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 Jenseeeeeeeeen?^^ (bah, PV Jensen Vicylinski, et qui veut.XD)[TERMINE]

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Neko chouchou de la Princesse, et amateur de noeuds roses

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Neko chouchou de la Princesse, et amateur de noeuds roses


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MessageSujet: Re: Jenseeeeeeeeen?^^ (bah, PV Jensen Vicylinski, et qui veut.XD)[TERMINE]   Ven 18 Déc - 20:02

Jensen n'était pas du genre à fuir ses responsabilités. Même quand il était plus jeune il n'avait jamais été quelqu'un qui fuyait ses devoirs ou ses erreurs, il les assumait pleinement et ce quelques soient les conséquences. Heureusement pour lui-et pour les autres-le jeune Neko n'était pas non plus quelqu'un de particulièrement stupide ou maladroit, et s'il lui arrivait comme à beaucoup d'autres de commettre des impairs, il n'en faisait pas tant que ça. Pour ce qui était de ses devoirs, il mettait un point d'honneur à les exécuter du mieux qu'il le pouvait. Qu'ils lui plaisent ou pas, qu'ils l'incommodent ou pas, qu'ils lui apportent quoi que ce soit ou pas, peu importait ; s'il devait faire quelque chose il le ferait, il n'y avait aucun doute à avoir là-dessus. Si quelqu'un en ayant la possibilité et l'autorité lui donnait un ordre, il ne le discuterait jamais. C'était comme ça, il n'y avait pas à réfléchir mais juste à s'exécuter, et à ne pas faire de fautes dans ce qu'il faisait. Que tout soit propre, pensé, maitrisé et que le rendu soit le plus parfait possible. Dans ce genre de cas il n'était pas une personne à part entière, mais plutôt un moyen quelconque de parvenir à faire quelque chose : on ne lui demandait pas son avis, on lui demandait un rendu final, un but. Et ce but il l'atteignait, c'était tout. Pour ce qui était de ses fautes..., ça n'avait jamais été quelque chose de compliqué dans son esprit. Il lui arrivait d'ailleurs bien souvent de ne pas considérer ce que les autres appelaient des 'erreurs' comme telles : à ses yeux bleus ce n'était bien souvent que divergence de moyens ou d'opinion, voir dans certains cas un simple cas de stupidité de la part de son interlocuteur. Il faisait une distinction très nette entre erreurs et maladresses : les unes étaient réprimandables, mais pas les autres-même s'il se faisait réprimander au même titre pour les deux, la plupart du temps. Dire que c'était ceci et pas cela, couper cet arbre plutôt que cet arbre là..., ça, il ne voyait pas où étaient les problèmes. C'était le résultat d'une divergence d'opinion, de mémorisation ou de quoi que ce soit dans ce genre là. Les maladresses en revanche, il les assumait complètement et n'en faisait généralement pas cas. Casser quelque chose en passant, renverser un objet fragile, blesser quelqu'un sans le vouloir..., ça, il le comprenait et ne fuyait jamais les quelconques suites qu'elles pouvaient amener. Se faire punir quand il était jeune ou se faire réprimander à présent ne lui faisait plus grand chose, il encaissait, mémorisait et se taisait. S'il n'y avait rien à défendre, il ne cherchait pas d'excuses idiotes et inutiles. Voilà tout. En revanche pour gérer et assumer ses actes dans ce genre de cas, il se rendait compte qu'il avait un mal bien plus considérable. Oui, il aurait été bien plus simple de se défiler et de se dire qu'absolument rien ne s'était passé il y avait quelques minutes. D'ailleurs même quand il tentait de se remémorer la scène, ses souvenirs lui semblaient flous et peu fiables. Un peu comme une impression étrange de rêve plus que de réel, quelque chose de difficile à décrire en tout les cas. Quelque chose de brumeux que la présence de cette jeune servante rendait bien trop réel à son goût. Le fait qu'elle soit là, qu'elle les ait vu et qu'elle ne menace d'aller répéter ce qu'elle avait vu un peu n'importe où …, oui, cela rendait tout vraiment trop réel. C'en était presque déconcertant, finalement. Et sans savoir pourquoi, le Neko aux yeux bleus ne voulait pas qu'elle aille dire à d'autres stupides servantes quelque chose qui ne les regardait pas le moins du monde et qui ne les regarderait jamais de leur courte vie.

C'était entre lui et la Princesse, et il n'avait aucunement envie que qui que ce soit vienne tâcher cette toile.

Et ce même si c'était un autre Brigadier, comme Scott McCloud. Jensen acquiesçait qu'il était utile à Annahita, et admettait que pour être élevé au même rang que lui ils devaient avoir des aptitudes égales-même si étant donné l'opinion que le jeune Neko avait de lui, il ne pouvait pas le mettre au même niveau que lui. Ce qui n'était pas le cas de cette pitoyable servante, qui pouvait être remplacée en un claquement de doigts. En tout les cas pour le moment il se fichait bien de savoir si ce Neko estropié était brigadier, prêtre, serviteur ou même cuisiner ; il le voulait loin d'ici, voilà tout. Sa présence l'irritait au plus haut point, et il l'était déjà suffisamment à son goût. Il n'avait pas prévu de s'énerver en venant frapper à la porte des appartements de la Princesse, pas plus qu'il n'avait prévu de devoir congédier un de ses homologues un peu trop têtu ou brusquer un peu une servante trop zélée. Oh, à ses yeux bien sûr simplement s'assurer de son silence ne serait pas assez, il aurait aimé l'égorger sur place, mais il ne le ferait pas. Il n'avait aucune raison de le faire, tout simplement-ou tout du moins aucune raison qu'on pourrait qualifier de valable. Pourtant il savait pertinemment que même si son silence était garanti et qu'elle ne disait rien, s'il la recroisait par malheur dans les couloirs il aurait envie de lui asséner un coup de quoi que ce fut sur la tête. Parce que pour le moment et sans doute pour longtemps encore elle incarnerait la personne qui avait interrompu un moment dont il n'aurait pas voulu voir la fin. Et rien que pour ça, il aurait aimé l'égorger à titre d'exemple, dans la coure du château. De plus la méthode avait cela de bien qu'elle ne parlerait jamais, une fois les cordes vocales tranchées...

"Excusez moi, Princesse. Mais il a raison, je dois retourner travailler, sinon, j'aurais de gros problèmes..."

Jensen faillit se retourner vers elle pour lui dire ce qu'il pensait de son travail, mais il n'en fit rien. Annahita saurait très bien se débrouiller pour répondre à cela, et il ne voyait pas l'intérêt de s'énerver plus encore contre elle. Ça ne changerait rien, peut-être même cela lui donnerait-elle encore plus envie d'aller répéter partout ce qu'elle avait vu et interprété de la scène. Et ça c'était hors de question. Ce qu'il fallait c'était trouver le moyen de la convaincre de se taire, que ce soit en lui faisant peur ou en lui avançant des arguments imparables. Il s'en fichait bien de la méthode, ce qui lui importait était et avait toujours été le résultat. S'il était satisfaisant, personne ne faisait attention à la façon dont vous aviez procédé. Si vous ratiez en revanche, ça vous retombait souvent sur le dos : c'était une des raison qui faisait que Jensen évitait de se tromper, et ne le faisait en général jamais dans ce genre de cas. Quand à ce brigadier sans oreilles, sa parole avait bien peu d'importance et il tenait juste à le voir s'en aller, histoire d'avoir un poids en moins sur les épaules. Qui plus est en le voyant il ne pouvait s'empêcher d'avoir ce drôle de frisson vraiment désagréable le long de son échine qui lui donnait envie à chaque fois de couvrir ses oreilles. Voir un Neko sans oreilles l'horripilait à peu près autant qu'il devait être dérangeant pour un être humain ou Esprit de voir un de leur congénère avec les yeux ou les bras en moins. Non, il n'aimait vraiment pas ça ; et sans doute que pour peu qu'il eut été plus jeune, il aurait couvert ses oreilles de ses mains à chaque fois qu'il l'aurait croisé. Alors quand il eut l'air peut-être un brin soulagé et qu'il recula, partant visiblement, Jensen se sentit lui-même quelque peu soulagé. Et pourtant, il ne put s'empêcher de hausser un sourcil l'espace de quelques secondes. Sa remarque n'avait pas eu l'air d'avoir la moindre sorte d'effet sur lui, en fait il avait même eu l'air de ne pas s'offusquer le moins du monde de ce qui devait être une vérité flagrante. Ce qui laissait le Neko aux cheveux en bataille perplexe : soit il se fichait bien qu'il médise de cette jeune servante, soit il n'avait pas compris, soit Jensen avait visé juste et ça ne lui posait aucun problème de l'admettre. Il était sûr qu'il avait compris ce qu'il avait dit, c'était bel et bien un Neko et Jensen doutait qu'il ait oublié sa langue natale après si peu de temps passé en pays étranger. Non, les deux jeunes filles ne l'avaient pas compris en revanche, il en était presque certain-même s'il n'avait pas pensé qu'elles pouvaient se vexer à cette idée. Enfin, des trois il ne savait franchement pas quelle hypothèse sauvegarder.

Même si bien sûr, la plus amusante restait celle où il avait compris.

"Des problèmes, vous dites? Je veillerais personnellement à ce que vous en ayez autant qu'une simple petite servante comme vous peut en avoir dans sa vie entière si j'entends la moindre rumeur déplaisante à mon sujet. Qu'importe ce que vous avez vu, oubliez le. Et si vous n'en êtes pas capable, je vous conseille fortement de faire en sorte à ce que cela reste entre nous trois, compris? "

Jensen s'était retourné vers les deux jeunes femmes dès que l'autre était reparti, et s'était sensiblement rapproché d'elles. Il avait beau chercher, la seule solution qui lui venait tout naturellement et sans lui poser le moindre problème était de la tuer. Ensuite il y avait bien lui couper la langue et les mains, mais très franchement c'était autant la tuer, dans ce cas..., elle n'aurait plus été d'aucune utilité au château en tant que servante. Enfin,il allait falloir trouver quelque chose de convaincant. Elle ne partirait pas avant, c'était clair. Le regard saphir de Jensen rencontra pendant quelques instants celui rubis de la Princesse, mais il ne put que détourner le regard. Le jeune brigadier ne tenait pas à prendre des couleurs, à avoir l'air gêné ou même à sourire. Et c'était à peu près les trois seules choses qu'il était capable de faire s'il regardait trop longtemps les yeux de la jeune fille, pour l'instant.

«Tu devrais écouter ta Princesse, dit-il en croisant les bras, prenant l'air le plus sévère qu'il pouvait dans ce genre de conditions. Quoi que tu ais vu-ou cru voir-je ne te laisserais pas tranquille tant que je n'aurais pas la certitude que tu ne diras rien. Maintenant que ton «ami» est parti, on va pouvoir réfléchir sur le meilleur moyen de te faire taire, hm? Réfléchis vite, je n'aimerais pas avoir à trancher.»

Les lourds sous-entendus que comportaient le mot 'trancher' n'auraient échappés à personne, et c'était exactement le but de la manoeuvre. Jensen détacha un instant son regard de la servante pour aller le poser sur Annahita, mais revint bien vite à l'objet du problème. Rien ne servait de se dire qu'elle aurait mieux fait de se pendre plutôt que d'entrer, c'était fait de toute façon. Et on ne pouvait pas revenir en arrière, du plus loin qu'il en savait.

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Esprit, Servante au château royal

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MessageSujet: Re: Jenseeeeeeeeen?^^ (bah, PV Jensen Vicylinski, et qui veut.XD)[TERMINE]   Sam 2 Jan - 6:35

Maxence ne pouvait se permettre de repartir d'ici sans son travail. C'était impossible, impossible, et c'était ce qu'elle n'arrêtait pas de se répéter depuis quelques minutes, alors que son regard vide passait d'Annahita à Jensen, puis de Jensen à Scott, pour finalement revenir à Annahita. Elle ne pouvait réellement se le permettre, ce travail était sa responsabilité, la seule source de revenue qui faisait tenir dans un équilibre, et même s'il était précaire, elle tenait tout de même, sa famille. Sa mère avait perdu son travail dans l'accident qui avait coûté la vie à son père, et son frère était trop jeune pour porter le poids d'un travail régulier sur ses épaules. Maxence ne voulait pas que Terrence vive ce qu'elle avait vécu, et si elle pouvait lui donner une chance de vivre normalement, elle le ferait sans hésiter. Elle avait saisit cette chance en devenant servante au château royal de l'Ouest, disant adieu à tous ces petits travaux plus ou moins corrects qu'elle avait du faire dans la rue durant ces années pour faire vivre sa famille. En repensant à cette période trouble où elle avait pratiquement manqué de tout, Maxence se disait qu'elle ne pouvait vraiment pas perdre son travail. Si elle le perdait, la même chose recommencerait, elle le savait, et elle ne le voulait pas. Elle le refusait. Si Terrence souffrait le même destin qu'elle avait eu, elle ne pourrait jamais se le pardonner. Sa mère serait tellement déçue, elle qui avait été si fière qu'elle trouve un travail convenable...Que lui resterait-elle si elle la décevait? C'était le devoir de l'aîné de protéger sa famille si jamais il arrivait malheur au père. Elle était l'aînée, et elle prenait très à coeur ce rôle de 'gardien' qui lui avait confié. Elle ne laisserait pas son monde s'écrouler, pas encore une fois. Elle se demanda l'espace d'un instant si la Princesse et le Brigadier comprenaient, mais elle se ressaisit très vite, se rendant compte de la stupidité de sa pensée. Evidemment, ils ne pouvaient pas comprendre, ils ne le savaient même pas. Et quand bien même ils l'auraient su, la jeune Esprit aux cheveux blonds n'était pas sûre qu'ils auraient compris pour autant. Auraient-ils même essayé? Ce n'était sûrement pas Annahita Della'Morte qui avait eu une vie difficile, et Maxence du se retenir de lui crier à la figure qu'elle ne comprenait rien et n'avait pas le droit de la menacer ou rien de ce qu'elle comptait lui faire afin de s'assurer qu'elle tienne bien sa langue et n'aille pas colporter à tous les recoins du château ce qu'elle avait vu dans cette chambre. Heureusement, elle ne le fit pas, se contentant de légèrement mordre sa lèvre inférieure. Elle ne savait rien du Brigadier, mais son air suffisant trahissait tout ce qu'il était. Il devait être proprement détestable, non? Cruel, sans pitié, tuer des gens sans se soucier de ce qui arriverait à ceux qu'ils laisseraient derrière ne devait pas le déranger. Elle détestait vraiment ces personnes, elle ne voulait pas qu'ils lui fassent perdre son travail...

Elle releva ses yeux verts juste à temps pour voir le Neko aux cheveux blonds s'éloigner avec un dernier regard. Elle poussa un petit soupir de soulagement, à la fois car il était parti et ne risquait donc plus rien, et car la Princesse avait sensiblement désséré son étreinte, la rendant moins douloureuse que quelques minutes auparavant. Le Brigadier sans oreilles parti, l'heure des explications avait irrémédiablement sonnée, elle en était consciente, et se préparait mentalement à quelques menaces bien senties pour la faire se taire. Quoi qu'il arriverait, elle s'était promis de rester calme, de bonne humeur, de ne pas perdre son sourire. Ou si, seulement si cela s'avérait nécéssaire. Elle n'avait pas pensé sur le coup qu'une des deux autres personnes présentes puissent penser qu'elle se fichait d'eux à cause de ce doux rictus. Elle adopta pourtant un sourire, pensant que cela pourrait l'aider à mieux analyser la situation et s'empêcher de sortir des phrases sans aucun sens ou rapport avec cette dernière. Si elle l'avait pu, elle aurait serré les poings et se serait murmuré une petite phrase d'encouragement. Certes, être ainsi avec la Princesse et un Brigadier à l'air tout sauf conciliant n'était pas une position que ses amies et les autres serviteurs auraient pu lui envier, mais...Elle pouvait le faire. S'en sortir sans aucune bléssure, qu'elle soit physique ou morale. Il suffisait de se soumettre tout en gardant la tête haute, c'était quelque chose qu'elle avait souvent fait, alors il n'y avait aucune raison pour que ça ne marche pas maintenant. Et quand tout cela serait finit, elle pourrait aller manger des pâtes. Elle avaoit très faim, elle voulait des pâtes. Le panneau rouge et lumineux réaparut à cet instant dans sa tête, dans toute sa splendeur. Elle était dans une situation que l'on aurait facilement pu qualifier de dangereuse, et elle pensait à son prochain repas? Elle allait vraiment devoir se faire suivre pas un spécialiste, quelque chose ne devait pas tourner rond chez elle...

"Des problèmes, vous dites? Je veillerais personnellement à ce que vous en ayez autant qu'une simple petite servante comme vous peut en avoir dans sa vie entière si j'entends la moindre rumeur déplaisante à mon sujet. Qu'importe ce que vous avez vu, oubliez le. Et si vous n'en êtes pas capable, je vous conseille fortement de faire en sorte à ce que cela reste entre nous trois, compris? "

La voix si douce et chaleureuse de la Princesse du côté Ouest la sortie brutalement de ses pensées, la pression qu'elle exerçait sur son bras se faisant de nouveau ressentir. Elle serrait un peu fort, quand même, n'aurait-elle pas pu la lâcher, ce n'était pas comme si elle allait s'enfuir, non plus, elle ne voulait pas s'attirer plus d'ennuis. Rien que pour ça, elle aurait préféré être à l'Est. Mais bon, elle ferait avec, elle n'avait pas le choix, elle se voyait mal donner une leçon de morale à la Dirigeante de son pays. Elle baissa docilement la tête, ôtant son sourire de son visage, tentant de paraître la plus soumise possible. Oui, elle avait très bien compris ces menaces qu'elle n'avait pas même fait l'effort de camoufler, et ferait comme elle le voudrait. Elle se devait de lui obéir, son avis ne comptait pas, il était insignifiant en comparaison du sien. Mais Maxence restait intimement persuadée que son avis était mieux que celui d'Annahita. Du moins, c'était ce qu'elle se disait afin de ne pas tirer la langue à la Princesse à la manière d'une enfant en colère. Elle n'aimait pas cette fille aux cheveux de neige, elle la trouvait trop prétentieuse. Ce n'était pas parcequ'elle était belle et Princesse qu'elle pouvait se permettre de faire ce que bon lui plaisait. Enfin...si. Mais ce n'était pas juste! Si la jeune femme aux yeux verts avait cru en la réincarnation, elle aurait souhaité être le bourreau de cette femme dans une prochaine vie. Au moins, il y aurait eu une justice en ce monde. Elle n'avait pas à être la seule punie juste à cause de leurs rangs respectifs. La punition aurait du être retournée, surtout qu'Annahita pouvait faire ce qu'elle voulait en ce château et ce pays. Et pas elle. Penser à ce genre de choses avait le don de l'agacer à un point qu'elle ne pouvait nommer, et elle serra les poings, attendant la suite de ce petit discours. Car suite il y aurait, mieux valait trop que pas assez, et comme ils voulaient à tout prix qu'elle se taise...

«Tu devrais écouter ta Princesse. Quoi que tu ais vu-ou cru voir-je ne te laisserais pas tranquille tant que je n'aurais pas la certitude que tu ne diras rien. Maintenant que ton «ami» est parti, on va pouvoir réfléchir sur le meilleur moyen de te faire taire, hm? Réfléchis vite, je n'aimerais pas avoir à trancher.»

Gnagnagna...Si elle l'avait pu, les grimaces auraient suivies sa très charmante pensée. Elle détestait aussi ce Neko, il avait l'air de se croire tout permis aussi. Peut-être parcequ'il flirtait avec la Princesse? Maxence se demanda soudainement s'il était le seul ou non. Vu Annahita Della'Morte, cela ne l'aurait pas étonnée qu'elle ai eu plusieurs amants. Elle avait bien, à ses yeux, le profil de la femme qui jouait avec le coeur et le corps des hommes. Elle devait être au moins perverse à ce point, non? Elle en avait bien le profil, oui. Elle donna un léger coup de talon sur le sol, faisant se répercuter contre les murs de pierre ce petit claquement sec. Il fallait qu'elle réponde, mais répondre quoi? N'importe quel mot de travers pouvaient faire basculer son sort, elle le savait, et cela lui faisait peur, mine de rien. Les deux personnes à ses côtés n'étaient pas des personnes très aimables, et elles pouvaient très bien décider de la faire taire d'une manière assez violente, tant que ça ne laissait pas de trace, ils pouvaient...Elle chassa vite cette pensée de son esprit, relevant son visage souriant vers les deux autres. Au diable toutes ces inquiétudes, elle ferait ce qu'elle pourrait, advienne que pourra. Elle s'était volontairement mise dans cette situation, alors autant en profiter jusqu'au bout. Ce serait du gâchis, de ne pas en profiter, non?

"Je vous écouterais, ma Princesse, et garderais tout ce qui s'est passé ici même secret, fit-elle avec un petit mouvement en direction de sa bouche pour appuyer ses dires, Je ne ferais rien qui pourrait mettre en danger votre réputation et mon travail."

Mensonge pour le premier, mais elle n'en avait cure. La Princesse et le Brigadier sûrement ne la croiraient pas, mais c'était juste pour la forme qu'elle l'avait dit. La politesse était de rigueur face à la Dirigeante de son pays, et n'importe quel idiot l'aurait su. C'était dans son interêt, si elle voulait pouvoir s'en sortir sans rien, elle allait devoir se montrer soumise et polie. Elle le savait, et pourtant, toujours souriante, mais avec une intonation interrogative dans sa voix, elle ne pu s'empêcher de dire:

"Mais dites moi, maintenant que nous ne sommes que nous trois...Etes vous vraiment ensembles, ou étais-ce juste...?"

