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 Confession, a song I never sing. [PV : MEADLOW Aurora]

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Esprit, Villageoise

Féminin Nombre de messages  : 31

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Esprit, Villageoise


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MessageSujet: Re: Confession, a song I never sing. [PV : MEADLOW Aurora]   Mer 13 Juin - 2:13

Pour sûr, il était plus rassurant de pouvoir tout prévoir à l'avance, songea Aurora, mais elle pouvait prier autant qu'elle le voulait, la solution n'allait pas soudainement tomber du ciel jusque dans sa bouche. Il allait falloir qu'elle agisse comme une grande et prenne tout ça en mains avant qu'elle ne fasse une sérieuse gaffe. Et, bien qu'il était sans doute inutile de le préciser, il ne fallait absolument pas faire de gaffe dans la situation présente. Comme les ailes d'un papillon, certains conversations pouvaient se froisser à la moindre contrariété. Parfois, il était même impossible de recoller les morceaux. Aurora se savait brusque et prompte à réagir trop violemment sans raison apparente. Elle n'y pouvait rien, elle prenait parfois les choses trop à cœur pour pouvoir se contrôler. Dans ces moments-là, sa langue bougeait avant qu'elle puisse penser à ce qu'elle allait sortir. Or, ici, les sentiments de quelqu'un étaient en jeux, peut-être même de plusieurs personnes. Il n'était pas question de parler à la légère et tout gâcher. Oh, pensa presque désespérément la blonde, comme elle aurait aimé savoir quoi dire ! Si ça avait été le cas, elle aurait pu sereinement répondre à Tristan, et ils seraient sortis de cette chambre en ayant aisément trouvé un accord, quel qu'il soit. Soudainement, Aurora, si fière et sûre d'elle d'ordinaire, doutait d'elle et de sa capacité à bien gérer la situation. Allez, trouve quelque chose à dire, à lui répondre, et tout ira mieux !

Plus facile à dire qu'à faire. Surtout quand, en l'occurrence, la réponse ne nous apparaissait pas comme évidente. Ou bien était-ce juste elle qui se voilà la face: Là non plus, elle n'était pas certaine d'être honnête avec sa propre personne. Ah, si elle n'était pas au clair avec elle-même pour commencer, comment aurait-elle pu l'être avec Tristan ? Il allait falloir qu'elle se décide. C'était obligatoire. Ne serait-ce que pour se rassurer et savoir quoi dire quand elle devrait de nouveau ouvrir la bouche. Balbutier, très peu pour elle. Encore moins orienter sans le vouloir Tristan dans une mauvaise direction. Aurora le pensait vraiment: Dans la vie, il fallait être direct pour être bien compris.

« Tu m’embêtes pas. Si ça m’embêtait d’être avec toi, tu crois que je serais venu te voir aujourd’hui ? Que je sois stupide je veux bien, mais pas à ce point, quand même. »

Voilà, il lui venait à l'esprit des inquiétudes irrationnelles qui n'avaient d'habitude pas leur place dans son esprit. Elle avait juste pensé que... Que si elle lui demandait de rester... Un silence trop long ou une attente stressante en sa compagnie aurait pu le déranger. Et le cas échéant, ça le dérangerait sûrement, quoi qu'il puisse en dire. C'était pour cette raison qu'Aurora ne devait pas laisser traîner en longueur sa réponse. Elle devait choisir vite et bien, de façon à ce que Tristan ne soit pas incommodé. La demoiselle aux cheveux blonds cherchait encore quoi répondre quand Tristan reprit la parole, l'arrachant momentanément à ses pensées désordonnées:

« Je suis juste un peu nerveux. Et donc, je risque de te presser, ou je sais pas…, j’ai pas envie que tu répondes un truc si t’es pas sûre. »

D'accord. L'Esprit aux yeux bleus hocha machinalement la tête, tentant dans le même temps (oh c'est beau ça) de faire la part des choses. De penser rationnellement, et surtout de ne pas agir de manière impulsive. Elle risquait de dire quelque chose qu'elle allait regretter si cela venait, par malheur, à arriver. Et elle n'était pas sûre que les excuses pourraient lui servir. Ugh... Tout paraissait tout à coup si compliqué et incertain. Fragile. Comme prêt à se briser à l'instant. Mais elle devait sûrement exagérer... Personne n'était jamais mort d'une déclaration. Du moins, pas dans des conditions comme les leurs. Aurora ne risquait rien, Tristan non plus. Alors pourquoi il lui semblait qu'elle se tenait au bord d'un gouffre, prête à basculer dans le vide ? Son anxiété devait y être pour quelque chose. Ça et le fait qu'elle était en totale improvisation dans une pièce de théâtre dont le thème ne lui allait pas.

