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 J'aime pas les titres...XD (libre.u__u )

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Elfe, Noble

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Elfe, Noble


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MessageSujet: Re: J'aime pas les titres...XD (libre.u__u )   Sam 26 Nov - 17:29

[Bah moi, je me bouge comme je peux, hein, j'ai du boulot... Déjà que je devrais être en train de faire mon anglais spé là...==
Never, oublie pas de télécharger Basil ! XD
Posté.]



Peu de personnes étaient au courant de sa passion débordante pour les araignées : et pourtant, Dieu savait que ce sujet l’intéressait ! A maintes et maintes reprises elle avait tenté d’en parler, mais de toute évidence, il n’était pas utile de se donner cette peine puisque tous ses efforts acharnés pour convaincre une audience réticente à ne serait-ce qu’observer, tolérer ces petites bêtes restaient vains, chaque fois. Marilee en avait parlé à ses parents quand elle était encore petite –par la force des choses : sa mère avait bien failli avoir une crise cardiaque, raconterait-elle plus tard, en apercevant l’énorme boule noire et verdâtre sur le lit de sa petite fille ! Mais eux non plus n’avaient pas compris ; soi-disant, cette occupation était trop dangereuse. Parce que soi-disant, certaines d’entre elles étaient extrêmement venimeuses –et cet argument-ci, la petite Elfe l’avait très mal pris : eh bien quoi, elle était suffisamment intelligente pour les reconnaitre et pas suffisamment idiote pour y toucher malgré tout, en dépit des avertissements ! Kast avait souri maladroitement, et s’était secrètement fait une mission de changer le cœur de sa cadette à l’égard de ces arachnides en lui présentant divers animaux communément jugés plus « mignons » et susceptibles de lui faire oublier les précédents, puisqu’à l’instar de ceux de tous les autres enfants, les sentiments et intérêts de Marilee étaient plutôt du genre volages. Trey n’avait trop rien dit, persuadé de même que ce penchant pour le moins bizarre n’allait guère durer très longtemps. Et Matt, dans sa grande bonté, avait décidé d’aider sa charmante petite sœur à en ramasser et nommer le plus possible, à élire les plus grosses et poilues, ou la meilleure tisseuse, la plus chatoyante couleur, la plus jolie toile, le plus beau papillon coincé dedans –mais quand elle les voyait, elle les sauvait : ça devait être délicieux, un papillon, d’accord, mais c’était joli et elle aimait bien les voir voler. Alors, ses petites protégées pouvaient bien se contenter de grosses mouches ! Mais il ne s’y intéressait pas vraiment ou pas autant qu’il le prétendait et faisait semblant, plus pour braver l’autorité parentale et jouer avec elle que par passion véritable. Ces souvenirs l’amusaient beaucoup : c’était également grâce aux araignées qu’elle était tombée amoureuse pour la première fois. Une gamine de son âge pour laquelle elle s’était prise d’une affection sans limites. Les cheveux clairs, assez courts, aventurière invétérée, un peu garçon manqué, se souvint-elle. Et grande connaisseuse en matière d’araignées.

Enfin, deux bonnes réactions sur autant d’aveux, ce n’était pas grand-chose ! Aussi comptait-elle sur Aleksander et Ludmilla, deux individus à qui il incombait de si lourdes responsabilités, deux espions capables de garder leur sang-froid en toute situation pour doubler ce taux jusqu’ici désolant. Allez, supplia-t-elle silencieusement, puisqu’elle n’était amie qu’avec les gentilles, et pas celles qui leur mettaient des bouts de bois dans les jambes ! Marilee attrapa négligemment une mèche de ses cheveux et se mit à jouer distraitement avec : un chat ou une araignée, où était le souci, exactement, elle se le demandait ! Ces petits étaient mignons, mais s’ils griffaient et crevaient l’œil de quelqu’un ? On ne peut pas remplacer un œil crevé, c’est très grave, et puis ça devait être très douloureux. Alors qu’une morsure, ça se soignait avec des remèdes et des contrepoisons ! D’aucuns auraient argué qu’un œil crevé n’était pas mortel, lui. Eh bien si, ça l’était si ce n’était pas correctement soigné, c’était exactement la même chose ! Tant qu’à faire, il n’y avait qu’à avoir l’œil : au bout de deux crises d’urticaires après une malheureuse méprise sur la race de telle ou telle petite bête, on finissait par comprendre au premier coup d’œil desquelles il était sage de rester éloigné. Allons, un chat sauvage ou un chien auraient fait plus de dégâts, plus de mal que cela ! Et dans ce pays, renchérit Marilee avec une pointe de tristesse mêlée de frustration, les spécimens n’étaient pas si dangereux ou beaux, ou gros : le climat n’y était pas propice, tout simplement, et ces bonnes vieilles amies tropicales à huit pattes lui manquaient de temps en temps.

Alors, il n’y avait pas de problèmes, et personne ne voulait le comprendre ! C’était un comble, pas vrai ? Un comble !


« Non. Je suis désolé, Mademoiselle, mais je n'aime pas vraiment les araignées. »

Elmir, sans lâcher des yeux la mèche de cheveux qu’elle triturait, poussa un soupir à fendre l’âme : comme c’était dommage ! Ses mauvaises expériences avec les arachnides à la botte de l’ennemi avaient dû le traumatiser gravement, de sorte qu’il s’en méfiait à présent… Mais il fallait faire la distinction, vraiment, ses amies à elle n’avaient jamais rien fait de mal ! Enfin, une l’avait mordue une fois, mais ce n’était pas de sa faute, elle avait juste eu très peur. Dépitée, la jeune fille aux longues oreilles fit la moue. Et elle qui avait pensé partager ce point commun avec ses deux nouveaux amis ! Elle en était sincèrement désolée ! D’un autre côté, le serviteur affichait une mine équivoque : il mourait de peur, c’était évident. Le ton de sa voix en était un autre témoin que Marilee ne pouvait remettre en doute, fut-ce avec toute la mauvaise foi dont elle était capable de faire preuve –ce qui n’était pourtant pas rien, force était de le reconnaitre.

Son regard se reporta sur Ludmilla : le sourire figé qu’elle arborait ne la décourageait pas, elle restait son dernier espoir ! Trois personnes, ç’aurait été mieux que deux : facile, logique, un peu mathématique elle le reconnaissait –rien qu’elle apprît souvent, il fallait en convenir. Sa déconvenue ne fut donc que plus grande encore lorsque la belle jeune femme ne lui répondit avec la conviction qu’elle aurait souhaitée. Loin de se laisser abattre toutefois, la petite Elfe se fit une mission de briser les préjugés que la servante avait à l’égard de ses mignonnes amies à pattes, mandibules et poils.


