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 Les ombres tiendront la chandelle.

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Elfe, Noble

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Elfe, Noble


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MessageSujet: Re: Les ombres tiendront la chandelle.   Dim 19 Mar - 23:31

Plus d’une mèche s’étaient affranchies de toute discipline et voletaient en rubans clairs derrière la gamine qui fonçait à toute allure, le sourire aux lèvres malgré l’urgence de la situation. Ils avaient les choses en main ; ils étaient des héros -et les héros ne rataient guère leur coup, affirma-t-elle. Au pied du mur, ils trouvaient une autre solution plus brillante encore. Brillante comme les lustres qui chatoyaient au plafond. Magnifiés par une mémoire plus versée dans la grandiloquence qu’ancrée dans une réalité mille fois rebattue, ils prenaient des allures de petits soleils chatoyants. Marilee passait d’une obsession à l’autre sans jamais oublier de s’y consacrer corps et âme. Une volée d’escaliers ne l’aurait pas arrêtée. Quelle piètre défenseur aurait-elle fait, découragée par la simple perspective d’une descente sur les fesses ! Le danger de la chose lui échappait dans son entièreté : rater une marche, se briser le cou, tout ça était trop banal pour qu’elle se sentît concernée. Les évènements n’eurent pas l’occasion de lui donner tort ; Coleen ralentit avant de s’arrêter pour de bon, s’attirant au passage un regard à la fois intrigué et scandalisé de sa comparse. Eh bien quoi ? Allait-il donc se dégonfler ? Voilà qui l’aurait tout de même étonnée -à moitié seulement. Les hommes faisaient les fiers-à-bras mais passaient au final leur temps à brasser du vent.

Elle se tordit le cou pour le regarder, trépignant d’impatience. Ils n’avaient pas de temps à perdre en vaines discussions !  Il leur fallait rejoindre les lustres au plus vite, s’ils voulaient avoir la moindre chance de vaincre leurs adversaires.

« Tu sais où on va, ouuuu ? »

La bouche d’Elmir s’ouvrit un instant sur une grimace étonnée. La jeune fille n’avait pas tardé à reprendre contenance, mais c’était trop tard. Sa chance en or de prendre la tête des opérations venait tout juste de lui passer par-dessus la tête, et ça, c’était profondément injuste.

« Bien sûr, que je sais. »

Le coup d’œil qu’elle jeta aux alentours aurait pu démentir ses paroles, mais elle n’en avait cure. On parlait parfois d’instinct ; il était grand temps que le sien se réveillât. Elle était -pratiquement- certaine d’avoir pris la bonne direction sans vraiment s’en rendre compte. Pratiquement. Un mot tout bête qui fit se froncer ses sourcils et lui arracha une moue boudeuse.

« Tu pourrais te diriger à l’estomac, pour servir à quelque chose, puisque ton cerveau est en panne. Tu retrouves bien le chemin quand tu dois aller manger… »

Elle réalisait bien que cette pique avait la gratuité de l’air qu’elle respirait, mais cette vengeance mesquine pour l’avoir fait douter d’elle-même lui parut des plus appropriée. Elle lâcha la main de Coleen pour esquisser quelques pas en avant ; les couloirs enténébrés ne ressemblaient pas à ceux qu’ils traversaient de long en large dans la journée, baignés d’une lumière chaude. C’était enquiquinant -mais ils allaient se débrouiller, pour sûr.

« Je suis moins sûre parce qu’il fait noir. On n’a pas le temps de rester là, sinon… »

Un coup de tonnerre lui coupa la parole -irrespectueux au possible. Son cœur s’emballa un instant. Il fallait se ressaisir, et vite.

