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 Come as you are.{Samyra [...].XD}

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Dirigeant outrageusement beau qui vous éblouit par sa beauté~♥

Masculin Nombre de messages  : 178

Localisation  : Dans mes appartements. Je vais... Dormir.
Emploi/loisirs  : Pas mes cours, en tout cas, je suis trop fatigué pour ça...=___x'
Humeur  : ... *Pousse un long soupir*

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Feuille de personnage
Age: 17 ans, j'en aurais 18 cette année.^^
Race: Humain, qui ne désirerait pas être autre chose qu'un humain.^^
Arme / Pouvoir  : Je me bats avec une épée. Mais je sais manier d'autres armes, bien entendu.u__u

MessageSujet: Come as you are.{Samyra [...].XD}   Mer 8 Juin - 1:26

Il avait fait une bêtise, peut-être. Il ne savait pas. Ankou avait un mal fou à déterminer si ses actions étaient bonnes ou mauvaises, doutant toujours, se repentant la seconde après avoir parlé ou agit. Si, personnellement, cette lettre ne l'atteignait nullement, il n'en était pas de même pour la jeune fille qu'il attendait présentement, et il se demandait, depuis des jours maintenant, si elle allait lui en vouloir. C'était ça, le but, à la base: Tester sa sincérité. D'une bien cruelle façon certes, mais il n'aurait pas su lui parler franchement sans savoir. Si Samyra ne venait pas, il considérerait que leur première rencontre n'avait jamais eu lieu, et la verrait à jamais comme une ennemie à son pays, bonne à abattre si leurs chemins se croisaient à nouveau. Si elle venait mais tentait de le tuer pour ce qu'il avait fait, il avait de quoi se défendre avec le poignard qu'il avait caché, accroché à sa ceinture. Ce n'était pas grand chose, mais ça lui permettrait de fuir et s'en sortir sans trop d'égratignures. Si elle venait, et consentait à lui pardonner, et ce malgré les conséquences que sa lettre avait du avoir, alors il saurait qu'elle devait vraiment l'aimer, et il s'excuserait pour son attitude. Cela ne lui ressemblait pas, il le savait, mais il n'avait pas vu d'autres moyens de s'assurer de sa sincérité, et la croire sur parole n'était pas une option: Elle était une Neko, la chef du Clan, une amie de sa soeur, et par dessus tout, la première partisane d'Annahita. Qui, il le rappelait, lui était farouchement opposée. Comment croire ce qu'elle disait, dans ces conditions? Ah, il n'arrivait pas à se calmer. Il était inquiet, mais quoi de plus normal! Il lui avait fait un affront, sûrement s'était-elle senti trahie. Il en était désolé, réellement, mais il n'avait pas eu d'autres choix. Ou du moins, n'en avait-il pas trouvé d'autres. Peut-être avait-il agit sur un coup de tête, peut-être aurait-il du réfléchir plus, mais il n'y avait pas pensé. C'était tout lui, ça, le schéma Ankou en une phrase: Soit il agissait vite et mal, et regrettait après, soit il hésitait longtemps, bien trop longtemps, et se reposait au final sur l'avis d'autres personnes proches de lui, comme Axel, par exemple. Il se faisait pitié, tiens! Il était pire qu'inutile, songea le jeune homme en soupirant, enfouissant sa tête entre ses bras, qui reposaient sur l'immense rampe de marbre de l'escalier menant aux étages. S'il avait été comme Annahita, alors il aurait su prendre rapidement les bonnes décisions, mais il n'en était malheureusement rien. Le jeune Prince ne voyait vraiment pas pourquoi c'était lui que ses parents avaient tenus à voir régner sur Illea. En comparaison de sa soeur, il faisait pâle figure. Lui-même parfois se laissait aller à penser que le pays serait entre de meilleures mains si c'était elle qui gouvernait entièrement. Mais Ankou se reprenait toutefois vite à cette pensée, songeant qu'abandonner sa part du pays, c'était cracher sur les Humains, la guerre Civile, tous ces sacrifices qui avaient été faits. Et ça, il ne pouvait pas se le permettre. Il se sentait atrocement coupable, et il l'était. S'il avait mieux agit, s'il n'avait pas refusé de céder dès de le départ, rien de tout cela ne serait arrivé. En plus, ce n'était pas comme s'il aimait régner, ça non. Quel être abject il pouvait être. Tout ce qu'il avait toujours désiré, Annahita avait proposé avec un sourire de le lui donner. Après tout, ce qu'elle désirait, c'était ce dont il voulait se débarrasser. Alors pourquoi avoir refusé? Même elle avait du se le demander. Elle avait du être blessée, il passait son temps à blesser ceux qu'il aimait, et ils le quittaient tous, un par un. Il aurait du accepter, se retirer du pouvoir, ou occuper un poste moindre, c'est ce qu'il avait toujours voulu. Alors pourquoi...Il se le demandait. Et maintenant, il était condamné à cette situation qu'il détestait pour l'éternité, et dans un sens, c'était bien fait pour lui. Il était justement puni pour tous les morts que ses caprices avaient causés.

Qu'en auraient-elles dit, toutes ces familles endeuillées, si elles avait su la vérité? Que la Guerre avait eu lieu à cause d'un enfant effrayé par le changement, d'un enfant égoïste qui, pour tenter de garder debout ce qu'il avait toujours connu, pour maintenir les décors de son enfance, avait menti, refusé, brisé une promesse? Il avait pensé avoir seulement joué avec sa soeur, mais c'était avec tout le Royaume, qu'il avait joué, il s'en rendait compte maintenant. Il méritait cent fois la mort, le jour où on le conduirait à la potence, il l'aurait largement mérité. Se redressant, il posa son regard cinabre sur le sol carrelé qui s'étendait dans tout le hall, et pivota sur lui-même, vérifiant que personne n'arrivait par derrière, ou par les côtés. Il aurait eut l'air bien bête, à bailler aux corneilles sans prendre garde à une éventuelle présence! Déjà que Samyra devait le prendre pour un monstre sans cœur à l'heure qu'il était...Quelle heure était-il, d'ailleurs? Sortant sa montre de la poche de sa veste bordeaux, Ankou jeta un œil aux aiguilles qui sur la cadran, indiquaient quatorze heures vingt-cinq environ. Tiens, il y avait d'ores et déjà une heure qu'il était arrivé ici. Le stress l'avait poussé à être bien plus en avance qu'il ne l'avait voulu...Qu'à cela ne tienne. Mieux valait être en avance et attendre qu'être en regard; Les hommes ne se font pas désirer, c'était là le privilège des Dames.

Pas le sien, en l'occurrence.

Sans grande difficulté, et d'un souple mouvement, Ankou se hissa sur la large rampe de l'escalier, s'y assit, et entreprit de faire tourner autour de son doigt sa montre par la chaine en argent qui y était rattaché, pour faire passer le temps. Occupation hautement intelligente s'il en était, et s'il faillit plusieurs fois se la prendre en pleine figure (Tiens, la chaine était plus longue qu'il l'avait pensé!), le véritable accident ne se produisit que quelques minutes après. Croyant entendre des bruits de pas au niveau de l'entrée, Ankou tourna vivement sa tête vers la source du bruit, ne prêtant guère plus d'attention à la montre qui continuait de joyeusement tourner sur elle-même. Tellement joyeusement par ailleurs qu'elle échappa au contrôle du jeune homme aux cheveux blancs, et parti violemment s'écraser à terre quelques mètres plus loin, étant passée au passage à deux millimètres à peine du visage de la nouvelle arrivante. Ankou, une main sur sa bouche, écarquilla ses yeux. Eh mince, ce n'était pas le bon moment pour faire étalage de son immense maladresse! Descendant prestement de son perchoir, il fit deux pas dans la direction de la Neko, avant de s'immobiliser, se souvenant à temps qu'elle avait peut-être comme projet de l'écharper après l'histoire de la lettre.

Ah ah...Il allait garder ses distances pour l'instant, donc. Il devait au moins lui dire qu'il n'avait pas essayé de l'assommer, il y avait à peine quelques secondes!

« Je suis confus, vraiment! Ce n'était pas voulu, je le jure. Elle m'a simplement échappé des mains. »

Puis il resta là comme un idiot, sans savoir quoi dire ni quoi faire. Que pouvait-il dire ou faire? A part se répandre en excuses...Mais les accepterait-elle, ses excuses? Sa colère serait légitime, il n'y pouvait rien.

« ...Hum. Tu dois me prendre pour un monstre, pas vrai? »

Simple question, dont il pensait déjà connaître la réponse. Pour sa part...C'était ainsi qu'il se sentait, sur le moment. Un monstre.

[L'attaque de la montre tueuse! Qui doit être morte, au passage. Amen. Ankou peut plus savoir l'heure!XD]

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MessageSujet: Re: Come as you are.{Samyra [...].XD}   Mer 8 Juin - 11:43

Elle ne savait pas vraiment quoi penser dans l’immédiat.

En fait, elle ne pensait plus vraiment. Depuis qu’Annahita avait lut cette lettre et qu’elle lui avait très clairement imposé ses conditions, Samyra Alcantha semblait s’être transformée en une sorte d’automate sans réels sentiments, qui marchait et avançait de manière quasiment mécanique. Comme une montre ou un truc du genre, qui serait réglé de mauvaise manière. Elle ne savait plus quoi penser, alors son cerveau semblait s’être mit en veille. Elle ne savait plus très bien où elle en était. La lettre envoyée par Ankou lui avait laissé une profonde cicatrice sur le cœur et ce, dès l’instant ou elle avait compris que cette lettre était bel et bien envoyée par son prince charmant. Lettre qui révélait tout à Annahita. La chef des Nekos n’avait jamais eu vraiment connaissance de cette fameuse missive. A peine Annahita l’avait-elle laissée dans ses appartements que Samyra avait détruit cette lettre le plus tôt possible. Venant d’Ankou ou non, elle ne pouvait pas laisser un document aussi compromettant comme ça, à la vue de tous ! C’aurait été complètement stupide, et dieu sait si Samyra Alcantha n’est point dans cette catégorie de personnes. La chef du clan Alcantha était une jeune femme futée, intelligente et pleine de sang froid. Mais cette situation la laissait quelque peu perplexe. Elle était prise entre deux feux si elle pouvait se prononcer ainsi. D’un coté, Ankou et ses yeux si magnifiques, ses discours si émouvants… L’amour pur et brut qu’elle ressentait pour le Prince. Et de l’autre Annahita qui avait toujours été la meilleure amie possible pour Samyra. C’était vrai que la princesse avait dût ressentir un véritable coup de couteau dans le dos de la part de son amie. La chef Alcantha ne se souvenait pas avoir réussi à parler à Annahita depuis. Il faut dire qu’elle lui faisait relativement peur. Samyra n’aurait jamais cru éprouver de nouveau la peur dans sa vie… Elle n’aurait jamais cru non plus que cette peur soit dirigée vers Annahita. Elle savait la jeune femme aux longs cheveux argentés cruelle et sans pitié, mais elle savait aussi qu’elles étaient toutes deux liées par une amitié profonde et sincère. De ce fait, elle ne pensait pas qu’un jour, cette amitié puisse être mise en péril à cause du cœur de Samyra. Cœur qui avait jeté son dévolu sur le frère d’Annahita, Ankou. Maintenant, Samyra était de plus en plus déprimée. Ankou avait très clairement signifié par la lettre qu’il n’était pas aussi rose qu’elle avait bien voulu le croire de prime abord. Annahita avait elle aussi très clairement prouvé qu’elle ne se considérait plus comme l’amie de Samyra. Enfin, peut être avait-elle dis cela sous le coup de la colère, mais… Une chose était certaine : leur relation n’aurait plus grand-chose à voir avec celle entretenue avant. En tout cas, la chef Neko ne sentait même plus son corps se mouvoir depuis ce jour. Comme si elle n’était plus vraiment dans ce monde, perdue quelque part dans une sorte d’éther différent de la réalité actuelle. Elle… Flottait ailleurs. Pour l’instant alors qu’elle se dirigeait à pieds vers le fameux château. Le lieu de rendez vous avec Ankou, convenu il y’a déjà quelques semaines et qui allait redevenir le théatre où Samyra retrouverait l’homme qui avait prit totale possession de son cœur. Etait-il nécessaire de préciser qu’elle était encore amoureuse ? Bien sûr que non, ca crevait les yeux de toute façon. Elle le voudrait vraiment très fort, qu’elle ne pourrait pas tirer un trait sur Ankou Della’Morte. Il était trop présent dans ses pensées. Tout son être lui manquait cruellement. Même si son esprit semblait s’être mit en veille depuis quelques temps, son corps réclamait Ankou comme si il s’agissait d’une partie importante dont il ne pouvait pas se passer. Elle s’était donc mise en route, arrivait maintenant à la fameuse lisière en bordure du château abandonné. Probablement le seul lieu où Est et Ouest se rencontraient la plupart du temps. Le seul lieu qui n’était pas sous une juridiction totale d’un quelconque camp ou de l’autre. L’unique lieu dans lequel elle pouvait retrouver cet homme qui la faisait tant rêver, tant fantasmer, tant aimer. Enfin, aimer… Aimer la vie semblait être bien plus compliqué depuis qu’elle avait avoué ses sentiments au prince. Annahita, la lettre… Et maintenant le retour… Qu’est ce qui allait se passer finalement ?

