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 Daily Routine.{Libre.XD}[TERMINE]

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Peste rousse au nom à rallonge

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Peste rousse au nom à rallonge


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MessageSujet: Re: Daily Routine.{Libre.XD}[TERMINE]   Mer 6 Juil - 4:11

On pouvait sans mal dire Anne-Alexia Henrin-Klemens de mauvaise compagnie, ça n'aurait pas été tout à fait faux. Certes, la demoiselle aux cheveux roux était polie, aimable quand cela s'imposait, mais son sourire n'avait d'égale que la véracité des mensonges éhontés dont elle se servait parfois pour humilier ceux qu'elle n'aimait pas. On lui avait apprit à être respectueuse mais entourée de tout ce luxe, la petite fille aux grands yeux bleus avait très vite compris que rien ne lui serait refusé, pour peu qu'elle le demande avec des yeux mouillés et suppliants. Un simple sourire ouvrait tant de portes, c'en était effrayant. Et plus l'on mettait de bijoux sur nous, plus nos toilettes étaient belles, plus nos coiffures étaient recherchées, plus l'on était apprécié de nos pairs. Si Anne-Alexia avait bien une phobie, c'était celle d'être détestée de tous, d'être reléguée au ban de la société, méprisée de tous. La risée de ces yeux avides à la recherche des aspérités de votre carapace. On avait beau penser l'être vivant foncièrement bon, on se trompait en pensant une telle chose. Et bien encore. Dans ce monde où l'appât du gain était moindre que chez le peuple, on s'occupait autrement, on s'adonnait aux attaques physiques, mais aussi mentales. Si vous détonniez un peu trop parmi cette foule d'hypocrites aux multiples masques, on s'acharnait sur vous jusqu'à faire couler votre bateau. C'était toujours plus simple de se glisser à travers une faille que d'en créer une. Et quoi de mieux, pour écarter de soi les moqueries, que d'être celle qui se moque des autres? Anne-Alexia l'avouait, elle prenait un malsain plaisir à rire de ceux qui ne parvenaient pas à se fondre dans la masse. Elle ne voulait pas être critiquée, mieux, elle voulait être admirée: C'était là une envie tout à fait naturelle. De belles robes, de belles parures, plus belles que celles de sa voisine. Sa vie n'était qu'une immense compétition, qui faisait passer le temps. Agréablement, elle ne serait pas allée jusque là. Mais elle avait besoin...Elle avait besoin de toujours tout avoir, de ne jamais être oubliée, de ne jamais être critiquée.

N'était-ce pas une sorte de déformation du Conte de la jolie Princesse qui, accoudée à son balcon, attend la venue de son Prince charmant? Dans tous les livres, les jeunes filles étaient belles à en faire pâlir le soleil et la lune. Toutes les petites filles qui lisaient ce genre d'ouvrage prenaient comme modèle ces figures exceptionnelles. Or, dans la réalité, il était impossible d'atteindre un tel degré dans la perfection. A grands renforts d'artifices et de paillettes, peut-être pouvait-on prétendre rivaliser avec la plus belle fleur de ce monde. Mais jamais cette grâce n'était naturelle. Oh, maintenant qu'elle y pensait, sûrement la Princesse Annahita, maintenant de l'autre côté du Royaume, pouvait représenter le plus justement ces Princesses de Conte si souvent citées. Elle l'avait vu plusieurs fois auparavant, et Anne-Alexia ne pensait pas qu'il y eut une seule jeune fille en ce pays qui n'ait pas envié la Princesse au moins une fois dans sa vie. Enfin...La cadette des Henrin-Klemens senti comme une pointe de jalousie lui serrer le cœur à cette pensée. Les femmes trop belles s'attiraient toujours son courroux en général. Cassy Eerhie...Elle était une belle jeune femme, mais ce cache-oeil jurait avec l'ensemble, attirait trop le regard. Ça pouvait paraitre futile et insignifiant, mais pour la rousse, c'était un détail qui la rendait sympathique à ses yeux. Ainsi, elle ne risquait pas de trop briller et l'éclipser.

Ça pouvait paraitre horrible, mais la jeune fille était persuadée que beaucoup de monde pensait de la même manière. Inconsciemment, on condamnait tous ceux qui pouvaient nous faire de l'ombre.

