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 Life is like that. [Pv winks winks]

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Homme crapaud : embrassez le et il deviendra enfin beau~♥

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MessageSujet: Life is like that. [Pv winks winks]   Mer 21 Aoû - 1:04

Elizabeth Senri n’est plus.

Axel l’avait vu venir, il avait du temps pour se préparer, elle lui répétait en permanence que c’était ainsi que la vie allait, pourtant c’était toujours bien plus dur face au fait accompli. Il devait être fort, maintenant qu’il était vraiment à la tête de la famille, qu’il était seul avec sa sœur. La famille était décimée depuis de longues années, que ce soit par accidents, infertilité, affrontements ou encore maladie, les Senri avaient perdu la quasi-totalité des membres de leur famille. A présent, à part des cousins éloignés qui partageaient un peu de leur sang, lui et sa sœur étaient les seuls survivants de la noble famille, et il n’était pas question de tâcher le nom de la famille, ou de la laisser disparaître.

L’ampleur de l’évènement, tout ce que cela allait entraîner, honnêtement, Axel ne le réalisait pas. Il ne rendait probablement même pas compte que sa mère était partie, très loin, bien trop loin.
Avant que cela n’arrive, il avait bien réfléchit, il savait que dès que sa pauvre mère les quitterait, il devrait faire face à de nombreuses obligations, que les gens parleraient très vite sur eux, attendraient énormément de lui, de sa sœur. Le poids sera lourd à porter, très lourd, encore plus qu’il ne l’était jusqu’à ce jour ; c’était effrayant, il n’était pas sûr d’être prêt, pas sûr d’être à la hauteur.
Toutefois, tout cela pour l’instant, il s’en fichait bien. Actuellement, il n’y pensait même pas, il n’avait pas la force de le faire. Qui le pourrait ? Sa mère, la femme la plus admirable au monde à ses yeux, venait de mourir. Il était orphelin à présent, étrange comme cela sonnait, vraiment. Trop étrange pour qu’il ne s’y habitue si vite.

Jusqu’au bout il avait pu tenir sa main, jusqu’au bout il avait pu lui sourire et lui assurer que tout allait bien aller alors qu’il enlaçait sa petite sœur, tremblante comme une feuille à cause des lourds sanglots. Ainsi, elle pouvait partir en paix, n’est-ce pas ? Mais l’assurance qu’il avait montrée à ce moment-là s’était envolée dès qu’il s’était retrouvé seul, dès que sa sœur avait trouvé le sommeil, épuisée d’avoir autant pleurer. Lui ne pouvait pas pleurer, il n’y arrivait pas, d’une manière ou d’une autre ; il ne pouvait pas non plus dormir, ressentir quoi que ce soit. Il n’avait ni froid, ni chaud, ni faim, ni soif. Sa seule envie était de revoir le sourire de sa mère, encore et encore. Le vide. Il connaissait ce sentiment étrange, il ne le connaissait même que trop bien, pour l’avoir vécu un peu trop souvent, mais rien n’égalait le vide qu’il ressentait depuis que sa mère avait fermé les yeux.

Axel n’avait aucune idée de l’heure qu’il pouvait bien être, mais il penchait vers les quatre heures du matin à présent, à vue d’œil. Cela faisait bien un peu moins de cinq heures à présent qu’elle était partie, et il ne pouvait toujours pas digérer tout ce qu’il se passait – si c’était la fatigue qui le rendait aussi mou, il ne la ressentait malheureusement pas. Son état le rendait lui-même fou, ce n’était pas son genre du tout d’être ainsi ! Lui aussi voudrait pleurer et crier à l’injustice comme sa sœur, ou au moins se sentir si triste que cela l’épuiserait, peut-être même sourire et être optimiste, parce que bon dieu, c’est la vie. Mais au lieu de ça, il était là, à regarder dehors par sa fenêtre, vidé de toute émotion. Le châtain comprenait que la raison pour laquelle il ne ressentait rien de particulier était qu’il ne réalisait tout simplement pas. Son cerveau n’avait aucune envie d’accepter cette nouvelle odieuse, irréelle.

Elizabeth Senri morte ? Quelle absurde idée ! Il n’en croyait pas un mot, bien qu’il l’aille vu de ses propres yeux, qu’il était celui à qui étaient destinées ces dernières paroles – qui lui retournaient le cerveau par la même occasion. Un rêve, ce devait être un sacré cauchemar.

Au bout de quelques minutes, il en eu assez de ce sentiment, du moins du manque de, et il savait exactement ce dont il avait besoin. Il connaissait son remède, bien qu’il ne soit qu’un doux mensonge. Un de plus, un de moins, du moment que c’était un bon moyen de se sentir mieux, il était preneur. Axel avait conscience que ce n’était pas une solution, cependant il se disait que pour une fois, pour une dernière fois peut-être – mais il en doutait-, il avait le droit de faire une entorse.
Une fois les bouteilles d’alcool sorties- son doux, doux remède- et un verre descendu-, il ne pouvait pas s’empêcher de penser en les fixant qu’il ne voulait pas être seul, pas maintenant, et surtout pas après. Automatiquement, ses pensées se tournèrent vers la seule personne qui – même s’il ne sera probablement pas joyeux de le voir de si bonne heure- pourra probablement le comprendre. Non, en fait, sa simple compagnie lui sera suffisante, Axel en était certain. Il avait une confiance absolue en son ami, alors avec lui, tout ira bien. Il peut pleurer, crier, dire des choses franchement déplacées, il ne lui en tiendra pas rigueur – pas trop du moins.

Comme il l’avait imaginé, les couloirs sont déserts. Tant mieux, Axel se voyait mal parler à qui que ce soit pour expliquer ce qu’il faisait debout, parfaitement habillé à une heure aussi avancée, avec un panier de bouteilles d’alcool en main. Il n’avait pas envie d’annoncer la nouvelle à qui que ce soit d’autre qu’à son meilleur ami, il n’avait aucune envie de voir le visage désolé et compatissant de quelqu’un d’autre, quelqu’un qui ne pourrait pas comprendre probablement.
Au fond, Ankou était un peu comme son rôle model à présent. Il l’avait toujours un peu été. Malgré son jeune âge, il faisait un très bon roi, juste et attentif. Si le conseiller était déjà effrayé par les responsabilités qui l’attendaient, c’était tout de même un tout autre niveau pour le prince, qui avait un pays sur les bras. Comparer ce genre de choses n’était pas tout à fait une bonne chose à faire, mais cela le rassurait un peu, parce que si Ankou pouvait y arriver, alors lui aussi le pourrait.

Lorsque son cerveau aura absorbé la situation ; il avait confiance qu’il l’absorberait avec l’alcool – ou pas vraiment, mais...

Ah, la porte des appartements d’Ankou. Le trajet était plus court qu’il ne l’aurait cru, ça alors… Axel se retrouva à fixer la porte, manquant de faire demi-tour. Il serait un poids, non ? Le pauvre garçon avait bien assez à faire, il n’avait pas besoin d’un autre poids, vraiment… Oh, allez. Avant d’être le dirigeant de ce royaume, Ankou était son meilleur ami, s’il serait mécontent au début, il ne pourra lui refuser l’asile pour un soir. De plus, ce n’était pas comme s’il éprouvait du remord à chaque fois qu’il ennuyait son supérieur, alors pourquoi ce soir, alors qu’il en a vraiment besoin, se chargerait-il avec une morale ?

Axel détestait vraiment la solitude, tout était mieux à deux, surtout les plus durs moments.

Jouant avec la clé dans sa poche – il ne l’avait pas volé, jurer-, le jeune homme se demanda un instant comment il allait procéder. Il pouvait simplement rentrer et se jeter sur son ami, mais cela lui vaudrait peut-être un poignard dans le cœur. Mauvaise idée.
Il opta pour frapper à la porte en premier, et si jamais aucune raison ne venait, il n’aura plus qu’à réveiller avec autant de douceur qu’il pouvait en faire preuve le garçon.

Un coup, deux coups, trois coups. Axel appela doucement le nom du garçon avant de recommencer, tentant de ne pas trop faire de raffut, ce qui pourrait réveiller d’autres nobles. Ce serait bien malheureux qu’il tâche le nom de sa famille à ce moment-là.

Plusieurs autres coups, plusieurs autres appels. Un jour, la princesse se réveillera bien…



Oh:
 
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MessageSujet: Re: Life is like that. [Pv winks winks]   Mer 28 Aoû - 3:37

Ankou détestait les journées chargées. Épuisantes, éreintantes, elles exigeaient une concentration constante et il avait beau s'invectiver et se rappeler que c'était pour le bien du royaume, il devait toujours se retenir pour ne pas s'endormir au beau milieu d'une réunion. Avec tout le respect qu'il devait à ses subordonnés (dont certains bien plus compétents que lui, il le concédait sans la moindre honte), leurs longues explications avaient quelque chose d'assommant. Pour cette raison, il s'était retiré une fois l'heure du coucher annoncée et n'avait pas cherché à veiller plus que nécessaire. Sans un regard pour son bureau, tout en se disant « trop de travail tue le travail », il s'était glissé dans son lit et avait aussitôt plongé tête la première dans un lourd sommeil réparateur.

