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 Daily Routine.{Libre.XD}[TERMINE]

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Future mathématicienne, et victime des abus sexuels des divers malades mentaux de ce bas monde

Féminin Nombre de messages  : 26

Localisation  : Dans ses appartements.
Emploi/loisirs  : Lire et boire du thé.
Humeur  : Sereine.

Inscrit depuis le   : 21/03/2010
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Future mathématicienne, et victime des abus sexuels des divers malades mentaux de ce bas monde


Feuille de personnage
Age: 16 ans.
Race: Humaine.
Arme / Pouvoir  : Ses yeux mutants.

MessageSujet: Daily Routine.{Libre.XD}[TERMINE]   Dim 25 Avr - 17:15

Cassy avait tendance à être beaucoup trop dans la lune.

Fait étrange pour une cartésienne pure et dure, d'ailleurs. Pour autant, elle ne se faisait pas trop d'inquiétudes : laisser son esprit dériver et parcourir des lieues et des lieues, se perdant dans des mondes accessibles à elle seule, ça avait toujours fait partie intégrante de son caractère. Tout ses proches le savaient et y étaient habitué, alors ça ne lui posait plus tellement de problèmes. Mis à part bien sûr quand elle déconnectait purement et simplement d'une conversation parce qu'elle venait de se poser une question existentielle, qui en avait entraîné une autre, puis une autre..., jusqu'à ce que le bruit autour d'elle ne lui paraisse plus que murmure et qu'elle ne sache plus vraiment de quoi elle parlait quelques minutes auparavant. Il arrivait fréquemment de même que ses précepteurs soient obligés de la ramener sur terre quand elle semblait s'en détacher, trouvant visiblement ses pensées plus intéressantes que ce qu'on lui apprenait à faire à ce moment là. Il fallait dire que question imagination, la jeune fille n'avait jamais été en reste : elle était prolifique, et elle l'enrichissait et l'entretenait avec assiduité, dès qu'elle en avait l'occasion. C'était son monde à elle, clos et privé, que le reste du monde ne pouvait pas envahir. Si elle l'ouvrait ne serait-ce qu'un peu à quelqu'un, dans ce cas cette personne était plus qu'importante pour elle. De toute façon, Cassy n'était pas très confidences et secrets..., enfin, pas à propos d'elle. Écouter les problèmes et les ragots que ses amies lui racontaient, oui, ça l'amusait et elle s'était prise au jeu, depuis le temps : mais raconter des choses sur elle était toujours plus difficile. La demoiselle était timide en un sens, et même si ça ne se voyait pas toujours au premier coup d'œil elle avait du mal à faire confiance aux autres. Elle avait peur de se faire juger, qu'on colporte des choses atroces sur elle, qu'on ne la comprenne pas..., moralité, ses problèmes restaient ses problèmes, et les autres n'avaient pas à les connaître. Mis à part son frère Samuel, bien entendu. Lui, il devait connaître à peu près tout de son unique sœur, et la réciproque était-selon elle-assez vraie de même. Il fallait dire que leur différence d'âge était assez vite comblée, trois ans ce n'était rien comparé aux neuf ans qui la séparaient de son ainé et aux treize ans qui la distanciaient de son cadet. Et puis dans le fond, ils se ressemblaient quelque peu. Quoi qu'elle fasse, quel que fut le problème, elle était intimement persuadée que Samuel l'aurait aidé de son mieux. Ses parents étaient gentils, bien sûr, elle aimait beaucoup sa mère et respectait énormément son père, mais c'était différent. Ils étaient conciliants, ils s'entendaient bien avec leurs enfants, mais ils restaient leurs parents : or elle ne pouvait pas tout raconter à ses parents, c'était impossible. Totalement impossible. Ça aurait été comme essayer de résoudre une équation à deux inconnues sans utiliser le moindre théorème..., bien trop compliqué, elle n'osait même pas y penser. D'ailleurs, son père était le premier à lui dire qu'il fallait qu'elle arrête d'être sans arrêt dans la lune. La jeune fille aux longs cheveux argentés ne lui en voulait pas de lui demander de changer de la sorte, il voulait qu'elle soit la parfaite petite fille de la famille. Elle était seule, après tout, et être entourée d'hommes était devenu plus que coutumier pour elle. Être jolie, bien habillée, bien coiffée, polie, avoir de bonnes manières, un caractère doux et effacé..., on ne lui en demandait pas plus. Alors elle essayait d'y coller le plus possible, pour que ses parents et ses frères soient fier d'elle, pour ne pas les gêner, aussi. Elle n'arrivait pas à être parfaite, elle ne serait jamais parfaite : son œil gauche, son achromatopsie ou son amour inconditionnel pour les mathématiques, tout cela étaient autant de défauts qu'elle ne pourrait jamais corriger, et ce même si elle essayait toute sa vie durant. Mais ce n'étaient que de petits compromis, alors elle espérait que ça n'aurait pas trop d'incidence sur son image. Quand ils ne pouvaient effacer quelque chose, ses parents cherchaient au mieux à le cacher : d'où le cache-œil, par exemple. Pour le reste..., sa maladie, elle n'en parlait jamais. Elle évitait que son interlocuteur le remarque, et s'il le remarquait et bien tant pis. Les mathématiques..., ça ne sortait pas vraiment de leurs appartements. Maintenant que Samuel ne prenait presque plus de cours elle en avait pour elle seule, et elle ne l'évoquait jamais dans les conversations. A part avec ses amies proches, bien évidemment. Mais elles, elles s'en fichaient relativement ; au contraire, elles avaient l'air de penser que c'était amusant, que quelqu'un puisse aimer cela.