«C'est aussi mon avis. Je n'aime pas marcher seule, je trouve ça triste. J'imagine que c'est parce que j'ai eu l'habitude d'être bien entourée...»

Un sourire toujours plaqué sur ses fines lèvres, Anne-Alexie avança, afin de se trouver aux côtés de Cassy, son regard posé sur la rue qui s'étendait devant elles, de toute sa longueur, de toute sa majesté. Esidir était une très belle ville, à n'en point douter; Mais Anne-Alexia, habituée aux allées de Jiang-Zemin, trouvait qu'il manquait quelque chose à la capitale du Royaume Est. Enfin, elle n'allait pas s'en plaindre, n'est-ce pas? Comme l'avait dit sa compagne, elles étaient bien entourées. Elles avaient la chance de pouvoir vivre avec leur famille respective, que demander de plus? Lors de cette stupide Guerre Civile, Anne-Alexia avait eu si peur de perdre un membre de sa famille...Au lieu de se plaindre des changements de décor qu'elle avait du subir, elle aurait plutôt du remercier Dieu de lui avoir laissé sa famille, en bonne santé et en vie. Si jamais son père, sa mère ou Vincent avait trouvé la mort lors du conflit...Elle ne savait pas si elle s'en serait remise.

«Je devrais acheter quelque chose pour mes proches, moi aussi. Je ne sais jamais quoi leur prendre, alors je finis toujours par repartir les mains vides...»

Jetant un rapide regard à Cassy, Anne-Alexia laissa s'échapper un petit rire de ses lèvres entrouvertes. Un petit rire qui ne se voulait pas moqueur, et qu'elle espéra vivement que la jeune fille aux couettes bleus n'interpréterait pas mal. Pour une fois que son intention n'était pas de se moquer, ça aurait été un comble, vraiment!

« Oh, pour ça, je ne m'en fais guère. Si j'hésitais, je finirais aussi par repartir les mains vides, alors je choisis sans trop m'en soucier. Je réfléchis à ce qu'ils aiment, en laissant de côté ce qu'ils n'aiment pas. »

La Noble à la robe blanche laissa s'écouler un tout petit instant, avant de reprendre:

« Enfin, ça ne marche pas toujours. Comme on dit, dans ces cas là, c'est l'intention qui compte! »

D'ordinaire, Anne-Alexia n'était guère encline à ainsi faire de l'humour, mais elle devait de toute évidence être dans son bon jour. Il en fallait bien, des journées, une fois le mois, durant lesquelles l'on se sentait plus léger, n'est-ce pas?

[DEUXIEME PAGE, OUAIIIIS!XD]

_________________


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Handsome, tender, soft,
Why do you look right through me?
Thinking "No",
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And every time I see you, I crave more,
I wanna pull you closer,
But you leave me feeling frozen...

Choking back emotion,
I try to keep on hoping for a way,
a reason for us both to come in close,
I long for you to hold me, and though my dream is
slowly fading, I wanna be
The object of your passion, but it's hopeless...

I can be all you need,
Won't you please stay with me?
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MessageSujet: Re: Daily Routine.{Libre.XD}[TERMINE]   Jeu 1 Sep - 17:56

{OUAIS, FÊTONS CA! Dans deux ans, on aura tout fini et on aura tout fait ce qu'on voudra, si on continue à ce rythme effréné...!*D

Je me suis fait peur toute seule avec le téléphone, sinon. Il a sonné, j'ai pas répondu, et après je me suis souvenu d'une chanson qui disait d'un ton menaçant 'You should answer, when the phone rings...' et du coup j'ai flippé. Et voilà.8DD}

