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 Συνάντηση με τον πρίγκιπα των ονείρων της [PV: Alexandre Callandra]

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MessageSujet: Συνάντηση με τον πρίγκιπα των ονείρων της [PV: Alexandre Callandra]   Sam 9 Avr - 0:46

Il faisait plutôt beau pour une matinée dans le pays de l’Ouest aujourd’hui. Le soleil disposait ses rayons un peu partout, éclairant ainsi la ville de Jiang Zenmin d’une clarté qui devait même atteindre les ruelles sombre de la grande capitale de l’Illea Ouest. La lumière se propageait, se répandait doucement petit à petit dans la ville, le matin était enfin arrivé. Il n’était que huit heures du matin, mais Illona était déjà sortie de son lit, à moitié réveillée de sa nuit passée mais malgré tout plutôt en forme pour attaquer cette journée. N’importe qui en la voyant ainsi se lever à une heure très matinale une fin de semaine alors qu’elle n’avait donc pas école aurait put la trouver très étrange. Et n’importe qui aurait bien raison de toute évidence. Illona Krystalis n’était pas une fille très ordinaire, elle n’avait pas grand-chose à voir avec l’image que l’on se fait de la petite fille de 14 ans qu’elle était encore. Elle tenait plus du mélange improbable entre l’adolescente complexée en pleine crise d’identité, et la petite fille à peine sortie de la période de l’âge du bébé qui était à la fois émerveillée par les beautés de la nature, et effrayée par certaines choses qui paraissaient trop impressionnantes pour elle. Elle le savait bien qu’elle n’avait pas grand-chose à voir avec les filles de son âge, elle en fréquentait à son école. Elle était même plus ou moins amie avec certaines d’entre elles. Elle aussi avait des amis, il ne fallait pas croire que sa marginalité faisait d’elle quelqu’un de socialement désespérée. Elle avait des amis, des amies aussi. La plupart étaient de son âge, il ne fallait pas se leurrer. Elle se demandait parfois si certains de ces ‘amis’ l’étaient vraiment. Après tout, beaucoup d’entre eux lui demandait simplement de faire des tours avec les animaux qu’elle apprivoisait. Illona n’aimait pas trop cela, mais elle s’exécutait parfois malgré tout, pour montrer que les humains et les animaux pouvaient très bien être des amis. Et aussi pour faire un peu de publicité au magasin de son oncle. Mais malgré tout, la petite fille aux cheveux roses n’aimait pas vraiment donner ses animaux en spectacle. Elle avait l’impression de les réduire à l’état de bêtes de foires, d’animaux de cirque. Elle détestait ce genre de chose. Elle aimait la race animale, passait beaucoup de temps avec la faune qu’elle croisait occasionnellement à Jiang Zenmin. Ils étaient encore plus ses amis que les personnes dont elle doutait à son école. Oh, il ne fallait pas croire, Illona tenait beaucoup à certaines personnes dont elle était assez proche. Hormis sa famille, bien sûr. Toutefois, elle tenait beaucoup aux animaux en règle générale. Pour elle s’en prendre à un simple chien errant était comme s’en prendre à son meilleur ami, même si elle ne connaissait pas le dit chien. Elle savait que cet état d’esprit n’était pas vraiment normal, mais cela ne la dérangeait pas. Elle ferait avec ! Sa mère avait bien réussi sa vie avec ça elle aussi de toutes manières. Aucune raison pour que elle, elle n’y arrive pas. Elle n’avait que 14 ans. La vie lui tendait les bras, elle avait encore largement le temps de rencontrer des gens. Et une personne en particulier.

A moitié réveillée donc, Illona effectua rapidement sa toilette du matin avant de retirer son pyjama rose pour enfiler ses vêtements habituels de couleur noire avec des nuances de rose. Elle hésita à prendre son chapeau, pour finalement le glisser doucement dans une petite sacoche accrochée à sa ceinture. Ainsi, si elle avait envie de le mettre en cours de route, elle le ferait sans plus tarder. C’est après cela qu’elle franchit la porte de sa chambre, après avoir tout de même jeté un œil à son allure générale, qu’elle estimait correcte. Et bien quoi, ce n’était pas parce qu’elle était assez asociale qu’elle n’avait pas le droit de prendre soin de son apparence, non ? Du moins, un tant soi peu. Elle n’était pas très coquette, mais elle ne voulait pas ressembler à rien non plus. Toutes les jeunes filles veulent être belles, mêmes celles qui préfèrent la compagnie des animaux à celle des humains. Illona passa donc la porte de sa chambre pour arriver finalement à l’étage supérieur des chambres dans le logement de sa famille. La bâtisse était plutôt grande puisqu’elle contenait à la fois le magasin animalier de l’oncle d’Illona, ainsi que le domicile de toute la famille. A cette heure ci le magasin devait être ouvert. Malgré la fin de semaine et l’absence de cours aujourd’hui, l’animalerie des Krystalis n’était fermée qu’un seul jour dans la semaine, et cette journée était le lendemain. Aujourd’hui, elle serait encore ouverte. C’était aussi pour cela qu’elle prospérait assez, parce qu’elle avait des horaires de fonctionnement bien plus souples que ceux des autres magasins similaires en ville. Il n’y en avait pas beaucoup de toutes manières. Illona le savait bien, elle était un jour allée elle-même voir en compagnie d’Iska et de sa mère. Elle n’avait pas aimé ces magasins. Ils étaient tous froids et sans âme, les animaux étaient emprisonnés uniquement pour être exposés. Ce n’était pas le cas ici. La famille Krystalis aimait les bêtes, elle les traitait avec un respect largement supérieur à celui qu’on accorde à de simples articles de vente. Et quand Illona voyait un client repartir avec un animal de compagnie, elle avait toujours un sourire sur son visage. Cela lui faisait plaisir de réunir deux personnes qui seraient amis dans l’avenir, oui. Elle voulait vraiment travailler dans ce domaine plus tard. Son don de ‘communication’ particulière avec les animaux devrait s’avérer plus qu’utile dans cette optique d’ailleurs.

Elle descendit rapidement au rez-de chaussée avant de jeter un coup d’œil à l’heure. Il était à présent un peu plus de neuf heures, il était temps de partir. Il n’y avait personne dans l’arrière de la boutique qui constituait le rez-de-chaussée du bâtiment. Sans doute sa mère était encore en train de dormir. Illona ne lui en voulait pas le moins du monde. Pénélope Krystalis était une femme forte, mais le sommeil était l’unique moment où elle pouvait prétendre rejoindre son défunt mari pour passer du temps avec lui. Illona elle-même rêvait souvent de son père, elle comprenait sa mère plus que n’importe qui. Quand à Cassandra, rien d’étonnant à ce qu’elle ne soit pas encore réveillée, elle n’avait jamais été très matinale. Quand à son Oncle et Iska, et bien un des deux devait être en train de s’occuper de l’accueil de la boutique, donc se trouver dans la pièce d’à coté, et l’autre devait soit dormir, soit effectuer diverses tâches dont les adultes avaient le secret. Illona passa rapidement la porte pour arriver dans le magasin proprement dit, elle franchit le comptoir qui faisait office d’accueil pour la boutique avant de tomber sur son grand frère qui était en train de ranger la nourriture pour écureuils. Il lui fit un sourire, avant de s’écarter pour la laisser passer. Il savait où elle allait, c’était pareil toutes les semaines à la même heure. Illona souria à son grand frère, passa en essayant de le gêner le moins possible et récupéra les sacs de graines qu’il avait prit soin de déposer de l’autre coté du comptoir. Iska lui fit un petit signe de la main avant de retourner dans son entreprise de classer par ordre de masse les sachets de nourriture pour écureuils. Illona de son coté, franchit la porte de la boutique pour se retrouver dans la rue. Après quelques minutes de marche dans les rues doucement éclairées par la lumière du soleil du matin, la jeune fille parvint finalement aux alentours de la capitale, dans son coin favori. Elle y venait régulièrement, toutes les semaines, pour la même chose. Elle eu un sourire radieux en voyant ses amis descendent des cieux, avec de joyeux piaillements en constatant que leur bienfaitrice était une nouvelle fois présente. Illona s’assit alors sur le banc, ce fameux banc de pierre sur lequel elle prenait place pour commencer à nourrir les oiseaux qui descendaient et se regroupaient dans son petit coin. Elle était heureuse, à ainsi leur donner de la nourriture. Elle ne leur jetait pas, non. Elle le leur donnait, littéralement. Elle laissait les graines traîner au sol, avant de s’asseoir et de regarder. Parfois elle en lançait une à un oiseau qui effectua un rattrapage au vol, d’autres fois elle les laissait venir près d’elle pour leur donner à manger directement. Elle avait un don avec les animaux, et ce don aurait put en étonné plus d’un. Pourtant elle, elle trouvait ça normal. Elle avait toujours grandit comme ça. Elle déposait donc des graines à coté d’elle et un oiseau vint les picorer tout doucement, se laissant caresser le plumage. Un beau plumage nacré. Illona souriait de plus belle en regardant ses amis à plumes autour d’elle se régaler. Elle était tellement contente qu’elle n’entendit pas quelqu’un arriver sur les lieux. Il faut dire qu’elle avait toujours été seule à venir ici à cette heure ci ce jour là depuis déjà bien longtemps.




[Mouarf, voilà. Je n’étais pas super inspiré, alors vive le coup des pigeons !

Et les titres en Anglais maintenant, c’est dépassé ! J’inaugure un nouveau genre.8D]
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Humain déchu, Villageois

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MessageSujet: Re: Συνάντηση με τον πρίγκιπα των ονείρων της [PV: Alexandre Callandra]   Sam 16 Avr - 20:08

Alexandre n'était pas vraiment, et ce quoi qu'on eu pu en penser, quelqu'un qui aimait se lever tard. Ouvrir les yeux alors que le soleil était d'ores et déjà au zénith ne lui plaisait guère, il avait l'impression d'avoir gâché la moitié de sa journée, et ça le mettait toujours de mauvais humeur lorsque cela arrivait. Heureusement pour lui en cette belle journée, les rayons de soleil qui filtraient par la fenêtre de sa chambre l'avaient tirés de son sommeil assez tôt pour qu'il n'ait pas à se plaindre. Leandre et Florian dormaient encore lorsqu'il s'était levé, aussi avait-il fait le moins de bruit possible, pour ne pas les réveiller. Il s'était rapidement habillé, s'était coiffé, et était descendu au rez-de-chaussée, où il avait trouvé sa mère, en train de travailler dans la boutique. La fleuristerie était fermée ce jour-là, mais ça ne voulait pas pour autant dire qu'elle pouvait dormir toute la Sainte journée et ne pas s'occuper de ses fleurs, ça n'aurait pas été son genre, de toute façon, pensait Alexandre. Sa mère était une personne relativement énergique et déterminée, qui semblait apprécier la compagnie des fleurs autant que la compagnie des autres. Si seulement ça avait pu être son cas! Vivre entouré de fleurs toute sa vie n'avait pas arrangé son opinion à leur sujet, et leurs couleurs vives le faisait grimacer dès le matin. Il n'osait imaginer ce que cela aurait été s'il avait été allergique à telle ou telle espèce de fleurs. Lorsque, le voyant arriver, sa mère avait ouvert en grand ses yeux émeraudes, avec un soupir qui signifiait plus ou moins aux oreilles de son fils' oh mon dieu me voilà sauvée', Alexandre s'était attendu à ce qu'elle allait lui demander. Visiblement, il n'y avait plus de pain dans la maisonnée, et Jack étant parti au travail avant qu'elle ne le remarque, elle se trouvait bien coincée ici, ne pouvant faire de petit-déjeuner sans pain, et se refusant à sortir en acheter dans le même temps; Elle avait encore du travail avec ses fleurs, qui ne pouvait attendre pour être fait. Et comme il le savait si bien, lui avait-elle dit, si Florian n'avait pas de pain pour son petit déjeuner...Ça risquait de vite devenir infernal. Ça, Alexandre le savait plus que bien, pour avoir vécu l'expérience plusieurs fois, et il devait dire qu'il n'avait que très moyennement envie de supporter les pleurs et cris de son frère toute la matinée jusqu'au déjeuner, et même peut-être après. Le jeune homme aux cheveux verts était loin de détester son plus jeune frère, il vous mettait au défi de détester quelqu'un avec qui vous aviez passé toute votre vie, mais des fois, il devait avouer qu'il était pire que lourd. Toute la famille s'accordait sur ce point-là, de sa mère à son demi-frère, mais ce n'était pas pour ça qu'ils allaient le jeter dehors. Sa mère le répétait beaucoup, 'ce n'est pas de sa faute'. Alexandre le savait, que ce n'était pas de la faute de Florian s'il était comme ça, comme ce n'était pas de la faute de Leandre s'il était malade. Ce n'était pas leur faute, tout ça.

Même si, parfois, Alexandre se demandait pourquoi rien n'était pas de sa faute, à lui. S'il fallait que ses frères soient mal en point, différemment chacun mais mal en point tout de même, pourquoi lui allait bien? Il ne se plaignait pas d'être en bonne santé, hein, il ne se le serait jamais permis! Simplement, il trouvait ça bizarre, c'était tout. Injuste aussi, dans un sens. Enfin, ce n'est pas comme si Leandre et Florian étaient sur le point de mourir, n'est-ce pas? Il leur restait du temps. Même si des fois, à entendre Leandre tousser, Alexandre se demandait combien de temps exactement.

Enfilant son manteau noir, prenant le sac et l'argent que sa mère lui avait donné, il était sorti sans mot dire. Alexandre avait beau avoir un caractère bien trempé et ne pas être sympathique bien souvent, il n'en était pas au point de refuser ce service à sa mère, qu'il aimait beaucoup. Il n'y avait dans l'immédiat que lui qui pouvait y aller, alors pourquoi aurait-il dit non? L'humain aux yeux verts avait encore ce que le mot 'serviable' signifiait, merci bien. Et il appliquait ce mot à tous les membres de sa famille lorsque cela s'imposait, sauf à Jack bien entendu, qui pouvait toujours aller se faire voir s'il lui demandait quoi que ce soit. Enfin, cet homme aux longs cheveux qui s'obstinait à tenter de nouer des liens avec lui semblait avoir compris qu'il n'obtiendrait jamais de rien, bien qu'il continuait de lui parler avec un enthousiasme frôlant le ridicule. Lui n'écoutait toujours pas, ne lui offrant que des oreilles sourdes et un visage renfermé, sourcils froncés. Il détestait cordialement ce type, pas parce que c'était un Esprit, mais parce que...Eh bien, parce qu'il le détestait! N'importe qui aurait rendu visite aux Callandra n'aurait vu en Jack qu'un homme foncièrement sympathique et aimant, souriant et poli. Bien plus gentil que ne l'était leur père, mais Alexandre ne pouvait toujours pas lui pardonner d'avoir osé se mettre avec leur mère. Un Esprit avec une Humaine, en plus, rien que ça! Il savait que c'était la seule chose qui retenait les voisins d'ouvertement leur cracher dessus, mais quand même. Il détestait Jack, et ce n'était pas près de changer. Il n'était pas son père, ne le serait jamais. Leandre et Florian pouvaient lui sourire autant qu'ils voulaient, lui ne lui offrirait jamais rien d'autre qu'une grimace. Et franchement, Alexandre espérait de tout son cœur que ça lui faisait mal et qu'il en souffrait. Qu'il sache bien qui il était pour lui, parce que ça ne changerait jamais, ça.