Elle laissa passer un petit silence suggestif suite à cette phrase. Elle le savait, elle allait sérieusement se faire réprimander pour ces paroles, mais qu'est ce qu'elle s'amusait! Cela valait bien tous les reproches du monde, et elle pensait que les têtes qu'ils allaient ensuite faire allaient être mémorables. Elle en sourait d'avance.

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Princesse de la Région Ouest

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Humeur  : Relativement... Mauvaise. J'ose espérer pour vous tous que cela s'arrangera rapidement.^^

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MessageSujet: Re: Jenseeeeeeeeen?^^ (bah, PV Jensen Vicylinski, et qui veut.XD)[TERMINE]   Dim 28 Fév - 21:04

[HS: j'aime pas mon post, l'est tout pourrite...== ]

Ce n'était nullement qu'Annahita Della'Morte se fichait de ce qui pouvait arriver aux gens sous ses ordres. Pas plus qu'elle n'ignorait les problèmes qu'ils pouvaient avoir, les difficultés auxquelles ils pouvaient avoir à faire face. Elles les entendaient régulièrement, les connaissait par cœur et sur le bout des doigts. Mais ne les comprenait pas réellement. Elle savait ce que signifiait 'avoir faim', 'manquer d'argent', 'mal vivre', ou ne pas avoir de travail. De là à les avoir expérimentées toutefois, il y avait plus qu'un gouffre; tout un monde et plus encore sans doute, quelque chose qu'elle ne pourrait jamais combler, quand bien même y eût-elle mis toute la volonté qu'elle eût pu. Alors sans le faire, il était aisé de s'imaginer à quel points ces faits étaient loin d'elle, minuscules points sur la ligne d'horizon de sa vie, fade et sans couleurs, surtout lorsqu'on les comparait à toutes ces choses magnifiques qui l'entouraient. Elle ne les aurait dit indignes de sa noble attention, mais simplement trop éloignés, hors de sa portée. Et, ayant conscience de cela, son bon sens lui disait qu'il serait proprement inutile de tendre la main vers eux. Quoi qu'elle fasse, elle ne les aurait pas atteint. Ils ne se seraient pas ne fut-ce que rendus compte de son geste, ou l'aurait jugé futile eux aussi, aurait pensé qu'elle se moquait d'eux. Dans ces circonstances, elle agissait au mieux, sauvant ce qui pouvait être sauvé et abandonnant le reste. Que pouvait-on alors lui reprocher? De ne pas s'y intéresser? Il ne suffisait pas de vouloir pour pouvoir et de toute manière, elle ne le voulait pas. Tenter quelque chose et échouer n'apportait que de belles déconvenues, placer ses espoirs sur une idée sans fondements, faire des efforts dans un but que nous n'atteindrions jamais, était la plus courante des pertes de temps dans la royauté. Il y avait des problèmes que nous pouvions régler et qui nécessitaient pour se faire de se donner beaucoup de peine, que nous ne pouvions plus dès lors accorder aux soucis quotidiens des petites gens de ce pays. Eux n'avaient aucune idée de la manière dont le royaume était dirigé, les raisons derrière telle ou telle décision, ce qui la poussait à choisir l'une et pas l'autre. Tout ce qu'ils savaient faire à en juger par leurs comportements, c'était se plaindre de tout, réclamant ce qu'elle ne pouvait leur donner. Elle n'était pas Dieu, quoi qu'ils puissent en penser; elle avait la mainmise sur de nombreux domaine et son influence était grande. A vrai dire, elle était la personne la plus haut placée qu'ils verraient de leur triste et insipide vie, celle à qui l'on ordonnait jamais, celle qui n'avait qu'à parler pour qu'on exécute ses ordres. Celle qui, d'un simple mouvement de la tête ou du poignet, pouvait décider de la vie ou de la mort de quelqu'un, de la paix ou de la guerre, de leur bien ou leur mal. Elle comprenait donc que, par conséquent, ils s'en remettent à elle mais avaient également tendance à lui imputer jusqu'au dernier de leurs malheurs. Que pensaient-ils, que croyaient-ils qu'elle faisait de ses journées? Qu'elle se prélassait en riant d'eux? Ils s'aveuglaient pour trouver un responsable à leur misère, quelqu'un à blâmer pour tout ce qui ne leur avait pas été donné à la naissance. Beauté ou argent, renommée et force, gloire et terres, statut social et grâce. La demoiselle aux longs cheveux de neige savait qu'en échange de tous ces qualificatifs qu'on lui enviait tant, à la seconde même ou tout irait mal, tout serait de sa faute. L'envers du décor était loin d'être aussi resplendissant qu'il n'y paraissait au premier abord; il aurait eu de quoi décourager plus d'une personne à lui seul. Le revers de la médaille n'était pas doré à l'or fin mais cet aspect là de sa position leur était inconnu. Et quand bien même on leur aurait expliqué dans le détail, ils n'auraient toujours rien compris. Leurs propres responsabilités leurs semblaient grandes mais en réalité il n'en était rien; ils ne comptaient qu'en masse, de par leur nombre. Aussi devinait-elle que la jeune servante qu'elle tenait par le bras ne devait pas l'apprécier. Peut-être se trompait-elle, mais honnêtement, elle ne le pensait pas. Néanmoins, ce simple fait ne changeait rien à sa position. Qu'elle la respecte ou non, c'était bien Annahita et personne d'autre qui détenait la possibilité de la faire sortir du château de manière définitive. Une servante en moins ne serait pas si important. Après tout, beaucoup d'autres personnes seraient prêtes à reprendre le poste si la blonde était contrainte à le quitter brusquement, sans explication à ses collègues.

Et la princesse avait l'atroce impression que tout cela n'était pas près de se terminer, ou tout du moins, pas de la manière qu'elle souhaitait, dans les délais qu'elle aurait désiré. Cependant, elle ne la laisserait pas partir tranquillement. Cette idiote irait raconter n'importe quoi, n'importe où. Elle devait être bien stupide: l'obéissance était la pierre angulaire de tout l'ordre du château. Si chacun n'en faisait qu'à sa tête, jamais ils ne s'en sortiraient. Or, si certes il était rare que la maîtresse des lieux donne des ordres directs à une personne figurant au bas de l'échelle comme cette peste, force était de croire que cela arrivait tout de même, de temps à autre. Et cela allait sans dire que ce n'était guère de bonne augure qu'elle y soit contrainte, alors qu'elle avait tant de choses plus importantes à faire que de 'gentiment' s'adresser aux servantes trop curieuses et, plus gênant déjà, trop bavardes. Ne ce serait-ce que pour se rendre intéressante, elle parlerait. Sauf si bien sûr elle n'en avait plus la possibilité ou l'envie. La première hypothèse fut rejetée de suite; elle ne pouvait pas décemment la tuer pour cela, bien que théoriquement, la loi étant décidée par elle et elle seule, elle l'eût pu. Dieu, ce qu'elle aurait aimé que tout puisse se passer comme cela l'aurait du 'théoriquement'. En revanche qu'elle n'en ai plus la moindre volonté était possible.

… Mais l'étrangler restait une mille fois plus plaisante perspective.

Lorsque Jensen éleva la voix, ce fut pour approuver ses dires. Premièrement elle n'en doutait pas parce qu'il n'aurait pas pu faire autrement. Elle ne l'aurait pas toléré, elle aurait d'ores et déjà bien assez de mal à la faire taire comme cela. Secondement parce qu'il devait être du même avis, songea-t-elle. Elle ne put retenir un très léger sourire quand il prononça le mot 'trancher'. Oh, comme il serait agréable qu'il ait à 'trancher'. Au sens propre comme figuré du terme, cette seule pensée la réjouissait. L'inquiétude ne la saisit pas; il ne ferait rien sans qu'elle le lui ordonne au préalable. Autant Scott McCloud lui semblait particulièrement rétif à l'idée d'exécuter ses ordres sans broncher, autant il lui semblait que Jensen ne ferait aucun acte inconsidéré. Et quelque part, elle le regrettait quelque peu... Quelle joie cela aurait été de pouvoir se dire qu'elle ne parlerait plus jamais, et qu'elle pouvait s'en laver les mains: le geste ne serait pas venu d'elle. La souveraine poussa un nouveau soupir agacé, évitant bon gré mal gré de croiser le regard si bleu du Neko et priant qu'il ne le prenne pas mal.
La demoiselle aux yeux dont la couleur évoquait celle du sang n'avait pas déserré son emprise sur le bras de la blonde impertinente. D'ailleurs, elle fut un court instant durant persuadée que les murs de ce couloirs auraient un aspect tout à fait charmant une fois recouverts d'hémoglobine... Elle la détestait et n'était pas prête d'oublier ses traits. Ils lui avaient intimé d'observer le silence quant aux récents évènement, auxquels ni l'un ni l'autre n'auraient su donner de convaincante explication. Mais il y avait fort à parier que la matière grise lui manquerait pour réaliser qu'au premier mot de trop, elle risquait fort de devoir se trouver un autre travail, sans nul doute moins plaisant que celui qu'elle avait ici. Une pauvre idiote qui avait depuis longtemps oublié comme se servir d'autre chose que de ses mains ne pourrait pas être d'une bien grande aide à la société. Un mot, un seul, et l'accès à ces magnifiques et riches couloirs qu'elle arpentait chaque jour lui serait prohibé. Son salaire, quoique humble mais présent tout de même, retiré. Se rendait-elle simplement compte des personnes à qui elle faisait face? La réponse était, indubitablement, oui. Mais il était tout aussi clair, si ce n'était même plus, qu'elle n'adoptait pas une ligne conduite adaptée. Alors le seul adjectif lui venant spontanément à l'esprit lorsqu'elle posait son regard sévère sur elle, une mine se voulant impassible mais où l'on pouvait, en la regardant bien, discerner un certain agacement et, peut-être, un soupçon de colère, était 'idiote' ou 'dinde'. Ainsi étaient les choses, tout le monde n'avait pas sa chance. De toute évidence, cette fille était née pauvre, stupide et laide... Quel affreux manque de savoir-vivre, entrer dans sa chambre, juste au mauvais moment. Elle se fichait pas mal qu'elle n'ai pas pu deviner ce qui se passait, là n'était pas la question. Elle n'aurait pas dû entrer et c'était tout. Sa place n'était pas ici et, plus Annahita y pensait, plus elle se disait que sa place n'était pas au château du tout. Libre à cette idiote de tenter de lui prouver le contraire.

Elle doutait fortement qu'elle eût la capacité d'y parvenir, de toute manière. Elle eut un vague espoir lorsque la servante, toutefois, dit ses paroles, même si bien vite tarit, rendu presque aussitôt à son état initial de poussière.

"Je vous écouterais, ma Princesse, et garderais tout ce qui s'est passé ici même secret, répondit l'idiote, Je ne ferais rien qui pourrait mettre en danger votre réputation et mon travail."

Elle secoua légèrement la tête: elle pouvait y voir là ce qu'elle désirait. L'expression d'une profonde lassitude quant à ces mensonges proférés sans même qu'elle se soucie qu'ils aient l'air vrais ou non. L'incrédulité profonde face à tant d'absurdité en une seule et unique personne. Une colère dont elle ne parvenait pas à comprendre les motifs si flous mais qu'elle serait heureuse de passer sur l'Esprit. Ou toutes ces choses à la fois, elle n'en avait cure. Le fait était qu'elle ne la croyait pas une seule seconde capable de tant. Dès qu'elle la lâcherait, elle courrait raconter sa dernière 'trouvaille' à sa possible camarade de chambre et de fil en aiguille, cela tournerait mal pour la Princesse et le membre de la brigade. Pour un peu elle l'aurait giflée, mais retint sa main. Elle ne s'abaisserait pas à cela, mais ce n'était pas l'envie qui lui manquait.

Et elle dû reconnaître qu'elle du se faire violence pour ne pas le faire lorsque la servante demanda, à brûle pourpoint, s'ils étaient ensemble ou non. Après cette pensée, elle ouvrit la bouche, mais aucun son n'en sortit. Qu'allait-elle répondre? Que devait-elle répondre? Cette question n'avait pas de solution pour elle, ou elle ne la trouvait pas. Ensemble...? Annahita ne savait pas, ne désirait pas savoir ce qu'elle entendait par là. Une poignée de minutes auparavant déjà, elle s'était refusée à y penser plus avant, ce n'était pas pour le faire maintenant. Elle les avait vu s'embrasser. Qu'y avait-il d'étrange à ce qu'elle se pose la question? Rien. Mais ce qui était plus que dérangeant, c'était qu'elle ne la garde pas pour elle. La belle dirigeante chercha le regard de Jensen, se mordant l'intérieur des joues jusqu'à sentir le goût métallique du sang. Néanmoins, elle ne rougit pas. Ce genre de réactions étaient à éviter et signifiaient un magnifique 'oui', même cette idiote aurait compris cela. Or, cela aurait été de la libre interprétation, de la totale libre interprétation, lui prêter des paroles qu'elle n'aurait pas eues. Aurait-ce été une méprise? Oui, non? Elle n'en avait pas la moindre idée. Et n'en voulait pas non plus. Serra le poing de sa main libre, pas au point de s'en faire saigner évidemment. Qu'allait-elle répondre...? Laisser le Neko aux yeux bleus répondre pour elle la tentait grandement, mais elle dut repousser cette éventualité. Elle était Annahita Della'Morte, dirigeante de tout l'Ouest du royaume d'Illea, et n'avait besoin de l'aide de personne. A plus forte raison encore pour répondre à une si stupide question. Lorsque l'on n'avait pas une réponse, il suffisait d'esquiver habilement le sujet et le tour était joué. En revanche, ce n'était que repousser l'échéance; elle devrait y réfléchir, un moment ou à un autre.

''Avez-vous l'impression d'être en droit de poser ce genre de question? Apprenez à rester à votre place, si vous tenez à travailler ici, dit-elle, l'air toujours aussi agacée et dissimulant au mieux son trouble. Votre conduite est bien peu prudente, lorsque l'on sait que je pourrais m'arranger pour que ni vous, ni votre famille ne trouviez le moindre emploi ici. Un mot, et une remarque de ce genre de plus... Et je peux vous assurer que ce sera le cas. ''

La menace était tombée, limpide comme de l'eau de roche, claire comme du cristal. Elle reposa à nouveau son regard sur Jensen.

Oui, elle devrait y réfléchir à un moment ou un autre, il était vrai. Mais en l'occurrence, le plus tard serait le mieux. Elle n'avait nul besoin de comprendre cela, de donner une raison à son cœur de s'emporter comme il l'avait fait ou une quelconque justification à ces rougissements. Ni maintenant, ni dans un futur proche. Le plus tard serait le mieux.
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Neko chouchou de la Princesse, et amateur de noeuds roses

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MessageSujet: Re: Jenseeeeeeeeen?^^ (bah, PV Jensen Vicylinski, et qui veut.XD)[TERMINE]   Lun 19 Avr - 6:32

[Si on vous écoutait ils le seraient toujours, donc...XD

Et OUI, je n'ai que ça à foutre à cette heure ci! Je veux pas dormir, Bouuuuh!>__<]

Finalement, Jensen ne se posait que peu de questions. Non pas qu'il ne réfléchissait pas, simplement qu'il n'aimait pas aller chercher très loin dans ses raisonnements, les raisons profondes et compliquées qui le poussaient à agir ou ce qu'il pouvait réellement éprouver comme sentiments vis-à-vis d'une situation donnée. Ça ne servait à rien, c'était une inutile perte de temps, un effort qui ne menait à rien, strictement à rien. Purement contreproductif. Or le Neko aux cheveux gris détestait perdre son temps à faire quelque chose qui, au final, ne lui apporterait rien. Oh, certes, jamais personne ne pourrait témoigner de sa gentillesse ou de sa générosité : il le disait lui-même, il avait un caractère tout sauf aimable et appréciable. Donner aux autres sans raison, juste pour faire une bonne action..., non, il ne voyait pas pourquoi il aurait fait ça. Ils ne l'intéressaient pas, leurs vies ne l'intéressaient pas, il n'avait purement et simplement rien à faire de leur histoire ou de leurs expériences, de leurs problèmes possibles et éventuels. Et, dans cette mesure, jamais le jeune homme ne comprendrait les personnes dotées d'un fond naturellement gentil. A ses yeux, pas de carotte sans bâton : accepter la charité de quelqu'un revenait à se rendre redevable de quelque chose, et à laisser à l'autre une emprise, aussi minime soit-elle, sur lui. Or il refusait que qui que ce soit puisse lui faire du chantage, puisse savoir quelque chose à son propos qu'il voudrait tenir secret. Il n'y avait pas tant de choses que le brigadier gardait pour lui, rien que pour lui ; mais ces choses là, personne n'était autorisé à y toucher. Personne. Alors il ne se laissait jamais aller en public, ne faisait part que des émotions qu'il voulait bien laisser filtrer au grand jour, ne parlait que très rarement de lui-même. Son passé était son passé, et ce qu'il ressentait ne regardait que lui. Il laissait les personnes qu'il côtoyaient se faire l'idée-bonne ou mauvaise-qu'ils voulaient de lui, et n'intervenait que rarement. Qu'un imbécile fini ne l'aime pas lui était bien égal, et il n'avait de réelle affection pour personne : il évitait ainsi d'être blessé, et ce par qui que ce soit. Vexé, souvent. Blessé, jamais. Se lier d'amitié avec quelqu'un n'était pas quelque chose d'inné chez lui, et même s'il avait réellement tenu à passer du temps avec quelqu'un il n'aurait pas su quoi dire ni comment faire. Depuis qu'il était petit il n'avait jamais été gentil, il n'avait jamais eu un caractère simple et avenant. Alors les seules choses qu'il donnait comme d'autres donneraient de la gentillesse, c'était de la cruauté, des remarques blessantes et des coups. C'était simple ça, au moins. Frapper. Il se fichait bien de savoir qu'il était faible de faire cela, au moins ça faisait taire l'autre d'une manière plus qu'efficace. Ça défoulait. Et c'était quelque chose dans lequel il excellait, dans lequel le jeune Neko aux yeux bleus se démarquait des autres : et pour quelqu'un qui aimait être le meilleur, c'était quelque chose de non-négligeable. Il savait qu'il n'était pas particulièrement intelligent, il ne s'était jamais posé la question de savoir s'il était séduisant ou pas, mais il savait se battre. Il savait être méchant et mesquin, alors il l'était. Ce n'était même plus une question d'habitude, c'était simplement qu'il éprouvait un malsain plaisir rien qu'à l'idée de blesser quelqu'un, que ce soit physiquement ou moralement. Il aimait détruire les personnes et les voir se décomposer de l'intérieur, doucement mais sûrement, jusqu'à ce que leur corps suive et qu'ils ne fassent plus qu'un avec la terre. La peine et la douleur étaient bien plus belles à observer qu'un rire à entendre, aux yeux du Neko. Et si c'était un point de vue tout à fait discutable, personne ne pouvait discuter le fait que c'était le sien. Or, dès lors, il fallait savoir que vous voir pleurer ou crier lui aurait fait beaucoup plus plaisir que vous voir rire ou rougir. Et ça, même si vous étiez quelqu'un de bien, de gentil, d'avenant. Encore plus si vous l'étiez, même.

Et si vous étiez blonde, que vous aviez les yeux verts, que vous étiez de taille moyenne, que vous travailliez comme servante au château...

Jensen lui lança un nouveau regard plus qu'agacé quand elle répondit à la jeune femme qui lui tenait le bras. Il voulait la tuer. Et ce n'était pas des paroles en l'air, il aurait réellement aimé voir sa tête tomber par terre, ou ses organes se répandre au sol. Et plus il y pensait, plus il avait envie de concrétiser ses envies. Autant dire que ça ne l'aidait pas vraiment, mais il n'y pouvait strictement rien : peu importe comment il regardait ce sourire stupide et cet air contrit, il ne pouvait s'empêcher de se l'imaginer tordu dans une expression traduisant toute la douleur que son corps serait capable de supporter avant de céder dans un dernier râle rauque. Et puis, il n'aimait pas les servantes. Elles lui semblaient aussi inutiles que stupides, et elles pullulaient en masse dans les couloirs, toujours affairées dans les moindres recoins, à l'affut, les oreilles tendues..., de vraies espionnes internes. D'ailleurs, si espion il y avait, c'était par là qu'il aurait cherché en premier. Il détestait ces personnes toujours fourrées partout, avec leur tenue horrible et leur air de demeurées complètes. Et celle là bien plus encore que les autres, pour des raisons qu'il ne tenait même pas à préciser dans le secret de son esprit. Oui, elle l'énervait, il savait pourquoi, pas besoin d'épiloguer. Il n'aimait pas, vraiment pas se poser trop de questions. A chaque fois qu'il commençait à se pencher trop sur un sujet c'était mauvais signe, il le savait bien. Il l'avait déjà expérimenté, il savait ce qu'il faisait, quand il le faisait et pourquoi il le faisait. En cet instant par exemple, il savait que s'il continuait de se crisper comme ça il allait finir par se faire mal, ne serait-ce qu'aux paumes de ses mains-et ce n'était pas le but premier de la manœuvre. Le jeune brigadier aurait aimé pouvoir mettre ses mains quelque part, mais il n'avait pas même sa hache sur lui : moralité, il se devait de les garder croiser, tranquilles, ou le long de son corps. Ce n'était pas simple, vraiment pas simple. Surtout quand il était aussi nerveux. Et puis, cette stupide servante, s'il ne pouvait pas la tuer, au moins aurait-il aimé pouvoir la renvoyer d'ici, l'exiler, ou que savait-il encore. Le garçon aux cheveux en bataille se fichait bien de savoir ce qu'il adviendrait d'elle si elle perdait travail et salaire, ça lui passait complètement au-dessus de la tête. Il y réfléchissait bien sûr, au moins durant un quart de secondes : mais la réponse était simple et cruelle, il n'en avait réellement rien à faire. Qu'elle et sa famille doivent faire les poubelles, ça l'aurait plus fait rire qu'autre chose.