Maintenant qu'Anne-Alexia avait accepté de marcher en sa compagnie, Cassy se sentait nettement plus détendue. Elle ne pouvait s'empêcher de se crisper et n'arrivait pas à ralentir les battements de son cœur quand elle était inquiète, mais ce sentiment était fort heureusement très temporaire. Dès qu'elle avait eu la confirmation qu'elle désirait, ou qu'on avait offert une réponse à sa question, elle se sentait mieux. Rassérénée. Pourtant, il n'y avait aucune raison pour elle de s'inquiéter de la sorte pour quelque chose d'aussi stupide : elle ne le savait que trop bien. Pourquoi la jeune fille aux yeux en amande aurait-elle refusé sèchement sa proposition? Elle n'avait, lui semblait-il, aucune raison de le faire. Ne serait-ce que pour rester polie. Refuser poliment restait une possibilité, bien sûr. Mais si son interlocutrice avait émis le désir de rester en ville encore quelques temps, et lui avait expliqué gentiment qu'elle n'allait pouvoir marcher en sa compagnie, Cassy n'aurait pas eu à se sentir blessée. Contrairement à beaucoup d'autres Nobles de sa connaissance, elle n'avait pas été extrêmement gâtée par ses parents : sûrement cela l'aidait-elle à mieux accepter qu'on lui dise 'non'. Son père lui avait appris à être obéissante et à ne pas trop en demander, et elle avait toujours respecté cette règle. Elle n'avait pas un fort caractère, pas une grande confiance en elle non plus. En fait, même si Anne-Alexia lui avait répondu avec humeur, elle n'aurait pas été capable de rétorquer quoi que ce soit. Ça l'aurait simplement rendue triste. Elle avait bien vite compris, en grandissant, que les personnes qui l'entouraient ne ressemblaient pas à ces chiffres qu'elle alignait avec une facilité déconcertante, ou à ces suites de problèmes qu'elle s'amusait à résoudre. Les chiffres étaient stables, les résultats fixes. Un plus un ferait toujours deux, et c'était une constatation rassurante. Les êtres humains étaient bien plus complexes. Et si elle parvenait à comprendre des calculs bien compliqués, elle ne parvenait pas à saisir toutes les réactions de ses amies, proches ou même des inconnus dans la rue. Un peu comme si un plus un pouvait donner lieu à mille réponses différentes. Il aurait fallu rassembler toutes les données, les examiner, et...

… Et c'était totalement infaisable. Voilà pourquoi elle préférait de loin les mathématiques. Au moins, ça, c'était une valeur sûre. La demoiselle à la robe claire l'avait rejointe et s'était placée à ses côtés, à présent. Autour d'elles, des silhouettes grises marchaient ou vaquaient à leurs diverses occupations, sans se soucier d'elles. Et, comme à chaque fois qu'elle laissait voguer son esprit un peu trop longtemps, elle se prit à se demander comment Anne-Alexia voyait le monde, elle. Ça devait être joli. Quoi que son accompagnatrice ne devait même pas y penser, pour avoir toujours vu les choses de cette façon. Ce n'était pas vraiment voir les choses en 'noir et blanc', comme disaient ses parents, qui la gênait. C'était plutôt ne pas voir comme tout le monde, et ne pas arriver à se représenter ce qu'ils voyaient au juste. C'était..., indescriptible, en fait. Totalement indescriptible. Personne n'avait réellement réussi à lui expliquer ce qu'étaient les couleurs, et elle avait abandonné l'idée d'un jour comprendre.

Un rire résonna dans ses oreilles, et elle se tourna pour observer le visage de la jeune Noble qui marchait à ses côtés. Oh, hm? Avait-elle dit quelque chose de drôle? Cassy repensa rapidement à ce qu'elle venait de dire, et en conclut qu'il n'y avait rien d'amusant à cela. Pour elle, en tout cas. C'était même un drame, plutôt! Ne pas réussir à choisir quoi que ce soit était une vraie plaie. C'était tout simplement impossible à vivre, et elle pesait ses mots. Chaque fois qu'on lui laissait le choix elle se retrouvait comme tétanisée, et causait du soucis à tout le monde. Au bout de quelques secondes de réflexion, elle n'arrivait plus à rien. Elle ne savait plus, elle hésitait, et elle se braquait aussi violemment que si on l'avait mise au pied du mur. Au final, c'était toujours quelqu'un d'autre qui prenait la décision pour elle. Alors, oui, c'était une vraie plaie.

