'où provenait les voix, avant de monter sur une stèle en forme de croix. Bingo, il avait raison. Deux personnes se tenaient là, face à face. L'un d'eux devait être plus jeune que lui, peut-être de quelques années, et l'autre... L'autre devait avoir approximativement son âge, peut-être un peu plus, il n'était pas sûr. Qu'importait, ils étaient là, le blond ne les connaissait à prioris pas. En soit, rien d'étonnant à cela, puisqu'il n'habitait pas à la capitale. Néanmoins, il y avait quelque chose de dérangeant, sans qu'il arrive à saisir la nature de ce "quoi" pour autant. Le plus âgé avait l'air bizarre, sans compter qu'il tenait un scalpel entre ses mains. La vue de cet objet arracha un drôle de rictus, une grimace, à Aleksei. Tant qu'il ne s'en servait pas comme d'une arme, ça allait, mais... Bien qu'il ne soit pas particulièrement croyant, jamais, jamais le jeune Esprit n'aurait tenu quelque chose comme ça entre ses mains. Il n'aurait pas voulu être tenté de l'utiliser en cas de problème. S'il avat une bonne raison, qu'il pouvait l'expliquer, alors ça lui allait. Bien que l'apparence physique de ce dernier n'ai rien de rassurant, c'était le plus jeune, celui qui avait des cheveux verts, qui captait son attention.

Pas d'oreilles de chat. Pas un Esprit non plus. Ce n'atait pas un Elfe, il n'avait pas d'oreilles pointues. Alors, ça ne laissait plus qu'une seule option: un Humain. Instinctivement, Aleksei passa une main sur la partie gauche de son visage, celle qui avait été ravagée. Là ou était cette grande cicatrice qui la recouvrait presque entièrement. Il serra le poingt, laissant ses bras le long de son corps. Il avait envie de le tuer. Le tuer. C'était toujours comme ça, quand il voyait une personne de cette race. Dieu merci, ce n'tait pas si fréquent de ce côté du royaume, mais quand cela arrivait, invariablement, cette vieille haine remontait, lui serrait l'estomac, et rendait son sourire encore plus effrayant qu'il ne l'était une pognée de seconde plus tôt. Il le détestait. Peut-être parviendrait-il à remonter, à prioris non. Les Humains étaient de pathétiques créatures sans espoir, des personnes qui étaient mieux mortes que vivantes, qu'il haïssait plus que tout. Qu'ils meurent tous, et le monde ne s'en porterait que mieux. Qu'ils disparaissent de sa vue, de sa vie. Il n e les aimait pas. Son regard marron si foncé passait de l'un, à l'autre. Il ne les connaissait pas et n'avait pas envie de les connaitre. La simple vue de l'un de ces stupides... Humains... Réussissait à le mettre hors de lui. Et cet autre personne eh bien, il y avait fort à parier pour qu'il ne l'apprécie pas plus. Il ne partait certtes pas avec lemême désavantage que l'Humain, mais le simple fait d'être avec lui, de se trouver dans le même endroit, avait suffit, et largement.

Avisant un pentacle, avec ce qui ressemblait à des morceaux de verre dedans, et... Peut-être une fleur. C'était laid, en tout cas, de son point de vue. Personne n'avait besoin de ça... Et quand bien même quelqu'un en aurait eu besoin, lui non, alors il s'en contre fichait. Mieux, il amait particulièrement détruire ce qui ne lui servait pas. Il sauta donc de la tombe il était perché, pour attérir juste en face de l'étrange déssin. Après quoi, il donna un coup de pied dedans, éparpillant les composant autour de lui par la même occasion. Il n'avait guère entendu ce qu'ils se racontaient avant, il ne savait pas même depuis combien de temps ils étaient là. Ce n'étaient pas ses affaires, et jamais il ne se mêlerait des affaire d'un humain dégoutant. Jamais, pour rien au monde, à moins que ce soit dans le but d'écourter drastiquement son espérance de vie.

Lançant un regard dédaigneux à l'Esprit, celui qu'il lança au plus petit était plutôt dans le genre haineux.

"Qu'est-ce que tu fous ici... L'humain? "dit-il, avec tout le dégout que lui inspirait la dite personne, ou plutôt, la race à laquelle il appartenait.

Les vieilles rancoeurs entre Humains et Esprit ne s'éffaçaient pas juste avec un traité signant le fin d'une guerre, pas plus qua'avec le temps. Elles s'éffaçaient avec du sang et des larmes, de la douleur et des plaintes. De l'amitié entre ces deux races, aux yeux d'Aleksei, était impossible, inpensable. Innaccteptable.

"Et toi, si c'est pour faire des trucs aussi moches, tu ferais mieux de rien faire du tout ",dit-il cette fois ci à l'Esprit, dont il ne connaissait pas le nom ou la fonction. Quand il parlait de "trucs moches", il faisait bien sur référence à cette... Cet étrange déssin qu'il venait de détruire. Ses mots, il les pensait.
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Arme / Pouvoir  : Ses petites mains et ses petits bras.

MessageSujet: Re: People in the graveyard?[Liibre.8D][TERMINE]   Jeu 3 Sep - 2:17

Alexandre avait tout à fait le droit d'être ici. Rien ne l'en empêchait, après tout, le cimetière était un lieu public et ouvert à tous, que ce soient aux personnes venues visiter une tombe ou aux personnes avec un tout autre objectif en tête lorsqu'elles passaient les immenses grilles de fer qui marquaient l'entrée de ce lieu de tristesse. Il n'y avait personne pour surveiller l'entrée et voir qui entrait, personne pour vérifier la race ou le but dans lequel ils voulaient entrer. On entrait si on voulait. Même si Alexandre était un humain, quelqu'un qui n'avait en principe rien à faire de ce côté ci du Royaume, qui était traité comme un paria par les autres citoyens de la grande capitale, il avait le droit de se ballader entre les tombes, regarder les noms des défunts gravés sur les tombes, poser des fleurs sur les tombes...S'il y avait un endroit à Jiang Zemin qui pouvait être considéré comme un lieu neutre, c'était bien le grand cimetière. En son centre ne trônait-il pas un monument aux morts, érigé en souvenir de tous les tombés lors de la guerre civile qui avait secoué le pays d'Illea tout entier? De ce que le jeune homme aux cheveux verts s'en rapellait, il y avait également des noms d'humains gravés dans la pierre, aux côtés de ceux de nombreux Esprits, Elfes et Neko. Ce lieu leur appartenait autant qu'à eux, et il avait tout à fait le droit d'être ici. Cela lui impoprtait peu, au final, parcequ'il avait toujours grandis à l'Ouest, et que chaque recoin de cette ville, il le connaissait mieux que d'autres races venues s'installer par la suite dans les maisons voisines de celle qu'il habitait. Il était chez lui à l'Ouest, mais d'autres humains dans son cas, aussi peu nombreux qu'ils puissent être, ne pensaient certainement pas la même chose. Ils devaient se sentir comme des étrangers, habitant sur les terres de gens n'ayant pas la même apparence et religion qu'eux, empruntant un peu de la vie de ces personnes pour survivre. Cet endroit était probablement uns des seuls où les humains pouvaient ne pas se sentir honteux d'être dans cette partie du Royaume.

Bref, lui se sentait partout chez lui, et faisait comme chez lui. Il avait toujours agit comme bon lui semblait, que ses actes affectent les autres ou pas, il s'en fichait royalement. Et si ce qu'il avait fait au vase et fleurs de ces tombes lui avait déplu, ce n'était réellement son problème. Comme il l'avait dit précédement, ce n'était pas les affaires de cette personne.
Alexandre avait lentement décollé son regard vert du ciel bleu de l'été au dessus de lui pour le diriger vers la dite personne qui venait d'arriver. Et pour être franc, le jeune garçon eu bien du mal à se contenir et ne pas reculer d'un pas en arrière à la vue de l'étranger à qui il avait adressé la parole. Il fallait dire que l'apparence de cet homme, puisqu'Alexandre était presque sûr qu'il en était un, n'était pas des plus ordinaire, et ne rentrait sûrement pas dans la catégorie 'physique passe-partout' du trois-quart des personnes qu'il rencontrait dans les rues de Jiang Zemin. Le dos voûté, bien qu'il eu cru au premier regard qu'il était bossu, des cheveux en batail, un habillement qui laissait une forte impression de négligement de la part de son porteur, des yeux à dem-clos et cernés...Il était la parfaite réplique de la personne que l'on prenait huit fois sur dix pour un mort vivant lorsqu'on avait à le rencontrer dans un cimetière. Alexandre en avait malheureusement fait l'expérience, et se gifla mentalement pour avoir eu une pensée aussi stupide l'espace d'un quart de seconde. Il ne croyait pas aux vieilles légendes que l'on racontait, pas plus qu'aux fantômes et aux morts-vivants qui étaient censés hanter les cimetières la nuit venue. Cela lui paraissait tellement stupide qu'il ne pouvait s'empêcher d'en rire lorsque quelqu'un en racontaient; Les morts étaient morts, il n'y avait aucun moyen qu'il puissent revenir à la vie et sortir de terre pour faire Dieu sait quoi dans un cimetière. Le garçon qui venait d'arriver l'avait juste surpris à cause de son allure de déterré qu'il aurait souhaité ne jamais voir. Cela existait encore, des personnes qui faisaient aussi peu attention à leur apparence? Ou alors le faisait-il exprès? Dans les deux cas, cet homme qu'il estimait largement plus âgé que lui devait avoir un sérieux grain. Et en voyant l'étrange dessin qu'il avait fait au sol à l'aide de la fleur et des bouts du vase qu'il avait brisé, cette impression se fit encore plus forte dans l'esprit de l'humain déchu. Sur qui était-il tombé, encore?

…..Toi aussi,donc.Moi,je viens d’arriver,je n’entre pas en compte.Je suis la pour donner plus de beauté a l’endroit.Tu veux être après le vase et la fleur ?

Alexandre fronça un mince sourcil à l'entente de la phrase de l'homme dont-il ignorait jusqu'au nom. Après le vase et la fleur? Non merci, vu la manière dont-il les avaient arrangés, il ne préférait pas que cet homme l'embelisse, le résultat serait désastreux, de son avis. Et puis de quel droit s'excluait-il du lot des choses franchements laides qui parcouraient ce cimetière? Il était peut-être l'exemple le plus frappant de ce qu'il avait dit. Que ce soit des sculptures d'anges aux arbres qui parfois bordaient les allées aux personnes qui y rentraient, tout était laid. Le cimetière rendait les personnes encore plus laides qu'elles ne l'étaient, transformant leurs visages en masque de tristesse, témoin physique du deuil qu'elles portaient en elle. Même si ce garçon n'était pas en deuil et qu'il était arrivé après lui en cet endroit, il était quand même inclu dans le lot des choses laides à souhait que l'on trouvait ici. Après tout, il était là quand il avait prononcé cette phrase, non?

Le jeune garçon écrasa du pied une fleur qui se trouvait non loin de lui, et l'écrasa encore pour qu'elle ne soit plus qu'un mélange informe de bouts de pétales rouges et de cailloux, se confondant avec le sol gravilloné de l'allée où ils se trouvaient tous deux. Il releva ses yeux qu'il avait machinalement baissé vers le drôle de dessin que l'homme avait fait pour adresser la parole à ce dernier, sur un ton à mi-chemin entre l'agressivité et l'ennuye:

"Tu ne rends pas les choses plus belles en étant ici, je dirais même que tu les enlaidies."

L'humain déchu aux yeux d'émeraudes marqua une pause dans sa phrase, mais alors qu'il allait réouvrir la bouche pour ajouter quelque chose, une silhouette attérie violement et sans prévenir entre lui et le zombie, écrasant dans le même mouvement le dessin à terre, éparpillant les objets brisés qui le composaient. Par réflexe, Alexandre avait réellement cette fois esquissé un ou deux pas en arrière, ne tenant pas forcément à se prendre un coup de celui qui venait de l'interrompre d'une manière fort cavalière. Des cheveux blonds, des yeux foncés et vides, une grande cicatrice qui couvrait toute la partie gauche de son visage...Rien qu'avec un regard, Alexandre avait pu déduire trois choses de cet inconnu: De un, il s'agissait d'un Esprit, comme l'autre gusse qui jouait en face avec son scalpel, de Deux, ce n'était certainement pas quelqu'un d'aimable, et de trois, il devait même s'agir de quelqu'un de passablement dangereux. Le regard qu'il lui avait lancé après détruit le chef d'oeuvre de son semblable avait imposé dans son esprit cette idée comme une évidence.

"Qu'est-ce que tu fous ici... L'humain? "

Les mots avaient été comme crachés, et le visage du jeune garçon aux cheveux vert prit une expression aussi haineuse que le regard du blond devant lui, qui avait d'ailleurs ensuite adressé la parole à l'autre Esprit. Un léger sentiment de frustration l'avait envahi en entendant la phrase du jeune homme à la cicatrice, mais avait très vite été remplacé par un sentiment de colère. Ce qu'il faisait là? Comme il l'avait songé quelques minutes plus tôt, ce lieu public était ouvert à tout le monde, et il avait autant le droit que lui de s'y trouver en ce moment même. Il était chez lui autant que ce...type. Il n'avait pas le droit de lui demander ça, ça ne le concernait pas. Pas du tout, même.

"Je ne pense pas que ce que je 'foute' ici t'intérésse un tant soit peut, rétorqua-t-il d'une voix dont-il ne parvenait pas à cacher ou chasser la très distincte colère, Je fais ce qu'il me plaît ici. Et toi, tu fais quoi ici?"

Alexandre fit un pas sur la droite, se penchant légèrement pour entrapercevoir le visage de l'artiste au scalpel, auquel il dit, sur le même ton colérique:

"Et toi? Tu es juste venu rendre les choses plus belles, ou tu as autre chose à faire ici?"

Le jeune garçon soupira discrètement, serrant légèrement ses poings. Il savait qu'à ainsi parler à des Esprits, en tant que Déchu, il risquait gros. Mais il n'allait pas se laisser faire et s'écraser devant eux, ce serait sinon le début de la fin. Il avait le droit d'être ici autant qu'eux, il n'avait rien fait de mal à part détruire ces stupides fleurs, alors il estimait qu'il n'avait pas à partir, même si la situation incitait fortement à prendre la fuite.

En plus d'être une question d'honneur, cela avait toujours été dans son caractère d'agir ainsi. Et un caractère, même dans des situations comme celle-ci, ça ne changeait malheureusement pas.

[Je me déstresse avec un RP, comme vous avez pu voir...Désolée, MCDM, mais j'avais beaucoup d'inspiration.XD]

_________________


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Who wants to separate the world we know from our beliefs?
And who sees only black and white,
Distinguish loss from sacrifice.
Some day we may come to peace with the world within ourselves,
And I will await you, until I close my eyes.

When your time has come,
You know you'll be lonely once again.
And the final winter comes to us all,
Life is treacherous,
But you're not the only who must pretend.

I am the god in my own history, the master of the game.

When you close your eyes,
Mementos of summer retrieves your mind.
Like a drizzled afternoon cleans the air,
When the winter blows, you're glad you remember you really tried.


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Dernière édition par Alexandre Callandra le Jeu 3 Sep - 20:09, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: People in the graveyard?[Liibre.8D][TERMINE]   Jeu 3 Sep - 14:42

Véxé.

