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 MAURISAWA Alice

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Algue suceuse, dominatrice de plumeaux et dirigeante du mouvement d'éradication des fraises.

Féminin Nombre de messages  : 56

Localisation  : Pourquoi?
Emploi/loisirs  : Stratège de l'Ouest
Humeur  : Aucune

Inscrit depuis le   : 20/07/2009
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Algue suceuse, dominatrice de plumeaux et dirigeante du mouvement d'éradication des fraises.


Feuille de personnage
Age: 20 ans [prochainement]
Race: Esprit
Arme / Pouvoir  : Le pouvoir des plantes vertes

MessageSujet: MAURISAWA Alice   Mar 16 Juil - 5:51


MAURISAWA Alice
I convince the voice in my head, it’s okay to live on this way
• • •

"I can’t stop the worry that I might make a mistake and I have to be careful with each step that I take"
Acte de naissance ▬
Nom : MAURISAWA
Prénom : Alice, Eleanor
Âge : 20 ans. {18/08/1541}
Race : Esprit
Camp : Annahita, Illea Ouest.
Arme / Pouvoir : Le pouvoir d’Alice semble totalement en accord avec son physique, considérant ses longs cheveux verts. Elle peut en effet contrôler des lianes qu’elle peut faire apparaître tant qu’il y a de la nature et des plantes autour d’elle. Au pire, elle ne se gênerait pas pour briser une vitre au deux…
Fonction : Stratège de l’Ouest
Lieu de résidence : Le château de l’Ouest



Famille :
Francis Maurisawa est son père. C’était autrefois un médecin brillant et admirable qui aimait sa femme et sa fille très fort. A la mort de sa bien-aimée 12 ans auparavant, il devient à moitié fou de la douleur et change radicalement, devenant violent et obsédé par l’intelligence de sa fille. Cette dernière parti de la maison il y a 2 ans et jamais il ne la revit. Il est aujourd’hui encore en vie, mais qui sait pour combien de temps puisque le chagrin et la folie le ronge de jours en jours un peu plus…

Eleanor Maurisawa, sa mère qui est morte il y a 12 ans maintenant. Elle était issue d’une famille assez pauvre et n’avait pas de beauté particulière, mais dont la bonté et le sourire rendait les gens heureux. Eleanor aimait énormément son mari et bien qu’elle tomba malade après la naissance de sa fille, elle la chérissait énormément. Elle n’aurait certainement pas aimé ce qu’il était advenu d’elle et de son père.



Aime : Alice apprécie énormément le calme; la nature; le printemps; les sucettes et sucreries en général; prendre des bains; les “cas” intéressants; ses cheveux; les pommes bien rouges; lire ; le vert ; apprendre ; les challenges
N'aime pas : Sur le podium de ce qu’à Alice en horreur, on retrouve tout d’abord les araignées et les fantômes. Sinon elle n’aime pas lorsqu’il y a trop de bruit ; les fraises ; la chaleur ; les idiots ; parler pour ne rien dire ; être inutile ; être enfermée dans une pièce