« Oh, pour ça, je ne m'en fais guère. Si j'hésitais, je finirais aussi par repartir les mains vides, alors je choisis sans trop m'en soucier. Je réfléchis à ce qu'ils aiment, en laissant de côté ce qu'ils n'aiment pas. »


Les paroles de la jeune fille la rassurèrent visiblement, et elle acquiesça avec un sourire. C'était une façon de faire, oui... Peut-être essayerait-elle, la prochaine fois qu'elle irait acheter quelque chose. Oui, voilà, elle ferait ça! Elle se focaliserait sur ce qu'ils aiment bien, et pourrait toujours demander conseil au vendeur. La dernière fois qu'elle avait fait ça elle avait fini par abandonner aussi, cela dit... Sûrement parce qu'il n'avait pas cessé de lui demander si elle voulait ceci en telle couleur ou plutôt en celle-là. Essayer de lui faire comprendre qu'elle ne voyait pas de quoi il parlait s'était avéré épuisant, et au final elle était partie. Mais ce n'était pas très grave! Elle essayerait, peu importe. Elle ne pensait pas que son père ou sa mère le lui feraient savoir, de toute façon, s'ils n'aimaient pas son cadeau. Ils la remercieraient dans tout les cas, et ça montrerait bien qu'elle pensait à eux. Restait à mettre en pratique, maintenant.

« Enfin, ça ne marche pas toujours. Comme on dit, dans ces cas là, c'est l'intention qui compte! »

Cette fois, ce fut Cassy qui laissa fuser un petit rire. Pas très fort, mais assez pour être entendu, et c'était bien le principal. C'est l'intention qui compte, oui. Mais, tout de même. Elle n'aimait pas se tromper – même si elle ne l'aurait jamais admis – et détestait décevoir les autres, de manière générale. Enfin. Ce n'était pas comme si elle manquait d'argent, après tout : même si elle se trompait dans les goûts de ses proches et que, au final, ce qu'elle avait acheté finissait relégué dans un coin, ce n'était pas ça qui les ruinerait. Au contraire, elle pourrait même retourner aller acheter quelque chose sans se soucier de l'argent, et elle devait admettre que c'était bien pratique.

« Vous avez certainement raison,
répondit-elle avec un sourire. Je suis d'ailleurs à peu près sûre que même si je leur achetais quelque chose d'affreux, mes parents me diraient que c'est absolument ravissant. »

Aucun doute là-dessus. Elle imaginait très bien l'air tout d'abord perplexe de sa mère laisser place à un sourire chaleureux, avant qu'elle ne prépare un mensonge éhonté sur la beauté de quelque chose d'atroce. Elle jugeait ce genre d'attentions plutôt gentille, aussi n'en voulait-elle pas à ses parents de lui mentir sur ce point.

Seul Samuel, peut-être, lui aurait expliqué les choses de façon claire. Il n'aurait sans doute aucun scrupule à lui dire avec un grand sourire que 'ce truc est totalement immonde', lui. Mais là non plus, elle ne lui en voudrait pas. Il lui offrirait à son tour quelque chose de laid, et elle pourrait lui renvoyer la pareille. Ça lui convenait tout à fait, comme relation grand frère-petite soeur.

« Mais j'ai toujours eu un mal fou à me décider, je crois. (Elle laissa s'écouler une seconde, puis reprit, plus rapidement : ) En tout cas, je suis contente d'être tombée sur vous! Je m'ennuyais un peu, à vrai dire. »
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MessageSujet: Re: Daily Routine.{Libre.XD}[TERMINE]   Sam 8 Oct - 3:06

« Vous avez certainement raison. Je suis d'ailleurs à peu près sûre que même si je leur achetais quelque chose d'affreux, mes parents me diraient que c'est absolument ravissant. »