Loic était legerement véxé dans l’immédiat.En effet,si il faisait face a un jeune garcon,lui-même avait décidé d’adopter le point de vue d’un jeune enfant donc,il avait tout naturellement tracé ce schéma tout simple et l’avait agrementé de ses choses.il n’avait pas fait cela tout a fait par hasard,ce pentacle et la fleur au milieu était en realité une projection de son esprit dérangé,de facon a ce que son Interlocuteur comprenne bien a quel genre de type il avait affaire.Pas a quelqu’un de normal,donc.Mais ca,rien qu’en voyant son visage,on aurait put parfaitement le deviner.Loic resta un petit moment a regarder son dessin,l’air légérement satisfait.peut être de ce point de vue le trouvait t-il joli,mais certainement que si il avait observé cela en adoptant le mode de pensée d’une personne plus agée,il aurait trouvé son dessin relativement laid.Mais c’était ce a quoi il pensait pour le moment.Il s’imaginait un corps,entier,couché face a lui.Alors il y avait inséré des bris de verre dans les quatres parties autour du corps,avant de planter la fleur devenue pointue dans le cœur du cadavre.Et cette pensée l’avait rejouit.Loic n’afficha pas pour autant un sourire,toutefois.Il gardait son air habituel,de lent homme flemmardant,et fixa son dessin,comme si il se demandait comment l’améliorer.Il releva le regard vers le petit aux cheveux verts.Ce jeune garcon semblait avoir eu peur de lui,pendant un instant.Loic fronca les sourcils.Pourquoi avait t-on peur de lui,il était comme tout le monde.Dans cette partie du monde,c’était plutôt de ce jeune gringalet dont on aurait dut avoir peur,c’était lui qui n’était pas a sa place.Loic pensait cela a l’heure actuelle.Maintenant,il se dit aussi que,vut qu’il prenait cela avec son coté puéril,il avait très certainement une vision des choses deformées.Déformées pour en arriver a sa convenance,très certainement.Loic releva la main,qui tenait toujours le scalpel avec lequel il s’était amusé il y’a quelques instants,avant de mordiller l’extremité de la lame argentée qui lui faisait face,et qui était également recouverte de terre.Il releva ensuite une nouvelle fois le regard.Ce gamin était laid.Son dessin était plus beau.Ce fut les derniéres pensées de Loic en tant que petit homme.Car l’instant d’après,une vision de son pentacle,duquel il retira lentement la fleur fanée le fit redescendre a un mode de pensée different.A présent,qui sait a quoi il pouvait bien reflechir ?Le mieux aurait encore été de lui parler.Le fait est qu’il leva la fleur face a lui,et se redressa sur ses jambes,provocant ainsi des bruits de craquement de ses os,qui etaient restés longtemps en position accroupie.Il fixait la fleur,puis l’oreille du jeune garcon en face de lui.Il n’avait en réalité qu’une simple envie,etudié d’un peu plus près le cerveau de ce jeune garcon,qui semblait relativement enervé contre la vie.Son dessin,il n’en avait plus cure,a présent,tout ce qui comptait,c’était ouvrir le crâne de ce petit garcon.Son cerveau de Sociopathe n’y voyait,hélas,aucun inconvénient,mais toutefois,il ne fit absolument rien,et se contenta d’aller s’asseoir sur une tombe,en retroussant ses pieds,de maniére a ce que ses talons touchent son ventre.Puis,il rangea son scalpel dans sa poche,avant de se mordiller l’extremité du pouce,y faisait perler quelques gouttelettes de sang qu’il sucota.Il ne savait plus trop quoi faire.Ouvrir le crâne de ce gamin lui faisait envie,mais il savait pertinemment que si il le faisait et que quelqu’un le decouvrait,il serait devenu un criminel,comme la majorité des gens qu’il haissait.Alors il s’était retenu.Cela indiquait tout de même que son mode de pensée evoluait vers un meilleur coté pour tout le monde,il semblait enfin reflechir intelligemment.Cela ne voulait pas dire pour autant qu’il cesserait d’agir de facon aussi etrange.Loic continuait de se mordiller le pouce.Quand il remarqua que son autre main tenait toujours la fleur fanée.Il la leva face a lui,avant de la regarder d’un air fatigué.Ses lévres s’ouvrir légérement,comme un malade mental qui fixait quelque chose de trop complexe a comprendre pour son cerveau a la limite de l’auto-destruction.Il fixait la fleur,pour ensuite y retirer quelques pétales,jusqu'à ce que la tige presque plus verte se presenta a lui.Puis,il en coupa la moitié,afin d’enréduire la taille.Enfin,il la glissa entre deux de ses phalanges,pour la faire remuer a la maniére d’un marionettiste.

Il la leva ensuite dans son champ de vision face au jeune garcon juste a coté de lui,et les superposa a sa vue.Il avait eu raison.Cette tige verte lui ressemblait désormais etrangement.Ce garcon était aussi laid que le végétal que Loic tenait encore entre ses doigts.Et il lui ressemblait.il était petit,maigre,faible,de la race la plus détéstée du pays,et vert.Comme la tige avec lui.Petite,fine,fanée,d’une catégorie botanique relativement peu resistante aux chagements climatique,comme en temoignait son êtat actuel,et elle était verte.La tige et le jeune garcon etaient pareils.Loic la lanca donc négligemment vers la tête de ce type,comme si il s’était agit d’une flechette.Sauf que ce n’était pas une flechette.C’était une tige de fleur,tout simplement.

Le petit homme aux cheveux verts qui allait recevoir son magnifique présent de comparaison ecrasa quelques fleurs a coté de lui,d’un geste visiblement enervé.Loic regarda les pétales qu’il avait aplatit.Malgré le contact avec la chaussure de ce petit homme,ils etaient encore similaires a leur forme originelle,plat.Des pétales plats qu’on ne pouvait ecraser,il fallait les déchirer.Puis,le petit homme se tourna vers Loic.Ce dernier le fixa d’un regard neutre,sans sourciller ne serait-ce qu’une seule fois.

"Tu ne rends pas les choses plus belles en étant ici, je dirais même que tu les enlaidies."

Loic n’était plus véxé,non. Il comprenait parfaitement la facon de penser de ce petit homme aux cheveux verts.Il la comprenait,car il savait que la notion de beauté était relative.Il le savait car lui-même était capable de trouver quelque chose de vert beau il y’a quelques instants,puis de le peindre en rouge avant de declarer qu’il est bien mieux comme ca,et que le vert est une sale couleur.Loic était quelqu’un dont l’esprit en constante activité commetait parfois des auto-contradictions.Loin de le rendre plus presentable,cela ne fait souvent que rajouter a sa bizzarerie habituelle.Le jeune médecin leva son index,avant de le pointer vers le nez du jeune homme,toujours assis sur une tombe.

Je t’enlaidit aussi,alors.C’est pour cela que tu est si imparfait ?

Il avait dit cela le plus naturellement possible du monde,sans même une trace d’agressivité ou quoi que ce soit d’autre.En fait,on aurait put se demander si il avait questionné le petit homme sur son apparence,ou sur le temps actuel. Le ton employé était strictement le même. Et une voix vide qui sortait de la gorge de Loic.De toutes maniére,au vut de l’analyse comportementale rapidement éxécutée par l’Esprit médecin,en voyant le jeune homme,ce petit homme vert semblait atteint d’un cas profond d’antisocialisme.Ca n’était pas bon pour lui,ca,ca sous-entendait qu’il avait souvent a être embarqué dans divers bagarres,ou dans des conflits mineurs,mais pour quelqu’un de son âge,ca restait quand même quelque chose d’assez grand.Dailleurs,Loic lui avait quasiment demande « pourquoi tu est aussi laid ? » en soit,le jeune médecin estimait que cela devrait le faire réagir.Du moins,suffisamment pour pouvoir proceder a des analyses bien plus poussées.

Un bruit a sa gauche.Loic tourna lentement la tête,pour apercevoir quelqu’un de mal-vêtu demolir son schéma a coup de pied.Il n’en avait rien a faire,ce schéma,ca n’était plus lui qui l’avait fait,de toutes maniéres.C’était l’ancien lui,le lui actuel n’était plus celui qui avait fait ce schéma.Le lui actuel n’avait cure du schéma.Alors il n’avait absolument rien a faire du sort de ce dessin qu’il avait pourtant lui-même tracer.C’était comme un lointain souvenir dans son esprit.En revanche,il fut plus attiré par l’individu mal habillé qui l’avait detruit.Pourquoi avait t-il fait cela ?Pourquoi avait t-il detruit ce dessin ?Immédiatement l’esprit logique de Loic reproceda a une analyse comportementale.Il n’y avait pas grand-chose a en tirer.Le type en face de lui était tout simplement une version améliorée du petit vert.Quelqu’un de plus agé,plus dangereux,et plus associal.C’est tout.Loic le regarda encore un instant.Avec ce genre de regard capable de vous poursuivre même après vous être endormi.

"Qu'est-ce que tu fous ici... L'humain? "

L’humain.Il ne lui parlait pas a lui,il parlait au petit vert.Mais l’Esprit avait avancé,et a présen,Loic pouvait voir son visage.Un visage qui le marqua d’un seul coup.Cet homme avait une grosse cicatrice au milieu de sa face.Loic ecquarquilla soudainement les yeux,avant de se mordre l’index.Une cicatrice hideuse,informe.Qu’elle était belle .Dommage que le tableau de fond soit aussi hideux.

"Je ne pense pas que ce que je 'foute' ici t'intérésse un tant soit peut.Je fais ce qu'il me plaît ici. Et toi, tu fais quoi ici?"

Loic tapa des mains.Il se rejouissait de voir que ces deux êtres associaux communiquaient entre eux,sans prendre garde a lui.Cela lui permettait d’avoir la vue d’ensemble qu’il souhaitait.Il tapa dans ses mains,comme si il était content.Puis,il remarqua que le jeune garcon le fixa de nouveau.

"Et toi? Tu es juste venu rendre les choses plus belles, ou tu as autre chose à faire ici?"

Loic le regarda un instant.Un instant,avec un œil si poussé qu’il était légérement injecté de sang.Puis,il posa lentement son index sur ses lévres,pour lui intimer l’ordre de se taire.il n’avait pas envie pour l’instant de s’occuper de lui.Pour l’instant,c’était cette cicatrice,ce qui l’attirait.

"Et toi, si c'est pour faire des trucs aussi moches, tu ferais mieux de rien faire du tout "

Loic,en guise de réponse, se releva,avant de s’approcher d’un pas très souple pour sa corpulence,comme un chat,vers le jeune homme,puis,leva son bras droit,avant de pointer du doigt la cicatrice de ce type en haillons.

Il ne prit aucune attention a ses précédentes paroles.Il se contenta de pointer la balafre.

Il faut l’agrandir,pour masquer ce qu’il y’a derriére.Cela ferait plus beau.Laisse moi faire.

Puis,il tourna rapidement la tête vers le petit vert,changeant completement de regard,avant de faire un sourire,comme si il était tout a fait sympathique.Mais sur son visage,un tel sourire était plutôt du domaine de l’inquiétant.

Je suis venu pour quelque chose,je repartirais pour autre chose.C’est comme ca pour tout le monde.
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MessageSujet: Re: People in the graveyard?[Liibre.8D][TERMINE]   Dim 27 Sep - 0:27

Il n'aimait pas les humains, c'était un fait avéré. Ils étaient tous pathétiques, ça aussi, c'était un fait indéniable, et personne n'y pouvait rien, encore moins eux. Ils n'étaient bons à rien, absolument rien. Ils ne vivaient tout au plus qu'une ridicule petite centaine d'années, c'était si peu. Un nombre aussi petit que leur honneur, et aussi insignifiant que leur avis. Presque rien, en clair. Pas assez lourd pour faire pencher la balance d'un côté ou d'un autre, des poids qu'on devait porter alors qu'ils ne nous étaient d'aucune utilité. Et après la guerre civile, certains s'étaient même acharnés à continuer à leur pourrir la vie, à eux, les Esprits. Que des êtres avec des oreilles de chat viennent, il s'en fichait, mais que des Humains restent, c'était révoltant. Et s'il détestait cette race en particulier, il haïssait encore plus ceux qui, en plus de partir avec l'évident handicap d'en faire partie, avaient le même regard que celui qui se tenait devant lui sur le moment. Comme s'il se croyait son égal, comme s'il pensait même être mieux que lui. Cette simple pensée était si invraisemblable qu'elle en devenait même drôle. Une personne comme lui, lui arriver plus haut qu'à la chevillle, ou même ce simple niveau? S'il avait au moins conscience de sa propre infériorité par rapport à lui, c'aurait déjà été ça de gagné, mais non. Il fallait qu'il pense être quelque chose d'autre que ce qu'il était. Enfin, il pourrait toujours prétendre ce qu'il voulait, il n'était pas chez lui, et il n'y serait jamais. Où qu'il aille, que ce soit ici parmis les tombes, dans cette maison qui devait être la sienne, ou dans les rues d'une quelconque ville, il n'y serait pas plus. Ce côté d'Illea n'était absolument pas l'endroit où il devrait se trouver. Assez paradoxalement, s'il repassait de l'autre côté après avoir séjourné dans celui-ci, il serait peut-être soupçonné d'être un traître, serait sans nul doute mal vu. Au moins autant qu'à l'Ouest, ça ne faisait pas l'ombre d'un doute. Au final, se ranger dans un camps qui n'était pas le sien signifiait repousser toute chance d'entrer dans une douce normalité.

Mais ce n'était pas une forme de courage, non, loin de là, bien au contraire. C'était une forme de stupidité dans le cas des Humains. Parce qu'ils ne pouvaient pas faire preuve d'autre chose que de stupidité, tout simplement.

Ceci dit, de toute évidence, certains Esprits aussi. L'homme qui était avec l'humain était peut-être intelligent, peut-être pas. Tout ce qu'il voyait, c'était qu'il était complètement décalé, et pas dans le bon sens du terme. Ce n'était en rien un compliment, vor même l'exact contraire. Mal coiffé, ses cheveux partaient absolument n'importe comment, dans la plus totale anarchie, et ses vêtements avaient le mérite d'être les plus simples, laids de son avis, et peu recherchés qui lui aient été donné de voir. C'était sans même parler de sa manière de se déplacer, le dos voûté à l'extrême comme l'eut fait un vieillard perclu de courbatures, et de grands cernes violets soulignant ses yeux vides. Aleksei, lui, faisait toujours attention à ce qu'il portait, et n'aurait jamais revêtu de tels habits. Il s'habillait volontairement d'une manière qui attirait l'attention, accentuait l'impression qu'il dégageait, et parfois, choquait. Jamais il ne serait sorti sans avoir, au moins un peu, arrangé ses cheveux au préalable, et son maintient était parfait. Un chat aurait eu le dos rond face à lui. Les vestiges d'une éducation bourgeoise ayant exigé de lui d'agir correctement, des réflexes qu'il ne perdrait sans doutes jamais et qui ne trompaient pas. En somme, pas le genre d'éducation dont avait du bénéficier les deux autres. Et de toute façon, pour être tout à fait honnête, il s'en fichait pas mal. L'un avait l'air d'un zombie tout droit sorti d'un conte pour faire peur aux petits enfants, et l'autre était un misérable Humain.

Quelle agréable companie pour passer le temps, hm.

"Je ne pense pas que ce que je 'foute' ici t'intérésse un tant soit peut. Je fais ce qu'il me plaît ici."

C'était définitif, il le haïssait. Et cet espèce d'idiot qui se prenait pour ce qu'il n'était pas avait besoin d'une bonne leçon. Il lui avait parlé sur un ton qui ne lui avait pas plus du tout, pour ainsi dire. Très clairement, il venait d'obtenir la confirmation de ce qu'il avaot pensé quelques secondes plus tôt, à savoir qu'il se croyait son égal. Savoir ce qu'il faisait ici, il était vrai, ne serait probablement pas mortellement intéressant, mais il lui avait posé une question. Et s'il la posait, c'était pour qu'on lui réponde de manière satisfaisante, point final. Déjà, qu'une personne "normale" lui réponde de la sorte, ça ne lui aurait pas plu. Mais en plus de ça, pour couronner le tout, il fallait que ce soit un Humain. Vraiment, il ne manquait pas d'humour. Pas de chance pour lui, le jeune Astrehn était d'humeur à tout sauf à plaisanter. Et plus particulièrement à remettre à leur place des personnes qui ne semblaient pas avoir bien compris où elle se trouvait. Il y avait des limites, et il ne fallait pas les dépasser. Or, c'était exactement ce que venait de faire le jeune garçon aux cheveux verts: outrepassé ce qu'il pouvait accepter. En soit, il fallait bien avouer qu'elles n'étaient pas très grandes, puisqu'elles se résumaient à tolérer qu'il soit là, et qu'il existe, qu'il respire le même air que lui. De son point de vue, c'était déjà trop, de toute façon.

Et c'était sans même parler de son magnifique "je fais ce que je veux". Ajouté au ton sur lequel la phrase avait été prononcée, c'était largement trop. Téméraire, certes. Ou simplement, tout comme cette idée sutpide qu'il avait eu de rester à l'Ouest quand tous les autres de sa race avaient décidé de partir du côté inverse, c'tait juste idiot. Et suicidaire. Sur le moment, le blond dû se retenir pour ne pas envoyer son poing valser dans la tête de l'autre. Très franchement, c'était une perspective tout à fait séduisante. Il avait échangé quelques mots avec l'autre, il n'avait pas fait attention à la teneur de son discours. Il s'en fichait pas mal, au fond. En revanche, il lui avait également demandé ce qu'il faisait ici. Comme s'il devait s'abaisser à réponde aux quesrions d'un être aussi insignifiant que lui? N'importe quoi. Il ne lui en fallu pas plus pour s'avancer vers l'objet de sa soudaine colère, et l'attraper par le col. La haine dans son regard, combiné au dégoût que lui inspirait pourtant le moindre contact avec cette personne, aurait eu de quoi en effrayer plus d'un. Mais quelque part, il savait que ce n'était pas ça qui changerait quoi que ce soit. Tout ce qu'il voulait, c'était le remettre à sa place. Le reste, il aviserait plus tard. Advienne que pourra, comme on dit. Ce n'était pas réfléchir à ce qui pourrait bien se passer par la suite qui allait changer le cours des choses, de toute manière.

"Reste à ta place, pauvre idiot... Et si tu tiens à ce que ta petite tête reste bien sur tes épaules, je te conseille de me parler autrement... "

Le bourgeois avait été on ne peut plus sincère lorsqu'il avait parlé, le ton lourd de menaces. Il aurait bien volontiers fait explosé ce qui lui servait de tête, c'aurait été de belles décorations pour les tombes, des fleurs de sang et de chair... Rien qu'à cette pensée, il eut un sourire amusé. C'était relativement rare qu'il en ai, au fond, mais il avait envie de le frapper, et de le laisser pour mort ici même, au milieu de ce grand cimetière. Quelqu'un finirait ar le remarquer, mais personne ne se soucierait de la mort d'un simple Humain. Même celle d'un chien était plus importante... Ou, réflexion faite, sans doute que cela aurait de l'importance pour sa famille, s'il en avait encore une, évidemment. Mais étant donné que leur avis n'avait aucune sorte d'importance, cela ne comptait pas. Les larmes et la tristesse de ces personnes l'amusaient plus qu'autre chose. Ils n'avaient que ce qu'ils méritaient, àn savoir du malheur, des larmes et de la peine, ainsi que du vide et de la mort. Il rendrait un service au monde en se débarassant de lui, et Dieu savait comme c'était rare qu'il rende un service à qui que ce soit.