Des coups discrets frappés contre sa porte le tirèrent d'un pays où le malheur ne s'abattait jamais. L'oreille qui n'était pas prisonnière de l'étreinte de son oreiller aux aguets, il chercha à saisir une intonation connue dans la voix qui accompagnait les grattements, en vain. Perdu et à moitié endormi, abruti par un rêve qui se montrait réticent à rendre sa lucidité à son esprit, il balbutia, assez fort pour que l'autre puisse l'entendre (il l'espérait) :

« Oui... qu'est-ce que vous me voulez?»

Il passa des doigts gourds dans une chevelure blanche en pagaille, les yeux à demi fermés tandis qu'il se redressait parmi les draps à l'étreinte protectrice.
On lui avait plusieurs fois fait remarquer qu'il était bien imprudent à refuser que des soldats montent la garde près de ses appartements. Mais à les écouter, il aurait dû se promener avec une ribambelle d'hommes en armure à ses trousses à toute heure du jour et de la nuit. Le prince tenait à sa liberté de mouvements, qu'il détestait voir entravée de la sorte. Il voulait jouir d'un espace personnel conséquent – et bizarrement, l'idée que deux ou trois gardes en épée stationnent devant sa porte ne répondait pas à ses critères idéaux. Il savait bien que depuis la mort de ses parents, le personnel angoissait à l'idée de voir se reproduire cet accident. Il savait que son père avait privilégié la sécurité de ses enfants plutôt que la sienne et que ça l'avait mené à sa perte. Et qu'aurait-il dû faire ? Il fermait tous les accès à clé et personne à part ses amis les plus proches ne connaissaient le moyen d'aller à ses appartements sans passer par la salle du trône. Il avait beau le clamer et le répéter, ses désirs passaient pour des envies égoïstes d'enfant gâté – ce qui était peut-être en partie le cas.

Il ne lui serait pas venu à l'esprit qu'un sombre assassin puisse l'attendre de l'autre côté. Ni qu'Axel puisse s'y trouver ; son esprit était encore trop embrouillé pour espérer une quelconque activité foudroyante. A mi-chemin entre conscience et songe, il déformait peu à peu la réalité et vint à douter de ce qu'il avait entendu. N'avait-il pas tout inventé ? Le bruit n'était-il pas seulement dans sa tête ? Il tenta de percer mollement le secret de l'obscurité qui engloutissait la pièce, en vain. Quelle heure était-il ?

L'horloge, mangée d'ombre comme le reste, lui indiqua une heure muette rythmée par le déplacement rapide de l'aiguille. Tic, tac. Quand on meurt en pleine nuit, on en fait annonce que le lendemain. Il n'y avait guère que pour un Roi qu'on aurait sonné la cloche, même à minuit.

Il allait vite devoir retrouver ses esprits. Mais ça, Ankou ne pouvait pas encore le savoir.
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MessageSujet: Re: Life is like that. [Pv winks winks]   Sam 14 Sep - 3:08

Axel ne se souvenait que vaguement de la mort de son père, certainement parce que son cerveau rejetait en masse les mauvaises nouvelles, les enfouissaient et tentait de les garder ainsi enterrées sous les bonnes nouvelles pour toujours. Il n’avait pas envie de se souvenir non plus, donc il était plutôt satisfait de cette situation. C’était arrivé, il avait souffert, tout le monde avait souffert, tout le monde en souffrait encore, et pourtant il n’arrivait pas à se souvenir de l’annonce, de tout ce qu’il s’était passé après. Comme si on lui avait prélevé toute une partie de ses souvenirs, il y avait un blanc qui ne se remplirait jamais, de la même manière qu’il restait un vide dans son cœur.
Du coup, le garçon était certain que la même chose se passerait pour sa mère. Quand elle allait mourir, cela dit, parce que là, elle était juste en train de se reposer et…

Il eut toutes les peines du monde à se souvenir que sa mère se reposait pour l’éternité. Il n’en avait pas envie, voilà tout, et lorsqu’Axel n’a pas envie de quelque chose, c’est bien connu qu’il fait tout pour repousser cela.
Mais il devait se forcer, il devait admettre afin de pouvoir passer à autre chose, afin que le souvenir douloureux ne devienne vague sous les souvenirs heureux.

Ce qui le faisait revenir à sa situation actuelle, en face de la porte de son meilleur ami, à gratter comme un chiot abandonné. Tout seul, c’était trop dur, tout seul il ne pouvait pas, ce serait trop long, trop douloureux, et il n’avait pas le temps pour cela, il ne l’avait plus. Ce n’était pas comme pour son père, il n’avait pas quelqu’un pour prendre soin de lui, il allait devoir prendre soin de quelqu’un, de beaucoup, beaucoup trop de choses qui lui donnait un léger mal de tête rien qu’en y pensant.

Axel ne se souvenait pas qu’Ankou avait le sommeil lourd, en général il se réveillait plutôt facilement, alors il fronça les sourcils, frustré, mais également légèrement inquiet. En temps normal, il aurait trouvé cela stupide de s’inquiéter, toutefois, l’on n’était pas en temps normal, et l’idée que quelque chose puisse arriver à une autre personne qu’il chérissait était insupportable. Il s’apprêtait à frapper un peu plus fort lorsqu’une réponse lui parvint, faible et pâteuse, mais indéniablement d’Ankou.

« Oui... qu'est-ce que vous me voulez?»

Le conseiller se détend d’un seul coup, arborant même un petit sourire l’espace d’un instant tant il est soulagé par une stupide petite réponse. Il arrête immédiatement de frapper à la porte, rapprochant son visage de la porte afin de coller son oreille au bois, pour mieux entendre la prochaine réponse, pour mieux se faire entendre aussi, sans doute, bien qu’il n’avait aucune idée si l’on entendrait mieux sa voix ainsi.
Le froid le frappa d’un coup, il frissonna et se dit qu’il apprécierait grandement la chaleur d’une pièce, voire d’un lit, même. La chaleur d’un verre semblait tout aussi engageante, maintenant qu’il y réfléchissait.

Il se racla la gorge et replaça ses cheveux de sa main libre, sans raison valable puisque les mèches ne le gênait pas, personne ne le voyait non plus. Un sourire se traça de nouveau sur son visage pâle.


« Ah, Ankou, le conseiller le plus canon du royaume requiert une… Une audience privée ! »

Jouer la carte de l’humour était la façon la plus sûre pour le jeune homme de tenir le coup, peu importe les circonstances, et ce depuis toujours. Il n’avait jamais lu nulle part qu’il était interdit d’utiliser l’humour dans des circonstances dramatiques, et pour lui, il était même prescrit qu’il devait en faire usage dès que quelque chose n’allait pas, comme pour camoufler, se protéger, protéger les autres par la même occasion. C’était ainsi, inscrit dans sa génétique et il ne pouvait rien y faire, n’avait rien envie d’y faire.
Rassurant, comme les bras d’un vieil, très vieil ami qui avait toujours été à ses côtés à n’importe quel moment de sa vie, voilà ce qu’était l’humour. Son meilleur allié, sa meilleure arme, sa meilleure défense, bien que parfois un cruel ennemi, parce qu’à l’humour, on ne peut rien confesser, on ne peut que camoufler, enfouir, et cela, il le sait parfaitement, peut se retourner contre lui, se retournait souvent contre lui, même. Un faux ami, un traître d’ami, un ami que l’on veut croire parce qu’il est si sympathique et populaire, mais qui n’est rien qu’un menteur la plupart du temps ; l’humour ne marche qu’en société, l’humour l’abandonne une fois qu’il est seul.

Heureusement, l’humour n’est pas son seul vieil ami, il ne compte pas sur lui pour l’aider. Il comptait bien quitter les bras de l’humour une fois la porte franchie afin de retrouver l’embrassade plus chaleureuse et honnête d’Ankou.
S’il l’acceptait du moins. Mais il l’accepterait, cela ne faisait aucun doute dans la tête du châtain ; il serait incompréhensible de refuser un câlin à Axel Senri de toute façon, vraiment, cela n’aurait pas de sens.

Il se frotte le droit vigoureusement de sa main gauche, regrettant soudain de n’avoir mis qu’une veste trop fine pour un soir – actuellement matin- d’hiver. Et pourtant, il appréciait ce froid qui lui rappelait qu’il pouvait ressentir quelque chose, qu’il était toujours là, humain, qu’il avait le droit lui aussi d’un peu de réconfort.
Rapidement, il rajoute toujours sur un ton léger, trop léger :


« Si tu pouvais ouvrir avant que je ne gèle devant la porte par contre, ce serait sympathique, Ankou. »
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MessageSujet: Re: Life is like that. [Pv winks winks]   Sam 2 Nov - 7:24

« Ah, Ankou, le conseiller le plus canon du royaume requiert une… Une audience privée ! »

Ankou fronça les sourcils sans s'en apercevoir et laissa s'échapper un « hein » étouffé qui n'avait rien à envier aux interjections de la basse population. A la recherche des neurones qu'il avait égaré dans le lit durant son court repos, il tâta les couvertures encore chaudes, ses mains glissant sans bruit sur le tissu doux. Conseiller, canon, audience... Quoi ? A présent qu'on avait pu démontrer que le prince était parfaitement incapable de saisir la moindre notion au réveil, le royaume pouvait dormir sur ses deux oreilles. En cas d'attaque nocturne, tout irait pour le mieux.
Mal à la tête, pensa Ankou en passant une main sur son front, les idées déjà un peu plus claires. Il papillonna des yeux, toujours incapable de distinguer autre chose que des contours indistincts dans l'obscurité. C'était Axel, à la porte ? Il lui avait semblé reconnaître la voix de son ami – et puis de toute façon, il n'y avait qu'un seul conseiller dans le château. Il s'assit plus convenablement, s'empêcha de tanguer en agrippant fermement la couverture. De là à se déplacer pour aller vérifier si son ami n'attendait pas devant la porte, il y avait de la marge. Tout un abîme. Et il se comptait en mètres que le garçon aux cheveux blancs ne se sentait pas de franchir. Il avait sommeil, son esprit lui jouait peut-être des tours, il ne savait plus où il avait mis les clés, et...