Anne-Alexia acquiesça doucement à cette remarque, se faisant la réflexion que la réaction serait sans doute la même chez elle. Jamais, elle le savait, il ne serait venu à sa mère l'idée de critiquer un cadeau qu'elle lui aurait offert avec un grand sourire. Elle aurait vite masqué son étonnement, et aurait répliqué quelque chose de gentil à son attention, faisant aisément passer ce compliment comme spontané. Son père aurait sans doute un peu plus hésité, et l'expression de son visage, associé à son silence gêné, l'auraient trahis, mais au final lui aussi l'aurait remerciée. Vincent aurait agit de la même manière que son père, elle le pensait -Ils se ressemblaient tant que c'en était prévisible. En tout cas, la demoiselle aux cheveux roux pensa que Cassy avait décidément une gentille famille; Elle avait décrit ses frères comme étant attentionnés, et ses parents semblaient l'être tout autant. Assez pour ne pas vouloir la vexer, et c'était déjà formidable. Les parents de certaines de ses amies ne se seraient pas privés de dire ce qu'ils pensaient réellement d'un présent qu'ils jugeaient de mauvais goût, et tant pis si le geste tendre passait inaperçu. Anne-Alexia ne trouvait pas cela choquant, mais pensait que ces personnes manquaient cruellement de délicatesse. Même si un cadeau ne nous plaisait pas, il fallait savoir faire semblant de l'apprécier, pour ne pas blesser celui qui nous l'avait offert, c'était une question de politesse. Même elle, qui pourtant était assez crue dans ses paroles d'ordinaire, n'aurait jamais été jusqu'à critiquer un présent de ses amis ou sa famille. Ou même d'une personne qu'elle connaissait à peine. Tiens, maintenant qu'elle y pensait, elle n'avait jamais eut à faire beaucoup semblant. Ses proches connaissaient ses goûts, et choisissaient en général bien quoi lui offrir.

Anne-Alexia n'aimait pas hésiter, donc choisissait sans se faire trop de soucis. Elle connaissait aussi les goûts de ses proches, ce qui lui permettait de viser juste à presque tous les coups. Puis même si ce n'était pas exactement quelque chose qui leur plairait énormément, quelle importance? Un cadeau, c'était avant tout un moyen de montrer à ceux que l'on aimait que l'on pensait à eux. Pour leur faire plaisir, de temps en temps. Leur montrer notre affection. Enfin, c'était la manière dont la jeune fille aux yeux bleus voyait les choses.

« Mais j'ai toujours eu un mal fou à me décider, je crois. En tout cas, je suis contente d'être tombée sur vous! Je m'ennuyais un peu, à vrai dire. »

Mais il était vrai que quand on avait le soucis de plaire, c'était immédiatement moins aisé. Anne-Alexia, pour sa part, se pensait chanceuse de ne pas trop s'en faire quand il s'agissait de sa famille ou ses amis proches. Avec eux, elle pouvait être plus naturelle, et s'autoriser une erreur, de temps à autre. Pour les autres...Elle pensa à Aleksander, et son cœur se serra sensiblement. Pour lui, elle allait avoir du mal à choisir, elle le savait. Elle allait passer des heures et des heures à chercher dans diverses boutiques ce qui pourrait bien lui faire plaisir. Comment savoir ce qu'il aimait? Peut-être pourrait-elle y aller avec des amies, histoire de pouvoir s'appuyer sur quelques conseils? Cassy n'avait pas de fiancé...La rousse jeta un bref regard à celle qui marchait à ses côtés, curieuse, mais trop polie pour pouvoir demander ça de la sorte. Était-elle amoureuse de quelqu'un malgré tout?

Anne-Alexia se concentra de nouveau sur la conversation et les pavés qui défilaient sous ses pas. Elle aussi, au final, était contente d'être tombée sur elle. Cela faisait un moment que personne n'avait fait une aussi bonne impression à la cadette des Henrin-Klemens. Lui plaire après seulement quelques paroles échangées était rare; En général, elle cataloguait trop rapidement les gens, et la plupart se retrouvaient dans la catégorie 'à éviter' ou 'se moquer de lui ou elle à tout prix'. Enfin! Cassy était gentille, et polie. Elle devait avoir son âge, et était de bonne compagnie. Il n'y avait aucune raison qu'elles ne deviennent pas amies. A moins que la fille aux très longs cheveux bleus ne la prenne en grippe pour une raison ou une autre plus tard. Cette possibilité avait beau ne pas plaire à Anne, elle n'en restait pas moins possible.

« De même. Parler est un bon moyen de tuer l'ennuie, mais on ne tombe pas forcément sur des personnes très...Réceptives, fit-elle après une brève hésitation, omettant qu'elle était de ces personnes, Il m'est arrivée de vouloir m'échapper d'une conversation le plus vite possible. »

Elle sourit légèrement, consciente qu'elle était plus souvent celle que l'on fuyait que celle qui fuyait. Mais ça n'avait aucune importance, n'est-ce pas! Elle ne se moquait pas de Cassy, elle était sincère. Elle voulait qu'elles deviennent amies, car...Elle l'aimait bien. C'était aussi bête que ça.