Elle, elle ne comprenait pas comment on pouvait ne pas les apprécier. Mais ça, c'était une autre histoire...

Cassy sortit de chez le libraire, et ouvrit son livre tout en marchant. Un ami lui avait conseillé de venir ici plutôt qu'à la bibliothèque du château, et elle n'était pas déçue : c'était plus accessible, et pas fait pour les idiots finis. Elle aurait pu y envoyer un serviteur, mais elle ne leur faisait pas le moins du monde confiance. Elle ne comprenait pas tout de ce qu'elle lisait, c'était d'un niveau assez supérieur au sien par endroits : mais dans la mesure où elle était sûre qu'elle finirait par en arriver là, le lire avait son utilité. Tout s'éclairerait par la suite, elle en était intimement persuadée : et essayer de comprendre ces suites de chiffres et de symboles dont beaucoup n'auraient pas compris la signification entrainait son cerveau. Cassy n'était pas particulièrement vantarde, mais elle se savait intelligente. Comme certaines filles se seraient dites belles, elle se disait plutôt capable d'utiliser ses neurones de manière assez efficace et intensive. C'était le résultat d'un entrainement quotidien et d'aptitudes personnelles sans doute assez élevées à la base aussi, sans doute. Par exemple, le frère de la femme de son frère, Dahlia, avait à peu près son âge, et il lui arrivait de lui expliquer certaines notions qu'elle avait bien assimilées. Elle savait qu'il travaillait dur, et savait aussi qu'il voulait-et devait-devenir un grand médecin : il avait toutes les qualités pour ça. S'il ne travaillait pas deux fois plus que les autres, il n'y arriverait jamais. Pourquoi? Parce que malheureusement pour lui, il avait une intelligence juste dans la moyenne. La même chose marchait pour son frère ainé : contrairement à ses deux cadets, il avait un mal fou à apprendre et à retenir ce qu'il devait mémoriser. C'était problématique bien sûr, mais pas tellement handicapant si on ne tenait pas à faire de grandes études. Le rêve de Cassy aurait été de démontrer des théorèmes qui n'auraient jamais été démontrés, de trouver une formule avant tout le monde, de pouvoir résoudre une équation de tête en quelques minutes seulement. Ça, c'était son rêve. Et d'après ses calculs, ça ne devait pas être impossible de faire ça tout en étant mariée, en élevant ses enfants et en aidant son mari. Oui, elle devait pouvoir concilier tout ça-ou tout du moins elle l'espérait de tout son cœur. Elle releva légèrement le nez de son livre, ne tenant pas à trébucher, avant de ne se replonger dedans. La jeune fille aux yeux dissemblables savait qu'elle aurait pu être fiancée depuis longtemps, et que si ce n'était pas le cas c'était uniquement grâce à son père. Il avait jugé qu'une fois fiancée elle ne pourrait plus être qu'avec son fiancé-ce qui était vrai, techniquement-et que donc si elle voulait vivre ou connaître l'amour il fallait le faire avant. Elle était donc censée être en pleine période d'expériences amoureuses, en somme. La jeune fille avait été amoureuse une fois, et ses sentiments avaient changés. Elle avait été amoureuse une deuxième fois, et puis avait été contrainte au final de laisser ses sentiments s'estomper, jusqu'à ne plus ressentir en la voyant qu'un pincement au cœur tout à fait naturel. Elle l'aimait toujours bien sûr, d'une certaine façon : ce n'était pas si simple d'oublier quelqu'un. Mais son amie était parfois à peine capable de la reconnaître, alors..., si elle était toujours présente pour elle, ce n'était plus la même chose. Elle mettait un point d'honneur à l'aider et rester près d'elle, comme une amie.

Un sourire mélancolique se forma sur ses lèvres, pour être remplacé par un ricanement amusé quand elle repensa à son frère. Ils avaient pris le thé avec Dany et sa fiancée, la veille : et elle avait bien cru mourir de rire, sur le moment. Non pas que c'était drôle d'une quelconque façon, mais honnêtement..., si ç'avait été drôle. Enfin, sauf peut-être pour la fiancée de l'ami de son frère, bien sûr. Elle était la seule à ne pas être au courant pour son frère, et avait multiplié les phrases pouvant être pire que mal interprétée en parlant de l'amitié que portait Dany à Samuel. Et si elle et les deux jeunes hommes avaient du se retenir de rire à chaque fois, Dahlia elle semblait devenir plus blanche qu'une feuille à chaque fois, comme si elle avait eu peur qu'elle ne soit au courant. Bien fait, bien fait. Elle n'aimait pas la femme de son frère, alors oui, bien fait. Elle haussa un sourcil et tourna la page, cherchant à comprendre le raisonnement de ce brillant mathématicien. C'était compliqué, mais pas nécessairement hors de sa portée. Suites majorées, minorées, bornées..., ça, elle avait saisi. Enfin, plus ou moins ; il allait falloir qu'elle approfondisse, si elle voulait comprendre le raisonnement par récurrence...

