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 Tarvitsen hevonen [Jalynn Kaliyah + Qui veut] [TERMINE]

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Strip-teaseuse à ses heures perdues et objet des fantasmes du Général des armées de l'Est

Féminin Nombre de messages  : 56

Localisation  : Dans sa chambre.
Emploi/loisirs  : S'entraîner.
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MessageSujet: Re: Tarvitsen hevonen [Jalynn Kaliyah + Qui veut] [TERMINE]   Ven 5 Aoû - 19:49

{Une bride est un filet avec deux mors et quatre rênes utilisé pour le dressage, en passant. Je pense plutôt que Caleb tire sur les rênes.}

Jalynn lâcha quelques instants le cheval et son cavalier des yeux, pour fouiller dans une de ses poches. Pas qu'elle cherche quelque chose en particulier, n'importe quoi ferait l'affaire. Elle abandonna sa recherche pour fouiller dans l'autre, et en sortit une petite pierre ronde. La jeune fille haussa un sourcil, curieuse de savoir comment ça avait pu se retrouver dans la poche de son uniforme, et haussa les épaules. Bah, aucune importance. Ce n'était pas comme si elle venait de trouver une pièce ou quoi que ce soit du genre. Elle avait dû la ramasser pour une raison ou une autre et la ranger là parce que, sur le moment, c'était le seul endroit auquel elle avait dû penser. Elle soupesa doucement le petit caillou, et se mit à le lancer en l'air, à hauteur de ses yeux, pour le rattraper d'un mouvement précis de la main. C'était un jeu comme un autre. Ça occupait, et ça entrainait ses réflexes. Elle pivota à nouveau sur ses talons pour tenter de retrouver le Brigadier, mais ne mit pas longtemps à l'apercevoir ; ce n'était pas comme si un cheval passait vraiment inaperçu, quand il n'était pas au repos. Le bruit de ses sabots qui foulaient le sol résonnait agréablement à ses oreilles, comme une mélodie rassurante et familière. Tant qu'elle n'entendait pas de cri ou de bruit sourd, ça voulait dire que tout allait bien. Elle garda néanmoins un œil sur eux, 'au cas où', tout en continuant son manège avec sa pierre. Comme elle s'en était déjà fait la remarque, elle ne s'inquiétait pas le moins du monde. Ce n'était pas comme si elle avait harnaché un cheval sauvage et avait attendu que le jeune homme soit dessus pour lui administrer une bonne tape sur la croupe, non plus. Là, d'accord, elle aurait eu des raisons de s'en faire. Mais comme tout cheval logeant dans les écuries du château – à part exceptions, peut-être – Akalian était dressé, et pouvait être monté sans problème. Qu'il ait du caractère ne voulait pas dire qu'il voulait mettre tous ses cavaliers au sol, ni qu'il était insupportable. Ça voulait juste dire qu'il fallait de la poigne pour le diriger, et qu'il n'était pas aussi indolent que certaines juments pouvaient l'être. Voilà tout.

Ses yeux clairs suivaient le manège du cheval et de son possible maître quand ils pasaient dans son champ de vision, et attendait sagement qu'ils y reviennent quand ils en sortaient. Jusque là, il n'avait pas l'air de trop mal s'en sortir. Ce qui était une bonne chose, dans un sens. Elle n'aurait pas aimé qu'il critique ce cheval ou qu'il n'ait menti sur ses capacités et se retrouve dans l'embarras. Quoi que ça, ça aurait été bien fait, franchement. Mentir ne menait bien souvent pas bien loin, de toute façon. Raison pour laquelle elle évitait de le faire, et attendait des autres qu'ils aient un regard à peu près objectif sur eux-même. Ni se sur-estimer, ni se sous-estimer. Pour l'instant, s'il s'en sortait, ça voulait dire qu'il était plutôt bon cavalier. Mais là encore, rien de nouveau. N'importe qui pouvait monter à cheval. Et avec de l'entrainement, n'importe qui pouvait bien, voir très bien monter à cheval. Ce n'était pas la maitrise qui distinguait les meilleurs des autres, c'était autre chose. La même chose qui distinguait un génie d'un érudit. Un petit plus ; un don, peut-être? C'était un peu comme ces femmes qui se rendaient extrêmement belle, grâce à des coiffures étudiées et des tenues qui leur allaient à ravir. D'autres s'habillaient simplement et avaient les cheveux emmêlés, mais restaient d'une incroyable beauté. Ces personnes n'étaient pas si courantes, il fallait bien l'avouer. Et ni les uns, ni les autres n'étaient à blâmer. C'était injuste, dans un sens, que certains y arrivent sans avoir à travailler aussi dur que les autres. Enfin.

La cavalière ne pensait pas avoir de don, mais au moins, elle y mettait du sien. Et espérait que c'était le cas de tout le monde. Le Brigadier et sa monture avaient ralentis, et il lui flatta l'encolure. Bon, ça voulait certainement dire que ça se passait plutôt bien, ça! Elle n'était pas à sa place, difficile de juger. Elle savait que, quand elle était sur sa monture, elle était la seule à pouvoir dire exactement comme elle se sentait. C'était particulier, comme sensation. Enfin, ça c'était peut-être juste parce qu'elle aimait trop les chevaux! Mais peu importe, ça lui était égal. Être en accord avec son cheval, être bien dessus et le sentir bien lui aussi, c'était ça l'important. Une relation de confiance mutuelle, en quelque sorte, était la clé de la réussite. C'était la même chose que pour un partenaire. On doit pouvoir faire totalement confiance à ce dernier, et lui aussi doit pouvoir nous faire confiance. Sinon, c'est impossible. Tout bonnement impossible.

Elle se tourna tout à fait dans leur direction, et mit sa main droite en porte voix, serrant le caillou avec lequel elle jouait entre ses doigts. Il n'était pas extrêmement loin d'elle, mais assez tout de même pour qu'elle soit sûre que, si elle parlait d'une voix normale, il ne l'entendrait pas. Ce qui ne servait à rien, puisqu'elle était seule et qu'elle ne parlait pas encore à une petite voix ayant élu domicile dans sa boite crânienne.

«Alors, tout va bien?»


Son exclamation se perdit dans l'air cependant qu'elle attendait une réponse du Brigadier. Réponse qu'elle imaginait affirmative, puisqu'il n'était pas encore tombé et n'avait pas déclaré forfait.

_________________

« I am afraid ; afraid of losing time.
You are the race, and I'll be racing your mind.
But if we don't stop now, instead of living in this old horse town -
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MessageSujet: Re: Tarvitsen hevonen [Jalynn Kaliyah + Qui veut] [TERMINE]   Sam 6 Aoû - 1:36

Oui, il fallait avouer que ses habitudes avaient reprit rapidement leurs positions normales. On pouvait dire qu’il avait retrouvé son habitude d’habitude habituellement…. D’accord, peut être que l’euphorie de la vitesse lui tapait un peu sur les nerfs. En tout cas, Akalian répondait relativement bien à ses ordres internes. Il se déplaçait très vite, avec assez d’aisance. Le seul petit problème résidait peut être dans sa maniabilité. Caleb ne pouvait pas se détendre un seul instant en chevauchant l’animal à la crinière dorée. Il n’arrivait pas à se relâcher un court instant, sa vigilance devait être constante. Le petit problème de ce cheval c’était donc que ce n’était pas une monture avec qui il pourrait essayer de s’évader dans ses pensées. Et est ce que c’était un problème au fait ? Pas du tout. En réalité, c’était même quelque chose de bien ! Il n’avait aucune intention de se reposer sur ses lauriers alors qu’il chevauchait l’animal qu’il était venu chercher. Il était venu trouver un cheval pour ses missions, un animal de confiance avec lequel il pourrait devenir un brigadier encore plus performant. Il n’était pas venu voir un canasson qui pourrait le promener un peu partout. Ce qu’il recherchait ce n’était pas une méthode de relaxation, il voulait quelque chose de plus…. Eh bien plus efficace. Donc Akalian faisait parfaitement l’affaire, pour le coup. Il était rapide, puissant, endurant, et même si il avait du caractère il n’était pas le genre de cheval qui laissait la vigilance se relâcher. Et en effet, Caleb n’avait aucunement besoin de relâcher sa vigilance. C’était même plutôt l’inverse… Il avait besoin de garder l’esprit totalement ouvert. Pas un seul instant il ne devait se laisser aller lorsqu’il devait agir en tant que brigadier rouge. Il devait rester en alerte, ne pas être distrait par ses pensées personnelles. Et donc, se concentrer sur quelque chose de plus important. Quelque chose de difficile, sur lequel on devait donc apposer beaucoup de concentration, sinon on finissait par se vautrer lamentablement au sol. En l’occurrence, manier Akalian. Diriger ce cheval, c’était un peu comme faire la cuisine ou manier une épée en fait. Ca exigeait beaucoup de concentration de la part du contrôleur, ça exigeait aussi beaucoup d’investissement et tout naturellement, de l’expérience acquise plus récemment grâce aux mêmes gestes répétés tout au long d’une sorte d’entraînement. Pour le coup, Caleb compensait ce manque d’entraînement, (dût justement au fait qu’il n’avait pas de cheval personnel) par le fait qu’il était cavalier aguerri. Il avait dût monter plusieurs chevaux au cours de sa carrière de Brigadier, pour se rendre dans divers endroits éloignés du château. Et donc de ce fait, il avait apprit à monter relativement bien. Pas aussi bien qu’un cavalier chevronné, mais mieux qu’un citoyen lambda.

