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 Sir, I don't know why, but I know your n-ah..., uh, no. {Aleksei Astrehn} - [TERMINÉ]

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Semeuse de troubles sur la voie publique, et jouet personnel d'Aleksei Astrehn

Féminin Nombre de messages  : 51

Localisation  : Chez elle.
Emploi/loisirs  : Stalker Aleksei, stalker Aurora, stalker son cousin...
Humeur  : Heureuse.

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Semeuse de troubles sur la voie publique, et jouet personnel d'Aleksei Astrehn


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MessageSujet: Sir, I don't know why, but I know your n-ah..., uh, no. {Aleksei Astrehn} - [TERMINÉ]   Dim 3 Avr - 17:34

{Je voulais mettre ce titre. TABASSEZ MOI. Et puis Hoorah à Ayleen! Je voulais pas qu'elle le bouscule, j'ai trouvé mieux.XD

Maaaaaaais bref. Tu réponds quand tu veux (j'ai posté, tu vas un peu arrêter de me harceler!XD) et le poste commence quand tu postes BLA BLA BLA. Goo'bye.=D

Profitez des longs postes, y'en aura plus qu'au début, ahaha. pig }


Quand Ayleen se leva, ce matin là, elle n'avait pas d'humeur particulière. Elle bailla longuement, cligna un instant des yeux, et fut surprise de constater qu'elle ne se sentait pas fatiguée le moins du monde. Ce qui était étrange, en effet, parce qu'en se réveillant elle avait toujours cet espèce de voile brumeux qui flottait autour d'elle, et qui ne se dissipait qu'une fois son petit déjeuner avalé, ses cheveux coiffés et ses vêtements enfilés. Mais non, pour une fois elle se sentait prête et d'attaque pour une nouvelle journée, sans avoir besoin d'attendre deux minutes assise au bord de son lit pour remettre ses idées en place. Une belle journée s'annonçait, elle en était sûre et certaine : il ne pouvait en être autrement. Alors elle repoussa vivement son drap, posa ses pieds nus à terre et se leva, bien décidée à profiter pleinement de chaque minute qu'elle pourrait s'accorder avant de s'habiller et de descendre voir si ses parents ou sa sœur étaient levés ou non. Elle avança jusqu'à la fenêtre, et tira légèrement les rideaux pour voir quelle heure il pouvait bien être. D'après le soleil, il ne devait pas être bien tard ; elle aurait le droit à plus de précision une fois au rez-de-chaussée. Heureuse de constater que son énergie n'était pas due à une nuit trop prolongée elle se mit à chantonner, referma les rideaux pour pouvoir se changer sans faire le spectacle devant les voisins, s'avança d'un pas décidé vers son armoire, et s'étala de tout son long sur le plancher. Un cri étranglé eu le temps de sortir de sa gorge alors qu'elle tombait, et son dos heurta douloureusement le sol tandis que le vêtement sur lequel elle avait glissé retombait peinardement sur le plancher.

Elle poussa un gémissement plaintif tout en se relevant, passant sa main gauche dans ses boucles désordonnées. C'était bien sa veine, ça..., elle vérifia rapidement qu'elle ne s'était pas fait mal, et tendit l'oreille pour savoir si le bruit de sa chute avait attiré l'attention de qui que ce soit : apparemment, non. Au moins elle n'aurait pas à expliquer son étourderie, c'était déjà ça. Elle se redressa en faisant la moue et passa ses mains sur sa nuque, se maudissant d'être si maladroite. Pourtant, elle ne l'était même pas tant! Et dire qu'elle pensait que cette journée allait être encore meilleure que les autres, elle commençait à en douter. La jeune fille avança prudemment jusqu'à son armoire, l'ouvrit et étudia avec beaucoup de sérieux ce qu'elle contenait. Principalement des vêtements clairs, du rose, du blanc, du bleu, du orange ou du rouge, des jupes courtes, des chemisiers, quelques jupes longues. Les robes et ses vestes étaient suspendues à côté, pour ne pas faire de plis. Son choix finit par se porter sur une jupe courte-oui, bon, elle n'avait presque que ça, malgré la saison-d'un joli rose, ni trop foncé ni trop clair, et surtout pas tape-à-l'œil. Elle était plissée au bout, des plus simples. Elle s'empara ensuite du haut qui allait avec, de la même couleur, un peu large ; il était cintré juste sous sa poitrine par un ruban marron, qui se nouait à l'avant. Elle se débarrassa de sa chemise de nuit pour les enfiler, et tira légèrement sur sa jupe, vérifiant dans son miroir qu'elle n'était pas trop courte. Mais non, elle tombait un peu plus haut que la mi-cuisse, juste comme il fallait selon elle.

Elle saisit des chaussettes roses (elle allait ressembler à un bonbon, si ça continuait!) et sautilla pour les enfiler, sans tomber cette fois. Elles lui arrivaient juste en-dessous des genoux, et allaient, selon elle, parfaitement avec sa tenue et les bottines brunes qu'elle venait d'enfiler, appuyée contre le bois de l'armoire. Pour compléter sa tenue elle saisit un gilet marron, ayant décrété qu'elle n'enfilerait de veste que si elle sortait. Satisfaite de son allure elle sourit à son miroir, et coiffa soigneusement ses cheveux, pour les attacher en ses habituelles couettes de chaque côté de sa tête. Bon. Peut-être qu'elle était tombée, mais ça n'allait pas gâcher sa journée! Elle n'allait pas se laisser aller pour si peu, tout de même.

Et Ayleen se répéta ces quelques mots quand elle mit dix minutes à trouver son bracelet préféré, qu'elle faillit glisser dans les escaliers, qu'elle écrasa le pied de sa mère avec sa chaise, qu'elle fit presque tomber un verre et qu'elle faillit coincer les doigts d'Aurora dans la porte de la cuisine. Ce ne fut que quand elle se mordit la langue en voulant avaler trop vite son déjeuner, à midi, qu'elle se rendit à l'évidence : elle était maudite. Il fallait qu'elle aille se recoucher, tout de suite, maintenant, avant qu'il ne soit trop tard. Remarque qui fit sourire sa mère, qui lui répondit gentiment qu'il était un peu tard pour retourner au lit, si elle n'était pas malade. Et, à l'évidence, cela lui rappela une information capitale, de la plus haute importance ; information qui fit sautiller Ayleen sur place les dix minutes suivantes, tapant ses cinq centimètres de talons sur le sol sans relâche. A savoir : Yanis devrait passer, bientôt. Et ça, ça illumina littéralement la journée de la jeune fille, qui en oublia complètement ses mésaventures de la matinée. Si Yanis passait bientôt, alors elle ne pouvait qu'être heureuse, vraiment ; et puis avec un peu de chance, Hugo viendrait lui aussi. Elle adorait ses cousins, c'était indiscutable, et dès qu'elle pouvait les voir son humeur était au beau fixe. Le ciel aurait pu lui tomber sur la tête, son sourire n'en aurait pas moins été brillant et sincère. On avait beau dire, ses journées se ressemblaient tout de même drôlement ; dès qu'il y avait un peu de renouveau, dès qu'elle avait quelque chose de prévu ou qu'elle rencontrait de nouvelles personnes, c'était tant mieux. Elle aurait voulu que ses journées soient toutes différentes, avoir une raison de se souvenir de chacune d'elle. Dans les faits c'était peu probable, mais après tout il fallait tendre vers des idéaux, et aller le plus loin possible dans cette direction. Non?

Cet après-midi là, donc, l'esprit de la jeune fille était allégé par la perspective de revoir ses cousins sous peu. Remotivée à bloc, elle avait donc décidé d'aller voir Madelyn, histoire de lui raconter les dernières nouvelles, de discuter de tout et de rien et de rire un peu. Elle était restée chez elle près d'une heure, avant que la mère de celle-ci ne déclare, vers quatorze heures trente, qu'il fallait qu'elles aillent faire quelque courses. Elle avait proposé à Ayleen de les accompagner, mais ne voulant pas gêner ou s'imposer, celle-ci avait refusé poliment, enlacé sa meilleure amie une dernière fois et était repartie en vadrouille, comme l'aurait si bien dit cette dernière. Elle passait beaucoup de temps en ville, ces temps-ci ; même s'il faisait relativement froid le temps restait agréable, et puis elle aimait bien l'atmosphère de l'Hiver. Pour elle cela rimait avec tout un tas de choses très positives : le feu dans la cheminée, la sensation de pur bonheur qu'elle ressentait quand elle se pelotonnait sous ses couvertures, les batailles de boules de neige quand le temps était clément, et puis bien entendu leur anniversaire, à elle et Aurora. Elle avait seize ans depuis moins d'un mois, et elle se sentait déjà complètement habituée à cette nouvelle étape de sa vie, pour dire les choses ainsi. Seize ans, à ses yeux, c'était bien mieux que quinze ans : ça sonnait plus comme adolescente responsable et mature que comme gamine vive et irresponsable, et c'était bien mieux selon elle.

Elle était donc en ville, sur le chemin de chez elle, et se maudissait de ne pas avoir emporté sa veste, finalement. Elle était sortie sans pour aller chez son amie, puisque même s'il y avait de longues minutes de marche, elle ne pensait pas en avoir besoin : grave erreur. Il ne faisait heureusement pas trop froid pour une après-midi de Janvier, mais elle était loin d'avoir chaud pour autant. La demoiselle tourna la tête à droite et à gauche, ne tenant pas à se perdre. Pour aller chez Madelyn, c'était facile, mais revenir était toujours plus compliqué. Par où devait-elle aller, déjà? Durant son inspection des deux rues, elle vit quelqu'un, près d'un mur, lui tournant aux trois-quart le dos. Les cheveux blonds, un peu longs, pas très grand, sûrement un garçon. Un sourire illumina de nouveau son visage, et elle parcourut la distance qui les séparait en quelques pas rapides, avant de ne poser un peu brusquement sa main sur son bras.

«Her, Carl!»

Oh. Non, pas Carl. C'est vrai que maintenant qu'elle y pensait, il avait les cheveux un peu plus court, et puis il était un peu plus grand, et..., hm...

Euh, oups?


Dernière édition par Ayleen Meadlow le Mer 2 Nov - 18:34, édité 2 fois
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Esprit, Villageois

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Esprit, Villageois


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MessageSujet: Re: Sir, I don't know why, but I know your n-ah..., uh, no. {Aleksei Astrehn} - [TERMINÉ]   Mar 5 Avr - 15:14

[HS: L'est top-class, ton titre!XD
Je t'ai harcelée, c'est pas pour mettre trois plombes à répondre, non plus. Et non, je peux pas ouvrir les posts moi-même, j'aime pas ça.XD
Tiens, moi, je fais des posts courts dès le départ, mais c'est autant je trouve. Je sais pas, mais bon, j'ai dit que je ferais comme ça, alors autant m'y mettre hein...==*
Je vais faire en sorte que ça finisse pas en 'Henry', mais je promets rien...X'DDD
Pooooooooostééé. What a Face ]

Aleksei inspira une dernière bouffée de sa cigarette, avant de la jeter au sol et de l’écraser sous son talon. Contrairement à d’autres, songea-t-il non sans une pensée pour quelques-unes de ses connaissances, il ne ressentait pas le besoin pressant d’en tenir toujours une entre le majeur et l’index pour se sentir bien. Une de temps en temps, toutefois, ne faisait de mal à personne. D’autant que c’était pas comme si quelqu’un allait le lui reprocher, pas vrai ? Il aurait fallu avoir de sérieuses envies de mourir, et encore, il y avait dans ce vaste monde des moyens plus doux de rendre son dernier soupir, pour tenter un mouvement pareil. Même sa cousine Audrey se taisait, et pourtant, il lui arrivait d’être un peu trop familière en dépit du respect qui habitait toujours sa voix. Il n’était pas spécialement de mauvaise humeur, mais ne souriait pas non plus. Aleksei ne souriait, pour ainsi dire, de toute façon jamais. Pas sans une excellente raison, et moins souvent encore sans que ce soit de fort mauvaise augure. Il marchait dans les rues de Jiang-Zemin, comme ça lui arrivait fréquemment de le faire. Pour se changer les idées, peut-être. Pour ne pas trop s’ennuyer. Un soupir dédaigneux franchit ses lèvres cependant qu’il songeait n’avoir à se justifier auprès de personne. Ombre enveloppée de noir, seuls sa peau et ses cheveux blonds contrastaient avec le reste de sa personne. Comme d’habitude. Des vêtements artistiquement déchirés selon quelque concept, quelque principe que lui seul devait comprendre, si l’on prenait pour acquis qu’il y ait ne serait-ce qu’une vague forme d’ordre là-dedans. Une écharpe noire et rouge lui cachait partiellement le bas du visage, et le bruit de ses pas martelant le sol marquait la cadence. Celle de quelqu’un qui savait où il allait, et s’y rendait sans se presser. La vérité était qu’il errait dans ces rues à la recherche d’une de ses rares amies. Rare qu’il en ait ? Oui, c’était, en un sens, vrai. Mais s’il y avait une chose qui l’était plus encore, c’était de pouvoir accorder et conjuguer au féminin en parlant d’eux. Cette idiote, quand elle s’y mettait sérieusement, pouvait très vite devenir plus qu’enquiquinante. Enfin. Pour être tout à fait honnête, dire qu’il la ‘cherchait’ à proprement parler aurait été une belle exagération. On lui avait dit qu’elle avait quelque chose d’apparemment important à lui dire, mais avec elle, la moindre petite chose prenait des allures d’affaires d’état. Ce n’était donc pas inquiétant du tout, et le jeune homme aux yeux vides et sombres n’était pas particulièrement enjoué ou soucieux à cette idée… C’avait juste été le bon prétexte au bon moment. Il n’avait pas envie de trainer avec ce ramassis de crétins à la langue trop bien pendue et dont le tour du vocabulaire s’effectuait en deux minutes de conversation. Ou les quelques plus fins qui se taisaient mais n’avaient dès lors que peu d’intérêt, et ainsi de suite. Non, vraiment, ce jour-ci, la solitude était le meilleur des remèdes à ce mal quotidien qu’était l’agacement, qui venait le harceler sans raison et lui collait à la peau pour le reste de la journée.

Il aurait pu alors, c’était vrai, rentrer chez lui. Mais ces stupides servantes, incapables et dotées de deux mains gauches, Aleksei n’avait pas plus envie de les voir que le reste du monde. Avez-vous besoin de quelque chose, monsieur ? Que puis-je ceci, dois-je cela… Se faisait-il expliquer son boulot, lui ? Pas qu’il se souvienne ! Alors qu’elles fassent le leur correctement et sans lever les yeux, ou lui adresser la parole plus que nécessaire. Les congédier pour la journée aurait été une solution viable, s’il n’en avait pas eu besoin pour le linge et qu’un grain de poussière sur un tapis ne l’avait pas irrité outre mesure. En remercier une, que son bras cassé –que sa propre personne n’y soit pas étrangère n’importait pas, pour lui- rendait plus inutile encore qu’avant, avait déjà été une perte de temps et d’argent largement suffisante. Revoir leurs disgracieux visages ne le tentait pas plus que ça, et la bibliothèque n’avait rien d’intéressant à lui apprendre, ou rien qu’il juge en tout cas comme tel sur le moment. Aussi, marcher dans la grande capitale avec un semblant de but pour se donner une contenance, fut-ce seulement auprès de lui-même, ne paraissait pas être une si mauvaise perspective. Pas comme s’il avait vraiment autre chose à foutre de son après-midi, de toute manière… Rien de plus constructif, en tout cas. Et puis, avec un peu de chance, Blondie aurait véritablement quelque chose d’important à lui communiquer.

C’était toujours permis de rêver, après tout.

Il s’arrêta un instant, s’apprêtant à sortir de sa poche une de ses très, -trop ?- nombreuses barres de chocolat, quand une petite voix retentit dans son dos. Voix à laquelle il n’aurait prêté absolument aucune attention si ladite personne n’avait pas, en même temps, posé sa main sur son bras. Sa première réaction fut, somme toute, des plus normales et civilisées, puisqu’il se contenta de se retourner, plus perplexe qu’autre chose. Carl ? C’était bien la première fois qu’on l’appelait comme ça ! La deuxième, il la réfréna à grand peine pour être beaucoup moins correcte ; une envie, presque irrésistible, d’écraser son poing dans son visage trop souriant se fit quasi-immédiatement ressentir. Au lieu de ça, il fronça les sourcils, l’air tout sauf aimable, ne laissant aucun doute sur les pensées, peu amènes, que lui inspiraient la méprise de la jeune fille. Pas très grande, des couettes tout en boucles, et une affreuse couleur rose qui lui évoquaient tout de la ‘petite fille mignonne et bien sage’. Stupide et incapable de reconnaitre quelqu’un dans la rue… Il dégagea sèchement son bras, peu enclin à fraterniser avec quelque individu plus téméraire que la moyenne qui avait le courage de l’aborder.

