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 J'aime pas les titres...XD (libre.u__u )

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Elfe, Noble

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Elfe, Noble


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MessageSujet: Re: J'aime pas les titres...XD (libre.u__u )   Mar 3 Aoû - 14:09

'Mademoiselle, vous feriez mieux de faire ceci', 'Marilee, fait donc plutôt cela'. Cela avait toujours, et le serait probablement pour longtemps encore, été comme cela. Il était vrai que le plus souvent, la jeune fille aimait par dessus tout qu'on choisisse pour elle, à peu près sur tous les niveaux. Quoi de mieux, pour se dédier de toute responsabilités en cas d'échec, que de laisser les autres les endosser pour nous? Si le service à thé ne plaisait pas mais qu'elle n'avait strictement rien à voir dans le choix de la dite vaisselle, alors elle ne serait guère ennuyée, tout simplement. Lorsque tout allait bien, les gens prenaient pour acquis qu'il n'y avait rien de plus normal, mais dès que les choses se gâtaient, on rejetait la faute sur le premier venu, à la moindre occasion. Tout le monde agissait ainsi, pas vraiment par choix, mais par réflexe. Qui, en ce bas monde, aurait rêvé d'avoir des tas et des tas de problèmes? L'écrasante majorité des personnes n'étant pas profondément masochistes, cela ne laissait pas grand monde, il fallait bien le reconnaître. On avait envie de se protéger, de rester blanc comme neige de toute trace de faute, on ne voulait pas avoir à porter sur son dos ses erreurs, et c'était bien normal. Les assumer était toujours dur, quoi qu'on puisse en dire, et de manière générale, s'il y avait un moyen quelconque de l'éviter, on s'employait à le réaliser de notre mieux. Quitte à en blesser d'autres parfois. Quelle était cette expression populaire à Illea, déjà? Elle tenta de se rappeler, mais avait, et ce dès son arrivée, eu beaucoup de mal avec les expressions. On casse les œufs pour les omelettes? Quelque chose du même genre en tout cas. Quelle idée de faire un adage avec pour idée principale un plat tout ce qu'il y avait de plus banal... Et pas même bon, qui plus était. La personne l'ayant dite en premier ne devait pas avoir l'âme d'un poète... Si elle l'avait eu devant les yeux, sans dote lui aurait-elle expliqué à quel point une métaphore avec des œufs, ce n'était pas génial, et qu'il s'était bien trompé. Alors non, Marilee n'aimait pas choisir, vraiment pas. Comment faisait-on pour être certain de prendre la bonne décision, exactement? Elle enviait ces personnes sûres d'elles, qui n'hésitaient pas une seule seconde avant de proférer un jugement. Qui n'avaient pas peur des conséquences ou en tout cas, n'en faisaient pas grand cas et ne laissaient pas leurs craintes les bloquer. Comme ce devait être agréable. De temps à autre elle se disait que si elle avait été plus intelligente, sans nul doute aurait-elle été capable de distinguer les bons choix des mauvais et ne jamais avoir tort. Alors, elle n'aurait plus la hantise de faire une quelque bêtise chaque fois, sans la moindre exception, où on lui demandait quelque chose. Pour cela au moins, faire partie de la noblesse, et à plus forte raison être une demoiselle, avait de nombreux avantages. Si on lui avait demandé de travailler, elle aurait eu toutes les peines du monde à y parvenir. Prendre d'importantes décisions, ce n'était pas pour elle. Déjà que dire si elle préférait la robe rose ou la robe verte en se levant était pour elle une entreprise bien plus ardue qu'il n'y paraissait, il ne fallait pas s'attendre à grand chose d'autre venant de sa part. Son père avait choisi quel instrument de musique elle apprendrait, son frère l'avait conseillée quant à comment apprendre à se défendre et quelle arme utiliser, les servantes lui indiquaient quelle tenue mettre -ou tout du moins, ne lui en proposaient que peu, sachant que sans quoi, elle y passeraient la journée entière- et une fois de plus, c'était l'autorité paternelle qui faisait force de loi quant aux cours qu'elle suivait, ainsi que pour l'hypothétique futur mari qu'il se devrait de lui trouver. Bien que cette idée ne l'enchantât pas trop, pour être honnête, au moins pourrait-elle passer ses journées à se plaindre qu'elle en voulait un autre, dans la mesure où ce serait la faute de son père et non la sienne. Elle tâcha de ne pas trop y penser, et oublia ce dernier sujet déplaisant; surtout quant une jeune fille aussi mignonne que Ludmilla était face à elle. En parlant de choix d'ailleurs, elle avait plus ou moins décidé qu'elle les appréciait. Sans savoir véritablement pourquoi d'ailleurs. C'était vrai, après tout, elle ne les connaissait pas. Ou tellement superficiellement que cela n'avait de connaissance guère que le nom... Et pourtant. Certes Aleksander n'avait pas l'air d'un parfait bout en train, mais ce n'était pas une raison pour ne pas inconditionnellement l'adorer. Il aurait été tellement mignon avec un joli sourire sur le visage, songea la jeune fille aux très longs cheveux clairs. Et avec, justement, les cheveux un peu plus longs et... Elle secoua imperceptiblement la tête avant de ne commencer à penser des robes. Certes oui, cela lui serait allé comme un gant. Parfaitement. Mieux, elle en était persuadée, que son uniforme de serviteur mais elle n'allait sûrement pas le lui dire; moins encore après sa précédente méprise quant au genre à utiliser à son sujet...

Elle n'était pas encore la dernière des roturières, elle savait se comporter, tout de même! Pas le mieux du monde, d'accord, mais tout de même. Et puis, elle pressentait que cela ne lui aurait pas plu. Sûrement pas, même, à vrai dire. Mais il n'aurait rien rétorqué. Parce qu'elle était une riche noble, et que lui n'était qu'un serviteur. Impossible pour eux d'être tout à fait honnêtes avec leurs supérieurs. Ce qu'ils pensaient, ils se devaient de l'habiller de le velours avant de le dire, ou mieux encore, éviter tout commentaire, désobligeant ou pas. La demoiselle Elmir se comportait de même quand elle parlait avec une personne importante; c'était donc compréhensible. Une fois de plus, personne ne voulait avoir d'ennuis.

Et puis, franchement, tant que le mensonge avait des allures de vérité, qui se souciait qu'il ne soit qu'un pâle décors? Tout était très bien ainsi. C'est pourquoi, au fond, de manière purement égoïste, elle aurait aimé qu'ils lui disent qu'ils l'aimaient bien, eux aussi, en retour à ses précédentes paroles. Et elle avait cru que la jeune fille aux cheveux bruns le ferait, l'espace d'un instant. Mais au lieu de cela, ce fut Aleksander qui prit la parole, d'un ton toujours aussi poli, mais guère plus. Ceci dit, Marilee se contenta, de son côté, de remarquer qu'il avait une voix qui pourrait, avec un peu d'effort, aisément passer pour celle d'une jeune fille. Et l'idée de la robe lui revint, pour être chassé à nouveau, aussi persistante qu'elle était stupide.

«Je ne pense pas que vous devriez nous apprécier, Mademoiselle. Nous ne sommes que des serviteur. Vous avez bien mieux à faire, je pense.»

Marilee baissa un instant les yeux, considérant ce qu'il avait dit. Théoriquement oui, elle n'aurait pas dû ne fut-ce que leur adresser la parole. Seulement voilà, c'était ce qui distinguait la théorie de la pratique: elle leur avait parlé alors, à quoi bon se détester? Elle ne pouvait pas plus les ignorer, dans la mesure où cela ne lui aurait pas plu du tout. Or, jusqu'à preuve du contraire, elle pouvait faire tout ce qu'elle voulait. Avec quelques restrictions, concéda-t-elle, mais presque tout ce qu'elle désirait. En plus, ce n'était pas de sa faute si elle les appréciait! Qui était-il pour la blâmer de cela, d'abord? Si elle voulait être leur amie, elle le serait, point final. Il n'y avait pas réellement besoin de chercher plus loin, quitte à ce que cette amitié soit purement à sens unique. Quand elle voulait quelque chose, qu'elle le souhaitait vraiment, la jeune fille se débrouillait pour l'obtenir, tant pis si les moyens n'étaient pas forcément très orthodoxes. Elle laissa une poignée de secondes passer, attendant de voir si Ludmilla allait objecter quelque chose. Lorsqu'il devint évident qu'elle comptait observer le silence, et comme il était de notoriété publique que qui ne disait mot consentait, elle eut un bref soupir agacé, avant de ne planter son regard bleu tour à tour dans celui de son interlocutrice, puis de son interlocuteur. Les mains croisées devant elle, elle jouait avec l'un des bracelets à son poignet. Très bien, très bien. De toute façon, ils ne connaissaient pas son emplois du temps; or elle, si. Et ce qu'elle savait et qu'ils semblaient ignorer, de toute évidence, c'était que non, elle n'avait vraiment rien de mieux à faire. Marcher oui, c'était bien. Mais sous un tel soleil, qui semblait bien décidé à réduire à l'état de flaque colorée tout ce que pouvait bien porter cette terre, cela perdait de son charme. Ce qu'il fallait également savoir était que, de même, par une telle journée, elle avait définitivement banni l'idée d'étudier sans y être forcée contraintes, pieds et poings liés, dans une pièce fraîche avec un livre. Elle avait bien des amies mais, premièrement, la plupart étaient occupées et, deuxièmement, elle n'avait pas envie de leur parler. Marilee savait à merveille qu'elle se cherchait des excuses, des justifications, des prétextes. Elle arguait, encore et toujours, tout en cherchant un moyen autre qu'un 'je te l'ai dit donc tu fais' pour qu'ils soient amis et l'apprécient.

« Et bien, vous pensez mal. Je n'ai pas mieux à faire, puisque je m'ennuyais... Et puis je vous apprécie quand même. Vous m'en voulez toujours pour tout à l'heure, c'est cela? Ah... »

Elle prit, suite à sa dernier phrase, une moue désolée, suivie d'un air profondément attristé. Elle s'était d'ores et déjà excusée, aussi sur-jouait-elle un peu, tentant de tirer son épingle du jeu, elle aussi. Sans cœur ou pas, il n'avait pas le droit de la vexer, la contrarier, la contredire même; dans la mesure du possible, et elle le savait. Quant à Ludmilla, elle avait l'air gentille et compréhensive. Peut-être qu'ainsi..., se dit-elle.

« Ludmilla, vous me détestez aussi à cause de cela? Ou peut-être que vous n'aimez juste pas les nobles... »

Se placer en victime, généralement, et sans faire de cas par cas, fonctionnait somme toute assez bien. Marilee n'était pas une menteuse, pour sûr; mais quand la situation l'imposait, elle savait exagérer un peu les faits, et faire que son interlocuteur se sente mal à l'aise. Ce n'était pas de sa faute si elle était noble, ils ne devaient pas la détester pour si peu. Le sous-entendu lui semblait suffisamment clair... Ce n'était pas de la mauvaise foi ou quoi que ce fut du même acabit, et ses intentions n'étaient pas mauvaises le moins du monde. Et de toute façon, il y avait fort à parier pour qu'elle ne laisse pas tomber de sitôt; quand elle serait de retour au château, si elle avait quelque chose à demander à un serviteur, elle chercherait en premier lieu ces deux jeunes gens des yeux. Parce qu'elle les aimait bien et que donc, par conséquent, elle préférerait leur parler à eux. De même si elle s'ennuyait et que, pour x raison, ses autres amis n'étaient pas disponibles; c'était vers eux qu'elle se tournerait. Et ce qu'ils essaient ou non de lui faire comprendre qu'elle ne devrait pas. C'était dans sa personnalité, et elle ne risquait pas de changer bientôt. D'autant qu'elle n'en avait pas plus envie que cela. On ne se refaisait pas, et encore moins sans raison. Elle se remit légèrement à sourire, puis regarda le sol, encore une fois. Il en irait ainsi, et pas autrement, espéra-t-elle.
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MessageSujet: Re: J'aime pas les titres...XD (libre.u__u )   Dim 29 Aoû - 17:05

{BWAH! Plus d'un an, les enfants! CA FAIT PLUS D'UN AN!X'D

La honte. .__.}

Honnêtement? Aleksander n'en avait rien à faire.

Strictement rien à faire. Rendre triste cette jeune fille lui était égal, l'énerver de même, la faire pleurer ne lui aurait même pas fait se sentir coupable. Oui, il était méchant : il le savait et ne comptait pas changer de sitôt, il n'avait aucune raison de le faire de toute façon. Au moment même où il avait répondu à la jeune fille, bien qu'il n'ait pas réfléchi longtemps à ce qu'il allait lui dire, il avait su que ce qui allait sortir de sa bouche allait être cassant et, dans une moindre mesure, blessant. Il avait su avec une clarté extrême que quoi qu'il lui réponde, ce ne serait pas gentil. Il avait su aussi qu'il ne lui sourirait pas, et qu'il ne pourrait jamais aller dans son sens. Elle était Noble, vivait au château, était une jeune fille privilégiée qui avait toujours ce qu'elle voulait. Si elle avait voulu leur créer des ennuis, un seul mot de sa part aurait certainement suffit. La moindre de ses paroles était un ordre auxquels eux, serviteurs, devaient obéir sans se demander si c'était bien ou pas. La moindre de ses paroles. Ils n'avaient donc rien à faire ensemble, ils ne pouvaient en aucune façon bien s'entendre, ils ne seraient jamais amis ; il le savait, et il ne tenait pas à lui expliquer toutes les raisons qui faisaient que ce qu'il disait avait beau être cruel, c'était la vérité. C'aurait comme été demander à un chien et son maître de devenir amis ; stricto sensu, c'était impossible. Totalement impossible. Ils n'étaient pas du même monde, ils ne pouvaient ni se comprendre ni être au même niveau. Elle était bien au-dessus d'eux à tout les niveaux et quoi qu'elle dise, quoi qu'elle fasse, il ne réagirait pas envers elle comme il l'aurait fait avec n'importe qui d'autre. Parce que pour être ami avec quelqu'un, de ce qu'il en savait, il fallait être honnête et avoir les même centres d'intérêts, s'apprécier et passer du temps ensemble, s'aider quand on avait des problèmes. Autant de choses qui n'étaient pas le moins du monde faisable dans leur cas. Il passait son temps à nettoyer, ranger, servir, remettre en place, aider. Son travail consistait ni plus ni moins à être un objet, tout comme l'aurait été un balai ou un chiffon, placé là pour le confort des habitants du château. Il ne parcourait les couloirs que pour enlever la poussière qui aurait pu se déposer au sol, que pour refaire les lits quand leurs occupants s'étaient levés, que pour nettoyer les tissus et les carreaux. Il n'avait aucune valeur aux yeux des Nobles, comme toutes les personnes portant l'uniforme caractéristique des serviteurs. Quoi qu'ils lui fassent, ce n'était pas grave, de toute façon il y en avait des dizaines d'autres qui pourraient très bien faire ce qu'il faisait tout aussi bien que lui. Il était remplaçable, ici pour une durée indéterminée, jusqu'à ce qu'il fasse un pas de travers et qu'il ne soit remplacé. Alors, honnêtement, il n'en avait vraiment rien à faire de heurter les sentiments de cette jeune fille. Peut-être qu'elle les appréciait réellement, peut-être qu'elle n'en avait vraiment rien à faire qu'ils ne soient que de simples villageois travaillant au château ; il ne disait pas qu'elle était égoïste et sans cœur, pas plus qu'il ne disait qu'elle était insupportable. Il ne faisait que lui renvoyer à la figure ce qu'on lui avait répété avant qu'il ne commence à travailler. Les serviteurs ne devaient pas adresser la parole aux Nobles, pas à moins que ce ne soient eux qui leur adresse la parole. Ils ne devaient pas les déranger, pas leur désobéir, se plier en quatre pour eux et être satisfait de leur servir à quelque chose. Comme si on pouvait se satisfaire de rendre heureux des personnes pareilles, vraiment. Cette Elfe aux très longs cheveux clairs ne l'aurait même pas remarqué, s'ils étaient passés dans le même couloir. Elle lui parlait uniquement parce qu'ils étaient en dehors du château et que, par un concours de circonstances, ils s'étaient retrouvés à se parler l'un avec l'autre. Et elle les aimait bien? Ça lui était égal. Elle pouvait bien l'aimer tant qu'elle le voudrait, son sentiment à son égard ne changerait pas le moins du monde. Et quand ils se quitteraient, dans cette rue, ils ne se reverraient probablement plus ensuite. Le monde était ainsi fait. Mais qui pouvait lui reprocher d'être méchant de la sorte? Les Nobles n'étaient en général pas plus agréable avec lui. Il ne faisait que rester à sa place, comme on lui avait appris à le faire. Il ne plaçait pas un mot plus haut que l'autre, était poli et silencieux. C'était tout ce qu'on lui demandait de faire, d'être efficace. Pas de devenir ami avec ceux qui le lui demandaient. Elle devait bien avoir des dizaines d'amies au château avec qui elle aurait eu des discussions beaucoup plus intéressante qu'avec eux : et bien, qu'elle aille les retrouver et leur raconte ce que bon lui chantait, tant que c'était loin de lui. Il ne se sentait pas de bonne humeur, tout ce dont il avait envie était de retourner travailler et de finir sa journée de travail sans incident notable. Au moins, ça aurait eu le mérite d'être productif.

Pas comme cette discussion qui, selon lui, ne pouvait mener absolument nul part.