Le cavalier aux cheveux rouges dirigea sa monture dans la direction de la demoiselle qui lui avait montré ce cheval. Est-ce que le lien avait été établi entre Caleb et Akalian ? Est-ce que l’épéiste et le destrier étaient tout deux connectés à présent ? Probablement… Après tout, Caleb se sentait bien sur le dos d’Akalian. Et Akalian avait l’air d’obéir aux ordres de Caleb. Peut être que leur relation s’étofferait au fil du temps ? Parce que… Caleb n’était pas quelqu’un qui aimait attendre. Patienter, ce n’était pas son fort, c’était d’ailleurs aussi une des raisons pour lesquels son emploi du temps était aussi bien réglé. Il n’aimait pas prendre son temps pour prendre des décisions. Il était adepte de la prise de conscience, de la prise de décision rapide en fait. De ce fait, il n’avait pas l’intention de passer toute la journée à essayer divers chevaux. Il n’aurait pas le temps de toute façon. Même si il avait programmé que sa journée d’aujourd’hui serait entièrement dédiée à sa nouvelle monture, passer son temps à l’essayer ne serait que peu fructueux. Il faudrait aussi s’entraîner avec une fois choisie, c’était relativement important. Puisqu’il avait choisi son cheval de manière définitive, il fallait apprendre à le maîtriser. Comme s’entraîner à l’épée. En fait s’entraîner à l’épée était très similaire. Il fallait se perfectionner régulièrement dans cet art afin d’être le meilleur possible. On ne pouvait pas vivre de l’épée sans en maîtriser les rudiment sur le bout des doigts. Caleb estimait que la jeune femme devait penser un peu de la même manière d’ailleurs. Elle était cavalière elle devait donc maîtriser relativement bien maitriser les arts de monter à cheval. Ou en tout cas, elle ne pouvait pas avoir ce poste sans être douée en la matière. C’était quelque chose qui coulait de source pour le brigadier… On ne pouvait pas vivre de quelque chose sans avoir un quelconque talent dans la dite chose. Ce Qu’il Faut Dire, diront les simples d’esprits. Et les autres.

«Alors, tout va bien?»

Caleb se tourna vers son accompagnatrice aux cheveux noués en queue de cheval, avant de diriger Akalian au pas dans sa direction. Inutile d’aller trop vite. Il avait prit sa décision de toutes manières. Ce n’était pas parce qu’il n’aimait pas aller doucement qu’il était aussi un partisan de l’arrogance et l’impétuosité. Courage et témérité c’étaient des choses très différentes de son propre point de vue. Il arriva donc au niveau de la jeune femme, sans descendre pour autant. Son choix était peut être fait, son entraînement n’était toujours pas terminé. Il devait encore s’habituer totalement à Akalian. Il fallait donc continuer de le monter. Il baissa la tête, resserrant les rênes (merci) du cheval pour l’empêcher de bouger. Même si c’était désormais son propre cheval, la confiance n’était pas encore totale entre eux.

« Oui, je pense qu’Akalian et moi nous entendons bien. Mon choix se porte sur lui. »

Il regarda autour de lui, avant de lui adresser un petit sourire. Caleb Aslheim n’était pas doué pour les relations sociales, sauf pour la chose qu’il allait proposer dès maintenant.

« Que diriez-vous de faire une petite course avec votre cheval ? Vous avez une monture à vous j’imagine, non ? »
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MessageSujet: Re: Tarvitsen hevonen [Jalynn Kaliyah + Qui veut] [TERMINE]   Sam 13 Aoû - 17:19

{De rien~ .___.}

Jalynn observa le Brigadier s'approcher avec un sourire aux lèvres, malgré tout légèrement impatiente de savoir s'il allait le garder ou décider d'en changer. Dans un cas comme dans l'autre, ça n'aurait pas tellement dû la déranger : mais une part d'elle-même espérait tout de même qu'il allait dire qu'il choisissait Akalian. Parce que, de un, elle trouvait qu'ils faisaient une belle paire, qu'ils allaient bien ensemble : d'un point de vue strictement esthétique, disons que le cavalier ne jurait pas avec la monture. C'était peut-être stupide, mais c'était comme ça. De deux, elle pensait sérieusement que si c'était lui qui lui avait 'tapé dans l'œil', en quelque sorte, ce n'était pas pour rien. Elle, à moins de ne vraiment constater une incompatibilité grave, n'aurait pour rien au monde changé de cheval après avoir eu un coup de cœur. Et puis, de trois, ça lui aurait fait plaisir parce que cela voudrait dire que, au moins d'une certaine façon, elle avait été capable de le conseiller de manière plutôt efficace. C'était déjà ça de pris. Elle aurait détesté lui proposer un cheval qui ne lui convenait pas du tout, ça l'aurait réellement mis mal-à-l'aise. Mais ces deux-là avaient l'air de plutôt bien s'entendre, et c'était tant mieux. A moins qu'il ne se soit pas senti bien sur son dos? C'était possible. De là où elle était, elle ne pouvait que juger de la manière dont le Brigadier aux cheveux rouges menait sa monture, et de la façon dont ladite monture réagissait. Ce qui se passait dans sa tête, elle n'en avait pas la moindre idée. Raison pour laquelle elle se montra très attentive quand il revint vers elle au pas, et immobilisa Akalian pour lui adresser la parole. En fait, elle avait la même sensation que celle de quelqu'un qui présente deux de ses amis l'un à l'autre, avec l'espoir secret de les voir s'entendre à la perfection quelques secondes seulement ensuite. Elle se doutait bien que, avec un cheval comme celui-là, il allait falloir un peu de temps pour que leur entente soit parfaite ; cela dit, elle espérait simplement qu'ils allaient chacun donner une chance à l'autre. La cavalière aux yeux très clairs aimait savoir que ces braves bêtes étaient entre de bonnes mains, et aurait aimer veiller à ce que ce soit toujours le cas. Malheureusement, elle n'avait pas le temps de tout faire, et aucune possibilité de modifier son emploi du temps pour l'arranger à sa guise. Si elle devait s'entrainer, elle devait s'entrainer. Les horaires étaient assez strictes.

Le jeune homme baissa la tête vers elle, et haussa la voix :

« Oui, je pense qu’Akalian et moi nous entendons bien. Mon choix se porte sur lui. »

Vraiment? Tant mieux! Le sourire de Jalynn s'élargit nettement, et elle acquiesça en guise d'approbation. Eh bien, au moins ça n'aurait pas pris une infinité de temps! Soit il avait eu de la chance de tomber sur le cheval qu'il lui fallait dès le début, soit il n'était simplement pas très difficile. Sûrement que si elle lui en avait proposé un autre avant Akalian, il serait parti avec cet autre cheval. Mais peu importe, tant que celui-ci lui plaisait, tout était pour le mieux. Avoir une bonne monture était essentiel, et il devait bien s'en douter. Un cheval personnel, c'était tout autre chose qu'un cheval emprunté au hasard dans les écuries pour aller faire ceci ou cela. Parce qu'après avoir porté son choix sur un cheval en particulière, ce serait lui qu'il monterait, et pas un autre. Autant dire que s'ils ne s'entendaient pas, ça aurait vite pu devenir insupportable. La demoiselle aux cheveux ondulés replaça correctement la bride sur son épaule, la tête légèrement levée pour pouvoir regarder son interlocuteur. Parler dans le vide, ça ne faisait jamais vraiment plaisir.

« Que diriez-vous de faire une petite course avec votre cheval ? Vous avez une monture à vous j’imagine, non ? »

Jalynn cligna des yeux, un peu surprise par sa proposition. Une course? Eh bien... Elle adorait monter à cheval, et ce depuis qu'elle était toute petite. Et si elle avait d'abord appris à monter en amazone, les deux jambes du même côté comme toute jeune fille bien élevée, elle n'avait pas mis longtemps avant de changer de position dès que son père avait le dos tourné. Alors, une course... Elle n'était pas mauvaise en équitation, aucun doute là-dessus. Et elle avait beaucoup appris depuis qu'elle était entré dans l'armée, tout simplement parce que la manière d'aborder les choses était totalement différente de chez elle, ici. Ici, c'était savoir se battre à cheval. Aller à de grandes vitesses, aucun problème. Elle maitrisait tout à fait. Cela dit, sa monture, comme il l'avait si bien dit, n'était pas un cheval de course : c'était une jument volontaire et efficace, mais elle doutait grandement qu'elle puisse battre un cheval comme Akalian à la course. Cela dit, ça ne la dérangeait pas. S'il voulait faire une course, elle était d'accord avec ça. Bon, oui, elle n'était pas particulièrement bonne perdante : mais ce serait instructif, dans tous les cas, non? Qu'elle gagne ou qu'elle perde, ça pouvait être amusant. Et puis elle n'avait pas souvent la chance de pouvoir discuter avec des Brigadiers de cette façon ; autant saisir sa chance.

Mais, comme elle l'avait dit, elle avait un emploi du temps très strict. Strict, et fatiguant.

«Ce serait avec joie, vraiment, répondit-elle avec un sourire sincère. Mais moi, tout comme ma jument, avons eu une longue journée. Je n'ai pas envie de lui imposer un nouvel exercice aujourd'hui, vous comprenez...»

Elle enroula distraitement le bout de la longe autour de sa main tandis qu'elle réfléchissait. Oui, si elle voulait qu'elle soit efficace le lendemain, mieux valait qu'elle se repose. Et d'ailleurs, elle aussi. La course n'aurait pas été des plus égale, si elle n'était pas au mieux de sa forme. Or, après une journée de travail, elle n'était bien entendu pas au mieux de sa forme. Ça allait de soi. Pour autant, elle n'avait aucune envie de juste lui dire 'non, ça ne va pas être possible'. Parce que malgré tout, son instinct de compétition et son amour des défis la poussait à accepter. Il n'y avait plus qu'à trouver un compromis. C'était, bien souvent, la meilleur des solutions : quand elle était tiraillée entre deux choix qui la tentaient tout autant l'un que l'autre, elle faisait en sorte de pouvoir respecter un peu des deux. En l'occurrence, faire la course maintenant n'aurait pas été raisonnable, mais elle avait envie de faire la course. Pourquoi pas la faire plus tard, alors?

«Enfin, je serais ravie d'en faire une avec vous plus tard, si vous voulez. Ou même si vous tenez simplement à parler, ajouta-t-elle avec un petit rire un peu nerveux, d'ailleurs.»

Une seconde s'écoula avant qu'elle ne reprenne la parole, un nouveau sourire aux lèvres :

«Oh, et je m'appelle Jaylin Kaliyah.»


Ce n'était pas son vrai nom, mais c'était tout de même celui qui sortait le plus spontanément. Et d'ailleurs, c'était sous ce nom qu'elle s'était engagée. Même si, ici, elle entendait presque aussi souvent l'un que l'autre. La sonorité était presque la même, de toute façon. Mais Jaylin, au moins, c'était mixte. Quand on voyait son nom sur un papier, on ne s'arrêtait pas dessus en se disant que c'était une femme. Et c'était beaucoup mieux comme ça, de son avis.