• Description Physique •

On ne peut pas dire qu’Alice laisse une forte impression en général de par son apparence. Bien que la jeune femme ne soit pas laide, elle ne possède pas non plus une beauté particulière, ou un atout quelconque qui ferait d’elle une personne très désirable. Tout d’abord, sa constitution est toute en finesse, on pourrait presque dire qu’elle n’a que les os sur la peau- et c’était vrai deux ans auparavant- pourtant, elle a repris un peu du poil de la bête depuis. Si elle mesurait un mètre 60 pour un peu moins de 40 kilos, elle en mesure un mètre 64 (et demi) et pèse un peu plus d’une cinquantaine de kilos à présent, ce qui est beaucoup mieux déjà – la bonne nourriture du château…
Sa stature étant naturellement frêle, elle ne possède pas exactement une poitrine imposante, bien loin de cela. Elle ne s’en plaint pas cependant, puisque sa poitrine est raisonnable pour une personne de sa carrure. Elle rentre dans une catégorie assez normale. Sur son corps il est difficile de trouver ne serait-ce qu’un peu de graisse en trop, ce qui fait ses jambes fines et élancées. Il n’y rien qui puisse la complexé, mais rien qui ne la fasse réellement sortir du lot. Et puis, même si cela était vrai, même si elle sortait du lot ou si elle était laide, elle n’en aurait cure, réellement.
Son visage est encore assez enfantin, assez rond et féminin malgré les années passées sans manger et sans sourire. Sa peau est nette et laiteuse, lui donnant presque un air malade parfois. Alice possède également de jolis yeux bleus, bien que comme tous les esprits, ils sont vidés de toutes émotions. Parfois ils peuvent sembler verdâtres selon la luminosité, mais la plupart du temps, c’est la couleur bleutée qui domine. Peut-être que le plus fascinant chez Alice, ce sont ses longs cheveux verts qui n’ont très certainement jamais connu les ciseaux si ce n’est pour sa frange, qui est elle-même un peu trop longue la plupart du temps. Pour être longs, ils sont longs ! Ils lui arrivent aux genoux, et pourtant elle ne les couperait pour rien au monde. Il y a une sorte d’étrange attachement, autant parce qu’ils sont de la même couleur que ceux de sa défunte mère que pour le fait qu’ils sont restés avec elle toutes ces dures années. Elle les attache la plupart du temps en deux couettes de chaque côté de la tête, ce qui lui donne un air encore plus jeune qu’elle ne le parait déjà avec sa petite stature et son visage assez enfantin. Il est assez amusant de voir la réaction des gens qui apprennent qu’elle est la stratège de l’Ouest en vue de son physique et de son air juvénile. Et pourtant, rien de plus vrai !
Alice n’aime pas les vêtements trop longs et encombrant, préférant sans aucune gêne porter des vêtements simples et courts ; elle n’était pas noble et n’avait donc aucune raison d’agir comme telle avec des vêtements extravagants et aussi futiles qu’ils sont cher et ennuyant. Tout chez elle est simple, de sa coiffure à ses vêtements jusqu’au soin d’elle-même. Pas de bijoux, ses mains fines et petites sont dénuées de tous artifices, pas de maquillage non plus… Elle ne fait que le stricte minimum, que ce qui est utile. Bien entendu, s’il lui est exigé de porter une jolie robe et de jolis bijoux, elle le fera, puisqu’alors, ce sera utile, mais elle-même n’aurait jamais dans l’idée de le faire toute seule, juste pour le plaisir.
Quoi qu’il en soit, la fine Alice ne se démarque certainement pas par son physique, mais bien par son caractère.