Cassy fut contrainte d'arrêter ses très intéressantes conjectures quand elle faillit trébucher sur une aspérité du sol, et qu'elle se rattrapa de justesse. Elle n'était pas maladroite, mais à lire en marchant, forcément...La jeune fille à l'œil bleu cligna des yeux, observant ses mains vides comme une parfaite demeurée. Mince! Son livre, elle avait du le laisser tomber! Elle se retourna brusquement, cherchant des yeux son précieux ouvrage-et se fichant bien de gêner les passants. Elle chercha frénétiquement durant plusieurs secondes avant de ne pousser un soupir soulagé. Il était là, par terre, à quelques centimètres d'elle. Et, quand la jeune fille alla pour se pencher, elle poussa un cri digne de ceux que son frère avaient poussé à cause de ses dents. Quelqu'un venait purement et simplement de mettre le pied dessus.

«Her! Glapit-elle en tapant du pied par terre, l'air aussi inquiète que si cette personne risquait de le tuer. Mon livre, vous marchez sur mon livre!»


Dernière édition par Cassy Eerhie le Lun 1 Aoû - 18:30, édité 1 fois
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Peste rousse au nom à rallonge

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MessageSujet: Re: Daily Routine.{Libre.XD}[TERMINE]   Dim 25 Avr - 18:24

Anne-Alexia marchait avec entrain le long de la rue principale, sifflotant, sa robe blanche se balançant de gauche à droite au grès du vent qui soufflait. La jeune fille aux longs cheveux roux s'était levée ce matin de bonne humeur, et c'était, elle devait l'avouer, quelque chose qui n'arrivait que quelques fois le mois. Pas qu'elle était une personne particulièrement renfermée et qui faisait la tête pour un rien, refusant de parler à qui que ce soit, non...Simplement qu'en ce moment, sa vie n'était pas ce qu'elle aurait qualifié des plus reposante et parfaite. Tournant sa tête de gauche à droite, regardant avec une certaine attention les étalages des marchands qui s'alignaient sur les trottoirs, elle se demanda ce qui pourrait faire plaisir à sa famille. Si elle était descendue en ville, ce n'était pas pour rien, n'importe quel idiot l'aurait aisément deviné! De bonne humeur, donc, elle avait décidé, dans un élan incomparable de gentillesse, d'offrir à sa famille quelques cadeaux qu'elle serait allée chercher le jour même à Esidir, histoire de leur faire plaisir, tout bêtement. Qui avait dit que derrière chaque action se cachait une attention bien précise? Son but était de faire plaisir, sur le moment, et c'était bien tout, elle n'attendait rien en retour. Quoi qu'en y pensant bien...Oh, puis non, ç'aurait été idiot et vain de demander en retour à ses parents une petite sœur, la jeune fille était à peu près certaine que son vœu ne serait pas exaucé, depuis le temps qu'elle trépignait en leur demandant, il y avait peu de chances pour que cela arrive. Ils étaient encore-à peu près- jeunes, mais l'idée de faire un troisième enfant ne semblait pas les emballer plus que ça. C'était dommage, elle aurait adoré porter dans ses bras une petite sœur, ou même un petit frère, elle ne faisait guère plus la difficile maintenant, tant qu'elle avait un enfant sur qui elle aurait pu veiller et de qui elle aurait pu s'occuper. Malheureusement, la seule petite bouille qu'elle aurait l'occasion de voir dans ses appartements dans les prochaines années à venir, ce serait celle de sa nièce ou son neveu. Ah, rien que d'y penser la mettait de mauvaise humeur, et elle du se retenir de ne pas donner un coup de pied dans la table en bois d'un vendeur de montres, juste à sa gauche. Tiens, elle espérait que sa gentille et adorable belle-sœur ne pourrait pas avoir d'enfants! C'était loin d'être charitable, surtout envers son frère aîné, qui désirait sûrement un enfant de sa douce pour former une famille, mais elle ne pouvait s'empêcher ardemment de le souhaiter dès qu'elle voyait la tignasse blonde de ce qui lui servait de belle-sœur. Elle la détestait comme ce n'était pas permit, et elle avait peur de ne pas arriver à supporter leur enfant. Au moins, si le ventre de Mary-Morgann se décidait à gonfler plus qu'il ne l'était déjà, que Dieu fasse que l'enfant ai les cheveux roux et que ce soit un garçon! Comme ça, elle n'aurait pas l'impression d'avoir face à elle une réplique miniature de la fille du couple Aelith. Elle pourrait porter son neveu sans arrières pensées ni envies de meurtres, de cette manière.