Une aubaine pour Alexandre qu'il y aient encore des boutiques ouvertes ce jour-ci. Il avait acheté ce que sa mère lui avait demandé, s'efforçant de sourire à la boulangère aux yeux vides-Il ne voulait pas qu'on le considère dans le voisinages comme le dernier des malpolis. Dans son cas, il avait tout intérêt à faire bonne figure, ce que malheureusement il ne faisait pas tout le temps, mais pouvait-on reprocher à un enfant de ne pas être sage en permanence? Si Alexandre ne s'était pas perdu à l'allée, à son grand soulagement, il n'en fut cependant pas de même pour le retour. Replaçant correctement la lanière de son sac sombre sur son épaule, il regarda à droite, puis à gauche, avant de pousser un profond soupir exaspéré. Évidemment, il ne s'était pas perdu depuis un moment, il fallait bien que ça lui arrive aujourd'hui! Heureusement que ce n'était pas l'air frais ni le soleil qui allait faire pourrir son pain, parce que sinon il aurait été bon pour repartir en acheter sur le champ. Avançant au hasard de plusieurs ruelles, il fut bien surpris, après un certain temps de marche passé à se répéter que de toute manière il allait bien atterri quelque part en marchant de la sorte, de se retrouver à l'écart de la ville. Il faillit lâcher un juron très poli en regardant autour de lui, mais se retint bien heureusement. Mince de mince, il avait trop marché, là. Il s'en était rendu compte, mais ne pensait pas être parti dans cette direction là. Eh bien. Ça allait être drôle pour rentrer chez lui, il le sentait à l'avance. Il ne connaissait pas Jiang-Zemin comme sa poche, et ça devait bien lui arriver un jour, une bourde comme celle-là. Il allait faire demi-tour lorsque des piaillements retinrent son attention, et regardant mieux autour de lui, il vit, à quelques mètres, ce qui lui semblait être une jeune fille aux longs cheveux roses, en train de nourrir des oiseaux. Penchant sa tête sur le côté, il afficha une mine perplexe. A cette heure-ci, en train de nourrir des oiseaux? Eh ben, fallait le vouloir, ce n'est pas lui qui aurait fait ça.

Observant mieux la personne qui s'amusait à nourrir les oiseaux, il ouvrit en grand ses yeux. Ah, il la connaissait, celle-là! Enfin, il lui semblait. Il l'avait vu quelques fois dans les rues de la grande Jiang-Zemin. Une autre humaine, ça avait été assez pour qu'il s'en souvienne un minimum, ils ne courraient plus les rues, depuis la séparation des royaumes. Et puis, il se rappelait que sa mère lui avait parlé d'une autre famille d'humains, les...Euh, Krystalis, s'il se souvenait bien. Il s'en souvenait parce qu'il s'était dit que ça sonnait comme Cristal, leur nom de famille. Stupide, mais au moins, ça lui avait permis de le retenir, ce nom. Il ne savait pas si sa mère ou son père étaient allés leur parler, lui n'y était jamais allé, mais il croyait se souvenir que sa mère lui avait dit qu'ils tenaient une sorte de boutique d'animaux. Une animalerie, quoi. Elle faisait pas des tours avec ses animaux, elle, d'ailleurs? Noelik lui avait dit ça, un jour, qu'il y avait une humaine qui parlait aux animaux et habitait pas loin de chez lui. Sa petite soeur, qui vouait un culte à tous les animaux qui pouvaient exister sur terre, lui avait dit ça avec un visage béat d'admiration. M'enfin, avec Sandrine, on savait jamais. Alexandre, sur ces brillantes pensées, se décida à aller lui demander son nom, histoire de voir s'il s'était trompé, même s'il ne pensait pas, honnêtement, les Humains, comme il l'avait dit, ça courrait pas les rues, et encore moins ceux qui...Parlaient aux animaux, comme lui auraient dit Noelik et Sandrine. S'approchant de la fille aux cheveux roses, quelques oiseaux s'envolèrent, paniqués. Restant à une distance raisonnable d'elle, il fit, haussant la voix assez fort pour qu'elle puisse l'entendre, mais pas assez fort pour faire peur aux derniers oiseaux-C'est qu'il aimait bien ces bêtes là, quand même:

« Bonjour. T'es pas la fille Krystalis, si? Qu'est-ce que tu fais ici? »

Alexandre n'était ni Noble ni Bourgeois, et c'était là pour lui une manière d'apostropher la demoiselle tout à fait correct. Her, il avait dit bonjour, même pas salut. C'était déjà bien, selon lui. Il n'était que le fils de la Fleuriste: Personne de très important aux yeux de ce monde.

[Tu devrais plutôt craindre Alexandre. Il mange les enfants.8D]

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Who wants to separate the world we know from our beliefs?
And who sees only black and white,
Distinguish loss from sacrifice.
Some day we may come to peace with the world within ourselves,
And I will await you, until I close my eyes.

When your time has come,
You know you'll be lonely once again.
And the final winter comes to us all,
Life is treacherous,
But you're not the only who must pretend.

I am the god in my own history, the master of the game.

When you close your eyes,
Mementos of summer retrieves your mind.
Like a drizzled afternoon cleans the air,
When the winter blows, you're glad you remember you really tried.


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MessageSujet: Re: Συνάντηση με τον πρίγκιπα των ονείρων της [PV: Alexandre Callandra]   Sam 16 Avr - 22:06

Illona ignorait si il arrivait qu’on parle d’elle dans la ville. Elle ne se doutait pas que le ‘don’ qu’elle avait avec les animaux était quelque chose d’assez unique qui pouvait intéresser beaucoup de gens. Son Oncle lui avait un jour dit qu’elle devrait travailler avec le règne animal, vu qu’elle s’entendait avec bien plus que la normale. Il était même souvent très surpris de constater à quel point elle parvenait à calmer très rapidement les petits chiots qu’ils gardaient bien à l’abri dans l’animalerie. Pas que les chiots en fait, mais c’était les seules bêtes qu’ils avaient qui faisaient toujours pas mal de dégâts dans leur habitat lorsqu’il y’avait une petite querelle. Illona se souvenait encore de la dernière fois où elle était allée les voir, leur avait un peu parlé, caressé la tête. Elle ne ‘parlait’ pas littéralement aux animaux, c’était proprement impossible pour une humaine, mais elle était capable de les comprendre, de se faire apprécier d’eux, de les apaiser, ou de leur donner des ordres très précis. Elle ne pouvait pas engager de conversation directe avec eux toutefois, il ne fallait pas exagéré. Illona avait un don, c’était sûr, pour autant elle aurait été bien incapable de dire pourquoi les chiots se disputaient avec précision. Enfin, ça elle pouvait encore le deviner avec leur attitude et l’état des lieux, mais elle n’aurait pas put dire par exemple pourquoi est ce que tel ou tel chiot se mettait à aboyer ainsi. Disons simplement qu’elle ne parlait pas littéralement avec les animaux, mais qu’elle les comprenait, et qu’elle arrivait à se faire comprendre d’une manière particulièrement efficace. Sans doute était-ce parce que depuis qu’elle était toute petite, elle avait passé sa vie avec des animaux. Parce que sa mère était aussi quelqu’un qui était très à l’aise avec les bêtes. Iska aussi aimait beaucoup les animaux. Il n’était pas doté du même ‘don’ que sa petite sœur, mais s’occupait tellement bien de leurs amis qu’il était également très apprécié. Illona entendait encore les petits piaillements de joie des canaris lorsqu’il leur apportait de nouvelles graines, soucieux de leur état de santé. On avait beau dire, la famille Krystalis était véritablement une famille un peu à part dans la communauté de Jiang Zenmin. Elle ne subissait pas vraiment les attaques qu’on fait aux déchues car ils étaient les seuls à faire le travail qu’ils font. Les seuls à s’occuper des animaux avec une réelle efficacité. Elle en était reconnaissante d’ailleurs. Même si cela n’empêchait pas tout le monde de se comporter mal avec eux. Elle aussi avait fait les frais de diverses insultes, juste parce qu’elle était humaine. Juste parce qu’elle n’avait pas d’oreilles de chat ou d’ailes dans le dos. Parfois, elle se disait qu’elle préférerait rejoindre ses amis. Dans une vie animalière, on n’a pas tout ces problèmes. Du moins, c’est ce qu’on pouvait croire. Ses amis à elle n’avaient pas ce genre de problèmes, mais c’était parce qu’elle s’en occupait. Si elle laissait ses amis livrés à eux même, elle savait qu’ils finiraient par mener une vie bien plus misérable que la sienne. Elle ne voulait pas de ça. Elle voulait que tout le monde soit heureux, elle y comprit, les animaux y compris. Tout le monde devait être heureux, c’était une philosophie qu’Illona aimait beaucoup appliquer. Et pour ça, elle devait s’occuper de ses amis, les rendre heureux. C’était une des principales raisons pour laquelle elle se levait tout les débuts de Week-end, pour aller nourrir ses amis à plumes. Ils savaient qu’elle était là, toujours présente à l’heure. Chaque semaine, à faire son petit travail de nourrice pour oiseaux. Mais elle ne faisait pas cela que pour leur assurer d’être heureux, non. Elle faisait aussi cela parce qu’ils étaient ses amis. Tout les animaux du monde étaient les amis d’Illona. Par déduction, elle adore vraiment passer du temps avec eux, tout simplement. Passer du temps à caresser les chiots, à nourrir les colibris, à aller jouer avec les chats… C’était quelque chose qui n’avait pas de prix pour Illona. Mais elle n’avait jamais vraiment pensé que cette facette de sa personnalité, ainsi que le fait qu’elle ait ce don si étrange de pouvoir ‘communiquer’ avec les animaux, puisse se répandre dans la ville. Qu’elle puisse avoir une quelconque célébrité à cause de cela. Il faut dire aussi qu’elle ne sortait pas beaucoup dans les ruelles fréquentées. Pour Illona, à part ce rendez vous de nourrir les oiseaux quotidiens et quelques autres rendez vous du même genre dans la semaine, elle ne passait pas trop de temps dehors. Si on exceptait l’école, bien entendu. Peut être que là bas, en revanche, on pouvait la voir. Pendant les récréations, elle passait son temps à s’amuser avec les animaux qu’elle trouvait dans la cour. Peut être que là, on aurait put la voir, et que de là les rumeurs pourraient partir. Peut être que ses amis pouvaient aussi le dire à leurs amis à eux. En tout cas, elle ne pensait pas être vaguement connue de quelque manière que ce soit. Elle n’aimait pas trop la notoriété de toutes façons, même si elle ne l’avait jamais vraiment essayée…

Enfin, elle préférait rester peu connue. Le nombre d’amis qu’elle avait lui suffisait très bien. En fait, elle aurait bien aimé avoir quelques amis de plus, mais bon. Elle ne voulait pas être trop… Trop connue. Pas forcément trop appréciée, même elle n’aurait pas été assez stupide pour penser ça, mais pas trop connue. Elle ne voulait pas qu’en marchant dans la rue, tout le monde la reconnaisse. Elle n’aimait pas ça. Ca lui donnait un sentiment d’être un peu un cas à part. Ce qu’elle ne voulait pas. Illona était une fille timide. Pour elle, adresser la parole aux autres était déjà relativement compliqué. Il fallait dire aussi qu’elle n’aimait pas vraiment regarder les gens dans les yeux. Elle avait constamment l’impression que regarder les gens dans les yeux la rendrait… Ridicule. C’était stupide comme idée, elle n’avait pas une couleur d’yeux particulièrement laide, et le fait de regarder quelqu’un directement n’était pas non plus considéré comme ridicule. Pourtant elle avait beaucoup de mal à faire ça. La plupart du temps elle baissait la tête en ne regardant pas au dessus de la bouche de ses interlocuteurs. Elle n’était même pas sûre de connaître la couleur des yeux de ses professeurs à l’école… Ces derniers d’ailleurs, avaient bien compris quelle genre de fille elle était, et la plupart évitaient soigneusement de la faire venir écrire des choses au tableau. La plupart. D’autres, plus mesquins et plus racistes aussi, ne se privaient pas pour tenter de la ridiculiser devant tout ses camarades. C’était aussi pour cela qu’elle n’aimait vraiment pas la foule, être regardée. Elle n’aimait pas qu’on rigole d’elle pour se moquer. Elle aimait bien faire rire les gens, parfois avec de petits tours avec ses amis, mais pas qu’on se moque d’elle, ni qu’on se moque des dits amis. Le fait de dire ça de cette façon aurait peut être put vouloir dire qu’elle se mettrait en colère à cause de ça, mais non même pas. Illona n’était pas une fille colérique. Elle était timide. Timide, plutôt peureuse et effarouchée. Quand elle avait un problème, elle préférait le fuir. Se réfugier avec ses amis ou sa famille pour essayer de se calmer. C’était Iska qui résolvait ses problèmes la plupart du temps. Enfin, récemment elle n’avait pas vraiment eu d’embrouilles dans sa vie. Tout se passait plutôt bien ces derniers temps pour elle. A part que Cassandra commençait à un peu s’éloigner de la famille pour passer plus de temps avec ses amis, mais… Cela n’était-il pas normal ? Elle-même, passait souvent beaucoup de temps avec ses amis. Simplement, ceux d’Illona étaient bien plus poilus et plumés que ceux de Cassandra. Sa petite sœur était la seule de la famille qui n’aimait pas trop s’occuper des animaux de la boutique. Pour être honnête, cela inquiétait un peu Illona. Elle avait parfois peur que sa sœur ne devienne quelqu’un d’étranger à la famille… Ce qu’elle n’espérait vraiment pas. Elle aimait beaucoup Cassandra, elle ne voulait pas que cette dernière s’éloigne d’eux. Enfin… Iska devait veiller aussi. D’ailleurs c’était même lui qui avait fait remarquer la chose à Illona. Mais bon, Cassandra faisait ce qu’elle voulait après tout. Illona ne pouvait pas la blâmer pour ça. Et elle restait une petite sœur exemplaire tout de même. Illona considérait donc que pour l’instant, tout allait bien dans sa vie. Ni trop peu d’amis, ni un surplus, sa mère allait bien, son oncle faisait de bonnes affaires, Iska avait souvent le sourire aux lèvres et sortait souvent avec ses amis, tout en prenant grand soin de l’animalerie, et Cassandra était aussi heureuse. Illona l’était donc tout autant. Rien ne semblait lui manquer dans sa vie, mis à part son père. Et quelqu’un de spécial. Mais elle attendrait, il viendrait. Ce quelqu’un de spécial. Illona ne savait pas si elle le reconnaitrait du premier coup, mais en tout cas elle l’attendrait. Il finirait par venir. Illona en était sûre.