• Description Mentale •

Si quelque chose lui semble inutile, vous pouvez être certain qu’Alice l’ignorera royalement ; la jeune stratège en fait sa règle d’or. C’est une personne très posée, même froide. Elle parle très peu et qu’en cas de nécessité extrême, tant que certaines personnes la croit muette au début. Mais non, la jeune fille est capable de parler, et même de parler très bien. L’intelligence d’Alice est probablement ce qui la définie le plus. C’est son métier et même avant que cela ne le soit, elle jouait une importance capitale dans sa vie. Dès sa plus tendre enfance elle montrait déjà des signes d’une intelligence supérieure à la moyenne qui est devenu en quelque sorte l’origine de sa déchéance.
Bien qu’elle soit jeune, son esprit est logique et classe tous types d’information sans aucun effort. Sa bonne mémoire et sa capacité d’analyse fine fait d’elle un stratège parfait et une jeune fille hors du commun. Le problème est qu’elle semble travailler en permanence. Elle ne connait pas vraiment de répit et ne semble pas trouver cela ennuyant. Ce n’est pas comme si elle pouvait se débarrasser de son cerveau- son outil de travail- le temps d’une journée après tout. On l’appelle souvent génie, enfant prodige, des choses certes vraies qui ont fini par prendre le dessus sur sa personnalité tant elle fut habitué à n’être qu’une sorte d’enveloppe corporelle pour son cerveau.
En général, Alice essaie de rester le plus possible à l’écart des conversations et des gens, surtout ceux qu’elle juge immature, ennuyant ou tout simplement ceux qui ne lui seront pas utile. Cependant, elle ne refuse pas une discussion avec une personne pleine de sens dont l’opinion est intéressante. Elle reste très souvent avec des personnes de haut rang qui desservent ses intérêts, et si elle parle avec quelqu’un de bas rang, cela signifie que cette personne l’intéresse, d’un point de vue purement intellectuel bien entendu. Cette personne l’amuse peut-être grâce à une opinion particulière, une attitude exceptionnelle… Rares sont celles-ci cependant car aussi rares sont les moments où Alice se sent d’humeur à faire la causette à un étranger.
Elle observe bien souvent les personnes de loin et prend note de leur comportement puisque son métier est de prévoir ce qui ne peut pas l’être, de concevoir des plans alors que l’être humain est une chose qui semble être imprévisible, tout cela à cause des sentiments. Les sentiments, ce phénomène qu’Alice se tue à observer et prendre en compte en permanence, bien qu’elle-même aille pas mal de soucis de ce côté. En effet, la jeune fille habitué à être traitée comme une sorte de robot n’a jamais été une personne très sentimentale. Elle le fut lorsqu’elle était enfant, mais les nombreuses années de solitude dans son coin ont sans nul doute tout brisé.
Etre heureuse, être triste, être amoureuse, avoir peur… Le seul sentiment qu’elle connaisse est sans nul doute l’irritation, qui est fréquente chez elle, et l’inutilité. Lui arracher un sourire ou une larme s’avère être un exercice très compliqué que peu tente. Il faut dire que la jeune fille est assez effrayante, car si elle a le cerveau, elle s’avère ne pas être une loque totale au niveau de la magie, utilisant avec aisance son pouvoir. Bien qu’elle le fasse rarement parce qu’elle n’en voit pas l’utilité, quelques démonstrations de forces peuvent arriver.
La plupart du temps elle affiche une façade paisible, mais cette paix apparente peut très vite tourner à de l’irritation. En revanche, la mettre réellement en colère est rare, mais pas impossible ; cependant il faudrait être pas très net pour vouloir que cela arrive. Aussi frêle qu’elle ait l’air… Sa personnalité- ou manque dans ce cas- fait d’elle une personne peu accueillante, alors même si elle ne veut pas parler à grand monde, peu de gens veulent avoir affaire à elle en retour, ce qui lui plait bien au final. Elle semble toujours de marbre… Et pourtant, elle possède une faiblesse, enfin, deux. Alice est effrayée par les araignées et les fantômes, aussi inexplicable que cela puisse être. Ne pas connaître la raison de ses phobies est bien souvent normal, et honnêtement, elle ne souhaitait pas s’attarder sur le sujet. Et lorsqu’Alice a peur… Et bien elle s’accroche à n’importe qui et quoi aux alentours et cri. Très fort.
La jeune femme n’accorde jamais sa confiance et ce à qui que ce soit. Elle connait l’intérêt des relations, mais elle sait aussi très bien que d’accorder sa confiance et en quelque sorte mettre sa propre vie entre les mains de quelqu’un d’autre, c’est une chose dangereuse qui apporte bien trop souvent de la peine. Alors malgré le fait qu’elle connaisse de nombreux mécanismes des relations qui lui sont nécessaires, elle n’a elle-même jamais été dans une vraie relation, que ce soit d’amitié et d’amour.
Le problème est que comme un robot, elle n’a que les données, mais aucune expérience, aucun vrai vécu de la chose qu’elle tente d’assimilé. Cependant cela lui convient étrangement. Elle ne veut pas finir comme son père ou comme ces autres personnes qu’elle a vue affaiblis par ces sentiments qui sont inutiles. S’il y a une chose qu’elle ne veut jamais être, c’est faible. Il est déjà assez ennuyant qu’elle aille des phobies, alors… Son but est de prouver autant à son père qu’à elle-même qu’elle va bien, qu’elle peut s’en sortir et vivre une bonne vie, et surtout que jamais elle ne serait pareille. Dans cette optique, elle ne pleure jamais. Il y eu des moments où lorsqu’elle était petite, elle versait un torrent de larmes, torrent inutile qui ne faisait que de gâcher son énergie et la faire se sentir encore plus mal.
Il arrivait parfois qu’elle ressente une sorte d’attachement pour quelqu’un, mais dès qu’elle se sentait pencher vers ce côté, elle se coupait elle-même dans son élan et s’enfuyait de cette personne hautement dangereuse. Inutile, tout cela était inutile. Au fond, bien qu’elle le dénie, elle n’a jamais vraiment changé. Elle supprime tout le superflu, tout ce qui peut faire d’elle un être humain au profit de se servir seulement de son intelligence sans être corrompue. La seule chose en laquelle Alice a totalement confiance, c’est son cerveau ; au fond, il est la seule chose qui importe, la seule chose pourquoi les gens ont besoin d’elle. Le reste n’est pas important – c’était là le raisonnement, raisonnement qui a fini par atteindre Alice. Et malheureusement, lorsqu’elle apprend quelque chose, il est difficile pour elle de tirer un trait dessus…
Le sujet de son père la laisse amère, mais ironiquement, elle se dit bien souvent que c’est grâce à lui qu’elle se trouve à l’âge de dix-sept ans aussi haut dans l’échelle sociale.
Le côté plus humain, elle ne l’assume pas, alors elle le cache du mieux qu’elle le peut derrière son visage impassible. Alice peut parfois agir comme une adolescente de son âge ; le fait qu’elle veuille parfois s’amuser, qu’elle aime tellement les sucettes, et aussi son humour bien qu’un peu noir et sarcastique. Parfois elle se prend à envier les personnes autour d’elle parce que leur vie semble si simple, si légères… Ils ne se soucient pas des contraintes et de savoir si ce qu’ils font est futile, ils vivent comme cela, librement. Honnêtement, elle aimerait tester tout cela, elle aimerait que sa vie change, essayer de s’ouvrir. Mais non, rien n’y fait. Dès qu’elle se prend à penser ainsi, elle se remet immédiatement dans ce qu’elle appelle le droit chemin, mais qui ressemble plus à la prison forgée par son père…

