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 J'aime pas les titres...XD (libre.u__u )

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Elfe, Noble

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Emploi/loisirs  : Coleen m'apprend à cracher. D'ailleurs, c'est plus difficile que ce je pensais, hein !
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Elfe, Noble


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MessageSujet: J'aime pas les titres...XD (libre.u__u )   Dim 16 Aoû - 19:18

[Été.]



Le soleil brillait. Un peu trop même, c'était une certitude. La chaleur estivale n'avait eu de cesse d'augmentertout au long de la journée et, à présent, l'astre du jour semblait bien décidé à faire cuire sur place chaque habitant d'Illea. Il était aux environs de trois heures de l'après midi, alors il était considéré comme normal qu'il fasse si chaud, maistout de même, la jeune fille se demandait sila température finirait par redescendre. Ses longs cheveyx blanc bleu voletaient derrière elle à chaque coup de vent, mas ces derniers se faisaient relativement rare, et cette brise n'était malheureusement que tiède. En somme donc, n'apportait qu'une très légère fraicheur néanmoins agréable en cette journée. Ce n'était pas pour rien qu'elle détestait l'été, avec cette horripilante chaleur, c'était tout bonnement insupportable. Pas plus tard qu'un heure auparavant, elle se trouvait encore au château, dans sa grande chambre, en train de pester contre ce stupide soleil qui s'acharnait à ne pas descendre à l'horizon.

Il y avait des jours comme ça où rien n'allait comme on l'aurait souhaité. Et celui-ci, de toute évidence, en faisait partie... Ne lui restait qu'à espérer que son humeur du lendemain serait meilleure. Oh, elle n'était pas fpachée à proprement parler, après tout on ne se fache pas contre le climat, mais plutôt... Agacée. Et il n'y avait pas que ça. De fait, elle n'avait pas trouvée la moindre chose intéressante à faire au château. Il était pourtant grand, il était pourtant emplie de personnes toutes plus intéressantes les unes que les autres, mais non. La jeune Elfe n'avait, sur le coup, rien eu envie de faire du tout. Tout lui avait semblé ennuyeux et contre cela, elle ne pouvait rien. Aussi avait-elle décidé de sortir du château pour aller faire un tour à la grande capitale du côté Est d'Illea, Esidir. La ville était vraiment grande et là bas, elle trouverait obligatoirement quelque chose à faire. Ainsi, elle ferait d'une pierre deux coups: peut-être aurait-elle l'opportunité de trouver un peu d'ombre et de fraicheur, et surement ne s'ennuyrait-elle plus.

En soi, ce n'était pas totalement faux dans l'optique où marcher l'occupait. Regarder les nombreux magasins en tout genre autour d'elle le distrayait mais elle avait bel et bien eut tort sur un point: il faisait aussi chaud ici qu'ailleurs, de toute évidence. L'été était vraiement la pire des saisons. Pourtant, on ne pouvait pas dire qu'elle se soit habillée chaudement pour sortir: en effet, elle n'était vêtue en tout et pour tout que de tissus léger. Elle avait jeté son dévolu sur une robe s'arrêtant à quelques centimètres au dessus du genoux, à carreaux rouge et noir. Le haut était évidemment agrémenté de dentelles blanches et avait des manches courtes, laissant apparaitre la peau blanche de ses bras. Elle avait aussi choisi d'arborer deux ou trois bracelets en cornaline, rien de particulièrement précieux en somme. Pas de bijoux autres que ces derniers, si on faisait exception d'une petite barrette qui avait la lourde tâche d'empêcher ses cheveux de tomber devant ses yeux bleux. Des chaussures fermées avec six bons centimètres de talon et des chaussettes légères recouvrant à peine ses chevilles.

Marilee se maudit intérieurement pour la énième fois d'avoir oublié d'emmener son ombrelle avec elle. Passant une main dans ses cheveux, elle poussa un long soupir. Même par une journée pareille, le centre ville restait bondé, empli de personnes diverses et variées. Aussi bien des nobles que des bourgeois, que de simples villageois. Ces trois classes sociales se distinguaient facilement les unes des autres et l'Elfe sourit malgré elle. N'étant pas d'une nature particulièrement pessimiste, elle se mit à chercher les avantages ressortant de ce trop plein de chaleur. Il y en avait forcément, pas vrai? Il ne pouvait y avoir que du bon ou que du mauvais dans une situation, c'était impossible. Lasse de marcher, elle s'octroya une petite pause, s'appyant, dos au mur d'une petite boutique de fleur. Le parfum qui s'en dégageait était des meilleurs, et elle ferma les yeux quelques secondes. Les fleurs fanaient si vite, c'en était presque triste. Elles avaient à peine le temps de fleurir que déjà il était grand temps pour elles de tirer leur révérence, pour recommencer ce cycle éternellement.

Se penchant vers l'un des nombreux bouquets présents, elle effleura du bout du doigts l'un des pétales rouge vif d'une rose. C'était une jolie couleur, le rouge. En tout cas, elle l'aimait bien. Une teinte vive, qui attirait l'attention des gens, et évoquait nombre de choses agréables. Pour certain certes, elle pouvait faire penser au sang et à la bataille, aux morts et aux combats, mais pas elle. Elle lui faisait plutôt songer à des choses diverses et variées, de l'amour en passant par le feu de cheminée en hiver. Le noir, c'était une autre affaire. Ca, c'était une couleur vraiment sombre et trop sobre à son gout. Pourquoi porter quelque chose d'aussi lugubre, alors même que de bien plus jolis coloris étaient possibles? Très honnêtement, elle ne comprenait pas la passion de certain pour cette couleur. Oh, tant qu'elle était ajoutée par touche, quelques détails sur une robe (comme sur celle qu'elle portait actuellement, d'ailleurs) par exemple, c'était très beaux et élégant. Mais une tenue uniquement de cette couleur, non merci, Marilee s'en passait très bien.

Toute perdue dans ses pensées qu'elle était, elle ne fit pas attention et, lorsqu'elle se releva, elle sentit quelqu'un la bousculer. Rien d'important en soi, dans le centre ville naturellement si bondé, il devait s'agirt d'un enfant un peu turbulent et voila tout. Mais justement, elle ne faisait pas vraiment attention, ce qui eu pour effet immédiat de lui faire perdre l'équilibre. Par réflexe, elle se rattrapa à la première chose qui lui tombait sous la main, évitant ainsi de peu une chute qui, si elle n'aurait certes pas été très grave ou même trop douloureuse, n'aurait pas été agréable non plus. Le seul problème fut que cette dite chose se trouva être le bras de quelqu'un, que le jeune Elfe s'empressa d'ailleurs de lâcher. Elle faisait une parfaite idiote, parfois...

"Ah, je suis désolée, j'ai dérapé et voila le résultat... Je ne vous ai pas fait mal, si?", demanda-t-elle avec un léger sourire désolé.
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MessageSujet: Re: J'aime pas les titres...XD (libre.u__u )   Sam 22 Aoû - 0:42

La chaleur ne dérangeait pas Aleksander. D'aussi loin qu'il se souvenait, elle ne l'avait jamais dérangé. Même s'il n'avait pas de saison de prédilection en particulier, il devait bien admettre qu'en soit ce devait tout de même être le printemps, la saison la plus agréable. L'été le soleil était parfois trop présent, et c'en devenait presque handicapant ; en Hiver, c'était l'exact contraire. Et la plupart des gens n'aimaient qu'il fasse 'trop' quelque chose. Trop chaud, trop froid, trop humide, trop sec, trop venteux..., oui, les trop dérangeaient. Pour sa part, le jeune homme ne prêtait guère d'attention au temps qu'il faisait à l'extérieur. Ce n'était pas de la pluie qui allait tuer qui que ce soit, pas plus qu'une atmosphère un peu trop étouffante. Enfin, en principe. Et puis dans tout les cas, ce n'était pas ça qui allait l'empêcher de travailler ; à moins que les conditions météorologiques ne fussent exceptionnelles, et ça ça n'arrivait pas tant. Non pas que ça le désespère outre mesure. Il savait que dans une journée il avait à faire ceci ou cela et il le faisait toujours avec méticulosité. Plus qu'une manière de s'affirmer ou bien de montrer qu'il était doué dans un hypothétique quoi que ce soit, le jeune homme le prenait comme un devoir. 'Je dois alors je fais', voilà tout. Certains auraient trouvé ça triste, sans doute ; cela étant, ce n'était pas son cas. Il n'avait jamais été d'une nature très démonstrative. Alors se mettre à pester contre le soleil alors qu'il n'y avait absolument aucune chance que ce dernier ne lui réponde-et ce d'une quelconque manière-ce n'était pas vraiment son genre. Sur les autres, oui..., mais le soleil...

Le jeune serviteur poussa un léger soupir, et raffermit sa prise sur le sac qu'il tenait contre lui. La plupart des personnes qui marchaient autour de lui étaient habillées très légèrement pour ne pas souffrir de la chaleur, mais lui avait gardé sa veste. Pas qu'il avait spécialement froid, mais il n'avait juste pas jugé bon de l'enlever. Après tout, il ne comptait pas rester dans la capitale longtemps encore. Il n'avait pas vraiment le temps d'aller se promener dans les rues sans but précis, pour le moment ; non, il devait travailler. C'était sans doute ce qui le différenciait de la majorité des passants qu'il croisait, finalement. Eux n'avaient rien de mieux à faire que de marcher. C'était pour la plupart des villageois, exception faite de quelques Nobles ou Bourgeois plus aisés dont les tenues se détachaient tout de même de celles des autres bien souvent. Même la plus simple des robes, si elle était faite avec un tissu de qualité, aurait l'air de coûter bien plus cher qu'une autre bien plus ouvragée mais faite de tissus plus vulgaires. C'était comme ça, il y avait des personnes nanties et d'autres moins. Lui devait travailler pour vivre, d'autres n'avaient eu qu'à naitre et à l'évidence c'était suffisant pour leur assurer une vie des plus agréable, à eux et leurs enfants et petits-enfants sur sans doute de nombreuses génération. Une question de chance. Rien qui intéressait Aleksander, donc. Les questions de chances ou de fatalités, ça l'agaçait. Or en cet instant précis tout ce qu'il avait envie de faire c'était de faire ce qu'il avait à faire, et de se reposer. Autrement..., rien ne lui venait, pour l'instant. Peut-être que ça lui viendrait plus tard, quand il n'aurait plus rien à faire. En attendant il se devait de regagner le château, et voilà tout. Et puis il ferait sans doute moins chaud, au château. Non, c'était même une certitude. Les après-midi ces temps-ci étaient assez éprouvantes, quand on devait rester sous le soleil de la sorte. L'idée d'enlever sa veste traversa une fois de plus l'esprit du jeune garçon aux yeux bleus, mais il la laissa de côté. Quand il était sorti, il avait simplement enfilé celle-ci par-dessus son uniforme ; qui plus est ça aurait été une chose de plus dans ses bras, et il n'avait pas envie de porter quelque chose qui trouvait très bien sa place sur ses épaules. Elle n'était pas si chaude, après tout.

Le jeune homme jeta quelques coups d'œil autour de lui, sans cesser d'avancer pour autant. La capitale était assez jolie, dans l'ensemble. Il était certes difficile de la comparer avec le château dans lequel il passait la majeure partie de son temps, c'était deux endroits très différents. De par le fait même que l'un était un bâtiment et l'autre un ensemble de maisons et de commerces, principalement. Pour autant beaucoup de personnes vivaient dans les deux, et il y avait souvent beaucoup de passage d'un l'un ou l'autre. Après..., on ne faisait pas le même genre de choses dans un château ou une ville. Peut-être que l'adolescent aux cheveux foncé préférait tout de même son lieu de vie et de travail, quelque part. C'était un endroit qu'il connaissait bien à présent, même s'il avait grandi en dehors de ces murs. Et puis ce genre de considérations matérielles n'étaient guère intéressantes, finalement. Il menait la vie qu'il menait, et il n'en changerait pas parce qu'il avait décidé ceci ou cela. Il n'avait pas tant à se plaindre, dans le fond. Lui avait une famille et de quoi vivre. Ce n'était pas le cas de tout le monde dans ce bas-monde, que ce soit à Illea ou ailleurs. Qu'il vive dans le château ou chez ses parents, la différence était mince. Il pourrait bien vivre n'importe où que ce soit, ça n'y changerait rien finalement. Il serait toujours comme il l'était à présent, ni plus ni moins. Il n'était pas du style à partir à l'aventure ou à changer ses habitudes, de toute façon. Certains aimaient le renouveau, le changement, vivre de nouvelles choses encore et encore. Lui n'aimait pas particulièrement changer ses habitudes, et n'éprouvait nullement le besoin de courir la campagne quoi que ce fut pour se sentir bien. Ça devait dépendre des caractères, très certainement.

Aleksander déporta son regard sur sa gauche, et fit passer son sac dans sa main droite histoire de dégourdir l'autre. A Côté de lui il y avait un fleuriste, et de nombreuses fleurs toutes plus colorées les unes que les autres s'étalaient ainsi à la vue des passants. C'était bien sûr pour qu'on ait envie de les acheter, qu'elles étaient exposées de la sorte. D'un autre côté on ne pouvait pas dire que ce n'était pas agréable de voir tant de jolies couleurs lorsque l'on passait dans la rue ; c'était gai, et ça éveillait bien souvent de jolis souvenirs dans l'esprit des personnes. Le jeune serviteur n'eut pas le temps de pousser un soupir et de détourner son visage devant lui que quelque chose agrippa son bras droit, le tirant brusquement dans cette direction l'espace de quelques secondes. Pas assez pour le faire tomber ou pour lui faire tomber ce qu'il tenait, fort heureusement.

"Ah, je suis désolée, j'ai dérapé et voila le résultat... Je ne vous ai pas fait mal, si?"

Aleksander détourna son regard vers la jeune fille qui s'était rattrapé à lui, adoptant de nouveau le faciès neutre qu'une légère grimace avait habité quelques secondes auparavant. Une jeune Elfe, peut-être un peu plus jeune que lui. Peut-être l'avait-il déjà vu, il n'aurait su le dire ; toujours est-il qu'elle n'avait pas l'air d'être dans le besoin, il pouvait le dire rien qu'à l'observer de la sorte. Une impression, peut-être.

«Ce n'est rien..., je vais bien, ne vous excusez pas.»

Aleksander fut pour repartir, mais il se dit qu'une formule de politesse ne le tuerait pas. En principe, en tout cas.

«Et vous..., vous ne vous êtes pas fait mal?»
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Humaine, Servante au château royal

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Humaine, Servante au château royal


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MessageSujet: Re: J'aime pas les titres...XD (libre.u__u )   Jeu 27 Aoû - 4:08

Il faisait vraiment chaud, aujourd'hui, Et l'affluence qui régnait dans le centre ville bondé de la capitale n'arrangeait rien à cet atmosphère plutôt étouffante.

Ludmilla poussa un petit soupir, continuant malgré tout d'avancer lentement le long de la rue, évitant du mieux qu'elle le pouvait les gens qui se pressaient sur les trottoires. Le bruit de la rue parvenait à ses oreilles en une bouillie incompréhensible de mots et de rires, et si cela était agréable à entendre lorsque l'on passait le plus clair de son temps dans un château assez silencieux, à la longue, cela pouvait devenir assez désagréable pour les oreilles. Mais bon, Ludmilla n'allait pas se plaindre des rires des enfants qui passaient parfois dans la rue en courant, bousculant les adultes, leurs parents inquièts suivant juste derrière eux. Ce genre de scènes habituelles la faisait sourire et la rendait étrangement de bonne humeur, malgré la chaleur qui tappait toujours aussi fort sur la capitale de l'Est. La jeune Servante avait eu le reste de sa journée, et en avait profité pour aller faire un petit tour en ville, et ainsi s'échapper du château pour quelques heures. Ce n'était pas qu'elle détestait cet endroit, bien au contraire, elle y travaillait et l'adorait, mais elle y passait le plus clair de son temps. Elle n'avait guère plus l'occasion de sortir en ville et voir ceux qui y habitaient, alors lorsqu'elle pouvait s'y rendre, elle n'hésitait pas un instant. La jeune femme aux yeux bleus avait donc quitté pour cette escapade son habituel uniforme de servante, et revêtu une robe de couleur foncée lui descendant aux genoux, sur un chemisier à manches bouffantes blanc, et de simples chaussures plates noires. Un berêt de la même couleur que sa robe était posé sur ses cheveux châtains et ondulés, que la très légère brise soulevait parfois, au grès de ses envies.

La jeune femme portait à son bras droit un petit sac qui contenait ses affaires personnelles, et ses économies. Pas toutes ses économies, bien évidemment, juste une petite partie qu'elle réservait aux courses qu'elle pouvait faire en dehors de celles pour le château. Elle n'en avait pas besoins de beaucoup, comme elle l'avait dit, ses sorties en ville n'était pas si fréquentes que ça, et plus le temps passait, plus elles se faisaient rares. Ludmilla se promit de changer ceci et de sortir plus souvent, désormais. Surtout que depuis qu'Aleksander était aussi entré au château en temps que Serviteur, avec leur père qui était mort, Karin était seule dans leur maison le trois-quart du temps. Ludmilla ne pensait pas que cela devait énormément déranger sa jeune soeur, mais elle était persuadée qu'elle ne devait pas pour autant adorer se lever seule et se coucher seule pratiquement tous les jours. Leur Mère rentrait à la maison autant qu'elle le pouvait, mais il était vraiment rare qu'ils puissent tous trois se libérer au même moment et rentrer ensemble chez eux. En réalité, à moins qu'ils n'en fassent la demande auprès du chef de service, il était très peu probable que cela arrive. Enfin...Ils pouvaient touours espérer, non? Surtout que Ludmilla avait vraiment envie de savoir comment se portait Karin. Peut-être lui rendrait-elle visite après, si elle avait du temps. Elle verrait, elle n'avait pas trop envie de rentrer trop tard, savait-on jamais...

Elle n'avait pas trop envie de se faire houspiller par leur chef si elle avait du travail à lui donner et qu'elle revenait une ou deux heures avant l'heure fixée, ce serait vraiment embêtant...