« Mais d’un autre côté, j’ai envie que tu répondes quand même. C’est stupide, mais c’est comme ça. C’est pour ça, enfin tu vois, j’ai pas envie de partir, mais…»

La situation nécessitait décidément une réponse. Aurora hésita, l'espace d'un instant, avant de tirer doucement sur les mains de Tristan. Elle leva la tête vers lui tout en prononçant ces mots:

« Alors reste là. Je... Je vais répondre. Ça ne sert à rien d'attendre, enfin, ce serait stupide. Ça me mettrait juste encore plus le doute. »

Un petit soupir, alors qu'elle prenait son courage à deux mains. Elle lâcha les mains de Tristan, seulement pour se lever et aller s'asseoir à côté de lui sur le lit. Le regard tourné vers la chaise vide, à présent, elle ajouta quelques mots, en attendant de pouvoir formuler une réponse compréhensible.

« Je ne veux pas balbutier, ça casserait tout le sérieux de ma réponse. »

Qu'elle allait lui donner dans quelques minutes, elle le jurait. Aurora était brusque certes, mais elle n'était pas une menteuse. Le mensonge était une forme de lâcheté selon elle, et Dieux savaient qu'elle n'était pas lâche.

[J'ai marqué n'importe quoi, donc ris bien. Et voilà quoi... C'est FAIT.8D]

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Even when they're up against the wall.
You got me in a crazy position,
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Le type qui cache des choses bizarres chez lui

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MessageSujet: Re: Confession, a song I never sing. [PV : MEADLOW Aurora]   Mar 3 Juil - 1:06

C’était de deux choses l’une : soit oui, soit non. Il n’y avait guère de place pour d’habiles compromis ou délicats demi-tours dans cette affaire, Tristan ne le savait que trop bien. A en juger par l’expression quelque peu éperdue de sa blonde amie, nul doute qu’elle aussi était cruellement au courant de cette règle-là et, surtout, de l’impossibilité qu’elle avait d’y déroger. Il faudrait bien répondre : le tout était de ne pas se tromper. Celui qui –malgré lui, il fallait le croire– se définissait d’ores et déjà comme un prétendant éconduit en devenir tentait de se rassurer à grand renforts d’évidences ; il était normal d’hésiter dans une pareille situation, une réponse immédiate l’aurait pris au dépourvu, pour sûr. D’ailleurs, était-il seulement en droit d’exiger qu’elle rende son verdict aussi promptement ? Non. La réflexion n’était pas un refus, mais un simple mur de buée, opaque, au travers duquel il lui était impossible de discerner les pensées d’Aurora. Mais eh, quoi ! Quel était le problème là-dedans ? Un problème, se répéta Erial tandis que son cœur se serrait vaguement, quel problème ? Il n’y avait pas de problème ! Il ne s’agissait que d’une discussion entre deux personnes responsables, anodine au possible, qui n’était la première et ne serait la dernière ni pour l’un, ni pour l’autre, il en était persuadé –et travaillait en ce sens, minimisait la mise avant qu’elle ne prenne de drôles d’allures, trop haute pour ne pas être chancelante.

S’il lui fallait sortir de cette pièce, il le ferait. L’atmosphère devenait, à la longue, stressante pour lui. De là à savoir ce qui, de la présence de la fille en face de lui ou de la pièce en elle-même, le gênait le plus, difficile à dire. Ce devait être un peu des deux, ce devait être la situation. Cette maison, à ses yeux, était grande et belle : ni la plus grande ni la plus belle qui lui eût été donné de voir, mais grande et belle tout de même. Il se souvint d’autres bâtisses : parce qu’il n’y avait pas de place pour lui là-dedans, il avait pris un plaisir un peu cruel à y entrer, guidé par une main dans la sienne et un visage souriant, pour en n’en ressortir qu’après y avoir semé les tensions et l’opprobre qui lui étaient coutumières. C’était mal, et ceci, et cela ; on le lui avait dit, oh, une bonne centaine de fois ! Il s’en contrefichait. Mais lorsqu’Aurora leva son visage vers lui, il se prit à espérer que cela ne viendrait pas lui jouer de vilain de tour. Pour une fois, il ne demandait pas la monnaie pour sa pièce…


« Alors reste là. Je... Je vais répondre. Ça ne sert à rien d'attendre, enfin, ce serait stupide. Ça me mettrait juste encore plus le doute. »

