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 Blackmail is good for you! {A qui voudra perdre du temps avec Enzoh.~}

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Localisation  : Je suis tombé contre une étagère qui s'est renversée...O____O'
Emploi/loisirs  : J'écris beaucoup. C'est presque devenu un loisir, avec le temps!XD
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Age: 22 ans. Ca va, je ne suis pas encore ridé.u__û
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MessageSujet: Blackmail is good for you! {A qui voudra perdre du temps avec Enzoh.~}   Mer 2 Nov - 3:58

Quand Enzoh ouvrit les yeux, son regard se posa sur un plafond merveilleusement ouvragé. Il cligna deux ou trois fois des yeux, se demandant à quelle pièce pouvait appartenir cette merveille, pensif. Pas à la salle des archives, ça c'était sûr. Pas non plus à sa chambre, chez lui. Il regardait le plafond assez souvent pour savoir qu'il n'était pas aussi travaillé. Il lui vint à l'esprit, l'espace d'un instant, qu'il s'était endormi et qu'il rêvait, perdu dans les méandre agréables mais imprévisibles du sommeil, qui lui faisaient en ce moment même voir un paysage artificiel mais néanmoins somptueux. Puis un froid intense l'envahi, ainsi qu'un inconfort certain et un mal de dos atroce. Ses yeux s'ouvrirent en grand, chassant toute confusion de son esprit embrumé. Le jeune homme aux cheveux blonds se redressa en silence, et passa sa main dans ses cheveux décoiffés. Il poussa un soupir et y remit énergiquement un peu d'ordre, s'autorisant à regarder autour de lui une fois que le résultat lui paru satisfaisant. Donc, il était bien dans un des nombreux couloirs du château de la jolie Princesse Annahita, et comme il s'en doutait, il avait du y piquer un rapide somme. Involontairement, ça allait de soi. Sinon, il était évident qu'il ne se serait pas allongé à même le sol, qui était glacial et peu accueillant, il devait dire. Il tapa du poing contre la surface polie, qui lui renvoya le reflet trouble d'un jeune homme bien habillé, au visage charmant mais fatigué. Il avait du faire un malaise, de toute évidence.

Enzoh se releva, et posa une de ses mains sur le mur, le temps que ses jambes s'habituent à le porter de nouveau. Une fois qu'elles eurent cessées de trembler comme des feuilles, il s'autorisa à inspecter de nouveau le couloir, mais ne vit personne. A moins que dix personnes soient passées devant lui sans s'inquiéter qu'il fasse une sieste à terre, de toute façon, personne n'avait du passer par là depuis, peut-être... Dix minutes? En général, il ne mettait que quelques minutes à se remettre de ses malaises, ce qui était, il devait l'avouer, plutôt utile quand ça le prenait lorsqu'il travaillait, par exemple. Il n'aurait plus manqué que l'encre de ses feuilles aillent s'imprimer sur ses joues! Il aurait eut l'air passablement stupide, sans compter que la feuille aurait été gâchée, et qu'il aurait fallu tout refaire. Cette pensée fit naitre un petit sourire sur les lèves d'Enzoh: Quand sa maladie commencerait à influer sur son travail, il pourrait s'inquiéter. Pour l'instant, les symptômes n'étaient pas si alarmants que ça. Rien qu'il ne connaissait pas déjà et auquel il ne s'était pas habitué.

Il se tourna vers une des fenêtres qui donnaient sur l'extérieur, et s'aperçut, avec une certaine surprise, qu'elle donnait en partie sur le terrain d'entrainement. A un des bouts du terrain, trois enfants, auxquels il aurait donné entre sept et neuf ans, s'amusaient à créer des boules de feu en s'agitant. Leurs cris de plaisir lorsqu'ils réussissaient parvenaient jusqu'à lui, et cette scène l'attendrit. Ils étaient probablement des enfants de Nobles, venus s'entraîner là entre deux cours. S'ils ne revenaient pas à temps, leurs précepteurs allaient sans doute se mettre en colère. Ah! Il se souvenait fort bien de toutes ces fois où Perrine et lui s'étaient cachés dans les placards de leur maison pour que le leur ne les retrouvent pas à temps pour la leçon. Les enfants aimaient beaucoup mettre les adultes hors d'eux, il en savait quelque chose. Enfin, maintenant qu'il n'en était plus un, il se devait d'être raisonnable, n'est-ce pas?

Enzoh sorti de sa poche un petit flacon, dans un geste que n'importe qui aurait qualifié d'habitué. Il le fixa un instant, observant avec mélancolie le liquide ambré qui s'y trouvait à l'abri. Il s'en voulait un peu de mentir chaque jour à son père et son entourage sur son état: Mais il était trop tard pour faire demi-tour, à présent. Dire la vérité, c'était le condamner aussi certainement que la maladie. Et ça, il n'en avait pas envie. Il voulait pouvoir profiter des années qu'il lui restait comme il se devait.

Enzoh se força à retrouver son habituelle expression détendue, et voulu remettre le flacon dans la poche de sa veste. Malheureusement, il lui échappa des mains, et tomba à terre dans un petit 'cling', pour rouler sur le sol jusqu'aux...Pieds de quelqu'un. Oh oh. Enzoh plaqua immédiatement un grand sourire sur ses lèvres, et y ajouta une touche de gêne. C'était bien le moment que quelqu'un arrive, juste à ce moment là!

« Ah, excusez moi, je suis très maladroit, en ce moment. Vous pourriez me rendre mon bien...S'il vous plaît? »
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MessageSujet: Re: Blackmail is good for you! {A qui voudra perdre du temps avec Enzoh.~}   Mer 2 Nov - 17:58

[Ohoho, je t'avais bien dit que je le ferais. Malheur à Enzoh, ahaha.XD
Je ferme des posts, j'en ouvre de nouveaux, rien de tel pour sentir que l'AIRE DU CHANGEMENT EST PROCHE !XDDDD
T'as vu comme j'ai bien posté, aujourd'hui ?]



Morgan s’ennuyait ferme, comme bien trop souvent à son goût. Et plus il y songeait, plus il s’énervait : cela dit, il en arrivait à se demander s’il ne confondait pas cause et effet. Il s’était levé d’une humeur tout à la fois exécrable et empreint de la certitude que cette journée serait mauvaise. Résultat, il n’avait pu se garder de hurler sur cette pauvre Sally lorsqu’elle avait tenté de le coiffer. La simple évocation de ce douloureux épisode suffit à apporter de l’eau à son moulin : mais où avait-elle appris à utiliser un peigne ? Sans doute avait-elle cherché à le décapiter, pour tirer à ce point ! Ce n’était pourtant pas une telle garce d’ordinaire, force était de croire qu’elle ne devait pas être très réveillée. Suite à quoi, sa leçon de piano avait tourné au véritable fiasco. Son professeur absent, il avait évidemment fallu qu’un stupide remplaçant prenne sa place ! En plus de ne pas avoir été capable d’interpréter la partition sans erreur, sous le fallacieux prétexte qu’il ne l’avait jamais jouée auparavant, cette espèce de demeuré n’avait pas trouvé mieux que de critiquer son maintien qui, pourtant, était impeccable ! Remettre ses acquis en question sans être fichu de corriger correctement une véritable erreur, n’était-ce pas le comble du comble ? Et puis, cette musique ne lui avait pas plu, de toute manière ; Morgan n’avait pas eu envie de faire le moindre effort et de fait, n’en avait en effet absolument pas fait, tant et si bien qu’il avait fini par sortir en trombe de la pièce sans plus de cérémonie, laissant ce pauvre fat avec sa seule incompétence. Qu’il fasse son cours au vent ou aux murs, ils se montreraient à n’en point douter tout aussi intéressés ! Ces aristocrates de petite noblesse ne méritaient pas une once de son insigne respect, moins encore une minute de son attention.

Et tout avait été ainsi, de mal en pis. Chaque fois, le gamin finissait par se vexer, crier son insatisfaction et l’incompétence généralisée dont devait selon toute vraisemblance être frappée l’intégralité du personnel –et tyranniser les serviteurs ne l’avait pas plus distrait que cela, tant cette occupation s’était au fil du temps ancrée à sa noble routine. Morgan arpentait donc les longs corridors du château, une expression entre l’outrage et l’ennui étirant ses traits : il pouvait le voir dans le reflet que renvoyait le sol. Ses cheveux étaient coiffés en une simple queue de cheval cette-fois, mais ses vêtements pastel restaient particulièrement ouvragés. Sans tomber dans l’excès, ces fioritures conféraient à sa tenue un caractère unisexe malgré son short long. Les bras croisés, il fit la moue : une journée pareille, personne n’aurait dû le lui imposer ! Alors qu’il ne faisait jamais rien de mal, se comportait constamment d’une si exemplaire manière, respectait à la lettre les convenances ! C’était injuste, ni plus ni moins. Il comptait se rendre dans les appartements de sa sœur aînée, entretenant l’espoir qu’elle y serait seule et aurait du temps à lui consacrer. Sa famille ne pouvait qu’être bonne, fut-ce lors d’une aussi affreuse journée que celle-ci. Toutefois il trainait en chemin, prenant le temps d’observer les murs, les tableaux, les sculptures –et renversant même un vase au passage : cela ferait du travail pour ces tire-au-flanc, il était hors de question que lui-seul passe un mauvais moment quand eux ne faisaient que faire semblant de travailler !

Un tintement le fit sortir des noires pensées qu’il n’avait de cesse de ressasser. Jetant un coup d’œil à ses pieds, il avisa un flacon qu’il s’empressa de ramasser : tiens tiens, justement, il était plein. Yanaë songeait à le vider dans quelque pot de fleur « juste pour voir » lorsqu’une voix l’en prévint fort heureusement :


« Ah, excusez-moi, je suis très maladroit, en ce moment. Vous pourriez me rendre mon bien...S'il vous plaît? »

Morgan releva la tête, pour tomber nez-à-nez avec quelque individu. Qui de toute évidence se proclamait propriétaire de ce…, truc. Tout en lui adressant un grand sourire aussi hypocrite qu’il semblait aimable, l’Esprit ne se gêna pas pour le détailler : plutôt grand, beaucoup plus que lui –ce qui était, il en convenait, somme toute assez simple. Blond, et d’une politesse qui évoquait à Morgan la haute-société. Élégant, bien habillé. Il aurait presque pu passer pour quelqu’un de normal si un détail n’avait pas tranché avec le décor, et retenu l’attention du jeune garçon : ses yeux. Ceux d’un humain, à n’en point douter : des yeux qui bougeaient dans tous les sens quand les leurs n’en avaient pas besoin. Au travers desquels on pouvait déceler ce qu’on voulait, avec un peu de perspicacité et de patience.

Comme c’était amusant ! Depuis quand les Humains étaient-ils censés entrer au château en tant qu’autre chose que serviteurs ? Celui-ci avait l’air fatigué et, pourtant, il n’avait pas l’air d’un voleur. Le sourire qu’arborait la petite peste se teinta d’une touche de curiosité mal placée. Il ne détestait pas les Humains, après tout, il s’agissait de la race de leur bien-aimée princesse. Morgan avait pris le pli de juger ses interlocuteurs en fonction de leur caste sociale plus qu’autre chose, le reste venait plus tard.