Son cerveau semblait s’être plus ou moins remis en activité alors qu’elle pénétrait dans le grand hall du bâtiment désaffecté. Elle releva doucement la tête pour tenter de regarder un peu autour d’elle, chercher quelque chose qui aurait put lui fournir un point de départ, et soudainement, aperçut une sorte de projectile foncer droit dans sa direction. Samyra Alcantha était une combattante hors pair. Redoutable dans n’importe quel domaine, que ce soit l’esquive ou la frappe de corps à corps. Eviter des flèches tirées par des archers professionnels n’était guère difficile pour une guerrière accomplie comme elle, sans compter ses reflexes accrus par sa qualité de Neko. Elle put donc sans mal estimer que le projectile ne l’atteindrait pas, ce qui n’était pas pour autant une bonne chose. On venait de littéralement lui envoyer un truc dans la figure. C’était une attaque. L’espace d’un instant elle cru que l’endroit avait été tendu en embuscade. Qu’Ankou avait vraiment trahi tout ce en quoi elle croyait, qu’elle venait de tomber dans un piège ridicule qui ne faisait que confirmer qu’elle était bien plus stupide que son clan voulait bien le croire. Mais elle se ressaisit rapidement. Si c’était un piège, il y’aurait déjà longtemps qu’il se serait refermé. A peine avait-elle franchi la porte que cette dernière aurait dût être condamnée, si embuscade il y’avait. Non, ce n’était pas un piège et… Donc ça ne pouvait venir que de lui. Ankou. Elle le vit, descendant rapidement de la rampe d’escaliers et amorçant des pas dans sa direction pour stopper quelques mètres devant elle, comme si il avait eu peur qu’elle soit prise de la subite envie de le tuer. Il n’avait pas tort de penser ça, l’idée lui avait effectivement effleuré l’esprit. Du reste il avait l’air plutôt désolé… Si tant est qu’elle était suffisamment concentrée pour interpréter l’expression faciale du prince de l’Est. Enfin, elle venait de réchapper à une attaque à la montre, et elle revoyait enfin ce garçon dont elle rêvait depuis plusieurs semaines, dont elle se remémorait le baiser à chaque fois qu’elle se sentait seule et en énorme manque affectif. Perturbée donc, oui.

« Je suis confus, vraiment! Ce n'était pas voulu, je le jure. Elle m'a simplement échappé des mains. »

Elle le regarda un court instant, tandis que lui ne semblait pas vraiment paré à faire autre chose que discuter. Son expression était assez vide, elle ne savait pas très bien quoi faire dans cette situation. Puis tout lui revint en mémoire. La lettre. La montre. La colère d’Annahita face à la découverte de l’histoire entre Samyra et Ankou. Tout revint la frapper comme une sorte de vague. En quelques secondes, ses sourcils prirent un aspect bien plus sévère et elle plissa la bouche dans l’optique d’adopter un visage colérique. Un visage colérique hésitant tout de même. Elle avait les joues rouges. Il était beau. Trop beau pour elle, en tout cas. Mais sa colère semblait être plus forte que cela. Elle avait… De la rage en elle… Et en même temps elle brûlait d’envie de lui dire qu’il était magnifique aujourd’hui. C’était stupide. Stupide.

« ...Hum. Tu dois me prendre pour un monstre, pas vrai? »

En quelques secondes, sans laisser le temps à qui que ce soit de réagir, la chef Alcantha parcourut la distance la séparant du prince de l’Est pour lever sa main droite assez haut, et abattre cette dernière en un claquement sec droit sur la joue d’Ankou Della’Morte. Une gifle. Elle-même ne savait pas très bien ce qui l’avait prit à ce moment là. La colère sans doute. Son expression à mi chemin entre la bouderie et la hargne tout ce qu’il y’a de plus sincère devait être assez évocatrice de la suite de ses actions. Elle laissa sa main terminer son trajet, la joue d’Ankou devait le brûler un peu, puis elle le regarda en se mordant assez fortement la lèvre inférieure, une expression paradoxale toujours peinte sur son visage.

« … Ca, c’était ce que je pense. »

Après quoi elle ne savait plus du tout ce qu’elle faisait. Elle venait de dire qu’elle avait été dictée par sa tête, par sa raison. La suite ne dépendrait plus de cette partie là, donc. Sans laisser tomber son expression étrange pour autant, elle remit ses deux bras le long de son corps une nanoseconde, pour ensuite attrapper le revers des vêtements d’Ankou à l’aide de sa main droite, l’attirant ainsi vers elle, tandis que sa main gauche passait en douceur, mais avec fluidité et vitesse, derrière la nuque d’Ankou, prête à pousser légérement sur cette dernière.

« Et ça, c’est ce que je ressens. »

Sans lui laisser le moindre loisir de protester, elle plaqua ses lèvres contre les siennes avec une sorte de sauvagerie un peu étrange, parce que cela restait quand même un acte doux. C’est assez dur à décrire. En tout cas elle l’embrassait, avec une passion non dissimulée, comme si elle était en train de boire à une fontaîne d’eau fraîche après des mois à errer dans un désert sans la moindre goutte d’eau. Le baiser, bien qu’intense, ne dura qu’un court instant aux yeux de Samyra. Elle se recula pour lâcher Ankou, se positionner face à lui en croisant les bras, son visage arborant encore son expression à moitié en colère et à moitié gênée. Ah… En tout cas elle ne niait pas que ça lui avait fait beaucoup de bien de l’embrasser à nouveau.

« Ca te va comme réponse ? »

Elle détourna son regard d’Ankou, plissant de nouveau ses lèvres pour regarder ailleurs. A sa gauche, pour être plus précis. Enfin, elle ne regardait pas grand-chose, disons plutôt que son attitude ressemblait à celle d’un enfant boudeur. Samyra Alcantha. Heureusement qu’ils n’étaient que deux, dis donc.




[Toc. Je sais, j'ai déjà souvent utilisé le 'Baiser de retrouvailles' mais pour le coup ça me semblait tellement... Adapté.u__u"

Elle lui en offriras une autre de montre. A moins qu'il préfère un autre cadeau. Cool ]
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MessageSujet: Re: Come as you are.{Samyra [...].XD}   Mar 5 Juil - 4:45

S'il avait réfléchit un peu plus avant de saisir cette plume et ce papier à lettre, sans aucun doute Ankou se serait-il rétracté et, songeant aux mille et uns inconvénients de son geste, aurait reposé le tout sans donner suite à son idée. Ça lui arrivait souvent, par ailleurs, que de faire un pas en avant, hésiter encore et encore, avant de finalement refaire un pas en arrière, revenant à sa position initiale. En cela, le jeune homme aux cheveux blancs admirait sincèrement ceux qui savaient prendre des décisions bonnes et justes en temps et en heure, sans pour autant hésiter des heures avant de prononcer la sentence. Plusieurs fois Ankou avait souhaité avoir hérité de cette désinvolte confiance en soi que possédait son père, l'air de faire de grandes choses sans s'en soucier, comme si tout était facile pour lui. Lui, ne faisait jamais rien de bien, et ça, il le pensait sincèrement. D'où pouvait lui venir cette désagréable impression de tout mal faire? Ankou ne le savait pas. Mais ce qu'il savait, en revanche, c'est qu'il en était ainsi depuis toujours, aussi loin qu'il pouvait s'en souvenir. Aurait-il jamais l'impression de faire une chose de bien, dans sa vie? Son parcours lui semblait jonché d'erreurs...Et le regard de Samyra, posé sur lui, n'arrangea guère cette impression. Oups...Elle avait l'air fâchée, à présent. Ankou aurait bien reculé lorsqu'elle s'avança vers lui, mais ça n'aurait sans doute fait que plus énerver son interlocutrice. La gifle, il s'y était attendu, aussi ne broncha-t-il pas lorsque la main de la chef des Neko s'abattit sur sa joue. Qu'aurait-il pu dire? Ce geste était mérité. Il méritait cette gifle, et la colère dans les yeux de Samyra.

« … Ça, c’était ce que je pense. »

Ankou posa sa main sur sa joue, avec une petite grimace. Eh bien, elle n'y était pas allée de main morte, songea-t-il, non sans ironie. Ankou aurait pu en rire, si la situation n'avait pas été ce qu'elle était. Ce qu'elle pensait...Il avait bien raison, elle devait le prendre pour un monstre. Quoi de plus normal? Après tout, il avait trahi sa confiance en envoyant une lettre à Annahita, il avait piétiné ses sentiments, sans égard pour ce qu'elle pouvait bien ressentir. Ankou savait fort bien que sa soeur n'était guère tendre dans les reproches qu'elle faisait aux autres: C'était dans son caractère, le visage froid et impassible, la colère dansant seulement dans ses yeux rouges. Il le savait pour avoir du plusieurs fois y faire face. Assurément, la demoiselle Alcantha n'avait pas du passer un bon moment après la réception de la lettre...Si elle pouvait savoir comme il s'en voulait. Sincèrement. Sursautant légèrement lorsqu'elle attrapa le devant de sa veste, il crut l'espace d'un instant qu'elle comptait le frapper une nouvelle fois. Mais sentant qu'elle avait ensuite passé sa main derrière sa nuque, il se ravisa. Soit elle comptait lui mettre un coup de boule-ce dont il doutait, sans trop savoir pourquoi-, soit...Eh bien...

« Et ça, c’est ce que je ressens. »

Le jeune homme aux cheveux blancs fronça ses sourcils, s'apprêtant à rétorquer quelque chose, lorsqu'une paire de lèvres vint se poser sur les siennes, le réduisant au silence avant qu'il ait eu le temps de dire quoi que ce soit. Le baiser ne dura qu'un court instant, il n'eut pas même le temps de fermer ses yeux ni de bien réaliser ce qui lui arrivait que Samyra s'était éloignée de lui, les bras croisés, et le regard fuyant, avec une dernière parole pour lui. Le jeune homme aux yeux grenats observa le rouge venu hanter ses joues un moment, et ses lèvres s'étirèrent sans qu'il s'en aperçoive en un petit sourire. La gifle, puis ensuite le baiser, n'est-ce pas? Laquelle de ces actions comptait comme une réponse, il se demandait? Toute la tension qu'il avait accumulée depuis l'envoi de la lettre jusqu'à l'arrivée de la Neko aux jolis yeux bruns s'atténua largement lorsqu'il se rendit compte qu'à priori, Samyra n'avait pas dans ses projets de le tuer, le torturer ou le dépecer pour ce qu'il avait fait. Mine de rien, il s'était vraiment inquiété de son sort en se rendant jusqu'ici. Ce n'était pas pour rien qu'il avait prit un poignard, tout de même. Mais si Samyra ne comptait pas le tuer, alors...Il était soulagé. Aussi, une part de lui avait craint de ne plus jamais pouvoir serrer la jeune fille contre lui. C'était bête, non? Il ne l'avait vu qu'une seule fois-leur première rencontre, il y avait des années de cela, avant la Guerre Civile, étant bien trop floue dans sa mémoire, il ne considérait pas cette 'altercation' comme une rencontre à part entière. Une seule fois, et pourtant...On lui avait déjà dit, tant de fois alors qu'il était encore tout petit: Tu as tendance à t'attacher bien trop vite aux autres.

Sans doute était-ce vrai. Mais pouvait-on lui en vouloir de déjà bien aimer Samyra? A part peut-être cette arme qu'il détestait dans son dos, ou ces deux oreilles au dessus de sa tête, elle n'avait rien qui puisse lui déplaire. Rien du tout.

« Bien...Ça voulait dire que tu penses que je suis un monstre, mais que tu m'aimes malgré tout? (Il passa une main sur sa joue rougie, toujours avec un sourire) Ça fait mal, tu sais. »

Puis le petit sourire disparu, au profit d'une mine à la fois soucieuse et désolée. C'est vrai, il n'avait pas le droit de plaisanter. Il était le seul en tort: Et Samyra, elle avait souffert, ou souffrait peut-être même toujours, par sa faute. Que faire, en ce cas? Lui présenter des excuses? Le Prince opta pour cette solution, espérant seulement que ses mots ne seraient pas ignorés par la demoiselle qui lui faisait face.

« Je suis vraiment désolé. J'aurais du réfléchir plus avant d'envoyer cette lettre. Enfin, comme c'est une habitude chez moi de tout regretter...On s'y fait, à la longue. Sache seulement que je ne voulais en aucun cas piétiner tes sentiments, ni te faire du mal. Je voulais simplement...Oh, tu vas trouver cela stupide. Je voulais une preuve que ce que tu disais était vrai. Si tu es revenue, après ce que je t'ai fait, c'est que tu dois tout de même tenir à moi, non? »

Évidemment, elle l'avait embrasse. Elle ne l'aurait pas fait, sans ça, et se serait contentée de la gifle. Mais qui savait faire la différence entre un baiser 'je t'aime' et un baiser d'Adieu? Ankou était un éternel négatif. Le verre, avec lui, était toujours à moitié vide. Jamais à moitié plein. Hésitant un peu, il tendit sa main vers Samyra, ses lèvres de nouveau étirées en un sourire. Il n'osait pas la toucher, de peur de s'en prendre une nouvelle, et même s'il l'aurait également mérité, il ne tenait pas plus que ça à avoir mal à son autre joue.

« ...Tu m'en veux tant que ça? »

Si elle prenait sa main, il estimerait qu'elle ne devait pas lui en vouloir tant que ça. Si elle s'obstinait à ne pas le regarder, en revanche, il considérerait un peu plus gravement la situation. Il n'avait pas envie de se battre avec elle, pas envie de redevenir un vulgaire ennemi à ses yeux. S'il fallait faire des efforts, pour peu que ce soit à sa portée, il les ferait. Mais pour ça...Elle devait d'abord lui pardonner, n'est-ce pas?