« T’as l’impression que je m’appelle Carl, lâcha-t-il, ou t’es juste stupide et suicidaire ? »

Son ton de voix, ainsi pris avec l’expression de son visage, son accoutrement et sa cicatrice, ne devaient pas donner une très bonne impression de lui. Mais, songea-t-il, c’était justement ce qu’il voulait. Exactement. Parce qu’on au fond, c’était toujours plus simple si l’extérieur reflétait l’intérieur de façon assez éloquente pour que même le dernier des idiots du village puisse comprendre. Qu’il soit riche, c’était pas ce qui comptait, ni ce qu’il voulait montrer au reste du monde. ‘Reste loin de moi ou crève’, le message était très clair. Allez, paria Aleksei avec lui-même, elle allait lui jeter un regard apeuré, ou dégouté, ou désolé, voire même les trois à la fois, et détaler sans demander son reste. C’était évident, c’était ce que tout le monde faisait, en priant pour qu’il ne leur tombe pas dessus sur le chemin du retour. Dans sa grande mansuétude, il la laisserait filer. Dingue ce qu’il pouvait être généreux, n’est-ce pas ?
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MessageSujet: Re: Sir, I don't know why, but I know your n-ah..., uh, no. {Aleksei Astrehn} - [TERMINÉ]   Mer 6 Avr - 19:41

{Bon courage, Aleksei, c'est le début de la fin de ta tranquillité! Mwahahaha. Blondie. 8DD

Et sinon, faisons deux tests. Le premier : combien de temps tu peux tenir sans mettre qu'il s'appelle Henry? Le deuxième, en combien de temps on peut finir ce poste si on se dépêche?X'D}

Mince, mince, mince! Évidemment que ce n'est pas Carl, se dit-elle quand le garçon se retourna, tentant de maintenir un sourire poli sur son visage malgré sa gêne grandissante. Comment ça aurait pu être lui? Certes, il y avait une vague ressemblance, dans le fond, mais c'était trop léger pour excuser sa maladresse. Les cheveux, c'était les cheveux. Elle avait vu une tête blonde de dos, et, comme s'il n'y avait qu'un blond aux cheveux un peu longs sur cette terre, elle était partie du principe que c'était son ami. Quelle..., quelle courge! La jeune fille ne savait pas dans quelle mesure une courge était stupide, mais elle l'était sûrement encore plus que ce pauvre légume, cela ne faisait même aucun doute. Elle était stupide, elle l'admettait, le reconnaissait devant qui voulait bien l'entendre, et s'en excusait le plus platement possible. Ce qui aurait été bien, pour une fois, aurait été de s'arrêter juste une seconde avant de se tromper. De lever la main vers son bras et de s'arrêter dans son mouvement, considérant l'idée que ce n'était peut-être pas lui. Ou bien de l'appeler et de voir, en s'approchant, que finalement ce n'était pas lui. N'aurait-elle pas pu se taire? Apparemment pas. Certes la demoiselle n'était pas vraiment timide, et bien que son allure pouvait souvent le suggérer, aller parler à des inconnus ne la gênait pas plus que ça. Mais entre adresser la parole à la personne qui se trouve à côté de vous dans une boutique et appeler un inconnu par un nom qui devait lui être étranger, il y avait de la marge. Là elle avait aisément franchi la ligne séparant ce qui était 'faisable' de ce qui était classé comme 'à ne pas faire', elle s'en rendait bien compte. Et tant qu'à faire dans l'exagération la plus complète, elle aurait bien aimé pouvoir se rendre invisible, disparaître, se téléporter loin d'ici, là où elle n'aurait pas à s'expliquer sur sa méprise. Mais elle était comme ça, Ayleen : avec elle, une petite chose pouvait vite prendre des dimensions dramatiques, comme si avoir bousculé quelqu'un aurait pu le tuer, ou comme si faire tomber quelque chose risquait de la mener à la potence. Alors que, bien souvent, ce n'était pas le cas.

Quand le jeune homme qu'elle avait interpellé fronça les sourcils et dégagea peu délicatement son bras, elle commença néanmoins à sérieusement douter de ce fait. L'Esprit aux grands yeux bruns ramena ses mains près de sa poitrine, couvrant la gauche de la droite, et laissa son sourire faner sur son visage au profit d'un air étonné et somme toute inquiet. Il avait une allure particulière, tiens. Pas dans le sens 'trop bien ou trop mal habillé pour être ici', ni dans le sens 'très laid ou très beau', ce n'était pas ça. Simplement il avait une allure particulière. Ah, déjà, sa manière de s'habiller : c'était assez loin de ce que portaient ses amis en général, puisqu'il lui fallait un élément de comparaison. C'était sombre, voir plus simplement noir, et renforçait son air peu aimable. Voilà, il n'avait pas l'air aimable, bien au contraire. Il avait l'air de ne pas vouloir parler à qui que ce soit (donc pas à elle non plus) et il se dégageait de lui quelque chose qui ne donnait pas envie de l'approcher. Bien évidemment, il avait fallu qu'elle l'approche, ah! Elle aurait pu tomber sur un garçon des plus gentil et poli, adorable, qui lui aurait sourit en lui disant qu'il ne s'appelait pas Carl et qu'il était désolé, mais définitivement ce n'était pas le cas. Ou alors il cachait drôlement bien son jeu? Sait-on jamais, hein. Son regard fut ensuite attiré par son écharpe, et elle ne put s'empêcher de penser qu'elle aurait dû en prendre une, elle aussi, ça n'aurait pas été de trop. C'était confortable, en plus, les écharpes ; on pouvait s'emmitoufler dedans et, pour sa part, elle adorait le faire. Enfin, elle n'allait pas lui prendre la sienne en lui disant qu'elle adorait les écharpes, elle serait juste passée pour une malade complète-et à juste titre, pour le coup.

« T’as l’impression que je m’appelle Carl, ou t’es juste stupide et suicidaire ? »

Oui, vraiment, elle aurait bien aimé avoir une écharpe. Comme ça elle aurait pu se cacher dedans, et échapper à ce regard qu'elle jugea accusateur. De quoi, de qui, ça, elle n'en savait rien. Ah, si : elle l'avait dérangé, et il ne devait pas être de très bonne humeur. A moins qu'il soit toujours comme ça. Ou que ce soit sa manière de parler, parce qu'elle connaissait des personnes qui avaient toujours l'air fâchées, même quand elles ne l'étaient pas, et d'autres qui avaient toujours l'air heureuses, même quand elles ne l'étaient pas. Ou tristes, ça marchait aussi. Hm, bref. Son regard se porta cette fois sur son visage, où elle décida de s'établir, visiblement. Regarder le visage de quelqu'un est toujours plus agréable que de fixer son cou ou ses épaules, de toute façon. Et puis le sien portait une marque de ce qui ressemblait à une brûlure ; et si ça pouvait être effrayant de par les origines multiples qu'elle pouvait lui imaginer, ça n'en restait pas moins fascinant, dans un sens.

Enfin, fixer quelqu'un qui vient de vous poser une question sur un ton des plus conciliant, ce n'était peut-être pas la meilleure chose à faire non plus.

«Euh, non, bredouilla-t-elle sur le ton de l'excuse, désolée.»

Une brève seconde s'écoula après qu'elle ait parlé, cherchant que dire. Seconde qui lui fut suffisante pour se ressaisir et tenter un sourire, reléguant sa gêne ou sa nervosité au placard. Après tout, elle ne voyait pas bien de quoi elle avait peur : elle ne risquait absolument rien, n'est-ce pas? Il était sûrement de mauvaise humeur, mais ça ne faisait pas de lui quelqu'un de dangereux. Enfin, à priori. D'ailleurs, même si c'était le cas (ce qui était fort probable, elle s'en rendait bien compte...) ça ne l'aurait pas plus poussé à s'en aller sur le champ. Elle avait développé un intérêt tout particulier pour ce genre de personnes, que ce soit une bonne chose ou non ; et parce que justement ce garçon ressemblait à tout sauf aux personnes qu'elle côtoyait d'ordinaire, il éveillait sa curiosité et captivait toute son attention. Et ce qu'il le veuille ou non. De la même façon qu'une fille de la campagne aurait été émerveillée par la ville, ou curieuse de la connaître tout du moins, Ayleen était attirée par tout ce qui faisait 'mauvais genre'. A force d'être entourée de personnes aimantes et gentilles, sans doute. Or, ce garçon aux cheveux blonds faisait tout-à-fait 'mauvais genre', selon sa définition du terme. Que ce soit de la peur, du respect, de la fascination ou de la gêne, il lui faisait forte impression. Raison pour laquelle elle le regardait de la même façon qu'une petite fille aurait regardé un homme venant de lui rattraper son ballon qui venait juste de s'envoler.

Sauf que lui ne l'avait pas aidée d'une quelconque manière. Remarque, tout comme lui, il allait vite comprendre ce que signifiait attirer la totale et complète attention de quelqu'un. Et même si Ayleen, à la différence d'une enfant, ne comptait pas s'accrocher à sa jambe en disant qu'il était génial, ça revenait à peu près au même.

«Et je suis Ayleen, répondit-elle en souriant à son interlocuteur, gardant ses mains serrées contre sa poitrine. De dos tu ressemblais un peu à un de mes amis, c'est pour ça que je me suis trompée. Mais c'est vrai que tu lui ressembles pas tellement, en fait, désolée.»

Option A, stupide. Option B, suicidaire. Donc option C, Ayleen.

A savoir : les deux.


Dernière édition par Ayleen Meadlow le Ven 9 Sep - 17:49, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Sir, I don't know why, but I know your n-ah..., uh, no. {Aleksei Astrehn} - [TERMINÉ]   Dim 17 Avr - 15:30

[Oh, il avancera plus vite quand on sera en vacances, à n'en point douter!XD
Tiens, d'ailleurs, je me suis dit que tant qu'il dirait pas son nom il risquait pas de s'appeler Henry, pas mal, hein? Cool
Posté. What a Face ]

Le monde était bien trop stupide pour qu’Aleksei s’y sente à son aise, voilà où était, selon lui, le cœur du problème. Des idiots au grand sourire béat foulaient le sol de leurs pieds et parlaient de concepts qu’ils étaient incapables de saisir correctement, polluant l’air de leurs voix d’imbéciles heureux. Parce qu’évidemment, si l’ignorance faisait le bonheur, ces gens-là devaient nager dedans, à n’en point douter. Le blond, lui, préférait de loin comprendre et analyser, quitte à finir sa vie seul sur un lit de mort, dans un linceul bon marché payé avec un argent pour lequel chacun se battrait, mais qu’au final personne ne pourrait jamais posséder. Oublié six pieds sous terre, loin de ces abrutis et de leurs babillages incessants qui lui écorchaient en permanence les oreilles, sans aucune fleurs pour attirer les curieux et perturber sa douce, et ô combien méritée, tranquillité. Ce n’était pas qu’il voulait mourir, juste que cette perspective lui apparaissait comme la solution immuable et promise la plus simple possible. La plus directe, efficace aussi. Mais il ne leur aurait jamais fait ce plaisir ; tous ces gens qui le détestaient allaient devoir le supporter encore quelques centaines d’années si tout allait comme il l’entendait. Sauf ceux qui, trop téméraires ou stupides au demeurant, rendraient avant lui leur dernier soupir. Le provoquer, l’aller chercher, ce n’était jamais une bonne idée. Jamais. C’était pourquoi l’apparition de cette jeune fille l’avait un instant décontenancé. Une seconde passa. Elle était toujours là, ses yeux dont la vacuité rendait semblables à du verre le fixant sans le voir. Le jeune homme n’aimait pas les idiots, c’était aussi définitif que certain, et il n’en faisait un mystère pour personne. Une fois débarrassé de ces Humains dégoutants, de ces Elfes qu’il ne connaissait pas mais envers lesquels il ressentait une animosité tout juste inférieure, de ces Neko venus empiéter sur leurs plates-bandes, des tous ces êtres ineptes et de ces sots faisant honte à leur propre race, le monde s’en porterait bien mieux. Serait, enfin, supportable. Mais la douce voix d’une implacable logique soufflait à Aleksei qu’il aurait été bien seul après une telle purge. Pas que cela le dérangeât ; ce n’était guère que l’état des faits. Et cette petite fillette à papa aurait disparu avec ces imbéciles de la pire espèce, dont le manque aussi total que cruel d’instinct de survie classait presque dans les suicidaires. Sans quoi elle ne l’aurait jamais abordé, erreur ou pas. Sans quoi elle aurait d’ores et déjà tourné les talons, sans demander son reste et priant jusqu’à ce que ses genoux saignent qu’il l’oublie. Au lieu de quoi elle restait plantée devant lui, comme une parfaite demeurée, arborant sur son visage qu’il devinait souvent souriant la mine de celle qui ne savait clairement pas quoi faire, comment réagir. Lui savait. Chaque cellule de son corps lui hurlait d’envoyer son poing frapper cette tête d’ange et lui faire ravaler cet air stupide pour le restant de ses jours. Une blessure à la gorge pouvait très rapidement transformer toute syllabe en une véritable géhenne, un mot en une torture de plusieurs heures. Il en savait quelque chose, non pas pour l’avoir subi mais pour avoir regardé quelqu’un supplier qu’on lui laisse la vie sauve quand chaque mot lui arrachait des larmes. C’était impayable. Seulement, si Aleksei avait frappé dès que l’envie lui en avait pris, il ne serait pas ici en ce jour. Il savait se contrôler ; mal, certes, mais même ainsi c’était mieux que rien. Brider ses sentiments, marcher sur la corde raide et mourir d’envie de sauter d’un côté ou de l’autre, vers un endroit où le vent ne serait pas si froid à cause de la hauteur, et ne pas pouvoir le faire. Quelle immense connerie, quelle vaste plaisanterie… L’imaginaire des gens était saturé d’hémoglobine, de mort et de meurtre. Quelle maigre différence entre le cœur et les mains !

Il aurait pu la frapper et lui faire regretter son insolence, oui. Lui faire regretter de ne pas avoir de suite pris ses jambes à son cou. Mais Aleksei se targuait justement de ne pas être l’un de ces demeurés ne réfléchissant jamais avant d’agir. Il savait ce qu’il faisait, toujours. S’attirer des ennuis au beau milieu de la rue ne lui apporterait pas grand-chose ; si elle avait été une humaine, le sentiment d’une grande autosatisfaction après l’avoir démontée et renvoyée à ses parents en pièces détachées aurait fait valoir la chandelle à ce stupide petit jeu. Mais une Esprit valait toujours mieux que ça. Un chien valait mieux que ça. Aller, elle devait être un peu lente. Deux secondes supplémentaires et elle serait aussi loin que ses jambes et sa tenue le lui permettraient. Deux, il n’irait pas plus loin. Et pourtant, alors même qu’il pensait les limites de l’inconscience repoussées, elle prit la parole :

«Et je suis Ayleen, ajouta-t-elle après quelque mot d’excuse. De dos tu ressemblais un peu à un de mes amis, c'est pour ça que je me suis trompée. Mais c'est vrai que tu lui ressembles pas tellement, en fait, désolée.»

Aleksei ne put réprimer un haussement perplexe de sourcil. Il ressemblait à un tierce sans lui ressembler, et elle, n’avait de toute évidence pas suffisamment de jugeote pour reconnaitre ses amis. La vie sans cerveau ne devait pas être simple tous les jours, songea-t-il avec ironie. Allons, ce devait être terrible de frôler la crise cardiaque ou la crise d’apoplexie tous les matins, en se regardant dans le miroir et croyant une inconnue entrée dans sa chambre ! Ou de passer de longues heures interminables à se demander s’il fallait tourner à droite ou à gauche pour parvenir à la cuisine, et ainsi de suite. Pauvre, pauvre petite chose !