« Vous... Vous leur accrochez des rubans? Mais ce n'est pas, enfin... Dangereux? Je veux dire, si elles vous mordent... »

Marilee haussa les épaules, un grand sourire retrouvant peu à peu le chemin de son cœur jusqu’à ses lèvres. Oh non, ce n’était pas si dangereux, elle n’en prenait pas de trop venimeuses ! Rien qui pût la tuer ou laisser chez elle de graves séquelles, elle pouvait le jurer, le clamer haut et fort à la face du Ciel si on le lui avait demandé. Prudente malgré les apparences, elle ne cherchait pas la mort alors que la vie avait encore tant de choses à lui offrir –un paquet d’ennuis, certes, mais le nappage de bonnes surprises qui les recouvrait valait le coup d’être mangé et puis, elle avait l’estomac solide et le cœur bien accroché.

« Elles ne mordent pas puisque je ne leur veux pas de mal, je suis devenue très douée pour ça, vraiment ! Je vous montrerais, un jour, dit-elle en regarder successivement ses deux interlocuteurs, comme ça vous pourrez bien que vous rendre compte que ce ne sont pas les méchantes, vous finirez par les adorer. Elles sont petites, celles d’ici, et puis si elles me mordent ce n’est pas si grave, je ne prends pas n’importe lesquelles ! C'est gentil de s'inquiéter. »
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MessageSujet: Re: J'aime pas les titres...XD (libre.u__u )   Mer 21 Déc - 20:53

{Ahaha Basile. Bon bah on l'aura pas vu, au final, hein...8DD

Et je suis preeeeeeeesque en retard pour répondre ici. Ce sujet est maudit. Je sais pas ce qu'il m'a fait. Enfin au moins, je suis pas vraiment tout à fait en retard. Hem.Ó___Ò'}



Être poli, oui ; être sympathique, non. Quoi que la différence pouvait sembler inexistante aux yeux de certains, elle était pourtant fondamentale dans la manière d'aborder les choses d'Aleksander. Jamais il n'aurait insulté la jeune fille qui lui faisait face : politesse oblige. Il ne tenait pas à se faire réprimander, pas plus qu'il n'avait envie de finir sans travail uniquement parce qu'il aurait manqué de respect à Monsieur ou Madame. Ceci dit, rien ne le forçait à avoir l'air avenant ou heureux de vivre. Il servait, voilà tout. Le sourire était, chez lui, toujours resté en option. Est-ce que la jeune Elfe l'aurait plus apprécié s'il avait sourit et parlé de manière engageante? Sûrement, oui. Seulement se faire apprécier d'elle ne l'intéressait pas, de la même façon que la plupart des Nobles se fichaient bien de connaître son nom ou sa couleur préférée. Tout ce qui lui importait, pour l'instant, était de faire dériver le sujet de conversation – ou mieux, de terminer cette conversation. Il avait à faire et, si ce n'était pas urgent, ça l'était plus que parler d'araignées avec quelqu'un qu'il ne verrait probablement plus jamais par la suite. Il n'était pas de ceux qui allaient spontanément vers leurs connaissances pour les saluer, pas plus qu'il ne prenait la peine de retenir noms et visages jugés trop peu importants pour cela. Beaucoup auraient été heureux, à sa place, de rencontrer une jeune fille riche et pourtant aimable malgré tout ; lui, ça ne l'intéressait pas. Il ne pensait réellement pas qu'il la reverrait un jour, n'avait vraiment aucune envie de s'attirer sa sympathie et se fichait bien de savoir ce qu'elle faisait de son temps libre. Ludmilla, elle, était suffisamment gentille pour réellement s'inquiéter de ce qui pourrait arriver à la demoiselle Elmir si elle se faisait mordre par une de ses araignées. Mais lui, pour la énième fois, ça ne l'intéressait pas. Il s'en fichait royalement. Et pourtant, impossible de le lui dire sans paraître impoli. Il se contentait d'ordinaire de garder un air fermé et de répondre par monosyllabe aussi souvent que possible, histoire de faire comprendre à ses interlocuteurs qu'il n'était pas là pour leur faire la conversation – et qu'il n'en avait d'ailleurs aucune envie. Ça marchait, la plupart du temps. Et puis il y avait des exceptions. Ceux qui, aussi renfermé et silencieux soyez-vous, continuaient de vous suivre et de vous parler sans s'en préoccuper. Ou ceux qui, à l'instar de l'elfe aux longs cheveux clairs, semblaient faire abstraction de tout ce qui ne leur plaisaient pas.


Raison pour laquelle il évitait de parler à ces personnes-là. Qu'on le laisse tranquille, ça lui allait très bien. S'il ne lui avait pas parlé, il n'aurait pas eu à s'inquiéter de marcher dans les jardins : maintenant, il n'allait pas pouvoir s'empêcher de fixer ses pieds en s'y rendant. Sait-on jamais. Pourquoi se sentait-elle le besoin de leur raconter sa vie de cette façon? Qui lui avait dit que ça les intéressait? Ça ne l'intéressait pas. Peut-être que ça intéressait Ludmilla, mais pas lui. Alors pourquoi ne pouvait-il pas partir? C'était vraiment stupide. Et elle continuait de les regarder, une mèche de ses cheveux enroulée autour de son index, comme si dire qu'ils n'aimaient pas ces bêtes immondes et dangereuses était la pire des choses qu'ils auraient pu lui faire. Il tenta de décrisper son visage, pensant que s'il retrouvait un air désintéressé et froid elle cesserait de penser que ce sujet l'intéressait ; peine perdue. Rien que penser que des araignées pouvaient lui grimper dessus quand il faisait le ménage ou devait aller d'une pièce à une autre lui retournait l'estomac. Et ça, ça devait se voir. Impossible de faire autrement. Autrement dit, il était condamné à avoir l'air effrayé pendant encore plusieurs bonnes secondes au moins. Au moins.

« Vous... Vous leur accrochez des rubans? Mais ce n'est pas, enfin... Dangereux? Je veux dire, si elles vous mordent... »


Sa sœur ainée, au moins, parvenait à sourire et à avoir l'air à peu près détendue. Quelle chance. S'il avait essayé de faire de même, il aurait tout juste réussi à étirer ses lèvres de manière tout sauf convaincante. Et puis si elle se faisait mordre, tant mieux : elle l'aurait bien cherché, à leur accrocher des..., des rubans aux pattes. C'était exactement comme aller donner des coups de bâtons dans une ruche! Il fallait définitivement avoir un grain, pour prendre une de ces choses dans ses mains. Rien que d'y penser – il n'y penserait pas. Non. Il ne voulait pas y penser. Qu'elle garde ses sales bêtes pour elle, lui n'en voulait pas. Même pas en pensées.