[OMG. Les résultats du BAC, les résultats du BAC...>_____<']

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MessageSujet: Re: Come as you are.{Samyra [...].XD}   Mar 5 Juil - 12:59

Samyra n’avait aucune véritable raison de le gifler. Elle avait passé longtemps à peser le pour et le contre depuis la visite d’Annahita dans ses appartements, armée de cette fameuse lettre qui avait tout déclenché. Elle avait passé beaucoup de temps à se demander si Ankou était un pauvre petit enfoiré qu’elle ne devait pas fréquenter. En toute honnêteté, l’idée l’avait effleurée. Plus d’une fois. Plus d’une fois elle s’était dit qu’elle ferait tellement mieux de ne pas venir le retrouver, de ne pas se rendre encore au château. De tout simplement le laisser se débrouiller tout seul, et tenter de l’oublier. De s’enfermer dans une chasteté froide et sans sentiments, comme Annahita. Parce que la Princesse était froide, chaste et sans sentiments. Elle faisait retourner les hommes sur son passage, mais aucun ne pouvait l’approcher de trop près. Ou pas avec des intentions lubriques. Annahita était inaccessible. Tout comme Samyra d’ailleurs. Aucune d’entre elle ne tolérerait d’approche trop hardie d’un quelconque prétendant séduit par leur beauté physique. Pourtant, Samyra aimait Ankou. De tout son cœur, c’était une chose particulièrement forte en elle. Elle n’arrivait pas à se défaire de ce sentiment. Amoureuse d’Ankou Della’Morte… C’était un destin fort déplaisant de son propre point de vue. Tout le monde devait l’aimer. Il était tellement beau, tellement gentil, tellement doué… Fort, avec une capacité de diriger tout un pays… Il ne s’en rendait peut être pas compte, mais Ankou avait tellement de qualité pour plaire aux femmes, en plus de son physique. La chef Alcantha l’aimait, comme sans doute des dizaines de femmes en Illea Est. Comme sans doute des dizaines d’hommes aimaient Annahita dans l’Illea Ouest. Et pourtant, elle avait eu un privilège supplémentaire. Elle avait put lui ravir son tout premier baiser. Elle s’en souvenait encore. En même temps, elle aurait eu du mal à l’oublier. Embrasser l’homme qu’on rêve d’épouser, sur lequel on a des rêves romantiques, ca n’était pas un souvenir qu’on pouvait facilement effacer. Elle avait souvent envie de se passer les doigts sur ses lèvres pour tenter de ressentir de nouveau cette sensation qu’il avait sût déclencher chez elle. Ce premier baiser… Il avait été fort intense en plus d’être particulièrement correct. Celui échangé à l’instant était différent. Rapide, sans vraiment prendre le temps de réfléchir. Juste pour… Lui faire comprendre qu’elle voulait plus. Une sorte d’apéritif, si tant est qu’on est suffisamment peu imaginatif pour comparer l’amour à un repas. Enfin. Elle imaginait quand même qu’il ressentait bien quelque chose pour elle… Sinon, il ne serait pas revenu, non ? Ou en tout cas, pas seul. Il n’y avait personne aux alentours, ils n’étaient que tout les deux. Elle serra doucement les dents, son regard fuyant mais malgré tout colérique dirigé contre le mur de droite. Oh… Elle aurait vraiment aimé pouvoir lui dire qu’il n’était qu’un monstre, une enflure sans nom. Quelqu’un qui ne méritait l’amour de personne et qui finirait seul et sans aucun amour réel. Mais elle ne pouvait pas. Parce qu’au final, il n’avait rien fait de mal. Il l’avait prévenue, non ? Il pouvait la faire souffrir. Et elle lui avait dit, très clairement, qu’elle pouvait endurer cela. C’était logique. Se rebeller contre cette lettre aurait été allé contre sa parole. Et Samyra Alcantha n’était pas une femme sans parole. Elle était une personne honorable sur laquelle on pouvait compter. Et elle était aussi une femme amoureuse. Tellement amoureuse qu’elle avait l’impression d’être seulement la moitié d’elle-même sans pouvoir poser ses yeux foncés sur le beau visage du Prince de l’Est. Amoureuse, oui. Trop peut être.

Elle se demanda brièvement si elle n’avait pas fait trop d’absurdités pour le coup. Le gifler, puis l’embrasser, est ce que ce n’était pas un peu trop contradictoire pour être accepté ? De surcroît, la gifle n’était… Pas justifiée. Elle-même ne comprenait pas très bien pourquoi elle avait ainsi fait claquer sa main sur la joue royale d’Ankou. Peut être… Qu’elle agissait comme elle l’avait dit, tout simplement. Il était clair qu’Ankou s’était comporté de manière particulièrement vicieuse. Prévenir avec un sourire bienveillant qu’il y’a un risque pour qu’on fasse souffrir quelqu’un, et quasiment l’instant d’après, faire souffrir exprès la dite personne probablement pour la tester, c’était vicieux quoi qu’on en dise. Donc oui, elle pensait qu’il était particulièrement vicieux comme garçon. Mais ça n’était pas vraiment nouveau. Annahita avait souvent exagéré ce trait de caractère quand elle parlait à Samyra de son frère jumeau. Elle disait qu’il était tellement professionnel de ce genre de coup bas…. Qu’il était lâche aussi. Samyra ne savait pas trop quoi penser maintenant. Ankou n’était pas l’espèce d’ordure inutile qu’Annahita se plaisait à lui dépeindre tout le temps, ça c’était sûr. Il avait aussi des bons cotés, aucun doute là-dessus. Pourtant, malgré ces bons cotés, Ankou l’avait fait souffrir. C’était stupide de dire le contraire. Elle avait souffert par sa faute. Elle avait presque perdu l’amitié d’Annahita, sa meilleure amie. Pourtant… Pourtant comme elle l’avait dit, son cœur l’aimait encore. Elle aimait Ankou, désespérément. Alors oui, elle était venue et pas dans l’optique de le tuer ou de mettre un terme à leur relation. Mais avec l’idée de prendre une assurance à son tour.

« Bien...Ça voulait dire que tu penses que je suis un monstre, mais que tu m'aimes malgré tout? Ça fait mal, tu sais. »

La jeune femme reposa ses yeux marrons sur Ankou, le fixant avec un air mélangé entre la colère, la soumission et d’un autre coté, l’amusement. Il faut quand même souligner que la colère était fort présente, qu’il ne s’attende pas à ce qu’elle lui tombe dans les bras comme ça. En tout cas, il n’avait pas tort pour son analyse. Elle pensait effectivement qu’il était un monstre, mais elle était bien toujours amoureuse de lui. Quand à sa remarque sur la douleur, elle n’en avait sincèrement rien à faire. Ca fait mal ? Elle allait lui faire perdre son meilleur ami en lui révélant un amour secret passionné, il allait comprendre ce qui faisait mal. Elle aurait préféré une gifle plutôt que la conversation sèche avec Annahita. Mille gifles même.

« Je suis vraiment désolé. J'aurais du réfléchir plus avant d'envoyer cette lettre. Enfin, comme c'est une habitude chez moi de tout regretter...On s'y fait, à la longue. Sache seulement que je ne voulais en aucun cas piétiner tes sentiments, ni te faire du mal. Je voulais simplement...Oh, tu vas trouver cela stupide. Je voulais une preuve que ce que tu disais était vrai. Si tu es revenue, après ce que je t'ai fait, c'est que tu dois tout de même tenir à moi, non? »

Elle poussa un léger soupir, parvenant avec un peu de difficulté à soutenir son regard. Il lui tendit la main, avec un sourire, demandant si elle lui en voulait vraiment autant que ça. Elle fronca les sourcils, peu encline à de la tendresse relative pour l’instant. Elle regarda sa main, ne sachant pas vraiment quoi faire. Lui prendre la main aurait signifié un pardon total pour lui. Aurait signifié le fait qu’il pourrait profiter d’elle autant qu’il le souhaitait. Elle ne voulait pas encore s’offrir à lui. Elle voulait d’abord qu’il fasse quelque chose. Mais elle ne pouvait pas non plus laisser sa main ballante ainsi. Elle était amoureuse de lui, c’était un fait. Et là, il lui offrait une opportunité en or de ne pas être un simple coup du soir. C’était peut être l’opportunité de devenir enfin sa vraie petite amie. Et ça, rien n’aurait plus fait plaisir à Samyra. Mais avant d’accepter, elle devait elle aussi… S’assurer. Il avait voulu une preuve, elle pouvait comprendre. Mais entre eux deux, celle qui avait besoin d’une preuve, elle estimait plutôt que c’était elle. Aussi le regarda t’elle avant d’afficher une moue un peu plus conciliante qu’avant, mais gardant un regard chargé de colère. Mais de la colère plus gentille, plus douce. Comme si elle lui en voulait seulement d’être resté trop longtemps aux toilettes plutôt que de lui avoir en quelque sortes brisé le cœur. Ah… L’amour c’était vraiment trop puissant pour elle.

« Je t’aime. Finit-elle par lui dire en le regardant droit dans les yeux, les bras croisés sur sa poitrine. Mon cœur est à toi, et je ne peux pas le récupérer. En plus tu m’avais prévenue que tu pourrais me faire du mal, et j’ai accepté. Je ne peux pas t’en vouloir. Je ne peux pas ne pas te pardonner. Tu n’as… Rien fait de mal, au sens strict du terme. »

Elle poussa un autre soupir, détachant doucement sa lame circulaire de son dos pour la tendre par le manche à Ankou. Non, elle ne pouvait pas prendre sa main, mais elle avait d’abord quelque chose à faire dans la crypte. Quelque chose de très important. Elle attendit qu’il prenne l’arme. Il n’avait aucune raison d’avoir peur, elle n’avait eu aucune intention de le frapper, et sa manière de dégainer son arme était ressemblante à la manière qu’elle avait eu d’ouvrir la porte du château. Elle lui tendit son arme bien aimée, attendit qu’il la prenne, puis détacha un bouquet de fleurs funéraires. Elle les plaça entre ses mains, puis le fixa de nouveau. D’un air cette fois ci plus sérieux et solennel.

« Je dois aller donner ça à tes parents. Quand je reviens, je veux savoir si mes sentiments… Sont partagés. Je ne te demande pas de m’aimer, mais je veux savoir si j’ai vraiment mes chances avec toi. Pour m’aimer, plus tard. Je veux un engagement. Réfléchis-y. »

Sans lui laisser le temps de répondre à cette question, elle le dépassa pour s’enfoncer dans la crypte un peu plus loin, dans le but d’aller déposer ses fleurs aux époux Della’Morte. Oui, elle respectait ces deux personnes, elle avait aussi pensé à eux. Elle avait fait la promesse de se recueillir régulièrement sur la tombe des parents d’Annahita et d’Ankou, elle tiendrait parole. Restait à Ankou de décider si aujourd’hui, elle ne ferait que se recueillir… Ou bien plus encore. En sortant, elle attendait une réponse. Il avait eu le temps de réfléchir. Forcément.

[J'espère que tes résultats se passeront mieux que cet horrible post. Je l'aime mais alors pas du tout. Désolé.><']
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MessageSujet: Re: Come as you are.{Samyra [...].XD}   Mar 6 Sep - 4:29

Est-ce qu'il était méchant? Ankou ne se considérait pas comme un horrible personnage, mais il était vrai qu'il lui arrivait parfois de déraper, le plus souvent sans s'en rendre compte. Après tout, comment aurait-il pu deviner que tel ou tel sujet chez telle ou telle personne était sensible? Il n'était pas plus devin qu'un autre, il n'avait aucun moyen de savoir. Et faire la conversation en se demandant ce qui pourrait choquer son interlocuteur, c'était s'interdire de parler librement! Alors même s'il faisait attention à ce qu'il disait, parfois, il abordait un sujet qu'il ne fallait pas, et continuait sans s'en apercevoir. Certaines fois aussi il était méchant de son plein gré, mais pour cela, il fallait que la cible de sa colère l'ait réellement contrarié! Il n'était pas un adepte de la méchanceté gratuite, en aucun cas. Il n'était ni sadique, ni vicieux. Il n'aimait pas faire du mal aux autres juste pour se faire plaisir (ou en tout cas pas à ceux qu'il aime bien...Je vous laisse réfléchir là-dessus). S'il avait envoyé une lettre à Annahita, ça n'avait nullement été dans l'intention de faire souffrir Samyra, ô grand jamais! Il aimait bien la Neko aux cheveux blonds, aussi bien que le peu qu'ils s'étaient vu pouvait le permettre. Mais...Enfin, elle arrivait, lui disait qu'elle l'aimait, et voulait qu'il l'aime en retour. Qu'était-il censé penser de tout cela? Il ne se serait jamais permis de se mettre en danger pour un mensonge, ça non. Il n'y avait pas que les filles qui avaient besoin de s'assurer de la sincérité de leur compagnon: Ça pouvait aller dans l'autre sens. Aussi mignonne qu'elle pouvait être, Ankou devinait Samyra capables de bien des mensonges. Et rien ne lui disait encore qu'il n'était pas la cible d'un de ses mensonges.

Elle était l'ennemie. Ses oreilles, sa queue et ses yeux fendus ne cessaient de le lui rappeler, le faisant se sentir coupable de ses agissements. Eh oui, il avait une conscience...Et qui le titillait bien trop souvent, ces temps-ci.

« Je t’aime. Mon cœur est à toi, et je ne peux pas le récupérer. En plus tu m’avais prévenue que tu pourrais me faire du mal, et j’ai accepté. Je ne peux pas t’en vouloir. Je ne peux pas ne pas te pardonner. Tu n’as… Rien fait de mal, au sens strict du terme. »

Ankou nota que, même si la colère brillait toujours dans les yeux bruns de Samyra, elle semblait s'être sensiblement atténuée. Cela ne le rassura pas pour autant, car elle n'avait pas vraiment l'air de vouloir lui pardonner. Elle l'avait dit elle-même, elle ne pouvait pas lui pardonner. Et pourtant, il n'avait rien fait de mal, toujours selon ses propres mots. Ah, Ankou savait qu'il n'aurait jamais du écrire cette maudite lettre et l'envoyer, mais que pouvait-il y faire, à présent? Cependant, se dit-il avec une soudaine détermination, il n'allait pas la laisser se fâcher de la sorte. Si elle pensait qu'elle ne devrait pas lui en vouloir, soit. Qu'elle ne lui en veuille plus. C'était aussi simple que ça, non?

Il était désolé pour ce qu'elle avait du endurer par sa faute. Mais elle n'était pas la seule victime ici; C'était trop facile d'afficher un sourire quand on paraissait aussi jolie et inoffensive qu'elle et penser qu'on la croirait sans poser de questions. Lui, il se posait des questions. Haussant un sourcil lorsqu'elle lui tendit sa larme circulaire, il l'attrapa sans mot dire. Hm?

« Je dois aller donner ça à tes parents. Quand je reviens, je veux savoir si mes sentiments… Sont partagés. Je ne te demande pas de m’aimer, mais je veux savoir si j’ai vraiment mes chances avec toi. Pour m’aimer, plus tard. Je veux un engagement. Réfléchis-y. »

Le prince aux cheveux blancs la regarda le dépasser et se diriger vers la crique, toujours sans rien dire. Une fois que Samyra fut hors de vue, il poussa un profond soupir levant les yeux vers le plafond richement décoré. Un lustre pendait encore là, sa beauté gâché par la poussière qui s'y était accumulé au fil des ans, le ternissant à un tel point qu'il était difficile de s'imaginer sa splendeur des temps passés. Ankou faillit rire à ses propres pensées, se trouvant ridicule. Allons...Les temps passés, c'était il y avait à peine six ans. Si proche et si loin à la fois. Cet endroit, dans lequel il avait auparavant joué et rit était maintenant la dernière demeure de ses parents. Il n'était pas encore temps pour lui de leur apporter des fleurs. Dans deux semaines, il reviendrait avec un bouquet, mais pas avant. Il en déposait tous les mois, et ne dérogerait jamais à cette habitude. En cela, il enviait plutôt Annahita, qui avait la force de se passer de ces visites. Elle, elle avait su faire face à leur mort. Pas lui. Dieu savait qu'il s'était juré de le faire, pourtant. Mais on ne change pas un homme en quelques années, n'est-ce pas? Pas entièrement, en tout cas. Il était toujours le même, juste un peu plus abîmé qu'auparavant.