Et pourtant, il ne pensait pas penser de manière étrange. C'était même tout à fait normal, selon lui.

"Mais dites moi, maintenant que nous ne sommes que nous trois...Êtes vous vraiment ensembles, ou étais-ce juste...?"

En entendant cela, Jensen, se sentait un minimum concerné, posa ses iris bleus sur la jeune fille aux cheveux blonds. Et sur le moment il ne rougit pas, il n'eut pas l'air gêné, il ne cria pas ; non, il ouvrit simplement grand ses yeux, bougeant ses oreilles grises au sommet de son crâne. Qu'est-ce que c'était que cette question? Et qu'entendait-elle, par juste...? Ce silence avait été bien trop éloquent, il ne l'aimait pas! Il arqua les sourcils, évitant au maximum de prendre des couleurs-même s'il n'obtint pas un résultat qu'il aurait estimé de parfaitement satisfaisant-et entrouvrit la bouche, comme pour répondre. Ou pour lui dire de se taire, au moins. Pourtant, le jeune homme n'en fit rien. Il se contenta de froncer les sourcils, l'air dubitatif bien que clairement énervé. Il croisa le regard de la Princesse un court instant, mais le détourna aussitôt. Tiens, c'était une question, ça. Est-ce qu'ils étaient ensemble? La réponse qui lui serait venue la plus spontanément aurait été non. Simple et efficace manière de tout nier en bloc qu'il aurait affectionné plus que quoi que ce soit d'autre. Seulement voilà : la question n'était pas étaient-ils ensemble ou pas, mais plutôt étaient-ils vraiment ensemble, ou est-ce que c'était juste 'suivi-d'un-silence-éloquent'. Et là, que dire? Jamais Jensen n'avait été avec qui que ce soit, et s'il savait ce qu'était l'amour il n'avait jamais eu l'occasion de le ressentir pour qui que ce soit. D'ailleurs jusque là il se souvenait même avoir dit qu'il n'éprouvait qu'un vague respect pour la jeune fille aux yeux rouges, se défiant de toute l'autorité qu'elle pouvait avoir sur lui : comment avait-il pu changer d'avis si brusquement? Maintenant il n'était plus sûr de rien, tout lui paraissait complètement flou et il détestait ça. Avancer dans le brouillard était dangereux, et il n'avait pas envie de tomber. Annahita..., il ressentait quelque chose pour elle, il en était presque sûr. De là à pouvoir être plus clair, peut-être pas. Pas encore, en tout cas. Mais en revanche, il ne pouvait dire avec certitude ce que la demoiselle pouvait bien ressentir, elle, pour lui. Il ne pouvait lire dans son esprit, et ses réactions ne lui étaient pas familières : il ne savait à vrai dire même pas quelles genres de réactions pouvait avoir quelqu'un dans ce genre de cas. Elle pouvait tout-à-fait lui mentir et, en tout état de cause, se moquer de lui au plus haut point. Cette idée lui arracha un léger frisson, qu'il ne put réprimer. Pour quelqu'un qui se voulait prévoyant et qui détestait l'inconnu, il avait l'impression de s'être lancé dans une course effrénée sans rien voir devant lui ; et, plutôt que de l'énerver, ça l'inquiétait. Il ne voulait pas qu'elle se moque de lui, et il ne voulait pas non plus qu'elle croit qu'il se moque d'elle. D'ailleurs, rien qu'à cette idée il sentit son cœur battre plus fort, cognant dans sa poitrine. Il se sentait perdu, et aurait réellement aimé pouvoir parler de ça avec Annahita. Mais il ne pouvait pas, et même s'il en avait eu l'occasion il savait qu'il ne l'aurait pas fait. Il ne savait pas quoi dire, il avait peur de ne pas trouver les bons mots pour s'exprimer. Il les visualisait, mais n'arrivait pas à les dire comme il fallait. Il savait mieux que personne qu'on ne vivait qu'une fois, et il ne tenait pas à faire n'importe quoi. Et lui qui d'habitude était tellement imperturbable, il suffisait maintenant que son regard croise celui de la jeune fille pour qu'il prenne la même teinte que ses iris. Qu'il en perde totalement le fil de la conversation.

Et c'était profondément frustrant.

«Exactement, dit-il en tentant de se reconcentrer sur la servante, passant toute sa colère et son agacement sur elle seule. Encore un mot de travers et je me passerais de ma hache pour te trancher ta gorge. Et je t'ai déjà dit que tu n'as rien vu, c'est clair? RIEN. Rien du tout!»

Il la fusilla du regard, et fit une légère grimace. Ça le titillait encore plus, c'était terrible. Ça aurait été si simple en plus, si simple..., un geste, rien qu'un geste...

«Si toi ou un de tes proches a un accident, tu n'iras pas te plaindre. Si c'était moi, je m'arrangerais pour qu'ils ne puissent plus travailler du tout, estime toi heureuse», lâcha-t-il finalement après l'avoir toisée, un petit soupir nerveux finissant sa phrase comme un avertissement silencieux.

Ce n'était pas comme s'il mentait, de toute façon. La justice vue par Jensen, c'était à coup de hache qu'il l'aurait fait.
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MessageSujet: Re: Jenseeeeeeeeen?^^ (bah, PV Jensen Vicylinski, et qui veut.XD)[TERMINE]   Jeu 20 Mai - 0:31

Maxence se demanda, l'espace de quelques secondes, à la vue des visages des deux autres personnes présentes à ses côtés, si elle était réellement normale. Elle s'était déjà posé cette question quelques minutes auparavant, mais elle s'était de nouveau imposée à son esprit lorsqu'un petit rire à la fois joyeux et moqueur faillit s'échapper de ses lèvres, bien contre son gré. Fort heureusement pour elle et sa jolie tête, elle parvint à le contenir de justesse, ne laissant sur son visage plus aucun trace d'hilarité, si ce n'était un sourire qu'elle s'appliquait à ne pas trop agrandir. Il était juste assez grand pour paraître poli. Sérieusement...A continuer d'agir aussi imprudemment, il était certain qu'elle s'attirerait un jour des ennuis aussi gros qu'elle, si ce n'était plus. La situation présente était déjà loin d'être à son avantage, passablement dangereuse, et le pire était qu'elle n'arrêtait pas de s'enfoncer par la faute de ses répliques complètement décalées et son attitude à la limite de l'irrespect. Maxence s'en rendait compte, elle n'était pas stupide, mais ne pouvait s'empêcher de dépasser les limites avec allégresse, et en courant, encore, sous le simple prétexte que cela l'amusait. C'était vrai, à chaque fois qu'elle faisait une bêtise, elle avait envie de rire, et c'était exactement la même chose lorsqu'on la disputait. Elle n'avait pas du tout honte ou envie de pleurer, juste d'éclater de rire à la figure de son interlocuteur. Bien heureusement pour elle, ce qui lui restait de sens commun l'empêchait de partir d'un grand fou rire, et elle parvenait à garder un semblant de sérieux, les traits de son visage étirés en une moue parfois tout sauf gracieuse. Était-ce sa faut si elle avait l'irrépressible envie de rire durant ce genre de moments? Leurs têtes étaient tellement hilarantes, rien que voir la Princesse et un Brigadier muets, ne sachant que répondre la mettait aux anges, et elle avait l'impression d'avoir réussi à remonter un barreau de l'échelle. En vérité, elle était pratiquement sûre qu'elle venait d'en dégringoler trente en un seul coup dans leur estime, mais honnêtement, elle s'en fichait bien. Si elle n'avait pas tenu à son travail, elle serait sur le champ allée répéter cette croustillante nouvelle à ses nombreuses amies et collègues, et se serait prestement enfuie du château royal une fois son forfait accompli. Oui, vraiment, ils pouvaient s'estimer heureux qu'elle tienne à son travail comme à la prunelle de ses yeux, sinon, elle n'aurait pas donné cher de leur petit 'secret'. Quelle idée de s'embrasser alors que la porte était ouverte, et pouvait à tout moment céder place à une innocente servante venue nettoyer ou faire n'importe quoi d'autre dans l'optique de son travail. L'Esprit aux cheveux blonds n'allait pas mentir, elle était entrée en connaissance de cause dans cette pièce, dans le but avoué d'y trouver quelque chose d'intéressant, et cette entrée avait porter ses fruits, elle ne pouvait pas le nier! Elle n'aurait jamais imaginé, même en rêve, être spectatrice d'une scène aussi intéressante et...Intrigante. C'était mieux que tout ce qu'elle aurait pu espérer! Pensant à cela, Maxence eu envie de sauter sur place, mais du réfréner une nouvelle fois son envie. La Princesse lui tenait toujours fermement le bras, et au moindre petit mouvement, il lui semblait que le Neko aux yeux bleus la hacherait menu, et qu'il la servirait en repas aux Nobles le lendemain. Elle du se contenter d'un discret petit soupir, posant ses yeux dans le vague sans vraiment s'en rendre compte. C'était une habitude pour elle, de ne pas tourner sa tête vers son interlocuteur; Elle n'en voyait pas l'intérêt, tout comme un Humain, un Elfe ou un Neko n'aurait pas vu l'intérêt de fixer une brindille de bois alors que la personne à laquelle il parlait se trouvait derrière lui. Elle les voyaient, elle sentait leur agacement, qui gelait parfois son cœur dans sa poitrine tant cette colère était intense. Qu'est-ce que ça pouvait bien faire, de voir à l'aide de ses yeux? Sa mère lui avait un jour dit que les Humains étaient remplis de haine car ils voyaient à l'aide de leurs yeux, et jugeaient les autres sans chercher à les connaître. Les Esprits étaient si différents des humains en tellement de points que les comparer relevait de l'impossible; Pour ces êtres qui voyaient par le biais de leur yeux, eux n'étaient que des êtres barbares et durs, sans aucune pitié. C'était injuste de dire ça, ils avaient tout simplement des règles, des principes, des croyances différentes des leurs. Et ça, c'était quelque chose que visiblement, ils ne pouvaient pas accepter.

Elle sentit une pointe de colère percer à travers son cœur, mais ne laisse rien transparaître sur son faciès. Elle voulait rester la plus impassible possible, avec juste un sourire affiché sur son visage. Quand elle le voulait, Maxence arrivait à merveille à cacher ses émotions et mener les autres en bateau. Était-ce mal? Elle ne le pensait pas. Elle ne voyait pas en quoi cela pouvait être gênant d'afficher un sourire si l'on était triste, uniquement car vous ne vouliez pas que les autres s'inquiètent pour vous. Enfin...Une chose était sûre, ce n'était pas les deux personnes présentes qui allaient s'inquiéter pour elle d'une quelconque manière que ce soit. S'inquiéter de ce qu'elle savait, oui, ils ne semblaient même faire que cela, mais c'était bien tout. Qu'ils étaient agaçants...Son travail était en jeu, elle avait besoin de ce travail, elle ne dirait rien! Aucune autre oreille curieuse ne serait au courant de cet 'incident', elle le jurait sur sa vie. Et si quelqu'un d'autre était au courant, et bien...La fuite ne viendrait pas d'elle. Pour une fois dans sa vie, elle garderait la bouche cousue et ne dirait rien, pas même à sa chère colocataire, qui avait elle aussi la langue bien pendue et adorait discuter. Ce serait dur, évidemment, mais...Pour garder son travail, elle ferait l'effort de ne rien dire. Mais tout de même, elle aurait bien voulu avoir des précisions, elle avouait ne pas arriver à totalement cerner la relation de la demoiselle Della'Morte et son subordonné. Étaient-ils ensemble, ou était-ce juste pour...Pour une journée, une nuit? Une histoire qui ne durait pas, comme elle en avait elle l'habitude? Elle se mordit l'intérieur des joues, plus perplexe que jamais, au moment même où la Princesse répliquait très gentiment à sa question, sur ce ton de voix si doux qui la caractérisait:


''Avez-vous l'impression d'être en droit de poser ce genre de question? Apprenez à rester à votre place, si vous tenez à travailler ici. Votre conduite est bien peu prudente, lorsque l'on sait que je pourrais m'arranger pour que ni vous, ni votre famille ne trouviez le moindre emploi ici. Un mot, et une remarque de ce genre de plus... Et je peux vous assurer que ce sera le cas. ''

Maxence eu envie de singer la jeune fille aux cheveux trop clairs, mais comme toutes ses autres pulsions, elle fut obligée de se retenir, à son plus grand dam. Sur le coup, elle ne pu par contre retenir la petite grimace qui hanta son visage l'espace de quelques secondes seulement, bien contre son gré. C'était plus fort qu'elle, elle n'y pouvait strictement rien. Des menaces, hein...Avaient-ils toujours peur qu'elle ne sache pas tenir sa langue et aille raconter ses déboires à la première personne qu'elle rencontrerait? A leur place, il était clair qu'elle aurait eu peur. Mais elle n'était pas à leur place, et se promit de remercier chaque jour le seigneur pour cela. Une Princesse...Cela pouvait paraître beau dans les Contes de Fées, mais la réalité était loin de ne serait-ce qu'arriver à la cheville des merveilles citées dans les livres. Annahita pouvait être belle, mais elle était loin d'être gentille et de se promener dans les rues en distribuant aux plus démunis de quoi subsister. Très loin du stéréotype des Princesses de contes de fées, oui. Quant à son compagnon...Et bien, le fait qu'il soit un Neko laissait de gros aprioris à Maxence, car c'était de notoriété publique que ces hommes à oreilles et queue de chat aimaient faire couler le sang plus que de mesure. Et vu la manière avec laquelle il venait de lui répondre, agressif et menaçant, il était clair pour la servante aux yeux verts qu'il était lui le parfait stéréotype du Neko moyen. Qui se ressemblent s'assemblent, comme le disait le vieil adage, et ce drôle de couple semblait tout à fait appuyer cette thèse. Quelle délicatesse, menacer ses proches pour la forcer au silence...Quand on touchait à sa famille, Maxence était loin d'être aussi conciliante, et c'est la raison pour laquelle, suite aux mots du Brigadier, son visage prit une expression contrariée et fâchée, son regard toujours posé dans le vide.

Alors qu'elle leur répondait, elle avait complètement oublié de focaliser son regard sur eux. Un oublie bien involontaire, elle le jurait. Le fait que cela puisse les déranger qu'elle ne les 'regardent' pas ne lui avait pas traversé l'esprit, puisqu'elle les voyaient parfaitement bien.


« Ne vous en faites pas, je vous ai déjà dit que je ne dirais rien à qui que ce soit. Je tiens à mon travail, vous pouvez être sûrs que je ne laisserais rien filtrer. Et même si elle ne doit pas valoir beaucoup à vos yeux, je vous en donne ma parole. »

Elle se serait bien incliné, mais son bras prisonnier de l'étreinte d'Annahita rendant le geste impossible, elle se contenta de légèrement hocher sa tête, poursuivant sur le même ton ennuyé:

« Alors de grâce, cessez ces menaces. Je ne dirais rien. »

Son ton s'était radouci vers la fin de sa phrase, et un pâle sourire était revenu illuminé son visage. Oh, ils faisaient ce qu'ils voulaient, c'était certain. Mais elle aurait au moins essayé. Elle ne pourrait pas s'en plaindre.

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MessageSujet: Re: Jenseeeeeeeeen?^^ (bah, PV Jensen Vicylinski, et qui veut.XD)[TERMINE]   Sam 12 Juin - 16:04

Le respect était une notion primordiale, et ce dans quelque société que ce soit. Parce qu'un certain ordre était nécessaire pour assurer le calme et la pérennité de ce dernier, on se devait de ne le bousculer sous aucun prétexte. Absolument aucun, dans la mesure où même le plus tentant de nos égoïstes désirs ne valait guère plus qu'un grain de sable dans le désert comparé à l'importance de la vie de tout un peuple. Comme le disait ce vieil adage, à tout seigneur tout honneur; et on comprenait pourquoi. Jamais Annahita Della'Morte n'aurait même dû ne fut-ce qu'adresser la parole à une jeune fille insipide et sans aucune espèce d'intérêt, et n'aurait par ailleurs jamais eu à le faire si cette dernière n'avait pas, justement, bousculé cet ordre pourtant vital. Lorsqu'une personne aussi insignifiante voulait parler à des personnes qui peinaient à jusqu'à remarquer sa présence, elle devait le faire avec déférence. Mais il n'y avait point à tergiverser sur ce point; le mieux restait encore qu'elle ne leur parle pas tout court, et la Princesse de l'Ouest en était de plus en plus convaincue à mesure que les secondes défilaient sans qu'elle puisse se sentir soulagée et lâcher le bras de la blonde servante à la langue trop bien pendue. Peut-être était-elle simple d'esprit, raison pour laquelle en ce cas ses parents s'en seraient débarrassés ici tout en espérant secrètement qu'elle ne se ferait pas trop remarquer. Eh bien, si tel était le cas, ils risquaient fort d'être bien déçus. Quant au fait que cette Esprit aux yeux verts soit en possession de tous ses moyens, elle préférait encore ne pas l'envisager; cela aurait signifié qu'une suicidaire à profondes tendances masochistes et une curiosité affreuse et mal placée, doublée d'une rebelle affectionnant particulièrement le non-respect des règles de bienséance, un raisonnement aussi logique qu'un plus un faisait mille, et une lenteur certaine à comprendre les choses se promenait en toute impunité dans les couloirs de son château. Les serviteurs il était vrai n'étaient pas tous des lumières éclairant par leur savoir faire et leurs nombreuses connaissances, et on ne leur demandait guère de l'être; mais il y avait un minimum, des limites à ne pas dépasser. Jusqu'ici, la belle jeune fille aux yeux cinabre avait pensé qu'il était de toute façon impossible de les outrepasser sans le faire exprès. Et personne n'était sensé s'attirer des problèmes de son bon vouloir. Elle s'était, semblait-il, légèrement trompée, autant sur le fond que sur la forme, et elle en avait la preuve vivante juste à ses côtés. Vivante. Dieu, qu'elle aurait aimé que Jensen la tue. Évidemment, ces pensées n'avaient rien de sérieux. Par là elle n'entendait pas qu'elle se mentait à elle-même, non point. Elle avait, sur l'instant en tout cas, réellement envie de la voir gésir dans son sang sur le sol. Et plus encore, que ce soit de sa main. Toutefois un scandale n'aurait pas été le bienvenu, et elle n'aurait su prétendre sans perdre tout semblant de crédibilité ne rien avoir ouï ou vu quand bien même l'accident aurait eu lieu juste au pas de sa porte. Stupidités que tout cela, vraiment. Annahita, au contraire de son frère jumeau dont elle n'avait depuis longtemps pas revu le visage, n'avait jamais, ou du plus loin qu'elle s'en souvienne, été une fervente adepte du pacifisme. Il existait le plus souvent un moyen diplomatique de régler les problèmes se dressant sur notre chemin, et il était tout aussi souvent préférable de les emprunter que de s'avancer sur celui de la guerre et de la violence, elle n'aurait pu en disconvenir. Mais un point sur lequel elle restait intraitable était que ce dernier restait beaucoup plus efficace et marquant que le premier. Ainsi, les ennuis prenaient définitivement fin, au bout d'un parfois long conflit. Ils ne reviendraient plus, jamais, et on en avait l'assurance, la certitude. On se sentait en sureté et on avait gagné; y avait-il au monde plus plaisant sentiment, elle se le demandait. De fait, cette politique s'appliquait ici aussi, dans cette situation insupportable et indésirable. Cette fille ne pouvait-elle pas avoir un subit arrêt cardiaque, s'écrouler inerte sur le sol, avoir une tout aussi brusque crise d'amnésie, quelque chose, n'importe quoi, qui fasse qu'elle n'aie plus la possibilité de parler sans qu'elle ou le hachelier soient impliqués? Non, pour sûr, non. Cela n'aurait jamais dû arriver. Ce simple mot, 'respect', aurait en principe été capable de rassurer tout un chacun en si peu de temps. Respect. Si la Princesse aux cheveux de neige avait véritablement cru que l'idiote leur causant tant de problèmes avait été habitée par ce sentiment, alors sans nul doute l'aurait-elle laissée partir plus facilement, avec moins de craintes et d'incertitude. Quelque chose cependant, dans son attitude, ses dernières paroles peut-être y jouaient-elles un rôle conséquent, la retenait de le penser.