« Elles ne mordent pas puisque je ne leur veux pas de mal, je suis devenue très douée pour ça, vraiment ! » Bien sûr : parce que c'est bien connu, ces sales bêtes stupides peuvent comprendre si on leur veut ou non du mal. « Je vous montrerais, un jour, comme ça vous pourrez bien que vous rendre compte que ce ne sont pas les méchantes, vous finirez par les adorer. Elles sont petites, celles d’ici, et puis si elles me mordent ce n’est pas si grave, je ne prends pas n’importe lesquelles ! C'est gentil de s'inquiéter. »

Aha. Aha. Aha. Si par 'petites' elle entendait 'microscopiques et presque invisibles', alors tout allait pour le mieux. Si elle voulait dire 'pas si grosses que ça', en revanche, ils n'allaient pas s'entendre. Mais pour qu'elle puisse leur attacher des rubans, vraiment, elles devaient être beaucoup trop grosses. Si elle pensait vraiment qu'il allait les adorer, elle se faisait des idées ; si elle pensait que ces saletés avaient des sentiments et méritaient autre chose que la mort, elle avait complètement tort. Et il ne reviendrait pas là-dessus. Qu'on les extermine, il ne s'en porterait que mieux. Penser qu'elles étaient indispensable pour l'équilibre du monde était loin d'être sa priorité.

Aleksander ouvrit la bouche pour répondre quelque chose, n'importe quoi, des paroles intelligentes pour transmettre sa pensée poliment mais sans être sympathique pour autant, deux ou trois mots tout au plus qui pourraient l'aider à se sortir de là ; mais rien. Rien du tout. Le vide absolu, le néant, zéro idées, pas même la plus petite. Il referma la bouche, amer, l'air aussi aimable que toujours. Peut-être valait-il mieux qu'il garde ses remarques pour lui, dans le fond. Quoi qu'il aurait dit, ça n'aurait pas été du goût de la demoiselle aux longues oreilles. Autant se taire. De toute façon, cette fille était officiellement dangereuse et donc à éviter.
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MessageSujet: Re: J'aime pas les titres...XD (libre.u__u )   Jeu 12 Jan - 21:32

Ludmilla n'aimait vraiment pas les araignées, mais l'idée qu'elle puisse faire de la peine à Marilee en s'enfuyant en courant ou en refusant de parler avec elle lui déplaisait encore plus que ces bêtes noires à huit pattes. Elle était une personne aimable, qui n'aimait pas voir les autres pleurer ou broyer du noir, et ce qu'elle les connaisse ou ne les connaisse pas. Si elle avait été aussi stoïque et renfermée qu'Aleksander, sans doute aurait-elle pu planter la petite Elfe là et s'en aller car elle avait 'autre chose à faire que parler d'araignées qu'elle avait en horreur'. Non, la servante aux yeux bleus était trop polie et gentille pour faire la moindre remarque désobligeante à son interlocutrice. Elle aurait pu n'être qu'une simple villageoise plutôt qu'une Noble, ça aurait été la même chose. Peut-être que certains ne voyaient pas l'intérêt d'offrir un sourire à tous ceux auxquels l'on parlait, mais Ludmilla pensait fermement que c'étaient ces petits gestes quotidiens qui rendaient la vie plus belle et plus agréable. Ça pouvait paraître insignifiant comme ça, mais si chacun y mettait du sien, ça ne le serait plus du tout. Enfin... Ludmilla n'était pas assez naïve pour penser qu'un beau jour tout le monde se montrerait sympathique envers tout le monde, même dans un futur lointain. C'était un rêve qu'on pouvait effleurer mais jamais vraiment saisir. Penser de la sorte la rendait souvent mélancolique, mais elle se rassurait en se disant qu'au moins, certains essayaient, et c'était tout à leur honneur. Elle jeta un bref coup d'œil à son petit frère, qui avait toujours une mine à mi-chemin entre le dégoût et la peur. Du moins, c'est ainsi que Ludmilla interpréta son expression, et elle laissa son regard se poser sur la route pavée, songeuse. D'accord, il n'aimait pas les araignées, tout comme elle, mais il aurait au moins pu sourire ! Hélas, faire sourire Aleksander était toute une épreuve, elle en savait quelque chose. Il devait s'ennuyer, là. Il fallait qu'elle fasse quelque chose pour le faire rentrer dans la conversation, pour l'intéresser... Mais quoi ?

« Elles ne mordent pas puisque je ne leur veux pas de mal, je suis devenue très douée pour ça, vraiment ! Je vous montrerais, un jour, comme ça vous pourrez bien que vous rendre compte que ce ne sont pas les méchantes, vous finirez par les adorer. Elles sont petites, celles d’ici, et puis si elles me mordent ce n’est pas si grave, je ne prends pas n’importe lesquelles ! C'est gentil de s'inquiéter. »

Ce n'était en tout cas pas de telles déclarations qui allaient le rendre plus enthousiaste. Ludmilla garda bravement son sourire aux lèvres, cherchant quoi répondre. A un moment, elle cru que son jeune frère allait rétorquer quelque chose, mais il referma la bouche sans qu'aucun son n'en soit sorti. Alàlà, il n'allait pas se faire beaucoup d'amis parmi les serviteurs s'il agissait de la sorte. Ludmilla ne voyait pas en Aleksander un solitaire, mais plutôt une personne timide et renfermée qui n'arrivait pas à s'exprimer. Alors quoi de mieux pour guérir cette espèce de dépression qui l'animait depuis la mort d'Emrys et de leur père que de se faire des amis ? Des amis enjoués qui pourraient lui montrer que la vie valait encore la peine qu'on lui fasse face en souriant ! Mais bon, en l'occurrence, c'était des araignées qu'ils parlaient. Il était dommage que ni elle ni Aleksander n'aiment ces bêtes là, car sinon, ils auraient pu discuter d'une passion commune, et ça aurait été bien plus intéressant. Hm. Ludmilla ne trouvait pas particulièrement leurs araignées petites, surtout celles qui étaient noires, poilues, et traversaient la pièce à une vitesse effrayante. A ses yeux, elles étaient même trop grandes et grosses. A quoi celles de son île natale, pensa la servante avec horreur, pouvaient ressembler si les leurs étaient ' petites' ? Tout compte fait, elle préférait ne pas y penser.

Ni s'en faire poser une dans les mains afin qu'elle puisse commencer à les apprécier. Sentir une araignée courir sur elle la faisait frémir de dégoût, et avait été le thème de bien des cauchemars de son enfance. Rien qu'en voir une sur la main d'une autre personne aurait pu la faire s'évanouir. C'était dire si la jeune femme aux cheveux ondulés les exécrait. Toutefois, Ludmilla fit de gros efforts pour n'en rien laisser paraître, car il était hors de question de vexer Marilee. Elle n'avait pas l'air rassurée, elle n'était pas assez bonne comédienne pour ça, et quelques unes de ses émotions filtraient contre son gré. De l'inquiétude, aussi; Car elle était vraiment effrayée à l'idée que la jeune Elfe puisse se faire mordre par une araignée et ne pas s'en sortir, malgré tout ce qu'elle avait dit pour la rassurer. Il y avait en Ludmilla une sorte d'instinct maternel qui la poussait à prendre soin des autres et les garder de tous les dangers.