« Bonjour. T'es pas la fille Krystalis, si? Qu'est-ce que tu fais ici? »

La jeune fille aux cheveux roses sursauta légérement, sans pour autant avoir un geste trop brusque pour faire fuir ses amis à plumes. Elle était tellement absorbée par le fait de les nourrir et par son imagination à propos de ce fameux garçon spécial qu’elle n’avait pas remarqué que certains oiseaux étaient revenus vers elle après être partis un peu plus loin. Quelqu’un venait d’arriver, probablement la personne à qui appartenait cette voix. Une voix masculine, un garçon donc. Ce qui était étrange, c’est qu’il avait dit le nom d’Illona, alors qu’elle n’avait pas le souvenir d’avoir un jour entendu cette voix. Elle tourna donc la tête, avec un oiseau perché sur le sommet de cette dernière, vers le fameux garçon. Un jeune homme, des yeux et des cheveux verts, des vêtements assez amples. Un joli visage. Illona trouvait ce garçon plutôt beau, même si il avait un air plutôt intimidant. Quelque part, il lui rappela furtivement son père auquel elle pensait il y’a quelques minutes.

Elle finit par répondre à sa question par un timide signe de tête affirmatif. Puis elle baissa doucement le regard pour le poser sur les oiseaux qui mangeaient les miettes au sol, sur le banc et dans sa main. Elle donna une petite pincée de graines au petit colibri qu’elle avait sur le haut de sa tête, avant de déclarer, d’une voix toujours timide et peu assurée :

« Oui, je… Illona Krystalis. Je suis venue donner à manger à mes amis, et passer un peu de temps avec eux. »

Après quoi elle rentra sa tête dans son cou, pas franchement très à l’aise de parler avec quelqu’un. Il était peut être un humain, il était… Un garçon ! Elle n’avait pas l’habitude de parler avec des garçons de son âge. Encore moins des garçons qu’elle trouvait beau. La présence de ses amis à plumes autour d’elle la rassurait un peu. C’est probablement la raison pour laquelle elle ne fuya pas à toutes jambes. Oui, elle avait parfois des réactions quelque peu étranges en présence d’autres personnes. Surtout que même si il avait l’air un peu intimidant, ce garçon semblait assez.. Poli ? Gentil ? Il lui avait dit bonjour et l’avait abordée. Ce n’était pas la première fois qu’on lui parlait comme ça, mais il était bien le premier garçon à le faire. Les rares amis masculins de son âge se comptaient sur les doigts d’une main amputée de quelques doigts, et elle les connaissait tous via ses amies féminines. Enfin, elle parlait des humains, bien sûr. Ou des Esprits et Nekos. Pas des animaux. Des amis animaux mâles, elle en connaissait beaucoup. La jeune fille ramena doucement sa main gauche près de sa cuisse, puis répandit de nouveau un peu de graines sur le sol, pour le plus grand plaisir des animaux. Elle se sentait à la fois effrayée et très bien. C’était étrange.


[... Je suis sûr qu'Illona aimerait bien se faire manger par Alexandre... Cool]
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MessageSujet: Re: Συνάντηση με τον πρίγκιπα των ονείρων της [PV: Alexandre Callandra]   Sam 30 Avr - 20:04

L'amour, est-ce que ça durait pour toujours? Alexandre ne pensait pas. Déjà tout petit, les contes de Fées l'avaient dégoûté par leur morale complètement à côté de la plaque et leur fin à dormir debout tant c'était ridicule et atrocement niais. Les contes ne sont pas le reflet réel de la vie, du monde dans lequel il évoluait, dans lequel tous ses voisins et camarades évoluaient. En cela, lui et Laurence s'étaient parfaitement entendus, elle non plus ne pouvant supporter l'histoire de la Princesse et de son beau chevalier qui, même après avoir affronté mille péripéties et deux ou trois dragons pour finalement la délivrer des griffes de l'horrible magicien qui l'avait enlevé, était toujours impeccablement coiffé lorsqu'il enlevait son heaume. Ils en avaient eu, des crises de fou rire, à se moquer ouvertement de ces histoires pour petits, à les parodier, à les recréer à leur guise, changeant toujours la fin, pour que le chevalier paye ses sacrifices de sa personne, et que le vilain magicien ai le temps de faire ce qu'il voulait de cette pimbêche en robe fleurie, qui ne faisait rien de bien à part crier et battre des cils devant son héros. C'était, au passage, une image peu gratifiante des femmes, qui passaient pour des incapables ne sachant se défendre sans l'aide d'un homme. Laurence avait l'air tellement révoltée lorsqu'elle lui en parlait qu'il n'osait la contredire, et encore moins lui dire que, les filles, il les voyait plutôt pour sa part à la cuisine et au ménage. Il avait eu le malheur de l'insinuer une malheureuse petite fois, et il s'était fait frapper par cette douce jeune fille aux yeux vides. Sans aucun doute possible, elle, elle ne voyait pas son avenir de cette façon! Il plaisantait souvent sur le fait qu'elle ne se trouverait jamais de mari. Elle, semblait ne pas s'en soucier pour l'instant, préférant crapahuter à l'extérieur et monter sur les murets de pierre en chantant il ne savait trop quelle chanson de soulard. Songeant à Laurence telle qu'elle était présentement, Alexandre ne pouvait s'empêcher d'avoir peur de l'avenir, peur de devenir adulte, peut de changer. Que deviendraient-ils tous, lui et ses amis, une fois adultes? Il avait tant de fois entendu le témoignages de grandes personnes disant qu'avec le temps, on changeait radicalement, à un tel point qu'un ami ne nous ayant pas vu depuis longtemps pouvait ne pas nous reconnaître. Mais lui, il n'avait pas envie de changer, et il n'avait pas envie que ses amis changent. Il n'avait pas envie de les voir se transformer en hommes et femmes si différents de ce qu'ils étaient à présent. Grandir lui faisait peur, et ce bien qu'Alexandre n'aurait jamais osé l'avouer à voix haute. C'était bien trop embarrassant et ridicule, et il avait sa fierté, tout de même. Une fierté d'enfant de quatorze ans, mais une fierté tout de même. Ce qui était sûr, c'était qu'il n'avait pas envie de devenir adulte de si tôt. Avoir des responsabilités...Ce n'était définitivement pas son truc.

Même si, en tant qu'Humain Déchu, il en avait automatiquement plus que ses petits camarades de l'Est, et il en allait de même pour la jeune fille qui s'était tournée vers lui, un oiseau sur sa tête. Il n'y avait pas à dire, elle avait l'air d'une parfaite imbécile, sur le coup, mais Alexandre ne se contentait jamais de premières impressions pour juger une personne. Oui, lui aussi, il aurait eu l'air d'un demeuré, s'il avait joué l'épouvantail pour une nuée de volatiles, et il ne l'était pourtant pas. Comme quoi, il fallait attendre de discuter avec quelqu'un, et passer du temps avec lui pour pouvoir prétendre le connaître un minimum. Enfin, en l'occurrence, Alexandre ne connaissait pas du tout la demoiselle aux longs cheveux roses qui lui faisait face, et s'interdisait de ce fait de la juger d'une quelconque manière. Si elle aimait nourrir les oiseaux, c'était son problème, après tout, pas le sien. Alors, Krystalis ou pas Krystalis? C'est que le jeune homme aux yeux verts aurait bien aimé savoir s'il s'était trompé, histoire de. Lorsque que la jeune fille lui fit un petit signe de la tête, pour lui signifier qu'il avait vu juste, il ne pu s'empêcher de remarquer qu'elle avait l'air timide, cette fille. Elle ne bougeait pas beaucoup, et gardait cette expression quelque peu apeurée sur son visage. Oh, il n'allait pas la manger, pas la peine de tirer cette tête! Enfin, dans un sens, il la comprenait, elle était Humaine, et les Humains étaient plutôt mal vus dans cette partie ci du Royaume. D'un côté ils étaient les Rois, et de l'autre, ils n'étaient que de simples parias; Drôle de contraste, quand même. Sitôt passé la frontière, on voyait son statut changer du tout au tout. Et c'était tout sauf agréable, Alexandre devait dire. Mais, on s'habitue vite à être regardé de travers, et les Humains qui étaient restés étaient restés de leur plein gré, ils ne devaient pas s'étonner qu'on les traite de la sorte. Pour les Esprits, dans l'imaginaire commun, ils étaient les assassins de leurs familles. La réciproque était vraie aussi, mais eux, ils n'avaient rien à faire de ce côté là. Enfin, ça ne plaisait pas pour autant à Alexandre, qui aurait bien voulu faire bouger les choses. Mais qu'est-ce qu'on pouvait faire contre une dynastie en place depuis des siècles et une guerre qui avait ravagé les corps et les âmes? Il essayerait cependant, il se le promettait. Plus tard, quand il serait adulte; Il aurait alors, il le pensait, plus d'impact. C'était une des rares qualités qu'il accordait au fait de devenir adulte un jour ou l'autre, ça. On vous écoute toujours plus qu'un enfant.

« Oui, je… Illona Krystalis. Je suis venue donner à manger à mes amis, et passer un peu de temps avec eux. »

Illona Krystalis, donc, il avait vu juste. Elle devait être la fille de la famille d'humains dont sa mère lui avait parlé, de toute évidence. Et ses amis...Il imaginait qu'elle parlait des oiseaux, quand elle disait ça. Bon, lui aussi, il les aimait bien, les oiseaux, mais pas au point de les considérer comme des amis. Les animaux, ça ne pouvait pas être des...Amis. Parce que c'était des animaux, tout simplement. Bon, comme il l'avait déjà dit, il n'allait pas la juger, libre à elle de faire et dire ce qu'elle désirait, c'était le propre de ce qu'on se plaisait à appeler 'liberté' en ce bas monde. Et lui, il avait tout intérêt à taire son opinion, si elle aimait autant les animaux. Il n'avait aucunement l'intention de ma blesser ou la vexer d'une quelconque façon, alors...Pour une fois, il tiendrait sa langue. Ou du moins, il essayerait, c'est ce que ce n'était pas si facile que ça, pour quelqu'un habitué à dire ce qu'il pensait aux autres sans détour. Cependant, des fois, mon cher Alexandre, il vaut mieux se la mordre, sa maudite langue. Tss...Comme s'il ne le savait pas déjà. Surtout que comme Illona avait vraiment l'air de ne pas être très à son aise, il ne voulait pas lui faire peur. Cette fois, il allait devoir être poli et respectueux tout du long, allait-il y arriver? Bha...Il verrait bien.

« Illona Krystalis? Moi, c'est Alexandre Callandra. (Il regarda vaguement autour de lui, avant de reposer ses yeux sur la jeune fille aux grands yeux clairs) Tu viens souvent ici? Enfin, je dis ça, mais c'est la première fois que je viens, alors...Je connaissais pas cet endroit. »

Vérifiant que son sac était toujours à sa place (Ce qui était stupide, il en convenait, ce n'était pas son pain qui allait s'envoler à tire d'ailes), il se dit que Sandrine allait lui faire la fête quand il la verrait, ses petites couettes rousses balançant d'un côté et d'un autre de son visage au rythme de ses bonds enchantés. Ouais, c'est cool, j'ai vu la fille qui parlait aux animaux. Oui oui, elle est très gentille. Oui, il y avait plein d'oiseaux, de toutes les couleurs. Bon, bien sûr, il serait bien en mal de tous les nommer, mais...Elle s'en contenterait, ce n'était qu'une gamine. Tout de même, parler aux animaux...Un tel truc, ça faisait le tour du quartier en deux secondes trente. Les enfants en parlaient aux parents qui en parlaient à leurs amis qui en parlaient à d'autres amis, et hop, le tour est joué. Quand on savait que la plus petite des anecdotes avait vite fait le tour de la ville, une rumeur comme celle-ci, c'était impossible qu'elle ne se propage pas. Après, ça dépend si oui ou non on prêtait attention aux ragots, quoi. Quel drôle de moyen de passer inaperçu. Lui, il n'y croyait pas, qu'on puisse parler aux animaux, pas qu'il était particulièrement sceptique de nature, mais il y avait des limites à sa crédulité. Il n'avait pas dix ans comme Sandrine. Un Esprit, il voulait bien, ça avait des pouvoirs magiques, mais un humain, non. Au mieux, elle avait une grande affinité avec les animaux, ça arrivait. Restant planté là, sur ses deux jambes, sans avancer ni reculer, il attendait une réaction de la part de son interlocutrice. Elle n'allait pas prendre peur, au moins, il espérait?

[Eh ben elle devrait pas. Elle se rend compte que se faire manger, ça fait hyper mal?XDDD]

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When your time has come,
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And the final winter comes to us all,
Life is treacherous,
But you're not the only who must pretend.