Jetant la lame circulaire en l'air avec humeur, il la rattrapa habilement avant qu'elle ne touche le sol, et réitéra le geste une nouvelle fois. Samyra ne lui rendait pas la vie plus facile, c'était certain! Quand bien même, il était ici, et ce n'était pas rien. Il risquait sa réputation pour elle, elle aurait du lui en être un minimum reconnaissante, non? Songea-t-il avec ironie.

« Les femmes sont décidément trop compliquées. » Conclut le jeune homme à haute voix, avant de lancer la lame circulaire un peu plus haut que les fois précédentes. Il attendit, prêt à la réceptionner, mais elle ne revint pas dans sa main. Intrigué, il fronça les sourcils, regardant autour de lui à la recherche de l'arme de la chef des Neko. Il ne l'aperçut pas. Alors qu'il restait là, médusé, à se demander où elle avait bien pu passer, un craquement sinistre lui fit lever la tête. Ses yeux s'ouvrirent en grand, et il laissa échapper un petit 'Oups'. Là-haut, pendue dans un équilibre précaire au lustre, la lame circulaire se balançait tranquillement, insensible à son désarroi. Ah, c'était clair, Samyra allait l'adorer, maintenant! En plus de l'avoir fait se faire réprimander par Annahita, voilà qu'il pendait son arme chérie au lustre. Quel grand charmeur il faisait...Ankou laissa s'échapper un juron poli, jetant un coup d'œil en direction du couloir par lequel Samyra reviendrait sous peu.

Il allait se faire écharper, c'était sûr. Pendre, étrangler, que savait-il encore...Et le pire, c'était qu'il ne savait même pas comment il avait fait pour l'envoyer jusque là. C'était sacrément haut, tout de même. Sans doute avait-il mit trop de force dans son lancer sans s'en rendre compte. Aaaah...Songeant à ce qu'il allait pouvoir dire à Samyra, un regard ennuyé tourné vers le plafond, il attendit que la demoiselle aux yeux marrons réapparaisse. Sérieusement, quel maladroit il faisait!


[LA LAME DANS LE LUUUSTRE!XD]

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MessageSujet: Re: Come as you are.{Samyra [...].XD}   Mar 6 Sep - 4:31

{As you were, As I want you to be. As a friend, As a friend, As an old enemy~♪}

Une mauvaise idée. Tout simplement.

Et quand il disait ça, il parlait de cette brillante poussée de curiosité qui l'avait mené à écouter aux portes, bien entendu ; pour ce qui était du reste, ce n'était pas ses initiatives et il ne comptait pas juger de leur pertinence. Tout ce qu'il savait, c'était qu'il n'aurait jamais dû écouter aux portes. Ça, c'était un fait. Il en était sûr, convaincu, il ne le referait jamais. Maintenant il se retrouvait embarqué dans une histoire qu'il n'aimait qu'à moitié, et pas moyen de faire marche arrière. D'accord, il aimait se sentir impliqué dans tout et n'importe quoi. Ou plutôt, il détestait ne pas tout savoir. Mais là, il n'était plus trop sûr de vouloir être impliqué dans tout ça ; ça lui semblait bien compliqué, et pas forcément très intéressant. Il était Brigadier, savait se battre à la perfection, n'hésitait pas à prendre des risques et voulait participer dans tout ce qui pouvait avoir de l'importance à l'échelle du Royaume. Il se considérait comme quelqu'un d'important, oui. De confiance, aucun doute là-dessus non plus. Il n'aurait jamais été révéler de quelconques secrets, et savait tenir sa langue quand il devait la tenir. Donc ça ne l'étonnait vraiment pas que la Princesse ait décidé de faire appel à lui, parce qu'après tout, il était certainement le plus qualifié pour cela. Aucun doute là-dessus, quelqu'un d'autre que lui aurait moins bien fait. Point. Ce n'était sûrement pas parce qu'il avait écouté aux portes, bien entendu. Évidemment.

Dans tous les cas, il devait suivre Samyra Alcantha.

Nul besoin de dire que ça ne lui avait pas plut, évidemment. Mais, paraissait-il, il n'avait pas le droit de contredire les ordres de la Princesse. Pas qu'il en ait vraiment envie non plus. Il avait fini par accepter – puisque de toute façon il n'avait pas le choix, autant le faire de lui même – et avait regardé la lettre qu'elle lui avait donné d'un air suspicieux. Il n'avait pas arrêté de la regarder d'un drôle d'air, en fait. D'accord, il ne devait pas l'ouvrir, mais ça le titillait sérieusement, mine de rien. C'était exactement comme lui donner un paquet et lui ordonner de ne pas l'ouvrir! Donc, en un mot : frustrant. Et puis elle aurait au moins pu lui dire à qui la donner, ça l'aurait aidé. Cela dit, d'après elle, il saurait tout de suite à qui il devait la remettre. Il espérait franchement qu'elle avait raison, parce que là, il commençait sérieusement à en douter. Ou plutôt il en doutait depuis qu'il avait entrepris de suivre la chef de son Clan. Il ne voyait pas bien ce qu'elle allait faire, ni où elle allait, mais il ne voyait pas ce que ça pouvait avoir à faire avec Annahita. Elle avait rendez-vous avec quelqu'un d'important, peut-être? Ou bien elle allait faire quelque chose de 'top-secret'? Nul doute que c'était en rapport avec le peu de conversation qu'il avait épié, mais ça ne l'aidait franchement pas. Les mots qu'il avait intercepté n'avaient pas eu de sens au moment où il les avait entendus, et n'en avaient pas plus eu les fois où il y avait repensé. Il n'y comprenait strictement rien. Et ça aussi, c'était frustrant. En somme, il était de mauvaise humeur. Et craignait que la Neko aux cheveux clairs ne le prenne très mal, quand elle allait se rendre compte qu'il l'avait suivie. Ce qui ne le rassurait pas plus que cela, étrangement.

Heureusement pour lui, s'il était un guerrier émérite connu pour son franc-parler et son manque de délicatesse, il savait aussi se faire extrêmement discret. Il était agile, rapide, pouvait se déplacer silencieusement et se placer là où il savait qu'on ne le verrait ni ne l'entendrait pas. C'était une question d'habitude. Cela voulait parfois dire se trouver à quelques mètres seulement de la 'cible', et parfois tout bonnement la perdre de vue pour ne pas se faire repérer. Il ne pensait pas s'être mal débrouillé, franchement. Preuve en était que, jusque là, elle ne l'avait pas remarqué. Non pas que ce soit étonnant ou inquiétant ; lui-même, si quelqu'un de suffisamment habile l'avait suivi, ne s'en serait certainement pas rendu compte. Le tout était de ne jamais être sans défense, point. Et s'il avait été un ennemi voulant la tuer, il était certain que Samyra Alcantha ne se serait pas fait avoir. S'il avait soudainement fondu sur elle, aucun doute qu'elle aurait su se mettre en garde avant qu'il ne puisse la blesser. Mais ce n'était pas tant la question. La suivre, ça ne l'inquiétait pas. Il savait qu'il en était capable, et que ça ne poserait pas de problème majeur. Ce qui l'énervait, c'était cette fichue lettre. S'il s'était écouté, il l'aurait lue ; mais par respect, il ne le fit pas. Enfin, pour l'instant, il ne le faisait pas. S'il devait la donner à quelqu'un, pour qu'elle garde son poids et sa crédibilité, mieux valait qu'elle reste correctement scellée.

Resté suffisamment en retrait pour être hors de vue, le Brigadier fronça les sourcils. Ça faisait un moment qu'il s'en doutait, mais là le doute n'était plus possible : ils se rendaient à l'Ancien château. D'où sa surprise. Ou sa perplexité. Qu'est-ce qu'elle pouvait bien venir faire là, au juste? Annahita ne lui aurait pas demandé de la suivre pour vérifier qu'elle se contentait de poser des fleurs, et non de saccager la tombe de ses parents, n'est-ce pas? Et puis à qui aurait-il donné la lettre? Aux tombes? Bien sûr, ça coulait de source. C'était tellement ridicule qu'il cessa d'y penser, et soupira en silence. Il avait la désagréable impression de perdre son temps et rien d'autre, et commençait à sérieusement douter de la sincérité d'Annahita. Peut-être que c'était une sorte de punition, le forcer à crapahuter sans raison toute la journée, hm? Il la voyait mal faire quelque chose d'aussi puéril, mais il était agacé et en avait marre de suivre quelqu'un juste pour le plaisir de suivre quelqu'un. Surtout que, très franchement, ça n'avait rien d'amusant.

Jensen descendit prudemment de son perchoir quand la Neko aux cheveux blonds pénétra à l'intérieur du bâtiment, et s'approcha prudemment. Si le but était de l'escorter pour qu'elle aille déposer des fleurs, il aurait vraiment totalement perdu sa journée. A moins que la jeune femme aux cheveux blancs ne pensait qu'elle allait faire autre chose, et que finalement elle avait changé ses plans? Ça aurait bien été sa veine, franchement. Il jeta un coup d'œil méfiant à un cheval, attaché un peu plus loin, et tendit l'oreille quand il entendit des voix résonner à l'intérieur du Hall. Ah. Donc il y avait quelqu'un d'autre. Il imaginait bien que ce cheval n'était pas venu là tout seul, mais qui sait ; il n'avait jamais vu l'intérêt que portaient les humains à ces sales bêtes. La première voix, familière, était celle de Samyra Alcantha. La deuxième, en revanche, ne lui disait pas grand chose. Il se pencha doucement, aussi discret qu'à l'accoutumée, et chercha un angle duquel il pourrait voir sans être vu. Une fois que ce fut fait il plissa les yeux, avant d'au contraire les écarquiller.
D'accord. D'accord.
Son premier réflexe fut de reculer prudemment. Le second fut de faire une grimace. Le troisième fut de se frapper la tête contre un mur. Enfin, il ne le fit pas, mais ce n'est pas l'envie qui lui en manquait, et ça aurait eu le mérite de l'aider à faire le vide dans son esprit. Il espéra s'être trompé ; écouta quelques instants, et sut que ce n'était pas le cas.

De quoi il se plaignait, hein? Au moins il savait à qui il devait donner la lettre accrochée à sa ceinture, maintenant. Aucun problème.

Il se demanda s'il devait rentrer et annoncer sa présence tout de suite, ou attendre un peu avant de se faire ; finalement, il choisit la deuxième option. Ne serait-ce que le temps de se calmer et de retrouver un point de vue plus clair sur la situation – qui ne l'était vraiment, mais alors vraiment pas. Et, sur le coup, la seule pensée concrète qui lui vint à l'esprit fut qu'il ne s'en remettrait jamais. Maintenant, les quelques mots qu'il avait entendu de l'échange entre les deux jeunes femmes prenaient du sens, tout autant que sa propre présence ici. Comment était-il censé réagir face à ça, au juste?

A défaut de savoir quoi faire, le Brigadier jeta un nouveau regard noir au cheval. Puis il haussa les sourcils, et se dirigea doucement vers la monture. Celle du Prince, sans doute, non? Ça méritait de jeter au moins un coup d'œil. Il pesta contre la nature dans son intégralité quand cette sale bête se mit à hennir, et se demanda dans quelle mesure il ne pouvait pas tout simplement l'abattre. Il ne le fit finalement pas, sans savoir vraiment ce qui l'en empêchait pour autant, et un sourire mauvais se dessina sur son visage pâle. Tiens. En voilà, une belle épée! Il tira sur le harnais du cheval pour le tenir tranquille, sans se préoccuper de ses piaffements inquiets, et décrocha purement et simplement l'arme de la selle.

Hm. Il pourrait peut-être la ramener à Annahita, histoire de lui prouver qu'il avait bien croisé son cher frère?

{PWND!}


Dernière édition par Jensen Vycilinski le Ven 23 Déc - 19:07, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Come as you are.{Samyra [...].XD}   Mer 7 Sep - 3:49

Elle descendit les marches avec prudence. La lumière se faisait rare dans la crypte du château, et pour cause…. L’unique source qui aurait pu éclairer les lieux était le soleil qui brillait à l’extérieur. Mais il était évident que cette lumière ne pourrait pas pénétrer aussi loin dans les profondeurs du bâtiment…. C’était aussi pour ça que Samyra avait prévu, comme à chaque fois qu’elle venait ici, de quoi allumer une flamme. Pas besoin de torche ou de chandelle pour la simple et bonne raison qu’il y’en avait dans la dite crypte. Elle en avait déposée les premières fois où elle était venue, et les avaient éteintes avant de repartir. Prit ainsi, il n’y avait aucune raison d’en apporter plus, vu qu’elle les avait laissés sur place. Et puis de toutes manières, puisqu’elle était une Neko elle disposait d’une vision largement accrue. En fait, elle y voyait même dans le noir. Bon, après elle devait quand même allumer un peu de lumière, ne serait-ce que par respect pour les morts ici présents. Dans un sens, peut être qu’elle leur manquait de respect justement, en allumant ainsi la lumière ? Peut être…. Mais elle ne croyait pas vraiment ça. Pour elle, allumer les lumières voulait justement dire que quelqu’un était venu, quelqu’un venait leur rendre visite. Alors…. Elle allumait quand même les flammes pour éclairer la pièce. Et puis, même si elle pouvait voir dans l’obscurité, ces flammes qui éclairaient les lieux avaient quelque chose qu’elle n’aurait sût expliquer. Quelque chose qui la poussait à déposer les fleurs avec le plus de respect possible. Elle s’avança vers la tombe des époux Della’Morte, s’inclina respectueusement devant la sculpture qui lui faisait face. Puis elle commença à prier. Dans sa propre langue, pour commencer. Célébrant ainsi un rituel similaire à celui qu’elle accomplissait pour sa mère de façon tout aussi mensuelle. Et qu’elle accomplissait également pour son frère. Le rituel funéraire des Nekos. Elle savait que cela n’avait peut être aucune valeur pour des morts humains, mais pour elle ça en avait. Et puis de toutes manières, elle n’avait pas terminé. Après avoir terminé de leur adresser ses prières en Neko, elle joignit ses mains pour leur transmettre ses prières cette fois ci en langage humain. Comme à chaque fois qu’elle venait ici, par soucis de se faire comprendre par les morts (ce qui était un peu ridicule, mais elle n’allait pas non plus chipoter) elle priait en langue humaine, et selon les rites humains qu’elle avait apprit pour l’occasion.