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MessageSujet: Re: Tarvitsen hevonen [Jalynn Kaliyah + Qui veut] [TERMINE]   Sam 13 Aoû - 18:49

Akalian était vraiment un cheval optimal. C’était un peu un représentant de l’idéal que Caleb était venu chercher dans ces écuries. Un cheval endurant, rapide, capable de supporter un poids relativement conséquent, probablement tout aussi capable de se montrer performant lors d’un combat. Caleb était arrivé dans les écuries, avec bon espoir d’y trouver son bonheur. Après tout, dans les écuries du château se trouvent toutes sortes de chevaux. Du plus petit et frêle, au plus grand et robuste. Il y’avait de tout, de la plus pathétique des bêtes, tout juste bonne à être étrillée par l’apprenti cavalier, au cheval utilisé par les généraux et guerriers aguerris, qui avaient par définition une bonne capacité dans leur ‘travail’ si il pouvait qualifier le fait d’être un cheval comme un travail. Mettre les meilleurs éléments ensembles pour former un tout proche de l’idéal recherché, c’était une méthode répandue. Et ce, que ce soit dans le domaine de l’équitation, de l’armée militaire, de la cuisine ou de tout autre domaine connu du brigadier aux cheveux flamboyants. A chaque fois, on prenait les meilleurs parts de quelque chose, pour les associer avec les autres meilleures parts. Pour un cuisinier de renom, on fournissait des ustensiles relativement difficiles à trouver, rares et fabriqués par des maîtres en la matière. On lui fournissait également les meilleurs ingrédients possibles. Parce qu’il les méritait, peut être ? En tout cas, ce système s’appliquait partout. Caleb était un membre important du corps militaire de l’Est, en tant qu’un des cinq brigadiers rouges. Il convenait donc de lui fournir le meilleur équipement possible. Parce qu’il le méritait ? Ragnell était sa propre épée, difficile selon lui, de lui fournir une meilleure lame. De toutes façons il n’en voudrait pas, son arme était un souvenir trop important pour qu’il la délaisse au profit d’une autre, soi disant plus performante. Même si il était adepte de l’efficacité avant tout, il avait confiance en le dernier cadeau que sa meilleure amie lui avait offert. Il ne pouvait pas se séparer de son épée, mais pour le reste il n’avait pas cette restriction. On lui avait fourni une armure d’excellente qualité, et voilà maintenant qu’il avait un des meilleurs chevaux du château. Enfin, il imaginait. Il était clair qu’Akalian était une bête très douée, mais est ce qu’il était vraiment l’un des meilleurs…. Pour ça, il ne pouvait le savoir qu’en montant tout les autres pour les ‘essayer’ si il pouvait utiliser l’expression. Mais il ne le ferait pas. Son choix était fait. Et puis, d’une autre part, il faisait confiance à la jeune cavalière qui lui avait montré Akalian. Elle connaissait les écuries forcément mieux que lui. La lueur qu’elle avait dans le regard en parlant des chevaux voulait bien laisser entendre qu’elle avait une grande passion pour ces bêtes. Caleb lui faisait confiance, Akalian devait être un des fleurons auxquels il avait droit en tant que brigadier. Après, restait à savoir si ce cheval serait aussi obéissant les autres jours. Il était caractériel, et même si aujourd’hui il n’y eu rien de grave, Caleb se doutait bien que ce cheval finirait tôt ou tard par se montrer insoumis. Ce jour là, il devrait être prêt. Et comme il ne savait absolument pas quand ce jour arriverait, il se tiendrait prêt chaque jour.

Alors qu’il venait de proposer une course à la cavalière, il se rendit compte que lui-même n’avait pas vraiment le droit de lui demander cela. Après tout, ils ne se connaissaient pas très bien. Il ne savait même pas le nom de cette demoiselle ! Pourtant, il pouvait affirmer qu’elle était bien plus proche de lui que la quasi-totalité des membres du château. Caleb Aslheim n’était pas quelqu’un de socialement complet. Il n’était connu que de manière professionnelle. Dans un sens, cette fille était une de ses amies les plus proches, puisqu’ils avaient parlé plus de cinq minutes d’affilé. Et qu’elle l’avait aidé de manière plus que concrète. Mais malgré cela, Caleb n’était pas quelqu’un qui était en mesure de demander à la demoiselle si une course était possible. Pourquoi l’avait-il fait alors ? Eh bien… Il ne savait pas trop. Akalian semblait avoir envie de se défouler, de montrer qu’il était le plus rapide. Ou tout du moins, il semblait assez brûlant d’impatience. Caleb le sentait, et cela déteignait peut être sur lui ? Peut être, oui. En tout cas, il savait la réponse de son accompagnatrice avant qu’elle ne la profère. Ou tout du moins, il s’en doutait. La journée était déjà avancée, il y’avait peu de chances pour qu’un cheval appartenant déjà à quelqu’un officiellement soi en état de galoper. Bon, il pouvait toujours espérer, mais…

«Ce serait avec joie, vraiment. Mais moi, tout comme ma jument, avons eu une longue journée. Je n'ai pas envie de lui imposer un nouvel exercice aujourd'hui, vous comprenez...»

Caleb hocha la tête sur sa monture, l’air un peu déçu par la réponse, mais pas vraiment surpris. Après tout, il s’y attendait. Sa jument et elle, avaient eu une longue journée. Il était logique de conclure cela, après tout. Akalian, de son coté, remua la tête l’air visiblement contrarié. Son cavalier actuel pouvait le dire, le cheval de bronze n’était pas satisfait par la réponse de la cavalière. Il avait compris, naturellement. Les chevaux étaient des animaux très intelligents, aucune surprise ne se lut sur le visage de Caleb en constatant que celui qui était désormais son cheval propre était contrarié de ne pas pouvoir prouver sa valeur lors d’un défi. C’était aussi ça, être caractériel, non ? Lui-même l’était assez, il comprenait son cheval. Ah, voilà qu’il se mettait à devenir proche de l’animal maintenant. Dans un sens, c’était bien, puisqu’il établissait déjà une relation de confiance avec sa monture, mais dans l’autre il venait à se poser des questions sur sa santé mentale. Si maintenant, il se plaçait dans la tête de chevaux et les comprenait comme si ils étaient humains… Voire même mieux que si ils étaient humains, en fait. Il avait tellement de contact avec cette espèce que… Se mettre dans la tête d’un cheval lui paraissait presque plus naturel que se mettre dans la tête d’un être humain. Il avait vraiment un problème, non ?

«Enfin, je serais ravie d'en faire une avec vous plus tard, si vous voulez. Ou même si vous tenez simplement à parler, d'ailleurs.»

Caleb reporta son attention sur elle, Akalian sembla se calmer un peu à la suite de ses paroles. L’agitation passagère qu’il avait eu était vraiment certainement dût au fait qu’il avait compris que la démonstration de ses talents devrait attendre. Le brigadier commença à traiter les informations fournies par la cavalière, s’étonnant au départ de constater qu’elle lui proposait de parler plus tard, mais il n’eu pas le temps de tergiverser intérieurement plus longtemps, car la jeune fille poursuivit rapidement avec une information basique, mais ô combien importante aux yeux du brigadier à l’épée.

«Oh, et je m'appelle Jaylin Kaliyah.»

Caleb haussa les sourcils, d’autant plus surpris par l’information qui était venue toute naturellement de la part de … Jaylin, donc. Dans un sens, ça le rendait encore plus confus, car il venait de se rendre compte que Jaylin était un prénom mixte, de ce fait cette…. Cavalière pouvait finalement parfaitement être un homme. Le brigadier, ne sachant pas vraiment quelle attitude adopter, cligna plusieurs fois des yeux, avant d’être, mystérieusement, ramené à la raison par son cheval.

En effet, Akalian venait d’expirer une nouvelle fois. Pas de mécontentement, mais visiblement bien pour…. Permettre à Caleb de redescendre sur terre et trouver quelque chose à répondre. Hum, eh bien…. Euh….

« Je m’appelle Caleb Aslheim. »

C’était la seule chose qui lui était venue à l’esprit. Du reste, il ne savait plus du tout quoi dire, comme si le fait d’avoir obtenu le prénom de…. Cette personne en face de lui, dont il ignorait finalement le sexe, l’avait définitivement replongé dans son habitude coincée. Que dire d’autre ? Qu’il était ravi d’avoir eu cette conversation ? Qu’il était tout à fait d’accord pour parler plus tard ? Que la course prévue à l’instant était totalement reportable ? Que dire ?

Rien. Il ne trouva rien à dire. N’osa rien dire, plutôt. Qu’est ce qu’il aurait aimé avoir un ami qui parle dans ces situations. Parce qu’Akalian l’avait ramené sur terre. Mais le cheval ne pouvait pas parler pour son nouveau maître.
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MessageSujet: Re: Tarvitsen hevonen [Jalynn Kaliyah + Qui veut] [TERMINE]   Mar 30 Aoû - 20:40

Jalynn n'était pas vraiment timide, ou du moins ne pensait-elle pas l'être. Dans cette situation, en tout cas, elle se sentait plutôt à l'aise. L'homme en face d'elle, perché sur son cheval, avait l'air d'être quelqu'un de plutôt sympathique ; il s'était comporté le plus correctement du monde avec elle, s'était montré patient et poli, et elle n'avait de fait rien contre lui. Sûrement que, le cas contraire, sa propre attitude s'en serait retrouvée modifiée. Mais elle se sentait sereine, dans un milieu qui lui plaisait, et parlait avec une personne qui, jusque là, lui semblait agréable. Dès lors, engager la conversation lui était aussi facile qu'harnacher sa monture. Son franc-parler et son caractère direct lui permettaient de parler sans crainte, et elle n'avait jamais peur d'élever la voix, à moins d'un cas très particulier. Cela dit, elle n'était pas extravertie pour autant. Il lui suffisait de se regarder, là, en cet instant, pour s'en rendre compte. Elle parlait, elle lançait des phrases de ci de là, mais elle restait nerveuse. Elle craignait qu'on l'ignore, qu'on ne lui réponde pas. Elle avait aussi peur de vexer l'autre ou d'agir de manière déplacée, pour une raison ou pour une autre. Résultat, elle ne se détendait généralement qu'une fois la réponse de l'autre obtenue, qu'une fois la conversation engagée depuis quelques répliques amicales ou tout du moins polies. Oui, quand l'autre lui répondait et que tout se passait normalement, elle se détendait. Pour l'heure, elle était encore un peu nerveuse, peu sûre d'elle-même. Peut-être n'avait-il pas envie de parler. Il n'était pas très loquace, d'ailleurs : si ça se trouve, il n'attendait qu'une occasion de se débarrasser d'elle. Il était important, après tout, comparé à elle, qui n'était jamais qu'une cavalière parmi tant d'autres. Elle n'ennuyait peut-être. A cette idée et malgré le fait qu'elle venait de lui adresser la parole, elle baissa les yeux vers le sol, gênée.