« Il reste beaucoup de personnes aimables sur terre, heureusement! » Fit-elle en élargissant son sourire, jetant un coup d'œil aux étales devant lesquels elle passait, au cas où. Si le monde avait été rempli de gens renfermés sur eux et hypocrites, personne ne serait allé bien loin.

[Arrête, cette phrase me fait peur!O_O'']

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But you leave me feeling frozen...

Choking back emotion,
I try to keep on hoping for a way,
a reason for us both to come in close,
I long for you to hold me, and though my dream is
slowly fading, I wanna be
The object of your passion, but it's hopeless...

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MessageSujet: Re: Daily Routine.{Libre.XD}[TERMINE]   Dim 30 Oct - 5:59

{There are worst things, perverse things, you should answer, when the phone rings.

There are worst things that I could do... What a Face

Bon, OVER? Nous sommes des bêtes, et t'as vu un peu l’habilité avec laquelle j'ai clôt ça, momie Never? Her her.\o/}


Ses chaussures produisaient un petit bruit rassurant quand elles tapaient contre les pavés, nettement perceptibles à ses oreilles malgré la rumeur du centre-ville. Quand Cassy se concentrait sur quelque chose, comme ce tout petit bruit que faisait le vent quand il s'engouffrait dans sa robe, ou la voix de son interlocutrice quand elle brisait le silence, le reste semblait s'atténuer, s'effacer. Quand ses pensées étaient dirigées vers un endroit dans son imagination qu'elle seule connaissait, où défilaient des choses aussi hétéroclites que des nuages multicolores et des lignes interminables de chiffres, le monde aurait pu s'écrouler autour d'elle qu'elle aurait simplement murmuré un bref 'chut' agacé. Un peu comme un verre qui, peu importe la force avec laquelle on le frappait, ne tremblait même pas sous l'assaut. Mais qui, en revanche, se brisait en mille morceaux si elle avait le malheur de le lâcher, de la laisser heurter le sol. Pour l'heure elle faisait des efforts aussi invisibles que désespérés pour ne pas laisser ses pensées dériver, de peur de ne pas entendre ce que lui dirait Anne-Alexia, ou de paraître impolie à bailler aux corneilles alors qu'elle était en pleine conversation. Son livre serré contre sa poitrine comme s'il s'était agit du plus grand des trésors, fermement et délicatement à la fois, elle dû baisser les yeux sur les pavés. Quand le soleil se reflétait trop vivement ou qu'il éclairait trop fortement la rue, elle ne voyait strictement rien. Ou presque rien. Tout devenait blanc et flou, et ce n'était pas cligner des yeux qui y changeait quoi que ce soit. Mieux valait avoir l'air timide et réservée que de devoir s'arrêter en plein milieu de tout parce qu'elle ne distinguait plus l'endroit où elle mettait les pieds. Ses différences, elle préférait les cacher. N'était-ce pas là une question de survie? Ne pas montrer ses points faibles.


C'était peut-être un peu exagéré, réflexion faite. Mais être au centre des moqueries l'aurait déprimé, et il n'était pas question de se morfondre sur son sort. Elle l'avait déjà fait il y avait quelques années de cela, et maintenant qu'elle se sentait plus ou moins bien dans sa peau elle voulait en profiter. Pas en se cachant sous prétexte qu'elle était laide ou bizarre, donc.

