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 Tarvitsen hevonen [Jalynn Kaliyah + Qui veut] [TERMINE]

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MessageSujet: Tarvitsen hevonen [Jalynn Kaliyah + Qui veut] [TERMINE]   Mar 12 Juil - 1:24

Il lui fallait un cheval.

C’était à peu près la seule idée que Caleb Aslheim avait en tête depuis quelques temps. Un cheval, c’était extrêmement important pour lui. Et si un rapide entretien avec le prince Ankou Della’Morte lui avait permis de se calmer sur cette envie pendant quelques temps, il était rapidement revenu à la conclusion que pour faire son travail efficacement, un brigadier rouge devait avoir un cheval digne de ce nom. Une véritable monture, pas n’importe laquelle de préférence. Il montait souvent les destriers qu’on prévoyait pour les soldats basiques de l’armée, n’ayant lui-même pas vraiment accès aux écuries du château. Mais il avait l’autorisation du dit prince maintenant ! L’autorisation royale pour avoir son cheval, et à vrai dire… Il trouvait que cela était une bonne chose. Ankou avait peut des chevaux depuis un accident lui étant arrivé dans son enfance. Caleb comprenait aisément que le prince n’avait guère envie de se retrouver de trop près mêlé aux bêtes qui étaient considérés par beaucoup comme la plus grande conquête de l’homme. Oui, il comprenait, mais lui-même n’avait aucun problème avec les animaux qu’étaient les chevaux. A vrai dire, il les trouvait même… Plutôt appréciables. Ils étaient pratiques et fidèles la plupart du temps. De surcroît, combattre à dos de cheval était une spécialisation de certains épéistes, les rendant bien plus performants que des combattants à pieds. Alors certes, Caleb était un épéiste confirmé maintenant. Il était le brigadier rouge à manier l’épée, en tant que tel un adversaire, même monté à cheval, ne l’effrayait pas vraiment. Mais tout dépendait de l’adversaire. Si il se retrouvait face à Vycilinski par exemple, le manieur de hache de la brigade Noire, Caleb doutait qu’à pieds seulement, il aurait toutes ses chances de l’emporter. Et puis pas seulement pour le combat… Il lui fallait aussi quelque chose avec quoi il pourrait se déplacer. Dans tout le pays, et à grande vitesse. Après tout, il était souvent recommandé pour certaines missions d’élite. C’était son travail de brigadier de participer aux missions de premier ordre, en tant que l’épéiste de la brigade rouge. Son travail à lui. Les autres brigadiers faisaient aussi leur part du travail, mais en tant que premier membre de ce groupe, il se devait de montrer l’exemple. Il pensait souvent de cette manière. Caleb Aslheim n’était pas quelqu’un sans aucun sens des responsabilités. Même si il n’était pas le plus âgé de la brigade, il était le membre le plus ancien. Et à son sens, il était celui qui s’investissait le plus dans son devoir. Il avait un peu honte de le reconnaître, mais sa totale absence de vie véritablement sociale augmentait drastiquement sa capacité à s’investir dans sa vie professionnelle. Autrement dit, dans l’entraînement et la pratique, et ce de manière très régulière. Tous les jours à s’entraîner. Tout les jours à pratiquer. Mais malgré ça, il n’avait toujours pas véritablement effectué d’entraînement portant sur le combat monté à cheval. En réalité, il maîtrisait relativement bien cet art, pour l’avoir déjà pratiqué auparavant sur les chevaux déjà empruntés, mais jamais il n’avait put s’entraîner lui-même, par ses propres moyens. Faute d’avoir son cheval personnel, sans doute. Et puis, le fait de ne pas avoir de monture personnelle le perturbait quelque peu, il fallait bien le reconnaître. C’était un peu comme pour son épée, en fait. Son arme était quelque chose qui l’accompagnait depuis fort longtemps. L’arme enchantée par la magie d’une Esprit était probablement unique en son genre, il n’en existait pas deux comme elle. Et elle était sa partenaire, son arme à lui. Ragnell… Etait son arme. Et il fallait dire que Caleb trouvait que cette épée était pour lui. A lui. Il pouvait s’entraîner avec, s’en servir quand bon lui semblait parce que c’était la sienne. A ses yeux, il aurait été criminel de le forcer à utiliser une épée prise au hasard dans un râtelier d’armes laissé dans le recoin de la caserne des gardes. Ca aurait été une sorte d’hérésie de le forcer à utiliser ce genre d’armes, sans lui en donner une propre. Pour le cheval, c’était pareil. C’était une partie de ce qui allait constituer Caleb Aslheim. Tout comme son épée, son cheval était un élément déterminant de son travail. Sans cheval, pas de transport rapide, pas d’intervention immédiate sur les lieux où s’était déroulé le forfait. Pas de possibilité de se déplacer en quelques temps sur le bon endroit… Il fallait tout faire à pieds. Et autant dire que cela n’était pas réjouissant du tout, Illea n’était pas un pays très petit, même une fois coupé en deux. Non, Caleb était convaincu de la nécessité d’avoir un cheval personnel. Et c’était cette conviction qui avait parlé lorsqu’il avait de nouveau abordé le sujet avec Ankou. Une conviction suffisante pour parvenir à convaincre le Prince que son brigadier à l’épée avait bien besoin d’une monture personnelle. Pas Ankou, certes, mais Caleb estimait en avoir besoin. Restait à choisir l’animal en question. Caleb avait beaucoup lu d’ouvrages sur le dressage de chevaux durant la période où il devait se rendre aux écuries et celle où il avait obtenu l’autorisation d’Ankou. Quelques livres, censés lui apporter de l’aide dans son entreprise de dresser et d’avoir lui-même son propre cheval. Naturellement, il avait prit soin de les rapporter à la bibliothèque du château une fois son étude complétée.

Etudes complétées, certes, mais pas vraiment mises en pratique. Après tout, il n’avait jamais vraiment tenté de dresser un cheval, malgré le fait qu’il soit monté quelques fois sur ces bêtes. Il savait monter à cheval, il savait le faire aller au galop et au trot, il savait aussi se battre chevauchant un de ces animaux conquis, mais il n’avait… Aucune notion qu’un cavalier aguerri devait avoir. Il n’avait jamais eu l’occasion d’apprendre ce genre de chose. Il avait beau être un épéiste de la brigade rouge, il n’en restait pas moins un simple militaire parmi tant d’autres. Son aptitude à cheval n’était pas plus élevée que celle d’un membre de la cavalerie. Il avait forcément besoin d’aide, autant dans le choix du cheval que dans les conseils pour l’apprivoiser. Parce qu’il ne connaissait pas tout les chevaux de l’écurie, et encore moins la méthode pour calmer celui qu’il finirait par choisir. Ah, mais est ce qu’on le laisserait choisir au moins ? Il n’en savait rien… Il l’espérait tout de même, une fois qu’on lui aurait expliqué à quoi correspondait globalement chaque cheval.

Déambulant donc un peu au hasard parmi les écuries du château, Caleb finit par pénétrer à l’intérieur de l’une d’entre elle, jetant des regards inquisiteurs aux alentours. Bon, maintenant il s’agissait de trouver ce qu’il voulait… Quelqu’un pour l’aider, ça ne pouvait pas lui faire de mal. Parler aux gens, ça n’avait jamais été son fort, remarque… Il n’avait pas vraiment envie de leur montrer qu’il n’assurait pas une cacahuète en relations sociales. Aussi, il avait soigneusement évité de parler à qui que ce soit en arrivant, se contentant de marcher à la recherche de… Il ne savait pas vraiment quoi en plus. Peut être juste un cheval avec lequel il se sentirait bien ?

Il ne savait pas. Et maintenant, il était un peu perdu dans les écuries. Des chevaux, il y’en avait à la pelle autour de lui, mais pas une seule personne pour l’aider dans l’optique d’en choisir un pour lui être assigné. Bon, eh bien… Il fallait attendre, il supposait ? Oui, c’est ça. Attendre. Ce n’était pas comme si il avait… Quelque chose sur le feu de toutes manières.
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MessageSujet: Re: Tarvitsen hevonen [Jalynn Kaliyah + Qui veut] [TERMINE]   Mer 13 Juil - 18:37

{Tarvitsen aivot, tu veux dire? Olet tyhmä. Et c'est pas parce que tu mets un titre en Finnois que tu l'es moins.

T'es gonflé, tu crois pas? BREF. Je considère que ce poste se passe avant la rencontre de Jalynn avec Sasha mais après la discussion de Caleb avec Ankou et Yuuki. Donc entre Été et Fin de l'Été. A moins que Caleb n'ait un temps de réaction de plusieurs mois, évidemment...}

Une journée sans rien de particulier. Aux yeux de celle qui se faisait appeler Jaylin, c'était exactement ce qu'elle était en train de vivre. C'était fou, tout de même, ce que les journées pouvaient se ressembler quand on y faisait à peu près la même chose! Personnellement, elle aurait préféré que chaque jour soit différent et apporte son lot de problèmes et de solutions, d'adrénaline et d'éclats de rire, mais ce n'était pas toujours le cas. Ce n'était même pas souvent le cas, d'ailleurs. S'entrainer, obéir, ranger, se changer, dormir, manger..., depuis qu'elle était dans l'armée, elle faisait toujours les mêmes choses. Mais ça ne la dérangeait pas, ou en tout cas pas assez pour lui donner envie de partir. Elle était même persuadé qu'absolument rien ne pourrait la persuader de partir, vraiment. Elle était motivée, déterminée et n'avait pas peur de se faire violence pour arriver là où elle voulait aller. Droit devant elle, et plus loin encore! Pour un peu elle aurait tendu son poing et prit une posture stupide, mais elle ne se sentait pas vraiment d'humeur à faire des blagues de ce genre pour l'instant. Si elle avait été avec ses amis, peut-être ; ça aurait eu un sens, au moins. Parce que parler toute seule ou faire l'imbécile sans public, ça ne devait plaire à personne. C'était stupide, de plus. La jeune fille sifflota un air qu'elle connaissait bien et ébouriffa ses cheveux, les yeux rivés sur la glace. Hm. Elle ne savait pas trop ce qu'elle cherchait à y voir, mais elle était sûre que ça n'y était pas. Elle coiffa brièvement ses cheveux foncés et les noua en une queue de cheval sommaire qui n'empêchait pas des mèches de retomber devant ses yeux. Elle enfila son uniforme, caractéristique des cavaliers, tapa ses bottes sur le sol et s'observa à nouveau. En tout cas, ça lui allait bien. Ou plutôt ça lui allait mieux que les robes et les talons hauts. C'était peut-être une des premières choses qu'elle s'était dite, quand elle était entrée dans l'armée : ça lui allait bien. Habillée comme une Princesse, elle avait l'air plus stupide qu'autre chose ; elle n'avait rien de particulier, ça ne faisait pas..., naturel. Il y avait toujours eu quelque chose de dérangeant dans son reflet, jusqu'à présent. Maintenant qu'il avait bien changé, il lui convenait mieux. Elle ferma correctement sa veste, vérifia que tout était en ordre, accrocha son épée à sa ceinture et sortit de sa chambre. Les conditions de vie aussi, il fallait s'y habituer. Mais elle pensait avoir pris le pli assez rapidement, de toute façon : ça ne la dérangeait pas.

Elle avança dans le couloir, salua une connaissance au passage, poussa un bref soupir. Alors, elle devait aller..., aux écuries. Aux écuries, oui, voilà. Et puis si elle ne savait pas où aller, c'était toujours un endroit qu'elle appréciait particulièrement. Elle adorait les chevaux, aimait les voir tous là, différents et pourtant si semblables, attendant sagement d'être montés et de servir à quelque chose de grandiose. Elle avait eu un cheval chez elle, longtemps, avant que leur père ne décide de le vendre ; mais de sa vie jamais elle n'en avait vu autant qu'au château. C'était logique, dans un sens : il fallait beaucoup de montures pour beaucoup de personnes, ils n'allaient pas monter à trois sur le même cheval. Ses bottes tapaient régulièrement contre le sol des couloirs, son bras gauche se balançait doucement au rythme de sa marche rapide tandis que le droit restait appuyé contre la garde de son arme. Ici, il n'y avait que des humains, se dit-elle distraitement. Ne plus voir d'Esprits lui manquait, parfois. Avant, quand elle sortait en ville, elle avait toujours l'occasion de croiser des personnes aux yeux vides, et pourtant presque totalement semblables à eux. Maintenant, en croiser un était presque un fait divers dont elle aurait été informé un de ses amis. Peu étaient ceux qui avaient décidé de rester ici, vraiment. C'était triste, dans un sens. Mais elle ne comptait pas leur pardonner tout ce qu'ils avaient fait, c'était hors de question. Jalynn faisait parti de ces personnes qui avaient besoin d'un bouc émissaire, de quelqu'un à blâmer, et qui n'arrivaient pas à pointer le doigt vers leur miroir en se disant que c'était aussi de leur faute. Moralité, c'était celle des Esprits. C'était évident. Pas tous, d'accord, mais c'était tout de même de leur faute. Elle ne savait pas comment gérer la situation autrement qu'en les accusant, elle en avait bien peur. Bah, tant pis. Le Stratège était bien un Esprit, et elle n'avait pas encore peur qu'il décide de tous les mener à la mort. Il fallait faire la part des choses, tout simplement.

Alors qu'elle avançait à pas décidés vers les écuries, elle n'hésita pas une seule fois sur le chemin à suivre. Les couloirs se ressemblaient tous à s'y méprendre, mais elle n'avait curieusement pas de mal à savoir lesquels emprunter pour arriver là où elle voulait aller. Au début, bien sûr, on se trompe immanquablement : et il y a de quoi paniquer, quand au bout de dix minutes de marches on ne sait toujours pas où on se trouve dans ce maudit château. Mais elle n'avait jamais eu un mauvais sens de l'orientation, et ça ne lui posait désormais plus de problèmes. A droite, puis à gauche, tout droit... Elle devrait arriver dans quelques minutes, si elle ne se trompait pas - et elle était presque sûre qu'elle ne se trompait pas. Plus elle s'approchait de l'endroit où étaient installés les chevaux, moins il y avait de Nobles et plus il y avait de soldats ou de domestiques. C'était bien simple, elle avait l'impression que même en vivant au même endroit qu'eux, les Nobles et le reste des personnes habitant au château ne se côtoyaient tout simplement pas. Il y avait certains couloirs que les uns empruntaient et d'autres pas, des endroits réservés aux uns et aux autres. Comme une barrière au sein même du château. Pas que ça la dérange : moins elle avait de filles agaçantes habillées comme des poupées dans les pieds, mieux elle se portait.

Quand elle posa les deux pieds à l'entrée des écuries, Jalynn remarqua immédiatement qu'il y avait quelqu'un d'autre à l'intérieur. Elle pensa instinctivement à un palefrenier, mais ne serait-ce que la tenue de cet homme lui soufflait le contraire. Un autre coup d'œil discret lui fit ouvrir des yeux ronds, et elle faillit se gifler d'être aussi stupide. D'accord, rien à voir avec un palefrenier, pour sûr.

La cavalière fit quelques pas dans sa direction et exécuta un salut réglementaire.

«Excusez moi Monsieur, vous cherchez quelque chose? Je peux vous aider, peut-être?»

_________________

« I am afraid ; afraid of losing time.
You are the race, and I'll be racing your mind.
But if we don't stop now, instead of living in this old horse town -
I want you back in again, let you devour my skin,
But we won't start now.
If we could only be quicker, and be quick to be kind -
If we could only be faster, then we could outsmart time.

So hold me as I hold you. »

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MessageSujet: Re: Tarvitsen hevonen [Jalynn Kaliyah + Qui veut] [TERMINE]   Mer 13 Juil - 21:41

[Tiedän. Yritän vain tehdä minulle anteeksi.