La jeune fille aux yeux bleus s'arrêta soudain devant le magasin d'un potier, son regard attiré par les magnifiques vases qui posaient derrière la vitrine, attendant patiemment d'être achetés. Elle en voyait un qui, elle était sûre, plairait beaucoup à sa mère, de couleur bleue et argenté. Elle qui avait déjà trouvé une pipe pour son père, elle avait trouvé le cadeau parfait pour sa mère, et qui ne ferait pas tâche dans le salon comme celui qu'elle lui avait prit pour son dernier anniversaire. Comment aurait-elle pu savoir, à ce moment là, qu'ils repeigneraient la pièce en bleue? Forcément, un vase jaune et orange jurait avec l'ensemble. Celui-ci, au moins, serait tout à fait assorti. Son petit sac bleu en main, elle entra dans la boutique, et en ressorti quelques minutes plus tard avec son cadeau, emballé de manière à ce qu'il ne soit pas abîmé durant le trajet. Elle devait le porter dans ses bras, et si c'était tout sauf pratique, il avait au moins le mérite de ne pas être trop lourd. Il ne lui restait maintenant plus qu'à trouver quelque chose pour son frère et Mary-Morgann, et le tour serait joué, elle pourrait retourner au château faire sa surprise avant que la nuit ne tombe. Quoi que vu le temps qu'elle avait mit à trouver pour son père, elle n'était plus si sûre de cela, à présent. Tant pis, s'il ne lui restait plus de temps, elle rentrerait, et s'il lui en restait, elle prendrait des cadeaux pour ses amies et Aleksander. Elle ne connaissait pas vraiment les goûts du jeune serviteur aux yeux bleus, mais elle pensait pouvoir trouver quelque chose qui lui conviendrait. Elle ne devait pas se tromper, elle ne lui avait encore jamais parlé, et la première impression était toujours la plus importante.

Continuant sa petite promenade en ville, ses chaussures noires à talons claquant sur le sol pavé à chacun de ses pas, Anne-Alexia recommença à siffloter, une petite comptine de sa connaissance que sa mère lui chantait quand elle était petite. Une histoire de Loup et de Brebis, de Prince et de Princesse. Elle n'avait jamais vraiment comprit le parallèle, mais elle aimait l'air de cette petite chanson. Hmm, hmm, hmm...Quelques personnes se retournèrent sur son passage, mais elle ne s'en préoccupa pas, jugeant inutile de leur rétorquer quoi que ce soit. Oui, elle était Noble, oui, elle avait un paquet dans ses bras, oui, elle chantait, et alors? Eux avaient l'air stupides, à la fixer ainsi, et elle ne leur disait rien. La rousse passa devant une libraire, mais n'y prêta pas attention. Un live n'était pas un bon cadeau pour Vincent ou Mary-Morgann, pas plus que pour ses amies ou Aleksander. Pour son frère, Anne-Alexia pensait plus à un costume, ou quelque chose comme ça...Un bijoux pour Mary-Morgann? Un bijoux horrible, alors, qui n'irait pas du tout avec le coloris que ses robes avaient le plus. Pour ses amies, des bijoux aussi, sauf pour Dina, qui aimaient beaucoup les friandises, à qui elle ramènerait un gâteau. Miranda aimait les boîtes à musique, alors peut-être que si elle trouvait un marchant qui en vendait, elle...

«Her! Mon livre, vous marchez sur mon livre!»

Anne-Alexia s'arrêta sur le champ en entendant un cri suivit d'une exclamation, sursautant comme si elle avait été prit en flagrant délit d'elle ne savait trop quoi. Elle tourna sa tête vers la source du bruit, et aperçu tout près d'elle une jeune fille aux longs cheveux bleus attachés en deux couettes, qui la fixaient comme si elle venait de commettre un acte horrible et impardonnable. Baissant son regard jusqu'au sol, elle vit qu'elle avait posé le pied sur un livre, et avec une petit cri, elle ôta immédiatement son pied du livre en question, s'excusant auprès de la jeune femme, serrant contre elle son vase comme si elle avait eu peur qu'il ne s'envole:

« Oh, je suis vraiment désolée, mademoiselle! Je n'avais pas vu votre livre, j'espère que je ne l'ai pas abîmé? »

Elle se mordit légèrement la lève inférieure, ses yeux posés sur le visage de la jeune fille en face d'elle, attendant une réponse de sa part, qu'elle espérait négative, ignorant la foule qui se pressait autour d'elles, leur jetant parfois des regards intrigués. Ah, elle n'avait pas fait attention à où elle posait ses pieds, et voilà qu'elle venait d'écraser le livre de quelqu'un par mégarde. Elle se demanda si la jeune fille dont-elle ne connaissait pas le nom lui en voudrait, car si elle avait abîme d'une quelconque manière son bien, il y avait des risques pour qu'elle la foudroie du regard plus longtemps qu'elle ne l'aurait voulu. Et ça, Anne-Alexia devait bien l'avouer, ce n'était pas quelque chose qui aurait été très agréable pour elle...

[Voilà, maintenant, vous êtes obligés de vous taper Anne. Quelle chance! Je cherchais où la faire poster, justement. Je préfère qu'elle se fasse des amis plutôt qu'elle se bagarre avec sa belle-soeur.-__ô]

_________________


******

Handsome, tender, soft,
Why do you look right through me?
Thinking "No",
I can't deny my feelings, growing strong,
I try to keep believing, dreaming on,
And every time I see you, I crave more,
I wanna pull you closer,
But you leave me feeling frozen...

Choking back emotion,
I try to keep on hoping for a way,
a reason for us both to come in close,
I long for you to hold me, and though my dream is
slowly fading, I wanna be
The object of your passion, but it's hopeless...

I can be all you need,
Won't you please stay with me?
Apologies, might-have-been's,
can't erase what I feel,
Malchik gay.