"Il faut l’agrandir, pour masquer ce qu’il y a derrière. Cela ferait plus beau. Laisse moi faire."

Aussitôt qu'il eut pointé la cicatrice d'Aleksei du doigt, il se condamna dans son estime. En quelque sorte, il avait creusé sa tombe, s'était gentiment placé dedans, et avait même remis la terre par dessus. Cette cicatrice, c'était la preuve de sa haine pour les Humains. C'était de leur faute, au fond. S'ils n'avaient pas été si pathétiques, rien de tout ça ne serait arrivé, et il n'aurait jamais eu cette brûlure sur toute la moitié gauche de son visage. Elle ne le dérangeait plus, à présent, et il ne la recouvrait que rarement. A vrai dire, il ne le faisait qu'unquement quand il ne voulait pas se faire remarquer, en somme, très, très peu souvent. Il se fichait pas mal que les autres la voient, cela lui donnait quelque chose d'effrayant, le plus souvent. Un peu comme une sorte de confirmation qu'il n'avait pas que l'air d'une personne violente, qui allait au bout de ce qu'elle voulait, quel qu'en fusse le prix. Une personne qu'on aimait pas compter parmis ses ennemis. Alors, que l'autre veuille "l'agrandir", comme il disait, c'était... Idiot.

Lâchant de suite l'autre garçon, il se retourna vers l'homme courbé qui avait prononcé cette phrase. Il ne le toucherait pas, de toute façon. Aleksei était un bon combattant, qui n'hésitait pas une seule seconde à tuer son adversaire. Voir même, désirait le tuer. Un combat, c'était bien pour se débarrasser de son adversaire, non? Cette manière de penser ne le rendait que plus dangereux encore, et il fallait en avoir conscience. En soit, ce ne devait pas être une chose très difficile à deviner, dès lors qu'on l'avait entendu parler plus de deux secondes à peine. Et ce n'était pas le fait d'être dns un cimetière, lieux sacré où "reposaient" -même si lui aurait tout simplement dit pourrissaient, se décomposaient des cadavres- des morts, quyi allait le déranger et l'empêcher de se défendre en bonne et due forme si cela s'avérait devenir nécéssaire de son point de vue.

Il n'avait de respect pour rien ou presque, et les âmes des morts n'en faisaient pas partie, pas plus que l'opinion publique.

"Ce que tu penses, je m'en fiche... Et t'avises pas de me donner d'ordre, c'est pas parce que t'es un Esprit aussi que je vais te laisser faire quoi que ce soit. "
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MessageSujet: Re: People in the graveyard?[Liibre.8D][TERMINE]   Dim 18 Oct - 17:48

C'était une position plutôt dangereuse dans laquelle il s'était mit, volontairement qui plus est. Néammoins, Alexandre ne semblait pas vraiment s'en soucier, en apparence tout du moins. Ses sourcils toujours froncés, donnant à son visage cette expression à la fois butée et determinée qu'il arborait lorsqu'il était en colère, les poings serrés à lui en faire mal, il ne paraissait pas du tout avoir peur. Il aurait du pourtant, il avait face à lui deux Esprits, contre lesquels il aurait certainement perdu dans un combat, qu'il fut loyal ou non. En plus d'être un humain, la race par définition la plus faible de tout Illea, il était un Humain Déchu. Déchu. Ce petit mot qui accompagnait le nom que l'on donnait à sa race changeait toute la donne. S'il avait été un Humain tout court, il n'aurait pas eu d'ennuis face à deux Esprits, il aurait même été en position de force. Pas physiquement, mais d'un point de vue moral, il aurait été le dominant. Seulement, en tant qu'Humain Déchu, il était à la fois en position de dominé moralement et physiquement. Parcequ'il était du mauvais côté de la ligne, il n'avait aucun avantage, que des désavantages. Et pour dire vrai, cela l'énervait au plus haut point. Reposant son regard vert foncé sur le garçon blond, il du se faire violence pour ne pas reculer encore de quelques pas. Les yeux de l'Esprit étaient vides, comme ceux de tous les autres Esprits, et pourtant, ils lui faisaient froid dans le dos. Se retrouver face à quelqu'un qui vous parle et ne semble pas vous voir était déjà assez dérangeant en soit, mais chez le blond, cette absence de vie dans les prunelles rendait son visage littéralement effrayant. Il vous donnait de vous retourner et fuir, il devait l'admettre. Et pourtant, Alexandre Callandra n'était pas quelqu'un que l'on aurait pu qualifier de peureux, loin de là, même. Il était assez courageux dans l'ensemble, mais ce garçon faisait parti des choses dont-il se méfiait. Parceque seulement en le regardant, il pouvait affirmer que s'il avait voulu le tuer, il l'aurait fait sans hésitations. L'éthique retenait en général les personnes d'accomplir ce geste irréversible qu'était tuer un autre être vivant comme eux, mais l'éthique ne devait plus vraiment compter dans la situation présente. Il était un Humain Déchu, et d'après le blond sans aucun doute, quelque chose qui n'avait rien à faire ici, un intrus qu'on aurait mieux fait d'élimliner au lieu de le laisser vivre et respirer. A partir du moment où l'esprit pensait de cette façon, il y avait un réel danger pour le jeune homme aux cheveux verts. En montrant sa peur ou en s'inclinant face au blond, il aurait été moins en danger, c'était indéniable. Mais se comporter de la sorte l'aurait humilié, et Alexandre détestait être humilier. Il ne supportait pas ça. Alors même si cela le mettait en danger, il ne baisserait pas la tête.

Il n'y pouvait pas grand chose, comme il l'avait dit avant, même dans ce genre de situation, le caractère ne changeait pas miraculeusement pour vous empêcher de comettre d'idiotes bêtises.

Quand le blond avait esquissé un pas dans sa direction, Alexandre n'avait pas reculé, pas plus qu'il n'avait cherché à sa débattre lorsqu'il l'avait violement atrappé par le col de sa veste. Ses mains également serrées sur son col pour empêcher ce dernier de ne complètement l'étouffer, il avait écouté l'Esprit lui parler en le fixant sans ciller. Ses yeux étaient vides, mais la colère qui animait son visage les rendaient presque vivants, définitivement effrayants.

"Reste à ta place, pauvre idiot... Et si tu tiens à ce que ta petite tête reste bien sur tes épaules, je te conseille de me parler autrement... "

Le ton avec lequel il s'était adréssé à lui, plus que colérique et dégoûté, était surtout menaçant. Alexandre ne doutait pas une seule seconde qu'il mettrait en pratique ses paroles. Mais malgré les menaces clairement proféré à son encontre, il resta sans bouger, fixant toujours l'autre dans les yeux. L'étreinte des mains du blond sur sa veste ne semblaient pas vouloir se désserer, et Alexandre du y mettre du sien pour ne pas lui cracher à la figure. Il le détestait vraiment, ce type qui se croyait mieux que lui. Il se fichait bien de qui il était, de son nom, ou même de savoir s'il avait de la famille, une petite amie, tout ce qu'il aurait voulu sur l'instant était de le voir mort. Mort, le visage ensanglanté, ses yeux fermés et qui jamais plus ne se réouvriraient. Certains auraient été choqué par de telles pensées de la part du jeune garçon aux yeux d'émeraude, mais c'était bien la tout ce qu'il ressentait. Voir un chien mort, écrasé sur le bas côté d'unes des rues de Jiang Zemin, l'aurait beaucoup plus touché que la vue du cadavre de ce garçon. Il y avait une différence entre un chien mort ou une personne morte, qu'elle soit Neko, Humain, Esprit ou Elfe, mais sincèrement, Alexandre aurait mille fois préféré épargner la vie d'un chien plutôt que la vie de ce débile qui le tenait toujours par le col.

"Il faut l’agrandir,pour masquer ce qu’il y’a derriére.Cela ferait plus beau.Laisse moi faire."

Alexandre tourna comme il le pouvait son visage vers l'autre Esprit au dos voûté, qui s'était rapproché d'eux en prononçant ses paroles. Il avait pointé la cicatrice de l'Esprit blond du doigt, et Alexandre devina que ce dernier n'avait guère du apprécier le geste, car sur la seconde, il l'avait lâché, pour se retourner vers l'autre. Ne prêtant plus attention aux deux Esprits, Alexandre tituba quelques secondes avant de ne retrouver son équilibre. Il toussota légèrement, tentant dans le même temps de retrouver une respiration normale. Ce crétin avait sérré fort, décidement...
Reposant son regard sur le blond et le brun, le jeune humain entendit le blond rétorquer quelque chose à l'autre, et s'il ne comprit pas vraiment les paroles, il entendit que le ton de sa voix ne s'était pas vraiment radoucie. Visiblement, que l'autre soit un Esprit ou non, ça ne semblait pas changer la donne. Enfin, qu'ils se battent ou non, le garçon aux yeux verts s'en fichait royalement, tant qu'ils ne s'en prenaient pas à lui. Ce n'était pas parceque l'Esprit au dos voûté ne lui paraissait pas être un aussi gros danger pour lui que l'autre qu'il ne devait pas s'en méfier. Il était étrange, après tout, qui savait de quoi il était capable?

Se replaçant à côté de la tombe abandonnée dont-il avait cassé le vase quelques minutes plus tôt, il saisait un bout de porcelaine du dit vase, le jetant à côté des deux Esprits, qui se trouvaient juste à quelques pas devant lui. Il n'avait pas été jeté dans le but d'attérir sur uns des deux, juste dans l'optique de reconcentrer l'attention des deux plus âgés sur le plus jeune.

"Qui te dis que tu repartira? dit-il, le regard posé sur un autre bout de procelaine qu'il avait prit sur la pierre tombale, s'adressant à l'esprit aux cheveux foncés, Il n'a pas l'air d'être très aimable, ton ami. Peut-être ne voudra-t-il pas nous laisser partir."

C'était juste de la provocation, et Alexandre savait ce qu'il risquait en le faisant. Mais il était décidé à ne pas partir de là, ni à obéir au blond. Alors puisqu'ils semblaient coincés ici pour un moment, c'était autant qu'ils aient une conversation intéréssante, non?

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Who wants to separate the world we know from our beliefs?
And who sees only black and white,
Distinguish loss from sacrifice.
Some day we may come to peace with the world within ourselves,
And I will await you, until I close my eyes.

When your time has come,
You know you'll be lonely once again.
And the final winter comes to us all,
Life is treacherous,
But you're not the only who must pretend.

I am the god in my own history, the master of the game.

When you close your eyes,
Mementos of summer retrieves your mind.
Like a drizzled afternoon cleans the air,
When the winter blows, you're glad you remember you really tried.


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MessageSujet: Re: People in the graveyard?[Liibre.8D][TERMINE]   Dim 18 Oct - 19:56

Finalement,cette sortie dans le cimetiére se revelait être bien plus ennuyeuse que prévue.A la base,Loic etait venu pour s'amuser,principalement.Bon,c'etait vrai,peut être qu'il ne faisait pas grand chose de sa vie,et qu'il s'amusait presque sans interruption,mais pour lui,c'est justement une raison de plus pour ne pas s'arrêter.Après tout,jusqu'ici,il n'avait eu aucun probléme.Toute sa vie n'avait,certes pas été rose,mais elle n'etait pas non plus un cas desespéré.Enfin,compte tenu de sa faculté etrange de raisonner differemment des autres personnes,Loic etait conscient qu'il avait de la chance d'être doté d'un quotient intellectuel nettement plus élevé que la moyenne des gens.Ca lui avait permis de devenir plus ou moins ce qu'il est aujourdhui.Un médecin extrêment doué.En tout cas,malgré son intelligence,son temperament légérement fou n'avait pas pour autant changé.Il n'etait pas commun,c'etait quelqu'un d'anormal.Il le savait parfaitement,mais ca ne le dérangeait pas pour autant.Être quelqu'un d'aussi décalé par rapport aux autres personnes etait plutôt un avantage,selon lui.Il suffisait de regarder les deux autres individus présents dans le cimetiére pour s'en assurer.Et un humain,et un Esprit,et les deux n'etaient pas du tout comme Loic.EN revanche,l'un comme l'autre présentait beaucoup de similitude avec l'être "normal".Ainsi,l'humain comme l'Esprit etaient tout deux d'un temperament visiblement violent.Et aucun des deux ne semblait enclin a se laisser faire,ou a se faire dicter ses ordres.Mentalement parlant,ce jeune garcon a la tête verte et ce grand type a la si belle cicatrice n'etaient pas tellements differents.En fait,leur facon de penser etait êxtremement similaire,plutôt.L'un etait l'archétype même du raciste invétéré,qui ne pensait qu'a chasser les déchus du territoire de l'Ouest,et a commencer par les plus récalcitrants,tel que ce jeune garcon,la.Et le dit jeune Garcon n'etait pas bien different dans le sens,ou,buté comme il avait l'air,il n'avait vraisemblablement pas décidé de bouger de la ou il etait.Et forcément,cela entraîna quelques sequelles,qui révélérent encore un petit peu plus le caractére si simpliste de ces deux personnages,comme par exemple,le fait que le blond balafré empogna le jeune humain pour commencer a l'etrangler.Loic n'eu aucune réaction particuliére,quand cela arriva.Ca n'est pas qu'il hais les déchus,ou qu'il avait une dent contre ce petit homme vert,non,c'etait plus parce qu'il n'avait pas envie de perturber ce blond.Il ne savait pas trop pourquoi,mais il se disait que si il intervenait,et bien cet homme serait sans doute très en colére.Ca ne lui faisait pas vraiment peur,comme perspective,mais c'etait tout de même inquiétant.Pas vraiment inquiétant pour sa personne,il savait que si il n'aurait peut être pas tenu tête dans un affrontement de puissance magique offensive contre cet homme,il etait quand même un médecin important.Signaler son statu lui donnait le droit de rester en vie.Un simple villageois qui assassinait le médecin chef de la Capitale,ca n'aurait certainement pas plut aux autorités.Pour le reste,comme les blessures et autres hematomes que le Balafré aurait put lui causer,Loic s'en moquait.Après tout,il ne ressentait pas la douleur physique.C'est pour cela qu'il aurait put être brulé,avoir un bras en moins ou un os brisé,il garderait la même face pour fixer les autres personnes.Le même visage,toujours après avoir été bléssé au sang.Comme un véritable zombie,un mort vivant.Oh,oh,certes,Loic n'etait ni l'un ni l'autre,mais au fil du temps,il s'etait appliqué sur lui même tellement de sortiléges curatifs que la douleurs n'etait plus vraiment significative pour lui.C'etait devenu une simple information de son cerveau,rien de plus.Et donc rien qui ne l'oblige a changer d'expression.Donc non,la douleur n'etait pas un problême pour Loic.En revanche,pour ce jeune humain,ca semblait être le cas.

"Reste à ta place, pauvre idiot... Et si tu tiens à ce que ta petite tête reste bien sur tes épaules, je te conseille de me parler autrement... "

Non,ca n'etait pas le cas.Le pauvre jeune garcon etait a présent entre les mains de l'Esprit,a etouffer sous l'etreinte des doigts du jeune a la cicatrice béante.Loic ne savait pas trop ce qu'il devait faire pour le moment.Par conséquent,il adopta une attitude qu'on aurait jamais cru possible dans pareille situation.Il placa les mains dans ses poches,avant de s'eloigner legerement des deux hommes,les regardant une nouvelle fois,avant de saisir une branche qui traînait au sol.Puis,il revint a sa place d'origine,avant de placer de l'herbe verte sur le sommet de la branche,et de sortir un de ses scalpel.Avec lequel il effectua ensuite quelque chose qui,sans nul doute,condamnerait définitvement l'opinion que les deux autres avaient sur lui.Il leva la légére lame,pour ensuite s'entailler le visage,dans un segment presque parfaitement identique a celui de l'autre personne.Cela n'etait pas une blessure significative,et il aurait tôt fait de la faire disparaitre avec des sortiléges.Néanmoins,il le fit quand même.Aucune douleur,aucune souffrance,cela fait bien longtemps qu'il ne les ressentait plus.Puis,et enfin,il saisit du sable au sol,et se le placa dans ses cheveux ebourrifés,pour les rendre plus clairs qu'a l'accoutumée.C'est ainsi qu'il saisit le bois qu'il avait rammassé avec ses deux mains,pour faire mine de l'etrangler a son tour,tout en imitant scrupuleusement les gestes de l'Esprit a la cicatrice.La scéne devait être relativement etrange pour quiconque passerait par la.Après que l'Esprit eu lâché le jeune homme,Loic fit de même,et s'ebourrifa les cheveux pour y chasser le sable.Il n'essuya toutefois pas la cicatrice de sang qu'il portait au visage.Il avait envie de la garder,pour l'instant.