« Tu connais pas des passages secrets ? Ou des passages normaux, ou… »
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Violeur de propriétés privés, et crabe à ses heures

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Violeur de propriétés privés, et crabe à ses heures


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MessageSujet: Re: Les ombres tiendront la chandelle.   Lun 5 Juin - 4:53

Au "bien sûr" parfaitement crédible de sa compagne, Coleen haussa les épaules comme un enfant à qui l'on aurait reproché d'avoir posé une question stupide. Il ne demandait pas mieux que de la croire, si elle lui affirmait savoir par où aller ; remettre sa parole en question et exiger des preuves ne risquait pas de les amener où que ce soit, contrairement à la solution toute simple du "un pied devant l'autre". Après, bien sûr, il y avait le problème de la destination. Et l'urgence de la situation. Et d'autres choses sans doute qu'il avait dû oublier en cours de route, mais peu importe. Ils se devaient d'être rapides et efficaces, parfaitement coordonnés.
Coleen resta donc à fixer Marilee regarder de-ci de-là, sage comme une image, jusqu'à ce qu'elle ne reprenne la parole. Ouiii, bon. Ils étaient dans la panade, pour faire court, et ce n'était pas insulter son pauvre estomac qui risquait de faire avancer les choses. Ou les faire avancer eux, plus précisément. Et qui avait dit que son cerveau était en panne, hein ? Il fonctionnait à merveille ! La preuve, c'était qu'il se souvenait très bien ne jamais avoir utilisé son estomac pour aller où que ce soit, à part peut-être quand il était tout près des cuisines et pouvait sentir l'odeur des plats — quoi que même là, le rôle de son ventre restait très très discutable. De nuit, tant qu'à faire, il doutait très fort que les cuisines soient en pleine effervescence. Ils ne travaillaient pas sans jamais dormir, si ? L'idée lui parut bizarre, mais impossible de la chasser de son esprit. Pour faire autant de plats, remarquez, il fallait au moins autant d'heures de travail dans la journée qu'il y avait de chiffres sur les horloges.
Mince. Ce que ça devait être ennuyant, comme métier.

Sans surprise, l'expression outrée de son visage fut troquée contre une moue déçue aussitôt que la main de son amie lui glissa entre les doigts. Revenues contre son côté, ses phalanges frottèrent contre le tissu de son pantalon comme on étouffe un soupir.

« Je suis moins sûre parce qu’il fait noir. »

Ah, pour ça, elle avait raison ; les couloirs n'avaient pas du tout la même allure, de nuit. Pas effrayé pour un sou, Coleen n'appréciait pas pour autant de devoir se rendre quelque part sans voir au bout du couloir si le champ était libre ou non. Il n'avait pas vraiment l'habitude de sortir faire l'abruti une fois la nuit tombée. Sa mère aurait hurlé.

Attentif au tonnerre, il tenta de déterminer si l'orage était juste au-dessus d'eux, s'il s'approchait encore ou commençait à s'éloigner.

Le mouvement hésitant de ses épaules le laissa lui-même songeur.

« Pas de passage secret, mademoiselle, déclara-t-il tristement. Sinon je l'aurais déjà utilisé, et tu le connaitrais aussi. Sûrement. Peut-être. »

Il ne racontait pas tout à Marilee, non plus. Ils n'en étaient pas rendus à ce stade de confiance parfaite où il aurait envie de lui livrer ses plus terribles secrets — la faute à ses vilaines piques envers sa virilité, entre autres choses.

« Mais euhhh, on peut aller à l'entrée ! Ou vers l'entrée, comme ça on pourra retrouver le chemin jusqu'à la salle à manger ensuite. Il va falloir être très très discret, à cause des gardes. Et des monstres. »

Et des poules. Mais ça, ça allait de soi.
Histoire de remotiver les troupes, il força un peu de dynamisme et d'optimisme dans son sourire, un bras en l'air façon statue héroïque de preux guerrier. Il ne comptait pas laisser Marilee s'ennuyer ou ruminer en trainant des pieds. Quitte à devoir la titiller ou à se prendre un coup de chausson dans la tête pour avoir dépassé les limites, il avait l'habitude.

