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 WOLFHENDER Robin {V.1}

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Esprit, Clown et jongleur le jour, voleur et tueur à gage la nuit

Féminin Nombre de messages  : 12

Localisation  : Dans la rue, à vendre des ballons!
Emploi/loisirs  : Je vends des ballons dans la rue.u___ù
Humeur  : A vendre des ballons.~

Inscrit depuis le   : 29/09/2010
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Esprit, Clown et jongleur le jour, voleur et tueur à gage la nuit


Feuille de personnage
Age: 21 ans. 22 cette année...Purée, mais c'est que je commence à me faire vieux!x'D
Race: Esprit. Parceque les Esprits sont les meilleurs et que tout le monde le sait!XD
Arme / Pouvoir  : Je pratique la magie...Je pense plutôt bien me débrouiller.XD

MessageSujet: WOLFHENDER Robin {V.1}   Lun 11 Oct - 1:05



Wolfhender
Robin

"Time is a great teacher, but unfortunately it kills all its pupils."


Nom : Wolfhender

Prénom : Robin, William, Douglas

Âge : 21 ans. {11/05/1540}

Race : Esprit

Camp : Le Royaume de l'Ouest

Arme : Robin, comme tous les Esprits, pratique la magie. Il ne s'est jamais spécialisé en un quelconque type de sort, mais se défend plutôt bien. Ce n'est clairement pas quelqu'un à sous-estimer.

Fonction : Robin fait des spectacles d'animations dans la rue, plus particulièrement du jonglage. Il vend aussi des ballons qu'il tord de manière à en faire des silhouettes d'animaux. Et la nuit venue, il revêt son costume de malfrat, pour des activités plus que suspectes et peu légales.

Lieu de résidence : Jiang Zemin, Illea Ouest.




Aime :
Robin aime beaucoup faire le clown; Tirer la langue aux vieilles Dames; Voler à l'étalage; Tester l'équilibre d'une barque alors qu'il est au milieu d'un lac; Voir combien de temps il peut retenir sa respiration sans s'étouffer; Tester la solidité des tables; Donner un coup de pied dans le postérieur des Gardes chargés de l'ordre; Frapper à la porte des gens en hurlant: Sortez, vite!; Arriver dans une boulangerie et crier 'que plus personne ne bouge!'; Danser au milieu de la rue; S'installer sur le même banc qu'un Neko et se mettre à critiquer Samyra Alcantha; Mettre un grand manteau et des lunettes noires pour voir combien de personnes se retournent sur son passage.


N'aime pas :
Que Maëlle s'accroche à un garçon avec un commentaire plus qu'explicite; Avoir à tabasser ce garçon par la suite, on ne sait jamais; Qu'un enfant lui demande pendant son travail s'il est un monstre; Croiser un humain Déchu; Ne pas pouvoir prendre son petit déjeuner; Qu'on le dérange quand il a décidé de vraiment dormir; Qu'on fasse des commentaires sur le marque dans son cou; Avoir à passer par les toits pour échapper à quelqu'un.


Famille :
Plutôt seul dans sa vie, Robin a perdu la totalité de sa famille proche, principalement par la faute de la guerre civile. Son père, Areh, s'était engagé dans l'armée après avoir quitté sa campagne natale, et a été tué lors des combats. Sa mère, Christaine, est morte en mettant au monde sa petite sœur, Tomas, qui ne vécu que deux semaines. Juliette, sa sœur de quatre ans son ainée, a été battue à mort en compagnie de son époux durant la guerre. Sa nièce, Annahita, a elle été asphyxiée durant l'incendie de leur maison.
Robin ne connaît pas d'autres membres de sa famille, ses parents ayant coupés les ponts avec les leurs pour pouvoir vivre ensemble. Il vit néanmoins avec sa petite-amie, Maëlle, et compte bien un jour l'épouser et fonder une famille avec elle.


►Description Physique.