La jeune fille aux cheveux ondulés s'arrêta l'espace d'un instant devant une vitrine de bibelots. Les petits objets étaient vraiment beaux pour la plupart, finement ouvragés et travaillés, et cela n'aurait pas étonné Ludmilla si l'uns d'eux c'était mit à bouger tant ils semblaient vivants. C'était incroyable comme certaines personnes arrivaient à faire des Oeuvres d'Art d'un simple bout de pierre ou de glaise. Celui qui avait façonné ces objets devait être un véritable artiste. Non loin de la boutique devant laquelle elle s'était arrêtée, des fleurs montraient leur splendeur au monde sur le trottoire, éclatantes de couleurs et de vie. Ludmilla s'en approcha en souriant, regardant un bouquet de fleurs qui était suspendu au niveau de son visage. Un mélange de fleurs des champs et de roses, et si certains auraient trouvés que la rose contrastai sérieusement avec les autres fleurs qui l'enlaidissait, elle, elle trouva cela très beau. Un mélange de couleur, comme à Esidir, où les cultures et les races se côtoyaient, comme dans ce bouquet de fleurs. Alors qu'elle avait approché son visage des fleurs pour sentir l'arôme qu'elles dégageaient, une énorme araignées, bie noire et velues, bien comme elle les détestaient le plus, en sortit, se mettant d'un mouvement rapide et horrible sur la rose rouge.

A la vue de la monstruosité en question, les yeux de Ludmilla s'agrandir d'une manière considérable, et elle se recula vivement en poussant un cri sonore, attirant l'attention des passants sur elle. Et comme si cela n'était pas déjà assez, elle se prit quelqu'un de plein fouet en reculant, manquant de trébucher en voulant se remettre correctement sur ses jambes. La servante se retourna vivement vers la personne qu'elle avait involontairement bousculée, et s'écria, d'une voix clairement désolée:

"Je suis désolée, vraiment désolée! Je ne vous avais pas vu, j'ai..."

La jeune femme s'arrêta en plein milieu de sa phrase lorsqu'elle reconnu son frère en la personne qu'elle avait bousculée. Son visage prit de nouveau une expression étonnée, et elle ramena légèrement sa main devant sa bouche. Elle ne savait pas qu'il était de sorti en ville, aujourd'hui...A en juger par les sacs qu'il tenait dans ses mains, il devait sûrement faire des courses pour le château. Le jeune homme n'était pas quelqu'un qui aimait sortir sans une bonne raison, de toutes manières, alors...Un regard sur la jeune fille à ses côtés, une Elfe à en juger par ses oreilles plutôt pointues, la fit douter de son affirmation l'espace de quelques secondes. Heureusement, elle chassa bien vite l'idée saugrenue de sa tête que son frère pouvait être en plein rendez-vous avec cette jeune fille. C'était idiot, vraiment...

...

Qand même, si c'était le cas, elle espérait ne pas les avoir trop dérangés.

"Ah...Aleksander, c'était toi...Je suis désolée..."

Elle jeta de nouveau un regard à l'Elfe à ses côtés, avec un petit sourire embêté. Vraiment, quand elle décidait de gaffer, elle ne le faisait pas qu'à moitié.

_________________


I could not leave you, in times of trouble,
We never would have come this far,
I took the good times, I'll take the bad times,
I'll take you just the way you are.

I said I love you, and that's forever,
And this I promise from the heart,
I couldn't love you, any better,
I love you just the way you are.

I don't want clever, conversation,
I never want to work that hard,
I just want someone, that I can talk to,
I want you just the way you are.



“It is only with the heart that one can see rightly; what is essential is invisible to the eye.“
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Elfe, Noble

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MessageSujet: Re: J'aime pas les titres...XD (libre.u__u )   Jeu 27 Aoû - 18:14

Marilee n'était pas quelqu'un que l'on aurait pu qualifier d'associale, non, pas du tout même. Paler aux gens, allez vers les autres et ce genre de choses, elle les faisait et cela ne le dérangeait pas, à vrai dire. Sourire, échanger quelques paroles, parfois sans but précis ou sans que cela ai une véritable utilité autre que de faire passer le temps, c'était son lot quotidien, et aussi celui de la grande majorités des nobles. Ils n'avaient rien à faire de toute façon, et les femmes à plus forte raison, alors ils parlaient entre eux, de choses et dautres, plus ou moins intéressantes selon les conversations et la ou les personnes. De toute façon, elle n'avait jamais vraiment vu de raisons correctes pour s'enfermer dans une chambre et n'adresser la parole à personne. Après tout, on pouvait toujours faire de bonnes rencontres, les laisser passer sous prétexte qu'on était pas de si bonne humeur que ça n'était pas une idée fantastique. Evidemment, sans doute pensait-elle de cette manière parce que, malgré le soleil et la température mille fois trop élevée à son goût, sa journée n'avait pas été désastreuse à proprement parler, dans la mesure où elle n'avait, du moins jusqu'à cet instant, commis aucune erreur.

Commer bousculer quelqu'un, ce qu'elle venait de faire. Si, les quelques premières secondes, la jeune fille avait été plus inquiète que gênée, ce second sentiment ne tarda pas à prendre le pas sur le premier. Elle n'avait pas dû avoir l'air très maligne, sur le coup... Enfin, elle pourrait toujours se consoler en se disant que ce n'était pas de sa faute, bien que cela ne constitue qu'une maigre consolation. Au moins, à vue d'oeil en tout cas, la dite personne ne s'était pas fait trop mal. Tant mieux, d'ailleurs, sans quoi sa journée aurait officiellement été complètement ratée. Blesser les gens, même involontairement, ce n'était pas son but premier dans la vie, cela se comprenait. D'un certain côté, se rattraper au bras de cette personne lui avait évité le chute, et donc d'avoir l'air encore plus ridicule qu'elle ne l'avait déjà été, à ses yeux. Mais si elle lui avait fait mal, là, c'aurait été autre chose. Lorsque celui à qui elle s'était brusquement ratrappée une poiugnée de secondes plus tôt se retourna, elle l'étudia rapidement, sans vraiment s'arrêter ou faire attention. Fixer les gens avec intensité et un air inquisiteur était gênant, elle le savait. Or, les règles de la politesse, elle les connaissait par coeur, sur le bout des doigts. Donc, par conséquent, elle ne fixait pas les gens de la sorte. Du milieu d'où elle était issue, la politesse était une valeur éssentielle si on ne voulait pas se faire extrêmement mal voir, demême que l'apparence, les mots et formulations de phrases qu'on utilisait. Les maladresses étaient, en règle générale, proscrites et elle faisait de son mieux pour les bannir de son vocabulaire, seulement cette fois, elle n'avait pas réussit...

Un peu plus grande qu'elle, cette personne portait un sac dans ses bras et, malgré la chaleur, une veste. Certes légère, mais une veste tout de même. Ce léger détail retint l'attention de la jeune Elfe, pour laquelle la simple idée de se mettre quelque chose sur le dos, en plus de ce qu'elle avait déjà, était une horrible torture. Proprement inenvisageable. Des yeux ni vraiment lairs ni vraiment sombres, au même titre que ses cheveux qui eux étaient plutôt courts. Un humain, à ne pas en douter. Contrairement à elle, il n'avait pas d'oreilles pointues, et quand bien même il eut été un déchu, et que Marilee n'ai pas eu l'occasion de croiser grand nombre d'Esprit et de Neko dans sa vie (pour la deuxième catégorie, elle ne se souvenait même tout simplement pas en avoir déjà u un seul), elle connaissait leurs particularités physique et pouvait donc juger qu'elles n'étaient pas présentes ici.

Enfin, ça ne l'embêtait pas plus que ça, plus que sur la race, elle s'arrêtait sur le caractère. Enfin, en tout cas, elle ne se souvenait pas l'avoir déjà aperçu où que ce soit.

«Ce n'est rien..., je vais bien, ne vous excusez pas.»

Un sourire fleurit sur ses lèvres à l'écoute de ces paroles rassurantes. Au moins n'avait-elle plus à s'inquiéter à ce sujet là... Le dos droit, à présent, elle baissa tout de même un peu la tête. Elle n'avait pas été très douée et n'aimait pas franchement cela. Qui aurait apprécié, de toute façon? A moins d'être quelqu'un de vraiment bizarre, on aimait pas passer pour quelqu'un de maladroit, ou quelque défaut que ce soit d'ailleurs. Et ce dans la noblesse autant que dans la bourgoisie ou parmi les villageois. Quoi que, à bien y réfléchir, la première catégorie devait être plus pointilleuse que les autres, plus portée sur les apparences. Ne connaissant que celle-ci néanmoins, Marilee se savait ne pas être apte à juger les autres. Et elle avait la très nette impression que la personne qui lui faisait face n'était pas de la noblesse. Sans doute pas non plus la bourgeoisie, de fait qu'il tenait ce sac. Elle, elle ne faisait jamais ses courses, à part bien sûr pour se procurer de nouvelles robes, ou quelques jolis accéssoires.

Lorsqu'elle l'entendit lui demander si elle même ne s'était pas fait mal, elle sourit à nouveau. Sans doute que, si elle ne s'était pas ratrappée, la chute aurait été un peu plus douloureuse qu'elle ne l'avait été. Agitant vaguement la tête de gauche à droite, elle fut pour donner une réponse un peu plus claire, lorsqu'un cri perçant parvint à ses oreilles. Aigü, il devait appartenir à une jeune fille et, si la demoiselle Elmir allait bien quelques secondes auparavant, on ne pouvait plus en dire autant dorénavant. A peine eut-elle le temps de se retourner vers la source de tout ce bruit qu'elle vit une jeune femme reculer en quatrième vitesse et heurter de plein fouet la même personne à laquelle elle s'était ratrappée.

Ouvrant de grands yeux ronds, elle ne souriait plus autant. Certes, elle aurait pu lui dire de se pousser mais, premièrement, ce n'aurait pas été très gentil pour cette fille qui avait du être éffrayée par elle ne savait trop quoi, et puis deuxièmement, elle n'en aurait pas eu le temps. Aussi se contenta-t-elle d'esquisser un léger pas en arrière, sans tomber pour autant. Une fois, passe, mais deux, sûrement pas.

"Je suis désolée, vraiment désolée! Je ne vous avais pas vu, j'ai..."

Cela faisait la seconde fois que quelqu'un s'excusait à profusion après lui être rentré dedans, alors. A croire que c'était un véritable aimant... Posant son regard bleu sur la jeune femme, elle la détailla quelques secondes. De part son habillement, plutôt simple (comparé au sien en tout cas, car ce qu'elle arborait aujourd'hui était pour elle la simplicité même, au vu de certaines autres tenues présentes dans sa grande garde-robe) elle su qu'elle non plus ne faisait pas partie de la même classe sociale qu'elle. Des cheveux bien moins longs que les siens et des yeux bleus. Egalement humaine, sur ce point là, elle n'avait absolument aucun doute. S'inquiétant une fois de plus, elle se révança vers eux, l'air désolée. Pas parce qu'elle aurait commit un quelconque impair, mais parce que cette situation, si elle n'était pas terrible, abominable, et tous ces adjectifs signifiant "clairement mauvaises", elle ne devait pas être des plus amusante pour eux. Marilee le savait pour aoir fait exactement pareil, à peine quelques secondes avant que la brune ne pousse son cri qui lui avait vrillé les oreilles.

"Hm, vous allez bien, mesdemoiselles...? "

Lorsque la seconde "demoiselle", celle qui était arrivée en dernier en tout cas, se retourna vers l'autre, elle eut l'air encore plus étonnée qu'elle ne l'était avant. Ce qui piqua au vif la curiosité de Marilee. C'était une personne comme les autres, alors pourquoi une mine étonnée? Elles se connaissaient, peut-être. Oui, ce devait être cela, il n'y avait pas grand chose d'autre, comme possiblités. Et puis, en plus de cela, elle le saurait bientôt, à prioris. Lorsqu'elle lui parla, ce fut pour lui apporter la confirmation de ce qu'elle pensait. Des connaissances, puisqu'elle s'adressait à elle avec son prénom. Aleksander.

... Aleksander?

Cette fois, ce fut au tour de Marilee d'ouvrir de grands yeux ronds et étonnés. Aleksander, ce n'était pas un prénom de fille, pour sûr. Et en y regardant mieux, c'était vrai qu'il devait s'agir d'un garçon... La voilà qui avait encore gaffé. Et cette fois là, pas qu'un peu. A moins que ses parents aient utilisé un prénom de garçon sur une fille...? L'Elfe tentait de rester le plus honnête possible avec elle-même, sans se condamner à s'être trompée de genre en utilisant le "mesdemoiselles" tout à l'heure. Ce qui serait, autant le dire tout de suite, affreusement gênant. Misant le tout pour le tout, et essayant de reprendre un air normal et naturel, elle espéra de tout son coeur que ou il s'agissait bel et bien d'une fille comme elle l'avait d'abord cru, et non pas d'un garçon éfféminé, ou bien qu'aucune des deux personnes présentes n'auraient fait attention àn la phrase qu'elle avait lancée.

Quoi que, réflexion faite, mieux valait qu'ils l'aient entendue. Sinon, elle hésiterait toujours entre le il, à cause du prénom et de la tenue, et le elle, à cause de la première impression qu'elle avait eue. Avec un peu de chance, elle ne s'était pas trompée. Sinon, elle serait simplement mortellement gênée, et il en serait sûrement de même pour elle... Ou lui. Et la personne qui venait d'arriver, il y avait de forts risques pour qu'elle trouve cela drôle et amusant.

Vraiment, vraiment, Marilee Elmir éspérait que cette fois, elle n'avait pas dit de bêtise...
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MessageSujet: Re: J'aime pas les titres...XD (libre.u__u )   Lun 31 Aoû - 22:49

Il y avait des fois où Aleksander se demandait s'il y avait un risque pour qu'il n'attire la malchance. Au regard d'autres personnes, il ne pouvait pas dire qu'il se sentait réellement bien dans la vie qu'il menait tout les jours. Depuis tout petit il n'avait jamais été quelqu'un de très extraverti mais plutôt un garçon timide et assez renfermé, secret. Oui, ça faisait longtemps qu'il était comme ça, mais pour autant il ne se souvenait pas s'être jamais senti réellement triste à cause de cela. Il parlait à ses sœurs et à ses parents, à ses quelques rares amis. Ce n'était pas une vie si désagréable, après tout. Plus récemment cette impression s'était estompée pourtant, jusqu'à en devenir presque transparente. Il n'arrivait pas toujours à savoir pourquoi, mais il était constamment morose et distant. Il ne voyait plus vraiment d'intérêt à aller parler à qui que ce soit s'il n'y était pas obligé, et encore moins de sortir ou d'aller s'amuser à quoi que ce fut de son propre chef. Le jeune homme faisait simplement ce qu'il avait à faire, et laissait les jours se suivre sans vraiment s'en préoccuper. Ils se ressemblaient tous au point que s'en devienne insupportable, et lui donnait la désagréable impression de toujours revivre la même journée. Les détails changeaient, mais le fond était le même. Retenir le temps, faire qu'il passe moins vite, il ne le souhaitait absolument pas. Parce que tout simplement aucune des journées qui passaient ne lui donnait envie de ne plus en bouger, c'était aussi simple que ça. C'était ennuyeux, tout était ennuyeux. Certes, il y avait de bons moments dans la vie, certaines journées étaient plus ensoleillées que d'autres, mais ça n'y changeait rien. Le jeune homme aurait pu passer au-dessus de bien des choses, mais il n'y tenait pas vraiment, au fond. Non pas qu'il se complaise dans sa tristesse ou son attitude m'en-foutiste, simplement qu'il ne voyait pas ce qu'il pourrait y faire. Personne n'avait de contrôle sur sa propre vie, alors autant ne pas en rajouter. Il vivait, c'était déjà largement suffisant en soit. Ces dernières années il y avait eu l'incendie de sa maison, la mort de son père, la mort de...

Aleksander secoua légèrement sa tête de gauche à droite, et décida de se concentrer sur son interlocutrice. Qui plus est, le contraire eut été irrespectueux. Il avait déjà vu des Elfes au château, il n'empêchait que ça lui laissait toujours une impression un peu spéciale. Le jeune homme aux yeux bleus avait grandi entouré d'Humains, d'Esprits aussi. L'une des deux races était largement représentée partout où il allait, l'autre il n'en voyait presque plus. En revanche maintenant il y avait en effet des êtres plutôt grands, aux longues oreilles en pointe qui parcouraient les couloirs du château où les rues de la ville. Beaucoup moins nombreux que les humains cependant, mais ils étaient là, et ils étaient là chez eux. Il ne savait pas exactement pourquoi ce peuple était venu vivre ici, il avait cru comprendre qu'ils n'avaient plus nul part où aller, voilà tout. Il savait aussi qu'il y avait des Neko, de l'autre côté de la frontière. Des êtres plus cruels et plus dangereux que sa propre race, c'était certain. De là à croire les racontars et ce que tout le monde colportait, il y avait de la marge. Il en avait déjà vu, peut-être un ou deux dans le château. Et ils étaient mal vus, bien entendu. Tout comme les Esprits, et à l'image des Humains ou Elfes passés à l'Ouest par intérêt, ou restés là-bas tout simplement. Les Déchus. Toujours est-il que cette demoiselle n'était en tout les cas pas grande, comparée à lui qui n'était pourtant pas bien haut. C'était principalement pour ça et à cause des traits de son visage qu'il pouvait dire qu'elle n'était pas plus vieille que lui, voire plus certainement plus jeune. Certes..., l'intérêt de connaître son âge était plus que limité. Il ne connaissait pas même son nom, et il ne voyait pas l'intérêt de le lui demander. A priori ce n'était que quelqu'un qui passait par là, tout comme lui, et il ne la reverrait sans doute plus. Et quand bien même elle aurait habité au château, ça n'y changeait rien. Il n'était qu'un simple serviteur, et le nom des personnes qu'il servait n'avait généralement pas une grande importance. Monsieur, Madame, Mademoiselle. S'il devait leur parler il les appelait ainsi, tout simplement. Il n'entretenait qu'une relation de supérieur à subordonné avec eux, et il ne voyait pas bien ce qu'il pouvait avoir à faire avec quelqu'un de riche et de nanti de part l'unique fait de sa naissance. Ça avait quelque chose d'injuste, oui. Il n'en voulait pas à toute les personnes nées de sang Noble ou même bourgeois pour autant, mais il était clair qu'il ne les traitait pas comme les autres. Un monde à part ; c'était un monde à part, loin du sien.