Il jeta un bref regard à sa sœur, ne radoucissant pas son expression pour autant. Ludmilla était trop gentille, vraiment. Pour l'heure, elle avait l'air scandalisée. Le jeune homme aux yeux bleus retint un soupir agacé, se contentant de serrer plus fort le sac qu'il tenait dans sa main. Hm. Il n'avait rien dit de mal, non? Tout ce qu'il avait dit était qu'elle avait bien mieux à faire que de parler avec eux, et que de toute façon Nobles et serviteurs n'avaient rien à faire ensemble. Elle ne pouvait pas le contredire, non? Enfin, si. Certainement qu'elle aurait pu trouver quelque chose à redire là-dessus, il en était presque certain. Mais ça n'aurait pas été vrai, de son point de vue à lui-qui était franchement négatif, il le savait. Si elles voulaient faire amie-amie, elles pouvaient ; mais quand Ludmilla aurait eu des problèmes à cause de cela, elle ne pourrait pas dire qu'il ne l'avait pas prévenue. Le jeune homme ne pensait que sa sœur ainée était du genre à refuser de devenir amie avec qui que ce soit qui était gentil avec elle, malheureusement. C'était certes une qualité, d'être gentille, toujours là pour les autres, polie et serviable ; mais parfois, il aurait aimé qu'elle soit un peu plus méchante. C'était bien connu, les personnes trop gentilles se faisaient toujours avoir par les autres, et pour se faire respecter et ne pas avoir de problèmes il fallait savoir se montrer intransigeant, voir franchement désagréables sur certains sujets. Lui n'avait pas ce genre de problèmes, refusant presque toute forme de discussion avec à peu près tout le monde, mais ses deux sœurs étaient plutôt du genre à se faire facilement des amis. Enfin ; Karin savait se faire des ennemis, avec son caractère bien trempé, mais la demoiselle aux cheveux ondulés était vraiment le genre de personnes que tout le monde appréciait. Ça aurait pu le rendre jaloux, dans d'autres circonstances, mais à présent ça lui était plus ou moins égal. Alors devenir amie avec une Noble..., pourquoi pas, avait-il envie de dire. Mais c'était une mauvaise idée, une très mauvaise idée. C'était comme son espèce de petit-ami, hm..., comment s'appelait-il, déjà? John? George? Jérôme? Oh, ça lui reviendrait plus tard. Bref, ce garçon avec qui elle était-enfin, ils s'envoyaient des lettres, donc ça ne lui semblait pas si concret...-était riche, s'il se souvenait bien. De toute façon, pour voyager entre différents pays de la sorte et loger au château, oui, il devait être riche. Et bien, elle n'aurait pas pu tomber amoureuse de quelqu'un de plus modeste? Non, bien entendu. Enfin, ça n'avait rien de vraiment gênant, puisque ça faisait un certain temps qu'il n'avait pas revu le jeune homme. Avant la guerre civile, s'il se souvenait bien ; à l'époque il ne l'avait déjà guère vu, puisqu'il n'était devenu serviteur que depuis peu de temps et que lui et Ludmilla étaient tout deux au château à l'époque. Et bien, voilà une bonne conséquence de la guerre civile, se dit-il en observant les irrégularités du sol. C'était bien la seule, mais c'était déjà ça. Il fallait se raccrocher aux bonnes choses, comme on lui avait souvent dit. Encore fallait-il en trouver, mais le conseil était tellement avisé, tellement utile..., on sentait bien que c'était une personne sans problèmes qui l'avait inventé.


« Et bien, vous pensez mal. Je n'ai pas mieux à faire, puisque je m'ennuyais... Et puis je vous apprécie quand même. Vous m'en voulez toujours pour tout à l'heure, c'est cela? Ah... »

Aleksander reposa ses yeux sur la jeune Noble aux oreilles pointues, le visage fermé à toute émotion. Il pensait mal? Si elle le disait, ce devait être vrai. Si elle s'ennuyait, alors devenir ami avec eux était peut-être en effet la seule chose intéressante qu'elle pouvait faire en ce beau jour. Oui, si elle le disait il ne comptait pas la contredire. Il inspira doucement, pestant intérieurement contre la chaleur ambiante, pensant le pour et le contre pour enlever ou non sa veste. Il ne l'empêchait pas de les apprécier, il n'en avait bien malheureusement pas le pouvoir. Quand à ce qu'elle avait dit..., oh, non, il ne lui en voulait pas. Bien qu'en effet, commencer une grande et belle amitié en se trompant sur son genre n'avait pas été d'une grande délicatesse, pour sûr. Aleksander lui aurait bien répondu qu'il n'avait simplement aucune envie de devenir ami avec qui que ce soit, encore moins une Noble, mais s'abstint en se disant que ç'aurait été très impoli de sa part et qu'il se devait de le rester. Il n'était pas e position de rétorquer quoi que soit à la dénommée Marilee Elmir pour la simple et bonne raison qu'il était, aussi partiellement que ce soit, sous ses ordres. Et que même s'il n'était pas au château, il n'en restait pas moins un serviteur et elle une Noble. Si elle voulait quelque chose, il ne comptait pas lui rétorquer que non, elle ne l'aurait pas-na. Non non. Mais il ne deviendrait pas son ami, il n'y tenait pas et n'avait aucune envie de débattre là-dessus. Et ce n'étaient ni les regards tristes de l'Elfe ni les regards choqués de sa sœur qui y auraient changés quoi que ce soit, pour sûr. Il était comme ça, de toute façon : désagréable et froid. Changer ne lui semblait pas possible, et il n'en avait pas la moindre envie. Il n'aimait personne, alors pourquoi leur mentir en leur disant qu'il les appréciait? Aucun intérêt. Au moins, en étant aussi distant, on lui fichait généralement la paix. Généralement.

« Ludmilla, vous me détestez aussi à cause de cela? Ou peut-être que vous n'aimez juste pas les nobles... »

Aleksander jeta un bref regard à son ainé, et reposa ses yeux foncés sur la première des personnes à l'avoir bousculé ce jour là.


«Je ne vous en veux pas, Mademoiselle. Excusez moi si je vous ai blessée», répondit-il simplement, s'inclinant légèrement.

Voilà. S'il pouvait faire court, il préférait. Pour un peu, il aurait aimé devenir invisible et aller où bon lui semblait sans qu'on le remarque, ça aurait été très pratique. Malheureusement, aussi discret et transparent était-il, comme jeune homme, on le voyait tout de même. Et on lui adressait la parole. Pour l'heure, cette jeune fille aux yeux clairs avait l'air de tenir à son histoire d'amis. Comment pouvait-on vouloir devenir amie avec quelqu'un comme lui, en premier lieu? Il se le demandait. Il fallait avoir une sacré détermination, pour sûr. Et beaucoup de temps à gaspiller. Ça tombait très mal, lui, il n'en avait pas.
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Humaine, Servante au château royal

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MessageSujet: Re: J'aime pas les titres...XD (libre.u__u )   Sam 16 Oct - 18:04

Ludmilla n'était pas une personne jugeant les autres pour l'argent qu'ils possédaient ou l'allure qu'ils avaient. Si la jeune femme aux cheveux châtains appréciait quelqu'un, c'était uniquement pour ce qu'il était, sa façon d'être, son sourire...Pas pour des critères superficiels ou préfabriqués qui ne servaient guère qu'à monter les plus riches contre les plus pauvres, les plus beaux contre les moins beaux. Et Ludmilla trouvait vraiment cela irrespectueux et révoltant. Pourquoi l'argent devait-il séparer les êtres vivants et les empêcher de s'entendre, et pire, automatiquement se mépriser sans même se connaître? C'était stupide au possible. Et personne ne lui avait apprit à penser de la sorte, c'était elle-même qui s'était faite sa propre opinion au fil des années. Dès toute petite, Ludmilla avait beaucoup admiré ces jeunes et jolies femmes qui passaient parfois dans les rues, pompeusement vêtues, magnifiques apparitions qui disparaissaient à un coin de rue sans plus jamais reparaître. Elle ne comptait plus le nombre de fois où ses grands yeux bleus s'étaient posés sur les pierres étincelantes ornant leur cou ou les ombrelles de dentelles qu'elles tenaient entre leurs mains gantées et fines, si fines...Des mains qui n'avaient jamais connues les travaux des champs ou des ateliers, et qui avaient conservées sans nul doute leur douceur originelle. Avec envie, elle les avait contemplées, ces femmes parées de ces merveilles qui ne lui seraient jamais accessibles. Certaines de ses amies de l'époque avaient le même opinion qu'elle, et ne cessaient de vanter les mérites et les avantages de la Noblesse et la Bourgeoisie: Des mondes d'argent et de bonheur à part qui leur était permis de voir à travers une glace fine mais malgré tout solide. D'autres au contraire faisaient la grimace dès que ces mondes étaient évoqués et au lieu d'énoncer l'argent, les belles robes et la vie facile, énonçaient le mépris, la corruption, la vie artificielle et superficielle qui n'amenait rien de bon à ceux qui la menaient. Ludmilla était à peu près certaine, par exemple, que Karin ne pouvait supporter les Nobles et les plus riches en général, à voir la manière dont-elle en parlait parfois. Ce n'était pas pour rien qu'elle n'avait jamais voulu accompagner leur mère sur son lieu de travail, après tout. Du moins, c'est toujours la raison qu'elle s'était formulée pour expliquer ce refus. Ludmilla, elle, ça l'avait toujours fait rêver, mais sans pour autant qu'elle se fasse d'illusions: Elle savait plus que bien comment la plupart des Nobles se comportaient, et que jamais elle ne pourrait atteindre ce niveau de perfection dans la langue, l'éducation, et même la démarche et l'habillement. Elle n'avait de toute façon jamais essayée de les égaler, c'eut été peine perdue dès le début. La jeune servante aux yeux bleus pensait néanmoins que c'était stupide de parler sans connaître. Certes, les Nobles étaient condescendants et méprisants pour la plupart, mais...Ils n'étaient pas tous ainsi! En faisant une généralité, on oubliait les personnes fort agréables qui se distinguaient du lot par une gentillesse et une préoccupation tout à fait touchantes. Ludmilla en avait rencontrées un certain nombre ces dernières années, et même lorsqu'elle était enfant et venait uniquement pour observer sa mère travailler, elle avait vu des personnes qui lui avaient adressées un sourire dépourvu de toute animosité ou mépris. Des enfants, des adultes ou des anciens, certains lui avaient adressés la parole d'égale à égale, et ces expériences avaient confortées l'aînée des Blaze dans l'idée que tous les riches n'étaient pas comme on se plaisait à le dire dans les rues de la capitale et des autres villes d'Illea. Encore à ce jour, deux exemples restaient gravés dans la mémoire de Ludmilla. Celui d'une petite fille aux longs cheveux châtains qui l'avait invitée à jouer avec elle un soir où sa mère travaillait plus longtemps que de coutume. Ses parents, richement habillés certes, l'avaient pourtant accueillie le plus humainement qui soit, et ce même si sa robe d'alors avait été confectionnée par sa mère et d'une grande simplicité. Des gens que Ludmilla voyait encore parfois, et même si Laurie ne pouvait plus guère lui adresser la parole par la faute de son fiancé, un homme exécrable et méprisant à souhait, elles trouvaient toujours le temps d'échanger quelques mots. Entre amies. Tout simplement. Ni plus ni moins. Et bien entendu, l'exemple le plus notable était celui de George. George...Sans conteste la meilleure chose qui soit jamais arrivée à Ludmilla! Et elle l'affirmait sans hésiter.

Comment aurait-elle pu imaginer qu'un jour ils seraient ensemble? Quand la rumeur dans le château qu'un invité d'Elmegard arriverait bientôt s'était propagée, Ludmilla n'y avait prêtée qu'une oreille distraite, ne désirant guère s'impliquer dans tous ces conciliabules. Un Noble d'Elmegard...De ce qu'on lui avait dit, un homme cultivé et intelligent, un archéologue il paraissait. Il serait venu étudier les ruines, et serait reçu au château avec tous les honneurs. Bien. La jeune femme aux cheveux châtains avait haussé ses épaules à ces mots, reprenant avec une attention soutenue son travail. Cela ne servait à rien que de parler de la sorte, ils verraient bien le moment venu à quoi ressemblait réellement cet invité, inutile de s'agiter pour rien. Et sur ce, Ludmilla avait oublié jusqu'à l'existence de cet homme avant qu'il ne débarque réellement à Illea. Ça pour une entrée remarquée, ça avait été une entrée remarquée! Il fallait dire qu'il venait d'Elmegard, et qu'il était Noble, ce n'était donc pas Monsieur tout le monde, il jouissait de plus d'une réputation relativement importante en sa qualité d'archéologue. Rien d'étonnant à ce qu'il soit donc reçu de la sorte. Son nom avait vite fait le tour du château: George Laurentia. Un homme plutôt grand, bien habillé, élégant et très bien élevé et poli. Ni extrêmement beau sans être laid pour autant, il était le type même du Noble qu'on retrouve en plusieurs exemplaire n'importe où en ce monde. Rien d'extraordinaire, hein? Ludmilla aurait bien voulue être en mesure de le dire, ces deux petits mots. Elle l'aurait tant voulu. Car tout le monde le savait, une servante et un Noble, ce n'était pas demain la veille que cela se verrait. C'était tout bonnement impossible. Penser ça lui avait fait mal, mais elle n'avait rien pu y faire. C'était tellement stupide de tomber amoureuse ainsi...C'était ce qu'elle avait pensé à l'époque, quand elle pensait que rien ne serait jamais possible entre eux. Et pourtant, son rêve s'était réalisé! Et même si George était loin d'elle pour le moment, elle restait intimement persuadée qu'un jour il reviendrait vers elle. Il le lui avait promis, n'est-ce pas? Ils s'aimaient, et pourtant il était Noble. Si l'amour avait été possible, alors pourquoi l'amitié avec un Noble serait elle impossible?

D'autant plus que Marilee semblait être réellement sympathique et dépourvue de ce genre de préjugés qu'ont souvent les plus riches envers les plus pauvres. Du moins le paraissait-elle. Le fait qu'il s'agissait d'une Elfe y jouait peut-être. Mais la réplique d'Aleksander lui avait fait l'effet d'une douche glacée, et elle n'avait rien pu répondre. Comme elle s'en voulait! Tous les principes des citoyens lambdas envers les plus hautes sphères de cette société lui étaient soudainement revenus en mémoire, et elle n'avait su quoi dire pou briser le silence pesant qui s'était installé. Elle n'avait pas osé, l'importance du rang de la demoiselle lui sautant aux yeux. Mais...Après tout, il fallait oser pour pouvoir avoir ce que l'on désirait, non? Peut-être aurait-elle du dire quelque chose au final. Peut-être le devait-elle.

Peut-être le dirait-elle, finalement. Oser, oser...Il fallait oser.

« Et bien, vous pensez mal. Je n'ai pas mieux à faire, puisque je m'ennuyais... Et puis je vous apprécie quand même. Vous m'en voulez toujours pour tout à l'heure, c'est cela? Ah... »

Ludmilla posa on regard sur son jeune frère, qui arborait toujours ce même masque d'indifférence sur son visage. Parfois, le comportement de son cadet inquiétait Ludmilla, mais jamais elle n'osait lui en parler. Après tout, se disait-elle pour se rassurer, Aleksander n'avait jamais été quelqu'un de particulièrement extraverti et souriant. Timide, toujours en retrait, il n'était jamais celui qui faisait le premier pas. Et puis il y avait eu la Guerre Civile. La mort de leur père, suivie peu de temps après de celle d'Emrys. Dans ces conditions, la jeune femme aux yeux bleus n'avait pu se résigner à lui demander de se ressaisir et sourire, faire comme si rien de tout cela n'était arrivé et aller de l'avant. Certes, c'était ce qu'il aurait fallut pourtant, elle s'en rendait compte. Le deuil dure un temps, et l'on porte du noir pour extériorise sa tristesse, mais il ne devait pas durer toute notre vie. La perte d'un être cher nous marque toujours à vie, mais il faut savoir se ressaisir au bout d'un temps. Se relever et se battre, et ne surtout pas se laisser couler dans l'indifférence d'un monde qui nous paraissait soudain coloré uniquement de noir et de blanc. Ludmilla aurait voulu pouvoir le dire à Aleksander, mais, mais...Elle n'osait pas. Peut-être avait-elle peur qu'il se fâche? Se referme encore plus sur lui-même? Ou peut-être simplement avait-elle peur de la réponse qu'il lui donnerait. Si seulement leur père était encore en vie...Il aurait su mettre les points sur les i et arranger tout ça, la conseiller, tous les conseiller...Elle, elle n'arrivait jamais à se décider. Pourtant, c'était elle l'aînée, non? Elle aurai du pouvoir le faire. Veilleur sur ses cadets. C'était son rôle, après tout, elle ne le savait que trop bien.

Peut-être qu'au final, elle n'était pas assez forte pour tenir ce rôle. Et dans un sens, ça la rendait triste. Comme si l'indifférence et la froideur de son petit frère représentait un échec cuisant. Des mots qu'elle n'avait jamais su dire et ne dirait jamais. C'était tellement...

« Ludmilla, vous me détestez aussi à cause de cela? Ou peut-être que vous n'aimez juste pas les nobles... »

...Tellement triste. Sortant brutalement de ses noires pensées, Ludmilla posa un regard étonné sur l'Elfe qui lui faisait face. Ah, et mince! Elle qui avait promit de ne plus se laisser distraire et suivre la conversation! Et la voilà encore à ça de ne pas savoir ce que Marilee lui avait dit. Heureusement qu'elle était tout de même parvenue à saisir le sens de ses mots, elle aurait été bien embêtée dans le cas contraire. Hmm. Il allait définitivement falloir qu'elle apprenne se concentrer sur ce qui était dit, sinon, à son mariage, elle était bien capable de ne pas répondre à la question la plus importante! Quelle maladresse impardonnable c'eut-été...Elle en rougissait d'avance. Poussant un petit soupir discret, la jeune femme aux cheveux courts resserra sa prise sur la lanière de son sac, écoutant son frère parler en silence. Elle espérait vraiment ne pas avoir blessée la jeune femme en ne répliquant rien, ça n'avait pas du tout été son intention. Mais elle était si maladroite aujourd'hui, c'en était à peine croyable. Elle espéra simplement qu'il n'y aurait pas d'autres incident notable pendant le reste de la journée. Elle en avait eu d'ores et déjà assez, merci bien.