Celle qui se faisait appeler Jaylin respectait beaucoup ses supérieurs dans l'armée, et n'aurait pas aimé se faire mal voir d'un Brigadier. Elle se mordit la langue et son regard resta soigneusement fixés vers le sol tandis qu'elle attendait une réponse quelconque de la part de son interlocuteur. Il laissa s'écouler un moment de silence, ce qui ne fit que la gêner un peu plus, et elle se força à prendre une grande inspiration. Après quoi elle releva les yeux, doucement, vers le jeune homme aux cheveux rouges. Il n'avait pas l'air en colère. Surpris, peut-être. Perplexe? Elle n'aurait su le dire, précisément ou pas. Elle tenta de garder un air aimable, mais elle savait que sa gêne devait se lire sur son visage, et cette simple pensée réussit à approfondir encore un peu son embarras. Heureusement pour elle, qui tentait d'avoir l'air intéressée par les piaffements calmes d'Akalian, le Brigadier reprit finalement la parole.

« Je m’appelle Caleb Aslheim. »


Jalynn acquiesça doucement pour montrer qu'elle avait entendu, compris et enregistré l'information, et tenta d'associer définitivement le nom au visage. Maintenant qu'elle avait eu l'occasion de lui parler un peu, elle pensait pouvoir s'en souvenir. Caleb Aslheim. Son nom lui serait certainement plus utile que son prénom, mais elle décida de l'apprendre tout de même. C'était plus poli, et puis elle-même n'aurait pas aimé qu'on sache d'elle uniquement son nom de famille. Le nom de famille rattachait à d'autres personnes, montrait d'où on venait. Mais à ses yeux, c'était le prénom qui définissait l'individu qui le portait. Elle ne savait pas trop comment expliquer ça, mais... Kaliyah, c'était sa famille. Alors que Jalynn, Jaylin, c'était elle. De la même façon, le garçon en face d'elle était Caleb. Qu'elle doive l'appeler M.Aslheim n'y changeait rien, il restait Caleb. Un joli prénom, d'ailleurs.

La cavalière resta sans rien dire quelques secondes, comme perdue, puis elle sembla reprendre contenance. Il n'avait pas vraiment répondu à ses précédentes paroles, mais était-ce seulement nécessaire de le lui faire remarquer? Soit il avait fait exprès d'ignorer ce qu'elle avait dit, soit il n'avait pas jugé utile de donner son avis sur la chose. Mais qu'il ne réponde pas, ça la gênait. Ça la mettait mal à l'aise. Elle ne parvenait pas à connaitre la raison de son silence, et ce n'était pas très agréable.

Elle se força donc à sourire de manière plus détendue, et passa sa main libre dans ses cheveux attachés.

« Caleb Aslheim, alors, répéta-t-elle un peu maladroitement. Donc, hm... Si vous voulez (ça allait bientôt devenir son leitmotiv, si ça continuait) nous pourrons faire cette course, eh bien, plus tard. Mais je comprendrais que vous n'en ayez pas envie, ou pas le temps. C'est juste comme ça, si vous..., voulez. »

La jeune fille laissa mourir les derniers mots sans savoir quoi ajouter, et leva légèrement sa tête pour pouvoir observer son interlocuteur dans les yeux. Il avait l'air d'être de ceux qui ne laissaient pas passer grand chose sur leur visage, malheureusement. Dans le cas contraire, elle aurait pu déterminer s'il était agacé par sa présence et n'osait le lui faire remarquer, ou s'il ne savait simplement pas quoi dire. Son silence la mettait mal à l'aise, vraiment. Et quoi de plus normal? Quand elle parlait avec quelqu'un d'autre, généralement, la parole était équitablement répartie. Mais depuis qu'elle l'avait trouvé dans les écuries, Caleb n'avait pas beaucoup ouvert la bouche. Pas bavard, sûrement.

« Est-ce que ma présence vous ennuie ou...? »


La question un peu brusque surprit Jalynn elle-même, mais elle garda la tête droite, ses yeux très clairs rivés dans ceux de son interlocuteur. Sûrement bleus, pensa-t-elle sans trop savoir pourquoi. Au moins, s'il disait oui, elle serait fixée. Dans le cas contraire, elle serait fixée aussi. Ce n'était pas la meilleure manière de poser la question, et pas la plus délicate non plus, mais la cavalière n'aurait jamais prétendu être douce et prévenante. Parfois les mots sortaient d'eux-même de sa bouche, sans qu'elle puisse faire quoi que ce soit pour les retenir. C'était parfois utile, parfois agaçant. Mais une chose était sûre : ce n'était pas après dix-sept ans à procéder d'une façon qu'elle allait soudain adopter une autre manière de faire. Plutôt que de faire autrement, elle apprenait à faire avec. Comme elle pouvait.

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MessageSujet: Re: Tarvitsen hevonen [Jalynn Kaliyah + Qui veut] [TERMINE]   Mar 30 Aoû - 23:11

Oui, maintenant il ne savait pas trop que penser. Est-ce que son accompagnatrice était un homme ou une femme ? Jaylin, ca pouvait être aussi bien un prénom de fille qu’un prénom de garçon. C’était même plutôt un prénom masculin, de son propre avis. Mais pourtant… Elle avait une voix tout ce qu’il y’a de plus féminine, et en plus elle avait un corps relativement féminin. Pourtant, c’était un cavalier, un milieu où l’on trouvait le plus souvent des éléments masculins. Ce n’était pas le rêve de beaucoup de petites filles de devenir militaire, à plus forte raison dans la cavalerie. Bon d’accord, on pouvait aimer les chevaux que l’on soit de n’importe quel sexe. Et on pouvait aimer être un soldat, peu importait son sexe aussi. Sans doute était-elle une fille qui préférait être considérée comme un homme ? Un garçon manqué ? Si c’était le cas, ses parents avaient drôlement bien choisi son nom ! Après tout, donner un prénom mixte à une fille qui avait envie de s’affirmer dans une société majoritairement masculine, c’était presque posséder un don de divination ! Enfin, en tout cas, c’était très probablement une demoiselle. Il préférait tenir ça pour acquis, c’était moins vexant que de la nommer monsieur. Après tout, on ne pouvait nier qu’elle avait une allure féminine, il suffisait de voir son corps dans sa globalité, ainsi que d’écouter sa voix. Elle avait une voix clairement féminine, il ne cessait de se le répéter. C’était l’indice le plus flagrant qui lui permettait de définir si son interlocutrice était bel et bien une interlocutrice. Ah, bon dieu ! Pourquoi est ce que ça tombait sur lui, d’avoir une accompagnatrice au sexe indéterminé ? Non pas que cela le dérangeait vraiment, ni même qu’il lui faisait un quelconque reproche, hein. D’ailleurs, il n’avait aucune raison d’en vouloir à Jaylin. Elle s’était montrée très polie, compétente et courtoise tout au long de son choix de cheval. Il n’avait pas à se plaindre d’elle, au contraire il envisageait même de la recommander si jamais il en avait l’occasion. Enfin, tout ça pour dire qu’il préférait considérer Jaylin comme une demoiselle affirmée que comme un jeune garçon au look androgyne. C’était moins insultant, de son propre avis. Parce qu’au final, il trouvait qu’on aurait bien plus tendance à la considérer comme une femme que comme un homme. Mais si elle était une femme et qu’elle agissait de la sorte justement pour se faire passer pour un homme… Est-ce que ce n’était pas plus insultant de la considérer comme une fille ? Rah, tout ceci était décidément bien compliqué ! Pourquoi n’avait-elle pas une tenue de demoiselle, tout simplement ? De son avis, ça n’aurait rien changé si ce n’est qu’il aurait eu plus de facilité à définir le sexe de son accompagnatrice. Caleb Aslheim n’avait aucune façon différente de traiter les recrues ou les soldats basiques selon leur sexe. D’ailleurs, ça s’appliquait aussi pour les personnes importantes. Ankou Della’Morte aurait put être une demoiselle que Caleb entretiendrait exactement le même genre de rapport avec lui ! Et c’était la même chose pour toutes les personnes importantes présentes de ce coté du pays. Et c’était aussi pareil pour l’autre coté en fait. Parce qu’il fallait dire ce qui était, Annahita Della’Morte avait de grandes compétences en tant que Reine. Sinon, tout un pays ne se soumettrait pas à sa volonté aussi facilement. Et qu’elle soit une femme ne changeait rien à sa force ou à ses compétences. Elle était une personne redoutable, peu importait son sexe. C’était pareil avec la jeune cavalière, avec Jaylin. Elle pouvait être un homme ou une femme, elle lui avait été d’une aide fort appréciable en cette journée. Et lui avait laissé une impression on ne peut plus favorable, il ne voyait pas comment elle aurait pu mieux se comporter avec lui.

« Caleb Aslheim, alors. Donc, hm... Si vous voulez nous pourrons faire cette course, eh bien, plus tard. Mais je comprendrais que vous n'en ayez pas envie, ou pas le temps. C'est juste comme ça, si vous..., voulez. »

Le brigadier hocha la tête à la remarque de son accompagnatrice. Il comprenait parfaitement qu’on ne pouvait pas avoir le temps, vu qu’il avait lui-même un emploi du temps quasiment réglé à la lettre, le manque de temps était parfaitement compréhensible de son coté. En attendant, il voulait vraiment voir ce que valait Akalian, et pour ça rien de mieux qu’une petite course contre un cheval qui était probablement lui aussi très doué. Le cheval utilisé par un cavalier ne pouvait pas être mauvais, cela allait de soi. De surcroit elle aimait les chevaux, ça se voyait directement dans ses yeux. Lorsque Caleb lui avait demandé des conseils et de l’aide pour son choix, elle avait immédiatement accepté avec un grand sourire. Joyeuse de pouvoir passer un peu plus de temps avec ces animaux, peut être ? Ou joyeuse de pouvoir réunir un futur cavalier, et son futur cheval. En tout cas, il était clair que ‘Jaylin’ aimait les chevaux. Peut être qu’il commettait un acte assez grave, en enlevant Akalian à ses écuries ? Enfin, ce n’était qu’une expression, Akalian continuerait de vivre là. La seule différence, c’est que dorénavant, il appartenait à Caleb et il était son cheval. Caleb devrait souvent descendre pour s’occuper de lui. Rien de plus simple, de son propre avis. Il avait du temps pour ça, quand il y réfléchissait. Il suffisait de consacrer une partie du temps qu’il réservait pour son entraînement au combat monté. Et puis même, durant son temps libre il pouvait aller s’occuper d’Akalian. N’était-il pas son unique ami, à présent ? Enfin, unique ami était une bien grande expression, mais il n’empêche qu’elle n’était pas éloignée de la vérité. Oui, il n’était pas très influent au niveau social. Il n’avait que très peu d’amis…. Le prince, Akalian à présent…. Et c’était quasiment tout, de son souvenir immédiat. Pas d’amis, pas de personne avec qui passer son temps libre. Juste un cheval. Dans un sens, c’était rassurant. Au moins maintenant, il avait un confident.