• Histoire •

Au fond, tout n’avait pas si mal commencé pour Alice ; à sa naissance absolument rien ne laissait entrevoir le futur noir qui l’attendait, bien au contraire. Peut-être qu’Eleanor était trop jeune, 18 ans à peine, et surtout trop fragile, mais son mari, Francis, lui avait l’argent et le cerveau pour tout faire fonctionner, non ?
Née de l’union de ces deux jeunes époux qui s’aimaient éperdument, Alice avait devant elle un brillant futur ; très jeune on lui décelait déjà un potentiel important. Ses parents l’aimaient et ils étaient plus que fier d’elle. Alice ne se souvient plus vraiment de cette époque heureuse puisque celle-ci s’acheva vite, bien trop vite, afin de ne laisser la place qu’à un goût amer et dégoutant.
Eleanor de naissance était une enfant chétive, bien souvent malade, mais jamais elle ne perdait son sourire et beaucoup l’appréciait pour sa gentillesse et ses douces attentions. Ce fut certainement ce qui fit craquer Francis, cinq ans plus âgé qu’elle et étudiant en médecine à cette époque. Entre eux, c’était l’amour fou. Qui de mieux qu’un médecin pour prendre soin d’une jeune femme telle qu’Eleanor ? Pendant un moment, cela fonctionnait, même très bien.
Alice naquit sans plus de complications à part une grossesse couchée et une grosse fatigue. Trois ans. Ils eurent trois ans de répit avant que la jeune femme ne tombe gravement malade. Cela rendait Francis absolument fou de n’avoir aucune idée de ce qu’elle avait, de n’avoir aucun moyen de la soigner. La femme qu’il aimait le plus au monde mourrait et il n’y pouvait rien, c’était certainement le pire sentiment au monde. Mais Eleanor pour autant n’arrêta jamais de s’occuper de sa fille ; Alice était une petite fille pleine de vie et adorable, une enfant que tout le monde aimait, et qui en plus se montrait très intelligente. Apprendre à lire fut un jeu d’enfant pour elle- c’est le cas de le dire- et par la suite elle avait soif d’apprendre encore plus. Qui n’aurait pas été fier de son enfant dans ce cas ? Bien sûr, Francis aimait beaucoup sa fille, mais son inquiétude pour sa femme le rongeait chaque jour de plus en plus.
Peu après le cinquième anniversaire d’Alice, elle s’éteignit. C’était étrange, vraiment. C’était un bon jour pour Eleanor, elle riait, mangeait avec joie, n’avait pas l’air si malade… Et pourtant, elle ne se réveilla jamais de sa sieste, et Francis ne se réveilla jamais de ce cauchemar, emmenant sa fille avec lui.