« Non, pas du tout, fit finalement Ludmilla, agitant légèrement ses mains devant elle pour appuyer ses propos, ce n'est ni une maladresse ni le fait que vous soyez Noble qui va me faire vous détester. Je ne vous déteste pas du tout, je vous trouve même plutôt sympathique. »

Elle avait affiché sur ses lèvres un sourire en prononçant ces paroles, tentant tant bien que mal de faire s'évacuer son stress grandissant. Allons, Ludmilla, se disait-elle, Il n'y a aucune raison de se sentir si mal. Tu n'as rien fait, tout va bien...Ou en tout vas, pour le moment, tout va bien. Inutile de s'inquiéter de hypothétique, n'est-ce pas? Inutile, complètement inutile, ah ah...Il allait vraiment falloir qu'elle cesse de se parler à elle-même. Elle se sentait vraiment ridicule, sur le coup.

[AH AH, je l'ai fait! Vous êtes surpris, heeeeein?! Mwahahaha!XD]

_________________


I could not leave you, in times of trouble,
We never would have come this far,
I took the good times, I'll take the bad times,
I'll take you just the way you are.

I said I love you, and that's forever,
And this I promise from the heart,
I couldn't love you, any better,
I love you just the way you are.

I don't want clever, conversation,
I never want to work that hard,
I just want someone, that I can talk to,
I want you just the way you are.



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MessageSujet: Re: J'aime pas les titres...XD (libre.u__u )   Mar 26 Oct - 12:13

Tout le monde avait des secrets. Sur ce point là au moins, aucun doute possible. On ne pouvait pas être entièrement transparent aux yeux d'absolument tout le monde, ne rien dire justement parce que nous n'avions rien à dire, rien à faire partager à ses amis les plus proches. Des faits dont personne ne se se douterait, des choses qui nous seraient propres, à nous et nul autre, insoupçonnables et insoupçonnées. Bon, Marilee concédait que son besoin profond de mouvement dans sa vie ces derniers temps l'encourageait grandement à penser de la sorte, tout occupée qu'elle était à se demander quand est-ce qu'enfin elle rencontrerait une personne avec un secret digne de ce nom. Une femme magnifique, avec de jolis yeux gris, qui serait en fait une réfugiée politique venant tout droit d'un pays lointain où la guerre ferait rage. Mieux, elle serait une Princesse incapable d'accéder à ce trône usurpé par un tyran dont elle devrait se débarrasser dès qu'elle aurait atteint l'âge de vingt ans. Parce qu'évidemment, elle aurait moins de vingt ans, mais plus de seize. On pouvait donc considérer que la jeune demoiselle passait le plus clair de son temps à rêver de tout et de n'importe quoi, avec un savant mélange de phantasmes et d'une réalité quelque peu plus cruelle. Elle enjolivait l'un pour qu'il ne soit pas tout à fait incompatible avec l'autre. Mais était-ce de sa faute? Elle voulait de l'action, des souvenirs inoubliables! Dans sa réserve naturelle à l'égard des hautes sphères toutefois, elle ne souhaitait pas devenir ce quelqu'un dont on se souviendrait longtemps après; et puis, tout semblant de logique n'avait tout de même pas encore déserté son esprit, elle savait que ce ne pourrait décemment être le cas, ni dans cette vie, ni dans une prochaine. En revanche, rencontrer l'une de ces personnes, là, elle se permettait un petit espoir. Pour cela on pouvait la qualifier d'enfant; il y avait une différence suffisamment claire entre rêves et délires mythomanes, et le problème était que cette dernière s'estompait dangereusement au fil du temps qui passait. Cette lubie, comme bien d'autres, finirait par disparaître bien entendu. Mais il n'en restait pas moins que, en attendant ce fatidique instant, elle pouvait s'avérer très amusante. Et la jeune elfe aux beau cheveux pouvait s'estimer heureuse que personne dans cette rue ne soit capable de lire ses pensées, sans quoi, elle aurait eu de légers ennuis. La demoiselle Elmir ne semblait pas se rendre compte que, comparé à ces femmes et ces hommes qui traversaient la rue dans des vêtements qui, de son point de vue, n'avaient de cela que le nom, dans le plus total des anonymat, sans le moindre bijoux pour orner cou et poignets, elle était d'ores et déjà relativement 'spéciale'. Non, à rai dire, cette pensée ne l'avait pas même effleurée et, si on le lui avait remarquer, elle se serait contenté de balayer l'argument d'un geste évasif de la main. Ah, cela? Être noble, ce n'était pas quelque chose de si spécial, elle pouvait en témoigner. Elle était riche depuis toute petite, et il ne lui était arrivé que des choses normales. Enfin, depuis quand manger dans de la vaisselle en porcelaine et hésiter entre dix tenues le matin, manger sous un lustre magnifiques des plats qui vous mettaient l'eau à la bouche était-il considéré comme spécial? Non, non et non. Elle préférait penser à son histoire de Princesse en fuite, merci bien. Il allait sans dire que ce n'était pas la seule de ses hypothèse; à la vérité, elle en avait autant qu'elle avait d'amis. Ce n'était pas aussi exceptionnel pour tous, et certains en prenaient même pour leur grade. Dans le secret de son cœur, elle jouait donc avec les identités secrètes des gens, ce qu'ils ne révélaient jamais mais que, par chance et avec un indéniable talent, elle avait su débusquer. Elle savait ses idées fausses et invraisemblables; et alors quoi? Ce n'était pas comme si cela risquait de se savoir. Oh, et puis, personne ne lui avait jamais dit d'arrêter, cela avait même sourire les gens. Quand elle avait six ou sept ans. La belle jeune fille posa à nouveau son regard sur Ludmilla; rien ne lui vint dans l'immédiat, mais cela n'aurait su tarder. Son visage innocent et le ton sincère qu'elle employait l'amenait juste à manquer cruellement d'inspiration, voilà tout. En revanche, en revanche... Elle déporta son attention vers Aleksander. Là, c'était comme lui faire un énorme cadeau. Un cadeau avec plein de papier autour, pour qu'elle puisse s'en donner à cœur joie et s'imaginer ce qu'il pouvait bien contenir. Avec l'économie de paroles dont il faisait preuve, son air austère mais à la fois aussi tellement mignon, son désintérêt apparent pour ce qui l'entourait, et le fait que ce soit à lui, oui, lui, et pas quelqu'un d'autre, qu'elle se soit rattrapée, les idées lui venaient par dizaines. Pas de Prince réfugié ou de guerre secrète pour lui; elle lui voyait un rôle plus sombre, sans être atroce non plus. Ah, par exemple, elle ne l'aurait pas fiché comme étant le grand méchant ourdissant un complot contre le Prince Ankou, pourtant si mignon et gentil, lui aussi.

Enfin, gentil, elle ne lui avait jamais vraiment adressé la parole mais, elle supposait. Oh, elle savait! Aleksander, espion attendant sa prochaine mission et en sachant un peu trop long sur un peu trop de choses et de sujets confidentiels pour pouvoir parler librement et vivre heureux et insouciant. Ah, ce que cela pouvait être excitant! Une petite voix, sans doute nommée 'raison', quelque part au fin fond de son être, lui recommandait d'arrêter de divaguer dans la seconde, parce que de telles élucubrations n'étaient pas dignes d'une noble de la cour, pagée non pas de cinq mais de quinze ans. Et aurait sûrement eut raison d'elle si toute sa bonne volonté n'avait pas été sapée par la pensée que, pour mieux se cacher, il devrait cacher son identité en se faisant passer pour un fille. Ce qui expliquait qu'il aie mal réagit; il pensait avoir été découvert. Pas tout à fait vrai, pas tout à fait faux, puisqu'elle ne l'aurait pas dénoncé. Balayée, la petite voix raisonnable; la conversation serait bien plus drôle et enrichissante ainsi. Ne restait qu'à prier pour que 'raison' la ramène à elle avant qu'elle ne dise une bêtise. Heureusement pour elle-même et son entourage, elle savait, quand il le fallait, faire preuve d'un brin de discernement. Une fois a conversation terminée, elle cesserait de suite de penser que le jeune homme était un agent secret du gouvernement. Elle se faisait des idées, mais n'y croyait guère vraiment. Le contraire eût été aussi gênant qu'inquiétant, ceci dit, et Marilee ne voulait pas être inquiétante. Elle voulait juste s'amuser, mettre un peu de piment dans une vie réglée un peu trop au carré. Et il s'agissait là du moyen le plus pratique, discret, qui ne porterait préjudice à personne et risquait le moins de briser son image qu'elle eût su trouver. Bon, se dit-elle avec l'ombre d'un sourire, agent secret. Et Ludmilla, elle serait quoi?

«Je ne vous en veux pas, Mademoiselle. Excusez moi si je vous ai blessée.»

Hm. Elle hocha la tête, ayant récupéré un semblant de sourire. La prochaine fois, s'il le disait avec un air un tant soit peu plus convaincu, cela lui serait mieux allé. Mais elle saurait s'en contenter car, après tout, il n'avait pas l'air très expressif. Un peu comme sa ribambelle de poupées de porcelaine, figée dans une même expression jusqu'à la fin des temps. Ou jusqu'à ce qu'elle les fasse tomber en tentant de rattraper un de ses petits animaux de compagnie fuyards. Mimi avait besoin de bouger semblait-il, et ses étagères devaient beaucoup lui plaire; elle se perdait toujours dedans. Enfin, bref, se dit-elle après une petite pensée attendrie pour ses très chères petites arachnides, ç'aurait tout de même été mieux si, à l'instar de ses poupée au teint pâle et aux joues roses, il avait continuellement sourit. Marilee savait qu'on ne pouvait pas être heureux tout le temps, et ne cautionnait pas que l'on force ses lèvres à s'étirer juste pour n'inquiéter personne. Mais ce qu'elle aimait moins encore, c'était qu'on ne soit jamais content, et que l'on passe le plus clair de son temps à lancer des regards désabusés aux autres, signifiant plus ou moins clairement 'laissez-moi-je-suis-le-plus-malheureux-du-monde'. Ou tout simplement 'laissez-moi', cela fonctionnait aussi. Elle ne reprit pas la parole, se demandant si la belle Ludmilla allait le faire, de son côté. Le tout était de ne pas lui couper la parole, voilà qui eût été fort inconvenant de sa part. Elle doutait fortement qu'elle la rembarre brutalement et s'en aille, l'air pincé, mais tout de même. On posait une question, la moindre des choses était d'attendre la réponse; ne pas le faire ne seyait pas à ne demoiselle de son rang et puis, même si les serviteurs ne devaient pas connaitre grand chose aux règles de bienséances, ce n'était pas pour autant qu'il ne fallait pas leur en faire profiter. Après tout, ce n'était pas bien méchant d'attendre quelques secondes. Et elle eut raison de le faire.

« Non, pas du tout, dit la jeune fille, ce n'est ni une maladresse ni le fait que vous soyez Noble qui va me faire vous détester. Je ne vous déteste pas du tout, je vous trouve même plutôt sympathique. »

A ces mots, Marilee se fendit d'un grand sourire et attrapa dans les siennes les mains de Ludmilla. La première pensée qui traversa son esprit fut 'une très jolie fille m'aime bien'. En plus de cela, elle était vraiment gentille! Elle se fichait qu'elle soit noble ou non, elle la trouvait 'sympathique' par delà les limites imposées par leurs rangs respectifs. Oh, ce qu'elle pouvait l'adorer! Si elle n'avait pas été habituée à se contenir un minimum auprès de personnes tout juste rencontrées, nul doute qu'elle l'aurait serrée dans ses bras. Eh bien voilà, elle venait de décréter qu'elle adorait Ludmilla. Aleksander aussi; ce n'était pas de sa faute s'il détenait des informations capitales et qu'il avait peur de les révéler par maladresse! Mieux, derrière son expression égale se cachait un véritable souci d'autrui; il ne voulait mettre personne en danger, voilà tout. Aucun souci avec elle, elle n'irait dévoiler son secret à personne! Et heureusement; aucune de ses amies ne partageait son amour du grand n'importe quoi à un tel point, ou si tel était le cas, ne l'avait jamais dit, aussi gardait-elle ses pensées pour elle. Complot et autre n'étaient que chimères; et elle avait la fâcheuse tendance de s'emporter si quelqu'un marchait avec elle, pour ainsi dire. Sa journée, rendue morose par trop de chaleur et de soleil et l'oubli de son ombrelle, qui ne cessait de se rappeler à elle par la caresse un peu trop insistante du soleil sur sa peau blanche, était devenue bien meilleure. Elle s'était fait deux nouveaux amis, n'était-ce pas fantastique?

« C'est fantastique, alors! Nous pouvons êtres amis, puisque personne ne m'en veut. Alors, pour commencer... »

'Être amis', dans l'esprit de la jeune Elmir, était un terme vague pour désigner le fait d'aller parler à des gens quand on les voyait et se croire tout permis -ou presque. Le reste venait avec le temps, voilà tout, mais il fallait bien commencer par quelque chose. Ne sachant que dire de prime abord, elle réfléchit un instant, et finit par conclure qu'à par la profession secrète d'Aleksander, elle ne connaissait pas grand chose d'eux. Quel sacrilège, n'était-il pas? Ne pas bien connaître ses amis! Que pouvait-elle donc leur demander? Il y avait tant de questions qu'elle ne savait plus laquelle choisir! Indécise, les plus petits choix la bloquaient complètement. Que dire, en ce cas? Couleur ou vêtements? Famille ou goûts? Fleurs ou...? Marilee se rendit compte qu'elle n'avait pas lâché les mains de son interlocutrice, mais ne se pressa pas de le faire. Après tout, cela ne dérangeait personne, elle en premier.

« Votre couleur préférée? Et l'animal, aussi, l'animal que vous aimez le plus! »

Il fallait bien en passer par là, non? A contre cœur, elle lâcha les mains de la jeune fille. Le tout était de ne pas avoir l'air bizarre. Elle aussi, elle avait son propre secret à cacher. Mais tout de même, c'était injuste; pourquoi le sien n'était-il pas drôle et palpitant?
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MessageSujet: Re: J'aime pas les titres...XD (libre.u__u )   Lun 22 Nov - 3:00

{Aha, niquée Never, niquée! Il est 1.00 et j'ai posté, donc j'ai tenu mon pari! NANANA!X3

Juste à temps, on l'avouera. Et sinon, Aleksander est toujours un c*nnard dépréssif, ça change pas.x'D}

Quelle perte de temps phénoménale.

C'est à peu près tout ce que pensait le jeune homme de la situation. Une immense perte de temps. Inutile, inutile, inutile..., il se répétait ce mot tout en lançant un regard vide d'expression à la jeune elfe, assimilant les deux avec une facilité déconcertante. Elle était inutile, et, franchement? Non, il ne l'aimait pas. Qu'elle passe sous une diligence dans la seconde et il hausserait vaguement les sourcils, rien de plus. Il se fichait d'elle comme de n'importe quel inconnu sur lequel il aurait posé ses yeux, et ce qu'elle faisait, ce qu'elle pensait, ce qu'elle ressentait, ce qu'elle aimait ou n'aimait pas, les lieux où elle allait, le nom de ses parents..., tout cela, il s'en moquait de la même façon. Le jeune homme se répétait cela dans sa tête, inlassablement, ses yeux foncés dirigés dans le vague. Il s'en fichait. Et plus il se le disait, plus c'était vrai, plus il sentait qu'il s'en moquait, plus ça l'énervait. Comme si quelqu'un continuait de lui répéter quelque chose de désagréable à l'oreille et que plus il l'entendait, plus il était irrité, plus les paroles résonnaient fortement dans sa tête. Un cercle vicieux sans fin duquel il n'arrivait pas à s'extirper, et dans lequel il s'était entrainé lui même, en quelque sorte. Le pire dans tout cela était peut-être qu'il ne cherchait pas à en sortir, finalement. Là encore, ça lui était égal. Il avait beau être extrêmement énervé, il avait beau serrer les poings et se crisper sur le sac qu'il tenait, tout cela finissait invariablement par passer. Il soufflait doucement et tout redevenait calme et paisible dans son esprit et dans son cœur. C'était le calme plat, le vide, et il posait des yeux ternes sur le reste du monde, comme étranger à tout ce qui se passait autour de lui. Il voyait la jeune fille aux longs cheveux clairs, il voyait sa sœur, il entendait le bruit autour de lui, voyait les passants marcher autour d'eux, sentait l'odeur des fleurs et ressentait la chaleur sur sa peau, mais il avait l'impression que tout cela ne l'atteignait pas. Un peu comme s'il était là sans l'être, qu'on ne le voyait pas vraiment. Que tout allait au ralenti et qu'il voyait les autres passer, les entendait parler sans réussir à réellement les voir, à réellement les écouter. C'était aussi étrange que désagréable, comme sensation. Il reposa ses yeux sur sa sœur ainée, l'air aussi indifférent à tout que d'habitude. Que pouvait-elle bien penser de son attitude? Il n'en avait pas la moindre idée. Il aurait pu lui poser la question, mais il n'en voyait ni l'utilité ni l'intérêt. Et puis même si Ludmilla lui avait dit d'être plus souriant-ce qu'il imaginait qu'elle aurait dit, le cas échéant-il doutait franchement de pouvoir la satisfaire. Le jeune homme n'avait extrêmement rarement envie de rire, n'avait aucunement envie de sourire et n'arrivait pas à faire semblant de manière convaincante. Il n'était pas si mauvais menteur et savait plus ou moins jouer la comédie quand la situation le demandait, mais..., non. Étirer ses lèvres durant quelques secondes pour rassurer l'un ou l'autre des membres de sa famille, il savait le faire. Esquisser un timide sourire parce qu'on était gentil avec lui, il savait qu'il en était capable. Mais être convainquant, visiblement il en était tout à fait incapable. Comme si à chaque fois qu'il souriait vaguement, même lui, devant un miroir, se rendait compte que ça ne tenait pas la route deux secondes. A partir de là, à quoi bon? Et quand on commençait à tenir ce genre de raisonnement, on baissait vite les bras. Baisser les bras avait été quelque chose de terriblement fréquent chez l'adolescent aux cheveux sombres tout au long de sa vie, n'ayant jamais été quelqu'un de particulièrement persévérant, de toute manière ; et à présent qu'il n'avait cessé de les baisser, ce qu'il aurait fallu faire était de les relever, justement, de se reprendre et d'essayer de s'en sortir, à défaut de se laisser couler en se demandant pourquoi il avait si peu de chance. Oh, il ne fallait pas croire qu'Aleksander se complaisait dans son malheur, ne voulait pas d'aide et barricadait lui-même toutes les portes de sortie qu'il pouvait avoir : ça n'avait pas toujours été le cas, en tout cas. Il avait essayé de se ressaisir, avait cherché à garder la tête hors de l'eau, mais rien à faire. Si au moins il avait été extraverti, avait eu des amis et avait réussi à se confier aux autres, mais ça non plus, il ne semblait pas en être capable. Peut-être que mettre des mots sur ce qu'il ressentait l'aurait aidé, dans le fond. Laisser tout sortir une bonne fois et avancer malgré tout ensuite, sans ce poids à trainer constamment derrière lui. Mais que dire? A qui le dire? Il n'en avait aucune idée. Parfois, il regardait sa mère, ou bien une de ses sœurs, et avait envie de lui expliquer ce qui allait, de lui dire une bonne fois pour toute qu'il n'allait pas bien et qu'il avait besoin d'aide. Mais à chaque fois c'était la même chose, et à chaque fois il finissait par soupirer et aller faire autre chose. Pourtant il savait qu'elles auraient aimé l'aider, il savait qu'il pouvait compter sur elles. Mais rien à faire, il n'y arrivait pas. Il ne pouvait tout simplement pas leur expliquer à quel point il allait mal, alors il se taisait. Voilà tout. Personne ne pouvait comprendre. Il n'avait pas besoin d'amis et, quand il serait sûr que ses sœurs iraient bien, lui-même se sentirait mieux. Il n'avait pas besoin d'amis. Pas besoin qu'une elfe qu'il n'avait aucune envie de connaître vienne lui dire qu'elle l'aimait bien. Qu'elle le laisse partir ; ce serait la chose la plus gentille qu'elle pourrait faire en tant qu'amie, vraiment.