"Ce que tu penses, je m'en fiche... Et t'avises pas de me donner d'ordre, c'est pas parce que t'es un Esprit aussi que je vais te laisser faire quoi que ce soit. "

Loic laissa sortir sa langue de sa bouche,pour la passer sur une partie de la plaie qu'il avait ouverte sur sa face.Puis,il pencha la tête sur le coté,declenchant un craquement dans sa nuque,avant de se rapprocher,non pas de l'Esprit qui venait de lui parler,mais de l'Humain qui se tenait encore le cou.Il se pencha vers lui,toujours en restant un peu loin,les goutellettes de sang tombérent un peu plus sur le sol du cimetiére.Et Loic emis un leger,très leger ricanement.La personalité de ces deux la méritaient peut être une analyse plus poussée.Ainsi,le jeune Reynold oublia le mental de fou dangereux adopté jusque la.Il lécha encore la balafre sur son visage,pour ensuite s'adosser a un arbre,et sortir un scalpel de sa poche,sur lequel il posa une goutte de sang,qui s'etendit jusqu'a la pointe.Après quoi,il saisit une de ses manches,qu'il dechira,pour la placer dans sa main,et le scalpel dans l'autre,comme si il tenait en réalité un calepin et un stylo.

"Qui te dis que tu repartira? , Il n'a pas l'air d'être très aimable, ton ami. Peut-être ne voudra-t-il pas nous laisser partir."

Loic griffona quelques notes totalement illisibles sur son morceau de tissu avec son stylo improvisé,puis s'essuya légérement le visage,qui reccomenca a saigner immédiatement après.Simplement,Loic avait a présent un air bien plus sérieux qu'auparavant.

Oh,certes,je pense que ce cher...Monsieur le Balafré,ne vous laisseras point partir d'ici.Il est clair,d'après ses actions,qu'il hais les gens de votre race,monsieur....Le petit homme vert.Je dirais que nous avons la quelqu'un de réellement raciste dans son comportement,et dont l'unique but semble être de faire de sa race,qui parallélement est la mienne,l'unique race présente sur le territoire.N'ai je point raison,M.Balafré?

Il se retourna,l'air parfaitement serieux,vers le jeune homme blond,toujours tenant son scalpel.Sa voix aurait parfaitement put faire penser a celle d'un psychologue experimenté,ce qu'il etait,dailleurs...Si seulement il n'y avait pas eu cette balafre de sang qui barrait son visage.
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MessageSujet: Re: People in the graveyard?[Liibre.8D][TERMINE]   Mer 21 Oct - 17:29

Il y avait beaucoup de choses qu'il aurait voulu faire, au moins une fois, comme la quasi totalité des personnes présentes sur terre, et qu'il n'avait jamais eu l'occasion de réaliser, ou bien tout simplment qu'il l'avait laissée passer. Oui, personne ne pouvait faire exception à cette règle, pas même lui, il ne se voilait pas la face, et il lui suffisait d'ailleurs de chercher plus de quelques secondes pour trouver quelque chose, que ce soit avoir dit tel ou tel mot à quelqu'un un jour jusqu'à l'envie d'avoir tué les deux actuels souverains d'Illea -pas qu'il n'apprécie vraiment pas Annahita Della'Morte, puisqu'il la considérait comme étant supportable, résultat plutôt positif comparé à l'éternel "déchet vivant" qui s'appliquait à tous les autres humains- en passant par ne jamais avoir croisé le chemin d'une autre personne. Rien que le fait d'y penser l'énervait, rendait son humeur plus morose encore que quelques secondes auparavant, si tant est bien sûr que l'on considère cela comme possible. Aleksei n'était pas du genre à avoir des regrets, fardeau inutile duquel il valait mieux se détacher aussi vite que possible, voir même, dans l'absolu, ne pas ressentir du tout, mais il devait bien avouer que cela lui laissait un goût amer malgré tout. Là, en l'occurence, s'il ne frappait pas les deux personnes présentes, il savait pertinemment qu'il devrait l'ajouter à la liste de toutes ces choses qu'il aurait probablement dû faire, et autant dire tout de suite qu'il n'avait pas envie. Remonter dans son estime, dès lors qu'on était descendu aussi bas que l'avaient fait l'Esprit détraqué et négligé et l'Humain déchu au regard proocateur, ce n'éait plus possible. En revanche, ils pouvaient toujours continuer à baisser. Parce qu'ils trouvaient toujours une quelconque action qui amplifiait encore le mépris qu'il avait à leur égard. Toutes leurs stupidités, si elles avaient sûrement un sens à leurs propres yeux, n'en avaient pas aux siens et ne faisaient que les discréditer plus encore. C'en devenait même surprenant, toute cette bonne volonté qu'ils semblaient y mettre...

Ils auraient gagné à se taire, le laisser, faire demi tour, quelque chose dans ce gout là. Mais rester ici, non. Enfin, d'un certain côté, il lui aurait été difficile de savoir qui aurait réellement été en danger, mais il ne se sentait en aucun cas... Inférieur à eux. Il ne pouvait pas affirmer haut et fort que, si combat il y avait, il remporterait la victoire, et si c'était le cas, si cela s'avérerait facile, il ne pouvait rien assurer de la sorte, et l'étrangeté de l'autre Esprit n'était pas pour arranger ça. On dit souvent des plus grands génies qu'ils sont quelque peu exentriques, certes, mais il pouvait tout aussi bien s'agir d'un idiot profond, d'un malade mental sorti tout droit de l'asile, ou encore une personne profondément normale cherchant par tous les moyens à sortir du lot et marquer les mémoires. L'un dans l'autre, il s'en fichait pas mal, de ce qu'il était aux yeux du monde. Il aurait pu mourir que cela ne l'aurait pas plus choqué que cela, sans doute n'aurait-il pas même eu un simple haussement de sourcils. Peu lui importait la vie des autres, puisque ce n'était pas leur disparition qui allait empêcher le monde de tourner, n'est-ce pas? Du moment que cela ne l'atteignait pas, il n'en avait strictement rien à faire, et ne le cachait pas. D'autres personnes font semblant de s'intéresser et de pleurer. Lui non, tout simplement. Il n'allait pas se mentir à lui-même, et les autres ne valaient pas la peine qu'il feigne quoi que ce soit, et dès lors que l'on pensait ainsi, il n'y avait plus aucune raison de montrer la moindre amabilité envers qui que ce soit sans le penser véritablement. Et encore, même en le pensant, il n'était pas sûr et certain de le dire. Critiquer et rabaisser, oui. Complimenter, jamais.

De toute manière, ni l'une ni l'autre des deux personnes autour de lui ne méritaient de telles pensées élogieuses, c'était évident. Avec leur stupidité apparente et leur mode de pensée qui devait être ou trop trivial, ou trop compliqué pour être intéressant, ils ne méritaient pas que lui, riche bourgeois -même si on aurait tendance à se laisser tromper par ses attitudes et paroles- ô combien au dessus d'eux. Les actions de l'homme à l'air étrange l'avaient, tout d'abord, un peu surpris. Puis amusé. A croire qu'il ne savait plus quoi inventer pour se faire remarquer, décidément... Ne souhaitant pas rentrer dans de longues explications vides de sens ou entendre quelque homélie barbante, le blond ne lui demanda pas la raison de son manège avec la feuille, et le sable. Ca ne l'intéressait pas plus que ça, tant qu'à faire, quitte à regarder n'importe quoi (car cet homme était n'importe quoi, avec son allure de déterré...) il préférait encore les tombes, ou cet humain idiot qui se tenait encore légèrement la gorge. Il avait dû se laisser emporter et appuyer un peu plus qu'il ne l'avait prévu en premier lieu, mais ce n'était pas un problème en soit. Plus il avait eu mal, mieux c'était, et plus il avait eu peur, mieux il se portait. La prochaine fois, il ne serait pas aussi tendre, c'était une certitude. Et quelque chose lui disait qu'il y aurait sans l'ombre d'un doute une "prochaine fois"...

Non, ce qui fit réagir réellement le jeune Astrehn, ce fut que l'Esprit se coupe avec son scalpel. Une lame faite pour couper, mais couper la chair morte, il acceptait. On ne pouvait pas dire qu'il aimait cette idée, elle le révulsait, mais il pouvait, faute de comprendre ce qui pouvait bien passer par la tête de ceux qui les manipulaient, le tolérer, dans la mesure ou de toute façon, il en fallait bien, les humains étant parti de l'autre côté du pays. Pour des expériences, des autopsies, ou il ne savait trop quoi. Pour soigner des gens, cela restait tout aussi répugnant, mais il acceptait aussi. Cela ne dérangeait pas un Esprit de tenir un couteau pour couper de la viande, mais jamais ils n'utiliseraient une épée pour se battre, par exemple. La différence entre ces deux états pouvait sembler maigre, voir insignifiante pour quelqu'un n'étant pas de cette race, mais à leurs yeux, ça ne l'était pas lemoins du monde. Bien que n'étant pas une personne très croyante, le jeune homme respectait la religion de son peuple, et lui laissait le bénéfice du doute, chose qu'il accordait tout de même relativement rarement, en y repensant. Et il était dans les traditions de ne pas utiliser d'arme, depuis... Très longtemps, bien avant sa naissance, avant celle de ses parents, et cela continuerait bien après sa mort. Conséquence, comme la grande majorité des êtres aux yeux vides et au sang noir, il ne cautionnait pas l'usage d'autre technique offensive que la magie. Or, si on étudiait la situation d'un peu plus près, on comprenait bien qu'il ouvre des yeux ronds d'étonnement et de colère mélangé. Attaquer quelqu'un de vivant avec un scalpel, c'était utiliser une "arme" puisqu'elle faisait couler le sang. Et ça, c'était un acte impardonnable, qui le rendait encore inférieur à cet humain près de lui. Eux, les Esprots, la quintessence des races sur Illea, voir même plus encore, ne s'abaissaient pas à ce genre d'usage malsain propre aux faibles humains, aux horribles Elfes ou aux Neko. Innacceptable. Dégoutant. Révoltant. Dégradant. Honteux. Ce geste séditieux était tout ça à la fois.

En plus de s'être si vulgairement entaillé le visage, il avait tenté de copier sa propre blessure. Tenté, car elles n'avaient rien à voir, presque rien en commun, de par, pour commencer, le fait que lui avait été victime d'une brûlure, ce qui était autrement plus grave, et ne cicatrisait et disparaissait pas aussi facilement qu'une simple entaille, aussi profonde soit-elle. La magie que pratiquait les Esprit n'avait de toute façon aucune vertue curative, lui avait dû endurer la douleur qu'elle avait causée, la supporter jour après jour, jusqu'à ce que finalement, il finisse par ne plus la sentir. Aleksei ne savait pas si elle était encore là et qu'il y était devenu insensible, ou si elle avait, au fil des années, disparu. Tout ce qu'il savait, c'était que sur le coup et parfois même après, il aurait souhaité mourir plutôt que de devoir se réveiller le lendemain sans que rien n'ai changé. Alors, qu'il l'imite autant qu'il le désirait, ce ne serait jamais aussi important, jamais. La différence était énorme, et c'était une insulte à son encontre que d'avoir ce genre de comportement. Ca n'allait pas se passer comme ça, il n'allait pas s'en sortir aussi bien qu'il devait le penser. Le blond Esprit se fichait comme d'une guigne de son statut social, après tout, il n'était plus à ça près depuis longtemps.

Depuis la guerre civile, en fait. Et bien que ces yeux inexpressifs semblaient comme toujours fixer le vide, la haine peinte sur son visage parlait mieux que n'importe quel mot ou sentiment qu'on aurait pu y lire.

Il ne sortit de ses macabres pensées que lorsqu'un morceau de procelaine provenant d'un vase cassé atérisse près de lui, assez loin cependant pour qu'il devine qu'il n'était pas visé. L'Humain.

"Qui te dis que tu repartira? Il n'a pas l'air d'être très aimable, ton ami. Peut-être ne voudra-t-il pas nous laisser partir."

Un soupir méprisant passa à travers ses lèvres au moment même où il entendit cette phrase. Ridicule. Pas un pour ratrapper l'autre, décidément. A eux deux, ils venaient de gâcher sa journée, et de redéfinir le mot "imbécilité". Certes, Aleksei avait déjà croisé des "cas" comme il disait, mais eux s'inscrivaient comme étant les plus irrécupérables. Qu'il n'ai pas l'air aimable, il n'en doutait pas un seul instant, et cela ne le drangeait pas, dans l'optique où il n'essayait pas de coller à l'image du type parfait, au grand sourire et aux douces attentions. A vrai dire, il était plus enclin aux attitudes condescendantes, aux moqueries et à la colère qu'à autre chose, surtout en présences d'être plus stupides que leurs pieds, comme c'était le cas maintenant. Le mot ami en revanche était on ne pouvait plus déplacé dans ce contexte. Il n'avait que très peu d'amis, et encore, à peine s'ils méritaient cette appellations. Ils avaient juste à être d'accord aec lui, à l'aider quand il en avait besoin, et à ne pas crever sous ses yeux. Point final, voilà où consistait toute leur utilité. Ceux à qui il tenait vraiment étaient plus rares encore, parmis eux sa cousine, mais personne d'autre. Deux, peut-être trois personnes tout au plus pouvaient se vanter de le voir sourire un peu différemment, de bénéificer de son aide, de son estime et de sa sympathie. Et cet... Cette chose qui se tenait courbée et faisait honte à la race des Esprits n'en faisait absolument pas partie, il aurait encore préféré mourir, ou serrer la main d'un répugnant Humain.

Il était vrai qu'il pourrait ne pas vouloir qu'ils partent. Qu'il préfère voir s'il pourrait s'amuser un peu avec un beau combat au beau milieu de la nécropole, puis s'il gagnait, battre le garçon aux cheveux verts à mort, il pourrait. Et, très honnêtement, il était tenté. Mais sur l'instant, il ne savait pas trop. Tous ces dissentiments finiraient obligatoirement par mener à un conflit, après, il ne savait ni quand, ni comment cela allait se terminer. Curieux malgré tout, il avait bien envie d'apporter une réponse à cette question et, pour se faire, il n'avait qu'à attendre la suite des évènements. Ces deux individus auraient de toute façon vite fait de l'énerver, ce qui, disons le tout de suite, n'était pas très compliqué mais assez dangereux tout de même.

"Oh,certes, je pense que ce cher... Monsieur le Balafré, ne vous laissera point partir d'ici. Il est clair, d'après ses actions, qu'il hais les gens de votre race, monsieur... Le petit homme vert. Je dirais que nous avons la quelqu'un de réellement raciste dans son comportement, et dont l'unique but semble être de faire de sa race, qui parallélement est la mienne, l'unique race présente sur le territoire. N'ai je point raison,M.Balafré? "


La seule réponse honnête serait "non, tu as tort". Et c'était par conséquent précisément ce qu'il comptait lui répondre, dans la mesure où il ne valait pas la peine qu'il s'abaisse à mentir sur une chose aussi triviale. Il pensait qu'il ne le laisserait pas partir? Très bien, qu'il pense ce qu'il voulait, cela ne le dérangeait pas. Lui-même n'était pas sûr de ce à quoi aboutirait cet ersatzt de conversation, alors il n'en avait aucune idée, même s'il était vrai qu'il le trouverait plus à sa place dans une tombe, ou même simplement sous terre, à se faire ronger jusqu'aux os par les vers. Les probabilités qu'il l'y envoie étaient très faible, objectivement. Il avait autre chose à faire. Raciste, lui? Il n'aurait pas mieux dit, si ce n'était qu'il aurait préféré le mot "réaliste". En effet, les humains, ces créatures au sang rouge et aux yeux étranges, incapables d'utiliser lamoindre once de magie, moins rapides et possédant moins d'équilibre que les Neko, et pour finir ayant une durée de vie ridiculement, minablement courte, leurs restaient largement inférieurs. Il suffisait de considérer les faits avec un tant soit peu de logique pour comprendre qu'il avait raison, et que ce serit faire preuve de mauvaise fois que d'affirmer le contraire. Ces pensées étaient contraires à l'éthique de certains, et alors? En quoi étaient-ce ses affaires, au juste? Lui, cela faisait un moment déjà qu'il n'en possédait plus, et il vivait bien mieux sans ces concepts de "je dois le faire", "je ne dois pas penser ça", " je dois lui dire ceci ou cela"... Que et Esprit dégénéré se permette de dire qu'il s'agissait là de son seul objectif, en plus d'être prétentieux, était tout aussi innacceptable. Comment osait-il prétendre le comprendre, lui, alors qu'il ne connaissait pas un dixième, un millième de ce qu'il avait vécu, de ce qu'il ressentait? Il se trompait complètement sur son compte. Il confondait tout, mélangeait tout, pour obtenir une affreuse mixture aux relents de mensonges.

Que ce soit cet Esprit ou l'Humain, ils étaient tous deux aussi dégoutants et répugnants l'un que l'autre...