Il ne pensait pas à mal lorsque tout à commencer, cette éducation qu’Alice qualifierait plutôt de torture quotidienne. Il souffrait, il souffrait tellement de la mort de la femme qu’il aimait. C’était trop dur, trop violent. Il ne voulait pas que sa fille ressente un jour cette douleur, alors il décida qu’il fallait l’endurcir, la protéger à tout prix de ce cruel monde et des sentiments qui ne lui apporteraient que de la souffrance. Un mois s’était écoulé avant qu’il ne mette en place son plan d’éducation. Il ne voyait pas le mal dans ce qu’il faisait, il ne voyait pas qu’en interdisant sa fille de sortir, qu’en la gardant enfermée avec seulement des livres et un peu de nourritures pendant des semaines, qu’en la frappant si elle osait dire quelque chose de travers, non il ne voyait pas qu’il lui causait plus de peine qu’il ne l’aidait. Pour lui, c’était la solution.
C’était toujours le même discours. Elle devait être forte, sécher ces larmes inutiles, chasser ces sentiments qui ne lui causent que des souffrances et apprendre. C’était la seule solution pour un futur brillant et une vie heureuse.
Au début les gens s’inquiétaient, ils venaient parfois, mais Francis ne voulait pas dévoiler son plan d’éducation parfaite. Il se contentait de les rejeter avec un sourire. Tout allait bien, Alice vivait bien. Les gens cessèrent de s’inquiéter parce que c’était ridicule de suspecter Francis de faire du mal à sa fille ; il l’aimait, et sa femme n’aurait jamais voulu cela. Et puis, Eleanor n’était plus là, donc on ne venait plus pour un thé et son sourire agréable.
Alice elle… C’était son père. Elle ne comprenait pas pourquoi elle devrait s’alarmer, il faisait cela pour elle, n’est-ce pas ? Il voulait le mieux, il le voulait… C’était l’espoir qui l’empêchait de dire quoi que ce soit, et lorsqu’elle se rendit compte que son père était devenu une autre personne, il était trop tard. Il était parti bien trop loin, et elle aussi.
Trois ans passèrent avant qu’elle ne s’aperçoive que l’espoir auquel elle s’était accrochée n’était qu’un mensonge. Son père qui autrefois peut-être voulait seulement la protéger était devenu un monstre d’avidité et les capacités spectaculaires que montrait sa fille le poussèrent à vouloir plus encore. Il voulait la perfection à présent, il voulait qu’Alice soit en tous les domaines la meilleure.