Julius et Amélia Della’Morte. Votre fils va bien. Il m’a fait souffrir mais m’avait prévenu à ce sujet. Je ne lui en veux pas, je suis juste en colère que notre relation ait déjà des problèmes alors même qu’elle n’existe pas encore. Votre fille va bien aussi. Je lui ai causé du souci en tombant amoureuse de son frère maintenant qu’elle l’a apprit. Notre relation ne sera probablement plus vraiment la même maintenant, mais je veux que vous sachiez que je la respecte et l’aime toujours énormément. J’espère que vous m’aiderez à réaliser le bonheur de vos deux merveilleux enfants, car chacun d’entre eux compte énormément pour moi également. Maintenant… Au revoir.

Voilà à peu près ce qu’elle leur avait dit durant sa prière en humain. Elle n’avait pas jugé nécessaire de répéter ce discours dans la langue Neko, de une parce qu’il était peu probable que les époux Della’Morte maîtrisent la langue brutale du nord, que ce soit de leur vivant ou depuis leur mort, et de deux parce qu’il était assez inutile de son propre avis de répéter deux fois la même chose dans une langue différente. Perte de temps, et du temps elle devait avouer qu’elle n’en avait pas autant qu’elle l’aurait souhaité. Elle devait retourner en haut, pour s’expliquer avec Ankou. Elle devait lui parler…. Après tout, il l’avait blessée. Et même si dans les faits, il n’avait rien fait de mal particulièrement, elle… Devait parler avec lui. La gifle de tout à l’heure l’avait assez calmée tout de même. Pour le coup, elle n’avait nullement l’intention d’être violente avec le prince de l’Est. Non, elle voulait juste quelques explications de sa part…. Quoi qu’elle en avait déjà eu, non ? Alors elle avait besoin de lui dire ce qu’elle en pensait, non ? Il voulait savoir si elle était vraiment amoureuse de lui, non ? C’était ce qu’il lui avait dit il y’a quelques instants quand elle n’était pas encore dans la crypte…. Avait-il vraiment besoin de plus de preuves ? Elle ne voyait pas vraiment pourquoi… Mais dans un sens elle comprenait. Pour faire simple, disons que son cœur ne comprenait pas pourquoi Ankou doutait d’elle, alors que son cerveau lui, était parfaitement conscient de la raison du doute d’Ankou.Ca coulait de source, même. Elle était la chef du clan de Nekos Alcantha… Il n’avait aucune raison de la croire. Il aurait même mieux fait de considérer ses dires comme des mensonges destinés à le perturber. Elle comprenait ça, mais n’avait absolument pas envie de l’intégrer. Pour la simple et bonne raison qu’elle était amoureuse de lui. Elle voulait croire qu’il pouvait l’aimer en retour, c’était tout simple. Pourtant, elle n’arrivait pas à le croire complètement. Encore une fois, son cœur et son cerveau étaient en totale contradiction. L’un voulait passer le reste de sa vie avec Ankou à ses cotés, l’autre lui hurlait de tenter de faire prisonnier le prince pour essayer de racheter ses fautes auprès d’Annahita et de tout son clan. Le seul compromis trouvé pour l’instant consistait à agir comme simplement une jeune fille amoureuse. Ne rien dire à propos du clan. Ne rien dire à propos du pays. Être juste Samyra, et peu importait son nom de famille. Une jeune fille banale amoureuse d’un prince qui avait une chance de lui rendre son amour. Ne pas être une Alcantha… Solution lâche, mais il n’en existait pourtant aucune autre.

C’est en poussant un petit soupir de dépit que Samyra remonta les escaliers en utilisant sa vision nyctalope pour ne faire aucun faux pas. Elle entendit un juron depuis le hall. Fronçant les sourcils, la jeune chef de clan continua à avancer en direction du hall pour y trouver Ankou qui regardait maintenant dans sa direction. Eh bien quoi ? Qu’est ce qu’il avait exactement ? Il s’était passé quelque chose ? Un léger grincement attira l’attention de la jeune fille aux yeux marron. Elle leva le nez vers le plafond de la salle, vers le lustre situé au milieu de ce dernier pour être précis. Ce qu’elle y vit la plongea dans un état qu’elle n’aurait pas vraiment sût décrire avec des mots.

Son arme. La roue de la fortune, son arme à laquelle elle tenait énormément… Etait pendue là, comme une vulgaire boule qu’utilise les radiesthésistes. Elle cligna des yeux deux ou trois fois à fixer son arme chérie, qui continuait de doucement se balancer dans un équilibre fragile, mais qui tenait encore pour le moment. Puis elle reposa ses yeux marron sur le prince de l’Est, lequel semblait afficher un air assez… Pitoyable. Oh, il n’était pas idiot, il avait certainement compris ce qui l’attendait. Samyra se mordit la lèvre inférieure, avant de sourire. Sourire, certes, mais d’une manière tellement crispée qu’on aurait put croire qu’elle allait pourfendre une montagne en deux. Pointant un doigt rageur vers le haut de la pièce, elle parla d’une voix qu’elle espérait calme, mais qui de toute évidence avait d’énormes accents de colère contenue.

« Va la chercher. Tout de suite. »

Son corps tremblait. D’habitude, quand Samyra Alcantha tremble en présence d’Ankou Della’Morte, c’était parce qu’elle était si folle de lui qu’elle en perdait un peu ses moyens. Pour le coup, la différence était énorme. Elle lui en voulait d’avoir fait ça. Lui en voulait vraiment. Mais d’un autre coté, elle était heureuse. Ils avaient une vraie conversation. Comme… Un vrai couple.
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MessageSujet: Re: Come as you are.{Samyra [...].XD}   Mer 21 Sep - 22:53

Parti comme il l'était, Ankou n'aurait plus du tout à se préoccuper de son avenir, pour la simple et bonne raison qu'il n'en aurait plus. Il passa un moment à regarder l'arme de Samyra doucement se balancer dans le vide, accrochée au lustre, et il fut partagé entre la peur et l'amusement. Bon, il avouait, la situation ne lui aurait pas parue le moins du moins comique si c'était son arme qui s'était retrouvée là-haut, mais tout de même! Malgré la peur qu'il ressentait à l'idée de se faire 'réprimander' par son amie aux cheveux blonds suite à son petit lancer maladroit, il tentait de relativiser. Elle lui avait donné son arme, et bien qu'il aurait pu rester sagement là à l'attendre sans rien faire, il aurait aussi pu définitivement l'égarer, ou n'importe quoi de ce goût là. Après tout, cette arme représentait pour lui un grand danger, si jamais Samyra décidait de le hacher menue plutôt que lui pardonner son geste et lui donner une deuxième chance. La cacher lui aurait permis de se soulager d'un poids qui pesait sur lui. Enfin! Dans les faits, il était tout de même en tort, et ne pensait pas que Samyra allait lui pardonner s'il se mettait à énoncer toutes les choses bien pires qu'il aurait pu faire à son arme. Réfléchissant, le Prince aux yeux grenats évalua la distance qui le séparait de l'arme, et en conclut rapidement qu'il était inutile de tenter de la décrocher; Elle était suspendue trop haut, hors de sa portée. Il du se retenir de pousser un nouveau juron, et à la place, laissa s'échapper un profond soupir. Ankou avait vraiment l'impression de rater tout ce qu'il entreprenait, et cette fois-ci ne faisait pas exception. Si Samyra le détestait à cause de sa maladresse, il s'en voudrait toute sa vie.

D'ailleurs, en parlant du loup...Ankou posa ses yeux sur la Neko aux yeux bruns juste au moment où cette dernière passait le pas de la porte. Elle lui lança un regard interrogateur, mais un grincement lui fit lever les yeux avant qu'il ait eu le temps de pouvoir lui dire quoi que ce soit. Le jeune homme afficha un air franchement désolé lorsqu'elle daigna de nouveau poser ses yeux sur lui, et hésita à reculer vers la sortie lorsqu'elle lui sourit. D'accord, il aimait beaucoup voir Samyra sourire, parce que ça lui donnait l'air encore plus jolie, mais là, c'était juste effrayant. On aurait dit qu'elle voulait proprement et simplement le couper en deux -hypothèse qu'Ankou ne mit pas de côté, savait-on jamais.

« Va la chercher. Tout de suite. »

Elle aurait pu lui dire qu'elle allait l'annihiler s'il ne le faisait pas qu'elle n'en aurait pas eut l'air moins terrifiante. Ankou promena son regard de la lame à sa propriétaire, cherchant quoi dire. Aller la chercher, aller la chercher...C'était facile à dire! Le garçon au cheveux blancs finit par hausser les épaules, la mine toujours désolée. Il ne faisait pas trois mètres de haut, il n'en était pas capable. Et même debout sur son fidèle destrier, il n'y serait pas parvenu. Encore fallait-il qu'il réussisse à tenir debout sur cette jument de malheur! Yaïna n'était pas farouche, mais avait l'air vicieuse, comme tous les chevaux de ce monde. D'ailleurs, en parlant d'elle, il pensait bien l'avoir entendu hennir, mais il n'y avait pas prêté grande attention, tout occupé qu'il était par ses jours qui risquaient de brusquement être écourtés. Au moins, s'il mourrait, ce serait de la main d'une belle jeune fille, ce qui était autrement plus plaisant.

« Je voudrais bien, crois moi, mais je n'arriverais jamais à l'atteindre. Je pense qu'il va falloir atteindre qu'elle...Qu'elle descende d'elle-même. »

La lame circulaire, jugea Ankou après un bref examen, n'était pas fermement accrochée au lustre. Si elle continuait de se balancer de la sorte, elle allait finir par se décrocher un jour ou l'autre. Enfin, il espérait que ça se compterait plus en minutes, sinon, il était dans de beaux draps! Ils étaient dans de beaux draps, se rectifia-t-il. Il imaginait bien que Samyra ne consentirait pas à repartir sans son arme. Lui-même aurait refusé de quitter les lieux sans la sienne, alors...Il poussa un soupir, se tournant vers Samyra, sans pour autant se rapprocher d'elle. Il ne savait pas si elle serait très réceptive à sa présence après ce qui venait de se passer, aussi préféra-t-il ne pas tenter le diable.

« Je n'ai vraiment pas fait exprès, fit Ankou, avec le besoin pressant et soudain de se justifier, je l'ai maladroitement lancée et elle a atterrie là-haut. Je ne pensais pas l'envoyer si fort. Je sais que le mal est fait et que me justifier n'y changera rien, mais ce n'était pas volontaire. »

Il cessa de sourire en prononçant ces mots, pour afficher une mine plus sérieuse. Il n'avait pas fait exprès, c'était vrai. Il maudit sa malchance à voix basse, se demandant quoi faire, à présent. Si Samyra insistait pour qu'il aille chercher sa lame, il ne saurait pas répondre à ses attentes, bien qu'il en serait profondément désolé, une fois encore. Osant un regard vers sa compagne, qu'il ne savait plus trop comment qualifier ces temps-ci, il se prit à se sentir ridicule d'avoir peur d'elle. Elle était petite, menue et jolie. Et ses oreilles de chat n'ajoutaient guère de crédibilité à son personnage. Vraiment, si Ankou ne connaissait pas les Neko et tous les ravages qu'ils étaient capables de faire, s'il ne savait pas qu'ils n'étaient jamais désarmés grâce à leurs griffes, alors il aurait pu prendre Samyra pour une petite créature inoffensive. Parfois, il désirait tellement l'ignorance que ça lui faisait mal.

[Samyra et Jensen ont tous les deux 90 messages. On fera la fête quand ils arriveront à 100.8D]

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MessageSujet: Re: Come as you are.{Samyra [...].XD}   Lun 31 Oct - 20:53

{Jensen is oh so lovely~♥ Je l'adore trop.Et il en a 92, maintenant, il est trop fort!8D

Je suis en retard, désoléééé. Alors vous allez devoir vous bouger le trognon pour compenser. Qu'on fasse avancer les choses, ce serait bien. o/}

Les grommellements qui sortaient de la bouche de Jensen était aussi inaudibles qu'ils étaient incompréhensibles, mais cela ne l'empêcha pas de continuer. Il n'avait jamais été un garçon patient, ni quelqu'un de particulièrement compréhensif. Il préférait frapper plutôt que discuter, et comptait bien plus sur la force de sa lame que l'éventuelle capacité de son adversaire à raisonner. Raison pour laquelle, en ce moment même, il était excédé à un point inimaginable. Ne pas faire de bruit tant qu'il ne voulait pas se montrer, ne pas envoyer son poing dans un mur, ne pas tuer ce cheval à grand coup de hache. La dernière option lui aurait tout particulièrement plut, mais des trois c'était celle qui était la plus irréalisable. Remarque, ça aurait sûrement posé de gros soucis à son propriétaire. Comment aurait-il fait pour rentrer, si sa jolie jument avait eu une jambe en moins? Aaaaw. Ça aurait été compliqué, non? Il jeta un regard torve à la bête qui piétinait à côté de lui, à l'évidence peu rassurée. Qu'elle s'inquiète, oui : elle avait de quoi, cette saleté. S'il avait pu, il en aurait fait des tranches et aurait allumé un feu pour la manger. Et il allait de soi que ça ne l'aurait pas plus chagriné de tuer ce cheval que de tuer un animal sauvage. Aucune différence. Il avait longtemps tué des animaux pour survivre, et n'avait jamais ressenti cette étrange affection que les autres races semblaient leur porter. Surtout que cette saleté de bestiole était à quelqu'un qu'il ne portait pas dans son cœur, très loin de là. Il posa sa main à plat sous la lame de l'épée, s'amusant à la soupeser. Il était habitué aux armes lourdes, et il ne faisait aucun doute que celle-ci en faisait parti. Une belle arme, hm. Mais quoi de plus normal? Elle appartenait à la personne la plus importante du Royaume qui se trouvait juste de l'autre côté de cette bâtisse, après tout. Il n'allait pas se promener avec un cure-dent en bois.