Elle répondit donc à Marilee, d'une voix qui se voulait légère mais qui malgré tout était entachée par la peur:

« Quand même, je n'aurais pas confiance, elles peuvent... Se tromper et penser que vous leur voulez du mal ! Mais si vous dites faire attention, je n'ai aucune raison de ne pas vous croire, alors ça va... Mais dites moi, si celles de chez nous semblent petites, à quoi ressemblaient les vôtres? »

Ludmilla se serait bien donnée une gifle. Qu'est-ce qui lui avait pris ? Elle qui s'était décidée à ne pas essayer d'imaginer ça, elle venait de demander encore plus de précisions à leur interlocutrice ! Aleksander allait sûrement lui en vouloir, et elle, elle allait certainement faire des cauchemars. Comme elle se sentait bête, tout à coup. Elle n'avait plus qu'à espérer que la différence se limitait à quelques millimètres seulement. Si George avait été là, il aurait rit d'elle !

[Ludmilla est masochiste, les amis! Et c'est quand même pas ma faute si j'ai pas trouvé Basile!XD]

_________________


I could not leave you, in times of trouble,
We never would have come this far,
I took the good times, I'll take the bad times,
I'll take you just the way you are.

I said I love you, and that's forever,
And this I promise from the heart,
I couldn't love you, any better,
I love you just the way you are.

I don't want clever, conversation,
I never want to work that hard,
I just want someone, that I can talk to,
I want you just the way you are.



“It is only with the heart that one can see rightly; what is essential is invisible to the eye.“
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Elfe, Noble

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MessageSujet: Re: J'aime pas les titres...XD (libre.u__u )   Mar 14 Fév - 2:32

[Si, c'est ta faute, surtout que maintenant y faut se lever tôt pour trouver UN SEUL MALHEUREUX SITE pour télécharger et qu'y a plsu d'espoir de le revoir un jour...T__T
Sans parler du stream. D'ailleurs en parlant de parler, le premier qui évoque mon retard, je le désosse. Je suis crevée, moi. Sleep
Posté.]


Personne ne la comprendrait jamais, soupira Marilee. Pourquoi diable s’attendre à autre chose ? Dans ce vaste, très vaste monde, il semblait n’y avoir qu’elle à avoir saisi la beauté sans pareille de leurs amies à huit pattes. Enfin, de ses amies, puisque le commun des mortels avait bien l’air déterminé à exterminer ces pauvres petites bêtes. Qui de leur côté n’avaient rien demandé à personne, la petite Elfe tenait à le préciser aussi souvent que nécessaire. Elle avait beau ne pas apprécier ces grands singes qu’étaient certains hommes, effrayants au demeurant, il ne lui serait pas passé par la tête de les bombarder de coussins, montée sur une table ou une chaise, les pointant du doigt, hurlant à qui voudrait l’entendre de la sauver et leur cassant le crâne à coup de balais bien placés. La comparaison la fit sourire : ça non, elle ne l’aurait pas fait ! Certes dorénavant, impossible d’affirmer ne pas y avoir pensé –mais ç’avait été tellement amusant qu’elle se le pardonna en une seconde. Et pourtant, ils étaient non seulement plus gros mais parfois tout aussi poilus, avec leur barbe, qui piquait bien plus que la fourrure brillante des innocents, gentils arachnides ! Il fallait, dans la vie de tous les jours, être civilisé et se contrôler, lui avait-on répété lorsque, plus jeune, elle se mettait à pleurer pour un oui ou pour un non. Ce qui entrait en totale contradiction avec le comportement des masses à l’égard de ses animaux de compagnie ; c’était civilisé, peut-être, de les traiter de tous les noms au vu et su de tous, d’attenter à leurs jours comme s’il s’agissait là de la plus normale des choses au monde, de détruire leurs maisons durement tissées à la sueur de leurs mandibules quand, vraiment, personne, personne n’aurait été passer la main sous ce fichu placard ni rampé sous ce lit ? Quel toupet, c’en était révoltant !

La jolie jeune fille s’était donc fait une mission de faire entendre raison au reste du monde. Enfin, pour les cinq prochaines minutes, avant qu’un nouveau problème d’ampleur ne vienne étaler son injustice à sa barbe. Auquel cas celui-ci serait relégué au deuxième plan, pour une durée indéterminée mais, à en juger par la fréquence à laquelle il ne cessait de revenir sur le tapis, sûrement pas pour toujours. C’eût été trop beau !

« Quand même, je n'aurais pas confiance, elles peuvent... Se tromper et penser que vous leur voulez du mal ! »

Boudeuse et exaspérée, Marilee chercha du soutien du côté d’Aleksander : peine perdue. Le jeune homme s’était enfermé dans le mutisme typique de sa profession –pas l’officielle mais l’officieuse, jugea-t-elle utile de se préciser. Plutôt que de justifier une nouvelle fois sa confiance en elle-même au sujet des araignées, la demoiselle décida d’observer un silence bienvenu. Ne pas interrompre ses interlocuteurs était un principe important, et ceci, et cela…, ça, elle était au courant. Et le hasard voulut que ce fussent les deux serviteurs qui en bénéficient ; le nombre était rare et ils auraient pu remercier la Providence, quelle que fut leur croyance.

L’élégante Capricieuse avait selon toute apparence bien fait, car les propos suivants de Ludmilla l’apaisèrent :

« Mais si vous dites faire attention, je n'ai aucune raison de ne pas vous croire, alors ça va... »

Avoir obtenu la confiance d’une femme aussi charmante que celle-ci fit naitre un sourire triomphant sur le visage d’Elmir, qui n’aurait pas été plus fière d’avoir désilé les yeux de son père au sujet de sa pimbêche revêche d’épouse. Elle jeta un nouveau regard au brun, comme le prenant à témoin. Ignorante qu’elle était que le pauvre ne risquait pas de comprendre, ou s’en fichant éperdument. La distinction était souvent difficile à faire avec les gens comme elle.

« Mais dites-moi, si celles de chez nous semblent petites, à quoi ressemblaient les vôtres? »

Son sourire ne fit que s’agrandir encore cependant qu’on la lançait dans son domaine de prédilection sans qu’elle ait besoin d’y jeter pieds et poings liés ses vis-à-vis. Les araignées chez elle ? Ah ! de beaux spécimens, de ci de là, et surtout plus gros. Plus coloré ? Oui, peut-être, nota-t-elle rapidement. De menus détails, telle leur dangerosité par exemple, ne lui effleurèrent pas l’esprit. De ce qu’on avait perdu on gardait uniquement le meilleur, n’était-il pas ? Il en allait ainsi pour ses amies multi-pattes.

La naïve brune ne devait pas se rendre compte d’où, exactement, elle avait mis les pieds. Sans quoi elle se serait enfuie en courant, quitte à froisser deux ou trois pétales de bonne humeur de la fille devant elle. Voilà qui aurait évité, à elle comme à son frère, des élucubrations à l’intérêt limité sur de drôles d’insectes exotiques dont sans doute ils n’avaient jamais entendu parler.