« Bien entendu, répondit-il avec affabilité en tendant le flacon, avant de sembler se raviser en ramenant finalement son bras près de lui. Ou pas. Tu n’avais qu’à pas le faire tomber, maintenant, je ne vois pas pourquoi je te le rendrais. »

C’était sur un ton condescendant qu’il avait prononcé ces dernières phrases : il avait le flacon, son vis-à-vis le voulait. Conclusion logique : lui, Morgan, avait l’avantage. Et il aurait été stupide de laisser passer une occasion de s’amuser un peu, pas vrai ?

« En plus, tes vêtements sont froissés, ajouta-t-il avec un sourire vaguement goguenard et un signe de la tête. Ta maman ne t’a jamais appris à faire attention à tes affaires ? Moi, je crois que ce flacon, il est plus en sécurité avec moi. Tu en penses quoi, Monsieur l’Humain ? »

L’ennui était pour l’instant balayé de son visage, remplacé par cette mine supérieure si difficile à lui faire ravaler. Malheur à qui croisait son chemin : il ne comptait pas le lui rendre si facilement.
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MessageSujet: Re: Blackmail is good for you! {A qui voudra perdre du temps avec Enzoh.~}   Ven 11 Nov - 20:41

A peine Enzoh avait-il posé ses yeux sur la personne qui avait ramassé son flacon qu'il senti qu'il ne le reverrait pas de sitôt, son médicament. Le jeune homme ou la jeune fille qui l'avait à présent en mains venait de lui adresser un immense sourire qu'il ne jugea pas sincère, et il décela immédiatement en cette personne quelqu'un de passablement casse pieds derrière toutes les dentelles qu'elle arborait. Bien. Ce n'était pas la première fois qu'Enzoh se frotterait à des enfants gâtés qui pensaient que le monde leur appartenait et agissaient comme tels. Lors de sa première visite à la Cour, il avait eut l'occasion d'engager de très intéressantes conversations avec des personnes de son âge, qui possédaient un point de vue pour le moins particulier sur le monde. A en juger par ses affaires, qui étaient loin de ressembler au sobre uniforme des serviteurs, la jeune personne qui lui faisait face devait faire parti de la Noblesse, aussi avait-il tout intérêt à bien choisir ses mots pour ne pas l'agacer ou lui donner envie de le corriger. Enzoh n'était certes pas un serviteur, mais il ne faisait pas non plus parti de la Noblesse, qui méprisait le plus souvent le milieu dont il était originaire. Alàlà. Tant de soucis et de règles pour rien, songea-t-il en gardant plaqué sur son visage un sourire aimable. S'il avait de la chance, cet enfant lui rendrait son flacon sans faire d'histoires, et reprendrait son chemin comme si de rien n'était. Malgré tout, le jeune homme aux yeux bleus en doutait fortement. Sa nouvelle connaissance avait tout l'air d'être agaçante. Une simple impression, qui lui laissait un goût quelque peu amer dans la bouche. Il n'avait pas vraiment besoin qu'on lui vole ses médicaments, lui qui avait déjà tant de mal à se les procurer. Surtout qu'il n'était pas censé en avoir sur lui, il n'était pas malade. Au pire, pensa-t-il avec ironie, il allait devoir simuler un énorme rhume.

Cet enfant ne devait pas être passionné des mélanges que l'on donnait aux malades, de toute manière. Il ne devrait pas discerner le vrai du faux s'il lui disait que c'était un médicament contre la toux.


« Bien entendu.
(Il lui tendit son flacon, mais se ravisa presque immédiatement, l'éloignant à nouveau) Ou pas. Tu n’avais qu’à pas le faire tomber, maintenant, je ne vois pas pourquoi je te le rendrais. »

Enzoh se retint de pousser un petit soupir. Comme il l'avait pensé, cet enfant était un véritable casse pied. Ou cette enfant, d'ailleurs, il n'arrivait pas à lui coller un sexe précis. Ses longs cheveux et sa petite taille lui faisaient penser qu'il était une fille, mais ses vêtements le faisaient pencher en faveur d'un jeune garçon. Sa voix ne l'aidait pas vraiment non plus, n'étant ni assez aiguë ni assez grave pour qu'il puisse en juger. En tout les cas, cette voix avait une inflexion qu'Enzoh n'appréciait guère, et qui annonçait des problèmes en perspective. L'espace d'un instant, le métisse se prit à maudire le mauvais œil de toujours le mettre dans des situations impossibles et désagréables, avant de penser que c'était peut-être là l'œuvre de sa Déesse protectrice, Anhô, et que cette dispute pouvait être nécessaire. Nécessaire à quoi, il n'en savait rien, mais ça valait la peine d'attendre pour le vérifier et ne pas se fâcher. Il ne voulait pas vexer la très respectée sœur aînée de tous les Dieux, après tout. Leur volonté était inébranlable et leurs desseins flous si l'on avait pas la patience requise pour en voir le résultat.

« En plus, tes vêtements sont froissés. Ta maman ne t’a jamais appris à faire attention à tes affaires ? Moi, je crois que ce flacon, il est plus en sécurité avec moi. Tu en penses quoi, Monsieur l’Humain ? »


Que son interlocuteur le considère comme un Humain n'étonna pas Enzoh, car il était loin d'être le premier à faire la confusion, et certainement pas le dernier non plus. Il ressemblait à un Humain, en avait les yeux, et les métisses n'étaient pas monnaie courante dans le beau Royaume d'Illea. La remarque sur ses vêtements froissés, en revanche, le vexa bien plus. Il baissa les yeux sur son costume, et tenta en vain de le lisser, sans grand résultat. S'il y avait bien une chose qu'Enzoh Austen détestait, c'était ne pas être impeccablement bien habillé, et la remarque du Noble aux cheveux roses le contrariait par conséquent assez fortement. Au moins, se dit-il pour se consoler, ses cheveux ne portaient plus les traces de sa sieste improvisée sur le carrelage froid du couloir. C'était déjà ça de pris; Il n'avait pas envie de passer pour une personne négligée, ce qu'il était très loin d'être en vérité. Adressant un nouveau sourire chaleureux à la jeune personne qui avait de toute évidence décider de le taquiner, il haussa les épaules, sans pour autant perdre son attitude qu'il espérait suffisamment fière et droite.

« Humain, seulement à moitié,
fit-il d'une voix calme et assurée, Vous savez, je fais normalement bien plus attention à mes affaires. Il serait regrettable que vous me jugiez sur une rare maladresse de ma part. »

Il attendit un instant, avant de légèrement s'incliner devant son interlocuteur, qui était clairement d'un rang supérieur au sien. Par ce geste, il reconnaissait son autorité et sa supériorité, mais faisait savoir qu'il n'était pas qu'un simple serviteur. Sans quoi, il aurait fait une révérence complète.


« Mon nom est Enzoh Austen. Je travaille au château en tant qu'archiviste. Veuillez excuser ma tenue froissée, je ne m'en étais pas rendu compte.»

[L'air du changement, avec Morgan... L’Apocalypse, plutôt ! Quelle sale bête. Mais le titre convient parfaitement, du coup!XD]
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MessageSujet: Re: Blackmail is good for you! {A qui voudra perdre du temps avec Enzoh.~}   Mer 23 Nov - 17:50

[Moui, ce titre, c'était pire qu'une invitation, quoi. Morgan est une petite créature aussi chiante que vicieuse, née pour apporter le malheur là où elle passe.XD
Et mon chewing-gum rose apporte l'apocalypse s'il veut, na !==
Touyoutou, toutouyoutou... Au fait, tu sais quoi ? Mon prof d'anglais spé m'a dit que c'était pas cher du tout d'aller à Prague... Alors, hein... Aucun rapport, je sais, mais je le dis quand même. 8D
Posté.XD]



Morgan fronça les sourcils, sans tenter de cacher son incrédulité. A moitié humain ? Parce qu’une pareille chose était possible ? Son trouble venait de ce qu’elle ne s’était jamais penchée sur la question : quelle personne saine d’esprit aurait désiré vivre avec un individu qui mourrait des centaines d’années avant elle ! La logique, la culture, la religion, rien ne préposait deux êtres si différents à cohabiter. Il suffisait pour comprendre cela de jeter un œil au monde qui les entourait à présent ; s’ils n’avaient su vivre dans le même pays, alors ils ne sauraient vivre sous le même toit, c’était une aberration à laquelle Morgan ne comprenait strictement rien ! Elle, ne détestait pas les Humains, ne détestait pas les Esprits, et en concluait donc ne pas devoir détester leur métissage. Ce fut toutefois avec un silence éloquent nappé d’une septicité glacée que la remarque de Monsieur-Flacon fut accueillie par la petite peste. A ses yeux, ce pauvre homme avait tout d’un humain, et rien d’un Esprit ! Peut-être se fichait-il ouvertement d’elle ? Si tel était le cas, il ne tarderait pas à comprendre à qui il avait affaire ! Yanaë croisa les bras, sans lâcher le flacon pour autant ; le ton employé par ce garçon ne lui faisait pas songer à une mauvaise plaisanterie, certes. Mais elle s’ennuyait toujours, et sa journée n’en était pas moins mauvaise, aussi décida-t-elle de continuer son petit manège aussi longtemps qu’elle en aurait l’envie. Rien ne la contraignait à la lui rendre, sa fiole de verre ! De cela, ils étaient tous deux parfaitement conscients. Ne restait donc à son vis-à-vis qu’à jouer suffisamment finement pour récupérer son bien : sans quoi les plantes en feraient un très bon usage peut-être, meilleur en tout cas que celui que lui réservait cet étourdi en le laissant si négligemment rouler à terre.

« Vous savez, jugea-t-il bon et bien vainement de préciser, je fais normalement bien plus attention à mes affaires. Il serait regrettable que vous me jugiez sur une rare maladresse de ma part. »

Morgan haussa les épaules, feignant l’indécision. Pauvre garçon, bien sûr, qu’elle le lui rendrait, elle n’était pas un monstre jugeant autrui sur une simple erreur qui jamais plus ne serait commise, pas plus en outre qu’elle ne tenait rigueur d’une petite méprise ! N’avait-elle pas le cœur sur la main ? N’était-elle pas réputée pour sa grande générosité, ses innombrables largesses, ses ineffables bontés ? Elle décroisa les bras, ramenant le liquide ambré à hauteur de son visage et l’observant de plus près : l’image du blond, à travers ce philtre et le prisme du verre, lui apparaissait déformée, laide et changeante. Elle lui arracha un sourire tandis qu’elle le baissait à nouveau pour voir son interlocuteur effectuer quelque révérence. Ainsi, le rapport de force était clairement établi et nul d’y oserait déroger durant leur petit entretien. Parfait ! songea la petite sang-bleu, au moins ce manant –car il ne pouvait décemment s’agir d’autre chose, quoiqu’elle ne comprît pas en ce cas la raison de sa présence en ces lieux– connaissait l’étiquette et respectait les bonnes manières ! La haute société n’avait pour elle que sa capacité à les imiter, et si elle ne leur reconnaissait que peu de mérite, Morgan avouait sans mauvaise foi qu’à ce jeu-ci du moins, ils disposaient d’un certain talent et de prédispositions amusantes. Comme le singe singeait l’Homme, le bourgeois singeait le noble. Ces pauvres hères si titres ni blason, sans histoire ni honneur, ces marchands, ces travailleurs, elle ne leur accordait pas un regard, pas une once de son insigne respect : et puis, ils lui faisaient penser à ce fat ignorant qui avait tenté de lui apprendre le piano un peu plus tôt.