Jamais Robin ne pourrait se plaindre de son apparence physique sans s'attirer foule de regards ennuyés de la part de ceux qui l'écoutent. Il est vrai que, à première vue, et encore plus quand on le regarde de près, le jeune homme n'a vraiment rien dans son apparence dont il pourrait légitimement se plaindre. Beau, grand, élancé, une silhouette tout à fait charmante, il fait parti de cette catégorie de personnes qui ne sont peut-être pas nées riches, mais qui sont nées avec toute la richesse physique qu'un homme pourrait rêver d'avoir. Oui, Robin est beau, mais ne s'en rend certainement pas vraiment compte, ce qui explique le fait qu'il se plaigne de telle ou telle chose chez lui parfois. Pour commencer, Robin est un jeune homme qui a finit de grandir, étant d'ores et déjà un adulte aux yeux du monde. A 21 ans, il mesure un mètre quatre vint quatre, et cette taille lui convient parfaitement. Il se serait autrement jugé en dessous ou au dessus de la norme, et cela ne lui aurait guère plus. Mince, avec ses soixante-treize kilos, parfois plus, parfois moins, il veille scrupuleusement à ne pas prendre ni perdre trop de poids, afin de rester dans une forme optimale. Robin aime particulièrement dans son physique ses longues jambes, qui lui permettent de courir vite et longtemps sans se fatiguer, ainsi que ses cheveux. Ah, les cheveux de Robin...Quelque chose de sacré, toutes les personnes proches de lui le savent bien. Courts, souples et brillants, il les coiffe soigneusement chaque matin, afin qu'ils ne partent pas anarchiquement de chaque côté de son crâne. D'une jolie couleur argentée, Robin ne se lasse pas de répéter qu'il s'agit de sa véritable couleur, visiblement très fier de ce coloris si particulier. Les yeux du jeune homme, fins et vides d'expression, comme ceux de tous les Esprits, sont eux d'un joli parme, qui peuvent paraître gris dans l'ombre. Une couleur que Robin aime par ailleurs tout autant que celle de ses cheveux. La peau du jeune homme est pâle, et lorsque le soleil darde en été ses puissants rayons sur le côté Ouest d'Illea, il prend d'énormes coups de soleil sur chaque parcelle de sa peau découverte. Une petite tare, comme il le dit lui-même, qui l'incommode parfois beaucoup, mais à laquelle il ne peut malheureusement rien. Ce que Mère Nature a crée, elle ne le reprendra certainement pas. Il a donc prit l'habitude d'en rire, pleurer ne servant de toute façon à rien. Rapide et souple, Robin, malgré sa grande taille, n'a aucun mal à s'introduire quelque part sans faire de bruit, et passe avec aisance par la plus étroite des fenêtres. Il jongle également incroyablement bien, mais ce n'est pas surprenant, son travail demandant beaucoup d'équilibre et d'habilité. Que ce soit l'un ou l'autre des travaux, d'ailleurs. Question vêtements, Robin n'est pas la plus difficile des personnes qui puisse exister. Certes, il refusera de porter telle ou telle chemise car elle est selon lui d'une 'couleur atroce', ou parce qu'elle a les manches trop longues, trop courtes, mais en général, il accepte de porter une large gamme de vêtements. Il n'est pas de toute façon pas riche comme un Noble ou un Bourgeois, il ne peut décemment pas se permettre de faire trop de caprices à ce niveau. En général, quand il n'est pas costumé pour son travail, Robin porte une veste blanche ou marron à manches longues, un pantalon noir, et des bottes de la même couleur que son pantalon. Il ne porte pas de bijoux, un bracelet la majorité du temps caché par sa manche, cadeau de sa défunte sœur étant la seule touche de fantaisie qu'il s'autorise. Discrétion est son maître mot, et jamais Robin n'irait s'habiller de manière trop voyante, excepté pour son travail, où les couleurs vives, les masques et le maquillage est de rigueur. La voix de Robin, grave et douce, évoque un homme calme et sûr de lui, le genre d'homme sérieux que l'on retrouve sans cesse plongé dans un livre quelconque. Une impression bien trompeuse s'il en est, et vous allez pouvoir le voir dans la description de la mentalité du jeune homme, loin du garçon calme et toujours un livre à la main.


►Description Mentale.