Il esquissa un nouveau sourire maladroit, ne sachant pour le coup ni que dire, ni que faire, si ce n’était attendre peut-être que la réponse ne dévale la gorge et les lèvres de la belle Meadlow. Ce serait stupide d’attendre, oui, carrément stupide, si elle le disait : prendre les paroles de son amie pour paroles d’Evangile était une sale habitude chez lui mais, il fallait le lui reconnaitre, elle était bien plus intelligente que lui. Réfléchissait non seulement plus mais aussi mieux alors, sûrement, il faisait bien de la croire. L’enverrait-elle promener parce qu’elle le trouvait trop stupide ? L’idée qu’elle doute faisait autant de mal que de bien, au fond. Il avait lancé les dés, ne lui restait qu’à voir si la chance lui sourirait. Le blond songea un instant que ça n’avait rien à voir avec de la chance ou du hasard et que le meilleur moyen de gagner à ce genre de jeu était de tricher. Seulement voilà, là, il n’y avait pas moyen. Il faudrait juste voir, pile ou face. Il tentait sa chance, ça ne pouvait pas faire de mal.

Aurora lâcha ses mains sans qu’il la lâchât de son regard aveugle, et alla s’asseoir à côté de lui, laissant en face d’eux une chaise désespérément vide qu’il aurait été agréable, songea Tristan, de fixer.


« Je ne veux pas balbutier, ça casserait tout le sérieux de ma réponse. »

Un sourire, peut-être plus franc, étira les lèvres du petit malandrin. Lui, n’avait pas arrêté de ne pas terminer ses phrases ! Le suspend pouvait, d’accord, donner une touche dramatique, mais à en user et abuser, il devait devenir drôlement lourd. Alors, si elle voulait balbutier, elle pouvait se le permettre qu’il n’aurait rien eu à redire ! Ça n’aurait pas été très sérieux de sa part, puisqu’il venait de, peu ou prou, faire la même chose. Il décida de se cacher derrière des justifications branlantes, telles que « moi, j’ai eu à parler plus, donc c’est normal » et autres de ses comparses peu convaincantes. Qu’importait ! Ce qui était fait ne risquait pas de changer –il n’y avait guère que dans nos souvenirs que les évènements se bonifiaient avec le temps.

« Je me vexerais pas, même si c’est non. Je comprendrais, hein, dit-il, empreint d’un besoin de rompre le silence, je suis pas exactement, je suis pas exactement le garçon dont toutes les filles rêveraient. Mais il fallait bien que je te le dise, tu sais. »

Ne pas être parfait n’empêchait rien, et l’être n’engageait pas plus. Mais sur le coup, il se trouva d’un ridicule monstre, à vouloir se boucher les oreilles pour ne pas entendre ce qu’elle avait à lui dire quand c’était lui, lui-même, qui lui avait demandé une réponse. Pauvre idiot. S’il se prenait un refus en pleine figure, il aurait besoin d’un câlin d’Adrian, en rentrant.
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MessageSujet: Re: Confession, a song I never sing. [PV : MEADLOW Aurora]   Dim 9 Sep - 16:35

Si donner une réponse n'avait été qu'une simple formalité, qui n'engageait à rien d'autre que de simples mots, Aurora aurait dit oui pour soulager Tristan et lui alléger le cœur. Ainsi, il aurait pu sortir d'ici avec un sourire sur sa figure, et elle-même aurait pu s'asseoir et laisser son esprit voguer sans qu'un sentiment de culpabilité ne lui enserre le cœur. Les histoires d'amour, pensa-t-elle, étaient toujours bien difficiles dans la mesure où les sentiments étaient rarement clairs. Sauf les naïfs qui se juraient une fidélité et une affection éternelles, il y avait toujours au fond de nous le spectre du doute. Ce doute qui nous rendait amer le simple fait de tenir la main de son compagnon. Ais-je fait le bon choix ? Ne vais-je pas le regretter ? Serais-je en mesure de l'apprécier tout au long de ma vie et ne pas lui faire faux bond ? Car il n'y avait rien de plus détestable que les tromperies et les secrets. Autant se le dire en face, si quelque chose n'allait plus, car se murer dans une comédie qui n'en finissait pas ne nous apportait strictement rien. Encore fallait-il s'apercevoir que l'on jouait une comédie... Certaines personnes parvenaient à s'aveugler facilement, et pour les sortir de ce monde imaginaire où elles avaient cloitré leur cœur par sécurité, il fallait beaucoup de temps et de courage.