Aleksander se crispa, agacé par la chaleur ambiante. Il faisait trop chaud, et ça aussi, ça l'énervait. Ensuite il ferait trop froid, et ce ne serait pas plus agréable. Et puis il pleuvrait, il ferait trop sec..., il était rare que le temps soit idéal, de toute façon. Cette pensée fort positive lui arracha un bref soupir, dont il espéra qu'il était passé inaperçu, sans doute par habitude. Le respect était une notion fortement ancrée en lui, et autant il pouvait détester certains Nobles, autant il n'aurait jamais élevé le ton, n'aurait jamais dit un mot plus haut que l'autre à leur égard. Au moins, on ne pouvait rien lui reprocher de ce côté là : efficace, docile, discret, il s'exécutait et s'il n'était pas d'accord, il se contentait d'un air sombre et acquiesçait en silence, après une formule de politesse d'usage. Rien de blâmable, en somme. Et même à présent, il pensait être le moins en tort des trois. D'un certain côté, on ne pouvait reprocher à Ludmilla de se prêter au jeu de la jeune femme ; elle lui demandait d'être son amie, accepter pouvait sembler..., normal. Dans un sens. Et de toute façon, s'il y avait bien une chose que le jeune serviteur refusait, c'était que sa sœur ainée ait des problèmes-au même titre que l'autre, d'ailleurs. S'il pouvait lui en éviter, il le faisait sans se poser de question. Si elle avait trop de travail, il l'en aurait délesté qu'elle le veuille ou non, et ce qu'il en ait déjà lui-même trop ou pas. C'était comme ça, il agirait toujours ainsi envers elle, et qu'elle soit son ainée n'y changeait strictement rien. Alors oui, même s'il était extrêmement loin d'approuver son comportement, il ne l'en blâmerait pas pour autant. Ça ne servirait à rien, à priori, il en avait bien peur . Quand à la jeune Elfe..., il n'y avait rien de plus à dire que ce qu'il ne lui avait déjà fait comprendre. Nobles et serviteurs n'avaient rien à faire ensemble, devenir ami était par conséquent un rêve hautement improbable et idiot. C'était stupide. S'il y avait des classes sociales, ce n'était pas pour rien ; la logique avait voulu que, naturellement, elles ne se mélangent pas et qu'aucun lien fort ne puisse être tissés entre plusieurs membres de différents milieux. Ce n'était pas pour rien, non? Ils n'avaient rien en commun, et n'auraient jamais rien en commun. Leurs seuls points communs étaient leurs besoins et leurs envies, et encore, ça restait tout à fait discutable. Elle collectionnait les vêtements de luxes, eux n'avaient en tout et pour tout qu'une tenue un peu chère, rarement mise. Elle mangeait ce que bon lui semblait et ne s'occupait guère de gagner de l'argent, eux devaient économiser et surveiller ce qu'ils achetaient de peur de, sait-on jamais, trop dépenser un jour et se retrouver avec de sérieux ennuis. Elle pouvait s'amuser comme bon lui semblait, et eux passaient leur journée aux services de personnes comme elle pour que, justement, elle puisse s'amuser de la sorte. Il n'y avait rien qui les reliait, non, et il ne tenait pas à construire de passerelle entre leurs deux mondes. Qu'elle y aille, si elle le voulait tellement : le jeune homme aux yeux bleus aurait ricané rien qu'à l'idée de la voir avec des clous et un marteau dans les mains, à se demander à quoi ça pouvait bien servir.

« Non, pas du tout, ce n'est ni une maladresse ni le fait que vous soyez Noble qui va me faire vous détester. Je ne vous déteste pas du tout, je vous trouve même plutôt sympathique. »

Aleksander leva les yeux au ciel, et déporta son regard sur la rue, observant sans vraiment les regarder les passants qui y marchaient. Certains avaient l'air pressés, d'autres se tenaient la main, d'autres riaient..., en somme, ils faisaient tous la même chose sans même s'en rendre compte. Pathétique. Pour un peu, il aurait aimé qu'une maison s'écroule et les tue tous, histoire de. Ça leur aurait peut-être fait prendre conscience à quel point la vie pouvait se terminer rapidement, uh. C'est à peu près au moment où il foudroyait un jeune couple du regard-avec les coup d'œil amoureux, mains dans la main et les sourires idiots à souhait...-qu'il remarqua que leur fortunée interlocutrice venait de saisir les mains de sa sœur dans la sienne. Ce qui lui fit froncer les sourcils, lui jetant un regard peu commode durant l'espace d'une seconde, avant de ne simplement avoir l'air impatient et, somme toute, légèrement agacé. Bon, il l'était, agacé, de toute façon ; et d'ailleurs, il avait vraiment trop chaud, ce qui finissait de l'énerver au plus haut point. Il se contenta donc de retirer une manche, de changer son sac de main, de retirer l'autre manche et de tenir son manteau contre lui, sur son bras, comme il aurait porté une serviette s'il avait dû servir à boire à quelqu'un. Les habitudes ont la vie dure, comme on dit.

« C'est fantastique, alors! Nous pouvons êtres amis, puisque personne ne m'en veut. Alors, pour commencer... »

Oh, pitié..., Aleksander ne put cette fois retenir une légère grimace, lançant un regard noir à sa sœur ainée, l'air de dire 'merci du cadeau'. Ce qu'il pensait. Parce que là, là..., là, elle avait été franchement..., nulle. Maintenant, il allait devoir rester et discuter avec cette..., cette fille, parce qu'elle avait décidé de devenir son ami, et que lui avait envie de partir et d'aller travailler, qu'il avait chaud, qu'il ne l'aimait pas du tout, et que..., voilà. Il ne savait même plus ce qu'il disait. En tout cas, il ne voulait pas devenir son ami, ne voulait pas rester, devait aller travailler, n'avait aucunement le temps pour ce genre de choses et sentait sa patience se réduire à chaque fois que la jeune Elmir ouvrait la bouche. Ce qui, à son goût, arrivait trop de fois en trop peu de minutes. La faire taire aurait été une grande idée, vu le nombre d'idioties qu'elle sortait à la seconde.

« Votre couleur préférée? Et l'animal, aussi, l'animal que vous aimez le plus! »

Au moins avait-elle lâché Ludmilla, hm. Aleksander expira doucement quand il se rendit compte qu'il avait retenu sa respiration ces dernières secondes, et jeta un coup d'œil à son sac, comme si sur le tissu était inscrit quoi que ce soit qui aurait pu l'aider à sortir de cette galère. Il commençait à comprendre ce que ressentait le garçon avec qui il partageait sa chambre quand il lui disait qu'une Noble d'un certain âge voulait absolument lui raconter sa vie à chaque fois qu'il avait le malheur de ranger ses appartements, et défaisait les draps toutes les minutes pour qu'il les remette correctement-et reste plus longtemps. Il concevait qu'elle se sente seule, et c'était très triste, mais en attendant ça devait être pire qu'agaçant. Là, même chose. Qu'on lui explique..., pourquoi tenait-elle à connaître son animal et sa couleur préférée, au juste? Comme si elle s'en souviendrait. Comme si ça avait de l'importance. Comme si ça changerait quoi que ce soit.

Comme s'il comptait lui répondre. La technique d'Aleksander : regarder son interlocutrice d'un air neutre et absent, passablement désintéressé, et faire comme si de rien n'était. La question ne lui était pas adressée, elle n'était destinée qu'à Ludmilla. La question ne le concernait pas. Il ne répondrait pas. Elle ne tenait pas à ce qu'il réponde, et il ne le ferait pas. Aussi simple que ça.

N'est-ce pas?
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MessageSujet: Re: J'aime pas les titres...XD (libre.u__u )   Sam 15 Jan - 4:48

Ludmilla n'aimait pas se faire d'ennemis, mais elle pensait que c'était le cas de tout le monde en cette terre. Qui aurait décemment pu aimer les remarques acerbes et le regards méprisants que l'on jetait à ceux que l'on détestait pour une raison ou une autre? Ludmilla n'était pas l'amie de toutes ses collègues, et certaines la détestait au point de l'empêcher par tous les moyens possibles de faire correctement son travail. La jeune femme aux yeux bleus ne savait pas pourquoi elles la détestaient, et c'était là le fond du problème: Leur aurait-elle fait quelque chose d'impardonnable, elle aurait supporté le sceau volontairement renversé à terre par un pied qui se prétendait maladroit, mais qui avait en réalité parfaitement atteint son but. Elle aurait considéré cela comme une punition méritée, et n'aurait rien trouver à redire à ce rude traitement. Toute petite déjà, Ludmilla n'avait jamais protesté contre les punitions données par sa mère ou son père en raison de ses quelques maladresses. Si elle avait sans le vouloir renversé un vase en faisant le ménage, il était logique qu'elle soit punie, face au mur et les mains sur la tête, sans bouger pendant une longue demi-heure. Cela lui apprendrait à faire plus attention à ce qu'elle faisait, et ne pas reproduire la même erreur dans le futur. Mais là, que leur avait-elle fait? Rien, rien du tout. Ses amies lui disaient de les laisser, qu'elles n'étaient que de simples langues de vipères qui trouvaient de l'amusement à torturer les autres et les voir souffrir. C'était leur spectacle, mieux qu'une pièce de théâtre. Ludmilla n'aimait vraiment pas cela, elle se sentait mal rien que de penser que quelqu'un pouvait la détester. Parce que, au fond d'elle, même si elle savait pertinemment que c'était faux parfois, elle avait la désagréable sensation de les avoir offensé. Si la jeune Elfe aux très longs cheveux l'avait détestée, alors elle aurait été très triste, et ne se serait pas sentie bien pour le reste de la journée. Elle aurait eu l'impression ridicule de lui avoir manqué de respect, d'avoir été grossière ou malpolie, car vraiment, c'était forcément à cause de ce genre de choses que l'on détestait une personne que l'on venait tout juste de rencontrer, non? Enfin, elle espérait que tout se passerait bien, Marilee avait l'air fort sympathique, et si quelque chose se passait mal, se serait forcément la faute de la maladroite et sotte servante qu'elle était. Des fois, Ludmilla se disait qu'elle aurait du imiter Aleksander; Ne pas parler beaucoup, ça lui aurait évité de fâcheuses situations dans lesquelles elle avait tant de facilité à se glisser. A croire qu'elle avait un don pour déceler et attirer à elle les ennuis, vraiment. Ou peut-être était-ce juste elle qui exagérait. Ce n'était pas non plus à exclure, comme hypothèse.

Encore une fois plongée dans ses pensées, Ludmilla avait tout de même gardé une oreille attentive sur la conversation, histoire de ne pas perdre une fois de plus le fil de cette dernière. Quelle ne fut pas sa surprise quand Marilee attrapa ses mains dans les siennes, l'air réjouie! Ludmilla laissa la lanière de son sac glisser légèrement de son épaule, les yeux écarquillés par la surprise de ce soudain geste. Uh? Était-ce ce qu'elle avait dit qui l'avait rendu si heureuse, ou peut-être venait-elle de se rendre compte de quelque chose? Tournant son regard empli d'incompréhension vers son jeune frère, elle intercepta le regard noir qu'il lui adressa, et le détourna rapidement, comme honteuse. Et voilà, elle avait encore tout fait de travers, elle le savait! Sûrement Aleksander avait-il mieux à faire ailleurs, mais elle n'allait pas être méchante avec la demoiselle aux yeux bleus pour autant, non? Elle lui était bien sympathique. Et ce n'était pas dans la nature de Ludmilla d'être cassante avec les autres, qui qu'ils soient, n'importe qui la connaissant le savait bien. Et Aleksander le savait mieux que n'importe qui, elle le pensait. Priant intérieurement pour que son frère ne lui en veuille pas par la suite, Ludmilla écouta la jeune personne qui lui tenait les mains parler, la mine gênée à présent.

« C'est fantastique, alors! Nous pouvons êtres amis, puisque personne ne m'en veut. Alors, pour commencer... »

Ludmilla pencha vaguement sa tête sur le côté en entendant Marilee continuer sa phrase, se sentant déjà plus à l'aise lorsque cette dernière lui lâcha les mains, qu'elle croisa alors devant sa robe, ne sachant qu'en faire sur l'instant. Sa couleur préférée, son animal préféré? Déportant son regard sur le sol pavé qui s'étendait sous ses pieds, la jeune femme aux cheveux châtains se mit à réfléchir, car les réponses ne venaient pas d'elles-mêmes. Elle n'avait pas vraiment de couleur préférée, elle les aimaient toutes sans distinction. Peut-être les couleurs chaudes avaient-elles sa préférence tout de même? Ah, c'était bien difficile que de trouver une réponse convenable à cette question. Quant à son animal préféré...Oh, elle aimait beaucoup les oiseaux. Surtout s'ils étaient blancs. A ses yeux, ils étaient symbole de paix, de liberté et d'amour. Elle avait vu, étant petite, dans un livre choisit au hasard dans la bibliothèque du château alors qu'elle avait accompagné sa mère à son travail, une gravure représentant un oiseau immortel, un Phénix, comme on l'appelait. Ludmilla l'avait trouvé magnifique et fascinant, et cette légende de renaître de ses cendres lui avait toujours beaucoup plus. Un oiseau, c'était symbole d'éternité et de continuité, à condition qu'il puisse voler dans le ciel d'azur comme bon lui semble, évidemment. Un oiseau en cage, c'était bien trop triste. Ces créatures n'étaient pas faites pour vivre en captivité, leur esprit était avare de liberté et de découvertes. Qu'importe comment on s'en occupait, en cage, ils étaient forcément malheureux. Du moins, c'était l'opinion de Ludmilla sur la question. Il ne valait pas plus qu'un autre.

Étirant ses lèvres en un petit sourire, la servante aux yeux bleus répondit à son interlocutrice, d'une voix douce et teintée de bonne humeur:

« C'est à dire...Je n'ai pas vraiment de couleur préférée. Peut-être plus les couleurs chaudes, mais je les aime presque toutes. Et j'aime beaucoup les oiseaux. Blancs, ils sont un symbole de paix et d'amour à mes yeux. »

Elle marqua une légère pause, puis se tournant vaguement vers Aleksander, ajouta sur ce même ton:

« Aleksander aime beaucoup les lapins, lui. »

Ludmilla ne l'avait pas entendu parler, et ne voulait pas qu'il se fonde dans le décor. Il devait se faire des amis, voilà! Il n'allait pas rester en deuil toute sa vie durant, non? La peine était peut-être récente, mais il fallait tenter de s'en remettre, même si c'était dur. Et rien de mieux qu'une petite conversation pour cela.

[Oh oui. Les lapins. ET LE MIEL!|D]

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I could not leave you, in times of trouble,
We never would have come this far,
I took the good times, I'll take the bad times,
I'll take you just the way you are.

I said I love you, and that's forever,
And this I promise from the heart,
I couldn't love you, any better,
I love you just the way you are.

I don't want clever, conversation,
I never want to work that hard,
I just want someone, that I can talk to,
I want you just the way you are.