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MessageSujet: Re: Daily Routine.{Libre.XD}[TERMINE]   Mar 25 Mai - 23:47

Cassy n'était pas quelqu'un de particulièrement méchante, ni de particulièrement condescendante. Non, elle était même assez gentille et avenante, dans les grandes lignes. Pour autant, elle ne parlerait jamais à une personne du 'peuple', sauf exception. Ce n'était pas qu'elle ne les aimait pas, ce n'était pas non plus qu'elle se croyait mieux qu'eux : simplement c'était comme ça, et elle ne tenait pas à bouleverser ce qui fonctionnait très bien à la base. Il y avait sans doute beaucoup de choses qui n'allaient pas dans ce système de classes, elle était suffisamment intelligente et orientée politique pour le savoir. Ce n'était pas le genre de discussions qui sied à une jeune femme, elle le savait très bien, aussi évitait-elle de donner son avis quand ses frères et leurs amis parlaient 'affaire'. Enfin, ce n'était pas tant le problème. La jeune fille aux cheveux hésitants entre le bleu et l'argent savait donc que, parmi le peuple, il y avait des personnes qui auraient tout donné pour être à sa place. Des personnes pauvres, qui n'avaient pas même assez pour vivre convenablement, pour s'acheter de quoi manger ou pour s'offrir des vêtements convenables. Ça ne lui aurait vraiment rien coûté de leur offrir un peu de sa fortune, de leur donner des vêtements ou de ponctuellement faire don d'un peu d'argent à ceux qui en avaient besoin-réellement besoin. Pourtant elle ne le faisait pas, ne le ferait sans doute jamais, et ne s'en sentait pas plus coupable que cela. Était-ce mal de ne pas vouloir changer les choses? Cassy n'était pas une révolutionnaire, et même si elle avait la capacité d'analyse et de réflexion nécessaire à ce genre d'actes de grande ampleur elle ne bougerait jamais le petit doigt pour les autres. Elle ne s'en sentait pas particulièrement coupable, tout cela lui passait plus ou moins au-dessus de la tête. Elle y pensait, bien sûr ; comment ne pas y penser, quand on marchait en ville et qu'on ne pouvait décemment pas fixer le vide? Seulement voilà, la jeune fille avait un mode de pensée qui lui était propre, et que personne ne pouvait contester puisqu'il ne les concernait pas. Voilà, alors : ce n'était pas un si petit geste qui changerait quoi que ce soit, ni qui entrainerait des changements conséquent. C'était peut-être bien beau de tendre la main et de dire qu'on était généreux, de changer leur vie pour une malheureuse journée, mais ça engendrait plus de problèmes que de belles conséquences. La vie n'était pas un conte de fée, il fallait arrêter de ne voir que ce que l'on voulait voir. Donner aux pauvres, être l'exception qui acceptait de ne pas tout garder pour soi, ça n'avait pas pour seul débouché de donner une bonne image de soi : toutes ces personnes ne faisaient que penser un peu plus fort que les Nobles étaient riches et égoïstes et qu'il n'existait que de rares exceptions. Donner à certains et pas aux autres provoquait la jalousie et l'incompréhension. Ils en demanderaient plus, forcément. C'était toujours comme ça ; tendez la main et on vous prendrait le bras. Ce n'était pas méchant envers la population en général, c'était un simple fait de société. Tant qu'on avait l'argent sous les yeux, on voulait en soutirer le plus possible : qui leur prouvait qu'on serait de nouveau là le lendemain? Enfin, enfin. Cassy était Noble, Cassy était jolie, Cassy était intelligente et elle était riche. Ce n'était peut-être pas très modeste de dire cela comme ça, mais c'était la vérité. On le lui avait dit, elle avait pu le constater par elle-même de son côté. Alors quand, comme elle, on a presque tout ce dont on peut rêver, on ne cherche pas à renverser les choses. Se retrouver la tête en bas, dans un monde qu'elle ne comprendrait certainement pas, ça ne l'intéressait pas. Que les choses changent, peut-être. Mais elle ne tenait pas à ce que ses enfants et leurs enfants soient les souffre-douleurs d'une société, simplement parce qu'ils auraient été privilégiés. Ce fonctionnement ne datait pas de la veille, tout avait été mis en place depuis longtemps, si longtemps déjà qu'il aurait été totalement stupide et prétentieux de penser qu'on pouvait tout changer en un claquement de doigt. Abolir les Nobles et le roi aurait-il eu de bonnes conséquences, des résultats plus probants? Honnêtement, elle en doutait. Il y aurait toujours quelqu'un pour parler plus fort que les autres, quelqu'un pour parler mieux que les autres, quelqu'un pour avoir une manière d'exprimer ses idées qui faisait qu'on le suivrait les yeux bandés. Il y en aurait toujours, c'était ainsi. Renversez Ankou Della'Morte et d'autres prendraient sa place. Pour l'instant la demoiselle aux yeux vairons faisait parti de la meilleure partie de cette société, et elle ne pouvait qu'en être heureuse. Elle ne se plaindrait pas, elle ne remettrait pas les fondements de tout cela en cause. C'était bien ainsi, du moins pour elle. Alors non, elle n'était pas particulièrement méchante, pas vraiment condescendante. Pourtant, elle ne frayait pas avec le peuple.

Et puis, ils étaient comme un immense troupeau de moutons : nombreux mais inoffensifs. Seulement il suffisait qu'il y en ai un qui décide de passer la clôture et tous le suivraient. C'était à double tranchant, il fallait prendre garde à ne pas s'y couper.