Rien qui la mît d’une fort radieuse humeur.


« Mon nom est Enzoh Austen. Je travaille au château en tant qu'archiviste. Veuillez excuser ma tenue froissée, je ne m'en étais pas rendu compte.»

Austen. Austen Enzoh. Il ne lui fallut pas plus d’une petite seconde pour décréter que ce nom ne lui disait rien ; pas de rumeurs intéressantes, pas d’écho d’une lointaine conversation l’impliquant de près ou de loin ne lui revenint en mémoire. Cela dit, était-ce réellement surprenant ? Un archiviste à ses yeux intransigeants ne valait guère plus qu’un serviteur. Comment aurait-elle pu différencier le couleur si fade des fourmis qui grouillaient depuis son piédestal ? Chacune avait un rôle : le servir. La fonction exacte de leurs déambulations embrouillées et anarchiques ne relevait pas de son autorité, à elle qui ne devait qu’en profiter. L’archiviste, alors. Fort bien ; elle pouvait donc le martyriser à souhait sans que cela parvînt aux oreilles de son illustre père, ce qui l’arrangeait plutôt. Eût-il fait partie de la sphère militaire, le silence eût été de mise.

« Fort bien, Enzoh, lâcha-t-elle en souriant, sans faire cas de l’excessive familiarité dont elle faisait montre, mais je trouve tout de même que tu ressembles beaucoup à un Humain. Et puis je t’appelle comme je veux, de toute façon, je n’ai pas d’ordres à recevoir du personnel. »

Sa mauvaise humeur aidant, Morgan avait voué une bonne centaine de fois l’ensemble de ce dit « personnel » aux gémonies, des précepteurs aux bonnes en passant, présentement, par l’archiviste. Ce qu’il pouvait mal avoir choisi son jour pour laisser tomber ses affaires !

« D’autant que ça ne m’étonne pas, vous autres manants ne vous rendez jamais compte de ce qui offense pourtant nos yeux dès qu’on le voit. C’est pour ça qu’on impose des uniformes aux serviteurs : ils n’ont pas de sens de l’esthétique, leurs vêtements seraient trop laids. »

Coup d’œil à Enzoh, sourire méprisant.

« Et s’il n’étaient pas laids, ils seraient froissés. J’aimerais bien te le rendre mais…, tu sais, je juge ce que je vois et je vois et que tu ne fais pas attention à tes affaires. Tu n’as qu’à essayer de me convaincre, et si tu n’y arrives pas, je le garde. Je pourrais en faire cadeau aux plantes. »
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MessageSujet: Re: Blackmail is good for you! {A qui voudra perdre du temps avec Enzoh.~}   Dim 18 Déc - 2:57

Le sourire d'Enzoh se figea quelque peu, malgré tous les efforts qu'il fournissait afin de garder un air proprement affable. Le flacon aurait pu, il ne savait pas, tomber aux pieds d'une servante timide et discrète, qui lui aurait rendu sur le champ sans faire plus d'histoires. Il aurait également pu rouler jusqu'à un Noble respectueux et pressé, qui lui aurait remis en le sommant d'en prendre le plus grand soin la prochaine fois qu'il le sortirait. Ainsi, il aurait pu le récupérer et se plonger dans de nouvelles rêveries, ou plus probablement retourner à ses plumes et son encre. Malheureusement, le sort semblait en avoir décidé autrement, et il se passerait certainement un bon moment avant qu'Enzoh puisse de nouveau travailler ou rêvasser. Cette pensée manqua de faire soupirer l'élégant jeune homme, qui ne voyait que des contraintes à ce semblant de discussion qu'ils avaient, lui et cet enfant. Ce jeune homme (ou cette jeune fille) était aussi insupportable qu'il avait l'air de l'être. Cette fois, il pouvait y mettre sa main à couper sans avoir peur de la perdre par la faute d'un jugement erroné. Les enfants de Nobles, en général, possédaient ce caractère fier et vaniteux qui les rendaient si détestables aux yeux de la masse. Monsieur (ou Mademoiselle) ne faisait clairement pas exception à la règle, et s'il pouvait se montrer agréable avec ses pairs, il doutait qu'il le soit avec lui. Enzoh n'était pas Noble... Il pouvait en avoir l'air, avoir la prestance et le charisme d'un des résidents de ce beau château, mais jamais il n'en serait un. Ça ne le gênait pas outre mesure, il avait toujours été fier de ses origines. Mais dans le cas présent, ça l'aurait pourtant énormément aidé.

« Fort bien, Enzoh, mais je trouve tout de même que tu ressembles beaucoup à un Humain. Et puis je t’appelle comme je veux, de toute façon, je n’ai pas d’ordres à recevoir du personnel. »

Du 'personnel'. Effectivement, pensa Enzoh avec un arrière goût amer dans la bouche, il faisait parti du personnel. S'il se promenait dans les grands couloirs du château, ce n'était nullement car il y habitait, mais bien parce que son lieu de travail s'y trouvait. C'était un fait. Pour autant, l'utilisation du mot 'personnel' le dérangeait, voir l'humiliait. C'était le mettre au même niveau que les serviteurs et tout ce qui s'en suivait, et ça, il le supportait mal. Son travail n'était en rien comparable à laver le sol ou les vites ! Il avait une éducation, était cultivé et intelligent. Il savait écrire et lire à la perfection, il avait une fortune. Il n'était pas un villageois étant à peine allé à l'école et ne sachant rien faire d'autre que machinalement passer le balais. Non, non. C'était vraiment... Dégradant. Enzoh se retint d'afficher ouvertement son dégoût, cependant. Son image ne le lui permettait pas.

« D’autant que ça ne m’étonne pas, vous autres manants ne vous rendez jamais compte de ce qui offense pourtant nos yeux dès qu’on le voit. C’est pour ça qu’on impose des uniformes aux serviteurs : ils n’ont pas de sens de l’esthétique, leurs vêtements seraient trop laids. »

Vraiment ? Enzoh ne pensait pas avoir un sens de l'esthétique qui était une épreuve pour les yeux des autres. Au contraire, il s'habillait toujours avec goût, et suivait attentivement les différentes modes qui passaient à Illea. Oh, certainement les pauvres ne se donnaient-ils pas cette peine, et en pensant ainsi, l'uniforme était en effet une merveilleuse invention. Il n'aurait plus manqué que les serviteurs se promènent dans les couloirs en guenilles. Lui n'en avait pas besoin, il insistait, et il aurait bien aimé le faire comprendre à celui qui tenait prisonnier entre ses mains son médicament. Il s'était évanoui et son costume s'était froissé, mais avant qu'il n'embrasse maladroitement le sol, il était impeccable. Quelle poisse.

« Et s’il n’étaient pas laids, ils seraient froissés. J’aimerais bien te le rendre mais…, tu sais, je juge ce que je vois et je vois et que tu ne fais pas attention à tes affaires. Tu n’as qu’à essayer de me convaincre, et si tu n’y arrives pas, je le garde. Je pourrais en faire cadeau aux plantes. »

S'il n'avait pas été aussi poli, l'ainé des Austen aurait bruyamment juré. Remerciant son éducation stricte mais juste, il garda ce sourire plaqué sur ses lèvres, l'air simplement désolé. Renverser son médicament dans les plantes, quelle mauvaise idée ! Il en avait besoin, et ce n'était pas donné. Comment le convaincre de lui rendre, à présent ? Intérieurement, Enzoh maudit les caprices de ces enfants à qui on ne devait jamais dire non. Même ses parents n'avaient pas été aussi indulgents à son égard. Lissant son costume de nouveau, sans vraiment y penser, il répondit au petit, d'un ton toujours calme:

« Ne croire que ce que l'on voit... C'est une vision bien étroite des choses. Ais-je l'air du dernier des villageois ? Je suis aussi respectueux avec mes affaires que je le suis avec mes pairs. Cela ne vous arrive donc jamais d'être maladroit ? »

Sa mine se fit pensive, alors qu'il ajoutait, sur une intonation curieuse:

« Peut-être que mon côté humain vous déplaît ? Si tel est le cas, j'en suis profondément désolé, mais je n'y peux rien. »

[Morgan=Suicide en cinq minutes. Et ne nie pas, je sais que c'est la vérité! Sale bête!XD]
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MessageSujet: Re: Blackmail is good for you! {A qui voudra perdre du temps avec Enzoh.~}   Mar 27 Déc - 17:43

[Bon, Morgan est peut-être un tout petit peu une plaie, d'accord, mais c'est pas sa faute, c'est dans sa nature.O__O
Et puis, suicide, suicide... J'ai envie de dire, c'est pas sa faute !XD
Posté.]



Il fallait bien dire, songea avec animosité Morgan, que cet homme n’arrangeait en rien son cas. Qu’y avait-il qui ne fût pas suffisamment clair dans leur situation ! Austen, ou quel que fut son nom d’ailleurs, n’était pas en mesure de discuter sans allègrement outrepasser ses prérogatives. Le rang d’archiviste dans la grande fourmilière du château devait bien se situer au-dessus de celui de simples serviteurs –ne fut-ce que par l’éducation requise pour occuper ce poste– mais rester, pour autant que la petite peste en savait, loin en-deçà de la prestance de son propre nom. Ce qui lui accordait le droit de le martyriser, quoique ce point fût peut-être quelque peu discutable dans l’absolu, et surtout forçait ce manant à se plier à son insigne volonté. Et lui, idiot qu’il était, discutait ses ordres ! Etait-ce de sa faute à présent, si ce pauvre homme avait laissé tomber son flacon et froissé ses vêtements ? Yanaë ne se sentait pas le moins du monde en cause dans cette ridicule affaire ! Lui n’avait fait que ramasser la petite bouteille en verre et, plus par jeu que par envie de blesser ou par vice, s’était montré quelque peu…, réticent à la lui rendre. Lorsqu’il avait décrété désirer être convaincu du bien-fondé de son hypothétique action en la lui rendant, à supposer qu’il le fît un jour, il n’avait évidemment pas entendu que ce métis le contredise et, pire, insulte sa magnifique manière de penser. N’en déplût aux mauvaises langues, Morgan n’abhorrait pas le premier venu sur un coup de tête ; sa journée avait été terrible, et quelques circonstances aggravantes avaient eu vite fait de diriger sa haine ô combien justifiée vers ces pauvres incapables, irascibles et stupides membres du personnel en règle générale. « Monsieur l’Humain » avait dû commencer son ascension loin en dessous de zéro et, sans les armes du prestige de la noblesse ou l’autorité martiale, elle risquait de s’avérer plus que compliquée. Comme si cela n’avait pas été assez, des bourrasques continues de mauvaise humeur faisaient rage dans l’esprit pourri-gâté de Morgan et elles ne manquaient pas de le faire chuter dès que l’occasion se présentait.