Ce n'était guère possible d'accorder sa confiance à une personne n'étant pas même ne fut-ce que capable de se rendre compte des risques qu'elle encourait à faire telle ou telle chose. A vrai dire, ce n'était prudent d'accorder sa confiance à personne. Bien entendu, Annahita avait l'intime certitude que Jensen n'aurait rien dit. Mais cela n'était pas de la confiance, ni de près ni de loin. Cela n'en avait pas même l'aspect extérieur, non. Il ne l'aurait pas fait pour la simple mais tout aussi bonne raison que lui aussi aurait été plus qu'impliqué dans cette histoire. Les rumeurs auraient couru dans son dos aussi bien que dans celui de sa princesse et il n'était pas le genre de personne à se gratifier d'être connu si c'était pour ce type de raisons. Et même sans cela, si elle lui avait demandé de ne rien dire ou, à plus forte raison, le lui avait ordonné, il ne l'aurait pas fait et aurait été aussi muet qu'une tombe, sur ce point elle n'avait pas grand doute. Peut-être se trompait-elle. Peut-être pas. Elle n'en avait en tout cas pas l'impression. Or, se dit-elle, elle ressentait l'exact contraire en ce qui concernait la servante aux longs cheveux clairs. Les menaces avaient un effet sur les gens, pas obligatoirement celui attendu, mais incontestablement, il en avait. Sitôt que l'on avait trouvé un moyen de pression, l'autre n'avait d'autre choix que de se plier à notre volonté. Annahita eut, l'espace d'une fraction de seconde, ce qui aurait pu ressembler à un vague sourire méprisant. Elle n'était pas femme à proférer des paroles en l'air; ce faisant, on la prenait au sérieux et lorsqu'elle élevait la voix, on l'écoutait. Et si malgré cela, un cœur plus courageux ou stupide que les autres, dépourvu de tout sens commun, agissait à l'opposé de ce qu'elle avait dit, alors elle mettait ses menaces à exécutions. Une servante, elle aurait toujours pu en engager d'autres, ce n'était pas ce qu'il manquait. Une réputation et une image en revanche, elle n'en avait qu'une et une seule, alors le choix entre les deux s'imposait de lui-même. Il était évident que la demoiselle Della'Morte aurait préféré ne pas avoir à le prendre, et si la jeune fille dont elle retenait toujours le bras prisonnier avait un éclair de lucidité et tenait sa langue, elle ne lui ferait rien. Parce qu'elle l'avait dit. Ce n'était pas un monstre ni tyran; elle se taisait et il ne lui arriverait aucun problème par sa faute, aussi forte l'envie de le faire fusse-t-elle.

«Exactement. Encore un mot de travers et je me passerais de ma hache pour te trancher ta gorge. Et je t'ai déjà dit que tu n'as rien vu, c'est clair? RIEN. Rien du tout!»

Annahita posa de nouveau son regard sur le Neko. Il était énervé. Visiblement énervé et elle ne l'en blâmait pas. Elle-même sentait une colère similaire pointer dans son esprit. La seule différence notable était qu'elle, avait depuis longtemps appris à, faute de la faire disparaître, transformer sa colère en détermination et ainsi se créer une volonté de fer. Être en colère permettait de ne pas ployer sous le poids de divers sentiments, que ce soit la peur, l'agacement, la pression ou, à l'image du cas de Jensen sans doute, une récurrente envie de tuer la source du problème. Son expression se fit imperceptiblement moins dure néanmoins. Il était nécessaire de faire des reproches à quelqu'un, un exutoire en quelque sorte qui faisait, malheureusement pour lui, office de bouc-émissaire. Il était tellement, tellement plus simple d'imputer à d'autres ses propres fautes, songea la Princesse, avant de se reprendre: non, ici, elle ne pensait définitivement pas qu'il s'agissait de 'fautes'. Des imprudences, peut-être? Le mot ne semblait pas convenir exactement non plus pour elle, mais il lui était impossible de trouver le bon terme. Plus elle cherchait plus ses pensées s'embrouillaient, inlassablement. Ce n'était pas une erreur qu'elle avait faite, pas plus qu'elle n'avait de véritable regrets quant à ce qui s'était passé avant l'arrivée de la servante. Et pourtant ils souhaitaient tous deux bel et bien qu'elle n'ai rien vu, souhaitaient pouvoir faire comme si rien ne s'était passé. C'était clairement la volonté qu'ils n'avaient de cesse n'énoncer, n'était-il pas? Et lorsque l'on désirait si fortement effacer quelque chose, il n'y avait pas le moindre doute quant au fait qu'il s'agissait d'une erreur, d'une méprise, d'un événement tout à fait indésirable. Que l'on regrettait. Il n'en restait pas moins que ce n'était pas son sentiment. Comme plus tôt, et comme à chaque fois qu'elle se risquait à tenter de trouver quelque explication, rien n'était cohérent. Son esprit pragmatique ne pouvait synthétiser correctement les faits, les analyser et les comprendre. Elle avait envie de parler par peur du silence, mais envie de se taire par peur des mots. Comme un enfant souhaitait laisser la lumière allumée pour ne pas se retrouver seul dans le noir, mais désirait dans le même temps être entouré de ténèbres pour que le monstre caché dans la nuit ne les voit pas. Aucune solution n'était idéale, dans un cas comme dans l'autre, et on se contentait d'attendre. Annahita secoua vaguement la tête, tentant de ne pas avoir l'air trop pensif. Moins elle semblerait préoccupée, le mieux la situation s'arrangerait. Et cela ne lui apporterait rien de polémiquer sur des faits qu'elle ne parvenait tout simplement pas à expliquer.

Le hachelier dit à l'autre jeune fille quelque menaces au sujet de sa famille. Un accident? Cela arracha un sourire à la dirigeante de la moitié d'Illea. Direct, il ne prenait aucun détour, et elle doutait fortement qu'il puisse faire passer quoi que ce fut pour un accident d'aucune sorte. Elle aurait mis sa main au feu que cela aurait toujours ressemblé à un meurtre sanglant. Qu'à cela ne tienne; si cela effrayait l'Esprit aux yeux émeraude, cela lui allait à merveille.

« Ne vous en faites pas, je vous ai déjà dit que je ne dirais rien à qui que ce soit. Je tiens à mon travail, vous pouvez être sûrs que je ne laisserais rien filtrer. Et même si elle ne doit pas valoir beaucoup à vos yeux, je vous en donne ma parole. »

Elle avait raison sur un point, sa parole ne valait strictement rien. Et a vrai dire, aucune parole d'honneur n'avait de réelle signification aux yeux d'Annahita, si l'on ne connaissait pas la personne les proférant. Ne suffisait-il pas, si l'on croyait ainsi n'importe qui, que cette personne aie jeté sa dignité aux orties pour que l'on se fasse berner? Une fois de plus, ce n'était guère qu'une histoire de confiance et, derechef, elle ne l'accordait pas à cette fille. Mais qu'aurait-elle pu donner de plus? Rien. Elle n'avait rien. N'était rien, ou pas grand chose, pas assez pour avoir quoi que ce fut à offrir et de toute manière, le silence n'était pas une chose que l'on pouvait prouver assurément. Elle posa ses yeux sur elle pour se rendre compte que, justement, les siens fixaient le vide sans le voir. Les Neko et leurs yeux étranges, les Esprits et leurs miroir de verre coloré. Il lui avait fallu du temps pour s'y habituer et encore maintenant, elle n'aimait pas l'idée que l'on puisse lui parler sans la regarder droit dans les yeux. Ou au contraire, ne pas pouvoir être sûre que l'autre fixait le sol. Elle ne fit aucune remarque à la servante; elles n'auraient pas eu lieu d'être dans cette partie du royaume où avoir une discussion sans bouger le regard était monnaie courante. Elle était au dessus de cela, ne se laisserait pas perturber par si peu. Elle connaissait le profond désavantage dont souffraient les Humains et n'était guère au dessus de cela.

Mais le moindre signe de faiblesse, la moindre preuve de ce fait, était prohibé.

La jeune fille leur demanda une nouvelle fois de cesser de la menacer, leur assurant son silence. Et Annahita su qu'ils ne pourraient guère obtenir plus. Toutefois, elle ne voulait pas qu'elle parte maintenant, pas encore. C'était, se répéta-t-elle, juste pour être tout à fait sûre. Et elle fit taire l'écho dans sa tête lui murmurant qu'après le départ inévitable de cette visiteuse inattendue, elle serait seule avec Jensen. Non, non. Il partirait. Et elle aussi. Elle avait des millions de choses à faire et était lasse de parler; sa journée avait été bien longue et... Ce n'était pas comme s'ils avaient des choses à se dire. La mauvaise foi avait au minimum le mérite de rassurer, pour peu qu'on se donne la peine de croire que ce n'en était pas.

« Ce ne sont pas juste des menaces, ce sont des avertissements. Dit-elle sèchement en lui lâchant le bras, mais sans la quitter des yeux; elle ne la croyait qu'à moitié. Je n'ai que faire de votre parole ou de votre travail. Vous y tenez, dites-vous? J'ose espérer que vous y tenez assez alors pour avoir la volonté suffisante pour le conserver, hm? »

Elle obéirait, théoriquement en tout cas. La princesse du royaume, la personne la plus influente des lieux avait la totale préséance sur une petite personne comme elle. Elle pouvait par conséquent mettre ses menaces à exécution à tout moment, sans autre forme de procès. Cela, même cette servante pouvait le comprendre, supposa-t-elle.
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Neko chouchou de la Princesse, et amateur de noeuds roses

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MessageSujet: Re: Jenseeeeeeeeen?^^ (bah, PV Jensen Vicylinski, et qui veut.XD)[TERMINE]   Mer 7 Juil - 22:00

deCe n'était pas le genre de situations auxquelles était accoutumé Jensen.

Non, pas vraiment. Et il espérait réellement que ça ne se reproduirait plus jamais, jamais, de sa longue ou très courte vie. Pourquoi? Parce qu'il n'y avait pas de solution valable à appliquer, tout simplement. Le but était de s'assurer du silence de quelqu'un : et dans les faits, il n'y avait pas trente-six manières de le faire de manière fiable et définitive. Manipulation mentale, menaces et moyens de pressions n'étaient pas particulièrement le fort de Jensen quand il ne pouvait pas appliquer ce qu'il disait. Or dans le cas présent, il savait que la menacer n'aurait jamais l'effet escompté-à savoir lui faire oublier ce qu'elle avait vu et l'empêcher d'en parler à qui que ce soit. La phrase même 'tu parles, on te tue' ne lui semblait pas efficace. C'était loin de l'être, en réalité : la sentence ne serait appliquée qu'une fois le crime commit, qu'une fois que les dégâts seraient fait. Ce serait une punition, appliquée pour lui rappeler qu'elle n'aurait pas du faire cela et que, maintenant, puisqu'elle l'avait fait, elle aurait des ennuis. Mais ça ne lui convenait pas. Pas du tout. Parce qu'une fois que la servante aux yeux verts aurait parlé, ce serait trop tard. Certes, ce serait sans doute très amusant de la renvoyer et de la laisser se débrouiller dans la misère, mais ça ne changerait rien. Et ça l'énervait, ça l'énervait prodigieusement. C'était inutile! Aussi soulageant que puisse être l'application des menaces, ça ne changerait pas le fait qu'elle ait parlé, si jamais elle avait eu la bêtise de le faire. Et à partir de là? Ce n'était pas des menaces qui changeraient quoi que ce soit. On le regarderait quand il passerait, cette bande d'imbéciles finis déformeraient ce qu'ils avaient bien pu en comprendre et ce serait à proprement parler insupportable. Insupportable. Le Neko aux yeux bleus avait une haute estime de lui-même et aimait particulièrement qu'on le regarde, et ce pour quelque raison que ce soit tant qu'il l'estimait bonne. Qu'on le craigne, qu'on le déteste, qu'on le respecte, peu importait : mais pas qu'on parle de lui pour..., pour ça. Ils seraient partis trop vite en conclusion, seraient peut-être même allés plus vite que lui, et il refusait que ça arrive. Alors évidemment, c'était bien pratique de menacer les autres en espérant qu'ils seraient assez intelligent, qu'ils tiendraient suffisamment à leur vie, à leurs proches ou à leur travail pour tenir leur langue. Mais dans les faits, c'était loin d'être suffisant, très loin d'être suffisant. Tout du moins l'était-ce aux yeux du brigadier. Il n'était pas du genre à croire les autres, à leur faire confiance et à leur confier quelque chose en étant persuadé qu'ils en feraient bon usage. Ou en l'occurrence, qu'ils tiendraient leur langue. Non pas que le jeune homme ne voyait que le mal en chaque être vivant, mais il devait avouer que ce n'était de toute façon pas un bilan très optimiste, qu'il en aurait dressé. S'il avait pu, il aurait réglé les choses à sa façon,de manière très personnelle et bien plus efficace que cela. Il aurait, s'il l'avait fallu, blessée ou ne serait-ce qu'un peu abimée. Elle ou son hypothétique famille, qu'importe. Ça aurait bien mieux marché, il ne était certain. Tant qu'elle ne souffrait pas, pouvait-elle vraiment se rendre compte de ce qu'il lui aurait fait si, par malheur, elle avait décidé d'ouvrir sa bouche? Il en doutait franchement. Une bonne démonstration avait toujours fait plus grande impression que des explications, la pratique attirait bien plus que la théorie. De fait, lui faire une large entaille dans le bras, par exemple, aurait été selon lui une précaution tout à fait valable. Ou lui couper la langue, plus radicale mais néanmoins efficace. Il lui aurait fait regretter d'être entrée dans cette pièce au pire moment qui soit, il l'aurait fait le détester plus qu'elle ne le croyait possible. Il fallait savoir faire souffrir les autres de manière intelligente, parfois, et ne pas les frapper sans restriction. Il aurait aimé lui faire mal à tel point qu'elle ne l'aurait pas supporté, mais savait que ça n'aurait pas été judicieux. Ça l'aurait poussé à parler, sans nul doute. Faire peur, faire mal, mais sans que ça ne donne le résultat opposé à celui qui était escompté. Ça aurait été vraiment efficace, il le savait, il n'en doutait pas un court instant. Mais ça ne se ferait pas. Il devrait se contenter de la promesse sans la moindre valeur de cette servante stupide et insolente, et voilà tout. C'était bien peu, c'était trop peu. Bien trop peu, bien, bien trop peu. Comment pouvait-on se fier à quelqu'un qui ne faisait que dire qu'elle ne le disait pas? Rien ne lui prouvait qu'elle n'irait pas le faire! Jensen détestait les personnes qui trahissaient leurs promesses ou jurement, réellement. Il les abhorrait et aurait aimé tous les pendre devant le château, pour faire bonne mesure, avec tout ces déchus qui l'ennuyaient plus que de mesure. Jurer quelque chose, c'était le jurer. Trahir cela aurait du être passible de mort.

Il fit à nouveau claquer sa queue dans l'air, fixant la jeune fille aux cheveux blonds d'un air tout sauf sympathique. Oui, il y en avait des centaines, des servantes. Une de plus, une de moins..., quelle différence? Alors pourquoi ne pas la tuer? Il poussa un long soupir agacé, tapant cette fois du pied contre le sol. Il était énervé, stressé et voulait s'en aller. C'était fou comme il pouvait changer d'humeur en un quart de seconde, à cause d'une simple poignée tournée quand elle aurait du restée sagement en place. Mais l'heure n'était pas aux regrets, le Neko aux yeux très clairs avait appris à ses dépends tout au long de sa vie que ce qui était parti, ce qui était arrivé, jamais n'aurait su être changé. En cela les actes étaient tellement plus importants que les mots, à ses yeux : dire à quelqu'un qu'on le détestait n'avait aucune valeur, alors que lui casser la jambe le marquerait à vie. Il fallait des actes pour prouver les paroles, des actes irréversibles pour s'interdire de retourner en arrière, même si ça pouvait parfois être une solution tentante. Rien ni personne ne pouvait, en cet instant, effacer la mémoire de cette servante. Rien ni personne ne les ferait revenir en arrière, et rien ni personne ne changerait ces faits. Alors il ferait avec, qu'importe. Il était habitué. Il n'y avait, de toute façon, pas grand chose à regretter : la seule chose qu'il regrettait était l'arrivée de la jeune Esprit. Un cruel tour du destin, une malchance terrible? Ou tout simplement de la curiosité trop mal placée, et qui lui coûterait très, très cher. Il aurait pu lui jurer, s'il l'avait fallu, qu'à la moindre parole cette jolie tête ne serait plus sur ses épaules. Et il ne parlait pas dans le vide, jamais. La vie de cette fille ne lui importait pas plus que celle d'une boulangère d'un lointain pays : autant dire qu'il n'en avait réellement rien à faire, et ce à quelconque niveau que ce soit. La tuer n'aurait pas changé sa vie, n'aurait rien changé dans son monde. Ne plus la voir l'aurait, au contraire, soulagé. Cela étant, il se doutait bien que cette idiote resterait en vie, et ce malgré le fait qu'il aurait mille fois préféré la voir morte. Il fallait croire que malgré le fait que sa solution soit censée et simple, elle ne serait jamais acceptée ni retenue un seul instant. La diplomatie, la diplomatie..., sans doute avait-ce été inventé par des personnes faibles et en grand nombre : ça ne servait qu'à essayer de les faire survivre un peu plus longtemps, voilà. Lui, il était pour la loi du plus fort. C'était naturel, ça marchait bien. Tout ce qu'il y avait de mieux, en somme.

Et d'après ladite loi, cette fille serait morte, morte et enterrée.

« Ne vous en faites pas, je vous ai déjà dit que je ne dirais rien à qui que ce soit. Je tiens à mon travail, vous pouvez être sûrs que je ne laisserais rien filtrer. Et même si elle ne doit pas valoir beaucoup à vos yeux, je vous en donne ma parole. »

Jensen garda ses bras croisés, l'air sévère et tout sauf sympathique et conciliant. Rien ne lui prouvait que ce qu'elle venait de dire était vrai, rien ne lui prouvait qu'elle tiendrait sa langue, rien ne lui prouvait qu'elle n'était pas assez stupide pour penser pouvoir en parler sans se faire prendre. Rien, rien. Il fronça les sourcils, la dévisageant avec un agacement non dissimulé. Et couper ses cheveux, il pouvait? Constatant qu'elle ne les regardait plus mais parlait, pour ainsi dire, dans le vide, il fut pris de la désagréable envie de tirer ses cheveux-justement-pour qu'elle les repose sur eux. Les Esprits n'avait pas besoin de regarder les autres pour les voir. Lui, si. Et il trouvait presque insultant qu'on ne porte pas son regard sur lui quand on lui parlait. Oui, presque insultant. Et ce n'était pas parce qu'ils étaient majoritaires que ça aurait du changer quoi que ce soit, selon lui. S'ils ne leur servait à rien, pourquoi pas les crever? Ça aurait fait tellement plus esthétique, pour sûr. Elle aurait été..., tellement adorable, avec un bandeau à la place des yeux. Ou deux trous à la place des orbites. Oui, ça lui serait allé comme un gant. Il jeta un bref coup d'œil à Annahita, que ça ne semblait pas gêner plus que de mesure. Il soupira, agacé, pianotant sur son bras-qu'ils ne semblait pas vouloir décroiser, à l'évidence. Il voulait sa hache. Maintenant. Histoire qu'il puisse aller décapiter un arbre en sortant, histoire de se calmer les nerfs sur autre chose qu'un déchu, pour une fois. Enfin, s'il en croisait un, il ne disait pas qu'il lui ferait un signe de la main et un grand sourire pour autant. Mais découper un arbre en rondelle lui semblait être une bonne idée. De vieux restes, sans doute.

« Ce ne sont pas juste des menaces, ce sont des avertissements. Je n'ai que faire de votre parole ou de votre travail. Vous y tenez, dites-vous? J'ose espérer que vous y tenez assez alors pour avoir la volonté suffisante pour le conserver, hm? »


Jensen n'acquiesça pas, n'ajouta rien, jugeant qu'il n'y avait tout bonnement rien à ajouter de plus, se contentant de la regarder lâcher la servante avec un air mitigé. Ce qu'avait dit la Princesse était tout à fait juste, tout à fait pertinent. Bien qu'il n'en restait pas moins que c'étaient des menaces, dans l'idée ; mais qu'importe, ça n'avait pas la moindre sorte d'importance. Menaces et avertissements étaient voisins, dans son langage-à moins qu'il n'y ait une nuance qu'il n'ait jamais perçue, mais il en doutait. Il continuait de la fixer d'un air énervé, clairement énervé, espérant peut-être que s'il la regardait de la sorte il allait finir par la trouer. Ou la brûler. Ou la faire disparaître. N'importe quoi, pourvu qu'il ne la voit plus, ne l'entende plus, ne la recroise plus jamais. Il aurait aimé la renvoyer sur le champ, mais ça l'aurait simplement incitée à parler. Il aurait aimé la tabasser jusqu'à la mort, mais à l'évidence il n'avait pas le droit de faire ce genre de choses. Le jeune Neko sentit ses muscles se tendre un peu plus. Il était énervé, énervé! Il détestait ne rien pouvoir faire, il avait l'impression d'être impuissant et inutile. Cette fille finirait par partir, la demoiselle aux yeux rubis de même, mais il ne serait toujours sûr de rien, de strictement rien. Et après? Jensen ne savait pas vraiment ce qui se passerait 'après'. Sans doute partirait-il. Oui, il tenait à frapper quelque chose, n'importe quoi ferait l'affaire-puisqu'il n'avait pas le droit de frapper cette demeurée.