Quant au fait qu’il ne lui ressemble pas tant, ce n’était guère étonnant. L’Esprit aux yeux sombres et à la voix emplie de promesses d’une mort prochaine jugeait être naturellement assez spécial pour qu’on ne le confonde pas avec n’importe qui. Son expression ne s’adoucit pas, mais un sourire moqueur étira ses lèvres, la peau brûlée de son visage se plissant suite à ce geste. Elle ne lui faisait plus mal, mais ça n’avait pas toujours été le cas, loin s’en fallait. Pourquoi cette idiote ne décampait-elle pas en vitesse ? Personne, personne n’osait lui tenir tête, ou lui faire face tout court. Lui parler était un exploit en soi, il le jurait. Les cinq secondes qu’elle aurait dû prendre pour s’excuser en vitesse et faire demi-tour était épuisées. Et elle se tenait toujours devant lui. Elle cherchait quoi, la mort ? Si c’était son chemin qu’elle voulait, elle se trompait de personne. Il était de ceux vous conduisant vers une embuscade, un coupe-gorge où l’on vous laisserait pour mort sur les pierres froides de la rue par une nuit d’encre. Si elle cherchait son ami, ce n’était pas lui, les choses étaient assez claires comme ça.

Alors pourquoi elle ne se cassait pas, à la fin ?

« C’est ça, Ayleen, dit-il en secouant vaguement la tête d’un geste désabusé, montrant clairement l’intérêt qu’il portait à ce qu’elle lui racontait. Eh ben, figure-toi que je me fous pas mal de ton nom, et de toi tout court en fait. Et s’il y a un truc dont je me foute encore plus, c’est de ton ami. Alors retourne jouer à la poupée avant que je t’en colle vraiment une. »

La politesse, la gentillesse. Tous ces mots rimaient avec hypocrisie dans l’esprit d’Aleksei. Ce n’était pas qu’il n’aimait personne, mais qu’il détestait tout le monde. Stupide, stupide et stupide… Ils auraient tous faut meilleures figure sous terre ou sur un bûcher, à l’état de cendres fumantes. Quoique là encore, ils auraient trouvé le moyen de polluer son air… Son espace personnel aussi. D’ailleurs, si cette ‘Ayleen’ n’en déguerpissait pas rapidement, il jurait que… Elle allait partir, de toute façon. Peut-être l’aurait-il aidée à achever sa quête de l’intelligence perdue ? On aurait dû lui remettre une médaille, tiens…
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MessageSujet: Re: Sir, I don't know why, but I know your n-ah..., uh, no. {Aleksei Astrehn} - [TERMINÉ]   Dim 24 Avr - 19:03

{Wouha, Ayleen c'est une ouf. Et on est en vacances, youpi!>XD

Et bah on va voir combien de temps il peut tenir sans le dire! Il va souffrir.8DD}

Aurora, dans une telle situation, aurait su exactement quoi faire. Ou tout du moins était-ce le point de vue d'Ayleen, qui pensait de manière générale que sa sœur était la réponse à à peu près tous les problèmes de ce monde. Quand elle avait un doute sur quelque chose, c'était à elle qu'elle demandait en premier lieu son avis : elle lui avait toujours été de bon conseil, il n'y avait pas de raison que ça change sous peu. Mais là, impossible de demander quoi faire à sa sœur adorée, puisqu'elle n'était pas là. Et puis carrément pas là, pour le coup : même l'appeler n'aurait pas suffit. Il aurait fallu aller la chercher, et dans ce cas c'était autant faire demi-tour sans se retourner. Or, quelque chose la poussait à ne pas le faire. Peut-être une faiblesse dans les jambes, peut-être une curiosité mal placée. Elle n'en avait aucune idée, et ne pensait pas être en mesure de réfléchir à ce genre de choses sur elle-même, de toute façon. En tout cas une chose était sûre, elle n'avait pas envie de faire simplement demi-tour. D'un autre côté, à l'expression du garçon qui se trouvait en face d'elle, rester lui parler de la pluie et du beau temps n'était peut-être pas une bonne idée non plus. Alors que faire, hein? Ça y est, elle ne savait plus. Enfin, ne savait pas, parce qu'elle ne pensait pas avoir su un jour. Et comme elle n'avait aucune idée de l'attitude à adopter, que la peur et la curiosité ne réussissaient pas à l'emporter l'un sur l'autre, elle ne bougeait pas d'un pouce. Et puis son regard était captivé par cette marque sur son visage, et elle aurait été bien en peine de s'en détacher pour aller faire autre chose. C'était fascinant, tout de même! Elle n'avait jamais vu quelqu'un blessé de la sorte, et aurait bien voulu savoir comment il avait pu se faire une telle marque. Si ç'avait été elle, qui s'était brûlée au visage à ce point, elle aurait couvert sa peau avec des bandages, pour ne pas que les autres le voient. Elle aurait été plus que triste aussi, évidemment, mais ce n'était pas tant le sujet ici. Cela voulait sûrement dire que ça ne le dérangeait pas, qu'il voulait bien qu'on le voit et qu'il n'en avait pas honte. Pourtant, cela devait éveiller de nombreuses questions chez les personnes qui le regardaient, non? Il n'y avait pas trente six millions de moyens de se brûler gravement au visage : elle n'en voyait pour sa part que très peu. Se rater en utilisant sa magie, peut-être..., être pris dans une explosion..., ou dans une maison en feu? Curieusement, elle le voyait mal sauter au milieu des flammes pour aller sauver un enfant quelconque. Peut-être se trompait-elle, bien sûr : elle était de toute façon persuadée qu'il y avait une part de bon en chacun, et que certains le laissaient juste plus paraître que d'autres. Ah..., peut-être avait-il été blessé durant la guerre civile? C'était plausible. Il y avait eu de nombreux attentats des deux côtés, il avait tout à fait pu être pris dans une de ces attaques. Instinctivement, elle ressentit une sorte de respect pour ce garçon qui se tenait devant elle. Il avait l'air impressionnant, même s'il n'était pas particulièrement grand et qu'il n'était pas une armoire à glace bardée d'innombrables cicatrices. Et puis il se dégageait de lui quelque chose de..., elle ne savait pas trop. Il était difficile de poser des mots sur chaque impression, et elle n'aurait pu poser celui qu'elle voulait ici. En tout cas, il n'avait pas l'air d'être quelqu'un d'adorable faisant tout ce qu'on lui demandait. Au contraire, même, il avait plus l'air d'une de ces personnes qu'on tend à éviter qu'autre chose. Pas le genre de personnes que ses parents aimeraient qu'elle ait comme ami, c'était certain.

« C’est ça, Ayleen. Eh ben, figure-toi que je me fous pas mal de ton nom, et de toi tout court en fait. Et s’il y a un truc dont je me foute encore plus, c’est de ton ami. Alors retourne jouer à la poupée avant que je t’en colle vraiment une. »

Les yeux d'Ayleen s'agrandirent en entendant cela, et elle ne put empêcher ses sourcils de s'arquer légèrement. Comme à chaque fois qu'on lui faisait des reproches ou qu'on lui lançait des insultes, d'ailleurs. Contrairement à d'autres qui eux les auraient froncés pour manifester leur mécontentement à l'égard de la personne qui leur aurait causé du tort, elle, elle manifestait sa tristesse. Ou sa peine. En bref, elle n'était pas en colère mais plutôt décontenancée, comme un seau dans lequel on aurait donné un coup de pied, sans le faire déborder pour autant. Il fallait dire qu'elle n'était pas habituée à ce qu'on lui dise ce genre de choses, évidemment ; il était déjà suffisamment rare qu'on la congédie clairement pour qu'en plus on le lui dise de cette manière. Elle serra plus fort ses mains devant elle, et ouvrit la bouche comme pour répondre quelque chose. Sans qu'aucun son ne sorte de sa bouche, malheureusement. Elle n'avait pas la moindre idée de quoi répondre à cela. Elle ne pouvait pas lui dire d'aller se faire voir, ça n'aurait même pas paru crédible deux secondes avant de devenir ridicule. Elle ne pouvait pas non plus ne rien dire et attendre. Elle ne pouvait pas non plus faire comme si de rien n'était et se remettre à lui parler de tout et n'importe quoi. Elle n'avait même aucune raison de lui parler, théoriquement... Et pendant un instant, elle considéra l'idée de faire ce qu'il avait dit, et de 'retourner jouer à la poupée' avant que, effectivement, il ne décide de se montrer violent. Mais l'idée qu'il puisse la frapper, elle la trouva encore plus ridicule que l'idée qu'elle, elle le frappe. Enfin, il ne pouvait pas la frapper! C'était une fille, de un, et puis elle ne lui avait absolument rien fait. Il devait juste dire ça pour le dire, certainement. Pour..., pour se faire obéir. Ou avoir l'air effrayant. Quoi qu'il n'aurait pas vraiment eu besoin d'ajouter ça pour l'être, mais peu importe. Et puis, en plus, elle ne jouait pas à la poupée. Bien sûr que non, elle était bien trop vieille pour ça! Peut-être que quelques années avant, d'accord, elle l'avait fait... Mais maintenant, elle avait seize ans. C'était une adolescente, presque une adulte, et il était hors de question pour elle d'avoir des occupations aussi enfantines. Et ça, elle tenait à ce qu'il le sache. Même s'il se fichait totalement d'elle et de son ami, de ce qu'elle pouvait bien faire dans la vie ou de ce qu'elle pensait en ce moment même.

«Eh, eh bien, dit-elle en tentant péniblement de retrouver son assurance, je ne joue plus à la poupée! J'ai s-j'ai dix-sept ans, ça fait longtemps que je ne joue plus à ce genre de choses. Et c'est pas grave si tu t'en fiches de mon nom, au moins tu le connais, alors, euhm...»

Oui, disons dix-sept ans. Personne ici ne pouvait la contredire, donc elle disait ce qu'elle voulait. Elle n'aurait tout de même pas été jusqu'à dire qu'elle était sûre qu'il ne la frapperait pas, de peur qu'il ne prenne ça comme un défi et ne le fasse vraiment. Même si restait intimement persuadé qu'il ne le ferait pas, et espérait dans le même temps ne pas se tromper. Remarque, le fait qu'elle reste plantée là quand il lui avait déjà demandé par plusieurs fois de partir illustrait bien assez le fait qu'elle ne pensait pas être en danger. C'était peut-être ça, le risque de ne jamais avoir été clairement confronté à des situations ou à des personnes dangereuses ; elle prenait tout cela pour un jeu, sans même s'en rendre compte. Un jeu auquel elle aurait pu participer, un jeu qui semblait amusant tant il était différent de ce qu'elle vivait elle-même. Mais certainement pas un jeu dans lequel on peut se blesser. C'était bien là la particularité des jeux, non? S'ils étaient dangereux, alors on n'y jouait pas.

«Et toi, tu t'appelles comment, alors?»

Si elle voulait parler avec lui, elle parlerait avec lui. Or elle voulait parler avec lui. Sans doute que s'il lui avait simplement dit qu'il n'était pas son ami et était reparti vaquer à ses occupations, elle n'aurait même pas prêté d'attention à ce garçon. Elle aurait juste été raconter à ses amies à quel point elle avait été stupide, voilà tout. Mais le fait qu'il lui semble 'différent', qu'il l'envoie promener et qu'il ait une étrange cicatrice au visage, ça, ça lui donnait envie de lui parler.


Dernière édition par Ayleen Meadlow le Ven 9 Sep - 17:49, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Sir, I don't know why, but I know your n-ah..., uh, no. {Aleksei Astrehn} - [TERMINÉ]   Lun 25 Avr - 12:44

Et oui, une ouf, elle cherche la mort, hein. Il va la frapper, c't'un violent Aleksei.XD
Vacances, cool cool cool, postééé... What a Face
ps: T'as vu comme je réponds vite?^^- ]

Il fallait être vraiment inconscient ou sérieusement atteint, songea Aleksei, le visage toujours aussi affable. Et encore, il pesait ses mots. Certes, certaines personnes lançaient des mots pour le simple plaisir de faire peur, de se donner de grands airs, de passer pour plus forts ou plus impitoyables qu’en réalité ils n’étaient. Ils trainaient les pieds dans les quartiers malfamés et les rues les plus mal fréquentées qu’il leur était donné de trouver, s’attardaient tard le soir dans des établissements desquels ils n’auraient même pas dû approcher. Ils se croyaient importants parfois, d’autres ils étaient plus effrayés que jamais tout en cherchant à le cacher sous des couches épaisses, dégoulinantes et écœurantes d’insolence. Mais ces impertinentes, assurément, ne faisaient pas long feu dans ce milieu. Le blond se le répétait souvent ; on était destiné à y finir, on n’en était capable dès son enfance, ou on ne le serait pas de sa vie entière, point final. Il lui avait été donné de faire ce style de rencontre ; un type grand, fort, qui avait refusé de laisser son siège à un autre qui venait d’entrer. Un ami à lui, d’ailleurs. Eh bien, inutile de préciser qu’après avoir ainsi voulu s’affirmer en tant que ‘rebelle’ et avoir décliné cette magnifique offre de se lever, il n’avait plus été en état de se lever du tout. Pour le restant de ses pathétiques jours, au revoir, espèce de demeuré. Il y avait ceux qui faisaient semblant, ceux qui jouaient un rôle pour s’être senti trop à l’étroit, et ceux qui se contentaient d’être eux-mêmes. Les monstres et les gamins en costumes, en quelque sorte ; la comparaison lui paraissait très pertinente. Et le jeune homme aux yeux marrons jugeait, sans la moindre prétention, faire partie de cette catégorie qu’il ne valait mieux pas trop ennuyer, si on tenait à ne pas laisser derrière soi quelque partie de son corps à laquelle on tenait beaucoup. Quand il disait quelque chose, il entendait être obéi, et promptement. Ses ordres devaient impérativement faire valeur de loi absolue, plus irrécusables que tout le reste. Et s’il racontait qu’il comptait cramer un tierce s’il n’arrêtait pas de geindre, s’il s’en donnait seulement la peine, alors il avait tout intérêt à se plier à son ô combien polie demande. C’était pas un secret, ça non plus. Ni dans son cercle, fort restreint, d’amis, ni dans celui plus étendu de ses connaissances, de ses ennemis, de ces individus qui le connaissaient sans que leur tête lui revienne, y eût-il mis tous les efforts du monde. N’importe qui l’aurait dit à cette fille, Ayleen : Aleksei n’était pas ‘un gars fréquentable avec qui plaisanter’. Un simple désaccord pouvait prendre des mesures effarantes et très mal se terminer.

Le seul souci était qu’apparemment, elle n’avait pas l’air d’avoir capté quoi que ce soit de cet acabit-là. Elle restait devant lui, attendant de toute évidence la mort avec un calme qui forçait l’admiration. L’expression peinée de ses traits lorsqu’il eut terminé sa phrase lui fit croire, un instant, que tout espoir n’était pas perdu et qu’elle allait partir en pleurnichant dans les jupons de sa mère, comme la gamine proprette qu’elle était. Qu’elle avait finalement fini par comprendre que s’il disait qu’il allait la frapper, ce n’étaient pas des menaces en l’air mais bel et bien des avertissements tout ce qu’il avait de plus sérieux. Des mises en garde pour son propre bien, qu’elle ignorait délibérément. On ne pourrait pas lui reprocher de ne pas avoir prévenu… Son expression, sa façon d’être étaient pourtant de son avis largement assez explicite pour qu’un imbécile sache à qui il avait affaire. Contrairement à d’autres, il n’en faisait pas des tonnes. Ce qu’il affichait extérieurement n’était que le reflet de l’intérieur, noir, pourri auraient ajouté d’autres. La cicatrice qui ravageait son visage et qu’il ne cherchait guère à cacher en était le témoin silencieux, aussi dissuasive que ses mots, plus peut-être même. Il avait déjà arbitrairement distribué des sentences de mort, une pile de cadavres à ses pieds n’en était plus à un macchabée près. Enfin, ce n’était pas comme s’il comptait buter cette fille ; mais s’il fallait pour qu’elle s’en aille la brusquer un peu, là, il ne jurait de rien.

Il l’aurait prévenue
.

«Eh, eh bien, je ne joue plus à la poupée! J'ai s-j'ai dix-sept ans, ça fait longtemps que je ne joue plus à ce genre de choses. Et c'est pas grave si tu t'en fiches de mon nom, au moins tu le connais, alors, euhm...»