« Oh, répondit Marilee avec un empressement certain, elles étaient très mignonnes ! Pas que celles d’ici ne le soient pas, notez bien, mais elles ont quelque chose en moins –et je ne parle pas de couleur, hein ! »

Elle sembla hésiter un instant, réfléchir, avant de reprendre avec tout autant d’enthousiasme :

« Quoique, si. Elles étaient grosses comme ça, fit-elle avec un geste bien peu précis des mains, mais juste certaines. D’autres étaient petites comme les vôtres, mais moi je préférais les grosses. Parce que, les minuscules… Elles ne payent pas de mine comme ça, mais elles sont souvent les plus venimeuses ! »

Les éventuelles répercussions de cette remarque, comme à peu près tout ce qui importait aux autres mais pas à elle, passèrent loin au-dessus de la tête aux cheveux très clairs de Marilee.

« Et puis on ne peut rien faire avec, leurs toiles ne sont même pas drôles. »
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MessageSujet: Re: J'aime pas les titres...XD (libre.u__u )   Mar 13 Mar - 20:21

{ Ludmilla et Marilee sont si adorables... 8D

J'ai cru 'je vous décosse', au début. Je comprenais pas très bien. Mais BASILE, quoi! Basile! On devrait pleurer et faire son deuil... ;A; }



Aleksander aurait pu faire un effort, sourire ou ne serait-ce qu'acquiescer, mais il n'en voyait pas l'intérêt. Ludmilla allait parler, de toute façon ; elle allait répondre avec tact et gentillesse, ça ne faisait pas le moindre doute. Il aurait pu ne pas être là, ça n'aurait pas changé grand chose. Il ne se plaignait pas, loin de là : ce n'était qu'une simple constatation. Et puis après tout ce n'étaient pas les autres qui l'ignoraient, il se mettait lui-même dans cette situation. Ça lui allait, de jouer l'homme invisible. Il n'avait ni l'envie ni la force de supporter des conversations qui ne l'intéressaient pas le moins du monde – et celle-ci en faisait définitivement partie. Cette fille parlait d'araignée, il se sentait mal à l'aise et, par-dessus le marché, il faisait chaud. Tant qu'à faire, hein... Il aurait presque préféré qu'il se mette à pleuvoir. Ça aurait forcé tout le monde à aller s'abriter le temps de l'averse et, si le jeune homme détestait sentir ses vêtements lui coller à la peau, il préférait ça aux immondes bestioles dont l'elfe parlait. Pris d'un curieux réflexe, il baissa les yeux sur ses jambes et jeta un coup d’œil discret à ses bras. A force d'y penser, n'importe qui aurait finit par en voir partout.

Aucun monstre ou tâche noire suspecte à l'horizon. Bien. Parfait, tant mieux. Son interlocutrice n'aurait sûrement pas été de son avis, mais il n'en avait cure. La voir prendre une araignée dans ses mains l'aurait plus traumatisé qu'en voir une courir sur lui, il n'avait pas besoin de l'expérimenter pour en être convaincue. Il pouvait concevoir que certaines personnes n'en avaient pas peur – il y avait toujours quelqu'un pour les écraser d'un geste nonchalant, ça voulait bien dire ce que ça voulait dire – et il admettait que l'on puisse aller jusqu'à les attraper par une patte pour les jeter dehors, mais... Les tenir au creux de ses mains, les dorloter et leur donner des noms, ça tenait de la démence.

« Quand même, je n'aurais pas confiance, elles peuvent... Se tromper et penser que vous leur voulez du mal ! » Ou 'obéir à leurs instincts carnassier et vous dévorer', en d'autres termes. « Mais si vous dites faire attention, je n'ai aucune raison de ne pas vous croire, alors ça va... Mais dites moi, si celles de chez nous semblent petites, à quoi ressemblaient les vôtres? »

La nuque d'Aleksander, raidie par la tension, ne l'empêcha pas de jeter un regard vide à sa sœur. Oui, vide. Vide d'idée et de tout espoir de voir cette conversation prendre un tournant moins, comment dire – abominable. Il aurait bien caché son visage dans ses mains s'il n'avait pas eu la droite prise par son sac – sans compter qu'il aurait eu l'air passablement stupide. Ça aurait eu le mérite de résumer son état d'esprit, cela dit. Pitié, sortez moi de là. Il aurait aimé attraper la main de Ludmilla dans la sienne, prétexter n'importe quoi et s'éloigner à grande enjambées. Il devait rentrez au château, sa sœur devait rentrer chez elle... N'importe quoi pourvu qu'il puisse se changer les idées et reprendre le cours normal de sa journée. Apparemment, ce n'était pas prêt d'arriver.
Tant pis, il allait prendre son mal en patience. Ce n'était que l'affaire de quelque minutes tout au plus. Mieux valait ne pas s'attirer les foudres d'une Noble, aussi agaçante et bavarde soit-elle.

« Oh, elles étaient très mignonnes ! Pas que celles d’ici ne le soient pas, notez bien, mais elles ont quelque chose en moins – et je ne parle pas de couleur, hein ! »

Et la revoilà partie sur ses araignées. Elle en parlait comme si elles avaient été des chats, un lapin ou même de simples peluches douces et gentilles. Bien sûr. Bien sûr, c'était parfaitement normal. Ça lui semblait aussi naturel que de caresser des orties ou de manger des aiguilles, mais tout allait bien. En témoigne son air dégoûté, qu'il tentait tant bien que mal de camoufler. Peine perdue.

« Quoique, si. Elles étaient grosses comme ça, mais juste certaines. D’autres étaient petites comme les vôtres, mais moi je préférais les grosses. Parce que, les minuscules… Elles ne payent pas de mine comme ça, mais elles sont souvent les plus venimeuses ! »

Si la lanière de son sac avait été en bois, elle aurait sûrement choisi ce moment pour craquer entre ses doigts. D'abord elle lui parlait de grosses araignées, sûrement poilues, rapides et immondes. C'était déjà à la limite du supportable, et s'il avait été un peu plus vif il aurait sans doute poussé un cri de dégoût – mais d'accord, il pouvait supporter. Elles n'étaient pas chez lui, celles-là. Elles avaient toutes coulées, elles étaient mortes. Cette simple pensée avait forcément entraînée des images avec elle et, Aleksander étant l'éternel optimiste qu'il était, il n'avait pu s'empêcher de les imaginer en train de nager. Et il ne plaisantait pas, il en avait déjà vu une surnager dans une casserole d'eau. Mais, soyons réalistes, elles n'avaient tout de même pas pu nager sur une telle distance. Ces sales bêtes énormes et dangereuses étaient donc définitivement hors de sa vue, nageuses hors-pair ou non. Et voilà qu'elle ajoutait, l'air de rien, que les minuscules étaient les plus venimeuses ? Qu'est-ce qu'elle voulait, lui faire avoir une crise cardiaque ? Du plus loin qu'il s'en souvienne, on lui avait toujours dit que les petites n'étaient pas dangereuse, qu'elles ne gênaient personne. Il revoyait sa mère soupirer tandis qu'il en pointait une du doigt, revoyait plusieurs serviteurs grommeler quand il avait dû les appeler pour s'en débarrasser, revoyait Karin les écraser violemment... Et tout ce temps, quand ils lui faisaient croire qu'elles étaient trop petites pour mériter leur attention, elles étaient en réalité les plus dangereuses ?

