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 Confession, a song I never sing. [PV : MEADLOW Aurora]

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Le type qui cache des choses bizarres chez lui

Masculin Nombre de messages  : 29

Localisation  : Dans une rue, mais je pense pas que tu connaisses.
Emploi/loisirs  : Je vends des choses ; tu as besoin de n'importe quoi, je l'ai.
Humeur  : Plutôt bonne. Je ne sais franchement pas pourquoi, en fait, mais oui... Bah, bonne.

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Le type qui cache des choses bizarres chez lui


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MessageSujet: Confession, a song I never sing. [PV : MEADLOW Aurora]   Ven 7 Oct - 16:33

[J'ai résussi à placer les peluches, le lit et les murs ocre, soit tout ce que je savais.XD
Allez, répondons vite, j'ai toujours rêvé de faire un truc pareil, même si c'est un peu... wtf. J'espère que tu sais ce que tu fais.
Posté.]

Tristan s’assit sur le lit, laissant son regard trainer alentours sans rien en laisser paraitre ; Aurora avait beau être son amie, ça ne l’empêchait pas de ressentir une vague jalousie, quoique très diffuse. Les murs ocre n’étaient pas moisis aux jointures, les plinthes ne s’arrachaient pas et aucun morceau de tapisserie délavée ne pendait mollement du mur : en d’autres termes, une véritable utopie pour lui, qui dormait dans la même chambre que son frère en plein milieu des courants d’air ! Oh, il ne se plaignait pas et puis surtout, il n’en voulait pas à la blonde pour si peu. Si elle avait une belle et grande maison –ou en tout cas elle lui apparaissait comme telle–, grand bien lui en fasse ! Elle avait de la chance et il n’en était que plus content pour elle. Bon, concéda-t-il à contrecœur, il l’avait peut-être vouée aux gémonies au départ, mais il avait ses raisons : Illan, un petit Neko aux grands yeux verts avec lequel il s’entendait désormais bien, avait surtout constitué le parfait pigeon duquel il avait toujours rêvé, jusqu’à ce que la jeune fille décide que le pauvre naïf s’était fait avoir et que, décidément, une extorsion pareille ne pouvait pas rester impunie. Erial, lui, aurait bien aimé… Mais avec du recul, ce n’était pas plus mal. Certes, si les choses avaient été à refaire il n’aurait pas hésité un instant : de l’argent, c’était de l’argent. Il ne se sentait donc pas « mal » à proprement parler d’avoir berné une personne incarnant de toute évidence l’Honnêteté même, tout en pensant que ç’avait été plus juste qu’il ne continue pas plus longtemps.

En plus de ça, ça lui avait permis de se faire des amis. Tristan n’en manquait pas, là n’était pas le problème. Juste que s’en faire de nouveaux ne faisait pas de mal, et qu’il appréciait énormément ceux-là, sans trop comprendre pourquoi. Ils s’entendaient bien, et le blond n’avait pas l’impression qu’ils lui tinssent rigueur de ses quelques défauts. Sachant cela, il n’avait pas poussé plus loin la réflexion. Il jugeait que c’était suffisant d’être à l’aise près de quelqu’un, de pouvoir lui parler sans avoir peur de dire une bêtise et ne pas avoir à –trop– lui mentir. Toutes ces choses, il y croyait fermement, encore maintenant. Et pourtant elles n’étaient plus si vraies que ça. Des secrets, tout le monde en avait, néanmoins ne pas pouvoir avouer les siens à ces personnes rendait parfois quelque conversation maladroite ; il aurait pu se cacher derrière des raisons de ce genre, se dire que s’il lui arrivait de se sentir gêné en leur présence, ce n’était que pour ça. Dérangeant ? Oui. Alarmant ? Pas le moins du monde. Toutefois il lui avait bien fallu se rendre à l’évidence : ça n’expliquait pas tout. Par exemple, pourquoi aurait-il été plus embêté de cacher des choses à Aurora qu’à Illan ? Il les adorait tous les deux autant. Non, se dit-il en attrapant une peluche, il y a autre chose. Et il pensait bien avoir mis le doigt dessus.

Aurora Meadlow était une fille, elle était gentille et plutôt jolie, avait une belle maison. Elle était son amie, en effet.
Mais, contra Tristan, pas depuis si longtemps que ça… Un mois qu’ils se connaissaient, peut-être ? Dans ces eaux-là, s’il se souvenait bien –et sa mémoire ne lui faisait pas encore trop défaut. Erial songea un instant à son frère, à ce qu’il allait lui dire. Adrian le prendrait bien, sûrement : il savait très bien que jamais il n’aimerait quelqu’un comme il l’aimait lui. Il savait qu’il passerait en premier. Il savait aussi que son cadet avait parfaitement compris que s’il ne pouvait pas faire passer sa propre personne avant celle de son aîné, il devait au moins la mettre en deuxième ; que son intérêt personnel comptait plus que celui des autres. Alors, il avait bien le droit de faire suivre Aurora pas loin derrière, non ? Ah, et puis, il n’avait pas vraiment le choix. S’il prenait en compte toutes les raisons qu’il s’était énumérées, Tristan en concluait que c’était une bonne idée, qu’il fallait au moins tenter sa chance. Peut-être que son « amie » verrait les choses du même angle que lui. Peut-être, peut-être.

Il reposa son regard sur la jeune fille : il lui avait certes dit vouloir lui parler, mais était resté somme toute relativement évasif, n’ajoutant aucune précision. Il fallait jouer le tout pour le tout.

« N’empêche qu’elle est super, dit-il avec un sourire en reposant la peluche à sa place, ta chambre. »

Oh, bien entendu, il avait un peu le temps. Lâcher quelque chose comme ça de but en blanc…, vraiment, c’était pas le top du top, comme idée.
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MessageSujet: Re: Confession, a song I never sing. [PV : MEADLOW Aurora]   Lun 10 Oct - 2:54

Aurora laissa Tristan entrer, puis passa elle-même le seuil de la chambre, refermant doucement la porte derrière elle. Lorsque son ami aux cheveux blonds avait dit vouloir lui parler, l'idée qu'il puisse avoir des problèmes n'avait pas voulu la quitter, et c'était la raison pour laquelle elle tordait ses mains derrière son dos, passablement inquiète. Cela ne faisait certes pas très longtemps qu'ils se connaissaient, elle et lui -un mois tout au plus-, mais après le léger 'incident' qui les avaient opposés, elle s'entendait à présent très bien avec Tristan. Assez bien en tout cas pour que ça ne lui paraisse pas étrange de l'inviter à monter dans sa chambre pour qu'il puisse lui parler. Sa mère était partie faire des achats en ville avec Ayleen, de toute façon, et elle n'avait guère envie que leur conversation soit soudainement interrompue, mais elle s'éloignait du sujet. Si au début le jeune Erial n'avait pas été très...Honnête, disons, avec Illan, Aurora avait deviné que ce dernier avait de sérieux problèmes d'argent. Certes, ça ne l'excusait pas, mais justifiait un peu son geste. Illan était un jeune homme foncièrement bon, qui ne semblait pas même penser qu'en chaque homme se cachait une part d'ombre. Une attitude naïve touchante et adorable, mais qui n'attirait pas les personnes les plus recommandables. Par exemple, ce jour où ils s'étaient rencontrés alors qu'ils étaient perdus, si elle lui avait voulu du mal, elle n'aurait pas eut beaucoup d'efforts à faire pour pouvoir arriver à ses fins. Triste constat, mais regardant Tristan, Aurora se dit qu'il ne risquait plus de duper Illan. Ils étaient amis, maintenant, n'est-ce pas? Et les amis ne se trompaient pas entre eux. Du moins l'espérait-elle.

La jeune femme aux yeux bleus attira une chaise à elle, la retournant afin qu'elle puisse faire face à Tristan, assis sur son lit. Elle s'y posa silencieusement, se demandant toujours de quoi il pouvait bien vouloir lui parler. S'il n'avait pas de problèmes...Peut-être pensait-il qu'Illan en avait? Ou bien avait-il quelque chose à lui dire concernant Ayleen? De ce qu'Aurora en avait compris, ces deux-là s'étaient déjà parlés, alors si elle avait eut des ennuis et qu'il l'avait vu, ou bien...Forçant son imagination à stopper là les conclusions hâtives et délirantes, elle laissa son regard se promener sur les murs et le plafond de sa chambre. Elle n'était pas vraiment grande, mais au moins, elle était bien rangée, chose dont se félicita l'ainée des Meadlow. Il n'aurait plus manqué qu'elle soit en désordre, quelle honte elle aurait eut! Si ça avait été le cas, se corrigea-t-elle, ils seraient allés discuter dans le salon, et tant pis si sa mère et sa soeur les dérangeaient. Hum...Aurora n'aimait pas ne pas savoir; Elle ne pouvait pas s'empêcher d'imaginer tout et n'importe quoi. Son imagination pouvait être très fertile, selon la situation!

Et ce n'était pas toujours pour lui plaire...

« N’empêche qu’elle est super, ta chambre. »

Aurora suivit le mouvement du bras de Tristan du regard, avant de hocher la tête avec un petit 'merci' et un sourire. Super...Elle n'aurait pas dit ça, pour sa part, mais peut-être que celle de Tristan était plus petite. S'il était pauvre, il devait vivre dans un espace relativement réduit, non? Sans compter qu'il lui semblait qu'il vivait avec son frère. Hmm...Une histoire de problèmes d'argent lui revint en tête, et la jeune fille se demanda s'il avait des problèmes avec des gens qu'il aurait possiblement, euh...Dupés? Mais dans ce cas, elle voyait mal en quoi elle pouvait lui être utile. A moins qu'il souhaite simplement en parler? Pourquoi à elle en particulier et pas à Illan? Il lui avait peut-être déjà parlé, remarque. Aurora se mordit légèrement la lèvre, posant ses mains sur les deux côtés de la chaise. Elle se retint de pousser un long soupir, pensant que Tristan pourrait mal interpréter ce geste. Il ne la dérangeait vraiment pas, en plus, elle ne faisait rien de particulier jusqu'ici. Vraiment, il...

Elle s'égarait encore. Tout à l'heure, il allait lui exposer la raison de sa visite et elle, tellement occupée à se demander ce qui pouvait l'amener ici, ne l'entendrait pas. Elle se retrouverait bien bête, à cligner des yeux comme une chouette affolée par la lumière! Sérieusement...

« Dis, hum...Fit-elle finalement, avec une mine soucieuse, tu n'as pas de problèmes, au moins? »

Comme ça, c'était dit. Jetant un bref coup d'œil par la fenêtre, elle se fit la remarque qu'ils allaient -encore- avoir de neige, ou de la pluie. Tant qu'à faire, Aurora ne cachait pas qu'elle préférerait qu'il tombe de la neige. Les calèches, leurs conducteurs et leurs passagers penseraient certainement autrement, mais elle aurait bien aimé faire une bataille de boule de neige, encore une fois. Ce petit examen fini, elle reporta sa pleine et entière attention sur Tristan. Il était son invité, et méritait donc qu'elle s'intéresse uniquement à lui.

[Mais oui, je sais ce que je fais, don't worry. Encore quelques postes avant que le rire ne me paralyse.X'D]

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Every time they turn the lights down,
Just wanna go that extra mile for you.
You got my display of affection,
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We can get down like there's no one around,
We keep on rockin', while we're dirty dancin',
They keep watchin', Feels like the crowd is sayin'...

Gimme more, gimme more.

The center of attention,
Even when they're up against the wall.
You got me in a crazy position,
If you're on a mission you got my permission.

They want more? Well I'll give them more, now!
Gimme more, gimme more, I just want more.

I juste want more.


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MessageSujet: Re: Confession, a song I never sing. [PV : MEADLOW Aurora]   Mer 12 Oct - 17:21

[Ho, moi ça va, je ris pas. Je peux encore garder mon sérieux pour poster, merci bien. Et pourtant, ça devrait pas, je suis bizarre. Je ris pour moins que ça, d'habitude, mais là je sais pas, ça marche bien.XD
Posté.]