“It is only with the heart that one can see rightly; what is essential is invisible to the eye.“
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MessageSujet: Re: J'aime pas les titres...XD (libre.u__u )   Mar 1 Fév - 13:13

Ce n'était pas que Marilee aimait tout le monde, mais juste qu'il était plus ou moins rare qu'elle déteste foncièrement quelqu'un. Il fallait, pour ce faire, une sérieuse raison, quoique ce terme fut assez relatif pour pouvoir être pris un peu n'importe comment selon les personnes. Aleksander? Non, comme elle se l'était déjà dit, c'était pour ne mettre personne en danger avec les informations secrètes qu'il détenait qu'il observait si scrupuleusement le silence. Au fond, ce devait être quelqu'un de très gentil, qui faisait passer les autres avant sa propre personne; quelqu'un de bien, à n'en point douter. Qui aurait pu avoir un visage pareil si le caractère n'allait pas de pair, elle se le demandait. Ce n'aurait pas été possible, Dieu n'aurait pas autorisé une telle chose. Ou tout du moins, elle ne pensait pas; loin d'elle d'avoir la prétention de Le comprendre... Ludmilla? Oh que non. Elle lui avait prouvé, de par ses aimables paroles, être encore plus gentille que son cadet, ce qui ne devait pas être peu dire, tout de même. Or, la demoiselle Elmir était incapable de haïr une fille jolie qui souriait gentiment. C'était au dessus de ses forces, et elle ne se sentait pas même ne fut-ce que l'âme d'essayer. Pas besoin, qui plus était, puisqu'à présent ils étaient tous trois de bons amis! Donc, elle appréciait à leur juste valeur, peut-être un peu moins, peut-être un peu plus, ses deux interlocuteurs. C'était une habitude chez elle. D'un naturel plutôt gentil, il ne faisait pas partie de ses réflexes de se moquer du premier inconnu venu sous tel ou tel prétexte stupide. Surtout lorsque lesdits individus étaient aussi mignons que ceux-là, à la vérité, mais elle ne s'en rendait tout simplement pas compte. Elle n'était pas en faute, et puis, libre à elle de juger quelque peu sur les apparences, tant que ce n'était pas trop. Le sourire de l'Elfe n'était de toute évidence pas prêt de se faner sur ses lèvres fines. Si on lui avait demandé un exemple concret d'une personne qu'elle n'aimait pas, sans doute toutefois aurait-elle facilement trouvé du grain à moudre: Linaëlle, pour ne pas citer de nom, serait arrivée en tête de liste, fraiche et pimpante, comme toujours. La jeune fille aux longs cheveux bleus accordait de l'importance aux toilettes qu'elle portait, c'était vrai. Mais pas autant que cette pimbêche qui servait de nouvelle femme à son père. On lui aurait alors demandé des explications pour ce profond rejet envers cette femme. Et elle n'aurait pas menti en disant qu'elle l'énervait, qu'elle ne voulait pas la voir, que rien en elle ne méritait la plus petite once de son attention, et qu'elle pouvait toujours aller voir ailleurs si elle l'était. Que ses tentatives ridicules de l'apprivoiser comme on l'aurait fait avec un petit animal ne fonctionneraient pas sur elle, de toute façon. Sa petite sœur ne serait pas arrivée très loin derrière l'odieuse femme. Joliana était stupide. Cela tournait court à tout espoir de discussion avec elle..., et puis, il fallait reconnaître qu'elle ne parlait pas beaucoup. Cela lui passerait, avait-on dit. Marilee s'en était fichée comme d'une guigne, ou tout du moins était-ce là ce qu'elle-même aurait dit. Elle ne pensa pas à son petit frère, Istvàn, qui échappait donc à la critique virulente de sa propre famille. Mais s'il s'en était sorti, probablement lui aurait-elle voué une aversion tout aussi véritable. N'importe qui, en se penchant un peu plus avant sur le sujet, se serait rendu compte que l'un des critères nécessaire pour s'attirer les foudres de la jeune filles aux grands yeux bleu était plus qu'évidente: la voler. Mais attention, pas lui voler n'importe quoi. Un bijoux tendrait les relations. Un baiser n'entrainerait guère plus qu'une gifle. Mais ce qui lui appartenait exclusivement, à savoir, l'attention de ses amis et de sa famille, c'était sacré. Le premier à y toucher s'exposait ainsi à de sérieuses représailles ou, faute d'être réellement convaincante, au courroux de la jeune fille aux bracelets de cornaline. Linaëlle lui avait volé son père. Les cadets Elmir, la place qu'elle affectionnait tant et qui faisait d'elle un bibelot fragile à protéger à tout prix. Il ne lui en avait pas fallu plus pour immédiatement se vexer; pour elle, c'était pire qu'impardonnable. Or, s'il y avait bien une chose dont elle doutait, c'était que les deux personnes près d'elle à l'instant lui volent quoi que ce fut. Quoique... Oh, elle savait! Ludmilla serait tellement, tellement géniale en voleuse! Oui, elle volerait des objets d'art, des artefacts précieux, des parchemins aussi anciens que sacrés -mais attention, pas aux Elfes, ça n'aurait pas été très juste: aux Humains, plutôt, cela lui plaisait mieux ainsi, et c'était son imagination, elle pouvait en faire ce qu'elle voulait- et toutes sortes d'autres trucs auxquels elle ne pouvait même pas penser. Des richesses, d'accord, mais pas seulement. Et pour faire office d'alibi, elle travaillait au château, au nez et à la barbe des gardes qui continuaient à chercher le voleur, sans se rendre compte que le voleur en question était une voleuse. Et belle, par dessus le marché. Le sourire qui étirait les lèvres de Marilee s'agrandit sensiblement: quelle famille spéciale ils formaient! Leurs parents devaient être exceptionnels, eux aussi. Elle mourait d'envie de les connaître.

Mais avec la guerre civile, et toutes ces histoires pas jolies jolies qui avaient marqué les coeurs aussi sûrement que l'histoire et imprégné cette terre, elle avait appris que certaines questions ne se posaient pas si facilement, de peur de dire une bêtise, de faire quelque chose de mal. La jeune Elmir n'aimait pas se faire détester, encore moins pour avoir osé aborder des sujets pouvant être sensibles. Les parents, c'était un sujet qui venait tout seul ou qui ne venait pas du tout, point final. Elle n'aurait pas aimé qu'un tout nouvel ami lui parle de sa mère, alors que tout était si bien parti entre eux trois! Qu'ils s'entendaient tellement, tellement bien! Or de question de gâcher leur amitié toute nouvelle et respirant encore bon la rosée du matin. Mieux valait rester sur les couleurs et les animaux, c'était plus sûr. Et tout aussi instructif, ceci dit en passant. Un bon sujet, en définitif: elle se félicita d'avoir si bien choisi.

« C'est à dire...Je n'ai pas vraiment de couleur préférée. Peut-être plus les couleurs chaudes, mais je les aime presque toutes. Et j'aime beaucoup les oiseaux. Blancs, ils sont un symbole de paix et d'amour à mes yeux. »

Marilee hocha la tête. C'était vrai; elle-même aimait beaucoup toutes les couleurs vives, celles qui vous sautaient aux yeux, qui vous remontaient le moral et, accessoirement, lui donnaient un joli teint et faisaient ressortir le bleu de ses yeux. C'était assez capital, tout de même. Mais dans l'ensemble, le noir était par exemple très triste. Une couleur d'enterrement. Pas de nuit, puisque la lune s'entourait d'un bleu très foncé. Juste d'enterrement. Or, le monde avait besoin de joie de vivre, pas de larmes ou de tristesse. Il s'en créait d'ores et déjà suffisamment à lui tout seul sans avoir besoin que le cœur des habitants batte au diapason du tocsin, ou des larmes, ou de la monotonie. C'était indéniable, et d'autres avis lui auraient presque semblé contre-nature, aussi bien défendus eurent-ils été. Argumenter était vain, puisqu'elle avait raison, indubitablement. Et puisque Ludmilla était d'accord avec elle, tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes. Ce n'était pas fantastique, ça, peut-être? Ce n'était pas un signe de leur future entente parfaite, qu'elles aient des gouts similaires? Elle pensait bien que si.

Quant aux oiseaux, c'était vrai qu'ils étaient beaux. Certains avaient une sorte de majesté qui n'était propre qu'à eux. Ils volaient dans le ciel, ils vivaient d'amour, de vent et d'eau fraiche, ils ne référaient de leur destination à personne... Ils en avaient, de la chance! Aller à tire d'aile là où bon leur semblait. Peut-être même voir la mer. L'elfe se rappelait très bien, souvenir vivace dans sa mémoire, des ondulations de l'eau sur le sable, des vagues. Et des oiseaux blancs, avec le bout de leurs ailes gris et un bec jaune ou rouge vif qui contrastait avec leur plumage. C'était beau, un oiseau. Vraiment.

Mais ce n'était pas de sa faute si elle préférait les araignées. Elle concédait bien qu'il s'agissait là d'un engouement peu commun, et elle ne leur trouvait pas de symbolique aussi poétique que celle de Ludmilla et des oiseaux, mais elle ferait sans. Elles étaient juste trop craquantes, avec leur petites pattes, pleines de poils!

« Aleksander aime beaucoup les lapins, lui. »

Marilee se fendit à nouveau d'un grand sourire. C'était vrai? Elle aussi, elle les trouvait mignons. Ils avaient de ces oreilles! Et un pelage très doux -quoiqu'elle maintint que ses araignées n'avaient rien à leur envier, décidément, c'était injuste que personne ne veuille les caresser quand elles pouvaient être très affectueuses!-, et de grands yeux. De grandes dents, aussi. Mais ils ne mordaient pas s'ils avaient été bien dressés. Nul doute qu'Aleksander ferait un très bon maître pour lapin. La jeune demoiselle n'en avait jamais vu en chair et en os, certes, mais les devinait très mignons. Faire rentrer en fraude un lapin au palais était tout de suite moins aisé qu'un arachnide. Tout était une question de taille et de discrétion, songea-t-elle avec une pointe de regret. Elle ne pourrait jamais loger un lapin sous son lit sans que personne ne s'en rende compte... Et elle voulait éviter d'avoir des ennuis. Peut-être aurait-elle dû demander à son frère aîné? Matt était doué pour tout, ou en tout cas, le prétendait. Qu'aurait-il répondu, si elle lui avait demandé s'il savait cacher des lapins autre part que pour les manger?

« Oh, c'est vrai? Moi, j'aime bien les couleurs vives, elles sont tellement plus gaies! C'est agréable, je trouve. Et puis, un oiseau, c'est beau. Et un lapin, mignon! Vous voulez que je vous dise mon animal préféré? »

Elle marqua une pause, se demandant comment ils réagiraient et proprement incapable de se dire que, peut-être, ils avaient mieux à faire et que connaître son animal favori n'était pas leur principale préoccupation. Elle était comme ça, difficile de lui en vouloir pour quelque chose que toute la volonté du monde n'aurait pas suffit à faire changer d'un iota...

« Mais je vous préviens, c'est un peu bizarre. Vous voulez que je vous dise quand même? Ah, et Aleksander, tu ne veux pas me dire quelle couleur tu aimes? »
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MessageSujet: Re: J'aime pas les titres...XD (libre.u__u )   Sam 5 Mar - 5:58

{Désolée Never mais c'est la vie, je devais répondre. Et puis faut que ça avance, Didiou! T'as qu'à recommencer à vite répondre à un poste, ça marchait assez bien.8D

N'empêche, c'est là que vous vous rendez compte qu'à l'asile Aleksander parle dix fois plus que d'habitude, hein?8D}

Aleksander était timide, avant tout. Cela ne se voyait plus beaucoup à présent, mais avant c'était un trait de caractère qui était relativement marqué, chez lui. Voire très marqué. Dès tout petit, finalement, il n'avait jamais su comment faire pour aller vers les autres. Il n'avait jamais été du genre à prendre des initiatives, à aller de l'avant ou à proposer quoi que ce soit. Il suivait les autres, prenait les chemins qu'on lui indiquait et ne parlait jamais le premier, de peur de se tromper ou de ne dire une sottise. Il ne savait pas comment faire pour avoir des amis, ou pour être apprécié des autres. Il avait pris pour habitude, étant plus jeune, de regarder avec des yeux admiratifs Karin rire et courir en tout sens, parlant presque avec des inconnus aussi aisément qu'avec ses proches. C'était quelque chose qu'il aurait aimé être capable de faire, mais rien à faire. En présence d'autres personnes il baissait les yeux, se sentait mal à l'aise et priait de tout cœur pour que quelqu'un qu'il connaisse arrive vite et vienne le sortir de là, parce que clairement il ne savait ni que dire, ni que faire. Faire la conversation était loin d'être son passe-temps favori, clairement. Alors quelqu'un comme Emrys, qui n'avait eu aucun mal à aller vers lui, c'était juste ce qu'il lui fallait. Quelqu'un qui ne soit pas découragé par son silence gêné, aussi. Et depuis qu'il avait été forcé de passer ses journées allongé, Aleksander s'était renfermé. Les quelques autres personnes qu'il aimait bien, il ne leur avait tout simplement plus parlé. Et n'avait pas cherché à reprendre contact depuis. Il avait décrété qu'Emrys réclamait toute son attention, et que s'il ne restait pas près de lui le plus possible il mourrait. Quoi de plus normal que de ressentir de la tristesse quand on perdait quelqu'un qu'on aimait? Il en était allé de même pour le jeune homme aux yeux bleus. Et comme il avait fermé son monde autour de quelqu'un qui était mort et enterré, il était resté extrêmement seul depuis. Trop peiné pour chercher à faire de quelconques efforts, trop énervé contre le monde entier pour vouloir voir qui que ce soit d'autre que sa famille. Oui..., depuis, sa timidité était totalement effacée par son air indifférent et froid. Il pensait d'ailleurs qu'on le croyait plus antipathique et terriblement solitaire qu'autre chose, dans le fond. Et pour ne rien arranger, ça lui était profondément égal. Comme beaucoup de choses sur cette terre, d'ailleurs. Il s'en fichait, ou au mieux ça l'agaçait. Il ne savait pas trop pourquoi, mais il s'interdisait d'être heureux, d'une certaine manière. Son père aurait aimé qu'il le soit, Emrys aurait aimé qu'il le soit. D'accord, il avait compris à la fin. Mais il n'y arrivait pas, voilà tout. Et il s'en moquait. Pour un peu, il se complaisait dans sa tristesse et sa solitude. Karin avait réussi à surpasser cela, et riait encore. Ludmilla aussi. Leur mère aussi. Même la mère d'Emrys continuait de vivre et de faire de son mieux, malgré qu'elle soit complètement seule. Ainsi va la vie. Ses yeux ternes se posèrent sur la jeune fille près de lui, sans expression particulière. Elle aussi, peut-être avait-elle perdu des proches. Il ne savait pas. Ne saurait probablement jamais. Ou peut-être mourrait-elle bientôt, après tout, tout était possible, non? Mais même si elle avait l'air joyeuse et plein de vie, il ne parvenait pas à se dire qu'elle était sympathique et que lui parler serait agréable. Tout ce qu'il pensait était qu'elle l'ennuyait et qu'il voulait partir, s'occuper, faire n'importe quoi où il n'ait pas à supporter cette bonne humeur et ces échanges d'amabilité. Le bonheur, il n'aimait pas. C'était comme voir des personnes bien portantes autour de soi quand on était soi-même malade ; on en venait à leur en vouloir de ne pas souffrir autant que nous. Là, c'était la même chose. Il en voulait au monde de continuer de tourner : s'il s'était arrêté, au moins, il aurait eu l'impression que la mort de ses proches avait changé quelque chose. Mais rien. Ça n'avait strictement rien changé. Ils étaient morts pour rien.

Les doigts d'Aleksander se crispèrent légèrement sur le tissu de son manteau, et il replaça correctement la lanière du sac entre ses doigts, de sorte qu'elle ne lui scie pas les phalanges. Il doutait fort pouvoir rester en dehors de la conversation mais her, sait-on jamais? Un miracle pouvait toujours arriver. Peut-être que, trop absorbées par leur début d'amitié (bien qu'il restait persuadé que serviteurs et Nobles pouvaient autant être amis qu'un chat et un ver de terre...) elles en oublieraient sa présence et qu'il pourrait rester sagement là, debout, à cuire en silence. Au moins il n'avait plus son manteau sur le dos, c'était déjà ça. Il aurait pu le garder encore longtemps sans rien dire, remarque : s'exclamer qu'il 'crevait de chaud', ce n'était pas vraiment le genre du serviteur, cela aurait sauté aux yeux de n'importe qui. Ce n'était pas plus le genre de sa sœur ainée, par ailleurs, qui était trop réservée, de son avis, pour dire une chose pareille. Ce qui était une bonne chose, dans un sens. Elle répondrait certainement à la, enfin, les questions posées par la jeune Elfe, et il serait tranquille. Peut-être. De toute façon, il était clair qu'il ne comptait pas répondre à ses questions avec un grand sourire et un air enjoué, il ne fallait pas rêver ; même si cela aurait pu lui éviter d'inutiles minutes de conversation à chercher à le faire parler, il ne l'aurait pas fait. Il ne pouvait pas et n'en avait aucune envie, de toute façon. C'aurait été comme..., comme demander à Ludmilla de répondre sèchement à quelqu'un pour qu'il lui fiche la paix. Mémorable. Il en voulait pour preuve que même s'il n'avait rien de mieux à faire et qu'il essayait de son mieux, il n'arrivait pas à s'imaginer une chose pareille. Trop étrange, sans doute. Oui, trop étrange.

« C'est à dire...Je n'ai pas vraiment de couleur préférée. Peut-être plus les couleurs chaudes, mais je les aime presque toutes. Et j'aime beaucoup les oiseaux. Blancs, ils sont un symbole de paix et d'amour à mes yeux. »

Oui, bon, rien d'exceptionnel. Les oiseaux, il les préférait morts et dans son assiette, voilà tout. Ne tenant pas à choquer ses deux interlocutrices et arracher des airs horrifiés aux autres passants par la même occasion il retint cette remarque fort personnelle pour lui, se contentant d'expirer un peu brusquement. Qu'il veuille partir et non discuter n'était un mystère pour personne, non? Si? Tant pis. Il ne pouvait pas être plus clair que ça, à part peut-être en le disant textuellement. Or c'était hors de question. Il restait un serviteur, poli et respectueux envers les Nobles. Donc envers cette Marilee de même. Aussi agaçante soit-elle.

Ludmilla prononça son nom, la jeune Noble lui sourit, et Aleksander enfonça les ongles de sa main qui tenait le sac dans sa paume, s'appliquant à ne pas trop froncer les sourcils. Il jeta un vague regard à sa sœur, histoire de se donner une contenance, et mordit l'intérieur de ses joues, sans un mot. Il fut pour répliquer quelque chose, mais que voulez-vous dire à ça? Quand votre sœur décide de répondre à votre place, il n'y a pas grand chose à dire. Dire 'non je n'aime pas les lapins où tu es allé cherché ça?' n'aurait servi à rien, Ludmilla savait parfaitement qu'elle avait raison. D'ailleurs, le fait qu'il en ait un résumait suffisamment bien la situation-et il ne tenait pas à tendre de quelconque perche vers sa vie privée, merci bien. Il se contenta d'un léger mouvement d'épaule, se retenant de lancer un grand 'merci' sarcastique à la jeune fille aux cheveux bruns. Il se doutait qu'elle voulait bien faire, mais..., bref. Non pas qu'aimer les lapins soit honteux, mais ça ne regardait pas cette fille, en tout cas. Il ne comptait pas se lancer dans un débat sur les animaux, en protégeant le point de vue de ces petites bêtes aux grandes oreilles. C'était mignon et il aimait bien, mais, hm, mais..., ça ne regardait que lui. Personnel. Voilà, c'était personnel.