Aleksander vut la jeune Elfe dissiper son léger en faisant en signe négatif de la tête, signe qu'elle n'avait pas été blessée. Tant mieux, il n'était pas sadique et ne tenait pas à ce que quelqu'un se soit blessée, même si c'était une parfaite inconnue. Il n'eut pourtant pas le temps de dire ou de faire quoi que ce soit qu'un cri perçant vrilla ses tympans. Un cri de jeune fille, sans nul doute. A bien y réfléchir, peut-être même que cette voix lui disait quelque chose, oui. Difficile de juger par un cri seulement, mais il en était presque entièrement sûr, en vérité. Seulement il n'eut pas l'occasion de se retourner pour vérifier sa supposition que ladite personne lui rentra brutalement dedans, manquant de réellement le faire tomber cette fois. Heureusement il parvint à rétablir son équilibre, et surtout à ne pas lâcher le sac qu'il tenait dans sa main droite. Le serviteur n'avait pas une franche envie de devoir aller expliquer qu'il s'était fait renverser deux fois, et que le contenu du sac avait essuyé la deuxième rencontre un peu violente de la journée.

"Je suis désolée, vraiment désolée! Je ne vous avais pas vu, j'ai..."

Pas besoin de se retourner vers la personne en question à présent pour être sûr de son identité, mais il le fit quand même, par réflexe et ne serait-ce que pour voir de ses yeux la personne qu'il avait identifié comme sa sœur ainée. Il put constater assez rapidement de même qu'elle ne devait pas être ici pour faire une quelconque course, étant donné qu'elle était habillée de manière simple et informelle. Au contraire de son jeune frère, qui lui avait gardé sa tenue de serviteur pour sortir en ville, jugeant inutile au possible de se changer pour seulement aller acheter ci ou ça-à plus forte raison étant donné que ce n'était pas pour lui. Il avait seulement sa veste, qui elle ne faisait pas parti de son uniforme. Ludmilla devait donc être sortie de son propre chef, peut-être pour acheter quelque chose, ou prendre l'air tout simplement. L'un dans l'autre, ça ne changeait pas grand chose.

«Ludmilla? Demanda-t-il, l'air peut-être un peu irrité-non pas contre elle, mais en raison de son étonnante capacité de se prendre tout le monde de plein fouet ces dernières minutes. Pourquoi tu as crié comme ça...?»

Aleksander épousseta brièvement ses vêtements histoire de, et reposa ses yeux sur la jeune Elfe qui l'avait aussi plus ou moins percuté quelques minutes plus tôt. Au moins ils n'étaient pas tombés tout trois, ça aurait été on ne peut plus fâcheux. Il y avait déjà bien assez de regards posés sur eux pour faire grimacer le jeune homme et lui donner envie de partir comme ça à son goût. Non, mieux valait qu'ils restent tous debout, et qu'il ne se passe plus rien de gênant, ou quoi que ce soit pouvant blesser ou embarrasser qui que ce soit.

"Hm, vous allez bien, mesdemoiselles...? "

Le serviteur aux yeux bleus ne réalisa pas tout de suite, se contentant de regarder la demoiselle aux trop longs cheveux, interloqué. Il se demanda s'il avait mal entendu tout d'abord, mais difficile de se tromper ; elle avait bien dit mesdemoiselles, pas mademoiselle. Et de plus elle avait employé le vous pour parler, ce qui voulait bien dire qu'elle s'adressait à la fois à Aleksander et à Ludmilla. Et s'il prenait tout ces facteurs en compte et qu'il admettait que c'était bien mesdemoiselles qu'elle avait dit, ça signifiait clairement que pour elle, elle avait affaire à deux filles et non une seule. Réalisant cela, Aleksander resserra la lanière de son sac, et ne put s'empêcher de prendre quelques couleurs, gêné. Il n'était certes pas un modèle de virilité, mais de là à le prendre pour une fille, ce n'était pas..., enfin. Il n'y pouvait pas grand chose. Oh, l'idée de ne rien lui dire et de faire comme s'il n'avait rien entendu lui traversa bien l'esprit, mais il la chassa assez rapidement. S'il ne lui disait pas maintenant qu'elle s'était trompée, elle allait juste croire qu'elle avait raison, justement. Or l'idée qu'elle le prenne pour une fille plus longtemps que dix secondes ne lui plaisait pas franchement, il devait bien l'admettre. Qui aurait aimé ça, d'ailleurs? C'était gênant, et ce n'était pourtant pas la première fois. Aleksander ne ressemblait pas tant à une fille, il était juste quelque peu efféminé : ça il le concédait volontiers. Le fait même que son uniforme soit composé d'une chemise et d'un pantalon suffisait généralement à dissiper ce genre de doutes quand il était au château. La jeune fille n'aurait à l'évidence pas fait vraiment attention, et pris pour acquis qu'il devait être une fille. Et ça, c'était on ne peut plus gênant. Réellement. D'autant plus que la méprise avait été commise devant sa sœur, ce qui n'arrangeait strictement rien, au contraire. D'où les quelques couleurs qu'il avait pris, et l'air embarrassé et hésitant qu'il arborait. Il finit par pousser un soupir, sans décrisper ses doigts de la lanière de son sac.

«Excusez moi mademoiselle, mais je suis un garçon...», dit-il finalement, l'air toujours aussi aimable qu'à son habitude.

Poli, mais pas forcément sympathique.
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MessageSujet: Re: J'aime pas les titres...XD (libre.u__u )   Mer 30 Sep - 0:44

Ce n'était peut-être pas son jour de chance, aujourd'hui, finalement. La chaleur combinée au bruit qui régnait dans la ville lui donnait mal à la tête, et Ludmilla ne pu retenir une légère grimace quand un enfant passa juste derrière elle en hurlant quelque chose qu'elle ne pu identifier sur le moment. Gênante, la situation l'était pour elle, sans aucun doute. Si crier en plein centre-ville à cause d'une araignée venue se poser sur une fleur qu'elle s'apprêtait à sentir n'était pas assez embarassant comme ça, il avait fallut qu''en plus de cela, elle rentre dans quelqu'un en reculant. Et dans son jeune frère, de surcroît. Décidement, la ballade idéale qu'elle s'était imaginée ne semblait plus aussi idéale que quelques minutes auparavant, et ce n'est pas tant le fait qu'elle soit rentrée dans Aleksander qui la faisait se sentir aussi mal, mais bien les regards qu'on lui avait lancé à ce moment là, ceux des passants et y compris celui de la jeune Elfe aux côtés de son frère. Oui, vraiment, c'était embarassant, et pour une personne d'une nature aussi timide que celle de Ludmilla, c'était à la limite du supportable. Une fois la surprise passée et la situation assimilée, la servante aux yeux bleus n'avait pu empêcher ses joues de prendre une légère teinte rosée et ses mains de se resserer sensiblement sur la lanière du sac qu'elle portait. La jeune femme ne perdit pas pour autant son sourire désolé, et ses yeux passaient alternativement d'Aleksander et de la jeune fille aux longs cheveux à ses côtés, attendant une quelconque réaction de la part d'uns des deux adolescents, qui ne tarda d'ailleurs pas à venir, de la bouche du jeune garçon aux cheveux foncés:

«Ludmilla? Pourquoi tu as crié comme ça...?»

Ludmilla sursauta presque automatiquement en entendant son prénom, comme si elle avait été apellée dans le bureau de son supérieur et s'apprêtait à se faire disputer sur un sujet ou un autre. Elle n'était pas souvent prise en faute, mais elle avait cette sale manie de sursauter lorsque son prénom était prononcé à voix haute et qu'elle se sentait stréssée ou gênée, même si la personne en face d'elle était son frère, sa soeur, sa mère, ou n'importe quel autre de ses amis. Elle s'en serait bien passée, mais si chaque défaut de chaque être vivant avait pu être éffacé par une simple injonction, cela ferait longtemps que la moitié de ce qui faisait sa personnalité actuelle se serait envolé. Et Ludmilla aurait mit sa main à couper qu'il en aurait été de même pour la quasi-totalité des personnes qui peuplaient cette Terre. Enfin, ce genre de pensées n'avait pas grande importance dans la situation présente, et songer à de telles choses ne faisait que plus embrouiller son esprit déjà bien désorienté par la chaleur et le bruit de la rue. Alors qu'elle allait répondre à Aleksander qu'elle avait été effrayée par quelques insectes velus sur une fleur qu'elle admirait, la voix de l'Elfe dont-elle ne connaissait pas le nom retentit à ses côtés, légèrement inquiète peut-être:

"Hm, vous allez bien, mesdemoiselles...? "

Ce ne furent pas un, mais deux regards interloqués qui se posèrent sur la jeune fille qui avait parlé, et il sembla à Ludmilla sur le moment que même les cris et rires qui parcouraient la rue quelques instants plus tôt s'étaient arrêtés, comme si le temps les avaient figés pour quelques secondes ou minutes. Aucun doute n'était possible, et avec un regard discret autour d'elle, Ludmilla ne pu que confirmer ceci: Il n'y avait personne d'autre autour d'eux à laquelle l'Elfe aux yeux bleus aurait été suceptible de s'adrésser, une autre jeune fille, qui aurait prit part à la conversation sans qu'elle s'en rende compte, ou qu'elle n'aurait tout simplement pas remarqué lorsqu'elle s'était retournée vers eux pour s'excuser. En partant du fait qu'elle était rentrée dans Aleksander, et non dans une autre personne au visage inconnu, il était tout à fait logique l'autre fille s'adrésse à eux eux, mais...'Mesdemoiselles'? Si Ludmilla n'avait pas intercepté le regard tout aussi interloqué de son frère à l'énonciation de cette phrase, elle aurait immédiatement douté de ce que ses oreilles avaient entendues. Mais à moins d'être deux à avoir des problèmes d'audition, elle avait bien capté les mots exactes, et à cette pensée, les yeux bleus de la jeune femme s'agrandirent encore plus, son regard toujours posé sur la jeune fille aux longues oreilles. Elle avait prit Aleksander pour une femme? Ludmilla voulait bien croire que son frère n'était pas un modèle de virilité comme certains guerriers qui se plaisaient parfois à parader dans les rues de la capitale, mais de là à le prendre pour une fille, elle pensait tout de même qu'il y avait de la marge, enfin...Peut-être était-ce car elle avait grandit avec lui, et que toute sa vie il avait été son petit 'frère'? La servante n'arrivait pas à adopter un autre point de vu que le sien sur les personnes qu'elle connaissait, alors si Aleksander pouvait réellement être confondu avec une jeune femme, elle n'en savait strictement rien, au final.

Elle éspéra tout de même que non, car ce genre de situation devait sans nul doute être très gênant, autant pour la personne ayant commit la méprise que la personne dont on avait confondu le sexe. Elle s'en rendit très bien compte quand Aleksander répondit, légèrement rouge, rompant le silence qui s'était installé entre les trois êtres au cours des dernières minutes:


«Excusez moi mademoiselle, mais je suis un garçon...»

Embarassé, Aleksander le semblait, très clairement. Cela se voyait au rouge qui s'était peint sur son visage, et au ton de sa voix, qui, tout en étant polie, pouvait sonner assez désagréable. Elle ne l'en blâmait pas, être prit pour une fille alors que l'on était un garçon était, comme elle l'avait déjà dit, très gênant. Ludmilla était également gênée pour son frère, et pourtant, elle ne pu camoufler assez vite le petit sourire qui venait d'étirer ses lèvres, pas plus que le rire qui s'était échappé dans l'air. Apportant sa main devant sa bouche, Ludmilla tenta tant bien que mal de s'arrêter de rire, mais sa tentative se solda par un échec, et elle du attendre une minute ou deux avant que le rire ne s'évanouisse complètement, avec pour seul vestige un sourire qui ne semblait lui pas vouloir la quitter. Reprenant peu à peu sa contenance, elle toussota deux ou trois fois, avant de baisser la main qu'elle avait placée devant sa bouche, baissant légèrement la tête en un petit signe d'excuse, à la fois envers son rère et la jeune fille aux cheveux bleus clairs:

"Désolée, je...Ce n'était pas drôle, je suis réellement désolée."

Son sourire était redevenu désolé, et sur le coup, Ludmilla éspéra ardement qu'aucun des deux protagonistes ne lui en voudrait. Elle n'avait que très moyennement envie de se retrouver en mauvais terme avec une fille dont-elle ne connaissait même pas l'identité et son jeune frère pour un rire qu'elle n'était pas parvenue à contenir...Ce serait vraiment la cerise sur le gâteau en ce qui concernait les bêtises de la journée.

_________________


I could not leave you, in times of trouble,
We never would have come this far,
I took the good times, I'll take the bad times,
I'll take you just the way you are.

I said I love you, and that's forever,
And this I promise from the heart,
I couldn't love you, any better,
I love you just the way you are.

I don't want clever, conversation,
I never want to work that hard,
I just want someone, that I can talk to,
I want you just the way you are.



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MessageSujet: Re: J'aime pas les titres...XD (libre.u__u )   Ven 2 Oct - 22:42

C'était un garçon, aussi sûrement que la jeune fille à ses côtés était une femme. Cela lui apparaîssait comme évident, maintenant qu'elle avait entendu son nom, et fait un peu plus attention que ça à son allure, ses vêtements et sa voix. Simplement qu'au premier coup d'oeil, elle ne s'était pas vraoiment posé de questions, et elle s'en voyait bien remerciée... Certes, elle aurait dû se montrer un peu plus observatrice, et réfléchir avant de parler, attendre que cette dite Ludmilla prononce le prénom avant, quelque chose, n'importe quoi, mais pas ce "mesdemoiselles" qui semblait tant déplacé après coup. Et puis, elle avait peur de l'avoir vexé, également, elle devait bien l'avouer. Marilee en tout cas n'aurait pas aimé qu'on la prenne pour un garçon, à prioris, mais étant donné que cela ne lui était tout bonnement jamais arrivé, elle ne pouvait pas jugé et encore moins dire la manière dont elle aurait réagi en pareille situation. Soyons honnête, cela ne lui aurait servi strictement à rien de se pencher sur le sujet, de toute façon; elle portait des robes, avait de très longs cheveux, un visage qu'on aurait pu qualifier de tout mais pas de masculin, et un tour de poitrine qui ne portait pas à confusion. Sa silhouette en général ne le permettait pas, en fait, ainsi que nombre de détails. Et sur ce jeune homme, elle avait simplement... Confondu? Ce n'était peut-être pas très flatteur, mais elle n'y pouvait rien en soit. Elle l'avait dit à voix haute, et les deux autres semblaient l'avoir parfaitement entendue, bien qu'elle eut de tout son coeur souhaité que ce ne fut pas le cas. La demoiselle Elmir se mordit la lèvre inférieure, consciente d'avoir ici commi une légère bévue... Ou au moins quasiment sure à cent pour cent d'en avoir commi une, pour être exact. Mais au vu des regards que les deux personnes lui lançaient, il devait y avoir un problème, c'était inévitable. Elle comptait les secondes avant qu'on ne lui fasse remarquer sa méprise, convaincue qu'elle n'aurait pas à aller bien loin. Le silence qui s'était installé entre eux à la suite de ces paroles était assez équivoque pour qu'elle comprenne, mais il y avait fort à parier qu'ils le lui signaleraient, juste "au cas ou", sans doute. Et par fièreté personnelle.

Aussi commença-t-elle à chercher ce qu'elle pourrait bien répliquer, quelle que soit la réponse de cet Aleksander. La jeune elfe pouvait plus ou moins la prévoir, ce qui faisait que ce n'était pas un réel ennui. Elle acceptait d'avoir tort et de se tromper, et ne rejetait pas, comme certains, automatiquement la faute sur les autres. Par exemple, elle aurait pu lui dire que c'était de sa fate, qu'il n'avait qu'à être un peu plus viril que ça, se débrouiller pour ne pas créer d'amalgame. Ce n'eut pas été faux en soit, d'accord, mais elle savait à merveille que la faute lui incombait. D'ailleurs, elle se jura de toujours commencer une conversation en demandant le prénom de l'autre, dans la mesure du possible bien entendu. Cela lui éviterait nombre de déboires, ce qui ne serait franchement pas une mauvaise chose. Enfin, toujours était-il qu'elle ne l'avait pas fait dans la présente situation, et que cela s'était avéré plutôt dérangeant. Oui, dérangeant, c'était tout à fait le mot qu'elle cherhcait, il convenait relativement bien à ce qu'elle pouvait ressentir dans l'immédiat. Les secondes continuaient de s'écouler, et elle continuait de compter jusqu'à ce qe la phrase tant appréhendée se fasse entendre, finissant d'éclaircir les doutes qu'elle pouvait bien avoir, ou avoir eu.

«Excusez moi mademoiselle, mais je suis un garçon...»lança-t-il, d'un ton d'où ne figurait aucune insolence, mais pas vraiment de sympathie non plus.

A l'entente de cette phrase, la Noble poussa un léger soupire, avant de ne chasser d'imaginaires poussières de sa robe, histoire de retrouver un tant soit peu de contenance. Ce qui était plus facile à dire qu'à faire, il est bon de le préciser. Que pouvait-relle répondre à ça? Que sa langue avait fourché, qu'elle avait commi un léger lapsus? Ca ne ferait pas très naturel, et encore moins honnête. Il s'en rendrait aussitôt compte, que ce soit lui où la jeune fille -ils se connaissaient, en plus de cela, ce qui ne faisait qu'ajouter au malaise de Marilee, qui avait posé ses yeux bleus sur ses chaussures, qui devaient avoir gagné un intéret tout particulier...- et la prendrait pour une menteuse, ce qu'elle serait. Or, elle n'aimait pas tant mentir, à part bien sûr les quelques pieux mensonges que tout le monde raconte au moins une fois dans sa vie. Ceux là, personne n'y coupait, et ceux qui prétendaient l'avoir fait étaient de bien pires menteurs que ceux qui l'acceptaient sans faire trop de manières. Mais sinon, elle préférait éviter. En clair, elle n'était pas sortie d'affaires... Elle allait s'apprêter à s'excuser platement aurpès du jeune garçon, mais fut coupée plus ou moins brusquement par la brune aux yeux bleus, qui partit d'un rire à n'en plus finir. Oh, pour elle, ce devait avoir été hilarant, bien sûr, mais pour les cdeux autres protagonistes de la scène, inutile de dire que ça ne l'avait pas été du tout. Si Marilee nétait pas obsédée par le qu'en dira-t-on, elle n'en restait pas moins une noble. Et chez les nobles, les apparences, ça comptait, au même totre que lezs réflexions que vous faisiez. Et elle venait d'avoir la confirmation qu'elle aurait justement mieux fait de ne pas en faire du tout...