Traduction : Austen était mal parti et Son Ego Piétiné n’eût qu’à saisir au vol le prétexte qui s’offrait à lui. Ce fat se croyait meilleur que lui ? Pensait-il pouvoir critiquer son « étroite vision des choses » ? L’air pincé que prit le visage du jeune garçon en dit plus long sur ses intentions que l’eurent fait de longues palabres ennuyeuses. Au revoir, petite bouteille, chantonna-t-il intérieurement, au revoir et bon vent…


« Ais-je l'air du dernier des villageois ? Je suis aussi respectueux avec mes affaires que je le suis avec mes pairs. Cela ne vous arrive donc jamais d'être maladroit ? »

Les lèvres du sang-bleu s’étirèrent en un sourire mauvais. Le dernier des villageois se complaisait dans la fange de son ignorance, et lui cherchait bon gré mal gré à s’en dépêtrer, mais c’était la seule différence ! A ses yeux intransigeants, un porc restait un porc, qu’il fut domestique ou bon pour l’abattoir. Ces distinctions n’étaient pas pour lui, elles lui semblaient aussi futiles que fastidieuses, scrupules affectés et accessoires. Son respect n’allait à aucun d’entre eux, de toute manière ! Ces va-nu-pieds sans titre ni honneur n’avaient ni son respect, ni sa sympathie ; tout juste une vague pitié, guère plus.

Ses maladresses passaient inaperçues, aussi inaperçu que le prétendu soin que portait ce songe endimanché à ses affaires. S’il cassait un bibelot précieux, c’était un serviteur. S’il faisait une bêtise, c’était un chat. S’il déchirait un vêtement, le sol était mouillé et la faute ne lui incombait pas. Lui savait se débrouiller avec maestria pour que jamais on le l’accusât de quoi que ce fut. Sa technique, quoique simpliste, avait plus d’une fois fait ses preuves : montrez quelqu’un du doigt, preuve à l’appui, la larme à l’œil. Une comédie bien jouée, un mensonge rondement mené cousu de fil blanc certes, mais sur un tissu immaculé. En outre, si cette fiole n’avait pas roulé à ses pieds, tout aurait été pour le mieux dans le meilleur des mondes pour cet homme. Pas de chance. C’était une qualité importante, la chance, pour les imbéciles chroniques dans son genre !


« Peut-être que mon côté humain vous déplaît ? Si tel est le cas, j'en suis profondément désolé, mais je n'y peux rien. »

Morgan poussa un soupir excédé et fit un geste évasif de la main : pour ce qu’il en avait à faire, de son côté humain, par pitié ! Il ne les détestait pas, lui ! Ce métissage insolite l’intriguait, lui laissait un goût d’absurdité dans la bouche –mais le manque de sens commun n’était pas héréditaire, heureusement. Mal à l’aise quelque part, Yanaë ne savait comment réagir, que penser d’un être qui n’avait au final sa place nulle part à Illea, d’Est en Ouest.

« Je me fiche de ton métissage, Enzoh machin-chose. Je préfère juger les gens sur des critères plus importants que ça, moi. Tu es bizarre, je te le concède, et je ne t’aime pas beaucoup, mais ça n’a aucun rapport. »

Plus importants mais quelque part tout aussi cruels. Il croisa les bras, toisant d’un air hautain son vis-à-vis avant de poursuivre :

« J’en conclue que tu laisserais tomber tes pairs par inadvertance. Rassurant, vraiment, ironisa-t-il. Et puis, des « pairs », tu ne dois pas en avoir tant que ça : des métis comme toi, je n’en ai jamais croisé alors vous ne devez pas être nombreux… Et des archivistes, ça ne doit pas courir les rues non plus ! »

Nouveau sourire méprisant.

« Peut-être que par pairs, tu voulais dire « roturier sans titre » ? D’ailleurs, tu n’as pas le droit de critiquer ma façon de penser ! »
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MessageSujet: Re: Blackmail is good for you! {A qui voudra perdre du temps avec Enzoh.~}   Ven 20 Jan - 3:10

« Je me fiche de ton métissage, Enzoh machin-chose. Je préfère juger les gens sur des critères plus importants que ça, moi. Tu es bizarre, je te le concède, et je ne t’aime pas beaucoup, mais ça n’a aucun rapport. »

En somme, résuma Enzoh avec un vague amusement, il était donc bizarre et il ne l'aimait pas beaucoup, mais ça n'avait aucun apport avec son métissage. Eh bien. Pour un peu, il se serait permis de l'interrompre pour lui demander sur quels critères il se basait pour juger ceux qui avaient le malheur de croiser son chemin. De toute évidence, ça devaient être des critères qui ne plaisaient qu'à lui, et qui n'étaient jamais tout à fait les mêmes. Enzoh se fit la remarque que cette jeune personne avait de la chance qu'il soit si à cheval sur la politesse et le respect; Sans ça, il lui aurait fait ravaler le 'machin-chose' sans se soucier de son rang. Pour être respecté, il fallait avant tout faire bien attention à respecter les autres. Même au dernier des serviteurs, le jeune homme aurait parlé avec une certaine déférence. Moindre que celle avec laquelle il s'adressait à ses supérieurs, mais tout de même. C'était une chose que ses parents lui avaient appris, une notion qu'il ne comptait pas remettre en question, pas plus aujourd'hui que demain ou dans une dizaine d'années, s'il vivait jusque là. Si tout le monde pensait comme lui, le monde s'en porterait bien mieux, mais hélas ! Il doutait que ça puisse se faire un jour. Il y aurait toujours des malpolis, ou des personnes trop fières de leurs origines pour s'abaisser à discuter avec le peuple. Enzoh ne pensait pas que l'uniformité était une bonne chose, car c'étaient les différences d'opinions et de caractère qui rendaient la vie en société aussi fascinante. Seulement, pour certaines choses, l'uniformité aurait du être de rigueur.

Comme la politesse et le respect, par exemple. Bon, se dit le métisse avec une pointe de soulagement, au moins l'enfant ne tenait pas compte de son métissage. A moins qu'il n'ait menti, ça n'avait pas l'air de le déranger. Savait-on jamais... Tout le monde n'était pas tolérant, en ce monde. Avec tous les morts qu'avait causé la Guerre Civile, mieux valait s'attendre à une probable animosité de la part de ses interlocuteurs envers sa part 'humaine'.

« J’en conclue que tu laisserais tomber tes pairs par inadvertance. Rassurant, vraiment. Et puis, des « pairs », tu ne dois pas en avoir tant que ça : des métis comme toi, je n’en ai jamais croisé alors vous ne devez pas être nombreux… Et des archivistes, ça ne doit pas courir les rues non plus ! »

Enzoh fit un effort pour ne pas grimacer. Il garda son sourire, se retenant de froncer les sourcils et le fusiller à son tour du regard. Petite peste hautaine et sûre d'elle, il n'y avait qu'à voir la manière dont cet enfant se tenait pour s'en rendre compte. Malgré ses certainement pas encore quatorze ans, monsieur ou mademoiselle ne devait pas avoir l'habitude de se faire marcher sur les pieds ou même être contredit. Voilà à quoi menait une éducation manquant de fermeté, quoi que sur le coup, Enzoh pensait que cela pouvait être amusant. S'il la provoquait sans en avoir l'air, allait-elle mordre à l'hameçon ou lui retourner ses insultes aussi subtilement ? Il avait assez confiance en son rang pour pouvoir aller jusque là. L'insulter ouvertement, sûrement pas, tout ceci lui vaudrait de sévère réprimandes; Mais sans en avoir l'air, qui pourrait l'accuser d'avoir dit quoi que ce soit ?

Enfin. Il ne laissait jamais tomber ses pairs, quoi qu'elle puisse en dire. Ses amis, sa famille, et même ses connaissances pouvaient compter sur lui. Il était fiable. S'il les décevait, c'était qu'il ne l'avait pas fait exprès, comme pour son flacon il y avait quelques instants. Pouvait-on décemment lui tenir rigueur d'une si rare maladresse ? Il en doutait, à moins de ne vouloir l'énerver. Ce que son interlocuteur mourrait de toute évidence de faire.

« Peut-être que par pairs, tu voulais dire « roturier sans titre » ? D’ailleurs, tu n’as pas le droit de critiquer ma façon de penser ! »

Plutôt, oui. Enzoh hocha doucement la tête en signe d'approbation, toujours aussi souriant. Perdre la face et laisser la colère étirer ses traits était le premier pas vers la défaite. Le guerrier qui menait la bataille jusqu'au bout était celui qui enfouissait ses sentiments au plus profond de son être. Cette jeune personne serait un ennemi redoutable dans quelques années, si elle parvenait à laisser tomber ce côté capricieux et égocentrique qui la rendait détestable dès la première conversation.

« Je ne critique pas votre façon de penser, fit Enzoh en haussant légèrement les épaules, je donne mon opinion quant à votre façon de voir les choses. J'en ai le droit, il me semble, on ne m'emprisonnera pas pour ça. Vous ne trouvez pas enrichissant d'écouter ce que les autres ont à dire ? »

Il fit mine de réfléchir, l'espace d'un instant. Il aurait pu être bien plus acide, mais ne le souhaitait pas. Après tout, insupportable ou pas, la personne à laquelle il parlait était un enfant, et lui était un adulte. Il se devait d'être responsable et de ne pas se laisser aller, ça n'aurait pas été très digne de hurler sur plus jeune que soit.

« Dites vous aussi que sans ces roturiers sans titre, votre titre n'aurait plus aucune valeur, car il ne vous distinguerait en rien des autres. »

[God bless Morgan. Il fallait l'inventer! Mais c'est pas grave, il va peut-être se calmer en grandissant! On sait jamais.8D]
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MessageSujet: Re: Blackmail is good for you! {A qui voudra perdre du temps avec Enzoh.~}   Sam 17 Mar - 0:21

[Se calmer ? Aha, fais-moi rire, oui, ce sale chewing-gum se sentira jamais grand, de toute façon !XD
Posté.]




Apporter d’infimes nuances à quelque parole ou notion déplaisante, Morgan le maîtrisait à la perfection. N’était-ce pas une qualité absolument nécessaire que de savoir modérer quelque avis, quelque considération ou, plus fréquent encore dans le cas de cette petite peste qui ne mâchait guère ses mots, quelque ordre trop rabaissant, trop enquiquinant pour sa noble personne ? Cela oui, une critique se déclinait en une palette infinie de couleurs et, pour autant qu’elle en savait, il n’y avait qu’un pas du rouge le plus agressif à un doux rose pastel. Yanaë n’avait jamais jugé utile de remettre en question sa mainmise absolue sur ce domaine et, pourtant, se trouvait bien embêtée de constater qu’elle n’était pas la seule à en user et abuser : Austen aussi, en était capable, et de toute évidence bien décidé à le lui prouver.

Si en effet critiquer les manières de penser de ses supérieurs était passible d’une multitude d’ennuis, apporter un avis que l’on crût éclairé sur une situation n’avait rien de si répréhensible. En théorie, c’était rigoureusement la même chose ; dans les faits, l’un sonnait mieux que l’autre et rien que cela pouvait faire la différence. Les sourcils de Morgan restèrent froncés, imprimant sur ce visage rond d’enfant une mine boudeuse qui ne l’aidait pas à paraitre mature. Oh, ce qu’il pouvait détester les roturiers, eux, leur pléthore d’inconvenances, leurs maladresses, leur besoin compulsif de singer le moindre de leurs gestes, à eux autres sang-bleus… ! Leur impolitesse crasse était ancrée à leur corps disgracieux et les trainait par le fond dans une société aussi impitoyable que la leur. Enzoh aurait pu s’incliner mille fois, réaliser cent dix courbettes sophistiquées sur un ton conciliant ou passer pour être le modèle d’une statue de marbre aux traits fins que cela n’eût rie changé. La plus grande beauté, si elle n’était accompagnée d’un titre, valait autant qu’une misérable châtaigne pour la gamine. Elle ne se posa pas de questions, tout occupée à haïr et nuire à son nouvel interlocuteur, l’archiviste, le « personnel », le pauvre maladroit, l’élégant stupide et trop critique. Elle avait envie de le faire courir un peu, de gâcher la journée de quiconque aurait le malheur de croiser son chemin autant que la sienne avait été ruinée.