Milieu de l'Eté, donc si je suis bien? Okay, je vais essayer de pas faire d'incohérences.è_é']


Les écuries n’avaient pas été explorées par Caleb depuis quelques temps en réalité. Il avait beau s’être de nombreuses fois entraîné à monter un cheval, les fois où il avait eu l’occasion de visiter les écuries étaient tout de même relativement rares. Voilà probablement pourquoi il était un peu perdu dans les environs. Oh certes, il n’était pas un abruti sans aucun sens de l’orientation…. Pour autant, il n’était pas tout à fait capable de savoir où étaient les chevaux réservés à l’élite par exemple. Il n’était pas non plus tout à fait capable de comprendre si il se dirigeait bien là où il y’avait les chevaux et pas l’endroit où on entreposait leurs besoins naturels… Ou plutôt les productions nées de ces mêmes besoins en fait. En tout cas, il ne savait pas exactement où aller, et ça c’était bien un problème. Dire qu’il était venu pour se trouver un cheval était un peu faux, remarque non ? Après tout, il ne pouvait décemment pas choisir lui-même. Enfin, pas totalement. Si on le laissait choisir dans un domaine qu’il ne connaissait pas totalement, il était bien capable de se retrouver avec un mulet incapable… Ou non, quand même pas. Il avait suffisamment monté et combattu en chevauchant pour savoir où se trouvaient les forces et les faiblesses d’un cheval. Non, si on le laissait se débrouiller tout seul, nul doute qu’il finirait par repartir avec un cheval plutôt efficace, mais pour autant, est ce qu’il s’agirait du meilleur cheval pour lui-même ? Il n’avait pas la prétention de désirer monter la meilleure bête des écuries, mais il avait nécessairement besoin d’un bon cheval. Pas d’un cheval basique, il lui fallait une bête au dessus de la moyenne. Sans se vanter, il était lui-même au dessus de la moyenne. Il faisait parti des cinq meilleurs guerriers de l’Est, en tant que tel il lui semblait normal de posséder un cheval un peu plus ‘doué’ que les autres. Mais bien évidemment, être le meilleur à l’épée ne faisait pas pour autant de lui le meilleur à cheval. Il était bon, certes, mais il y’avait de meilleurs cavaliers que lui. Des cavaliers qui méritaient donc des chevaux à leur mesure. Lui, il méritait un bon cheval, mais pas forcément le meilleur. Mais il lui fallait tout de même un cheval… et pas le moins bon. Donc il avait besoin d’aide. Il ne pouvait pas décider quel cheval était meilleur que l’autre d’un simple coup d’œil, il ne les connaissait pas suffisamment pour ça. Et il était peut être capable de dire si ce cheval était théoriquement plus rapide que l’autre, se fier aux apparences était le premier pas vers une existence sous le mauvais œil, il le savait très bien. Il ne faut jamais se fier aux apparences. L’être humain était pourvu de cinq sens, il fallait utiliser chacun d’entre eux pour pouvoir déterminer ce qui était bon, et ce qui ne l’était pas. Les humains avaient au moins ça comme don naturel, les 5 sens. D’accord, au final tout le monde avait ces sens. Les Elfes, les Nekos… Les Esprits peut être qu’ils ne possédaient pas le don de vue ? En tout cas ils pouvaient parfaitement y voir, il suffisait de regarder le stratège des armées positionner des pièces représentant ses troupes sur la table de guerre. Il y voyait parfaitement, comme lui sans doute. Peut être même mieux. Les Nekos avaient sans aucun doute un flair et une ouïe plus développée… Idem pour les Elfes. Avec des oreilles comme ça, impossible de ne rien entendre. C’était presque une évidence. Ah, peut être que l’humain était véritablement sans aucun atout contre les autres races… Mais ce n’était pas pour autant que Caleb ne s’aimait pas tel quel. Après tout, il était un humain et fier de l’être. Il s’était longuement entraîné pour pallier ses faiblesses par rapport aux autres. Longuement entraîné dans l’optique de pouvoir vaincre un Neko, un Elfe ou un Esprit en cas d’affrontement. Il y était arrivé ? Peut être, il ne savait pas vraiment. Les Esprits et leur magie, c’était tellement… Imprévisible. Sans parler du talent des Nekos pour la guerre. Mais puisqu’il avait été capable de défendre son village contre l’assaut de Nekos qui l’avait frappé avant son recrutement, il s’estimait capable, ou plutôt avait eu la preuve irréfutable qu’il était capable de vaincre des Nekos. Restait à savoir si il pouvait vaincre un Neko aussi bien entraîné que lui… Ah, cette inégalité entre les races lui était souvent fatale. Et encore, dire que les Esprits s’interdisaient d’utiliser des armes… Caleb n’osait pas imaginer ce que donnerait un Esprit qui se servirait d’armes et aussi bien entraîné que l’était un humain comme lui ou un autre brigadier. Sans doute le combattant suprême.

Le jeune homme aux cheveux rouges entendit une série de pas derrière lui. Bon au moins quelqu’un venait d’arriver, ça c’était sûr. Enfin, il était fort probable que ce soit un cheval qui ait produit ses bruits, et qu’il ait mit cela sur le dos de la possible arrivée de quelqu’un, mais en même temps… Un cheval ça n’a pas un bruit de pas aussi léger, et aussi régulier. Non, c’était forcément quelqu’un qui arrivait… Oh et puis zut ! Il y’avait un moyen très simple de savoir si quelqu’un arrivait où si il avait tout simplement eu une sorte d’hallucination en entendant un cheval frapper le sol de ses sabots. Le brigadier à l’épée se retourna donc pour voir une jeune fille rentrer dans les écuries. Enfin… Oui, c’était bien une fille. Il avait eu un léger doute en la voyant arriver, des cheveux courts, quoi que placés en queue de cheval… et portant des vêtements masculins, mais c’était bien le corps d’une fille. Enfin, c’était l’uniforme des cavaliers, pour autant le doute était permis. Mais c’était bien le corps d’une jeune fille. D’une jeune femme. Il faillit se gifler pour sa méprise, il aurait put lui dire ‘bonjour jeune homme’ si il n’avait pas immédiatement remarqué qu’elle avait un corps féminin. Hum, mais peut être que c’était un jeune homme un peu efféminé ? Oh, il s’en voulait un peu de ne pas trop savoir faire la différence… pas que son attitude vis-à-vis de elle/lui changerait fondamentalement, mais au moins il faudrait savoir si il pouvait dire ‘lui’ ou ‘elle’ justement. Il penchait pour ‘elle’ mais quand même il restait un doute.

«Excusez moi Monsieur, vous cherchez quelque chose? Je peux vous aider, peut-être?»

Ah, voilà là c’était de suite beaucoup plus clair ! La voix de cette personne était forcément féminine. Alors il s’agissait d’une jeune femme qui s’habillait à la manière d’un homme. Bon, eh bien il ne pouvait pas dire que cela était fortement surprenant après coup. Les Nobles mises à part, la plupart des femmes dans la société n’étaient pas très bien vues. D’ailleurs, même dans la Noblesse, Caleb avait entendu dire que les femmes n’étaient pas privilégiées par rapport aux hommes. Le monde et le pays étaient dirigés par les hommes. Être une femme devait être assez difficile. Luna lui avait souvent confié que si elle avait été un homme, sa vie serait bien plus simple. Enfin, dans l’état actuel des choses elle serait sûrement mal vue, homme ou femme. Puisque c’était une Esprit. Tout ça pour dire que le fait qu’elle se soit ainsi vêtue ne le surprenait pas vraiment. Non, c’était juste un peu dérangeant au premier abord.

« En fait… commença l’homme roux en retrouvant sur lui la missive du Prince, je suis venu pour chercher un cheval personnel. J’ai ici l’autorisation du Prince. »

Il garda la lettre en papier à la main, avant de regarder un peu atour de lui, pour reposer son regard bleu sur la jeune demoiselle. Bon, alors… Tenter d’avoir un regard amical. Dur, dur… Il n’avait clairement pas l’habitude. Peut être qu’il pouvait masquer ça par de l’interrogation ? Oh bien joué, maintenant elle pouvait peut être penser qu’il avait un regard sévère… Il ne savait pas. Interrogatif, en tout cas, ça c’est certain. Amical, peu de chances. Après tout, c’était Caleb Aslheim. Et si lui était capable de faire un regard amical spontanément…

« Je ne suis pas très familier avec les écuries. Aussi, j’aurais effectivement bien besoin d’aide pour choisir cette monture. Pourriez-vous… ? »

…. M’aider ? Oui, la fin de la phrase s’était un peu perdue dans ses pensées, alors qu’il cherchait un moyen de lui être agréable sans pour autant basculer dans le familier. On aura beau dire, le relationnel c’est extrêmement compliqué ! D’ailleurs si il ne tenait pas une lettre dans ses mains, il se demanderait où il pourrait la mettre, la dite main. Oh, qu’il détestait ça, avoir les mains inoccupées… Il avait constamment l’impression de passer pour un abruti. Hum. Garder le dos droit et le regard digne. C’était ce qui importait.
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MessageSujet: Re: Tarvitsen hevonen [Jalynn Kaliyah + Qui veut] [TERMINE]   Ven 15 Juil - 19:19

{Été, oui. Août, j'imagine. Tu as une idée de l'heure qu'il est dans le poste, là, par hasard, ou tu n'y a absolument pas réfléchi?}

Maintenant, Jalynn se sentait petite. Ce qui ne lui arrivait pas si souvent que ça, finalement ; mais là, elle se sentait petite. Elle ne s'en rendit compte qu'une fois qu'elle dû lever la tête pour s'adresser à lui, mais il était tout de même beaucoup plus grand qu'elle. Elle ne lui arrivait pas à la taille, il ne fallait rien exagérer, mais la différence était suffisante pour qu'elle la remarque immédiatement. Il devait faire plus d'un mètre quatre-vingt, pour sûr. Et dire qu'elle-même était plutôt grande, pour une fille! Elle avait toujours trouvé étrange de parler avec des personnes qui n'étaient pas loin de faire vingt centimètres de moins qu'elle. Une fille d'un peu plus d'un mètre cinquante, ce n'était pas si rare que ça, pourtant ; mais ça la laissait tout de même perplexe. Les garçons trop grand aussi, de la même façon, la laissaient perplexe. Quand elle voyait passer un Elfe de près de deux mètres (peut-être même de plus de deux mètres...?) elle ne pouvait pas s'empêcher de le suivre des yeux et de les écarquiller. Mince, quand même! Elle leur arrivait en-dessous de l'épaule, et c'était peu dire. C'était impressionnant. Bon. Que son interlocuteur soit grand n'était pas trop dérangeant en soit, et même si ç'avait été le cas elle n'aurait pas pu y faire grand chose, alors autant ne pas y prêter trop d'attention. Elle avait gardé une distance raisonnable d'un peu moins de deux mètres entre eux, ni trop près ni trop loin, et lui souriait poliment. C'était bien le moins qu'elle puisse faire pour paraître aimable, après tout. Et puis elle n'était pas de mauvaise humeur, et ça aidait drôlement, mine de rien. Lèvres serrées, les bras le long du corps, elle ne pensait pas avoir l'air irrespectueuse ou désagréable. Donc tout allait pour le mieux. Ç'aurait été bien pratique, de pouvoir voir par les yeux de l'autre : elle aurait immédiatement su de quoi elle avait l'air, et aurait pu rectifier si quelque chose clochait. Mais là, elle n'avait plus qu'à se fier à son instinct. Et faire des efforts de mémoire, aussi, parce que son nom lui échappait totalement. Elle savait que c'était un Brigadier (ils n'étaient pas beaucoup, ce n'était pas bien difficile à retenir) mais impossible de remettre le nom qui allait avec ce visage. Tant pis, ce n'était sûrement pas trop embêtant... Elle n'avait pas besoin de l'appeler par son nom, donc elle n'avait pas besoin de s'en souvenir. Monsieur suffisait très bien, ou même Monsieur le Brigadier. Ça ferait l'affaire. Ça ne changeait as beaucoup de la manière dont elle devait apostropher ses supérieures ; que ce soit Mon Général ou mon Colonel, leur nom n'était pas le moins du monde nécessaire. Pour ce qui était des grades, ça se voyait généralement à leur uniforme. Elle aurait eu bien du mal à retenir tous les noms, dans le cas contraire...

« En fait… Je suis venu pour chercher un cheval personnel. J’ai ici l’autorisation du Prince. »

Jalynn haussa les sourcils, plus par curiosité que par incrédulité, et baissa les yeux sur ladite lettre. Elle l'aurait bien prise pour vérifier ses dires, mais elle n'en vit pas l'utilité ; cette lettre lui semblait tout ce qu'il y avait de plus réglementaire, et elle ne voyait pas bien pourquoi il lui aurait menti en premier lieu. Quoi, pour voler un cheval? Ça aurait été ridicule, franchement! Quelqu'un qui travaille au château n'a pas besoin de faire une telle chose, encore moins s'il peut en obtenir un sans trop de problème. Mais, bref. Elle acquiesça en signe d'assentissement, attendant la suite d'une phrase qui viendrait sans doute sous peu. S'il avait uniquement besoin d'une monture personnelle, il n'avait pas forcément besoin de son aide ; et peut-être que quand elle avait cru qu'il était perdu et dubitatif, il était seulement en train de réfléchir à celui qu'il allait choisir. Il ne pouvait pas exactement prendre n'importe lequel, mais la plupart n'étaient pas destinés à quelqu'un en particulier. Les cavaliers comme elle n'avaient pas à proprement parler leur cheval, mais ils montaient toujours le même, n'en changeant que de rares fois : être à l'aise avec sa monture était essentiel, il aurait été idiot de les forcer à s'entrainer sur un cheval qui ne leur convenait pas. Et puis toutes ces braves bêtes avaient de nombreuses utilités, finalement : certains servaient aux cavaliers, d'autres étaient régulièrement montés par des Nobles pour des raisons quelconques. D'autres servaient tout simplement à tirer les calèches, et il devait y avoir mille autres choses pour lesquelles ils se rendaient utiles. Mais de toute façon, les quelques chevaux appartenant aux Nobles étaient sagement rangés plus loin, parfaitement brossés et méticuleusement soignés. Ceux qui se trouvaient ici étaient comme qui diraient libres de maitres. C'était pour cela, entre autre, qu'elle aimait venir les voir. Ils avaient besoin de beaucoup d'attention et de caresses, les pauvres.

« Je ne suis pas très familier avec les écuries. Aussi, j’aurais effectivement bien besoin d’aide pour choisir cette monture. Pourriez-vous… ? »

Oh! En entendant cela, le visage de la jeune fille s'éclaira d'un large sourire. Il n'aurait pas pu mieux tomber! Enfin, si, certainement aurait-il pu tomber sur quelqu'un de bien meilleur conseil qu'elle, mais elle pensait tout de même pas mal s'y connaître. Elle avait passé beaucoup de temps avec ces chevaux, même étant plus jeune : les écuries, c'étaient un peu son royaume à elle. Les caractères, les capacités..., elle avait beaucoup discuté avec les palefreniers, et en avait appris suffisamment sur la plupart pour pouvoir les considérer comme sa famille. L'aider à en choisir une devrait pas être trop compliqué, à priori : tout dépendait de ce qu'il recherchait exactement, ensuite. Ces chevaux avaient tous leurs caractères propres, leurs spécialités, leurs faiblesses. Celui-ci galopait à toute allure et était fiable, mais vite effrayé ; celui-là en revanche était une vraie tête de mule, mais une fois qu'on l'avait mis en confiance et qu'on s'y était habitué, une main ferme y aurait trouvé la monture idéale. Chaque cavalier pouvait trouver la monture qui lui convenait exactement, avec un peu de patience et d'attention. Et ceux qui partaient avec selon eux le meilleur destrier de ces écuries se retrouveraient vite par terre, ça ne faisait aucun doute à ses yeux.

«Vous aider? Compléta-t-elle en souriant. Aucun problème! Je pense connaître suffisamment ces chevaux pour pouvoir vous conseiller, Monsieur.»

Elle réfléchit quelques secondes, repoussant distraitement une mèche qui lui cachait la vue derrière son oreille. Hm... Oui, il y avait beaucoup de chevaux, ici. Tous différents, et tous aussi bons et gentils selon elle. Si ça n'avait tenu qu'à elle, elle aurait aimé tous les adopter et s'en occuper toute la journée durant. Malheureusement, son emploi du temps n'avait pas été prévu de cette façon. La différence fondamentale entre un palefrenier et une cavalière, sans doute. Et l'ambition et la détermination dont faisait preuve Jalynn ne l'aurait pas laissée s'enterrer dans des écuries à s'occuper de chevaux. Elle aspirait à plus.