Il allait reposer sa tête sur l'oreiller, vaincu par la fatigue, quand la voix se fit à nouveau entendre, plus claire cette fois. Ankou se redressa immédiatement, les yeux grands ouverts.

« Si tu pouvais ouvrir avant que je ne gèle devant la porte par contre, ce serait sympathique, Ankou. »

Sa bouche se tordit en une grimace spontanée qu'il ne chercha pas à cacher. De qui ou de quoi ? Des murs, du noir, du silence ? Il écarta aussi prestement que possible les couvertures, posa ses pieds nus sur le tapis qui recouvrait le sol. Il fourragea un moment dans ses affaires pour trouver le fameux trousseau, manquant au passage de s'arracher la hanche contre le coin de son bureau. Plusieurs papiers tombèrent dans le processus, ne tirant à Ankou qu'une petite exclamation agacée. Il verrait ça demain. Il n'avait pas le temps. Le ton avait beau être léger, qu'Axel vienne le déranger à une heure aussi indue l'inquiétait. Il ne lui semblait pas à son intonation qu'il soit saoul ou n'importe quelle autre bêtise du genre ; rien de grave n'était arrivé, quand même ?
Ankou fit cliqueter la serrure et ouvrit la porte avec un nœud d'appréhension au ventre. Le couloir, baigné dans l'obscurité comme ses appartements, était assez froid pour le faire sursauter. Il regretta aussitôt la chaleur de son lit et n'attendit pas pour trainer l'intrus par le bras jusqu'à l'intérieur. Une fois que ce fut chose faite, il ferma soigneusement la porte.

La fraicheur de la clé dans sa paume, il lança un regard singulier et encore perdu à Axel.

« Mais qu'est-ce que tu fais ici à une heure pareille ? Et... »

Il cligna bêtement des yeux à la vue du panier que son ami avait en mains. Une poigne de fer s'empara de sa gorge et la secoua, lui faisant presque perdre ses mots. Il restèrent un moment pendus à sa langue, mais finirent par sortir.

« Et avec de l'alcool ? Axel ! »

Son ton, réprobateur, était à la hauteur de l'estime qu'il portait à ce liquide là. Boire, c'était mal. Déranger les autres la nuit pour boire, c'était encore pire. Malgré tout, la peur supplantait le reste.
Dis-moi que tout va bien, par pitié.
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MessageSujet: Re: Life is like that. [Pv winks winks]   Dim 3 Nov - 8:03

Axel manque honnêtement de laisser s’échapper un petit cri, totalement pris au dépourvu par la rapidité d’action du jeune Prince. Il n’aurait jamais cru possible d’ouvrir la porte, tirer quelqu’un à l’intérieur et la renfermer en à peine quelques secondes, vraiment. Ankou le surprenait un peu plus de jours en jours.
La chaleur de la pièce l’accueillit, ainsi que la tignasse royale qui semblait presque fantomatique à la simple et faible lueur de la lune. Après un tour rapide de la pièce sombre – qui ne semble pas avoir changé depuis son dernier passage apparemment-, son regard se repose sur son ami, dont tous des habits jusqu’aux yeux montrent qu’il vient à peine de se glisser hors du lit. L’espace d’un instant il se sent de nouveau légèrement coupable de l’avoir réveillé alors qu’il mérite amplement ses heures de sommeil, mais cette culpabilité est balayer d’un révère de main.

Soit un peu égoïste Axel, encore un peu plus longtemps.

C’est étrange comme le simple fait de voir son meilleur ami le soulage ; le poids écrasant de la solitude se soulève d’un seul coup et il peine à maintenir son petit sourire, peine à retenir ses émotions. Il avait sans nul doute pris la bonne décision, il n’y avait pas meilleure compagnie dans ce monde à ce moment même.


« Mais qu'est-ce que tu fais ici à une heure pareille ? Et... »

L’hébétement total du blanc face au contenu du panier qu’il tient lui donne la soudaine envie de pouffer de rire. Ankou et l’alcool n’avaient jamais été de très bons amis. En fait, on peut même dire que le Prince considérait l’alcool comme son ennemi juré, et probablement que si ce n’était pas pour Axel, il y aurait à peine trempé les lèvres. Mon dieu, quelle mauvaise influence il était.

« Et avec de l'alcool ? Axel ! »

Cette fois il rit ouvertement, doucement. Il n’y a pas de doute, être avec Ankou est une merveilleuse chose. Son ton est presque adorable, aux oreilles du plus âgé il a juste l’air d’un enfant offensé gravement par quelque chose – c’est certainement à cause de l’habitude cependant, peut-être est-il le seul à rire de cela.
Quoi qu’il en soit, c’est plaisant de voir que rien n’a changé, que le monde continue à tourner. Plaisant et blessant. Sa mère n’est plus là, le monde devrait s’arrêter de tourner pendant quelques jours, au moins ! Tout devrait être différent, au moins un minimum, comme en forme de respect envers la défunte.
La pensée reste de nouveau en travers de la gorge du châtain alors qu’il l’étouffe et la noie par désespoir. Il sait bien que c’est stupide de penser ainsi, sa mère l’aurait frappé rien que pour cela. S’arrêter, et puis quoi encore ? Elle lui aurait dit qu’il voulait simplement quelques jours de repos avant de rouler des yeux et de sourire. Oui, c’est certainement ce qu’elle aurait dit. Aurait.

Axel se mordille la lèvre, son expression se décompose, son étreinte sur la anse du panier se resserre tout comme sa gorge et son cœur. Ses yeux le pique, il connaît ce sentiment. Son regard reste rivé sur son ami alors qu’il hésite. Il sait qu’il est inquiet, qui ne le serait pas dans ce genre de situations. Il doit lui dire, il doit absolument lui dire, mais les mots restent coincer dans sa gorge, peut-être même qu’ils sont coincés dans une partie de son cerveau qui refuse de laisser l’information s’imbiber, refuse de la laisser partir. Le conseiller est persuadé qu’avec les mots sortiraient les indésirables larmes, au point où il en est, et ce n’est pas ce qu’il veut. Il veut s’assoir avec Ankou et s’occuper, faire quelque chose d’autre.
Mais avant cela, il doit lui dire. Il y a de grands risques que le jeune garçon l’envoie baladé s’il lui dit qu’il veut simplement boire de toutes manières. Et puis il ne veut pas être seul, n’était-ce pas la raison pour laquelle il était venu ?

Sans mot dire, lentement, il pose le panier sur le sol – délicatement-, puis il s’avance légèrement afin de pouvoir enlacer son ami, passant un bras autour de son cou, l’autre autour de son dos, s’amusant un instant de la légère différence de taille. Axel prend une longue inspiration et laisse ses yeux se fermer un instant.


« Deux minutes. Laisse-moi deux minutes. Je t’expliquerais après. »

C’est confortable, c’est réconfortant, c’est chaud, c’est tout ce dont il a besoin, lui qu’il a froid et souffre. Pourtant, c’est le résultat inverse de celui qu’il aurait espéré qu’il arrive puisque sa lutte contre les larmes devient soudainement vaine. L’action est à double tranchant ; lorsque l’on se sent bien, on baisse sa garde et l’on devient aussi mou qu’un fromage au soleil, l’on abandonne tous les masques, on laisse tomber les armures et alors il ne reste que l’émotion pure.
Et là, c’est la tristesse qui se distingue et sort du lot confus.

Axel enfoui son visage quelque part entre le cou et les cheveux d’Ankou. Juste pour deux minutes, il avait le droit d’être triste, non ?

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MessageSujet: Re: Life is like that. [Pv winks winks]   Mer 4 Déc - 11:20

Ce qu'Ankou pouvait détester et craindre à la fois les sursauts d'excentricité d'Axel ; il en avait toujours été ainsi depuis son enfance, caché dans les replis d'une inquiétude parsemée de jalousie. Son meilleur ami n'avait que des mauvaises idées, et dès qu'il collait un sourire jusqu'aux oreilles sur sa figure, Ankou surprenait le sien à se tendre et s'immobiliser dans l'attente d'un contrecoup qui ne manquait jamais d'arriver. Punitions ou gueule de bois. Ankou était passé d'un petit garçon passif et timide à un jeune homme sage. Il ne voulait pas boire, il ne voulait pas se faire punir quand paradoxalement il lui arrivait de filer en douce pour échapper à ses obligations ; il ne voulait pas qu'on l'incite, même pas Axel, puisqu'il aimait se donner l'image de quelqu'un de ferme et droit, d'inébranlable. Il n'était qu'un idiot influençable. Les bêtises d'Axel le lui criaient dix fois par jour. Mais cette fois, rien que cette fois, il aurait aimé qu'il lui balance l'alcool sous le nez et lui sorte une de ces répliques idiotes dont il avait le secret. Juste cette fois, il aurait aimé lui dresser tous les dangers de l'alcool avant de lui faire un sermon et de le laisser rester quand même. Parce qu'il n'avait aucune volonté et qu'il était stupide.