« Je fais confiance à votre sens de l'orientation, chef ! Ma vie et celle du Royaume sont entre vos petites mains toutes fragiles de fille. »

Il ne pouvait quand même pas être trop solennel non plus, parce que bon. Il restait un garçon, comme l'aurait si bien dit son amie.
Un jour, parole de Coleen, se faire traiter de garçon par Marilee deviendrait un compliment.
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Elfe, Noble

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MessageSujet: Re: Les ombres tiendront la chandelle.   Mar 6 Juin - 19:21

Pas de passage secret. Quelle poisse, se plaignit la gamine sans rien faire pour dissimuler la moue qui tira alors les commissures de ses lèvres vers le bas. La certitude que ce bâtiment devait fourmiller de corridors clandestins tapissés d’ombres inquiétantes, de portes dérobées celées par des codes mystérieux et des tentures à l’allure ordinaire n’arrangeait guère les choses. Eh quoi ! Se faufiler d’un endroit à l’autre sans que personne ne puisse rien en savoir, ç’aurait été quelque chose ! L’idée que Coleen ait pu détenir la moindre information à ce sujet sans vouloir lui en faire part lui effleura l’esprit -furtivement, chassée d’un simple battement de cils. C’était stupide. Quel était l’intérêt d’arpenter seul ces couloirs ? Qui aurait plus mérité qu’elle d’en avoir connaissance ? Selon sa louable coutume d’idiot, Coleen avait décidé de se montrer parfaitement inutile. Satisfaite de cette explication rassurante, Marilee retrouva un peu de l’aplomb qu’elle avait perdu lorsque son ami avait interrompu leur course folle. Ils trouveraient une solution.

L’entrée principale. Un froncement de sourcils obscurcit le visage de la gamine : si elle avait été une poule, c’était exactement le chemin qu’elle aurait emprunté. Après tout, nul n’aurait pu se douter que des envahisseurs bardés de fer jusqu’au bec empruntent la grande porte. Les évidences passaient inaperçues, présentes sans jamais vraiment l’être. Les mises en garde de son complice n’en prenaient que plus de sens, et Elmir se sentit soudain moins sûre d’elle. Les gardes ne lui faisaient pas peur, les poules ne lui inspiraient qu’un sentiment d’urgence damasquiné d’héroïsme enfantin, mais les monstres -eh bien, les monstres, c’était une autre paire de manches. Ceux qui n’avaient ni forme ni contours, ceux auxquels son imagination, aussi prolixe fut-elle, ne pouvait définir par d’autres adjectifs qu’affreux. Ceux qui n’existaient pas le jour -mais qui, par une nuit pareille, auraient pu être charriés par le vent hurlant. Peut-être même y avait-il des fantômes, des spectres vaporeux qui hantaient le hall en gémissant.

Marilee releva la tête, les bras toujours croisés, des éclairs dans les yeux. Ses mains fragiles ? Ni Coleen ni le royaume n’auraient pu en rêver de plus sûres ! Cette remarque effrontée eut le mérite de la ramener à la réalité -une réalité bien à eux, peuplée de créatures qui n’existaient qu’à leurs yeux mais que la petite se plaisait à chérir. Un hochement de tête, et Marilee se remit en marche. Insulte à ses mains ou non, le temps pressait -et l’idée n’était, dans le fond, pas si mauvaise ; d’autant meilleure qu’ils n’en avaient pas d’autre.

« Elles ne sont pas fragiles, grogna-t-elle à mi-voix en descendant une volée de marches, le pas ralenti par son assurance factice. Elles sont pas obligées d’être rugueuses et laides pour être solides, d’abord. »

Cette histoire ne lui restait pas réellement en travers de la gorge, mais elle lui permettait de parler et de laisser les mots couvrir, pendant un temps, les lamentations des arbres là-dehors, tout près d’eux.

« Et puis les monstres, je t’ai déjà dit que ça n’existe pas. Tu dis ça juste pour m’embêter, conclut-elle du ton des évidences. Et ça ne marche même pas. Parce que les monstres et les fantômes, je sais que ça n’existe pas. Les poules, si. »

Certitude branlante qui ne la retenait guère de jeter, de loin en loin, quelque coup d’œil discret aux plinthes et aux recoins dont on ne discernait que les ombres.
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