Le Neko tourna ses yeux bleus vers le château, dans lequel des voix avaient recommencé à résonner. La lourde épée dans sa main droite, sa hache dans son dos, il se dirigea lentement vers un des murs près de l'entrée principale. Ça commençait à faire lourd, tout ça. Le cheval se calma à mesure qu'il s'éloignait, sans cesser de donner des petits coups de tête pour essayer de se dégager de son attache. L'instinct de survie, sans doute. Le Brigadier était un prédateur ; il faisait bien de se méfier de lui. Les oreilles relevées, en quête du moindre bruit suspect, il avança prudemment jusqu'à se retrouver dos contre le mur, à l'abri des regards indiscrets qui pourraient venir du Hall. Hun. Quoi que c'était plutôt lui le regard indiscret, pour l'instant. Cette idée lui arracha un sourire amer, qui disparut aussi vite que sa colère remonta à la surface. Il détestait cette situation. Il la détestait au plus haut point. Vraiment. C'était frustrant, agaçant, horripilant, déroutant. La loyauté était une notion qui tenait très à cœur à Jensen, et s'il lui semblait déceler la moindre trace de malhonnêteté dans les actes de quelqu'un cela le plongeait toujours dans une colère noire. Il n'était pas de ceux qui mentent et qui trahissent, ni de ceux qui choisissent la facilité ou se dérobent à leurs responsabilités. Honneur, loyauté et devoir étaient des mots qu'il ne prenait pas à la légère; Ce devait être le cas pour tous les Brigadiers (quoi qu'il ait quelques doutes en en voyant certains) et il était fier que quelqu'un comme Annahita Della'Morte puisse placer sa confiance en lui. Voilà pourquoi, quand elle lui avait demandé de suivre la chef de son clan, il n'avait pas s'empêcher de ressentir une pointe de ressentiment envers elle. Leur chef était quelqu'un de fiable et de responsable, et ne leur avait jusque là donné aucune raison de douter d'elle.
Jusqu'à présent, en tout cas. Et cette petite pointe de ressentiment qu'il avait eu envers Annahita venait de se muer en une profonde entaille dans la confiance qu'il portait à Samyra Alcantha. Il n'avait pas encore connaissance de de toute l'histoire, mais elle parlait avec le Prince. L'ennemi par excellence. Il doutait fort que cette rencontre soit prévue ou officielle. Pourquoi la faire suivre, dans ce cas? Il n'était pas sûr de ce que cela signifiait, mais ce qu'il avait entendu jusque là ne lui avait vraiment, vraiment pas plût. Vraiment pas. Mais Jensen était homme de confiance et, quoi qu'il était plus d'humeur à enter en fracas dans le Hall et à leur demander des comptes à tous les deux, il décida de prendre son mal en patience. Ils ne risquaient pas de s'enfuir par un passage secret. Il pouvait attendre encore une minute ou deux, histoire d'être plus calme. De pouvoir réfléchir plus correctement. Parce que la situation n'allait pas se simplifier, il le craignait.

La pointe de l'épée toucha le sol devant lui sans un bruit, et il dû retenir un soupir trop brusque. Ses mains serraient la garde bien trop fort, mais ce n'était pas une simple pression des phalanges qui allait casser quoi que ce soit, n'est-il pas? Il allait garder cette épée bien précieusement avec lui.
Comme ça, quand il rentrerait, il était sûr d'obtenir l'attention pleine et entière de ses interlocuteurs. Désarmé, face à quelqu'un qui n'hésiterait pas une seconde à attraper sa hache ou à sortir ses griffes, que pouvait-il faire? Et puis s'il l'énervait plus qu'il ne l'était déjà, cet ersatz de Prince, il menacerait de découper son cheval puis de s'en aller avec son arme. Voilà. En attendant, il devait réussir à se calmer, et écouter attentivement ce qu'ils pouvaient bien se dire. Il jeta un coup d'œil à la lettre, à sa ceinture, et fut envahi d'une vague de curiosité difficile à réfréner. Il était évident que ce bout de papier était pour le frère de la Princesse. Évidemment. Mais qu'est-ce qu'elle pouvait bien lui raconter à l'intérieur? Pas de gentils mots, à priori. Ce n'était pas suffisant pour le satisfaire, mais il allait devoir s'en concentrer. Hors de question de décacheter l'enveloppe. Comme il l'avait dit, il était fier qu'on lui fasse confiance. Et décevoir Annahita, plus que tout autre, était impensable.

Prendre son mal en patience. Voilà ce qu'il allait faire. Tout vient à point à qui sait attendre, comme on dit. Dans son cas, vu la dose de volonté qu'il lui fallait pour inspirer et expirer calmement, la récompense avait tout intérêt à être à la hauteur de ses efforts.


Dernière édition par Jensen Vycilinski le Ven 23 Déc - 19:07, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Come as you are.{Samyra [...].XD}   Lun 31 Oct - 22:48

Samyra tenait énormément à son arme. La Roue de la Fortune était une lame circulaire de toute beauté, qui alliait le tranchant d’une épée affûtée, la maniabilité d’un léger poignard et l’efficacité chronique d’une arme de grande taille. Pour la jeune femme, les armes de grande taille avaient toujours étés bien plus efficaces que les armes plus petites. Les raisons étaient que, si chacune avaient leurs propres forces et faiblesses, la chef des Neko dénombrait bien plus de points forts dans les armes imposantes que dans les armes plus petites. La force et l’efficacité, c’était les points forts d’une arme grande comme la sienne. La vitesse et la discrétion, celles d’une arme plus petite. Mais les armes plus grandes avaient aussi pour elles l’atout de la portée, et celui d’être toute aussi rapides lorsqu’elles étaient d’un format adapté. Elle s’accordait à penser qu’une massue ou un marteau plus épais, ça ne serait jamais aussi rapide qu’un petit marteau ou une massue plus petite. Mais dans le cas d’une lame, c’était très différent. Le fait que l’arme soit affûtée et tranchante permettait un aérodynamisme bien plus important que celui d’une arme contendante. De ce fait, une arme tranchante, même plus épaisse, pouvait atteindre une vitesse presque aussi importante qu’une arme tranchante de calibre plus petit. Et puis pour terminer, la portée était bel et bien plus grande mais il y’avait aussi l’atout du poids et de la défense. Une arme lourde était peut être plus dure à manier, mais elle avait l’avantage d’être plus rapide une fois en mouvement. Contrairement à ce que l’on pourrait croire, une arme lourde était plus rapide qu’une arme petite, une fois en mouvement. La raison était simple : le poids était quelque chose qui influait là-dessus. Un coup vertical porté avec la Roue de la Fortune et un coup porté avec une épée de taille normale, entre les deux serait la Roue de la Fortune qui atteindrait sa cible la première. Parce qu’elle tombait plus vite, tout simplement. La course dans l’air faisait une grande différence. Et pour la défense, c’était encore plus simple. Une grande lame faisait un plus grand rempart qu’une petite lame. C’était comme un grand mur et une brique. Tout deux étaient solides, mais l’un l’était plus, et plus étendu. Parer les coups devenait plus facile et efficace.

Tout ça pour dire que Samyra trouvait son arme très efficace et utile, quand elle la comparait à d’autres armes. Mais cela ne voulait pas dire pour autant qu’elle trouvait les armes de taille réduite inutiles non plus. Le Katana d’Annahita était sans aucun doute l’arme la plus terrifiante de tout le pays à l’heure actuelle. Et pas parce qu’il était une arme rapide ou tranchante. Mais uniquement parce que son utilisatrice était la plus forte personne de tout Illea. Comme l’épée d’Ankou. Cette arme ferait sans doute peur à plus ou moins n’importe qui, Annahita exceptée. Même à quelqu’un qui considérait les armes lourdes comme quelque chose d’encombrant et inutile. Juste parce que c’était l’arme d’Ankou. Et que donc, c’était une arme très dangereuse. Au final, même si l’arme était le plus important quand les utilisateurs étaient de force égales, les utilisateurs passaient tout de même bien avant. Ankou qui maniait une dague rouillée pourrait sans doute vaincre n’importe quel soldat inférieur au rang de général. Et avec une épée de bonne facture, même si ce n’était pas la sienne, il serait sans doute du niveau d’un brigadier, rouge ou noir. L’utilisateur était le plus important dans un duel. Mais Samyra tenait à son arme. Beaucoup. Et donc, elle voulait la récupérer. Mais cela, c’était évident de son propre point de vue.

« Je voudrais bien, crois moi, mais je n'arriverais jamais à l'atteindre. Je pense qu'il va falloir attendre qu'elle...Qu'elle descende d'elle-même. »

Samyra regarda Ankou avec un air qui avait véritablement changé par rapport à il y’a quelques minutes. Si elle pouvait encore lui pardonner, d’un certain point de vue, son écart avec la lettre envoyée à Annahita, pour le coup elle ne pouvait pas lui pardonner d’avoir fait l’idiot avec son arme. Et puis d’abord, comment diable avait-il fait pour… Accrocher la Roue de la Fortune là haut ? Très sincèrement, la chef Alcantha ne se serait jamais attendue à voir une telle arme finir bêtement pendue à un lustre dans un château abandonné. Pour la simple et bonne raison que ce n’était pas une arme… Eh bien, faite pour se pendre à un lustre… ! C’eut été comme voir l’épée d’Ankou, le Katana d’Annahita, la hache de Vycilinski, n’importe quelle arme appartenant à n’importe qui, finir là… ! C’était ridicule. Comment est ce qu’il avait fait pour ça ? Et puis… Et puis qu’il allait la chercher malgré tout… ! Elle n’allait pas rester là, plantée à attendre que son bien légitime daigne redescendre. Et puis si ça se trouve, elle n’allait jamais redescendre. Accroché, un objet pouvait bien ne jamais se décider à se décrocher. Surtout tout seul. Elle le savait bien, ça.

« Je n'ai vraiment pas fait exprès, je l'ai maladroitement lancée et elle a atterrie là-haut. Je ne pensais pas l'envoyer si fort. Je sais que le mal est fait et que me justifier n'y changera rien, mais ce n'était pas volontaire. »

A l’écoute de ce qu’il semblait être son excuse, Samyra le regarda sans aucune expression durant quelques instants. Elle cligna des yeux, sans rien faire, l’air presque absent de la conversation. Il l’avait…. Lancée. Il l’avait maladroitement lancée. Ces mots résonnèrent dans sa tête comme si il venait de lui annoncer qu’il était en réalité le fils caché d’Annahita et non son frère jumeau. Hum…. Oui bon, peut être pas quelque chose d’aussi choquant quand même, mais un truc du style malgré tout. Il l’avait maladroitement lacée et elle a… Atterrie là haut. Et donc, si elle avait bien suivit, il n’avait pas maîtrisé sa force… Eh bien… Elle ne savait vraiment pas quoi répondre à cela. Aussi, elle se frotta ses yeux marrons sombres avec son pouce et son index de la main droite, puis elle poussa un grand soupir. Inspirer…. Expirer. Bien. Maintenant, régler la situation.

« Fais quelque chose. Dit-elle, comme si elle n’avait pas entendu le fait qu’il ne pouvait visiblement rien faire. Fais quelque chose, mais décroche-la. »

Elle retira sa main de devant son visage pour le regarder de nouveau, se mordit la lèvre inférieure d’un air aussi crispée que précédemment, puis tenta de sourire une nouvelle fois mais sa tentative se solda en échec et elle avait sans doute un air prêt à sauter sur Ankou pour l’étrangler à l’heure actuelle. Oh oui, il avait raison d’avoir peur….

« Et puis c’est une lame circulaire…. ! Ce n’est pas fait pour… être maladroitement lancée ! »
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MessageSujet: Re: Come as you are.{Samyra [...].XD}   Ven 4 Nov - 19:23

« Fais quelque chose. Fais quelque chose, mais décroche-la. »

Ankou, cette fois, ne pu réprimer le long soupir agacé qui s'échappa de ses lèvres entrouvertes. Il se désolait maintenant de ne pas être un Esprit et de ne pas pouvoir la faire redescendre par la force de sa magie, cette maudite arme; Ça aurait été bien plus facile, et lui aurait évité bien des ennuis et des efforts. Il ne pouvait pas la faire redescendre, comme il lui avait déjà dit. Soit elle ne l'avait pas écouté, soit elle pensait qu'il mentait. L'un dans l'autre, Ankou n'était pas doté de pouvoirs un peu mystiques, et de ce fait, pouvait fixer la lame circulaire tant qu'il le voulait, ça n'allait rien changer. Il n'était qu'un bête Humain, et pas très grand par dessus le marché. Que voulait-elle qu'il fasse? Qu'il saute en espérant atteindre l'arme? Non merci, songea-t-il en faisant une grimace, il n'avait pas envie de se rendre ridicule pour rien. Aaaaah, décidément, s'il n'avait pas de don magique, il en avait un pour se mettre dans les pires situations qui soient! Cette rencontre, déjà rendue tendue par la lettre qu'il avait envoyée à Annahita, l'était devenue encore plus à cause de se maladresse, qu'il hésitait à présent à qualifier de légendaire. Pourtant, jamais Ankou ne s'était estimé maladroit. Il parlait bien et était assez habile. Plutôt que sa maladresse légendaire, il aurait du dire sa malchance légendaire. Il n'avait jamais eut de chance. Le sort se jouait constamment de lui, de manière plus ou moins cruelle, et ne semblait pas décider à le laisser souffler. Dieu savait qu'il l'aurait voulu, pourtant! Mais visiblement, c'était trop demander, et il n'avait guère d'autre choix que de faire avec.

Quelle poisse.