Tourner autour du pot était une stratégie qui se valait, dans le fond. Oui mais, songea Tristan avec une inquiétude diffuse mais non moins présente, juste pour un temps. Il arrivait un moment où c’était fini, on n’avait plus le choix, il fallait parler. Sans ça, l’autre s’énervait, s’impatientait, commençait à se dire qu’il perdait son temps et que si vous ne vouliez rien lui dire, soit : ce n’était pas un problème, il ne vous forçait pas. Hors, le blond n’avait pas envie de se taire ou de remettre cette conversation à plus tard. Il avait pris sa décision et sentait que s’il tardait trop, il reviendrait dessus. C’était aussi éternel qu’inévitable : les rivières se jettent à la mer et le temps occasionne d’inénarrables prises de tête. Qui elles-mêmes finissaient hélas bien trop souvent par déboucher sur des défilades, des silences qu’on regretterait plus tard. Non, s’encouragea-t-il, le mieux était de ne pas se poser trop de questions, de se lancer. Il savait y faire, ça ne serait pas un problème. Les mots se suivraient sans qu’il s’en rende vraiment compte, comme d’habitude –peut-être était-ce un peu triste de voir les choses comme ça, mais il n’allait pas non plus couvrir la réalité de peinture rose et de fanfreluches. Erial n’avait jamais été du genre à apprendre un texte par cœur, à s’entrainer mille fois devant un miroir –en outre, en fait de miroir sans doute aurait-il dû se satisfaire de la devanture de quelque boutique ; lors, nul besoin d’être un génie pour savoir qu’il aurait eu l’air particulièrement idiot. Il s’exprimait « comme il le sentait ». Bon, d’accord, concéda-t-il de mauvaise grâce, en enjolivant un peu, mais tout de même.
Tu n’as pas de raison de stresser, alors pourquoi tu ne te calmes pas, pauvre imbécile ? Le premier pas est toujours le plus difficile, s’exhorta l’Esprit, du nerf. Assise face à lui, Aurora semblait préoccupée, sans que la mine faussement désinvolte de son ami n’y pût rien changer. Allons bon ! Il ne manquait plus que ça, il l’avait inquiétée. Une part de lui le déplora tandis que l’autre s’en réjouissait : ce n’était que justice, pourquoi aurait-il été le seul à se sentir mal dans l’affaire ? Il n’ajoutait rien toutefois, à peine un hochement de tête au remerciement de la blonde, peu désireux de laisser le silence s’installer et s’épaissir, tout aussi peu de le rompre. Il y avait des situations, dans une vie, qui n’exigeaient pas le moindre mot.

Pas de chance, celle-là n’en faisait absolument pas partie. Une absence de parole prolongée n’aurait su être coupée par des propos émoussés ; ils devaient être tranchants pour ce faire.
Mais bon, se consola Tristan, celui-ci n’étant vieux que de quelques secondes, ce n’était pas un ennemi invincible ! En rien il n’était bon d’exagérer. Personne ne serait allé lui reprocher de laisser trainer en longueur la conversation, juste encore un peu plus : il faisait chaud ici, il y était bien. Cela n’aurait jamais pu remplacer son « chez lui » mais ce n’était pas plus mal.

« Dis, hum..., tu n'as pas de problèmes, au moins? »

A ces mots, Erial releva précipitamment la tête, l’air étonné. Des problèmes ? Eh bien, pas plus que d’ordinaire en tout cas. De là à dire que tout allait parfaitement bien dans le meilleur des mondes, il y avait une sacrée marge mais, honnêtement, rien à quoi il ne fût pas accoutumé depuis des lustres. Un instant, il se demanda ce qui avait pu la conduire à pareille conclusion, avant de se raviser. Ce devait être évident, pas vrai ? Il n’y avait pas encore si longtemps, il avait été contraint de s’enfuir à toutes jambes, et avait bien failli faire une mauvaise chute depuis le haut d’un muret, ce faisant. C’était « pas passé loin », comme aurait dit un de ses amis. Et rien que la nuit dernière, lui et son frère avaient dû se débrouiller pour boucher la fenêtre sous prétexte qu’il faisait beaucoup trop froid ; résultats très approximatifs, chaleur toute relative. Ce devait être à ce style de trucs qu’elle faisait référence, songea Tristan. Enfin, il n’y avait pas de quoi se faire de mouron non plus, ce n’était pas si grave. La preuve, il était encore là !

« Non non, s’empressa-t-il de répondre en plaçant ses mains, paumes en avant devant lui, je t’assure que non ! Pas plus que d’habitude, t’en fais surtout pas. Je voulais juste…, enfin, bref. »

Il songea à placer celle-là dans le top des occasions ratées : ç’aurait été un moment parfait pour tenter le tout pour le tout, justement. Et au lieu de ça, il concluait sa phrase d’une manière tout sauf concluante mais qui au moins lui était coutumière. Il détourna le regard, le porta involontairement vers la fenêtre : pourvu qu’il ne se mette pas à neiger, ne put-il s’empêcher de penser. S’il pleuvait, d’accord, les murs suinteraient d’humidité et il faudrait faire attention à ce que quelque flaque qu’aurait laissée se former un toit dont l’étanchéité laissait à désirer ne pourrisse pas le plancher à l’étage. Mais la neige…, quelle sainte horreur. C’était joli, mais ce que c’était froid ! Cette simple rêverie lui fit tirer sur les manches de sa chemise : ça promettait, comme saison.

« Tiens, elle est pas là, ta sœur ? Juste pour savoir. »

Ben voyons, et pourquoi pas en profiter pour lui demander si elle n’avait pas vu de formes bizarres dans les nuages, la veille ? Tristan souriait, moins tendu que plus tôt. Connaissant un brin Ayleen, il savait pertinemment qu’à entendre l’objet de leur conversation, elle aurait été…, excitée comme une puce et proprement insupportable. Et il fallait bien dire quelque chose, de toute façon. Quitte à ce que ne soit pas très pertinent, nota Erial.
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MessageSujet: Re: Confession, a song I never sing. [PV : MEADLOW Aurora]   Ven 28 Oct - 2:56

« Non non, je t’assure que non ! Pas plus que d’habitude, t’en fais surtout pas. Je voulais juste…, enfin, bref. »

Enfin bref? Aurora leva un sourcil intrigué, mais n'osa pas demander à Tristan de préciser sa pensée. Alors comme ça il n'avait pas d'ennuis, songea-t-elle, sans pour autant arriver à s'ôter cette idée de la tête. La jeune fille se savait têtue et obstinée, souvent, et même s'il lui assurait qu'il n'avait pas d'ennuis, pas plus que d'habitude du moins, elle pensait qu'il pouvait mentir. Après tout, n'avait-il pas demandé à la voir? Elle ne savait pas pourquoi, aussi pouvait-elle s'imaginer tout et n'importe quoi, et surtout n'importe quoi. Il hésitait à lui annoncer l'objet de sa venue, et ça ne faisait que la conforter dans l'idée qu'il lui cachait quelque chose. Posant son regard sur le mur derrière son lit, Aurora se demanda ce qu'il valait mieux qu'elle fasse. Lui couper la parole et lui demander ce qu'il faisait là, directement? C'était assez malpoli, et peut-être Tristan n'apprécierait-il pas. Peut-être même qu'il refuserait de lui dire pourquoi il tenait à lui parler, si elle faisait ça. Donc hum...Attendre qu'il se décide à le dire? Mais s'il prenait trop de temps, elle allait s'impatienter, et...Tss. Aurora n'aimait pas qu'on tourne autour du pot, et ne se faisait pas prier pour le faire remarquer, d'ordinaire. Mais là, c'était différent. Peut-être parce qu'elle n'arrivait pas à anticiper les réactions de Tristan. L'Esprit aux yeux bleus n'avait aucune envie de le vexer ou de le blesser. En tant qu'amie, elle se devait d'être à son écoute. Elle n'était certes pas aussi gentille et patiente qu'Illan, mais elle avait ses bons côtés, comme tout le monde.

A la recherche d'un quelconque indice qui aurait pu lui permettre de deviner ce qu'il voulait lui dire, elle le détailla rapidement. Il n'avait pas l'air effrayé, ni en colère. Peut-être paraissait-il quelque peu gêné, mais Aurora l'aurait été elle aussi s'il l'avait invité dans sa chambre. Ah...Qu'elle l'ait emmené là ne le dérangeait pas, elle espérait! C'était fou comme elle pouvait avoir une imagination fertile, dans ce genre de situations...


« Tiens, elle est pas là, ta sœur ? Juste pour savoir. »


Aurora hocha la tête, songeant à sa sœur et sa mère qui étaient parties faire des achats quelques temps plus tôt. Ayleen avait parue exciter à l'idée d'aller dans le centre-ville, mais Aurora aurait été bien en mal de savoir pourquoi. Ayleen avait toujours l'ait particulièrement enthousiaste, alors...Elle espérait juste que cet ersatz d'homme dont elle ne cessait de parler n'était pas là-bas. Elle ne pouvait sérieusement pas le supporter. Elle ne le connaissait pas personnellement, mais rien que son apparence général ne lui disait rien qui vaille. Déjà, elle ne l'avait pas reconnu quand elle l'avait vu. Les descriptions passionnées qu'avait faites sa sœur étaient loin de lui correspondre. Et puis il avait cette espèce de cicatrice qui lui mangeait la moitié du visage. Comment il avait pu se la faire, d'abord? Un type normal et réglo n'avait pas une telle cicatrice, c'était impossible. Puis il avait la tête d'un délinquant. Aurora était persuadée qu'il faisait dans l'illégalité. Si seulement la Princesse pouvait l'attraper et le jeter en prison, il n'agresserait pas sa sœur! Ayleen avait quand même de drôles goûts en matière de garçons. Goûts qui finiraient par la tuer, Aurora en avait peur.


Mais bon, ça ne servait à rien de s'énerver de la sorte. Heureusement, Tristan n'était pas comme ce type. Il avait l'air gentil, et elle le soupçonnait même d'en abuser souvent. Quoi que maintenant qu'elle y réfléchissait, il avait la même couleur de cheveux et d'yeux. Mais rien à voir! Tristan était quelqu'un de bien malgré sa tendance certaine à vouloir arnaquer les gens.

« Elle est partie faire quelques courses avec notre mère. C'est une bonne chose, on commençait à mourir de faim. » Fit-elle en hochant de nouveau la tête, sur le ton de la plaisanterie. Ce n'était pas tout à fait faux, malgré tout...Ils avaient vraiment besoin de faire quelques provisions, ces temps-ci.

La jeune fille aux cheveux dorés laissa s'écouler quelques secondes dans le silence le plus total. Qu'est-ce qu'elle pouvait dire, maintenant...Elle lui aurait bien offert à boire, mais elle ne savait plus s'ils avaient quelque chose de potable. Sa mère et sa sœur n'étaient pas parties faire les courses pour rien. Hmmm...


« Si tu n'as pas d'ennuis, alors, ça va pour toi, en ce moment? »

Ben oui, il fallait bien dire quelque chose. Rester muette la stressait encore plus que de parler et lâcher des idioties. Regardant une petite tache au plafond, elle se demanda s'ils arriveraient à parler, au final. Elle était curieuse. Elle se demandait pourquoi il voulait la voir, et ça titillait énormément sa curiosité.

[Tu parles que je vais rire, moi. VDM.XD]

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MessageSujet: Re: Confession, a song I never sing. [PV : MEADLOW Aurora]   Sam 29 Oct - 17:18

[Bah ris, tant pis pour ta gueule, moi ça va toujours, au moins pour l'instant. Aha. Et demain je réponds à Elise, histoire de profiter des vacances. Et puis Kriss, sans doute, parce que ça commence à dater. Et, et..., ben, il me restera Elizabeth mais je la ferais pas demain donc en gros t'en fais pas, à priori y a rien pour toi bientôt après.^^
Postééé.]