Pas assez stupide malheureusement pour penser que c'était la raison de sa visite. L'expression d'Ankou se mortifia en même temps que celle d'Axel, tandis qu'il cherchait en vain dans les yeux clairs de son interlocuteur la moindre étincelle d'hilarité, la moindre craquelure dans un masque destiné à l'effrayer par jeu. Il n'y en avait aucune. Ses lèvres tremblèrent, parodie de sourire qui n'avait rien de crédible. Quoi ? Il avait reçu une demande en mariage pour Alline, Elizabeth s'était enfin décidée à lui présenter une fille charmante ? Il avait eu un problème avec quelqu'un ? Non. Ankou ne se souvenait pas qu'il ait fait un jour une telle tête, même quand cette garce l'avait laissé tomber. Même pas là. Alors quoi ?

Ses pensées s'entrechoquèrent violemment, amplifiant le léger cliquetis des bouteilles qu'Axel venait de poser à terre. Il ouvrit grand ses yeux grenats quand son ami passa ses bras autour de lui, pétrifié par une angoisse qui lui nouait la gorge et l'estomac. Ankou ne savait pas, la confusion régnait en maître dans un esprit pourtant habitué à tirer de rapides conclusions. Sans doute que celle-là, il n'avait pas envie de la tirer, aussi évidente qu'elle puisse paraître. Bien sûr que la maladie allait finir par avoir raison d'elle : mais elle était forte, non ? Ankou lui avait rendu visite le jour même, il revoyait un visage qu'il connaissait depuis sa naissance et qu'il pensait pouvoir toucher rien qu'en tendant le bras. C'était trop dur depuis que son père et sa mère n'étaient plus là. Même Huan les avait quittés trop tôt.
Ils vont vraiment tout nous arracher, n'est-ce pas ?

« Deux minutes. Laisse-moi deux minutes. Je t’expliquerais après. »

Est-ce qu'il pleurait ? Secoué, incapable de faire autre chose, Ankou rendit maladroitement son étreinte à Axel. Il n'avait pas l'habitude ; d'ordinaire, c'était lui qu'on consolait, le petit garçon incapable de retenir ses sanglots. Il avait l'impression d'avoir déjà vécu cette scène, une nouvelle terrible au chevet, à peine réveillé. Ce n'était pas lui qui avait mal, pour l'instant, mais il venait bien d'ouvrir les yeux. Ça les rattrapait toujours, où qu'ils soient. Il en avait juste assez de verser des larmes et de se sentir coupable.

Qu'est-ce qu'il était censé faire ? Il paniqua, effrayé à l'idée d'enfoncer le clou ou de remuer le couteau dans la plaie ; alors faute de mieux, il serra plus fort.

« Qu'est-ce qui se passe ? »

Sa voix ne butait pas encore contre les mots mais sonnait bizarrement enrouée. La tristesse communicative menaçait de faire perler des larmes à ses yeux rouges sans la moindre raison. Les caricatures avaient la vie dure. C'est toi qui est censé rire normalement, moi je ne sais pas quoi faire !

… il se détestait vraiment, parfois.
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MessageSujet: Re: Life is like that. [Pv winks winks]   Lun 9 Déc - 1:29


    « Qu'est-ce qui se passe ? »

    Des bras l’enlacent, le sentiment de sécurité le réchauffe, la voix de son ami bien que mal assurée lui rappelle qu’il est dans le bon monde, qu’ils le sont tous les deux. Ah, on sous-estime vraiment trop l’amitié dans ce monde ; on parle d’amour dans les comptes de fées, on parle d’affaires et de politique dans le milieu des grands, on voit ses avantages en les autres, mais au final, sans amitié on se sentirait bien seul dans ce monde.
    Il n’y a pas de meilleur sentiment au monde que de se sentir totalement à l’aise avec quelqu’un d’autre, une personne avec qui tout semble possible et incroyablement plus simple. Aucune retenue n’est nécessaire, aucun uniforme n’est imposé, les sujets de conversations peuvent varier d’une réflexion intensive sur la vie jusqu’aux sentiments des plantes vertes, en passant par quelques perversions-surtout venant de lui, il l’avouait- sans qu’il ne se soucie d’être moqué ou citer à mauvais escient. Axel peut tout dire à Ankou et Ankou peut tout dire à Axel, c’est bien connu.
    Ankou est son roi, son allié, son confident ; parfois il le disait de façon taquine, sur le ton de la rigolade, ô combien le jeune homme était important à ses yeux,  mais il le pensait honnêtement. Comme toujours derrière la plaisanterie se cache une once de vérité.

    Le prince était en quelque sorte son pilier grâce auquel son château tient toujours le coup malgré les nombreuses agressions. Même si ce soir une aile venait de s’effondrer, le principal tenait toujours debout grâce à ce pilier. Il tenait toujours sur ses deux jambes dans les bras de son vieil ami.


    Qu’est-ce qui se passe ?

    Axel se mord la lèvre, tente en vain d’apaiser ses sanglots silencieux, d’empêcher son corps de trembler. Il refuse de quitter le confort qu’est l’épaule d’Ankou, refuse de lever la tête et d’affronter le visage inquiet qui l’attend. Il doit s’en douter, c’est sûr. Son meilleur ami le connait mieux que personne après tout, sait ce qu’est la seule chose qui pourrait bien le mettre dans cet état – s’il ne le savait pas, le conseiller en serait honnêtement légèrement outré. Les mots lui brûlent la gorge, ses lèvres tremblantes restent désespérément closent.
    Deux minutes s’étaient probablement écoulées, non ? Il devait se ressaisir, faire face. Deux minutes, c’était tout ce qu’il voulait s’octroyer, tout ce que sa mère lui aurait octroyé ; Elizabeth Senri avait beau être une femme douce, elle refusait absolument tout apitoiement sur son sort, et ce depuis toujours. Axel la savait malheureuse comme les pierres de ne pas pouvoir se lever, de progressivement perdre toute force. Pour une femme aussi énergique et passionnée qu’elle, la maladie était une lente torture, pourtant elle était restée forte jusqu’au bout et il pouvait presque la voir lui lancer un regard noir avant de lui donner un coup de pied aux fesses parce qu’il essaie de se défiler. Il avait eu ses deux minutes, maintenant il devait être fort, comme elle l’avait été.
    Plus facile à dire qu’à faire, certes, cependant il relevait le défi ; s’il ne le pouvait, Axel ne se sentirait jamais Senri à part entière.

    Et puis, sa mère était certainement heureuse là où elle était à présent, il devrait s’en réjouir.

    Allez, sèche tes larmes, les grands garçons ne pleurent pas Axel. Il suffit seulement d’apprendre à respirer sans filtre.

    Le châtain s’accorde une minute supplémentaire pour se calmer, prendre de longues et profondes respirations. Le parfum familier de son ami le rassure, lui donne de la force. Il n’est pas seul, ne le sera jamais d’une manière ou d’une autre. Hey, il y a Alline aussi, et cette jolie demoiselle Windgrad. Respire. Lève la tête.
    Lentement mais sûrement, il obéit au commandement de conscience jusqu’à ce qu’il se retrouve à nouveau nez-à-nez avec son ami. L’inquiétude obscurcit ses traits, son visage est crispé ; il sait, c’est certain. Axel déglutit, ses doigts serrent les épaules d’Ankou, un peu trop fort sans doute puisque ses phalanges tournent blanches. Il a peur que sa voix s’éclipse, qu’il se retrouve sans mots alors qu’ils le brûlent à vif, pourtant il se lance tout de même parce qu’il n’a rien à craindre en présence du blanc. Il peut tout lui dire, même si sa voix tremble et craque de manière désagréable.


    « Ma mère est morte. »

    C’est cru, simple, concis. Il n’y a pas de moyens d’enjoliver la chose, c’est juste la dure réalité telle que le lui avait appris, telle qu’il essayait de la concevoir. Elle est morte.
    Comme il s’y attendait sa voix est enrouée, sa phrase craque sur la fin et son intonation est plus que vacillante mais il est bien trop occupé à lutter contre les larmes intempestives pour ce soucié de cela.  

    Le temps imparti est écoulé, cesse de pleurer.
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MessageSujet: Re: Life is like that. [Pv winks winks]   Ven 27 Déc - 4:28

Ankou aurait préféré pouvoir s'écarter et rire, le chasser ou lui dire de rester comme ils le faisaient parfois quand ils étaient petits avec Annahita et Alline ; ôter ce poids encombrant de sa poitrine, celui qui y reposait comme un chat endormi les jours de pluie et de deuil. Il ne s'était rien passé de particulier, ce jour là. Le soleil aurait dû se lever sur une aube indifférente et du même rouge que toutes les autres. Il faillit rattraper son ami lorsqu'il s'écarta, le ramener contre lui pour cette simple raison, égoïste et bête à en pleurer. Qu'il ne dise rien, qu'il se taise, qu'il le laisse dans son petit monde rien que pour une nuit de plus. Son souffle se grippa un bref instant dans sa gorge, sortant fébrile et déformé de ses lèvres trop souvent prêtes à se plaindre. Il le faisait encore. Il se révoltait qu'on lui cache la vérité et n'en voulait plus une fois qu'on la lui présentait. Il aurait aimé pouvoir lire quelque chose dans les yeux d'Axel, ils étaient drôlement jolis ; dans l'obscurité, ils n'y discernait que deux lacs d'encre abîmés, et rien d'autre. Peut-être plus encore que les mots qui trébuchèrent soudain dans la pièce, plus que la pression de ses doigts sur ses épaules, ce fut cette impression qui lui broya méthodiquement le cœur.