« De même. Parler est un bon moyen de tuer l'ennuie, mais on ne tombe pas forcément sur des personnes très...Réceptives. » Cassy opina du chef en entendant cela, les yeux relevés vers le visage de la jeune fille. « Il m'est arrivée de vouloir m'échapper d'une conversation le plus vite possible. »

Ah... Elle la comprenait, vraiment. Le pire dans tout cela était cette méfiance constante qui régnait entre tout le monde. Si elle n'avait pas eu peur qu'on se moque d'elle, elle se serait montrée plus vive et franche : et il n'y avait pas à en douter, ce devait être vrai pour la quasi-totalité des Nobles qu'elle connaissait. Certains se renfermaient derrière une personnalité peu avenante, et parler avec ces personnes méprisantes et hautaines n'était jamais agréable, surtout quand elles se faisaient un plaisir de faire passer aussi clairement que possible leur mépris. Mais Cassy n'était pas dupe : il avait dû lui arriver d'agir de la même exacte manière que ces filles qu'elle critiquait. Cela lui arrivait même souvent, à vrai dire. Elle critiquait celles qui critiquaient, et elles-mêmes étaient critiquées par d'autres personnes qui étaient critiquées par d'autres, et on ne s'en sortait plus. Par peur du regard des autres, beaucoup préféraient rester seules ou se montrer hypocrite à outrance. Il est bien connu que les plus faibles sont les cibles les plus faciles. On ne s'attaque pas à quelqu'un qui a trop de répondant.

Elle devait faire une cible plus ou moins facile, alors. Aaaah. D'un autre côté, être gentille, effacée et plutôt discrète étaient des qualités revendiquées et non négligeables. Toutes persifflaient, mais bien peu osaient ouvrir bien grand leur bouche en présent de leurs parents ou de leur mari. Peut-être n'était-ce pas plus mal? Elle n'avait jamais trouvé son rôle déplaisant, pour sa part... Les femmes faisaient ceci, les hommes faisaient cela, chacun sa place et tout allait pour le mieux. Bien sûr, elle aurait aimé pouvoir faire ce que bon lui semblait : mais ce qu'on lui avait répété depuis toujours, les préceptes qu'on lui avait inculqué et les règles à ne pas transgresser étaient bien plus ancrées en elle que ses envies ou ses rêves. Ne pas se faire de fausses-idées ou de faux-espoirs l'aidait à apprécier ce qu'elle avait. Comme une agréable compagnie, par exemple.

« Il reste beaucoup de personnes aimables sur terre, heureusement! »


Le sourire de Cassy s'élargit sensiblement à cette remarque, et elle acquiesça à nouveau, poliment. La jeune fille aux yeux en amandes était aimable, pour elle. Elle ne la connaissait pas assez pour pouvoir dire si oui ou non elle était le genre de personnes avec qui elle aimerait passer de longs moment à discuter, mais jusque-là son avis la concernant était positif. Elle était jolie, gentille, polie, aimable et elle n'avait jusque là rien dit qui l'ait obligé à forcer un sourire. Et ça, c'était déjà très bien. Avoir envie de s'échapper d'une conversation le plus vite possible, comme elle l'avait mentionné, c'était d'un triste... A la fois pour l'un et pour l'autre. Être ennuyeux ou être ennuyé, les deux étaient de véritables tortures.

« Heureusement, oui. Je ne sais pas comment nous ferions, si chaque personne dans ce monde restait dans son coin à insulter les autres, répondit-elle sans perdre son sourire. Vivre entièrement seul serait une véritable torture. »

Elle baissa un court instant ses yeux sur ses pieds, puis reprit.

« Et ne vous en faites pas, je pense que nous avons tous au moins une fois dans notre vie voulu échapper à une conversation. En réalité... »


Les mots continuèrent de s'échapper de sa bouche, à la fois naturels et contrôlés, comme à chaque fois qu'elle adressait la parole à quelqu'un qu'elle appréciait sans pour autant lui accorder une totale confiance. On ne sait jamais à quel point l'autre sait bien jouer la comédie, et ce qu'on peut prendre pour une parfaite sincérité peut en réalité être monté de toute pièce. Que l'on se serve de sa confiance pour pouvoir la trahir par la suite était une de ses grandes craintes, et elle faisait en sorte que cela n'arrive pas.
Mais elle continua de parler malgré tout, et écouta les réponses de son interlocutrice avec la plus grande des attentions tandis qu'elles continuaient de marcher en direction du château. Elle qui était simplement venue chercher un livre, elle aurait au moins pu passer un agréable moment avec quelqu'un de sympathique : et marcher tout en parlant était un exercice auquel elle se serait volontiers adonné plus souvent. Il lui semblait que le temps passait plus vite, quand on ne faisait pas le triste inventaire de nos pensées, les yeux perdus dans le vague.

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