« Et puis c’est une lame circulaire…. ! Ce n’est pas fait pour… être maladroitement lancée ! »

Certes... Songea le jeune homme aux cheveux blancs, il n'aurait jamais du jouer avec. C'était une très mauvaise idée. Il aurait du se contenter de la poser là, près de lui, et de sagement attendre le retour de Samyra. Mais qu'est-ce qu'il y pouvait, si cette arme ressemblait à un cerceau. Enfin, ça n'y ressemblait pas tant que ça, mais ça en avait la forme, et pour Ankou, c'était largement suffisant pour qu'il fasse le lien entre ces deux objets si dissemblables. Il avait beaucoup joué au cerceau, étant enfant. Encore heureux que Samyra ne l'ai pas retrouvé en train d'essayer de faire rouler son arme à travers le hall d'entrée. Il ne savait pas ce qui aurait été le pire... Passer pour un attardé ou pour un maladroit? Immédiatement, Ankou cocha mentalement la seconde case, qu'il trouvait de loin préférable à la première. Il ne l'était ni l'un ni l'autre; Mais quitte à passer pour l'un, il préférait encore paraître malhabile que sans esprit. Le jeune homme posa de nouveau ses yeux sur la lame qui se balançait au lustre, le faisant doucement grincer, et se surprit à encore trouver cette vision amusante. Bon, d'accord, ça ne l'était en réalité sûrement pas, mais que pouvait-il y faire? Samyra pouvait lui crier dessus de toutes ses forces, ça ne changerait rien: Ne valait-il pas mieux qu'elle en rit plutôt qu'elle en pleure?

Elle allait devoir faire des efforts, en tout cas, si elle voulait paraître détendue. Parce que tout ce qu'Ankou lisait sur son visage, pour l'instant, c'était une furieuse envie de lui régler son compte. Les Neko manquaient peut-être d'humour? Si c'était ça, il n'en aurait pas non plus, voilà. Lui aussi, il pouvait prendre un air buté, s'il le voulait. Ce n'était pas difficile.


« Comme je te l'ai déjà dit, je ne peux rien faire. Tu peux continuer de me le demander, ça ne changera rien. A part que tu risque de te casser la voix. »

Les ordres de Samyra n'allaient en effet pas lui faire pousser des ailes. L'idée lui paraissait par ailleurs particulièrement grotesque. C'était sa faute, il en était conscient. Ce n'était pas la première fois qu'il faisait une bêtise, ce n'était pas non plus la première fois qu'on lui demandait de réparer son erreur ou ramasser les débris. Le fait était que, présentement, il ne pouvait rien y faire. Ou son erreur se réparerait toute seule, ou bien... Ou bien, il n'en savait rien. Il n'était pas faiseur de miracles, pas plus qu'il ne lisait dans l'avenir. Il adviendrait ce que le sort voudrait bien qu'l advienne. Après, est-ce qu'il allait jouer en sa faveur et celle de Samyra... Il n'en avait pas la moindre idée.

« Je sais que c'est ma faute et que je n'aurais jamais du faire cela, mais maintenant, il est trop tard pour y penser.
(Il fixa sa compagne un instant, l'air neutre, avant de se décider à ajouter) Au moins, tu ne pourras pas m'égorger avec. »

Ankou pensait bien qu'elle avait toujours ses griffes, mais c'était moins dangereux que cette espèce de grosse lame perchée au lustre. Au pire, lui aussi était armé et savait se défendre, bien que, clairement, il n'aurait pas aimé en arriver jusque là. Ce n'était pas comme si c'était la fin de la vie de Samyra, non? Elle finirait bien par redescendre... Ou eux finiraient par trouver un moyen de la faire redescendre, si elle ne voulait pas le faire seule, cette saleté d'arme vicieuse qui commençait à lui gâcher la vie.

[Ça va, là, je me suis assez bougée le trognon?|D]

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MessageSujet: Re: Come as you are.{Samyra [...].XD}   Dim 6 Nov - 3:33

Samyra n’était pas une personne connue pour avoir un sens de l’humour très développé. Il fallait dire aussi qu’elle était la chef d’un clan de guerriers redoutables et surtout populaire dans le pays pour avoir massacré beaucoup d’humains et d’Esprits qui habitaient l’endroit bien avant eux. Ils étaient des intrus dans le pays d’Illea, mais des intrus qui avaient versé le sang sur cette terre, car c’était là ce qu’ils savaient faire de mieux. La guerre était le domaine de prédilection des Nekos. Chaque clan des hommes-chats était paré à toute attaque pour repousser un assaut d’un quelconque clan opposé. Chaque clan de Nekos était armé jusqu’aux dents, dans l’optique de défendre et d’attaquer ce qui devait être défendu, ou attaqué. Et quoi qu’on puisse dire, ce genre de clan ça ne se dirigeait pas grâce à son sens de l’humour. On ne représentait pas un bon chef de guerre si on était quelqu’un qui aimait la plaisanterie. Ou tout du moins, quelqu’un qui plaisantait à tout bout de champ. On pouvait être joyeux de nature, et aimer rire. Mais pas… Se comporter comme un boute en train. Pour être reconnue comme chef d’un tel groupe, il fallait être froid. Il fallait se montrer dur et prouver que l’on était en mesure de commander un groupe aussi compétent. Pour ça, la plaisanterie et le sens de l’humour étaient des qualités aussi nécessaires que la faculté de pouvoir nettoyer parfaitement une assiette alors qu’on occupait le poste de brigadier noir. Peut être que dans le domaine du privé, c’était une qualité appréciable, mais dans le domaine purement professionnel, c’était plus une nuisance qu’autre chose. Samyra avait donc apprit à ne pas faire de véritables blagues. A réfréner le sens de l’humour qu’elle aurait pu avoir. Elle ne riait que très peu dans sa vie privée, ne faisait quasiment jamais aucune plaisanterie d’aucune sorte. Et à présent que sa relation amicale avec Annahita était en situation précaire, elle craignait de ne plus jamais avoir l’occasion de rigoler dans sa vie.

« Comme je te l'ai déjà dit, je ne peux rien faire. Tu peux continuer de me le demander, ça ne changera rien. A part que tu risque de te casser la voix. »

La Lionne aux cheveux dorés le regarda, toujours avec un air plutôt furibond. Ah, il ne pouvait rien faire ? Mais c’était sa faute si ils en étaient là maintenant…. ! C’était à cause de lui qu’elle venait de perdre son arme, arme à laquelle elle tenait énormément. Cette arme, c’était un peu comme une partie d’elle, un membre supplémentaire avec lequel elle se promenait toujours. Cette arme lui avait permit d’affirmer sa position de chef, de survivre dans un monde souvent encore plus cruel qu’elle-même ne pouvait l’être, de se défendre et de vivre normalement en tant que Samyra Alcantha. Bien sûr qu’elle tenait à son arme. Et maintenant que celle-ci était hors d’atteinte, elle se disait qu’elle lui manquait terriblement. Le poids rassurant de la lame circulaire dans son dos était désormais absent. C’était vraiment perturbant. Elle se sentait privée de son meilleur atout. Ankou lui, ne semblait pas vraiment comprendre la gravité de la situation. Ah, bah il pouvait rire, oui ! Ce n’était pas son arme à lui qui était coincée en haut d’un plafond visiblement inaccessible, et qui avait été perdue par quelqu’un qui avait joué avec ! Vraiment… Elle trouvait qu’il était assez égoïste pour le coup. Et le pire, c’est qu’il ne semblait même pas avoir l’air de s’excuser…. ! Pour le coup, Samyra était assez agacée de cette situation. Il aurait quand même pu… Elle ne savait pas ! Trouver une solution ? Essayer au moins ? Il ne cherchait même pas…. Mais dans un sens elle le comprenait aussi. Elle-même ne voyait aucun moyen de sortir son arme de là, mis à part… Attendre que le balancement du lustre finisse par décrocher la lame d’elle-même.

« Je sais que c'est ma faute et que je n'aurais jamais du faire cela, mais maintenant, il est trop tard pour y penser. Au moins, tu ne pourras pas m'égorger avec. »

Maintenant, il la regardait d’un air neutre. C’est à ce moment qu’elle eut une sorte de conflit intérieur. Elle était en colère contre lui, c’était évident. Cela dit, il n’avait vraiment pas tort pour le fait que ni lui ni elle ne pouvaient faire quelque chose pour décrocher la lame. Elle finirait par descendre seule… Il fallait juste attendre. Et cette prise de conscience la fit réaliser autre chose. Elle était avec Ankou, et l’avait embrassé il y’a quelques instants. Ils étaient… En rendez-vous amoureux. Et il était toujours aussi beau garçon. Son air sans réels ressentiments donnait des ailes métaphoriques à Samyra. Elle brûlait soudainement d’envie de le serrer contre elle pour lui faire un grand câlin. Bien évidemment, elle ne le fit pas. Elle se contenta de relever les yeux vers son arme bien aimée, encore prisonnière de ce lustre en hauteur.

« Tsss… Comme si j’avais envie de t’égorger… Tu sais bien que je t’aime. Je te l’ai suffisamment dit, non ? »

Elle poussa un soupir quelque peu agacé, avant de croiser ses bras pour fermer doucement les yeux et faire mine de réfléchir, adoptant une posture et une expression de visage plus résignée qu’auparavant. Il devait avoir moins peur maintenant. L’hostilité de Samyra ne s’était pas envolée, non… Mais elle était très clairement atténuée par rapport à précédemment. Elle comprenait qu’ils n’y pouvaient rien. Alors… Alors quoi ?

« Eh bien ? fit-elle en le regardant, l’air interrogateur. Que comptes-tu faire ? »

Elle détourna le regard, fronça un peu les sourcils et fit la moue en fixant le mur de gauche. Secrètement, elle espérait que regarder ce mur masquerait le rougissement naissant que son visage portait à l’heure actuelle.

« Tu as l’intention de te faire pardonner au moins ? Comment ? »
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MessageSujet: Re: Come as you are.{Samyra [...].XD}   Sam 19 Nov - 2:44

Ankou regretta immédiatement le ton qu'il avait employé pour parler à Samyra, maudissant ces drôles de pulsions qui l'incitaient à agir en fonction de son humeur et non de la situation. Il savait pourtant mieux que quiconque que se laisser emporter par ce que l'on ressentait était un signe de faiblesse, et que prendre cette habitude, c'était constamment se discréditer auprès de personnes à qui l'on était censé imposer un profond respect. Il n'y pouvait rien, cependant, car ce trait de caractère semblait ancré plus profondément en lui que n'importe quel autre. Il pleurait, ou se fâchait, criait sur quelqu'un pour le regretter plus tard et aller s'excuser auprès de cette dite personne. Oui, parce que, pour ne rien arranger, il ne faisait qu'à moitié les choses. Au lieu de se fâcher et rester sur ses positions, ou ne pas se fâcher et tout prendre avec une apparente impassibilité, il se fâchait et s'arrangeait pour revenir sur ses propos par la suite. Si ça, ça ne le faisait pas passer pour un homme indécis ! Ankou avait aussi peur pour l'éducation de ses enfants, car il se connaissait trop bien et savait qu'il laisserait passer trop de choses. Or, son fils aîné, si Dieu voulait bien lui en accorder un, devrait reprendre sa place, et il était hors de question qu'il soit aussi imbécile et indécis que lui. Il était déjà certain de laisser des tonnes de problèmes derrière lui en se retirant, alors son fils se devrait d'avoir le caractère adéquat pour tout savoir gérer sans protester. C'était nécessaire, vital. Mais ces considérations, qui pourtant n'étaient pas si lointaines, lui paraissaient faire parti d'une autre vie.

Peut-être parce que la situation actuelle l'angoissait plus qu'il ne voulait bien se l'avouer. Évidemment, en bel idiot qu'il était, il ne trouvait rien de mieux à faire qu'adopter un ton froid et neutre pour se faire pardonner d'avoir lancé l'arme de Samyra dans un lustre. Très fin et très poli, oui. Bravo, Ankou, se dit-il avec ironie, il n'y a pas à dire, tu sais comment parler aux femmes. Restait simplement à espérer que la dite femme ne prenne pas mal ses propos. Il avait la désagréable impression d'enchaîner bêtise sur bêtise, aujourd'hui.

« Tsss… Comme si j’avais envie de t’égorger… Tu sais bien que je t’aime. Je te l’ai suffisamment dit, non ? »

Le visage du Prince prit quelques couleurs suite aux paroles de la Neko. Oui, il le savait, elle lui avait dit. Et il la croyait, dans un sens. Pourquoi prendre la peine de revenir le voir si elle n'éprouvait rien pour lui ? Non, c'était juste que sa déclaration l'avait surpris. Il voyait bien qu'il l'avait énervée en jouant avec son arme et la suspendant hors de portée, et il savait qu'il l'avait blessée en envoyant cette lettre à Annahita. Quelle veuille l'égorger était le plus stricte de ses droits; Il le méritait, objectivement parlant. Observant attentivement sa compagne vêtue de noir, il tenta de déchiffrer ses sentiments. Elle l'aimait peut-être, mais il y avait quelques secondes, il avait vraiment cru qu'il allait y passer ! Bon, elle n'avait plus l'air si furibonde, mais savait-on jamais.

« Eh bien ? Que comptes-tu faire ? »

Uh? Ankou haussa un sourcil intrigué, reportant par réflexe son attention sur la lame qui jouait encore à chat perché. Ce qu'il comptait faire ? A propos de l'arme, elle voulait dire ? Si tel était le cas, il était désolé, mais ne pouvait toujours rien faire. Et elle pourrait le demander toutes les minutes que ce serait la même réponse. Il n'y pouvait rien. Ils ne pouvaient que compter sur leur chance et le bon vouloir de la lame qui se balançait, les ignorant royalement. A force de la fixer ainsi, Ankou commença à la trouver insolente, et c'est cette pensée qui lui fit prendre conscience de son ridicule. Bien sûr, une arme insolente, tout allait bien. Il était grand temps qu'il déstresse, car toute cette histoire commençait à lui courir sur le haricot.


« Tu as l’intention de te faire pardonner au moins ? Comment ? »

Ankou ouvrit deux yeux surpris, qu'il posa sur Samyra, qui elle-même tournait la tête vers un mur, comme vexée. Ou fâchée. Gênée ? Le jeune homme aux cheveux blancs resta un moment là, sans rien faire, avant qu'un petit sourire fasse son chemin jusqu'à ses lèvres. Se faire pardonner ? Bien entendu, qu'il en avait l'intention. Il avait simplement eut peur qu'elle ne cherche à le couper en tranches s'il tentait de s'approcher d'elle. Et il en avait toujours peur, d'ailleurs. Mais si c'était elle qui le demandait, il y avait peu de chances pour qu'elle le gifle en retour, n'est-ce pas? C'est sur cette pensée (à peu près) rassurante qu'Ankou éleva la voix, une inflexion amusée y ayant retrouvée sa place:

« Bien sûr, que je compte me faire pardonner. Mais tu avais l'air si furieuse que je n'ai pas osé. »


Oui, il se demandait ce qu'elle aurait fait s'il l'avait enlacée un peu plus tôt. Il s'approcha doucement de Samyra, ne s'arrêtant que lorsqu'il fut devant elle, tout près. Il passa sa main sous le menton de la jeune femme, pour la forcer à le regarder. Il n'était, malgré son calme apparent, pas immensément confiant. Il avait peur de tout faire rater, car il lui semblait que l'échec le poursuivait sans relâche depuis sa naissance. Mais maintenant, il devait agir, n'est-ce pas? C'était stressant, tout de même.