Ce pauvre sot, ce malandrin, ce rat de bibliothèque enfermé avec des bouts de papiers, qu’il n’en sorte pas, de sa stupide petite étude ! Il y aurait dû y avoir des couloirs pour les nobles, des couloirs pour les autres. Ainsi elle n’aurait pas eu à subir l’affront de la vue de leurs horribles faciès simiesques et de leurs voix aux inflexions dithyrambiques de faussets enroués. Celle du blond retentit comme une crécelle aux oreilles délicates de la petite arrogante :

« J'en ai le droit, il me semble, on ne m'emprisonnera pas pour ça. Vous ne trouvez pas enrichissant d'écouter ce que les autres ont à dire ? »

Pour un peu, elle se serait fendue d’un magnifique « ça, ça reste à voir » et lui aurait tiré la langue, mais s’en garda, fort heureusement. Les opinions rangées, les idées stupides, convenues, banales, agréées par tout le monde et n’importe qui, ou saugrenues, tirées par les cheveux, bancales, insensées, excentriques, dont l’affligeante inanité n’était plus à prouver, étaient autant de finitions sur l’habit ridicule du pédantisme et de la grandiloquence si fièrement arboré par ces succédanés de courtisans qu’elle méprisait à l’envi. Et elle aurait dû les boire comme l’ambroisie divine ! Quelle folie l’aurait donc prise ? Elle les connaissait par cœur et était lasse de les entendre ; chaque nouvelle salve lui permettait de mieux voir leurs défauts aberrants. Si « les autres » avaient possédé un brin d’originalité sans se transformer en parfait avant-gardiste, avaient su exposer une pensée nouvelle et meilleure que la sienne –ce qui, elle n’en doutait pas, aurait été difficile–, alors oui, peut-être.

Qu’on lui fasse l’honneur d’une pareille conversation, elle l’aurait tenue, pour sûr ! Mais d’emblée Morgan décida que son vis-à-vis, malhabile à en faire tomber ses affaires précieuses, n’était pas de ceux-là. Elle sut qu’elle ne voulait pas l’écouter parce que sa compagnie serait ennuyeuse à mourir et qu’elle était déjà lasse de l’entendre se plaindre, se justifier, discuter des ordres quand elle les voulait exécutés. Ce n’est qu’après que le métis ait, pour la seconde fois, élevé la voix néanmoins que le rouge lui monta aux joues et qu’en colère, la langue de vipère dû se faire violence pour ne pas lui répondre avec ce qui se faisait de mieux en matière de venin :

« Dites-vous aussi que sans ces roturiers sans titre, votre titre n'aurait plus aucune valeur, car il ne vous distinguerait en rien des autres. »

Comment ! Mais quel…, quel ! Aucun mot ne lui sembla adapté à la situation. Elle ne chercha pas longtemps, ses médisances silencieuses accaparant tout son esprit. Un titre était loin de n’être qu’une vulgaire distinction ! Certes, il les élevait loin au-dessus des masses fangeuses de porcs arriérés grouinant à la recherche de marrons dorés, mais il leur conférait surtout prestance, honneur, bon sens, toutes sortes de choses qui n’avaient pas besoin d’être justifiées par une foule de manants ignorants. La lune aurait été tout aussi brillante si elle n’avait pas été entourée d’étoiles, tout juste s’en serait-on moins rendu compte ! Les lèvres pincées, le dos très droit, le port digne, Morgan ne prit pas le temps de chercher quels mots aligner, laissant libre court à son indignation :

« C’est parce que notre titre et notre naissance font de nous des individus éclairés et naturellement plus enclins à la perfection que vous autres que nous vous sommes supérieurs ! C’est une…, une conséquence négligeable et inéluctable, cracha-t-elle, vexée, réajustant les manches en dentelles de son chemisier, dont franchement, je n’ai cure ! Je ne serais pas moins bien si vous n’existiez pas, manant ! »

Ses lèvres s’étirèrent en cet insupportable sourire provocateur et hypocrite qui lui était si coutumier :

« Si je le jette par la fenêtre, tu crois que tu seras en bas assez vite pour le récupérer avant qu’il ne s’écrase sur le sol ? Avec un peu de chance, quelqu’un tombera et tu te feras réprimander ; c’est vrai, parce qu’après tout, ce sera de ta faute s’il est tombé. Tu m’énerves. »
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MessageSujet: Re: Blackmail is good for you! {A qui voudra perdre du temps avec Enzoh.~}   Mer 4 Avr - 17:32

Ah, songea Enzoh avec une pointe d'amusement qu'il prit soin de ne pas laisser transparaître, il semblait avoir touché un point sensible. A en juger par le faciès contrarié de son interlocuteur au physique androgyne, critiquer les titres et les Nobles n'était pas quelque chose qu'il aurait du faire. Tant mieux, l'agacer était ce à quoi il aspirait, après tout. Enfin, il n'avait rien critiqué, dans les faits, seulement rappelé que sans ces roturiers qu'il tenait en horreur, les titres de la Noblesse n'auraient pas plus d'importance qu'une pomme. Pour pouvoir se distinguer de la masse, il était évident qu'il fallait une masse, justement, et des personnes au dessus pour la dominer. Les roturiers n'étaient rien sans les hautes sphères qui s'occupaient de leur fournir lois et travail: Mais le contraire se valait également. Sans peuple, que resterait-il à gouverner, que resterait-il à mépriser ? Ils finiraient par faire différentes classes sociales chez la Noblesse, et la même comédie reprendrait inlassablement. Enzoh était à la fois fasciné et rebuté par cet acharnement quasi admirable à se prétendre meilleur que ceux qui possédaient moins. Ceux qui n'avaient pas de titre et dont l'argent ne tombait pas du ciel étaient forcément moins intéressants et éclairés, n'est-ce pas ? Eh bien, certes, les plus pauvres ne bénéficiaient pas d'une éducation poussée comme en avaient la chance les plus riches. Était-ce toutefois une raison pour les élever au rang d'insectes insignifiants ? Sans ces roturiers mal habillés et malpolis, la jeune personne à qui il faisait la conversation n'aurait plus ni privilège ni richesse.

De l'avis du jeune bourgeois, c'était une raison plus que suffisante pour leur accorder ne serait-ce qu'un minimum de respect. Que serait une fourmilière sans ses ouvriers pour la construire, il se demandait !

« C’est parce que notre titre et notre naissance font de nous des individus éclairés et naturellement plus enclins à la perfection que vous autres que nous vous sommes supérieurs ! C’est une…, une conséquence négligeable et inéluctable, dont franchement, je n’ai cure ! Je ne serais pas moins bien si vous n’existiez pas, manant ! »

Enzoh garda collé à son visage ce sourire poli, mais se permit de hausser légèrement les épaules. Ça, s'il ne l'avait pas vexé, il ne avait pas ce qu'il avait fait !Toutefois, son jeune interlocuteur n'avait pas tort: Qui disait titre et naissance disait argent, et tous les privilèges qui en découlaient. Un grand philosophe était une personne qui avait reçut une bonne éducation, comme on ne faisait pas d'un paysan un grand mathématicien, à moins que ce dernier ait des prédispositions tout à fait extraordinaires. Par contre, en ce qui concernait la perfection, le métisse émettait de sérieux doutes. Pour peu qu'elle puisse être atteinte, la perfection n'aurait pu l'être que par un homme bon et honnête, éclairé mais toujours enclin au pardon et à la miséricorde. Peut-être que le petit Noble (ou la petite, pour ce qu'il en savait...) était intelligent, mais il ne possédait pas, comment dire... Un caractère des plus agréables. Condescendant et suffisant, voilà à quoi ressemblait l'homme parfait selon la Noblesse ? Drôle de vision des choses, qui amusa Enzoh. Beaucoup de choses étaient drôles, au château. C'était distrayant.

« Si je le jette par la fenêtre, tu crois que tu seras en bas assez vite pour le récupérer avant qu’il ne s’écrase sur le sol ? Avec un peu de chance, quelqu’un tombera et tu te feras réprimander ; c’est vrai, parce qu’après tout, ce sera de ta faute s’il est tombé. Tu m’énerves. »

Cette fois-ci, le blond n'aimait guère le sourire de son vis-à-vis. Méchant et hypocrite, comme il reflétait bien l'état d'esprit de son propriétaire ! Il avait fallut qu'il tombe, avec toute sa chance, sur la pire peste que ce monde ait porté. Il y avait vraiment des fois où l'archiviste aurait aimé se contenter d'une bonne claque ou d'une bonne insulte pour calmer ces petits sans-gêne. Ça aurait été plus efficace qu'une joute verbale dans laquelle il était certain de perdre son flacon à la fin, de toute manière. S'il l'agaçait il le jetterait, mais s'il faisait profile bas il continuerait de le menacer de le jeter, ça n'aurait pas fait grande différence. Il ne pouvait vraiment pas lui reprendre de force ?

S'il faisait ça, son petit interlocuteur allait certainement se mettre à proférer diverses injures et menaces, et tenter de lui reprendre. Alors que, franchement, à quoi allait lui servir ce flacon ? A rien. Qu'est-ce que cela lui donnerait de le jeter ? Rien. Ah, immaturité, quand tu nous tiens, il est difficile de te chasser.

« Je ne pourrais jamais aller aussi vite, vous le savez bien, fit Enzoh avec un nouvel haussement d'épaules, Il s'écraserait au sol et je ne pourrais pas le récupérer. Mais ne vous en faites pas, personne ne m'aura vu le jeter, personne ne pourra me réprimander. »

Il fit mine de réfléchir avant de reprendre, avec une mine faussement étonnée:

« Oh, à moins que vous ne comptiez me dénoncer ! Ce ne serait guère aimable. (Il fit un vague geste de la main pour accompagner ses paroles) Et ce serait quelque peu immature, cela ne vous apporterait strictement rien. »

Enzoh ne savait pas où ses provocations le mèneraient, mais il préférait ça plutôt que s'agenouiller et le supplier de lui rendre son bien. Il tenait à son médicament, mais à sa fierté aussi. Il ne laisserait jamais personne dire qu'il était faible d'esprit au point de se laisser faire de la sorte. Noble ou pas, il n'était pas impressionné. S'il ne se créait pas une place de lui-même, on l'étoufferait de remarques: S'il y avait bien une chose que l'ainé des Austen avait appris en travaillant ici, c'était que tout était question de force si ce n'était de titre. Il devait faire un effort, peu importe les conséquences, c'était nécessaire.