"Ne me compare pas à toi, espèce de..." commença-t-il avec une évidente acrimonie, s'adressant en premier lieu à l'Esprit. "N'éssaie même pas de me comprendre, tu en serais incapable... Tu fais honte à tous les Esprits en utilisant cette lame pour te couper, alors si j'étais à ta place, je la fermerais et je ne prétendrais même plus en être un... "

Aleksei tourna brusquement la tête vers le plus jeune -bien que cela ne serve pas à grand chose puisque ses yeux étaient plus ou moins inutiles- cette expression de colère ne l'ayant toujours pas quittée.

"Et toi, je t'interdis de dire que je suis l'ami de cette... Chose. "

Après cette dernière phrase, il avança quelque peu vers l'autre esprit, avant de ne tout simplement lui cracher dessus, révélant bien ainsi tout le bien qu'il pouvait penser de lui. Puis il avança vers une tombe, songeant qu'il avait rarement été si en colère. Des fleurs gracieusement posées dans un vase en firent d'ailleurs les frais, et ne mirent pas plus de quelques secondes avant de s'embraser, réduite à un petit tas de cendres. Quand il utilisait la magie, Aleksei utilisait le feu, sous toutes les formes possibles. Et quand il était aussi énervé, il se laissait parfois emporter un peu plus que de nature, ce qui n'était pas peu dire pourtant. Néanmoins, il savait qu'il ne ferait rien d'autre. Dégrader trop le cimetière eut tout de même été malheureux, il ne souhaitait pas avoir d'ennuis. Enfin, ces stupides fleurs auraient fané un jour, de toute façon. Il les avait juste un peu aidées.
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MessageSujet: Re: People in the graveyard?[Liibre.8D][TERMINE]   Dim 13 Déc - 20:18

Alexandre n'était pas dupe. Il était peut-être tétu, borné, et avait du mal à accepter ses torts, mais il n'était pas bête pour autant. Il n'était pas non plus quelqu'un d'extrémement intelligent, mais il n'y avait guère besoin d'une intelligence surdéveloppée pour comprendre la situation sociale des humains d'Illea. Illea était un des ces rares pays du globe à posséder au sein de sa population plusieurs races différentes, et le seul, il en était sûr, à en possèder quatre à l'heure actuelle. Quatre races, religions, coutumes différentes au sein d'un même et unique pays, c'était beaucoup, beaucoup trop. Certains auraient dit qu'une telle diversité était une bonne chose pour le pays, qu'elle permettait aux races de se mélanger et s'entendre, mais c'était là en réalité la pire des choses qu'il pouvait y avoir. D'où était venue la guerre civile en premier lieu? Certes, elle aurait certainement eu lieu même sans les Esprits, mais elle aurait été de moins grande envergure et bien moins meurtrière. Et au bout du compte, un des deux souverains aurait laissé la place à l'autre. Mais ça avait été quasiment une guerre des races, qui avait fait tellement de morts des deux côtés, en encore plus particulièrement chez les humains. Deux races ne pouvaient pas s'entendre entre elles, ayant tendance à se retrancher dans des endroits spécifiques, alors trois ou quatre races...La paix était menacée à tout instant, la situation plus précaire qu'elle ne pourrait jamais l'être. On critiquait les Royaumes voisins pour leur population exclusivement humaine, mais pour Alexandre, ces Royaumes là avaient faient le bon choix. A quoi ça servait de prôner la mixité des races si les terres du Royaumes étaient ravagées par les guerres? Ils auraient du faire comme partout ailleurs, humains dans certains Royaumes, Esprit dans d'autres. C'était réellement stupide d'avoir fait comme les Della'Morte l'avaient fait. Surtout que dans le lot, c'était les humains qui souffraient le plus de tous les aléas de la vie.

Les humains. La race dont le jeune homme aux yeux verts faisait parti était la race la plus faible d'Illea tout entier, et sûrement du monde entier. Les humains n'avaient pas d'aptitudes particulières, un temps de vie moindre en comparaison à celui des Elfes et Esprits, rien qui leur permettent en apparence de pouvoir dominer une civilisation et une ére entière. Et pourtant, c'était bien eux qui dirigeaient en majorité. Mais cette dominance, ils la devaient uniquement à leur nombre. A défaut d'être très puissants, ils étaient très nombreux, bien plus que toutes les autres races de ce monde. C'était grâce à ce grand nombre qu'ils n'avaient pas été réduit à l'état de simples esclaves et pouvaient avoir ce pouvoir et cette autorité sur les autres. Alexandre pensait que c'était leur grand nombre qui empêchaient des races moins nombreuses mais plus fortes physiquement de reprendre le pouvoir. Certes, ça ne paraissait pas bien glorieux vu de cette manière, mais le jeune humain s'en félicitait bien. Au moins, même s'ils étaient considérés comme des moins que rien dans cette partie du royaume et par certaines personnes, ils étaient toujours ceux qui commandaient et décidaient à grande échelle. Ce sentiment de pouvoir devenait revanche lorsqu'on était persécuté et atténuait sensiblement la douleur.

Jamais les Esprits ne seraient aussi importants qu'eux, pas plus que les Neko ou les Elfes. Ils étaient la seule race vitale à ce pays et à la société, les autres n'étaient que du superflus dont on aurait bien pu se débarasser sans crainte. Cette pensée n'était peut-être pas très aimable, mais il s'en fichait bien. Ce n'était pas comme si ces autres races avaient gentilles avec eux.

Ayant reconcentré son attention sur les deux autres, Alexandre vit avec un certain étonnement que l'Esprit au dos courbé s'était entaillé le visage et, de ce qu'il pouvait voir de là où il était, mit du sable dans les cheveux. Cette observation le laissa perplexe, et cela se traduisit bien sur son visage. Lui qui pensait être tombé sur un simple original, il s'était bien trompé. C'était en réalité un véritable dérangé qu'il avait en face de lui. Un dérangé et un violent, génial, cela lui plaisait follement. Il éspérait juste qu'il pourrait rentrer chez lui en un seul morceau, ce dont-il n'était plus très sûr à présent. Ramassant de nouveau un bout de porcelaine sur la tombe à côté de laquelle il se trouvait toujours, il le heta sur l'Esprit aux yeux cernés quand ce dernier se pencha vers lui. Il ne pu empêcher une petite mine dégoûtée de faire son chemin jusqu'à son visage. Ce type lui glaçait le sang, il était loin d'être normal, il ne voulait en aucun cas qu'il s'approche de lui, même pas à plus de quelques mètres, et encore moins qu'il le touche. Heureusement pour lui, l'autre s'était adossé à un arbre, plus loin, et avait saisait un bout de sa manche et son scalpel à la manière d'un callepin et d'un stylo. Alexandre leva un sourcils, de plus en plus perplexe, mais ne dit rien. Il voulait savoir ce qu'allait faire le blond balafré, qui n'avait pas eu l'air d'avoir apprécié tout ce petit manège.

Oh,certes,je pense que ce cher...Monsieur le Balafré,ne vous laisseras point partir d'ici.Il est clair,d'après ses actions,qu'il hais les gens de votre race,monsieur....Le petit homme vert.Je dirais que nous avons la quelqu'un de réellement raciste dans son comportement,et dont l'unique but semble être de faire de sa race,qui parallélement est la mienne,l'unique race présente sur le territoire.N'ai je point raison,M.Balafré?

Alexandre ne tiqua pas au 'petit homme vert'. Il pouvait bien l'apeller comme il le voulait, il préférait ça à ce qu'il sache son prénom ou son nom de famille. Qui savait ce qui aurait pu alors lui passer par la tête. Qu'il s'attire des ennuis était une chose, mais qu'il en attire à sa famille en était une autre. Il pouvait paraître parfois se moquer éperduement de ce qui pourrait arriver à ses frères ou ses parents, mais c'était loin d'être le cas. Il n'était pas encore un sans coeur, quoi qu'on puisse en dire, et il aurait détesté être la source d'un problème qui aurait touché tous les membres de sa famille, ou même juste un. Toujours en silence, Alexandre écouta le blond à la cicatrice prendre la parole, d'une voix remplie de toute la sympathie qu'il devait avoir à l'égard de l'autre Esprit:

"Ne me compare pas à toi, espèce de...N'éssaie même pas de me comprendre, tu en serais incapable... Tu fais honte à tous les Esprits en utilisant cette lame pour te couper, alors si j'étais à ta place, je la fermerais et je ne prétendrais même plus en être un... "

Le jeune garçon aux cheveux en bataille sursauta légèrement lorsque celui qui avait elevé la voix tourna sa tête vers lui, avec ces paroles brusques:

"Et toi, je t'interdis de dire que je suis l'ami de cette... Chose. "

Alexandre ne dit rien, se contentant d'arborer un très mince sourire lorsque le blond cracha sur le courbé. Tiens, qu'il utilise une lame pour s'entailler le visage avait du vraiment le révolter, mais rien de plus normal. Après tout, un des grands piliers qui formaient la religion des Esprits était l'interdiction d'utiliser les armes pour se battre. Alexandre pensait qu'il leur était en réalité interdit d'utiliser les armes pour blésser, que ce soit les autres ou eux-mêmes .Il n'y aurait pas mit sa main à couper, mais à voir la réaction du blond, cela devait quelque chose dans ce goût là. En résumé, Le garçoàn courbé avait du faire quelque chose que le blond avait jugé contraire à l'éthique de sa race, et lui avait très poliment fait comprendre. Mais encore, cela ne l'étonnait pas. Les Esprits devaient être la race la plus attachée à leur religion, et Alexandre n'avait jamais de sa vie rencontré d'Esprit n'étant pas croyant ou ne respectant au moins pas les protocoles instaurés par sa religion. De ce côté là, les humains et les Elfes étaient bien moins strictes, de ce qu'il avait pu en voir, bien qu'il n'ai guère vu d'Elfes de sa vie. Mais les Esprits semblaient être très à cheval sur ces règles religieuses, tellement qu'elles semblaient faire parties de leur vie, comme le fait de manger ou se coucher le soir. Le jeune humain Déchu imaginait que la punition donnée à ceux qui transgréssaient ces règles divines devait être très forte. La réclusion, peut-être? Le mépris de ses compatriotes, l'éloignement, l'exclusion de la société devait être une punition largement suffisante. Cela le turlupinait, maintenant. Mais il n'avait qu'à demander au blond, il verrait bien ce qu'il lui répondrait, si toutefois il lui répondait.

L'échange pouvait être intéréssant, en y réfléchissant bien.

"Je ne le redirais plus, il paraît clair que tu le détestes, fit Alexandre, agitant vaguement ses mains devant lui comme pour s'excuser d'avoir dit une telle chose. Mais pourquoi tu le détestes à ce point? Il a heurté ta religion en utilisant ce scalpel, c'est pour ça que tu lui as craché dessus?"

Oui, le plus jeune des trois voyait mal ce garçon cracher sur quelqu'un d'autre sans raison. C'était un acte qui signifiait pas mal de choses, et qu'on ne faisait pas à la légère.

_________________


******

Who wants to separate the world we know from our beliefs?
And who sees only black and white,
Distinguish loss from sacrifice.
Some day we may come to peace with the world within ourselves,
And I will await you, until I close my eyes.

When your time has come,
You know you'll be lonely once again.
And the final winter comes to us all,
Life is treacherous,
But you're not the only who must pretend.

I am the god in my own history, the master of the game.

When you close your eyes,
Mementos of summer retrieves your mind.
Like a drizzled afternoon cleans the air,
When the winter blows, you're glad you remember you really tried.


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MessageSujet: Re: People in the graveyard?[Liibre.8D][TERMINE]   Dim 13 Déc - 23:59

Loic n'etait vraiment pas quelqu'un que l'on pouvait qualifier de prévisible.Non,vraiment pas.En fait,c'etait même l'inverse,comment pouvait t-on prédire ce qui pouvait lui passer par la tête?Il avait beau être quelqu'un de cerebral,Loic marchait surtout a l'instinct,c'etait quelqu'un qui ne prevoyait jamais les choses qui allait lui arriver,ou qui anticipait quoi que ce soit sur du long terme.Bien sur,il lui arrivait frequemment d'anticiper certaines réactions,quand on etait aussi intelligent que lui,c'etait relativement facile de prévoir tout ce que les autres allaient faire.Mais malgré cela,Loic n'etait pas quelqu'un qui prévoyait ses actions sur le long terme.Il n'etait pas comme certaines personnes d'une intelligence très développées,qui se levait de leur lit,pour ensuite dresser leur emploi du temps de la journée,et s'y tenir au mot près.Non,lui il se levait,et agissait ensuite,au grès de son humeur,et de ses envies.Et il faut quand même le recconaître,les envies de Loic Reynold,c'etait jamais vraiment quelque chose de très...Correct,dirons nous.Tout du moins,une chose etait sure,c'etait rarement quelque chose a quoi on pouvait s'attendre.La plupart des gens on des envies que l'on pourrait qualifier de "normales",du style sortir de chez soi,aller au cinéma,aller jouer au Tennis,ou a n'importe quel autre sport,aller visiter un musée,ou tout simplement sortir de sa maison pour se ballader un peu partout dans la ville.Et bien,non,ca ca n'etait pas du tout le genre d'activité que Loic aimait faire,pour occupper ses journées.Ce qu'il adorait,c'etait précisement faire tout l'inverse de ce qu'on attendait d'une personne normale,quelque chose de totalement irréel.Pourquoi,il n'en savait pas grand chose.C'etait peut être pour se demarquer des autres,pour se prouver qu'il existe plus que les autres?Pour sortir du troupeau,et ainsi s'affirmer en tant qu'être?Il etait vrai que c'etait toujours plus agréable de se sentir a part,unique en son genre.Qu'on soit démarqué des autres par un quelconque signe,c'etait toujours plus visible quand son attitude etait complétement décalée pour tout le monde.Mais si ca se trouve,Loic n'agissait absolument pas pour ces raisons la.Après tout,ca devait se voir assez facilement quand on le regardait de près ou de loin,Loic n'etait pas très équilibré mentalement.Oui,on pouvait aisément parler de quelqu'un que le language familier qualifierait facilement de..."timbré".Ou dans le language scientifique "une personne souffrant de quelques troubles de la personalité".


Loic n'etait pas bête,il connaissait très bien les facettes de la psychologie,qu'elle soit humaine,Esprit,ou Neko,cela n'y changeait pas grand chose.Seuls les Elfes avaient parfois une maniére de penser bien plus différentes des trois autres races,bien que des différences majeures s'observent.Enfin,tout cela pour dire que Loic avait beau être quelqu'un de dérangé mentalement,ca restait quelqu'un de très intelligent,ca c'etait particuliérement sur.Il n'aurait jamais obtenu son poste de chef de clinique sans un talent médical presque divin.Et il fallait le recconaître,Loic excellait dans la réparation.Oh,certainnement,il réparait tout autant qu'il lui arrivait de détruire encore un peu plus le métabolisme de son patient.Après tout,tant qu'on as un corps sous la main,qu'on doit guérir de sa migraine,pourquoi ne pas en profiter pour lui ouvrir la cage thoracique et voir si son coeur battait a un rythme régulier?Oui,voila en quelques mots un mode de pensée qui etait très digne de Loic.Ca c'etait certain.Le jeune médecin adorait cela,regarder a l'interieur des corps.Ou des cerveaux.C'etait etrange que le cerveaux de tout le monde se ressemble autant,alors que les maniéres de penser sont si différentes,selon les individus.Enfin,Loic de toutes maniéres,avait beau parfaitement connaître des ouvrages Psychologues d'experts et avoir plusieures fois exercé comme tel,il n'etait pas un psy professionel.C'etait un médecin,un Opérateur.Il ouvrait des corps et regardait dedans,et on le payait pour ca.C'est tout.


Après,bien sur que cela mettait en déroute sa religion.Mais Loic ne croyait en rien a cette religion.Pour lui,les Dieux,qu'ils soient Humains,Esprits,Neko,ou les dieux des Elfes,ne valaient rien.En cela,il adhérait plus a la religion Neko,puisque ces derniers n'etait fidéles qu'a leur chef de clan.Loic,lui,n'etait fidéle qu'a son cerveau dérangé.Il n'avait absolument rien d'autre a qui se fier,puisque son cerveau etait justement ce qui dirigeait tout ses mouvement,et fait et gestes.Cela n'etait peut être pas une mauvaise chose,au final.Enfin,bien sur que si,ca avait beaucoup de mauvais cotés,mais ca avait toujours de bons avantages.Par exemple,Loic ne ressentait plus rien de véritable.Plus de douleur,plus de gêne,encore moins de fatigue.Le jeune Reynold avait le corps tellement ravagé,son esprit etait tellement tordu et son cerveau tellement mal en point qu'il lui manquait beaucoup de perceptions sensorielles majeures.La douleur en faisait partie.Par conséquent,Loic avait une constitution nettement plus solide que celles des autres Esprits.Tenez,par exemple,l'homme a la cicatrice.Ce dernier etait très probablement un combattant très chevronné,Loic n'en doutait pas.On etait rarement aussi provocateur quand on etait pas doué pour chercher les ennuis,et donc pour s'en sortir,le plus souvent avec la force de ses poings.Ou dans le cas présent,a coup de boules de feu.Mais malgré tout,Loic etait sur et certains que si l'homme a la cicatrice décidait de l'attaquer,le médecin ne sentirait rien.La magie lui causait des dommages,certes,mais il etait incapable de les ressentir.Loic pouvait saisir une roche volcanique brulante dans sa main sans en avoir a subir la douleur.Simplement,après il avait la main brulé a haut degrés.Mais sans la douleur l'accompagnant.Après,bien sur que Loic n'etait pas invulnérable.Il pouvait toujours avoir mal,il suffisait juste d'y aller vraiment très très fort.Mais des brulures simples,ou la coupure qu'il s'etait faite a l'instant,ca ne lui faisait rien.Moralement,physiquement,il ne sentait rien.Rien du tout.