« Oh, c'est vrai? Moi, j'aime bien les couleurs vives, elles sont tellement plus gaies! C'est agréable, je trouve. Et puis, un oiseau, c'est beau. Et un lapin, mignon! Vous voulez que je vous dise mon animal préféré? »

'Non, je ne veux pas, merci', aurait été la réponse parfaite selon le serviteur aux cheveux foncés. Mais encore une fois, respect, patience et politesse. Lui dire qu'il se fichait de ce qu'elle pensait, ce n'était pas très respectueux, il en convenait.

« Mais je vous préviens, c'est un peu bizarre. Vous voulez que je vous dise quand même? Ah, et Aleksander, tu ne veux pas me dire quelle couleur tu aimes? »

Encore une fois, un non retentissant aurait été la réponse la plus appropriée selon lui-parce que vraiment, il n'avait pas envie de parler à son interlocutrice, et encore moins parler à elle, de lui. Et puis, curieusement, dire ce qu'il aimait le dérangeait plus que dire ce qu'il n'aimait pas. Sa réponse, sur un ton aussi aimable et amicale que précédemment, fut donc des plus simple-et peut-être prévisible, dans un sens :

«Le noir.»

Voilà. On ne fait pas plus simple, et, quelque part, ça avait le mérite d'être vrai. Discourir sur les autres couleurs qu'il aimait bien, sans façon.
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MessageSujet: Re: J'aime pas les titres...XD (libre.u__u )   Dim 3 Avr - 18:25

Ludmilla savait combien il était dur de surmonter la disparition d'un proche, mais s'enfermer dans sa tristesse et sa solitude n'était pas une solution pour mettre fin à ce mal. En coupant les ponts avec ses amis, en refusant toute forme de discussion, toute forme d'affection de la part d'autrui, on ne faisait que maintenir envie cette peine que l'on détestait tant. Bien entendu, ça avait été difficile pour Ludmilla que de se remettre à rire après la mort de son père, ça avait été difficile pour toute sa petite famille. Mais elle avait su se relever, donner l'exemple s'il en était, car étant l'aînée, elle pensait que c'était son rôle, en quelque sorte. Et puis, leur père n'aurait certainement pas désiré les voir se lamenter des années durant! La jeune fille aux yeux bleus pensait que le plus beau cadeau qu'ils puissent lui faire, de là où ils étaient, était de lui montrer à quel point ils étaient heureux, tout en priant pour lui, lui montrant ainsi qu'il n'avait pas disparu de leur vie, même s'il était parti au ciel à présent. Tout le monde n'était pas assez fort pour porter le deuil et en ressortir intact, ou du moins assez intact pour continuer à vivre, acceptant que même en l'absence de l'être cher, le monde continuait de tourner, sans la moindre considération pour notre tristesse. Aleksander avait été très éprouvé, se dit Ludmilla en jetant un discret regard à son cadet, d'abord par la mort de leur père, puis par celle d'Emrys. Un brave garçon qui n'avait pas mérité ce qui lui était arrivé, assurément, de l'avis de Ludmilla. La servante aux cheveux châtains n'avait pas été très proche de lui, ayant d'autres centres d'intérêts, des occupations plus adultes dans un sens, elle n'avait jamais pu le considérer autrement que comme un enfant, et ce bien qu'ils n'aient eu alors que deux ans de différence. Une sorte de petit-frère, en somme, que l'on laissait jouer dans le jardin sans pour autant le quitter des yeux, savait-on jamais, il aurait bien été capable de mettre un trop gros objet en bouche et s'étouffer avec. L'annonce de sa maladie lui avait fait mal, évidemment, mais pas aussi mal qu'à Aleksander, qui ne s'en était jamais remis. Alors quand il était mort...Et si peu de temps après la coupure des Royaumes, encore! Lui qui aurait pu vivre une vie nouvelle et peut-être plus agréable, ça la rendait triste de penser qu'un si jeune et gentil garçon avait rendu l'âme en cette période. Ça avait rendu Aleksander et Karin horriblement tristes, et Ludmilla n'osait pas même parler de sa mère! Pauvre femme. La jeune fille à la robe marron ne savait pas si elle aurait pu se remettre de perdre un enfant. Surtout qu'elle n'était pas mariée, elle n'avait pas quelqu'un à ses côtés qui, partageant sa peine, aurait pu l'aider à oublier la sienne. Maintenant qu'elle y pensait, peut-être ferait-elle bien de lui rendre visite bientôt. Elle pourrait y aller avec sa mère, elles lui apporteraient un gâteau. Ludmilla détestait voir la tristesse sur le visage des autres. Elle aurait tout fait pour qu'Aleksander ne porte plus aussi visiblement cette trace de deuil sur son visage.

Et quoi de mieux que se faire des amis pour cela? Son frère avait toujours été quelqu'un de relativement solitaire et timide, mais Ludmilla pensait dur comme fer qu'avec un peu de volonté, cela pouvait changer. S'il pouvait devenir ami avec la demoiselle Elmir, sans prendre compte de leurs rangs respectifs, alors ce serait un énorme pas en avant. Un pas monstre! Il pouvait ne pas vouloir oublier complètement Emrys. Mais Ludmilla ne voulait pas qu'il se tue à petit feux à cause du souvenir de ce dernier. Ne pouvait-il pas lui monter qu'il était heureux, pour qu'au ciel, le jeune homme aux cheveux blonds ne se sente pas responsable de cette longue déprime? Si Ludmilla n'avait pas été si réservée et soucieuse de ne pas blesser ceux auxquels elle tenait, sans doute lui aurait-elle dit ça, histoire de le secouer un peu, le forcer à réagir, à ne pas se laisser aller de la sorte. Mais elle avait tellement peur de le faire s'enfoncer encore plus dans sa solitude en disant une telle chose...! Elle avait trop peur, et au final ne faisait rien. Elle se serait bien giflée pour cela: Son inutilité lui sautait aux yeux plus qu'à n'importe quel autre moment. Elle aurait tant voulu lui faire retrouver le sourire, pourtant.

« Oh, c'est vrai? Moi, j'aime bien les couleurs vives, elles sont tellement plus gaies! C'est agréable, je trouve. Et puis, un oiseau, c'est beau. Et un lapin, mignon! Vous voulez que je vous dise mon animal préféré? »

Ah! Ainsi, elles étaient du même avis, et cette réponse ne put faire que plaisir à Ludmilla, qui aimait avoir des points communs avec ses amies. Sans points communs, on ne peut guère rien faire, et la conversation est tout de suite malaisée. Même si, songea-t-elle en se forçant à ne pas regarder son frère, elle sentait qu'elle n'aurait pas du répondre à sa place, sûrement allait-il lui en vouloir. Oh, pas beaucoup, et il ne resterait de cela, normalement, aucune rancune. Mais si elle ne l'avait pas dit, aurait-il répondu? Elle en doutait fort. Elle connaissait bien son frère, et n'était pas assez stupide pour croire que parler avec Marilee lui faisait plaisir. Cela se voyait à son visage, de toute façon, qu'il n'avait qu'une seule envie; repartir. Ludmilla ne le laisserait pas faire pour autant. La jeune femme au sac avait trouvé un autre moyen pour lui faire prendre conscience qu'il fallait aimer la vie, du moins le pensait-elle naïvement, et elle allait mettre ce moyen en application sur le champ. Il fallait qu'il participe à la conversation, pas qu'il reste à côté d'elles sans dire mot. Alors même s'il lui lançait un regard noir, n'aimait pas ça, elle ferait tout pour qu'il parle. Ce n'est pas comme si cela allait lui coûter la vie, de parler avec la petite Elfe aux très beaux cheveux, n'est-ce pas? Sur le coup, elle avait presque envie de lui jeter un regard suppliant, ce qu'elle se retint bien heureusement de faire. Allez, Aleksander, fais un effort, se répétait intérieurement la grande sœur, comme si ses supplications mentales pouvaient faire changer quoi que ce soir dans l'attitude du jeune homme aux cheveux sombres qui se tenait près d'elle.

« Mais je vous préviens, c'est un peu bizarre. Vous voulez que je vous dise quand même? Ah, et Aleksander, tu ne veux pas me dire quelle couleur tu aimes? »

Ludmilla fit un petit signe de tête, pour encourager Marilee à leur dire quel animal elle préférait. La jeune femme aux yeux bleus aurait bien aimé savoir, et ce même si c'était un peu bizarre, comme le disait si bien la demoiselle aux longs cheveux et aux oreilles pointues. Surtout si c'était un peu bizarre, en fait. Ludmilla avait gardé ce trait de personnalité des enfants, qu'une chose étrange ou qu'on osait dire attisait leur curiosité. Quel animal cela pouvait-il être? Pendant que Ludmilla passait en revue tous les animaux qu'elle connaissait, se demandant lequel pouvait diable avoir la préférence de Marilee Elmir, Aleksander se décida à répondre à la question de l'Elfe, sur un ton tout sauf enjoué il fallait le dire, une réponse qui faillit se faire cogner contre le mur la tête de la servante aux cheveux châtains.

«Le noir.»

Ludmilla eut sur le coup envie de pousser un long soupir désolé. Mais évidemment, elle ne le fit pas. Le noir...Décidément, cette tentative de rendre Aleksander puis souriant et plus amène à aimer la vie n'était pas une réussite. Pour l'instant, se promit cependant intérieurement Ludmilla, soudainement mu par une ridicule détermination. Elle était la grande sœur d'Aleksander, et se promettait de lui rendre le sourire. Elle aurait pu aller demander de l'aide à Karin, aussi. Elle était plus vive, sans doute aurait-elle de meilleures idées! Et sur cette satisfaisante conclusion que Ludmilla retrouva un sourire détendu, attendant la réponse de Marilee, et la suite de la conversation. Vraiment, celui qui aurait dit que Ludmilla Blaze se satisfaisait de peu, et était parfois complètement à côté de la plaque n'aurait pas été loin de la vérité.

[LOL. J'ai faillit poster le physique de Vinny à la place, les deux fichiers s'apellaient pareils. Ca aurait été drôle, nan?X'D]

_________________


I could not leave you, in times of trouble,
We never would have come this far,
I took the good times, I'll take the bad times,
I'll take you just the way you are.

I said I love you, and that's forever,
And this I promise from the heart,
I couldn't love you, any better,
I love you just the way you are.

I don't want clever, conversation,
I never want to work that hard,
I just want someone, that I can talk to,
I want you just the way you are.



“It is only with the heart that one can see rightly; what is essential is invisible to the eye.“
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MessageSujet: Re: J'aime pas les titres...XD (libre.u__u )   Dim 22 Mai - 13:24

[Aha, là je suis carrément désolée, ça m'était littéralement sorti de la tête, excusez-moi...XD
Surtout que c'est pas comme si c'était compliqué avec Marilee maintenant, je me suis faite à son mode de penser et tout.u__u
Posté. clown ]
Le noir. Cette réponse avait résonné dans les oreilles de Marilee d’un écho fort décevant ; elle qui venait tout juste de se féliciter d’avoir des points communs avec la jolie Ludmilla devait maintenant enterrer son bonheur sous une horrible divergence d’opinion avec son frère –terrible, à n’en point douter, que de ne pas préférer la même couleur. Marilee tordit ses mains devant elle, ses sourcils fins légèrement froncés et la mine passablement vexée ou, à tout le moins, en proie à une grande réflexion. En effet, elle s’attelait déjà à une tâche plus complexe qu’il pouvait sembler de prime abord : trouver une motivation profonde à l’amour d’Aleksander pour une teinte aussi sombre, déprimante, vide que le noir. C’était pour elle important, crucial même. Ce n’aurait pas été tout à fait vrai de déclarer que l’Elfe sélectionnait ses amis, mais elle ne supportait que mal qu’ils aient des avis autres que le sien ; sa vision, idéalisée, de l’amitié la conduisait à penser qu’ils devaient tout partager, ce qui incluait évidemment leurs pensées. Or, cela signifiait clairement qu’ils devaient être similaires…, et elle détestait le noir, purement et simplement. Elle y avait immédiatement pensé avant de répondre à la servante ! C’était une couleur d’enterrement. Dans son habitude de toujours dénicher des excuses à ses proches, elle le faisait également pour le jeune homme androgyne sans chercher de plus ample raison à cela. Si elle appréciait le rose, le rouge vif, les coloris clairs et chauds en règle générale, c’était parce qu’ils étaient gais, collaient à sa personnalité enjouée et correspondaient pour la plupart mieux avec son teint –le noir ne lui allait pas mal non plus, mais il faisait paraitre si pâle sa peau et ses cheveux qu’elle se faisait inexorablement penser à un fantôme chaque fois qu’elle était condamnée à en porter. Cette inclinaison était par conséquent aisément justifiable, il en allait de même pour son aversion pour le marron par exemple, qu’elle exécrait tout juste moins que le noir. Marilee passa en revue ce qu’elle savait de son nouvel ami aux goûts trop lugubres : il s’appelait Aleksander, aimait les lapins, était mignon et le serait plus encore avec une robe, et travaillait probablement en tant qu’espion pour le gouvernement, quoique ce dernier critère fut assez discutable, elle l’y incluait pour un portrait plus original et explosif, secret. Bien. Pourquoi une personne comme celle-ci aimerait-elle le noir ? C’était stupide, elle ne voyait pas ! A vrai dire, il lui était particulièrement difficile de se détacher de ses propres valeurs, ce qui rendait la défense de ce qu’elle détestait difficile à assurer. Même en s’en faisant une véritable mission, comme c’était ici le cas. Faire le procès de tout ce qui était triste comme le noir, et lui rappelait chaque fois de mauvais souvenirs qu’elle reléguait en temps normal au fin fond de son âme était nettement plus simple que de dépoussiérer ses hypothétiques qualités.

Eh bien, commença-t-elle, le noir amincissait. Mais là ne devait pas être la motivation d’Aleksander, pas alors qu’il était si mince. Le noir, au contraire des couleurs plus clairs et pastels dont elle était une fervente amatrice, ne se salissait pas facilement ; elle pouvait déjà s’imaginer le jeune homme trimant dans les couloirs du château, et devant avec cela faire attention à ne pas se salir, pestant en silence que tout ne soit pas noir ! Ainsi il n’aurait plus à tout laver, tout frotter de la sorte. Cette idée, ridicule au possible d’un regard extérieur, satisfaisait peu ou prou Marilee. A ce côté pratique elle ajouta le métier caché du soi-disant serviteur : s’il désirait s’infiltrer dans une réunion secrète, sa cacher pour ne pas se faire tuer et risquer de divulguer le Renseignement capital, s’il devait passer inaperçu, il était plus simple de se fondre dans l’ombre…, et de quelle couleur était-elle ? Noire, bien sûre ! Elle devait lui avoir maintes et maintes fois sauvé la vie. Après les quelques secondes nécessaires à cette brève réflexion, dans l’ensemble assez illogique et désarticulée, la demoiselle Elmir récupéra ce sourire jovial et volontaire qui la caractérisait si bien. Maintenant elle comprenait parfaitement le raisonnement d’Aleksander, qui ne faisait que faire preuve de reconnaissance envers ce qui lui avait sauvé la mise, et ce qui le gardait d’avoir à effectuer au château un travail plus fastidieux encore. Fière d’elle, elle ne chercha pas plus loin. Si Marilee n’avait pas le pli de pousser très loin ses raisonnements, il arrivait tout aussi fréquemment qu’elle rejette d’emblée la solution la plus simple –quand elle y pensait simplement d’ailleurs. Elle n’envisagea pas deux petites secondes qu’il puisse être d’un naturel pessimiste, ne pas voir le monde au travers d’un filtre fuchsia. Ne sachant que faire de ses mains, elle se mit à jouer avec les quelques bracelets qui ceignaient ses poignets. De quoi parlait-elle, déjà ? Ah, les animaux ! Bien sûr, il fallait qu’elle leur parle de ses amies à huit pattes ; Tyli, Mimi, Lala, Maire-Angelica Laurie-Alice, et les autres –celle-ci était tout de même la plus belle, avec le ruban doré qu’elle avait accroché à sa longue patte avant, la ‘petite’ tenant tout juste sur la paume de la main de Marilee.