Un sourire étira malgré lui les lèvres de Tristan : il n’y avait personne d’autre qu’eux dans cette grande maison. Il pourrait parler sans crainte que la porte s’ouvre brusquement, sans se dire sans cesse que s’il était interrompu ces mots ne sortiraient jamais de sa bouche. Aussi volontaire fut-il, une partie de lui restait aux aguets, prête à sauter sur la moindre occasion, la moindre faille ou déviation capable de masquer habilement une subtile mais non moins agaçante dérobade. Les faux-fuyants avaient de tout temps été ses meilleurs et plus proches amis dans ce genre de situation. Dieux savaient qu’un mot, d’apparence si insignifiante dans une longue phrase, pouvait sauver la mise si tout tombait à l’eau ! Un léger « peut-être », un petit « je crois » ou encore autres « c’est possible que », « probablement ». Avec eux, se défiler devenait un art d’une simplicité à en pleurer : ne restait plus au blond qu’à succomber et en faire usage pour se conserver une issue de secours en or. Comme il était tentant de commencer par un magnifique « je pense que » ! Ainsi, si la réaction de son amie laissait franchement à désirer, que la plus totale désapprobation se lisait sur son visage, il suffirait d’insister de telle sorte qu’elle comprenne que, vraiment, ce n’était qu’une éventualité dont il désirait lui faire part mais que ses sentiments restaient particulièrement…, flous, indécis et que sans doute ce transport lui passerait aussi vite qu’il était venu. Ce n’était pas grand-chose, ce n’était rien que du brouillé et du confus, de l’hypothétique et du diffus ! Pas de quoi gâcher leur belle amitié, pas du tout : voilà, ils pouvaient faire comme si de rien n’était, parler d’autre chose. Ce serait si facile.

Mais, bon, ce n’était pas idéal non plus. S’il se trompait ? S’il se rétractait alors qu’Aurora était simplement surprise de sa déclaration ? Le désarroi pouvait être confondu avec tellement d’autres émotions, le distinguo n’était pas si évident à faire. Résultat, il attendait toujours, sans rien ajouter de peur de dire une bêtise qui terminerait de le discréditer. Terminerait, oui ; car la blonde le connaissait bien et savait pertinemment qu’il était un invétéré menteur, passé maître dans l’art de faire passer des vessies pour des lanternes. Un sourire, un air convaincu, un peu de compassion, un peu de sucre et du sel, et le tour était joué. Sincèrement, ce détail le retenait de parler. Pourquoi l’aurait-elle cru, concrètement ? On ne pouvait dire sans mauvaise foi qu’il ait exactement fait un mystère de son comportement à l’égard de ces demoiselles –un jour aperçu avec l’une, le lendemain avec l’autre, quelque méprise dans les prénoms, voire ses propres dires, les indices convergeant vers un manque cruel d’honnêteté avec elles ne manquaient pas. Pour se rassurer, il s’était laissé aller à penser que si la jolie Meadlow le connaissait si bien que ça, elle se douterait qu’il ne faisait jamais rien pour rien et qu’en l’occurrence, lui mentir à elle ne lui aurait rien apporté. Rien du tout. S’il se comportait mal avec les autres, c’était pour de l’argent, c’était pour…, eh bien, pour une tonne de raisons différentes qu’il n’aurait pas su énumérer mais qui n’en étaient pas moins réelles. Aurora devait le savoir, pas vrai ? L’avoir deviné. Il ne mentait pas à ses amis.

Enfin, presque pas.


« Si tu n'as pas d'ennuis, alors, ça va pour toi, en ce moment? »

Il joignit à un haussement d’épaules un geste évasif de la main difficilement interprétable. A peu près, faillit-il lâcher, il avait connu mieux. Tant qu’il ne neigeait pas ! Disons, concéda-t-il, qu’elle avait raison : tout n’allait pas bien, mais tout allait et c’était suffisant pour bien vivre. Quoiqu’il eût été beaucoup mieux s’il n’avait pas été en face d’elle, ici. C’était gênant, tout de même ! Erial laissa à nouveau trainer son regard sur le sol, sur les murs, sur tout ce qui ne risquait pas de lui renvoyer son regard. Même les animaux en peluche lui donnaient l’impression de le fixer, de le juger. Lui qui n’en avait jamais eu ne le regrettait pas ! Ces machins avaient de quoi vous filer la chair de poule, avec leurs petits yeux en bouton qui ne clignaient jamais, leur petite bouche en fil cousu qui souriait toujours. C’était effrayant et, pour le coup, il ne comprenait guère l’engouement des filles lorsqu’elles apercevaient un jouet pareil. Voire ce qui avait bien pu les pousser à les acheter ; il fallait reconnaitre que les circonstances du moment ne devaient pas arranger l’opinion du garçon à l’encontre de ces bestioles immobiles sur un lit. Mais de toute façon, il ne les avait de mémoire d’homme pas vraiment aimées, quand que ce fut.

Il croisa les bras, les décroisa, ouvrit la bouche, ne parla pas. Il fallait se lancer et, pourtant, la hauteur lui faisait peur : et s’il tombait ? La chute serait vertigineuse, bonne chance pour se rattraper sans y laisser au passage quelques plumes. Tristan passa une main dans ses cheveux, tentant vaille que vaille de se convaincre qu’il ne s’agissait là que d’une formalité. Parce que c’était le cas, quelque part. Il ne jouait pas sa vie. Il ne jouait pas une amitié non plus – elle était suffisamment solide pour ne pas se briser au moindre choc. Il ne jouait pas son cœur, solidement arrimé au rivage, abîmé parfois, malmené de loin en loin, malade depuis longtemps mais jamais arraché. En réalité, il ne comprenait pas tout à fait ce qui était en jeu ici, mais il savait que c’était important. Une impression, un sentiment. C’était important quand même, ça avait une valeur.


« Ça va, je te dis, c’est…, gentil de t’inquiéter. J’ai l’air d’aller si mal que ça, ajouta-t-il en souriant, franchement ? »

Il n’était peut-être pas bien épais mais, cela mis à part, il se considérait comme bien portant. Ou peut-être un peu malade, mais rien de visible ou de grave –à vivre avec Adrian, qui lui ne pouvait même plus sortir, il était inéluctable qu’il ne s’en sorte pas sans quelques bobos. Dommage, songea-t-il, qu’il ait décidé de venir alors que les placards étaient vides. Certes, il était ainsi plus tranquille puisque les autres n’étaient pas là, mais d’un autre côté, il n’aurait pas été fondamentalement contre quelque chose à grignoter. Le repas de la veille commençait à remonter à loin. Rien d’insupportable néanmoins, rien qui puisse le distraire un tant soit peu.

« Aurora, reprit-il, cette fois-ci l’air clairement gêné, tu me promets de pas te fâcher, hein ? »

Reculer l’échéance ne l’avançait à rien mais il ne pouvait s’en garder. Cette remarque, il le savait, ne ferait qu’aiguiser la curiosité de son vis-à-vis et ne lui assurerait pas qu’elle ne se fâche pas, justement. Mais il préférait procéder par étapes ; il convenait de n’en rajouter ni d’en brûler.
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MessageSujet: Re: Confession, a song I never sing. [PV : MEADLOW Aurora]   Mer 9 Nov - 21:33

Aurora n'avait jamais été une personne qui appréciait de se dérober à la dernière minute ou faire tourner les autres en bourrique avec des phrases trop évasives. Elle était une jeune fille directe, peut-être même un peu impulsive parfois, qui disait aux autres ce qu'elle avait à leur dire en face. On lui avait souvent reproché ce comportement un tantinet trop brusque et peu approprié pour une fille, surtout lorsqu'elle partait dans de violentes colères pour trois fois rien. Avec du recul, Aurora rougissait de ces nombreux cris poussés pour rien; Mais ce n'était pas sa faute, si dès que quelqu'un la vexait ou énonçait une idée qui la révoltait, elle en faisait une affaire personnelle et sérieuse. Elle s'excusait, après, bien évidemment, d'elle-même si elle se rendait compte de sa faute, ou poussée par d'autres si elle était toujours réticente à l'idée d'admettre son erreur. Ce comportement avait modulé d'ailleurs tout son entourage. Quand la plupart des jeunes filles discutaient entre elles de sujets banales, calmes, Aurora préférait la compagnie des garçons, plus vifs et prompts à répondre à ses attentes. Ils n'étaient pas non pus choqués par son désir d'apprendre, et abordaient volontiers avec elle des sujets que ses semblables aux longs cheveux auraient trouvés bien étranges. Oh, bien entendu, Aurora appréciait également la compagnie des filles ! Parfois, parler de tout et de rien faisait beaucoup de bien. Ce n'était pas parce qu'elle était plus souvent entourée de garçons que de filles qu'elle n'était pas féminine, loin s'en fallait. Sa garde robe le prouvait aisément. Les pantalons, sur une femme, étaient affreux, de toute manière.

Mais elle restait malgré tout impatiente, et prête à exploser à n'importe quel moment. Ce caractère bouillant la faisait fixer Tristan avec une intense curiosité qui, bien qu'elle ne se lisait pas dans ses yeux, devaient se voir à travers tous ses gestes et toutes ses expressions. Pourquoi était-il là, que voulait-il ? S'il allait bien, pourquoi être venue la voir, en ce cas ? S'il s'était agit d'une banale conversation qui aurait pu attendre, il ne serait pas venu jusqu'à chez elle pour lui en parler. Hmm... Plus la fille aux couettes blondes se posait la questions, plus la curiosité la brûlait. Ce qu'elle pouvait détester attendre!

« Ça va, je te dis, c’est…, gentil de t’inquiéter. J’ai l’air d’aller si mal que ça, franchement ? »


A ces mots, Aurora fit rapidement non de la tête, bien qu'elle n'était pas encore tout à fait rassurée. Dans son esprit, si un ami venait frapper à votre porte en demandant à vous parler, c'était qu'il devait avoir quelques problèmes. Oh, pas forcément de gros problèmes, mais des problèmes quand même. Si un ami venait frapper à votre porte, c'était qu'il voulait que vous l'aidiez, d'une façon ou d'une autre. Alors comme en plus il s'agissait de Tristan, qui était loin de mener la plus agréable et honnête des vies... Aurora se jugeait en droit de s'inquiéter. Mais si comme il le disait il allait bien, que voulait-il ? Espérant qu'il allait ajouter quelque chose, elle se tu et se contenta d'attendre. Elle en avait assez d'attendre, mais elle ne pouvait guère faire autre chose. Elle se voyait vraiment mal l'attraper par les épaules et le secouer jusqu'à ce qu'il lui réponde !

Elle n'était pas si brusque. Enfin, peut-être dans ses mauvais jours, mais elle allait bien, là ! Donc pas d'inquiétude à avoir.


« Aurora, tu me promets de pas te fâcher, hein ? »

Cette dernière réplique eut le mérite de faire oublier son impatience grandissante à Aurora, qui fronça les sourcils, perplexe. Lui promettre de ne pas se fâcher ? Pourquoi, il avait fait quelque chose de mal ? L'idée qu'il ait pu de nouveau arnaquer Illan lui passa par l'esprit, et elle se crispa sensiblement. Il n'aurait tout de même pas osé, ils étaient amis, à présent ! S'il avait fait une telle chose, il était inutile de lui demander de ne pas se fâcher. Il savait bien comment elle réagirait, car ça s'était déjà produit par le passé, même s'ils ne se connaissaient alors pas. Ne désirant toutefois pas le gêner plus qu'il n'avait déjà l'air de l'être, Aurora accrocha un sourire détendu à ses lèvres, forçant son corps à cesser d'être tant aux aguets. C'était stupide, comme s'il pouvait lui dire quelque chose qui allait vraiment la mettre en colère. Elle voulait bien admettre que la fâcher était plutôt aisé, d'ordinaire, mais elle faisait un gros effort avec sa famille et ses amis. Pour que ça puisse le tracasser à ce point, elle se demandait vraiment ce qu'il avait à dire.