Et Aurora se senti idiote de penser à tout ça, d'hésiter autant. Tristan ne l'avait pas demandée en mariage, il s'était simplement déclaré: Aucune chance à priori que, même si elle disait oui, ils soient encore ensemble dans vingt ans. La blonde ne désirait pas se marier, ni même avoir une relation durable avec qui que ce soit. C'était trop de travail; Et Dieux savaient qu'elle n'aimait pas se sentir débordée. Elle avait d'autres projets, qui ne concordaient pas avec le fait d'élever une famille. Bien que si elle avait été plus réaliste et moins noyée sous les perspectives, elle se serait rendu compte que c'était ce qui risquait de lui arriver tout de même, contente ou pas.
Alors, tu dis oui ou non, finalement ? C'est pas la mer à boire. Juste un petit verre d'eau. Arrête d'être aussi inquiète, tu te tortures l'esprit pour rien.

« Je me vexerais pas, même si c’est non. Je comprendrais, hein, je suis pas exactement, je suis pas exactement le garçon dont toutes les filles rêveraient. Mais il fallait bien que je te le dise, tu sais. »

A cela, Aurora eut envie de se récrier qu'il se trompait. Parce qu'il était son ami, elle n'aimait pas qu'il pense ses chances inférieures uniquement car il n'était pas 'le garçon dont toutes les filles rêveraient'. Elle aussi, songea-t-elle, n'était pas la fille dont tous les garçons rêvaient. Trop brusque, trop franche, trop enquiquinante en général. Elle aurait du, pour plaire, apprendre à se taire. Mais personne n'aurait du changer par pression des attentes des autres. On était capitaine de sa propre vie. On était comme on était, telle que les Dieux nous avaient fait... Il y avait certaines choses que l'on ne pouvait changer. Que l'on ne devait pas changer. Perdre son individualité, c'était perdre sa place dans la société.
Tristan n'était certes pas parfait, mais elle l'appréciait énormément. Hors de question de lui crier dessus son indignation, toutefois, la situation ne lui permettait pas. La demoiselle aux yeux bleus emplis de vide devait choisir la réponse qu'elle allait lui donner. Oui, non, oui, non ?

Quelle réponse méritait d'être concrétisée ? Ne risquait-elle pas de le regretter, quoi qu'elle dise ? Ah, mais, elle ne pouvait pas taper au milieu, c'était impossible. Le questionnaire qu'on lui avait mis devant la figure ne comportait que deux cases, et la règle était stricte: Elle devait cocher une seule de ces cases. Comment faire quand le crayon tremblait tellement que les lignes se confondaient, brouillon illisible de noir et de blanc ?

Stupide. Tu devras plus tard sans le moindre doute faire face à des choix bien plus difficiles. Si tu bloques devant une simple question, je ne donne pas cher de ta peau par la suite.


« C'est sûr
, hasarda-t-elle pour se donner encore le temps, garder le silence, ce n'est pas la meilleure chose à faire... »

Aurora le pensait sincèrement, quoi qu'elle imaginait que dans certains cas, il valait peut-être mieux ne rien dire. On gâchait parfois de belles et longues amitiés à cause de mots lâchés maladroitement.

« Tu sais, ajouta-t-elle en écho à ses précédentes réflexions, je suis pas non plus la fille dont tous les garçons rêveraient, donc... On est au même niveau. »

Aurora ne savait pas si ça rassurerait Tristan, mais elle devait parler pour ne pas laisser s'installer un blanc qui la gêneraient atrocement. Son cerveau, lancé à toute allure, la faisait souffrir. Sérieusement...

En ce moment-même, à hésiter comme une petite fille idiote, elle avait honte d'elle.

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MessageSujet: Re: Confession, a song I never sing. [PV : MEADLOW Aurora]   Lun 29 Oct - 3:34

Si elle dit oui, pensa Tristan, qu’est-ce que je serai censé faire au juste ? Sourire, parler, me taire ? Il secoua imperceptiblement la tête pour en chasser ces questions importunes : il était fort probable que de toute façon, des réflexions pareilles ne lui soient jamais utiles. Plus les secondes passaient, plus la certitude de repartir bredouille s’imposait au gamin qui contemplait, impuissant, ses chances s’écrouler. S’il avait raté quelque chose, il n’avait pas la moindre idée de quoi ; s’il n’avait pas articulé les bons mots, il n’avait pas la moindre idée desquels avaient scellé son sort. Pourtant, il avait mis grand soin à ne pas se tromper, à adopter les bonnes postures et le bon ton sans trop d’emphase ; pas de pompes, ni de fatalisme, pas plus à la vérité que de désinvolture malvenue. Il avait été parfait –ou du moins n’avait fait étalage que de ses meilleurs défauts, enterré ses mensonges, jeté de la poudre sur ses doutes, habillé ses idées hasardeuses de principes adorables. Il n’y avait pas de raison que ça foire, s’était-il répété pour la énième fois.