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MessageSujet: Re: Συνάντηση με τον πρίγκιπα των ονείρων της [PV: Alexandre Callandra]   Sam 30 Avr - 21:56

Pour Illona Krystalis, le comte de la princesse et de son prince charmant avait toujours été quelque chose d’ambiguë. Elle savait bien que cela ne risquait pas d’arriver, que tout ceci n’était que fiction, pour autant elle considérait que sur le fond, ce genre d’histoire n’était pas aussi stupide que ça. Bien sûr, il était relativement ridicule, même pour elle, de voir que le beau chevalier princier ne transpirait jamais, ne se fatiguait jamais, continuait toujours d’avoir un grand sourire aux dents blanches et terrassait tout ses ennemis pour finalement épouser la princesse. Cette dernière qui était d’ailleurs fortement réductrice de la gente féminine, mais… Est-ce que ce n’était pas voulut ? Personnellement, Illona ne se voyait pas dans un autre rôle que celui de jeune femme dans le futur. Jeune femme impliquant d’avoir des enfants, un mari, une maison, un travail et s’occuper de tout cela avec attention et soin. Oui, c’était un futur qu’elle aurait bien voulut avoir, et elle se rendait compte que la princesse de compte de fée était dans le même genre elle aussi. Elle ne faisait rien à part attendre qu’on la délivre, certes, mais elle finissait bien par épouser le héros et lui faire des enfants à la fin, non ? Peut être que c’était après la fin que le vrai comte commençait, comte dans lequel la princesse était l’héroïne. Elle s’occupait de ses enfants, de son mari, de tout ce qui devait être fait dans un couple. Et cela, c’était une chose parfaitement louable pour une femme, trouvait Illona. Sa mère n’avait jamais été contre cette idée. Pour elle, rester à la maison en attendant le retour de son mari était la plus belle des récompenses. Dans ce cas là, Illona ne voyait pas le mal de la princesse. Beaucoup de jeunes femmes la détestaient, voulaient la voir disparaître car elle ne savait rien faire d’autre qu’attendre bêtement que le prince vienne la sauver… Mais Illona trouvait que cela suffisait amplement. Enfin quoi, elle avait un amoureux pour venir l’aider, non ? Illona trouvait que c’était la moindre des choses que l’homme se bouge un peu lui-même. Après tout, elle n’avait pas fait toute seule les enfants qu’ils auront à la fin. Et elle avait parfaitement le droit d’attendre son prince. Pourquoi est ce que c’était aussi mal vu ? Elle ne savait pas. Ne comprenait pas trop pourquoi est ce que les jeunes filles n’admettaient pas qu’elles voulaient toutes être à la place de cette princesse. Au final elle avait le beau rôle, non ? Elle ne faisait rien et attendait que son amoureux vienne la secourir. D’accord c’était vraiment réducteur, mais si elle était réduite à l’impuissance, que pouvait-elle faire ? Illona, si elle s’était retrouvée dans ce genre de situation, n’aurait rien put faire. Elle aurait été forcée d’attendre qu’on vienne la sauver. Quoi que… Si elle avait un contact avec la faune, elle pouvait peut être s’en sortir seule, mais il ne fallait pas exagérer : en règle générale dans un donjon maléfique servant de prison, on n’avait pas souvent accès aux animaux qui peuplaient la nature. Pour la demoiselle Krystalis, rencontrer un Prince Charmant serait quelque chose de merveilleux, il est vrai. Qu’elle soit princesse ou pas importait peu au final. Elle serait juste aimée de ce dernier, et elle aimerait ce dernier en retour. N’était-ce pas là le plus important au final ? Que l’amour des deux conjoints dure toujours ? La jeune fille pensait que oui. Tant qu’un amour perdurait, il pouvait déchirer et vaincre tout les obstacles qui se dressaient sur son chemin. Il suffisait juste que les amoureux s’aiment. Qu’ils s’aiment et qu’ils restent ensembles. Car c’était comme ça que cela pouvait marcher. Une vision hautement niaise et idéaliste, elle en convenait mais… Véritablement encourageante pour la petite fille aux cheveux roses. Elle estimait que si deux êtres s’aimaient et ne se quittaient jamais, alors rien ne pourrait les empêcher de s’aimer. Bien sûr, la mort de son père venait directement contredire cette idéologie. Ulysse qui s’était sacrifié pour sauver sa femme et ses enfants n’était plus là maintenant. Mais malgré tout, Pénélope restait amoureuse de lui, fidèle à son mari. Elle ne cherchait aucunement à reprendre son nom de jeune fille ou à se trouver quelqu’un d’autre. Elle resterait définitivement sans personne, à s’occuper de sa famille, à veiller sur le bonheur de ses deux filles et de son unique fils. Iska devait être encore à la boutique maintenant d’ailleurs. Peut être qu’il était sorti faire des courses ? Ah non, en fin de semaine il partait souvent rejoindre ses amis. Notamment Jude d’ailleurs. Illona aimait bien Jude, elle le trouvait amusant à faire des tours de magie avec ses pouvoirs. Il était peut être un Esprit, mais il était extrêmement gentil avec toute sa famille. Pour un peu, Illona l’aurait qualifié de second grand frère. Iska n’avait pas l’air réticent à cette idée en plus, tant qu’il restait le premier sur la liste…

Illona donna encore quelques graines aux oiseaux présents autour d’elle, avant de se rendre compte que le paquet commençait un peu à s’épuiser. Elle ne s’en inquiéta pas pour autant, ses amis ne partiraient pas de sitôt. Déjà ils n’avaient pas fini de manger leurs graines, loin de là il y’avait même encore pas mal de nourriture sur le sol, nourriture qui se faisait picorer de belle manière par les oiseaux, mais qui ne disparaîtrait pas d’ici deux minutes. Et en plus, même si ils finissaient leur petit déjeuner, ils ne partiraient pas. Beaucoup restaient souvent pour jouer un peu avec Illona, pour qu’elle leur demande de faire des choses auxquelles elle riait souvent. C’était peut être assez incroyable qu’elle puisse demander facilement à un oiseau sauvage de faire un looping en volant, mais elle, elle trouvait ça tout à fait normal. Probablement parce qu’elle faisait comme ça depuis qu’elle était toute petite. L’oisillon qui était présent sur sa tête s’envola après avoir eu sa portion, partant rejoindre ce qui devait être ses parents sur une branche d’arbre, non loin. Après quelques petits piaillements qu’Illona qualifia de remerciements, ils s’envolèrent pour disparaître dans les alentours de la ville. Illona leur fit un petit signe de la main, avec un sourire flottant sur son visage. Elle revit alors la tête du jeune garçon vert. Oh, il… Il était encore là ? Elle n’allait pas dire que sa compagnie était désagréable, loin de là il était même assez gentil pour l’instant, mais elle devait admettre qu’avoir un garçon près d’elle qu’elle ne connaissait pas et qui lui parlait spontanément, ça la perturbait. Elle baissa un peu la tête, attendant qu’il dise quelque chose. Au revoir par exemple. Si il disait ça, elle serait à la fois soulagée et un peu contrariée. Enfin quoi, il était plutôt beau garçon, et jusque là s’avérait gentil… Si il partait maintenant, elle pouvait dire adieu à un ami potentiel. Elle n’aimait pas dire adieu à des amis, même si ils étaient humains. Elle s’entendait toujours plus avec les animaux, mais les humains avaient parfois leurs avantages aussi.

« Illona Krystalis? Moi, c'est Alexandre Callandra. Tu viens souvent ici? Enfin, je dis ça, mais c'est la première fois que je viens, alors...Je connaissais pas cet endroit. »

Illona pencha doucement sa tête sur le coté. Callandra ? C’était un nom qui lui disait quelque chose. Callandra, Callandra… Elle ne sortait pas souvent, pourtant elle les connaissait, oui. C’était… La fleuriste, non ? Iska y était allé quelques fois dans leur boutique, pour acheter des fleurs à leur maman. Ils faisaient très bien leur travail, Pénélope avait été ravie de son bouquet d’ailleurs. Mais elle les connaissait surtout parce que les fils de la patronne de la boutique étaient des triplés. Elle n’avait pas retenu leurs noms à chacun, mais maintenant qu’elle y pensait, elle était sûre d’avoir déjà vu les trois ensembles au moins une fois. Ils se ressemblaient tellement ! Surtout deux d’entre eux. Pas celui qu’elle avait en face de lui pour l’instant, en tout cas. Il avait des cheveux un peu différents des deux autres, elle s’en souvenait aussi. Il était un peu plus imposant aussi. Enfin, ça devait être à cause de son visage et de ses cheveux justement. Les deux autres lui avaient laissé une impression un peu plus douce, comme si ils étaient très très gentils eux. Alors que lui, elle ne savait pas si il était gentil ou non, mais il donnait une impression plus… Plus effrayante. Un peu comme Iska et le père d’Illona, en fait. Ils se ressemblaient, mais Ulysse était bien plus intimidant que son fils. Et plus vieux aussi, mais ça c’était une autre histoire.

Donc, c’était Alexandre Callandra ? C’était un joli nom elle trouvait, Alexandre. Ca faisait grand et fort. Et puis ça sonnait bien. Alexandre Callandra. Elle se demanda si elle devait le tutoyer ou le vouvoyer. Lui il avait vite fait son choix, mais elle n’était pas aussi détendue qu’il semblait l’être… Bah, il était humain aussi, non ? Peut être qu’elle pouvait se permettre de le tutoyer. Peut être même d’utiliser son prénom… Il valait mieux, sinon elle pourrait peut être confondre avec ses deux jumeaux. La jeune fille aux cheveux roses hocha la tête après sa remarque. Oui, elle venait souvent ici. Elle devait peut être répondre, non… ? Oui, sûrement. Ca ne se faisait pas de faire attendre les gens.

« Je viens toutes les semaines à la même heure pour leur donner à manger. Ils le savent, ils m’attendent. C’est un bel endroit je trouve… Je… Je suis contente que quelqu’un d’autre vienne aujourd’hui. D’habitude il n’y a personne. »

Elle était contente oui, parce qu’il n’avait visiblement pas l’air de vouloir les chasser ou leur faire du mal. Encore une fois, elle envisageait très sérieusement qu’il puisse devenir ami avec ses amis, et donc devenir son ami à elle. Pour ça, il y’avait une façon très simple de le vérifier. Elle ne savait pas si il serait d’accord ou pas, mais autant lui proposer. On ne sait jamais. Et puis de toutes manières, ça lui faisait de la peine de le voir rester debout ainsi. La politesse voulait au moins de l’inviter à s’asseoir sur le banc de pierre.

« Euh… T…Hum… (elle hésita un petit moment avant d’avaler sa salive et de dire avec visiblement un peu de difficultés) Tu… Tu veux t’asseoir ? Leur donner à manger aussi ? Ils ont peur de toi pour l’instant, mais sont très gentils si on est gentil avec eux en retour. Ah, euh… Attends je me décale. Qu’au moins tu puisse … T’asseoir. Tu...Tu dois être fatigué d’être debout,… Je suis désolée. »

Pourquoi elle s’excusait ? Elle-même ne savait pas trop. C’était un reflexe acquis depuis quelques temps, à force d’être unanimement désignée comme la coupable des divers problèmes de sa classe d’école. En tant qu’humaine, elle était forcément le bouc émissaire idéal, il allait donc de soi qu’elle soit désignée comme la responsable des incidents. Elle ne cherchait pas à se justifier, juste à s’excuser. Elle ne voulait pas se débrouiller toute seule, elle avait souvent peur d’échouer. Pour être plus forte, il lui fallait quelqu’un à ses cotés. Mais le problème venait du fait qu’à part des animaux, elle n’avait que peu de monde à ses cotés. Et ça, ca n’arrangeait rien. S’excuser, donc. C’était la seule option qui restait.



[… Qui te dis qu’elle n’aime pas avoir mal ? Cool *MPDT like.XD*]
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MessageSujet: Re: Συνάντηση με τον πρίγκιπα των ονείρων της [PV: Alexandre Callandra]   Mar 7 Juin - 19:08

Bon, ce n'était pas qu'il s'ennuyait, mais Alexandre n'allait pas pouvoir rester ici très longtemps. Il pouvait s'accorder quelques minutes de discussion avec cette jeune fille aux cheveux roses, mais guère plus, il en avait peur. Sa mère l'attendait chez eux, et aurait sans aucun doute le plus grand mal à faire tenir Florian en place si ce dernier se réveillait et qu'il n'y avait plus de pain. Il crierait, pleurerait, réclamerait son petit déjeuner à grand renfort de gestes agacés, et les voisins leur intimeraient de nouveau l'ordre de faire cesser ce vacarme au plus vite, sans quoi ils iraient se plaindre. Se plaindre, pas forcément aux gardes chargés de la sécurité-On les appelait rarement pour des querelles de voisinage, il fallait dire-, mais aux autres voisins et connaissances, dans le seul but de les faire passer pour des sauvages sans éducation. On dirait sa mère incapable d'élever ses enfants, critiquerait l'attitude exubérante de Florian, le caractère timoré de Leandre et sa propre personnalité à lui, trop brusque et extravertie. Alexandre se fichait bien ce ce que ces gens là racontaient, renforcé dans cette idée par son demi-frère, qui s'amusait à leur faire des grimaces quand il pensait qu'ils ne lui prêtaient pas la moindre attention. Lui le pouvait, il était un Esprit. Mais autant qu'il pouvait se foutre de l'avis de ses voisins, ce n'était pas la même rengaine pour le reste de sa famille, qui se souciait énormément de ce que pensaient les autres. Alexandre n'avait aucunement le droit d'afficher au grand jour son opinion, car il n'était pas seul, et que l'afficher aurait encore plus ternit la réputation déjà blême de sa famille. Il n'avait pas le droit de s'attirer de trop gros ennuis, car ce n'était pas uniquement sur lui que ses bêtises retomberaient par la suite. Quand on est un Humain Déchu, qui qu'on soit, on se devait d'être un minium responsable, Alexandre le savait bien, et faisait de son mieux pour l'être. Un minimum.

Et ce minimum commençait par empêcher son frère d'avoir une crise de nerfs qui ferait se retourner les voisins contre eux une nouvelle fois. Alors pour cela, il ne devait pas traîner, et vite rapporter le précieux pain à la boutique avant le réveil de Florian. Il avait déjà perdu assez de temps à tenter de retrouver son chemin, de son avis. Mais bon...Il n'allait pas laisser la jeune fille en plan, non plus, ça ne se faisait pas. Elle avait l'air timide, sympathique, et puis elle était humaine, ce qui était devenu plutôt rare du côté Ouest depuis Avril dernier. Croiser un Humain lui faisait décidément plus plaisir qu'il ne l'aurait cru possible, apparemment.

« Je viens toutes les semaines à la même heure pour leur donner à manger. Ils le savent, ils m’attendent. C’est un bel endroit je trouve… Je… Je suis contente que quelqu’un d’autre vienne aujourd’hui. D’habitude il n’y a personne. »

Alexandre haussa ses épaules, posant son regard sur ce qui l'entourait. Chouette endroit, en effet. Pas trop bruyant, il était surpris que peu de personnes viennent se reposer ici. Il n'aurait pas été surpris d'y voir quelques enfants y jouer sous le regard à la fois attentif et distrait de leurs parents, discutant assis sur le banc de pierre. Enfin, de toute évidence, l'endroit n'était guère fréquenté, Illona n'avait après tout aucune raison de lui mentir. Déportant son regard vers les différents oiseaux qui picoraient la nourriture au sol, il espéra que son pain, bien que rangé dans son sac, n'allait pas attirer les volatiles. Qu'ils se contentent de la nourriture que la jeune fille aux cheveux roses leur donnait, ces bêtes à plumes...