['masses fangeuses de porcs arriérés grouinant à la recherche de marrons dorés'. ÉNORME. Morgan est énorme. Je suis morte de rire. Oh noon...X'DDD]
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MessageSujet: Re: Blackmail is good for you! {A qui voudra perdre du temps avec Enzoh.~}   Mer 16 Mai - 23:36

[Mon inspiration me dit de répondre ici, et vu que je suis en retard partout de toute façon...--'
Bah ouais, mon petit bébé sort de belles perles parfois, le truc c'est que Morgan trouve ça vraiment dégoutant, les manants, on plaisante pas avec ça !>o<
Posté.]


Un aimable sourire étirait toujours les lèvres de Morgan : eh bien ? Il voulait son flacon, ce pauvre petit malandrin, ce tire-au-flanc à la langue trop bien pendue qui, à n’en point douter, n’aurait pas même mérité de faire tapisserie au château ? Ce pauvre fat imbu de sa personne à qui l’on avait confié l’insigne honneur de les servir ! Donnez un peu, soyez bons, offrez au peuple ce que vous pouvez lui offrir en dépit de son aspect repoussant, de ses manières rustres et de son imbécilité congénitale : oui, soyez des exemples de mansuétude, que votre inégalable magnanimité se traduise par mille largesses et mille cadeaux à ces masses grouillantes, puantes, dégoutantes, stupides de voleurs aux mœurs discutables, sans titre ni fortune ni histoire ni culture ! Et si vous ne pouvez leur accorder votre considération, votre auguste estime et ce l’eussiez-vous désiré, c’était cela qu’ils demandaient –qu’ils exigeaient, diantre ! Qu’ils exigeaient, ni plus ni moins ! Montrez le moindre signe de faiblesse, ouvrez la moindre brèche et ces va-nu-pieds s’y engouffraient, s’y bousculaient comme autant d’animaux aux bas instincts ; pour sûr, ils deviendraient riches, aussi riches que précieux et aussi précieux que ridicules ! Alors, se jura la peste au faciès enfantin, la réflexion n’avait rien de bien compliqué : il ne fallait pas leur accorder le plus petit privilège. Prendre un peu de hauteur leur montait si vite à la tête ! Ils se croyaient capables, et ils se croyaient leurs potentiels égaux. Quelle amusante, désopilante petite plaisanterie ! Il s’en serait gaussé, n’eussent-ils pas joué cette vaste comédie avec des atours de tragédiens.

Très laids, lesdits atours, se permit-il avec un regard dédaigneux à son vis-à-vis. Et froissés, quelle sainte horreur ! Les nobles savaient maîtriser et évaluer le pouvoir qui coulait entre leurs blanches et délicates mains : s’il couvrait d’un doux mépris chacun des membres de sa caste, à quelque chose près, Yanaë leur reconnaissait du moins cette capacité inestimable. Mais les roturiers, ça ! Ils prenaient de l’argile pour de l’or, confondaient tout, mélangeaient tout, ne comprenaient rien à rien à la valeur des choses qu’on avait la gentillesse de leur octroyer : prenons cet imbécile d’Austen-machin-chose, constata Morgan. Ne l’habillez pas à la façon des serviteurs, laissez-lui la possibilité de quitter son étude, ou sa chère bibliothèque pour ce qu’il en savait, accordez-lui de vous adresser la parole. Et lui commandera avec insolence des dons plus grands encore, sans vergogne, sans honte ni état d’âme. Quelle insolence ! Incapable de convenance jusqu’au bout des ongles, le blond jugea opportun d’élever la voix quand tout, dans l’expression de son interlocuteur, l’invitait à un très prompt silence :


« Je ne pourrais jamais aller aussi vite, vous le savez bien. Il s'écraserait au sol et je ne pourrais pas le récupérer. Mais ne vous en faites pas, personne ne m'aura vu le jeter, personne ne pourra me réprimander. »

Yanaë haussa les sourcils, considérant l’idée avec une mine circonspecte. Eh bien ? Croyait-il s’en sortir à si bon compte ? Il le dénoncerait sans en avoir l’air, comme il avait toujours si bien su le faire ! Il s’arrangerait ; il s’arrangeait toujours. D’autant, nota-t-il, satisfait, que ce pauvre idiot du personnel n’aurait plus son petit flacon, quel dommage ! Encore eût-il été capable, dans l’avarice crasse qui caractérisait sa caste bourgeoise de singes, de lécher au sol jusqu’à la dernière goutte du précieux liquide, comme un vulgaire chien. Cette vision incongrue amusa la petite peste qui se réjouissait tant du malheur des autres. Cette ébauche de bonne humeur fut sans doute ce qui sauva la bouteille de verre lorsqu’Enzoh répliqua une fois de trop :

« Oh, à moins que vous ne comptiez me dénoncer ! Ce ne serait guère aimable. Et ce serait quelque peu immature, cela ne vous apporterait strictement rien. »

Etre traité en enfant avait d’avantageux côtés. Avec sa petite taille, son visage androgyne, sa voix haut-perchée et ses caprices larmoyants, nul doute que Morgan en profitait plus qu’à son tour. Pourtant, de loin en loin, l’envie d’être enfin considéré comme un adulte ou, faute de cela, comme quelqu’un de son âge le taquinait, l’agaçait en l’assaillant de vagues successives à la violence variable. Ne pas être aimable ? Eh, quel besoin avait-il de faire montre d’amabilité envers un va-nu-pieds comme celui-ci ! De la pitié, voilà guère tout ce qu’il pouvait espérer obtenir de son noble sang bleu ! Pauvre…, pauvre porc, conclut-il avec tout ce que son monde, étroit, pouvait contenir de dégout. Si la suffisance en tapissait les murs, la répulsion en couvrait le sol. Un épais tapis de mousse sur lequel il était facile de glisser menait droit vers le gouffre et, autour de vous, nulle branche, nulle aspérité à laquelle se raccrocher. Juste ces murs lisses à n’en plus finir.

« Un esprit vulgaire et mal dégrossi comme le tien n’a pas à se permettre de me donner des conseils, laissa fuser Morgan avec morgue tandis qu’il tentait de reprendre quelque contenance. On reconnait bien là les principes vénaux de ta classe cupide de singes ! »

Un grand sourire étira lentement ses lèvres ; ce qu’il voulait. Oui, il faisait ce que bon lui plaisait et ce n’était pas un imbécile pareil qui allait lui dicter sa conduite ! Il leva à nouveau la fiole à hauteur de son visage, contempla un instant le liquide piégé dans l’enveloppe de verre. L’attente créait un si bel effet !

« Moi, ajouta-t-il d’un ton plus que provocateur, je n’ai pas besoin que cela me rapporte quoi que ce soit pour faire quelque chose. Une personne aussi désintéressée ne saurait ne pas être aimable, pas vrai, Enzoh ? »

Morgan fronça les sourcils, intrigué, avant de demander à brûle pourpoint :

« Qu’est-ce que c’est, d’abord ? Un philtre d’amour ? Du poison ? »
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MessageSujet: Re: Blackmail is good for you! {A qui voudra perdre du temps avec Enzoh.~}   Lun 25 Juin - 0:49

Le sang d'Enzoh se glaça à la pensée que s'il était né entre ces murs, il aurait fort bien pu ressembler à son interlocuteur à l'heure qu'il était. Honnêtement, cette idée ne lui plaisait que très moyennement. S'imaginer aussi condescendant et de mauvaise foi le faisait frissonner, mais ce n'était pas le pire: Le pire résidait en le fait de croire fermement, presque ridiculement, à ces principes que le métisse trouvait idiots. Oh, sûrement aurait-il été très à l'aise au château si tel avait été le cas, car il n'aurait pas alors songé ne serait-ce qu'à se remettre en question, mais tout de même. Enzoh était heureux -non, fier- d'être né dans ce milieu coincé entre deux autres, et de pouvoir raisonner de cette manière aujourd'hui. Le jeune homme était satisfait de sa vie à l'heure actuelle, et quelques détails mineurs mis à part, n'aurait rien changé à son parcours. Enfin, s'il l'avait pu malgré tout, il aurait choisi de s'abstenir de s'évanouir dans ce couloir et d'ensuite faire tomber son médicament; Ça lui aurait évité bien des ennuis. Il aurait tranquillement pu reprendre son travail ou aller flâner de droite à gauche au lieu d'entretenir cette conversation qui allait inévitablement se solder par l'assassinat de son flacon.

C'était bien malheureux, songea Enzoh, car il en avait besoin. Si ça n'avait été qu'une babiole, il l'aurait volontiers laissée au petit Noble, mais ça n'en était nullement une. Mieux valait cependant ne pas trop insister sur sa valeur: Savoir qu'il était si précieux aurait pu donner encore plus envie à son interlocuteur de le jeter par la fenêtre. Ou au sol. Ou de le verser dans les plantes. De ne pas lui rendre, en somme, et si Enzoh était à peu près certain de ne jamais le revoir, il ne tenait pas à faire voler en éclats les maigres chances qu'il avait de le récupérer sain et sauf.

« Un esprit vulgaire et mal dégrossi comme le tien n’a pas à se permettre de me donner des conseils. On reconnait bien là les principes vénaux de ta classe cupide de singes ! »

Tout compte fait, le blond bourgeois retirait ce qu'il avait dit. Il aurait regretté de ne pas avoir entendu de pareilles insultes, pour sûr. Que la peste traite sa classe sociale de singes cupides dessina sur son visage un sourire aux accents amusés. Il ne doutait pas un seul instant que la comparaison était on ne pouvait plus pertinente et réaliste. Il ne doutait pas non plus du fait que son esprit était vulgaire, mal dégrossi et inapte à donner des conseils à celui éclairé de l'enfant aux cheveux roses. Il le comprenait, il l'acceptait, il n'y redirait rien. Comme tout ceci l'amusait. Dans un sens, si travailler ici et côtoyer les Nobles pouvait parfois être un cauchemar, cela s'avérait quelques fois fort divertissant.

« Moi (fit le ravissant bambin en levant son flacon à hauteur de ses yeux), je n’ai pas besoin que cela me rapporte quoi que ce soit pour faire quelque chose. Une personne aussi désintéressée ne saurait ne pas être aimable, pas vrai, Enzoh ? »

Bien entendu, pensa Enzoh, non sans moquerie, il était aisé de lui déplaire même si ça ne lui apportait rien. Ou plutôt, son malheur devait lui apporter de la satisfaction, ce qui était pire. Le jeune homme aux yeux bleus n'avait jamais vraiment compris cette manie que certains avaient de jouer de mauvais tours aux autres et de s'en délecter. Quel plaisir pouvaient-ils trouver dans ces blagues cruelles ? Quel bonheur résidait dans le fait de lui voler un flacon dont il avait besoin et ne pas lui rendre ? Enzoh aurait bien aimé comprendre, ça l'aurait sans doute beaucoup aidé dans la vie. Surtout que, eh bien, cette jeune personne n'allait rien pouvoir faire de son médicament. A part le renverser dans une plante. Autant dire qu'Enzoh l'aurait préféré dans sa poche, il en avait bien plus besoin qu'un végétal.