S’il avait dû faire une réflexion, ç’aurait sans nul été ‘super intéressant’. Qu’elle ait douze, quinze ou dix-sept ans, il n’en avait que faire. Franchement ? Il s’en fichait, et dans les règles de l’art. C’était dans sa manière d’être, point barre. Une petite robe, de petites couettes, une petite intelligence et une grosse absence d’instinct de survie pour une petite fille. Il n’en revenait pas qu’elle l’ai pris au mot ; plus grave encore, qu’elle ne soit pas partie. Merde, mais elle voulait vraiment se faire frapper ? C’était un pari, alors ? A savoir si elle tiendrait longtemps devant lui ? Peine perdue, elle allait déguerpir. A moins qu’elle ne veuille rentrer chez papa et maman avec un tout nouveau maquillage noir violacé sur l’œil ? Ah, oui, ça, c’était pas inenvisageable, dans les faits… Pour quelqu’un de la trempe d’Aleksei, ce n’était pas grand-chose. Au début, alors qu’il n’était âge que d’une douzaine d’années, ses parents avaient eu l’air catastrophés en le voyant rentrer avec une cicatrice, une marque au visage, ils s’étaient inquiétés de son état plus que de celui de l’autre impliqué dans l’affaire, scandalisés par une telle brutalité. Et puis, petit à petit, ils avaient arrêté de s’en étonner. Au lieu de lui demander s’il s’était fait mal, ou la raison qu’ils devinaient insuffisante de ces blessures, ils s’enquéraient de l’état de son ‘camarade’, qui souvent avait récolté beaucoup plus de bleus et d’hématomes à compter que lui. Il était rompu à ces choses, presque une piqûre de moustique comparé à d’autres, mille fois plus douloureuses. Mais pour une fille telle qu’Ayleen, il était persuadé que cela ferait figure de drame familial, sujet tout préparé de conversation des deux semaines à venir.

«Et toi, tu t'appelles comment, alors?»

Nouvel haussement perplexe de sourcil. Son nom ? Pardon ? Mais quelle conne, quelle conne… Il n’avait encore jamais vu ça ! La bêtise poussée à son paroxysme, et encore, sans exagérer ! Pourquoi restait-elle ? Il devait y avoir une raison, mais un bref regard alentours aux passants lui confirma que, non, aucunes amies ne gloussaient au coin d’un mur. Pas de pari, alors ; la plus plausible de ses hypothèses venait de s’envoler en fumée noire, obscurcissant encore un peu plus les motivations de la jeune fille. Or, le blond détestait ne pas comprendre. C’était pour lui ce qu’il y avait de pire, pire que rater, pire que de se faire battre par un abruti, pire que tout ça à la fois. Il serra les poings tandis que sa colère refusait de refluer. Tout ça allait mal finir. Très mal, il le sentait.

« Henry, dit-il, ironique, ou Pierre ou Adrien, ou n’importe quoi d’autre d’ailleurs, tu t’en fous puisque tu vas partir et prier de pas me revoir. Maintenant. »

Il avait prononcé ce dernier mot lentement, prenant soin d’articuler correctement chaque syllabe. Impossible qu’elle ne comprenne pas. Impossible qu’elle reste. Non ?

« Pourquoi tu me lâches pas, hein ? Que t’aie dix ou dix-sept ans, t’es rien de plus qu’une petite gamine qui cherche les emmerdes, et qui va finir par les trouver. Dégage, ‘Ayleen’. Je suis pas quelqu’un de patient, alors dégage avant que je m’énerve. »

Il plongea les mains dans ses poches, et songea que s’il avait encore eu sa cigarette, il ‘aurait pu la lui écraser sur le bras. C’aurait été convaincant. Mais en gâcher une juste pour ça ? Non, sûrement pas. Si elle ne partait pas, elle s’en prendrait une. Et il ne plaisantait pas.

Vraiment. Qu’elle le croie ou non, que ce soit ce qu’elle cherche ou pas, il le ferait.
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MessageSujet: Re: Sir, I don't know why, but I know your n-ah..., uh, no. {Aleksei Astrehn} - [TERMINÉ]   Lun 25 Avr - 18:52

{Mais oui, elle veut se faire frapper t'façon...8D

Moi aussi j'ai répondu vite, aha. C'est qui le boss, c'est qui? Hmm Hmm? C'est qui? Cool }

Son nom, c'était la seule chose qui lui était venu à l'esprit. Lui demander son nom, à défaut d'autre chose ; elle se voyait très mal dire quoi que ce soit d'autre, et ça, c'était suffisamment passe-partout et logique pour qu'elle le lui demande, selon elle. Quand elle rencontrait quelqu'un il ne lui fallait que quelques secondes, minutes tout au plus pour demander son prénom à l'autre. Comment s'adresser à quelqu'un si on ne savait pas comment l'appeler? C'était difficile, et elle n'aimait pas cela, de toute façon. C'était un peu ce qui différenciait un inconnu d'une connaissance, et on devenait plus rapidement ami avec une connaissance qu'avec un inconnu, pour sûr. Ou alors c'était vraiment un cas très particulier-enfin, il y en avait toujours, alors sait-on jamais. Ce n'était pas comme si sa rencontre avec ce garçon n'était pas particulière, dans un sens... Il était vrai que là, tout de suite, une petite voix dans sa tête se tuait à lui répéter 'vas-t-en tout de suite, tu vas le regretter si tu ne le fais pas, tu vas avoir des ennuis et à cause de toi tout le monde va s'inquiéter'. Elle parlait drôlement fort, pour une petite voix, d'ailleurs. Et plus elle s'évertuait à lui dire qu'il valait mieux faire demi-tour et rester la petite jeune fille gentille et relativement peureuse qu'elle avait toujours été, plus elle la repoussait loin au fond de son esprit, plus elle l'ignorait. Elle n'était pas peureuse, elle savait être courageuse, elle aussi. Elle savait faire face à des situations plus compliquées que la moyenne, elle savait tenir tête à des personnes qui n'avaient pas l'air franchement aimables. C'était, certainement, ce que faisaient tous les adultes. Ou ce que faisaient les personnes fortes et décidées, tout du moins ; c'était ce genre de personnes là qu'elle aurait préféré être, dans le fond. Être capable de s'imposer, de ne pas toujours faire ce qu'on lui demandait, de ne pas toujours être aimable et serviable. Mais qu'y pouvait-elle? C'était dans son caractère, voilà tout. Si elle avait rembarré une de ses amies ou refusé d'aider ses parents sans motif, elle se serait sentie mortellement mal et se serait sentie obligée d'aller les aider tout de même, après s'être excusée des heures durant. Mais, non, elle n'était pas obligée de fuir dès qu'elle ne contrôlait pas exactement la situation. Après tout, elle pouvait se débrouiller, elle aussi! Aurora, dans son cas, n'aurait pas eu besoin d'aide. Elle était débrouillarde, et ne manquait ni de ressources, ni de franc-parler. Elle s'en voulait, d'être juste bonne à faire jolie, à être gentille. Résultat, elle parvenait simplement à se mettre dans des situations inutilement dangereuses, à force de raisonnements stupides et exagérés. Sans se rendre compte que, dans le fond, c'était en faisant ce genre de choses qu'elle allait inquiéter ses proches et leur causer le plus de tort, pas en manquant d'initiatives.

Surtout si c'était ce genre d'initiatives. Elle inspira doucement, gardant ses mains serrées l'une contre l'autre dans l'objectif d'évacuer tout sentiment négatif et dérangeant, et tenta de garder sur son visage une expression neutre. Neutre gentille, plutôt. Ce n'était pas comme si elle pouvait avoir l'air d'être autre chose que gentille, de toute façon ; ça se voyait à sa manière de s'habiller, à l'expression de son visage, et même à la façon dont elle s'appliquait à tordre ses mains devant elle. L'extérieur, chez elle, reflétait merveilleusement bien l'intérieur ; restait à espérer que ce soit un peu différent chez son interlocuteur. Non pas que l'extérieur ne lui plaisait pas, mais qu'il soit un peu moins méchant qu'il n'en avait l'air pourrait être une bonne chose pour elle, elle s'en rendait bien compte. Qu'à cela ne tienne, aucune importance! Si elle voulait lui parler, comme elle l'avait dit, elle lui parlerait. Ce n'était pas sous prétexte qu'il n'avait pas l'air des plus aimable et conciliant qu'elle devait fuir et aller pleurer dans un coin. Non, non non. Elle avait bien dit qu'elle avait dix-sept ans ; et bien qu'elle n'en ait que seize, récemment atteints, en réalité, c'était du pareil au même. Elle n'était plus une gamine, elle n'avait plus besoin de ses parents pour la protéger et pouvait se débrouiller par elle-même. Faire ses propres choix. Or son choix, présentement, était de parler à ce garçon. De quoi, ça, elle ne savait pas exactement. Mais le faire parler, déjà, serait un grand pas en avant. Sans qu'il lui dise de partir, évidemment...

« Henry, ou Pierre ou Adrien, ou n’importe quoi d’autre d’ailleurs, tu t’en fous puisque tu vas partir et prier de pas me revoir. Maintenant. »

Ayleen cligna des yeux plusieurs fois d'affilé, légèrement étonnée, et le laissa encore plus paraître en tentant de le cacher. Henry, Pierre ou Adrien? Ah, ah. Il ne pouvait pas avoir trois prénoms, c'était certain. Et elle interpréta avec une justesse rare cette réponse comme un 'je te donnerais pas mon nom'. Bon..., si elle avait voulu répondre quelque chose comme ça, elle, elle aurait tout de même mis son prénom dans les trois. Sans doute par réflexe. Ou peut-être avait-il donné son nom, puis avait décidé que finalement il ne lui donnerait pas et avait essayé de la perdre en en ajoutant deux autres? Oulah. Ça devenait compliqué, là. Disons qu'elle l'appellerait Henry, alors. C'était le premier, elle avait oublié le deuxième et Adrien, ça ne lui allait définitivement pas. Enfin, Henry lui allait difficilement aussi, mais bon..., elle devait bien l'appeler d'une manière ou d'une autre. Et s'il ne le lui avait pas dit là, il ne lui dirait pas si elle lui redemandait. Et puis s'il s'appelait vraiment Henry? Alors lui demander s'il se moquait d'elle aurait été insulter son prénom, et..., et ça, c'était la dernière des choses qu'elle voulait.

« Pourquoi tu me lâches pas, hein ? Que t’aie dix ou dix-sept ans, t’es rien de plus qu’une petite gamine qui cherche les emmerdes, et qui va finir par les trouver. Dégage, ‘Ayleen’. Je suis pas quelqu’un de patient, alors dégage avant que je m’énerve. »

Ayleen continua de tordre consciencieusement ses mains devant elle, envoyant promener la voix de la raison plus loin à chaque fois qu'elle revenait à l'attaque. Elle finirait bien par se taire, non? En voyant qu'il ne lui ferait rien. En voyant qu'elle s'en sortait tout à fait bien. Elle releva les yeux vers lui, habituée à les diriger vers ses interlocuteurs pour avoir eu plusieurs amis humains par le passé, et inspira profondément. D'accord.

«Henry, alors, répondit-elle en déportant son regard sur la droite, réfléchissant à ce qu'elle allait pouvoir lui répondre. Hm... Je cherche pas les ennuis, je...»

Elle ne finit pas sa phrase, la laissant en suspend dans l'air. Elle quoi, oui? Si elle ne cherchait pas les ennuis, elle faisait quoi? Quelque part, elle savait pertinemment que c'était ce qu'elle faisait. Et qu'elle allait les trouver, si elle continuait. Mais il n'en restait pas moins qu'elle n'avait aucune envie de partir. Et elle n'était pas sûre qu'elle aurait pu, de toute façon ; est-ce que ses jambes lui auraient seulement obéit? Elle n'avait aucune envie d'essayer. Allez, un peu de courage, de..., trouver quelque chose à dire. Difficile de trouver quelque chose à répondre à ça. Que voulez vous dire à quelqu'un qui vous dit expressément de partir sans demander votre reste? A part 'oui' ou 'non', elle ne voyait pas trop. Donc...

«Et si je ne veux pas partir...?»

Dit par n'importe qui d'autre, sur n'importe quel autre ton et avec n'importe quelle autre expression, ça aurait pu être considéré comme de l'insolence. Ou un défi. Du genre 'fais moi partir, si tu l'oses' ou 'même pas peur'. Seulement dit par Ayleen, habillée comme un bonbon chocolat-framboise, d'une si petite voix et avec les sourcils arqués, c'était juste à peine crédible. Et elle le savait. Raison pour laquelle elle croisa les bras une bonne fois pour toute, et tenta de dissimuler toute trace d'appréhension ou d'hésitation. Ce qui, sans grande surprise, ne fut pas un succès probant.


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MessageSujet: Re: Sir, I don't know why, but I know your n-ah..., uh, no. {Aleksei Astrehn} - [TERMINÉ]   Jeu 28 Avr - 14:57

[... Eh ben c'est fait, elle s'est faite fraper.=='
Il l'avait prévenue, de toute façon!XD
Allez, réponds vite! L'amour finira par opérer! Juste... Pas maintenant?XD
Posté. What a Face ]
Contrairement à ce que clamaient à tue-tête certains, Aleksei ne pensait pas que l’on puisse devenir ce que l’on voulait par la simple force de notre pensée. Prenez cette gamine insouciante et demeurée, se dit-il : aurait-elle pu tuer quelqu’un ? Probablement pas, et eût cet individu été la pire ordure de ce beau pays. Il y avait, bien entendu, des circonstances qui pouvaient vous pousser à agir d’une manière plus que d’une autre, alors que votre choix aurait été différent dans une situation divergente. Mais globalement, il ne fallait pas se leurrer : aussi forte soit la volonté, elle ne pouvait écraser le naturel et les convictions acquises depuis des années. Elle ne pouvait pas étouffer ce que vous étiez destiné à être depuis votre naissance. C’était pas qu’il croie à des balivernes comme le destin, non, mais il reconnaissait avoir parfois utilisé ce verbe à tort et à travers faute de mieux. L’adage ‘chassez le naturel et il revient au galop’ était, selon lui, des plus empreint de véracité. C’était pour ça aussi que, peut-être, quelque part, l’attitude de cette fille semait autant de perplexité que de colère en lui. Elle n’avait pas l’air d’une rebelle, sans quoi elle se serait habillée autrement, comporté autrement, aurait adopté une autre mine que celle-ci, en bref, n’aurait pas été la même. D’autant qu’elle avait clairement avoué l’avoir abordé par erreur, c’était donc une simple méprise qui l’avait conduite à lui adresser la parole. Alors pourquoi, par les Dieux, pourquoi restait-elle ici ? Elle voulait jouer le rôle de la dure qui n’a pas peur ? Allons, des hommes bien plus grands et solides qu’elle avaient baissé la tête à son passage ! Peut-être ne le savait-elle pas ? Sans doute qu’elle pouvait le deviner ; s’il avait été tout de blanc vêtu, ou s’il avait arboré un visage souriant et affable, elle aurait pu s’en défendre. Mais il ne se cachait pas, se contentant d’être lui-même plutôt que de se coincer à l’étroit dans un rôle qui n’aurait pas été le sien. A tenir des propos qu’il n’aurait pas eu envie de tenir. Pour ça il méprisait les autres autant qu’il en était intrigué ; mentir pour se faire apprécier ? Depuis quand sa propre opinion avait-elle moins de valeur que celle qu’autrui avait dessus ? Aleksei s’en gaussait en silence lors du peu de réceptions auxquelles il assistait. Quelle blague ! Peut-être que… Ayleen, voilà, eh bien peut-être pensait-elle mieux s’en sortir en lui faisait croire qu’ils étaient du même monde ? Il écarta de suite cette hypothèse. De un, n’importe qui se serait rendu compte qu’il était tout bonnement impossible de lui faire avaler un mensonge aussi gros et évident. De deux, puisqu’il avait offert dans sa grande bonté de la laisser filer sans plus d’ennuis, ce n’était pas une explication vraisemblable. La jeune fille aux cheveux roux lui tenait toujours tête ; devait-il se mettre dans une colère noire ou mourir de rire ? Honnêtement, il hésitait. Justement parce que ce rôle ne lui allait pas ; les gamines sages dans son genre avaient tôt fait de tourner les talons, et d’en faire leur expérience de vie pour les deux mois à venir. Elle devait avoir peur ; il connaissait à vrai dire bien d’autres personnes qui n’auraient pas été moins effrayées. En revanche il n’en voyait que peu qui seraient restées malgré l’évidence du danger, qu’il avait en plus pris le soin de lui signaler. Par deux fois. Répéter n’était pourtant pas dans ses habitudes…

Et là, il allait finir par devoir la frapper. Par principe, et pour que, définitivement, elle débarrasse le plancher dans la seconde. Au mieux, il lui aurait sauvé la vie en échange d’une épaule violacée ; elle n’irait plus aborder les inconnus à l’allure insolite dans la rue avec pour but inavoué de tester leur patience et leurs nerfs. Ce qu’elle aurait dû savoir était qu’ils étaient en règle générale vite à bout.