«Mais si vous voulez que je vous aide, il va falloir être un peu plus précis, ajouta-t-elle poliment. Il y a beaucoup de chevaux, ici. Vous avez une idée du genre de cheval qui vous conviendrait? Tout dépend de ce pour quoi vous en avez besoin, aussi. Vous le préfèreriez rapide, endurant, docile...? Ou vous n'avez absolument aucune idée?»

_________________

« I am afraid ; afraid of losing time.
You are the race, and I'll be racing your mind.
But if we don't stop now, instead of living in this old horse town -
I want you back in again, let you devour my skin,
But we won't start now.
If we could only be quicker, and be quick to be kind -
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MessageSujet: Re: Tarvitsen hevonen [Jalynn Kaliyah + Qui veut] [TERMINE]   Ven 15 Juil - 21:05

[J'y ai pas vraiment réfléchi... Mais pas en mâtinée en tout cas. Fin d'après midi je dirais.ô_ô]

Caleb Aslheim était peut être quelqu’un de plutôt beau physiquement, il n’en avait pas vraiment conscience. Enfin, c’était peut être un peu exagéré. Il savait qu’il n’était pas laid, mais il ne se trouvait pas extraordinairement beau non plus. D’ailleurs dans les faits il avait raison, il n’était pas extraordinairement beau. Il n’était pas laid, pas désagréable à regarder en quelques sortes. Ce qu’il n’avait pas compris plutôt, ce n’était pas vraiment sa propre beauté physique mais l’impact que pouvait avoir celle-ci socialement si l’on s’en servait de manière correcte. Il n’avait jamais compris pourquoi les Nobles étaient toujours vêtus des habits les plus chers, leurs épouses des robes les plus somptueuses, leurs chaussures brillaient comme des éclats de cristal… Pour lui, tout cela était à la limite du désintérêt profond. Il ne comprenait tout simplement pas. Incapable de comprendre l’importance de l’apparence extérieure dans la société. Pour lui ça n’avait pas d’influence réelle… Disons qu’il ne pouvait pas comprendre qu’être beau l’aiderait à mieux se faire voir. Et que donc par conséquent, il n’arrivait pas à utiliser cet avantage, pourtant envié par pas mal de personnes, pour se frayer une véritable identité sociale. Donc on pouvait dire que Caleb était un personnage relativement froid et distant, c’est vrai…. Mais il ne fallait pas mettre ça sur le dos de son grand amour pour les règles et les obligations à suivre. Non, si il était parfois relativement difficile à faire la conversation, c’était uniquement parce qu’il ne savait pas s’y prendre. Il était manche pour parler, toute la chose était là. Sourire naturellement pour Caleb lui paraissait impossible. A chaque fois qu’il essayait, son sourire sonnait faux. Mal joué. Comme une sorte d’acteur de théâtre qui ne parvient pas à interpréter son rôle. Et dans ce genre de cas, on ne peut pas aimer le dit acteur. On ne peut pas aimer la pièce dans laquelle il joue, et on est très mal parti pour apprécier le rôle qu’il est en train d’interpréter. Caleb était un peu quelqu’un dans ce genre là. Il semblait être un acteur qui jouait mal son rôle. Quelqu’un en qui on ne croyait pas vraiment… Incapable de s’exprimer correctement. Chaque fois, les autres devaient le rattraper dans ses erreurs d’élocution. C’était son principal défaut le relationnel. Sans doute que c’était pour ça qu’il préférait tout simplement s’en tenir à manier l’épée et à faire ce qu’on lui demandait de faire. Sans rien dire, juste avec efficacité. C’est ça la définition même de l’efficacité d’ailleurs, non ? Selon Caleb, être efficace était remplir sa tâche avec le moins de débordements possible. Et quand il disait ‘débordement’ il ne voulait pas seulement dire les erreurs qu’il pouvait arriver de commettre dans l’éxecution d’une tâche. Il voulait aussi dire le nombre de mouvements, le nombre d’efforts fournis… Le nombre de mots prononcés. Dans un débat, fermer le clapet de la partie opposée avec un minimum d’arguments, tous très solides et parfaitements concluants, c’était ça l’efficacité. Une efficacité qu’il s’efforçait d’appliquer, en guise de compensation de son manque crucial de capacité relationnelles. A part Luna, qui avait-il comme réels amis ? Bien peu, il en avait peur. Et la plupart n’étaient pas plus proches de lui que le Prince Ankou. C'est-à-dire qu’à part une relation de travail confiante, ils ne se connaissaient pas vraiment. Sa vie sociale était un gouffre sans fond. Et ça, c’était quelque chose qu’il n’avait pas nécessairement très envie d’évoquer.

Tiens en ce moment, l’exemple était flagrant. Il n’arrivait tout simplement pas à placer ses bras comme il le souhaitait correctement. Mettre ses mains dans ses poches pour lui donner un air nonchalant ? Pour avoir souvent expérimenté cette méthode auparavant, il pouvait confirmer que cela ne marchait quasiment jamais. Outre le fait que cela n’apportait aucunement l’effet désiré, placer ses mains dans ses poches diminuait son équilibre et sa crédibilité, le faisant ressembler à un ridicule manchot qui justement, ne savait pas quoi faire de ses bras. Or, la question ici était justement de ne pas montrer qu’on avait des soucis avec ses bras et ses mains. C’est la principale raison pour laquelle Caleb continua de tenir la lettre du Prince, estimant que tant qu’elle était entre ses doigts il n’aurait absolument aucune raison de se justifier vis-à-vis de cette main. Et symétriquement, pas de l’autre non plus ? Il plaça cette dernière à peu près à la même hauteur. Oui, il avait les bras un peu ballants et le long du corps, et pour être honnête il se trouvait totalement ridicule devant cette demoiselle. Pour autant, il conserva un visage comme à son arrivée. Neutre, en tentant de contenir au maximum ses émotions. Ne pas sourire, ce n’était pas vraiment son but… C’était plutôt ne pas montrer qu’il était fortement gêné en fait. Visage neutre donc, bras le long du corps, il devait avoir l’air normal. Tout du moins, l’espérait-il. Il n’en avait pas l’impression, mais ses impressions dans le domaine s’étaient rarement avérées justes. Donc…

«Vous aider? Aucun problème! Je pense connaître suffisamment ces chevaux pour pouvoir vous conseiller, Monsieur.»

La jeune fille sourit en le regardant. Elle avait même complété sa phrase. Elle ne lui avait pas donné son nom, mais en même temps il ne lui avait pas donné le sien non plus. Cela ne serait peut être pas nécessaire non plus ? Pour dire la vérité, Caleb n’avait pas vraiment l’intention de devenir ami avec cette personne. Enfin, l’intention était inexistante plutôt que d’être inverse. Disons que il n’envisageait pas la chose, tellement elle lui semblait irréaliste. Que lui, quelqu’un sans aucune véritable vie sociale, devienne subitement ami avec quelqu’un ? Il faudrait que la personne soit très compréhensive et gentille. Et même si c’était peut être le cas de la demoiselle des écuries, il doutait qu’elle ait fondamentalement envie de se lier d’amitié avec lui. Autrement elle lui aurait demandé son nom, non ? Il ne savait pas. Elle ne lui avait pas donné le sien, et il avait fait sensiblement de même. De plus, elle devait bien avoir compris qu’il était un brigadier. Il ignorait si elle savait son nom, mais son visage était suffisamment peu commun pour pouvoir être rapidement identifié. Et en plus, ils n’étaient que cinq dans la brigade. De ce fait, il était extrêmement facile d’en identifier un quand on en voyait. Enfin, pour lui en tout cas. Mais en même temps, la brigade rouge était sa propre section de travail, il n’aurait pas été logique qu’il ne reconnaisse pas ses collègues brigadiers. Elle avait dût le reconnaître toutefois, sinon elle aurait peut être été un peu moins sympathique avec lui. Ou moins… Comment dire ça…. Subalterne ? Il est vrai que techniquement c’était lui le plus gradé des deux. Enfin, en tout cas elle semblait disposée à l’aider, de bon cœur et sans aucune mauvaise foi. Donc autant accepter, oui.

«Mais si vous voulez que je vous aide, il va falloir être un peu plus précis. Il y a beaucoup de chevaux, ici. Vous avez une idée du genre de cheval qui vous conviendrait? Tout dépend de ce pour quoi vous en avez besoin, aussi. Vous le préfèreriez rapide, endurant, docile...? Ou vous n'avez absolument aucune idée?»

Caleb porta rapidement sa main gauche à son menton, pour mimer une expression de petite réflexion. Il se frotta le dit menton dans l’optique de réfléchir un peu mieux. Alors, son cheval… Le genre, hein ? Il aurait été tenté de lui répondre ‘j’aimerais voir déjà les meilleurs si possible’ mais de peur de paraître impoli, il réfuta cette idée dans un coin de son cerveau. Alors, que répondre ? Quel genre de cheval lui fallait-il ? Il passa rapidement en revue les différents critères qu’elle lui avait proposés. Elle avait l’air de s’y connaître particulièrement, ce devait être une palefrenière, ou une cavalière. En tout cas, c’était clair qu’elle connaissait bien les chevaux. Au moins, il ne parlait pas à une incompétente. Parce qu’elle était bien gentille et polie, mais si elle ne pouvait pas l’aider… Fort heureusement, elle semblait parfaitement qualifiée pour lui apporter l’aide dont il avait besoin. Alors, donc…. Rapide, endurant, docile ? Pas docile, ça c’est sur. Enfin, il n’avait pas besoin d’un cheval de campagne pour des ballades, il lui fallait une monture de brigadier. Donc rapide, ça semblait important. Mais la vitesse n’était pas tout… Il n’était pas un humain très chétif au niveau de sa corpulence. Un cheval rapide pouvait être petit, et donc peu apte à le transporter. Et il ne parlait même pas de livrer des combats alors. Endurant dans ce cas ? Peut être, oui… Mais ça non plus, ça ne collait pas vraiment. Après tout, il était brigadier et avait donc besoin de se déplacer rapidement. Paradoxe…

« J’ai une vague idée, finit-il par dire en lâchant son menton et en baissant la tête le regard perdu dans ses réflexions. Mais rien de bien précis toutefois. C’est pour mon travail, principalement. J’aurais donc besoin d’une monture rapide, mais aussi capable de supporter des charges et des combats si besoin est. »

Quelque chose à rajouter ? Il ne savait pas trop. Peut être que oui ? Il ne s’y connaissait pas vraiment en chevaux au fond. Avoir déjà monté et avoir déjà utilisé certains chevaux inoccupés ne faisait pas de lui un expert en cavalerie pour autant. Il savait monter et se battre à cheval, mais aucunement choisir un cheval de la manière dont elle le disait. Il finit par hausser les épaules avant de regarder de nouveau dans sa direction. Mais pas dans les yeux. Il n’était jamais vraiment capable de regarder dans les yeux.

« Donc je dirais rapide et endurant. La docilité n’est pas vraiment un besoin urgent. Et merci de votre aide ! »

Il avait rajouté la dernière phrase sur un ton étrange, comme si il venait de dire quelque chose qu’il avait oublié jusqu’alors et dont il venait juste de se souvenir. L’enfant qui récitait une leçon et qui vient juste de se souvenir que entre cette ligne ci et cette ligne là, il y’avait cette leçon ci. Il l’avait donc rajoutée immédiatement, se mordant la lèvre. Maladroit à la conversation, oui. Et il ne savait toujours pas son nom. Bon, ça n’était pas indispensable non plus, mais ça le perturbait un peu quand même. L’occasion se présenterait ? Ou pas. Il fallait voir comment la situation allait évoluer.
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Strip-teaseuse à ses heures perdues et objet des fantasmes du Général des armées de l'Est

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MessageSujet: Re: Tarvitsen hevonen [Jalynn Kaliyah + Qui veut] [TERMINE]   Sam 16 Juil - 16:23

« J’ai une vague idée. Mais rien de bien précis toutefois. C’est pour mon travail, principalement. J’aurais donc besoin d’une monture rapide, mais aussi capable de supporter des charges et des combats si besoin est. »

Pour son travail, hm? Rien de bien étonnant. Enfin, il aurait aussi pu demander un cheval personnel pour..., aller se promener...? Enfin, ça l'aurait vraiment surprise, pour le coup. Si ça n'avait té que ça, il se serait sûrement contenté d'en emprunter un au hasard, sans vraiment se soucier de savoir quel genre de monture il avait choisi. Une monture rapide, capable de supporter des charges et des combats. Jalynn enregistra l'information, répétant dans sa tête les paroles du Brigadier. D'accord. Elle voyait à peu près quel genre de cheval il voulait, c'était déjà ça. S'il n'avait pas eu la plus petite idée ou s'était contenté de hausser les épaules, elle aurait été bien plus ennuyée ; mais là, elle pouvait déjà plus cibler ses recherches. Un cheval rapide, endurant, capable de faire face à un éventuel combat. Donc pas un cheval peureux, c'était certain. Elle aurait eu l'air fine, si elle lui avait confié un cheval qui se serait enfui au galop dès qu'il aurait vu la lame de son épée! Et puis elle se serait sentie coupable, si ça lui avait causé des ennuis ou l'avait amené à être blessé. Non, mieux valait éviter. Ces bêtes plus craintives et méfiantes étaient généralement réservées au dressage, ou bien aux promenades que pouvaient bien faire les Nobles de temps à autre. Pas question non plus de les confier à un combattant ou de les mettre à la tête d'un véhicule. Il n'aurait plus manqué qu'il prenne peur en voyant un chat traverser la route..., non, mauvais plan. Elle acquiesça tandis qu'il énumérait, sans perdre son sourire poli pour autant. L'avantage, c'était qu'il n'y avait pas non plus mille chevaux de ce genre. Ça allait sans le moindre doute faciliter les recherches. A moins bien sûr qu'il ne soit difficile et n'accepte aucun des chevaux qu'elle proposerait, mais..., dans ce cas, ils devraient faire toutes les écuries. Et ça pouvait prendre un certain temps.

Non pas qu'elle était particulièrement pressée ; pour l'instant, elle était libre d'occuper son temps comme bon lui semblait. Et si vraiment elle avait eu quelque chose de pressé à faire qu'elle n'aurait pu reporter, elle se serait contenté de confier ce jeune homme aux bons soins d'un palefreniers, qu'elle aurait été cherché entre temps pour la remplacer. Heureusement, à priori, ce ne serait pas nécessaire. La cavalière n'aimait pas franchement déléguer, et essayait de prendre ses responsabilités : si elle pouvait aider, elle voulait le faire. Ne serait-ce que pour se donner de la confiance en elle et se prouver que quoi qu'elle en pense, elle était très capable de conseiller cette personne. Ce n'était pas sorcier, après tout. Pas de quoi stresser ni s'en faire. Une simple formalité, oui. Tant qu'elle restait confiante et ne se mettait pas à douter et à craindre une quelconque erreur, ça devrait aller.

« Donc je dirais rapide et endurant. La docilité n’est pas vraiment un besoin urgent. Et merci de votre aide ! »

Résumé simple et concis. La docilité n'était pas vraiment un besoin urgent, alors? La jeune fille ne put réprimer un léger sourire en coin en entendant cela, plus amusée qu'autre chose. Oh, pour sûr, ce n'était pas un besoin urgent. Cela dit il existait de très bons chevaux qui étaient pour la plupart, eh bien, intenable. Ou in-montables, elle ne savait pas trop comment expliquer la chose. Les meilleurs étaient bien souvent les plus caractériels, et il n'arriverait pas à grand chose sur un cheval qui passerait son temps à essayer de le mettre par terre. Cela dit, elle ne le connaissait pas : peut-être était-il très doué sur un cheval, peut-être même n'aurait-il aucun problème pour calmer le plus agaçant d'entre eux. Mais, bon. Elle gardait ses réserves tout de même. De toute façon, elle ne comptait pas lui confier volontairement et consciemment la plus imbuvables de ces braves bêtes, uniquement pour lui faire comprendre la différence entre un cheval docile et un autre presque sauvage. Maintenant, l'important était à l'évidence qu'il soit rapide et endurant. Rapide et endurant, rapide et endurant..., hm...