"Ne me compare pas à toi, espèce de...N'éssaie même pas de me comprendre, tu en serais incapable... Tu fais honte à tous les Esprits en utilisant cette lame pour te couper, alors si j'étais à ta place, je la fermerais et je ne prétendrais même plus en être un... "

Loic regarda l'homme,toujours avec son air totalement vide d'expression.Oh,certes.Mais jamais il ne l'avait comparé a lui.Loic n'avait fait qu'évoqué leur race qui leur etait commune,cet homme avait beau dire,Loic etait quand même de la race des Esprits.Même si il faisait des entorses a la religion,même si il etait physiquement bien plus resistant que le peuple aux ailes sombres,Loic etait un Esprit.Même si cela ne lui plaisait pas,c'etait comme ca,et pas autrement.Voila pourquoi Loic soupira,se gratta ensuite le menton,observant le specimen de sa propre race en train de faire une démonstration de sa colére.Loic etait un Esprit,mais avant tout,c'etait un observateur.Donc,observer sans intervenir restait son domaine.

"Et toi, je t'interdis de dire que je suis l'ami de cette... Chose. "

Cette fois,il s'adressait a l'autre,l'humain.Ce dernier representait quelque chose d'interessant pour Loic,également.Enfin,un rien interessait l'Esprit médecin.Le manége entre ces deux personnages donnait un curieux cocktail,c'etait pour le regarder,que Loic restait,rien de plus.Le jeune médecin pencha sa tête sur le coté,lorsque l'Esprit balafré se tourna vers lui,avant de lui cracher au visage.Loic ne bougea pas,ne fit rien.Il etait quand même clair que recevoir un crachat au visage n'etait pas banal.Toutefois,le jeune Esprit se contenta de lever son index pour ensuite l'appliquer a l'endroit ou la salive l'avait atteint pour le frotter un court moment.Après quoi il releva la tête face a l'autre esprit,pour se relever,se tenant un peu plus droit qu'il ne l'etait a l'accoutumée.Cette fois ci,il etait bien,bien plus grand que l'esprit en face de lui.Malgré son dos toujours voûté,c'etait lui le plus grand de la scéne.Ca n'etait même pas voulut impressionant,même si il fallait recconaître qu'il faisait de plus en plus peur,comme ca.

"Je ne le redirais plus, il paraît clair que tu le détestes Mais pourquoi tu le détestes à ce point? Il a heurté ta religion en utilisant ce scalpel, c'est pour ça que tu lui as craché dessus?"

Bien sur que c'etait pour cela.Loic pencha ensuite sa tête sur le coté,mais pas légérement,comme le font la plupart des individus.On aurait presque dit que sa tête allait basculer pour que son menton se retrouve vers le haut,et ses cheveux vers le bas.Encore une preuve de sa grande souplesse,du fait qu'il ne sentait aucunement la douleur qu'aurait put lui causer telle contorsion...Et surtout cela rendait encore plus son apparence inquiétante,il ne fallait pas mentir.

Je suis moi même curieux de le savoir.Réponds moi.
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MessageSujet: Re: People in the graveyard?[Liibre.8D][TERMINE]   Jeu 24 Déc - 3:44

Pitié. Ce sentiment était difficile à attirer chez l'Esprit à la cicatrice, dans la mesure où en règle générale, il se fichait pas mal de ce qui pouvait bien arriver aux autres, du moment que cela ne l'atteignait pas, ne changeait pas ses habitudes, sa manière de penser et d'être, de parler et s'exprimer. Il avait le mérite d'être honnête avec lui-même et de ne pas s'aveugler à l'aide d'abstraite illusions telles que la compassion, et ne prétendait pas se préoccuper de ceux qui l'entouraient, c'était vrai, il ne le niait pas. Alors, une fois qu'on prenait les choses sous cet angle, il devenait compliqué d'éprouver un quelconque sentiment ressemblant de près ou de loin à celui-ci, il ne se sentait juste... Absolument pas concerné. Mais il y avait aussi de nombreuses fois où il se sentait révolté, en colère, où il savait qu'il était sur le point de dépasser la limite qu'il s'était lui-même fixée et, pour ainsi dire, être pris d'une brusque envie de détruire l'objet de son irritation, moyen le plus efficace, il serait mentir que de dire le contraire, bien que l'éthique nous y poussa grandement, d'être sûr, certain à cent pour cent, sans l'ombre d'un doute de ne plus jamais le revoir, jamais. Et, il fallait être réaliste, quand il se sentait sur le point de dépasser cette dite ligne, il était relativement rare qu'il voit un réel intérêt pour lui à se retenir. Lorsqu'il pensait que quelqu'un était mieux mort que vif, et qu'il avait de nombreuses raisons de croire cela, évidemment, alors il était fort probable que le dit individu finisse mal. Heureusement, pour le pousser à cet extrême, il lui fallait de toutes aussi extrêmes justifications, cela allait sans le dire. Il n'aurait pas tué, sur le moment, l'Humain au cheveux verts, tant qu'il se tenait sage et ne faisait rien de mal, il en irait de même pour lui. Il ne lui ferait rien de trop grave, même si l'idée se révélait, au final, tentante. Le cas échéant, il n'aurait su le dire, mais tant qu'il gardait suffisamment sa langue dans sa poche, il ne devrait rien lui arriver. Pour l'Esprit, il n'aurait su tenir un discours identique, néanmoins: bien que parti avec l'avantage évident sur d'autres personnes, à savoir les Déchus et, dans une moindre mesure, les Neko, de ne pas tomber immédiatement largement au dessous du zéro absolu dans son estime, il avait, en moins de temps qu'il n'en avait fallu pour le dire, réussi faire la chute la plus vertigineuse jamais observée en descendant encore bien en dessous de ces Humain dégoutants, ce qui n'était pourtant pas peu dire. La seule chose qu'Aleksei désira véritablement en cet instant précis fut de brûler son cerveau, ou ses yeux, de le frapper jusqu'à ce qu'il s'écroule, de le laisser pourrir en cet endroit magnifique jusqu'à ce qu'une quelque personne le remarque et prévienne les autorités. Tirer sur sa tête jusqu'à ce qu'elle se détache doucement de ses épaules, faire quelque chose, n'importe quoi, mais sûrement pas le laisser s'en tirer aussi facilement que l'homme aux yeux vides et l'air étrange n'eut pu le penser. Quelles qu'aient pu être ses motivations, il n'en avait cure; il voulait le tuer, ou plus exactement, présentement, il se fichait bien du fait qu'il meure ou non, mais il lui semblait être une totale nécessité de le frapper, de lui faire ravaler ces idées mensongères et ses envies d'utiliser une arme.

Le plus étonnant dans tout ça, c'était bien qu'aucun, aucun Esprit n'aurait eu pareille idée que d'aller s'arroger un tel droit. Le blond n'était pas réellement croyant, ce qui ne l'empêchait pas d'avoir ces principes -peut-être, en y réfléchissant un peu plus avant, étaient-ils même les seuls qu'il ait- comme ancrés en lui, comme une habitude, une évidence, un fait indéniable, une certitude que nul ne saurait briser. Le ciel est bleu, l'herbe verte, les Humains répugnants, la nourriture nécessaire à la survie, l'eau indispensable, les oiseaux avaient des ailes, utiliser les armes était interdit. Pour lui, toutes ces choses se ressemblaient sur un point: celui qui les aurait remises en doute aurait été un idiot cherchant à se démarquer et à sortir du moule, incapables d'intégrer la moindre idée correcte, pensant n'importe comment et prenant un certain plaisir à transgresser les plus élémentales des règles, qui de toute évidence ne saurait survivre bien longtemps en ce monde. On ne survivait pas sans boire ni manger. Pas plus que ne le faisait un être au sang noir faisant usage d'autre chose que la magie pour blesser et faire couler le sang. Sans se masquer la vérité, le nombre d'Esprits lynchés par leurs propres pairs devait être plus ou moins égal à celui de ceux ayant eu recours à de telles méthodes, comme celle utilisée par l'original aux cheveux bleus. Il n'était bien sûr pas question qu'un être humain comme le petit aux yeux verts comprenne quoi que ce soit à ces principes. C'était bien l'une des raisons pour lesquelles il les trouvait, non, savait, terriblement inférieur à eux autres: ils ne comprenaient rien à rien, et vivaient selon des principes erronés. Qui irait se soucier de la mort de deux déchets de l'Ouest d'Illea? Il voulait les tuer. Il le voulait. Mais ne le ferait pas, ou tout du moins, essayerait. Mais si son poing partait tout seul, si une flamme jaillissait de nulle part suite à l'une des leurs malheureuses et bien inutiles et ennuyeuses paroles, ou encore s'il serrait un peu trop fort la gorge de l'un ou de l'autre, ce ne serait pas vraiment de sa faute, pas vrai? Il n'aurait aucune raison de s'inquiéter ou de s'en sentir responsable, au fond. Seul fait qui le gêna légèrement était l'interminable homélie que lui chanterait sa cousine, sans parler de la manière de la manière qu'elle aurait de le regarder après cela. Elle comprendrait pour celui-qui-se-disait-être-un-Esprit-mais-n'en-avait-pas-le-mérite. Pour l'Humain, il était moins sûr.

Mais il n'y avait aucune raison que qui que ce soit vienne à apprendre qu'il en avait frappé un s'il se montrait assez convainquant pour que l'autre se taise. Et convainquant, il savait l'être. Ou peut-être même que, par un simple accident, entendons nous bien sur ce dernier point, les deux meurent. Officiellement, ils pourraient s'être entre-tués, et lui n'aurait rien à faire là dedans. Non, rien du tout... Il fut interrompu dans le cours de ses pensées par la voix du plus jeune. Bien que sachant à l'avance que rien sortant de sa bouche pourrait avoir une quelconque forme d'intérêt, il écouta tout de même ce qu'il avait à lui dire. Qu'aurait-il pu faire d'autre? Sa journée était d'ores et déjà gâchée, il n'était plus à cela près.

"Je ne le redirais plus, il paraît clair que tu le détestes. Mais pourquoi tu le détestes à ce point? Il a heurté ta religion en utilisant ce scalpel, c'est pour ça que tu lui as craché dessus?"

Bien. Au moins, il avait compris quelque chose, ce dont Aleksei n'aurait pas été si sûr en premier lieu. Les humains, après tout, n'étaient à ses yeux vides pas des modèles d'intelligence. Quand bien même il fut le dernier des abrutis, il avait remarqué que le mot ''ami'' n'était pas des plus adapté dans cette situation, le contraire eut été plus valable; jamais, ô grand jamais il ne serait l'ami, ne serait-ce qu'une vague connaissance de... Cet homme. Ce n'était pas ou plus un Esprit, en tout les cas. Car cela ne se résumait pour lui pas simplement à ne pas voir avec ses yeux, posséder de grandes ailes noires, des yeux vides et être capable de pratique de la magie. C'étaient là, certes, les grands critères scientifiques qui permettaient de les différencier des autres races qui peuplaient le pays, mais il y avait aussi une histoire, des croyances, des habitudes et des manières que lui n'aurait jamais. Ne pas utiliser d'arme en faisait partie, pour prendre un exemple des plus concrets. Le jeune Astrehn n'était pas un modèle de piété non plus, mais il y avait des limites. Et si en temps normal il se faisait une joie d'allègrement les dépasser, au nez et à la barbe de tous, il y avait malgré tout des sujets sur lesquels il ne fallait pas plaisanter. C'était interdit de tuer quelqu'un? Il s'en contrefichait, d'autant que si ce n'était pas lui qui le faisait, c'en serait un autre. Quelqu'un finirait par se décider, à la seconde où cela se saurait, et sa fonction, son travail, quels qu'ils soient, le sauveraient pas, en particulier quand on savait que la région Ouest d'Illea était peuplée par une écrasante majorité d'Esprits. Ni les Neko, ni les Humains ne pouvaient prétendre le contraire sans faire preuve d'une affreuse et affligeante mauvaise fois. Pourtant, cela n'avait pas toujours été le cas. Les humains avaient été, depuis le plus longtemps qu'il s'en souvienne, la race ''dominante'' pour ainsi dire, du pays. Mais bientôt, ou en tout cas un jour -il espérait être là pour pouvoir contempler ça- il n'en resterait qu'une poignée. Mais même ceux-ci n'auraient pas un sort aussi mauvais que ceux qui, comme l'idiot à la face ensanglantée, n'appartenaient plus à aucune race. Il se fit violence pour réprimer une nouvelle envie de casser le bras du plus âgé, et tourna la tête vers l'humain, un sourire moqueur étirant ses lèvres tandis qu'il réfléchissait à une possible réponse. Comment lui expliquer, être clair? Il n'était pas très pédagogue, il fallait bien le reconnaître, et n'accordait en règle générale que peu d'importance au fait que, oui ou non, les autres comprennent ses motivations. D'un autre côté, il ne voyait pas pourquoi l'autre avait posé cette question. Il s'en fichait, non? Ils ne se connaissaient pas, et la seule raison qui l'aurait poussé à vouloir connaître son nom eut été de pouvoir connaître son adresse. Une maison qui prend feu en pleine nuit à cause d'une chandelle restée allumée, ce n'aurait été, une fois de plus, pas de sa faute.

Deux choix s'offraient donc à lui: le premier, le mépriser à un plus haut degré encore pour s'être cru capable de comprendre, d'interpréter ce qui était loin d'être à sa portée, et enfin la seconde, à un degré moindre pour l'avoir tenté. Après un bref soupir, il s'apprêtait à lui répondre lorsqu'il fut interrompu par le troisième qui attira son attention en se relevant. Tournant cette fois-ci la tête vers lui, il replaça une mèche de cheveux rebelle, et ne cilla pas quand il se redressa: oui, il était grand, plus que lui, cela allait sans dire. Mais ce n'était pas non plus comme si le blond bourgeois était particulièrement grand, il était parfaitement conscient de cela, et ne complexait pas le moins du monde là dessus. Il avait déjà battu des hommes plus grand que lui, et était assez confiant pour ne pas se laisser si facilement impressionner. Cet homme n'était pas le plus effrayant qu'il ait vu dans sa vie, et il comptait même parmi ses ''amis'' des personnes qui, faites d'être aussi idiotes que lui, en imposaient mille fois plus. Et il ne leur parlait pas mieux pour si peu. Il arborait un air de défi sur son visage. Il n'avait jamais pu supporter la moindre forme d'autorité, que ce soit celle de ses parents, de ses professeurs, de n'importe qui. Une sorte de rébellion instinctive, en quelque sorte, que rien n'aurait su tarir... Or, on tentait d'impressionner pour mieux commander, pour qu'une peur insidieuse s'insinue dans le cœur des autres. Eh bien, avec lui, il ferait mieux de tenter autre chose, ce n'était pas ce genre de méthodes qui allaient fonctionner.

Aussi ne fut-il pas surpris lorsqu'il lui dit ''réponds moi''. Un ordre. Qui était-il pour se permettre de lui donner des ordres? Il aurait mieux fait de se passer de cet insipide commentaire, pour son propre bien. Dans un combat, il ne savait pas s'il aurait eu l'avantage. Et ce n'était pas sa première priorité non plus, ainsi, tout allait pour le mieux dans le meilleur des monde. Quelle ineptie, cette expression. De loin l'une des plus stupide qu'il lui ai jamais été donnée d'entendre. Tout d'abord, répondre. Après, il aviserait. Mais il ne fallait pas être extralucide pour comprendre que ce ne serait rien de bon pour le plus grand des trois.


''Pourquoi? Va savoir... Tu crois que tu peux comprendre notre religion, peut-être? Demanda-t-il, attendant une réponse, même si on aurait pu penser que cette interrogation était purement rhétorique. Déjà, sa sale tête m'énerve, et puis... Nan, comme si t'allais comprendre, sérieusement... C'est interdit, et c'est tout. Et... Ne-me-donne-pas-d'ordre.''