Il se sentait aussi trahi et traumatisé qu'un enfant à qui on explique que les contes de fées n'existent pas. Nul doute que ses proches allaient en entendre parler encore longtemps. Très longtemps.

« Et puis on ne peut rien faire avec, leurs toiles ne sont même pas drôles. »

Le visage figé dans une expression choquée, Aleksander en oublia même qu'il avait prévu d’attraper sa sœur par le bras et de s'en aller en courant. On lui avait menti, menti ! Il aurait pu se faire mordre, mourir, se... Mon Dieu. Il n'allait plus pouvoir dormir.

« … C'est horrible. » fut la seule chose qu'il réussit à articuler.

On aurait presque pu croire qu'il se sentait extrêmement concerné par le malheur de la jeune elfe, si ça n'avait pas été l'exact contraire. C'était peut-être horrible que leurs toiles ne soient pas amusantes, mais c'était les araignées dans leur ensemble qu'il trouvait horribles, lui.
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MessageSujet: Re: J'aime pas les titres...XD (libre.u__u )   Mer 21 Mar - 21:41

Ludmilla devait aimer avoir peur, sinon pourquoi aurait-elle lancé la jeune Noble sur un sujet qui l'horrifiait et lui avait si souvent fait faire des cauchemars, petite ? Cauchemars qui allaient très certainement recommencer, à n'en point douter, et ce que Marilee lui réponde ou non. Ludmilla voyait très bien comment étaient les araignées de son pays, parfois noires ou fines, grosses ou petites, et qu'importe leur forme ou leur couleur, elle ne les aimait pas. Elles lui faisaient peur. Cette façon qu'elles avaient de se pendre à leur toile, et d'attendre qu'un insecte s'y prenne au piège... C'était tout simplement immonde. La servante aux yeux bleus ne contestait pas leur utilité, elles débarrassaient les maisons de beaucoup d'insectes indésirables, mais à ses yeux, elles étaient tout aussi indésirables que leurs proies, et ce n'étaient pas les Nobles qu'elle servait qui allaient la contredire. Rencontrer une si jeune fille, riche de surcroit, qui soit passionnée par ces bêtes étonnait grandement Ludmilla. D'ordinaire, et même si elle n'aimait pas généraliser ou caricaturer, les femmes n'aimaient pas les insectes. Elles pouvaient s'en moquer à la rigueur, mais les aimer au point de leur donner des noms et leur accrocher des rubans aux pattes... C'était étrange. Oh, elle se garderait bien d'en faire la remarque à voix haute, cependant. Peu commun mais pas impossible... Ludmilla se répétait souvent que ce n'était pas parce qu'elle n'avait croisé personne aimant telle ou telle chose qu'il était insensé qu'on apprécie cette dite chose. Penser le contraire aurait été assez égocentrique, au fond, non ?

La jeune femme aux cheveux châtains eut peur d'avoir vexée Marilee, l'espace d'un instant. Cependant, le sourire de la petite Elfe revint au galop sur son visage, rassurant son interlocutrice. Elle s'en serait voulu d'avoir blessé ses sentiments, car ce n'était pas du tout son but. Si elle avait été méchante et adepte des taquineries pas forcément très drôles, Ludmilla aurait pu se moquer de ses goûts, mais la nature l'avait faite trop respectueuse pour ne serait-ce même qu'y penser un court instant. De ça, la jeune femme n'allait pas se plaindre. Plus l'on était difficile et égoïste, moins l'on arrivait à se faire des amis, et moins bien l'on vivait en général. De son point de vue, en tout cas.

« Oh, elles étaient très mignonnes ! Pas que celles d’ici ne le soient pas, notez bien, mais elles ont quelque chose en moins –et je ne parle pas de couleur, hein ! »

De, de couleur ? Aussi rapidement qu'elle le pu, Ludmilla se fit un inventaire des différentes couleurs qu'elle avait vu sur des araignées. Et son inventaire ne contenait que deux malheureuses options: Noir et vert. Des araignées d'une autre couleur, est-ce que ça existait seulement ? Elle n'avait pas lu de livres à ce sujet, elle ne pouvait pas savoir. Mais imaginer une araignée roses à pois jaunes tisser une toile verte rendait la bête curieusement... Moins atroce.

« Quoique, si. Elles étaient grosses comme ça (elle fit un geste si peu précis que Ludmilla ne parvint pas à estimer la taille exacte, et c'était peut-être mieux ainsi) mais juste certaines. D’autres étaient petites comme les vôtres, mais moi je préférais les grosses. Parce que, les minuscules… Elles ne payent pas de mine comme ça, mais elles sont souvent les plus venimeuses ! »

A ces mots, les yeux de l'ainée du trio s'ouvrirent en grand alors qu'elle fixait, incrédule, son amie du moment. Les plus petites, souvent les plus venimeuses ? Mais on lui avait toujours assuré le contraire ! Et à voir l'expression d'Aleksander, cette remarque n'avait pas non plus du lui échapper. Sa mère lui avait toujours soutenu qu'il était ridicule de s'affoler devant une toute petite bête, surtout une petite araignée, car elle était inoffensive. Combien de fois en avait-elle laissé filer une dans la maison ? Si ça se trouvait, c'était un monstre emplit de venin qu'elle avait laissé vivre, alors qu'elle avait écrasé sans pitié sa grande sœur incapable de causer le moindre mal. Oh. Ludmilla se trouvait tout à coup bien mal. En rentrant, elle vérifierait sous son lit, et écraserait toutes les petites araignées qu'elle trouverait. On n'était jamais trop prudent, et comme de toute évidence elle ne l'avait jamais été assez...

« Et puis on ne peut rien faire avec, leurs toiles ne sont même pas drôles.

-… C'est horrible. »

Ludmilla hocha gravement la tête pour appuyer son frère. Oui, c'était vraiment horrible... Les petites étaient donc les plus dangereuses ! Elle se demandait pourquoi personne n'avait trouvé bon de lui dire que ça faisait dix-neuf longues années qu'elle se trompait. A moins que tout le monde dans son entourage se trompait ? Il allait falloir qu'elle les prévienne de ce danger habilement camouflé !

« Mais vous êtes certaine que les petites sont dangereuses ? Demanda-t-elle, inquiète, Elles sont... Petites. »

Il était difficile de croire qu'elles pouvaient l'être plus que les grosses, en tout cas. Mais si tel était le cas... Elle les écraserait aussi. Sans pitié. Elle devait se protéger, et protéger sa famille, ainsi que tous les gens du château, qui l'ignoraient peut-être aussi !

[On va pleurer Basile. Tous ensemble.ç___ç]

_________________


I could not leave you, in times of trouble,
We never would have come this far,
I took the good times, I'll take the bad times,
I'll take you just the way you are.