Et pourtant, si. Qu’il vît en quoi ou non n’y changeait absolument rien : si ç’avait été le cas, Aurora lui aurait déjà répondu. Elle prenait son temps ! A la pensée que ses sentiments, que sa situation et jusqu’à ses façons de parler étaient examinés à la loupe, décomposés en inconvénients et en qualités et pesés sur la balance infaillible de sa logique, il manqua de se lever et partir sans demander son reste. Il fallait bien lui concéder que ça n’avait rien de rassurant : à se voir, il savait bien que ce n’était pas glorieux. Pas de quoi l’inviter au théâtre, ni de lui acheter le moindre cadeau qui ne sortît pas d’une poubelle, un peu d’humour, pas une si mauvaise tête d’accord, mais pas de quoi lui donner les bons dieux sans confession. A trop ruminer ses pensées, conclut-il avec une pointe d’ironie, il allait finir par se transformer en vache. Là alors, sa blonde amie ne risquait plus d’hésiter beaucoup.

Enfin, il ne manquerait pas de lait, c’était au moins une bonne chose.

« C'est sûr, garder le silence, ce n'est pas la meilleure chose à faire... »

Parfois, si, commenta-t-il. Mais mieux valait pour lui taire cette considération stupide : eh, ce n’était pas le moment de lui donner de sales idées ! Elle était décidée à lui répondre, voilà qui lui allait très bien, ce n’était pas le moment d’aller lui raconter des bêtises pareilles –même s’il devait reconnaitre qu’un brusque changement de sujet n’aurait pas été de trop. Décidé à ne pas se mettre martel en tête, il haussa les épaules, un sourire léger sur le bout des lèvres. Elle finirait assurément par répondre, ce n’était pas un souci, prendre son mal en patience était une de ses spécialités. C’était en tout cas ce qu’il tenait à croire sur l’instant, quitte à s’en persuader lui-même. Juste un peu, histoire de s’aider.

« Tu sais, je suis pas non plus la fille dont tous les garçons rêveraient, donc... On est au même niveau. »

Il leva le visage vers le plafond, se perdit une seconde dans ses réflexions avant de se tourner derechef vers la jolie Meadlow. C’était bien vrai, tout de même : elle avait du caractère, sûrement un peu trop. Elle était vive, mais aussi vive d’esprit, lisait parfaitement et pouvait calculer des choses compliquées. Elle n’était pas très patiente, était prompte à réagir, disait ce qu’elle pensait et ne s’appliquait pas à toujours penser comme tout le monde. Elle savait s’amuser, ne passait pas son temps à tricoter au coin du feu, à surveiller la cuisson du repas. Elle demandait du respect et portait haut et fort ses valeurs, ce qui n’était pas rien, car d’ailleurs elle en avait de bonnes et de moins bonnes. Il aurait pu dire la même chose de ses idées.
Pour autant il ne les pensait pas exactement sur un pied d’égalité. Il n’aurait pas eu trop de difficultés à énumérer ses propres qualités, mais il aurait fallu habilement les tourner pour qu’elles apparaissent aussi correctes. Il ne s’en sentait ni le cœur, ni l’intelligence –rien que ce point-là lui sautait aux yeux dans tout son manque de grâce ; chaque panneau, chaque registre ne rataient pas une occasion de le lui rappeler et, si en temps normal il s’en serait contrefiché, cette lacune lui paraissait à présent colossale. Sans savoir s’il pouvait se le permettre ou non, il repoussa sans hâte une mèche blonde du visage d’Aurora pour la replacer derrière son oreille avant de répondre :

« Bah ! Moi, je ne vois pas le problème, tu es très bien comme ça. Même si t’es pas comme tous les garçons voudraient que tu sois, tu es exactement comme moi je voudrais. C’est pas grand-chose, ajouta-t-il, mais je me suis dit que, peut-être, ça serait assez. »

Il retira brusquement sa main de sa joue, comme s’il venait de se rendre compte de l’incongruité de son geste, et lui adressa un nouveau sourire désolé :

« Excuse, j’ai pas… Réfléchi. Je t’embête, hein ? J’aurais mieux fait de me taire. »
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