Il avait plus insisté sur ces derniers mots, chacun d'eux chargés de funestes menaces. Au même moment, son poing alla heurter violemment la tête de l'homme aux cheveux sombre. Le but n'était pas de lui causer quelque irréparable blessure, mais juste de lui faire clairement comprendre qu'il ne lui obéirait pas, et que pour rêver, il devrait commencer par dormir.
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MessageSujet: Re: People in the graveyard?[Liibre.8D][TERMINE]   Mer 27 Jan - 1:06

Alexandre regardait les deux autres protagonistes de la scène sans grande inquiétude sur le moment. Vu la manière dont la situation évoluait pour le moment, s'il y avait du y avoir une quelconque altercation, elle aurait été entre les deux Esprits, et non pas entre lui et un des deux autres. Alexandre voyait bien évidemment cela comme un très net avantage-N'importe quoi qui lui aurait permit de ne pas être blessé aurait été un avantage à ses yeux-, mais d'un autre côté, cela l'embêtait aussi. Si les deux hommes en venaient à se battre, il était fort probable qu'ils ne le feraient pas dans la dentelle et en évitant de briser les tombes qui se trouvaient autour d'eux. Le jeune garçon aux cheveux verts se fichait pas mal des tombes qui s'alignaient sans but dans ce grand espace clos, non, il avait plus peur pour lui-même que pour ces bouts de pierre. En effet, même s'il tentait de se cacher en cas d'affrontement, ou même de fuir, il y avait un risque pour qu'il soit rattrapé, par un sort égaré ou même par le blond. Bien évidemment, ce cas de figure était cent fois préférable au cas de figure où lui serait un des adversaires. Là, il n'aurait strictement aucune chance de s'échapper, et finirait à n'en pas douter très mal. Il ne fallait pas être doté d'une intelligence extrême pour comprendre que les deux Esprits non loin de lui étaient bien plus forts que lui et qu'il n'aurait pas eu la moindre chance dans un face à face avec l'un d'eux. Alexandre avait du mal à le reconnaître, mais c'est avec une facilité déconcertante que les deux hommes l'aurait désarmé et mit à terre, dans l'incapacité de bouger. Se savoir avec deux personnes d'un niveau tellement supérieur au sien que l'issue du combat semblait évidente ne lui plaisait pas du tout. A qui cela aurait-il plu? Il ne pouvait malheureusement rien y faire, se contentant de suivre de ses grands yeux verts le moindre mouvement du blond à la cicatrice et du dérangé. Ayant un minimum d'expérience en matière de combat, il saurait si l'un d'eux avait soudainement des intentions hostiles à son égard, et pourrait alors réagir en conséquence. Le jeune Callandra le savait, ce n'était ni le moment de baisser sa garde, ni le moment de laisser ses pensées dériver vers de lointaines terres, bien trop loin de là où il se trouvait actuellement. Sa situation était loin d'être facile, il se devait de rester prudent, et de ne jamais quitter les deux autres des yeux. Il n'était pas d'une nature très méfiante, mais il devait avouer que là, il ne savait pas s'il retrouverait les deux en face de lui s'il fermait les yeux ne serait-ce que pour quelques secondes seulement.

Le jeune humain croisa ses bras, silencieux, faisant de son mieux pour réprimer toutes les grimaces qui menaçaient de tordre son visage lorsque l'Esprit aux cheveux sombres se redressa. Il ne l'avait pas remarqué avant car ce dernier se déplaçait courbé, comme une vieille personne, mais il était immense. Bien plus que lui, bien plus que l'autre Esprit, qui ne semblait d'ailleurs pas s'en soucier plus que ça. Il aurait pu faire un mètre trente, Alexandre pensait qu'il s'en serait toujours aussi moqué. Il l'enviait sur ce point là, lui ne pouvait pas regarder ce géant en face sans une légère appréhension. Et quand il se mit à tordre sa tête dans un angle que le jeune homme aux cheveux en bataille aurait jugé impossible jusqu'à maintenant, il porta sa main à sa bouche, clairement dégoûté. Mais sur quoi était-il tombé...? Il savait qu'il existait en ce monde des personnes légèrement 'décalées' qui n'agissaient pas comme les autres et avaient une logique qui semblait complètement tordue, mais tout de même...En entendre parler et en avoir un devant soit, c'était autre chose, il fallait l'admettre. Alexandre ne recula cependant pas, restant fermement à sa place, comme s'il avait été enraciné. Il n'était pas du tout rassuré, mais il était hors de question de le montrer, ses expressions faciales l'avaient déjà assez trahi à ce niveau-là. Il fit donc de son mon mieux pour regagner un visage impassible, sans quitter des yeux le garçon aux cheveux foncés et celui aux cheveux clairs, bien que son regard tendait à se poser plus sur ce dernier. De un, car il attendait une réponse de sa part, et de deux, parce que même si la moitié de son visage avait été ravagée, il en restait beaucoup moins dérangeant que celui à moitié retourné de l'autre. L'Esprit au scalpel venait d'ailleurs d'élever sa voix, mais ce n'est pour autant qu'Alexandre reporta son regard sur lui, se contentant d'écouter ce qu'il avait à dire, bien qu'il douta du fait que ce soit censé et intéressant:


Je suis moi même curieux de le savoir.Réponds moi.

Alexandre se mordit légèrement la lèvre inférieure, portant son regard sur le gravier entre les deux Esprits, pour qu'il n'ai pas à les regarder mais qu'ils restent tout de même dans son champ de vision. Quel idiot, il venait de donner un ordre...Le jeune villageois doutait que le blond laisse passer cela aussi facilement, il avait tout l'air de quelqu'un qui ne se laissait pas marcher sur les pieds et qui détestait être dominé. C'était bien, ils étaient deux dans le même cas, alors. Tant que le blond ne lui disait rien qui puisse l'énerver, il était fort probable qu'il reste tranquille et se contente de les regarder en posant parfois de rares questions. En revanche, si un des deux commenceait à le critiquer, il serait impossible pour lui de rester de marbre. Il réagirait, et plutôt violemment, oubliant sur le coup jusqu'à la signification de l'expression 'instinct de survie'. Il y avait des fois où se contrôler devenait difficile, et il n'y pouvait rien. Mais comme il l'avait déjà dit, il n'était sûrement pas le seul dans ce cas ici.

''Pourquoi? Va savoir... Tu crois que tu peux comprendre notre religion, peut-être? Déjà, sa sale tête m'énerve, et puis... Nan, comme si t'allais comprendre, sérieusement... C'est interdit, et c'est tout. Et... Ne-me-donne-pas-d'ordre.''

Alexandre reporta cette fois son regard vers le blond, une réponse presque immédiate s'apprêtant à sortir de sa bouche, mais il fut obligé de bien vite la refermer avec un mouvement de recul lorsque l'homme à la cicatrice donna un coup de poing à l'autre. Les yeux d'Alexandre s'écarquillèrent, fixant la scène à laquelle il venait d'assister avec incrédulité. Vu la manière dont ces deux là s'étaient parlés depuis le début, il avait été sûr que ce genre de chose arriverait tôt ou tard, mais il avait été surpris, malgré les menaces qui avaient résonnées dans la voix du blond. Cherchant à regagner le plus vite possible sa contenance, l'humain aux cheveux verts répondit à Aleksei, d'une intonation qui se voulait neutre et calme, mais qui était plus hésitante qu'il l'aurait voulu:

"Je ne prétend pas comprendre tout, juste les bases, fit-il avec un petit geste de la main, son regard s'attardant nerveusement sur celui qui venait de se prendre le coup, guettant sa réaction, Mais..."

La fin de sa phrase se perdit dans le silence. Il ne savait même plus quoi rétorquer, sur le coup. Son regard passant alternativement du blond au brun, il attendait une réaction, un échange de paroles, quelque chose qui aurait ou couvrir son actuel silence. Cela ne lui servait à rien de discourir si c'était pour être interrompu au bout de quelques minutes seulement par des cris ou un coup renvoyé. La seule chose qu'Alexandre s'estimait en droit de faire, à présent, c'était se taire et observer comment allait évoluer la situation. Tout dépendait de la réaction de l'Esprit au scalpel, et c'était pourquoi il l'attendait avec appréhension. Machinalement, il se baissa, ramassant un bout de porcelaine qui avait volé jusqu'ici, le serrant entre ses doigts, assez pour sentir les bouts tranchants, mais pas assez pour se faire saigner ou se faire vraiment mal. Il ne pourrait pas se vanter d'avoir eu une journée particulièrement ennuyante, aujourd'hui, c'était déjà ça...

_________________


******

Who wants to separate the world we know from our beliefs?
And who sees only black and white,
Distinguish loss from sacrifice.
Some day we may come to peace with the world within ourselves,
And I will await you, until I close my eyes.

When your time has come,
You know you'll be lonely once again.
And the final winter comes to us all,
Life is treacherous,
But you're not the only who must pretend.

I am the god in my own history, the master of the game.

When you close your eyes,
Mementos of summer retrieves your mind.
Like a drizzled afternoon cleans the air,
When the winter blows, you're glad you remember you really tried.


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MessageSujet: Re: People in the graveyard?[Liibre.8D][TERMINE]   Mer 27 Jan - 17:53

Observer avait toujours été l'un des maîtres mots de Loic.Observer,analyser,comprendre,voila un mode de pensée qu'il s'effortcait toujours d'adopter.Ce qui,en soit,etait plutôt normal,non?Loic etait un scientifique.Un médecin,peut être,capable de guérir,de rafistoler ou de faire apparaître et disparaître les balafres,mais c'etait aussi,et surtout,un scientifique brillant.Quelqu'un pour qui la science expliquait tout,et n'importe quel phénoméne.Voila en grande partie pourquoi il ne croyait pas a la religion des Esprits,comme ses semblables.Ca n'etait pas une question de croyance,ou de principes.Ca n'etait même pas une question de faits acquis.Manier des armes,s'en servir pour faire couler le sang,tout ceci etaient des interdits dans la religion de la race des Esprits.Hors,les Humains n'avait absolument pas cet interdit,et pouvaient tous manipuler n'importe quoi,sans aucune réelle contrainte.Loic,déja tout petit,pratiquait quand même sa religion,avec assiduité,car dans l'enfance,l'éducation religieuse fait souvent office de science.Mais Loic n'etait pas un religieux.C'etait un Scientifique,quelqu'un qui poussait les limites naturelles afin de pouvoir comprendre,analyser.Un esprit déviant,avide de savoir,quel qu'il soit,Morbide,Infidéle ou Culturel,du savoir,tout simplement.En l'occurence,très tôt dans sa vie,le médecin Esprit avait tenté l'experience de blesser un animal avec une arme,juste pour vérifier si l'interdit spirituel etait fondé.Il etait toujours la.Il etait encore vivant,après presque dix ans passé depuis cette premiere interdiction brisée.Il n'y avait pas eu de malédiction divine.Loic etait encore la,frais comme avant d'avoir commis le péché.Par conséquent,il n'y avait rien a craindre,la religion n'etait qu'une vaste plaisanterie,et rien n'etait vrai.En réalité,Loic se considérait depuis comme tout permis,car il avait perdu en ce jour la foie véritable envers sa religion.Il avait même tenté de trouver le moyen de donner une vision que certains qualifieraient de "normale" a ses yeux,ce qui pour un Esprit,serait sans aucun doute une premiére.Loic etait donc curieux,doté d'une curiosité enorme,presque intarissable.Il voulait savoir tellement de mystéres que s'en tenir a des principes ou a une éthique quelconque s'etait révéle depuis longtemps impossible.Loic n'aimait pas particuliérement faire souffrir les gens,mais il n'eprouvait absolument aucun remords a le faire.Pourquoi?Parce que pour lui,la science passait tout simplement avant tout.La logique,les sentiments,la morale,tout.Au final,aux yeux vides de Loic,la souffrance n'etait qu'une donnée,simple parmis tant d'autres.Il n'avait aucune raison de chercher a l'eviter.Il ne respectait même pas réellement la vie,peu importe a qui elle soit.Après tout,la vie n'etait qu'un métabolisme énérgetiquefait a base de protéines.Respecter des protéines lui paraissait si insignifiant...Par conséquent,Loic n'avait plus,ou n'avait jamais vraiment eu en fait,de réel respect pour la vie.C'etait peut être pour cela que tout le monde lui fuyait?Parce qu'il ne craignait aucunement toutes ces horreurs que les êtres normaux pouvaient craindre?Quel genre de personne est capable d'ouvrir le crâne d'une personne pour regarder dedans avec une lueur curieuse,sans le moindre remords ou la moindre trace de degoût?Peu de gens.Et Loic en faisait parti.C'etait peut être ce facteur qui le rendait aussi redoutable,en fin de compte,non?Le fait que Loic ne soit plus capable de ressentir la douleur faisait déja de lui quelqu'un que l'on pouvait sans aucun doute qualifier de redoutable.Car quoi qu'il arrive,quel que soit les blessures infligées,il ne sentirait rien,jusqu'a ce qu'il se rende compte qu'il perdait trop de sang pour continuer a survivre.C'etait la la limite de Loic,tout simplement.Avoir mal,cesser parce qu'on risquait d'y perdre un os,tout ceci ne lui faisait aucunement peur,ne lui causait aucune frayeur.Tout ce qui l'empêchait de finir quelque chose de violent et dangereux,c'etait venir a être en manque de quelque chose de necessairement vital.Comme le sang,l'oxygêne ou les minéraux que l'eau contient.Mais les blessures,les fractures et autres dommages simplement collatéraux,il n'en avait cure.Absolument cure.


Cela etait sûrement le premier facteur qui faisait de lui quelqu'un a ne pas enerver.Si on considérait le fait que l'enerver etait dailleurs possible,Loic ne semblant pas vraiment capable d'eprouver autre chose que de la curiosité dans plusieurs domaines,et a l'extrême rigeur,une certaine affection pour certains sujets de ses experiences.Par exemple ce patient d'aujourdhui,Loic l'aimait bien.C'etait vraiment un suet interessant,le fait de ne plus avoir la capacité a eprouver de la douleur,sans avoir subis des experiences comme Loic l'avait fait.Pourquoi,psychologiquement parlant,ce Neko n'etait plus capable de ressentir la douleur?Loic le comprenait,il ne cherchait pas vraiment a l'aider,simplement a satisfaire sa curiosité.Et le patient serait content d'avoir la réponse.Une certaine affection,dont il etait capable de faire preuve,certes.Mais malgré tout,un dêgout certain de la vie,un non-respect total pour ce qu'il apellait "métabolisme énérgétique de protéines".Il n'avait absolument rien a faire du fait que cet esprit a la cicatrice et ce petit humain aux cheveux verts meurent,une fois qu'ils auraient étanché la curiosté que Loic nourissait envers eux.Par conséquent,Loic avait encore besoin d'eux pour un moment.Cela ne signifiait pas qu'il avait necessairement besoin d'eux en entier.Après tout,seul leur psychologie l'interessait.Rarement,Loic n'avait rencontré un humain qui soit capable de rester aussi calme alors que deux esprits,dont l'un d'entre eux ne semblait réellement mentalement pas stable,allait très probablement entamer une dispute.Ou du moins,l'un d'entre eux allait chercher des noises au second.Et pourtant,le petit humain etait toujours la.Assez impressionant.Peut être ne cherchait t-il pas a passer pour quelqu'un de lâche?Ou plus simplement,peut être se sentait t-il en sécurité du fait qu'il n'etait pas la cible directe,qu'il s'agissait en fait de lui même,Loic.Le jeune humain etait un sujet assez interessant.Comme le balafré,dailleurs.C'etait,a n'en point douter,un profond raciste.Il méprisait les humains,cela se voyait.Cela se ressentait.Et mépriser cette race en particulier ne pouvait faire de lui que quelqu'un de raciste.Ca n'etait pas une insulte,simplement une constatation.


''Pourquoi? Va savoir... Tu crois que tu peux comprendre notre religion, peut-être? Déjà, sa sale tête m'énerve, et puis... Nan, comme si t'allais comprendre, sérieusement... C'est interdit, et c'est tout. Et... Ne-me-donne-pas-d'ordre.''

Instinct rebelle,instinct raciste,et instinct prétentieux.Il etait clair que pour ce blond a la cicatrice,il etait le seul être vallant la peine de rester en vie.C'etait très clair.Les deux autres pouvaient mourir,cela ne lui faisait probablement rien.Néanmoins,même si Loic etait sur que cette conclusion résumait a merveille l'êtat d'esprit du blond a l'heure actuelle,il etait tout aussi sur que cet homme n'avait jamais tué.En effet,le fait que Loic n'eprouve aucune morale ne signifiait pas pour autant qu'il n'etait pas apte a la comprendre,au contraire.Il etait excellent psychologue,et savait pertinemment qu'un seul des trois personnages de la scéne avait suffisamment de sens immoral pour massacrer les deux autres de sang froid.Jamais,très probablement,le jeune blond n'avait tué quelqu'un,même si cela ne restait qu'une supposition,la mort d'un être humain ou Esprit,ou quoi que ce soit d'autre laissait souvent des sequelles.Alors oui,le blond pouvait très bien avoir déja tué quelqu'un.Mais il etait sur qu'il ne pourrait pas tuer Loic dans l'immédiat.QUand bien même la conclusion s'avérerait fausse,Loic n'etait pas quelqu'un que l'on pouvait tuer "facilement".Et le constat etait le même pour l'autre.Le jeune humain n'avait selon toute vraisemblance qu'une quinzaine d'années,tout au plus.Pas le genre de personne a comettre un meurtre,même si Loic avait déja tué a l'âge de seize ans.Donc non,pas lieu de s'inquiéter.Aucun dommage mortel.Même si quelque chose poussa assez brutalement la tête de Loic sur le coté.Quelque chose d'assez dur.Sous l'effet aussi brusque,quelques os de la colonne vertebrale du médecin craquérent avec sonorité pour ensuite se remettre en place,alors que Loic replacait sa tête dans l'angle correct.Le poing du blond l'avait dérangé de sa place habituelle.Une petite goutte de sang avait même perlé de l'endroit ou l'impact s'etait produit,mais malgré cela,Loic n'avait rien dit.Rien senti.Juste que sa tête s'etait brutalement décalée.Ca n'etait rien de grave.Rien du tout.