Robin est loin d'être une personne renfermée et qui passe son temps à fuir les contacts humains ou lire seul dans une pièce. Bien au contraire: Depuis son enfance, sans être pour autant une boule de nerfs, Robin a toujours été relativement extraverti, et va sans difficulté vers les autres. Engager une conversation avec un inconnu n'a pour lui rien d'une torture, et il trouve même cela amusant, dans un certain sens. Le jeune homme n'a de ce fait jamais eu de mal à se faire des amis, et aime beaucoup s'en faire. Une vie de solitude n'est pas ce qu'il faut à Robin, lui qui a sans cesse besoin d'être entouré et écouté pour bien se sentir. Il faut dire que le jeune homme aux cheveux gris a toujours été entouré de l'amour de ses proches; Que ce soient ses parents ou sa sœur aînée, ils ont toujours été présents pour lui, et leur absence se fait cruellement sentir dans certaines actions de Robin, qui pourraient paraître aux yeux des autres profondément immatures et puériles. Maëlle étant la dernière personne à laquelle il puisse se rattacher, il va sans dire qu'il est très protecteur et attentionné avec elle. On pourrait parfois croire cette affection exagérée, mais c'est là une attitude tout à fait normale pour le jeune homme. En effet, si l'on prend le temps de l'observer avec ses amis, on peut s'apercevoir qu'il agit de la même manière envers eux: Extrêmement démonstratif, jaloux et protecteur au possible, il ne laisse personne leur faire du mal et frappera quiconque ose les faire pleurer. Car s'il y a une chose que Robin sait jouer, c'est le rôle du Grand-frère: Attentif, il sait écouter les autres et les rassurer si le besoin s'en fait sentir. Il sait mettre les autres à l'aise et cette faculté associée à son aisance à aller vers les autres a toujours fait de lui une personne relativement appréciée de sa famille et son cercle d'amis. Cette attitude presque maternelle, il la tient de sa sœur aînée, qui a toujours trouvé du temps à lui consacrer quelles qu'aient été ses obligations du moment. Cet amour fraternel a toujours énormément compté pour Robin, ce qui explique qu'il ai tendance aujourd'hui à se comporter à la manière d'un grand-frère, pour se recréer, en quelque sorte, cette famille qu'il a si brutalement perdue il y a quelques années de ça. Ne soyez donc pas surpris s'il vous prend en amitié et veuille vous défendre de tous les dangers, quitte à en voir là où il n'y en pas: Demandez lui gentiment d'arrêter et, normalement, il devrait vous laisser de l'air. Jamais surtout il ne faut le brusquer, et ce même s'il se fait trop insistant. Vous le rendriez plus triste que la pierre, et Robin ayant souvent tendance à faire une montagne d'une taupinière, la dépression n'est pas loin.


►Histoire.


Robin est né dans un petit village, à quelques kilomètres de la ville d'Alkar, dans le Royaume d'Illea. Deuxième enfant d'une famille jusque là composée de trois personnes uniquement, le petit garçon aux cheveux gris fut immédiatement entouré de l'amour de ses parents, Christaine et Areh, et de sa soeur, Juliette, de quatre ans son aînée. La famille Wolfhender n'était pas une famille très riche, et Robin vécu les premières années de sa vie dans la plus complète simplicité, avec tout ce qui était nécessaire à une vie confortable, sans rien de superficiel ou inutile. Ses parents, adeptes du vieil adage 'se contenter de ce que l'on a, c'est être riche', refusaient catégoriquement d'élever leurs enfants dans la superficialité ou le luxe, qu'ils jugeaient inutile, et s'efforçaient de le faire bien comprendre à Juliette et Robin, qui chaque jour récitaient avant de prendre le petit déjeuner les règles de morale écrites par leurs géniteurs. Avec un Père qui travaillait les champs et une Mère sans travail, la petite famille ne pouvait de toute façon décemment pas espérer de plus gros revenus. Tant qu'ils étaient ensemble, ils pouvaient survivre à n'importe quelle calamité, soutenait son père à chaque fois que les récoltes étaient mauvaises et que les portions dans les assiettes étaient diminuées de moitié. Cette vie simple et rurale, Robin la vécu neuf années, neuf années de paix et de calme, avant que le malheur ne s'abatte sur les siens. A cause d'un soleil trop ardent, les récoltes étaient définitivement toutes perdues, aucune n'avait résisté. Sans rien pour nourrir sa famille ni rien pour vendre à la ville, Areh Wolfhender fut contraint d'abandonner ses champs et sa maison, et de déménager à Jiang-Zemin, la grande capitale du Royaume d'Illea. Là-bas, il s'engagea en tant que soldat, et quitta sa femme et ses enfants, avec la promesse de leur ramener de l'argent le plus vite possible. Bien entendu, Robin était triste, à neuf ans, de voir son père s'en aller, mais il avait bien comprit que c'était pour le bien de leur famille, aussi ne dit-il rien, et se contenta-t-il de pleurer en silence, se remémorant les paroles de son père comme quoi un homme ne devait jamais verser de larmes. De son côté, Christaine Wolfhender trouva du travail en tant que serveuse dans un petit restaurant, et ce deuxième revenu, aussi maigre soit-il, permit à la famille d'augmenter sensiblement ses conditions de vie. Ayant jusque là toujours vécus à la campagne, Juliette et Robin mirent du temps à s'habituer à la ville et ses grandes routes, ses grandes calèches qui passaient à toute allure sur les voies pavées, traînées par un ou deux chevaux, et toutes ces personnes qui se bousculaient sur les trottoirs, sans un regard pour ceux qu'ils heurtaient par mégarde. Ce fut fastidieux, mais au bout de trois ans, le frère et la soeur s'étaient parfaitement accommodés à toute cette agitation, et marchaient dans les rues comme si de rien n'était. Leur père revenait très peu chez lui, mais à chaque fois qu'il revenait, il était chaleureusement accueillit par sa femme et ses enfants, qui attendaient impatiemment qu'il passe le pas de la porte pour sauter dans ses bras.