Un rien contrariée au début, elle ne put retenir un regard mi agacé, mi suppliant envers elle. Le mélange était assez étrange, mais ce n'était rien comparé à ce qu'elle pensait. D'un naturel d'ordinaire déjà plus qu'indécis, les situation dans lesquelles elle ne savait pas comment réagir ne faisaient qu'accentuer ce défaut. En résumé donc, Marilee ne savait absolument pas quoi faire. Dire quelque chose, se taire? Parir, rester? Le prendre en riant, avec humour, ou bien de manière on ne pouvait plus sérieuse? C'avait toujours été un problème pour elle, de se fixer sur une décision et ,e pas en changer par la suite, pour encore revenir sur ses choix. Cela avait parfois le don d'énerver les autres, en particulier ceux qui lui posaient des questions auxquelles elle se trouvait dans l'incapacité totale de donner un seul début de réponse satisfaisante. Et plus elle savait qu'elle devait trouver ce qu'elle devrait faire, moins ellle trouvait. Cela avait l'effet inverse de celui escompté, en quelque sorte. Une fois de plus, sa légendaire irrésolution avait encore frappé, popur son plus grand malheur. Lorsque l'autre jeune fille eut arrêté de rire, la jeune Elfe l'entendit s'excuser, suite à quoii elle eut un léger hochement de tête. Ce n'était pas que ce n'avait pas été drôle, si elle avait été à sa place, sans doute aurait-elle réagi de même. Ce n'était pas pour autant qu'elle avait apprécié, mais elle comprenait. Entre comprendre et approuver, il y avait un monde, mais cela signifiait qu'elle ne lui en voulait nullement. Excuses acceptées, en somme.

Tordant nerveusement ses mains devant elle, lança à son égard, avec un sourire un peu crispé, que ce n'était rien.

Puis, se tournant vers Aleksander une nouvelle fois, elle finit par jeter son dévolu sur le choix qui lui parut, au final, le plus judicieux. Autrement dit, s'excuser, et advienne que pourra...

"Oh, je... Je suis désolée, je n'avais pas fait at... Enfin, ce n'est pas ce que je veux dire, je..." commença-t-elle, s'embrouillant dans ce qu'elle disait. Puis, elle reprit, tout en s'inclinant quelque peu. "Veuillez accepter mes excuses, si je vous ai offensé... "

La fin de la phrase était plus correcte que le début, il fallait bien le lui concéder. Elle espérait de tout coeur qu'elle n'avait pas dit de bêtise, cette fois ci. Elle n'en avait pas eu l'impression, c'était déjà ça de gagné.
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MessageSujet: Re: J'aime pas les titres...XD (libre.u__u )   Sam 17 Oct - 20:50

Aleksander n'avait pas l'air particulièrement sympathique, et le pire c'était qu'il le savait pertinemment. De nature déjà il n'était pas du genre à sourire à tout bout de champ et à rire de tout et n'importe quoi, mais il ne faisait clairement rien pour arranger les choses. Il y avait des serviteurs qui souriaient, parlaient même avec les Nobles de manière aussi polie qu'agréable. Et bien c'était loin d'être le cas du jeune homme-et une fois de plus, il le savait très bien. Il faisait ce qu'on lui demandait de faire, point barre. Parler avec des personnes qu'il ne connaissait même pas et qu'il ne portait pas forcément dans son cœur, c'était loin d'être la chose qu'il préférait faire. S'il avait par exemple du accompagner quelqu'un quelque part et le suivre pendant une journée entière, il aurait tout à fait été capable de ne pas lui adresser la parole de toute ce laps de temps. Était-ce une qualité ou un défaut il ne savait pas, mais il était capable de rester seul ou de ne discuter avec personne durant très longtemps sans que ça ne lui manque vraiment. Il n 'était pas du genre sociable de toute façon, n'importe qui le connaissant un minimum aurait pu en témoigner. En tout les cas, là il aurait tout donné-ou presque-pour que cette jeune Elfe se soit tue. Qu'elle n'ait pas ouvert la bouche, qu'elle n'ait absolument rien dit, qu'elle se soit contentée de le penser ou mieux, qu'elle se soit abstenue de penser tout court. Quoi que bien que ce ne fut pas très charitable, tout ce qui venait à l'esprit du jeune garçon aux yeux bleus était qu'elle n'avait en effet pas du penser plus qu'un quart de seconde pour en parvenir à la conclusion qu'il était une fille et pas un garçon. Il n'y avait pas, ça ne passait pas. Ça avait beau ne pas être la première fois que ça arrivait, il détestait toujours autant ce genre de méprise stupide et délicates à démêler. De un ça le gênait, et de deux c'était quelque peu insultant, quelque part. Il se fichait bien de ne pas être musclé, de ne pas être particulièrement grand, de ne pas avoir des traits plus virils ou un air général plus masculin. Aleksander Blaze savait pertinemment que même sa voix pouvait être assimilée à celle d'une fille, dans une certaine mesure. Oui, il savait que ce n'était pas complètement la faute de cette jeune Elfe, et qu'au fond ce n'était de la faute de personne. Seulement elle avait eu le malheur de le dire, alors à défaut de pouvoir s'en prendre à Mère nature il ne pouvait tourner sa colère que contre elle. Si seulement elle s'était tue, si seulement elle s'était tue..., enfin. Au moins ça ne pouvait pas être pire.

…, quoi qu'à l'évidence si. La situation pouvait encore empirer.

Il s'en rendit compte quand sa sœur se mit à rire, en fait. Rire qui était sans nul doute du à la confusion que la demoiselle aux cheveux pâles avait fait, il s'en rendait bien compte. Ce n'était pas contre lui non plus, ce devait juste être la situation qui dans son intégralité devait porter à rire. Pour autant, il ne voyait pas du tout ce qu'il y avait de drôle. S'il avait été à la place de Ludmilla il n'aurait pas rit, bien sûr, mais peut-être aurait-il réussi à voir en quoi ça pouvait être si hilarant. En tout cas, ce rire n'arrangea absolument pas la gêne du jeune serviteur. Au contraire il ne s'en sentit que plus gêné, et aurait aimé littéralement disparaître sous terre, bien que ce fut puéril et impossible d'un point de vue technique. Il aurait bien aimé de même cacher son visage derrière un des sac, ou rabattre son béret devant son visage de sorte qu'on ne le voit plus. Comme le font les enfants, quand il se sentent gênés ou intimidés par quelque chose et qu'ils cachent leur visage de la source de cette peur, de ce quoi que ce soit qui les gêne en mettant leur main sur les yeux, croyant peut-être qu'en faisant cela ils deviendraient alors eux-aussi invisibles que l'était à présent cette chose ou personne. Mais Aleksander n'était plus un enfant, et il se rendait bien compte qu'en faisant une chose pareille ou en s'en allant, tout simplement, il n'aurait réussi qu'à se rendre plus ridicule qu'il ne pensait déjà l'être-et il ne tenait pas du tout à l'être plus encore. La jeune Elfe n'avait pas l'air d'apprécier tellement non plus, mais ça pour être honnête c'était le dernier de ses soucis pour le moment. Il ne la connaissait pas de toute façon, et sans doute que Ludmilla non plus ne la connaissait pas. Peut-être la reverrait-il, il n'en savait rien ; mais pour le moment tout cela importait bien peu. Il se contenta donc de lancer un regard noir à sa sœur ainée, l'air de lui demander d'arrêter de rire-même si l'effet d'un regard seul, surtout envers sa propre sœur, n'aurait aucun effet valable et il en était bien conscient. Il n'eut de toute façon pas le loisir de lui demander oralement de se taire, puisqu'elle finit par se calmer, doucement, et par arrêter de rire complètement. Il la connaissait bien, il se doutait qu'elle n'avait pas voulu gêner ou blesser qui que ce soit-si elle en était réellement capable, ce dont il pouvait douter par moment. Il n'empêchait que ce n'était pas agréable, mais alors pas du tout quand on était dans sa position.

"Désolée, je...Ce n'était pas drôle, je suis réellement désolée."

Aleksander poussa un bref soupir agacé, puis finit par faire un léger signe de tête à la jeune fille aux cheveux bruns, l'air de dire que ce n'était pas grave. De toute façon il ne pouvait pas décemment lui en vouloir alors qu'elle ne l'avait pas fait exprès, n'est-ce pas? La jeune fille aux très longs cheveux bleus clairs dit de même que ce n'était rien, tout en tordant ses mains devant elle. Un geste nerveux, aucun doute là-dessus. Ce ne devait pas être plus agréable pour elle que pour lui, il le savait ; se tromper de la sorte devait être gênant aussi, après tout. Ajoutez-y un rire involontaire et l'air peu aimable de l'infortuné interlocuteur, et la situation pouvait vite devenir encore plus embarrassante qu'elle ne l'était déjà.

"Oh, je... Je suis désolée, je n'avais pas fait at... Enfin, ce n'est pas ce que je veux dire, je...Veuillez accepter mes excuses, si je vous ai offensé... "

Aleksander se retint de lever les yeux au ciel quand elle commença à parler, puisqu'à vrai dire ce n'était pas vraiment des excuses souhaitables que celles qui vous disent en gros que le fait que vous êtes un homme n'est pas si flagrant que ça. Quand la jeune fille s'inclina quelque peu, il ne put retenir un haussement de sourcils, l'air de se demander ce qu'elle faisait. Rien qu'à ses habits, il pouvait dire qu'elle était aisée. Rien qu'à ses habits à lui, on voyait bien que non. Il était toujours en tenue de serviteur après tout, c'était assez explicite comme ça à ses yeux. Et c'est bien pour ça que le fait même qu'elle s'excuse de la sorte le laissa sans réaction le temps d'un ou deux battements de cils. En fait il n'attendait même pas vraiment d'excuses, même si la politesse voulait qu'elle le fasse, dans tout les cas. Après ces quelques instants de flottement le jeune serviteur aux yeux cobalt se ressaisit, et secoua rapidement sa tête de gauche à droite, l'air soudain d'avoir fait quelque chose qu'il ne fallait pas, d'avoir été pris en faute. Exactement comme si elle venait non pas de s'excuser, mais de faire quelque chose qu'elle n'aurait jamais du faire en raison de son rang. Qui qu'elle soit, il savait au moins qu'elle devait faire parti de la haute société, avec un sans titre. Et c'est pour ça sans doute qu'il ne put s'empêcher de prendre cet air fautif, et de s'empresser de dissiper le quelconque malentendu qui avait bien pu la pousser à s'excuser. Rattrapé par l'habitude, en sommes.

«Non , vous n'avez pas besoin de vous excuser, dit-il le plus sérieusement du monde, posant son regard foncé sur la demoiselle qui la première l'avait bousculé, tout à l'heure. Ce n'est pas grave, il n'y a absolument aucun problème.»

Non, elle n'avait pas besoin de s'excuser si elle était plus haut socialement que lui. Du point de vue d'Aleksander, c'était tout à fait ça. S'il était aux côtés d'un ou d'une Noble et que ladite personne ne le bousculait, volontairement ou pas, ce serait sa faute si quelque chose tombait. Il le savait très bien, ça marchait de toute façon toujours comme ça au sein de la société. Il n'avait pas eu la chance de naître dans une riche famille bourgeoise, et n'avait pas plus eu le loisir de pouvoir se vanter d'un quelconque titre lui permettant de séjourner au château en tant que personne servie et non servant. Et en fait, ça ne lui manquait pas tellement. Bien sûr, qui aurait osé dire qu'il ne voulait pas être riche mais plutôt être pauvre et vivre dans le besoin toute sa vie? Il n'était pas pauvre, mais ça faisait longtemps en tout cas qu'il s'était fait à l'idée que jamais il ne jouirait des même plaisirs et loisirs que quelqu'un de son âge issu de la haute-société. Enfin, de toute façon ce n'était pas comme si sa vie ne lui convenait pas, n'est-ce pas? L'argent est à la base de tout, certes, il s'en rendait de toute façon bien assez compte en travaillant pour des personnes n'ayant pas même besoin de travailler pour vivre dix fois mieux que lui. Cela étant, à part au niveau du travail et de ce que l'on pouvait s'acheter, l'argent ne pouvait pas tout faire, loin de là. Être riche ne vous empêchait pas de tomber gravement malade, être riche ne vous empêchait pas d'être détesté, de détester sa vie, d'avoir des contraintes, de ne jamais tomber amoureux ou au contraire de tomber amoureux mais de quelqu'un que vous ne pourriez jamais épouser..., non, il savait qu'il y avait beaucoup de choses que même les riches subissaient, et que les mauvais côtés de la bourgeoisie et de la Noblesse étaient nombreux. Différents et parfois incompréhensibles pour un roturier, mais nombreux.

«Ce n'est pas la première fois que ça arrive de toute façon, vous n'avez vraiment pas à vous excuser, Mademoiselle...»

Comme ça, il ne pouvait pas être plus clair. Non pas qu'il ne voulait pas de ses excuses, au contraire ; simplement qu'il n'avait pas l'impression de pouvoir les mériter d'une quelconque manière. Il resta un instant sur le Mademoiselle, sans rien ajouter, puis il fut pour lâcher quelque chose comme 'Et Mince.'. Et mince, parce qu'en effet elle ne lui avait pas donné son nom, et qu'à vrai dire il préférait ne pas le connaître. Lui demander son nom, c'était engager la conversation. Or c'était à peu près la dernière chose qu'il avait envie de faire, pour le moment. Engager la conversation. C'était un peu tard, cela étant...

«Pardon, il ne me semble pas que vous ayez dit votre nom...», ajouta-t-il laconiquement. Simple précision de fait, même s'il y avait peu de chance qu'elle ne dise qu'en effet elle ne lui avait pas donné, sans pour autant le dire.

Après quoi il détourna son regard pour le poser sur sa sœur, cette fois. Il ne savait toujours pas pourquoi elle avait hurlé de la sorte, mais il y avait fort à parier pour que ce ne soit rien de grave, en sommes. En tout cas il n'avait pas l'impression qu'elle ait été profondément choquée outre-mesure, donc il passerait là-dessus. En revanche il ne voyait pas bien ce qu'elle faisait ici, étant donné qu'il ne lui semblait pas qu'elle travaillait. En tout cas il ne pouvait s'empêcher de se dire que c'était une drôle de coïncidence que précisément sa sœur ainée ne lui rentre dedans-déjà qu'elle tombe sur lui était assez étonnant en soit-devant une boutique de fleur, étant donné que leur autre sœur travaillait dans une échoppe similaire. Mais ça n'avait aucune importance, tout du moins pas aux yeux de l'adolescent. Oui, c'était une coïncidence, voilà, fin de l'histoire..., le lendemain il l'aurait déjà oublié, s'il ne le faisait pas avant.

«Excuse moi Ludmilla, mais qu'est-ce que tu fais là, au juste?»

Simple clarification. Comme ça il saurait, au moins.
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MessageSujet: Re: J'aime pas les titres...XD (libre.u__u )   Jeu 14 Jan - 17:34

La situation était loin d'être agréable pour la jeune fille et le jeune homme, et son rire n'avait qu'empirer ce léger malaise qui s'était installé entre eux depuis la méprise de la jeune Elfe. Avec du recul, Ludmilla s'en rendait très bien compte, et s'en repentissait largement. Pöurquoi diable n'était-elle pas parvenue à maîtriser ce stupide éclat de rire? Le regard que la demoiselle aux très longs cheveux lui avait lancé avait été plus qu'explicite, et elle du faire beaucoup d'efforts pour ne pas baisser la tête et s'excuser encore et encore. Son frère également avait eu l'air d'être gêné par son soudain éclat de rire, et elle ne fut sincèrement désolée, bien qu'elle ne prononça pas de nouvelles excuses à voix haute. Intérieurement, elle se maudissait. Elle savait d'ordinaire se comporter de manière respectable, elle était une servante, elle côtoyait beaucoup de Nobles au château, et là, il lui semblait qu'elle avait complètement faillit en matière de politesse. Certes, cela lui avait échappé, ce n'était pas sa faute, mais...La fille aux longues oreilles qui se trouvait à ses côtés semblait être quelqu'un d'aisé, Noble ou Bourgeoise, elle n'aurait trop su le dire, mais cela importait peu. Elle était riche, plus qu'elle, c'était tout ce qui comptait, et elle devait par conséquent lui montrer plus de respect qu'à n'importe quel autre villageois qui se serait promené dans la rue à ce moment-là. Hors, rire de la sorte, cela avait été...Elle se mordait légèrement la lèvre inférieure, priant pour qu'elle ne lui fasse aucune remarque à ce sujet. Le petit hochement de tête qu'elle avait eu après ses excuses signifiait sans doute que ses dites excuses avaient été acceptées, et avec le 'ce n'est rien' qui suivit, elle en fut certaine, mais...Cela ne l'empêchait pas de s'inquièter pour autant.