« Me fâcher? Je ne vois pas pourquoi j'aurais à me fâcher contre toi. A moins que tu ais fait quelque chose de mal, mais ça n'a pas l'air d'être le cas. »


Elle laissa quelques secondes passer dans le silence, avant de hocher la tête en signe d'assentiment. Elle verrait bien, ça ne servait à rien de tenter de deviner en vain. Enfin, elle disait ça pour l'instant, mais elle recommencerait, elle se connaissait.


« Mais soit, je le promets. Je ne me fâcherais pas. »

Parce que, honnêtement, elle ne pensait pas avoir de raison de crier, que ce soit maintenant ou après qu'il se décide à parler.

[Saleté. Et où est le soutien morale là-dedans, hein?! C'est même pas moi qui devrait rire!x'D]

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MessageSujet: Re: Confession, a song I never sing. [PV : MEADLOW Aurora]   Dim 13 Nov - 15:05

[Le soutien moral ? Ma pauvre, tu crois encore à ce genre de fadaises ? Moi, je veux juste t'enfoncer, pas t'aider, ohohoho...~
Allez, j'aime pas mon post mais tant pis. J'ai pas le choix, j'en ai trop, je les fais diminuer et ça devient de l'abattage.XD
La qualité s'en ressent, j'ai l'impression, hm, à moins que ce soit juste Tristan, ce qui serait pas très étonnant non plus...-__-'
Posté.]




Un tas de choses plus ou moins plaisantes devaient lui passer par la tête à son sujet, se dit Tristan, et plus particulièrement sur la raison de sa venue. Un instant, il se demanda avec ironie s’il aurait dû se sentir vexé que l’on pût trouver autant de problèmes, de mauvaises nouvelles dont il aurait pu être porteur. Il décida que non, Aurora n’était pas fautive dans l’histoire, elle n’avait strictement rien fait ou dit pour l’offenser ; c’était lui qui s’attirait des ennuis et une mauvaise réputation tout seul…, comme un grand, pas besoin d’aide pour ça. Il était toutefois certain que cette réflexion lui donnerait matière à broyer du noir plus tard. Lui ne jugeait pas sa vie, ou même sa situation trop compliquées, trop bizarres ou difficiles à expliquer mais, semblait-il, ce n’était pas du goût de tout le monde. S’il n’avait pas eu aussi peur du résultat, sans doute aurait-il tenté l’expérience : s’il avait déclaré à Aurora, de but en blanc, être poursuivi par la garde royale, s’être évadé de quelque cachot, avoir tué un riche marchant qu’il avait volé par accident et l’avoir enterré dans un coin de son minuscule jardin, aurait-elle été étonnée ? Ne l’aurait-elle pas cru, au final ? Si quelqu’un comme Illan avait fait une pareille annonce, ils en auraient tous ri parce qu’ils auraient tous su que c’était improbable, improbable à un tel point que c’en paraissait impossible. Mais pour lui, alors ? C’aurait tout aussi bien pu passer pour la vérité, pourvu qu’il y mette les formes et le ton. Sans qu’il ait l’air de rien regretter, même, sans qu’il ait l’air de trop s’affoler, juste une vague inquiétude, comme ça : quelque chose lui disait que ça serait passé. C’était un peu triste et un peu bête, mais il ne s’en formalisa pas. A la vérité, il ne s’y arrêta pas vraiment beaucoup non plus, tout à d’autres préoccupations qui étaient, elles, irréfutablement d’actualité. Comment dire les choses à sa blonde amie sans qu’elle ne soit trop gênée ou ne se mette en colère ?

Il ne voyait pas de véritable raison pour qu’elle réagît ainsi, mais après tout, mieux valait tout envisager, quitte à se torturer avec le pire que de se laisser surprendre et ne savoir que répondre. Prudence était mère de sureté, disait le vieil adage, et le jeune homme comptait scrupuleusement le respecter. Sans verser dans l’excès non plus, lui susurra une petite voix dans sa tête, sans verser dans l’excès… S’il avait un peu de chance, Aurora serait tout juste décontenancée et lui donnerait une réponse positive. Avec encore plus de chance, elle s’en douterait depuis un moment et ressentirait, grosso modo, des sentiments similaires aux siens –mais là, vraiment, il n’osait plus espérer : s’en fût-elle doutée, elle n’aurait pas hésité quant au pourquoi de sa visite, et cette hypothèse perdait en crédibilité ce qu’elle gagnait en charme. Il attendit donc simplement qu’elle lui répondît, sans trop bouger, sans trop stresser pour l’instant, puisqu’il n’y avait de suite pas lieu de s’affoler. Ça, il verrait plus tard, en temps voulu.

« Me fâcher? Je ne vois pas pourquoi j'aurais à me fâcher contre toi. A moins que tu ais fait quelque chose de mal, mais ça n'a pas l'air d'être le cas. »

Il lui adressa un sourire qui ne se voulait pas maladroit, et haussa les épaules. Oui et non. Ce n’était pas quelque chose de mal en soi, certes, mais elle aurait pu mal le prendre. Tristan la connaissait suffisamment maintenant pour savoir qu’elle était du genre à s’emporter facilement, à dire ce qu’elle avait à dire en face de son interlocuteur et à porter haut et fort ses pensées et ses couleurs. Face à une jeune fille dont la délicatesse aurait été pareille à celle d’une fragile fleur de saison, le blond n’aurait guère pris tant de précautions mais ici, elles lui semblaient nécessaires. Tant pis si elles jetaient pour un temps un voile d’incompréhension : il ne serait pas difficile à écarter, à déchirer. Oh, loin de lui l’idée de dire qu’elle se mettait à crier pour un rien ! Elle était juste directe, ce qui n’était pas vraiment un défaut et pas vraiment une qualité non plus. Disons, conclut Erial, que cela dépendait fortement de la situation. Il continua de la fixer sans rien en laisser paraitre, attendant qu’elle promît ce qu’il lui avait si gentiment demandé –quoiqu’il sût pertinemment qu’en cas de pépin, ce serment risquait d’être vite relégué aux oubliettes. Si elle ne voyait pas pourquoi ne pas le faire, qu’elle le fasse, songea-t-il, ça ne causerait de tort à personne.

« Mais soit, je le promets. Je ne me fâcherais pas. »

Il fallait se lancer, alors, il n’avait plus tellement le choix. Et sa capacité à trouver des sujets cohérents à aborder tandis qu’il tournait inlassablement autour du pot avait ses limites, elle aussi. Et il les avait atteintes, impossible de continuer plus avant sans allègrement les dépasser et partir chahuter dans le grand champ du ridicule… Prenant son courage à deux mains, il se répéta qu’il ne mettait en jeu ni sa vie, ni celle d’Aurora, ni leurs santés respectives, ni leur amitié, ni un amour passionnel qu’il n’avait pas : que ça se passe bien, que ça se passe mal, ils se lèveraient tous deux le lendemain matin, ils s’endormiraient ce soir, lui verrait Adrian, elle discuterait sans doute avec ses parents et Ayleen, l’incidence que cette conversation aurait ne serait ni mortelle ni irrémédiable. Ce n’était pas la première fois que ça lui arrivait.

Mais quand même
.

« Je me disais juste, tu sais, toi et moi, on est de bons amis. Je veux dire, on s’entend plutôt bien et j’ai aucune envie de tout gâcher, mais je vais me sentir mal si je t’en parle pas. Ça me donne l’impression de mentir et, ajouta-t-il en riant légèrement, même si c’est difficile à croire, j’aime pas tellement ça. »

Il marqua un bref temps d’arrêt, cherchant quoi dire. Il ne racontait pas n’importe quoi : mentir, c’était une nécessité pour lui, pas un plaisir. S’il avait pu s’en passer…, hélas ! ce n’était pas le cas. Affabulateur de profession, disait parfois Tristan, mais pas plus. Il fallait qu’il y gagne quelque chose.

« Le truc, c’est que je sais pas du tout comment tu vas le prendre, alors… Y a pas mal de choses que j’ai faites dont je suis pas très fier mais tu sais que toi, je te raconterais pas n’importe quoi ? »

Pas très convaincant, concilia-t-il, puisque c’était ce qu’il disait à chaque fois. Pourtant, l’accent de vérité dans ses paroles leur avait de tout temps conféré un certain impact : ajoutez à cela son visage innocent, sa nervosité apparente, son peu d’espoir d’être pris au sérieux, et le mélange était détonnant. Il s’en voulut un moment d’avoir fait de ça une science, à moins que ce fut un art, il ne savait plus trop. Mais ça ne comptait pas tant, si ? L’important était que son interlocutrice ne pense pas qu’il la mettait dans le même sac que les autres à qui il avait sorti ce genre de discours.
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MessageSujet: Re: Confession, a song I never sing. [PV : MEADLOW Aurora]   Sam 10 Déc - 19:52

« Je me disais juste, tu sais, toi et moi, on est de bons amis. Je veux dire, on s’entend plutôt bien et j’ai aucune envie de tout gâcher, mais je vais me sentir mal si je t’en parle pas. Ça me donne l’impression de mentir et même si c’est difficile à croire, j’aime pas tellement ça. »

Et après, Tristan ne voulait pas qu'elle s'inquiète. Il faisait tout pour qu'elle pense les pires choses à son sujet ! L'imagination de la jeune Esprit aux cheveux blonds se remit à marcher au quart de tour, pour son plus grand déplaisir, à la recherche de ce que Tristan pouvait bien vouloir dire. Ils étaient bons amis, certes, ou du moins, ils s'entendaient bien et elle n'avait pas envie de le balancer par la fenêtre dès qu'ils s'adressaient la parole. Elle non plus pour sa part n'avait guère envie de gâcher leur amitié, surtout pour quelque chose de stupide. Ce qu'il allait dire était-il stupide ? Aurora fronça les sourcils, perdue dans des pensées plus ou moins cohérentes. Le jeune homme aux yeux marrons lui avait dit aller bien et n'avoir aucuns problèmes, mais elle ne voyait pas ce qui aurait pu le tracasser d'autre. Il n'avait plus assez d'argent, ou bien son frère était tombé bien plus malade qu'il ne l'était déjà, des clients furieux de s'être fait arnaqués le poursuivaient... Aurora avait beau s'imaginer tous les scénarios possibles, elle en revenait toujours à ces problèmes là. Parce qu'elle ne voyait pas ce que ça pouvait être d'autre ! La jeune femme soupira intérieurement, curieuse et effrayée à la fois. A force d'hésiter à lui dire, elle allait finir par croire que Tristan avait commit un meurtre, ou elle ne savait trop quoi de ce genre.

Ça, ça aurait vraiment été embêtant, dans les faits. Surtout qu'elle n'aurait rien pu faire pour l'aider.


« Le truc, c’est que je sais pas du tout comment tu vas le prendre, alors… Y a pas mal de choses que j’ai faites dont je suis pas très fier mais tu sais que toi, je te raconterais pas n’importe quoi ? »

Hmmm... Oui, Aurora ne pensait pas qu'il se serait amusé à lui raconter les pires mensonges rien que pour le plaisir de la voir le croire. Surtout que la demoiselle, en plus de son caractère bien trempé, n'était pas la plus crédule des personnes. Alors... Où voulait-il en venir, exactement ? Il tenait à lui faire part de quelque chose d'important, visiblement, qu'elle pourrait ne pas croire, qui risquait de gâcher leur actuelle relation et même de la mettre en colère. Oui, Aurora voyait bien quelque chose qui aurait collé à cette description et l'aurait mis hors d'elle, mais elle espérait de toutes ses forces que ce n'était pas le cas. Elle jurait que s'il lui avouait avoir touché à sa sœur d'une quelconque façon, elle ne se prierait pas pour le défenestrer, à mains nues s'il le fallait ! Irritée par cette pensée, Aurora croisa les bras, presque brusquement. C'était le moment où jamais qu'il lui dise, n'est-ce pas ? Seulement, maintenant, et parce qu'il insistait trop à son goût, elle avait peur de savoir. Que ferait-elle s'il lui confiait une horrible nouvelle ? Comment devrait-elle réagir ? Mal à l'aise, la jeune femme se redressa sensiblement sur sa chaise, fixant son ami sans ciller. A présent...