C'était des yeux à rire, pas à pleurer.

« Ma mère est morte. »

Ankou cilla, la tête vidée de toute réflexion. Morte ? Bien sûr. Ça n'aurait même pas dû être étonnant. Ça n'aurait pas dû lui arracher cette expression de surprise mêlée de souffrance. Alors pourquoi est-ce que son cerveau refusait d’intégrer cette information claire et concise ? Ankou se revit cinq ans plus tôt, petit garçon à qui on venait de dire qu'il ne reverrait jamais ses parents : la douleur était égale, et ressurgit du passé pour se mêler à celle qui, présente, ne devait pas dater de plus de quelques heures. La culpabilité d'avoir fait pleurer une petite fille pour son père s'y joignit  allégrement. Juste un mois avant de mourir, son propre père lui avait qu'il serait roi un jour et était digne de l'être ; il aurait aimé ne pas avoir à compter cette échéance en jours plutôt qu'en années. Ça avait tout ruiné. A moins qu'il n'en ait jamais été capable. Il avait pensé... Il avait eu dix-sept ans. Cette année, il en aurait dix-huit. Il se sentait encore incapable d'avancer sans béquilles.

Il sourit, brisé.

« Morte... Comme morte ? Mais elle... »

Mais elle allait bien, ce matin.
Le son de sa propre voix le secoua. Il mit ses mains devant sa bouche, écarquilla les yeux, sortit d'une transe désagréable. La surface qu'il venait de percer l'était encore plus. Les larmes envoyèrent valser la maigre résistance qu'il était capable de leur offrir, coulèrent sur ses joues sans la moindre compassion. Et il se sentit à cet instant tellement, tellement minable.
Il pleurait encore avant Axel. Et cette fois-ci, ce n'était même pas sa mère.

« Je... »

La gorge nouée, il avait du mal à parler et même articuler un son intelligible. Tout ce qu'il avait envie de faire, c'était se frapper pour son incapacité à se montrer d'un quelconque réconfort à un ami – son meilleur ami – qui venait de perdre sa mère. De toutes celles qu'il avait versé jusque là (et dieu savait qu'elles étaient nombreuses!), Ankou pensait que ces larmes faisaient partie des plus coupables et des moins justifiées. Aussi reprit-il Axel dans ses bras, serrant aussi fort que ses bras le pouvaient en cet instant, étouffant quelques hoquets dans sa chemise comme l'aurait fait un enfant en plein chagrin d'amour.

« Je suis vraiment désolé. »

Ankou aurait préféré pouvoir le dire les yeux secs et le ton sûr. Au lieu de ça, il s'y noyait et butait contre chaque syllabe. Il y en avaient qui pouvaient enterrer leurs parents vieux et rompus de vie. Pourquoi pas eux ?

La vie était injuste.
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MessageSujet: Re: Life is like that. [Pv winks winks]   Lun 30 Déc - 8:37

Le sourire de son meilleur ami n’avait rien de joyeux. Axel voudrait retourner en arrière, ne rien lui avoir dit. Ça fait mal, ça fait trop mal ; Ankou en a eu assez de tout ça.

« Morte... Comme morte ? Mais elle... »

Déglutir lui était difficile à présent et il devait se mordre les lèvres, froncer les sourcils et se pincer le nez pour retenir les larmes alors que son ami réalisait. Il se brisait encore une fois en face de lui, et Axel se détestait de plus en plus à chaque seconde qui passe. C’est absurde, il le sait, Ankou l’aurait appris à un moment ou à un autre, sa réaction aurait été la même ; lui n’était qu’un homme, il était impuissant face à la mort et la tristesse.
Il était furieux, si furieux.

Et Alline. Alline avait tant pleuré, elle souffrait, elle a perdu ses parents, si jeune. Elle s’était épuisée à force de pleurer, s’endormant dans un sommeil qu’il savait serait plein de cauchemars.

Et Ankou. Il n’était pas censé le faire pleurer, il était censé le faire rire, c’était son meilleur ami, il devait…

Il s’en voulait. Il n’avait pas pu sauver sa mère, il n’avait pas pu les protéger, tous. Il n’avait même pas pu se protéger lui-même, quel genre d’homme de confiance était-il ?
Axel resta de marbre, totalement incapable de faire le moindre geste. Il ne pouvait distinguer que difficilement le visage de son ami, mais il n’avait besoin de rien pour savoir qu’elle genre de visage il affichait. Il l’avait déjà vu, déjà vécu. Il le détestait.

« Je... »

Non, ne pleure pas Ankou, je t’en supplie.

Des bras l’entourèrent à nouveau, l’attirant dans une étreinte à lui en briser les os ; mais c’est exactement ce qu’il lui faut. Sa mère l’avait serrée ainsi lorsque son père était mort. Sa mère serrait fort les gens contre elles dans les mauvais moments. Sa mère ne serait pas là pour les réconforter cette fois, ils n’étaient que tous les deux.
Et Ankou pleurait. Et Axel fermait les yeux si forts qu’il en voyait de toutes les couleurs. Il passa à nouveau ses bras autour de son meilleur ami, gardant la tête haute, une main posée dans ses longs cheveux. Il ne doit pas pleurer, c’est fini.

« Je suis vraiment désolé. »

Il n’y a rien de pire que d’entendre la voix de son ami d’habitude si charmante et fluide dans cet état, hachuré de sanglots, enrouée, bloquée au fond de sa gorge. Bordel Ankou, parler, c’est ton boulot. Sa gorge se serrait, son cœur se déchirait en quelques morceaux encore.

Incapable d’articuler quoi que ce soit, les yeux toujours clos, la respiration irrégulière, Axel caressait machinalement la chevelure de son meilleur ami. Il tremblait de tout son corps, mais le garçon ne s’en apercevrait probablement pas tant il tremblait comme une feuille au vent lui-même, le corps soulevé de lourds sanglots. Et le conseiller luttait, il luttait avec tout sa volonté.

Tu es l’adulte maintenant, tu n’as pas le droit.

Axel se répéta à nouveau en cœur que sa mère n’aurait pas voulu les voir comme ça, que tout allait bien, qu’elle était bien mieux où elle était. Elle souffrait trop, il était égoïste de vouloir qu’elle reste avec eux pour toujours. Elle allait retrouver son père, ainsi que les parents d’Ankou, et de là-haut – si vraiment il y a un là-haut-, ils veilleraient sur eux.

Il pouvait le faire, il pouvait réconforter Ankou, il pouvait reprendre le rôle de sa mère.

« Ankou… »

Il se surprit lui-même de la stabilité de sa voix, il cessait peu-à-peu de trembler, continuait de s’auto-convaincre. Tout va bien aller, c’est la vie. Elle était un peu trop jeune, ils l’étaient tous, mais à un moment, ça devait arriver, d’une manière ou d’une autre. C’était juste… Dur, soudain, douloureux, cruel, injuste.

La mort est toujours tragique, il n’y a pas de bon ou de mauvais moments.

« Ne pleures pas, Ankou, ça va aller, c’est… »

Sa voix se nouait déjà. Il la força.

« Elle souffrait tellement, tu sais ? C’est…,» il se mordit la lèvre, prit une autre inspiration, sa main se figeant un instant au milieu des mèches blanches. « C’est mieux pour elle. »

Pas pour nous.

Axel blottit à nouveau son visage dans le cou de son meilleur ami, se mordant les lèvres, à court de force ; entendre les gens qu’il aimait le plus au monde pleurer de cette manière le rendait si frustré qu’il aurait pu en pleurer. Il était en colère après la vie, le destin, ou Dieu, peu importe, mais il était en colère, il était désemparé, désespéré, profondément blesser. Là-haut, on devait bien rire de lui, n’est-ce pas ? Est-ce qu’ils étaient l’attraction de tous ?

Il avait mal, si mal, son cœur l’oppressait au point qu’il pensait arrêter de respirer d’un moment à l’autre. L’espace d’un instant, il voulait mourir, s’accrocher une pierre au pied et se noyer, là, tout simplement. Il y avait pensé, honnêtement, mais voir la détresse sur le visage de sa sœur et de son meilleur ami en ce-moment, concevoir la douleur qu’ils ressentiraient, cette même douleur qu’il ressentait là… C’était inconcevable de les laisser derrière avec cette pensée. Ils ont besoin de lui, tout comme il a besoin d’eux.
Plus jamais il ne voulait les voir ainsi, il se le jurait. Son rôle était de les protéger, pas de leur faire du mal en les entraînant vers le bas.

« Arrête de pleurer, je t’en prie… »

Sa voix n’était plus qu’un murmure alors qu’il serait un peu plus fort Ankou dans ses bras.