Seulement s'il y eut une chose qui sauta aux yeux de la jeune Noble quand elle foudroya du regard l'assassin qui avait osé piétiner ses jolies fractions, c'était qu'elle n'était pas un gentil petit mouton. Oh, s'en était peut-être un, après tout : mais certainement pas dans le besoin. Ce qui n'enlevait rien à la faute, c'était certain. Elle portait une robe blanche, des talons noirs. Les cheveux clairs-foncés, les yeux clairs. Bon, comme ça, de tête, ça ne lui disait guère grand chose ; mais elle était tellement tête en l'air que parfois elle aurait été capable de croiser une de ses cousines et de lui demander son nom. Enfin, elle, ce n'était sûrement pas une de ses cousine : ce n'était ni argenté, ni gris très clair, ni gris perle. Elle ne se souvenait pas avoir une seule de ses cousine qui ait ce genre de cheveux, ou alors pas dans sa famille proche, en tout cas..., ah, mais ils avaient l'air doux, en tout cas. Elle aurait bien aimé se marier avec quelqu'un qui avait les cheveux un peu clairs, un peu foncés, un peu bizarre, comme Maude et Nicolas. Quoi que cette fille n'avait pas vraiment la même teinte, c'était plus..., comment dire..., et bien, gris clair-foncés. Oui, c'était plus moyen. Elle avait de drôles d'yeux, d'ailleurs, tout clairs. Enfin, comme elle, du moins, à moitié comme elle. C'était beau les yeux clairs, mais qu'est-ce qu'elle aimait le perle..., c'était si beau, des yeux perles. Oh, le gris était bien, aussi! Oui, voilà, gris. Ou..., ou mieux, cendré. Elle adorait le cendré, ça lui donnait faim et c'était mignon, comme couleur. Si elle pouvait se trouver un fiancé qui avait les cheveux un peu clairs, un peu foncés, un peu bizarre, et les yeux perles-gris-cendrés, elle aurait été comblée. Aux anges.

Ah, il aurait du être gentil, aussi. Et attentif. Intelligent, évidemment...

« Oh, je suis vraiment désolée, mademoiselle! Je n'avais pas vu votre livre, j'espère que je ne l'ai pas abîmé? »

Oh-non-de-Dieu-son-livre! Ah! Son livre! Cassy ouvrit de grands yeux, atterrissant brutalement sur terre. Elle s'excuserait plus tard pour le blasphème, mais là les causes excusaient les conséquences. Elle se baissa doucement, et ramassa son précieux ouvrage tout neuf, prenant bien garde à ne pas froisser sa robe noire et dorée-enfin, noire et grise, mais c'était du pareil au même. Elle posa son unique œil visible sur son achat, et l'épousseta avec une attention certaine, avant de ne l'observer dans les moindres détails. Il n'avait pas l'air tellement abîmé, c'était une chance : au moins elle n'aurait pas à en racheter un après si peu de temps. Il lui arrivait de devoir prendre certaines de ses affaires en double, pour la simple et bonne raison qu'elles tombaient à portée de main de son jeune frère : or c'était loin d'être une expérience agréable. Là pour l'heure ce n'était pas Adriel qui avait fait une énième bêtise du haut de ses trois ans, mais la jeune fille aux cheveux gris clairs-foncés-ou moyen, pour les gens simples. Bon, il fallait relativiser. Elle ne l'avait pas TROP abîmé. Mais elle avait quand même posé son talon dessus, et piétiner des mathématiques aurait du être passable de l'échafaud-et elle était très sérieuse en disant cela. C'était un crime, c'était abominable, atroce, monstrueux, intolérable, cruel, méchant, innommable, énervant, violent, sadique, blessant, douloureux, pire que de tuer un petit chien tout mignon et tout petit. Ou presque. Elle fit une petite moue de la bouche, serrant son livre contre elle, et se balança légèrement sur ses pieds. La jeune fille avait envie de lui dire des choses méchantes, rien que pour marquer le coup, mais elle n'avait pas spécialement envie qu'elle la déteste. Et son livre n'était pas blessé-oui, blessé, pas abîmé-donc c'était à peu près pardonnable. Pas excusable, pas compréhensible, mais pardonnable. Bon. Elle avait l'air vraiment embêtée, de plus : et dans ce genre de situation, c'était toujours Cassy qui finissait par se sentir coupable de faire culpabilise les autres. C'était vraiment atroce, de ne pas être quelqu'un de manipulateur et cruel, parfois. Ce n'était pas comme si elle y pouvait quelque chose, cela étant, alors mieux valait apprendre à vivre avec. Ce n'était pas si terrible d'être gentille, de ce qu'elle en savait...

«Hmmm, ce n'est pas grave, dit-elle en serrant son livre contre elle, regardant autour d'elle avant de ne reposer son œil sur son interlocutrice. J'aurais du regarder où je marchais, je ne l'aurais pas fait tomber.»