I said I love you, and that's forever,
And this I promise from the heart,
I couldn't love you, any better,
I love you just the way you are.

I don't want clever, conversation,
I never want to work that hard,
I just want someone, that I can talk to,
I want you just the way you are.



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MessageSujet: Re: J'aime pas les titres...XD (libre.u__u )   Jeu 14 Juin - 13:23

[Bah au final on l'aura vu, quoi, c'est génial !*__*
Posté. Vous avez vu ? Je poste, en ce moment. Au lieu de réviser. Dingue.8D]




Non, décidément, leurs toiles n’avaient strictement rien d’amusant. Dans l’encoignure d’une porte, sur quelque plinthe en-haut d’un mur, dans les replis d’une moulure ; elles se cachaient partout, transparentes et légères, utiles et géométrique. Mais elles étaient si petites ! Minuscules, des filins plus fins encore que les pattes et les mandibules qui les avaient si méthodiquement tressés ! Marilee ne les en admirait pas moins : que de tours, que de difficultés pour parvenir à un tel résultat, si parfait et fragile au demeurant ! Non, ce qui n’était absolument pas drôle selon elle, c’était leur taille ridicule. Un coup de balais, un coup de chiffon et il n’y en avait plus trace. Disparues, les jolies inventions, les pièges au comble de l’efficacité, finies ces petites toiles blanchâtre et blafardes ! Combien de fois n’avait-elle pas rêvé d’un entrelacs gigantesque de fils collants, qui irait s’accrocher, pourquoi pas, d’un arbre à l’autre, d’une branche à leur fait même, tout en haut ? Qui bloquerait le passage d’imprudents voyageurs vers une terre pleine de ces petites bêtes ! Bien évidemment, la propriétaire d’un tel ouvrage n’aurait rien d’un monstre : elle serait grande, belle, majestueuse et se nommerait sans doute Marie-Lise. Parce que ce nom était agréable à l’oreille et sophistiqué. Elle délivrerait les pauvres elfes qui, par mégarde, se seraient aventuré vers ce territoire et…

« … C'est horrible. »

Elmir opina vivement du chef. Pour sûr, horrible de chez horrible ! Elle aussi aurait rêvé qu’une telle araignée existât ou, faute de si bien faire, que celles d’ici fussent aussi belles et grosses que celles d’antan, sur l’île ! Mais non, il fallait faire avec, et loin d’elle l’idée de critiquer ses nouvelles amies à huit pattes ! Heureuse qu’Aleksander compatît à son malheur, elle manqua de peur de le serrer dans ses bras pour le consoler de ne pas avoir connu de si jolies petites bêtes. Elle lui présenterait les siennes, s’il voulait ! Oh, oui, et celles qu’en cherchant bien, l’on pouvait apercevoir dans les jardins entre deux brins d’herbe coupés, entre deux fleurs embaumantes ! Le matin, s’il se réveillait assez tôt –elle pourrait bien le réveiller, elle !–, il les verrait mieux encore, couvertes de rosée. Certes, on ne pouvait rien faire avec d’aussi petites toiles, et avec d’aussi petits arachnides qui ne supportaient pas même qu’on leur posât un ruban sur la patte, mais tout de même, c’était mieux que rien !

Tout à son enthousiasme, la jolie jeune fille ne se formalisa pas de l’air d’abord incrédule, puis clairement inquiet qui se peignit sur les traits de ses compagnons bien malgré eux. Eh bien ! Oui, d’accord, c’était horrible, absolument désolant : mais à ce point ? Vraiment, ce qu’ils pouvaient être gentils et attentionnés !


« Mais vous êtes certaine que les petites sont dangereuses ? Elles sont... Petites. »

Sans se rappeler vraiment de sa dernière remarque, Marilee fronça les sourcils. Si elles étaient dangereuses ? Bien entendu, qu’elles l’étaient ! Certaines n’hésitaient pas à mordre, agressives, et leur venin pouvait parfois avoir des effets assez…, eh bien, pas franchement « mortels » de ce qu’elle en savait, mais désagréable et, de loin en loin, ou au fil des allergies, assez conséquents, elle le craignait. Les grosses, elles ne se déplaçaient pas si vite et, fût-ce le cas, on les repérait de loin ! Mais les plus petites ? On ne les voyait pas, et si on les voyait on ne faisait pas attention. C’était alors qu’elles montaient à votre insu sur votre bras, sur votre jambe, et qu’en tentant de chasser l’importune d’un mouvement du poignet, vous l’énerviez : elle voyait rouge et, misère, mordait dans ce qu’elle pouvait. Ca ne faisait pas forcément mal, sur le coup, mais après…

D’accord, concéda-t-elle à contrecœur, cette règle n’avait rien de général et même, il devait s’agir de rares exceptions. Mais c’était possible. Comme il aurait été étonnant que personne, en une année, n’en fît la malheureuse expérience ! Il fallait se garder de ces petites. Mais pas des marrons avec de longues pattes translucides, commenta-t-elle pour elle-même, elles ne faisaient de mal à personne, à peine aux mouches et ça, c’était plutôt un bon point pour elles. La gamine se souvint en revanche d’une espèce minuscule, verte, avec un abdomen bizarre et des dessins rouges dessus. Elles, étaient dangereuses, par exemple. Et toutes petites.

Elle n’avait peut-être pas bien fait de les prévenir, si ? Dans leur métier, ne se méfait-on que des grosses, poilues, qui ne demandaient qu’à vivre leur vie cachées de tous ? Quelle sombre injustice ! Elles pouvaient faire mal, mais elles ne faisaient que se défendre ! Quelle honte de les traiter comme ça, et d’ignorer leurs petites sœurs ! C’était comme des moustiques : les grands ne piquaient pas. Elle savait bien cela, aussi, quoiqu’envers ceux-là, elle ne montrât pas grande pitié.


« Justement, avança-t-elle d’un air plus que convaincu, on ne les voit pas et là, elles mordent ! Elles ne le font pas toutes, mais il y a bien une race ou deux qui peuvent vous paralyser. Si vous ne supportez pas leur venin, ce qui n’est pas obligé mais qui peut arriver quand même. Ah, je ne sais pas si on en trouve ici, mais elles sont vraiment petites ! »

L’elfe leur adressa un grand sourire, radieuse. Oui, bon, il ne fallait pas non plus avoir peur d’elles pour rien du tout ! Pour plaider leur cause, elle avançait non pas une entente, mais une cohabitation : une collaboration, presque, contre les autres insectes. Voilà qui n’aurait pas été si mal, si ?