Ce qui était aberrant, en soit. Et profondément injuste.
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MessageSujet: Re: Jenseeeeeeeeen?^^ (bah, PV Jensen Vicylinski, et qui veut.XD)[TERMINE]   Mer 11 Aoû - 1:37

Si l'on avait du choisir un adjectif pour qualifier la jeune Esprit aux longs cheveux blonds, certainement que beaucoup de ses amis auraient répondus 'lourde', ou 'bavarde', ou 'énergique'. Peut-être 'sympathique', également, mais en moins grande quantité que les précédents adjectifs. Oh, Maxence ne se voilait pas la face, et l'admettait sans aucune difficulté, elle était loin d'être le stéréotype de la parfaite amie ou petite-amie, attentive, patiente et à l'écoute des autres. Elle s'occupait beaucoup plus d'elle que des autres, et si elle possédait quelques amis proches, la plupart de ceux et celles avec qui elle parlait n'étaient que de simples connaissances, des camarades pratiquant le même métier et avec lesquels elle passait parfois du bon temps. Rien n'allait plus loin, et elle ne les voyait pas en dehors du château, quand ses journées de libres lui permettaient de retourner à Hererra, là où sa famille vivait toujours. Combien d'amis proches avait-elle, songea soudainement Maxence, définitivement tentée de faire le constat de ses pauvres petites dix-huit années d'existence. Dix-huit années passées sous le signe d'un bonheur trop souvent absent, un soleil qui s'était trop de fois couvert de nuages pour permettre à sa peau de prendre cette jolie couleur dorée des gens heureux. Oh, Maxence n'aurait jamais osé prétendre que chaque jour qu'elle avait passé en ce monde ne lui avait apporté que malheurs et larmes, cela aurait été un terrible mensonge. Grotesque, qui plus est. Personne ne pouvait décemment se prétendre entièrement malheureux, chacun avait des jours avec et des jours sans. On pouvait avoir plus de jours sans que de jours avec, mais jamais uniquement des jours avec ou des jours sans. Ah, ce qu'elle disait était confus et n'aurait pas eu grand sens aux oreilles d'autres. Enfin, Maxence se comprenait, c'était l'essentiel! Ce n'était pas comme si quelqu'un allait s'immiscer dans son esprit dans le but avoué de lire et décrypter ses pensées, n'est-ce pas? Si jamais quelqu'un l'avait fait, il aurait été bien déçu, de toute façon, ne put-elle s'empêcher de penser, réprimant avec difficulté un petit rire. Elle n'était pas dotée d'une intelligence plus développée que la moyenne, et ne tenait par conséquent pas des réflexions dignes des plus grands philosophes ou mathématiciens qui, ayant marqués de leurs œuvres et découvertes ce bas monde, reposaient à présent en paix dans cette terre remuée et labourée par les guerres. Elle n'était qu'une simple Esprit, servante au château royal de l'Ouest, qui possédait beaucoup de camarades, quelques amis, peu d'amis proches, de la famille, ses doutes et ses peurs, et que rien ne distinguait de ses semblables. Une jeune fille ordinaire, qui si elle était plutôt jolie, ne l'était pas particulièrement pour autant, ou en tout cas, pas assez pour que des années après, on se souvienne de son visage. Une jeune fille que l'on oublie vite, à l'histoire fade et tragique, que personne ne prend pourtant la peine d'écouter. Voilà ce qui différenciait ses camarades de ses amis. Ses camarades s'intéressaient uniquement à ce qu'elle était maintenant, ne lui posaient jamais de question sur sa famille ou son passé. Pour eux, seule la Maxence présente comptait, ils ne cherchaient pas à deviner quelle véritable expression elle arborait sous son masque. Ses amis, eux, cherchaient à la comprendre, savoir ce qu'elle ressentait quand son sourire était trop lisse pour être véritable. Ils connaissaient sa famille, ce qu'elle avait vécu...Des personnes à qui elle pouvait se confier sans avoir peur de voir ses petits problèmes se répandre dans tout le château à une vitesse fulgurante. Enfin, Maxence imaginait que c'était un peu le cas de tout le monde; Beaucoup de connaissances, peu d'amis proches. C'était triste, dans un sens, quand on y pensait, mais le monde continuait de tourner, et avait toujours tourné ainsi. Maxence n'était pas pour les grands changements, ils lui faisaient peur; Elle préférait savoir où elle se trouvait, les deux pieds sur le sol, et la tête sur les épaules. Et avec le Royaume coupé en deux il y avait déjà quelques temps de cela, elle avait eu son lot de sensations fortes pour toute une vie. Sa petite existence monotone et tranquille lui convenait tout à fait, et elle souhaitait qu'elle reste la même pour les 282 années qui lui restaient à vivre.

Oui, vraiment, cela lui convenait tout à fait. Mais malheureusement pour elle, la chance semblait s'être de nouveau échappée de son sac, et la pression qu'exerçait la main de la Princesse sur son bras la ramena violemment à la réalité. Qu'est-ce qu'elle pouvait avoir de la force, tout de même! Elle était grande et fine, bien plus mince qu'elle ne l'était elle-même, et pourtant, elle devait avoir dix fois plus de force qu'elle! Comment une telle chose pouvait-être possible? Maxence se demanda sur le coup si Annahita Della'Morte n'était pas en réalité un homme. Pensée stupide, qui faillit la faire de nouveau éclater de rire, mais qu'elle n'avait pu empêcher de faire le chemin jusqu'à son cerveau. Ah ah...Ça aurait été drôle, pour sûr, et même si c'était hautement improbable, un très léger sourire vint étirer ses fines lèvres, seule trace de son hilarité intérieure. Pensant à cela, elle avait par ailleurs trouvé la réponse à sa précédente question: Deux amies. Elle possédait deux amies proches auxquels elle pouvait tout raconter. Une amie d'enfance, et une fille qu'elle avait rencontré quatre ans auparavant, alors qu'elle aurait fait n'importe quoi pour obtenir ne serait-ce qu'un peu d'argent, déambulant au hasard des rues de la grande Jiang-Zemin. Qui se ressemble s'assemble, comme le disait ce vieil adage qu'elle affectionnait tout particulièrement, et aujourd'hui encore, elles se voyaient régulièrement, au château et en dehors. Maxence tenait à ses deux amies plus qu'à la trentaine d'autres camarades qu'elle possédait, et ne voulait pour rien au monde les perdre. Hmm. Dans le cas présent, c'était plutôt elles qui risquaient de la perdre, mais, ah ah...Elle allait s'en sortir, n'est-ce pas? La jeune fille aux longs cheveux blonds avait peut-être la langue bien pendue, et une fâcheuse tendance à se mettre dans des situations qui la dépassaient, mais elle s'en était toujours sorti, du moins jusqu'ici. C'était certain, la Princesse et un Brigadier, c'était un ou deux niveau au dessus de tout ce qu'elle avait vécu jusqu'ici. Mais elle l'avait cherché, elle ne se permettrait donc pas de se plaindre maintenant qu'elle avait atteint le point de non-retour. Elle se mordit légèrement la lèvre inférieure, regrettant immédiatement d'avoir songé à une telle expression. Elle ne devait pas être aussi catégorique, elle n'allait pas mourir dans ce couloir, après tout. Le regard glacé du Neko aux cheveux gris lui hurlait le contraire, mais la Princesse, la douce et juste Princesse, ne le laisserait à priori pas l'égorger. C'est ce qu'elle se plaisait à penser, tout du moins. Il fallait rester un minimum civilisé, au sein de ce château, et égorger quelqu'un à mains nues n'était certainement pas civilisé.

Oh non, certainement pas.


« Ce ne sont pas juste des menaces, ce sont des avertissements. Je n'ai que faire de votre parole ou de votre travail. Vous y tenez, dites-vous? J'ose espérer que vous y tenez assez alors pour avoir la volonté suffisante pour le conserver, hm? »

La Princesse lui lâcha le bras suite à ses paroles, et elle ramena vivement son bras précédemment captif le long de sa robe, devant elle, luttant contre l'envie de frotter avec sa main l'endroit où elle l'avait empoigné si fort. Jugeant que ce geste pourrait toutefois être considéré comme une provocation ou quoi que ce soit de ce genre, elle s'abstint de le faire, se contentant d'une légère grimace de la bouche. Elle n'aimait guère la manière dont la Princesse la fixait, mais ne fit là encore aucun commentaire ni geste inutile, pensant, et avec raison, qu'elle avait dépassé son quota d'idioties pour la journée. Elle avait l'impression que si elle faisait un faux pas de plus, le Brigadier à oreilles de chats allait sortir ses griffes et la décapiter sans un mot, laissant sa tête rouler au sol dans une mer de sang aussi noir que l'encre. Cette seule pensée réussi à faire frissonner Maxence, qui se mordit l'intérieur des joues jusqu'à s'en faire saigner. La douleur parvenait à la maintenir sur terre, et l'empêcher de s'envoler dans quelques cieux inconnus où elle se serait sentie soudain bien plus légère et aurait de nouveau prononcé des paroles qu'elle aurait aussitôt regrettées. Elle se devait d'être sérieuse, à présent, fini les rires et les réflexions lancées au hasard de ses envies. C'était son travail qui était en jeu, et par conséquent, la vie financière de toute sa famille. Elle n'était pas la seule concernée, elle ne pouvait décemment pas faire une quelconque imprudence, elle en avait déjà bien trop fait. Sage, sage, sage...Même si elle brûlait d'envie de leur cracher à la figure toutes les pires insultes qu'elle puisse trouver, elle devait se contenir, pour le bien de tous, et surtout le sien. Si Maxence dépassait souvent les limites, elle savait se maîtriser quand elle était clairement en position de dominée, et que les personnes avec lesquelles elle avait des différents pouvaient lui attirer de gros ennuis. Elle n'était pas très intelligente, mais n'était pas stupide pour autant. Elle se rendait compte quand se taire était de rigueur.

Or, dans la situation présente, ça l'était.

« Je vous ai bien comprise, Votre Majesté, répondit Maxence en baissant légèrement sa tête, doite comme un piquet, sans pour autant poser son regard sur ses interlocuteurs, je ne dirais rien, je vous en fait le serment. Je tiens assez à mon travail pour savoir que parler ne serait pas du meilleur effet. »

Elle poussa, suite à ces paroles, un discret soupir. Parler, comme elle en avait envie...Répandre des rumeurs dans tous les sens était de loin son activité préférée, la seule chose intéressante à faire dans ce vieux bâtiment de pierres, et être ainsi réduite au silence la frustrait grandement. Mais bon, elle allait devoir faire avec, c'était un fait. Tant pis, sitôt la Princesse et le Brigadier quittés, elle partirait à la recherche d'une autre rumeur à propager, histoire de se calmer et s'occuper. Une rumeur pour laquelle personne ne la sanctionnerait, cette fois-ci.

« Puis-je me retirer, à présent, ou avez-vous encore besoin de moi? » ajouta-t-elle, désireuse de se retirer le plus vite possible.

Le Neko ne lui inspirait aucune confiance, elle avait l'impression que d'une seconde à l'autre, il pouvait lui sauter dessus et la tuer sans le moindre remord. Les Neko étaient décidément bien effrayants! Plus la distance entre elle et ce jeune homme aux yeux bleus serait grande, mieux elle se porterait. Ça, c'était une chose certaine.

[Oh yeah.8D]

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MessageSujet: Re: Jenseeeeeeeeen?^^ (bah, PV Jensen Vicylinski, et qui veut.XD)[TERMINE]   Jeu 19 Aoû - 14:34

Elle parlera, elle ne parlera pas, elle parlera... Il était très clair que si la demoiselle Della'Morte n'avait guère eu quelques obligations l'empêchant d'agir à sa guise et de tuer n 'importe qui selon son bon vouloir, la jeune fille aux yeux vides et verts serait morte depuis quelques temps déjà maintenant. En temps normal, ce genre de personne était transparente, invisible, à peine notable. Elle était là sans l'être, elle s'acquittait d'un travail que beaucoup d'autres auraient sans nul doute pu faire à sa place, remplaçable, insipide. Le regard vermeil d'Annahita ne s'arrêtait jamais sur ces gens là; elle n'en avait absolument pas le temps. Lorsqu'elle parlait d'eux c'était uniquement par généralité, pour désigner leur fonction commune à tous, et rien d'autre. 'Les serviteurs', à savoir. Jamais elle n'aurait connu leur prénom, leur famille, leurs histoires, jamais même n'aurait-elle seulement ne fusse que retenu, exactement ou superficiellement, les traits d'un banal affligeant de leur visage. Elle ne comptait pas le changer, ne le voulait ni ne le pouvait, d'ailleurs. Il fallait savoir accepter qu'un dirigeant, aux responsabilités multiples, n'ai pas le temps nécessaire pour s'occuper de la moindre broutille. Et eux, étaient indubitablement considérés comme tels. Cela ne venait pas d'elle, évidemment; son frère par exemple, aussi niais et stupide qu'il puisse avoir été, et probablement être toujours -il n'y avait pas de raisons qu'il ai subit un brutal changement, quoique cela n'aurait fait de mal à personne...- elle doutait fortement qu'il connaisse les noms de ses domestiques. Ils passaient de toute façon leurs journées entières à faire le plus strict n'importe quoi, disaient n'importe quoi et même, s'avançait-elle à songer, penser n'importe quoi. Colporter le dernier ragot, la dernière rumeur le plus souvent infondée, sur tel ou tel aristocrate aux hautes fonctions, ils savaient le faire, sur ce point aucun soucis. Demandez leur en revanche de tenir leurs langue, écrire une longue lettre ou quoi que ce fut du même acabit, et ce serait une toute autre mélopée qu'ils chanteraient, à n'en point douter. Cette fille aux longs cheveux blonds était en fait l'exemple même de cette caste de gens. La raison, l'explication vivante pour laquelle elle se refusait à être proche d'eux, en plus des convenances qui le lui auraient interdit, cela allait sans dire. Le fossé, que disait-elle, le gouffre les séparant aurait donné le vertige à n'importe qui. Certes, les brigadiers étaient, à la base, des gens du peuple, comme cette servante. Mais à partir du moment où ils avaient réussi à s'élever dans la hiérarchie, à occuper une position sociale plus élevée, cela voulait bien dire qu'ils étaient quelque peu différents. Ils ne faisaient assurément pas partie de la noblesse à laquelle elle appartenait; mais tout de même. Mais les serviteurs, eux, étaient juste de simples citoyens lambdas, qui n'avaient su s'illustrer par quoi que ce fut dans leur vie, desquels l'intelligence, la beauté, la force étaient égales ou inférieures à la moyenne. Et qui s'étaient résignés, histoire de ne pas devenir un poids pour ce monde et à fortiori pour leur famille et amis, de travailler ici. Tout comme ils auraient pu exercer telle ou telle profession, non point insignifiante, chacun avait son utilité après tout, des menuisiers aux fleuristes en passant par les paysans, mais que beaucoup, une fois de plus, auraient pu faire à leur place. Si l'on avait laissé le choix à tous de ce qu'ils feraient de leur vie, plus personne ne se serait chargé du travail laborieux, demandant une certaine force, ou monotone et gris comme un froid jour de pluie. Elle ne niait pas que le destin dépendait également beaucoup de sa naissance; mais, et ce n'était pas par prétention qu'elle pensait cela, elle était certaine que, quelque part, elle aurait pu naître comme une simple fille de commerçant, elle ne le serait pas restée bien longtemps. Contrairement à la servante qu'elle haïssait tant à présent, qui de toute évidence devait être très bête pour être entrée et avoir posé des questions pareilles avec un sourire et des intentions plus que limpides, la princesse possédait une intelligence dont elle n'avait que rarement à se plaindre. Si elle n'avait pas reçu l'éducation qu'elle avait eue, cela aurait changé à sa culture générale, mais ses capacités en elles-mêmes n'en auraient guère été amoindries. De même, elle n'aurait pas eu cette grâce et ce maintient lorsqu'elle se déplaçait, ni peut-être même cette autorité sans faille dans sa voix, mais elle aurait toujours possédé un beau visage fin et une taille fine.

Mais cette fille, elle, n'avait jamais rien fait de réellement important de sa vie, ne le ferais jamais, était remplaçable, aisément, l'avait sûrement toujours été et le serait sans doute encore dans ses vieux jours. Si son manque total d'instinct de survie lui accordait de vivre jusque là, bien entendu. S'ils n'avaient pas été dans les couloirs du château, si les circonstances avaient à peine, juste un peu différé, elle n'aurait pu se vanter d'une telle chance. Le destin lui souriait cette fois-ci bien plus qu'elle n'aurait pu être tentée de le croire, et elle avait tout intérêt à le comprendre et ne pas ruiner sa chance. C'était une faveur qu'ils lui faisaient que de la laisser ainsi arpenter les corridors du palais, à elle qui n'avait strictement rien. Au moindre écart de conduite, elle risquait d'énormes ennuis. Cela, elle et Jensen le lui avaient déjà suffisamment dit et répété pour qu'elle ne puisse prétexter ne pas avoir été prévenue. Dieu, qu'elle mourait d'envie de lui faire ravaler ce petit sourire qui avait étiré ses lèvres, ce qu'elle pouvait être agacée, ce que cette fille ne méritait pas d'être ici! La jeune fille passa une main dans ses trop longs cheveux immaculés, d'un geste agacé. Bien. Ne restait plus qu'à espérer qu'un peu de matière grise aurait subitement poussé dans sa tête durant le peu de 'conversation' qu'ils avaient eu tous les trois, et qu'elle ne serait pas contrainte à mettre ses menaces à exécutions. C'aurait été atrocement regrettable, n'était-il pas? Pas pour elle, bien entendu. Mais pour cette fille, si. Très, si elle pouvait se le permettre, et elle aurait été la seule à blâmer. La seule et l'unique. Si elle devait en vouloir à quelqu'un donc, qu'elle s'en veuille à elle-même! Elle avait été artisane de son propre malheur; et du leur, à elle et au Neko aux yeux bleus, par la même occasion. Quelle fille dérangeante, gênante, embarrassante, perturbante, ennuyante, effrontée, contrariante... Elle aurait pu continuer ainsi un long moment, cherchant tous les adjectifs les moins laudatifs pour décrire sa toute nouvelle connaissance. Connaissance dont elle se serait d'ailleurs aisément passée, à la vérité. Et pour terminer cette liste qui aurait pu drastiquement s'allonger encore, elle conclu par un magnifique 'bonne pour l'échafaud', qu'elle pensait de tout son cœur. Une certaine lassitude s'empara alors d'elle; rien n'allait dont jamais normalement? Ce n'était pas son jour, définitivement. Le lendemain, tout irait mieux.

Et en parlant de lendemains, ce pourrait tout aussi bien être le dernier de la servante qu'elle avait tout juste lâchée, si sa langue venait à fourcher lors de quelque conversation. Les rumeurs se propageant comme une traînée de poudre, il n'aurait pas fallu longtemps avant qu'elle revienne à ses oreilles, et l'Esprit aurait alors, en quelque sorte, creusé sa propre tombe. Et allègrement, qui plus était, puisqu'elle trouvait toujours le moyen de sourire.

« Je vous ai bien comprise, Votre Majesté, je ne dirais rien, je vous en fait le serment. Je tiens assez à mon travail pour savoir que parler ne serait pas du meilleur effet. »

A ces mots, Annahita hocha vaguement la tête, n'ayant d'autre choix de toute façon que de croire sur parole une quasi inconnue à la langue de toute évidence trop bien pendue. Cette situation était tout sauf plaisante, et elle avait toutes les peines du monde à la faire tourner à son avantage. Jouer avec sa réputation de la sorte n'était pas pour lui plaire, et quelque chose lui susurrait que de son côté, Jensen n'en menait pas plus large. Il était au château pour tuer, pour exécuter les mission dont personne d'autre que les membres de la brigade Noire n'aurait pu se charger. Tuer. Ce devait être inscrit quelque part au couteau dans son cœur, et devait pour lui s'imposer comme une solution à tous les maux du monde. Je peux te tuer, je te tue. Et avec raison puisque, d'une certaine manière, il était vrai qu'il n'y avait pas plus fiable méthode que celle-ci. Mais elle n'était ici malheureusement pas envisageable, et ce aussi tentante fut-elle. Il ne devait par conséquent pas savoir que faire, ce qui était compréhensible. Et si la dirigeante de la région Ouest d'Illea était habituée à traiter chaque jour que Dieu faisait des problèmes d'une complexité bien plus grande que celle-ci, elle se retrouvait elle-même quelque peu démunie face à l'incongruité de la situation. De ce qu'elle racontait, elle n'allait pas parler; mais ce pouvait tout aussi bien être involontaire. Il suffisait qu'elle aie une mémoire de poisson rouge, de moineau, pour oublier ne fusse que l'espace d'une brève seconde qu'elle devait se taire, pour qu'une autre personne soit au courant. Maîtriser une servante était largement dans le domaine du faisable, du possible. Deux aussi. Mais sitôt le nombre grossissait, sitôt tout devenait ingérable. Elle avait tout intérêt à se surveiller, elle et ses paroles malheureuses, si elle ne tenait pas à avoir de sérieux problèmes! Vraiment, se mettre dans une position délicate et laisser tout reposer sur l'hypothétique intelligence d'une fille de toute évidence aussi stupide que haïssable... Une expérience unique qu'elle ne comptait pas renouveler si rapidement, pour sûr. Voir même jamais, si ce n'était pas trop demander.

« Puis-je me retirer, à présent, ou avez-vous encore besoin de moi? »

Annahita réfléchit un court instant avant de donner son verdict. Elle ne pensait pas pouvoir être plus claire avec elle. Et Vycilinski... Ne devait pas pouvoir plus qu'elle. Elle laissa son regard dériver vers le mur, n'importe où en vérité, tant que ce n'était ni vers cette fille stupide, ni vers le Neko énervé. Elle, parce que le simple fait de la savoir dans son champ de vision, si cela la rassurait quelque peu, suffisait également à la mettre hors d'elle. Et lui, parce qu'elle ne désirait absolument pas penser à... Eh bien, penser. Elle en aurait tout le loisir plus tard, elle en était certaine. Pas le soir-même, elle était fatiguée. Pas non plus le lendemain car elle serait trop occupée, ni peut-être le surlendemain. Plus tard, oui. Pas maintenant, voilà tout. Elle s'apprêtait à la congédier d'un geste évasif du bras, mais se ravisa. Elle n'avait pas donné son nom, si elle ne se méprenait guère. Or, il lui semblait plus ou moins évident qu'elle risquait fort d'en avoir grand besoin dans u_n futur atrocement proche. Elle espérait qu'il serait inutile de le retenir, mais un pressentiment lui soufflait qu'elle n'était pas au bout de ses peines. Peut-être juste de la prudence, peut-être juste un vague pessimisme. Allez savoir.