Je suis là, tu es là, tout va bien aller, tu verras.
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MessageSujet: Re: Life is like that. [Pv winks winks]   Ven 21 Fév - 22:32

C'était tellement simple de le dire ; « ne pleure pas », « sèche tes larmes », « souris maintenant, d’accord ? ». Dans les faits, l'épreuve était telle qu'Ankou n'avait même pas envie de s'y frotter. Il savait ce qu'on attendait de lui, en public ou en privé. Il savait qu'à tout le moins, un homme se devait de retenir ses larmes devant un autre, qu'il soit son ami, son parent, son supérieur – un grand inconnu. C'était comme ça. Pleurer était l'apanage des femmes, un droit qu'il leur avait toujours envié secrètement. Annahita n'avait jamais pleuré, elle, mais c'était Annahita. Elle était plus forte. Lui, il était faible. Qu'avait-il hérité de ses parents, sinon tous les défauts et les faiblesses ? Il fallait bien que ça ait grippé quelque part pour qu'il en soit arrivé là, que les rouages se soient coincés ; pourquoi est-ce qu'il était incapable de faire preuve d'un peu de bon sens, d'un peu de force de caractère ? Annahita et Axel avaient tout. Lui, il n'avait rien. Il les avait souvent jalousé et continuait de le faire. Parfois, Ankou se disait qu'il n'était pas né au bon endroit. Ce rôle qu'il avait choisi ne lui convenait pas.

Il pleurait encore. Sans pouvoir s'arrêter. C'était Axel qui aurait dû pleurer. Il n'était pas capable de consoler son meilleur ami.
Mais quel raté.

« Ne pleures pas, Ankou, ça va aller, c’est… »

Il secoua la tête sans oser se détacher de son ami, persuadé que s'il le faisait, il allait tomber en morceaux. Non, ça n'allait pas aller, et pour qui ? Ce n'était pas juste. Personne n'avait le droit de leur prendre des êtres chers de cette façon, ni les armes ni la maladie. C'était franchement égoïste, mais...

« Elle souffrait tellement, tu sais ? C’est… C’est mieux pour elle. »

Mais il aurait préféré qu'elle reste souffrir là. Il ne l'aurait jamais dit à voix haute tant cette simple pensée lui faisait horreur. C'était ce qu'il ressentait, pourtant. Les larmes qui continuaient de rouler sur ses joues lui faisaient mal aux yeux, brouillant sa vision et envahissant sa gorge de hoquets qui le faisaient trembler tout entier. Il avait peur que tout le monde l'abandonne, qu'Axel finisse par suivre son père et sa mère et le laisse tout seul, sans personne sur qui se reposer. Il savait qu'un jour, il n'y aurait plus personne autour de lui avec qui discuter du bon temps. A moins qu'il ne parte avant ? L'équation restait la même. Annahita ne comptait pas ; il l'avait laissée partir en voulant la retenir et il ne la verrait plus. Il le savait. Il s'accroche presque violemment à Axel, rongé par l'inquiétude. Et si le prochain sur la liste, c'était lui ?

Il fit un effort colossal pour reculer et se défaire de cette étreinte triste et maladroite dans laquelle ils s'étaient empêtrés. Il cligna des yeux pour en faire descendre une dernière larme qu'il essuya du revers de sa manche. Les sanglots diminuaient, forcés par leur propriétaire à s'étouffer lentement. Il avait mal à la poitrine à force de tout refouler. Peut-être qu'un jour, tout finirait par éclater.

« C'est bon, je ne pleure plus. »

Autant il avait réussi à ne pas balbutier, autant son ton n'aurait pas pu être moins crédible. Mais chut, qu'importe ; je ne pleure plus, tu vois ?

« Mais toi tu devrais pleurer. C'était ta mère. Personne ne t'en voudras. »

Et surtout pas moi. Il était sans doute trop tard pour lui dire à quel point il la remerciait pour tout ce qu'elle avait fait pour lui. Il espérait au moins qu'elle le savait.
Mais pour Axel, il n'était pas trop tard. Il voulait lui dire.

Pas tout de suite.

« Tu ne repars pas, d'accord ? Tu restes là. Avec ou... sans ça. »

Il jeta un œil aux bouteilles qui ne lui disaient rien qui vaille. Sur l'heure, il n'en avait strictement rien à faire. Il était en deuil. Alors s'il fallait boire pour rire et oublier, tant pis. Qu'on l’anesthésie. Tant qu'Axel était là, tout irait bien.
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MessageSujet: Re: Life is like that. [Pv winks winks]   Sam 1 Mar - 1:56

    Axel laissa à contrecœur son ami briser l’étreinte, effrayer l’espace de quelques secondes que dès qu’il le lâcherait, il s’effondrerait à nouveau. Mais rien ne se passa. Il se tenait parfaitement immobile, ne vacillait pas, ne se sentait pas non plus sur le point de tomber, pour autant, cela ne voulait pas dire qu’il pouvait bouger. Tout ce qu’il pouvait faire c’était regarder ; il lui sembla qu’il n’était peut-être bon qu’à ça, au final. Il se sentait comme un spectateur de sa propre vie puisque tout arrivait indépendamment de sa volonté et lui ne pouvait rien faire contre cela. C’était frustrant, mais il n’avait pas de pouvoirs surnaturels, lui, et il n’était certainement pas Dieu. C’est dans ces moment-là qu’il réalise qu’il a beau occupé une haute position sur l’échelle sociale ou avoir un visage gracieux, il restera toujours un humain, tout petit au milieu de cette mascarade d’ampleur universelle qu’est la vie.

    « C'est bon, je ne pleure plus. »

    Ah, quel brave garçon il y avait là ; Le conseiller pouvait presque l’entendre étrangler ses sanglots. Il serra les poings. Ca n’était certainement pas le genre de nouvelles que l’on voulait apprendre en plein milieu de la nuit, mais en réalité ça n’aurait pas été mieux même s’il avait attendu le bon matin ou la soirée ou même une semaine. C’est le genre de nouvelle que personne ne veut jamais entendre, peu importe l’heure, peu importe la situation. Ou peut-être que si, peut-être qu’il y avait des gens que la nouvelle réjouirait. La pensée le rendit malade. Inconcevable.

    « Mais toi tu devrais pleurer. C'était ta mère. Personne ne t'en voudras. »

    C’était.

    Axel se crispa. Il n’avait jamais réalisé à quel point le passé était un temps douloureux. Ne pouvait-on pas le rayer ? Il a envie de dire qu’Elizabeth Senri est toujours sa mère, elle le sera toujours, mais sa gorge était nouée et cette fois, il en était bien heureux.
    Il n’avait plus envie de pleurer ; du moins, c’était ce qu’il se répétait cependant le bourrage de crâne ne semblait pas avoir grand effet sur ses sentiments. Ce dont il avait vraiment besoin, c’était d’une distraction et c’était d’ailleurs pour cela qu’il était venu frapper à la porte de son meilleur ami à l’origine, comme il le lui rappela.

    « Tu ne repars pas, d'accord ? Tu restes là. Avec ou... sans ça. »

    Son regard suivit celui d’Ankou. Ah, oui, il en avait presque oublié ces petites « distractions ». Un maigre sourire s’imposa de lui-même et enfin ses mains s’accordèrent un moment de répit. Peut-être que ça n’était pas le meilleur remède – en réalité, il était certain que ça ne l’était pas-, mais c’était bien l’un des plus efficaces qu’il connaissait à cette heure. Au moins, même le lendemain avec la migraine, cela lui donnera de quoi s’occuper l’esprit. Tout ce qui lui permettait de s’alléger l’esprit était le bienvenu, honnêtement, il ne faisait que limiter les potentiels dégâts en allant voir son ami. Il valait mieux en embêter un au lieu de tout le château – d’autant plus qu’il allait devoir redoubler de prudence à présent.

    « Je ne comptais pas repartir, mais je suis tout de même honorer de ta proposition. C’est toujours mieux d’avoir ton consentement. »

    Il reprenait difficilement pied, la boule dans sa gorge l’empêchait d’emprunter un autre ton que celui d’un acteur de tragédie. L’humour glissait comme de l’eau entre ses doigts et il peinait à le saisir fermement ; c’était désolant. Le Senri imita d’un revers de manche son ami, effaçant de ses joues tout ce qui aurait pu être utilisé comme preuve contre lui. Aller, on se reprend une bonne fois pour toute vieux. Soit digne de ton nom. Soit digne de ta mère.
    Son regard se posa à nouveau sur le petit panier qu’il avait soigneusement baladé à bout de bras jusqu’ici, et, trouvant que le poids lui manquait, Axel le saisit à nouveau. Le cliquetis qu’il provoqua par ce mouvement sonna comme une magnifique mélodie aux virtus apaisante à ses oreilles. Il n’était pas sûr que cela le rende plus digne d’être un Senri, mais en avait assez entendu pour savoir que sa famille n’était pas seulement connue pour sa noblesse.
    Le garçon prit une grande inspiration qu’il espérait discrète et se lança ; allez, le plus vite l’alcool lui brûlera la gorge, le plus vite il sera en sécurité.

    « Avec, de préférence. Elles ne comptaient pas non plus repartir. Mais je… Je ne te force à rien, Ankou. »

    L’aversion du prince pour l’alcool n’était pas un sujet qui lui était complétement étranger – principalement parce qu’en général, il était témoin de celle-ci- et peut-être que c’était son remède, mais pour autant il n’avait pas envie de s’imposer plus que nécessaire. Il avait été bien assez égoïste pour la soirée. Tout ce qu’il désirait, tout ce qu’il attendait de son ami était sa présence et il l’avait à présent, alors tant qu’il ne lui interdisait pas la bouteille, il n’aurait rien à lui reproché.