Elle tenta plusieurs fois de se rebeller, de s’enfuir. Autant se servir de son intelligence pour des choses utiles, c’était bien ce que son père voulait, n’est-ce pas ? Malheureusement tous ces stratagèmes tombèrent à l’eau. La prison que son père avait constituée était juste trop parfaite et elle ne l’était pas assez ; de plus elle se rendit bien vite compte que le jeu n’en valait pas la chandelle, puisque la punition s’avérait bien trop insupportable pour ce qu’elle avait à gagner. Elle perdit tout espoir de s’enfuir un froid soir d’hiver alors qu’elle avait 10 ans.
Elle était si proche du but… Alice avait ce soir-là réussi l’exploit de se faufiler hors de sa prison en crochetant la serrure à l’aide de ses pouvoirs. Elle avait réussi à faire passer des lianes à travers un petit trou dans le sol et à les rendre assez fine et consistantes pour qu’elles ressemblent à des épingles. Cependant l’exercice consuma une bonne partie de son énergie qui n’était à l’origine pas très importante. Elle savait où étaient les clés de son père, juste à l’entrée, sans aucune forme de méfiance. C’était surprenant, c’était trop facile… Elle prit les clés et sans autres formes de procès, ouvrait la porte. L’air glacial l’engouffra, elle frissonna. Le froid mordant la faisait de nouveau se sentir humaine. Un pas, ce fit tout ce qu’elle fit dehors avant que son père ne la prenne brutalement par le bras afin de la faire valser contre un mur.
Alice le savait à ce moment ; elle avait perdue, il avait de nouveau été plus intelligent qu’elle. Il avait raison, elle n’était qu’une moins que rien inutile, elle devait apprendre, c’était la seule solution pour se sauver. Elle devait être parfaite. Si cet état d’esprit ne la dissuada pas de s’essayer de nouveau, la correction et la semaine sans nourriture fit l’affaire. Rien que de s’en souvenir la faisait frissonner et elle pouvait presque sentir de nouveau la douleur de ce soir.
La jeune fille renonça complètement. Elle avait 10 ans, elle mesurait peut être un mètre quarante, n’en pesait que vingt, que pouvait-elle faire face à un homme, médecin de plus d’un mètre quatre-vingt ? Rien, absolument rien, c’était ce que la logique lui soufflait. Tout comme son père lui avait indiqué, elle se tut, arrêta de s’opposer à lui et s’adonna complètement à apprendre. Sa part d’humanité disparut tout simplement.

Elle n’avait aucune idée de ce qui l’avait fait réalisé son erreur, elle n’avait aucune idée de quand c’était arrivé, mais il lui semblait que c’était après la mort du roi et de sa femme. C’était lent, mais son père s’adoucissait, il lui donnait plus à manger. Pendant un moment elle pensa que c’était simplement parce qu’elle l’écoutait, mais un jour lorsqu’il lui prit le visage pour la regarder avec attention, elle comprit que l’expression qui froissait son visage n’était pas de l’irritation pour une quelconque erreur qu’elle aurait faite, mais de l’inquiétude. Elle ne le supporta pas. De quel droit, après l’avoir autant fait souffert, après lui avoir volé son humanité, son enfance, sa vie, de quel droit pouvait-il s’inquiéter ? De quel droit lui demandait-il pourquoi elle ne lui parlait pas ? Il n’était pas son père, il n’était plus qu’un créateur et elle était la machine, une machine programmée pour ne pas lui répondre comme il l’avait voulu, pour étudier et seulement étudier.
C’était insupportable de le voir progressivement retrouver son humanité alors qu’il lui avait tout prit. C’était dégoûtant de le voir essayer de réparer ses erreurs une à une. Alice ne pouvait pas lui pardonner, elle ne le voulait pas. Ce serait faire comme si ces dures années de souffrances n’avaient servi à rien, et s’il y a bien quelque chose qu’elle détestait, c’était l’inutile.

La guerre civile éclata ; ce n’était pas soudain pour elle, ce n’était pas un secret que les deux jumeaux n’avait pas du tout la même conception du pouvoir. Pour elle, ce fut surtout l’occasion de partir définitivement de ce trou à rat, de cette prison qui l’avait détenue injustement pendant plus de onze ans. Son père était de plus en plus dévasté. Ces deux dernières années avaient été aux yeux d’Alice encore pire que toutes celles auparavant, tout simplement parce que voir cet homme essayer de se rattraper était si pitoyable et si dégoutant que sa seule envie était de vomir en le voyant. Elle n’était plus enfermée dans sa chambre, alors cette fois-ci, il fut très simple se retrouver face à la porte, de l’ouvrir. Cette fois encore son père lui avait attrapé le bras, mais ce ne fut que pour l’enlacer. Pour Alice, c’était une bien plus cruelle punition que celle six ans auparavant. Pour la première fois en six ans, elle lui répondit directement et ils se disputèrent. Comme au « bon vieux temps ». La jeune fille ne se laissa pas marcher sur les pieds cette fois et de rage, le caractère violent et haineux de son père ressorti. Il la dénigra, la traita de tous les noms possibles et imaginables. Elle resta relativement calme, répondant avec acidité à ses insultes. Jusqu’à ce qu’il la frappe. Jusqu’à ce qu’elle voit de nouveau cette inquiétude dégoutante, cet effroi peint sur son visage. Jusqu’à ce qu’il fonde en larme et qu’il commence à s’excuser à genoux en face d’elle, lui tenant le visage. Non. C’était de trop. Sans mot dire elle se leva et sans se retourner malgré les cris de son père, elle sortit.
La sensation était encore mieux que ce dont elle se souvenait. Le soleil brillait, une légère brise vint agiter ses longs cheveux. Un pas, deux pas. C’était plus qu’elle n’en avait fait en dix ans. Elle prit une grande inspiration et réalisa alors.