« Euh… T…Hum…Tu… Tu veux t’asseoir ? Leur donner à manger aussi ? Ils ont peur de toi pour l’instant, mais sont très gentils si on est gentil avec eux en retour. Ah, euh… Attends je me décale. Qu’au moins tu puisse … T’asseoir. Tu...Tu dois être fatigué d’être debout,… Je suis désolée. »

Entendant Illona reprendre la parole, balbutiant beaucoup et cherchant ses mots, un petit sourire fit son chemin jusqu'à ses lèvres, et il secoua sa tête de gauche à droite, pour lui signifier qu'il n'était pas fatigué, et qu'il était inutile qu'elle se dérange pour lui. Et pourquoi s'excusait-elle, au juste? A sa connaissance, elle n'avait rien dit ni fait qui puisse exiger des excuses...Peut-être que c'était à cause de sa timidité. Leandre aussi, était souvent en train de s'excuser pour rien, de s'inquiéter de choses qui n'étaient pas de sa faute-et la plupart du temps sans importance, Alexandre devait l'avouer. Lui que l'on devait pousser pour qu'il s'excuse, la plupart du temps, il ne comprenait pas comment on pouvait le faire pour rien et en permanence, mais bon...Illona n'avait rien fait de mal, elle n'avait pas à s'excuser, c'était chose certaine. Posant ses yeux verts dans ceux roses de la fille aux oiseaux, il fit un pas, s'approchant un peu, tout en restant à une distance raisonnable du banc toutefois:

« Ça va aller, je suis pas fatigué, et je veux pas te déranger. D'ailleurs, tu es sûre que je te dérange pas? Tu dois pas te sentir obligée de me faire la conversation, si tu préfères rester seule. »

Ben, oui. Il n'allait pas rester planté là s'il la dérangeait, ça allait de soi. Mais si elle tenait à ce qu'il reste, il resterait, quelques minutes tout du moins. Histoire de faire passer le temps...Ça ne pouvait pas être une mauvaise idée, non? Illona avait l'air gentille, et pas dangereuse pour un sou. Encore, elle aurait ressemblée à une psychopathe, il n'aurait pas dit...Mais c'était loin d'être le cas. Et fort heureusement, d'ailleurs.

[Illona, aimer avoir mal? ROTFL. Essaye ça avec quelqu'un d'autre, c'est pas du tout crédible!X'D]

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MessageSujet: Re: Συνάντηση με τον πρίγκιπα των ονείρων της [PV: Alexandre Callandra]   Mar 7 Juin - 22:55

Elle non plus, n’était pas vraiment quelqu’un de très populaire auprès des autres. C’était normal, une humaine déchue ça n’est jamais vraiment apprécié. Que ce soit dans les écoles ou dans les rues de la ville… être issue d’un peuple normalement considéré comme le peuple sale de ce coté du pays, ce n’était jamais vraiment très facile. Certes, la famille Krystalis s’en tirait un peu mieux que beaucoup d’autres, de part le fait qu’ils avaient toujours tenu la même boutique sans jamais causer de problèmes, de part le fait qu’ils étaient aussi la seule animalerie dans tout leur quartier, voire même dans toute la ville maintenant que beaucoup d’humains avaient migré à l’Est, et aussi de part le fait que les enfants Krystalis n’étaient pas des gens particulièrement belliqueux. A l’inverse des Callandra par exemple. Elle avait souvent entendu des gens se plaindre des Callandra, des triplés pour être précis. Un trop turbulent et trop anarchique, un autre trop calme, timoré et qui toussait plus que de raison, et un troisième qui avait une réputation assez… Exubérante… Par rapport à sa famille à elle, c’était sur que l’on jaserait plus du coté de la fleuriste. Les Krystalis n’avaient guère ce genre de problème. Iska était en très bon termes avec la famille de Jude, des Esprits, et lui-même n’avait rien à se reprocher. Souriant, aimable, gentil avec les autres… Iska était un vrai modèle comme jeune garçon, de ce fait on ne le critiquait pas. Et parce qu’il était humain, on ne l’encensait pas non plus. Illona, c’était plus ou moins pareil. On la critiquait de temps à autres, parce qu’elle s’enfuyait un peu trop loin, ou qu’elle ne regardait jamais les gens dans les yeux… Elle ne voulait jamais sortir de sa chambre quand un inconnu entrait dans l’arrière de la boutique, arrière qui était en réalité le logement familial. Oui, un peu sauvageonne, mais… En cours, à l’école, Illona n’avait pas fait de choses trop horribles. Elle était humaine, c’est vrai, mais elle n’était pas non plus la fille la plus maudite de son établissement. Des jeunes filles étaient bien plus détestées qu’elle… C’était peut être dût à son don de parler aux animaux. Il faut dire que ça intriguait beaucoup les autres, y compris les Esprits et parfois, les Nekos. Ca intriguait. La petite fille humaine qui pouvait parler aux animaux. Bon bien sûr, elle ne leur ‘parlait’ pas vraiment… Elle était plutôt très douée avec eux, capable d’avoir une affinité excellente et de leur communiquer ses sentiments avec beaucoup de facilité. C’était surtout ça le ‘secret’ de son don. La communication de sentiments. Les animaux n’ont pas de langage entre eux, il aurait été stupide de penser qu’un piaillement d’oiseau puisse dire à un autre quelque chose de recherché comme par exemple ‘va chercher le pain et n’oublie pas d’aller prendre du beurre. Oh, et salue Marcel de ma part !’. Enfin, quelque chose comme ça. Non, c’était différent. Les animaux communiquaient grâce à leurs émotions. Illona faisait simplement pareil. Elle leur faisait ressentir ce qu’elle-même ressentait pour eux. De la tendresse, de l’amour, du respect… De la peur parfois bien sûr, mais bien vite effacée au profit d’une confiance envers l’autre… Illona ne paraît déjà pas dangereuse pour les personnes humaines. Encore moins pour les Nekos ou les Esprits. Envers les animaux, c’était un peu la même chose. Elle avait beau être une géante pour les colibris qui picoraient les graines qu’elle lançait actuellement, aucun d’entre eux n’avait peur d’elle. Ils avaient confiance en la petite fille aux cheveux roses, qui venait toutes les semaines pour leur donner à manger. Ils savaient qu’elle n’était pas dangereuse, qu’elle était leur amie. Et ils lui rendaient cette amitié bien souvent. En jouant avec elle, la plupart du temps. Les animaux sont intelligents, la plupart des personnes ne semblaient pas le comprendre. Illona ne comprendrait jamais de son coté, pourquoi on prenait un air hébété alors qu’elle demandait à un oiseau de faire un petit looping, ou qu’un chat partait chercher une pelote de fil au sommet d’un arbre pour la lui ramener, l’air pleinement satisfait. Elle n’arrivait pas à … Comprendre qu’on puisse être surpris de ce genre de chose. Les animaux ne sont pas stupides, ils sont intelligents, ils savent ce qu’on leur dit. Ils sont même plus intelligents que certains bipèdes selon Illona d’ailleurs…

En tout cas, même si certains bipèdes étaient parfois assez idiots du point de vue de la petite fille aux cheveux roses, ce n’était pas non plus le cas de tous. Par exemple, ce jeune garçon… Alexandre. Et bien il lui semblait très correct et poli malgré les rumeurs qu’elle avait put entendre à son sujet. Alexandre, c’était le turbulent un peu rebelle de la famille, non ? Elle ne se souvenait pas très bien, voire pas du tout en fait. Mais c’était évident en le voyant que c’était lui le garçon le plus colérique de sa famille. Elle se souvenait assez bien de la seule fois où elle l’avait vu avec ses deux frères, et les deux autres avaient l’air bien plus calme et paisible que lui. Enfin, ils avaient l’air un peu moins…. Méchants, peut être ? Un peu moins intimidants. Oui, c’était le bon mot ça. Parce qu’Alexandre n’avait pas l’air méchant. Non, il souriait et était plutôt poli… Bon, il avait une expression un peu effrayante et ses cheveux étaient clairement coiffés comme si il avait envie de montrer sa rébellion au monde, mais cela ne semblait pas être le cas ici. Il souriait, il était gentil. Avec sa baguette de pain dans les bras, on aurait presque dit un père revenant de sa course matinale pour sa famille. Un père revenant chez lui pour voir son épouse. Elle faillit rougir en se cachant derrière son sachet en ayant cette pensée ! Oh mon dieu… C’est vrai, Alexandre ressemblait à son père. Et en plus, elle le trouvait plutôt charmant jusque là. Mais … De là à penser… Non. Non, c’était gênant et… En plus elle ne le connaissait pas ! Enfin, pas très bien. Cela dit, elle avait assez envie de le connaître un peu mieux. Quoi, il était gentil, non ? Et puis elle l’aimait bien…. Il était beau. Avec un visage agréable et sympathique. Beau et gentil. Oui, elle aimerait le connaître un peu mieux. Le connaître.

« Ça va aller, je suis pas fatigué, et je veux pas te déranger. D'ailleurs, tu es sûre que je te dérange pas? Tu dois pas te sentir obligée de me faire la conversation, si tu préfères rester seule. »

Illona regarda de nouveau le jeune garçon, qui continuait d’adopter une expression polie, tout en ne cherchant pas l’hypocrisie. Oui, elle aimait vraiment bien Alexandre pour l’instant. Il n’était pas hypocrite, il n’était pas méchant, il n’était pas non plus débordant de gentillesse comme l’était trop souvent les gens en qui Illona n’avait guère confiance… Non, il était tout à fait correct, aimable avec tout ce qui allait avec. Elle était plutôt contente d’être tombée sur lui. Elle n’osait imaginer si cela avait été un Esprit raciste qui se serait aventuré là à la place du jeune homme aux cheveux verts… ! Elle aurait eu de gros ennuis, et ses amis aussi à n’en point douter.

La petite fille aux longs cheveux lui adressa un sourire, tout en baissant doucement les yeux et en rougissant doucement. Elle n’avait pas l’habitude de parler aux gens, et elle ne la prenait avec les autres qu’assez tardivement d’ailleurs. Donc il ne fallait pas qu’il s’attende à ce qu’elle lui réponde normalement avant très longtemps. Voire même à ce qu’elle lui réponde normalement un jour, Illona avait toujours cette manie de parler comme si elle était accusée de quelque chose de grave. Avec sa petite voix fluette, emplie de culpabilité et de tristesse. C’était le timbre de sa voix qui donnait cette expression, elle n’y pouvait rien. Même quand elle était heureuse, elle avait la même voix, les accents joyeux étaient simplement présents pour masquer ce qui aurait put passer pour la fameuse culpabilité et tristesse. Là, Illona n’était pas spécialement heureuse. Quoi que contente tout de même. Après tout, ce n’était pas tout les jours qu’un joli garçon lui faisait la conversation de cette manière. Et ce n’était pas comme si il lui faisait la cour non plus, donc ce n’était pas vraiment gênant.

« Non, non ! Tu ne me dérange vraiment pas, je… Je t’aime bien. Tu es gentil. J’aime bien te parler, ça… C’est agréable. Je trouve. »

Elle pencha sa tête sur le coté, jetant un regard furtif en direction d’Alexandre pour reposer ses yeux roses dans la direction des oiseaux, toujours en train de picorer. Certains d’entre eux tournaient la tête, intéréssés par le pain d’Alexandre, mais ils avaient vraisemblablement compris que leur amie aux cheveux roses ne permettrait pas qu’on touche à cela. Ils était intelligents, encore une fois. Ils ressentaient les sentiments des autres. Dont celui d’Illona de ne pas toucher à la baguette de l’humain aux yeux verts. Et le sentiment d’Alexandre qui était vraisemblablement le même.



[Bah quoi ? Essaie d’imaginer Illona en combi de cuir, avec un bandeau sur les yeux et…. Cool

…. Ouais non en fait…. T’as raison.XDDD]
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MessageSujet: Re: Συνάντηση με τον πρίγκιπα των ονείρων της [PV: Alexandre Callandra]   Lun 5 Sep - 19:20

Alexandre remercia soudain le ciel de ne pas être timide. Qu'est-ce qu'ils auraient fait, si lui n'avait pas osé adresser la parole à la fillette aux cheveux roses? Il voyait déjà la scène, lui debout comme un idiot, la bouche fermée, et elle, rougissante à fixer le sol ou les oiseaux qu'elle nourrissait. Cette vision, quoi que comique dans un sens, faillit faire grimacer Alexandre. Non, décidément...Il remerciait bien Dame Nature de l'avoir fait assez spontané et extraverti pour savoir tenir un minimum la conversation à une inconnue. Balbutier, le jeune homme aux cheveux verts ne savait pas ce que c'était. Autrement que sous le coup d'une immense peur ou d'un grand trouble (ce qui ne lui arrivait presque jamais, voir jamais tout court), il savait garder un visage impassible, et maîtriser ses paroles. Garder son sang-froid, en d'autres mots. Bien, il n'était encore qu'un enfant, il le savait, et parfois ses émotions transparaissaient trop aisément sur son visage. Il faisait de son mieux pour corriger ce défaut, pour qu'une fois arrivé à l'âge adulte, jamais ses sentiments ne puissent le trahir. Pour ce qu'il envisageait de faire, c'était nécessaire, voir impératif. A-t-on jamais vu un grand guerrier fondre en larmes à la moindre triste nouvelle? Alexandre avait pour but d'imiter ces grands hommes qui restaient de marbres, quelles que soient les circonstances. Ce n'était pas à ses yeux une preuve d'insensibilité, mais une preuve de courage et de détermination. Il fallait apprendre à cultiver notre force, et elle résidait dans notre capacité à tout encaisser son broncher. Enfin, ça, c'était encore son avis, bien évidemment. Il ne doutait pas un seul instant que tout le monde était loin de penser comme lui.

Bon. En tout cas, Alexandra songea qu'il avait plutôt intérêt à laisser tomber son masque d'impassibilité pour avoir l'air un peu plus aimable. Il imaginait la tête d'Illona si elle se trouvait contrainte de faire la conversation à un type qui paraissait aussi aimable et sensible qu'une pierre. Parce que là, pour l'instant, avec ses yeux baissés et ses joues rouges, la demoiselle aux oiseaux ne semblait pas particulièrement à l'aise. Alexandre, lui, ne ressentait aucune gêne, se contentant de passer son regard d'elle aux oiseaux, histoire de ne pas avoir l'air de la fixer. Bon, c'était quand elle voulait. Il savait qu'il n'aurait pas du être aussi impatient, mais c'était plus fort que lui. Un autre défaut qu'il allait aussi devoir modifier. Un guerrier qui trépigne à peine après un quart d'heure de traque, ce n'était pas un guerrier.

Tiens, présenté ainsi, on aurait presque pu croire qu'il envisageait de s'engager dans l'armée. Cette idée le fit légèrement sourire tant elle lui semblait ridicule.

« Non, non ! Tu ne me dérange vraiment pas, je… Je t’aime bien. Tu es gentil. J’aime bien te parler, ça… C’est agréable. Je trouve. »

Gentil? Bha, si elle trouvait ça agréable de lui parler, grand bien lui fasse. Après tout, il aurait du se féliciter de ne pas l'avoir effrayée. Mais bon, elle aurait peut-être du attendre un peu avant de la considérer comment étant une gentille personne et bien l'aimer, non? Au fond, c'était son problème, songea l'humain aux yeux verts. Cette fille devait être aussi naïve qu'elle était timide, sans doute. Lançant un regard mauvais aux oiseaux, il espéra vraiment ne pas avoir à les chasser. Mais les volatiles restaient tranquillement près d'Illona, et ne faisaient rien de plus que parfois se tourner vers lui pour le fixer de leurs petits yeux noirs. Honnêtement, Alexandre ne savait pas si les animaux pouvaient être commandés, mais autant qu'ils restent près d'une personne qui les comprennent, en ce cas, parce qu'il n'avait aucune envie de les retrouver près de lui, sur le coup. Lançant un regard distrait en direction du ciel, l'aîné des Callandra se demanda quelle heure il pouvait être. Il était tôt, c'était sûr, mais...