« Qu’est-ce que c’est, d’abord ? Un philtre d’amour ? Du poison ? »

Ah. Enzoh fit mine de réfléchir, un petit 'hmmm' pensif passant le cap de ses lèvres. Ce que c'était ? Pouvait-il le lui dire sans crainte de le perdre pour de bon sur la seconde ? Une lueur d'amusement éclaira son regard couleur de l'éther en été. Il pouvait le faire tourner en bourrique, ne serait-ce qu'un court instant; Ce serait plaisant. Prenant un air qui se voulait mystérieux, il dit au petit Noble, sur le ton de la confidence:

« Quelque chose qui ne devrait pas rester entre les mains d'un enfant, si vous voulez mon avis. Même si vous ne le voulez pas, d'ailleurs. »

Ce qui n'était pas faux, un tel médicament était puissant, et n'était recommandé que pour les malades dans son cas. Enzoh ne pensait pas que son interlocuteur, aussi jeune qu'il puisse être, boive le contenu sur un coup de tête, raison pour laquelle il ne voyait aucune urgence à lui dire qu'il s'agissait d'un remède. Et quand bien même, il ne comptait pas lui dire précisément un remède de quoi et pour qui. Le fait qu'il était malade était un secret.

Et le resterait jusqu'à ce qu'il passe l'arme à gauche et qu'on doive le mettre en terre aux côtés de sa mère et sa sœur.

[Je pense qu'on va faire un live des perles des personnages. J'en ai quelques unes déjà.8'D]
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MessageSujet: Re: Blackmail is good for you! {A qui voudra perdre du temps avec Enzoh.~}   Mar 3 Juil - 1:18

Morgan fixait de son regard mort le liquide ambré qui dansait à l’intérieur de la petite fiole translucide. Que cela pouvait-il bien être, oui ? Cette question trottait dans son esprit et imprimait sur son visage une mine des plus interrogatives qui, pour un temps au moins, en était venue chasser l’insupportable morgue. Les propositions s’enchainaient, plus ou moins crédibles, plus ou moins sérieuses : un philtre d’amour, oui, ou peut-être du poison, à moins que cela ne fut un médicament, le résultat douteux d’une expérience peu orthodoxe, qui d’une huile de cuisine, qui d’un parfum. La gamine avait beau chercher encore et encore, elle ne parvenait à s’arrêter sur aucune de ces possibilités, trop différentes les unes des autres pour ne pas se contredire à un moment ou un autre. Ses études, si elles occupaient le plus clair de son temps, n’étaient guère réellement portées sur la botanique et se concentraient sur la poésie, les mathématiques et le piano –domaines où elle n’aurait du reste su souffrir la plus petite lacune, aussi n’avait-on rien à lui en redire et ne lui en demandait-on pas plus. Pourquoi se promener avec une telle chose, de toute manière ? Les sourcils froncés, Yanaë renonça, sur l’instant, à jeter la minuscule prison de verre. Il serait toujours temps de s’en débarrasser lorsqu’elle aurait été renseignée !

Pas qu’elle l’eût volé, quand bien même son contenu eût possédé quelque vertu inestimable. Cette chose avait appartenu à un manant, un va-nu-pieds insolent, ridicule, aux vêtements froissés ; la garder aurait signifié, implicitement certes, mais le rat d’étude devait être suffisamment malin derrière ses airs niais pour s’en rendre compte, qu’il était dans les cordes d’un singe comme lui d’avoir ce qu’une personne aussi noble et civilisée qu’elle voulait avoir sans l’obtenir de ses propres moyens. Ce qui était proprement inacceptable –que cela arrivât témoignait en soi de la dégradation rabaissante d’une société à la politique encore trop laxiste à l’endroit de ces malandrins et autres parasites, mais le reconnaitre n’aurait rien arrangé.


« Quelque chose qui ne devrait pas rester entre les mains d'un enfant, si vous voulez mon avis. Même si vous ne le voulez pas, d'ailleurs. »

Morgan fit la moue, passablement vexée. Pour sûr, elle n’en voulait pas, don son avis ! Pas plus que de ses réponses évasives dont l’imprécision crasse venait la blesser dans son amour propre, par ailleurs ; que dire de cela ! La prenait-il pour une petite idiote, à lui préciser qu’une fleur n’était pas un chien ? Il n’y avait rien qu’elle ne sût déjà dans ces vaines paroles, rien qu’elle n’eût su deviner d’elle-même ! Qui plus était, ce fat se targuait de lui offrir une opinion à laquelle, il le savait, elle n’accordait pas la plus petite espèce d’importance. Quelle fierté y avait-il à en tirer ? Tout juste si cet Enzoh n’aurait pas dû la supplier pour obtenir l’aval de respirer le même air qu’elle ! Suffoque, pauvre imbécile puant, se dit la vipère avec une venimosité pour l’heure plus douloureuse que mortelle.

Quant à la traiter d’enfant ! La petite resserra son emprise sur le flacon, se faisant violence pour que ne blanchissent pas ses jointures. Une arrogance vieille de quinze printemps révolus habitait ce corps chétif, quoiqu’en soufflassent les apparences, trompeuses. L’envie la prit de jeter à la figure disgracieuse de ce malappris son fichu liquide –ses vêtements étaient une ruine de toute façon, une bonne douche aurait peut-être suffi à secouer la couche de poussière qui encombrait un succédané d’intelligence dans l’esprit fermé et rustre de ce citadin ridicule. Et qu’il s’étouffe avec, qu’elle remplît ses poumons, à lui qui ne manquait pas d’air, et que l’on en parlât plus !

Si elle ne le fit pas, ce ne fut que partie remise : la curiosité en effet l’emporta, déferlante si destructrice chez les enfants, mais le ressac n’aurait de répit que lorsqu’il aurait ramené sur la berge la colère qui l’avait précédée.


« Un enfant ? Pour ta gouverne, je ne suis pas un enfant, que cela soit clair entre nous. D’autant, continua-t-elle cependant que le sourire mauvais qui ne la caractérisait que trop bien se dessinait sur son faciès, qu’il n’est sans doute pas plus sage de le mettre entre les mains d’un maladroit comme toi. »

Morgan réajusta à nouveau les manches brodées de son chemisier. Austen pairait pour le reste du personnel, aujourd’hui ; il n’avait décidément pas eu de chance.

« Je parie que c’est du poison. Je devrais appeler un serviteur pour vérifier, non ? Pourquoi tu as emmené ça ici ? Tu veux tuer quelqu’un ? »
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MessageSujet: Re: Blackmail is good for you! {A qui voudra perdre du temps avec Enzoh.~}   Mer 26 Sep - 18:20

Le bourgeois aux cheveux blond tâtait l'idée de jeter le garnement par dessus son épaule pour aller l'abandonner dans un autre couloir et récupérer dans le même temps son précieux médicament. Si ça n'avait été pour le rang de son interlocuteur, il l'aurait d'ailleurs sûrement fait sur le champ. Qu'il est dommage, pensa-t-il, que je ne puisse me permettre de m'attirer des ennuis avec les gens de la Noblesse. Il savait pour avoir maintes fois observé la société dans laquelle il vivait que les règles étaient plus subtiles qu'elles n'en avaient l'air, quand elles n'étaient pas devenues tacites au fil des ans. Si rien ne lui interdisait techniquement de ramener ce gosse mal élevé chez lui et le sermonner pour son vol devant ses parents, jamais il ne se serait osé à passer le pas et joindre à la pensée le geste. Pourquoi ? Parce qu'il n'était pas l'égal de ces hommes et ces femmes qui avaient vu le jour sous les plus belles augures et bénédictions. Il n'était qu'un manant à leurs yeux malgré son intelligence et sa richesse. C'était ça qui était drôle: On voulait sans cesse s'élever plus haut que les étoiles, mais on finissait par se rendre compte qu'au final, nos bras étaient trop courts et nos jambes enracinées au sol qui nous avait si longtemps porté.
Oui, quels que soient nos efforts, les plateformes supérieures nous étaient à jamais inaccessibles. Et c'était la raison précise pour laquelle Enzoh ne pouvait pas donner une bonne leçon à son interlocuteur aux cheveux clairs. Ni le ramener à ses parents, ni rien faire qui aille dans ce sens. Il devait se contenter -aussi injuste que cela pouvait être, qu'il daigne lui rendre son médicament.

Ou ne s'en aille avec.

« Un enfant ? Pour ta gouverne, je ne suis pas un enfant, que cela soit clair entre nous. D’autant qu’il n’est sans doute pas plus sage de le mettre entre les mains d’un maladroit comme toi. »


La première partie de la réponse de Morgan tira à Enzoh une mine pensive. Plus un enfant ? Alors qu'était-il en ce cas, sinon un enfant ? Il en avait la carrure et aussi, il s'en excusait mais c'était la stricte vérité, le caractère égocentrique et capricieux. Néanmoins cette réflexion l'intrigua car elle lui semblait déplacée et receler quelques mystères. Il existait beaucoup de maladies et peut-être que son vis-à-vis était atteint d'un mal qui le condamnait à vieillir sous les traits d'un bambin. Plus simplement, il se pouvait qu'il fasse très jeune et ne cherche pas à prouver le contraire en enfilant des vêtements qui auraient convenus à un enfant. Le regard qu'il posa sur lui n'était à présent plus ennuyé de ce fait, mais quelque peu curieux. Une étincelle dansait dans cet éther et l'illuminait comme le faisait le soleil au dehors.
En ce qui concernait sa prétendue maladresse, il aurait eu de raisons de gémir qu'il n'avait pas de chance. Il se montrait habile d'ordinaire ! Mais voilà qu'on allait le juger sur une erreur. La faute à pas de chance, comme le disent parfois les malchanceux ? Il fallait le croire. En attendant, il se voyait mal se couper en quatre pour lui prouver qu'il savait se servir correctement de ses bras et de ses jambes.

« Je parie que c’est du poison. Je devrais appeler un serviteur pour vérifier, non ? Pourquoi tu as emmené ça ici ? Tu veux tuer quelqu’un ? »


Le métisse se prit à méditer avec une pointe d'inquiétude. Son médicament ne pouvait en soi être considéré comme du poison, mais il n'était pas certain des effets sur quelqu'un qui n'en avait pas besoin. Aux yeux d'une personne qui n'était pas versée dans l'art de la guérison, la confusion était tout à fait faisable. Il allait falloir faire attention, pensa-t-il en soupirant. Il ne voulait pas se retrouver à l'échafaud ou au cachot pour une méprise aussi idiote.
Ah, si seulement il voulait bien lui rendre sans faire plus d'histoires ! Ça aurait bien arrangé ses affaires.
Sa santé comme son intégrité sociale, soit dit en passant. Il n'était pas un meurtrier et tuer quelqu'un n'était pas dans sa liste de priorités. Oh ça non.

« Ce n'est pas du poison. Et je ne compte tuer personne, rajouta-t-il avec hâte, sans oublier de sourire, ou sinon j'aurais fait plus attention que ça. Tout de même, je peux être parfois maladroit, mais pas si ma vie est en jeu. »

Il attendit un peu, scrutant celui qui le faisait face. S'il avait été un Esprit, il aurait pu le faire sans en avoir l'air. Mais il était forcé de faire suivre à ses prunelles le mouvement de sa tête, sans quoi il n'y aurait rien vu du tout. Ou à tout le moins pas ce qu'il fallait.