"Je ne prétend pas comprendre tout, juste les bases. Mais..."

Mais?Mais il ne comprenait pas tout.Parce qu'il n'y avait rien a comprendre.Cette religion etait un mensonge,aucun péché n'existait vraiment.Pour savoir ce qu'il se passait quand on mourrait,il fallait mourir soit même.Une eventualité envisagée par Loic,qui etait très curieux de savoir ce qui allait se passer quand il mourerait.Mais il attendrait,avant cela.Il attendrait d'avoir résolu le plus de mystéres possibles.D'avoir étanché un maximum sa soif de science.


Ne t'en fais pas,tu saisit plutôt bien pour un humain.Mais il n'y a rien a comprendre.Ce n'est qu'une religion,c'est donc un principe inutile.

Il se doutait bien que cette phrase ne pouvait qu'accentuer l'amertume que le blond avait envers lui,mais a vrai dire,c'etait un peu le but rechercher.D'une pierre deux coup comme on disait,et le fait que Loic avait voulut rassurer le petit humain,qui s'etait révélé un sujet interessant,s'etait directement mêlé avec celui de vouloir s'assurer de ses déductions concernant l'Esprit a la cicatrice.Une provocation volontaire,par conséquent.Restait a vérifier si c'etait le bon mot.En tout cas,Loic ne fit rien d'autre que regarder un cour instant le petit humain,et de se frotter le menton.Un sujet assez divertissant ce petit humain,comme le balafré,même si les deux etaient d'un naturel que l'on retrouvait très souvent dans les rues,c'etait la premiére fois que Loic pouvait en examiner de plus près.Et puis,les humains déchus se faisant de plus en plus rare de nos jours,l'occasion de pouvoir analyser le comportement de l'un d'entre eux ne pouvait se faire sans lui.En attendant,il se devait de vérifier la réaction de l'esprit blond,puisque celle du petit humain etait très claire.Il fallait vérifier si le blond etait d'un temperament revanchard,ou si il pensait simplement être un meneur,quelqu'un faisant la loi.Quelqu'un qui faisait la loi n'avait jamais l'habitude qu'un de ceux qu'il considérait comme sous sa domination ne se rebelle plus fortement qu'il ne le pensait.De ce fait,il fallait riposter a ce coup.Par quelque chose de très simple.Après avoir refais craqué ses vertêbres pour remettre une bonne fois pour toute l'angle de sa tête en place,Loic saisit son scalpel avant de le pointer,d'une maniére assez vide vers le blond.


Je donne des ordres a qui je veux.Alors réponds moi.Tout de suite.

Si le ton qu'il avait employé precedemment etait plus curieux de savoir,a présent qu'il savait parfaitement ce qu'on lui reprochait,son ton etait nettement plus provocateur.Il n'avait qu'a le frapper une seconde fois pour fournir le dernier resultat qui achéverait l'interêt de Loic pour ce blond.

Et par la même occasion,qui achéverait son utilité aux yeux de Loic.Le reléguant du même coup au rang anonyme,quelqu'un qui n'etait en rien interessant.Quelqu'un que Loic n'aurait pas hésité a attaquer.
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Esprit, Villageois

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MessageSujet: Re: People in the graveyard?[Liibre.8D][TERMINE]   Mer 3 Mar - 0:15

[HS: Bon, il aura séjourné un moment dans mes dossiers, celui-là... Mais garde espoir Never, tu vas rattraper tes post...!è___é' ]

Il n'était pas complètement stupide, et n'avait en rien perdu la raison. Aleksei était quelqu'un de, faute de gentil et compatissant, somme toute assez raisonnable, quoi qu'on puisse en dire, sur les sujets qu'il jugeait les plus importants. La manière d'utiliser son argent en était un bon exemple et les personnes contre lesquelles il se battait en était un autre. Très différents et pourtant au final assez semblables pour faire l'objet d'une telle comparaison. Il ne jetait pas ses richesses par la fenêtre et les utilisait de manière avisée pour des choses dont il avait besoin. Il ne frappait pas n'importe qui et ne le faisait que lorsqu'il savait avoir une raison. Qu'elle soit bonne ou pas, c'était là une toute autre histoire et il n'aurait su prétendre qu'elles l'étaient toujours. A partir du moment où quelque chose le dérangeait et qu'il pensait, non, savait que parler n'arrangerait en rien la situation, alors il réglait le problème à l'aide de la méthode la plus plaisante au monde: il faisait taire la personne vers laquelle était dirigée, directement ou pas, sa colère. Pour autant si un général, une personne particulièrement forte et dont la réputation n'avait plus à être faite lui portait sur le système, il ne ferait rien, se contenterait de faire de son mieux pour ignorer cette dérangeante sensation oppressant sa poitrine. Parce qu'il ne voulait pas mourir, et qu'engager un combat contre quelque personne ô combien plus forte que lui ne serait pas une bonne manière de le faire. Il lui restait encore beaucoup de choses à accomplir avant de pouvoir se permettre de mourir. Des humains à tuer, des idiots dont il devait disposer, et un million d'autres encore auxquelles il ne pensait pas. On aurait pu penser, en le regardant, qu'il n'hésitait pas et ne prenait pas le temps d'analyser la situation avant d'agir. Faux, cela allait sans le dire. Quand il avait un doute, il s'abstenait généralement de faire le moindre geste dangereux dans quelque mesure que ce soit; mais il y avait des limites même à sa logique, des cas dans lesquels elle ne pouvait décemment d'appliquer. En l'occurrence, à ce moment, dans cet endroit beau à outrance pour un lieux sensément modeste, dont les habitants ne pourraient, de leurs yeux de morts, jamais contempler la splendeur, il reconnaissait que ses actions avaient été loin d'être les plus prudentes qui soient. Mais qu'aurait-il pu faire d'autre? L'Humain ne lui faisait pas peur. Plus petit que lui, l'air de savoir ce qu'il voulait et une curiosité un peu trop marquée qui réduirait à coup sûr d'un bon nombre de jours, de semaines ou de mois, son espérance de vie dans la grande capitale de l'Ouest à laquelle, supposait-il, il devait habiter. Sans doute savait-il se défendre, il n'aurait juré de rien. Mais il aurait honnêtement été plus que surpris de ne pas pouvoir le battre ou, au minimum, lui tenir tête. Le blond ne le connaissait pas et n'en jugerait donc pas mais, sans se mentir à soit-même, il était de notoriété publique que les Humains étaient les plus faibles créatures peuplant Illea. Les plus faibles, et les plus dégoutantes, songea-t-il. Celles dont il était le plus urgent de se débarrasser, après viendraient ces êtres aux oreilles pointues. En surnombre comparé aux Neko, ces derniers n'auraient d'autre choix que de plier; de toute façon, ces derniers étaient supportables. Ce jeune garçon aux cheveux verts ne lui inspirait donc aucune crainte, bien qu'il reste méfiant et lui prête malgré tout une attention relativement soutenue. Que pouvait-il savoir du mode de penser de choses aussi primitives que les Humains, après tout? Lui était intelligent. Ce qui n'était visiblement pas le cas de l'autre; cela n'avait rien de personnel, il ne pouvait juste pas les voir en peinture. Et ce caractère ne lui plaisait pas plus: quiconque le défiait ne tardait pas à réaliser son erreur et à mordre la poussière. En particulier les Humains Déchus. Aussi, pour quiconque le connaissant quelque peu, il eût été surprenant de constater que sa haine était dirigée vers l'Esprit qui, du haut de son mètre quatre-vingt-dix largement atteint et très probablement plus que largement dépassé. Ce n'était pas non plus de la crainte qu'il avait à son égard, mais de la défiance. Même à un idiot, la différence eût été compréhensible.

Il n'aurait jamais dû se ficher de lui, et allait amèrement le regretter. Le jeune Astrehn n'avait quant à lui pour ainsi dire jamais de réels regrets. Ses choix étaient toujours mûrement réfléchis et lui apparaissaient comme étant les meilleurs: s'il les avait fait, il avait des raisons et ce simple fait l'empêchait de ressentir ultérieurement le moindre remord, même s'il s'avérait que l'autre solution eût été préférable. Si elle ne lui avait pas semblé l'être au moment de la prendre, cela signifiait que, qu'importe la tournure qu'auraient pu prendre les évènements, il n'aurait pas pu changer d'avis. Ce n'était peut-être pas la bonne maintenant, mais cela l'était avant, quand il avait eu à se décider, pour lui. Alors il n'allait sûrement pas se lamenter sur son sort. Toutefois, il espérait que ce ne serait pas le cas des deux autres; qu'ils regrettent, l'un d'être venu et l'autre d'avoir trahi sa race. Qu'il soit empli de contrition. A vrai dire, la perspective de le voir mort dans cette allée lui plaisait beaucoup. Quel parfait spectacle cela ferait, et quel service immense il rendrait à la société en l'amputant d'un élément comme celui-ci, maillon brisé d'une chaîne, poids mort ne faisait que les ralentir et les déshonorer, les avilir. On ne saurait le lui reprocher et, de toute façon, on n'aurait absolument aucun moyen de savoir qu'il était impliqué. Si l'Humain avait un tant soit peu de jugeote et d'instinct de survie, il ne tenterait pas d'intervenir, de peur de se retrouver pris dans un combat dont les motifs lui seraient étrangers et d'où il risquait fort de ne pas sortir sans y avoir laissé quelque chose. D'avoir donné de sa personne, disons. Aleksei aurait adoré leur régler à tous les deux leur compte mais l'original primait. S'il recommençait, il le frapperait encore. Et s'il répondait, il ne verrait alors plus aucune raison de se retenir. Lorsqu'il se battait, il ne le faisait pas à moitié. Il n'aimait pas cet endroit; et il y avait de nombreuses plantes qui auraient un charme certain une fois réduites à l'état de cendres fumantes, à n'en point douter.

Lorsque le plus jeune des trois éleva la voix, le bourgeois ne put retenir un semblant de sourire condescendant. Était-ce de la peur qui avait filtré dans ce ton qui se voulait pourtant tellement assuré? Ou de l'hésitation, peut-être? Une chose était sûre, il avait finit par comprendre la position dans laquelle il était. En retard, comme toujours. Les Humains ne comprenaient jamais avant que le problème ait pris trop d'ampleur pour être résolu sans effusion de sang. Ce qui, en soit, ne le dérangeait pas vraiment; cela lui donnait de bonnes excuses pour faire couler ce liquide vermeil au goût de métal.

"Je ne prétend pas comprendre tout, juste les bases, dit-il en posant son regard sur l'homme à l'air étrange. Mais..."

Et il laissa sa phrase en suspend, ne jugeant de toute évidence pas utile de la continuer ou, tout du moins, ne trouvant pas qu'ajouter. Comprendre les bases? Que de mots, que de prétention. Et avec cela, rien pour étayer ses propos. Lorsqu'il disait quelque chose et que l'on se permettait de le contredire, Aleksei parvenait à trouver un moyen de se justifier, immuablement. Il s'y sentait obligé. Néanmoins, avec un principe aussi abstrait que la religion, qu'il respectait mais à laquelle il ne croyait pas aveuglément, il devait avouer que l'entreprise se révèlerait plus ardue qu'il ne pouvait y paraître au premier coup d'œil. Plus qu'une religion, il la prenait au sens des traditions. Pas une valeur morale, auquel cas il n'en aurait strictement rien eu à faire, mais comme un fait avéré et irrécusable, ne nécessitant nullement de quelconques preuves pour être considéré comme étant une vérité. Avait-on besoin de preuve que l'herbe était verte? Non, bien sûr. On le savait, point final. De même que le ciel était bleu, que les chiens aboyaient, que le jour cédait place à la nuit et la nuit au jour, que les étoiles étaient fidèles à la lune, que le vent chassait le brouillard. Il le savait, tout le monde le savait. Seul un idiot aurait affirmé le contraire. Mais allez expliquer cela à quelqu'un... C'était comme expliquer les couleurs à un aveugle, ou à quelqu'un qui verrait tout en noir et blanc, sans même la moindre trace de gris. Il ne comprendrait pas, et ne pourrait qu'acquiescer en souriant vaguement. Il n'y avait de 'bases' qui tenaient. On comprenait ou pas, les approximations sur ce sujet n'étaient pas permises.

Et dans le cas présent, les Humains étaient les aveugles tandis qu'eux autres Esprit verraient les couleurs, pensa-t-il, assez ironiquement. N'était-ce pourtant pas eux dont les yeux semblaient toujours si vides? La nature faisait parfois les choses d'une bien drôle de manière. A moins que ce ne soit lui qui ne choisisse les mauvaises comparaisons.

Il ne savait pas. N'y accorda pas une grande importance et fut interrompu une nouvelle fois dans sa réflexion par l'idiot mal habillé.

"Ne t'en fais pas, tu saisit plutôt bien pour un humain. Mais il n'y a rien a comprendre. Ce n'est qu'une religion, c'est donc un principe inutile. "

Ce n'était qu'une religion? C'était bel et bien qu'il commis sa plus grande erreur; le blond à la cicatrice ne croyait pas en la présence d'hypothétiques Dieux et, quand bien même c'eût été le cas, il n'aurait pas naïvement pensé qu'ils les auraient écoutés, ou même ne fut-ce qu'entendus. Toute notre vie durant. Avait mal, autant physiquement que moralement. Se battait contre chaque chose que nous rencontrions, détruisions et mourions. En temps de guerre, on se battait pour conserver sa place dans un tel enfer. Quel divinité aurait été suffisamment stupide et bornée pour aider ceux qui semblaient tant affectionner le territoire de leur ennemi? La religion n'était pas son fort, comme la quasi-totalité des conventions en tout genre d'ailleurs, mais il la respectait. Elle était inscrite jusqu'au plus profond de leurs mœurs, et les conditionnait tant, depuis de si nombreuses décennies qu'il était peu probable que leur race s'en affranchisse un jour. Elle n'en avait ni le besoin ni l'envie. Lui-même n'était pas dérangé par le fait de ne pas user de lames. En outre, la magie était mille fois plus imprévisible et indomptable. On ne la voyait pas. On la sentait, au moment où elle déchirait votre chair, au moment où elle brûlait votre esprit, chair organes et os. Mais impossible de prédire d'où et quand elle viendrait. Ce n'était pas la religion qu'il avait heurté, mais un milliers d'évidences que personne ne voulait voir voler en éclats. Tout ce qu'il venait de prouver, c'était que son esprit était tordu, ou qu'il était plus bête que la moyenne.

Ou les deux, et pour être tout à fait honnête, il s'en contre-fichait. Ce fou avait dérogé jusqu'aux plus élémentaires des règles. Lorsqu'il pointa son scalpel vers lui, l'air inexpressif, Aleksei ne recula point. Ne ressentit aucune peur d'aucune sorte; il pouvait bien faire les gestes qu'il voulait, il pouvait bien le blesser, cela n'allait pas changer grand-chose. Il n'était plus à une cicatrice près depuis longtemps, et elles finissaient toujours par guérir et s'effacer avec le temps, ce même temps qui rendait à l'état de poussière les cadavres de ceux qui avaient osé les lui laisser, se décomposant, pourrissant lentement dans la terre sous leurs pieds, ou loin de tout et à la merci des charognes.

Il ne lui faisait pas peur, car quoi qu'il puisse même tenter de lui faire, il avait l'assurance d'avoir connu pire.

Il lui ordonna de lui répondre. Il ne lui répondit pas. Tourna la tête vers l'Humain qu'il haïssait tant et qui, pourtant, s'il ne commettait aucun acte qu'il aurait pu clairement identifier comme 'suicidaire', repartirait sans doute sans de trop graves blessures. Éleva la voix, un sourire étrange étirant ses fines lèvres, n'augurant rien de bon quant à la suite des évènements.

''Toi, là, l'Humain. Je me fiche pas mal de ce que tu penses, et crois moi quand je te dis que s'il y avait eu que toi et moi, tu serais pas debout à te tourner les pouces à l'heure qu'il est, mais je vais te dire ce que tu vas faire. Il marqua une courte pause, histoire d'appuyer sur la suite de ses paroles. Tu n'es jamais venu au cimetière aujourd'hui. Un taré va mourir, t'en entendras parler mais tu l'auras jamais vu. Y aura eu du bruit ici, et tu passais pas loin, mais t'as pas vu qui y était. Clair?''

Son ton avait été lourd de menaces muettes, qu'il n'hésiterait pas à mettre à exécution. L'expression de son visage serait plus qu'assez pour le lui faire comprendre, pensait-il. La situation prenait une tournure imprévue, mais paradoxalement, au déroulement tout ce qu'il y avait de plus prévisible. Il doutait de pouvoir le tuer; les fous avaient souvent de la force à revendre et si tout tournait trop mal il ferait demi-tour et partirait. Mais pas avant de lui avoir fait comprendre ce qu'il pensait, cela non.

Et il comptait se faire entendre à sa manière.
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People in the graveyard?[Liibre.8D][TERMINE]

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