Elle poussa un petit soupir, et lui sourit. Il n'empêchait qu'elle aimait bien cette couleur de cheveux, un peu clair, un peu foncé, un peu bizarre. Et doux, sans doute. Qu'est-ce que c'était injuste..., elle, elle n'aimait pas ses cheveux. Ils étaient jolis, oui, et longs, oui. Mais elle les trouvait désespérément fins, trop fins, trop lisses. Elle aimait les boucles sauvages, les grandes formes rondes et en volume : tout ce qu'elle n'avait pas. La jeune fille avait bien essayé de les boucler par plusieurs fois, mais le résultat n'était jamais vraiment satisfaisant. Enfin, ça lui allait, bien entendu, ça faisait même très joli : seulement voilà, c'était long à faire et ça ne durait pas. Alors, bon..., ah. Quoi que cette fille n'avait pas les cheveux bouclés non plus. Mais ils avaient l'air plus épais, au moins.

Tout prétexte était bon pour envier le voisin, de toute manière.

«Oh! Mais vous portez beaucoup de choses, ça va? Vous allez réussir à tout porter?»

Elle fit une nouvelle moue de la bouche, et haussa les épaules.

«Hm, excusez moi encore, dit-elle en penchant sa tête sur le côté, inspectant sans réelle gêne la jeune fille, mais vous venez du château, si?»
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MessageSujet: Re: Daily Routine.{Libre.XD}[TERMINE]   Jeu 3 Juin - 22:45

Anne-Alexia savait pertinemment qu'elle était loin d'être une jeune fille agréable et avec laquelle l'on avait envie de devenir ami. Pour être franche, elle avait même un mal fou à se faire de nouveaux amis, autres que ceux qu'elle possédait déjà en cet instant précis. On avait beau dire, pour avoir plusieurs fois tenté l'expérience et avoir échoué en beauté, se faire des amis était loin d'être une entreprise si facile que ça. Oh, sûrement que pour les personnes qui étaient extraverties, souriantes et avenantes, avec une apparence qui incitait à la confiance, engager la conversation avec un inconnu et créer des liens au fil de la conversation n'était pas très difficile. Seulement voilà, la nature n'avait pas doté la jeune Henrin-Klemens d'un caractère particulièrement facile à vivre et adorable. Elle le concevait, tout le monde sur terre possédait son lot de défauts et de qualités, mais parfois, elle devait bien avouer qu'elle ne se trouvait que des défauts, et qu'il fallait qu'elle creuse en profondeur pour se trouver quelques qualités dont-elle pouvait se vanter. Bien, pour commencer, elle était affreusement égoïste. Elle se vantait également de tout ce qu'elle possédait, voulait toujours être la première, comme si la vie n'était qu'un immense concours dans lequel elle visait à chaque fois la première place du podium. Égocentrique, si tout ne tournait pas autour d'elle, la catastrophe arrivait bien vite. Elle avait également toujours eu tout ce qu'elle désirait rien qu'en le demandant, et avait du mal maintenant, même si elle essayait par tous les moyens possibles de corriger ce défaut, d'entendre un 'non' sortir de la bouche d'une de ses amies, de son frère, ou même de ses parents. Combien de fois lui avait-on répété qu'elle devait se comporter en jeune fille convenable, et non en enfant gâtée qui tapait du pied quand on ne lui donnait pas ce qu'elle voulait? Quitter ses habitudes était dur, et encore plus quand on avait l'impression que tout autour de nous semblait aller de travers. Aujourd'hui, Anne-Alexia était d'excellente humeur, et c'était pour cette raison qu'elle était descendue en ville acheter des présents pour les membres de sa famille et ses amies. Pour montrer que même si elle n'était pas facile à vivre, elle pouvait être charmante quand elle le voulait. Alors elle avait profité de sa bonne humeur pour mettre ses chaussures, prendre son sac et son argent, et sortir du château en sifflotant. Oui, si elle avait été de mauvaise humeur, sûrement n'aurait-elle pas réagit de la même manière face à cette jeune fille aux longues couettes et au regard furibond. Anne-Alexia, à cette pensée, faillit pousser un long et sonore soupir de soulagement, ce que bien heureusement, elle se retint de faire à la dernière seconde. Sans dire un mot, elle regarda la jeune fille aux couettes se baisser et ramasser son livre comme s'il eu été fait de sucre, l'époussetant et l'examinant quelques minutes avant de le serrer contre elle, apparemment satisfaite de l'état de son bien. La Noble aux cheveux roux, elle, se contentait de la regarder en étreignant son vase, attendant une quelconque réaction de sa part, qu'elle soit négative ou non. Elle se connaissait bien, et si quelqu'un lui avait écrasé son livre, sans nul doute aurait-elle été désagréable avec cette dite personne. Mais comme l'on appréciait rarement que les autres nous fassent subir ce que nous leur faisions subir, Anne-Alexia se prit à ardemment espérer que la jeune fille à la robe noire et dorée ne lui ferait aucune remarque déplaisante, et se contenterait d'accepter ses excuses sans rien dire d'autre. Elle ne semblait pas méchante, et son visage n'avait pas cette expression sévère que le sien avait lorsqu'aucune émotion de venait étirer ses traits. Dans l'ensemble, elle paraissait aimable, et riche, également, ses vêtements ne laissaient aucun doute quant à la classe sociale dont-elle était originaire. Bourgeoise, Noble? Sans trop savoir pourquoi, le cœur d'Anne-Alexia balançait plus vers la Noblesse, mais sans la confirmation orale de celle qui se trouvait en face d'elle, elle ne pourrait jamais en être complètement sûre. Mais bon, ce n'était pas si grave, n'est-ce pas? Qu'elle ai remarqué qu'elle était riche était, de son avis, nécessaire. Elle verrait bien par la suite si une précision était de rigueur.