La fin de la phrase la surprit légèrement, mais elle remplaça bien vite son air surpris par un sourire et secoua sa tête de gauche à droite, l'air de dire qu'il n'y avait aucun problème. Parce qu'il n'y en avait aucun, de toute façon ; pas de son côté, en tout cas. Ce n'était pas comme si elle comptait le laisser se débrouiller seul et partir comme si de rien n'était, non plus. Ça ne lui aurait pas apporté grand chose d'agir ainsi.

«Aucun problème, répondit-elle en penchant sa tête sur le côté. Vous me remercierez quand j'aurais réussi à trouver un cheval qui vous convient.»

Parce que, sait-on jamais. Elle pivota sur elle-même et embrassa l'ensemble des écuries du regard, observant tour à tour les chevaux les plus proches d'eux. Bon. Elle n'aurait pas osé se prononcer sur ceux qu'elle ne connaissait pas vraiment, mais elle avait une idée précise d'un bon nombre des chevaux qu'elle voyait. Donc ça devrait être faisable. Allez, un effort de mémoire et de concentration et elle lui trouverait la monture idéale. Tant qu'à confier un cheval à ce jeune homme aux cheveux rouges, elle préférait qu'ils s'entendent bien ensemble. Elle aurait été triste de savoir une de ces bêtes maltraitées, et n'aurait pas été plus heureuse de le voir revenir quelques temps plus tard parce que, finalement, il ne lui convenait pas et il désirait en changer. Elle aimait trop les chevaux et ne détestait pas assez les hommes pour vouloir causer du tort à l'un ou à l'autre.

«Bon! Je pense voir de quel genre de cheval vous avez besoin, mais ils sont un peu plus loin. Vous voulez bien me suivre?»

La cavalière aux cheveux sombre fit un signe de tête pour l'inviter à lui emboiter le pas, et se mit en marche. Elle connaissait les écuries par cœur ; et ce grand endroit rempli de chevaux n'avait plus de secrets pour elle. Si elle se souvenait bien et que les palefreniers n'avaient pas mis n'importe quel cheval n'importe où, ils devaient en effet être par là. Ne tenant pas à garder le silence, pour elle source de gêne, elle reprit la parole :

«A mon avis, il va vous falloir un bon cheval. Non pas qu'il y en ait vraiment de mauvais non plus..., lança-t-elle un peu dans le vide, observant les chevaux sur sa gauche et sa droite en faisant attention à ne pas se tromper. Je vous préviens, certains sont plus difficiles que d'autre. Il faut savoir les monter correctement. Mais j'imagine que vous n'êtes pas trop mauvais cavalier, non?»

Jetant un regard en biais à son interlocuteur, elle se fit de nouveau la même remarque que quelques secondes auparavant : à savoir qu'il était grand. Hm. Il y avait des chevaux pas bien grand capable de soulever plus lourd que lui, mais il préfèrerait sans doute un cheval de grande taille. C'était logique, tout simplement. Elle n'avait pas vu un seul Noble demander à monter sur un poney, en tout cas...

Elle s'arrêta une fois satisfaite, et se tourna de sorte à se trouver face au Brigadier. Elle écarta l'espace de quelques secondes les bras dans l'allée centrale, un sourire aux lèvres, avant de les laisser retomber contre elle.

«Voilà! Je pense qu'un de ceux-là pourrait vous aller. (Elle fit un mouvement de bras assez large pour désigner une demi-douzaine de chevaux, à sa droite puis à sa gauche). Ce sont toutes de bonnes montures, rapides et endurantes. Avant que je vous éclaire, l'un de vous vous dit quelque chose plus particulièrement? Je crois beaucoup aux premières impressions, se sentit-elle obligée de préciser. Alors est-ce qu'un de ceux-là vous plait plus particulièrement que les autres, comme ça, spontanément?»

Comme ça, pour sa part, elle était persuadée que si c'était le cas il allait tomber sur le pire du lot. Peut-être parce que, en l'occurrence, les plus beaux étaient souvent les plus caractériels.

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MessageSujet: Re: Tarvitsen hevonen [Jalynn Kaliyah + Qui veut] [TERMINE]   Sam 16 Juil - 17:55

Quel allait être l’animal qui allait devenir le sien ? Comment serait finalement son propre cheval ? Caleb se posait de nombreuses questions que, en toute sincérité, il trouvait importantes et intéressantes sur le moment. Le nom de sa monture, par exemple. Lui laisserait-on choisir lui-même ? Il y’avait bien peu de chances. La plupart des chevaux recevaient un nom dès leur naissance, ou lors de leur première chevauchée. En tout cas, ils recevaient leur nom quand ils étaient encore jeunes. Or, Caleb doutait qu’un jeune poulain soit capable de le porter comme il le souhaitait. Non, il avait besoin d’un cheval un peu comme lui : pas vraiment un jeune garçon, mais pas quelqu’un de trop âgé non plus. Un cheval jeune, mais tout de même expérimenté, avec de bons reflexes. Un jeune cheval mais pas si jeune en fait. En tout cas, pas un poulain. Il n’était pas un adolescent, mais un jeune homme. Donc il lui fallait un jeune cheval, pas un poulain. C’était assez évident à ses yeux. Et si son cheval était de cette génération là, il n’y avait quasiment aucune chance pour qu’il choisisse lui-même le nom. A tous les coups, il aurait un cheval, ou une jument ce n’était pas dit qu’il aurait forcément un mâle, dont il ne choisirait pas le nom. Ce qui ne le dérangeait pas plus que ça, au contraire. Il trouvait ça un peu normal, il avait 19 ans. Il n’avait pas grandit avec ce cheval dont il allait hériter maintenant. Il n’avait même pas choisit le nom de ses parents les plus proches après tout. Luna avait un nom donné par ses parents… Lui avait le sien, le Prince également. Caleb n’avait jamais put choisir le nom de quoi que ce soit, aucune raison pour que, subitement, ce soit le cas. Ce cheval avait beau être le sien, si ça n’était pas droit de le baptiser, il n’y recourrait pas. Aucunement.

«Aucun problème. Vous me remercierez quand j'aurais réussi à trouver un cheval qui vous convient.»

Autant jusque là, cette jeune fille lui paraissait tout à fait fiable et compétente, autant cette phrase lui arracha un léger doute. Que voulait-elle dire par là ? Qu’elle n’était peut être pas capable de l’aider ? Non, allons… Ce devait être de l’humour ou… Simplement une méthode pour remplir la conversation. Ou peut être une maladresse ? Non, elle n’avait vraiment pas l’air d’être une adepte des maladresses quelconques. Au contraire, cette jeune fille, souriante et polie, semblait particulièrement apte et ouverte à la conversation, tout l’inverse de lui en somme.

Alors qu’elle pivotait pour diriger son regard sur l’ensembles des écuries, Caleb, plus grand, n’avait pas besoin de passer à coté d’elle pour regarder dans la même direction qu’elle. Il se contentait de regarder par-dessus la tête de la cavalière. Car oui, c’était bien une cavalière, il venait de se rendre compte qu’elle portait l’uniforme de cette section de l’armée. Quel abruti il pouvait faire parfois… Dire qu’il avait faillit la prendre pour une palefrenière. Ce qui aurait été un peu insultant pour elle, en fait. Enfin, il n’en savait rien… Elle semblait beaucoup aimer les chevaux, mais pour autant beaucoup de cavaliers n’aimaient pas être comparés aux palefreniers. Il ne savait pas trop pourquoi… Sans doute parce que lui-même ne faisait pas vraiment parti de la cavalerie. Qu’il était dans le groupe militaire le plus haut gradé du pays. Peut être que si on le comparait à un simple soldat, il allait se vexer ? C’était probable. Ou pas. En fait tout dépendait de son humeur du moment ? Ou même plus simplement, de sa personnalité. Caleb Aslheim n’était pas quelqu’un qui se vexait facilement pour quelque chose. Sinon, il aurait eu pas mal de problèmes avec les autres pour s’élever à son rang. Non, il était tout de même relativement tolérant… Mais il ne fallait pas pousser le bouchon trop loin non plus. Il était vrai qu’il pourrait trouver la remarque relativement déplacée si on lui disait un jour qu’il n’était pas plus fort qu’un simple soldat de base. Ce qui était faux, forcément faux. Enfin, pas forcément…. Il y’avait parfois quelques soldats géniaux qui pouvaient faire de vrais miracles avec une arme au poing. Mais les chances pour que ces mêmes personnes soient aussi fortes que lui étaient fortement faibles. Rien que parce qu’il était constamment en train de s’entraîner et que depuis qu’il était tout petit, il était un épéiste confirmé…. Enfin, façon de parler. Pour faire simple, Caleb était un épéiste dans l’âme. Dans le sang. Il lui semblait hautement improbable que soudainement des rangs de l’armée, surgisse quelqu’un capable de le vaincre. Non, la brigade était justement faite pour ça. Peut être que certains génies avaient refusé d’intégrer la brigade, justement. Il n’avait aucunement la garantie d’être le plus fort, simplement une preuve qui n’était aucunement définitive. De ce fait….

C’était compliqué. En tout cas il pouvait comprendre qu’une comparaison avec quelqu’un de rang largement inférieur pouvait vexer quelqu’un, et ce assez facilement. Donc autant éviter de qualifier cette jeune fille de palefrenière. C’était vraisemblablement une cavalière. Son uniforme en témoignait. Et puis… Quel intérêt de porter un tel uniforme si on n’était pas un membre de la cavalerie ? Pourquoi voler ce genre de vêtements ? Pour voler un cheval ? Non, ça n’était pas une voleuse. C’était une cavalière, l’évidence était présente. Quelle autre personne qu’une cavalière pouvait être aussi à l’aise dans les écuries, à part un palefrenier justement ? Un écuyer peut être… Mais elle portait cet uniforme. Enfin, c’était forcément une cavalière. Autant l’appeler ‘Mlle la cavalière’ si jamais il devait lui adresser la parole directement. Mademoiselle…. Un doute l’envahit doucement. Et si jamais c’était Madame ? Non, c’est ridicule… Elle était trop jeune pour ça, n’est ce pas ? Quoi que…. Il ne savait pas trop. Elle était jeune, pour sur, mais lui donner un âge précis lui paraissait un peu plus complexe. Il n’aurait sût dire si elle avait 16 ans, 17 ans, 18 ou même 19. C’était fort probable… Lui avait bien 19 ans et il ne les faisait pas tant que ça. Il arrivait souvent qu’on lui donne 17 ans comme il arrivait parfois qu’on lui donne 21 ans. C’était selon le point de vue des gens. Bon, Mademoiselle était très bien ! Après tout, on ne se mariait pas avant un certain âge, si ? Quoi que…. Se marier à 19 ans était quand même assez peu rare au final. Oh, quelle galère… C’était peut être parce qu’il se posait toujours ce genre de questions qu’il n’était jamais capable de converser correctement ?

«Bon! Je pense voir de quel genre de cheval vous avez besoin, mais ils sont un peu plus loin. Vous voulez bien me suivre?»

Elle lui fit un petit signe de tête et entama une marche dans la direction où elle regardait. Caleb cligna des yeux, laissant son corps la suivre tandis que son esprit tentait de reprendre un peu conscience du monde autour de lui. C’était vrai, ça n’était qu’une jeune fille qui allait l’aider à trouver son cheval. Nulle raison de chercher plus loin pour l’instant n’est ce pas ? Enfin, il imaginait en tout cas. Il la suivit donc alors qu’elle continuait de chercher un peu, visiblement parfaitement à l’aise avec les lieux. C’était forcément une habituée des écuries, personne n’aurait été capable de s’orienter aussi facilement dans les environs sans cela. Lui-même se serait rapidement perdu et probablement retrouvé face à un abreuvoir alors qu’il était venu pour chercher un cheval personnel à la base….

«A mon avis, il va vous falloir un bon cheval. Non pas qu'il y en ait vraiment de mauvais non plus... Je vous préviens, certains sont plus difficiles que d'autre. Il faut savoir les monter correctement. Mais j'imagine que vous n'êtes pas trop mauvais cavalier, non?»

Caleb hocha la tête de gauche à droite en signe de négation-affirmative. Non, il n’était pas mauvais cavalier. Donc elle imaginait bien. Hum, ce genre de signe de tête n’était peut être pas assez explicite, si ? Il éleva un court instant la voix pour préciser ce qu’il devait lui répondre. En plus, même si elle lui avait jeté un regard en biais-certainement pour juger sa corpulence afin de mieux déterminer la force de traction du cheval- il n’était aucunement certain qu’elle avait bien vu sa tête aller de gauche à droite pour lui répondre. Autant joindre la parole au geste, donc.

« Non, en effet. J’ai déjà monté plusieurs fois et me suis servit de quelques chevaux qui doivent encore être ici. J’estime donc avoir une certaine expérience dans le domaine. »

Il hésita à donner plus de précisions. Est-ce que oui ou non, il était meilleur cavalier que…Elle par exemple ? Difficile à dire. Il était plus doué qu’elle au combat, ça lui semblait évident… Sinon il ne serait pas brigadier et elle, cavalière. Mais en combat monté, la question était plus délicate. Elle était cavalière professionnelle, avait sûrement son propre cheval à elle. Lui, il était cavalier émérite, mais pas vraiment professionnel. Il avait été engagé pour ses capacités de bretteur, pas de monteur de cheval. Enfin… Non, mieux valait ne pas creuser le sujet pour l’instant. Peut être qu’il aurait sa réponse plus tard ? Pour l’instant, il fallait s’en tenir au principal : trouver son propre cheval.

«Voilà! Je pense qu'un de ceux-là pourrait vous aller. Dit-elle en s’arrêtant pour balayer les chevaux autour d’eux qu’ils avaient finit par atteindre. Ce sont toutes de bonnes montures, rapides et endurantes. Avant que je vous éclaire, l'un de vous vous dit quelque chose plus particulièrement? Je crois beaucoup aux premières impressions. Alors est-ce qu'un de ceux-là vous plait plus particulièrement que les autres, comme ça, spontanément?»

Caleb tourna un court instant son regard bleu vers elle, avant de reporter son attention autour d’eux. Elle croyait beaucoup aux premières impressions ? Spontanément ? Eh bien… Puisqu’elle le lui demandait…

Il passa en marchant devant chacun d’entre eux, haussant parfois les sourcils devant leurs réactions en voyant quelqu’un les examiner de la sorte. Il se surprit même à sourire devant un d’entre eux qui fit une sorte de geste pour s’ébrouer alors que Caleb examinait à l’œil la robe de ce cheval. Après les avoir tous vu, il se mordit la lèvre inférieure. Comme ça, spontanément ? Eh bien…


« Je dirais…. Commença t-il en re-balayant une nouvelle fois les chevaux autour de lui. Que celui-ci me plaît bien. »

Il s’approcha d’un cheval, mâle ou femelle impossible de le dire depuis sa position, dont la robe était d’une belle couleur bronze, un peu plus sombre. Sa crinière dorée étincelait sous les quelques rayons de lumière qui parvenaient à s’infiltrer dans son écurie. L’épéiste de la brigade rouge se tourna vers sa bienfaitrice pour la questionner du regard.

Bon… Et donc qui est ce cheval ?
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MessageSujet: Re: Tarvitsen hevonen [Jalynn Kaliyah + Qui veut] [TERMINE]   Sam 16 Juil - 19:36

{Je me demande dans quelle mesure je ferais pas comme toi. C'est tout à fait dans mes cordes, en fait~♪}

Une certaine expérience, hein? Tant mieux. Elle ne lui aurait pas conseillé un de ces chevaux si ce n'était pas le cas. A bon cheval, bon cavalier ; c'était d'une logique absolument imparable. Donner une bonne monture à un débutant aurait été comme donner une épée trop lourde à un enfant trop petit : inutile et stupide. Dangereux, de plus. Les jeunes Nobles qui apprenaient à monter à cheval commençaient sur des chevaux fiables, qui ne risquaient pas d'être effrayé ou énervé par les nombreuses maladresses que commettaient leurs cavaliers. Une fois qu'ils savaient correctement monter, ils pouvaient passer à des chevaux plus nerveux, demandant plus de rigueur et de maitrise. Rien de plus normal.