« Eh bien... Je ne pense pas que tu t'amuserais à me mentir comme ça, non. Je vois pas ce que ça t'apporterait. D'un autre côté, je suis peut-être pas censée le savoir...
(Elle marqua une petite pause, puis repris en haussant les épaules) Ça dépend de ce que tu vas me dire. Si tu me racontes qu'un monstre aux longues dents se promène en liberté dans Jiang Zemin, ne t'attends pas à ce que je te croies. »

Ça aurait pourtant pu être le cas, songea Aurora avec un certain amusement. Avec tous les meurtres qui se produisaient ces derniers temps... Enfin, il s'agissait, aussi terribles qu'ils puissent être, de l'œuvre d'une main intelligente, et pas animale. Tristan avait l'air nerveux, et Aurora craignait de plus en plus qu'il n'ait commis une regrettable bêtise. L'idée du meurtre revint la hanter, et elle s'appliqua à la chasser du mieux qu'elle le pouvait. Peut-être aussi qu'il avait été témoins d'un assassinat et cherchait quelqu'un à qui se confier. Il se pouvait qu'il soit sous la tutelle d'un maître chanteur et ait besoin d'aide pour s'en défaire. Dans sa précipitation à vouloir connaître la raison de la visite de son ami, Aurora excluait d'office les possibilités les plus banales et de ce fait les plus probables. D'un autre côté, comment pouvait-elle deviner ce qu'il lui voulait ?

Aurora laissa son regard se poser sur les murs et les meubles de sa chambre, comme si la réponse à sa question s'y était trouvée gravée. Elle ne voyait pas pourquoi cet aveu, quel qu'il soit, pouvait la mettre en colère ou gâcher leur amitié. Car à moins qu'il ait fait quelque chose de réellement incorrect... Tristan restait Tristan. Une personne qu'elle n'avait vraiment pas envie de sortir de chez elle à coups de pieds.

[Tu es si cruelle.8D]

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MessageSujet: Re: Confession, a song I never sing. [PV : MEADLOW Aurora]   Dim 18 Déc - 18:51

[Posté.
Et demain, je réponds à la Maudite Patate, allez, haut les coeurs !XD
Oui, je suis une cruelle.8D]



Et merde, manqua de lâcher Tristan lorsqu’Aurora prit la parole. Maintenant, elle n’allait plus avoir envie qu’il le lui dise ; oh, c’était logique, quelque part, il ne pouvait pas lui en vouloir pour ça. Mais quand même. Prendre des gants, ça ne réussissait pas toujours, cela dit les trois-quarts du temps cette précaution aidait. Ce n’était pas comme s’il avait réellement peur qu’elle le jette par la fenêtre dans un mouvement de colère, ç’aurait été une réaction aussi stupide, bizarre que disproportionnée –et si la jolie blonde était parfois un peu trop prompte à réagir et vive, elle n’était ni franchement étrange, ni franchement excessive. La plupart du temps. Au moins, positiva Erial, il n’y aurait pas de problème dorénavant : elle comprendrait aussitôt le sérieux de ses paroles, peut-être même l’extrapolerait-elle un peu, ce qui au fond lui allait très bien ; à la vérité, ça l’arrangeait même. S’il se mettait dans tous ses états, ça ne ferait que donner plus de poids à ce qu’il disait et ça, c’était une leçon à ne pas oublier, sous aucun prétexte. Savait-on jamais, ce genre de petites manipulations ne gênait personne, et puis elles pouvaient s’avérer bien utiles en cas de souci majeur. Il n’y avait pas de raison de mal le prendre, en eût-il fait part à quelque représentante de la gent féminine…, enfin, cette même prudence qui ne le guidai que par trop souvent lui glissait qu’il valait mieux, en dépit de ces belles considérations, garder ce genre d’infos pour lui. Un sourire franc étira ses lèvres lorsque son interlocutrice lui sortit un magnifique exemple de ce que, justement, elle n’aurait pas cru : il était peut-être un mignon petit bonimenteur, mais pas au point de rendre des trucs pareils crédibles, c’était certain ! A son sens, on reconnaissait un bon menteur autant par la qualité de ses affabulations que par ce qu’il choisissait de dire. Ce n’était pas tout d’y mettre le ton et les formes, il fallait savoir trouver quelque chose qu’on n’irait pas qualifier de « grand n’importe quoi » de suite, quelque chose qui ait une petite chance de fonctionner. A moins d’être un véritable génie du mensonge, ce qu’il n’était en l’occurrence pas –le jour où Tristan Erial serait un génie en quelque domaine que cela soit, songea-t-il avec autodérision, il faudrait qu’on le lui fasse signaler jusque dans sa tombe, ç’aurait été bête qu’il ne l’apprenne pas…

Her, se dit-il soudainement, quoiqu’avec tout ce qui se passait en ce moment en ville, un monstre aux longues dents, ça n’aurait pas été si stupide que ça. Pourquoi pas ça plus qu’autre chose ? Lui n’en avait personnellement jamais vu, mais ça ne voulait pas nécessairement dire qu’ils n’existaient pas. Ce n’était pas parce qu’il n’était jamais allé à la mer qu’il n’y croyait pas, et ça devait être grosso modo la même chose pour tous les habitants de leur joli pays, est et ouest confondus ! Enfin, il faisait exception des Elfes et des Neko mais eux, c’était pas pareil. Ils n’étaient pas là depuis si longtemps, et d’aucuns ne les voyaient encore que comme des squatteurs gênants –il connaissait des gens qui pensaient vraiment comme ça et ces mots n’étaient pas de lui, ils ne lui seraient pas même passé par la tête. Lui les aimait bien, il n’y aurait pas eu de raison… Même si, très honnêtement, il était plus facile de se sentir proche de quelqu’un de sa propre race, qui comprenne les concepts auxquels on se devait d’obéir, à qui on ait pas besoin de tout expliquer, de se justifier de ci, de ça, et qui ait traversé dans l’ensemble des épreuves similaires aux nôtres. Un peu comme Aurora, tiens.


« Pas que j’ai tué quelqu’un, déjà, c’est rien de vraiment…, grave, dit-il avec un sourire qui se voulait rassurant et vaguement moqueur, pas besoin de t’inquiéter comme ça, je te dis. »

Il aurait aussi pu passer la journée à faire la liste de tout ce qu’il n’allait pas lui dire et voir si, par élimination, elle parvenait à la conclusion voulue mais, quelque chose lui disait que ce genre de comportement aurait eu vite fait de taper sur les nerfs de la propriétaire de la chambre –et qui sait, peut-être aurait-elle fini, à bout de patience, par vouloir lui faire manger ses peluches flippantes. Lui aussi s’en serait lassé, de toute manière. Comme un peu n’importe qui, un caractère d’ange et des trésors de patience n’auraient pas été suffisant pour tenir le coup et rester serein, dispos plus de quoi, cinq minutes ? On avait beau dire, c’était déjà pas mal, cinq minutes. Rien qu’une ou deux, c’était déjà lourd, alors faire trainer ça plus longtemps…

« En fait, voilà. », commença-t-il bien inutilement.

Tristan ou l’art des mots inutiles…
Il faudra, songea-t-il l’espace d’un instant, que j’y remédie un jour ou l’autre, ça devient un vrai problème.

« Je sais pas trop comment le dire, en fait. Le truc, c’est que t’es vraiment une fille super. Enfin, tu vois, développa-t-il laborieusement en remerciant les Dieux de ne pas leur avoir conféré un regard aussi expressifs qu’à leurs homologues Humains, je te trouve drôle, sympa, gentille, et qu’on soit amis, je trouve ça bien, franchement, mais je crois que… Enfin, je me suis dit… »

Il s’arrêta un instant, sembla chercher ses mots puis passa une main dans ses cheveux.

« Je suis désolé, je sais vraiment pas comment le dire sans que ça ai l'air trop bête. »
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MessageSujet: Re: Confession, a song I never sing. [PV : MEADLOW Aurora]   Mer 4 Jan - 4:56

Aurora tenta de se mettre à la place de sa sœur, l'espace d'un court instant. Qu'aurait-elle pensé de toute cette situation, si elle avait été assise sur cette chaise ? Aurait-elle attendu que Tristan prenne la parole, ou l'aurait-elle assommé de mille questions sans qu'il puisse en placer une ? C'était peut-être stupide d'essayer de voir les choses comme Ayleen les voyaient, mais ça aidait Aurora à rester calme. Maintenant, elle avait l'impression que son ami aux cheveux blonds allait lui annoncer la fin du monde, ou quelque chose s'y rapportant. Si elle avait eut le caractère adorable d'Ayleen, elle aurait pu le questionner sans s'énerver ou avoir involontairement un ton menaçant dans la voix. Mais là, elle avait bien trop peur de s'emporter sans le vouloir. Aurora, jeune fille intelligente et rusée, se laissait souvent (pour son plus grand malheur) menée par ses émotions, par la joie autant que par la colère. C'était handicapant, selon elle, aussi s'appliquait-elle à composer avec son tempérament, histoire de ne pas prendre le devant de la chemise de ceux qui l'énervaient pour les secouer jusqu'à ce que des excuses sortent de leur bouche. Tristan était un ami, elle n'avait donc aucune raison de le malmener, bien que son hésitation commençait à l'inquiéter. Quoi, quoi ? Même Ayleen se serait posée des questions, à sa place ! Il avait l'air mal à l'aise, ne cessait de tourner autour du pot, comme s'il avait peur de lui faire part de l'objet de sa visite. C'était d'ailleurs sûrement le cas. Alors, qu'est-ce qui pouvait bien le mettre dans cet état ? S'il avait voulu lui demander un service, ou quoi que ce soit de ce genre, il n'aurait pas autant pris son temps. Mine de rien, ça ennuyait les gens, cette attitude fuyante. Ça piquait leur curiosité, la mettait à vif: Aurora avait autant envie de savoir qu'elle avait envie de se boucher les oreilles lorsqu'il le dirait. Au moins, il pouvait se vanter d'avoir capté sa pleine et entière attention. C'était très réussis.

« Pas que j’ai tué quelqu’un, déjà, c’est rien de vraiment…, grave, pas besoin de t’inquiéter comme ça, je te dis. »

Aurora fronça légèrement les sourcils, mais hocha tout de même la tête. Dubitative, cependant, elle l'était clairement toujours. Si Tristan ne voulait pas qu'elle s'inquiète, alors qu'il crache le morceau. Puisqu'il n'avait tué personne, rien fait de répréhensible, il n'aurait pas du avoir peur de sa réaction. Elle s'enflammait vite, mais se contrôlait tout de même. Elle ne lui aurait hurlé dessus que pour une excellente raison. Rien de vraiment grave, hein... Il n'avait pas d'ennuis, il le lui avait déjà répété. Mais en écoutant de telles phrases, c'était la seule idée qui lui venait à l'esprit. Là, tout de suite, la blonde mourrait d'envie de lui attraper le bras et le secouer vivement pour qu'il avoue tout, tout en débitant les hypothèses les plus farfelues. S'il n'avait pas d'ennuis ni besoin d'aide, qu'est-ce qu'il voulait lui dire qui était susceptible de la mettre en colère ? Le 'en fait, voilà' qu'il lâcha ensuite ne l'aida pas à se contenir. Elle se crispa, en attente d'une suite qui ne tarda heureusement pas à venir. C'était qu'il bloquait vraiment, dis donc ! E t elle ne savait pas pourquoi. Ce que ça pouvait être frustrant, alors !