« Votre nom? »

Oui, elle ne connaissait ni ne voyait les gens comme cette jeune fille. Jamais elle n'était amenée à retenir, exactement ou superficiellement, les traits d'un banal affligeant de leur visage. Jamais elle n'aurait connu leur prénom, leur famille, leurs histoires et autres ribambelles de choses inutiles à leur sujet. Que n'aurait-elle pas donné pour que celle-ci ne fasse pas exception à la règle... Son nom, elle en aurait assurément besoin. Son visage, elle ne pensait pas pouvoir le repousser en marge de son esprit dans les minutes qui suivraient. Elle ne voulait rien savoir d'elle, et c'était à contre-coeur qu'elle retiendrait son nom. Vraiment. Tout ce qu'elle aurait attendu d'elle aurait été de disparaître pour toujours et de ne jamais revenir, mais elle ne l'aurait pas fait. Mieux valais la garder à portée de main, là où, si un mot filtrait, elle saurait où la trouver. Et pour trouver quelqu'un, si un visage était bien pratique, un nom l'était plus encore. Après cela, elle pourrait partir. Et la Princesse aux yeux cinabre se prit à véritablement espérer qu'au final, elle ne soit pas si idiote et stupide qu'elle en avait l'air... Sans quoi, le début des ennuis n'aurait su tarder. Elle s'autorisa un léger soupire discret, les yeux braqués sur l'autre fille. Décidément, c'était réellement dommage qu'elle ne puisse ordonner à Jensen de s'en débarrasser dans la seconde...
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Neko chouchou de la Princesse, et amateur de noeuds roses

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MessageSujet: Re: Jenseeeeeeeeen?^^ (bah, PV Jensen Vicylinski, et qui veut.XD)[TERMINE]   Mer 8 Sep - 20:14

{J'aime pas les postes sans HS. C'est comme du nutella sans tartine. Ca me rend triste. .___.

J'aime bien le verbe 'décapiter'. Il est cool. Décapiter. Décapiter. BWAHAHAHAHA. J'aime bien quand Jensen se tait, aussi. Appréciez le silence, mes amis. La prochaine fois qu'il ouvre la bouche, il crache sur Maxence.XDDD}

Jensen sentait qu'en partant, il frapperait la première personne qui aurait le malheur de le croiser. Il avait le droit, non? Personne n'irait se plaindre qu'il avait frappé quelqu'un, c'était dans ses droits de faire comprendre à untel qu'il l'agaçait d'un bon coup de poing bien placé. Et même si théoriquement l'autre ne lui aurait rien fait du tout, ce n'était pas son problème. Il partait du principe que les circonstances importaient peu, et que s'il avait le droit de frapper quelqu'un un jour, il aurait toujours le droit de le faire le lendemain. Bon. Il ne fallait pas non plus qu'il créer une bagarre au beau milieu des couloirs avec un militaire ou un autre brigadier, ça aurait été relativement..., gênant. Il se serait fait réprimander, et il détestait ça. Cela lui donnait l'impression d'avoir quatre ans et demi et d'avoir fait 'une bêtise', bêtise pour laquelle il fallait le punir, pour qu'il retienne la leçon. Ridicule. Il frapperait quelqu'un de peu qualifié et voilà, problème réglé. Ils n'iraient se plaindre de rien, et ils ne pourraient pas lui rendre son coup d'une manière ou d'une autre. Ou frapperait-il un mur? Il s'en fichait, mais il fallait qu'il frappe quelque chose, parce que s'il ne le faisait pas il avait l'impression qu'il allait finir par exploser-littéralement. Or ça aussi, ça aurait été légèrement embêtant. Le pire était que finalement, il ne savait même pas pourquoi il était nerveux et agacé de la sorte-enfin, il l'était constamment mais là l'était clairement plus, tout du moins : il n'avait aucune raison de l'être, après tout. Certes, la servante pouvait parler : mais ç'aurait été pur suicide. Elle n'avait pas le visage d'une fille voulant en finir avec la vie, et saurait sûrement tenir sa langue le temps qu'il faudrait pour qu'elle trouve autre chose à raconter aux idiotes avec qui elle partageait ses conversations. Pourtant il était stressé, il ne se sentait pas à l'aise et n'avait qu'une envie concrète : partir. Oui, le jeune Neko aux yeux bleus sentait que s'il s'éloignait d'ici à grandes enjambées et qu'il allait s'occuper d'une manière ou d'une autre, et bien il se serait senti deux fois mieux. Peut-être pas exactement bien, mais mieux. Ne pas maitriser une situation, ça ne lui plaisait pas. Il aimait pouvoir tout contrôler, pouvoir tout déplacer comme bon lui semblait et arranger les choses à sa façon sans que qui que ce soit puisse y redire quoi que ce soit. Être en position de force était très agréable, personne ne pouvait selon lui dire le contraire. Au contraire, être en position de faiblesse, tout voir passer sans pouvoir retenir quoi que ce soit, essayer de comprendre sans y parvenir, c'était frustrant, agaçant, énervant, dangereux. En l'occurrence, il avait l'impression d'être plus spectateur qu'acteur. Il avait beau parler, il écoutait plus qu'il ne prononçait ses propre paroles. C'était une sensation très étrange à laquelle il ne trouvait pas d'explication, et donc aucun remède valable. Donc, comme bien souvent quand Jensen ne trouvait pas de solution à un problème, il partait du principe qu'il devait frapper quelqu'un ou quelque chose. C'était un point de vue contestable, mais au moins ça avait le mérite de le calmer. Il laissa ses yeux fendus dériver autour de lui, agitant doucement sa queue derrière lui. Il avait envie de tuer cette servante, et le simple fait de ne pas en avoir le droit l'énervait plus que de mesure. Pas le droit de ceci, pas le droit de cela..., que ce pays était compliqué! Il n'avait pas été habitué à ce genre de raisonnements, et le jeune homme aux cheveux en bataille ne parvenait pas encore à tout saisir, même après le temps conséquent qu'il avait déjà passé à Illea. Leurs règles lui semblaient parfois idiotes et sans aucune sorte d'intérêt, et si c'était lui qui les avait édictées elles auraient été dix fois moins nombreuses, pour sûr. Tiens, il avait la Princesse sous la main, ça aurait bien été le moment de critiquer sa manière de gouverner son pays. Ça aurait allégé l'atmosphère déjà tellement sain, et ils auraient tous pu rire de bon cœur. Non, plus sérieusement, il voulait la tuer et rien au monde ne pourrait l'empêcher d'avoir envie de voir cette jolie tête blonde rouler sur le sol dur des couloirs. Ça aurait été une..., libération. Voilà, une libération. Il se serait senti brusquement mieux, et aurait presque cru que tout ses problèmes antérieurs et à venir étaient réglés, qu'il n'avait plus aucun soucis à se faire pour les dix prochaines années. Malheureusement cette servante resterait envie, il resterait énervé. Les choses étaient mal faites, parfois : un seul acte pouvait améliorer considérablement sa vie et on le lui refusait. C'était cruel, d'un certain côté. Ça l'aurait été pour cette Esprit, s'il avait pu la tuer ; mais ça il s'en moquait. Il n'était pas dans la peau de cette fille, il était dans la sienne. Ce qui advenait d'elle, àça ne le touchait pas. Il ne voudrait jamais réétendre parler d'elle à moins que ce ne soit pour le prévenir qu'elle allait bientôt se faire torturer en place publique à titre d'exemple. Mais encore une fois, comme la vie était mal faite, il doutait fort que cela arrive un jour. Elle vivrait sa vie, avec ce qu'elle avait vu dans un coin de sa mémoire, prêt à ressurgir à tout instant. Et lui, que pouvait-il faire? Rien. Il était totalement impuissant. Et il détestait vraiment, vraiment, vraiment, vraiment, vraiment ça. Vraiment.

Il reposa ses yeux sur le visage d'Annahita, puis les laissa dériver jusqu'à la servante aux cheveux blonds. Avec un peu de chance, tout cela serait bientôt fini. Avec un peu de chance, il ne reverrait jamais de sa vie cette fille dans le château. Et avec un peu de chance, il pourrait s'enfermer définitivement dans ses appartements et ne plus jamais en sortir. Il doutait du dernier point, mais qu'importe : ça lui aurait été fort utile, de pouvoir s'enfermer sans sortir. C'était ahurissant et ridicule mais le garçon avait l'impression qu'en ce moment à chaque fois qu'il se promenait il tombait sur la Princesse et il faisait quelque chose de stupide. Ou disait quelque chose de stupide, tant qu'à compléter le tableau. Ce qui était tout à fait faux, puisqu'il n'était 'tombé sur elle', comme qui dirait, qu'une seule fois en tout et pour tout et que la seconde fois c'était elle qui l'avait demandé, mais qu'importe. On ne contrôlait pas ses impressions, et il ne faisait pas exception à la règle. Et dès à présent, à chaque fois qu'il allait croiser une servante au détour d'un couloir, ou à trainer près de ses appartements, il allait la chasser en criant des insultes dans sa langue natale. Comme ça elles croiraient qu'il était complètement cinglé et elles le laisseraient tranquille, au moins. Il était prêt à faire tout par lui-même pour ne plus avoir à voir un seul de ces uniforme dans son champ de vision pour les vingt années à venir-s'il vivait jusque là. Ces personnes lui inspirerait le dégoût et la colère et il se sentirait obligé de leur créer des ennuis à chaque fois qu'elles auraient le malheur de passer trop près de lui. Généraliser, ça ne lui posait pas de problèmes. Il marchait souvent par catégorie, de toute façon : les humains, les soldats, les serviteurs, les brigadiers, les Esprits..., tous pareils. Ou presque, mais mes exceptions importaient peu tant il y en avait, justement, peu. Il toisa méchamment la demoiselle aux yeux aussi verts que vide, se demandant s'il n'y avait aucune chance pour qu'elle passe par la fenêtre d'elle-même.

« Je vous ai bien comprise, Votre Majesté, je ne dirais rien, je vous en fait le serment. Je tiens assez à mon travail pour savoir que parler ne serait pas du meilleur effet. »

Je vous ai bien comprise, gna gna..., il avait envie de la décapiter. D'autres auraient eu envie de la gifler ou de lui pourrir la vie, lui avait envie de la décapiter. Ça virait presque à l'obsession, cette idée. D'ailleurs, qu'est-ce que ces idiotes pouvaient bien trouver d'amusant dans le fait de répéter ce qu'elles entendaient? C'était puéril et inutile, n'avaient-elles donc pas autre chose à faire de leur maudite vie? Elles pouvaient se rendre utile en sautant toutes par les larges fenêtres, par exemple, et en allait nourrir les fleurs avec leurs chairs en décomposition. Ça, ça aurait été utile. Et si les Nobles étaient un peu plus fichus de se débrouiller par eux-même, ils n'auraient pas eu besoin d'avoir trois, quatre, peut-être cinq-ou plus?-fois plus de serviteurs qu'eux. Et s'ils décidaient de se rebeller et de les tuer, y avaient-ils pensés? Ils n'avaient aucun sens de la survie, ces personnes là. Les militaires savaient se battre, les serviteurs servaient les Nobles, mais les Nobles..., à part faire leur Noble, ils ne servaient pas à grand chose. Enfin, il s'en moquait. Ils vivaient leur vie, il vivait la sienne, tout allait très bien comme ça. Son regard resta vissé sur la jeune Esprit, comme s'il cherchait quelque chose en elle qui l'empêcherait de vouloir la tuer. C'était perdu d'avance.

La jeune servante demanda si elle pouvait partir ou pas, s'ils avaient encore besoin d'elle ou pas. Qu'elle était drôle, celle là! Besoin d'elle? Ils n'avaient pas besoin d'elle, n'auraient jamais besoin d'elle, et cette simple formulation, anodine, lui donna la brusque envie de la..., et bien, décapiter, pour changer. C'était fou ce qu'elle serait mieux sans sa tête, sans ces yeux vides qui n'arrivaient pas à regarder leur interlocuteur, sans cette bouche qui s'ouvrait et se fermait inutilement. Il posa ses yeux clairs sur la jeune fille aux yeux rubis, attendant sagement son verdict, les sourcils froncés. Ce n'était pas à lui de décider de ce genre de choses, c'était à elle. Est-ce qu'elle comptait la laisser s'en aller, ou y avait-il un dernier détail dont elle voulait discuter? Il pensait bien qu'une fois la demoiselle partie, ils partiraient de même. En tout cas, c'était ainsi qu'il imaginait la situation. Il y avait des moments, comme ça, qui se brisaient définitivement. Le moment qui avait précédé l'entrée de la servante avait été brisé, ce n'était pas comme une simple discussion que l'on pouvait reprendre. Rien que pour ça, l'idée de la torture publique ne lui semblait pas si stupide. Il n'y avait pas idée, vraiment, d'être pénible à ce point.

« Votre nom? »

Quelques secondes après sa question, la jeune fille aux cheveux blonds obtint réponse. Son nom. Ah, tiens. Elle ne l'avait en effet pas mentionné. Il fit une légère grimace et détourna son regard autour de lui, claquant sa queue dans l'air. Si on lui avait demandé son avis, il leur aurait tous collé un numéro, point final. Ce n'était pas comme si leurs noms avaient une quelconque utilité. Elle, elle aurait été numéro '0000', par le plus grand des hasards, et cela aurait tout à fait illustré son désintérêt et son manque d'utilité, sa nullité évidente et son quotient intellectuel égal à celui d'un poisson mort et digéré. Pourquoi s'embarrasser de leurs noms, sérieusement? C'était certes utile pour les appeler, mais en général, quand on les appelait par leurs noms, c'était qu'il y avait un problème. Dans n'importe quel autre cas, lui semblait-il, un serviteur en valait bien un autre. Comme un animal de compagnie qui effectue les tâches ingrates. Il se crispa, ses bras croisés, et tapa légèrement du pied sur le sol. C'est ça, qu'elle dise son nom. Il n'était pas prêt de l'oublier, de toute façon. La servante blonde aux yeux verts, qui ne valait guère mieux que le tissu dans lequel était fait sa tenue.
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MessageSujet: Re: Jenseeeeeeeeen?^^ (bah, PV Jensen Vicylinski, et qui veut.XD)[TERMINE]   Mar 26 Oct - 5:21

Au moins, se dit Maxence, comme pour se consoler de s'être mise en si fâcheuse situation, avait-elle eu l'immense honneur de parler à la figure la plus importante d'Illea Ouest et à un des Brigadiers Noirs dont tant de ses amies parlaient et qu'elle n'avait jusque là encore jamais vu. C'est sûr, ce n'étaient pas ses collègues et amies de travail qui auraient pu se vanter d'une telle chose! Et aussi tordu et étrange que cela puisse paraître, elle en était plutôt fière, dans un sens. Depuis qu'elle était toute petite, Maxence avait tendance à être fière de choses pour les moins grotesques et qui lui avaient souvent valu des punitions. Comme par exemple...Elle avait été très contente d'annoncer à sa mère qu'elle avait été la première à oser demander à leur institutrice pourquoi elle ne mettait pas une perruque, parce que décidément, ses cheveux avaient une apparence plus qu'atroce. Et si les yeux améthystes de sa mère ne s'étaient pas écarquillés sous le coup de l'horreur, Maxence aurait continué à penser qu'elle avait fait là une bonne action en le signalant à son institutrice, et que la punition qu'elle avait eu quant à elle totalement injustifiée. Repensant à cela, la jeune servante aux cheveux blonds faillit éclater de rire pour la énième fois depuis le début de cette dispute/conversation, et pour la énième fois elle parvint à contenir cet éclat de rire et ne rien en laisser transparaitre sur son visage. Elle avait toujours été une enfant un peu lente à la détente et, maintenant qu'elle prenait du recul sur certains passages de son enfance, bien ignorante la plupart du temps. Mais ça ne la dérangeait au final aucunement, elle n'avait après tout jamais prétendue être une jeune femme d'une intelligence surdéveloppée, et qui aurait pu, avec les moyens nécessaires, devenir quelqu'un qui aurait marqué l'histoire d'Illea par ses capacités à réfléchir hors normes. Elle se sentait stupide rien que d'y penser. Maxence avait toujours eu un train de vie moyen, mais qui lui avait suffit. Elle n'en avait jamais demandé plus, et n'en voulait maintenant toujours pas plus. Certes, ce devait être agréable que d'être riche, et la vie était sans aucun doute bien plus aisée dans beaucoup de sens, mais ça ne l'intéressait pas. Sa famille, avant que ce maudit accident n'emporte son père et le bras de sa mère, avait été très heureuse, et ce même s'ils ne possédaient pas une maison de cinquante pièces et qu'elle n'avait jamais eu d'armoires remplies de vêtements tous plus beaux et chers les uns que les autres. Une vie simple, sans grande prétention, une existence calme...Voilà à quoi aspirait la jeune femme aux longs cheveux dorés. Tournant machinalement sa tête vers la droite, elle se dit que la Princesse avait du vivre entourée de toutes ces richesse qu'elle n'aurait osé imaginer, même en rêves, et elle ne pouvait s'empêcher de la détester rien que pour ça. C'était facile, de critiquer le peuple quand on n'avait jamais connu les difficultés d'une vie ou travailler était le maître mot. Vraiment trop facile. Si Maxence n'estimait pas particulièrement la Bourgeoisie et la Noblesse en général-Peut-être y avait-il dans ce jugement une pointe de jalousie, elle l'avouait-, elle détestait la famille Royale. Et en particulier cette jeune femme aux cheveux blancs. Elle la trouvait méprisante, condescendante, et tous ces défauts détestables qu'on faisait de son mieux pour masquer si l'on avait le malheur de les posséder. Et lui avoir parlé en personne n'avait pas amélioré son opinion à son sujet, c'était certain. Si Maxence appréciait sa façon de régner, qu'elle pensait, de son modeste point de vue sans aucune valeur, tout à fait approprié au bon développement du pays, elle ne l'aimait pas en tant que personne. C'était comme ça, et elle n'y pouvait strictement rien. Certaines personnes avaient sa préférence avant même qu'elle ne leur parle-ce qui s'appliquait le plus souvent aux garçon mignons, mais chut-, et d'autres s'attiraient ses foudres sans avoir rien fait. En général, les filles impertinentes et qui traitaient les autres comme quantité négligeable ne lui plaisait jamais, car le plus souvent, pauvre d'elle, elle faisait partie de cette dite quantité négligeable. C'était horrible, d'être traitée comme une moins que rien, et malheureusement, Maxence connaissait certains Nobles de ce château qui le faisait très bien. Pfiou...Il fallait vraiment avoir des nerfs d'acier, pour servir dans le grand palais de la Princesse Della'Morte. On courait vite à la dépression ou la crise de nerf, dans le cas contraire.

...Ce qui rajoutait du crédit au fait que Maxence pensait être dérangée, au fond. Elle se plaisait plutôt bien, ici. N'était-ce pas le signe annonciateur d'une démence précoce? L'Esprit aux yeux verts se promit que sitôt elle pourrait aller rendre visite à sa mère et son frère, elle questionnerait cette dernière sur son état mentale. Elle était sa mère, elle devait forcément s'être rendue compte de certaines choses! Durant son enfance, par exemple...Ah. Maxence se gifla mentalement suite à cette petite interjection pour avoir de nouveau laissé son imagination la porter aussi loin des côtes du monde réel. Et dire qu'elle s'étonnait que ses amies se fâchent parfois contre elle à cause de son manque d'attention! Il allait falloir qu'elle remédie à ce problème, elle n'osait pas imaginer comment les choses auraient pu tourner si elle avait du dire à la Princesse et au Brigadier deux ou trois fois de suite 'Pardon, mais vous pouvez répétez, s'il vous plaît? J'étais dans la lune'. Certainement n'aurait-elle plus vu le soleil se lever! Ses mains soigneusement ramenées sur le devant de sa robe, Maxence arbora l'expression qu'elle semblait la plus appropriée concernant sa situation, à savoir un petit sourire désolé, et pencha légèrement sa tête en avant, pour se donner un air soumis. Le silence qu'on lui imposait de garder était bien pire que toutes les tortures auxquelles ils auraient pu la confronter. Trois passions rythmaient la vie de Maxence: Sa famille, les hommes, et propager des rumeurs. Et si l'on privait la jeune femme d'une de ces trois choses, alors c'était bien connu: Elle allait mal. Plus que mal. Elle allait devoir trouver autre chose à dire à ses amies, qui le répéteraient à d'autres de leurs amies, et ainsi de suite, jusqu'à ce que la rumeur ai fait le tour du château. Oui, seulement voilà: Qu'allait-elle bien pouvoir inventer d'aussi intéressant que ce qu'elle avait vu dans cette chambre pour pouvoir y suppléer? Hmm...Hmm...Maxence avait bien pensé à quelque chose, mais vu que cette idée incluait la Princesse et une figure importante de l'Est, elle supposait que c'était hors de question. A moins que...Après tout, elle n'était pas censée savoir qui l'avait prononcé. De plus, une fois la rumeur répandue, impossible de retrouver la personne qui l'avait la première susurrée à l'oreille d'une autre. Ah ah ah! Peut-être ferait-elle ça. Sans doute, même. Oh, pas tout de suite, elle allait simplement attendre que le Brigadier et la Princesse l'ai un peu oubliée avant d'aller raconter ça à ses charmantes colocataires à la langue bien pendue. Mais elle en était persuadée, le résultat serait à la hauteur de cette attente qui s'annonçait à la fois pénible et excitante. Après tout...Quand on y pensait, cette rumeur était crédible! Peut-être même était-elle vraie. Dans les faits, ça n'aurait guère étonné Maxence. La Princesse avait tout l'air d'une femme volage à souhait, amatrice de beaux jeunes hommes. Donc, c'était possible. Très très crédible.