Quoi qu'il en soit, elle n'avait pas menti en disant trouver importantes les premières impressions : c'était même, selon elle, une excellente base pour commencer leurs recherches. Elle savait que tout le monde n'était pas de son avis, mais comme elle était seule à l'aider pour l'instant, elle pouvait bien faire ça de la manière qui lui plaisait le mieux. Or, la manière qui lui plaisait le mieux, c'était justement celle-là. Qu'il regarde les chevaux, et, que ce soit avec ou sans raison, qu'il en choisisse un en particulier. Ça ne voulait absolument pas dire qu'il ne pourrait pas revenir sur sa décision, loin de là : elle comptait bien lui donner les informations capitales concernant ledit cheval avant toute conclusion hâtive. Il était difficile de deviner les caractères de ces braves bêtes rien qu'à les regarder, et c'était tout à fait normal ; elle-même n'y serait probablement pas parvenu. Seulement elle était aussi extrêmement attachée à ces animaux, et avait tendance à leur accorder plus d'humanité qu'ils n'en avaient en réalité. Ce n'était pas très dérangeant, en général ; alors elle n'avait jamais songé à remettre son point de vue en question. Et puis ça ne pouvait pas faire de mal, non? Au mieux il trouverait un cheval qui lui conviendrait à la perfection et repartirait avec, au pire elle lui dirait qu'elle n'était pas très sûre que ce soit exactement un bon choix. Et d'ailleurs, quoi qu'il en soit, il n'était pas obligé de suivre ses conseils : c'était personnel, après tout. Ce n'était pas son cheval, c'était le sien. Autant dire que s'il devait passer beaucoup de temps avec lui à l'avenir, il allait devoir bien s'entendre avec lui. C'était un peu comme choisir un compagnon de route, un ami : on ne va évidemment pas vers les personnes que l'on déteste pour parcourir une longue distance, on leur préfère au contraire la présence d'un ami cher. C'était la même chose, ici. Il fallait que ce jeune homme s'entende avec son monture, elle n'en démordrait pas. Donc il fallait qu'il la choisisse lui-même. Sinon, ce ne serait pas tout à fait la même chose. Elle, elle était juste là pour aiguiller sa décision et lui donner les informations dont il ne disposait pas. Point.

La jeune fille se balança doucement sur ses pieds et le laissa regarder les chevaux un à un tranquillement. Elle cessa de le suivre du regard quand elle crut entendre un bruit, sur sa gauche; sans doute un palefrenier, rien de grave. De toute façon, ce n'était pas comme s'il y avait grand monde ici, à cette heure-là : les lieux étaient relativement tranquilles. Pas vides, certainement, mais tranquilles. C'était le principal. Parce que quand quelqu'un faisait trop de bruit et faisait peur aux chevaux, on ne s'entendait plus penser. Et elle ne parlait même pas des soirs d'orages..., là, c'était la panique complète. Et pour calmer tous ces chevaux, il en fallait du temps et de la patience. Et accepter de courir le risque que l'un d'eux s'échappe de sa stalle, évidemment. Ce qui était particulièrement dangereux, quand ils étaient paniqués : maitriser un animal aussi grand et fort était complexe. En tout cas, depuis qu'elle travaillait ici, elle n'avait pas souvenir que ce soit déjà arrivé. Un bon point.

« Je dirais… Que celui-ci me plaît bien. »

Jalynn se remit tout-à fait droite en entendant la voix de son interlocuteur s'élever à nouveau, et dirigea son regard dans sa direction. Voyant qu'à l'évidence – et puisqu'il venait de le dire, aussi... - il avait jeté son dévolu sur l'un des cheval qu'elle lui avait proposé, elle fit quelques pas de sorte à se retrouver près de lui devant la stalle qu'il avait indiqué. Ah. Celui-là, alors? Elle n'avait pas besoin de faire beaucoup d'efforts de mémoire pour ce souvenir de ce qu'elle savait concernant ce cheval. De manière assez générale, elle avait une bonne mémoire concernant les choses qu'elle appréciait - à savoir, entre autre, les chevaux. Et puis ceux-là n'étaient tout de même pas le cheval lambda que n'importe qui pouvait emprunter sans que personne s'en inquiète ; comme elle l'avait dit c'étaient de bonnes montures, dont on prenait soin. Elle s'approcha un peu plus pour caresser l'encolure du cheval, qui frissonna légèrement mais ne se déroba pas.

«Il s'appelle Akalian, déclara-t-elle en se tournant de profil vers son interlocuteur, sans tourner le dos au cheval pour autant. Mais j'imagine que vous pourrez changer le nom s'il ne vous plait vraiment pas.»

Ça devait pouvoir se faire, oui. En tout cas, personne n'irait lui en tenir rigueur si c'était le sien. Elle n'aurait pas été changer le nom de tous les chevaux selon son bon vouloir, mais on ne l'aurait pas arrêtée et enfermée pour autant si ç'avait été le cas. Elle réfléchit quelques secondes sur les informations dont il aurait besoin (ou qu'il pourrait vouloir) sur ce cheval. Elle n'avait pas de fiche sur lui à lui lire, il allait falloir faire ça de mémoire. Pas comme s'il était un collectionneur extrêmement pointilleux, donc ça ne posait pas problème. S'il avait voulu connaître le nom et la race de ses parents, ses degrés de qualifications en ceci et en cela ou bien encore les soins qu'on avait pu lui apporter durant les dernières années, ça lui aurait posé problème. Mais bon... Elle ne voyait pas bien ce qui pourrait le pousser à demander des choses pareilles.

«C'est un jeune mâle, finit-elle par ajouter avec un sourire confiant, la main gauche appuyée sur la porte de la stalle. Mais il est assez caractériel, il me semble. Je ne pense pas qu'il posera de problème si vous avez de la poigne, mais sinon, ce n'est pas la peine d'y penser. En fait, en général, les mâles sont plus difficiles que les femelles. (Elle marqua une brève pose, puis enchaina avec un mouvement de sa main libre.) C'est un bon cheval, en tout cas. Question endurance ou vitesse, je suis sûre qu'il conviendrait tout à fait. Après, c'est à vous de voir s'il vous va ou si vous en voulez un autre.»

C'était un beau cheval, oui. Comme tous ceux qui les entouraient, de toute façon. Elle posa un court instant ses yeux bleus sur ses crins clairs, puis les redirigea vers le Brigadier, pensive.

«Vous savez, vous n'êtes pas obligé de vous décider tout de suite. Vous pouvez les monter avant, pour voir. Si vous voulez.»

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MessageSujet: Re: Tarvitsen hevonen [Jalynn Kaliyah + Qui veut] [TERMINE]   Sam 16 Juil - 22:04

[Tu fais comme tu veux....xD]

Sans aucun problème, Caleb était tout à fait d’accord avec la jeune cavalière. La première impression était très importante. Après tout, c’était son propre cheval qu’il était venu chercher… Et il avait demandé de l’aide à cette demoiselle, pas de choisir pour lui. De plus, il n’était lui-même pas aussi sur qu’il l’aurait voulu selon les critères du dit cheval. Donc il avait besoin d’aide, oui, mais il voulait tout de même choisir. Enfin, elle lui avait montré les chevaux rapides et endurants qu’elle connaissait, ce qui voulait bien dire qu’il lui avait apporté les renseignements nécessaires. Il s’était fié à sa première impression et maintenant, faisait face à un cheval. Le sexe de ce dernier était encore indéterminé. Pour autant, c’était celui là qui avait le plus retenu l’attention du brigadier, sans qu’il ne sache trop pourquoi d’ailleurs. La première impression était importante à ses yeux, c’était comme pour choisir autre chose. Comme une épée, tiens. Lui, il avait Ragnell depuis fort longtemps, le fait que ce soit Luna qui lui ait offert était d’ailleurs une preuve en soi qu’il tenait énormément à cette épée. Mais elle s’était basée sur les autres armes que Caleb utilisait avant, dans sa jeunesse. Et les premières armes de Caleb furent des épées. Parce qu’il avait toujours préféré l’épée par rapport à la hache, la lance ou le fouet par exemple. Il avait, depuis tout petit, choisit l’épée comme arme de prédilection. Et voilà qu’aujourd’hui, il pouvait se targuer d’être le meilleur épéiste de son coté du pays. Enfin, Ankou devait être meilleur que lui dans un sens. Mais avec la taille de son épée, pouvait-on vraiment dire que le Prince était un épéiste ? Remarque, tant qu’il utilise une épée, un homme est appelé un épéiste, non ? La chose était quand même relativement compliquée, et tira à Caleb un court moment d’inattention. Il était en tout cas persuadé que la première impression était fondamentale. Comment pouvait-on aimer quelque chose, sincèrement, sans l’avoir réellement choisit nous même ? Bien entendu, on pouvait faire confiance à certaines personnes desquelles nous sommes très proches, mais il ne fallait pas non plus vendre la peau de l’Ours avant de l’avoir tué. Si ces personnes se trompaient, on ne pouvait décemment que faire bonne figure et accepter l’offre. Mais ce n’était nullement notre choix. La personne s’était trompée… Avait acheté ça au final plus en choisissant elle-même qu’en nous laissant choisir. Luna n’avait pas fait cette erreur, Ragnell avait été faite sur le modèle des épées habituelles que Caleb utilisait, elle était donc son choix à la base. Luna n’était même pas autorisée à manier une arme en temps normal de toutes façons, alors… Fort heureusement, offrir une arme à un ami non Esprit ne semblait pas être une entorse à sa religion. Enfin, le fait est qu’au final, Luna avait choisit selon les goûts, et donc les choix de Caleb. Son épée bien aimée qui l’accompagnait toujours était donc son premier choix, à la base de tout. Et c’était plus ou moins pareil avec tout ce qui l’entourait. Son allure, ses vêtements, son statut social… C’était son propre choix, ses impressions à lui qui l’avaient amené à ça aujourd’hui. Pour le cheval, ce devait être pareil. Il n’avait donc aucune, strictement aucune, objection à choisir comme le lui avait demandé la jeune cavalière. Sans se poser de questions. Spontanément. C’était son cheval à lui. Pas celui de quelqu’un qu’on allait lui donner en se disant que ça correspondait plus ou moins.

Il ne savait pas vraiment pourquoi il avait choisit ce cheval plutôt qu’un autre. Comme l’avait dit cette cavalière, il avait fait son choix spontanément. De manière tout à fait irréfléchie. Quoi qu’on en dise, le hasard avait forcément intervenu un tant soi peu dans son choix. C’était comme une obligation. Pourtant, malgré le fait que le hasard ait un peu donné du sien dans cette sélection, Caleb avait tout de même préféré ce cheval par rapport aux autres. En tout cas, directement. Il ne savait pas trop pourquoi il avait choisi cette bête plutôt qu’une autre. Sa robe acajou était tout de même plus attrayante que les autres, au même titre que sa crinière dorée. Mais d’autres chevaux avaient un pelage tout aussi magnifique. Par exemple, celui à la droite du choix de Caleb arborait fièrement une splendide couleur noire mat, tandis que sa crinière avait des reflets d’argent. Quand à leur corpulence, Caleb ne savait pas réellement quoi dire. Ils avaient tous plus ou moins la même, de son point de vue. Aucun n’était vraiment plus petit ou plus grand que l’autre, ou alors la différence était trop infime pour son regard de simple amateur. Amateur éclairé, certes, mais amateur tout de même. Alors c’était la couleur qui avait défini son choix ? Peut être. Peut être que c’était le hasard… Ou le destin. N’était ce pas la même chose ? Il saurait rapidement, selon les informations données par son accompagnatrice.

«Il s'appelle Akalian. Mais j'imagine que vous pourrez changer le nom s'il ne vous plait vraiment pas.»

De profil par rapport à lui, la demoiselle avait caressé l’encolure du cheval qui sembla se laisser faire sans trop de soucis. L’épéiste regarda un peu plus longuement le cheval. Un regard assez étrange, il est vrai. Intelligent ? Difficile à dire… C’était un cheval. Mais les chevaux étaient des animaux intelligents, c’est vrai. Akalian, hein ? Joli nom. Caleb n’avait aucunement l’intention de le changer. Il savait, par simple expérience, que si l’on donnait une nouvelle habitude à la place d’une autre à quelqu’un, il aurait énormément de mal à tirer un trait sur l’ancienne habitude dont il faisait preuve jusqu’alors. Tout à fait logique, ça devait aussi s’appliquer pour le nom. Un cheval jusque là nommé Akalian et qu’on renommait subitement…. Alphonse ou Edwin, ça n’était pas vraiment de son goût. Enfin, c’est ce que le brigadier imaginait en tout cas. Alors il s’appelle donc Akalian. Eh bien enchanté Akalian. Mais à part ça…

«C'est un jeune mâle. Mais il est assez caractériel, il me semble. Je ne pense pas qu'il posera de problème si vous avez de la poigne, mais sinon, ce n'est pas la peine d'y penser. En fait, en général, les mâles sont plus difficiles que les femelles. C'est un bon cheval, en tout cas. Question endurance ou vitesse, je suis sûre qu'il conviendrait tout à fait. Après, c'est à vous de voir s'il vous va ou si vous en voulez un autre.»

Jeune mâle, caractériel… Qui ne poseras pas de problèmes. Caleb s’imagina un court instant chevauchant Akalian dans les plaines d’Illea, se rendant sur les lieux d’une mission confiée par le Prince du royaume. Il n’y voyait aucune contradiction particulière dans l’image qu’il venait de se représenter. Il s’approcha doucement d’Akalian, posant sa main sur l’autre coté de l’encolure de l’animal avant de le caresser. Le cheval se laissa faire, lançant tout simplement un regard à Caleb ainsi qu’une petite expiration comme les chevaux avaient l’habitude de faire. Akalian. Il plaisait à l’épéiste. En tout cas, Caleb ne voyait pas pourquoi ce cheval là n’irait pas plus qu’un autre. Il se tourna vers la demoiselle, qui venait de lui demander, toujours très polie et souriante, si Caleb désirait monter sur ses choix avant de se décider. Le brigadier hocha la tête. Il n’avait, effectivement, pas l’intention de choisir un cheval sans le monter quelques instants auparavant. C’eut été du suicide de remettre son destin entre les mains du hasard, bien que cette phrase soit assez paradoxale. Non pas qu’il remettait en doute les compétences de la jeune fille, mais parfois un accident pouvait arriver. Si il choisissait Akalian et qu’au final, ce dernier ne supportait pas son nouveau maître, le dit maître aurait l’air fin si il était en plein combat contre d’hypothétiques bandits ou des criminels qu’il était chargé d’arrêter. Caleb hocha donc la tête, tentant de sourire même si son visage n’avait pas vraiment d’expression crédible. C’était ça le problème, il était tellement habitué à ne pas sourire que le faire ainsi était souvent bien difficile.