Avec des revenus convenables et un mode de vie tout à fait normal, la famille Wolfhender ne s'était jamais aussi bien portée. Dans le même temps, avec leurs parents souvent absents à cause de leurs travaux respectif, Juliette et Robin se rapprochèrent beaucoup l'un de l'autre, plus qu'ils ne l'auraient fait s'ils étaient restés dans leur village natal. Ainsi, l'année des treize ans du jeune garçon aux yeux gris, lorsque Juliette se trouva un petit ami, Robin fut au début jaloux de ce prénommé Maxime, mais sympathisa bien vite avec le jeune homme, qui était tout à fait convenable selon son père, aimable selon sa mère, adorable selon sa soeur, et gentil et fort selon lui. Il était humain, certes, et Juliette était consciente des problèmes que cela poserait dans le futur, mais elle ne s'en souciait guère sur l'instant, pas plus que Maxime. Ils vivaient au jour le jour, s'émerveillant de chaque bonne nouvelle que le nouveau jour apportait avec lui. Robin aussi, ne se souciait pas des problèmes que cela allait apporter, préférant s'amuser à leur lancer des grains de riz à chaque fois qu'ils passaient bras-dessus, bras-dessous dans la rue, et leur demander quand est-ce que lui rencontrerait le grand amour. Maxime lui ayant dit qu'il le saurait au moment même où il regarderait celle qu'il aimerait toute sa vie dans les yeux, le jeune homme aux cheveux clairs attendait patiemment le jour où cette fameuse 'femme' entrerait dans sa vie.

Trois ans plus tard, deux très bonnes nouvelles vinrent ébranler le quotidien du cadet Wolfhender; Sa soeur venait de donner naissance à une petite fille, qu'en l'honneur de la fille du Roi et des cheveux clairs du nouveau né, elle prénomma Annahita. Cette nouvelle fit plus que plaisir à Robin, qui avait suivit avec une attention soutenue, avec l'aide de Maxime, la grossesse de Juliette. Apprenant cela, il se précipita à l'extérieur sous l'œil amusé de sa mère, qui elle aussi, attendait par ailleurs un autre enfant. Elle se gardait cependant bien de le dire à sa famille, voulant leur en faire la surprise. Passant de rues en rues en chantonnant, Robin ne prêtait que très peu d'attention à ceux qui passaient près de lui, et l'inévitable se produisit, à deux pas d'une boutique de fleurs, à l'angle d'une rue. Il percuta violemment une jeune fille, les projetant lui et elle à terre dans le même mouvement. Sonné mais sans aucune égratignure, Robin se précipita vers la jeune fille pour l'aider à se relever, s'excusant de ne pas avoir regardé là où il posait les pieds.Si le jeune homme aux cheveux gris n'avait jamais été particulièrement friand de Contes de Fées, il du sur le coup avouer, et c'est toujours ce qu'il vous dira, même avec du recul, que ce qu'il ressentit à ce moment-là ressemblait bien à cette magie que l'on cite sans cesse dans ce genre d'histoires naïves. Et même si 'Demoiselle' ne semblait pas partager ses sentiments, Robin ne lâcha pas pour autant l'affaire, loin de là. Son père lui répétait sans cesse qu'il ne fallait jamais renoncer, et il appliqua ce conseil à la lettre des mois durant. Finalement, ses efforts furent récompensés, et il ne fut pas d'homme plus heureux sur Terre que Robin Wolfhender durant ce court laps de temps. Quelques mois durant, si ce n'est moins, tout alla pour le mieux dans la vie du jeune homme aux yeux violets; Une adorable nièce, une petite-amie qu'il aimait de tout son cœur, une petite soeur en prévision, des revenus en très nette amélioration...Qu'aurait-il pu demander de plus? Il avait déjà tout ce qu'il désirait en sa possession. Il était heureux, et plus que tout l'or du monde, c'est cette quiétude et ce bonheur qui lui tenaient à cœur. Malheureusement, on dit bien souvent que le bonheur n'est que passager et ne s'installe jamais trop longtemps au même endroit. Robin en a fait la triste expérience, et suite à ce court passage de détente s'en suivra quatre années de malheur.