« Votre nom? »

A l'entente de cette simple interrogation, Maxence, qui pensait jusque là pouvoir s'en sortir sans avoir à donner son identité, ne parvint pas à masquer la petite grimace qui fit son chemin jusqu'à ses traits. Son nom? Elle fut, honnêtement, tentée de lui en donner un faux, ou lui donner celui de cette fille abominable avec qui elle était parfois contrainte de travailler. Mais jugeant avec raison que ce mensonge ne pourrait que lui attirer plus d'ennuis par la suite, elle décida de ne pas le faire. Ça aurait été amusant, pourtant, mais elle en avait déjà trop fait, et bien que beaucoup puissent penser le contraire, Maxence savait parfaitement quand s'arrêter pour ne pas dépasser les bornes. Cela ne voulait pas dire qu'elle s'arrêtait toujours, elle trouvait distrayant de les dépasser de temps en temps, ces fichues limites, mais elle les voyait bel et bien. Et là, elle savait très bien que si elle en faisait trop, elle pouvait perdre non seulement son travail, mais aussi la vie, si le Neko aux yeux bleus décidait qu'être civilisé était devenu un détail dont-il pouvait aisément se passer. Aie aie...Peut-être en avait-elle trop fait en entrant dans cette chambre?

...Non. C'était vraiment la meilleure chose qui lui soit arrivée depuis des mois! A part le fait d'avoir finit le bonnet de son frère-tiens, il faudrait qu'elle lui donne, la prochaine fois qu'elle le verrait-, et pour rien au monde elle n'aurait agit autrement si on lui avait avait donné la possibilité de faire un bon dans le passé. Et puis, le Brigadier aux oreilles de chat n'avait qu'être plus discret lorsqu'il allait rendre une petite visite à son amante-partenaire-petite amie, que savait-elle. Il ne pouvait s'en prendre qu'à lui-même, si elle l'avait par hasard vu rentrer dans ces appartements.

« Maxence Baumgartner, répondit-elle laconiquement. Est-ce que ce sera tout, ou bien puis-je...? »

La jeune Esprit ne voulait pas paraître pressée de se retirer, mais elle n'avait pas tout son temps. Avant de les surprendre en train de s'embrasser, on lui avait confié une tâche qu'elle n'avait pas pu finir. Or, elle entendait déjà la voix aiguë et insupportable de sa supérieure lui rappeler les consignes de base si elle était plus en retard qu'elle ne l'était déjà. Ce que cette femme pouvait être insupportable...Presque autant que la Princesse, d'ailleurs. Faisant de son mieux pour garder plaqué sur ses lèvres ce petit sourire désolé, Maxence poussa un petit et discret soupir. C'est fou, tout de même, le nombre de choses que l'on pouvait apprendre en poussant simplement un petite porte de bois...Comme quoi les secrets que l'on voudrait soustraire aux yeux de tous n'étaient pas les mieux gardés. En tout cas, les menaces de la Princesse et son amant-partenaire-petit ami, que savait-elle, l'empêcheraient certes de divulguer au reste du monde ce qu'elle venait de voir il y avait quelques minutes à peine, mais ça ne l'empêcherait pas de continuer à répandre d'autres rumeurs. Cela faisait des années qu'elle le faisait, pourquoi cela lui poserait-il des problèmes maintenant?

Tant qu'on ne lui cousait pas la bouche, jamais on n'obtiendrait d'elle le silence.~


[Désolée pour le retard. Je n'avais pas noté le poste. Quelle gourde.X'D]

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MessageSujet: Re: Jenseeeeeeeeen?^^ (bah, PV Jensen Vicylinski, et qui veut.XD)[TERMINE]   Sam 20 Nov - 13:18

Annahita se prit à songer que, peut-être, pour une misérable fois dans sa vie, elle aurait pu se montrer particulièrement irresponsable. Il ne s'agissait là que de simples pensées prisonnières, condamnées à mourir la seconde même suivant leur naissance. Jamais elle ne se serait permit de les laisser se concrétiser. Toutefois, elle était suffisamment honnête avec sa propre personne pour ne pas nier qu'imaginer de telles perspective avait un côté rassérénant qui n'était pas pour lui déplaire. Elle n'était pas le genre de femme à s'en remettre à la Providence à tout bout de champ, à baisser les bras au premier obstacle rencontré, et ne comptait pas en devenir une de si tôt. Elle réglait ses problèmes de manière définitive, et ne les décrétait résolus que lorsqu'il était certain, sans l'ombre d'un doute, qu'ils ne reviennent jamais plus la hanter. Alors, il était plus ou moins évident que le tournant qu'avait pris la situation ne lui plaisait que très moyennement. Si elle avait été plus impulsive, qu'elle avait exercée un moins grand contrôle sur ses émotions, alors sûrement aurait-elle haussé la voix. Fait ce dont elle avait envie, tout simplement. Et en ce qui concernait la servante aux cheveux blonds, ce n'était pas très compliqué à deviner. Pour le brigadier, elle reconnaissait être plus dans le flou. Une brume qu'elle n'avait pas vraiment envie de voir se dissiper de suite avait envahi son esprit comme la nuit se répand sur le ciel en fin de journée, et elle s'y trouvait bien à son aise. Sans savoir ce qu'il y avait derrière elle. Les contours des objets devenaient toujours tellement plus vagues, on finissait même par ne plus être en mesure de les reconnaître. Ce qui, ici, l'arrangeait plutôt. Le seul ennui se trouvait près d'elle, et lui, n'allait pas tranquillement attendre que ledit brouillard s'en soit allé pour faire place au jour. Pire, elle allait lever le rideau elle-même. Sur quoi? Là était toute la question. Et, personnellement, elle ne voulait pas de la réponse. Elle ne l'intéressait nullement, et la jeune fille ne pensait guère que l'avoir l'aurait aidée. Alors, 'merci mais non merci'. Ca ne lui ressemblait pas: elle aimait savoir tout sur tout. Le plus de données on avait concernant tel ou tek fait, meilleur serait notre avis. Plus juste, plus correct, plus construit et plus indéniable encore. Tels étaient les nombreux avantages qu'offrait le savoir. Pourtant, ici, elle aurait de loin préféré que la servante stupide s'abstienne. La question qu'elle leur avait posé, à peine plus tôt, vagabondait toujours dans son esprit et, quelque part, Annahita savait pertinemment qu'elle le ferait jusqu'à ce qu'elle rencontre la réponse qui lui était destinée. Elle devait exister. Mais honnêtement, il y avait des millions d'âmes en ce monde, et rien n'exigeait de nous que nous les connaissions tous par leur prénom. Elle faisait l'amalgame avec sa propre situation. Ce n'était pas une bonne chose; et alors? Rien ne l'empêchait de faire comme si elle ne s'en rendait pas compte. Ça aussi, c'était tout sauf dans ses habitudes; elle y dérogeait énormément, ces derniers temps. Et par 'ces derniers temps', elle entendait les 'quelques dernières minutes'. Depuis que Jensen avait franchi le seuil de la porte. La belle jeune fille n'aurait pas poussé jusqu'à dire que cela n'avait absolument aucune rapport avec ce dernier, mais n'aurait pas avoué le contraire non plus. Au final, se dit-elle, peut-être que l'arrivée inopinée de la stupide servante à l'air profondément demeuré n'avait pas été une si mauvaise chose. Qu'auraient-ils fait, sans cela? Elle ne pouvait s'empêcher de lui en vouloir, de s'inquiéter et de penser que se débarrasser d'elle de manière expéditive aurait été de loin le meilleur dénouement de cette fable grotesque. Seulement tous ces beaux sentiments venaient droit de son cœur, sans pour autant être au diapason avec ce que lui contait son esprit, bien plus avisé et logique mais incapable supplanter l'autre. Il ne se serait rien passé du tout, continuait-elle à se répéter. A quoi bon se poser de telles interrogations, quand leur inanité était plus évidente encore que la couleur du ciel? Ou que la sottise de la fille qu'elle tenait par le bras, la comparaison lui paraissait être tout aussi pertinente. Autant ses agissements que son expression stupide indiquaient plus que clairement que le quotient intellectuel d'une moule n'avait rien à envier au sien. Un autre animal n'aurait pas convenu, et ceci dit, celui-ci n'allait également que partiellement. Les autres avaient, au minimum, un peu d'instinct de survie. Elle, non. Elle l'avait déjà prouvé à plus d'une reprise alors, le doute n'était plus permis. Et le coquillage se contentait de s'accrocher à son rocher sans causer de tort à personne: ni à lui-même, ni aux autres. Alors que la blonde, elle, prenait très à cœur le fait de mettre les autres dans une position fort délicate, et de s'entrainer dedans avec eux. Le seul souci là dedans était bien que les deux individus qu'elle avait provoqués cette fois étaient séparés d'elle par une infinités de choses, autant les rangs politiques que la naissance, la race même, ou encore les responsabilités. Et par conséquent, si on continuait sur cette lancée, les droits.

Elle ne possédait pas le quart des prérogatives d'Annahita et, vraiment, elle trouvait cela fort bienvenu. Justement un bon argument pour la faire taire sans lui faire arracher de suite la langue. La Princesse ne supportait pas de ne pas tenir une situation sous son contrôle: il fallait qu'elle sache, comprenne et prenne elle-même les décisions qui s'imposaient à elle, sans que personne ne l'y pousse ou, pire, ne l'y contraigne de quelque manière que ce fut. Elle tenait à tout analyser et tout réfléchir, sans accroc, sans aucune faute. Cela lui conférait l'impression que rien ne risquait de déraper, et c'était déjà beaucoup. Or, présentement, malgré tous ses beaux efforts pour rétablir l'ordre des choses comme il se devait de l'être, elle conservait, au fond de son cœur, ce mauvais pressentiment. Il s'estomperait avec le temps, si l'idiote de servante tenait à travailler ici pour encore longtemps. Mais elle ne tenait la situation qu'à moitié en main, ici. Ceci dit, toujours plus que quelques minutes plus tôt, ce qui était mieux que rien. Malgré toutes ces pensées, elle continua d'afficher un air inflexible, faisant de son mieux et remplissant à merveille son objectif. Impassible, froide et inaccessible. Un point la dérangeait pourtant: elle partait, et la voilà qui se retrouverait seule avec le Neko. Et elle n'en avait pas envie. Car, comme elle l'avait dit, elle aimait tout contrôler. Et avec lui, cela semblait difficile à réaliser. Peut-être pas impossible. Elle était la Princesse de l'Ouest d'Illea, après tout! Annahita Della'Morte, pas n'importe qui. Et rien, non, rien, n'était impossible pour elle. Ou en tout cas, rien qui soit envisageable pour quelqu'un d'autre, et elle avait l'intime conviction que ce faire figurait dans ses cordes. Cela ne devait pas être bien sorcier, si? Elle n'aurait qu'à le congédier, lui aussi. Comme elle le faisait des centaines de fois avec des centaines de personnes différentes tout au long de sa vie: leur dire de se retirer. Étrangement, la solitude de ses appartements et la douce quiétude du silence prenaient des allures très calmes et réconfortantes. Comment dire, rassurantes, peut-être?

« Maxence Baumgartner. Est-ce que ce sera tout, ou bien puis-je...? »

Maxence. Fort bien; elle allait apprendre, au fil des secondes s'égrainant inexorablement, à haïr ce nom, ses consonances, ces syllabes, la combinaisons de ces lettres horriblement agencées. Et ce n'était pas un sentiment prêt à disparaître. Au contraire, il resterait, là, et ne cesserait d'exister qu'au moment où le souvenir de la servante qui le portait, de son indiscrétion mal placée, s'estomperaient de sa mémoire. Ni en ce jour, ni le lendemain, ni le surlendemain. C'était quelque chose d'important, de crucial même. La moindre rumeur serait à placer sur son compte, et entrainerait pour elle des conséquences aussi désastreuses que pour eux. Et, malheureusement pour elle, bien plus irrémédiables. Indélébiles. Elle se retrouverait sans travail, sans argent, condamnée à retourner chez ses parents, ou qu'importe l'endroit où elle vivait. Tout ce dont Annahita pouvait jurer, c'était bien que ce ne serait plus le grand château qui surplombait Jiang Zemin. N'invitait-elle pas qui bon elle désirait dans son humble demeure? Quiconque y faisait trop de grabuge ou lui causait, délibérément ou non, du tort, était susceptible de s'en voir l'entrée refusée. Sur un simple mot de sa part, une injonction qui ne lui aurait strictement rien coûté. Ce n'était toutefois pas une femme injuste: elle ne remerciait pas des serviteurs à tour de bras, sous prétexte que celle-ci avait trop tiré lorsqu'elle l'avait coiffée ou celui-ci pour avoir laissé un grain de poussière se poser sur le meuble près de tel ou tel tapisserie. En revanche, que sa décision semble arbitraire ou pas, elle pourrait, et le ferait si elle s'en sentait le devoir, 'remercier' la jeune fille aux yeux vides et bien trop vides. Qui s'en serait plaint, de toute manières? Pas grand monde, elle le craignait. Et puis, tant que ces dites plaintes ne parvenaient pas à ses oreilles, qu'en avait-elle à faire?
« Allez-y. »

Nul besoin de réitérer ses avertissements. Elle devait avoir compris le message, et si elle transgressait les règles, ce serait alors de con propre chef. Au moins ne pourrait-elle pas plaider l'ignorance, songea Annahita. Elle aurait été prévenue un nombre somme toute conséquent de fois des risques encourus si elle laissait filtrer quoi que ce fut de cet 'entretient', et n'aurait alors plus aucune excuse. Annahita se tenait toujours très droite, parfait antonyme du mot 'détente' en cet instant. Elle reposa son regard cinabre sur le brigadier, se demandant que faire. Surement ne voulait-il pas rester. Et elle non plus ne le souhaitait pas; tout était trop embrouillé, trop flou, trop vague encore pour qu'elle puisse vouloir quoi que ce fut, lui semblait-il. La proximité du jeune homme aux yeux bleus comme le ciel au beau milieu de l'après midi, en été, n'aidait en rien sa réflexion. Ce fut donc après un bref moment de réflexion qu'elle se retourna vers lui, sans un sourire, et reprit la parole.
« Vous aussi, Vycilinski, vous devriez vous retirer. Je ne vous retiens pas plus longtemps. »

Elle se sentait plus fatiguée que de raison, et se serait volontiers enfermée dans ses luxueux appartements pour ne plus en sortir. Ses fonctions lui interdisaient cependant une absence prolongée, aussi se contenta-t-elle d'y songer avec cette ironie cinglante qui lui allait si bien, et l'accompagnait comme son ombre. Si seulement elle avait pu oublier ses problèmes en un claquement de doigts, ou les considérer avec cette même causticité, alors elle aurait pu fermer la porte, s'enfermer et partir se reposer. Elle savait qu'elle aurait beaucoup de mal à s'endormir, pourtant. Une intuition, un pressentiment, et ce pessimisme qui ne cessait de revenir l'agresser, et tuer toute perspective de facilité et de détente méritée. Elle avait un grand besoin de solitude, de toute façon. Aucune compagnie ne l'attirait particulièrement, et elle s'en passerait aisément. Vraiment. D'ailleurs, elle pensait même qu'elle vivrait mieux sans. Au moins pour un temps, oui. Juste pour un petit moment. Elle se sentirait mieux le lendemain, et s'appliquerait à ne plus penser à cette soirée. Présentement, elle ne s'en sentait pas capable. Mais le lendemain était un autre jour, après tout. Il suffisait de l'attendre patiemment. Ni plus, ni moins.


[HS: Pareil pour moi, je l'avais pas noté, va savoir pouqruoi... Je crois que c'est une maladie, de l'oublier...XD
Sinon, Never, désolée, j'ai dû t'emprunter ton ordi là, celui d'en bas a eu la merveilleuse idée de faire des siennes, alors bon... Je me suis permis, quoi, comme tu dormais. En plus, mon début de post était sur celui-là.-__________-']
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Neko chouchou de la Princesse, et amateur de noeuds roses

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Neko chouchou de la Princesse, et amateur de noeuds roses


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MessageSujet: Re: Jenseeeeeeeeen?^^ (bah, PV Jensen Vicylinski, et qui veut.XD)[TERMINE]   Dim 12 Déc - 8:19

{Euh..., avant que vous me demandiez, j'ai vraiment rien de mieux à faire que de répondre à cette heure-ci. J'arrivais pas à dormir.8D

Et puis je voulais finir ça. Mon poste est tout miteux, mais, euh, voilà quoi. J'ai toujours du mal à finir. Respectez le, c'est Jensen quand même. En plus c'est l'amour, donc bon. On nous pardonne.è__é

If you give her life, she'll have to die~}

Ce qu'il pouvait être silencieux, depuis quelques minutes.

Non pas qu'il n'avait pas envie de parler, simplement qu'il n'avait rien à dire. Mis à part acquiescer les paroles de la Princesse et foudroyer la jeune fille du regard, il n'y avait pas grand chose qu'il puisse faire qui ne soit pas complètement stupide ou hors de question. Enfin, ce n'était pas particulièrement dérangeant. De ne pas parler. Étant quelqu'un de solitaire par nature, quelqu'un qui n'aimait pas la compagnie et qui congédiait quiconque tentait de lui adresser la parole, il n'était pas habitué aux longs discours. Autres que ceux qu'il pouvait avoir envie de servir aux personnes qu'il voulait tuer, bien sûr. Mais on ne pouvait pas vraiment considérer ça comme une discussion, alors..., non. Il n'aimait pas parler. Il parlait, pourtant, comme tout le monde : il ne faisait même que peu de fautes, aux regards de la difficulté de l'exercice et du peu de temps dont il avait disposé pour maitriser les bases. Il y avait cela étant tout un monde entre 'savoir faire quelque chose' et 'aimer faire quelque chose'. Pour sa part, il y avait un millier de choses que le jeune Neko savait faire mais s'appliquait à faire le moins possible, justement. Des situations dont il avait du mal à se dépêtrer, des conversations qui ne menaient à rien, des rencontres inutiles au plus large sens du terme..., non. Franchement, il s'en passait, merci bien. Jensen faisait partie de cette catégorie de personne ô combien sympathique qui pensait qu'on pouvait vivre en n'accomplissant que le minimum vital. Le bonheur était une notion qu'il avait balayé d'un grand geste de la main il y avait un long moment de cela, et il n'avait jamais pensé revenir sur cette décision un jour. Être heureux était, comme toute autre chose de cet acabit, profondément inutile. Il ne souhaitait pas être triste ou perpétuellement en colère non plus, attention : il se sentait bien dans le juste milieu. Ni heureux, ni triste, ni accablé, ni stressé..., rien. Ne rien ressentir, ça lui allait. Raison pour laquelle le Brigadier se sentait parfaitement à son aise sans amis à qui raconter sa journée, avec qui rire et discourir du temps qu'il faisait en ce moment ou qu'il ferait le lendemain. Il approuvait l'utilité d'ennemis ou de rivaux, pour se mettre à l'épreuve et avoir quelqu'un sur qui se défouler, mais c'était bien tout. Les rapports 'positifs' avec les autres, Jensen n'avait jamais aimé. Jamais su comment s'y prendre non plus, remarque. Il n'était pas du genre conciliant, n'arrivait pas à parler sans insulter l'autre ou sans, tout du moins, se montrer tellement désagréable que cela revenait au même que dire qu'il tenait à être seul. Ce qu'il préférait être, d'ailleurs. Seul. Le Neko aux yeux bleus serra sensiblement plus fort ses bras contre lui, mâchoire crispée. Il voulait toujours décapiter la servante, même s'il n'y pensait pas pour l'instant. Il n'avait pas besoin d'être concentré sur cette idée pour l'oublier, oh que non : il y repenserait à chaque fois que ses yeux auraient le malheur de croiser son visage disgracieux. A savoir, il l'espérait, plus jamais. Il aurait été triste qu'elle soit victime d'une injustice, n'est-ce pas? Rien que pour cela, mieux valait qu'elle garde ses distances avec lui. Vraiment. Il était sérieux en disant ça. Jensen n'était pas de ceux qui aimaient plaisanter. Ou savaient plaisanter. Mieux : il ne plaisantait jamais. Il pouvait rire, parfois, mais simplement parce que c'était tellement stupide et qu'il avait tellement pitié de l'autre que ça le poussait à ricaner méchamment-ou en tout cas c'est ce qu'il dirait après avoir rit d'une chose stupide, sans doute pour garder un peu de crédibilité. Ce qui n'arrivait-heureusement-pas très fréquemment de toute façon. Bref, tout ça pour dire qu'il était extrêmement austère, sérieux et violent. Autant dire que s'il disait qu'il voulait la décapiter, c'était qu'il voulait la décapiter, au sens le plus strict que cette phrase pouvait avoir. Sa main le démangeait, sa Hache lui semblait deux fois plus lourde que d'habitude, et il trouvait le cou de cette Esprit extrêmement..., fragile. Voilà ce que ça voulait dire. Jensen se décrispa légèrement, mais ce ne fut que pour se re-crisper la seconde d'après, rendant son geste totalement inutile. Il n'était pas tranquille, n'était pas serein, voulait s'en aller, s'écrouler sur son lit et se cacher la tête sous un drap quelconque. Hautement intelligent, vraiment, comme envie. Lui non plus ne trouvait pas cela très rationnel, mais c'était vraiment clair : c'était exactement ce qu'il voulait faire là, tout de suite. Exactement. Allez se cacher le visage contre son matelas et ne plus bouger d'un centimètre. Est-ce que ça le calmerait? Certainement pas! Il aurait toujours autant envie de la tuer, tout en évitant soigneusement de penser aux raisons. Il voulait la tuer, point. Pourquoi, aucune importance. Ça ne calmerait pas, non, ses envies de meurtres.