« Mais n’ayez pas peur, toutes les petites ne sont pas dangereuses. Au final, c’est un peu comme les grandes : juste…, certaines, vous voyez ? Les marrons avec de grandes pattes ne sont pas méchantes ! Vous ne saviez pas ? »
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MessageSujet: Re: J'aime pas les titres...XD (libre.u__u )   Sam 14 Juil - 19:21

{ Her oui. ON A VAINCUUUUU WOUHOU ! 8D

Posté le 14 Juillet, la classe intégrale. BON ANNIVERSAIRE PÉPIN WESH. }


Aleksander fixa la jeune femme, tendu, effrayé – choqué, même, par ce quelle venait de dire. Il ne voulait pas entendre un mot de plus à ce sujet, pas un seul. Il voulait s'en aller, retourner à ses affaires. Pourquoi était-il là, déjà ? Il aurait dû être en train de travailler, de ramener le contenu de son sac au château, de faire les tâches qui lui avaient été assignées. Il portait son uniforme, avait son sac. Tout pour prouver qu'il n'avait rien à faire là. Un seul mot de sa part aurait coupé court à la conversation et quelques excuses habilement placées lui auraient donné son ticket de sortie, quitte à abandonner sa sœur en chemin. Seulement voilà : prendre la parole, c'était bien plus facile à dire qu'à faire. En présence d'étrangers, entouré d'une foule de passants... Le pauvre Aleksander n'en menait en vérité pas large. Sa froideur cachait sa timidité sans pour autant l'effacer, malheureusement. Il se fichait bien de blesser l'elfe et si Ludmilla voulait rester avec elle, peu lui importait ; mais rien à faire, ses lèvres refusaient de se desserrer. De laisser passer le son, les mots qu'il pensait avec tant de force. Il était muet. Muet et coincé avec une Noble accro aux araignées persuadée que devenir amie avec des serviteurs n'était pas le moins du monde bizarre.
Pas de chance.
Il s'efforça donc de formuler dans sa tête, en silence, ce qu'il pourrait bien lui dire pour s'éclipser. Les mots sortaient de sa bouche avec une facilité déconcertante dès qu'il était chez lui, pourtant. Il n'avait aucun mal à insulter les personnes qui s'approchaient trop de ses sœurs. Il ne pensait pas non plus avoir peur de ce que l'on pouvait penser de lui. Il était timide, juste ça. Sa gorge se serrait et lui refusait toute parole qui ne soit pas nécessaire. Être désagréable, il y arrivait. Quand ses réponses s'imbriquaient dans la conversation. Lui qui avait tant de mal à commencer une vraie discussion peinait encore plus à en sortir. L'ironie du sort, sans doute.


« Mais vous êtes certaine que les petites sont dangereuses ? Elles sont... Petites. »

Aleksander aurait pu acquiescer. Mais, à la place, il préféra jeter un regard de côté à sa sœur aînée. Elle ne travaillait pas, elle... Peut-être que s'il marmonnait deux ou trois excuses entre ses dents on le laisserait filer sans lui poser plus de questions que ça ? Après tout, son travail était un alibi imparable. C'était aussi une des véritables raisons pour lesquelles il voulait faire marche arrière. Se faire réprimander à cause d'une discussion traumatisante avec une Noble, non merci. Il préférait éviter. Mieux : il ne voulait pas que ça arrive. Pour ça, il fallait qu'il abandonne cette charmante jeune fille à ses araignées de compagnie sur le champ. Sa sœur comprendrait qu'il soit pressé. Il ne s'inquiétait pas trop pour elle. Ils se connaissaient depuis toujours, après tout. Elle devait le connaître suffisamment bien pour ne pas s'étonner d'une telle attitude. Un repli stratégique vers le silence.
Silence qu'il affectionnait d'autant plus depuis qu'ils parlaient de ces bêtes atroces. Silence qu'il préférerait toujours au bruit, quelle que soit la situation. Rester dans son monde et ne rien dire le rendait antipathique, il s'en doutait. Mais ça lui allait.


« Justement, on ne les voit pas et là, elles mordent ! Elles ne le font pas toutes, mais il y a bien une race ou deux qui peuvent vous paralyser. Si vous ne supportez pas leur venin, ce qui n’est pas obligé mais qui peut arriver quand même. Ah, je ne sais pas si on en trouve ici, mais elles sont vraiment petites ! »

Vraiment... Petites.
Le serviteur fut parcouru d'un frisson. Il n'exagérait pas plus qu'il ne le faisait exprès : ces bestioles le terrorisaient. Il avait beau essayer de se raisonner, rien à faire. Son corps agissait de lui-même, son esprit bloquait net. Les araignées lui faisaient peur. Elles lui feraient toujours peur. Et Marilee Elmir, en ce moment même, lui inspirait plus d'incompréhension que de pitié ou de crainte. Il ne pouvait pas comprendre ça. Il ne pourrait jamais comprendre ça. Cette affection tordue qu'elle semblait leur porter. Il trouvait ça... répugnant, au mieux.
Mais il ne dit rien. La politesse et le respect des rangs avant tout.


« Mais n’ayez pas peur, toutes les petites ne sont pas dangereuses. Au final, c’est un peu comme les grandes : juste…, certaines, vous voyez ? Les marrons avec de grandes pattes ne sont pas méchantes ! Vous ne saviez pas ? »

Il n'avait pas envie de savoir, surtout. Que certaines le soient et d'autres pas lui était bien égal : il n'avait aucun moyen de les reconnaître. Les grandes sont dangereuses et les petites pas, ça lui avait toujours semblé juste et facile à comprendre. Un peu trop facile, quand il y repensait. Mais c'était bien, au moins, c'était clair. Noir et blanc, pas de gris. Maintenant il allait se méfier de toutes les araignées, sans pouvoir faire de distinctions. Tant pis. Il les écraserait toutes.
Mais ça non plus, il ne pouvait pas le dire. Il ne put que masquer au mieux son dégoût, sa veste serrée contre lui, les doigts crispés sur la lanière de son sac. Il tacha d'effacer les images que l'elfe avait imposées dans son esprit, sans résultat probant. Il allait devoir faire le chemin inverse avec ces araignées en guise de décors. Merveilleux.

Allez, maintenant. Il n'avait qu'à faire un pas en arrière – ce qu'il fit – s'éclaircir la gorge – voilà – et prendre la parole. Allez, comme ça.


« Je ne le savais pas, non, s'efforça-t-il de dire sur un ton plat, mais j'ai encore du travail. Il va falloir que je rentre au château. Si vous voulez bien m'excuser. »

Si elle voulait bien le laisser partir, plutôt. Parce que ce n'était certainement pas Ludmilla qui allait s'accrocher à lui en le suppliant de discuter encore quelques minutes avec elle. Et puis rappeler ce que l'on a à faire provoquait bien souvent un effet ricochet : les deux jeunes femmes se sépareraient sûrement elles aussi pour vaquer à leurs activités.
Dans son cas, contentes ou non, elles n'allaient pas avoir le choix. Le forcer à rester revenait à lui créer des ennuis. Ce que ne font ni les sœurs, ni les 'amies'. Même s'il la considérait plus comme une Noble très étrange aux passe-temps douteux que comme une potentielle amie.
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MessageSujet: Re: J'aime pas les titres...XD (libre.u__u )   

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J'aime pas les titres...XD (libre.u__u )

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