« Gentil...Ouais, si tu veux. »

Il fronça les sourcils, un instant, avant de retrouver une expression plus détendue.

« Je sais pas si on peut vraiment dire que me parler soit agréable, mais bon...Surtout que là, j'ai aucune idée d'un sujet de conversation, tu vois. »

Autant être honnête, hein. Il aurait pu s'exprimer autrement, plus subtilement, en empruntant mille chemins pour paraître plus poli, mais il n'en avait pas envie. Il était comme il était, inutile de faire le garçon poli, cultivé et de bonne compagnie. Il voulait bien avoir l'air plus sympa, mais ses efforts s'arrêteraient là, il en était désolé. Le jeune homme aux cheveux en bataille avait toujours trouvé idiot de se faire aimer pour ce que l'on était pas, de toute manière. Alors, soit on l'aimait bien, soit on l'aimait pas. Il s'en fichait, ce n'était pas ça qui allait changer sa vie, hein.

[Cherche pas, ça colle pas du tout.X'DDD]

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MessageSujet: Re: Συνάντηση με τον πρίγκιπα των ονείρων της [PV: Alexandre Callandra]   Lun 5 Sep - 21:33

Illona n’avait jamais été une jeune fille qui avait de la facilité pour aller vers les gens, c’était un fait. Et qu’elle soit une humaine déchue avait beau influer là-dessus, elle était prête à parier que même si elle avait habité dans une moitié de pays remplie d’humains comme elle, elle n’aurait pas eu une vie si meilleure que ça. Oh bien sûr, on lui aurait moins proféré d’insultes, sa famille aurait sans doute un meilleur niveau de vie (encore que leur niveau actuel était tout à fait convenable, pour des humains déchus) et on ne lui en voudrait pas uniquement parce qu’elle n’avait ni oreilles de chat, ni ailes noires. Mais malgré tout ça, elle savait bien que ce n’était pas que à cause de son humanité qu’elle était relativement impopulaire. Ce qui faisait toute cette impopularité, c’était son caractère. Le fait qu’Illona était une jeune fille extrêmement timide qui n’accordait finalement sa confiance à personne. Ou très peu de gens en tout cas. Si elle avait un contact très facile et particulier avec la faune animale, la race humaine, Esprit ou neko lui posait beaucoup plus de problèmes. A croire presque qu’elle n’était pas tout à fait une humaine et qu’elle se rapprochait plus d’une jeune fille élevée par des animaux… Ce qui était totalement faux, bien évidemment. Elle était tout à fait humaine et ses parents étaient tout deux des humains pure souche. Même si maintenant elle n’avait plus que sa mère, elle restait une petite humaine, avec du sang humain. Son…. Don avec les animaux n’était ni plus ni moins qu’une affinité naturelle. Comme certains étaient parfois doués avec des instruments de musique, d’autre avec les mots… D’autres avec les armes, elle elle était douée pour parler aux animaux. Ou en tout cas, pour se faire comprendre d’eux. Même si au fond, elle n’avait pas du tout l’impression d’avoir un quelconque don. Au final, c’était plutôt elle qui avait recherché de la compagnie là où tout le monde la lui refusait. Illona n’était pas seulement une humaine déchue, c’était aussi une fille timide qui n’osait parler à personne. Qui n’osait pas répondre quand on lui adressait la parole. Par déduction, c’était quelqu’un qui n’avait pas grand monde à qui se fier. Ce peu de monde, elle avait finit par le combler avec les divers animaux qui l’approchaient. Elle était facilement approchable pour ces créatures. Et ne les repoussait pas le moins du monde, puisqu’elle appréciait être avec eux. Pourquoi aurait-elle eu besoin de vraiment plus de personnes autour d’elle dans ce cas là ? Bon, c’est vrai qu’elle avait des amis bien humains, eux. Et puis, Alexandre était lui aussi un être humain…. Peut être qu’elle commençait à avoir plus confiance en elle ? Ou peut être que…. Elle sentait qu’elle pouvait faire confiance à ce garçon. Ou pas. C’était difficile à expliquer. En tout cas, il avait clairement choisit le bon moment pour parler à la demoiselle. Quand elle était en compagnie de ses amis à plumes, elle était sans doute bien plus ouverte et bien plus assurée que toute seule. Et par définition, elle était aussi bien plus encline à faire confiance aux autres. Après tout, il n’avait rien tenté de mal envers les oiseaux, si ? Si il était un homme méchant, il aurait déjà commis un forfait répréhensible. Il ne l’avait pas fait. Donc, il devait être gentil. C’était logique, pour Illona.

« Gentil...Ouais, si tu veux. »

Elle se tourna vers lui, les oiseaux continuant de manifester leur bonheur au travers de piaillements qu’elle trouvait adorable pour sa part. Elle lui adressa un petit sourire, avant de reposer ses yeux roses sur la bande de volatiles, et en donnant à manger directement à un oiseau téméraire venu se poser sur sa cuisse gauche. Directement dans son bec, elle y déposa quelques graines sans aucun geste brusque. Cette scène aurait pu paraître un peu irréaliste pour quelqu’un passant par là, mais Illona trouvait cela tout à fait naturel. Les oiseaux n’avaient plus peur d’elle, maintenant. Si au début, ils la fuyaient comme chaque être humain qui va vers des oiseaux, maintenant elle était presque comme un membre de la famille de ces bêtes à plumes. Et c’était pareil avec beaucoup d’animaux dans la ville. Elle passait le plus clair de son temps à aller les nourrir pour qu’ils ne meurent pas de faim. Ou simplement, elle allait les voir lorsqu’elle se sentait mal. Quand elle était triste, ou qu’elle avait simplement besoin d’être en compagnie de personnes qu’elle aime, et que sa famille était trop occupée ou simplement absente. Elle regarda un court instant les oiseaux, avant de se retourner une nouvelle fois vers Alexandre qui avait désormais une expression plus amicale sur son visage. Ca faisait toujours très plaisir à Illona de voir que quelqu’un à qui elle parlait avait un regard amical. Ca lui donnait l’impression qu’ils pourraient bien s’entendre. Et elle voulait bien s’entendre avec Alexandre. C’était un humain, il était gentil, il ne lui voulait pas de mal, il était plutôt agréable…. Elle n’avait rien à lui reprocher, non.

« Je sais pas si on peut vraiment dire que me parler soit agréable, mais bon...Surtout que là, j'ai aucune idée d'un sujet de conversation, tu vois. »

La jeune fille haussa les sourcils, un peu surprise de sa remarque. Elle pencha sa tête sur le coté, tandis qu’un oiseau venait de nouveau picorer les graines qu’elle avait dans sa main grande ouverte. Elle cligna des yeux, quelques instants, avant de prendre la parole, d’un ton plutôt interrogatif.

« Parler ? Sujet de conversation ? Je ne considère pas qu’on ait besoin de ça, moi. Le fait d’être là, c’est suffisant. »

Elle sourit timidement, deux taches rouges se placèrent sur son visage enfantin, avant d’elle aussi lever le nez vers le ciel qui commençait à s’éclaircir pour prendre sa fameuse couleur bleue de début de journée. Il était encore tôt mais la journée allait débuter pour n’importe qui dans la ville, maintenant. La jeune fille plissa doucement les yeux en ayant un rayon de soleil qui venait lui taquiner l’œil, puis elle reprit la parole pour s’adresser à Alexandre. Les oiseaux piaillaient moins fort, comme si ils avaient compris que les deux humains étaient en pleine conversation.

« Je ne parle pas vraiment avec les gens. Je trouve juste agréable d’être en présence de certaines personnes…. Comme avec les animaux en fait. (elle prit un moment pour réfléchir, peu habituée à parler autant en une seule fois.) Huuu… En tout cas tu n’as pas besoin d’un sujet de conversation ! Enfin, je ne pense pas que tu en ai besoin moi. »

Elle baissa le regard assez rapidement, toutefois assez doucement pour ne pas effrayer les oiseaux qu’elle avait encore près d’elle. Oui, elle ne considérait pas ‘parler’ comme quelque chose d’indispensable. Sans doute était ce aussi pour ça que les animaux étaient ses meilleurs amis. Ils ne parlaient pas. Ils étaient simplement là.
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MessageSujet: Re: Συνάντηση με τον πρίγκιπα των ονείρων της [PV: Alexandre Callandra]   Dim 16 Oct - 20:14

« Parler ? Sujet de conversation ? Je ne considère pas qu’on ait besoin de ça, moi. Le fait d’être là, c’est suffisant. »

Alexandre laissa tomba l'expression du guerrier impassible pour en afficher une plus perplexe. Étonné, il fixa la fillette aux cheveux roses, comme s'il avait mal compris ce qu'elle avait dit. Pas de sujet de conversation? Euh...Il du réprimer un rire moqueur tant cette phrase lui paraissait absurde. Oui, bon, comme il l'avait dit, il n'avait pas que ça à faire, parler aux inconnus qu'il croisait en ville. Sa mère l'avait envoyé faire une course, et s'attendait à ce qu'il rentre le plus rapidement possible, pour le bien de la famille et des voisins. Son pain dans son sac, il ne lui restait qu'à faire demi tour et retrouver le chemin qu'il avait emprunté à l'allée pour rentrer dans la chaleur de son foyer. Pas qu'il avait vraiment envie de petit déjeuner, mais bon...C'est lui qui avait le pain, et il ne faisait nul doute que les baguettes ne trouveraient pas seule leur destination. Cette fille, Illona, avait l'air un tantinet spéciale, pensa Alexandre, ni méchamment ni gentiment. Elle avait l'air d'avoir un sacré problème au niveau relationnel, en tout cas, et il ne disait pas seulement ça parce qu'elle rendait visite à des oiseaux. Ses phrases et son attitude laissaient le jeune homme penser qu'elle ne devait pas souvent parler à des inconnus. Est-ce qu'elle parlait souvent tout court, déjà? Alexandre voulait bien discuter avec elle cinq minutes, mais sans sujet de conversation, ils n'allaient pas aller loin. Elle ne comptait quand même pas qu'il reste debout, là, à observer ce qui l'entourait et à rien faire, non?

« Je ne parle pas vraiment avec les gens. Je trouve juste agréable d’être en présence de certaines personnes…. Comme avec les animaux en fait. Huuu… En tout cas tu n’as pas besoin d’un sujet de conversation ! Enfin, je ne pense pas que tu en ai besoin moi. »


...D'accord. Elle ne parlait pas souvent avec les gens, ça, ça se voyait. Comme quoi il n'avait pas mal interprété ses hésitations et ses rougissements intempestifs, et ça rassura quelque peu son égo. Mais apprécier la présence de certaines personnes sans leur parler, c'était pas un peu bizarre, ou inutile? Voir carrément perturbant? Alexandre savait, pour sa part, que rester à côté de quelqu'un sans lui parler le dérangeait beaucoup. Même si lui et Leandre étaient seuls dans la pièce, il lançait son frère sur un sujet quelconque, et ils en discutaient jusqu'à que l'un d'eux trouve quelque chose de plus intéressant à faire ou qu'on les interrompent. Même avec Florian, il s'essayait à quelques phrases pas trop compliquées qui captaient l'attention de son cadet. Mais pour ça, il avait besoin de parler de quelque chose, il n'allait pas lancer quinze phrases au hasard et sans rapport les unes avec les autres. Il se voyait mal aussi parler du temps qu'il faisait ou de la couleur du plumage de certains des oiseaux, bien qu'Alexandre ne doutait pas un seul instant de l'intérêt profond de ce sujet si on savait y mettre les bons mots. Enfin...Le garçon aux cheveux en bataille se contenta d'observer encore un moment la fille, se demandant si elle allait rajouter quelque chose. Lorsqu'il fut évident qu'elle ne parlerait plus, il haussa ses épaules, l'air indifférent.


Ils n'avaient, de toute évidence, pas la même manière de procéder ni de penser.

« Ben, peut-être que ça marche avec les animaux, ton truc de 'juste en présence de', mais ça risque d'être plus dur avec moi. Je suis pas un animal...Je vais pas rester là sans rien dire. »

Il se tu un instant, espérant ne pas avoir parlé trop brusquement. Il aurait pu sourire, se dit-il, presque coupable, mais pour une raison qui lui échappait, ça le dérangeait. Et puis mince, hein! Il n'avait rien demandé à Illona. Si elle ne s'accommodait pas de son visage aux expressions plutôt railleuses et indifférentes, voir parfois agressives, elle n'avait qu'à lui demander de s'en aller, c'était aussi simple que ça. Pourquoi aurait-il du faire un effort, au fond? Il ne la connaissait pas, elle ne le connaissait pas. Qu'il puisse lui faire peur était le cadet de ses soucis. Elle et ses oiseaux...Pourquoi plus qu'à un autre il aurait du leur sourire? Mais bon, c'était clair que si elle ne voulait pas parler et apprécier le silence, il n'allait pas la déranger plus longtemps. Il n'était pas du genre à rester en place, ça, n'importe qui le connaissant un minimum le savait. Impatient, toujours à vouloir bouger ou faire quelque chose. Quand certains aimaient passer leur journée au calme, lui avait besoin d'action et de nouveauté pour se sentir bien. Il ne lui vint pas à l'esprit cependant qu'Illona l'ignorait et que par conséquent, il aurait pu être un peu plus doux avec elle.


« Si on a pas de sujet de conversation, on peut rien dire. Si t'as pas envie de parler, je comprends, je te laisserais toute seule. De toute façon j'ai pas beaucoup de temps devant moi...Mais si tu veux parler, c'est maintenant ou jamais, quoi. »

Il la fixa, l'air sérieux, car il ne plaisantait pas. Si elle avait envie de gâcher cinq minutes de son temps avec lui, c'était maintenant ou jamais, car il ne pourrait pas se permettre d'arriver trop en retard chez lui. Et s'ils se revoyaient après...Bha, ce n'était pas maintenant qu'il fallait s'en préoccuper, il pensait. Chaque chose en son temps, tout le monde le savait bien.