Mais pour l'instant, ce qu'il aspirait à calmer étaient les battements de son cœur. Raison pour laquelle il se crispait, tentait de se détendre, arrêtait de respirer puis soupirait doucement. Mais rien à faire. Il l'entendait presque battre dans ses oreilles, et c'était franchement désagréable ; pour un peu, ça ne l'aurait pas étonné plus que cela que les deux personnes près de lui l'entendent et lui demandent ce qui se passait. Ce qu'il avait. Et le pire, dans tout ça, était qu'il n'en savait rien. Au fur et à mesure que le temps passait et qu'il se rendait compte que bientôt il partirait, ça empirait. Rapidement. Un peu comme s'il était..., ah, il ne savait pas! C'était fou, cette incapacité à trouver ses mots quand il en avait le plus besoin! Ça l'énervait encore plus qu'il ne l'était déjà, et il n'avait vraiment pas besoin de ça. Vraiment, mais alors vraiment pas. Le jeune homme évita soigneusement de regarder la jeune femme aux longs cheveux blancs, tentant de rester le plus..., eh, 'normal' possible. Ce qui dans son cas signifiait nerveux et agacé. Il l'était, ce n'était pas le problème. Mais il était aussi 'autre chose' et c'était cet 'autre chose' qui lui posait le plus de problèmes. Quand quelque chose échappait à Jensen, il n'arrivait plus à en détacher son esprit ; c'était un problème qu'il devait résoudre, qu'il voulait résoudre. Parce que s'il ne le faisait pas, il savait que ça allait le hanter perpétuellement. Or, s'il y avait bien quelque chose que le garçon aux oreilles de chat détestait, c'était être tourmenté par une quelconque pensée. Quand il voulait quelque chose, il allait le chercher. Quand il ne comprenait pas quelque chose, il se renseignait. Il n'attendait pas, il allait chercher. Patienter jusqu'à ce que les choses viennent à lui, non, il n'aimait pas particulièrement. Même si en l'occurrence, le problème était légèrement plus complexe. Parce qu'il n'y avait pas de problème. Et s'il y en avait un, il était intérieur et rien d'autre. C'était avec lui-même, qu'il avait un problème. C'était avec lui-même qu'il n'était pas clair, et c'était avec lui-même qu'il devrait régler ça. Il n'avait jamais été très fort, pour ce genre de choses. Couper des têtes, il savait faire. Mettre fin à une altercation, il avait déjà plus de mal. Mais alors se comprendre..., il n'en avait aucune envie. Peut-être parce qu'il n'était pas sûr de la conclusion à laquelle il parviendrait? Il ne savait pas vraiment. Il ne voulait pas savoir. Le Neko aux cheveux en bataille était courageux et très persévérant, n'importe qui aurait pu en témoigner : il n'abandonnait que rarement un combat, quel qu'il soit, et allait au bout de ses idées. Pourtant, en cet instant, il aurait vraiment donné n'importe quoi pour pouvoir partir sans dire un mot. Et aller s'écrouler sur son lit, donc.


« Maxence Baumgartner. Est-ce que ce sera tout, ou bien puis-je...? »

En entendant cela, Jensen haussa un sourcil, comme s'il n'avait pas compris. Ou qu'il venait de se réveiller d'une longue rêverie. Il en avait presque oublié cette idiote, tiens. C'était bien le moment qu'elle parle, celle-là. Maxence, uh? Maxence. Un horrible prénom qui lui allait tout à fait, et un nom qui lui allait encore mieux. Plus vite elle serait partie, mieux ce serait. Même si son départ impliquait qu'il serait seul avec Annahita. A cette seule idée il déplaça son regard, embarrassé. Vaguement gêné. Ou quoi que ce soit de ce genre qu'il pouvait être en ce moment.

« Allez-y. »

Un ordre simple et concret. Ça, c'était facile à comprendre, et il aimait bien. Pourquoi tergiverser quand on pouvait faire court? Moins on disait de mots, mieux on se faisait comprendre, et donc moins il y avait de risques de mauvaises interprétations. Pour cela, il préférait sa langue. Il y avait toujours des manières plus simples de dire les chose. Le brigadier gratifia la servante d'un regard aussi noir que pouvait l'être ses yeux bleus, ne la quittant pas du regard alors qu'elle s'en allait ou qu'elle ne s'en allait pas lalala on s'en fout ça m'énerve ces trucs là bordel de boudiou.Au pire : {INSERT POST NEVER}. Uh!XD De toute façon, elle n'avait plus rien à faire ici ; moins il la voyait, elle, son visage disgracieux, son manque totale d'intelligence et sa langue trop bien pendue, mieux ce serait. Lui non plus, d'ailleurs, n'avait plus rien à faire ici. Enfin. Presque rien. Il ne savait même pas si cette rencontre avait été d'une quelconque utilité, finalement. Le jeune homme avait l'impression d'être encore plus dans le brouillard qu'auparavant, et ça ne lui plaisait pas le moins du monde. Il aimait savoir où il mettait les pieds, voulait savoir où il allait et où il était. Pour quelqu'un qui avait un aussi bon sens de l'orientation, être perdu était un vrai comble. Et quoi qu'il eut certainement été agréable d'être perdu dans les yeux d'Annahita, il aurait nettement préféré être sûr de là où il en était. Où ils en étaient, même. Mais tout cela demandait réflexion, et il ne savait pas comment réfléchir à ce genre de choses. Ça pouvait paraître stupide, mais ça ne lui était vraiment jamais arrivé, avant. Jamais. Il ne comprenait pas ce qu'il ressentait et, par conséquent, avait besoin de faire le point posément. Oh. N'était-ce pas le but de sa visite, en premier lieu? Il ne savait même plus. Et être désemparé, ça non plus ce n'était pas commun, chez Jensen. Il inaugurait beaucoup de choses ces derniers temps, ça aurait presque mérité d'être fêté, tiens.

« Vous aussi, Vycilinski, vous devriez vous retirer. Je ne vous retiens pas plus longtemps. »

Jensen tourna son visage vers la jeune femme, observant ses traits un court instant. Elle ne montrait aucune expression particulière, mais avait l'air relativement tendue. Était-elle fatiguée? Ou peut-être exaspérée. En colère? Oh, il n'en avait aucune idée. Cette idée l'irrita plus que de raison, sans qu'il sache pourquoi, et il fit battre sa queue dans l'air en signe de protestation muette. Pas qu'elle puisse deviner ce qui le tracassait, mais qu'importe. Il se contenta d'un bref soupir, détournant son regard d'un joli bleu dans le vide. Oui, il devrait se retirer. Il n'avait eu envie que de cela, ces dernières minutes : il aurait presque dû être heureux qu'elle ne cherche pas à le retenir pour une quelconque raison, finalement. Pourtant, ça ne lui fit pas plus plaisir que cela ne l'énerva. Il se sentait complètement vide, sur l'instant, et incapable d'émettre un quelconque jugement. Autant il tenait à partir et fuir cette situation trop complexe pour lui, autant il se surprenait à penser qu'il avait encore à faire ici. Il aurait pu lui dire, par exemple, qu'elle ne l'avait pas retenu, mais qu'il était resté de son propre chef. Il aurait pu s'excuser, aussi, même s'il ne savait pas bien de quoi. Il y avait, finalement, bon nombre de choses qu'il s'imaginait dire sans pouvoir prononcer un mot pour autant. Ils restaient bloqués dans sa gorge, et ils étaient peut-être aussi bien là, après tout. Jensen se tourna à nouveau vers la jeune fille, ouvrant la bouche comme pour dire quelque chose. Mais la ferma presque aussitôt, se contentant cette fois encore de laisser s'échapper un soupir.


«Bien.»

Il n'y avait rien de plus à ajouter. Bien, voilà tout. Se retirer, et aller faire n'importe quoi d'autre. Frapper quelqu'un, ou quelque chose. N'importe quoi, mais pas rester à ne rien faire, en tout cas. C'était dans ces moments là qu'il avait besoin de s'occuper l'esprit avec à peu près n'importe quoi tant que ça prenait le plus de place possible et était le moins intellectuel possible.


Il resta encore une ou deux secondes sans rien dire, comme s'il comptait rester là ou attendait quelque chose, puis se décida finalement à bouger. Ayant besoin de faire ou dire quelque chose pour mettre un terme physique à cette conversation, il s'inclina légèrement en avant. Une fois les talons tournés, il serait plus simple de penser à autre chose. C'est tout du moins ce qu'il pensa en mettant en application ce qu'il venait de dire, pivotant sur lui-même dans l'optique d'aller peu-importe-où-mais-pas-ici-en-tout-cas. Et il constata que ce n'était malheureusement pas si simple que cela quand il s'arrêta, quelques mètres plus loin, pour jeter un coup d'œil derrière lui. Il y avait des situations dont il savait qu'elles s'arrêtaient, qu'il pouvait les oublier sans problème. Il y en avait d'autres, en revanche, dont il savait qu'elles allaient le poursuivre longtemps encore. Celle-ci en était le plus parfait exemple, cela ne faisait absolument aucun doute : dès qu'on en venait aux sentiments, tout effacer était très complexe. C'était pour ça, qu'il ne tenait pas à être proche de qui que ce soit. Bien trop compliqué, se répéta-t-il en se forçant à reprendre sa marche, accélérant le pas.

Enfin. C'était un peu tard, maintenant. Non?


{VOUALAAA FINI pour moi. Maintenant Never s'en va et Annahita, eh bah je veux la voir danser la Kalinka toute seule au milieu du couloir.>8D}
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MessageSujet: Re: Jenseeeeeeeeen?^^ (bah, PV Jensen Vicylinski, et qui veut.XD)[TERMINE]   Mar 21 Déc - 5:50

Maxence ne dirait rien. Même si l'envie de hurler ce qu'elle savait à travers tous les couloirs lui tordait l'estomac, elle saurait réfréner cette pulsion et la mettre définitivement de côté pour ne pas s'attirer des ennuis, à elle comme à sa famille. Si encore les menaces ne l'avaient visées qu'elle personnellement, elle aurait pu se permettre de petits écarts, des insinuations de ci de là; Mais la Princesse ayant bien été claire sur ce point, elle ne pouvait pas même laisser un mot s'échapper de sa bouche. Personne ne devait être au courant, aussi difficile que cela puisse être pour elle. Car si quelqu'un l'était, que l'information vienne d'elle ou pas, d'ailleurs, c'est automatiquement vers elle que le Neko et la Princesse se tourneraient, et quoi de plus logique? Elle était la seule à être au courant, mis à part eux, et Maxence doutait fortement du fait qu'un d'eux aille propager des rumeurs à son propre détriment rien que pour pouvoir l'accuser. Même si la jeune fille aux yeux verts n'aimait pas la Princesse Della'Morte, elle ne pouvait que s'incliner devant son intelligence, et savait que jamais la Dirigeante n'aurait fait quelque chose d'aussi stupide. Oh oui, Maxence détestait cette fille aux yeux trop rouges, mais ça aurait été se mentir à soi-même que de la prétendre niaise et dénuée de la plus petite parcelle d'intelligence. Alors oui, elle était diablement intelligente, plus que l'esprit aux cheveux blonds ne le serait jamais même avec tous les efforts du monde, et ne laisserait jamais quelqu'un découvrir ce que Maxence avait plus ou moins compris comme étant un 'secret' aux yeux du monde. Il était vrai que...Un Brigadier et une Princesse, ce n'était pas l'idéal, hun. Un membre de la famille royale n'était autorisé à se montrer en public qu'avec son ou sa fiancé(e), qui était lui-même forcément une personne de Noble naissance. Alors un Neko sans titre ni richesse, aussi reconnue fut sa place dans la Brigade Noire, n'en restait pas moins un roturier indigne de se présenter en compagnie d'une telle personne. Pfiou...S'il y avait bien quelque chose que l'aînée des Baumgartner n'avait jamais envié aux Nobles et aux Bourgeois, c'était cette incapacité à aller avec la personne de leur choix. L'amour n'avait pas sa place dans ce monde d'artifices, c'était certain. Bon, après, on pouvait se satisfaire d'un tel train train quotidien, mais voilà. La vraie richesse, pour Maxence, c'était avant tout la liberté.

Elle n'aurait jamais laissé quelqu'un l'emprisonner, se dit la blonde avec résolution, et toute sa vie elle comptait bien être aussi libre que le vent! Sans contraintes, sans rien. Avec des limites certes, mais des limites vastes, qu'elle s'imposerait elle-même. Elle n'avait pas besoin de quelqu'un dans sa vie pour gérer ses priorités, elle le faisait très bien toute seule, merci. Vivre selon les règles de quelqu'un, c'était ne plus vivre tout court, quoi qu'on puisse en dire.

« Allez-y. »

Quand la Princesse ordonne, on lui obéit, songea Maxence avec une pointe d'ironie, esquissant dans le même temps un petit sourire poli. Elle n'avait plus rien à faire ici, de toute façon, alors pourquoi rester? Regardant une dernière fois le Neko aux yeux bleus puis la Princesse, Maxence s'inclina, aussi bas qu'elle le pu, avant de se redresser, et attraper son bac de linge. Ah oui, elle n'avait pas finit son travail, c'était vrai! Elle allait encore se faire taper sur les doigts par sa supérieure, elle le sentait. Comme c'était dure, la vie de château, hein? Tournant aussi discrètement qu'elle le pu les talons, la jeune fille s'éloigna, ses cheveux prisonniers de sa queue de cheval s'agitant doucement dans son dos. Elle avait encore du travail à faire avant de pouvoir se reposer. Peut-être lirait-elle un livre? Ou si sa colocataire était revenue, elle discuterait avec elle; Pas de ce qu'elle venait de voir, non, mais de choses et d'autres, de choses franchement inutiles, qui n'avaient leur place que dans la bouche d'oisives servantes seulement préoccupées par leur coiffure. Un petit sourire amusé se formant sur ses lèvres, elle tourna à l'angle du couloir, soulagée de voir que personne ne s'y trouvait. Alors...Par où allait-elle passer, maintenant? Tout dépendait de si elle voulait être encore plus en retard ou non. Droite, gauche?

Allez...Droite.


[Un petit poste pour finir de mon côté! Oh joie!XD]

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MessageSujet: Re: Jenseeeeeeeeen?^^ (bah, PV Jensen Vicylinski, et qui veut.XD)[TERMINE]   Mar 21 Déc - 17:46

Et voilà que, finalement, cette situation se dénouait. Le plus drôle, se dit ironiquement la belle régente, était bien que le nœud dans sa gorge semblait se comporter de manière inverse, se resserrant chaque seconde qui passait. C'était stupide, n'était-il pas? Elle avait espéré, depuis l'entrée de la servante, que chacun reparte aussi vite que possible. N'importe où, mais pas ici, pas devant elle, pas près d'elle, juste..., ailleurs. Comme si l'absence du Neko dans son champ de vision entrainerait de suite sa disparition de ses pensées qui, elles, de leur côté, flottaient librement dans sa tête, dans la plus grande des anarchies qui fut en ce bas-monde. Un désordre qui n'avait simplement pas sa place chez une personne d'un naturel si lucide qu'elle. Absolument pas sa place, non. Toutefois, ses tentatives, aussi désespérées que répétées, de remettre un semblant d'organisation parmi elle s'étaient invariablement soldées par de cuisants échecs. Il y avait toujours un moment dans une vie ou l'on devait se rendre à l'évidence et déposer les armes. C'était peine perdue. Malgré tous les efforts qu'elle avait fait en ce sens, elle n'obtenait pas le moindre résultat satisfaisant, si l'on prenait pour acquis qu'elle en obtînt tout court, ce qui n'était pas forcément le cas. Elle faisait de son mieux pour se donner une contenance, avoir l'air aussi expressive que les murs de pierre froide du couloir dans lequel ils se tenaient tous trois. Plus impassible encore, même. Et au moins, ceci était dans ses cordes, aussi s'y adonnait-elle avec une ardeur redoublée. Le visage aussi lisse qu'un masque, le cœur lui chantant une toute autre chanson, le dos droit et la tête haute, alors qu'elle n'aspirait qu'à se laisser tomber sur un lit aux épaisses couvertures dont la chaleur, du moins l'espérait-elle, lui apporterait le sommeil, elle n'esquissa pas un mouvement en regardant Maxence partir. Elle ne faisait qu'exécuter l'ordre qu'elle lui avait donné, aucune raison de s'énerver. Ni de s'inquiéter. Et encore moins de la rattraper. Pourtant, elle en mourait d'envie. Eh bien, la voilà qui ne savait plus ce qu'elle voulait, elle, qui avait toujours eu une volonté de fer, toujours fait preuve de la plus intraitables des résolutions... Elle hésitait, ne savait strictement rien, et... Elle retint un long soupir, et songea que ne pas donner cette impression était d'ores et déjà un grand pas en avant. Et qui mobilisait toute son attention. A moins qu'elle ne fasse en sorte de la focaliser sur ce seul but, pour ne pas avoir à penser à autre chose? C'était bien possible. Et, à la vérité, le terme 'autre chose' aurait pu être exprimé de manière bien plus précise. Presque..., nominative, quand elle y pensait. Le silence était pesant, chargé de non-dits. La jeune femme voulait dire quelque chose, mais ne savait pas quoi. Le vide total. Et mieux valait se taire que tenir des propos dépourvus de toute once de sens, pas vrai? C'était en tout cas toujours ce qu'elle avait pensé. Même si, pour être tout à fait franche, sur le coup, elle n'en était plus si sûre. N'importe quoi, n'importe quoi... Allons, se résonna-t-elle. Ce n'était pas la peine de se mettre dans de tels états, puisque le brigadier allait partir. Là, tout irait mieux. Le silence ne serait plus si lourd. Annahita restait persuadée que, une fois qu'il serait hors de sa vue, elle trouverait un million de choses à rétorquer, des milliers de choses qu'elle aurait pu dire. Et qui n'auraient aucune utilité, puisqu'il serait trop tard, évidemment. Elle maudit le pandémonium qu'était son esprit en cet instant précis, mais ne pu guère faire quoi que ce fut de plus que pester contre lui. Contre elle-même. Contre tout ce à quoi elle parvenait à songer.

« Bien. »

Tel fut la dernière parole qu'il prononça avant de s'incliner, et de tourner à son tour les talons. Annahita resta debout, bien droite, dans le couloir, les bras croisés devant elle, fixant d'abord le sol, puis le regardant s'éloigner. Elle qui avait pensé se calmer dès qu'il serait parti, elle s'était bien leurrée! Enfin, au moins son cœur s'était-il quelque peu calmé, ce qui n'était pas une mince affaire. A vrai dire, cela lui avait paru tout simplement impossible quelques secondes auparavant. C'était pour elle un petit exploit en soit, et elle s'autorisa un semblant de petit sourire. Une sorte de victoire personnelle, oui... Ce n'était certes pas grand chose, mais c'était déjà cela. Le lendemain, tout serait rentré dans l'ordre. Pour cela aurait-il encore fallu qu'elle se décide à franchir le seuil de la porte menant à ses appartements. Lorsque le Neko aux yeux bleu se retourna, elle feignit de ne pas lui avoir accordé le petit regard. Par fierté, sans doute. Elle n'en savait rien, cela n'avait sûrement pas d'importance. Et ce, aux yeux de personne. Elle fronça les sourcils, espérant que la servante saurait tenir sa langue. Si elle devait le faire une misérable fois dans sa vie, c'était le moment ou jamais. Car de toute manière, la Princesse ne lui en aurait pas laissé l'occasion plus tard si elle ne le faisait pas. Elle ne lui aurait plus laissé l'occasion de savoir quoi que ce fut ou, tout du moins, se plaisait-elle à le dire. Ses menaces avaient dû avoir leur petit effet, et elle ne l'avait pas ménagée. Lorsqu'elle n'entendit plus les pas ni de l'un, ni de l'autre, se répercuter sur le sol lisse comme un miroir, elle se permit de s'adosser un instant au mur et de pousser, enfin, ce soupir qu'elle avait retenu jusqu'alors. Ce qui s'était passé ne comptait pas, se dit-elle. Ce n'était rien, ou rien en tout cas qui méritât sa noble attention. C'était un brigadier; un bon combattant, fidèle à sa cause, ou courant après la notoriété, ou cherchant de l'argent, qu'en savait-elle? Mais ce n'était rien de plus. L'auto-persuasion, bien qu'elle lui donnât un tout autre nom, avait à maintes reprises fait ses preuves. Pourquoi pas ici? Non sans avoir jeté un regard au couloir à présent vide, elle rentra dans ses appartements, avant de s'assoir sur le premier fauteuil venu. Et elle su que ses idées ne se remettraient pas en ordre avant un moment. Elle su que cette soirée ne sortirait pas de sa mémoire de sitôt. Elle su qu'elle ne pourrait pas dormir correctement l'heure venue. Et n'arrivait pourtant pas à se sentir coupable. Comme c'était étrange, oui..., comme c'était étrange.

[HS: Nan, elle danse pas. Mais bon..., enfin, un mini-post pour terminer, et hop! Poste clos! Je me sens toute chose!XD]
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MessageSujet: Re: Jenseeeeeeeeen?^^ (bah, PV Jensen Vicylinski, et qui veut.XD)[TERMINE]   

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Jenseeeeeeeeen?^^ (bah, PV Jensen Vicylinski, et qui veut.XD)[TERMINE]

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