«Henry, alors. Hm... Je cherche pas les ennuis, je...»

Se frapper la tête contre un mur lui traversa l’esprit un instant. Une telle imbécilité dans une seule personne aurait dû être prohibée, par pitié ! Finalement, il comprenait qu’elle reste ainsi près de lui : fatiguée de ne jamais rien comprendre en dépit de ses constants efforts, elle cherchait à mourir et, pauvre d’elle, n’avait rien trouvé de mieux que ça… Qu’elle aille se faire sauter la cervelle loin de lui, tant qu’à faire ! Et qu’elle lui fiche la paix. Comment avait-elle pu songer, ne fut-ce qu’une seconde, qu’il se nommât réellement Henry ? Il agita vaguement la tête ; d’accord, il laissait tomber, ne chercherait plus à comprendre. S’abaisser à un tel niveau n’était pas possible pour lui, il fallait savoir se rendre à l’évidence. En revanche, il s’avouait relativement intéressé par la fin de sa phrase. Alors, comment mademoiselle l’idiote suicidaire comptait-elle se justifier auprès de lui ? Elle ne pouvait prétexter grand-chose. Aucune explication convaincante ne lui venait, or si lui ne trouvait pas, il y avait bien peu de chances qu’elle fasse mieux. Un asticot avait dû se repaitre de son cerveau, alors qu’elle l’avait laissé prendre la poussière trop longtemps ; il l’aurait cru mort, et maintenant elle était réduite à agir comme une parfaite demeurée pour le restant de ses jours. Il la plaignait presque, pensa-t-il avec ironie.

«Et si je ne veux pas partir...?»

Si elle n’avait pas eu l’air aussi fébrile, sans doute se serait-il de suite emporté. Ses doigts se seraient noués autour du cou de l’impertinente, et cette petite effrontée aurait eu tout le temps de réaliser sa grossière erreur alors qu’elle lutterait pour un mince filet d’air, une lueur de vie. Il l’aurait finalement lâchée. S’il n’avait pas été trop brusque, alors la trachée ne serait pas écrasée, et les traces autour de ce coup gracile resteraient les seuls témoignages des conséquences de son insolence. Les mots qui passaient entre les lèvres de cette fillette pour se perdre dans l’air, le blond aurait pu les penser prononcés par quelqu’un d’autre ; si l’histoire lui avait été rapportée par un tierce, jamais il ne l’aurait crue. Les paroles devaient être les messagères de la pensée, leur reflet, leur copie conforme. Funeste pour lui, rose et gai pour elle. Cette insolence ne lui convenait pas, et elle se forçait. C’était tellement évident que c’en était grotesque. Terriblement grotesque. Le rictus qui étira ses lèvres n’augurait pourtant rien de bon. Ayleen, tu devrais courir, se dit-il. Pas parlementer de la sorte. Surtout pas avec moi.

« Si tu ne veux pas ? Alors, je vais me sentir obligé de te donner envie de le faire… Ou peut-être que t’as juste envie de plus pouvoir partir où que ce soit à cause de tes jambes cassées ? Ou peut-être que t'es juste lente et bête. »

Il sortit les mains de ses poches. Si elle ne voulait pas ? Quelle connerie ! Bien sûr qu’elle voulait, il ne la laisserait pas faire autrement ! Que s’imaginait-elle ? Qu’on pouvait lui tenir tête sans rien y laisser ? Des gens étaient morts pour ça, ou étaient repartis salement amochés. Heureux de pouvoir le faire néanmoins. Il serait soigneux avec cette fragile petite poupée, il ne la casserait pas trop… Non, juste un peu. Pour voir. Pour qu’elle voie. A moins qu’il ne crève ces yeux inutiles ? Aleksei l’attrapa sans ménagement par l’épaule, avant de l’envoyer valser sans retenir sa force contre le mur auquel il s’était précédemment adossé. Elle en serait quitte pour deux marques ; pas exactement symétriques, mais ce serait mieux que rien, pas vrai ? Qu’elle parte tant qu’elle le pouvait. Qu’elle parte avant qu’il ne s’énerve plus encore.

« Dégage, Ayleen. T’as pas envie de plaisanter avec moi. Je t’ai déjà dit d’aller jouer ailleurs, c’est dangereux, ici. »

Dans les faits, il l’était. Mais quelle différence ? Il détestait chaque personne respirant l’air de cette rue et le polluant de leurs pensées dégoulinantes d’hypocrisie et de sottise. Qu’ils se noient dedans, ou dans le sang qu’ils n’osaient pas verser pour ce qu’il en savait. Ayleen aussi. Qu’elle aille crever avec eux.
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MessageSujet: Re: Sir, I don't know why, but I know your n-ah..., uh, no. {Aleksei Astrehn} - [TERMINÉ]   Sam 30 Avr - 19:32

{Ouais, 'fin Ayleen c'est un cas social, aussi. Et GENRE ils allaient se voir et lalala love love...X'D

Et qui te dit qu'elle aime pas se faire frapper, dans le fond...? Cool }

Sûrement que si Ayleen avait eu la chance d'avoir un peu plus de bon sens et une définition correcte de ce qu'était l'instinct de survie, elle aurait fait demi-tour sur le champ. Elle avait eu la possibilité de partir deux fois déjà ; ne l'avait pas fait. Alors là, maintenant, c'était peut-être le moment de prendre ses jambes à son cou et d'arrêter de se poser d'inutiles questions, non? A partir du moment où la jeune fille se demandait si, oui ou non, elle devrait partir, il était évident qu'elle ne le ferait pas. Parce que se décider était, à l'évidence, trop difficile. Elle était coincée entre deux choix qui pour diverses raisons lui plaisaient autant l'un que l'autre, comportaient des avantages et des inconvénients, et elle craignait en en choisissant un de le regretter par la suite. Moralité, elle ne faisait rien. Strictement rien. Elle se répétait cette question fatidique dans son esprit, comme si la réponse allait s'imposer d'elle-même, et ne bougeait pas d'un pouce. Ce qui revenait, malheureusement, à faire un choix involontaire. Soit elle partait, soit elle restait là. En ne faisant rien, elle restait là. Mais qu'est-ce qu'elle y pouvait, au juste? Elle ne parvenait pas à se décider! Et puis on lui avait dit, à plusieurs reprises déjà, de faire ce qui lui semblait juste, d'aller au bout de ses idées et de ne pas se laisser marcher sur les pieds. Sans doute parce qu'elle se laissait trop faire, qu'elle se taisait pour ne pas gêner, qu'elle n'osait pas toujours contredire les autres de peur de les vexer ou de les attrister. Apparemment, si une telle attitude avait le mérite d'être très gentille et peu contraignante, ça lui faisait du tort. Parce qu'elle devait dire ce qu'elle pensait, dans une certaine mesure tout du moins, et faire valoir son point de vue. Suivre son instinct, peut-être? Pour l'instant il ne lui avait pas été d'une grande aide, merci bien. Il se contentait de se cacher dans un coin de sa tête et de donner des ordres confus et incohérents qui ne faisaient que la perturber un peu plus encore. C'était dans des moments comme celui-ci qu'elle aurait apprécié qu'une petite voix lui dise quoi faire, que dire et quelle attitude adopter pour parvenir au résultat désiré : de la sorte, elle n'aurait pas eu à hésiter une seule seconde. Elle aurait eu l'air sûre d'elle. Convaincante. Et là, elle n'était pas sûre du tout que ce soit le cas...

Mieux : elle était persuadée qu'elle avait l'air tout sauf décidée et sûre d'elle. Comment aurait-il pu en être autrement? Ce n'était pas le cas! Elle ne savait pas quoi faire, ne tenait pas à assumer ses choix jusqu'au bout et ne tenait, par-dessus tout, pas à être blessée. Dans ce cas, il aurait été bien plus sage de le laisser tranquille, ce garçon. Certainement. Elle le savait bien, elle le comprenait parfaitement. Est-ce qu'elle l'avait fait pour autant? Loin de là. Et le pire, dans tout cela, était qu'elle s'en rendait parfaitement compte. Ce n'était pas comme si elle avait été inconsciente du danger, elle ne pouvait pas même utiliser cette excuse là. C'était..., un peu comme si elle avait piqué un trop gros morceau de gâteau, qu'elle s'en était fait la remarque, et qu'elle l'avait porté à sa bouche tout de même. Et après, elle s'étonnerait de tousser comme une tuberculeuse... Ce serait de sa faute, si elle finissait par avoir des ennuis. Néanmoins, curieusement, même cette perspective ne parvenait pas à la faire activer ses jambes, à l'emmener loin d'ici. Elle restait fascinée par ce garçon, représentant à ses yeux d'un monde inconnu et excitant, et détacher ses yeux de lui allait s'avérer compliqué. Ayleen ne pouvait s'empêcher d'envier son apparente liberté, sa façon de répondre en se moquant complètement de la politesse ou d'une quelconque gentillesse, voire même sa façon de s'habiller en total décalage avec ce qu'elle connaissait. De la même façon qu'elle serait restée béate d'admiration si elle avait été amenée à parler avec une Noble, parée de magnifiques bijoux et avec une toilette impeccable, elle restait coite devant ce jeune homme aux paroles menaçantes. La peur et la fascination se mélangeaient dans sa poitrine, et c'était une sensation assez particulière. Après tout, ce qui fait peur et qui est dangereux a toujours eu le don d'attirer les foules, n'est-ce pas? Sinon il n'y aurait pas autant de personnes pour faire tout ce qui portait l'étiquette 'interdit', pour faire des concours idiots ou pour explorer des endroits délabrés et peut-être hantés. Sûrement, oui. Ça ne l'aidait pas vraiment de savoir qu'elle n'était pas l'exception parmi les exceptions, mais c'était déjà ça de pris...

Le sourire qui éclaira le visage d'Henry-faute de mieux, elle garderait ce nom-ci-n'avait rien de charmant et prévenant, pour sûr. S'il y avait un moment dans cette conversation où elle avait réellement eu envie de partir, ç'aurait sans doute été celui-là. Son instinct de survie devait avoir plusieurs bonnes secondes de retard.

« Si tu ne veux pas ? Alors, je vais me sentir obligé de te donner envie de le faire… Ou peut-être que t’as juste envie de plus pouvoir partir où que ce soit à cause de tes jambes cassées ? Ou peut-être que t'es juste lente et bête. »

Pour le coup, les mots 'assurance', 'courage' et 'confiance en soi' auraient pu disparaître du vocabulaire d'Ayleen, ça n'aurait guère fait de différence. Elle desserra l'étreinte de ses bras contre elle, la bouche entrouverte comme pour répondre quelque chose à mesure qu'il parlait. Il y avait toujours un moment, dans une situation dangereuse, où l'on prenait vraiment conscience du danger ; chez elle, ce fut quand il parla de lui casser les jambes. Lente et bête...? Elle n'était pas lente, pas vraiment bête. Elle ne pensait pas l'être, en tout cas. Jusqu'à ce qu'il le dise, évidemment, cela la fit inévitablement se poser la question, sans obtenir de réponse concluante cependant. C'était de la méchanceté gratuite, et...

Et elle n'eut pas le temps de compléter sa pensée, pas plus qu'elle n'eut le temps de dire quoi que ce soit de concret, puisqu'il lui attrapa violemment l'épaule. Ses bras se décroisèrent d'eux-même, sans doute par réflexe, et un petit cri surpris sortit de sa gorge. Suivit d'une exclamation plus sourde quand son autre épaule heurta le mur. Elle aurait dû s'y attendre ; il l'avait prévenue, et elle avait continué sans s'en préoccuper. Ou sans s'en préoccuper assez, tout du moins. Elle serra les dents, ne pouvant empêcher des larmes de remonter au coin de ses yeux, et posa sa main sur l'épaule qui avait heurté le mur, laissant s'échapper un gémissement plaintif en constatant que l'autre aussi lui faisait mal. Bien joué, vraiment. Maintenant elle avait mal aux épaules, en serait quitte pour de jolis bleus et allait devoir se débrouiller pour que personne ne les voit. Il n'aurait plus manqué qu'on s'inquiète pour une de ses idioties..., non, non. Elle ne tenait pas à ce qu'on s'inquiète pour elle. Elle n'avait rien de cassé, ça faisait juste mal. Douloureux autant pour ses épaules meurtries que pour quelque chose, quelque part au fond d'elle. Comme la sensation d'avoir raté quelque chose, ou d'avoir mal fait. Peut-être était-ce parce qu'elle aimait à penser qu'on ne se faisait pas frapper sans raison? Elle savait pourtant bien que c'était faux, le monde n'était malheureusement pas si idéal. Il n'en restait pas moins que c'était en partie de sa faute, si elle avait mal : elle aurait pu partir, ça lui aurait évité bien des soucis.

« Dégage, Ayleen. T’as pas envie de plaisanter avec moi. Je t’ai déjà dit d’aller jouer ailleurs, c’est dangereux, ici. »

La jeune fille serra les dents de plus bel, se retournant vers son interlocuteur, sa main serrée sur son épaule comme si elle avait peur qu'elle ne tombe subitement en morceaux. L'expression de son visage ne devait laisser aucun doute sur sa douleur ou sa confusion, mais ce n'était pas son soucis premier. Elle n'avait pas envie de pleurer, vraiment pas. Ce qui n'empêcha pas quelques larmes de rouler sur ses joues, la forçant à lâcher son épaule pour les essuyer maladroitement avec le dos de sa main.

«Ça fait mal, se plaint-elle d'une voix étranglée, t'étais pas obligé de...»

Sentant qu'elle allait tout simplement pleurer si elle continuait de parler Ayleen se tut, et inspira calmement une grande bouffée d'air. Le seul moyen plus ou moins efficace qu'elle connaissait pour se calmer, dans ce genre de cas.

«..., t'étais pas obligé de me frapper. Je voulais juste..., parler.»


Dernière édition par Ayleen Meadlow le Ven 9 Sep - 17:49, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Sir, I don't know why, but I know your n-ah..., uh, no. {Aleksei Astrehn} - [TERMINÉ]   Dim 1 Mai - 15:56

[Y a vraiment des fois où je me demande, tu sais, parce que pour rester avec lui, hm...=='
Et donc voilà, j'ai répondu. Et enfin, si, c'est le grand amour là, déjà...X'DDDD
Le pauvre, il est bien naïf... Il croit s'en débarrasser en partant, aha.XD
Posté. clown ]


Tout était l’affaire d’une seconde. Pour Aleksei, les décisions devaient non seulement être les meilleures possibles selon les circonstances données, mais également les plus rapide. A droite ou à gauche ? Qu’importait, au fond, il suffisait pour avancer de ne pas rester planté à l’intersection, se demandant vers où serait la sortie. On se faisait vite rattraper si on ne mettait pas un pied devant l’autre, et la capacité à choisir une direction plus qu’une autre en peu de temps n’était pas inhérente à chaque être peuplant ce soi-disant beau monde. Lui l’avait, et de manière générale ne se trompait pas. Cette promptitude à peser le pour et le contre pouvait donner l’impression qu’il n’en faisait rien et se contentait d’agir comme bon lui semblait, sans prendre en compte aucun facteurs pourtant importants. Dès lors, on aurait été tenté de le croire chanceux, mais il n’en était rien. Lorsqu’il parlait de maîtrise plutôt que de chance, ce n’était pas en pure prétention comme chez d’autres. C’était vrai, point final. Et si pour quelque raison il venait à se leurrer, ce n’était pas pour autant qu’il irait le regretter. Il ajustait ses façons de faire aux diverses situations, et si l’une d’entre elles exigeait qu’il aille vite –trop vite, même pour lui- pour que son jugement ne s’en trouve pas altéré et, inéluctablement, faussé eh bien, ses capacités de réflexion n’étaient pas remises en cause pour autant. Sur le moment, il ne doutait pas, jamais. Jamais, se répéta-t-il tandis qu’un bref instant d’hésitation lui revenait en mémoire, comme souvent à vrai dire. Comme pour lui rappeler que, dans l’univers auquel il appartenait, il ne pouvait pas se le permettre et ce sous aucun prétexte. Il n’avait pas su se décider, et en avait subi les conséquences. Et pourquoi bannir de la sorte le doute plus que l’erreur ? Parce que, dans le feu de l’action, il n’y en avait tout simplement pas. S’il pensait devoir faire une chose au lieu d’une autre, que cela lui semble stupide par la suite n’avait pas la plus petite espèce d’importance. C’était le bon choix, à ce moment-là à tout le moins. A voir Ayleen et son visage franchement indécis –oh, pardon, était-ce ce qu’elle pouvait faire de mieux ?- il pouvait jurer que ce mode de pensée ne s’appliquait pas, chez elle. Ses pauvres neurones devaient lutter pour se connecter entre eux et ordonner à ses jambes de bouger, de se tourner et de courir sans y parvenir pour autant. La peur pouvait produire ce genre d’effet, se dit-il. Mais au vu du comportement de la gamine, il ne pensait pas que ce soit exactement son cas. Il y avait une différence, que disait-il, un monde entre être figé d’effroi et rester debout devant lui quand il avait gentiment offert de partir. Deux fois de suite, et que sa grande bonté l’avait poussé à lui laisser une nouvelle chance. S’il l’avait poussée de la sorte au lieu de laisser son poing s’écraser sur sa joue, ce n’était pas sans raison : il voulait lui faire peur, pas la tuer. Lui faire peur pour qu’elle s’en aille, même si honnêtement, il n’était pas certain qu’elle comprenne ce message plus que les autres.