Ce n'était pourtant pas elle qui était dans la situation la plus embarassante. A l'expression qui étirait les traits du visage de son frère et les paroles embrouillées de l'Elfe, elle le devinait aisément. Tout comme Aleksander, elle ne pu retenir un petit mouvement de surprise lorsque la jeune fille s'inclina face à ce dernier. C'était chose courante chez les serviteurs, que de s'incliner envers les Nobles lorsqu'ils se retiraient ou s'excusaient, Ludmilla connaissait par coeur ce code qu'elle était obligé de respecter scrupuleusement à son travail. Mais qu'une personne comme cette jeune demoiselle s'incline devant Aleksander, dont l'habillement indiquait clairement qu'il ne faisait pas parti des classes les plus élevées de la société...Oui, elle en avait été surprise, elle devait l'avouer. Un simple villageois avait rarement droit à une telle marque de politesse de la part d'une personne de rang plus élevé. Réflexe, excuses sincères? La jeune femme aux yeux bleus ne parvenait pas à déterminer ce qui avait poussé l'Elfe à éxécuter ce geste, et ne chercha pas à le comprendre. Elle s'était excusée, c'était tout ce qui comptait, n'est-ce pas? Son jeune frère ne semblait de toutes manières n'avoir rien à y redire, alors elle n'avait rien à y redire non plus. Ce n'était pas comme si ces excuses lui étaient adréssées, de plus.

Laissant son regard bleu dériver sur la fleuristerie devant laquelle elle s'était arrêtée avant de croiser les deux autres, elle regarda les différentes boutiques voisines de cette dernière. C'était un magnifique jour d'été, le ciel était bleu, et les vendeurs avaient installés leurs produits sur le trottoire, dans l'espoir d'attirer en ce jour une clientèle plus nombreuse. Ludmilla ne pu s'empêcher de se demander si Karin travaillait encore en ce moment. Si c'était le cas, elle devait avoir chaud, non? Le soleil tappait sans répit de ses brûlants rayons la capitale du Royaume Est, et la seule chose à laquelle devait aspirer les travailleurs était une bonne boisson glacée et du repos. Pour sa part, bien que sa tête lui faisant encore un peu mal, Ludmilla se sentait assez bien. Ce n'était pas la peine de se morfondre sur son sort, la journée promettait d'être agréable, elle n'allait pas la gâcher à cause d'un bête accident. Elle poussa un petit soupir discret, un nouveau sourire se dessinant sur ses fines lèvres. Oui, cette journée allait être formidable, elle l'avait décidé, alors...

«Excuse moi Ludmilla, mais qu'est-ce que tu fais là, au juste?»

Ludmilla sursauta en entendant la voix d'Aleksander, se tournant vers son frère qui la regardait à présent avec une expression surprise. Oups, elle n'avait pas écouté le reste de la conversation, trop plongée dans ses pensées pour entendre quoi que ce soit d'autre. Elle récupéra vite son sourire, gênée, et répondit à son frère, d'une voix un peu trop rapide peut-être:

"Ah, hum, et bien, j'ai eu le reste de ma journée, alors j'en ai profité poiur descendre en ville et me promener un peu. Et toi, que fais-tu là? Tu as des choses à faire?"

Elle avait juste posé cette question pour meubler la conversation. Aleksander portait son uniforme de serviteur, il était donc évident qu'il était ici sur les ordres d'une quelconque personne, et non pour son propre plaisir, contrairement à elle. Faisant passer son sac dans son autre main, elle continuait de sourire, son regard passant nerveusement de son frère à la belle inconnue aux oreilles pointues. Oh, qu'elle n'aimait pas cette sensation d'avoir dit ou fait quelque chose qu'elle n'aurait pas du, comme elle ne l'aimait pas...

[Bon, c'est court et nul, mais...La réponse s'imposait.xD]

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I could not leave you, in times of trouble,
We never would have come this far,
I took the good times, I'll take the bad times,
I'll take you just the way you are.

I said I love you, and that's forever,
And this I promise from the heart,
I couldn't love you, any better,
I love you just the way you are.

I don't want clever, conversation,
I never want to work that hard,
I just want someone, that I can talk to,
I want you just the way you are.



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MessageSujet: Re: J'aime pas les titres...XD (libre.u__u )   Mer 3 Fév - 0:43

Illea. Un bien beau pays, bien que si différent du sien, se prenait souvent à songer la demoiselle aux longs cheveux clairs. Il n'y avait pas les eaux céruléennes de la mer autour d'eux, ni le bruit des vagues se brisant sur les rochers, ni le cris des oiseaux auxquels elle était habituée, et pourtant, il n'en perdait en rien sa magnificence. Il aurait été mentir que toutes ces choses, quelque part au fond d'elle même, le lui manquaient pas, mais il l'aurait tout autant été d'affirmer que ces paysages dont elle se souvenait si bien avaient quoi que ce fut à envier à ceux qui lui étaient à présent donné de voir. Des collines, des fleuves, des montagnes même; en ce jour, un ciel d'été, d'une teinte similaire à celle des yeux de ses deux interlocuteurs, ainsi que des siens. Ayant décrété ces deux pays trop différents l'un de l'autre, et décidé de ne comparer qu'uniquement ce qui était comparable, elle ne chercha pas à les départager, à peser le pour et le contre de l'un, de l'autre. En plus d'être une tache particulièrement ardue et à l'issue plus qu'incertaine, elle n'aurait pas présenté une grande utilité. En revanche, il y avait deux choses dont Marilee ne pouvait s'empêcher de déplorer la disparition, à savoir la langue elfique de même que leurs mœurs. Lorsqu'elle vivait encore là bas, jamais elle n'eut le moindre doute sur la conduite à adopter, les gestes à faire devant telle ou telle personne, dans telle ou telle situation, selon telles ou telles circonstances. Jamais, en soit, était peut-être un mot un peu fort, mais c'était bien là ce qu'elle ressentait. Faisant de son mieux, elle avait appris comme elle le pouvait la manière dont tout se déroulait ici; en de nombreux points, ce n'était pas très différent de ce qu'elle devait faire avant que l'île sombre. Toutefois, en d'aussi nombreux autres cela l'était, aussi avait-elle, souvent, peur de mal faire. Ajoutez à cela son caractère indécis naturel, contre lequel elle ne pouvait malheureusement rien, et il pouvait arriver qu'elle se retrouve pour le moins perdue, ne sache que faire, que dire et pourquoi. Auquel cas, se taire fonctionnait parfois; seulement la jeune Elfe n'était pas personne à se taire. Pas par peur de ne rien dire, plus par réflexe, sans nul doute. Lorsqu'on lui adressait la parole, ou qu'une question la hantait, elle ne pouvait se retenir de demander, de dire quelque chose, se répétant que de toute façon, cela ne risquait pas de lui attirer le moindre ennui. Comme quoi, mieux valait de jurer de rien, comme ils le disaient dans cette langue. Une simple réflexion, à l'image par exemple de celle ayant précédemment passé la barrière rosée de ses lèvres. Innocente, irréfléchie, nullement méchante, certes. Mais qui au final, avait été blessante, bien malgré elle, force était de le croire. Elle avait espéré ne pas avoir vexé le brun, et non pas la brune comme elle l'avait tout d'abord pensé, et à ses dépends, sachant avoir commis une faute, une erreur qu'elle n'aurait pas dû. Évidemment, lorsqu'elle posait les yeux sur lui, il lui semblait plus que clair qu'il s'agissait d'un garçon; cela ne l'était pas quelques secondes plus tôt. Confuse, elle l'éta it. Savait également tout aussi bien qu'il ne suffisait pas obligatoirement d'être désolé pour être pardonné, la marge entre les deux restant de taille considérable. Tristement, sans doute, mais considérable tout de même. Ainsi, cherchant au mieux à réparer sa bêtise, elle avait pensé qu'il serait une bonne idée de s'incliner légèrement. Elle l'avait toujours fait, après avoir commis quelque stupide maladresse, cela pouvait aider, généralement. C'était tout du moins ce qu'elle pensait et pas une seule seconde ne lui traversa l'esprit le fait que d'adopter ce genre de comportement face à une personne de rang ô combien inférieur au sien pourrait sembler étrange, paradoxal, inhabituel. Pas un instant. Comme si souvent dans sa vie qui pourtant n'était pas si longue encore, Marilee avait omis de prendre le temps de penser les choses, de les mettre à plat, de les analyser et de n'agir seulement qu'après. Elle n'était pas terriblement maladroite, il ne fallait pas non plus exagérer; ce ne devait pas être son jour, ce devait être l'explication correcte. Tout du moins était-elle, au sens de la jeune fille, envisageable. Tout rentrerait dans l'ordre le lendemain.

Mais le lendemain en question n'arriverait que dans longtemps encore, des heures devraient encore se céder tour à tour la place, le soleil devrait encore descendre loin à l'horizon, le ciel devrait encore perdre cette couleur azure. Autrement dit, l'attente serait longue et elle n'avait d'autre choix que de patienter tranquillement, s'occupant bon gré mal gré. Et présentement, résolvant -tentant de résoudre, plutôt- une situation épineuse et ne parvenant visiblement qu'à l'empirer. A la réaction de la seconde jeune fille, ainsi qu'à celle du destinataire des dites excuses, elle su, ou pensa savoir, mais de son point de vue cela revenait au même, avoir fait à nouveau quelque chose qu'elle aurait dû éviter. Sur le moment, elle se dit que faire demi-tour de suite et rentrer au château en priant de ne jamais plus les croiser serait peut-être la meilleure des options s'offrant à elle, mais elle rejeta bien vite cette hypothèse; politesse oblige, et en outre, ce n'était pas dans son caractère. L'elfe se fendit à nouveau d'un sourire désolé, la mine cette fois-ci également vaguement anxieuse. Car si elle n'avait pas la moindre piste sur ce qu'elle avait fait d'étrange, elle savait avoir fait quelque chose. Elle se tenait donc à présent bien droite, le regard planté dans celui d'Aleksander, puisque tel était son nom, d'après l'autre demoiselle -Ludmilla? Pour elle au moins, elle ne risquait pas de se tromper de genre-pensa Marilee. Après coup, elle se reprit et jugea ces pensées injustes, dans la mesure où elle ne devait pas rendre responsable l'apparence du jeune homme, certes androgyne mais, elle le savait, pas au point qu'elle ai dû le prendre pour une fille. Elle attendit donc la réponse, appréhendant quelque peu, qui d'ailleurs ne tarda pas à venir:

«Ce n'est pas la première fois que ça arrive de toute façon, vous n'avez vraiment pas à vous excuser, Mademoiselle...»

Ce n'était donc pas une grande première? Elle ne savait si elle devait être étonnée ou non d'apprendre cette nouvelle, ou ne serait-ce que soulagée de ne pas être un cas à part. La plupart du temps, on se trouvait réconforté de ne pas être seul, d'être accompagné, que ce soit par un ami ou un illustre inconnu, là n'était pas le problème, tant que cette dite personne était avec nous. Dans les faits cela ne changeait rien. Avait tout juste un effet apaisant, sans que l'on puisse s'expliquer pourquoi. Le point noir restant cependant était qu'elle ne savait absolument pas s'il mentait ou non, dans le simple but de la rassurer. Parce qu'elle était noble, elle l'aurait parié. Cette idée enfin lui était venue à l'esprit, un peu tardivement elle n'en disconvenait point. Sans doute était-ce là la raison pour laquelle ils avaient tous deux eut un léger mouvement de recul; il ne devait pas être courant de s'incliner devant ce qui lui semblait être un serviteur, à en juger par son uniforme. Cela ne l'était pas, elle le savait, ni ici ni nulle part ailleurs. Et Marilee comprenait pourquoi. C'était d'une telle évidence que c'en devenait ridicule, et pourtant, elle ne regrettait pas son geste. Était-ce donc si dégradant? Entre les murs du château, elle l'accordait, elle ne l'aurait sûrement pas fait. Mais ici, au beau milieu du centre ville bondé, entourés d'une multitude de personnes, c'était une toute autre histoire.

Mais, de fait, elle ne le croyait pas le moins du monde lorsqu'il disait qu'elle n'avait nullement besoin de s'excuser. C'était faux, et elle l'aurait tout autant cru s'il lui avait dit que la terre était plate. Pure politesse? Sans doute. Elle secoua vaguement la tête de gauche à droite, sans insister plus toutefois. Cela n'aurait pas servit à grand-chose et Marilee n'était pas une fervente adepte des choses inutiles. Personne ne l'était. Elle se contenta donc de cela, lorsqu'Aleksander lui demanda son nom. En effet, elle ne le leur avait pas donné; premièrement, elle n'en avait pas véritablement eut l'occasion et, deuxièmement, n'y étais pas obligée non plus. Souriant derechef, un peu plus détendue qu'une poignée de secondes plus tôt, elle éleva à nouveau la voix.

''Non, en effet. Je suis Marilee Elmir, je... Je suis encore désolée, je ne pensais réellement pas à mal...''

Le jeune homme demanda ensuite à Ludmilla ce qu'elle faisait ici. Marilee ne savait pas quelle était leur relation mais, ce dont elle était sûre, c'était qu'ils se connaissaient, cela ne laissait pas le moindre doute. Elle regarda tour à tour l'un, puis l'autre, et attendit la réponse de la brune, qui ne se fit pas attendre. Elle répondit qu'elle avait eu le reste de sa journée -elle travaillait donc, et puisqu'il était étonné de la trouver en ville, peut-être au château? Elle n'était pas certaine.- et se promenait donc en ville. La chaleur ne la dérangeait-elle pas? L'elfe poussa un inaudible soupire, ayant la fâcheuse impression d'être la seule dérangée par la température ambiante, qu'elle continuait de trouver beaucoup trop élevée. En soit, il était peu probable qu'elle change dans les minutes qui suivraient, aussi décida-t-elle de ne pas se plaindre. Mais elle n'en pensait pas moins. C'était tout bonnement insupportable... Penchant la tête sur le côté, elle s'apprêta à poser la question qui lui trottait dans la tête, depuis un petit moment maintenant.

''Excusez-moi, je ne voudrais pas vous déranger mais... commença-t-elle. Vous connaissez? Vous travaillez au château, non?''

Elle ne releva l'absence du second ''vous'' dans sa phrase. La langue d'Illea était décidément bien compliquées et, même après un certain passé ici, et de nombreuses heures passées à apprendre vocabulaire, particularités, prononciation et conjugaison, il n'en restait pas moins qu'elle ne serait jamais sa langue maternelle, et que certaines erreurs, petites et sans grandes importances, certes, seraient tout de même présentes.
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MessageSujet: Re: J'aime pas les titres...XD (libre.u__u )   Sam 6 Mar - 19:03

Aleksander n'était pas quelqu'un de particulièrement rancunier. Pas particulièrement, parce que tout dépendait de la situation et de la personne. De fait, certaines personnes dans ce monde auraient pu penser qu'il était pire que cela et que la moindre des petites erreurs, la moindre des remarques déplacées ou le plus petit regard de travers qu'ils auraient à son égard leur retomberait dessus un jour ou l'autre. D'autres en revanche devaient se dire qu'il se fichait bien de ce qu'on pouvait lui dire ou de ce qu'on pouvait lui faire, et qu'il avait déjà oublié le lendemain. Oui, tout dépendait. S'il ne vous aimait pas à la base, que vous aviez le malheur d'être rentré dans sa liste noire pour une raison X ou Y, il fallait vous attendre à tout. Mais réellement tout ; parce que si en général le jeune homme était d'un naturel réservé et silencieux, taciturne et renfermé, poli et travailleur, il n'en restait pas moins qu'il pouvait se montrer pire que désagréable. De là à en retenir la plus petite chose qu'il n'aurait pas apprécié et à le faire payer en triple. Heureusement, il ne détestait à ce point que vraiment peu de personnes dans ce monde, et la grande majorité de ses connaissances n'avaient pas à subir ce genre de traitement de faveurs peu désirables. Là, en l'occurrence, il était fort improbable que s'il revoyait cette jeune fille dans le château il lui en voudrait encore. Qu'elle le prenne pour une fille l'avait agacé, bien entendu ; qui aurait aimé être pris pour le genre opposé? Pas lui, en tout cas. Mais ce n'était pas pour autant qu'il allait la détester et lancer des insultes dans son dos à chaque fois qu'elle passerait près de lui. Non pas que ce n'était pas son genre, simplement qu'il n'en voyait pas l'intérêt. Elle n'en valait pas la peine, à ses yeux. Méchant? Oui, complètement. Il ne comptait pas perdre son calme et s'énerver en silence chaque fois que cette Elfe aux trop longs cheveux clairs passerait, ç'aurait été gâcher sa journée pour trois fois rien. Parce qu'elle avait beau s'être platement excusée et avoir eu l'air gênée, Aleksander doutait plus que fortement qu'elle en pense un mot. Elle était Noble-ou tout du moins le pensait-il, à défaut d'en être totalement certain-et lui n'était qu'un simple serviteur. Il ne l'avait pas dit, mais même avec son manteau il savait que ça se voyait. Et même si la demoiselle ne l'avait pas vu, elle devait bien savoir que la distance entre leurs deux conditions devait être des plus considérable, dans tout les cas. Alors non, elle devait bien s'en moquer. Les Nobles et les autres vivaient dans des mondes complètement différents, diamétralement opposés. Rien en commun. Les serviteurs faisaient parti des classes moyennes ou basses de la société, et côtoyaient les Hautes classes, les personnes riches à outrance vivant au château lui-même. Et s'il voulait bien croire que tout les Nobles n'étaient pas des personnes cruelles et méchantes, sans morale aucune et sans aucun sens de la gentillesse et des valeurs, il n'admettait pour autant pas qu'ils puissent prêter même un vague intérêt aux gens comme lui. Alors oui, cette jeune fille avait l'air gentille. Oui, elle s'était excusée et avait eu l'air sincère. Oui, elle n'avait vraiment pas l'air de les regarder de haut. Mais elle n'en restait pas moins une nantie, et une parfaite inconnue. Si Aleksander la revoyait, ce serait sans doute dans le cadre de son travail. Alors non, jamais le jeune homme aux yeux bleus n'avait pensé à lui en vouloir toute sa vie. Aucun intérêt. Il l'aurait oubliée le lendemain, elle les aurait oubliés dans dix minutes, et voilà tout.