« Pour autant, je ne suis pas certain qu'en boire vous fasse du bien. »

Il se retint de rajouter que ce n'était vraiment pas du poison; Seul la pensée qu'insister rendait coupable l'en empêcha. Songeant à son père qui, malade, était étendu dans son lit chez eux, il se demanda s'il avait parfois lui aussi du faire face à de telles gamineries.
Ses sourcils froncés et son air austère le laissaient penser que non. Son père était ferme. Lui manquait encore de cette qualité indispensable pour ne pas se faire balancer d'un sarcasme à l'autre.
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MessageSujet: Re: Blackmail is good for you! {A qui voudra perdre du temps avec Enzoh.~}   Sam 20 Oct - 17:06

Un sourire victorieux fleurit sur les lèvres de Morgan : eh bien, que n’était-ce du poison, d’où donc serait venue cette inquiétude qui tirait si disgracieusement les traits du pauvre fat devant lui ? C’était bien trouvé ! Quelle idée saugrenue, déambuler sans plus de précaution dans les fastueux corridors, l’arme à la main, et la laisser rouler jusqu’aux pieds du premier venu ! Il ne fallait pas être bien dégourdi –voire partager l’intelligence d’un gallinacée. Le beau monde, dans le peu de pages que la petite peste avait feuilletées, au gré d’un ennui retentissant un soir de pluie, cachait de la poudre dans leur chevalière. Mais un liquide ambré dans un joli flacon, vraiment ! On le voyait, on était de suite curieux comme lui l’avait été. D’un caractère peu discret par nature, Morgan savait tenir sa langue trop bien pendue à sa place quand il le devait –Dieux merci il ne le devait pas souvent.

Dès cet instant, la petite peste décida de ne pas restituer à Austen ce qu’il avait eu la chance de trouver. Qu’il le vidât, le donnât à boire à quelque quidam, le jetât ou l’offrît, présent empoisonné mais bien innocent, à un mendiant dans la rue, n’avait guère d’importance à ses grands yeux blessés. La seule chose qui en revêtît alors était que cet homme allait avoir de sérieux ennuis s’il le décidait. S’en remettre à son insigne clémence n’avait d’ordinaire rien d’une excellente idée ; le faire alors qu’une poignée de secondes plus tôt il fulminait encore contre ces incapables rustres de manants idiots plus béotiens que des porcs relevait clairement de l’inconscience la plus totale. Or Enzoh n’avait, lui semblait-il, pas le choix. C’était de deux choses l’une : cela ou lui reprendre la bouteille de verre de force et s’exposer de facto à d’aussi grands soucis. Décidé à se venger de ces grossiers personnages qui s’octroyaient plus de privilèges que ceux qui leur étaient dus, Yanaë écouta d’une oreille distraite les propos du copiste –mais malgré tout, d’une insatiable curiosité, les écouta :

« Ce n'est pas du poison. Et je ne compte tuer personne, ou sinon j'aurais fait plus attention que ça. Tout de même, je peux être parfois maladroit, mais pas si ma vie est en jeu. »

Vaines protestations s’il en était ! Que lui importait-il, lui, que cela fût réellement du poison ou pas ? Et puis cela ne pouvait rien être d’autre, il avait bien cherché ! Eludées, les autres propositions, parce que trop fantaisistes ou trop ennuyeuses. Celle-ci n’était pas parfaite mais était de loin la meilleure. Il rendit un semblant de sourire dégoulinant d’une écœurante hypocrisie à son interlocuteur sans juger utile de lui lancer en pâture telle ou telle auguste réponse. Ce garçon présumait de son intelligence, songea le gamin sans rien en dire. Elle ne venait pas avec le titre, certes il en convenait, mais n’était taillée et dégrossie que par la renommée de générations entières étrangères au travail et à l’anonymat. Morgan en était si bien persuadé que l’assertion d’Austen lui parut plus ridicule, plus mensongère qu’un dessin d’enfant dans la poussière des rues. Il la balaya d’un revers de la main avec une insupportable négligence et sa morgue coutumière.

« Pour autant, je ne suis pas certain qu'en boire vous fasse du bien. »

Pauvre imbécile, sembla chantonner le sourire du petit au sang bleu. Tuer un noble lui aurait valu la prison, la potence, qu’en savait-il encore ! Rien qu’aucune âme en ce monde ne put appeler de ses vœux. Il paraissait donc naturel de l’empêcher de boire cette mixture –qu’il n’aurait pas bue lui-même pour tous les joyaux de la couronne des Della’Morte de toute manières. « Ce n’est pas interdit d’en boire, mais ne buvez donc pas, allons », telle était la morale insensée de cette histoire. Il ne l’appréciait pas. Que diriez-vous, se demanda-t-il avec un brin de cruauté enfantine, de la réécrire ? Celle-ci n’a ni queue ni tête.

« Si on choisissait nos maladresses, elles n’auraient plus aucun charme », lança-t-il avec une moue passablement ennuyée.

Il ferma le poing sur le flacon et posa la main sur sa hanche, un sourire au coin des lèvres, avant d’articuler d’un ton faussement concerné :

« Je ne dois pas le boire, parce que c’est dangereux ? Je ne voudrais pas me sentir responsable s’il arrivait qu’une personne maladroite en fît, fort malencontreusement j’en conviens, tomber dans un verre à l’heure du repas… C'est vrai, tu n'es pas maladroit quand ta vie est en jeu, mais celle des autres, sommes-nous jamais trop sûrs ! »

Il fit mine de réfléchir –ses prochaines paroles déjà mûres prêtes à éclore, rosées :

« Mais si tu en as vraiment, vraiment besoin… Tu n’as qu’à le boire là, maintenant. Non ? »

Il pouvait s’agir d’une liqueur, d’un alcool rare et puissant : du vin, voilà tout ce à quoi Morgan avait droit. Jeune mais surtout chétif et de constitution fragile, il savait rester raisonnable et les autres savaient à l’occasion l’être pour lui. Le copiste –archiviste ?– l’avait traité en enfant. Quoique désagréable en un sens, cette remarque venait accréditer sa dernière thèse, sa petite trouvaille personnelle ; le petit voulait encore torturer un peu son nouveau jouet et n’avait besoin pour cela d’aucune excuse.
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Age: 22 ans. Ca va, je ne suis pas encore ridé.u__û
Race: Métisse Esprit/Humain. Vous savez...Ma mère était Humaine, mon père Esprit, et...^^'
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MessageSujet: Re: Blackmail is good for you! {A qui voudra perdre du temps avec Enzoh.~}   Lun 22 Avr - 18:13

Enzoh souriait, aussi tendu que s'il avait attendu l'opinion de la Princesse sur son travail; le sourire de cet enfant ne lui disait une fois de plus rien de bon, et il aurait aimé être en mesure de le lui faire ravaler d'une façon ou d'une autre. N'y avait-il pas quelque sujet ou parole qui puisse le décider à lui restituer son bien ? La journée n'aurait pas du se passer ainsi, soupira en silence le blond. A tous le moins, il se serait bien passé de son petit malaise et de cet incident malheureux. Avait-on idée, franchement, d'être aussi casse pieds et mal élevé ? Enzoh n'en pensait pas moins, quoi qu'il ne se serait pas aventuré à en faire la remarque à voix haute. Le garnement s'en serait plaint, lui aurait eu des problèmes auprès de ses parents ou Dieux savaient qui... Sa vie était déjà bien assez agitée à son goût ces derniers temps sans qu'il ait envie d'y rajouter quelques malentendus en plus. Allez, courage... Il allait bien finir par lui rendre !

Le regard vide et rosé de son petit interlocuteur lui hurlait le contraire. Le ton de sa voix aussi, d'ailleurs, toutes ses mimiques et tous ses gestes également. Sale. Peste.
S'il l'avait étranglé avec ses cheveux, il aurait eu des ennuis, n'est-ce pas ?

« Si on choisissait nos maladresses, elles n’auraient plus aucun charme »

Il y avait du vrai là-dedans; mais Enzoh, loin de penser pour une fois aux tendres maladresses de ces demoiselles qui les rendaient si désirables, y voyait surtout un coté pratique qu'il ne pouvait pas négliger. S'il avait pu choisir de ne pas laisser tomber son flacon, ou de le laisser tomber plus loin, il n'en aurait pas été là, à supplier la providence de se montrer clémente et de foudroyer ce sale gosse tout en épargnant son précieux flacon. Il était insolent, imbuvable et, Enzoh le pensait intimement, proprement invivable. Voilà ce que ça coutait de faire des enfants à tout va et les gâter sans penser aux répercussions de ses actes ! Ses parents étaient peut-être des gens convenables, Enzoh s'abstenait d'un jugement sec puisqu'il ne les connaissait pas; mais à voir l'attitude de leurs fils (ou fille, mince, il ne savait toujours pas), il commençait à douter de leur capacité à amener correctement des enfants jusqu'à l'age adulte.
Là tout de suite, il avait bien envie de les étrangler pour avoir mis au monde pareil fardeau. Alors que, il en convenait, la maladresse ne venait pas d'eux.

« Je ne dois pas le boire, parce que c’est dangereux ? Je ne voudrais pas me sentir responsable s’il arrivait qu’une personne maladroite en fît, fort malencontreusement j’en conviens, tomber dans un verre à l’heure du repas… C'est vrai, tu n'es pas maladroit quand ta vie est en jeu, mais celle des autres, sommes-nous jamais trop sûrs ! »

Le sale... Cette fois, son sourire faillit bien vaciller sans retour arrière possible. Du calme, Enzoh. C'est juste un gosse capricieux qui s'ennuie et a trouvé un nouveau jouet, rien de grave; il ne monterait pas tout un scandale pour t'accuser d'avoir sciemment empoisonné quelqu'un. Et en face de lui, il y a toi, adulte mature et responsable qui se doit de donner l'exemple. Dur de garder une face souriante dans ces conditions, mais le métisse y était habitué. Il était à 'ça' d'arrêter là les politesses, mais rien de bien grave. Hm ? Il l'aurait bien mérité, sa claque en travers de la figure, pourtant. Si seulement il avait pu...
La flamme de la bougie resta obstinément fixée à sa mèche malgré le vent qui soufflait fort.

« Mais si tu en as vraiment, vraiment besoin… Tu n’as qu’à le boire là, maintenant. Non ? »

D'un geste lent, Enzoh secoua négativement la tête, accompagnant son geste d'un petit rire indulgent. C'était lui qu'il voulait empoisonner, maintenant ? Il avait vu plus conciliant. L'archiviste remit en place sa frange d'un geste habitué avant de reprendre la parole; tiens, il fallait vraiment qu'il change ce costume froissé.

« Ce ne serait pas vraiment intelligent de le boire d'une traite. Disons que ce flacon est utile ponctuellement, et par petites doses. »

Il faillit ajouter que 'non, ce n'est toujours pas du poison', mais s'en abstint quoi que cette précision lui brûlât les lèvres. L'air de rien, il lorgna la fenêtre, désespéré en son for intérieur. S'il avait pu le précipiter dans le vide et lui reprendre son bien, il l'aurait fait sans la moindre hésitation. Dommage que le meurtre soit réprouvé et punit par la société.
Sinon, il y aurait jeté cet enfant capricieux, foi d'Enzoh.
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MessageSujet: Re: Blackmail is good for you! {A qui voudra perdre du temps avec Enzoh.~}   

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Blackmail is good for you! {A qui voudra perdre du temps avec Enzoh.~}

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