Ce beau jour baigné par la lumière du soleil couchant aurait pu être un jour de fête pour la famille Wolfhender. Il aurait du en être un. Dans le calme du soir, un cri déchira le silence, et le verdict du médecin était tombé, aussi tranchant que le couperet de la guillotine, assommant la petite famille déjà en pleurs. Christaine était morte en donnant naissance à sa petite fille, si chétive qu'Areh eu peur de la prendre dans ses bras, et demanda à Robin de le faire à sa place. Elle était si petite, si fragile, Tomas. Elle criait beaucoup, comme si elle se rendait compte que pour qu'elle puisse voir le jour, quelqu'un s'était sacrifié. Profondément attristé par la mort de cette mère qui avait toujours été à ses côtés, Robin s'occupa de Tomas aussi bien qu'il le pouvait, faisant tout ce qui était en son pouvoir pour subvenir au besoin du nouveau-né. La mort frappa néanmoins encore un coup de faux sur la famille, et presque deux semaines après sa naissance, on retrouva Tomas dans son berceau; Elle ne respirait plus. Le médecin ne pu que constater la mort, qu'il mit sur le compte d'un organisme trop faible pour correctement résister. Son père, sa soeur et Maxime ayant beau lui dire que rien de tout ça n'était de sa faute, Robin continua longtemps de se blâmer pour la mort de sa petite soeur. S'il avait su mieux faire, s'il avait pu...Alors elle serait encore en vie. Robin était fort, et il parvint à surmonter cette épreuve, le cœur lourd certes, mais il se redressa. La situation du Royaume ne lui en laissait guère le choix, de toute façon; un ou deux ans après, les tensions entre Humains et Esprits se concrétisèrent en une violente et soudaine Guerre Civile, qui le laissa abasourdi et seul chez lui. Son père étant soldat, il fut vite appelé à la répression des manifestations qui dégénéraient bien souvent dans les grandes villes parcourant la surface souffrante d'Illea. Maxime et Juliette lui proposèrent de venir vivre avec eux, mais ce dernier refusa, ne voulant pas les envahir et empiéter sur leur vie privée. Seulement, quand un soldat vint frapper à sa porte pour lui annoncer, la voix aussi neutre que celle d'un automate, que son père avait trouvé la mort dans une violente manifestation, il fut contraint de faire ses bagages. Une fois qu'il fut installé chez sa soeur, Robin tenta tant bien que mal de prendre des nouvelles de Maëlle et sa famille, tentatives qui restèrent bien longtemps sans réel succès. Lorsqu'il réussit à la revoir, ce fut pour apprendre que la soeur et la mère de Maëlle étaient mortes dans il ne savait trop quel accident. Lui qui avait espéré que la guerre l'aurait épargnée, il s'était bien trompé. Épargne-t-elle seulement quelqu'un en ce monde?

Ce que Robin était loin d'imaginer, en revanche, c'était que cette maudite Guerre allait encore lui prendre ses proches. Comment aurait-il pu ne serait-ce qu'envisager la possibilité que Juliette, Maxime et Annahita, qui étaient sa seule famille, puissent mourir eux aussi durent le conflit? Il faisait froid, ce jour là, Robin s'en rappelle parfaitement aujourd'hui encore. Il jouait avec Annahita, s'amusait à construire des tours en bois dont-elle testait la solidité à grands renforts d'éclats de rire. Maxime et Juliette étaient partis chercher quelque chose à manger pour le dîner, et avaient demandé à Robin de garder leur fille le temps de leur absence. Le jeune Esprit avait bien évidemment acquiescé: Il adorait s'occuper d'Annahita, et pour se faire pardonner d'être un poids pour eux, faisait tout ce qu'il pouvait pour les aider. Une heure, deux heures, trois heures, quatre heures...Une fois la petite fille mise au lit, tranquillement endormie, Robin ne cessa de nerveusement regarder par la fenêtre, inquiet de la si longue absence du jeune couple. Pourquoi mettaient-ils aussi longtemps à revenir? Un désagréable sentiment lui étreignit le cœur, et il ne pu fermer l'œil de la nuit. Une fois le petit matin arrivé, à peine le soleil eut-il pointé à l'horizon le bout de son nez, Robin enfila son manteau, s'assura qu'Annahita dormait toujours, ferma à clé la porte de la maisonnette, et s'en alla à travers les rues désertées par la faute des tensions meurtrières qui y régnaient. Il fit toutes les rues, la peur au ventre, mais ne trouva aucune trace de sa soeur ou son beau-frère. Une rumeur provenant d'une petite ruelle attirant son attention, il s'engagea dans l'étroit passage, et se heurta à un mur de personnes, dont certaines restaient immobiles, murmurant d'incompréhensibles paroles, et dont d'autres s'insultaient. Robin vit des Humains et des Esprits se rejeter la faute d'un prétendument meurtre, et poussa sans ménagement les curieux pour voir de quoi il en retournait. Il poussa un cri en apercevant les deux corps allongés en travers de la ruelle. Le silence, une fois de plus, se fit, et chacun s'arrêta de parler pour le regarder.