« Si tu en profites pour me tuer, je te hanterais toute ta vie. »fit-il avec un sourire. Puis il passa son bras autour de la taille de Samyra, sa main quittant son menton pour passer délicatement derrière sa tête, et posa ses lèvres sur les siennes. Il se fit la remarque que c'était la première fois qu'il l'embrassait vraiment. Mais pas la dernière, il l'espérait. Il voulait voir si sa peau était aussi douce que dans ses rêves.

[Le premier qui se fiche de moi, je le démonte!XD]

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MessageSujet: Re: Come as you are.{Samyra [...].XD}   Sam 19 Nov - 3:53

C’est vrai qu’il avait été assez peu galant avec elle dans les faits. Elle lui avait tout de même confié quelque chose de très important à ses yeux, il avait fait l’idiot avec et voilà qu’ils se retrouvaient plus ou moins bloqués. La Roue de la Fortune perchée sur son lustre, leur seule option pacifique était d’attendre simplement que le mouvement balancier engendré par la maladresse d’Ankou fassent redescendre l’arme à leur niveau. Autant dire que ce n’était pas gagné d’avance…. Il fallait attendre. Si la jeune Lionne dirigeant le clan Alcantha n’avait jamais été partisante de la patience, et que donc de ce fait elle avait agit sous le coup de l’impulsivité un peu plus tôt, elle avait à présent compris qu’il valait mieux prendre le mal en patience. Ils n’y pouvaient rien… Le seul point qu’ils devaient corriger c’était la position d’Ankou. D’ordinaire, si quelqu’un faisait cela à l’arme de Samyra, la jeune femme ne se priverait pas pour punir le malheureux avec tout les tracas du monde…. ! Mais là on parlait d’Ankou Della’Morte. Non seulement elle n’avait aucune véritable autorité sur lui, mais en plus elle était totalement folle amoureuse de cet homme. Alors honnêtement, comment pouvait-elle simplement espérer le punir ? Elle ne le pouvait pas. Et d’abord le voulait-elle vraiment… ? C’était très dur à dire. Elle ne pouvait pas lui faire de mal en tout cas. Maintenant qu’elle vivait ce genre de situation, elle était capable de s’en rendre pleinement compte. Il venait de commettre une erreur quasi impardonnable tout de même ! Faire l’idiot avec une arme aussi précieuse et la perdre ainsi, c’était une erreur grave du point de vue de Samyra. Pourtant, elle ne le punissait pas. Au contraire, elle affichait même un air plutôt détendu, compte tenu du contexte des choses.

En tout cas, il ne pouvait pas dire qu’elle était menaçante maintenant. D’accord, toute traces d’animosité n’avait pas encore disparu de son doux visage, mais il devait avoir compris qu’elle ne lui ferait pas de mal de toutes façons. Parce que, comme elle venait de le dire, elle était amoureuse de lui. Lui avoir redit cela avait déclenché chez lui quelques rougissements sur ses joues, comme si il était gêné de sa déclaration spontanée. Oh ? Alors monsieur devient timide maintenant… ? Ah, ça n’allait pas trop aller si il restait timide… Il avait déjà embrassé maintenant. C’est un grand, non ? Bon, il y’avait une étape encore à franchir pour être vraiment adulte, mais… Ils verraient cela plus tard. Ils avaient tout le temps devant eux. Tout le temps, vraiment. Le temps que cette lame descende en fait. A bien y réfléchir elle avait maintenant l’excuse parfaite pour ne pas quitter son Prince Charmant. Mais d’un autre coté, si il voulait partir, elle ne pourrait pas le suivre… Hum… Dépêche-toi de tomber… ?

« Bien sûr, que je compte me faire pardonner. Mais tu avais l'air si furieuse que je n'ai pas osé. »

Après avoir dit cela, Samyra tourna doucement ses yeux vers lui, mais les reposa bien vite sur son mur afin d’éviter de le regarder. La Lionne avait toujours aimé ce principe d’économie maximale. Réserver le plus d’images possibles de l’être aimé afin que sa redécouverte soit une surprise, et donc un plaisir bien plus immense que la normale. Elle évita donc de le regarder, mais savait à l’entente de ses pas et à ses sens développés de chat qu’il s’approchait d’elle. Un peu… Beaucoup, même. Elle sentit son sourire commencer à se développer naturellement alors qu’il était maintenant très proche d’elle. Sentant sa main sur son menton, elle prit un air étonné lorsqu’il la ‘força’ à le regarder en face. Il avait l’air décidément très assuré… rien à voir avec le petit homme timide qu’elle avait vu la dernière fois ! Cette seconde facette lui plaisait bien, d’ailleurs. Timide, mais charmeur finalement… ? En tout cas il était terriblement séduisant à la fixer ainsi, si proche d’elle. Son sourire la faisait littéralement fondre. Samyra, relativement intimidée, adopta une expression faciale à mi chemin entre la fascination et la timidité. Elle le regardait, mais ses pupilles étaient volages, elle ne s’arrêtaient pas à ses yeux seulement. Mais y revenaient très souvent, car il était impossible de ne pas fixer au mieux cette couleur vermeille.

« Si tu en profites pour me tuer, je te hanterais toute ta vie. »

Ces paroles eurent le mérite de redonner de la contenance à Samyra qui y voyait déjà un peu plus clair à la situation. Oh… Alors c’était comme ça qu’il voulait se faire pardonner ? Eh bien qu’il y aille…Honnêtement elle espérait ça depuis très longtemps. En sentant le bras d’Ankou s’enrouler autour de sa taille, Samyra se détendit et regarda son prince charmant avec un air plus provocateur qu’il y’a quelques instants. Puis elle sentit qu’il approchait son visage. Alors elle ferma les yeux et entrouvrit ses lèvres pour l’acceuillir.

Le baiser fut intense. C’était la première fois qu’Ankou l’embrassait véritablement et qu’il y mettait… Hum, du cœur dirons nous. C’était très différent de leurs précédents baisers. Leur premier avait été sur les marches de ce château. Le premier baiser d’Ankou Della’Morte. Maintenant, c’était leur quatrième. Il y’avait le premier, le second qu’il lui avait donné pour lui dire au revoir, le baiser ‘forcé’ de ce début de journée et… Celui-ci. Qui était peut être le meilleur de tous. C’était un peu comme avoir goûté un aliment pendant très longtemps et que maintenant, on pouvait enfin profiter de sa pleine saveur. Qu’est ce qu’Ankou embrassait bien, n’empêche. Vraiment. Elle aurait aimé rester ainsi, ses lèvres jointes à lui pour l’éternité.

Il se passa bien cinq minutes, durant lesquelles Samyra avait caressé le dos d’Ankou, passé ses mains douces sur son visage, joué avec ses cheveux, déplacé ses mains un peu partout dans son dos à elle, et tout cela en continuant de l’embrasser amoureusement. Elle refusait de mettre un terme à cela, mais stoppa malgré tout. Il fallait bien reprendre véritablement son souffle, que diable ! Elle cessa donc, rouvrit doucement les yeux, lui fit un sourire avant d’embrasser doucement ses lèvres par deux fois, un peu comme lors de leur premier baiser. Puis elle posa sa tête contre le torse de son bien aimé. Et poussa un soupir d’aise.

« Hmm… Ne me tente pas… dit-elle en passa délicatement ses doigts fins sur l’autre moitié de la poitrine d’Ankou. Si ça peut me permettre d’être avec toi pour toujours… »

Elle poussa un second soupir, ôta sa tête pour le regarder en face, réajusta sa position pour placer ses mains autour du cou du Prince (le cou d’Ankou….SBAF.) qui passaient également sur les épaules du jeune homme. Elle sourit doucement, pencha sa tête sur le coté avant de parler de nouveau.

« Tu embrasse magnifiquement bien. Je n’ai plus rien à t’apprendre je crois. »
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MessageSujet: Re: Come as you are.{Samyra [...].XD}   Jeu 8 Déc - 23:59

Si Ankou n'avait jamais vraiment vu les femmes autrement que comme des amies, c'était car on ne lui en avait pas laissé le temps. Ses parents étaient morts alors qu'il avait très récemment eut douze ans, et par la suite, le pouvoir et les guerres, ces très lourdes responsabilités qu'il avait été forcé d'endosser, ne lui avaient laissé que peu de temps pour se détendre. Et quand il n'était pas penché sur des papiers ou assis à écouter diverses demandes et plaintes, il était fatigué et ne désirait qu'une seule chose; S'allonger sur son lit et dormir jusqu'au lendemain d'une seule traite. Son esprit était constamment tourné vers son travail et tous les problèmes auxquels il devait faire face, et auxquels il devait trouver une solution. Il n'avait donc guère pensé ou eut le temps de nouer une relation amoureuse avec une femme, surtout quand dans son cas, il valait mieux se chercher une fiancée plutôt qu'enchainer les histoires d'un soir. Que son père ait été tristement célèbre pour ça dans sa jeunesse ne signifiait pas qu'Ankou faisait de même, malgré ce que quelques personnes de sa connaissance pouvaient penser. Ça ne l'intéressait pas plus que ça. Jusqu'à présent, tout du moins. Maintenant qu'il tenait Samyra dans ses bras, il commençait à comprendre pourquoi certains hommes ne pouvaient se passer de ce contact agréable pour trop longtemps. Ils ne faisaient que s'embrasser, mais le jeune homme aux cheveux blancs pouvait d'ores et déjà sentir une bulle d'excitation se former dans son ventre, comme s'il avait avalé une bille de fer. Oh, bien évidemment, Ankou n'ignorait rien des relations 'physiques' entre les hommes et les femmes. Il connaissait la théorie, et se souvenait plusieurs fois, étant enfant, avoir dérangé sans le vouloir un couple de serviteurs qui n'avait de toute évidence pas pu attendre d'être rentré chez eux pour s'occuper. Il n'était pas un ingénu ignorant, malgré les apparences. Seulement, entre la théorie et la pratique, il y avait une énorme différence, encore plus pour quelqu'un qui n'avait jamais été aussi proche d'une femme dans sa vie.

Lorsque leurs lèvres se séparèrent, Ankou prit une discrète inspiration, surpris de se trouver ainsi à court de souffle. Le baiser avait été si agréable qu'il lui avait paru court, bien que ce n'était de toute évidence pas le cas. Il aurait pu étouffer qu'il n'aurait rien remarqué. Cette pensée le fit sourire, et il serra un peu plus Samyra contre lui quand cette dernière déposa deux légers baisers sur ses lèvres. Il n'aurait jamais pensé se retrouver un jour dans une telle situation. Il tenait l'ennemie dans ses bras, ennemie qui aurait pu lui trancher la gorge grâce à ses griffes si elle l'avait voulu, et il refusait de la lâcher. C'était stupide, non ?

« Hmm… Ne me tente pas… Si ça peut me permettre d’être avec toi pour toujours… »

Oh non, se dit Ankou avec ironie, elle n'apprécierait certainement pas de devoir supporter ses facéties en tant qu'esprit frappeur durant les quatre-vingt prochaines années. Le Prince savait qu'il pouvait se montrer particulièrement retors et même vicieux quand il le voulait vraiment. Heureusement pour son entourage, il était rare que quelqu'un l'agace jusqu'à le rendre méchant. Samyra releva la tête pour le regarder, et il fut heureux de constater qu'elle souriait elle aussi. Cette image d'elle qu'il avait à présent contrastait tellement avec celle qu'il s'en était faite après leur première rencontre ! Lui qui l'avait pensé froide et distante, même avec ses proches, découvrait qu'elle ne l'était assurément pas tant que ça. Et il n'allait pas s'en plaindre, oh que non.

« Tu embrasse magnifiquement bien. Je n’ai plus rien à t’apprendre je crois. »

Vraiment ? Cette phrase rassura Ankou plus qu'elle ne le flatta, car il avait la désagréable impression de tout faire de travers, même en amour. Surtout en amour. Rédiger des lettres et parler en public, même si ça n'était pas facile, il avait prit l'habitude de le faire, et ça ne le tracassait plus tant que ça. Mais embrasser une femme... C'était bien la première fois qu'il en prenait l'initiative. Il savait qu'on ne pouvait pas tout réussir du premier coup, mais en l'occurrence, n'arriver à rien l'aurait mortellement gêné. Ainsi, elle n'avait plus rien à lui apprendre ? Ankou se demandait bien s'il avait quelque chose à lui apprendre, lui. Si à partir de maintenant ils étaient tous deux aussi maladroits l'un que l'autre, il pensait que c'était à lui de prendre les devants. Ça l'angoissait, qui cela n'aurait-il pas angoissé ? Mais s'ils voulaient arriver quelque part, il fallait que l'un deux fasse le premier pas. Doucement, Ankou laissa sa main droite descendre jusqu'à un peu plus bas que le dos de sa compagne, pas assez pour que le geste puisse être considéré comme déplacé, pas assez pour qu'il puisse être considéré comme amical (Aight, je suis super claire 8D). Sa main gauche vint se mettre, elle, à plat sur le ventre de la demoiselle. Ankou offrit à Samyra un sourire qui, en d'autres circonstance, aurait pu passer pour innocent.

« Parce que tu penses que moi, je pourrais t'apprendre quelque chose? »

Ses doigts se refermèrent un peu sur le tissu, comme si Ankou avait voulu s'en saisir pour l'enlever. Ce n'était pas tout à fait faux, mais le jour où le Prince de la Région Est, si bien élevé et si poli, enlèverait son haut à une jeune fille sans lui demander son accord, il pleuvrait des grenouilles.

[Oui, c'est l'anniversaire de Samyra! Je voulais poster maintenant, pour la symbolique.u__ù

Et encore une fois je démonte celui qui fait un commentaire sur mon poste!
B*rdel, mon ordi brûle!]

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