« Je sais pas trop comment le dire, en fait. Le truc, c’est que t’es vraiment une fille super. Enfin, tu vois, je te trouve drôle, sympa, gentille, et qu’on soit amis, je trouve ça bien, franchement, mais je crois que… Enfin, je me suis dit… »

La jeune fille aux yeux bleus aurait bien remercié son ami pour le compliment, mais elle ne parvint pas à ouvrir la bouche. Chose assez étonnante chez elle pour être notée; Elle n'était pas femme à taire ses opinions. Qu'est-ce qu'il allait lui sortir, là, au juste ? Ses pensées de meurtres accidentels ou de vols qui auraient mal tournés s'envolèrent, balayées par un vent froid de lucidité. Peut-être se trompait-elle, mais elle ne voyait pas trente six manières de conclure sa phrase. Ils étaient amis, oui. C'était bien, en effet. Mais ? Il s'était dit que ? Que finalement ils feraient mieux de ne plus jamais se revoir, car il... Elle ne savait même pas ! Non, cette solution là était trop absurde. Qu'il veuille lui parler afin de lui déclarer qu'il voulait couper les ponts avec elle, c'était un peu gros. Restait la deuxième option, qu'Aurora avait pourtant du mal à considérer. Ah ah... Bon, au moins, ce coup-ci, elle n'avait pas de mal à imaginer ce qu'aurait pensé Ayleen de tout ça.

Heureusement qu'elle n'était pas à la maison, songea Aurora, qui était soudainement rassurée à l'idée de n'avoir personne d'autre chez elle à part Tristan.

« Je suis désolé, je sais vraiment pas comment le dire sans que ça ai l'air trop bête. »

Tristan avait l'air gêné, et Aurora en avait tout autant l'air à présent. Elle tourna légèrement sa tête vers la droite, cherchant quoi dire. Que dire ? Que rajouter ? Elle se voyait mal parler, mais ne pouvait laisser un silence s'installer. Ça aurait été encore pire. Sans que ça ai l'air trop bête, hein ? Si c'était ce à quoi elle pensait, il ne pouvait pas le dire sans avoir l'air bête. C'était bête, quoi qu'on fasse, quelle que soit la manière dont on le disait. Mais contrairement à d'autres choses, c'était une belle bêtise. Donc, eh...

« Essaye toujours, finit-elle par dire sans bouger, au pire tu auras l'air bête, mais c'est pas si grave. »

Elle, en tout cas, se sentait bien bête. Si son hypothèse était la mauvaise, elle allait se trouver bête et ridicule. Penser à de telles choses, mais où avait-elle la tête ! Pas sur les épaules, songea la jeune fille avec un tout petit soupir.

[Cruelle cruelle cruelle. Ça va être encore pire, maintenant!XD]

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MessageSujet: Re: Confession, a song I never sing. [PV : MEADLOW Aurora]   Dim 22 Jan - 17:51

[Tu trouves ? Moi je trouve que c'est marrant, j'ai aucun problème avc ce post, je sais pas pourquoi. Aha, allez, il l'a dit là, alors réponds-moi, chienne.XD
Posté.]


Ça n’aurait pas dû le déranger tant que ça, en théorie : parce que l’air bête, comme il le disait si bien, il l’avait souvent, plus qu’à son tour même. Lorsque sans s’en rendre compte il lâchait une incommensurable ânerie, le ridicule qui suivait dans la seconde ne l’avait jamais tué. Agacé, enquiquiné, gêné dans une certaine mesure, oui. Mais il suffisait de ne pas trop s’en formaliser, de ne pas se focaliser dessus pour que cette malheureuse erreur ne se rappelle plus jamais à notre bon souvenir. C’était en tout cas la manière dont lui fonctionnait et, jusqu’ici à tout le moins, elle ne lui avait pas porté quelque préjudice que ce fut. Les autres finissaient par oublier, et vite encore ! Alors il n’y avait pas de raison de s’en rappeler plus que ça non plus pour lui, merci bien… En dehors de ces énormités que personne, à son sens, ne pouvait se vanter de n’avoir jamais sorti sans être un vrai menteur, il y avait aussi eu la fois où un de ses amis était tombé sur lui un soir où il trainait, désespérément, près d’un restaurant avec la ferme ambition de s’y faire inviter. Détourner le regard, grimace éloquente, vieux silence à couper au couteau, plaisanteries tendues puis rire franc. Pas drôle pour tout le monde mais, là encore, Tristan l’avait plus ou moins pris à la légère, tout en prêchant une certaine discrétion de la part de l’autre. Juste histoire de. Ça n’avait pas manqué, l’autre l’avait charrié un moment mais ç’avait fini par passer, comme tout le reste d’ailleurs. Il y avait tellement peu de situations pour nous coller à la peau jusqu’à la fin de nos jours ! Il n’y avait qu’à positiver un peu –quoique ça ne fût exactement son truc non plus, voir la vie en rose… Mais, bon, il se comprenait et c’était déjà pas mal.

Sur le coup, l’idéal aurait été qu’Aurora aussi le comprenne ; ça aurait été qu’il se fiche pas mal d’avoir peut-être l’air un peu ridicule. Ça aurait été ce genre de trucs, mais ça ne l’était pas alors, tant pis. Qu’est-ce qu’il y pouvait, lui, s’il s’embrouillait un peu plus qu’il ne l’aurait voulu dans ses idées ? Un peu de déraison, de désordre allait dans son sens, et largement quoiqu’on eût su en dire. Trop en revanche le desservait, pour des raisons évidentes. Il en avait assez de peser le pour, le contre, d’hésiter. Comme si ça allait changer quelque chose à présent ! Si elle n’avait pas deviné, alors elle devait malgré tout s’en douter. Et si elle ne s’en était pas doutée dès le départ, alors elle n’avait pas eu le temps de réfléchir à une vraie réponse. Alors probablement elle ne lui répondrait même pas, conclut-il avec fatalisme. Il n’avait rien à craindre, pas pour l’instant, rien du tout. Il fallait se lancer, attendre plus longtemps n’aurait pas servi à grand-chose. Jusqu’ici ça n’avait pas été le cas. L’attente ne devait pas être trop longue ou tout l’effet retombait, mollement, au sol. Autant tout ficher en l’air tout de suite, quoi…, il allait bien devoir le dire, parce que c’était maintenant, ou ce n’était jamais.

Et tant qu’à faire, « maintenant » valait toujours mieux.


« Essaye toujours, au pire tu auras l'air bête, mais c'est pas si grave. »

Il lui sourit, un peu rasséréné. Ça ne serait pas grave, non. Il ne pouvait pas faire autrement et l’idée que la jolie blonde n’aurait pas non plus pu dire autre chose, pas sans gâcher toutes ses chances d’obtenir de lui un aveu un jour, ne lui traversa pas l’esprit. Ou alors plus fugacement d’un battement d’aile. Il n’y pensait déjà plus. Erial, presque pour la première fois depuis le début de leur conversation, porta son regard sur son amie et regretta qu’elle ne pût s’en rendre compte. Il songea que peut-être, elle le sentait de façon diffuse en dépit du manque d’indice, de la vacuité de ses yeux noisette. Allez, il paria que oui, quitte à se tromper. De toute façon, se raconta-t-il, il ne le saurait jamais alors, il pouvait penser ce qu’il voulait, on ne risquait pas de le blâmer pour quelque chose qu’il était le seul à savoir.

Se redressant un peu, il s’avança sans se relever jusqu’au bord du lit et saisit dans les siennes les mains d’Aurora, l’air de rien, comme si ce geste était le plus normal de ce bas-monde, espérant qu’elle ne les retire pas aussitôt. La solitude était pesante, le contact la rompait mieux que les mots. Vraiment, cet avis n’engageait que lui et pourtant, ça aurait été plus simple si plus de personnes l’avaient partagé. Si la jeune fille devant lui l’avait partagé, elle aussi, mais il n’en avait pas la moindre idée.


« Tu sais ce que je vais dire, hein ? Je t’aime beaucoup, Aurora, vraiment. Je t’aime beaucoup. Mais même quand je dis ça, dit-il après une bonne inspiration, et même si je sais que c’est vrai, j’ai l’impression de te mentir. Y a un mot en trop. »

Son sourire, à partir de cet instant, se fit un peu plus amer. C’était dit et, s’il s’était trompé, plus moyen de revenir en arrière. Pas de « peut-être ». Ni de « je crois », pas plus qu’un seul « éventuellement ». La totale. Il n’avait certes pas formulé ça mot pour mot, il l’avait certes dit de manière affreusement détournée, on ne cachait pas le ciel entier avec un simple bout de papier. Sans lâcher les mains d’un juge dont il espérait la clémence, il reprit :

« J’osais pas le dire. Je voulais qu’on reste amis, mais je me suis bien rendu compte que ça marche pas. Je voudrais qu’on soit…, un peu plus que ça. »
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MessageSujet: Re: Confession, a song I never sing. [PV : MEADLOW Aurora]   Mer 22 Fév - 5:22

Aurora avait maintenant l'impression que chaque fois qu'elle respirait, l'air lui brûlait la gorge et les poumons, lui donnant envie de se plonger la tête dans un grand bac d'eau fraîche. Elle aurait préféré ne pas avoir de doute, ne pas savoir ce qu'il allait lui demander jusqu'au dernier instant. Ce genre de choses était déjà arrivé: Qu'un garçon se déclare à elle, elle voulait dire. Cinq fois en tout dans sa vie, trois fois elle avait repoussé le garçon, deux fois elle avait rendu ses avances à son prétendant. Le premier à qui elle avait fait confiance avait été un salaud de première, pourtant, et elle avait bien regretté de lui avoir dit oui par la suite. Sa jolie petite tête ne devait plus lui avoir servit des semaines durant avec l'œil au beurre noir qu'elle lui avait collé. Il l'avait mérité, ses amis n'en avaient pas disconvenu. Si elle ne l'avait pas retenu, Léo aurait même sûrement été pour le battre à mort et le laisser croupir dans une quelconque ruelle d'Esidir. Que cet enfoiré s'estime heureux d'être encore en vie et avec une tête présentable, songea-t-elle en se crispant sensiblement, car sur le coup, elle avait vraiment eut envie de le défigurer. Aurora était certes vive et un peu brusque, mais comme chaque âme sur terre, elle avait des sentiments. Sentiments qu'elle entendait qu'on ne piétine pas impunément. Quand Léo s'était déclaré, il avait promis de ne jamais la blesser, et c'était même mit à genoux. Mais avec la Guerre Civile et la coupure du pays, ils n'avaient pas eu le temps d'être beaucoup ensemble. En tant qu'Humain, il n'avait pas bougé de chez lui. Depuis, elle ne l'avait plus revu. Elle se demandait parfois ce qu'il devenait, mais ne s'attardait jamais sur ce sujet qui la rendait mélancolique. Ils ne pourraient jamais se revoir, se replonger dans un amour avorté qui n'avait aucune chance de renaitre ne servirait à rien.

Et là, elle avait peur. Peur car elle ne savait pas quoi répondre. Tristan se redressa et lui prit les mains; Elle le laissa faire sans rien dire, le regardant avec appréhension. Que dire, que faire ? Ah, elle n'avait jamais été douée en ce qui concernait l'amour et les sentiments. Elle préférait se cacher plutôt que se dévoiler. Tristan était gentil, et était son ami. Elle n'avait pas envie que les choses changent, mais d'un autre côté... Le changement avait parfois du bon. L'Esprit aux cheveux blonds du se retenir de soupirer, nerveuse. Ça n'allait pas, pas du tout. Respire, calmement...

« Tu sais ce que je vais dire, hein ? Je t’aime beaucoup, Aurora, vraiment. Je t’aime beaucoup. Mais même quand je dis ça, et même si je sais que c’est vrai, j’ai l’impression de te mentir. Y a un mot en trop. »

Maintenant, ce qui allait sortir était clair, trop clair. Aurora cligna des yeux une ou deux fois, tentant vainement de rassembler ses esprits. Si elle aimait les nombres et tout ce qui touchait au domaine scientifique, c'était car les équations marchaient selon des règles précises et établies. Pour avoir le bon résultat, il suffisait de savoir la règle, point. C'était facile, prévisible et net. On ne pouvait pas tomber sur un résultat mitigé, entre le vrai et le faux. C'était soit vrai, soit faux. Mais en ce qui concernait les sentiments, la donne changeait. Quelles règles, quels théorèmes devait-elle appliquer pour être certaine d'avoir la bonne réponse ? Aucun. Il n'y en avait aucun pour schématiser l'amour. Ugh... Elle devait malgré tout entendre ce qui allait suivre. Pour son bien et celui de Tristan. Seulement après elle pourrait se mettre à la recherche d'une réponse convenable dont le contenu lui échappait encore tout à fait.