« Oui, je crois que je vais tenter de le monter. C’est un beau nom, Akalian. Je ne pense pas le changer, même si mon choix finira peut être par se porter sur lui. Je peux donc l’essayer un moment ? »

Il regarda tour à tour le cheval, son aide-cavalière, et à sa gauche dans l’optique de voir un peu plus au loin si jamais il y’avait une piste où il pourrait tester les compétences d’Akalian sereinement. Forcément c’était le cas, sinon les écuries n’auraient pas lieux d’être à cet emplacement là.
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MessageSujet: Re: Tarvitsen hevonen [Jalynn Kaliyah + Qui veut] [TERMINE]   Lun 25 Juil - 19:49

{T'as pas tellement le choix, d'un autre côté...u____û}

Pour Jalynn, il était inconcevable que l'on puisse choisir un cheval et partir avec sans au moins avoir essayé de le monter. C'était un coup à se faire mettre par terre, au sens propre du terme. Et même si les chutes étaient indissociables du métier de cavalier, mieux valait les éviter. On est jamais à l'abri d'un bras ou d'une jambe cassée : et là, ça aurait été la catastrophe. Le jeune homme en face d'elle ne devait pas manquer d'argent, pour sûr. Il aurait pu se faire soigner par de bons médecins, même si son poignet ou sa cheville avaient été cassés. Mais elle avait connu un garçon, par exemple, qui s'était fait violemment écraser la main par un cheval. Le poignet s'était brisé, et, faute de moyens, il ne s'était jamais vraiment remis correctement. Un miracle que ça n'ait pas été plus grave. Il n'empêchait que, maintenant, sa main était presque inutilisable. Légèrement tordue sur le côté, dans un angle qui laissait penser qu'elle avait été salement malmenée. Autant dire que la cavalerie, ça avait été fini pour lui. Non, mieux valait faire attention, vraiment. Encore plus quand on effectuait un métier dangereux. Et le métier de Brigadier, encore plus que tout autre position dans l'armée régulière, était un métier dangereux. Elle n'aurait pas aimé être à sa place, en tout cas. Au moins, elle, elle pouvait démissionner ou refuser de faire quelque chose de trop périlleux : eux, ils n'avaient pas le choix. Qu'on les envoi à la mort et ils ne pouvaient pas protester. Quelle sainte horreur. Alors tant qu'à faire, autant ne pas ajouter aux difficultés en le laissant partir sur un cheval qui ne rêverait que de le mettre par terre. Enfin, c'était sa vie, pas la sienne.

« Oui, je crois que je vais tenter de le monter. C’est un beau nom, Akalian. Je ne pense pas le changer, même si mon choix finira peut être par se porter sur lui. Je peux donc l’essayer un moment ? »

L'essayer un moment? Le sourire poli de la cavalière se transforma un instant en rictus, mais elle l'effaça aussitôt de son visage. D'accord, le terme n'était pas tout à fait approprié, mais ce n'était pas une raison pour se moquer. Elle n'eut pas besoin de réfléchir une seule seconde pour acquiescer à sa demande. Après tout, si c'était elle qui l'avait proposé, ce n'était pas pour changer d'avis ensuite.

«Bien sûr! Vous pourrez le monter dans la coure, si vous voulez, répondit-elle en faisant un signe de tête derrière elle. Je vais vous chercher ses affaires, ne bougez pas.»

A moins qu'il ne préfère monter à crue, choix qu'elle n'aurait pas cautionné et qu'elle ne prenait donc pas en compte. Elle lui fit un petit signe de la main pour lui faire signe d'attente, jeta un rapide coup d'œil à Akalian, et partit sur sa gauche au petit trot, dans le sens opposé à celui où ils étaient venus. Au moins, ça l'occupait : elle ne pouvait pas dire le contraire. Et puis celle qui se faisait appeler Jaylin détestait l'inactivité, de toute façon. Bouger, faire quelque chose de ses mains, c'était presque vital pour elle. Elle avança rapidement entre les rangées de chevaux sur sa droite et sa gauche, et ouvrit la porte au bout des écuries. Heureusement que le cheval qu'il avait choisi n'était pas à l'autre bout de l'allée, ça aurait été fatiguant. Elle bifurqua sur sa droite et ouvrit une autre porte, qui donnait sur une grande salle éclairée d'une unique fenêtre, assez haute. Ici étaient rangées les selles destinées à un cheval en particulier (donc les bonnes selles, de fait) et les filets qui allaient avec. Les autres étaient moins bien entretenues, et rangées dans une autre salle, à peine plus loin. Elle poussa un soupir agacé en constatant que celle d'Akalian était placée un peu haut, et saisit une caisse pour pouvoir l'enlever de son rangement. Elle la cala sur son bras gauche et descendit prudemment, ne tenant pas à se briser la nuque ou à perdre connaissance suite à une mauvaise chute. Elle aurait eu l'air fine, avec ça...

Une fois les deux pieds bien au sol et la selle sur son bras, elle pivota sur elle-même pour se saisir d'un tapis de selle. Alors, le filet. Son filet, son filet, son filet... Ah, là! Heureuse de voir que lui n'était pas trop haut, au moins, elle s'en saisit et le plaça sur son épaule. Suite à quoi elle fit demi-tour, referma la porte derrière elle, repassa l'autre porte, et revint à grandes enjambées. La selle pesait lourd dans ses bras, mais à force d'en porter elle s'y était habituée. Elle adressa un bref sourire au Brigadier en revenant à sa hauteur, et poussa un petit soupir. Bon, c'était déjà ça de fait. Maintenant, restait à le préparer rapidement pour qu'il puisse le monter. La jeune fille aux yeux clairs recala la selle sur son bras gauche, et saisit le licol et la longe accrochés près de la stalle. Oui, il n'y avait pas à dire, à force de répéter les même gestes, on prenait le pli. Au début, elle n'arrivait qu'à tout faire tomber et se massait les bras en grommelant que c'était lourd, tout de même. Maintenant ça ne lui posait plus le moindre problème. Elle posa précautionneusement la selle et son tapis au sol, laissa le filet et les rênes accrochés à son épaule, et passa son licol à ce brave cheval au-dessus de la porte de sa stalle. Il se laissa faire sans trop bouger la tête (ce qui était plutôt une bonne chose, franchement) et elle ferma la boucle sans soucis notoire. Après quoi elle récupéra la selle sur son bras, ouvrit la porte de la stalle, et guida doucement le cheval dans l'allée à l'aide de la longe. Elle chercha le jeune homme du regard, et lui indiqua le chemin à suivre d'un mouvement de menton. Elle l'aurait bien avec ses mains, mais le bras gauche étant pris par la selle et le droit par le filet et la longe d'Akalian, elle aurait eu le plus grand mal à le faire.

«Si vous voulez bien me suivre, la coure est par là.» Elle replaça correctement la selle sur son avant-bras, fit légèrement claquer sa langue contre son palais, et tira sur la longe. «Allez Akalian. Allez.»

Le cheval bronze – sans grande surprise – émit une première résistance à sortir de son nid douillet. Elle lui administra une petite tape sur l'encolure pour l'inciter à avancer, et fut heureuse de constater qu'il n'était pas dans un mauvais jour. Ils firent quelques mètres dans l'allée des écuries, puis elle bifurqua sur la large entrée qui s'ouvrait sur leur gauche, et qui menait à la coure. Là au moins, s'il voulait le monter, il aurait la place de le faire.

Jalynn s'arrêta vers le centre, caressa brièvement le cheval pour s'assurer qu'il ne bougerait pas, et plaça le tapis de selle sur son dos.

«Vous savez,
lança-t-elle, j'admire beaucoup les Brigadiers. Enfin, je pense que c'est difficile, comme position. Il faut être courageux, pour s'engager dans quelque chose comme ça.»

Histoire de meubler la conversation, au moins. Elle installa correctement la selle, la longe fermement tenue dans sa main au cas où il veuille partir. Attacha la sangle, la serra.

«Enfin, moi je n'en aurais pas été capable, en tout cas, ajouta-t-elle avec un petit rire. Mais, bon.»

Mais, bon, oui. Elle faisait parti de cette écrasante majorité de personnes qui n'auraient pas pu être Brigadiers. Rien d'étonnant, franchement. Elle retira prudemment le licol, et le noua autour de son encolure le temps de mettre le filet. Elle l'avait fait tellement de fois, maintenant ça allait très vite. Ses gestes étaient sûrs, ses mouvements précis. Après tout, elle, sa spécialité, c'était se battre à cheval. Et plus jeune, elle adorait monter à cheval. Bref. Quand elle eut correctement bouclé le filet, elle détacha tout-à-fait le licol et tendit les rênes à son interlocuteur, souriante.

«Voilà, vous pouvez le monter. Vous saurez régler les étriers, j'imagine. Faites attention, tout de même : il a l'air calme pour l'instant, mais il l'est moins quand on lui monte dessus.»

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MessageSujet: Re: Tarvitsen hevonen [Jalynn Kaliyah + Qui veut] [TERMINE]   Mar 26 Juil - 20:31

[En effet... <= le HS qui sert à rien.c___c]





Est-ce qu’il avait vraiment gaffé quelque part ? En voyant un très court instant, et totalement par hasard, la jeune cavalière changer son sourire poli en une sorte de rictus moqueur, Caleb ne put retenir une petite remise en question intérieure. Si cela ne portait aucune répercussion sur son physique, probablement parce qu’il était totalement incapable de montrer ses émotions de manière normale, au plus profond de lui-même il s’était posé cette question. Est-ce qu’il avait commit une petite erreur, même la plus minime ? Caleb Aslheim n’était pas un obsédé de la perfection, commettre une erreur arrivait à tout le monde. Que ce soit à lui ou à n’importe qui d’autre, l’erreur était tout à fait humaine. Et n’importe quel humain pouvait en commettre. Caleb n’avait aucune idée si les autres races peuplant son pays avaient un dicton similaire à celui-ci, l’erreur est humaine. Après tout, on ne pouvait pas vraiment dire que cela aidait beaucoup un Elfe ou un Neko. Ou un Esprit, bien évidemment. Luna ne lui avait jamais dit quoi que ce soit à ce sujet quand ils étaient encore des enfants. Sans doute parce que cela n’était jamais tombé dans la conversation, en fait. Parce qu’au niveau culture Esprit, le jeune homme en connaissait tout de même beaucoup. Oh bien évidemment, il n’avait aucunement la prétention de connaître chaque rudiment et même d’effleurer toute la richesse de la culture du peuple ailé… Loin s’en faut. On ne pouvait pas appréhender cette culture sans être soi même un Esprit, il imaginait. Pour autant, il avait beaucoup de notions dans le domaine. Sans doute parce que sa meilleure amie était une Esprit. D’ailleurs, c’était à cause de ça qu’elle avait perdu la vie. Et que lui avait été banni. Les Esprits déchus devaient vraiment avoir une vie impossible dans cette partie du pays. Pour un peu, Caleb aurait presque demandé à chacun d’entre eux de partir sous le règne de la Princesse ! Mais bien évidemment, il ne le faisait pas et n’y pensait même pas. Il était Brigadier de l’Est. Sa mission était de renforcer son propre pays. Quitte à faire du mal aux Esprits, il faudrait accomplir son devoir. Parce qu’au final, il se battait pour un monde plus juste. Lui seul ne pouvait pas le changer, ça c’était le devoir du Prince. Mais il fallait l’aider. Lui prêter main forte autant que possible.

«Bien sûr! Vous pourrez le monter dans la coure, si vous voulez. Je vais vous chercher ses affaires, ne bougez pas.»

Caleb regarda son accompagnatrice s’éloigner de lui, Caleb resta avec le cheval nommé Akalian. Il le regarda, le cheval lui rendit son regard. Il était difficile de savoir à quoi pensait l’animal… Après tout Caleb n’était pas spécialement doué avec les bêtes. Bon, il devait avouer avoir un meilleur contact qu’avec les humains dans un sens… Au moins les animaux n’avaient pas le même degré de conversation. Par définition il était plus facile pour lui de rester en leur compagnie, vu qu’il n’aimait vraiment pas devoir parler. Le brigadier à l’épée, désormais seul à coté de l’écurie du cheval leva doucement sa main, pour ensuite la rabattre. Il ne savait pas comment faire pour communiquer avec une telle créature. Après tout, ce n’était qu’un cheval. Pas un être humain… Et même si Caleb n’appréciait pas vraiment la conversation parce qu’il était totalement inculte en la matière, pour le coup ça l’aurait bien arrangé que cet animal soit à même de comprendre ses émotions. L’épéiste continua de regarder le cheval qu’il allait bientôt monter, il suffisait d’attendre que la demoiselle apporte la selle et les accessoires nécessaires à cet exercice. Ce cheval était tout de même assez perturbant. Caleb n’aurait pas sût vraiment dire pourquoi, mais il lui semblait comprendre assez bien ce qu’était venu chercher l’épéiste dans cette écurie. Un bon cheval pour ses missions. Un cheval digne de lui, en quelques sortes. Sans se vanter, il n’était pas n’importe qui dans la hiérarchie, et par définition le cheval qui devait l’accompagner devait être du même acabit. Peut être que… Akalian était une bête fortement fière ? Caleb se demandait parfois si les animaux avaient le même genre d’émotions que les humains. La peur, la colère… Ce genre de choses basiques, ils devaient aussi le ressentir. Mais pour le coup, il se demandait plutôt si Akalian était un animal capable de ressentir une émotion plus complexe, plus humaine. La fierté. Le fait qu’Akalian soit un cheval assez populaire visiblement, devait plutôt influer sur sa manière de se voir lui-même… non ? A titre personnel, Caleb prendrait très mal qu’on confie à un épéiste moins reconnu que lui une mission à priori dangereuse. D’abord parce qu’il avait, théoriquement, plus de chances de s’en sortir vivant et qu’ensuite, il était tout de même là pour ça ! La brigade rouge n’était pas de la poudre aux yeux, c’était un groupe d’élite formé pour des missions de crise. Le fait d’être simplement relégué en tant que soldat aurait porté un gros coup au moral du jeune Aslheim. Akalian pouvait-il ressentir le même genre de sensation ? La sensation d’être délaissé car on n’était finalement pas méritant de son titre ? Peut être. Mais une relation basée sur la fierté était difficile à gérer, selon le maître-lame. Il verrait bien de toutes façons.

Alors que la cavalière à la queue de cheval revenait, Caleb perçut un autre sourire venant d’elle dans sa direction. Pour un peu, il en aurait rougit. Il n’était vraiment, vraiment pas habitué à recevoir ce genre de geste affectif, à plus forte raison de la part d’une jeune femme. Heureusement ou malheureusement, le jeune homme était incapable d’exprimer correctement ses pensées et sentiments. De ce fait, il ne rougit absolument pas, se contenta de… En fait il ne savait pas, si il lui aurait rendu son sourire il eut été improbable qu’elle le remarque. Elle s’occupait déjà d’Akalian, le préparant pour une petite chevauchée. En quelques gestes précis, dans lesquels Caleb devina une grande habitude et une bonne maîtrise de l’art de préparer les chevaux, la cavalière s’était positionnée en dehors de l’écurie et se dirigeait maintenant vers la cour où les cavaliers s’entraînaient la plupart du temps avec leurs montures respectives.

«Si vous voulez bien me suivre, la cour est par là. Allez Akalian. Allez.»

Ils se dirigèrent donc vers la cour, Caleb marchant aux cotés du cheval bronze et de la cavalière qui avait eu la bonté de lui prêter main forte dans une entreprise qui lui semblait perdue d’avance si il tentait de s’en occuper seul. Après tout, même si il savait monter de manière relativement correcte, il n’était pas familier avec les écuries, loin de là. Si il s’était débrouillé sans aucune aide il… N’en aurait jamais été capable, remarque.

«Vous savez, j'admire beaucoup les Brigadiers. Enfin, je pense que c'est difficile, comme position. Il faut être courageux, pour s'engager dans quelque chose comme ça.»

Surpris par la remarque de la jeune femme, Caleb se retourna vers elle en haussant les sourcils. S’engager dans quelque chose comme ça ? Courageux ? Peut être…. En toute honnêteté, il avait fait ça plus par la force des choses que par courage. Le fait d’être banni de Chorrol par les dirigeants du village l’avait transformé en un paria de la société. Quelqu’un qui au final n’avait pas de véritables objectifs, mis à part celui de faire en sorte que ce qui était arrivé à Luna n’arrive plus jamais. Son amie pendue haut et court par les humains du village… Et tout ces Esprits qui avaient vécus la même chose… Sans parler des survivants. Qui devaient être dans un état similaire au sien. Après que la cavalière eut fait une autre remarque, sur le fait qu’elle-même n’aurait jamais eu le courage de s’engager dans quelque chose comme la brigade rouge, Caleb chercha quoi répondre. Parler, ça n’avait jamais été son fort. Dans ce genre de moments, il répétait ce que Luna lui avait un jour dit, en l’adaptant à la situation. En l’occurrence….