« Est-ce que ma présence vous ennuie ou...? »

Caleb, de nouveau surpris, se retourna vivement vers son interlocutrice en haussant ses sourcils roux. Il pencha doucement sa tête sur le coté, fronçant ensuite ses deux sourcils en prenant une expression un peu perplexe. L’ennuyer ? Pourquoi ? Il était vrai qu’il n’était pas quelqu’un de très loquace, mais tout de même… Penser qu’elle pouvait l’ennuyer était la dernière chose à laquelle il avait songé. Il avait cru l’ennuyer lui-même l’espace d’un instant, mais à part ça….

« Pas du tout. Dit-il d’un ton relativement neutre qui, s’il n’était pas très chargé d’émotion avait au moins le mérite de ne laisser aucune place au mensonge. Je ne suis juste pas très doué pour les conversations. »

Il détourna le regard un court instant, regardant les poils dorés d’Akalian sur sa crinière, pour pousser un léger soupir.

« C’est plutôt moi qui dois être ennuyeux de compagnie. Je m’en excuse. »
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MessageSujet: Re: Tarvitsen hevonen [Jalynn Kaliyah + Qui veut] [TERMINE]   Mar 13 Sep - 18:58

Si Jalynn avait posé la question, c'était que ça la travaillait tout de même un minimum. Elle aurait pu faire comme si de rien n'était, se contenter de faire ce qu'elle avait à faire, peut-être lui dire qu'elle devait se retirer, le saluer et tourner les talons. Ça n'aurait pas été dérangeant, d'une certaine façon, d'agir ainsi : ç'aurait été normal. Pas chaleureux le moins du monde, mais normal. Seulement s'il y avait bien une chose qui caractérisait la cavalière, c'était son désir de tout faire au mieux, et les efforts qu'elle faisait en ce sens. C'était aussi, malheureusement, son incroyable capacité à douter d'elle-même et à se poser des questions à son sujet. Voilà pourquoi, maintenant, elle craignait que sa compagnie soit ennuyeuse à mourir, et que son interlocuteur ne sache juste pas comment la rembarrer. Elle aurait trouvé cela tout à fait..., justifié, en un sens. Sans savoir pourquoi, elle n'aurait pas bronché face à un tel reproche. Elle était capable de piquer des crises de nerfs quand elle jugeait qu'on lui reprochait quelque chose à tort, mais si le moindre s'insinuait dans son esprit elle ne savait plus quoi dire et se contentait d'acquiescer. Maintenant qu'elle avait posé la question, elle commençait à regretter de l'avoir fait. Par peur de la réponse, sans doute. D'un autre côté, c'était la seule façon de savoir : et rester sans savoir était quelque chose qu'elle ne supportait pas. Restait à espérer qu'il ne répondrait pas trop franchement si c'était un 'oui' qui devait sortir, et qu'il ne prendrait pas mal cette question un peu déplacée. Ça aurait bien été sa veine, ça. D'accord, il n'était pas son supérieur, direct ou non, mais tout de même... Mieux valait ne pas se faire mal voir de lui. Elle n'aimait pas que l'on parle en mal d'elle, et ne supportait pas la méchanceté gratuite dont faisait preuve certaines personnes. Qu'on l'insulte pour quelque chose de concert, oui ; mais qu'on lance de fausses rumeurs à son sujet ou qu'on s'amuse à lui donner une mauvaise réputation, ça, non. Pas question. Elle n'avait pas envie qu'on sabote sa carrière dans l'armée, et ce peu importe la manière utilisée.

Le Brigadier se retourna vivement vers elle, haussa un sourcil. Dans un réflexe stupide, surprise, elle fit de même et haussa les sourcils de la même façon. Sa surprise l'avait surprise, disons. Soit ça voulait dire qu'il venait tout bonnement de sortir de ses pensées, soit cela signifiait qu'il était surpris qu'elle ait pu penser ça, soit – mais elle ne voulait pas y penser – il était seulement étonné qu'elle n'y ait pas pensé plus tôt. Elle priait pour que ce ne soit pas le cas, sans pouvoir s'empêcher d'envisager le pire pour autant. Mieux valait confirmer une déception que..., c'était quoi, déjà? Ah, oui! Que voir ses espoirs réduits à néant. Une phrase extrêmement bien pensée, quand on arrivait à mettre la théorique en pratique. Ce qui était une toute autre paire de manche, en l'occurrence. Parler, c'était bien facile ; mais agir, c'était beaucoup plus compliqué. Voilà pourquoi elle préférait dire ce qu'elle pensait et aller de l'avant, plutôt que faire comme ces pseudo-savants qui passaient leur vie à réfléchir sur des problèmes. Elle aurait dû se rendre compte qu'ils aidaient aussi à faire avancer les choses, mais son mépris envers ces personnes et ce monde l'en empêchait. A ses yeux, si on avait le temps pour réfléchir et qu'on considérait ça comme son travail, c'était tout simplement qu'on avait assez d'argent pour se le permettre. Les soldats étaient bien plus honorables, et elle n'en démordrait pas. Jamais.

« Pas du tout. Je ne suis juste pas très doué pour les conversations. »


A ces quelques mots, le visage de la cavalière s'illumina, et sa bouche s'étira en un sourire. Ah! Tant mieux, alors. Enfin, pas tant mieux qu'il ne soit pas doué pour les conversations, évidemment. Mais qu'elle ne l'ennuie pas, en revanche, était une bonne nouvelle. Elle n'aimait pas être détestée des autres, à plus forte raison quand elle n'y voyait pas de raison évidente ; et puis elle avait du mal à ne pas en vouloir aux personnes qui l'ignoraient ou la méprisaient. Si ce n'était pas son cas, tant mieux. De la sorte, elle pourrait garder un avis positif sur lui, et ne se sentait plus aussi mal à l'aise qu'auparavant. S'il ne parlait pas beaucoup et qu'il n'était pas très expressif, c'était juste qu'il était comme ça naturellement. Voilà tout. Cette explication était tout à fait satisfaisante, et elle l'accepta avec plaisir.

« C’est plutôt moi qui dois être ennuyeux de compagnie. Je m’en excuse. »


Sur ce, ce fut le visage de la jeune fille qui prit une expression perplexe. Ennuyeux? Eh bien, comme ça, ils se seraient accusés à tour de rôle. Ils ne s'étaient pas bien compris, voilà tout. Mieux valait qu'ils pensent chacun être ennuyeux plutôt que penser ça de l'autre, franchement. Elle réfléchit un instant à ce qu'il venait de dire, cherchant simplement à savoir si elle le trouvait effectivement ennuyeux ou pas du tout. Elle en vint à la conclusion que ce n'était pas le terme approprié, quoi qu'elle ne parvienne pas à le trouver. Il n'était pas 'ennuyeux'. Ennuyeux, ça aurait voulu dire que sa présence l'agaçait, ou qu'elle aurait aimé être ailleurs en ce moment même, et pas à parler avec lui. Ce qui n'était pas le cas. Elle n'était pas particulièrement heureuse d'être là, mais ça ne la dérangeait pas le moins du monde. Elle le trouvait aimable et poli et, quoi qu'il ne parle pas beaucoup – voire pas du tout – il n'était pas désagréable pour autant.

Elle secoua sa tête dans un signe négatif, et sourit au Brigadier.

« Non non, pas la peine de vous excuser, répondit-elle en agitant ses mains devant elle, paumes vers l'avant. Je ne vous trouve absolument pas ennuyeux, je vous assure. Mais comme vous ne parliez pas beaucoup, je me suis juste demandée si par hasard vous..., eh bien, si je vous ennuyais. »

Le licol glissa sur son épaule, et elle le replaça machinalement, quittant pour un instant son interlocuteur des yeux. Au moins, comme ça, le malaise était réglé. Elle ne l'ennuyait pas, il ne l'ennuyait pas, c'était merveilleux. C'était peut-être stupide à dire, mais ça la rassurait réellement. C'était comme parler avec quelqu'un, tout en ayant l'horrible sensation que l'autre se moque de vous. S'il vous répond avec sincérité que ce n'est pas le cas, vous êtes forcément plus détendus, rassuré. Là, c'était la même chose.