Tiens, il prenait pour preuve qu’elle n’avait toujours pas tourné les talons. Par pitié, mais par pitié…, ses parents devaient être au moins aussi impitoyables que lui pour avoir laissé vivre une pareille arriérée. Lorsqu’elle posa sa main sur son épaule, le blond su qu’il n’avait pas raté son coup. Il s’était battu à main nues contre de nombreuses personnes, particulièrement vers ses quatorze ou seize ans, avant de ne consacrer la majorité de son temps à la magie. Le résultat étant relativement probant, il songea que ses exercices n’étaient pas complètement inutiles. Manipuler la magie n’était pas synonyme de faiblesse en ce qui concernait le corps, il suffisait de ne pas se laisser aller à se reposer uniquement sur ses capacités. Les deux étaient nécessaires, Aleksei était assez intelligent pour s’en rendre compte. La rencontre avec le mur n’avait donc pas dû être si douce que ça, tant pis pour elle. Il l’avait prévenue. Le visage d’Aleksei se teinta d’une profonde exaspération lorsqu’elle commença à pleurer. Quelques larmes solitaires roulant à peine sur ses joues avant d’être essuyées. Sans même rougir ses yeux. Lui, ne pleurait pas. Moins encore pour une petite blessure comme celle-ci, qui guérirait sans laisser de trace en un rien de temps. Pour un doigt coupé, pour une gorge entamée, un œil crevé, il voulait bien croire que les larmes montent. Ceci dit, commenta-t-il, elle n’y était pas accoutumée, comme il s’en était précédemment fait la remarque. Il n’esquissa pas un geste vers elle, pas plus que de mouvement de recul. Le dernier des abrutis aurait été capable de distinguer l’absence totale de culpabilité ou de quoi que ce soit de ce acabit sur son faciès brûlé. Il n’aurait pas hésité à faire pire, sans que cela ne cesse d’être pour lui une promenade de santé. Qu’elle retourne pleurnicher dans les jupons de sa mère, à présent qu’elle savait que son cœur était aussi dur qu’une pierre ! Aussi dur que le mur, peut-être, pour elle qui en avait éprouvé la solidité ?

«Ça fait mal, geignit-elle, t'étais pas obligé de...»

Oh, songea-t-il, pour sûr, il n’était pas obligé ! Il en avait juste eu envie. N’était-ce pas pire, peut-être ? Et elle, avait-elle été obligée de rester ? Si elle lui avait gentiment obéi comme la petite fille docile qu’il devinait en face de lui, rien de tout ça ne serait arrivé. Elle l’unique fautive, lui n’avait fait que mettre à exécution des menaces par deux fois proférées. Et maintenant, elle refusait de prendre la responsabilité de ses actes et paroles ? Quelle plaisanterie de mauvais gout ! Il ne lui aurait strictement rien fait si elle était partie avant. Pas plus d’ailleurs qu’il ne lui ferait quoi que ce soit d’autre si elle débarrassait sa vue de sa présence rapidement ; le cas échéant, il ne jurait de rien. Elle aura pigé, de toute façon, se dit-il. Pour pleurnicher comme ça, elle aura eu mal et elle aura compris, pas de bile à se faire de ce côté-là. Elle inspira un grand coup, refoulant sûrement ses larmes puisqu’elle reprit, acharnée :

«..., t'étais pas obligé de me frapper. Je voulais juste..., parler.»

Il haussa les épaules, désinvolte. Elle allait pas faire une affaire d’état pour deux bleus, si ? Elle voulait parler, grand bien lui en fasse ; qu’elle aille dans un de ces salons de thé miniature, pour ce qu’il en avait à faire… Mais pas près de lui. Ça, c’était la dernière des mauvaises idées à ne pas avoir, à moins de ne pas tenir tant que ça à son intégrité physique, finalement.

« Nan, mais j’avais envie et je t’avais prévenue. Tu voulais parler ? Va causer ailleurs, et à quelqu’un d’autre. Là, tu gènes au cas où j’aurais pas été assez clair, tout à l’heure. »

Il sortit une cigarette de sa poche, songeant que finalement, ça ne serait peut-être pas de trop. De toute façon, c’était sa dernière et la deuxième de la journée, alors… Là non plus, pas de quoi en faire un plat. Il l’alluma sans un mouvement –la magie avait ses côtés pratiques aussi dans la vie de tous les jours.

« Ou pour ce que j’en ai à foutre, t’as qu’à rester là, j’ai à faire autre part. Mais t’avise pas de croiser mon chemin encore une fois. Compris ? »

Aleksei se pencha vers elle, et lui souffla la fumée au visage avec un sourire mauvais accroché à ses lèvres, à demi-caché par son écharpe mais visible malgré tout.

« J’ai été clair, ou je dois encore répéter ? C'est évident que je te fais peur, tu devrais pas trainer. »

L’idée qu’elle le suive lui traversa un instant l’esprit, avant qu’il ne la chasse d’un mouvement de tête agacé. Idiot. Il se redressa, jetant un coup d’œil à la rue au passage. Il pourrait descendre… Aleksei connaissait certaines allées où on ne l’aborderait pas. Là où personne ne parlait à personne, ou là où on savait vaguement qui il était. Des endroits où le monde avait peur de venir, mais qui ne lui inspirèrent sur le moment que la plus pure des sympathies. Avec un peu de chance, il trouverait Blondie là-bas. Ça aurait été étonnant, mais pas encore tout à fait impossible.
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MessageSujet: Re: Sir, I don't know why, but I know your n-ah..., uh, no. {Aleksei Astrehn} - [TERMINÉ]   Mer 4 Mai - 19:21

{Vous croyez pas que Leen pourrait avoir un côté stalker, sans s'en rendre compte?X'D

J'écoute une chanson bizarre où un type est avec sa prof... Je suis pas sûre que ça va m'aider à RP, mais que voulez-vous.XDD

Dans ce cas moi je fais une petite tête de cochon! pig }


Ayleen n'avait pas prévu de plan de secours, alors elle espérait simplement qu'elle ne se mettrait pas dans le pétrin encore plus qu'elle n'y était déjà. Pour l'instant, tout du moins. Parce qu'elle sentait son bras la lancer, qu'elle n'aimait pas ça et que, qui plus est, elle ne savait pas comment elle allait faire pour cacher les évidents bleus qui allaient se former là. Alors oui, sur le moment, elle avait presque envie d'abandonner et de rentrer tout simplement chez elle. Ou d'aller marcher ailleurs, le temps qu'elle réussisse à arborer de nouveau un grand sourire et une mine réjouie? Le temps d'oublier qu'elle avait mal, aussi. Ça aurait été une idée judicieuse, franchement, même elle s'en rendait compte. C'était fou tout de même, cette propension qu'elle avait à attendre d'avoir fait une erreur pour se dire qu'elle aurait dû agir autrement! Il allait falloir qu'elle anticipe, à présent, si elle voulait éviter ce genre de déconvenues. Oui, anticiper lui semblait être une bonne idée. Elle avait toujours eu du mal à deviner comment les choses pouvaient tourner, ou de quelle manière allaient réagir les autres, mais elle pouvait tout du moins essayer. Essayer, ça ne pouvait jamais faire de mal. Quoi qu'elle avait bien essayé d'engager la conversation, et avait fini par être poussée plus ou moins gentiment contre un mur... Disons que ça ne pouvait pas marcher à tous les coups! Il fallait bien des échecs pour avoir aussi, en contrepartie, des réussites. C'était tout du moins ainsi que la jeune fille avait envie d'envisager les choses. Si on ne faisait rien, pour sûr on ne risquait pas d'être blessé ; on n'arrivait à rien non plus, de la sorte. Il fallait essayer, et puis l'important était de se relever et de se remettre d'aplomb en cas d'échec, voilà tout. Tant qu'on pouvait se relever, bien sûr, songea-t-elle en repensant à ce que celui qu'elle avait décidé d'appeler Henry lui avait dit à propos de ses jambes. Il fallait juste..., ne pas aller trop loin? Sûrement. Et prévoir. Anticiper. Oui, elle allait anticiper, à présent, et tout irait pour le mieux.

« Nan, mais j’avais envie et je t’avais prévenue. Tu voulais parler? Va causer ailleurs, et à quelqu’un d’autre. Là, tu gènes au cas où j’aurais pas été assez clair, tout à l’heure. »

Ayleen continua de frotter doucement son épaule, heureuse d'avoir réussi à refouler ses larmes de manière convaincante et concluante. Si elle ne pleurait pas, c'était déjà ça de pris. De stupides sanglots n'auraient fait que lui faire perdre un peu plus de crédibilité encore, et elle n'y tenait absolument pas. Tout de même, elle avait beau être une fille, ne pas être bien vieille et avoir mal, ça ne voulait pas dire pour autant qu'elle avait envie de pleurnicher devant qui que ce soit. Elle n'osa pas relever ses yeux vers le jeune homme, pas plus qu'elle n'osa le regarder d'une quelconque manière, fixant ses pieds à défaut d'autre chose. Elle fit glisser la main qui maintenant son épaule sous sa poitrine, jouant avec le fin nœud marron qui serrait son haut. Si, bien sûr qu'il avait été clair. Elle avait très bien compris ce qu'il avait dit et ce qu'il voulait qu'elle fasse, simplement elle n'avait pas eu envie de faire ce qu'il lui disait. Peut-être ne l'avait-elle pas assez pris au sérieux? Sans doute. L'Esprit aux boucles rousses avait tendance à trop considérer la 'part de bon en chacun', et en oubliait parfois que quelqu'un qui menaçait de la frapper pouvait tout à fait concrétiser ses menaces. Parler avec quelqu'un d'autre, ce ne serait pas la même chose que lui parler à lui... Et par pur esprit de contradiction, ou peut-être parce qu'elle aimait se mettre dans des situations impossibles pour le simple plaisir de se mettre en danger, elle avait envie de lui parler à lui. A lui, là, devant elle, et pas à quelqu'un d'autre. Quoi que dans les faits n'importe qui ayant l'air dangereux, relativement séduisant selon elle et étant entouré d'une aura donnant envie de décamper au reste du monde aurait fait l'affaire, sans doute. Elle ne savait pas de qui elle tenait cet attrait des contraires, tiens... Il faudrait qu'elle demande à ses parents.

Ayleen tiqua en le voyant sortir une cigarette, et dû se faire violence pour ne pas sortir une pancarte expliquant les méfaits de ces bâtons stupides. Elle ne fut pas spécialement étonnée, en revanche, de le voir l'allumer sans faire un geste ; la magie, elle y était accoutumée. Elle se fit en revanche la remarque qu'elle, elle n'en aurait probablement pas été capable, et qu'il devait donc un minimum maitriser le feu. Ça ne voulait pas dire grand chose, il pouvait tout aussi bien avoir appris à faire ça pour se faciliter la vie, pour ce qu'elle en savait. C'était ce qu'elle aurait fait, elle. Même si elle aurait eu peur d'allumer ses ongles et pas sa cigarette...

« Ou pour ce que j’en ai à foutre, t’as qu’à rester là, j’ai à faire autre part. Mais t’avise pas de croiser mon chemin encore une fois. Compris ? »

Elle releva son visage dans la direction de son interlocuteur quand il se pencha vers elle, et ne put retenir une quinte de toux quand elle respira la fumée qu'il venait d'expirer. Elle ne fumait pas, n'avait pas de fumeurs dans son entourage proche, et, de manière générale, pensait que ces choses étaient mauvaises pour la santé et pas d'un grand intérêt. De fait, quand on l'agressait à la fumée, elle n'avait aucun moyen de défense. S'arrêter de respirer, peut-être? Trop tard, de toute façon. Il aurait fallu qu'elle anticipe, pour ça, et elle n'était visiblement pas encore très forte pour ça. Ça allait demander de l'entrainement, avant qu'elle puisse deviner quand quelqu'un comptait faire quelque chose. Pour certains, ça semblait naturel et évident : sûrement que quand on était intelligent et qu'on connaissait bien les autres, on pouvait deviner plus ou moins ce qu'ils allaient ou voulaient faire. Elle aurait bien aimé en être capable, elle aussi. Cela étant, partie comme elle l'était, elle n'était pas prête d'y arriver.

« J’ai été clair, ou je dois encore répéter ? C'est évident que je te fais peur, tu devrais pas trainer. »

Ayleen sentit ses yeux piquer, et elle ne sut pas bien si c'était parce qu'elle avait envie de pleurer ou à cause de la fumée. Elle serra plus fort ses mains contre elle, comme si ça la protégeait d'une quelconque manière, et entrouvrit ses lèvres. Peur... Elle aurait pu répondre que non, il ne lui faisait pas peur, mais elle doutait que ce soit convaincant ou même utile d'une quelconque façon. Elle ne niait pas être, tout du moins, un peu effrayée par ce garçon. Elle ne pensait pas être en tort, sur ce point ; il n'avait pas l'air d'être de ceux qui avaient l'air effrayant sans le vouloir, et en souffraient régulièrement. Il avait cet air parce qu'il voulait bien se le donner, elle n'en doutait pas un seul instant. Donc avoir peur était une réaction normale et rassurante, vu comme ça. Ce qui l'était moins était que ça ne la poussait pas encore à faire demi-tour sans demander son reste, sûrement. Il s'était redressé, et semblait vouloir poursuivre son chemin. Ah..., à défaut de partir, peut-être était-ce une bonne chose de le laisser partir sans rien dire? Si elle se taisait et attendait qu'il se soit éloigné, elle ne risquerait plus rien, c'était chose sûre. Ou presque sûre, mais elle ne faisait pas cas de ces toutes petites possibilités non vérifiés.

«Mais...»

Ce simple mot resta en suspend dans l'air quelques secondes, sans trouver de suite. Mais quoi? Elle voulait lui parler? Il avait déjà dit ce qu'il en pensait. Alors mais quoi? Elle ne savait plus quoi dire, vraiment. A défaut de dire quelque chose, peut-être pouvait-elle le suivre en silence? Avec un peu de chance il finirait par se lasser d'entendre ses pas se poser dans les siens, et il finirait par accepter de..., de quoi, au juste? De parler, peut-être? Elle ne savait même pas ce qu'elle attendait de lui, finalement. Mais une chose était sûre, elle n'avait pas envie de le laisser disparaître comme ça au coin d'une ruelle.

Heureusement qu'elle n'avait pas mis trop de talons, tiens. Ses bottines étaient confortables, elle n'avait aucun problème pour marcher avec. De toute façon, elle était bien décidée à le suivre ; s'il allait à droite, elle suivrait le même chemin, un ou deux mètres derrière. S'il ne remarquait pas qu'il la suivait, à quoi ça aurait servi, après tout?