Elle ne faisait pas part de sa passion à n’importe qui ! Cette pimbêche de Joliana aurait bien été capable de la dénoncer, elle qui ne daignait jamais répondre à rien aurait sans doute soudainement trouvé la perspective d’un long discours à leur père alléchante ! Lui, pour plus de sécurité, ordonnerait que l’on vérifie qu’elle n’en gardait pas dans sa chambre – Trey connaissait sa fille. Et Marilee préférait l’éviter. Mais Ludmilla et Aleksander, en plus d’être des serviteurs, étaient habitués à devoir garder des secrets. Pour ne pas gâcher le tableau, ils étaient de bons amis, depuis peu certes, mais cela comptait et ils ne trahiraient pas la confiance qu’elle plaçait en eux. De là à ce qu’ils apprécient, elle ne serait pas avancée toutefois. Une grimace dégoutée n’était pour elle pas une option : certains individus prenaient peur en voyant une de ces créatures irrésistibles, sans comprendre qu’elles ne mordraient que si elles se sentaient menacées ! Et un balais géant s’aplatissant avec violence à deux centimètres à peine de votre jambe dans le but avoué de vous écraser avait, quelque part, quelque chose de menaçant justement. Marilee le devinait sans l’avoir jamais expérimenté, mais sans cela, ces arachnides n’auraient pas couru de toute la vitesse de leurs huit pattes se réfugier sous le premier meuble venu…

Elle attendit encore deux petites secondes, laissant un ersatz de suspens s’installer et le savourant pleinement. Puis elle prit la parole, sans se départir de son sourire :

« Pour tout dire, je trouve que les araignées sont vraiment mignonnes. Vous savez, enchaîna-t-elle après une brève pause, le temps de laisser ses deux interlocuteurs digérer l’information, les gens pensent souvent qu’elles sont méchantes. Mais elles sont juste effrayées ! Elles sont toutes douces quand on prend le temps de les apprivoiser. »

Puis elle leva ses mains devant elle, la paume face à ses vis-à-vis, s’empressant d’ajouter :

« Ce qui ne veut pas dire que j’en garde, vous savez ! J’aime juste…, les regarder, continua-t-elle avec un haussement d’épaules. Dans le jardin. »

Parce que la confiance avait ses limites, et que son amour pour ses petites camarades n’en avait aucune, elle préféra se défendre d’en posséder. Que cela fut ou non convaincant ne la concernait pas ; au mieux ils la croyaient, au pire ils comprenaient que le silence était de mise. Pourquoi, dès lors, s’en serait-elle inquiétée ?
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MessageSujet: Re: J'aime pas les titres...XD (libre.u__u )   Mer 13 Juil - 19:24

{Celui d'Aleksander est encore plus simple : 'Je m'en fouuuuuus'...XD

Sauf des araignées. Il aime pas les araignées. MWAHAHAHA. Allez, répondu. Essayons de ratrapper notre retard, Never...ç___ç}

Comme tout le monde, Aleksander ne faisait pas tout ce dont il avait envie. Parce que ça ne se faisait pas, parce qu'il avait peur, parce qu'il était fatigué, parce qu'il n'était pas assez sûr de lui..., les raisons étaient multiples et redondantes, mais le résultat en était toujours le même. Chez le jeune homme, par bonheur, la politesse et le manque d'assurance étaient plus forts que la méchanceté, le sarcasme et l'indifférence. Il se fichait de ce qu'on lui disait, mais ne le faisait généralement pas savoir aux autres. Il n'essayait pas de leur faire croire qu'il était intéressé pour autant, mais aucune émotion négative ne passait sur son visage. Aucune émotion ne passait sur son visage, d'ailleurs, quelle qu'elle soit. Il était toujours fermé, sombre et distant ; qu'il fronce les sourcils ou que son visage s'éclaire d'un sourire était rare. Parce qu'il avait pris l'habitude de tout garder pour lui de ne peur de vexer ou de s'attirer des ennuis, il préférait garder le silence. Et depuis qu'il était serviteur, cette faculté à ne rien laisser paraître s'était révélée plutôt utile. Dans les faits, il se moquait royalement de tout ce que pouvait lui dire cette jeune fille. Elle pouvait discourir des heures durant sur la couleur du ciel, sur les différences entre les différentes sortes d'oiseaux ou de chats, sur les robes, les chiffons, les gâteaux, les trous dans une nappe ou quoi que ce soit d'autre, il n'en avait strictement rien à faire. Il l'entendrait ; l'écouterait à peine. Il prêtait de l'attention à ce que lui demandait sa mère, à ce que racontaient Karin et Ludmilla, mais c'était bien tout. Quel intérêt toutes ces personnes voyaient-elles à tout écouter, tout répéter, tout commenter? C'était stupide. Il était incapable de dire si ces petites choses futiles l'avaient un jour intéressé, mais il en doutait. S'il avait eu plus de caractère, qu'il avait été capable de laisser de côté ce respect qu'il se devait d'avoir envers les personnes de plus haute condition que lui, il aurait tout simplement planté les deux jeunes femmes là. Il ne s'en faisait pas pour son ainée : elle aurait su faire la conversation à merveille, aucun doute là-dessus. Elles avaient certainement des milliers de choses intéressantes à se raconter qui ne nécessitaient absolument pas sa présence. Mais la jeune Elfe avait l'air de penser qu'il devait rester. Pour il ne savait quelle raison idiote, d'ailleurs. Pourquoi s'obstiner à vouloir parler à quelqu'un qui ne vous répondait que par monosyllabes? C'était incompréhensible. A côté de quelqu'un comme lui, Aleksander aurait simplement gardé le silence, l'autre aussi et ça aurait été aussi bien comme ça. Mais évidemment, il fallait qu'il tombe sur une bavarde visiblement extravertie.

Qu'elle lui dise ou non l'animal qu'elle préférait, il vivrait tout aussi bien. Et ce qu'il soit étrange ou pas. De toute façon, les filles avaient selon lui cette étrange faculté de tout exagérer et de faire d'un rien une affaire d'état : et pour avoir été élevé entouré de ces dernières, il ne pensait pas avoir tort. Quelque chose que Mlle Elmir trouvait étrange pouvait très bien se trouver être tout à fait banal, et ce sans même qu'elle s'en rende compte. Et puis un animal, ça ne pouvait pas être..., si bizarre que ça. Il pensait immédiatement à un chat, un chien, un lapin. Un oiseau, peut-être? Il n'y avait pas grand chose d'autre que l'on puisse qualifier 'd'animal préféré', pour la simple et bonne raison qu'ils ne servaient pas d'animaux de compagnie. Une petite souris aurait déjà été, selon lui, un choix franchement douteux. Il savait que l'on pouvait aimer ces bestioles dégoutantes, mais ce n'était pas son cas. S'il en avait vu une passer entre ses jambes, il aurait purement et simplement crié. Un cheval pouvait aussi faire l'affaire, tiens. Beaucoup de personnes devaient aimer ces animaux, ça n'avait rien de choquant. Qui plus est, la jeune fille était Noble : elle ne devait pas avoir accès à tous les animaux que lui-même avait eu l'occasion de voir dans sa vie. Il ne savait même pas, à vrai dire, si les animaux de compagnie étaient autorisés dans l'enceinte du château. Sûrement qu'un petit chat ou un chien devaient passer..., il n'en avait vu que peu, en tout cas. Ce qui était logique, dans un sens : même s'ils en possédaient, ils ne devaient pas les laisser sortir de leurs Appartements sans surveillance. Alors oui. Un chien, un chat, un lapin, un cheval, un oiseau. Rien de tout cela n'était étrange, mais c'était bien les seuls animaux que l'on pouvait trouver aux alentours du château où vivait leur interlocutrice.


Il garda ses yeux posés sur elle quand elle ouvrit la bouche pour répondre, par pure politesse, et attendit qu'elle se décide. Il n'avait que ça à faire, alors...


« Pour tout dire, je trouve que les araignées sont vraiment mignonnes.»

… Des araignées. Des araignées. Aha.

Pour le coup, Aleksander ne put retenir une grimace horrifiée, se retenant de porter sa main à sa bouche. Ne serait-ce qu'en entendre parler lui rappelait que ces horribles bestioles existaient bel et bien et lui donnait envie de vérifier qu'aucune n'était grimpée le long de sa jambe pendant qu'il regardait ailleurs. Il se contenta de serrer ses mains sur son manteau et la lanière de son sac, sans pouvoir retrouver un visage totalement impassible pour autant. D'accord. Elle aimait les araignées. La suite de son discours n'arrangea rien au dégout du jeune homme, qui avait définitivement abandonné l'idée de le cacher. La simple idée de caresser une de ces bestioles lui arracha un frisson, ses yeux bleus toujours fixés sur son interlocutrice. Comment pouvait-elle dire qu'une araignée était mignonne? Et pire encore, comment pouvait-elle dire qu'elles étaient gentilles et..., et toutes douces? Elle n'avait pas pu essayer d'en caresser une, n'est-ce pas? Personne de censé ne ferait ça, il en était persuadé. Pour lui, Marilee Elmir aurait déclaré avec un grand sourire que son passe-temps était de découper les gens en tranches fines qu'il ne l'aurait pas pensé moins dérangée. Oui, c'était le mot : il ne fallait pas être bien dans sa tête du tout pour dire des choses pareilles. Lui, il les fuyait et criait dès qu'il voyait une tâche sur un de ses murs. Il n'aurait pas été le crier sur tous les toits, mais ces petites bêtes lui fichaient une trouille bleue. Alors de là à aller en caresser une...

« Ce qui ne veut pas dire que j’en garde, vous savez ! J’aime juste…, les regarder, Dans le jardin. »

Là, ce furent les yeux d'Aleksander qui s'agrandirent sensiblement. Dans le jardin. Il y avait des araignées, dans le jardin? Grandes comment, au juste? Il se remémora brusquement tous les moments où il avait dû mettre les pieds dans ledit jardin (et ça faisait tout de même un certain nombre) et grimaça à nouveau. Il aurait pu se faire agresser par une araignée, alors? Et lui qui pensait que les jardiniers faisaient suffisamment bien leur travail pour éviter que de sales bêtes comme celles-là se promènent dans les mêmes endroits qu'eux... Il n'aurait pas aimé être à la place de la Noble qui sentirait une de ces bêtes velues et dangereuses se glisser sous sa robe.

Aller. Répondre quelque chose d'aimable pour ne pas avoir l'air terrorisé. Si c'était possible, bien sûr – ce dont il doutait fortement en l'état actuel des choses.

«De quel genre d'araignées parlez vous exactement? »

Non pas qu'il veuille prendre part à la conversation, mais ça le turlupinait, tout de même. Pour qu'elle puisse les caresser, elles devaient tout de même être assez..., grosses. C'était assez naïf de sa part, dans le fond, de croire qu'il n'y avait rien qui gambadait dans l'herbe et les massifs de fleurs : mais qui aurait voulu se dire que 'honnêtement, d'un point de vue logique et scientifique, il est impossible qu'aucun monstre ne se cache sous mon lit'? Personne, non. Lui, il voulait s'imaginer un monde sans araignées. C'était déjà mieux que rien.
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MessageSujet: Re: J'aime pas les titres...XD (libre.u__u )   Mer 7 Sep - 2:26

« Pour tout dire, je trouve que les araignées sont vraiment mignonnes. Vous savez, les gens pensent souvent qu’elles sont méchantes. Mais elles sont juste effrayées ! Elles sont toutes douces quand on prend le temps de les apprivoiser. »

A cette déclaration aussi inattendue que soudaine, le sourire de Ludmilla paru se figer, alors que ses yeux bleus s'agrandirent sensiblement. Les...Les araignées? C'était une réponse pour la moins...Originale! Se dit mentalement la servante, tentant par tous les moyens de ne pas faire la grimace. La jeune femme revécu tout à coup une scène qui s'était déroulée la semaine passée, et qui avait pour personnages principaux sa modeste personne et une grosse araignée, bien velue et bien noire. Elle faisait tranquillement le ménage dans les appartements d'une riche famille, quand un monstre à la laideur innommable était sorti de sous le lit, la prenant de court. Elle avait tranquillement prit ses distances d'avec la bête immobile, et avait cherché un moyen de s'en débarrasser sans avoir à la toucher pour autant. Son regard était passé sur les bibelots et miroirs décorant la pièce, mais évidemment, elle s'était mal vue l'écrabouiller avec un objet de valeur ne lui appartenant pas-et à tous les coups, fragile de surcroît. Elle se préparait mentalement à devoir l'écraser avec sa chaussure quand le cadet de la famille, un adorable bambin de cinq ans, était arrivé et lui avait demandé ce qui se passait. Puis il avait prit l'araignée dans sa main, sans broncher, et l'avait jetée par la fenêtre, le tout avec un immense sourire. Ludmilla ne s'était jamais sentie plus nulle et inutile qu'à cet instant là. Sérieusement...

...Elle n'aurait pas du avoir peur d'une si petite bête, n'est-ce pas? Elle était trois, non, dix fois plus grosse qu'elle. Elle ne risquait pas de lui faire du mal, et pourtant...Rien que sa vue rebutait la servante aux cheveux châtains. Et à voir la grimace qu'avait esquissé son frère, elle devinait fort bien que cette déclaration lui avait fait le même effet. C'était que, dans la fratrie, Karin était la seule à ne pas avoir peur de ces bêtes velues. Pour se consoler d'être aussi pitoyable, Ludmilla se dit qu'il devait falloir de tout pour faire un monde.

Tout de même, Ludmilla aurait bien voulu savoir ce qu'elle voulait dire par 'douces'. Employait-elle ce mot au sens propre ou figuré du terme? Ah ah ah...

« Ce qui ne veut pas dire que j’en garde, vous savez ! J’aime juste…, les regarder. Dans le jardin. »

Ah! Autant pour moi, songea Ludmilla en manquant de pousser un soupir de soulagement. La demoiselle savait que certains Nobles gardaient des animaux dans leurs appartements, moyennant la promesse qu'ils soient bien dressés et sortent régulièrement, mais elle frissonnait rien qu'à l'idée de penser qu'une tierce personne puisse garder plusieurs araignées en cage. Si elles s'échappaient de leur cage, elles iraient...C'était vraiment horrible de penser qu'en faisant le ménage, elle aurait pu renverser une cage contenant de telles pensionnaires. Après, elles iraient n'importe où, jusque dans les chambres des serviteurs! Ils en auraient tous dans leur lit, et en plus, Ludmilla était persuadée que c'en seraient des grosses, pour ne rien arranger. Tant qu'elles restaient dans les jardins, elle s'en fichait bien, mais qu'elles ne viennent pas dans son lit! Les jardins, c'était leur maison, elle n'irait pas les en déloger. Alors elles, elles n'avaient pas à la déloger de chez elle...

«De quel genre d'araignées parlez vous exactement? »

Ludmilla jeta un regard à son frère, avant de retrouver une expression plus naturelle, reposant ses iris bleus sur Marilee. Quel genre d'araignées...Elle aurait mit sa main à couper qu'il s'agissait de ces grosses noires et velues qu'elle détestait tant. Les toutes fines et presque transparentes, ça ne la dérangeait pas autant. Elle ne les aimait pas non plus, mais disons qu'elle les tolérait mieux. Elles s'accrochaient entre deux murs et vivaient leur vie sans descendre, alors ça allait. Mais les grosses, oh, les grosses...! Elles se logeaient sous les meubles, leurs toiles étaient épaisses et trop voyantes, et elles ne tenaient pas en place. Ludmilla se demanda, l'espace d'un instant, comment Marilee pouvait les aimer. Elles étaient répugnantes...

Ludmilla se reprit aussitôt à cette pensée, fâchée contre elle-même. Elle n'avait pas à juger les goûts de la jeune Elmir, ce n'était pas juste. Si elle aimait les araignées, alors elle était contente pour elle. On pouvait avoir des goûts qui différaient, et Ludmilla trouvait cela immonde de se moquer des goûts d'autrui. Elle n'aurait pas voulu qu'on se moque d'elle, par exemple, juste parce qu'elle aimait les rubans. Simple exemple. Collant un sourire plus large sur ses lèvres, comme un signe muet d'excuse, la servante aux cheveux mi-longs se détendit. La conversation était agréable, à quoi bon s'encombrer l'esprit de peurs puériles.


[Désolée pour le retard! Frappez moi si vous le voulez, je le mérite.XD]

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I could not leave you, in times of trouble,
We never would have come this far,
I took the good times, I'll take the bad times,
I'll take you just the way you are.

I said I love you, and that's forever,
And this I promise from the heart,
I couldn't love you, any better,
I love you just the way you are.

I don't want clever, conversation,
I never want to work that hard,
I just want someone, that I can talk to,
I want you just the way you are.



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MessageSujet: Re: J'aime pas les titres...XD (libre.u__u )   Dim 25 Sep - 13:20

[C'était ici ou avec Takeshi, j'ai fait mon choix. Et pourtant Dieu sait que j'avais pas envie de rp... Enfin, tant que c'est avec Marilee c'est pas la mort, la réflexion vole pas très haut.==v
Posté.]

Oh non, se dit Marilee, je ne les ai tout de même pas effrayés, avec mes histoires ? Le sourire de la petite elfe se figea sur son visage lorsqu’elle constata la réaction qu’avait engendrée sa belle déclaration : eh bien quoi ? Les araignées, elle n’en disconvenait guère, pouvaient éventuellement paraitre quelque peu…, dégoûtantes, au premier abord. Mais il fallait, pour correctement les apprécier, savoir dépasser les simples apparences et chercher leur véritable valeur. Là seulement il était possible de constater que leur caractère était loin d’être exécrable, à tout le moins tant que l’on ne tentait pas fort injustement de les écraser sans qu’elles n’aient rien fait de mal. Rien de plus en tout cas que se poser discrètement au coin d’un mur, sur une plinthe, le pied ouvragé d’une étagère de chêne blanc –ces petites avaient tout autant qu’eux le droit de préférer la qualité ; qui aurait de son plein gré choisi de loger dans un fond de placard miteux, craquelé et puant l’humidité quand des draps de soie et des chaussons confortables vous narguaient depuis le lit ? Non, sincèrement, Elmir ne voyait pas le problème avec ses amies à huit pattes : elles ne mordaient pas si elles ne se sentaient pas affreusement brusquées ! D’autant que c’était le cas de toutes les demoiselles. N’était-il pas normal, voire nécessaire de se défendre lorsqu’un tierce nous forçait à agir contre notre volonté ? Elle se serait défendue, si une espèce de malappris lui avait tiré les cheveux parce qu’il les trouvait horribles. Ce qu’ils n’étaient pas, en soi, mais il lui fallait un exemple et comme ses tenues étaient tout aussi ravissantes que son visage et le reste de sa personne –la modestie n’était pas une qualité de la jeune fille– elle n’avait pas trouvé d’exemple vraisemblable. Enfin, abrégea-t-elle, c’était tout de même très fort de leur reprocher de protéger leur vie, de chèrement vendre leur peau quand elles se sentaient acculées, prises au piège et que les pauvres martyres n’avaient plus aucune chance de s’en sortir, face à ces cruels géants aux balais vengeurs et à la semelle destructrice…

Alors au final, ce n’étaient pas eux qui auraient dû avoir peur ! Au contraire, l’attendrissement, la pitié pour ces petites créatures méprisées et détestées, pires que des lépreuses, des pestiférées tissant des toiles à longueur de journées auraient dû adoucir leurs traits. Le froncement de sourcils d’Aleksander aurait pu être interprété de mille manières différentes mais Marilee voyait très bien ce dont il s’agissait. Quelle gourde ! Elle n’aurait peut-être pas dû le leur dire. C’était son secret, et voilà qu’elle le leur jetait à la figure sans plus de préambule… Elle n’avait pas été très futée, reconnut-elle à contrecœur. Mais ils auraient pu faire preuve d’un peu de compréhension, les deux jeunes gens n’étaient pas exempts de toute faute. L’elfe se reprit aussitôt, jugeant avoir décrété trop vite qu’ils ne la comprenaient pas : sans doute Ludmilla et son adorable petit frère étaient-ils surpris, déconcertés même. Ce n’aurait été que trop normal, après tout, ce n’était pas très habituel, comme passion ! Il ne lui fallut pas plus de deux brèves secondes pour se persuader de la véracité profonde de cette hypothèse qui, pour elle, constituait déjà la seule vérité recevable. C’était tellement évident, sourit-elle, elle ne devait pas être bien réveillée pour ne pas y avoir songé dès la première seconde ! Ou assommée par cette chaleur pesante ? Oui, ce devait être cela, dans la mesure où elle était sortie du lit depuis un bon moment maintenant.