« La plupart de mes amis et collègues sont assez vifs,
ajouta-t-elle avec un sourire franc mais désolé, comme si elle s'excusait de quelque chose. Je n'ai pas l'habitude de parler avec des personnes plus silencieuses. Enfin, plus vraiment, disons. J'ai mal interprété votre silence, c'est tout. »

Elle laissa s'écouler une seconde, durant laquelle elle poussa un petit caillou du bout de sa botte, puis éleva à nouveau la voix :

« Donc! Vous êtes partant pour faire cette course plus tard, alors? »

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MessageSujet: Re: Tarvitsen hevonen [Jalynn Kaliyah + Qui veut] [TERMINE]   Mer 14 Sep - 0:59

Caleb savait bien qu’il n’était pas l’ami idéal. Un ami idéal, c’était quelqu’un à qui on pouvait parler en étant à peu près sûr que ce dernier serait capable de répondre quelque chose de sympathique, ou pile la réponse que l’on souhaite entendre de la part d’un ami. Un ami, c’était quelqu’un de bonne compagnie, avec lequel on aimait passer du temps. Et Caleb avait beau être quelqu’un qui, il l’espérait, accordait beaucoup de valeur à l’affection que pouvaient se porter deux personnes différentes, il ne croyait pas possible le plaisir pris par une conversation muette. Quel plaisir pouvait-on avoir à simplement être en présence de quelqu’un qui ne parlait pas ? Il ne voyait vraiment pas où on pouvait aimer cela, non. Et c’était justement ça qui lui posait des problèmes la plupart du temps. Inexpressif, peu bavard, Caleb Aslheim était peut être un Brigadier exemplaire qui faisait son travail de manière plus que convaincante, mais de manière sociale le jeune homme était simplement aussi doué qu’un nouveau né. Enfin, dans un sens peut être pas non plus. Après tout, il avait déjà parlé à des gens, et connaissait certaines personnes de manière relativement personnelle. Bon, pour le deuxième point il exagérait un peu. Les seules personnes qu’il connaissait personnellement, c’était le Prince et Luna. Et encore, pour le Prince c’était un peu délicat. Caleb s’entendait relativement bien avec Ankou Della’Morte, mais tout deux ne passaient pas de temps ensembles pour autant. Sans doute préférait-il être avec Axel Senri, son grand ami d’enfance, et Caleb le comprenait parfaitement d’ailleurs. Après tout, si sa propre amie était encore en vie, sans doute passerait-il le plus clair de son temps avec. Luna avait toujours été la seule personne en qui le jeune homme faisait entièrement confiance, jusqu’à confier sa vie entre ses mains. Il ne pensait pas avoir jamais eu une telle relation avec qui que ce soit d’autre, sa propre famille comprise. Ankou était sans doute la personne encore vivante à l’heure actuelle qui avait le plus de liens avec Caleb, et pour être tout à fait honnête, Caleb avait assez de problèmes avec ça. Le fait d’être totalement asocial n’empiétait pas vraiment sur son travail, et donc de ce fait quelqu’un d’aussi porté sur son travail que Caleb ne devrait pas se soucier de ce genre de détails. Mais il n’empêche que le brigadier restait un humain comme les autres. D’accord, il était froid, peu bavard et plus prompt à dégainer son épée plutôt que de débattre avec intelligence et logique. Mais il n’était pas quelqu’un de mauvais.

Oh, bien sur, la notion d’homme mauvais était tout à fait relative pour le coup. Caleb savait qu’on aurait put lui répondre, si jamais qui que ce soit avait entendu ses pensées (ce dont il doutait assez fortement pour une raison inconnue) qu’un homme mauvais ne pouvait pas forcément être quelqu’un qui ne se souciait pas de ses sentiments pour faire passer son travail en priorité. Et ces personnes auraient raison, simplement Caleb trouvait quand même que quelque chose clochait avec sa vie actuelle. Il était pourtant heureux dans un sens. De toutes manières, ce n’était pas comme si il pouvait faire autre chose que continuer à vivre en tant que Caleb. Il était tout de même un membre haut placé de la hiérarchie de l’Est, il était bien payé, bien nourrit, bien logé…. Il avait de nombreuses disponibilités, et la seule chose qui aurait put dégoûter quelqu’un de son métier, à savoir les responsabilités et le danger qu’être un soldat incluaient, l’encourageaient plutôt à choisir cette carrière. Si le jeune homme n’était pas particulièrement un grand admirateur d’avoir des responsabilités, il restait quand même quelqu’un qui savait qu’on pouvait compter sur lui. De plus, il avait bien réalisé depuis beaucoup de temps que si il fallait confier des responsabilités à quelqu’un, mieux valait que ce soit à quelqu’un de confiance. Et pour le coup, Caleb n’avait au final confiance qu’en très peu de personnes. La confiance professionnelle n’est pas un motif suffisant à ses yeux. La seule personne en qui il avait vraiment confiance, Luna mise à part, c’était lui-même. Voilà pourquoi il préférait avoir des responsabilités, au moins il était sûr que lui, les rempliraient dans la mesure du possible.

« Non non, pas la peine de vous excuser. Je ne vous trouve absolument pas ennuyeux, je vous assure. Mais comme vous ne parliez pas beaucoup, je me suis juste demandée si par hasard vous..., eh bien, si je vous ennuyais. »

Pour le coup, Caleb la regarda avec des yeux surpris. L’ennuyer ? Elle ? Pourquoi ça ? Caleb ne voyait pas pourquoi il aurait dût être ennuyé de la présence de la jeune…. Femme, il allait définitivement prendre ça pour acquis. Enfin, elle avait été parfaite, non ? Elle lui avait apporté l’aide dont il avait besoin, elle lui avait fait quelques remarques intelligentes et pertinentes, elle lui avait également fait un compliment sur son travail… Non, sincèrement, il n’y avait pas mieux comme moyen de remplir le rôle que Caleb avait demandé de remplir à Jaylin. Pourtant, elle avait pensé qu’elle pouvait l’ennuyer. Eh bien, finalement il ne s’agissait que d’un malentendu. Caleb avait pensé ennuyer Jaylin, Jaylin avait pensé ennuyer Caleb. Ce quiproquo étant maintenant réglé, le brigadier décrocha un pseudo-sourire à son accompagnatrice.

Pseudo sourire, car il s’agissait en fait d’une expression un peu neutre, mais qui chez Caleb, valait autant qu’un sourie chez quelqu’un de normalement constitué. Il ne fallait pas se méprendre, on comprenait parfaitement l’intention fournie par le brigadier ici. Personne ne lui avait jamais demandé si il souriait vraiment quand il arborait cette expression. Néanmoins, elle avait sûrement un petit coté dérangeant. Sans doute ce coté même qui faisait que Caleb Aslheim n’arrivait pas à avoir une vie sociale, même si il n’essayait pas tant que ça au fond, il fallait être honnête. Ce sourire en était un. Il était simplement un peu différent. Comme le bonjour de quelqu’un à qui il manquait une main en fait. Ca faisait bizarre, sans doute. Mais ça restait un bonjour.

« La plupart de mes amis et collègues sont assez vifs. Je n'ai pas l'habitude de parler avec des personnes plus silencieuses. Enfin, plus vraiment, disons. J'ai mal interprété votre silence, c'est tout. »

Le brigadier reprit une expression un peu plus sérieuse, mais finit par adoucir ses traits dans une expression d’excuse, à nouveau. Oui, elle avait raison. Ce n’était pas vraiment sa faute à elle, mais dans le fond, c’était bien Caleb qui était à blâmer. Ce n’était pas ‘la plupart de ses amis et collègues’ qui étaient assez vifs, pas seulement. C’était également bien plus de la moitié de la population de l’Est. Le brigadier baissa donc la tête de manière relativement timide, pour s’excuser de son comportement, encore une fois. Il avait également mal interprété son silence de toutes manières. Le plus fautif ici, c’était lui. Il avait encore des progrès à faire si il voulait être un peu plus apprécié dans les couloirs du château. Respecté, il l’était. Mais apprécié, c’était une autre histoire, en fait.

« Donc! Vous êtes partant pour faire cette course plus tard, alors? »

Caleb sourit, cette fois ci plus sincèrement, comme si le fait qu’elle ait bel et bien accepté de faire une course avec lui-même reportée, avait débloqué chez lui un muscle facial ou deux. Il regarda Akalian, puis descendit de ce dernier d’un geste relativement fluide. Le cheval, visiblement plutôt soulagé de ne plus avoir de poids sur le dos, s’ébroua avant de pousser un petit cri que font les chevaux de manière assez défiante. Le cavalier du cheval de bronze caressa un court instant le flanc d’Akalian, tentant comme il le pouvait de calmer celui qui était désormais son propre cheval, avant de se retourner vers Jaylin, avec un air qui, étonnamment, était presque normalement gentil.

« Bien sûr. Je ne vous garantis pas d’être disponible tout les jours, mais je descendrais souvent m’entraîner avec Akalian ici. Si je vous croise un jour, je vous referais la proposition. Tenez vous prête, il a l’air de vouloir prouver qu’il est le plus rapide ! »

… Caleb eu un instant de bug. Est-ce qu’il venait de… Faire une plaisanterie ? Et de manière presque spontanée en plus ! Il cligna des yeux, l’air soudainement beaucoup plus étonné cette fois ci par son propre comportement. Il regarda son accompagnatrice une nouvelle fois, et prononça une phrase qu’il allait très probablement regretter, mais qui pour le coup reflétait parfaitement ses pensées présentes.

« … Je viens de faire une plaisanterie. J’ai dis quelque chose de… »

Oui, ça faisait vraiment pitoyable comme ça. Mais Caleb était réellement perturbé par le déroulement de la situation. Une plaisanterie. Même avec Ankou, il n’était pas sûr d’en faire de manière spontanée. Là, elle était venue toute seule. Vraiment. Il trouvait ça étonnant.
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MessageSujet: Re: Tarvitsen hevonen [Jalynn Kaliyah + Qui veut] [TERMINE]   Lun 10 Oct - 19:28

Jalynn ne s'attendait pas à une réponse en particulier ; dans le fond, peu importait. Enfin, ce n'était qu'à moitié vrai, cela dit. Peu importait, d'accord. Mais s'il lui avait dit que finalement il ne voulait pas faire de course ou quoi que ce soit de cet acabit, elle s'en serait retrouvée un peu vexée. Parce que c'était lui qui avait proposé, parce qu'elle n'aimait pas qu'on brise son élan ou qu'on retire le sol sous ses pieds quand elle sautait. C'est à dire, en clair, qu'elle n'aimait pas qu'on la contredise ou qu'on lui dise 'non'. Quel comportement de petite fille gâtée, hein? Elle aurait aimé pouvoir se débarrasser de ces traits de caractère-là, mais rien à faire. Qu'on la contredise l'énervait, à plus forte raison encore quand elle avait tort. Comme beaucoup de monde, heureusement : comme ça, elle n'était pas la seule à être mauvaise perdante. Enfin! S'il disait oui, tant mieux, s'il disait non, tant pis. Voilà tout. Dans un cas comme dans l'autre, ça ne changerait définitivement pas sa vie – et c'était assez rassurant, comme pensée. Dès qu'il y avait quelque chose d'important en jeu, le stress réussissait à lui faire prendre les mauvaises décisions, ou à trop prendre les choses à cœur. Là, elle ne risquait ni de perdre quoi que ce soit, ni de gagner quoi que ce soit. C'était parfait. Le jeune homme, toujours perché sur son cheval, esquissa une sorte de sourire. Elle y répondit elle-même par une sorte de demi-sourire un peu figé, ne sachant trop comment interpréter ça. Une seconde après elle souriait plus franchement, s'insultant en silence de tous les noms pour avoir eu l'air aussi stupide – parce que, elle en était certaine, on ne peut pas avoir l'air intelligent ou bien dans sa tête quand on sourit à moitié, comme un imbécile, le visage crispé.