Dernière édition par Ayleen Meadlow le Ven 9 Sep - 17:50, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Sir, I don't know why, but I know your n-ah..., uh, no. {Aleksei Astrehn} - [TERMINÉ]   Dim 8 Mai - 16:25

[On appellera ça un post de veille de rentrée scolaire.==
Définition ? Moins de 1 000 mots, pas très inspiré voire franchement pas, à moitié réalisé la veille et le tout en tirant une tête pas possible en pensant aux leçons qu'on a encore à faire. Le tout avec des fautes ici et là, et au minimum une ou deux incohérences.On excusera leur qualité médiocre, mais comme je vais avoir moins de temps pour rp avec les cours qui reprennent j'étais comme obligée de le faure aujourd'hui, même si j'ai la tête à rien.==v
Et elle est mignonne ta tête de cochon! XD
Posté. clown ]

Elle le suivait. Il n’avait pas fait cinq mètres qu’il s’en était rendu compte. Telles étaient ses ô combien brillantes déductions, quoiqu’il éprouvât lui-même quelques peines à y croire. Le bruit de ses talons martelant le sol marquait la cadence et, à mesure qu’il avançait, l’amusement se mêla à l’incrédulité dans la colère qui sourdait incessamment au fond de lui. Jamais il n’avait rencontré pareil entêtement à prendre des coups chez une fillette avec des couettes et une robe rose. Vraiment, le mélange avait un côté comique qui ne manquait pas de l’étonner, dans une certaine mesure. Peut-être quelqu’un lui avait-il demandé de venir le voir ? Pas un ami en tout cas, de cela il aurait pu jurer : donner de l’argent ou il ne savait trop quoi à une gamine insupportable pour qu’elle le colle était digne d’un enfant de quatre ans, et il ne se souvenait pas compter parmi ses nombreux ennemis un individu aussi…, puéril ? Même si, au fond, il ne s’attendait plus à grand-chose de bien intelligent de la part de certains. Cette hypothèse avait le mérite d’être non pas plus probable, mais à tout le moins, moins inquiétante que la perspective d’une harceleuse en puissance au vague côté obsessionnel et masochiste… Il laissa l’espace d’un instant l’ombre d’un sourire étirer ses lèvres. D’ordinaire lorsqu’on le suivait, il continuait de marcher dans le but avoué de prendre ledit homme à son propre piège, l’entrainant vers une destination précise sans en avoir l’air ; là où il aurait l’avantage. Si ce faire ne se pouvait, pour diverses raisons, alors il cherchait à savoir s’il était seul ou accompagné. Réagissait en prenant en compte ce facteur ainsi qu’une poignée d’autres, de prime abord insignifiants mais prenant tout leur sens une fois imbriqués les uns avec les autres. Lorsque vous marchiez la nuit dans la capitale, lorsque vous fréquentiez les rues dès lors enténébrées vers lesquelles il se dirigeait présentement, c’était une question de survie. Ou vous étiez accompagné, ou ils vous connaissaient et vous témoignaient un minimum de respect –qui s’apparentait ici à la crainte plus qu’à d’ineptes valeurs morales qui avaient vite fait de vous pourrir le cerveau : ces nobles concepts étaient bons pour les idiots. Ou vous aviez tout intérêt à ne pas faire d’histoire et partir en courant. Dans ce dernier cas de figure, avec un peu de chance, vous débouchiez rapidement sur l’une des artères principales où, fut-ce tard le soir, personne n’oserait rien tenter de peur des représailles des forces de l’ordre.

Un panache de fumée se perdit dans les airs et Aleksei s’autorisa un soupir lassé. C’était différent cette fois, puisqu’ils étaient en plein jour et que, qui plus était, il ne courait absolument aucun danger. Pas avec cette..., fille ? Ayleen, se souvint-il. Voilà, Ayleen, ou quelque chose de ce genre. Il bifurqua à droite, dans une rue plus étroite que celle sur laquelle ils étaient précédemment engagés. En pente légère, elle était encastrée entre deux hautes rangées de bâtisses. Rien de bien inquiétant toutefois, rien de dangereux à fortiori. Le blond cherchait juste à la perdre, non pas à la semer, mais bel et bien à la faire s’arrêter, de son propre chef. Qu’elle réfléchisse un minimum et comprenne que c’était une mauvaise idée. D’ailleurs, elle lui voulait quoi ? Le jeune homme sentit une bouffée de colère le traverser derechef. Elle refusait d’entendre quoi que ce fût, cette pauvre idiote ! Le comprenait-elle seulement ? Il finissait par sérieusement en douter, quelque part ! A moins qu’elle ne soit aveugle, difficile à dire avec ces yeux de verre qu’étaient les leurs. Il s’arrêta donc brusquement ; ces sautes d’humeur étaient aussi fréquentes que violentes et, d’ordinaire, elles passaient presque inaperçues sur son visage dont les traits semblaient indiquer en permanence la colère et le mépris. Si elle croyait s’en sortir aussi facilement… Il commençait justement à se fatiguer des avertissements, tout ça tombait à point nommé ! Il se tourna vers elle, les sourcils froncés, les mâchoires serrées, la cigarette entre le majeur et l’index.

Son expression à elle-seule était bien souvent plus dissuasive que ses mots, aussi violents furent-ils.

« Mais merde ! Tu vas faire quoi, là, me dire qu’on va juste dans la même direction ? T’as vraiment pas froid aux yeux pour faire un truc pareil… »

Il croisa les bras et toisa la jeune fille l’espace de quelques secondes.

« Si t’as quelque chose à demander, concéda-t-il –rareté en soi- à contrecœur, fais le maintenant. Et fait demi-tour a près. Sinon, je serais pas responsable s’il t’arrive… Quelque chose. De là à ce que j'ai rien à voir avec, par contre...»

Ce ‘quelque chose’ était à nouveau de son avis suffisamment éloquent pour qu’il ne ressente pas le besoin de s’expliquer plus avant. Elle comprendrait. Et même si elle n’avait pas d’idées précise, songea Aleksei, le registre était on ne pouvait plus clair, lui… Rien d’agréable. Crever dans le caniveau n’avait jamais tenté personne, de même que rentrer chez soi en rampant, trainant derrière soi deux morceaux de chair et d’os brisés incommodant, douloureux et inutilisables en une longue trainée rougeâtre.
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MessageSujet: Re: Sir, I don't know why, but I know your n-ah..., uh, no. {Aleksei Astrehn} - [TERMINÉ]   Mer 18 Mai - 20:22

{Bah moi j'aime bien les petits postes de veille de rentrée scolaire, ils sont cools aussi. Et j'aime Aleksei, aussi. 8D~♥ Ou Henry, pour les intimes...

ET DESOLEE DU TEMPS QUE J'AI MIS AHA. J'avais carrément zappé, je crois. I'll make up for it, dude.Ò__Ó}

En soit, tout bien considéré, elle ne faisait rien de mal, non? Elle ne pensait pas. Elle marchait, et il marchait devant elle, et..., ce genre de choses arrivaient tous les jours sans que personne ne s'en étonne, après tout. Se disant cela, elle faillit s'arrêter. Elle faillit vraiment s'arrêter, regarder autour d'elle et faire demi-tour en trottinant. Non pas parce qu'elle avait peur de ce qui pourrait lui arriver si elle provoquait ce jeune homme la fois de trop, mais parce que ce genre de pensées ne lui plaisaient qu'à moitié. Ce n'était pas un peu, hm..., obsessionnel, ce genre de paroles? Elle haussa les épaules pour elle-même, et posa son pied droit devant le gauche. Ce n'était pas comme si elle était dangereuse, de toute façon. Elle voulait juste, d'une manière ou d'une autre, le retenir un peu plus longtemps. S'il s'en allait maintenant, que saurait-elle de lui? Peut-être un nom-et encore, elle n'était pas sûre que c'était le bon-et un visage. Retrouver quelqu'un qu'on a croisé une fois, à Jiang-Zemin, était peine perdue. Il pouvait tout aussi bien habiter à l'autre bout du pays et être venu pour une fois, une seule fois ici : et là, elle ne l'aurait plus jamais revu, c'était sûr et certain. Or, naïve et rêveuse comme l'était la jeune fille parfois, elle ne tenait absolument pas à le laisser s'en aller de la sorte. Il avait attiré son attention, et elle avait le sentiment que si elle le laissait partir elle allait le regretter toute sa vie. Ou un moment, en tout cas. Et pourtant elle se rendait bien compte que c'était une mauvaise idée, qu'elle se mettait inutilement en danger et qu'il n'en avait strictement rien à faire d'elle, en plus d'être, à l'évidence, violent. Ou peut-être ne s'en rendait-elle pas assez compte, justement. Se faire pousser contre un mur était, d'après elle, la pire chose qu'on pouvait lui faire subir dans ces rues plus ou moins larges et plus ou moins claires. Elle avait beau savoir que des crimes arrivaient chaque jour, que des personnes laissaient leur vie pour ne pas avoir été assez prudent, ça ne faisait qu'à moitié écho dans son esprit. Ou plutôt, elle ne se sentait absolument pas concernée. C'était les autres, ça. Les autres pouvaient se faire blesser, mais elle, elle était en sécurité. On l'avait toujours tenue à l'abri du danger, on l'avait toujours protégée en cas de besoin. Résultat, elle n'avait pas assez retenu les mauvais côté de la vie, et oubliait régulièrement que si tout à chacun avait une part de bon en lui, c'était que l'autre part était noire. Elle oubliait aussi régulièrement qu'elle n'était pas bien grande, pas bien lourde, pas bien effrayante et relativement-pour ne pas dire complètement-nulle en magie. Donc sans défense. Sa mémoire était extrêmement sélective, mais jusque-là ça ne lui avait posé aucun problème ; pourquoi s'en faire, alors? Elle allait le suivre un moment, jusqu'à ce qu'il ne s'arrête. Et après..., elle aviserait.

Voilà pourquoi quand il tourna à droite, elle tourna à droite. Sans se dire que suivre quelqu'un de potentiellement dangereux dans des rues de plus en plus étroite pouvait être une preuve d'une totale inconscience. Ses talons tapaient régulièrement contre le sol et son visage se tourna par habitude vers la droite et la gauche quand elle observa les bâtiments qui leur faisaient de l'ombre, de chaque côté de la rue. Où ils étaient, maintenant? Elle tenta de refaire le chemin inverse de mémoire, pour voir à quelle rue cela pouvait bien correspondre, mais c'était peine perdue. Elle n'était pas très douée en orientation, sans être une vraie catastrophe pour autant, et ne s'aventurait d'habitude pas dans les rues plus étroites. Sursaut de prudence, sans doute. Prudence dont elle aurait bien eu besoin maintenant, mais qui s'obstinait à se cacher dans les tréfonds de son esprit, assoupie comme une masse. Elle jetait tranquillement des coups d'oeil autour d'elle, distraite, quand le jeune homme devant elle s'arrêta brusquement. La jeune fille fit donc de même, surprise, et fit un pas en arrière. Comme une petite fille qui sait qu'elle est en train de faire une bêtise et veut se mettre à l'abri d'une réprimande dont elle savait qu'elle était imminente. Elle savait pertinemment qu'en faisant ça il allait être fâché contre elle, c'était évident. Il voulait qu'elle parte, peut-être plus encore qu'elle voulait qu'il reste. Mais Ayleen n'était pas du genre à laisser tomber quelque chose une fois qu'elle l'avait entreprit, et ne comptait pas abandonner aussi facilement. Même si, en voyant le visage crispé du supposé Henry, elle commença à douter de sa capacité à gagner quoi que ce soit, sur ce coup-là. Elle arqua les sourcils, et encaissa sans rien dire ce qu'il lui lança au visage.

« Mais merde ! Tu vas faire quoi, là, me dire qu’on va juste dans la même direction ? T’as vraiment pas froid aux yeux pour faire un truc pareil… »

Aussi stupide et peu approprié à la situation que ce soit, l'Esprit aux boucles rousses considéra l'idée de répondre que oui, elle allait dans la même direction. Mais répondre un mensonge quand l'autre avait déjà précisé qu'il n'y croyait pas deux secondes n'aurait pas été très judicieux, aussi garda-t-elle sa bouche fermée. Pas froid aux yeux? Elle aurait aimé pouvoir dire que c'était le cas, mais aussi déterminée était-elle à au moins s'assurer de son nom, elle n'en restait pas moins effrayée. C'était étrange, comme sensation.

« Si t’as quelque chose à demander, fais le maintenant. Et fait demi-tour a près. Sinon, je serais pas responsable s’il t’arrive… Quelque chose. De là à ce que j'ai rien à voir avec, par contre...»

N'importe qui d'autre ne s'appelant pas Ayleen Meadlow aurait interprété cette phrase comme une chance de dire ce qui la tracassait avant de partir en courant pour ne pas se faire écorcher vive. Mais Ayleen étant Ayleen, elle ne prit en compte que les dix premiers mots sortis de sa bouche. C'était le moment où jamais de lui demander quelque chose, donc. Un sourire fit son apparition sur son visage, et elle lissa sa jupe du plat des mains, plus pour les occuper qu'autre chose. Un frisson la parcourut, qu'elle attribua immédiatement au froid. Avec sa chance, elle allait réussir à attraper un rhume, en plus des bleus. Se rappeler qu'elle avait heurté le mur, comme par magie, raviva la douleur qu'elle éprouvait aux épaules. Elle frissonna de nouveau, laissant la douleur s'estomper d'elle-même, et inspira profondément.

«Hm... Tu t'appelles vraiment Henry? Et tu habites ici? Tu as l'air de bien connaître les rues, alors...»

Pour un peu, elle aurait ajouté Henry. Mais dire 'est-ce que tu t'appelles Henry, Henry?' aurait été complètement stupide. Or son but n'était pas de passer pour une arriérée, quoi qu'il en soit. Elle garda ses mains devant elle, l'une sur l'autre, attendant sa réponse comme si ç'avait été la chose la plus normale à demander à la personne la plus normale qui puisse exister dans les circonstances les plus normales qui soient. Et elle, toute habillée de rose et de marron, avec ses couettes et ses grands yeux, eut brusquement l'impression de ne pas être tout à fait sa place. Rien qu'à regarder le jeune homme, en face d'elle, elle pouvait deviner que lui y était. C'était son monde, il était à l'aise dans ces rues, ça se voyait. Alors qu'elle, elle avait juste l'air de s'être perdue sur le chemin de chez elle. Elle envoya valser toute pensée négative dans un coin de son esprit, ayant décrété que décidément ce n'était pas le bon moment pour penser à de pareilles choses. Elle aurait au moins la confirmation sur son nom, et elle le reverrait. Voilà tout. Peut-être qu'elle n'avait pas l'air à sa place ici, mais c'était elle qui décidait des endroits où elle allait. Si elle voulait être là, alors c'était le principal.

Et ce fut sur ces brillantes pensées que l'heure lui revint en tête. Oh. Si elle se perdait, elle allait à tout les coup être en retard chez elle. Bon, chaque chose en son temps : pour l'instant, son nom et ne pas se faire frapper. Ensuite, ensuite..., elle aviserait?