Il détourna doucement son regard vers la jeune Elfe quand elle lui dit son prénom, s'excusant de nouveau, un léger sourire sur son visage. Marilee Elmir. Non pas que ça l'importait vraiment, à vrai dire il s'en moquait même complètement ; il lui avait simplement demandé parce qu'il n'avait pas pu faire autrement. Et ainsi, s'il la revoyait, il pourrait peut-être remettre son prénom. Il détestait vraiment que les autres se souviennent de lui quand lui ne se souvenait pas de l'autre : ça lui donnait l'impression d'être un ancêtre grabataire en train de perdre la mémoire. Il serra un peu plus son sac contre lui, et passa son autre main sur son manteau. Maintenant qu'il y regardait de plus près, il devait bien être le seul à se promener en ville avec un manteau, ce jour là. Il faisait chaud, il l'admettait volontiers, mais ce n'était pas ça qui le convaincrait de l'enlever. Ce n'était pas comme s'il fondait, non? Et tant qu'il ne fondrait pas à cause de son manteau, il ne l'enlèverait pas. Le jeune serviteur n'avait pas envie d'avoir à le porter sur son bras, le mettre sur son dos était bien plus pratique. L'adolescent revint un instant sur la réponse de la dénommée Marilee. Hm. Ne pensait pas à mal? Il voulait bien la croire, mais honnêtement ça ne changeait rien. C'était fait c'était fait, il n'y avait vraiment aucune raison de s'attarder là-dessus plus longtemps. Aleksander n'était pas un fervent adepte des excuses qui s'éternisaient, pas plus que des situations qui s'installaient et duraient. Surtout quand elles étaient gênantes, comme celle-là..., enfin. Au moins elle s'était excusée, c'était vrai. Elle aurait pu ne pas le faire, après tout. Ça la rangeait dans la catégorie polie, et c'était déjà ça de gagné. Il n'avait que rarement l'occasion de 'parler' avec des Nobles, se contentant simplement d'acquiescer ou de répondre si on lui posait une question, quelle qu'elle soit. Il n'y avait pas à discuter, que ce soit discuter avec celui qui donnait les ordres ou discuter les ordres eux-même. Et puis, il s'était toujours dit que ça n'aurait jamais rien d'amusant, de parler avec un Noble. Non pas que leurs conversations étaient inintéressantes, simplement qu'elles ne l'intéressaient pas, lui. Comme beaucoup de choses dans ce bas monde, certes..., il convenait qu'il n'était pas quelqu'un de très curieux et intéressé. Il se fichait bien de tout ce qui ne le concernait ni lui ni ses sœurs, et n'avait jamais trouvé amusant d'écouter ou de colporter ce qui se disait dans le château. Il se fichait bien qu'on dise de lui qu'il était rabat-joie autant que si on lui disait qu'il était beau. Les remarques des autres, il ne les écoutait pas. Il s'en contrefichait ; chacun pouvait bien parler avec ses amis, et laisser les autres tranquille, non? Comme si ça le regardait. Savoir quoi que ce soit de plus que le nom de cette jeune Elfe aux grands yeux clairs ne l'intéressait pas non plus, aussi ne comptait-il pas lui demander. Pas à moins d'y être obligé, en tout cas.

"Ah, hum, et bien, j'ai eu le reste de ma journée, alors j'en ai profité pour descendre en ville et me promener un peu. Et toi, que fais-tu là? Tu as des choses à faire?"

Le jeune homme aux yeux bleus croisa le regard de sa sœur ainée, et haussa machinalement ses épaules. C'était une grande différence entre sa sœur et lui, ça. De un, il ne demandait presque jamais à avoir sa journée, son après-midi ou quoi que ce soit. Il le faisait quand il voulait absolument passer voir Karin pour une raison X ou Y, par exemple, ou s'il voulait passer du temps chez lui. Vouloir quitter son travail parce qu'il voulait voir des amis, ou simplement pour souffler, ça ne lui serait jamais venu à l'esprit. Aucun intérêt, et il ne trouvait vraiment pas ça amusant d'une quelconque manière que ce soit. Il n'avait jamais compris comment on pouvait trouver ça agréable de marcher et de se promener en ville. Seul, tout du moins. Ça ne l'intéressait plus le moins du monde de parcourir les rues d'Esidir, maintenant. Il n'était là que parce qu'il le devait, voilà tout. S'il n'était pas au château, il était chez lui. Il ne restait entre les deux que pour aller de l'un à l'autre, mais c'était bien tout.

«Je travaille, répondit-il laconiquement en soulevant légèrement son sac. On m'a demandé d'aller prendre quelque chose, c'est tout.»

Quoi, aucune importance. Il devrait simplement déposer ça au château, et reprendrait ce qu'il faisait avant de ne devoir enfiler sa veste et sortir. Ce n'était pas follement intéressant, mais il était payé pour ça. Et, de ce qu'il en savait, personne ne devenait serviteur parce qu'il trouvait ce travail amusant ou terriblement diversifié. C'était toujours la même chose, c'était fatiguant et il y avait des Nobles qui étaient loin d'être sympathiques ou respectueux. Mais on s'y habituait vite, finalement, et ce n'était pas très compliqué. Il suffisait de faire ce qu'on leur demandait de faire, ça ne demandait pas d'aptitudes particulières que le garçon aux cheveux foncés n'aurait de toute façon pas eu. S'il avait eu un don pour quelque chose, à la limite..., mais c'était comme ça, ce n'était pas le cas. Et dans la mesure où il n'avait ni passion ni intérêt pour un métier en particulier...

''Excusez-moi, je ne voudrais pas vous déranger mais... Vous connaissez? Vous travaillez au château, non?''

Aleksander retint un soupir quand elle commença sa phrase, persuadé étant donné la manière dont elle avait commencé à parler que ça allait le déranger, justement. Comme si elle ne pouvait pas juste s'en aller, il fallait qu'elle ne veuille pas les déranger mais qu'elle le fasse quand même, maintenant. Il ne se retourna complètement vers elle que quand elle eut finit la phrase, et jeta un regard à Ludmilla. Vous connaissez? Il imaginait qu'elle avait voulu demander s'ils se connaissaient, mais ne pouvait en être sûr. C'était une Elfe, après tout ; il était tout-à-fait possible qu'elle ait simplement oublié un vous, ça ne l'aurait pas plus étonné que ça. Quand au fait qu'ils travaillaient au château, c'était drôlement bien vu. Sûr qu'avec son uniforme, c'était particulièrement difficile à deviner. Ludmilla en revanche était en tenue de ville, donc c'était moins évident. Et, oui, ils se connaissaient. Le garçon aux yeux bleus ne pouvait pas se voir parler avec sa sœur, mais il devinait bien que ça devait se voir. Rien que le fait qu'ils se soient appelés par leur prénom en disait assez long, après tout ; et ils ne discutaient pas comme l'auraient fait deux inconnus venant de se percuter. Mais il admettait volontiers qu'après seize ans de coexistence commune, il n'avaient plus besoin d'être présenté l'un à l'autre.

«En effet, répondit-il en tapant légèrement du pied par terre. Nous sommes frères et sœurs, si c'était votre question...»

Comme ça, si elle ne s'était pas trompée et parlait d'autre chose, il avait laissé une roue de secours. Il n'aimait pas particulièrement être ridicule, comme tout le monde ; alors s'il pouvait éviter de l'être, il évitait. Il aurait aussi pu ne pas répondre, mais tant qu'à faire il préférait éviter qu'elle ait la mauvaise idée sur eux. Ils étaient frère et sœur, voilà. C'était posé, au moins ça ce serait clair.

«Nous travaillons tout les deux au château, oui, répondit-il en se retournant de nouveau vers Ludmilla. Mais je ne pense pas vous avoir déjà vu, Mademoiselle Elmir.»

Sa sœur, il n'en savait rien. Mais honnêtement, il doutait fort qu'elle la connaisse ; elles n'avaient pas l'air de s'être déjà vu, en tout cas. Après, bien entendu, il ne pourrait jamais en être sûr sans demander.

Mais ce n'était pas comme si ça avait une réelle importance, de toute façon.


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MessageSujet: Re: J'aime pas les titres...XD (libre.u__u )   Jeu 22 Avr - 22:31

Ludmilla se contentait de sourire en regardant son frère et la jeune Elfe, ne sachant pas trop quoi faire en un moment pareil. Elle aurait pu s'en aller, tout simplement, tirer sa révérence sans rien ajouter de plus, mais quelque chose clouait ses jambes au sol, l'empêchant de faire un seul pas en arrière. Autour d'elle, le flux de passants n'avait pas diminué, et elle devait prendre garde à ne pas se faire bousculer par une ou deux personnes trop pressées pour faire attention à une jeune femme comme elle. Certes, il y avait de l'animation dans les rues de la grande Esidir ce jour-là, mais ce n'était pas pour lui déplaire. C'était bien plus agréable de faire ses achats dans une bonne ambiance comme celle-ci, et ce malgré le soleil qui continuait de faire sa loi au dessus d'eux, à demi-caché sur l'instant par un nuage blanc isolé. Elle était décidément ravie d'avoir eu son après-midi, si elle était restée à travailler au château par une si belle journée, elle se serait très certainement mise à rêvasser à la vue du ciel si beau et bleu qui s'étendait au dessus de la ville. Et irrémédiablement, aurais durement été rappelée à l'ordre. Maintenant qu'elle y pensait, ce genre d'incidents lui arrivait un peu trop souvent, ces temps-ci. Elle s'appliquait pourtant à faire son travail du mieux qu'elle le pouvait, mais son esprit dérivait la plupart du temps loin, loin du monde réel, vers de lointaines et plus brillantes contrées. Ses collègues et sa supérieure n'appréciaient que très moyennement cette capacité à s'arrêter de passer le chiffon sur les vitres pour apprécier avec un grand intérêt la tapisserie ou le sol, et on lui reprochait ce manque de concentration. Elle se contentait de s'excuser, soupirer et reprendre son travail du mieux qu'elle le pouvait. Elle n'y était pour rien, si ses pensées dérivaient toutes seules...N'avait-elle pas toujours été rêveuse? Elle se souvenait, mais c'était flou, cela faisait si longtemps déjà, que sur les bancs de l'école, elle n'avait jamais été très attentive non plus. Elle n'y était de toute manière pas allée longtemps, juste assez pour savoir lire, compter et écrire convenablement, et savoir un minimum de géographie et d'histoire pour ne paraitre ridicule lors d'une conversation. Des bancs de bois, des tables de la même matière, un tableau noir...Les écoles pour les villageois comme elle ne permettaient pas de faire de très grandes études, et pour que quelqu'un de sa condition puisse continuer à étudier comme le faisait par exemple un fils de Bourgeois, alors il fallait être très intelligent et avoir des résultats dépassant largement la moyenne; sans oublier un intérêt particulier pour les sciences et la littérature. Intelligence que malheureusement, Ludmilla Blaze ne semblait pas avoir eu à sa naissance. Mais qu'importe, elle se contentait de ce qu'elle avait, et vivait très bien sans être une mathématicienne de génie. Elle avait quitté l'école tôt, travaillait comme servante, et si elle n'avait pas beaucoup de culture générale, qui irait s'en plaindre? Sa famille n'était ni célèbre ni hors du commun, alors dans ce cadre de vie tout à fait normal, elle ne se détachait en rien du lot, et ne souffrait d'aucune mise à l'écart. Elle s'aimait elle et sa vie comme elle était, il n'y avait pas besoin de changer quoi que ce soit pour la rendre meilleure ou pire. Tout était très bien comme ça.

La seule raison pour laquelle Ludmilla aurait peut-être désiré être plus intelligente et cultivée, posséder une intelligence qui lui aurait permit de briller, était George, et la famille de ce dernier. Ou plutôt, l'image qu'elle allait devoir donner à sa famille quand, immanquablement, ils devraient se rencontrer. Il était Noble, cultivé, et elle n'était qu'une servante sans ambition , alors...Accepteraient-ils que leur fils soit avec une jeune femme aussi peu convenable pour quelqu'un de son rang? Elle n'avais jamais laissé filtrer aucun signe d'inquiétude à ce sujet, mais cela la tracassait beaucoup plus qu'elle ne voulait bien le montrer. N'importe qui s'inquiétait de la première impression qu'il allait faire à sa belle-famille, il était donc tout naturel qu'elle fasse la grimace en pensant à ce qu'elle pourrait bien faire une fois face à eux. Surtout quand le fossé entre les deux classes sociales était aussi profond que les gorges du Démon. Ludmilla croisa soudain le bleu regard de son frère, qui venait de hausser les épaules, et coupa court à ses précédentes pensées pour entièrement se concentrer sur la réponse qu'il venait de lui donner. Voilà qu'encore une fois, ses pensées dérivaient, et elle se devait de faire attention sous peine de perdre le fil de la conversation, et avoir l'air totalement idiot si on lui posait une question. Une course pour le château, uh...Elle s'en était douté, mais préférait tout de même avoir la confirmation orale, savait-on jamais: Plus la réponse nous semblait évident, plus l'on était effrayé de la dire à voix haute, la peur de se tromper et paraître ridicule nous tordant l'estomac. A cette réponse, la jeune femme aux cheveux châtains se contenta de légèrement hocher la tête, ne jugeant pas utile de rajouter quoi que ce soit aux paroles de son frère. Quelques secondes plus tard, la jeune Elfe éleva de toute façon de nouveau sa voix, et une paire d'yeux bleus marines se posèrent sur le rond visage de la plus jeune. Elle avait fait une faute, la phrase n'avait aux oreilles de Ludmilla aucun sens. Vous connaissez...Elle regarda Aleksander, croisant encore son regard, et son expression fini de la convaincre qu'elle avait là bel et bien fait une faute. Sûrement avait-elle voulu demander s'ils se connaissaient, et dans ce cas-là, la phrase prenait tout son sens. Ludmilla laissa son sourire s'agrandir, se contentant d'attendre qu'Aleksander ne réponde, ce qu'il fit peu après. Sans s'en rendre compte, elle laissa de nouveau ses pensées dériver, jusqu'à ce qu'elle entende 'Mlle. Elmir' à la fin de la phrase de son frère. Hum, Mlle
.Elmir? Elle savait bien que ne pas prêter attention à la conversation allait lui apporter quelques désagréments, mais elle ne pensait pas que ce serait aussi tôt...Il avait très certainement désigné par ce nom la jeune Elfe, mais là encore, elle n'était pas entièrement sûre de ce qu'elle avançait.

Et s'il avait parlé de quelqu'un d'autre entre temps? L'Elfe aux longs cheveux avait du donner son nom, si seulement elle avait écouté...Sur le coup, Ludmilla fut pour aller se frapper la tête contre un des murs de pierre des maisons qui les entouraient, mais se retint bien heureusement, se contentant de pousser un discret soupir. Si elle ne disait rien, ils allaient tout de suite voir qu'elle n'avait pas écouté, mais si elle se trompait ou disait une bêtise, ce serait encore pire, alors...Tentant le tout pour le tout, elle décida de s'appuyer sur la question de la Noble pour répondre à son tour, faisant de son mieux pour avoir l'air sûre d'elle:

« Effectivement, je travaille aussi au château en tant que servante. Elle laissa s'écouler un petit moment de silence, durant lequel elle regarda seulement la jeune fille aux oreilles pointues devant elle, pour ensuite reprendre, sur un ton interrogatif, Excusez-moi à mon tour, Mademoiselle, mais...Vous êtes Noble, je me trompe? »

Elle avait attentivement observé ses vêtements et son allure en général, et bien qu'elle faisait des fautes, elle s'exprimait poliment et bien mieux qu'elle. Elle ne l'avait jamais vu auparavant, que ce soit dans les nombreux couloirs du château, lors de réceptions ou des dîners, mais ce n'était guère étonnant en soi, elle était loin de connaître tous les visages des habitants du grand château de l'Est. Elle retrouva son sourire, ses yeux passant de l'Elfe à la route pavée, attendant la réponse de la jeune fille aux grands yeux bleus. Si elle s'était trompée, elle pourrait officiellement déclarer que cette journée était placée sous le signe de la malchance.

_________________


I could not leave you, in times of trouble,
We never would have come this far,
I took the good times, I'll take the bad times,
I'll take you just the way you are.

I said I love you, and that's forever,
And this I promise from the heart,
I couldn't love you, any better,
I love you just the way you are.

I don't want clever, conversation,
I never want to work that hard,
I just want someone, that I can talk to,
I want you just the way you are.