Alice était libre.

Les premiers mois ne furent définitivement pas une partie de plaisir ; la guerre civile était violente et sans merci. Alice devait passer à travers les mailles pour ne pas risquer de se faire tuer. Bien entendu, elle s’aligna avec l’Ouest comme tout son peuple. La vie extérieure était nouvelle pour elle, et malgré la guerre, elle ne pouvait s’empêcher de trouver ce monde magnifique. Il y avait tant de choses qu’elle ne savait pas, tant de choses à découvrir… Peut-être qu’à ce moment-là, elle était heureuse.
C’était un accident, vraiment, qu’elle se fasse recruter au château, un heureux accident.
«Vous pouvez crever, ou vous pouvez m’écouter. » voilà les paroles qui lui valurent l’attention d’un groupe de soldats ayant perdu leur chef. Elle n’avait pas le choix, si elle-même ne voulait pas mourir dans l’embuscade de l’Est, elle devait bien faire équipe avec eux. Curieux comme la menace de mort nous fait s’accrocher à tout espoir de s’en sortir, même si c’est d’écouter et d’exécuter le plan d’une gamine qui semblait avoir seize ans tout au plus. Le plan n’était pas sans risque, il n’était pas non plus des plus brillant – la Alice de maintenant en grince des dents encore aujourd’hui-, mais c’était tout ce qu’elle avait sous la main à l’époque. Et pourtant, il fonctionna, bien mieux que l’on aurait pu l’espérer. Ce fut sanglant, barbare –l’armée de l’Ouest n’a jamais été connue pour sa délicatesse- et quelques soldats y perdirent la vie, mais les dégâts étaient limités et la plupart, en vie. Elle l'était en tout cas.
Quelques jours plus tard, sans qu'elle n'ait vraiment conscience de ce qu'il se passait, elle était au château, face à un conseiller et un général un peu subjugués. Il fut décrété qu’elle resterait au château pour ses capacités afin de la tester et voir si elle possédait ce qu’il fallait pour être élevée au rang respecté de stratège. Très vite il s’avéra que son aide pouvait être précieuse et en période de crise où les cerveaux étaient les bienvenus, elle fut incluse dans une sorte de cercle des décisions. Tout était nouveau pour elle, mais surtout, c’était un véritable challenge, et Alice aimait les challenges.
Cependant elle n’aguerrît le statut de stratège que plus de deux ans après son arrivée. Elle était jeune, sortait de nulle part et était pour le moins étrange ; il y avait de nombreuses raisons de s’opposer à elle. Mais la Princesse trancha en sa faveur. N’était-elle pas elle-même jeune et pourtant à la tête d’un pays ? Alice avait fait ses preuves et puis, un stratège est interchangeable, au final.
Ainsi commençait sa vie de stratège officiellement. Elle se savait constamment surveillée, bien qu’elle fasse un travail admirable, il était toujours un peu difficile de laisser une si grosse tâche entre les mains d’une jeune fille, aussi intelligente soit-elle. Les doutes s’estompèrent progressivement cependant ; il s’avérait que le choix était le bon puisqu’elle ne cessait de s’améliorer. Le fait qu’elle ait des livres en tout genre et des personnes toutes très différentes à observer ne faisait que l’aider à aller dans ce sens. A présent, rares sont ceux qui questionnent les capacités d’Alice. La jeune femme a trouvé sa place au milieu du château, bien loin, loin de sa prison.
 


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