« Vous savez… Quand on croit à quelque chose et que c’est à peu près tout ce qui reste, on fait ce qu’on peut pour s’engager. Être courageux ou pas, ce n’est pas vraiment… Enfin… Je veux dire que je ne me trouve pas vraiment courageux pour ça. Hem… Mais je vous remercie… »

Il baissa la tête, pas vraiment capable de rajouter autre chose à sa phrase. Ils arrivèrent finalement dans la fameuse cour, et c’est après un dernier avertissement que son accompagnatrice lui tendit les rênes d’Akalian. Un peu nerveux, Caleb les prit entre ses doigts, avant de tourner son regard vers le cheval. Il avait l’air calme, mais une fois monté il le serait beaucoup moins. L’espace d’un instant, Caleb se dit que ce n’était pas un cheval qui allait lui faire peur. Que même si cet animal était le plus capricieux du monde, il serait à même de le dompter. Après tout… Il devait le faire ! C’était pour lui et ce qu’il croyait, ce cheval devait devenir une partie de lui. Il verrait bien si cet animal allait un jour où l’autre se rebeller. Mais pour l’instant… Il fallait lui montrer que cheval et cavalier, c’était certes une symbiose, mais aussi une dominante du cavalier. Lui montrer.

En quelques gestes répétés suffisamment de fois pour être connus sur le bout des doigts, Caleb régla les derniers détails, comme la vérification de la fixation des étriers, puis il grimpa aisément sur le cheval, qui changea soudainement de comportement. Calme et posé à l’instant, il commença à montrer quelques signes de nervosités et grattait le sol de ses sabots en respirant fortement. Contrarié, visiblement. Il émis même un cri spécifique des chevaux avant de s’agiter un peu plus. Pas suffisamment fort pour désarçonner son actuel cavalier qui se servit de la bride et de ses étriers pour le calmer au mieux. Après ce petit exercice physique, Akalian sembla se calmer. Bon, maintenant il s’agissait de voir ce qu’il vallait au niveau performances…

« … En effet, il est assez…. Contrarié j’ai l’impression. Il l’est plus ou moins que cela d’ordinaire ? »

Il avait dit cela sans regarder son interlocutrice, désormais bien plus basse que lui par rapport au sol. Il n’avait pas à la regarder pour ça. Il devait se concentrer. Akalian était peut être un bon cheval, il n’était pas évident de le dresser. Rester vigilant.
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MessageSujet: Re: Tarvitsen hevonen [Jalynn Kaliyah + Qui veut] [TERMINE]   Dim 31 Juil - 15:32

{Ce qui est intéressant c'est pas que tu fasses du HS inutile, mais plutôt que tu fasse du HS inutile tout en sachant que c'est inutile et qu'en plus tu le précise. Bref.

Cela dit, en effet, tu n'as pas le choix. Ressens ce qu'on ressent, histoire d'inverser les rôles, pour une fois.^^-}

Jalynn n'avait aucun problème à être sincère envers elle-même sur ce qu'elle pouvait ou non faire. C'était, selon elle, quelque chose d'important. Celui ou celle qui se sur-estime se met en danger : celui qui se sous-estime le faisait de la même façon. Ce n'était pas honteux d'avouer qu'on n'arrivait pas à faire quelque chose. C'était, tout du moins, ce qu'elle s'efforçait d'intégrer. Parce que mine de rien, sa fierté l'empêchait bien souvent d'admettre ses torts, ou d'admettre qu'elle n'était pas capable de faire ceci ou cela. Elle pouvait se le dire à elle-même, mais pas en face de quelqu'un d'autre. Et pour ne pas avoir à admettre une défaite, elle ne connaissait en tout et pour tout qu'une seule solution : s'entrainer. Elle essayait, et si elle ratait, elle recommençait jusqu'à y arriver plus ou moins bien. Ensuite, elle continuait jusqu'à ce qu'elle parvienne au niveau souhaité. Pas question de se laisser faire ou d'abandonner, jamais de la vie. Elle voulait montrer ce qu'elle valait, et ça passait évidemment par le regard des autres. Cela dit, ça ne la dérangeait pas de dire ce qu'elle venait de dire. Parce que, clairement, être Brigadier était loin d'être à sa portée. Et même si elle avait été capable d'en faire partie, elle ne pensait pas qu'elle se serait présentée. Franchement, Brigadier! Ce n'était pas rien. C'était bien plus complexe et exigeant qu'être haut-gradé dans l'armée, et bien plus dangereux, aussi. Non, c'était..., non. Elle était très fière, en revanche, que femmes et hommes aient pu se présenter sans distinction pour occuper ces postes. C'était plutôt une bonne chose, non? Ça prouvait bien que certaines femmes étaient aussi – voire plus – capables que les hommes dans le domaine militaire. Les meilleurs combattants de l'Est, hein. Elle savait, par logique et après en avoir discuté avec plusieurs de ses amis, que ça devait être 'plus ou moins ça'. Parce que savoir se battre excellemment bien ne signifiait pas être dans l'armée. Et que parmi la large majorité de personnes ne s'étant pas présentés pour ces postes, il y avait peut-être de meilleur guerriers que les membres actuels de la Brigade. C'était inquiétant, dans un sens. Compréhensible, aussi. Tout le monde ne voulait pas risquer sa vie pour leur pays.

« Vous savez… Quand on croit à quelque chose et que c’est à peu près tout ce qui reste, on fait ce qu’on peut pour s’engager. Être courageux ou pas, ce n’est pas vraiment… Enfin… Je veux dire que je ne me trouve pas vraiment courageux pour ça. Hem… Mais je vous remercie… »

Hm? La jeune fille acquiesça en silence. Chacun son point de vue sur la question. Elle n'était pas à sa place, elle ne savait pas ce qu'il avait vécu et ne se serait pas permis de le juger. Il était libre de penser ce que bon lui semblait, et n'avait pas à lui raconter l'histoire de sa vie pour qu'elle le croit. C'était un choix personnel, après tout : s'il l'avait fait, il devait avoir ses raisons. Et grand bien lui en faisait! Tant qu'il ne regrettait pas de s'être engagée dans cette entreprise, ce qui était après tout le principal. Elle, elle ne s'imaginait pas faire un choix aussi déterminant. Voilà tout. Parce que si elle avait voulu se rétracter ensuite, ça aurait été tout bonnement impossible. On ne rigole pas, quand on jure. C'était très sérieux, comme affaire.

La cavalière lâcha tout-à-fait les rênes quand le jeune homme les saisit, et fit quelques pas en arrière pour être sûre de ne pas déranger. Elle replaça distraitement une mèche de cheveux qui gênait sa vue, et l'observa régler les derniers détails sans mot dire. Elle n'avait rien à répondre à ce qu'il lui avait dit, et ne comptait pas l'embêter pendant qu'il travaillait. Enfin, si on pouvait appeler ça un travail ; mais l'un dans l'autre, il n'avait pas besoin qu'elle le déconcentre, en tout cas. Mieux valait le laisser tranquille. Elle aurait détesté que quelqu'un s'amuse à lui faire la discussion pendant qu'elle était sur son cheval ou en train d'exécuter une manœuvre complexe. C'était insupportable, tout bonnement insupportable. Alors elle se tint là, sagement, les bras le long du corps, le licol et la longe pliés dans sa main gauche. Elle l'observa monter sur Akalian, sans s'attendre à grand chose pour autant. Il savait monter à cheval, à priori il ne devrait pas avoir trop de problèmes. Enfin, tout dépendait de sa manière de le monter, et de sa façon de gérer le stress. C'était fou ce que les chevaux pouvaient ressentir de choses : le stress, en particulier. Comme un chat aurait tendance à venir se blottir sur les genoux de quelqu'un en pleurs, un cheval ressentait la nervosité de son cavalier. Être tendu, c'était comme commander à sa monture de l'être aussi. Pas une bonne idée, en tout cas.

Dès qu'il fut correctement installé sur la selle, le cheval bronze lui donna raison. Bon, elle ne comptait pas s'en réjouir, mais au moins cela prouvait bien qu'elle ne s'était pas trompé – ce qui était une bonne chose, tout de même. Il s'agita, visiblement nerveux, sans faire tomber son cavalier pour autant. Le cheval sembla se calmer progressivement, jusqu'à retrouver une attitude plus ou moins conciliante.

«… En effet, il est assez…. Contrarié j’ai l’impression. Il l’est plus ou moins que cela d’ordinaire?»


Nul doute qu'il s'adressait à elle, même s'il n'avait pas baissé les yeux dans sa direction. A moins qu'il n'ai décidé de parler dans le vide, ou d'interpeller une des quelques personnes présentes dans la coure ; mais elle en doutait, et n'y pensa, comme n'importe qui à sa place, même pas. Une brève réflexion, aucun mouvement brusque pour ne pas risquer d'effrayer le cheval, et elle haussa la voix :

«Je vous avais prévenu, fit-elle simplement remarquer, sans aucune méchanceté ou moquerie dans la voix. Caractériel, ça veut dire ce que ça veut dire. Mais ne vous en faites pas, il n'a pas l'air de trop mauvaise humeur, pour l'instant!»

Elle ne savait pas si c'était censé le rassurer, mais c'était la stricte vérité. Elle lui avait bien dit que s'il n'avait pas de poigne, ce n'était pas la peine d'y penser : c'était assez clair comme ça. Mais il n'avait pas l'air d'être fait en sucre, et puis s'il avait déjà de l'expérience en équitation, elle le pensait tout à fait capable de se débrouiller sans trop de soucis. Il suffisait de ne pas laisser Akalian faire ce que bon lui semblait – comme n'importe quel cheval pas exactement docile. Elle ne l'aurait pas confié à un débutant, mais s'il voulait un bon cheval, il fallait accepter qu'ils soient plus compliqués à monter qu'un cheval plus mature et calme. Elle ne savait pas qui avait dressé celui-là, mais il avait fait du bon travail : il était très vif et alerte, mais pas sauvage. Un bon compromis. Généralement, les chevaux 'trop' dressés devenaient dociles, paresseux. Ce qui n'était pas gênant, tant qu'ils n'étaient pas destinés à un usage particulier.

«Le principal, c'est de ne pas vous laisser faire. Sinon, ce n'est même pas la peine.»

_________________

« I am afraid ; afraid of losing time.
You are the race, and I'll be racing your mind.
But if we don't stop now, instead of living in this old horse town -
I want you back in again, let you devour my skin,
But we won't start now.
If we could only be quicker, and be quick to be kind -
If we could only be faster, then we could outsmart time.

So hold me as I hold you. »

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MessageSujet: Re: Tarvitsen hevonen [Jalynn Kaliyah + Qui veut] [TERMINE]   Lun 1 Aoû - 13:18

Risquer sa vie pour son pays n’était pas du tout la principale motivation de Caleb, il ne fallait pas qu’il se mente à lui-même non plus. S’engager dans la brigade rouge avait été pour lui comme une chance de faire parti de l’armée Est sans pour autant avoir à gravir les échelons pour devenir quelqu’un d’important dans le corps militaire. Devenir une telle personne représentait un peu sa seule chance de survie en paix avec sa conscience de toutes manières. Même si la guerre civile faisait encore des siennes à l’époque de son bannissement, il ne se voyait pas encore vagabonder sur les routes sans aucune autre attache que la conviction qu’il devait aider à ce que les Esprits soient enfin acceptés dans le pays. Bien évidemment, il ne faisait pas vraiment de différence avec les Esprits déchus et les Humains déchus de l’autre coté… Le fait d’avoir choisi le clan d’Annahita Della’Morte plutôt que celui d’Ankou était tout à leur honneur. Après tout, ils devaient endurer moult brimades et être traités relativement mal de l’autre coté du pays. Un peu comme l’étaient en ces temps encore, les Esprits déchus vivants à l’Est. Bon, vrai qu’un Esprit déchu aurait du mal à habiter autre part qu’à l’Est, mais quand même… Ce qu’il voulait dire par là, c’est que même si il désapprouvait le choix de la Princesse belliqueuse et bien moins apte à la préservation de la paix que son frère, il ne pouvait que saluer le courage d’avoir choisi une vie très difficile plutôt que de vivre facilement, mais dans une totale contradiction avec ses principes. Ils devaient tous avoir une très bonne raison d’être restés de leur coté, ou même d’avoir changé pour certains. Lui n’aurait jamais put tolérer de voir Luna partir loin de lui, si elle était encore vivante à l’heure actuelle. Elle serait sans aucun doute restée là, si elle avait pu le faire. Si elle avait été épargnée par la folie humaine lors de la guerre civile, jamais Luna ne serait partie loin de Caleb. Ou alors c’aurait été lui qui l’aurait suivie du coté d’Annahita… Hum pour le coup il ne savait pas s’il en aurait été capable. Après tout, il avait beaucoup de respect pour la politique du Prince Ankou. Alors que la princesse qui régnait à l’heure actuelle sur le coté Ouest du pays semblait diriger ce dernier d’une main de fer. D’une manière qui ne convenait pas à l’épéiste aux cheveux rouges. Il ne savait pas trop si il aurait été à même de suivre Luna, il aurait sûrement cherché à la convaincre. D’ailleurs, n’était-ce pas le cas ? Il cherchait à la convaincre qu’il aurait mieux valut rester, car l’Est était aussi un bon endroit pour les Esprits. Il y veillait avec assiduité.

«Je vous avais prévenu, Caractériel, ça veut dire ce que ça veut dire. Mais ne vous en faites pas, il n'a pas l'air de trop mauvaise humeur, pour l'instant!»

Caleb reporta rapidement son attention sur Akalian, un peu plus calme maintenant, sans doute parce que Caleb resserrait autant que possible la bride et faisait de son mieux pour faire sentir au cheval qu’il faudrait plus que quelques remous pour le désarçonner. Se déconcentrer alors qu’il montait un cheval aussi… Caractériel, elle venait de le dire, ce n’était pas une attitude digne d’un cavalier émérite. Il n’avait pas la prétention d’en être un, mais n’appréciait pas d’être considéré comme un novice en la matière non plus. Un cheval, il en avait déjà monté. Beaucoup, même. Une bonne partie de son entraînement quotidien portait sur le combat monté, c’était le plus souvent à cette occasion qu’il avait pratiqué l’équitation d’ailleurs. Akalian ne semblait pas être de trop mauvaise humeur, en effet. Même si la nervosité et l’esprit contradictoire du cheval étaient palpables pour son cavalier actuel, ce dernier ne sentait pas une ébullition de sentiments négatifs émaner de sa monture. Akalian semblait avoir au moins accepté qu’on lui grimpe dessus de cette manière pour l’instant. Caleb desserra un peu sa pression sur la bride du cheval, laissant doucement son corps se détendre un peu pour l’instant. Si c’était par chance pour simplement parce qu’Akalian était aussi du genre à se détendre quand son cavalier l’était, le cheval cessa purement de s’agiter. Détendu aussi, du moins c’était l’impression qu’il envoyait à Caleb. Ce dernier hocha la tête aux dires de la jeune femme après avoir exercé sa pression de décontraction (contradictoire, n’est-il pas ?) pour ensuite tapoter doucement les flancs d’Akalian dans l’optique de le faire avancer un peu, afin de vérifier si au moins il pouvait avancer au pas. C’était déjà ça de prit, Akalian avança sans trop de problèmes, n’émettant qu’une petite expiration propre aux chevaux que Caleb interpréta comme une petite réaction de protestation. Peut être qu’il voulait aller un peu plus vite ? Soit, mais pas encore. Pour le moment, Caleb ne voulait pas le faire galoper à trop grande vitesse. Le trot était déjà assez difficile à envisager, alors il ne pensait même pas à aller au galop. Parce que pour le moment, il domptait encore Akalian à sa propre manière de faire de l’équitation. Le cheval avait-il compris que pour l’instant son cavalier désirait trouver une sorte de moitié parfaite dans le monde des chevaux ? Avait-il compris que l’homme qui le montait actuellement avait une bonne chance d’être son dernier cavalier pour le reste de ses jours ? Peut être… Parler aux animaux serait une bonne chose dans des cas comme celui là, songeait le brigadier alors qu’il était en train de faire doucement tourner Akalian, qui résista quelques secondes avant de pivoter vers la droite.