    Cependant il doutait fortement qu’être sobre à ses côtés sera appréciable, alors vraiment, c’était tout dans son intérêt.

    Amen:
     
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MessageSujet: Re: Life is like that. [Pv winks winks]   Sam 24 Mai - 0:54

Ankou ne comptait pas sur les rires d'Axel ; et à vrai dire, il aurait préféré qu'il pleure et se lamente plutôt qu'il esquisse le moindre sourire. Désir hypocrite de la part de quelqu'un qui n'hésitait jamais à camoufler ses propres sentiments, mais il ne voulait pas qu'Axel lui barre le chemin et lui refuse son mal-être – eh, peut-être qu'il pouvait lui prêter son épaule pour pleurer un peu, non ? Il aimait à le croire. Il pouvait au moins faire ça.
Il ne s'attendait pas non plus à ce que le jeune homme se montre responsable. Il venait de perdre sa mère, c'était compréhensible, et Axel était Axel. Ankou s'en rappelait comme un petit garçon qui n'hésitait pas à aligner les bêtises, tout le contraire du gamin exagérément prudent et silencieux qu'il avait toujours été. Et sans Annahita pour le retenir par le col... Les coins de ses lèvres remontèrent légèrement à la remarque de son ami. Bien sûr, il serait resté dans tous les cas ; bien sûr, il  ne l'aurait jamais mis dehors. Manque de volonté flagrant, exaspération récurrente, et s'il ne le chassait pas à coups de balais quand il rentrait sans la moindre raison, il n'allait pas le faire alors qu'il venait de perdre sa mère.

Ankou se rendit compte que les yeux et les joues lui brûlaient toujours, et il passa ses mains étonnamment froides sur la peau lisse et brûlante. Voilà à quoi ça rimait de se laisser emporter par les flots... A chaque seconde qui passait, il regrettait de n'avoir pas pu faire mieux. Elle était belle, l'épaule sur laquelle il proposait à Axel de pleurer ! Il l'aurait noyé avant qu'il ait pu verser la moindre larme. Piètre ami en vérité... Le Prince n'était guère mieux. Même Annahita aurait fait mieux, à sa manière.

Il ne cessait de l'admirer et d'y superposer sa silhouette dans toutes les situations. A se demander pourquoi il avait choisi de...

« Avec, de préférence. Elles ne comptaient pas non plus repartir. Mais je… Je ne te force à rien, Ankou. »

Ah ; voilà la formulation du diable, qui le faisait toujours trembler et regretter ses choix. Axel ne l’avait jamais forcé à rien, et il aurait suffit d'une traction pour se dégager de chacune de ses étreintes. S'il avait été assez fort et volontaire, nul doute qu'il aurait refusé. Mais voilà, les choses étaient ce qu'elles étaient, il n'était ni très décidé ni très courageux, et Axel avait besoin de réconfort. Sentant son cœur virer de bâbord à tribord toutes les deux secondes, il songea qu'il en avait bien besoin lui aussi.
Il allait sûrement en vider le contenu de son estomac le lendemain, mais ça lui importait peu. Avec un profond soupir, il secoua la tête, faisant danser quelques mèches blanches. Ankou n'était jamais très fier des mots qui s'échappaient d'une bouche maladroite, il avait constamment l'impression de mal les choisir. Il dansait juste mais chantait faux. Qu'il refuse sur un coup de tête, et le goulot aurait quand même atterri contre ses lèvres.
Autant dire oui tant qu'il en était encore temps, ça lui éviterait quelques désillusions.

« Non, je... ça ne me dérange pas. Ce serait bête que tu les aies amenées pour rien, n'est-ce pas ? »

Bête justification qui ne se tenait même pas. Ses mains se levèrent pour faire quelques gestes qu'il abandonna à mi-chemin, et il se contenta d'inviter Axel à entrer plus en avant dans ses appartements. Il remarqua soudain comme il faisait sombre et fit la grimace ; d'un geste habitué, il se déplaça sans un bruit vers un meuble dont il tira le tiroir. Il en sortit plusieurs bougies, une pierre et une allumette qu'il craqua contre la surface rugueuse ; la flamme orangée vacilla, éclairant l'espace d'un instant ses traits comme dans un tableau en clair-obscur. La mèche embrassa doucement le bâtonnet qui se consumait et, placée sur un chandelier en argent en évidence sur la commode, rendit un peu plus de clarté aux lieux. Tout en allumant les autres, Ankou offrit un pauvre sourire à Axel.

« Ce serait dommage que nous butions dans tous les meubles. »

Sa hanche lui faisait encore mal.
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MessageSujet: Re: Life is like that. [Pv winks winks]   Mar 27 Mai - 1:52



Axel avait l’impression d’essayer de tourner une page à moitié rédigée. Une partie de lui se disait que la page n’était pas terminée, qu’il fallait continuer d’y écrire, tandis que l’autre lui disait que le récit était terminé, qu’il fallait passer au chapitre suivant, et tant pis si la fin paraît trop brute ; rien n’est jamais parfait.
C’était plus facile à dire qu’à faire, de classer ce chapitre comme terminé, il avait tant de choses à redire, tant de choses à réviser, tant de choses qu’il voudrait relire, ajouté…

Mais s’il renverse une bouteille d’encre dessus, au moins pour l’instant, ça ira.
Dans l’obscurité il l’entendit soupirer, distingua sa forme blanche qui s’agitait légèrement et le conseiller savait qu’il venait de remporter la partie.
Ankou se montrait bien moins réticent qu’il ne l’aurait originellement pensé, pourtant en réalité, ça coule de source qu’il n’allait pas refuser. Même s’il disait ne pas le forcer, Axel avait l’étrange sensation de tenir le goulot de la bouteille tout contre ses lèvres. Ce n’est pas si grave, n’est-ce pas ? Ce n’est que de l’alcool, quelques innocentes bouteilles à déverser sur la conclusion foireuse de ce chapitre.

« Non, je... ça ne me dérange pas. Ce serait bête que tu les aies amenées pour rien, n'est-ce pas ? »

Plus qu’une raison, les mots de son ami ressemblent ressemble à une drôle d’excuse qui aurait dû le faire se sentit coupable si la coupe n’était déjà pas si pleine. Il n’y avait là plus de places pour d’autres émotions et c’était tant mieux. Et puis, Ankou était un grand garçon qui pouvait prendre ses propres décisions ; il était son meilleur ami, pas son père.
Axel le suivit sagement à travers ses appartements, les doigts crispés sur le lourd panier d’où provenaient régulièrement d’inquiétants cliquetis de verre tandis qu’il buttait à moitié dedans à chacun de ses pas, l’obscurité lui semblant bien moins accueillante à présent qu’il n’avait plus le visage enfoui dans les cheveux du propriétaire des lieux. Il se demanda quel genre de visage de chien battu il devait avoir ; peut-être que rester dans le noir n’était pas si mal. Son hôte ne semblait pourtant pas de cet avis à en croire la bougie qu’il venait d’allumer.
Le châtain lui rendit son sourire, forçant en retrait sa douloureuse expression, mais se rendant compte en échange de la difficulté de l’opération. Ce qu’il faisait si aisément l’après-midi ressemblait à présent à une torture personnelle.

« Ce serait dommage que nous butions dans tous les meubles. »

De ces mots, Axel en déduisit qu’Ankou avait dû avoir un très récent conflit physique avec l’un de ses meubles, ce qui l’aida considérablement à conserver son sourire. Pauvre garçon.
La lueur des bougies le réchauffa un peu, en même temps qu’elle le rassurait. La lune lui avait semblée si froide, si moqueuse qu’un peu de chaleur, même artificielle, lui faisait le plus grand bien, sans compter le fait qu’il pouvait à présent nettement distinguer son ami sans avoir à froncer les sourcils ; et ça aussi, ça le rassurait. Bien que toujours –et éternellement- pâle, le garçon avait bel et bien l’air réel et solide. C’était idiot, sans doute, toutefois la pensée qu’il était bien là en chair et os apaisait ses craintes et angoisses.
Il scruta la pièce à la recherche d’un coin où se poser avec ses bouteilles et ne vit pas de meilleur endroit que le lit douillet, lui qui avait si froid. Ca n’était certainement pas le meilleur endroit, et peut-être qu’Ankou l’y délogerait en le poussant sur le tapis, néanmoins, n’en étant plus à cela près, Axel s’avança vers le grand lit, posa le panier au sol avant de se laisser tomber dessus, à la manière d’un enfant, tête dans les draps encore chauds. Il roula sur son dos, observant un instant le plafond, le temps de remettre ses pensées en place avant de les pousser au fond, laissant place à un autre sourire qui manquait de chaleur.

« Je veux vivre dans ton lit. »

Vivre dans son lit et ne jamais, ô grand jamais en sortir. Ce serait parfait.
Il se roula une dernière fois dans les draps avant de s’assoir sur le bord, ses yeux plongeant immédiatement sur le panier à ses pieds. Il en tira une bouteille au hasard, l’examinant tout en chassant distraitement ses bottes dont il doutait avoir besoin dans les quelques heures à suivre, comme s’il était tout simplement chez lui, tel un envahissant parasite.
Au fond, c’était tout comme, à ses yeux. Il avait beau ne pas passer son temps fourré dans les appartements d’Ankou, il en connaissait tout de même tous les recoins pour y avoir placé de nombreuses farces.

Il en avait tout de même la clé, alors oui, c’était pratiquement chez lui.