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MessageSujet: Re: Συνάντηση με τον πρίγκιπα των ονείρων της [PV: Alexandre Callandra]   Dim 16 Oct - 21:57

C’était vrai que le fait d’être simplement ‘là’ était relativement ridicule aux yeux de n’importe quelle personne à qui Illona n’avait jamais pu parler de ce concept. Néanmoins, si aux yeux d’une personne lambda c’était vraiment idiot de raisonner ainsi, pour la petite fille aux cheveux roses c’était tout à fait logique et même, normal. Elle ne parlait pas beaucoup, pour ainsi dire jamais. Même avec sa famille, le débit de paroles d’Illona restait très largement inférieur à ce qu’on aurait pu attendre d’une jeune fille qui était quand même assez avancée sur le chemin de la vie puisqu’elle avait 14 ans, malgré cela elle ne parlait que très peu au final, devant sa famille ou ses amis… La petite fille ne parlait que peu. Parce qu’elle faisait parti de cette catégorie de gens qui pensent que les mots ne sont pas nécessaires pour forcément communiquer. Pour Illona Krystalis, le regard et l’attitude montrent bien plus la véritable apparence des gens que les phrases qui sortent d’une bouche. Les mensonges, les cris et les insultes, elle savait que tout cela pouvait très facilement sortir d’un tel endroit. Elle le savait surtout parce qu’elle avait elle-même eu le malheur d’expérimenter certaines de ces choses. En tant que déchue, c’était normal de toutes manières. Essuyer des insultes et ne pas être forcément appréciée, elle commençait à y être habituée. Mais ça ne signifiait pas pour autant qu’elle appréciait cela. Loin de là d’ailleurs ! Il aurait fallu être stupide pour aimer se faire insulter, pensait-elle.

« Ben, peut-être que ça marche avec les animaux, ton truc de 'juste en présence de', mais ça risque d'être plus dur avec moi. Je suis pas un animal...Je vais pas rester là sans rien dire. »

Quand Alexandre lui répondit cela, Illona le regarda avec un air un peu plus étonné. Ah… ? Ca ne marchait pas avec lui de ne pas vraiment parler ? Bon, maintenant qu’elle y repensait c’était un peu idiot de penser qu’ils allaient devenir très proches, simplement en restant là, l’un à coté de l’autre. Les êtres humains avaient ce besoin de communiquer, de parler entre eux. Et quoi qu’elle puisse en dire, Illona était tout à fait humaine, même si parfois elle se demandait si elle n’avait pas quelques ancêtres bestiaux. Ce qui était parfaitement ridicule, d’ailleurs. Pour résumer, elle avait été un peu surprise de la déclaration du jeune homme aux cheveux verts, mais restait quand même compréhensive. Bon, alors il fallait juste… Parler, c’est ça ? Il faut dire que même si elle avait bien compris le fait qu’il n’aimait pas rester là sans rien dire, le fait d’ouvrir la bouche pour engager une conversation était, pour Illona, quelque chose de très dur et éprouvant. Autant ne pas mentir, elle n’avait fichtrement aucune idée de ce qu’elle pourrait demander à Alexandre. Ce qui ne signifiait pas pour autant qu’elle le trouvait inintéressant, loin de là même ! Illona aimait bien Alexandre. Il était beau garçon, sympathique et elle trouvait son visage un peu intimidant mais amusant en même temps. Il faisait peur, mais elle était heureuse en le regardant. C’était vraiment étrange comme sentiment, non ? En tout cas elle le comprenait dans un sens. Illona préférait le calme et la tranquillité de la nature, mais si il ne fallait que parler avec lui eh bien ils avaient le temps, elle pouvait bien trouver quelque chose à dire et…

« Si on a pas de sujet de conversation, on peut rien dire. Si t'as pas envie de parler, je comprends, je te laisserais toute seule. De toute façon j'ai pas beaucoup de temps devant moi...Mais si tu veux parler, c'est maintenant ou jamais, quoi. »

L’annonce de cette phrase eu sur la fille Krystalis un effet assez particulier. En effet si jusqu’alors elle se sentait plutôt tranquille et sereine, le fait qu’il annonce clairement son départ à moins qu’elle ne trouve un sujet de conversation la rendit bien plus nerveuse, et cela se voyait. Elle haussa les sourcils, se tourna assez vivement dans sa direction pour déclencher des battements d’ailes chez ses amis à plumes, et eu également un tremblement des mains qui la força à crisper ces dernières de peur de faire bel et bien fuir les oiseaux encore proches d’elle. Elle regarda Alexandre, l’air cette fois beaucoup plus perdue qu’avant. Elle éleva sa voix fluette dans l’air, stressée et nerveuse. Elle ne voulait pas qu’il parte, non. Elle aimait bien Alexandre elle voulait qu’il reste là. Elle ne voulait pas être la cause de son ennui et la cause de son départ. Même si elle n’appréciait pas forcément la race humaine, surtout par rapport aux animaux, elle n’aimait pas être ainsi considérée. Comme la personne qui faisait fuir les gens. Comme celle avec qui on n’aimait pas rester. Dans un sens, cela voulait aussi dire qu’Alexandre s’ennuyait dans cette clairière, ce qui était pour Illona une sorte d’impossibilité chronique. Impossible de s’ennuyer entourer d’animaux aussi gentils ! Pour elle, c’était simplement impossible. A elle de le prouver alors. Sa voix s’éleva donc pour répondre à Alexandre, même si elle fut très hésitante.

« M…. mais je… Euh… Parler… Tu vois…Huuu…. »

Un regard avec les sourcils roses arqués fut envoyé en direction du fils de la fleuriste, pour bien lui faire comprendre que si elle n’avait pas envie qu’il parte, elle n’était pas pour autant apte à trouver un sujet de conversation dans la seconde qui suit. Or, la petite fille crispa ses poings, plissa les yeux et se mordit la lèvre pour se forcer à dire quelque chose. A bien y réfléchir, il y’avait des tas de choses à demander à Alexandre, mais aucune ne lui semblait faire l’affaire pour l’instant. Pourtant, si elle ne disait rien il allait partir et il y’avait trop de chances de ne plus jamais le revoir pour justement lui poser ces questions. Comme il l’avait lui-même déclaré, c’était maintenant ou jamais.

« Tu… Euh… Qu’est ce que… Tu fais pour t’occuper, toi ? Moi je nourris les animaux la plupart du temps et… Et toi tu ne va pas chercher du pain tout le temps je suppose…. »

Son ton hésitant et son regard en détresse n’étaient peut être pas vraiment honorables et elle devait certainement avoir l’air assez pathétique, mais pour autant le jeune homme devait bien avoir compris. Elle ne voulait pas qu’il parte. C’était juste que parler, elle n’en avait pas l’habitude. Pouvait il faire avec ? Elle l’espérait. Vraiment.
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MessageSujet: Re: Συνάντηση με τον πρίγκιπα των ονείρων της [PV: Alexandre Callandra]   Mer 23 Nov - 3:14

« M…. mais je… Euh… Parler… Tu vois…Huuu…. »

Alexandre fronça les sourcils, quelque peu surpris, sans quitter Illona des yeux. La fillette paraissait stressée, nerveuse, à un tel point que le jeune homme eut un bref instant peur qu'elle ne s'évanouisse, ou quelque chose dans le genre. Franchement, ça ne lui aurait pas plu, parce que ça aurait quand même été à moitié sa faute. D'accord, il ne voulait pas rester là à la fixer dans le blanc des yeux pendant dix minutes; C'était ennuyeux, et il n'était pas une personne particulièrement patiente. Il voulait soit parler, soit s'en aller, et il laissait à Illona le soin de décider. Mais ce n'était pas une raison pour avoir l'air aussi mal ! Sans parler de sa voix, qui reflétait à merveille son présent malaise. Une pointe de culpabilité serra le cœur de l'Humain aux yeux verts, qui chercha immédiatement à s'en débarrasser. Décidément, ce n'était pas son jour, songea-t-il en réprimant un soupir agacé. La demoiselle aux cheveux roses n'avait de toute évidence pas l'habitude de parler beaucoup, et Alexandre trouvait ça vaguement inquiétant. Peut-être était-ce car il avait l'habitude d'ouvrir un peu trop la bouche, il n'en savait rien. Comment elle faisait, chez elle, quand on lui demandait quelque chose ? Ses parents devaient bien lui parler, ne serait-ce qu'un peu. Ou s'ils ne le faisaient pas, ils auraient du. Alexandre n'aimait pas les femmes qui pensaient valoir plus que les hommes; Il préférait qu'elles soient timides et serviables, modestes. Mais muettes, ça ne lui plaisait pas tant que ça. Si elles l'étaient, comment faire pour discuter ?

En l'occurrence, Alexandre pensait qu'ils allaient avoir un problème à ce niveau là. Bon, Illona était très stressée, ça se voyait d'ici. Que pouvait-il faire pour la mettre plus à l'aise ? Ne pas s'approcher trop près, pour commencer. Si elle était timide, elle se sentirait mieux à une petite distance de lui. Ensuite... Il aurait pu tenter d'avoir l'air plus aimable, peut-être ? Encore et toujours cette question, qui revenait et le harcelait en permanence. Il faisait ce qu'il voulait de sa vie, mince ! Sourire ou pas, la décision lui revenait, à lui et personne d'autre. Alors... Est-ce qu'il allait essayer ou laisser tomber et garder cette expression renfermée et peu avenante ?

Tsss, sérieusement...

« Tu… Euh… Qu’est ce que… Tu fais pour t’occuper, toi ? Moi je nourris les animaux la plupart du temps et… Et toi tu ne va pas chercher du pain tout le temps je suppose…. »

Alexandre hocha la tête, soulagé. Bon, au moins, elle avait réussi à dire quelque chose, c'était déjà ça de pris. Maintenant, il allait falloir qu'elle puisse continuer à converser sans soudainement s'arrêter et ne plus rien dire. Le jeune homme aux cheveux en bataille décida pour une fois de laisser son mauvais caractère de côté, et de répondre le plus posément et gentiment possible aux questions de l'Humaine déchue. Elle se sentait mal, ce n'était pas la peine d'en rajouter en étant inutilement agressif. Se forçant à arborer une expression plus détendue qu'auparavant, Alexandre l'observa un moment, se demandant quelle réponse fournir. C'était clair, il ne passait pas ses journées à aller chercher du pain, ça aurait vite été ennuyant. Il n'était pas un esclave, non plus. Ce qu'il faisait pour s'occuper, alors ? Ironiquement, seul le mot 'rien' lui vint à l'esprit, mais il ne le jugea pas approprié. Rien, ça ne renseignerait pas Illona sur ses activités, et ça la découragerait peut-être de continuer. Alexandre haussa nonchalamment les épaules, comme si tout ça l'indifférait profondément. C'était sa manière d'être, ça, il ne pouvait pas le changer.

« Pour m'occuper ? Pas grand chose. Je discute avec mes amis, je me promène avec eux. Rien d'extraordinaire. »

Ils faisaient aussi quelques bêtises, rien de trop grave pour être noté, cependant. Le but était de s'amuser, pas de se coller la garde aux fesses. A voir Illona nourrir les animaux, toute timide et apeurée, Alexandre savait au moins que ce n'étaient pas le genre d'activités qu'elle devait apprécier. Le calme et le silence, la compagnie des animaux, n'est-ce pas ? Honnêtement, lui n'aurait pas pu. Au bout d'un moment, il aurait envoyé valser tous ces volatiles importuns. Mais bon, la douceur n'avait jamais été son point fort, il le savait bien.

« Tu nourris les animaux ? C'est pas un peu embêtant, à force, non ? »

Si les paroles n'étaient toujours pas emplies de gentillesse, sa voix avait trouvé une inflexion plus douce, plus tranquille. Si Illona était timide au point d'avoir du mal à parler, il n'y pouvait rien. Il pouvait juste faire en sorte qu'elle se sente plus à l'aise en sa compagnie. Et ça, mine de rien, c'était plus simple à dire qu'à faire, surtout quand on s'appelait Alexandre Callandra. Sa famille pouvait en témoigner, ainsi que ses amis, il était un garçon direct qui n'aimait guère tourner autour du pot. Avec la fille aux cheveux roses, il ferait ce qu'il pourrait. Et si ses efforts n'étaient pas suffisants... Eh bien, tant pis.

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MessageSujet: Re: Συνάντηση με τον πρίγκιπα των ονείρων της [PV: Alexandre Callandra]   Mer 23 Nov - 12:45

Illona commençait à se détendre au fur et à mesure de l’échange qu’elle avait avec le jeune garçon aux cheveux verts. D’accord, elle était d’une nature fondamentalement timide et introvertie et le visage assez intimidant d’Alexandre n’allait pas arranger les choses. Cependant, il n’était pas si méchant, non ? Il était même plutôt gentil. En fait, Illona ne se souvenait pas de la dernière fois qu’un être humain-comprenez par là quelqu’un d’intelligent, elle englobait aussi les Esprits et les Nekos comme les Elfes- restait à coté d’elle aussi longtemps sans qu’elle ne fasse autre chose que rougir et nourrir des animaux. Ca la touchait quelque part, qu’il soit encore là alors qu’elle ne faisait rien de bien fabuleux pour attirer son attention. Enfin, rien de fabuleux… Ca dépendait pour qui, hein. Elle se doutait que parler n’était qu’un petit reflexe pour lui, mais à ses yeux à elle, parler était quelque chose de bien plus dur, bien plus complexe à faire que pour la plupart des gens normaux. Timide, elle l’était. Mais elle cumulait bien des défauts concernant la sociabilité. Ca n’était pas pour rien qu’elle préférait de très loin la compagnie animale à celle de ses semblables : les animaux n’avaient pas ces codes qu’elle ne maîtriserait jamais pour poursuivre une conversation décente. Elle n’avait pas à être gênée de sa timidité en présence des oiseaux qui voletaient en ce moment autour d’elle. Ils continuaient de manger, piaillant de temps à autre pour exprimer leur contentement sous le sourire d’Illona qui jugea désormais plus important de se concentrer sur Alexandre. Bon… Il s’agissait surtout de le retenir de partir. Elle ne voulait pas qu’il parte, il était si gentil avec elle… Et puis il était d’agréable compagnie elle trouvait. C’était étrange pourtant, non ? Il n’était pourtant pas si délicat que ça envers elle… Mais peut être était-ce cela justement qui la motivait à le faire rester avec elle. Il lui rappelait beaucoup son père, décidément. Le même genre de visage intimidant, la même voix assez dure, mais ce même ‘cœur tendre’ qu’elle essayait de deviner derrière la carapace dure qu’il s’était déjà construite. En tout cas elle ne voulait pas qu’il parte. Elle ne le voulait vraiment pas. En plus, c’était le fils de la fleuriste… Et il avait deux frères jumeaux ! Illona avait très envie de connaître cette fratrie de trois enfants. Ca lui rappellerait peut être un peu la sienne. Allez, il suffisait juste de faire en sorte qu’Alexandre ne parte pas … Ca ne pouvait pas être aussi dur !