« J’osais pas le dire. Je voulais qu’on reste amis, mais je me suis bien rendu compte que ça marche pas. Je voudrais qu’on soit…, un peu plus que ça. »

La blonde avait l'impression, sans en être certaine, que le sourire de Tristan s'était fait plus tendu. Évidemment, elle se plaignait de sa position, mais la sienne n'était pas plus enviable. La tension, la peur d'être rejeté, il fallait savoir gérer tout ça pour ne pas perdre pieds. Inconsciemment, elle serra les mains de son ami. Et elle non plus, elle ne devait pas perdre pieds ! Ses yeux bleus comme un ciel d'été étaient immobiles, et Aurora n'osait pas bouger de peur de faire un faux pas. Quel faux pas, elle n'en avait pas la moindre idée, mais la peur de tout gâcher lui nouait l'estomac. Que dire, que faire, ces deux questions la hantaient sans lui laisser le moindre répit. Ou c'était oui, ou c'était non, certainement pas peut-être. Même si elle ne répondait pas et lui demandait de lui laisser un délai, elle serait obligée de choisir une de ces deux propositions. A la fin, l'ultimatum serait le même.

Mais est-ce que ça servait vraiment d'attendre, lui chuchota une petite voix à l'oreille ? Si tu l'aimes, tu devrais le savoir. Ce que tu veux dire, tu le sais déjà. Si tu veux attendre, c'est non. Sinon, réponds tout de suite.

« Je... »

Aurora se retrouva à court d'idées. Elle haussa les sourcils en une mimique étonnée, puis se reprit et arbora un visage plus concentré. Les mots sortirent difficilement d'entre ses lèvres, elle buta sur certains et sa voix sonnait terriblement hésitante, mais au moins, elle parla:

« Je ne m'y attendais pas, tu... C'est soudain. Enfin, je veux dire... Tu le penses vraiment ? »

C'était bête, comme question, sans compter que ça pouvait l'offenser ou le blesser. Mais la demoiselle avait besoin de s'assurer de la véracité de ses propos, qu'il répète encore une fois qu'il le pensait. Elle... Une image s'imposa dans son esprit, mais elle l'en chasse bien vite. Elle n'avait pas besoin de ça, elle était déjà assez confuse.

[En fait, contre toute attente, c'était assez inspirant. Mais là c'est pas mon perso qui se déclare... Je vais rire quand ce sera le cas.XD]

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MessageSujet: Re: Confession, a song I never sing. [PV : MEADLOW Aurora]   Sam 17 Mar - 0:35

[Moi je suis toujours inspirée, surtout quand c'est mon perso qui se déclare, ça m'éclate. Cool
Pas sûr que toi tu ries, mais moi oui, parce que je me foutrais de ta gueule, AHAHA !XD
Posté.]




La pression des mains de sa blonde amie sur les siennes rassura Tristan sans qu’il se détendît réellement pour autant. Eh quoi, à présent ? Il l’avait dit, n’aurait su être plus clair sans tomber dans d’affreuses tournures surannées, des phrases repêchées çà et là qui auraient senti le réchauffé au nez de la plus prude des bonnes sœurs. L’attente, faute d’être insoutenable, n’avait rien d’une partie de plaisir. Tu ne joues pas ta vie non plus, Tristan, à en faire trop, tu vas lui faire peur. Ou te faire peur, décompresse. Un instant, il regarda ailleurs, incapable de rester ainsi immobile. Son sourire s’était largement crispé ces dernières secondes et son cœur n’attendait qu’une brève réponse, simple comme bonjour, pour recommencer à battre la mesure à un rythme plus raisonnable. Rien à quoi il ne fut pas rôdé, pourtant ; sans doute était-ce la raison pour laquelle sa nervosité l’intriguait. Ne s’était-il pas déclaré à une dizaine de jeunes filles déjà, sans grande inquiétude d’être rejeté, que l’on rit à son nez comme à celui d’un clown, sans craindre plus d’un refus catégorique que de bras soudainement entrelacés autour de son cou ? Calculant, déjà, ce qu’il pourrait bien tirer de l’un comme de l’autre. Réfléchissant un peu, s’amusant surtout, ne perdant pas de temps tout en s’appliquant à avoir l’air de le prendre, de le faire durer. La situation, dans cette chambre, avec Aurora, était certes différente. Comment penser à quelque chose qu’il ne prévoyait pas de faire ? Mais là encore, ça n’expliquait rien du tout. Dans la pratique, c’était la même chose, les mêmes mots, à peu de détails près ou, au moins, la même idée.

Il n’y avait pas de quoi en faire un fromage. Mais c’était comme se répéter que l’on était face à une pâquerette en fixant le fait d’un vieux chêne. Qu’on était sur le point d’écraser une taupinière alors qu’on peinait à atteindre le haut de la colline –sacrément rude, la colline, mais pas assez pour parler de montagne ; la montagne, ç’avait été la maladie d’Adrian, ç’avait été le trottoir, ç’avaient été tous ces moments déplaisants qui n’avaient rien à faire dans un moment pareil.

La jeune fille sembla étonnée un temps, Tristan ne s’en offusqua pas. Logique. Oh, après tout, depuis le début de cette conversation, elle avait mis tant et tant d’effort à nier l’évidence de ce qu’il allait dire, que ç’aurait été être bien mal récompensée que de ne pas être un peu surprise ! railla-t-il sans être d’humeur à faire de l’humour noir, s’y forçant malgré tout. Le moment décisif viendrait après. Dans une seconde, deux, peut-être trois mais guère plus. Il profita de ce répit, ce maigre silence pour rassembler ses esprits et sa belle confiance, un temps ébranlée. Aurora était une chouette fille, mais surtout, elle était intelligente –dix, vingt fois plus que lui, pour ce qu’il en savait. L’idée qu’elle préférât s’accorder le temps de la réflexion à dire une ineffable bêtise ne parut pas absurde à Erial. Du moins, si elle n’était pas sûre de sa réponse. Pas besoin d’une minute pour dire que deux plus deux faisaient…, oh, quatre, lâcha-t-il pour lui-même. En revanche, si c’était un peu plus embrouillé que ça dans la tête de la belle demoiselle, alors…

La voix, hésitante, de son amie coupa court à ses pensées :

« Je ne m'y attendais pas, tu... C'est soudain. Enfin, je veux dire... Tu le penses vraiment ? »

Peut-être aurait-il dû lui apporter une fleur tous les jours pendant une semaine avant de le lui dire –il l’avait déjà fait, une fois, le coup des fleurs, pour être sûr, et ça avait plutôt bien marché dans l’ensemble. Mais il n’avait réellement rien voulu lui dire. Dans sa tête à lui aussi, les choses étaient confuses, un peu compliquées : les réduire au silence avait, jusqu’ici, été plus simple. Aurora était-elle juste une très bonne amie, une épaule pour s’épancher et pleurer, un cœur pour rire un bon coup, des yeux à consoler qui en disaient plus que ses mots ? Ou bien cela allait-il plus loin que ça ? Le blond avait des amis, bien sûr. Et des amies aussi. Sûrement était-il juste plus proche d’Aurora que d’eux, sûrement n’était-ce qu’un échelon de plus dans l’amitié, un lien un peu plus serré mais similaire.

L’Amour, il l’avait toujours connu : c’était une interdépendance, un bonheur à n’en plus savoir qu’en faire, des sourires qu’on ne pouvait pas réprimer, des sentiments qu’on ne pouvait même pas nommer enfin, que l’on avait pas besoin de nommer tant tout, chez l’Autre, nous contait à quel point il savait. Mais l’amour, sans majuscule, c’était différent, pas vrai ? C’était autre chose, plus proche de l’amitié, plus léger mais beau quand même. Plus éthéré, plus bizarre et dont Tristan était moins certain. C’était un point d’interrogation, ou des points de suspension qui pouvaient laisser présager absolument n’importe quelle suite… Tout ça était très embrouillé. Ce qu’il savait, lui, c’était qu’il aimait beaucoup Aurora, qu’il la trouvait jolie et gentille, qu’il se sentait bien avec elle, plus qu’avec les autres, ce qui la rendait un peu différente. Or, on lui avait toujours dit que ceux qu’on aimait plus que ses amis, c’étaient ceux qu’on aimait tout court. Lui, en tirait les conclusions qu’il devait en tirer.

« T’avais dit que tu me croirais, répondit-il d’un ton que sa précédente déclaration avait quelque peu libéré de la gêne. Enfin, même si t’as pas fait ce que t’avais dit, moi si : je mens pas, Aurora, je vois même pas pourquoi je mentirais, je… Enfin, tu as besoin de temps pour réfléchir, sûrement, j’ai été bête de te le dire comme ça, alors si tu veux, je vais sortir, et… »

Il fit mine de se lever, l’air un peu désœuvré, semblant hésiter à lâcher les mains de son vis-à-vis pourtant. D’un autre côté, ça ne servirait pas à grand-chose de la presser comme un citron pour qu’elle réponde…
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MessageSujet: Re: Confession, a song I never sing. [PV : MEADLOW Aurora]   Mar 27 Mar - 3:02

Aurora commençait à paniquer en réfléchissant un peu plus à sa situation, ce qui était loin de lui être coutumier, pourtant. On disait parfois mieux travailler dans l'urgence, mais les rouages de son cerveau semblaient s'être grippés, et refusaient de se remettre à fonctionner correctement. Que devait-elle dire ou faire ? Le problème était qu'elle ne savait pas quoi répondre. D'ordinaire, la jeune Esprit savait exactement où elle allait, planifiait son quotidien pour être sûre de ne pas se retrouver dans des situations dont elle ne saurait pas comment se sortir. Or, la déclaration de Tristan était arrivée sans prévenir, balayant instantanément toutes ses idées de meurtres et d'arnaques. Elle ne voyait plus que son ami aux yeux bruns, et ne sentait plus que l'étreinte de leurs mains liées. C'était d'autant plus perturbant qu'elle se rendait compte que si sa réponse avait été un 'non' clair et précis, elle les aurait déjà retirées en s'excusant. Tristan aurait su à quoi t'en tenir, et ils auraient pu continuer à être amis -car Aurora n'aurait pas accepté qu'ils se fâchent ou cessent de se voir pour si peu. Seulement là, elle rester à le regarder bêtement, la panique menaçant de transparaître sur son visage d'une seconde à l'autre. C'était comme être suspendu dans le vide, avec pour seul corde de sortie un mince fil sur lequel on se tenait debout en équilibre. Le moindre faux mouvement pouvait vous faire basculer dans cette abîme noir, sans aucune chance de pouvoir remonter un jour à la surface. Cette métaphore, songea la blonde aux yeux bleus, n'était pas des plus réjouissantes. Qu'elle dise non ou qu'elle dise oui, elle n'en mourrait pas, et Tristan non plus. Alors d'où venait son hésitation ? On venait de la forcer à sortir la tête hors de l'eau et lui faire ouvrir les yeux. Ça piquait. Et c'était effrayant, dans un sens.

La jeune femme devait batailler ferme contre l'envie de fermer à nouveau ses yeux et replonger dans cette eau rassurante. Dans des paysages et des sensations connues. Mais maintenant que Tristan avait énoncé à voix haute l'objet de sa visite, elle ne pouvait le faire sans qu'il prenne cette réaction pour un non. Aurora ne le voulait pas, parce que 'non', ce n'était pas sa réponse, ce n'était pas ce qu'elle pensait. Elle n'aurait pas hésité, sinon. Logique. Pourtant, dire oui, c'était...