Axel reposa son regard argenté sur son ami pour lui offrir son plus beau sourire enjoué qui devait n’en avoir l’air que l’ombre à présent, même à la chaude lueur des bougies.

« Avec ou sans verres ? »
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MessageSujet: Re: Life is like that. [Pv winks winks]   Jeu 31 Juil - 4:28

Ankou avait depuis longtemps arrêté de croire que les cauchemars s'en allaient avec la lumière et qu'il suffisait de fermer les yeux pour faire disparaître ce qui nous déplaisait ; il avait beau essayer, les mauvaises visions daignaient rarement lui concéder cette ultime faveur. Quel monologue de dépressif ! Songea-t-il, mi-amer et mi-ironique, éteignant l'allumette d'un soupir. A croire qu'il n'avait jamais rien de mieux à offrir que quelques verres cassés et murmures incapables de réchauffer les cœurs. On l'avait dit joyeux et souriant, pourtant, gentil même : le deuil et les disparitions avaient fait leur œuvre. Tu l'es toujours, lui assura la partie de lui qui le poussait à avoir une meilleure estime de cette personne qu'il dénigrait chaque fois qu'il avait le malheur de croiser un miroir. Dommage pour lui, qui n'arrivait qu'à y tendre une oreille distraite et hésitante. Il aurait gagné à mieux s'aimer, ça oui ! Ça ne coûtait rien et ça ne l'aurait certainement pas tué. C'était à la mélancolie qu'échouait cette tâche sinistre et inéluctable.

Il aurait pu mieux consoler Axel. A quoi bon l'abreuver de paroles rassurantes si lui-même n'y croyait pas ? Ankou grimaçait toujours à l'idée de se montrer hypocrite envers quelqu'un qu'il aimait tant, mais il se rendait compte au dernier instant qu'il n'avait pas vraiment le choix. Une fois la douleur passée, il recommencerait à le disputer, le cœur léger et vidé de soucis pour un court instant.
Cling.

« Je veux vivre dans ton lit. »

Ah ! Un sourire lui étira les lèvres. Lui aussi aurait aimé y vivre et y passer ses journées ; et des nuits de vingt-quatre heures n'auraient pas suffit à l'en déloger. C'était agréable de se perdre entre les replis des draps fraîchement lavés, comme ils le faisaient étant enfants. Dormir à quatre, se faufiler entre ses parents les jours d'orage ; à ne pas aimer la nuit et les monstres qui s'y terraient et guetter les premières lueurs du jour avec impatience. Pour Ankou, le ciel bleu, blanc ou gris avait toujours été synonyme de rires et de longues cavalcades dans le parc. De cours ennuyeux du bout de la plume, aussi, mais ces souvenirs là se diluaient rapidement dans ceux plus agréables d'interminables jours d'été.
Les yeux rouges du jeune homme passèrent sur la bouteille qu'Axel venait de sortir du sac, brisant l'illusion. Mais on est plus des enfants.

Pas tout à fait des adultes non plus.

« Avec ou sans verres ? »

Ankou s'assit à côté d'Axel dans un rebond volontairement exagéré du matelas, l'expression perplexe de son visage teintée de curiosité.

« Avec. »

Il n'avait que vaguement envie de baver ou se renverser l'intégralité de la bouteille sur le corps parce que c'était franchement trop dégoûtant pour en prendre plus qu'une demi-gorgée à la fois. Et il avait beau ne pas le voir dans l'obscurité, il sentait déjà presque le liquide se balancer dans son carcan de verre, accompagné de cette odeur reconnaissable et infecte. Ankou ne faisait pas parti de ces hommes qui pensaient (à tort, de son avis) qu'exposer leur virilité devait forcément rimer avec « transformer son sang en fontaine de rhum ». Il voulait bien avouer malgré tout qu'ils avaient l'avantage de ne pas s'écrouler ou hoqueter bizarrement au bout du deuxième verre.
Point positif : il n'aurait pas à voir Axel saoul, puisqu'il serait déjà allé se déclarer passionnément à la première plante en pot avant ça.

Réflexion faite, Ankou ne savait plus s'il devait considérer ça comme positif ou négatif.

« Si je fais quelque chose de bizarre parce que j'ai trop bu et que par malheur tu t'en souviens demain, surtout ne me le dit pas. »

Monsieur vivait très bien dans l'oubli et il n'y avait pas déni là où il n'y avait pas de souvenirs. Tout allait bien dans le meilleur des mondes.
Il se demanda si le ton de sa voix, qui se voulait léger et plein d'humour, paraissait trop forcé ou décalé. A toujours trop s'inquiéter, il allait se miner le santé avant d'avoir atteint sa vingtième année.

COMME MA B:
 

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JENKOU 4EVER:
 
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MessageSujet: Re: Life is like that. [Pv winks winks]   Dim 14 Sep - 3:19



Ca n’était sans doute pas une bonne idée, ce qui, aux yeux d’Axel en faisant obligatoirement une excellente idée, l’illumination même. Il est comme ça, non ? Toujours à causer des problèmes, toujours à n’en faire qu’à sa tête contre vents et tempêtes, le légendaire conseiller frivole. Il se devait d’être à la hauteur des attendes que l’on avait de lui, si ce n’est encore pour un soir.

Axel avait plus l’impression d’enterrer sa liberté, bouteille en main, que sa pauvre mère – et il préférait qu’il en soit ainsi. S’il l’avait fallu, s’il avait eu le choix, il aurait mille fois choisi d’abandonner sa liberté contre la vie de sa mère, voire bien, bien plus. Il aurait tout fait si cela signifiait qu’il aurait toujours l’occasion de voir son merveilleux sourire jusqu’à son dernier souffle. Mais le monde, ce cruel monde, ne fonctionnait pas de cette manière et son seul choix possible avait été de lui tenir la main jusqu’au bout. Eh, c’était déjà bien, considérant le malheureux destin que son père et les parents d’Ankou avait connu… Il s’en sentait presque chanceux, d’avoir pu lui dire un dernier au revoir, un sourire aux lèvres.

Ca ne faisait pas moins mal.

« Avec. »

Le châtain sourit, amusé. Il se demandait même pourquoi il lui avait posé la question, vraiment. Ankou, boire à la bouteille, de l’alcool ? Peut-être dans une autre vie, aller savoir – quoi qu’Axel aurait donné beaucoup pour voir cela, juste pour le principe. Pauvre garçon n’avait pas le don de l’alcool, il faut croire, ce qui, en réalité, n’était pas forcément une mauvaise chose. Moins de risques de se pourrir la vie sans la bouteille.
Il se mit en quête de verres, laborieuse tâche, en grande partie à cause de la luminosité qui laissait franchement à désirer et moins parce que le panier était peut-être un peu rempli  - il avait pour philosophie qu’il fallait mieux en avoir trop que pas assez. S’aurait été triste de couper court à la petite ‘fête’ pour une raison aussi idiote qu’une pénurie – bien qu’avec Ankou en camarade de boisson, il ne doutait pas un seul instant qu’il lui en resterait. Beaucoup. Il se demandait vaguement combien de verres suffiraient à le faire ricaner comme une gamine. Trois ? Il pariait sur trois.

« Si je fais quelque chose de bizarre parce que j'ai trop bu et que par malheur tu t'en souviens demain, surtout ne me le dit pas. »

Axel pouffa de rire, moqueur, extirpant –finalement- deux verres du panier avant de reposer son regard sur son ami, sourire railleur en coin. Oooh, ça. Ce pourrait être une très bonne monnaie d’échange dans le futur. Le meilleur dans toute cette histoire, c’était bien qu’il pourrait faire avaler n’importer quoi à Ankou. ‘Hey, tu te souviens quand tu as léché ton oreiller en disant qu’il était l’homme de ta vie ?’, ou encore  ‘Tu t’es toi-même dessiner ces trucs obscènes sur le visage, ne me regarde pas comme cela’, il était presque certain que tout passerait. Eh bien, il s’en sentait déjà un peu mieux.

« Vraiment ? Même si c’est pour te rappeler que tu as réveillé tous le château pour leur présenter ton nouveau projet contre la guerre appelée ‘Nus pour la paix’ avec démonstration en prime ? »

Bon, soyons clair, il avait beau être un salaud, il ne laisserait jamais cela arriver à son meilleur ami – tout  de même – mais l’idée était assez… saisissante.
Sur ses mots, il adressa un large sourire malicieux à Ankou avant de lui enfoncer le verre dans la main, faisant fi de la délicatesse – ça n’allait juste pas assez vite. Aussitôt fait, il ouvrit la bouteille pour remplir le petit verre du doux remède, liquide cristallin qui, le nez bouché, aurait pu avoir l’air d’innocente eau. Il s’en remplit lui-même un verre, jonglant habilement, comme s’il y avait été habitué, entre bouteille et verre, sourcils sensiblement froncés. Dans quelques minutes, ça ne sera peut-être plus qu’un mauvais cauchemar, tout cela, le temps de quelques heures, jusqu’au réveil – c’est assez. C’est mieux.  C’est déjà bien, un petit, petit délais – il n’avait jamais eu que cela, un de plus, un de moins… Qui s’en inquiète ?

Axel leva son verre, son sourire se ternissant alors qu’il s’apprêtait à le dédicacer. A quoi, à qui ? Ca n’était pas un verre de célébration, pas un verre de brave.

Juste un délai.


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