«De quel genre d'araignées parlez-vous exactement? »

Marilee reporta son attention sur le serviteur à présent plus crispé qu’autre chose. Quel genre ? Aussitôt son imagination partit en véritable électron libre : peut-être que dans son métier, à savoir espion, les araignées étaient d’atroces ennemies ? Enfin, pas toutes ; jamais Marie-Angelica Laurie-Alice n’aurait contrecarré un plan visant à sauver le monde, elle n’était pas si méchante et égoïste, au contraire. Mais certaines avaient dû être apprivoisées par leurs ennemis, à lui et sa si charmante grande sœur, et leur mettre sans cesse « des bâtons dans les jambes », comme cela se disait ici. Par exemple en surveillant les endroits les plus sombres des salles de réunions où ils devaient s’infiltrer pour collecter les informations les plus secrètes et dangereuses. Ou en les faisant hurler en tombant sur leur tête alors qu’ils tentaient de passer inaperçus ! Ah, manqua-t-elle de s’exclamer, nul doute qu’avec tout ça, ils avaient de quoi être effrayés… Mais ce n’était pas une raison pour vouloir toutes les écraser sans distinction aucune ! Comme il y avait des Hommes bons et des méchants –pour la demoiselle Elmir, c’était noir ou blanc, la teinte intermédiaire qu’était le gris se retrouvait greffée à l’un ou l’autre des côtés selon la situation– il y avait des araignées innocentes et des coupables. Mener de front pareil génocide sans chercher à savoir si elles étaient ou non leurs ennemies, c’était atroce et cruel. Marilee ne leur en voulut pas, songeant que finalement s’il lui demandait quel genre d’arachnides elle gardait, pardon, observait, cela signifiait qu’il faisait la distinction. Parfait, elle en était fort aise ! Les rassurer, donc. Ce n’étaient pas de méchantes araignées mangeuses d’homme cherchant à renverser le gouvernement, juste…, eh bien, juste ses petites bêtes à elle, affectueuses comme tout et infatigables tisseuses.

« Eh bien, des araignées gentilles come tout et très mignonnes, pardi ! Je ne les approcherais même pas, sinon, ce serait dangereux. Il y en a une vraiment très belle qui adore qu’on la prenne dans les mains, je vous la présenterai. D’ailleurs, c’est le doré qui lui va le mieux. »

Une fois partie sur un sujet qui l’intéressait, il était difficile d’endiguer le flot de paroles, plus ou moins intéressantes et pertinentes, qui sortait de la bouche de la jeune fille. Or, ce sujet précis était l’un de ses favoris, d’autant qu’elle n’avait guère que peu l’occasion de l’aborder ; il était interdit de ramener ces petites dans ses appartements, les couloirs n’étaient que moins envisageables encore et elle se voyait mal crier à son père qu’elle transgressait aussi allègrement les lois…, et si on l’emmenait en prison à cause de tout ça ? Non, c’était définitivement trop dangereux de s’en entretenir ouvertement avec n’importe qui. Mais avec Aleksander et Ludmilla, elle pouvait, pas vrai ? Oui, c’était certain, ils garderaient son secret comme une tombe.

« Comme ruban, précisa-t-elle. Parce que sans rubans, elles sont juste noires et ce n’est pas très…, très gai, voilà ! Mais puisque tu aimes le noir, Aleksander, tu devrais les adorer ! »

Tout en s’exprimant, Marilee faisait de grands gestes avec ses mains. On lui avait déjà reproché de ne pas savoir très bien se tenir, mais elle n’en avait que faire : ici, personne ne la surveillait et elle pouvait bien faire ce qui lui chantait, personne n’irait la réprimander.
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MessageSujet: Re: J'aime pas les titres...XD (libre.u__u )   Ven 4 Nov - 18:15

{Aleks et les araignées : une grande histoire d'amour. Pauvre chou, allez pas me le traumatiser.X'DD

Et c'est fou ce qu'on est toujours en retard pour répondre ici! C'est pas normal! BOUGEONS NOUS!è_____é}



Aleksander n'était d'ordinaire pas très expressif. Il lui arrivait de froncer les sourcils ou d'esquisser une grimace de mépris ou de dégout ; tout au plus vous foudroyait-il du regard si vous deveniez trop agaçant. Il faisait de son mieux pour rester impassible face aux diverses situations auxquelles il se retrouvait confronté, tout simplement parce que c'était bien plus simple pour lui. Il était rare qu'il crie de terreur ou se mette à sourire sincèrement et sans retenue, vraiment. Au naturel et encore plus depuis qu'il était serviteur et devait obéir sans poser de question, le jeune homme savait masquer ses émotions. Plus ou moins. Seulement dans des cas comme celui-ci, il ne pouvait que constater que ce n'était pas..., tout à fait au point. Il avait beau essayer de rester impassible, de cacher sa peur bien au fond de lui-même, c'était un échec cuisant. Dès qu'il était question d'araignées ou autres bêtes velues et rampantes, sa bouche se tordait automatiquement dans une grimace de dégoût qu'il était difficile de mal interpréter. Le serviteur fit de son mieux pour garder un air composé et indifférent, mais il se doutait bien que ça ne devait pas être très convaincant. Quelle idée de dire une chose pareille, aussi! D'accord, elle ne pouvait pas savoir qu'elle venait de citer les animaux par excellence dont il avait peur. Mais mince! Personne au monde ne pouvait aimer ces saletés, non? Elles étaient velues, dégoutantes, mordaient dès qu'elles en avaient l'occasion, se cachaient sous les meubles et, tapies dans le noir, attendaient que leurs victimes viennent se prendre dans leur toile.
A cette idée, un frisson descendit le long de sa colonne vertébrale. C'était tout bonnement immonde. Immonde, dégoutant, dangereux, nuisible, affreux, insupportable, inutile... Peu importe les adjectifs, l'idée restait la même. Si ça n'avait tenu qu'à lui, il aurait exterminé ces atrocités jusqu'à la dernière. Et ce même si des allumées dans le genre de Marilee Elmir disaient les apprécier. Il aurait vraiment voulu être capable de rester maitre de lui-même, prendre un air calme et composé et répondre quelques phrases polies histoire de doucement mais sûrement dévier la conversation ; mais rien à faire. Il n'avait jamais été très bavard, et les grands discours ou autres finesses de langage ce n'était pas son truc. Et inutile de compter sur Ludmilla : à moins qu'elle n'ait développé un don pendant la nuit, elle devait être aussi douée que lui dans ce domaine. Quelle misère. Est-ce qu'elle comptait discourir sur les araignées pendant des heures? Faites qu'elle réponde à sa question et arrête d'en parler, pitié. L'évocation de ces bêtes velues lui donnait des frissons dans le dos, et par ce temps c'était suffisamment incroyable pour être noté. Son manteau pesait un poids rassurant sur son bras, mais impossible de se concentrer sur quoi que ce soit d'autre que la jeune Elfe. Pour le coup, bravo : elle avait capté toute l'attention du jeune homme. Ses yeux bleus restaient posés sur elle, presque anxieusement, dans l'attente d'une réponse qu'il espérait à son goût. A savoir qu'il s'agissait de toute petites araignées, parce qu'il n'y en avait pas d'autres dans les alentours proches du château. Pitié, faites qu'elle dise ça. Parce que si elle osait dire qu'elle parlait de grosses bêtes velues, il sautait au plafond. Et tant pis s'il n'y avait pas de plafond. Il en mourrait, il jurait qu'il ferait une crise cardiaque. Ou peut-être pas ; mais en tout cas, il passerait le reste de la journée à observer autour de lui. Qui sait où ces bestioles pouvaient se cacher...

« Eh bien, des araignées gentilles comme tout et très mignonnes, pardi ! Je ne les approcherais même pas, sinon, ce serait dangereux. Il y en a une vraiment très belle qui adore qu’on la prenne dans les mains, je vous la présenterai. D’ailleurs, c’est le doré qui lui va le mieux. »


Oh. Mon. Dieu. Aleksander ne se crispa pas plus, ne grimaça pas, ne fronça pas même les sourcils. Il se contenta de rester là, le regard fixement dirigé vers la demoiselle aux longs cheveux clairs, l'air absent. Bam, déconnexion momentanée, veuillez réessayer dans quelques minutes. Cela ne dura qu'une poignée de seconde en vérité, le temps qu'il écoute sa réponse et la comprenne. L'intègre. Est-ce qu'elle venait bien de dire qu'elle prenait des araignées dans ses mains? Est-ce qu'elle venait bien de le dire, là, devant lui, le sourire aux lèvres? Il la fixa avec des yeux ronds, incapable de cacher sa surprise. Il fut simplement heureux pour elle – et pour lui – que la surprise soit pour l'instant la seule réaction dont il était capable.

« Comme ruban. Parce que sans rubans, elles sont juste noires et ce n’est pas très…, très gai, voilà ! Mais puisque tu aimes le noir, Aleksander, tu devrais les adorer ! »

A l'entente de son prénom, le serviteur se réveilla brusquement. Oh que non. Non non non. Jamais de la vie. Il n'allait pas les adorer, ni les approcher, et encore moins les prendre dans ses mains. Il ne voulait pas savoir quel genre de ruban elle voulait – urgh – accrocher sur ces sales bêtes, et il ne voulait d'ailleurs plus en entendre parler. Le monstre était sous le lit, eh bien qu'il reste sous le lit ; il n'y mettrait simplement plus les pieds, et ferait bien attention en descendant de peur qu'il ne lui attrape la cheville. Éviter les jardins devait être possible, plus ou moins, et il ne devait pas y avoir d'aussi grosses araignées à l'intérieur du château. Voilà, il allait éviter les herbes un peu hautes et les buissons de fleurs, et...

Finalement, tenir une araignée par une patte devant le nez d'Aleksander devait être la manière la plus sûre de le faire s'évanouir ; on ne contrôle pas ses phobies. Peut-être demanderait-il à sa mère s'il avait eu une expérience malheureuse avec ces saletés quand il était petit. Ça expliquerait bien des chose.

« Non, répondit-il calmement, quoi que sa peur devait être visible malgré ses efforts pour la masquer. Je suis désolé, Mademoiselle, mais je n'aime pas vraiment les araignées. »

Ou comment faire le pire des euphémisme du ton le moins convaincant qui soit. C'était autant dire 'vraiment pas', ç'aurait été plus juste. Il jeta un rapide coup d'œil à sa sœur, comme pour chercher son soutien. Certes, il n'était qu'un serviteur et se devait d'obéir sans poser de questions aux Nobles : mais si elle l'avait forcé à aller voir des araignées ou, pire, à les prendre dans ses mains, il aurait tout juste été capable de reculer, voire de crier. Or s'il pouvait éviter d'être ridicule, il le ferait sans hésiter.


Dernière édition par Aleksander Blaze le Lun 19 Déc - 19:27, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: J'aime pas les titres...XD (libre.u__u )   Dim 6 Nov - 23:30

Ludmilla était une personne franchement tolérante, qu'on se le dise. Elle n'avait jamais fait la distinction entre pauvres et riches, laids et beaux, Esprits et Humains; Tout au plus connaissait-elle les règles à appliquer devant une personne de haut rang, mais c'était là tout. Elle reconnaissait la différence entre les classes sociales, mais ça ne l'empêchait pas de penser des Nobles ou des Bourgeois que malgré le fait qu'ils étaient bien plus riches qu'elle, ils étaient pareillement constitués et de ce fait ne méritaient pas qu'on les traite avec mépris. Les personnes laides étaient comme les autres, et elle leur souriait sans vraiment remarquer le peu de grâce dont ils étaient pourvus. Pour elle, il n'était même pas juste de faire une différence à ce niveau. Les Esprits étaient comme les Humains à ses yeux, et même si maintenant elle en avait un peu plus peur à cause de la Guerre Civile, elle les considérait toujours comme ses semblables. Non, vraiment, on aurait su accuser Ludmilla d'être raciste. Au delà des apparences, elle ne condamnait pas non plus quelqu'un sur ses goûts ou ses croyances. Chacun était libre de croire en ce qu'il voulait et d'aimer ce que bon lui semblait: C'était là le plus stricte des droits. Mais tout de même, enfin... Il y avait des goûts et des croyances communs, si elle pouvait dire. Et ce que Marilee venait de leur dire, ce n'était pas vraiment... Commun, justement. Jamais Ludmilla n'avait entendu quelqu'un dire, à plus forte raison une demoiselle, que les araignées lui plaisaient énormément. On pouvait ne pas en avoir peur, c'était tout à fait possible, mais les aimer? Ludmilla en frissonnait tant tout cela lui paraissait absurde. On aimait un chat un chien, ou même peut-être un oiseau, car certains étaient beaux et chantaient très bien; Mais une araignée?

Peut-être qu'elle plaisantait, se dit la servante aux yeux bleus sans trop d'espoir. Peut-être qu'elle avait tout simplement voulu voir leur réaction, voir s'ils étaient assez bêtes pour la croire. Ah, ah... C'était ses propres paroles qui lui paraissaient absurdes, à présent.

« Eh bien, des araignées gentilles comme tout et très mignonnes, pardi ! Je ne les approcherais même pas, sinon, ce serait dangereux. Il y en a une vraiment très belle qui adore qu’on la prenne dans les mains, je vous la présenterai. D’ailleurs, c’est le doré qui lui va le mieux. »

Ludmilla fixa Marilee avec de grands yeux ronds, pas certaine d'avoir tout compris. Elle y avait une araignée très belle qui adorait qu'on la prenne dans les mains? Mais pour savoir ça, elle avait du la prendre dans ses mains, alors, non? Ludmilla fut tellement surprise par cette dernière information qu'elle en oublia d'être dégoûtée, littéralement. Contempler une araignée lui paraissait étrange, mais au final, elle pouvait penser que ces petites bêtes, grandes tisseuses quoi que poilues, puissent en fasciner certains et que par conséquent on les enferment dans des cages pour observer leurs moindres faits et gestes. Mais de là à les prendre dans nos mains... Elles ne devaient pas tenir en place, elles devaient vouloir s'échapper! Elles devaient mordre, aussi! Aaaah... Non, vraiment, elle n'arrivait même pas à se l'imaginer. C'était trop horrible, comme un cauchemar qui devenait réalité. Malgré la chaleur, Ludmilla eut soudain très froid.


« Comme ruban. Parce que sans rubans, elles sont juste noires et ce n’est pas très…, très gai, voilà ! Mais puisque tu aimes le noir, Aleksander, tu devrais les adorer ! »


Le doré... Ah, la jeune fille aux longs cheveux parlait de rubans en disant ça, alors? Comment un ruban pouvait tenir sur une araignée ou comment elle comptait le lui mettre, ça, Ludmilla ne voulait pas le savoir, par contre. Elle se tourna vers son jeune frère, qui n'avait pas l'air d'en mener plus large qu'elle. Lui non plus n'avait jamais aimé ces petites bêtes à huit pattes, peut-être même en avait-il encore plus peur qu'elle. Ce fut donc sans surprise qu'elle l'entendit répondre non à l'exclamation enthousiaste de leur interlocutrice aux oreilles pointues. C'était stupide, sans doute, mais Ludmilla se sentit obligée de se remettre à sourire, comme pour compenser la réponse négative d'Aleksander. Elle ne les aimait pas non plus, et ne se sentait pas le courage de mentir si elle devait ensuite être trainée dans les jardins et mise face à ces monstres noirs. Cependant, se dit-elle, elle pouvait toujours se montrer souriante et garder une mine détendue pour ne pas faire de la peine à Marilee.

« Vous... Vous leur accrochez des rubans? Mais ce n'est pas, enfin... Dangereux? Je veux dire, si elles vous mordent... »


Ludmilla avait l'impression d'être stupide sans trop savoir pourquoi. La simple idée de prendre ces sales bêtes entre ses mains la dégoutait, mais elle n'en fit rien paraître. La servante aux cheveux ondulés respectait toutes les croyances et les idées, et ne condamnait jamais quelqu'un sur ses goûts. Même si Marilee aimait les araignées, et que c'était une passion un peu spéciale, elle n'avait pas le droit d'y redire quoi que ce soit. C'était comme ça, c'était tout. C'était une occupation peu commune, mais comme les autres. Voilà, comme les autres.

[Je me bouge assez pour toi, là?XD

Ludmilla non plus, elle aime pas ça. Au secours!]

_________________


I could not leave you, in times of trouble,
We never would have come this far,
I took the good times, I'll take the bad times,
I'll take you just the way you are.

I said I love you, and that's forever,
And this I promise from the heart,
I couldn't love you, any better,
I love you just the way you are.

I don't want clever, conversation,
I never want to work that hard,
I just want someone, that I can talk to,
I want you just the way you are.



“It is only with the heart that one can see rightly; what is essential is invisible to the eye.“
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J'aime pas les titres...XD (libre.u__u )

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