Les pieds du brigadier touchèrent le sol dans un petit bruit mat, et la cavalière fut soulagée de pouvoir reposer quelque peu sa nuque. Enfin, c'était vite dit : il lui prenait quand même une bonne quinzaine de centimètres, alors impossible de ne pas lever la tête pour le regarder. Tant pis pour ses cervicales. Elles en avaient vu d'autres, de toute façon ; un peu plus ou un peu moins, aucune importance. Akalian émit un court hennissement, qui arracha un sourire franc à la jeune femme aux courts cheveux bleus. Elle était contente, dans un sens, de lui avoir trouvé un maitre. Elle ne savait pas s'ils s'entendraient aussi bien qu'elle l'aurait espéré, mais ils n'avaient pas l'air de se détester cordialement ; c'était déjà un bon début. Ils auraient tout le temps d'apprendre à se connaître par la suite. Elle avait toute confiance en cette monture, quoi qu'il en soit. Tous les chevaux étaient des animaux formidables, et ils méritaient des cavaliers qui leurs correspondaient pour pouvoir montrer toute l'étendue de leurs capacités. Les utiliser pour combattre était un peu triste, et elle savait que certains en mourraient. Mais elle n'avait pas le choix, et eux non plus. Les cavaliers avaient besoin de montures, l'armée avait besoin de cavaliers. C'était le métier qui lui correspondait le plus, elle ne comptait pas l'abandonner.

Restait à tenir ses promesses, maintenant. Et c'était définitivement plus difficile que de les faire.

« Bien sûr. Je ne vous garantis pas d’être disponible tout les jours, mais je descendrais souvent m’entraîner avec Akalian ici. Si je vous croise un jour, je vous referais la proposition. Tenez vous prête, il a l’air de vouloir prouver qu’il est le plus rapide ! »


Jalynn acquiesça, satisfaite de la réponse. Elle imaginait bien qu'il n'avait pas du temps libre à revendre ; il était Brigadier, après tout. Et elle-même n'avait pas tout le temps qu'elle voulait, très loin de là. Mais trouver un moment pour faire cette course, ça devait être possible. C'était même très faisable, en fait. Et puis elle y tenait. Si Akalian y tenait aussi, tant mieux : au moins seraient-ils d'accord sur ce point. Elle n'était pas sûre que sa jument soit capable de battre le cheval bronze à la course, mais ce serait un beau défi tout de même. Quoi qu'il en soit, s'il acceptait, alors tant mieux. C'était tout ce qu'elle...

… Heum? Est-ce qu'il avait un problème? Il se sentait mal? Il comptait revenir sur sa décision? Avait-elle fait quelque chose de mal? Est-ce qu'elle avait quelque chose sur son uniforme, peut-être? Bêtement, Jaylin baissa les yeux sur sa tenue, inquiète. Caleb avait l'air perplexe, soudain, et elle ne parvenait pas à identifier la raison de son expression étonnée. Il la regardait en clignant des yeux et, très franchement, elle trouvait cela un peu inquiétant. Pas dans le sens où il lui faisait peur, mais dans le sens où tant qu'elle ne savait pas ce qui n'allait pas, elle ne pourrait s'empêcher de se faire des idées. C'est fou le nombre de choses qui peuvent vous passer par la tête en quelques secondes, quand vous êtes inquiet.

« … Je viens de faire une plaisanterie. J’ai dis quelque chose de… »

Cette fois, ce fut à la cavalière d'avoir un instant de blanc, pendant lequel elle regarda son interlocuteur en clignant des yeux, étonnée. Hm. Hmmm. Il avait fait une plaisanterie, oui, d'accord, mais, euhm...? Mais quoi? C'était si surprenant que ça? Il n'en avait pas l'habitude, peut-être? Il avait la tête de quelqu'un qui n'aurait jamais réussi à sourire de sa vie, et qui soudain se met à rire. Ça aussi, c'était assez inquiétant. Elle voyait bien qu'il n'était pas du genre sociable, mais l'était-il au point de n'avoir personne avec qui rire ou plaisanter? C'était assez triste, si c'était le cas.

Mais enfin... Qu'est-ce qu'elle pouvait répondre à ça, elle? 'Oui, vous avez fait une plaisanterie! C'est super génial, non?' Dans sa surprise, il avait réussi à la surprendre elle aussi. Résultat, elle se sentait au moins aussi perdue et étonnée que lui.

« Eh, oui, sans doute! répondit-elle un peu précipitamment, un sourire vaguement inquiet aux lèvres. Une plaisanterie, c'est... c'est, bien... euhm... »

C'était à se demander qui avait l'air le plus stupide des deux, maintenant. Lui qui s'étonnait d'avoir fait une plaisanterie ou elle qui, ne sachant que dire, réussissait à aligner trois mots totalement idiots et qui restait le regarder, un sourcil froncé et la bouche entrouverte. Décidant qu'avoir l'air bête ne lui plaisait pas le moins du monde, elle redressa le licol sur son épaule et esquissa un sourire plus franc et assuré.

« E-En tout cas, je serais ravie de faire une course avec vous! Je ne dis pas que ma jument battra Akalian, mais qui ne tente rien n'a rien. »

Elle toussota un peu pour se redonner une certaine contenance, et fit un signe de tête en direction du cheval en question.

« Et donc vous, avez encore besoin de moi? Vous voulez encore vous entrainer avec Akalian, ou le ramener, ou...? »

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MessageSujet: Re: Tarvitsen hevonen [Jalynn Kaliyah + Qui veut] [TERMINE]   Lun 10 Oct - 21:16

Même Akalian semblait relativement gêné de la situation. Pas vraiment gêné pour la même raison que Caleb… Vu qu’un cheval aurait eu du mal à sortir une réplique comme il venait de le faire, mais plutôt parce que son cavalier était en fait… Eh bien, quelqu’un qui s’étonnait d’avoir sorti quelque chose qui pouvait s’être apparenté à une plaisanterie. Attention, Caleb n’avait strictement rien contre les plaisanteries, hein ! Il était certes, quelqu’un d’assez strict et à cheval sur les règlements, mais ça ne signifiait pas pour autant qu’il n’était pas humain. Le besoin de faire des blagues, de détendre une atmosphère jugée trop …. Tendue justement, de libérer un peu de la tension accumulée au fil du temps. Oui, il comprenait aisément que l’on puisse procéder ainsi, en revanche ce qu’il comprenait moins c’était comment lui-même pouvait agir de la sorte… ! Il n’avait pour ainsi dire jamais vraiment lancé de plaisanterie aussi spontanément. Oh bien sur, ça lui était arrivé de dire une petite blague, par moments, discrètement dans un moment où il le jugeait opportun, mais justement… C’était lui qui avait prévu, jugé et déduit qu’il valait mieux utiliser une blague dans l’instant présent. C’était pré calculé, absolument pas spontané et donc par conséquent, bien moins drôle que l’humour naturel que Caleb Aslheim ne semblait pas capable d’exercer. Pourtant, il venait de le faire. Sans faire exprès. Quoi qu’il aurait eu du mal à faire une plaisanterie spontanée et improvisée en le faisant exprès. N’était ce pas la définition même du spontané que de ne rien planifier et de parler sans avoir eu le temps de réfléchir ou de peser ce que l’on disait ? En l’occurrence, il estimait que c’était ça. Puisque c’était ce qu’il venait de faire… Une blague. Enfin, même si dans un autre sens, ça n’était même pas drôle… Après tout, qu’avait-il vraiment dit de spécial ? Rien. Du moins, pas à sa connaissance.

Si sur le moment il avait put trouver sa remarque assez drôle, maintenant qu’il pouvait prendre du recul vis-à-vis de sa déclaration, il se rendait compte qu’elle était simplement la preuve d’une totale stupidité. Non pas que le brigadier aux cheveux rouges était stupide, sinon il n’aurait simplement jamais réussi à s’élever à son rang actuel, mais… Le niveau d’humour dont il faisait preuve faisait sans doute jalouser les pires blagueurs du pays. Et puis maintenant qu’il y repensait, est ce que l’intelligence était vraiment un facteur déterminant dans le fait de devenir un brigadier ? Il se le demandait quand même. Manier l’épée, est ce que cela demandait vraiment d’être intelligent ? Certes, il ne fallait pas être totalement idiot, mais n’était ce pas justement les carrières militaires vers lesquelles se tournaient les gens incapables de lire ou de compter ? Caleb n’était pas un inculte, mais se demandait à présent si le beau métier qu’il faisait n’était pas totalement dégradant pour lui. Être un des cinq guerriers les plus puissants et les plus connus de l’Est, dégradant ? Maintenant qu’il y repensait, ça lui paraissait absurde d’avoir abouti à un tel raisonnement. Et d’ailleurs, il en venait à présent à se demander comment diable il avait put se demander autant de choses en partant simplement du constat que sa blague n’était pas vraiment drôle. Peut être qu’il y réfléchissait autant justement pour éviter de rebasculer dans un moment détendu où il aurait l’idée saugrenue d’offrir à Jaylin une autre de ses blagues particulièrement nulles. Bon, ce n’était pas comme si il était un blagueur minable mais… Chaque fois qu’il s’y essayait, il n’y arrivait pas. Quand il parvenait à s’essayer, ça n’était pas dit qu’il y arrive non plus, hein. Parce qu’avant de faire la blague, encore fallait-il prendre la parole. Et ça, Caleb pouvait témoigner que c’était bien plus dur à dire qu’à faire. Sans mauvais jeu de mot.

Bah le revoilà qui pensait à une blague, tiens. Il fallait vraiment qu’il arrête. Heureusement celle-ci n’avait pas franchi le seuil de ses pensées.