Presque un an après la mort de son père, Robin enterrait sa soeur aînée et son beau-frère. Battus à mort. Robin était triste, dégoûté, et plus que tout, il craignait pour sa sécurité et celle de sa petite nièce. Ceux qu'ils aimaient semblaient s'en aller comme les feuilles rousses portées par le vent de l'automne. Annahita était en vie, et était tout ce qu'il lui restait de sa famille. Il se fit la promesse de la protéger quoi qu'il arrive, en souvenir de Juliette, en souvenir de Maxime. Dix jours après, cette promesse s'en allait en fumée, bercée par le sifflement du feu rongeant le bois. Des Humains particulièrement vindicatifs et armés se présentèrent une nuit à la porte du domicile habité par Robin et Annahita. La petite fille dormait dans son lit, insouciante. Robin ne voulu au début pas ouvrir sa porte, mais les Humains menaçant d'entrer par la force et de tuer la petite, il finit par descendre et sitôt la porte poussée, fut propulsée à l'extérieur par plusieurs pairs de mains. Robin était effrayé, car il pouvait lire dans les yeux de ces hommes toute la haine qu'ils ressentaient à l'égard de sa race. L'un commença à l'insulter, et un autre suivit. Puis un autre, et un autre. Ils lui reprochaient des choses qui n'avaient pas lieu d'être, les paroles de personnes endeuillées et murées dans leur souffrance. Ils lui dirent comment leurs femmes, leurs enfants, leurs parents avaient été massacrés par les gens de sa race, et comment ils allaient leur faire regretter d'avoir un jour existé. Le plus fort des six prit un couteau de sa ceinture, et entailla férocement le coup du jeune homme, en des symboles sans grand sens. Juste pour faire mal, juste pour laisser une trace. Assommé par la douleur, Robin s'effondra sur le sol, incapable de se mouvoir. Il eu tout juste le temps de voir une torche enflammée voler, suivit d'insultes à l'égard des Esprits et de la Princesse, avant de perdre connaissance.

Après un long sommeil entrecoupés de terribles cauchemars, Robin se réveilla chez des amis de ses parents, qui lui firent, petit à petit, pour ne pas le bousculer, le récit de cette nuit au goût amer. La maison avait brûlée, et si des voisins avaient vite intervenus et éteints le feu, Annahita n'avait pu être sauvée. Allongée dans son lit, avec le visage sereins des enfants au beau milieu d'un rêve, la fumée l'avait empoisonnée. C'est seul que Robin vit la Guerre Civile enfin se finir. Étant déjà à l'Ouest, il n'eut pas à déménager, et une fois guéri, s'en alla quérir Maëlle sur le champ. Puisqu'il avait tout perdu, il allait reconstruire, si bien entendu elle le voulait bien. Peu importe les moyens employés pour y parvenir; Il jura, cette fois sur son honneur, sa vie, tout ce auquel il tenait encore, que cette promesse deviendrait réalité. Cette fois, il n'y aurait aucun échec.


►Quelques formalités :


    ♦~Code du règlement?
    {Validé!}

    ♦~Autre chose à ajouter?
    Robin est un malfaiteur, l'ennemi de la justice !

_________________




“If you do not want the fruits of sin, stay out of the devil's orchard.“


Dernière édition par Robin Wolfhender le Lun 11 Oct - 20:09, édité 2 fois
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