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MessageSujet: Re: Sir, I don't know why, but I know your n-ah..., uh, no. {Aleksei Astrehn} - [TERMINÉ]   Sam 21 Mai - 16:11

[Pas grave, va. Je rp un peu aujourd'hui comme demain j'ai du boulot...T__T
Bref, donc voilàààà... Et moi j'aime Ayleen, elle est trop choux!XD
Aleksei est méchant avec elle, mais bon... Faut pas s'en faire, il lui fera rien de mal (à part la perdre dans des rues pas géniales question fréquentation, au bout d'un moment si elle le suit, mais bon...==' )...ç__ç
Posté. clown ]
Ils ne devaient, assurément, pas parler le même langage. Cette explication, quoique tordue, était la seule convenable qu’il ait trouvée n’impliquant pas l’existence d’un être totalement dépourvu du moindre vestige d’intelligence…, et d’instinct de survie. Ce dernier aurait dû lui hurler de partir, aurait dû ordonner à ses jambes d’accélérer le mouvement, de faire demi-tour, de sortir de cette ruelle exigüe et surtout, de s’écarter de cette personne ne sachant que proférer des menaces dans la claire intention de les mettre à exécution en cas de besoin. En théorie, évidemment, et s’il suivait son raisonnement jusqu’au bout, Aleksei était d’avis que ces principes de base auraient dû lui venir naturellement. Premièrement, l’idée de s’approcher de lui semblait ordinairement mauvaise d’emblée. Et quand bien même elle l’aurait confondu avec ce…, cet il ne savait plus quoi d’ami avec lequel il ne devait pas avoir grande ressemblance, cette méprise n’aurait donné envie d’engager la conversation avec lui à personne. Ou presque en l’occurrence, puisqu’il avait de toute évidence fallu qu’il tombe sur l’originale du coin. Quelle plaie… décidément, l a chance avait en ce jour choisi de ne pas l’accompagner. Il maudit encore une fois silencieusement la gamine aux grands yeux vides dont le comportement la classait inexorablement parmi les arriérés. Peut-être était-ce là la chose qu’il supportait le moins à la capitale ; tout ce monde qu’il ne connaissait pas. Doté d’une mémoire somme toute impressionnante, il n’était pas difficile au blond de retenir les visages, les noms –avec un minimum d’effort tout de même, n’était pas de nature particulièrement physionomiste. Naukowe avait beau être relativement étendue, la comparaison n’était ni faite ni à faire, et ne fut-ce que la perspective de vivre à Jiang-Zemin engendrait sur son visage un froncement de sourcils. Des Humains déchus, s’ils ne couraient pas les rues, vivaient en cet endroit –il le savait non seulement parce que le contraire n’était pas d’une grande vraisemblance, mais aussi pour en avoir croisés, dans le cimetière notamment-, et d’autres d’une stupidité étonnante arpentaient ces rues. Cette fille, Ayleen par exemple. Certes, il ne niait pas la présence d’abrutis près de chez lui, mais eux au moins avaient avec le temps appris à ne pas le déranger. Pas alors qu’il faisait d’ores et déjà preuve d’une magnanimité sans borne en les laissant respirer le même air que lui ; la stupidité n’était, heureusement, pas contagieuse... Une colère, non moins dangereuse qu’elle lui était coutumière, sourdait à l’intérieur de lui, lui faisait élever le ton, serrer les poings. S’il ne lui avait pas tenu à cœur de ne pas avoir de problèmes ce jour-ci, et sachant parfaitement que paralyser à vie une impertinente dans son genre créerait à coup sûr un scandale, ç’aurait été chose faite depuis longtemps. Enfin, plus ou moins. Pour cela, fréquenter des gens dont la disparition n’aurait, sinon peiné, étonné personne avait du bon. Tout le monde savait qu’il se passait des choses pas toujours très claires, pas toujours très légales, mais chacun s’appliquait à faire semblant de n’en rien voir. Ce qui, songeait souvent Aleksei, n’était pas plus mal, dans la mesure où un comportement pareil assurait la tranquillité des uns et des autres. Si un individu impliqué dans un trafic pas vraiment approuvé par la loi, ou faisait partie de tel ou tel groupe tout aussi peu légal, dans de sales affaires jusqu’au cou, disparaissait, personne n’en dirait jamais rien. On se tairait, on étoufferait le tout pour ne pas ternir cette belle image de la société que les gens se plaisaient à entretenir. Ou pour ne pas soi-même avoir de sérieux ennuis, peut-être, mais dans le fond les raisons ne changeaient rien au résultat final. Cette règle restait valable tant que ces deux parts, théoriquement séparée d’un mur aussi haut qu’épais, ne se mélangeaient pas.

Enfin, ça n’aurait pas été comme si elle ne l’avait pas préalablement cherché, pas vrai ? Le meilleur moyen de se débarrasser de cette fille devait être, avait-il songé, de lui accorder quelques petites secondes, histoire qu’elle pose sa fichue question et qu’elle s’en aille. Il était possible qu’elle pense l’avoir déjà vu ailleurs ? Il en doutait, et au vu de sa première méprise elle ne devait pas non plus briller par sa mémoire des visages… D’un autre côté, ça n’aurait pas été impossible. Bien que n’y vivant pas à proprement parler, Aleksei habitait à proximité de la capitale, et son argent lui rendait le trajet plus agréable, moins pénible que s’il avait eu l’obligation de l’effectuer à pieds. En plus de cela, la plupart de ses fréquentations, et ses très rares amis, logeaient pour la plupart ici, dans l’une de ces maisons délabrées ou mal entretenues, quand ils n’étaient pas, à l’inverse, entouré de personnes au sourire mielleux courant après leur argent comme un papillon après la lumière. De toute façon, pensa-t-il, qu’elle l’ait vu ou non, ça ne justifiait absolument pas qu’elle mette sa propre santé en danger juste pour s’en assurer. C’était ridicule, stupide. Une très mauvaise idée.

Il ne fallait jamais suivre les inconnus. Jamais. Lui-même faisait partie intégrante de ces gens capables d’enlever un tierce, un proche d’un ennemi pour arriver à leurs fins. Capables de ce que d’autres auraient considéré comme le pire sans éprouver le plus ténu des remords, sans un haussement de sourcils, presque un sourire collé au visage ce faisant. C’était visible. Et elle le suivait en dépit de tout ça. Ruiner ce joli minois n’aurait rien eu de trop grave, pas vrai ? Elle l’aurait mérité.

«Hm... Tu t'appelles vraiment Henry? Et tu habites ici? Tu as l'air de bien connaître les rues, alors...»

L’Esprit aux yeux sombres serra les dents, son âme oscillant entre massacrante et incrédule. Ça ne pouvait pas être la raison pour laquelle elle était prête à le suivre dans une rue sombre, étroite, vers des endroits qu’elle devait deviner malfamés ; savoir si Henry était réellement son nom ? Le simple fait qu’elle l’ai pris au sérieux la première fois avait quelque chose d’hilarant, mais qu’elle ose poser la question, qui plus était de manière si abrupte…, c’était dangereux. Capable de rire un temps et de vous frapper la seconde qui suivait, les sauts d’humeur d’Aleksei étaient imprévisibles. Lui se comprenait, mais cela n’incluait pas pour autant que ce soit le cas du reste du monde. Pour rester près de lui sans être ennuyé, il fallait avant tout être capable de savoir où s’arrêter, quand s’écarter et quand ne rien commencer du tout. Quand lui adresser la parole, comment, quoi dire. Il fallait, en d’autres termes, le connaitre ou avoir de la chance pour dix.

Il faillit ne pas lui répondre et repartir aussi sec, mais n’en fit rien. A la vérité, si l’expérience n’avait pas été concluante une première fois, la recommencer sans avoir changé aucun facteur était voué à l’échec. Il n’était pas sot à ce point, ne l’était même pas du tout de son avis.

« Et toi, t’as pas l’air de comprendre ce que ça veut dire ‘mêle toi de ce qui te regarde’… Continue à me le demander, mon nom, et je te jure que je te l’imprime sur la peau. »

Les brûlures laissaient de très jolies marques sur la peau. Rouges, noires, violacées, plus claires, plus foncées… Quelques lettres sur le bras d’une demoiselle, juste en dessous de ces bleus qu’elle ne manquerait pas d’avoir. Voilà qui aurait été du meilleur effet ! Les commissures de ses lèvres remontèrent légèrement à ces pensées de mauvais augure. Certains le disaient fou pour ça. Mais lui s’en fichait ; contempler son reflet dans les yeux des autres n’avaient de valeur que si l’on accordait la moindre importance aux sentiments qu’ils ressentaient à votre égard et venaient modifier cette image. La crainte étouffait les autres. La peur. Et ça lui suffisait, à lui.

« Pourquoi t’irais pas emmerder quelqu’un d’autre avant que ça finisse mal ? A ton avis, j’ai le temps de te casser combien de doigts avant que quelqu’un arrive t’aider ? T’as envie de savoir ni où je vis, ni là où je vais, reprit-il après avoir de nouveau porté la cigarette à ses lèvres, et tu devrais même pas vouloir me parler. »

Il s’arrêta un instant, laissant ses paroles et la légère fumée emplir l’air et disparaitre aussitôt.

« T’as déjà entendu parler de ces gens qu’on retrouve mort dans la rue, un matin ? Ceux qu’on a tellement frappé que même leur famille les reconnait pas… Dans des rues sombres, quand ils étaient seuls et trop stupides pour courir. »
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MessageSujet: Re: Sir, I don't know why, but I know your n-ah..., uh, no. {Aleksei Astrehn} - [TERMINÉ]   Lun 30 Mai - 17:36

{Je suis lente en ce moment, mais je vais reprendre mon rythme d'antan, tu vas voir ça. Si si. Je le sais.è___é'

Et Ayleen t'aime aussi. Pas grave, elle l'aimera même s'il la perd dans des ruelles sombres et menace de la tueeeeer!8D

Elle est comme ça. Oui oui. pig }

Et si un jour elle se faisait assassiner dans une ruelle sombre, qu'est-ce qui se passerait ensuite? Enfin, pas pour elle, bien entendu, puisqu'elle se serait fait assassiner. Sans doute que si elle restait absente trop longtemps ses parents finiraient par s'inquiéter ; et sans doute que si ça persistait, ils partiraient à sa recherche. Aurora aussi, sûrement. Et s'ils ne la retrouvaient pas, ils s'inquiéteraient encore plus. Enfin, c'était comme ça qu'elle voyait les choses. Qu'auraient-ils fait, s'ils ne l'avaient jamais retrouvée? Ça aurait été horrible! Tout simplement horrible, atroce. Ils auraient pu penser qu'elle s'était enfuie, ou qu'elle avait eu un accident, qu'elle s'était faite enlever ou bien encore qu'elle était morte. Toutes ces pensées auraient traversé son esprit à elle, en tout cas, si c'était un de ses proches qui avait brusquement disparu. Elle l'aurait recherché, elle aurait essayé de trouver des réponses et des indices. C'était insupportable, de ne pas savoir. Au moins, quand on savait que l'autre était mort, on pouvait prier pour lui et reprendre sa vie, tant bien que mal. En ce cas, par amour pour sa famille et ses amis, elle ferait mieux de ne pas se faire agresser dans une rue mal fréquentée, certainement. Hm... Une pensée qui tombait à point nommée, vraiment! C'était bien le moment de penser à ça. Maintenant elle n'allait pas pouvoir s'empêcher de se dire qu'elle risquait vraiment d'avoir ce genre d'ennuis. Ce qui était ridicule, vraiment..., enfin, dans les faits non, mais c'était tout de même ridicule. Elle ne pouvait pas mourir maintenant, elle était bien trop jeune ; et puis de toute façon il n'avait aucune raison de lui faire du mal. Même si le fait qu'elle soit obligé de le préciser n'était pas franchement rassurant. Ses yeux restaient en place, sans bouger, mais elle ne cessait de déplacer son regard de gauche à droite, observant alentours. Rien à craindre. Si son instinct lui disait de rester et de lui parler, elle allait lui faire confiance. Il n'y avait plus que ça à faire, de toute façon. Qui plus est, elle n'était pas certaine de pouvoir s'y retrouver, maintenant qu'elle l'avait suivi jusque là. La jeune fille mordilla sa lèvre inférieure, ennuyée. Étrangement, elle doutait qu'il accepte de la raccompagner là où ils se trouvaient tout à l'heure...

« Et toi, t’as pas l’air de comprendre ce que ça veut dire ‘mêle toi de ce qui te regarde’… Continue à me le demander, mon nom, et je te jure que je te l’imprime sur la peau. »

Sans comprendre tout d'abord la menace qu'il venait de proférer, une moue attristée se dessina sur son visage fin. D'accord. Elle ne s'attendait pas vraiment à ce qu'il lui sourit et lui réponde gentiment, mais elle avait toujours le droit de rêver. Sait-on jamais ; il aurait pu lui donner son nom pour être tranquille, non? En tout cas, elle aurait préféré. Au lieu de ça, elle se retrouvait sans confirmation ni infirmation, sans nom, sans aucune réponse quelle qu'elle soit. Et en plus de cela, il venait de la menacer une nouvelle fois. Un frisson courut le long de sa colonne vertébrale tandis qu'elle tentait de s'imaginer ce qu'elle pourrait bien ressentir s'il lui imprimait son nom sur la peau. Bon, dans un sens, elle le saurait. Dans l'autre, ce serait sans doute très très douloureux et encore plus compliqué à expliquer que de petits bleus. Remarque, à force de s'imaginer subir les pires tortures qu'il avait bien pu évoquer, elle en avait presque oublié ces derniers. C'était une question de niveaux, sans doute : à côté de blessures si graves, une vague douleur dans les épaules, c'était trois fois rien.

Lui, en tout cas, ça semblait l'amuser. Elle n'aurait su dire ce qui le faisait sourire de la sorte, mais quelque chose lui disait que ce n'était pas quoi que ce soit de plaisant. La demoiselle aux couettes bouclées inspira l'air frais de la capitale, et tenta de garder une expression plus ou moins décidée sur son visage. Ce qui était plus facile à dire qu'à faire, vraiment. Elle n'avait pas peur, elle n'était presque pas impressionnée et n'avait qu'une toute petite envie de repartir en courant. Toute petite, minuscule. Alors que, en contrepartie, elle était fermement décidée à apprendre de lui ne serait-ce que son nom. Juste son nom. Après, elle pourrait repartir à grandes enjambées si besoin était. Mais si elle tournait les talons maintenant, alors l'avoir suivi, avoir risqué de se faire frapper (et s'être faite frapper, d'ailleurs) n'aurait servi à rien. Ce n'était pas une perspective très réjouissante, se faire mal pour rien.

« Pourquoi t’irais pas emmerder quelqu’un d’autre avant que ça finisse mal ? A ton avis, j’ai le temps de te casser combien de doigts avant que quelqu’un arrive t’aider ? T’as envie de savoir ni où je vis, ni là où je vais, et tu devrais même pas vouloir me parler. »

Ayleen suivit distraitement la fumée des yeux, la regardant s'évanouir dans les airs sans mot dire. Elle commença à tordre ses mains, jusque là sagement posées l'une sur l'autre devant elle, faisant de son mieux pour calmer les battements de son cœur. Il menaçait beaucoup, certainement, mais il ne le ferait pas. Non? Non, hein... Elle n'avait pas envie de se dire qu'il pouvait vraiment lui casser les doigts un à un. Elle n'arrivait pas à se l'imaginer, surtout. Même en sachant que des personnes cruelles et violentes marchaient dans les même rues qu'elle, et à plus forte raison encore dans les endroits moins fréquentés, l'idée ne passait pas. C'était exactement comme un blocage mentale, un manque de concret. Les horreurs de la guerre civile étaient fort heureusement passées assez haut au-dessus de sa tête, et aucun drame majeur n'était venu secouer sa petite vie rose et blanche : la mort et toutes autres formes de tortures ou de douleurs n'avaient pas de réalité tangible, pour elle. C'étaient..., des images. Des idées. Il pouvait lui faire mal, elle le savait. Pourtant, elle ne se sentait pas vraiment-pas assez, en tout cas-en danger. C'étaient les autres, qui risquaient ce genre de choses, c'étaient les autres qui mourraient et qui se faisaient agresser. Elle, elle était à l'abri. Elle ne savait pas pourquoi, mais elle ne pouvait pas sortir de cette bulle réconfortante. Même avec ce garçon en face d'elle, elle ne se sentait pas assez en danger pour son propre bien.

« T’as déjà entendu parler de ces gens qu’on retrouve mort dans la rue, un matin ? Ceux qu’on a tellement frappé que même leur famille les reconnait pas… Dans des rues sombres, quand ils étaient seuls et trop stupides pour courir. »

Inconsciemment, la jeune fille acquiesça à sa première question. L'habitude, sans doute. Elle avait entendu parler de personnes qu'on retrouvait morts, ça devait bien arriver de temps à autre. Et puis il y avait ces meurtres, ces derniers temps, qui n'avaient vraiment rien de rassurant. De là à partir dans les détails, hm, elle n'était pas sûre de vouloir savoir. L'idée même que quelqu'un puisse se faire frapper à mort serrait son estomac et sa gorge, alors imaginer dans quel état l'on pouvait se retrouver ensuite n'était pas dans ses projets. Il lui fallut bien quelques secondes pour faire le lien entre ce que ce garçon aux cheveux blonds venait de dire et la situation présente, et elle lâcha un petit 'Oh' quand la réponse lui vint. Oh.

«Je... Je veux juste savoir ton nom, répondit-elle en s'éclaircissant la gorge, après je te laisse tranquille!»

Ses sourcils s'arquèrent légèrement, mais un sourire réussit à trouver le chemin de ses lèvres.

«Et puis tu n'as aucune raison de me faire du mal, alors tu ne devrais pas le faire, et, hm... Disons que je te fais confiance...?»

Oui, pourquoi pas faire confiance à quelqu'un qui avait dit à quinze reprises qu'il voulait la frapper et l'abandonner dans une ruelle vide? Elle se mordit à nouveau la lèvre, continuant de tordre consciencieusement ses mains devant elle. Au stade où elle en était, de toute façon, elle ne pouvait pas vraiment faire pire. A part le provoquer, peut-être.


Dernière édition par Ayleen Meadlow le Ven 9 Sep - 17:50, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Sir, I don't know why, but I know your n-ah..., uh, no. {Aleksei Astrehn} - [TERMINÉ]   

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Sir, I don't know why, but I know your n-ah..., uh, no. {Aleksei Astrehn} - [TERMINÉ]

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