« Pour m'occuper ? Pas grand chose. Je discute avec mes amis, je me promène avec eux. Rien d'extraordinaire. »

Illona le regarda, ses grands yeux roses avec les sourcils légèrement arqués vers le bas, mais toujours moins qu’il y’a quelques minutes. Elle hocha la tête à l’écoute de ses paroles pour bien lui montrer qu’elle était d’accord avec ce qu’il disait, et surtout qu’elle écoutait ce qu’il disait également. Elle s’était rendue compte que ça ne ferait pas très poli de ne pas l’écouter d’ailleurs. Non pas qu’elle ne l’écoutait pas jusqu’alors, mais elle ne l’avait pas véritablement manifesté par quoi que ce soit. Du coup, elle préférait hocher la tête. Comme ça, c’était clair pour tout le monde, de son propre point de vue. Alors… Il ne faisait rien d’extraordinaire ? Au moins il avait des amis lui aussi. Il discutait et se promenait avec eux… Ca avait l’air amusant et intéressant du point de vue de la petite Krystalis. Elle aurait bien voulu savoir quel genre d’amis il pouvait avoir. Le même genre que lui, sans doute ? Intimidants ? Elle se le demandait. Peut être que c’était à cause de ses amis que son coté gentil était ainsi refoulé ? Elle ne savait pas. Est-ce que c’était une bonne idée de lui demander au moins ? La petite fille aux cheveux roses réfléchit un moment, moment durant lequel Alexandre poursuivit sa phrase, la prenant par surprise. Elle sursauta très légèrement en l’entendant reparler, et se re-concentra une nouvelle fois sur lui. Euh… Il avait peut être quelque chose pour l’aider à réfléchir !

« Tu nourris les animaux ? C'est pas un peu embêtant, à force, non ? »

Illona haussa ses deux sourcils roses avant de pencher sa tête le coté, les lèvres doucement entrouvertes en signe de réflexion surprise. Hun… ? Embêtant à force de nourrir les animaux… ? Elle avouait ne pas vraiment comprendre ce qu’il voulait dire par là. Ne venait-il pas de dire qu’il passait son temps à faire une activité similaire, du moins aux yeux de la petite fille ? Elle se souvint qu’il avait très clairement dit à l’instant qu’il discutait avec ses amis et se promenait avec eux. Elle faisait presque pareil. Simplement, en lieu de discussion, nourrir était plus parlant avec des amis qui n’appartenaient pas à la même espèce qu’elle. Aussi, Illona pencha sa tête sur l’autre coté avant de répondre à Alexandre sur un ton relativement étonné, même si cela ne devait pas beaucoup changer de son ton rêveur habituel.

« Non… Ce sont mes amis. Tu te promène et tu parle avec les tiens, moi je donne à manger aux miens. Je ne vois pas pourquoi ça serait… Embêtant… »

Elle baissa doucement la tête, puis releva timidement ses yeux vers les siens pour ensuite faire une petite moue et tenter de poursuivre une conversation normale. Il était certain qu’insister sur le fait que les animaux étaient ses amis, plus que les humains, ne servirait pas à retenir Alexandre. Autant essayer autre chose, comme par exemple… Euh… Lui parler de cela ? Elle pouvait très bien lui tenir une discussion sur les animaux pendant des heures et des heures. Après est ce qu’il allait trouver ça intéressant… Autant essayer… Peut être ?

« Je… Mais en tout cas j’aime beaucoup passer du temps avec les animaux. Toi tu n’aime pas beaucoup ça ? Peut être que tu n’a jamais essayé… ? »

Elle eut un petit sourire timide, avant de baisser une nouvelle fois la tête, mais cette fois ci plus par respect que par simple timidité. La même tête baissée que lorsqu’on salue quelqu’un. Elle voulait lui montrer qu’elle était une gentille fille, respectueuse et qui pouvait avoir de l’éducation. Bon… Est-ce qu’il voulait essayer de donner à manger aux oiseaux ? Ca serait très agréable à voir, elle pensait. Vraiment.
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MessageSujet: Re: Συνάντηση με τον πρίγκιπα των ονείρων της [PV: Alexandre Callandra]   Jeu 29 Déc - 21:29

Alexandre aimait bien les animaux, mais pas trop non plus. Les regarder de loin, ou les caresser quand il allait chez des amis qui en possédaient, ça ne l'embêtait pas. C'était occasionnel, pas de quoi fouetter un chat, pour ainsi dire. Mais dès que l'animal était un peu trop souvent dans ses jambes, c'était une toute autre affaire, il devait l'avouer. Comme manger trop un certain aliment pouvait vous en dégoûter pour un long moment, voir trop la tête d'un chat ou d'un chien finissait par vous énerver. Alexandre, en tout cas, détestait ça. Il ne comprenait pas vraiment pourquoi on s'acharnait à garder ces sales bestioles de chats, par exemple, dans les maisons, pour le peu qu'ils apportaient à leurs propriétaires. C'était vrai, ça: Qu'est-ce que ça faisait, ces maudites boules de poils, à part manger et dormir ? Ah, ça griffait, oui. En plus d'être sales, ils étaient rarement de bonne humeur et enclins aux caresses. Sales bêtes, songea-t-il, maudissant une nouvelle fois l'attraction qu'ils exerçaient sur les femmes. Les oiseaux, ça allait encore. Ils représentaient aux yeux de l'Humain déchu un idéal de liberté, et il ne se lassait pas de les voir voler dans le ciel, sans autre maître qu'eux-mêmes dans cette vie simple et spontanée. Courte, aussi, mais ils ne s'en rendaient pas compte, alors ce n'était sûrement pas si triste. Les Humains également, comparés aux Esprits, ne vivaient pas très longtemps. Mais bon, c'était beau à regarder comme ça, mais pas à mettre en cage ou dans une maison. Ça devenait vite agaçant. Il se demandait comment on pouvait supporter des années durant le chien en bas de l'escalier ou le chat sur les genoux. Alexandre ne savait pas, mais... A force, c'était pas un peu lourd ?

La fille en face de lui ne devait pas penser de la même manière. Comme beaucoup d'autres, il en était sûr. Mais qu'est-ce que ça pouvait lui faire ? Il n'était pas du genre à suivre le troupeau comme un mouton, et encore moins à fermer sa bouche, même lorsqu'il était évident que c'était la meilleure chose à faire. Ils avaient de la chance, ces oiseaux, qu'Illona vienne leur donner à manger. Parce que ce n'était pas lui qui se serait donné ce mal, c'était clair.

« Non… Ce sont mes amis. Tu te promène et tu parle avec les tiens, moi je donne à manger aux miens. Je ne vois pas pourquoi ça serait… Embêtant… »

Alexandre leva les yeux au ciel, blasé. Oui, il était au courant, les animaux prenaient trop de place dans la vie de certaines personnes. Amis, amis... C'étaient rien que des piafs. Il les aimait bien, mais ça s'arrêtait là. Les considérer comme des amis, c'était pareil que serrer une pierre contre nous en disant qu'elle nous rendait notre affection. Un peu stupide, quoi. Un chat, un chien, un oiseau... On pouvait penser qu'un animal était notre ami, mais ça serait jamais vrai. Au mieux, il ressentait de l'attachement pour celui qui l'avait élevé, mais de l'amitié ? Il en aurait rit. Ils ressentaient pas ce genre de choses. C'étaient des animaux de compagnie, pas des amis. Mais vu la tête que tirait la fille aux cheveux roses, jamais elle ne comprendrait ça. Bref, il n'aimait pas non plus l'idée qu'elle mette ses amis au même niveau que ses oiseaux. C'était loin d'être la même chose, et si Illona ne considérait pas vraiment les animaux comme ses amis, il aurait même trouvé ça dégradant.

Ça n'empêchait qu'à ses yeux, c'était tout de même limite.

« Je… Mais en tout cas j’aime beaucoup passer du temps avec les animaux. Toi tu n’aime pas beaucoup ça ? Peut être que tu n’a jamais essayé… ? »

Ça, il avait cru le remarquer, songea-t-il sans se moquer, dans un simple constat. Lui avait essayé, Mais ça n'avait jamais bien finit, pour lui comme pour l'animal. Il n'avait pas une bonne relation avec les chats. Les chiens, ça allait, surtout les gros. Les petits, ils étaient vicieux et lui faisaient penser aux chats, donc non. Puis le reste... Il s'en fichait un peu. Ah si, se souvint-il, il aimait bien faire peur aux vaches, aux chevaux, à tout ce qui broutait dans les champs. C'était drôle. Ça s'enfuyait en courant, terrorisé. Pour de si gros animaux, c'était quand même quelque chose de particulier. Après, il ne niait pas qu'ils étaient utiles. Pour remplir les assiettes de la population, ou aider l'armée à s'entrainer. Ce genre de trucs.

« Si, des fois, mais j'ai jamais vraiment aimé. Et puis tu sais, je vois pas vraiment les animaux comme des amis. C'est... Ben, des animaux, des bêtes. On s'en occupe, okay, mais c'est pas des amis. Ils pensent pas comme nous. »

Est-ce qu'ils pensaient tout court, d'ailleurs ? Sans doute, mais ça devait être simple, comme mode de pensée. Puis, de peur que ses propos ne blessent Illona d'une quelconque façon, il ajouta:

« Enfin, c'est mon opinion. T'as le droit de pas penser comme moi, y'a pas de mal. »

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MessageSujet: Re: Συνάντηση με τον πρίγκιπα των ονείρων της [PV: Alexandre Callandra]   Ven 30 Déc - 6:05

Illona se demanda si ce garçon était seul dans sa vie. Il semblait plutôt bien entouré, non ? Elle voulait dire… Enfin, il était quand même membre d’une fratrie. Il était un des trois triplés de la fleuriste qui n’habitait pas très loin, il avait donc deux frères du même âge que lui. Il ne devait pas être seul, si ? On était rarement seul quand on avait des frères et des sœurs, Illona le savait bien. Si Cassandra s’éloignait quelque peu de la famille et faisait surtout sa vie de son coté, Illona restait très proche de sa jeune sœur, et encore plus de son grand frère. Elle était au centre de trois enfants issus de la même maman… Forcément, elle était très proche de son frère et sa sœur. Seulement… En était-il de même avec Alexandre ? Etait il aussi proche de ses frères qu’Illona l’était du sien ? La petite fille aux cheveux roses s’était toujours imaginé les jumeaux d’une famille comme étant des éléments indissociables l’un de l’autre, un peu comme si ces deux gens formaient une personne une fois réunis. Mais que séparés, ils n’étaient que deux moitiés sans l’autre partie. Elle avait pensé ça pour les jumeaux, étendant ce schéma aux triplés lorsqu’elle en avait apprit l’existence. Cependant, maintenant qu’elle voyait Alexandre, elle se demandait si elle n’avait pas tout faux. C’était stupide de penser qu’ils n’étaient complets qu’avec leurs frères, ils étaient des personnes à part entière. C’était comme penser qu’un seul colibri n’était pas un oiseau, et qu’il fallait toute une troupe de colibris pour les considérer comme des oiseaux. Ridicule, maintenant qu’elle y repensait. En reposant ses yeux roses sur son compagnon actuel, elle réalisait qu’il était quelqu’un entièrement. Comme elle, elle était une des enfants Krystalis, et elle était Illona, lui il était Alexandre et n’était pas que la deuxième partie de son frère… Ou le tiers, ou peu importe. Enfin, elle pensait cela, mais c’était possible aussi qu’il ait ce genre de relations avec sa famille. D’où la question, est ce qu’il était seul ? Il n’avait pas l’air très sociable. Illona non plus, d’accord, mais elle n’y pouvait rien. Elle était ainsi, timide et introvertie, incapable d’aller vers les autres. Lui, ca semblait être différent. S’il n’était pas sociable, c’était parce qu’il ne souhaitait pas l’être. Il avait ces sourcils froncés, cet air un peu intimidant, ce caractère assez rebelle… Parce qu’il le voulait bien. Il aurait pu faire des efforts, il semblait juste… Ne pas en avoir envie, peut être ? Mais c’était bien aussi comme ça. Au moins, il était honnête. Il ne mentait pas, Illona était sure de voir Alexandre sous son vrai visage et non une face cachée.

« Si, des fois, mais j'ai jamais vraiment aimé. Et puis tu sais, je vois pas vraiment les animaux comme des amis. C'est... Ben, des animaux, des bêtes. On s'en occupe, okay, mais c'est pas des amis. Ils pensent pas comme nous. »

Illona répondit à Alexandre en faisant une petite moue, sa lèvre inférieure venant frotter doucement son menton. Il ne voyait pas les animaux comme des amis… Comme la plupart des gens en fait. Les gens ne trouvaient pas les animaux très intelligents pour la majorité. Mais la petite fille savait ce qu’il en était. Ca n’était pas les animaux qui étaient stupides, c’était les humains qui ne pouvaient pas communiquer avec. L’être humain se débrouille toujours pour éviter, détruire ou enfermer ce qu’il ne comprend pas. Elle, elle comprenait les animaux. Elle s’entendait bien avec, leur donnait des petits ordres en échange desquelles elle les récompensait de la meilleure manière possible… On pouvait communiquer avec les bêtes, il fallait juste savoir s’y prendre. Ca n’était pas compliqué ! Enfin, ca ne l’était pas pour elle… Sans doute était-elle différente. Si un menuisier avait tenté de lui expliquer comment on fixe un tabouret, la petite fille n’aurait jamais compris, peu importe combien de fois le dit menuisier lui aurait dit que ça n’était pas compliqué ! Alexandre, c’était un peu pareil. Il lui aurait expliqué sa passion… Tiens, en avait-il une ? Elle aurait bien voulu le savoir… ! Il n’avait pas dit grand-chose à son sujet pour l’instant. C’était surtout elle qui parlait d’elle. N’était ce pas égoïste de sa part ? Elle se devait de lui demander un peu des choses elle-même maintenant… Enfin, c’était ce qu’elle pensait. Sa mère l’avait bien éduquée, à elle de faire bon usage de cette éducation. Toute timide et introvertie qu’elle puisse être…

« Enfin, c'est mon opinion. T'as le droit de pas penser comme moi, y'a pas de mal. »

Elle hocha la tête, tourna un petit instant le regard afin de voir les oiseaux qui s’envolaient un peu plus loin, repus de la nourriture qu’Illona leur avait donné un peu plus tôt. Elle réfléchissait. Oui, c’est vrai, c’était un point de vue. Il avait le droit de penser ainsi. Elle ne pouvait pas lui en vouloir. Après tout, il ne pouvait pas la comprendre comme elle comprenait les bêtes, c’était difficile. S’il ne le voulait pas, il ne le pouvait pas. Il ne le voudrait sans doute pas tant qu’ils resteraient des presque inconnus l’un envers l’autre. Alors elle devait… En apprendre plus sur lui ?

« Hmm… Tu as une passion, toi ? Quelque chose que tu comprends très facilement, et que les autres ont du mal à comprendre… ? »

Elle avait presque murmuré cette question, n’osant pas le regarder dans les yeux, elle détourna encore un petit peu son champ de vision, puis fini par le monter afin de croiser les iris verts du jeune homme, puis elle fixa le menton de ce dernier avec un intérêt soudain, comme si le menton d’Alexandre Callandra était une des choses les plus magnifiques de ce monde.

« …. Je t’ennuie… »

[/b]Cette phrase avait été susurrée, comme si elle avait voulu le dire, mais s’était ravisée, et que seule sa pensée avait put passer légèrement le cap de ses lèvres. Elle avait peur. De l’ennuyer.
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