«Le principal, c'est de ne pas vous laisser faire. Sinon, ce n'est même pas la peine.»

Ca, pour sur, il ne se laisserait pas faire. Akalian était peut être un cheval caractériel en raison de son talent dans son ‘travail’ Caleb n’était pas homme à se laisser impressionner par n’importe qui. La dernière personne à avoir gagné son admiration était le prince du pays, pour le fait d’avoir sût faire face à sa sœur alors qu’il n’était peut être pas aussi apte à diriger qu’elle. C’était vrai, même si Annahita était quelqu’un que la paix semblait dégoûter, il ne pouvait pas nier qu’elle avait une capacité à diriger qui l’impressionnait beaucoup. Diriger ainsi un royaume sans jamais faiblir alors qu’elle n’avait que 17 ans, c’était toujours quelque chose d’impressionnant. Ankou n’avait peut être pas cette force de caractère, cette espèce d’obstination qui faisait d’un chef un véritable chef. La popularité ne suffisait pas. Même si il fallait avouer que le chef était plus un décorum qu’autre chose dans le fond, c’était la raison même de l’existence des conseillers et autres chanceliers, au final un chef c’était plus quelqu’un de populaire qu’autre chose. N’importe qui qui travaillait dans les hautes sphères du pouvoir le savait. Pour autant, ce n’était pas le cas des jumeaux. Ils n’étaient pas ‘que’ des personnes fameuses et respectées dans leurs pays respectifs. Ankou était un garçon bien plus intelligent que ne le serait jamais Caleb, c’était évident. Il était un stratège hors pair, un dirigeant sage et toujours prompt à prendre la décision la moins désastreuse pour son pays. Du moins, c’était l’image qu’il avait donné à son épéiste. Et c’était une bonne chose, de l’avis de ce dernier. Il n’aurait pas aimé savoir qu’Ankou était aussi quelqu’un de… Au hasard, égoïste et malhonnête. Non, ça l’aurait profondément choqué d’apprendre ce genre de chose. Aussi, il ne souhaitait pas l’apprendre. Et ne pensait pas une seule seconde que ça pouvait être le cas.

Après avoir bien appris à maîtriser le pas d’Akalian, Caleb força un peu plus dans son mouvement des étriers et baissa sensiblement son centre de gravité pour se rendre un peu plus aérodynamique. Bon, maintenant il fallait accélérer, voir si tout ceci pouvait se faire. Aller plus vite, donc. Sans un mot, Caleb alla au trot sur le dos d’Akalian, puis accéléra la vitesse jusqu'à aller suffisamment vite pour que la chute lui soit redoutable si jamais il venait à tomber. Tout ce qu’il pouvait faire à présent c’était faire confiance à ses capacités, et ne pas se laisser faire par le cheval. Et espérer.
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MessageSujet: Re: Tarvitsen hevonen [Jalynn Kaliyah + Qui veut] [TERMINE]   Mer 3 Aoû - 18:21

{'Annahita était quelqu’un que la paix semblait dégoûter '? Wooooooh. Nice, Caleb. o/}

Jalynn n'avait pas menti quand elle avait précisé qu'il était caractériel. Comme elle l'avait si bien dit, caractériel, ça voulait dire ce que ça voulait dire. Elle n'avait pas dit ces mots sans les penser, et les avait choisi le plus correctement possible pour être précise. Ce n'était pas toujours facile, de correctement exprimer sa pensée aux autres : la cavalière, en tout cas, trouvait cela compliqué. Peut-être était-ce juste elle? Elle n'en avait aucune idée. Mais c'était un fait, les mots à ses yeux étaient la plupart du temps extrêmement vagues. On pouvait y lire, y entendre ce que bon nous semblait. Malheureusement, il n'y avait guère d'autre manière de s'exprimer qu'en ouvrant sa bouche et en parlant. Ça aurait été bien, de trouver un autre moyen. Ne serait-ce que pour les personnes qui, comme elle, ne trouvaient jamais les bonnes tournures, les bonnes phrases pour dire exactement ce qu'elles voulaient dire. Être orateur, c'était tout un métier! Ou un don, parfois. En tout cas, ça se travaillait, c'était chose sûre. Bien parler était une qualité dont devaient disposer tous les souverains, et dont les Hauts-Gradés avaient constamment besoin pour se faire respecter et obéir. Ne serait-ce que pour motiver les troupes en temps de guerre, il devait falloir un sacré talent, mine de rien. Il y avait des personnes, comme ça, qui rien qu'avec quelques phrases bien tournées pouvaient faire croire n'importe quoi à n'importe quoi. C'était effrayant, dans un sens. Effrayant, et très pratique pour la personne qui en était capable. Bien parler ouvrait..., presque toutes les portes, finalement. Ou tout du moins les bonnes. Autant dire que ces poignées là, Jalynn n'appuierait jamais dessus. Ça n'aurait servi à rien. Malgré une bonne éducation, elle n'avait pas retenu le quart de ce qu'elle aurait dû retenir : et, en conséquent, elle semblait tout juste aussi instruite que les cavaliers avec qui elle travaillait. Rien ne laissait jamais paraître ses ascendances. Des gestes plus élégant, parfois. Ou peut-être quelque chose dans sa manière d'être. Une façon de voir la vie, aussi ; et sans nul doute des tics de langage ou d'attitudes qui la trahissaient, parfois. Mais éducation ou non, ça n'avait pas fait d'elle une intellectuelle.

Le jeune homme fit passer le cheval au pas, et Jalynn suivit leur mouvement des yeux, passant régulièrement le poids de son corps de sa jambe droite à sa jambe gauche pour ne pas se faire mal. Rester sans bouger avait toujours été quelque chose de difficile pour elle, et elle imaginait que son corps était assez d'accord avec elle sur ce coup-là. Des fourmis se mettaient à courir à l'intérieur de ses membres dès qu'elle restait immobile plus de quelques secondes, et elle n'avait pas encore trouvé de remède contre ça. Sans doute était-ce plus ou moins pareil pour tout le monde ; mais dès qu'elle se rendait compte qu'elle ne faisait rien, ça l'obsédait et elle tenait absolument à bouger. Elle n'avait plus qu'à mettre son mal en patience. Pas comme si elle avait le choix, de toute façon : elle n'allait pas s'éclipser incognito de la coure uniquement parce qu'elle avait envie de détendre ses jambes et ses bras. Ça n'aurait pas été correct, très franchement. Personne n'aurait trouvé ça correct? Alors elle resta bien sagement campée là, ses yeux bleus rivés sur le cheval et son cavalier, à défaut d'avoir autre chose à faire. Le licol et la longe ne pesaient presque rien sur son épaule, et elle tenait distraitement l'extrémité de cette dernière dans sa main gauche, histoire qu'elle ne tombe pas. Elle aurait eu l'air fine, si elle s'était mis à tout faire tomber : et puis il aurait fallu tout nettoyer, et ça ne lui disait trop rien. Elle ne détestait pas assez les palefreniers pour vouloir leur donner plus de travail encore.

Son attention se reposa sur Akalian et le Brigadier quand ils accélérèrent, et elle tapota doucement du talon par terre. Il n'y avait pas grand chose à faire, de toute façon : soit il serait satisfait et le problème serait réglé, soit il voudrait qu'on lui donne un autre cheval et ils retourneraient en essayer un nouveau. Dans les deux cas, ça ne changeait pas grand chose ; au final il aurait tout de même une monture, qu'elle qu'elle soit. Le risque était encore qu'Akalian fasse sa tête de mule, ou que le cavalier soit maladroit, trop violent ou pas assez. L'un dans l'autre, ça reviendrait au même résultat : à savoir, la chute. Mais franchement, elle ne s'en faisait pas trop. Il aurait fallu vraiment beaucoup de malchance pour qu'il tombe vraiment mal et se brise quelque chose. Dans la majeure partie des cas, il y avait plus de peur que de mal. Le sol n'était pas fait de marbre, et pour être tombée plusieurs fois lors d'exercices plus ou moins complexes, elle pouvait témoigner que ce n'était pas une expérience traumatisante. A moins évidemment qu'on ne tombe sur un point sensible, ou bien qu'on tombe devant le cheval. Mais comme elle l'avait dit, les risques n'étaient pas si élevés, surtout pour un bon cavalier. Alors non, elle ne s'inquiétait pas vraiment. Ce n'était pas comme si une intervention de sa part aurait réussi à miraculeusement lui éviter de tomber, le cas échéant : elle n'y pourrait strictement rien, il devait évaluer les risques par lui-même.

Se disant cela, elle tourna légèrement pour suivre leur course. Que ce soit quand il trottait dans la coure ou quand il se reposait dans sa stalle, Akalian restait un beau cheval, plein de Noblesse. Comme la plupart des équidés selon elle. Elle ne comprendrait jamais comment on pouvait avoir peur ou détester ces bêtes : elles n'étaient absolument pas dangereuses. Enfin. Il fallait de tout pour faire un monde, sans doute?


_________________

« I am afraid ; afraid of losing time.
You are the race, and I'll be racing your mind.
But if we don't stop now, instead of living in this old horse town -
I want you back in again, let you devour my skin,
But we won't start now.
If we could only be quicker, and be quick to be kind -
If we could only be faster, then we could outsmart time.

So hold me as I hold you. »

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MessageSujet: Re: Tarvitsen hevonen [Jalynn Kaliyah + Qui veut] [TERMINE]   Mer 3 Aoû - 21:44

Pour l’épéiste aux cheveux rouges, il était hors de question de repartir avec ‘juste’ une bonne monture. Il n’était pas venu pour avoir un bon cheval, puisque c’était ce qu’on lui donnait à chaque fois qu’il venait réclamer une bête pour un travail en tant que brigadier. Ce qu’il était venu chercher, c’était autre chose. Enfin, quelque chose de plus. Quelque chose qui pourrait lui permettre d’avoir son propre cheval, au même titre qu’il avait sa propre épée. Ragnell était son arme à lui, quiconque l’utilisait en dehors de Caleb Aslheim passerait immédiatement pour un usurpateur. En même temps, il s’agissait d’une arme assez unique en son genre. Pas le genre d’épée qu’on trouvait reproduite en série, aussi bien au niveau de sa conception que de ses capacités. Combien d’épées avaient été enchantés par des Esprits en guise de cadeau d’anniversaire ? Caleb avait longtemps combattu sur les routes et sous les ordres du prince, et jamais il n’avait fait face à une arme qui pouvait être assimilée à son épée. C’était ce genre de sentiment d’appartenance, ce genre de sentiment d’être le seul et unique propriétaire de quelque chose qui le poussait à chercher sa propre monture. De trouver son unique cheval, duquel il prendrait soin et avec lequel il partirait pour résoudre les conflits dans le pays. Avec lequel il ferait son travail… Son propre cheval, son propre ami en quelque sorte. Pour quelqu’un qui avait une vie sociale proche de zéro, ce genre de plan s’avérait toujours être une excellente idée. Le jeune homme n’avait pas vraiment d’amis. En fait, il n’avait que ses collègues et ne passait jamais de temps à faire autre chose que son travail…. Pas de vie en dehors de cela. Devait-il en avoir honte ou en être fier ? Difficile à dire. Le fait de n’avoir absolument aucune famille de quelque sorte, aucune réelle connaissance pour laquelle il serait prêt à arriver en retard à une réunion… Quoi que mieux valait sans doute ne jamais venir en retard à une réunion. D’accord, ça pouvait arriver à tout le monde, mais si ça lui arrivait à lui c’est qu’il y’avait un problème… Ca ne lui était jamais arrivé en fait. Tout simplement parce qu’il était quelqu’un de ponctuel. Et probablement parce qu’il n’avait jamais vraiment autre chose à faire que son travail en fait. La seule raison pour laquelle il aurait put avoir du retard, c’était de trop s’être attardé à son entraînement. Mais ça, c’était hautement improbable. Son emploi du temps était très clair et précis. La précision, c’était un facteur clé de la réussite. On n’aurait peut être pas vraiment dit en le voyant mais Caleb Aslheim est quelqu’un de très pointilleux sur ses habitudes. S’il arrivait en retard quelque part, il s’efforçait de remplir les vides un autre jour. C’était aussi comme ça qu’il fonctionnait. Sans doute une conséquence du fait de n’avoir absolument aucun ami, et donc aucun véritable obstacle à la bonne tenue de route de son travail. Parce que selon lui, l’amitié c’était un obstacle au travail. Un obstacle peut être agréable, mais il n’aurait pas aimé arriver en retard à une réunion ou un rendez vous important à cause d’un peu trop de temps passé à s’amuser avec des amis. C’était aussi comme ça qu’il fonctionnait. Sans doute qu’il était trop habitué pour se défaire de cette manière de penser en fait.

Pour le moment, Akalian répondait relativement bien aux ordres de Caleb. Le cheval était caractériel, aucun doute là-dessus par contre. Il avait parfois du mal à tourner ou à accélérer, se contentant d’une exclamation. Mais il n’était pas dans un mauvais jour, en effet. Peut être qu’il sentait la même chose que son actuel cavalier ? Peut être que ce cheval était en train de se dire qu’il était possible que Caleb soit son propriétaire ? C’était possible, c’était aussi peut être une raison qui le poussait à agir ainsi de manière relativement timorée pour un cheval caractériel. Enfin, timoré en apparence seulement. Caleb qui le chevauchait, pouvait affirmer qu’il s’agissait bien d’un des chevaux les plus difficiles à maîtriser qu’il avait put monter jusque là. Il n’allait pas trop vite, de peur de chuter. Pas que se casser un membre lui faisait vraiment peur, mais il n’aurait pas aimé être invalide à cause de ce genre de chose… C’aurait été vraiment humiliant. L’épéiste de la brigade rouge, immobilisé après avoir fait une petite ballade d’essai sur un cheval trop caractériel… Il n’avait aucune envie que cela ne se sache. Non, il lui fallait maîtriser Akalian, et également définir si il était un cheval apte à supporter un brigadier. Apte à appartenir à un brigadier en fait. En tout cas le cheval semblait s’être soudainement dit que si il devait avoir un maître, ce dernier devrait faire ses preuves. C’est ainsi que, sans que Caleb ne l’ai vraiment vu venir, Akalian accéléra et se secoua dans sa course, probablement dans l’optique de désarçonner son cavalier. Un bon jour ne dure jamais éternellement, il faut croire. Caleb ne regarda pas vraiment autour de lui, prenant simplement conscience de ce qui l’entourait afin de s’assurer de ne pas aller droit dans le mur (aha, aha) puis il décida de montrer à ce canasson qui était le patron, finalement.

Aller vite ne lui faisait pas peur, d’autant qu’il savait que cette vitesse ne pouvait pas être le maximum de son actuelle monture. Simplement, pour un endroit aussi renfermé que la cour une telle vitesse s’avérait souvent dangereuse. Sur que si il avait été dans une plaine ou sur une route dégagée, cette vitesse lui aurait parût assez basse. Mais pour le coup, c’était relativement rapide et par définition, dangereux. Il était habitué à aller vite sur le dos d’un cheval. Pas mauvais cavalier, car à chaque fois qu’il avait monté, c’était pour se rendre rapidement sur les lieux d’un incident quelques kilomètres plus loin. Donc, en allant plus vite que la vitesse actuelle. Se servant de la bride et de ses étriers, Caleb orienta la course du cheval de manière à le faire tourner autour de la cour, comme si ils étaient en train de s’échauffer. Il était sur que le cheval ne voulait pas aller dans le mur lui non plus. Caleb gardait son calme, tout en assurant les pressions sur le cheval. Il ne fallait pas paniquer. Et garder le contrôle sur l’animal.

La vitesse diminua sensiblement et assez rapidement. Akalian repoussa une petite exclamation de cheval, tandis que son cavalier lui caressait doucement l’encolure. Bon, au moins il était sûr que ce cheval lui obéissait relativement bien maintenant ! Il ne fallait juste pas se reposer sur ses lauriers…
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