« T’avais dit que tu me croirais. Enfin, même si t’as pas fait ce que t’avais dit, moi si : je mens pas, Aurora, je vois même pas pourquoi je mentirais, je… Enfin, tu as besoin de temps pour réfléchir, sûrement, j’ai été bête de te le dire comme ça, alors si tu veux, je vais sortir, et… »

Son compagnon fit mine de se lever, et le corps d'Aurora fut comme parcouru d'une décharge électrique. Sortir ? Quelle drôle d'idée ! Elle n'avait pas besoin qu'il sorte. Il avait raison, douter de ce qu'il lui disait n'avait pas de sens. Peut-être l'avait-elle blessé ? Elle espérait que non. Aurora l'avouait volontiers, la délicatesse n'était pas son point fort. Être brusque et directe était son moyen à elle de ne pas se faire écraser et se faire remarquer. Ça avait le mérite de marcher, la plupart du temps, aussi n'avait-elle jamais considéré cette franchise comme un défaut, même si elle savait qu'aux yeux du monde, c'en était un, et pas un petit. Cependant, là tout de suite, elle aurait bien aimé avoir la gentillesse d'Ayleen. Ça lui aurait servit. Si elle parlait, maintenant, n'allait-elle pas réussir à rendre Tristan encore plus mal à l'aise qu'il ne l'était ? Les mots pouvaient véhiculer de bonnes attentions mais échouer à les transmettre. Tout ne passait pas. Est-ce que les siens passeraient, elle se le demandait, ou manqueraient-ils leur but ? Il était impossible de le savoir avant d'avoir essayé.

Ses mains s'accrochèrent à celles de Tristan pour l'empêcher de lâcher prise. Il n'allait nulle part. Nulle part pour l'instant, en tout cas.

« Je suis désolée si je t'ai blessé, laissa-t-elle finalement s'échapper avec un soupir, mais c'est... Enfin, je ne m'y attendais pas vraiment. »

Voir pas du tout. Mais il aurait bien du lui dire un jour, garder cela pour soit n'était jamais bon. Même si ce n'était sûrement pas de l'Amour avec un grand A, dans son sens le plus noble et le plus beau, ça en restait quand même, non ? Elle n'avait pas le droit de piétiner les sentiments de son ami ou faire sa petite fille capricieuse et lui ordonner de faire les choses comme elle le voulait. Tout ceci était peut-être voué à l'échec, à finir mal et à laisser couler quelques larmes; Mais là encore, comme pour les mots, comment savoir avant d'essayer ? La jeune femme aux yeux bleus n'était pas devin. Tristan non plus. Advienne que pourra, songea-t-elle pour se redonner du courage.

« Mais si tu pars ce sera encore pire. Je le sais. »

Elle préférait l'avoir là. Pourquoi ? Elle n'aurait su le dire. Et pour une fois, elle s'en fichait, ça ne s'expliquait pas, ça se ressentait. Consciente soudain que pour Tristan, ça pouvait être pire de rester, elle lui adressa un sourire désolé. Elle qui avait dit qu'elle ne se laisserait pas aller aux caprices, c'était une belle défaite.

« Je t'embête à te demander de rester, hein ? »
[ENFOIRÉE. Et enlève ce lapin de ta signature! Tu as gâché mon moment profond!x'DDD]

_________________


******

Every time they turn the lights down,
Just wanna go that extra mile for you.
You got my display of affection,
Feels like no one else in the room but you.

We can get down like there's no one around,
We keep on rockin', while we're dirty dancin',
They keep watchin', Feels like the crowd is sayin'...

Gimme more, gimme more.

The center of attention,
Even when they're up against the wall.
You got me in a crazy position,
If you're on a mission you got my permission.

They want more? Well I'll give them more, now!
Gimme more, gimme more, I just want more.

I juste want more.


******

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Le type qui cache des choses bizarres chez lui

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MessageSujet: Re: Confession, a song I never sing. [PV : MEADLOW Aurora]   Dim 22 Avr - 18:42

[Aha, mais question « bunny » qui casse des moments profonds, t’es pas mal non plus, tu sais… ?X'DDDDDD
1) Ma dissert est à côté de moi et ne fait pas encore trois pages, je me sens coupable du coup.==
2) Je devrais pas répondre là, je suis pas en retard, mais il me fallait un truc qui aille vite pour me remettre au boulot après une pause, alors pardonnez-moi, posts en retaaaard, je vous ferais, c’est juréééé…T__T
3) …Mouton… ?^^’ ]




Tristan sentit la pression sur ses mains s’accentuer alors que les derniers mots qu’il tenait à prononcer venaient de se frayer un chemin de son cœur –ou de sa tête ? Difficile à dire dans de telles conditions, mais le cœur était tellement, tellement plus poétique et joli qu’il opta pour celui-ci– à ses lèvres. La fin de sa phrase, laissée en suspension, mourut avant cela même. Son envie de sortir ne s’en trouva pas amoindrie pour autant : rester là, à se regarder, sans rien dire, sans pouvoir meubler un silence à couper au couteau avec autre chose que des tiroirs et des tiroirs de niaiseries stupides que personne, à tort ou à raison, ne prendrait au sérieux ? Rester là, à hésiter, buter sur des mots simples parce qu’en réalité on n’avait pas la plus petite idée de ce qu’on allait dire ? Rester là, avec ces peluches qui le fixaient et le narguaient depuis le lit d’Aurora ? Vraiment, rester là, il ne voulait pas. Pas pour rien, se corrigea-t-il après une fort brève réflexion, pas pour rien en tout cas. C’était trop lui en demander et ce simple geste, resserrer son étreinte sur ses doigts, l’y forçait néanmoins. Il ne bougea pas, remettant cette idée à plus tard. Comme il s’y était attendu, son esprit était aussi vide qu’un désert. Et aussi rempli de bêtises parasites, désagréables qu’il l’aurait été de sable. Que dire encore, qu’ajouter ? La suite ne dépendait plus de lui désormais –elle dépendait d’elle, lui avait jeté ses dernières cartes sur la table. Pas qu’il ait eu une mauvaise main, il ne s’en plaignait pas. Ils étaient amis, s’entendaient bien, son physique ne risquait pas de le compromettre. Simplement, il avait toujours, jusqu’ici, gardé un ou deux as dans sa manche, un joker à abattre pour être sûr de rafler la mise en fin de partie : le problème était que la mise en question n’avait jamais été à la fois aussi impalpable et important. Elle n’avait pas l’odeur de l’argent. Elle n’avait pas l’odeur même du simple intérêt, pécuniaire ou autre, qu’en savait-il.

Là, s’il perdait, il perdait. Ce qui était assez embêtant quand on ne savait pas trop, au juste, ce qu’on avait bien pu parier ce coup-là. Il aurait fallu être fou pour jouer quelque chose de trop gros dans un jeu hasardeux à l’issue par trop incertaine. L’idée qu’il avait pu miser trop gros lui effleura l’esprit ; il la chassa. Si elle disait oui, ça en vaudrait la peine. Si elle disait non…, eh bien, il n’y pensait pas trop, ça pouvait aider à conjurer le mauvais sort, peut-être. Il lui serait resté d’autres amis ; il lui serait resté sa maison ; il lui serait resté, éventuellement vraiment, cette amie-là à laquelle il tenait tant ; il lui serait resté son grand-frère aussi. Ce n’était pas la fin du monde, si ?

Oh, il avait misé beaucoup, beaucoup trop gros là-dessus. Le mieux aurait été de s’abstenir, cette certitude grandissait dans son esprit et se nourrissait autant de ses doutes que de chaque nouvelle seconde et de chaque nouveau silence.


« Je suis désolée si je t'ai blessé, mais c'est... Enfin, je ne m'y attendais pas vraiment. »

Tristan hocha la tête et s’efforça à afficher une mine compréhensive au possible. Eh bien, se répéta-t-il, c’était ce qu’on gagnait à fermer les yeux aussi fort pour faire semblant d’être aveugle : on ne voyait rien. Ils auraient pu en faire un jeu amusant : ils l’auraient appelé le jeu des probabilités. Alors, Tristan, qu’est-ce que tu as à me dire, avec une tête coincée comme ça ? Réponse A, j’ai tué un homme et caché son cadavre dans mon jardin. Réponse B, je suis poursuivi par toute la garde royale pour X raison. C ? J’ai, peut-être, des sentiments pour toi.

« Oh, j’hésite, A ou B ? ». Aha, rit intérieurement le blond, ou dit-il plutôt, c’est sûr, elle avait dû penser à tout sauf à ça. Pourquoi ? Cela venait-il de lui ? D’elle ? D’eux ? Il n’y pensa plus, tout ouïe aux paroles de Meadlow :


« Mais si tu pars ce sera encore pire. Je le sais. »

Un sourire étira discrètement les lèvres d’Erial. Elle voulait vraiment, vraiment qu’il reste alors. Ce qui était d’un genre assez positif, comme nouvelle, dans la mesure où le retenir pour l’envoyer promener aussi sec aurait cruellement manqué de tact. Même Aurora devait en avoir un minimum, suffisamment pour se rendre compte de l’absurdité d’une pareille démarche. Ce qui voulait dire qu’il avait ses chances. Peut-être. Eventuellement. Sans être trop sûr. Un peu d’espoir qui sourdait, pas grand-chose mais, bon, il avait appris avec le temps à se satisfaire de ce qu’il avait, de ce qu’on voulait bien lui donner. Bien obligé, lâcha la voix sifflante et ironique dans sa tête. Bien obligé, répéta-t-il intérieurement sans amertume, juste pour la faire taire.

Il se demanda un instant comme tout ça aurait pu être « pire », avant de se raviser tout aussi vite. Oh, mauvaise idée ! Rien qu’y penser le mettrait de mauvaise humeur ou l’inquiéterait, plus probablement les deux en même temps, et c’était tout sauf le moment. Il n’était pas si mal, là. Ça aurait même été presque parfait, et il serait resté longtemps. Mais il y avait comme ce poids sur sa poitrine qui ne voulait pas se dissiper, en dépit de toutes ses invectives, qui lui gâchait la vie. Pas un mauvais poids qui lui donnait envie de dormir, de ne pas se lever et de pleurer comme il en avait parfois. Mais une sale tension quand même. Quand même, oui, confirma-t-il avec un semblant de sourire.


« Je t'embête à te demander de rester, hein ? »

Il secoua doucement la tête, retournant un sourire plus naturel à son interlocutrice. Oh, allez ! Haut les cœurs ! Elle l’embêtait à ne pas lui avoir répondu tout de suite, elle l’embêtait à ne pas avoir deviné à le seconde où il était entré, elle l’embêtait à ne pas être sûre ; mais il se rendait bien compte qu’aucun de ses chefs d’accusation n’était justifié. Il ne pouvait pas lui reprocher une conduite que n’importe qui aurait eue, lui compris. Lui demander de rester, c’était le rassurer et puis, ce n’était pas grand-chose. C’était même plutôt gentil, non ?

« Tu m’embêtes pas, contra-t-il simplement. Si ça m’embêtait d’être avec toi, tu crois que je serais venu te voir aujourd’hui ? Que je sois stupide je veux bien, mais pas à ce point, quand même. »

Pas qu’il fut d’humeur à faire de l’humour –il ne l’était jamais de toute façon, comme ça, le problème était réglé, et en trois coups de cuiller à pot…– ou à partir dans l’autodérision, mais c’était ça ou les niaiseries dégoulinantes et écœurante qu’il servait d’ordinaire à la pelle. Son choix était vite fait, lui aussi.

« Je suis juste un peu nerveux. Et donc, poursuivit-il avec un petit haussement d’épaules, je risque de te presser, ou je sais pas…, j’ai pas envie que tu répondes un truc si t’es pas sûre. »

Brève hésitation. Tant pis, alea jacta est, comme ils disent.

« Mais d’un autre côté, j’ai envie que tu répondes quand même. C’est stupide, mais c’est comme ça. C’est pour ça, enfin tu vois, j’ai pas envie de partir, mais…»
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Confession, a song I never sing. [PV : MEADLOW Aurora]

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