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MessageSujet: Re: J'aime pas les titres...XD (libre.u__u )   Sam 15 Mai - 19:05

Marilee passa une main dans ses cheveux, la chaleur continuant de l'indisposer fortement mais de moins en moins attentive à ce détail à présent. Depuis toute petite, on lui avait appris, dit et répété, qu'il lui fallait ne pas être trop rêveuse et, qui plus était, moins encore durant les diverses conversations qu'elle pouvait avoir avec ses pairs. C'était la moindre des politesses, c'était la moindre des choses et, lorsque l'on a de cesse de vous réprimander dès que vous commettiez une même faute alors, inévitablement, vous finissiez par ne plus la faire. Cela s'appliquait à plus forte raison encore depuis qu'elle était arrivée dans ce pays si loin de la mer, des vagues, des plages et des oiseaux blancs; le temps avait passé, elle savait parler cette langue, bien qu'ayant conservé un très léger accent, qui s'estompait encore avec les jours qui passaient mais une faute d'inattention, aussi petite et de courte durée soit-elle, pouvait désormais lui être, pour ainsi dire, fatale. Il était par conséquent hors de question de laisser le ciel d'un beau bleu azur drainer ses pensées trop loin du centre ville et des deux jeunes personnes à qui elle parlait à présent. Ce n'était sûrement sou le simple prétexte qu'ils n'étaient pas nobles qu'elle avait le droit de leur manquer de respect, de quelque manière que ce soit. En effet, ils n'avaient pas leur prestance, ils n'avaient pas leur argent, leur culture et leurs bijoux mais ils n'en restaient pas moins un maillon essentiel de la grande chaîne de la société. Ce qu'elle entendait surtout par là c'était que, sans eux, le monde ne tournerait plus aussi rond. Ou, tout du moins, son monde à elle. Les grandes robes décorées avec force de nœuds et de dentelles, agrémentées de toutes sortes de tissus, les corsets serrés, les colliers ne pouvant s'attacher que par derrière, comment aurait-elle bien pu faire, sans personne pour l'aider à les mettre? Elle n'aurait pas pu les porter, sans le moindre doute; la jeune elfe n'était pas encore douée et agile de ses mains au point de savoir attacher avec rapidité et précision des choses dans son dos. Et cela, sans même parler de ses cheveux; ses longs, trop longs cheveux. Le temps qu'ils demandaient pour être coiffé était d'ores et déjà plus ou moins impressionnant mais, si elle avait du s'en charger seule, sans aucune aide extérieure, à peine osait-elle imaginer l'heure à laquelle elle devrait se lever. Et le château, le si beau, si grand, si luxueux château? On n'avait jamais exigé d'elle qu'elle sache passer la serpillière, pas plus qu'on lui avait demandé ne fut-ce qu'une fois dans sa vie de tenir un balais ou un chiffon. Jamais. Il était donc compréhensible qu'elle ne sache absolument pas le faire, elle ne s'en sentait nullement honteuse. N'aurait eut aucune raison de le faire. Mais seulement voilà, le grand palais d'Ankou Della'Morte avait tout de même besoin qu'on s'en occupe, si l'on ne voulait pas qu'il se transforme en havre de poussière et paradis de taches. Sachant que, tout à son image, les autres personnes aux sang bleu auraient été tout à fait ignorantes de l'art et la manière de le faire si elles avaient du s'en charger elles-mêmes, c'était pourtant sans nul doute ce à quoi il aurait ressemblé après quelques semaines sans aucun entretien. Non, non, le monde ne tournerait plus aussi rond sans personne pour veiller à leur confort. En échange, ils étaient payés, nourris, logés. En parlant de nourriture, Marilee songea que cela aussi, aurait été un problème sans servantes et serviteurs; certaines jeunes demoiselles de bonnes familles savaient cuisiner mais, pour d'autres, cela n'avait de plat que le nom et pas même l'aspect. Alors, tout allait parfaitement ainsi, chacun pouvait y trouver son compte. Ces gens n'étaient pas leurs égaux, et de loin, cela lui apparaissait comme plus encore qu'évident, tout comme elle n'aurait pas hésité une seule seconde pour dire que l'herbe était verte et que ses bracelets étaient rouges. Mais ils avaient chacun besoin les uns des autres, pas vrai? Les uns, sans les autres, auraient eu des difficultés. Oh, le contraire était tout aussi vrai bien entendu; les petites gens travaillant au château, n'auraient pas d'emploi. Qui dit pas d'emploi dit pas d'argent et, qui dit pas d'argent dit gros problèmes. Or, personne ne voulait avoir des problèmes, pas vrai? A moins d'être sérieusement bizarre, aliéné, elle ne savait pas trop. Ce n'était donc au final pas réellement du respect dans le sens propre du terme qu'elle avait à leur égard, mais une sorte de gratitude qu'elle pensait, ou espérait, peut-être un peu des deux, réciproque. De ce qu'elle savait, d'aucuns s'amusaient à les rabaisser plus bas que terre; elle comprenait, mais n'approuvait pas. Enfin, pour autant qu'elle sache, ce n'étaient nullement ses affaires, pas vrai, que ce qu'il advenait des autres et leur comportement? On avait le droit de maltraiter ceux qui nous étaient inférieurs. C'était mal, ce n'était pas juste, ce n'était pas normal, elle n'en disconvenait pas. Mais elle comprenait, sans qu'elle même se soit jamais sentie l'âme d'agir de la sorte. La vie était ainsi et de toute façon, personne n'allait s'en plaindre; après tout, les gens au château n'étaient-ils pas heureux comme cela? Ils étaient toujours libres de partir, non? Donc s'ils restaient, cela voulait bien dire qu'ils étaient là parce qu'ils en avaient envie. Et tous les nobles de la cour n'étaient pas de profonds sadiques sans cœur et aux sourires condescendants. La demoiselle Elmir aimait bien les serviteurs; ils étaient gentils; ils l'aidaient même à attraper des araignées, de temps à autre. Pas souvent. Et puis cela, c'était un secret. Alors d'emblée, pour toutes ces raisons, elle s'était dit qu'elle aimait bien Ludmilla et Aleksander. Ce qu'ils disaient ne pouvait qu'être intéressant et, dans le cas contraire, cela n'aurait pas été la première fois qu'elle aurait écouté, en souriant, sans rien laisser paraître de son ennui naissant et grandissant, une conversation byzantine et inintéressante.

Oui, elle les aimait bien. Et Ludmilla souriait beaucoup, en plus d'avoir l'air très gentille et d'être vraiment jolie, de son avis. Et Aleksander, eh bien... Il était loin d'être aussi gentil, tout du moins d'apparence, mais il ne devait pas être méchant non plus. Avec un si joli visage, cela aurait été criminel, pas vrai, de ne pas avoir de cœur? Alors qu'il était si mignon, qu'il ressemblait presque, ou plutôt, qu'il ressemblait peut-être un peu tout court à une fille, cela n'aurait pas été acceptable. Elle ne l'aurait pas cru, il était juste timide. C'était bien aussi, les personnes timides, pas vrai? C'était là une bien heureuse rencontre qu'elle avait faite, bien que dans de mauvaises circonstances. Pour se consoler, elle se dit que si elle les avait croisés au château, elle n'aurait pas fait attention à eux et serait passée sans même les voir, son regard les traversant comme des vitres de verre. Mais pas ici alors, c'était peut-être une bonne chose? Une fois de plus, elle était indécise. Elle ne savait pas, ne se décidait pas, et laissa cette question pourtant existencielle de côté, en marge de son esprit, sans l'oublier pour autant. Enfin, pas pour l'instant. Sans doute y repenserait-elle plus tard, sans doute ne le ferait-elle pas. Après tout, pas moyen de savoir ce qu'elle ferait ensuite. Mais, sur l'instant, le plus important était d'écouter la réponse du jeune homme.

Frères et sœur, donc. Eh bien, elle ne pouvait dire qu'elle n'avait guère envisagé cette hypothèse... Qui en avait valu d'autres mais qui, au final, était la seule correcte. Ils avaient tous deux des yeux bleus, bien qu'en soit ce simple détail n'aie point été significatif, cette teinte d'iris étant plus ou moins répandue. Certains traits de leur visage, également, auraient pu la mener à cette conclusion. De petits détails sans importance qui, une fois rassemblés, trouvaient tout leur sens. Elle se remit donc à sourire, et hocha la tête deux fois. C'était bien la question qu'elle avait posé, et la réponse lui allait tout à fait. Elle porta à nouveau son regard sur Ludmilla, qui souriait encore, décidément de bonne humeur. A moins que ce ne soit son naturel? Difficile à dire, songea Marilee, sans la connaître. Et de moindre importance qui plus était. A quoi cela l'aurait-il menée de savoir si elle était d'un naturel souriant ou non? Pas à grand chose, pour sûr. Mais malgré cela, elle aurait bien aimé savoir. La curiosité disait-on, était un vilain défaut. Mais tant qu'elle ne la poussait pas trop loin, personne n'irait le lui reprocher. Mais, pensa-t-elle, elle ne demanderait de toute façon pas. Ce n'était pas la peine, vraiment. Surtout lorsque l'on savait qu'elle n'avait cessé, en cette journée trop ensoleillée, d'enchaîner bourde et erreur de jugement les unes à la suite des autres. Certes, elle ne voyait pas en quoi cette question aurait pu donner lieu à quelque malentendu mais, allez savoir; elle n'avait pas non plus douté du genre à employé pour Aleksander, et s'était magnifiquement trompée, les gênant tous les deux d'une bien inconvenante manière. Elle reposa donc ses yeux bleus sur le jeune serviteur, alors qu'il reprenait la parole.

«Nous travaillons tout les deux au château, oui. Mais je ne pense pas vous avoir déjà vu, Mademoiselle Elmir.»

Marilee plaça ses mains derrière son dos, ne sachant trop qu'en faire. Oui, oui, des serviteurs, elle savait. Elle avait deviné, à cause de son uniforme. Pour Ludmilla, cela lui en apportait la confirmation, étant donné que la situation avait été pour elle un peu moins claire. Quant au fait de ne pas l'avoir vue, il n'y avait rien d'étonnant à cela; retenir tous les visages de gens auxquels on n'adresse pratiquement pas la parole aurait relevé de l'impossible, pour elle, et il devait en être de même pour eux. Pas de raison, songea-t-elle, que eux aient dû se souvenir d'elle quand elle non plus n'avait pas le moindre souvenir des les avoir un jour croisé. Sans oublier que le château était immense, de nombreuses pièces, et de longs corridors, des couloirs s'enchevêtrant, se confondant pour qui ne connaissait pas les lieux. En somme, il était fort probable également qu'ils ne se soient tout simplement jamais rendus au même moment, au même endroit, et n'aient jamais vu ou entendu parler les uns des autres. Ce n'était pas dérangeant, car en outre, ils se connaissaient dorénavant. Marilee avait toujours aimé se faire des amis, mais n'était pas toujours très douée pour cela. On la trouvait trop vive parfois, trop timide d'autres, ou trop indécise et au final, elle ne savait jamais que dire ou que répondre. Surtout lorsque les dites personnes étaient extrêmement importantes, cela ne faisait qu'ajouter une difficulté supplémentaire. Mais avec deux serviteurs, elle n'avait rien à craindre, non? Elle ne pourrait bien entendu pas parler 'd'amis', à cause de la différence de classe sociale. A peine y aurait-elle pensé qu'elle aurait de suite rejeté cette idée. Mais ils pouvaient bien s'entendre. Ç'aurait été tellement, tellement mieux ainsi.

Ludmilla confirma les paroles de son petit frère, ou il lui semblait en tout cas qu'elle soit l'aînée des deux, et lui le cadet, puis ajouta, à son attention:

''Excusez-moi à mon tour, Mademoiselle, mais...Vous êtes Noble, je me trompe? »

A ces mots, elle leva vers Ludmilla des yeux plutôt étonnés. Ne l'avait-elle pas déjà deviné? Elle devait juste vouloir une confirmation, écarter les hypothétiques doutes qu'elle aurait pu avoir, cela se comprenait. Marilee avait tendance à agir de la sorte aussi quand elle le pouvait, sans passer pour la dernière des imbéciles. Elle ouvrit la bouche, mais se ravisa, ne sachant que répondre. Oui, tout simplement? Impossible pour elle de donner des précisions, que ce soit sur son titre ou n'importe quoi d'autre. Du temps où ils vivaient encore sur cette île qu'était la leur, avant qu'une mer déchaînée ne l'avale, pour la laisser reposer au plus profond des océans, en morceaux, vestiges d'un bonheur passé et à présent englouti, elle aurait pu. Sans hésiter une seule seconde. Mais à présent, c'était une toute autre histoire qu'elle devait conter. Ils ne possédaient plus de terre, puisqu'elles étaient au fond des eaux sombres; par conséquent, elle ne pouvait plus apporter de précision. La jeune fille aux très longs cheveux baissa un instant la tête; il y avait ici des comtes, des ducs, des barons, des marquis, toutes sortes de gens importants. Eux aussi, l'étaient tout autant. Seulement voilà, elle ne savait plus trop comment se qualifier dans l'exactitude. Une noble, voilà. Ce devrait être suffisant, nul besoin de plus de précisions dans ces dires. Elle était une noble. Elle releva donc la tête, récupérant au passage son grand sourire. Marilee n'était pas de ceux à se laisser abattre si facilement, après tout. Croisant les bras devant elle, elle répondit, sans rien laisser paraître de son trouble, art dont de toute façon, tous noble débutait l'apprentissage dès son plus jeune âge.

''Oui, oui, une noble. Je n'ai guère souvenir de vous avoir aperçus non plus, de fait. Alors j'imagine que cela n'a rien de grave, hm? Mais maintenant, nous nous connaissons de toute façon. Aleksander et Ludmilla, Ludmilla et Aleksander... dit-elle en souriant. Ce sont de jolis noms, c'est ravissant.''

Elle marqua une courte pause, puis repris, toujours toute sourire:

''Je vous aime bien. ''
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MessageSujet: Re: J'aime pas les titres...XD (libre.u__u )   Sam 5 Juin - 17:55

Aleksander n'était pas quelqu'un de sympathique.

D'un autre côté, il l'assumait totalement. Il n'avait jamais prétendu l'être, il ne l'avait jamais été-du plus loin qu'il se souvenait. Dès très jeune déjà il était réservé et timide, pas du genre à aller parler aux inconnus sans raison. Et même avec la meilleur des raisons du monde il aurait été aussi nerveux et embarrassé, bloqué face à son interlocuteur. C'était ainsi, il imaginait que ce devait être dans son caractère, tout simplement ; le changer lui semblait impossible en plus d'être profondément inutile, donc il resterait à jamais le même garçon antipathique et distant. Honnêtement, ça ne le dérangeait pas, lui. C'était plutôt les autres-particulièrement sa famille, finalement-qui pouvaient s'en plaindre. Karin était très expressive et dynamique, Ludmilla était gentille et plutôt calme, et lui ne disait mot. Encore moins depuis quelque temps, largement moins depuis quelque temps. Du reste, il ne jugeait pas que c'était handicapant d'une quelconque manière, de regarder les autres avec un air las et agacé, énervé et ennuyé. Parce que, de manière générale, il n'aimait pas les autres et ne tenait pas plus que ça à écouter ce qu'ils voulaient lui dire. Ce n'était pas intéressant, ça ne le regardait pas non plus. Le jeune homme aux cheveux sombres n'avait jamais éprouvé aucun plaisir à écouter les jérémiades incessantes des autres, et ne tenait pas à parler de ses problèmes à qui que ce soit ; moralité, parler devenait vite une rude épreuve pour lui. C'était plus une torture qu'autre chose, principalement quand il ne pensait strictement rien de la personne en face de lui. S'il l'appréciait, c'était plus simple et plus intéressant. S'il la détestait, les sujets de discussion lui venaient beaucoup plus naturellement. Parce que si Aleksander était toujours aussi discret et peu enclin à la discussion, presque comme une ombre qui allait et venait dans les couloirs sans vraiment qu'on la voie, il était en revanche beaucoup plus expressif-et ce même si ça ne se voyait que peu pour tout œil étranger. Pas dans sa manière d'exprimer son affection ou sa tristesse, ni même des remords quelconque ou de la joie, mais plutôt de la colère et du mépris. Ce n'était certes pas les meilleurs sentiments qu'on pouvait ressentir, très loin de là, mais il avait tendance à être tellement négatif ces derniers temps que c'étaient à peu près les seuls qui réussissaient à se former clairement au creux de sa poitrine. Les autres, à défauts de l'indifférer, l'énervaient beaucoup plus rapidement, lui donnaient envie de leur crier qu'il s'en moquait et de partir. Voir les autres heureux l'agaçait au plus haut point, il détestait savoir que le reste du monde continuait à vivre normalement quand lui en était incapable. Il aurait aimé que tout le monde soit aussi triste que lui, car même si c'était cruel d'espérer une chose pareille il ne supportait pas d'être le seul à aller mal. Il n'avait pas envie de voir ces visages souriants et stupides dans la rue, ça le mettait de mauvaises humeur. Ses sœurs semblaient heureuses, sa mère n'avait pas l'air atterrée et inconsolable, ses connaissances n'arrêtaient pas de rire et de pleurer pour un rien. Et non, il ne comprenait pas comment ils pouvaient réussir à être heureux et insouciants comme cela. Alors oui, ça l'énervait. Le pire dans tout cela était peut-être qu'il n'y avait aucun responsable à son malheur, rien qu'il pouvait accuser, personne de qui il aurait pu se venger. Rien, absolument rien, si ce n'était le monde en lui-même. Détester le monde était impossible, donc il se contentait de diriger sa colère vers certaines personnes, personnes qui parfois ne le méritaient pas. Il y avait les jours avec et les jours sans, comme on dit ; ce jour là il ne se sentait pas particulièrement bien, et n'avait aucune envie de discuter avec qui que ce soit. Il aurait aimé aller chercher ce qu'il devait aller chercher, rentrer et se remettre à faire son travail sans un mot, sans un bruit, sans un mouvement superflu. Seulement s'il n'aimait pas la vie, elle le lui rendait bien : aussi avait-il fallu qu'il tombe sur cette jeune Elfe, cette Noble aux longs cheveux clairs, et qu'il rencontre sa sœur de la même façon. Il ne voulait pas parler, il aurait simplement aimé rentrer. Ce n'était pas trop en demander, non? Pourtant il fallait croire que jamais il n'aurait ce qu'il voulait, même quand c'était si simple et stupide, même quand la requête était de vivre une journée normale, morne et inintéressante.

Ses yeux bleus se posèrent sur la jeune fille qu'il ne connaissait pas, sans la regarder dans les yeux pour autant. Il jugeait cela impoli, et ne tenait pas à le faire de toute façon. Il se moquait bien de savoir ce qu'elle pouvait bien ressentir ou penser de la situation, il se fichait complètement de la couleur de ses iris et ne tenait pas plus que cela à avoir l'air sympathique. Au contraire, même. Il aurait aimé qu'elle le trouve ennuyeux et qu'elle reparte, ça aurait été la plus simple et agréable des issues possibles à cette 'conversation', de son avis. Les Nobles et même les bourgeois n'avaient de toute façon, en essence, rien à faire avec le reste de la population. Encore moins avec les serviteurs. Ils ne vivaient pas dans le même monde, et personne ne pouvait passer cette barrière de cristal qui séparait ces deux catégories de personnes. En tant que serviteur au château, le jeune homme aux cheveux foncés faisait parti des personnes les mieux placées pour observer leur comportement. Et, pour être honnête, il ne les trouvait pas intéressants. Ils étaient riches, ils ne faisaient absolument rien pour le mériter. Bien habillés, bien coiffés, superficiels dans leur manière même de marcher. Aleksander exagérait et stéréotypait, mais ne s'en rendait même pas compte : pour lui ils étaient ainsi, tous, sans la moindre petite exception pour racheter les autres. Tous pitoyables et se croyant intelligent, se pensant supérieurs aux autres parce qu'ils avaient un nom et un rang social bien plus élevé que ceux des villageois quelconques qui marchaient dans les rues de la capitale. Comme il l'avait dit, cette jeune fille ne lui était pas familière, il doutait fort lui avoir jamais parlé dans le cadre de son travail ou quoi que ce fut d'autre. Pourtant, à ses yeux, il la connaissait déjà. Elle devait être comme toute les Nobles, donc inintéressante et vaniteuse, stupide et excessivement coquète. Il n'aimait pas ce genre de personnes, et il n'aimait pas cette jeune Elfe. Il ne savait, à vrai dire, même pas pourquoi ils se parlaient. On ne parlait pas avec les Nobles, jamais. On attendait qu'ils demandent quelque chose ou on allait les prévenir de ceci ou de cela. Rien de personnel, non : ce qu'il leur disait, n'importe quel autre serviteur aurait pu le faire à sa place. Ce qu'ils lui demandaient, c'était au serviteur qu'ils le demandaient, pas à Aleksander Blaze. Ils se fichaient de son nom, un numéro aurait amplement suffit, il en était persuadé. Contrairement à ce qu'on aurait pu penser, cette hiérarchie ne dérangeait pas particulièrement le cadet Blaze : non, c'était ainsi et il ne comptait pas se rebeller contre qui que ce soit. Il avait choisi d'être serviteur de son propre chef, il aurait pu arrêter et trouver un travail quelconque ailleurs. Mais ça lui convenait, ça ne lui posait pas le moindre problème. La limite entre eux et les habitants du château était immense, c'était plus qu'un gouffre, plus qu'un fossé. La traverser était impossible et inutile. Chacun sa place, il ne fallait pas en bouger. Il ne fallait pas tout mélanger.