« Eh, oui, sans doute! Une plaisanterie, c'est... c'est, bien... euhm... »

Caleb regarda Jaylin, qui semblait presque aussi perdue que lui pour le coup. Il prit alors conscience qu’il n’était pas le seul à avoir l’air idiot d’avoir sorti une phrase aussi… Idiote. Le fait d’avoir une interlocutrice un peu forcée d’y répondre la faisait forcément passer pour ce qu’elle n’était visiblement pas : quelqu’un de peu fourni mentalement. Et autant dire que cela causait un gros trouble au brigadier. Ca y’est, c’est déjà la fête. A peine venait-il de bien s’entendre avec quelqu’un qu’il commettait une erreur relativement monumentale et qu’il mettait donc en danger une possible relation de respect sain avec cette demoiselle. Vraiment… Et après on se demandait pourquoi Caleb Aslheim était quelqu’un qui préférait la solitude. Et qui n’était pas très doué dans les relations sociales… Eh bien la réponse s’offrait d’elle-même. Il était simplement incapable de rester quelqu’un qu’on pouvait qualifier ‘d’ami’ trop longtemps. Tôt ou tard, il se révélait être un supérieur compétent, un brigadier exemplaire, un guerrier doué dans son art, mais aucunement quelqu’un avec lequel on aurait envie de mêler sa vie privée. Le type qui hante la vie professionnelle en quelque sorte. Et même si cette étiquette ne l’avait pas plus dérangé que ça, elle commençait à se faire lourde. Même si il était quelqu’un de fort et avec des épaules solides, quand on s’étonne d’avoir fait une plaisanterie, c’était que quelque chose ne tournait pas rond.

« E-En tout cas, je serais ravie de faire une course avec vous! Je ne dis pas que ma jument battra Akalian, mais qui ne tente rien n'a rien. »

Le jeune homme cligna des yeux un court instant, avant de prendre une profonde inspiration. Oui, oui. Il fallait faire comme si il n’avait rien dit, c’était la meilleure des options. Même si il se doutait qu’agir ainsi ne ferait que baisser encore plus sa crédibilité aux yeux de son accompagnatrice, c’était sans doute la meilleure chose à faire pour ne pas la gêner. Pour ne pas être encore plus la cause de tracas. Il hocha donc la tête à la jeune femme, tâchant d’adopter un air un peu plus digne que précédemment. Un visage que Caleb avait l’habitude d’afficher, en fait. Le visage qu’il prenait souvent. Pas vraiment sévère. Mais pas amical non plus.

« Et donc vous, avez encore besoin de moi? Vous voulez encore vous entrainer avec Akalian, ou le ramener, ou...? »

Le brigadier retourna la tête vers Akalian, lui caressant la crinière un court moment, alors que le cheval tournait également sa grande tête dans la direction de la cour, où il venait de s’exercer avec son nouveau cavalier. Caleb reporta une nouvelle fois son regard cobalt sur son accompagnatrice. Bon, eh bien… Agir normalement. Normalement.

« Hum, oui donc…. Excusez-moi. Je crois que je vais rester ici encore un peu. Pour m’entraîner avec Akalian, je ne pense pas que ce que j’ai fait à l’instant soit suffisant pour forger un lien assez puissant avec lui. »

Il hésita un moment, avant de courber l’échine de manière polie, comme il le faisait la plupart du temps pour conclure une conversation.

« Je vous remercie de votre aide en tout cas. Vous avez été d’une aide très précieuse. Au plaisir de vous revoir, Mademoiselle Kaliyah. »

…. Mademoiselle. Si c’était un homme il allait s’en prendre plein la figure. Mais ça n’était plus vraiment son problème à présent. Il se rapprocha une nouvelle fois de son cheval, l’enfourcha une nouvelle fois. Prêt à reprendre l’entraînement de tout à l’heure, en plus vigoureux cette fois ci. Alors, Akalian, tu es vraiment un des meilleurs ? Eh bien prouve le une nouvelle fois.



[Sauf imprévu, RP fini de mon coté.u__û]
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Strip-teaseuse à ses heures perdues et objet des fantasmes du Général des armées de l'Est

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MessageSujet: Re: Tarvitsen hevonen [Jalynn Kaliyah + Qui veut] [TERMINE]   Jeu 13 Oct - 5:12

{Hop, Se on ohi~ Tu peux locker, Neveeeer. \o/

Aion satuttaa sinua todella hyvä~ Uuuuh ♥}


Le jeune homme acquiesça, ce qui, d'après elle, voulait dire qu'il était d'accord avec ce qu'elle venait de dire. Ou qu'il approuvait, en tout cas. Elle avait accepté de faire une course contre lui, et il avait accepté de la reporter à plus tard ; c'était donc maintenant chose certaine, course il y aurait. La cavalière nota ça dans un coin de son cerveau, priant pour que ça lui sorte pas de la tête avant qu'elle trouve un papier et un crayon. Quand on n'a pas une excellente mémoire, un carnet est toujours d'une précieuse aide. Douée comme elle était, si elle ne l'écrivait pas dans l'heure elle serait tout à fait capable de totalement oublier. Avec ses longues journées, les entrainements, toutes les choses à retenir et les ordres à exécuter, ça n'avait rien de bien étonnant. Course avec Caleb Aslheim, course avec Caleb Aslheim. Hm. Peut-être devrait-elle marquer Brigadier, aussi. Ou cheveux rouges, yeux clairs. Quelque chose comme ça. Au moins, elle serait sûre de ne pas le confondre avec quelqu'un d'autre ; mieux vaut trop de précautions que pas assez. Or elle serait littéralement morte de honte si elle avait été parler à quelqu'un d'autre tout en pensant dur comme fer que c'était lui. Cela pouvait paraître étrange, mais elle pouvait jurer que c'était possible puisque ça lui était déjà arrivé. Mélanger les noms et les situations, c'était tout elle! Une vraie galère, et le mot était faible. Avoir le QI d'un génie aurait été pratique, parfois. Mais que voulez-vous? Elle s'accommodait de ce qu'elle avait, puisqu'elle n'avait pas d'autre choix.

« Hum, oui donc…. Excusez-moi. Je crois que je vais rester ici encore un peu. Pour m’entraîner avec Akalian, je ne pense pas que ce que j’ai fait à l’instant soit suffisant pour forger un lien assez puissant avec lui. »

Jalynn acquiesça vivement, l'air convaincu. Ce n'était pas qu'elle se moquait de lui, pas du tout ; c'était juste sa manière de lui montrer que de un elle comprenait, de deux elle approuvait, de trois elle trouvait que c'était même une très très bonne idée. Elle ne songea pas un instant que trop d'enthousiasme puisse être pris pour de la moquerie, et ne s'inquiéta en conséquent pas de la façon dont il pourrait interpréter ce geste anodin. Il allait s'entrainer avec Akalian ; parfait. Comme ça ils noueraient un solide lien, comme il en avait fait mention, et quand elle les reverrait ils seraient devenus de grands amis – ou presque, mais c'était vers ce but qu'elle tendait. Elle se sentait un peu responsable d'eux, maintenant. Un peu comme une mère qui marie son enfant, ou comme une amie qui a présenté deux personnes l'une à l'autre et qui prend à cœur la réussite de leur couple. Elle voulait qu'ils s'entendent, et trouvait que passer du temps l'un avec l'autre était pour ça une très bonne initiative. Tant qu'il ne fatiguait pas trop sa monture, elle n'avait rien à y redire. Et puis de toute façon, ce n'était pas comme si elle avait son mot à dire.

Le Brigadier la salua poliment, et elle fit instantanément de même. Ses réflexes furent bien plus rapides que ses pensées, sur ce coup-là ; impossible de ne pas rendre son salut à quelqu'un, question de politesse. Et on ne chasse pas intégralement des années de bonnes manières en seulement quelques semaines, ni même quelques mois. Son père lui avait appris à être polie, et quoi qu'elle faisait des efforts évidents pour perdre toute trace d'élégance et de grâce (il suffisait de l'entendre jurer ou de la voir marcher dans la boue avec un grand sourire pour en être convaincu) il en subsisterait toujours quelques restes.

« Je vous remercie de votre aide en tout cas. Vous avez été d’une aide très précieuse. Au plaisir de vous revoir, Mademoiselle Kaliyah. »


Jalynn resta coite un instant, étonnée. Non pas parce que, comme on aurait pu le penser, il avait deviné qu'il était une fille (elle ne cherchait pas précisément à le cacher, de toute façon, quoi que ça la faisait bien rire qu'on la prenne pour un homme) mais à cause des compliments qu'il adressa à son égard. Elle se sentit rougir bêtement, et balança très légèrement ses bras le long de son corps. Non pas qu'elle n'appréciait pas le compliment, ni même qu'elle ne pensait pas le mériter : dans un sens, elle pensait aussi avoir fait du plutôt bon travail. Mais la différence fondamentale était que si elle le pensait, alors c'était de la vanité ; quand on le lui disait, en revanche, cela prenait un tout autre sens. Ça lui faisait plaisir, tout simplement. Et comme toute personne possédant une fierté dérangeante et relativement mal placée, elle avait du mal à trouver le mot correct pour dire 'merci'. Le mot en lui-même lui semblait compliqué, déplacé. Alors elle ne dit rien, et se contenta de sourire d'un air reconnaissant. Ce n'est que quand le Brigadier remonta sur Akalian que Mademoiselle-Kaliyah-qui-ne-sait-plus-quoi-dire-quand-elle-est-d'une-aide-très-précieuse décida de reprendre la parole.

« Je vous laisse travailler, dans ce cas,
répondit-elle poliment à l'adresse du Brigadier aux cheveux rouges. Je vais remettre le licol à sa place ; mais vous n'aurez qu'à interpeller un palefrenier quand vous aurez fini, il saura le retrouver. »

Elle effectua un salut militaire en règle, et sourit à nouveau.

« Bonne journée, Monsieur Aslheim. »


Histoire de finir sur une note positive. Sur ce elle tourna les talons, rajusta le licol et la longe sur son épaule, et s'éloigna vers les écuries. Replacer le tout devant la stalle d'Akalian, et ensuite elle pourrait retourner vaquer à ses occupations. Ses bottes produisaient un bruit sec et mat contre le sol, et elle se surprit à écouter le bruit de ses pas, concret et rassurant. Au moins, ce jour-là, elle aurait eu la chance de rencontrer un homme aimable – quoi qu'un peu étrange – et de trouver un maitre sans nul doute gentil à Akalian.

Restait à espérer que la journée finisse sur ce ton, n'est-ce pas?

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