Aleksander ne détourna pas son regard vers sa sœur ainée lorsqu'elle prit la parole, mais le déplaça plutôt autour de lui. Oui, elle était Noble, ou tout du moins le pensait-il. Si ce n'était pas le cas c'était qu'elle devait être une très riche bourgeoise, et ça ne faisait guère de différence dans son esprit. Les plus riches des villageois étaient aussi condescendant que la plupart des Nobles, de toute façon, quand ils n'étaient pas pires. Il fronça les sourcils, changeant son sac de main. Ce qu'il pouvait faire chaud, c'était insupportable..., ou peut-être était-ce à cause de sa veste? Sans doute que ça devait y faire, mais même sans il aurait toujours eu chaud, il en était certain. Si la situation s'éternisait sans doute finirait-il par l'enlever, mais ça l'aurait plus agacé qu'autre chose. Pour l'instant ça ne le dérangeait pas encore suffisamment pour qu'il décide devoir la retirer, donc il la gardait. De toute façon et dans tout les cas de figure possible et imaginables, ils devraient bientôt se quitter et repartir chacun de leur côté. Après tout, cela faisait plusieurs minutes qu'ils auraient du le faire, non? Ils n'avaient guère grand chose à se dire, et il ne voyait pas très bien pourquoi ils auraient discutés comme de vieux amis venant de se retrouver après des semaines sans se voir, pourquoi pas des années. Ludmilla était sa sœur, Mlle Elmir était une Noble. Ils n'avaient rien à se dire, comme il s'en était déjà fait la réflexion. De plus il n'avait pas envie de parler, ni avec l'une ni avec l'autre. Il verrait sa sœur plus tard et n'avait rien de spécial à lui communiquer, de mémoire. Le jeune homme doutait fortement qu'il soit arrivé quoi que ce soit à la jeune fille aux cheveux bruns depuis qu'ils s'étaient vus pour la dernière fois, donc elle devait, de son côté, ne pas avoir grand chose à lui dire non plus.

''Oui, oui, une noble. Je n'ai guère souvenir de vous avoir aperçus non plus, de fait. Alors j'imagine que cela n'a rien de grave, hm? Mais maintenant, nous nous connaissons de toute façon. Aleksander et Ludmilla, Ludmilla et Aleksander...Ce sont de jolis noms, c'est ravissant.''

Aleksander posa son regard sur le visage de la jeune fille, puis le baissa de nouveau. Il se fichait complètement de connaître son avis sur leur prénoms, et ils ne se connaissaient pas, non, elle ne connaissait rien d'eux et la réciproque était tout aussi valable. Voilà exactement ce qu'il pensait de ce qu'elle venait de dire, et pourtant il savait pertinemment qu'il n'en dirait rien, pas un mot, pas même la plus petite virgule. Elle disait ce qu'il lui plaisait, lui devait veiller à avoir un langage approprié, à ne pas dire quoi que ce soit de déplacé ou d'irrespectueux. Si ça l'amusait de répéter leurs prénoms en disant qu'elle les appréciait, c'était son problème. Pas le sien.

''Je vous aime bien. ''

En entendant cela il haussa légèrement les sourcils, avant de ne reprendre l'air neutre et désabusé qu'il arborait les trois-quarts du temps. 'Je vous aime bien'? Ah? De mieux en mieux, la situation devenait de plus en plus ridicule et agaçante au fur et à mesure que les secondes s'égrainaient et passaient, à jamais perdues. Lui, il ne l'aimait pas. Et il ne voyait pas comment elle pouvait l'apprécier quand il ne lui avait strictement rien dit de particulièrement gentil ou sympathique, ou sourit de manière chaleureuse et agréable. Son visage n'était pas avenant pourtant, non? Qu'elle apprécie Ludmilla il comprenait, sa sœur avait l'air gentille et compréhensive, la détester était assez difficile en soit. Mais lui, pourtant..., enfin. Qu'importe. Ça n'avait aucune sorte d'importance, de toute façon.

«Je ne pense pas que vous devriez nous apprécier, Mademoiselle, répondit-il en posant son regard sur elle, la voix légèrement cassante. Nous ne sommes que des serviteur. Vous avez bien mieux à faire, je pense.»
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MessageSujet: Re: J'aime pas les titres...XD (libre.u__u )   Dim 11 Juil - 4:57

Ludmilla n'était vraiment pas une personne que l'on pouvait qualifier de méchante ou détestable dans un quelque sens que ce soit. L'aînée de la famille Blaze était le parfait stéréotype de la jeune, jolie et gentille villageois, ni trop pauvre, ni trop riche, que l'on était toujours ravi de voir arriver le matin à la Boulangerie pour acheter du pain ou n'importe quel autre aliment. Et malgré cela, Ludmilla se demandait souvent pourquoi elle était trop ça, pas assez ceci, pourquoi elle n'était pas comme telle ou telle de ses amies...Comme on se plaisait à la répéter, l'on n'était jamais satisfait de ce que l'on possédait, et ce vieux dicton s'appliquait autant aux biens matériels qu'à la personnalité. La jeune fille aux yeux bleus ne se faisait pas souvent d'ennemis, ou alors, c'était bien contre sa volonté, car s'il y avait bien une chose qu'elle détestait, c'était qu'on la déteste, justement. Si quelqu'un, même si elle ne connaissait cette personne ni d'Adam ni d'Ève, la montrait du doigt en riant ou l'insultait ouvertement, elle baissait immédiatement la tête, attristée, se demandant ce qu'elle avait bien pu faire pour déplaire à cette dite personne. Quelle sensation horrible que celle d'avoir l'impression d'être détestée et haït, en particulier lorsque l'on n'avait pas la moindre idée de ce que l'on avait fait pour subir pareil traitement! Ludmilla ne mettait cependant pas les enfants au même niveau que les adultes, cela allait de soit. Si une petite fille ou un petit garçon venait tirer sa robe ou lui donner de petits coups de pieds, elle ne s'en offusquait pas, et continuait son travail avec un léger sourire flottant sur ses fines lèvres. Les enfants n'étaient pas responsables de leurs actions, pour la simple et bonne raison qu'ils ne réalisaient pas toute la portée de leurs gestes et tout le mal, aussi bien physiquement que mentalement, qu'ils pouvaient causer à autrui en agissant de telle ou telle manière. Sans oublier que les parents étaient en grande partie responsables de ce que leur progéniture pensait et disait. Ce qui était entendu le soir lors du repas était répété plus tard par les enfants lorsqu'ils discutaient entre eux, et c'étaient également les parents qui bourraient le crâne des enfants de nombre de notions et préjugés. Souvent, les petites filles et les petits garçons considéraient la parole de leurs géniteurs comme absolue, et croyaient aveuglément à tout ce qu'ils leur disaient, sans chercher à même comprendre ce qu'ils étaient en train de répéter par la suite. Ce n'était pas comme s'ils étaient de toute façon en mesure de comprendre tout ce qui était dit et raisonner par eux-mêmes pour trouver une thèse qui leur convenait. C'était aux parents de faire attention à ce qu'ils racontaient à leurs enfants. Un mot de travers, une phrase répétée bien trop souvent, et l'enfant allaient assimiler une idée qui ne le quitterait plus jamais par la suite. La grande majorité des enfants de Nobles, par exemple, avaient la fâcheuse tendance à considérer les serviteurs comme elle comme des jouets dotés de la parole, et non comme des êtres vivants. Ses amies lui avaient racontés quelques anecdotes effarantes sur des servantes s'étant faites couper les cheveux par des jumelles de six ans voulant jouer à la coiffeuse, ou d'un serviteur s'étant retrouvé avec un couteau planté dans le bras à cause d'un petit garçon qui avait voulu imiter son père et qui n'avait rien trouvé d'autre de plus ressemblant à une épée qu'un couteau pour le défier en duel. Et tout ceci, bien évidemment, ne sortait jamais des murs du château. Il était interdit d'en parler, sous peine d'avoir des ennuis par la suite si ça se savait. Et Ludmilla ne savait pas trop comment, mais tout se savait. Elle pensait sérieusement que les Nobles laissaient trop de liberté à leurs enfants, et qu'en ne les punissant pas lorsqu'ils faisaient des bêtises, ils fabriquaient des adultes irresponsables qui ne verraient jamais les limites de leurs actes et se croiraient toujours tout permit. Oh, bien entendu, tous les enfants Nobles n'étaient pas comme ceci, et fort heureusement, d'ailleurs, car dans le cas contraire, il y aurait longtemps qu'elle aurait donné sa démission. Mais entre les petites pestes pourries gâtées et les petites poupées croulant sous les bijoux et les nœuds qui se promenaient sans un mot dans les longs couloirs, aux côtés de leurs parents, Ludmilla n'était pas certaine de savoir ce qu'elle préférait.

Même s'il était bruyant, le fils de ses voisins, lui, riait beaucoup et était plein de vie. Il sautait dans les flaques d'eau quand se retirait la pluie, aidait sa mère à porter les sacs de provision, se faisait punir quand il gribouillait sur les murs, lui tirait les cheveux quand elle le gardait parfois...Mais au moins, il ressemblait à un petit garçon de son âge. Pas à une petite Princesse autoritaire ou une poupée de porcelaine prête à être mise en vente à n'importe quel moment.

Le soleil ne semblait pas décider à diminuer la chaleur de ses rayons qui continuaient de frapper la ville d'Esidir de plein fouet, et la jeune servante leva sensiblement ses yeux vers le ciel bleu, se demandant, légèrement inquiète, si la chaleur allait baisser dans le courant de la soirée, ou si l'air allait rester aussi étouffant et chaud toute la nuit. Ah, comme elle espérait que le temps se rafraîchisse lorsque le soleil commencerait à doucement décliner à l'horizon! Ludmilla n'était pas quelqu'un qui avait pour habitude de se plaindre de tout et de rien, mais il faisait réellement chaud en cette belle journée d'été. Plus que de coutume. Et connaissant bien le climat du grand pays d'Illea, il y avait fort à parier pour que les températures augmentent encore au fil des jours. Ludmilla eu, pensant à cela, une petite pensée pour ceux qui cultivaient la terre, et qui vivaient constamment avec la peur de voir leurs récoltes englouties par l'eau ou la neige, balayées par les vents, ou asséchées par le soleil. Certainement qu'avec ce superbe temps, ils devaient veiller au grain et s'attendre au pire. Et comme chacun le savait, si les récoltes étaient mauvaises, c'était toutes les villes desservies par Esidir, et Esidir elle-même, qui en payaient le contre coup. Alors oui, réellement...Si la température pouvait baisser dans la nuit, ce serait merveilleux.


''Oui, oui, une noble. Je n'ai guère souvenir de vous avoir aperçus non plus, de fait. Alors j'imagine que cela n'a rien de grave, hm? Mais maintenant, nous nous connaissons de toute façon. Aleksander et Ludmilla, Ludmilla et Aleksander...Ce sont de jolis noms, c'est ravissant.''

Ludmilla ne pu s'empêcher de très légèrement sursauter en entendant la voix de la jeune Elfe s'élever de nouveau dans l'air, masquant toutefois bien vite son trouble, balbutiant un petit merci au passage, ayant le soucis de ne pas paraître malpolie. Alors elle était Noble? Elle ne s'était donc pas trompée, et Ludmilla s'en félicita. Elle s'en serait voulue, d'avoir sortie une énormité plus grosse qu'elle. Il était vrai que ce n'était guère difficile à deviner, lorsqu'on voyait la robe et les bijoux qu'elle portait, sans oublier la manière dont-elle s'exprimait, et même ses cheveux, mais elle aurait aussi bien pu être une Bourgeoise ou, plus improbable mais néanmoins possible, une riche villageoise. Ses cheveux...Pour ça, Ludmilla ne pouvait s'empêcher de jalouser quelque peu Marilee Elmir. Elle avait de si beaux cheveux, si longs et si brillants...La jeune humaine aux yeux bleus se disait parfois qu'il était bien dommage que les cheveux longs ne lui aillent pas. Elle aurait adoré pouvoir les laisser pousser autant que ceux de l'Elfe qui se trouvait devant elle, et faire toutes sortes de jolies coiffure pour les embellir. Comme quoi la chance ne souriait pas à tous, pour son plus grand désarroi. Enfin...Ce n'était pas comme si se plaindre allait changer quoi que ce soit, si? En tout cas, Marilee avait bien de la chance d'avoir une si belle chevelure. N'importe qui, de son avis, lui aurait envié.

''Je vous aime bien. ''

Entendant ceci, Ludmilla ouvrit de grands yeux surpris, ne sachant pas quoi trouver à redire à cette phrase. Elle les aimait bien? Oh, et...Et bien, c'était tant mieux! Elle aussi, elle l'aimait bien, cette jeune Elfe, et ce malgré son statut de Noble. Contrairement à beaucoup de ces dames aux longues et belles robes, Marilee Elmir ne semblait pas être vaniteuse, futile, hautaine et condescendante. Elle semblait juste être, aux yeux de Ludmilla, gentille, aimable, et souriante. Pas le moins du monde fausse. Oh, elle ne se faisait pas d'illusions, elle pouvait très bien se tromper sur son compte de A à Z, mais elle espérait ardemment que sa première impression était la bonne, et qu'elle n'était pas faite à l'image de certaines demoiselles qui vous observaient afin de pouvoir rire de la première imperfection physique qu'elles trouvaient. Non, décidément, elle ne voulait pas que Marilee soit ainsi. Elle avait l'ait si gentille! La jeune fille aux courts cheveux châtains s'apprêtait à rendre à Marilee la gentillesse qu'elle leur avait dit lorsque la voix d'Aleksander, froide et cassante, la coupa nette dans sa tentative.

«Je ne pense pas que vous devriez nous apprécier, Mademoiselle. Nous ne sommes que des serviteur. Vous avez bien mieux à faire, je pense.»

Ludmilla lança un regard scandalisé à son cadet une fois qu'il eu finit de parler, ne sachant plus du tout quoi faire sur le moment. Aleksander, et elle le savait pour avoir vécu seize longues années de sa vie avec lui, n'était pas la personne la plus sympathique et extravertie au monde, et bien souvent il répondait de cette manière aux autres, mais elle ne pouvait s'empêcher, à chaque fois qu'elle l'entendait dire quelque chose comme cela, d'être paniquée. Elle, elle n'aurait jamais osé dire cela à quelqu'un, surtout si cette dite personne venait de lui dire qu'elle l'aimait bien. C'était tout simplement...Hm. Et pourtant, elle n'arrivait pas à blâmer son jeune frère, songeant confusément qu'il avait des raisons d'être aussi froid et distant envers les autres en général. Il n'avait pas toujours été ainsi, après tout. Presque personne ne s'en rendait compte, mais qui irait chercher à comprendre, s'ils avaient su? Personne n'aurait cherché à comprendre. Chacun vivait dans son petit monde, veillant jalousement à ce que rien ne heurte leur petit bonheur égoïste. Et même s'il fallait pour ça laisser les autres souffrir. Ludmilla se promit de ne jamais devenir comme toutes ces personnes pour qui le monde n'était constitué que d'eux, leur famille et leurs amis. Si on voulait bien ouvrir les yeux sur ce qui nous entourait, on pouvait voir de la tristesse, des remords, de la crainte, mais aussi de la joie. Il fallait aller au secours de ceux qui souffraient pour créer un monde meilleur. C'est du moins ce que la jeune fille à la robe marron se plaisait à penser. Et même si c'était une vision du monde bien trop naïve, elle préférait ça à passer son chemin et voir la vie en noir et blanc. Les couleurs, c'était bien plus joli.

Ludmilla ouvrit la bouche, voulant rétorquer quelque chose pour atténuer les paroles d'Aleksander, mais la referma sans qu'aucun son ne soit sorti de sa bouche. Il avait raison, Aleksander avait raison. Même si elle les aimait bien, ils n'étaient que de simples serviteurs. Ils étaient là pour servir les Nobles, pas devenir leurs amis. Baissant ses yeux bleus, qui rencontrèrent le sol inégal du trottoir sur lequel ils se trouvaient tous trois, ses mains se crispèrent sur son sac de toile. Ah...Elle aurait bien voulu trouver quelque chose de gentil à dire en retour à l'Elfe aux longs cheveux, mais aucun mot ne voulait passer le cap de ses lèvres. Ludmilla se maudit intérieurement de rester muette, mais ne ne pu rien faire pour briser ce silence qui s'était installé entre eux. Elle l'aurait voulu, pourtant. Elle l'aurait vraiment voulu.

_________________


I could not leave you, in times of trouble,
We never would have come this far,
I took the good times, I'll take the bad times,
I'll take you just the way you are.

I said I love you, and that's forever,
And this I promise from the heart,
I couldn't love you, any better,
I love you just the way you are.

I don't want clever, conversation,
I never want to work that hard,
I just want someone, that I can talk to,
I want you just the way you are.



“It is only with the heart that one can see rightly; what is essential is invisible to the eye.“
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