«Hmmm, ce n'est pas grave. J'aurais du regarder où je marchais, je ne l'aurais pas fait tomber.»

Et moi où je posais les pieds, songea la jeune rousse aux cheveux longs, sans toutefois prononcer à voix haute le commentaire. La fille aux couettes lui souriait à présent, et Anne-Alexia n'en fut que plus rassurée. Bien, cette demoiselle ne semblait décidément pas être une personne d'un naturel particulièrement désagréable, et ça, lorsque vous veniez de lui écraser son live-auquel elle semblait de plus réellement tenir-, ça ne pouvait que vous ôter un poids du cœur et dénouer ce nœud qui vous tordait auparavant l'estomac. Anne-Alexia avait rencontré moult personnes toutes plus désagréables les unes que les autres, que ce soit au château où dans les grandes rues d'Esidir, elle pouvait assurer que le monde n'en manquait pas! Elle détestait surtout le regard dur et sévère de certaines grandes Dames de la Cour, celles qui jouissaient d'un titre un peu plus important que les autres, et qui arpentaient les couloirs comme s'ils lui appartenaient. Elle ne se souvenait pas avoir vu de près un jour le Prince, mais elle aurait pu avancer sans avoir trop peur de se tromper qu'il devait avoir l'air moins hautain que ces Dames aux chignons trop serrés et tellement décorés qu'à la fin, c'en était simplement ridicule. Quand on vivait au château, on avait au moins l'occasion de voir autant de personnes excentriques et désagréables qu'en ville, les couloirs étaient de vraies avenues à eux seuls. Tellement grands et nombreux qu'on ne connaissait pas le visage de la moitié de nos voisins. C'était le cas de la cadette de la famille Henrin-Klemens, qui ne portait en général que très peu d'attention aux visages de ceux qu'elle croisait. Et si jusqu'à aujourd'hui, ça lui avait toujours parfaitement convenu, en scrutant sans avoir l'air de trop insister le visage de la jeune fille aux très longs cheveux, elle se dit que finalement, c'était plus handicapant qu'autre chose. Elle était presque certaine qu'elle était Noble, cette jeune fille. Mais le problème était là, son visage ne lui disait absolument rien. Peut-être l'avait-elle déjà croisée au détroit d'un couloir, lors d'un dîner, ou de n'importe quelle autre occasion qui forçait les Nobles à se réunir entre eux...Mais...Si seulement elle avait porté plus d'attention aux visages, si elle l'avait déjà vu, elle l'aurait immédiatement reconnue! Surtout qu'elle était loin d'avoir un physique banale, cette grande inconnue. Un cache-oeil, de très longs cheveux qui hésitaient entre le bleu et le gris...Elle était plutôt jolie, en somme, et l'espace d'une seconde, aussi petite fut-elle, la rouquine se prit à l'envier. Certainement qu'elle devait avoir du succès, les jolies jeunes filles en avait toujours, après tout, ce n'était pas un secret. Sûrement devait-elle se démarquer des autres sans trop de mal. Elle, elle n'avait rien, à part ses cheveux, pour vraiment se démarquer des autres. Oh, bien évidemment, Anne-Alexia savait qu'elle était loin d'être laide, et elle ne pouvait que s'en réjouir, qui s'en serait plaint? Mais le problème à ses yeux était qu'elle n'était pas un modèle de beauté pour autant. Pas laide, mais pas non plus splendide à en faire se retourner les regards sur son passage. Dieu savait qu'elle aurait aimé, pourtant. Être très jolie, très grande, fine et belle, et que tous les damoiseaux la courtisent avec de beaux mots, des promesses à faire rêver et de jolies fleurs. C'était le rêve de toute petite fille, et même toute jeune-fille ou Dame, il n'y avait pas d'âge pour rêver d'être quelqu'un d'exceptionnel.

Elle, elle n'était pas exceptionnelle. Affligeant constat, vraiment, qui la faisait soupirer à chaque fois qu'elle y pensait. Elle n'était pas laide, mais n'était pas magnifique. Elle enviait ces jeunes filles qui passaient dans les couloirs et sur lesquelles les garçons attardaient plus de quelques secondes leur regard. Et à chaque fois, elle désirait tellement être comme elles...L'avis qu'elle avait sur sa personne pouvait ne pas être totalement objectif, mais elle y croyait dur comme fer, et de cette sensation d'être inférieure à toutes les autres Nobles en terme de beauté, elle ne pourrait jamais s'en débarrasser, elle le savait plus que bien. Il y avait toujours plus laid que nous, mais il y avait toujours plus beau, et l'on ne voyait que ceux qui se dressaient au dessus de nous. Sans doute était-ce pour cette raison qu'elle essayait à tout prix d'être la meilleure partout ailleurs. Pour compenser ce dont-elle jugeait manquer? Sans doute. Probable. Pour être franche, elle s'en moquait. Ce n'était pas trouver pourquoi sa personnalité était ainsi faite qui allait lui donner ce qu'elle désirait tant.

Hmm...Si seulement une fée avait pu lui accorder un vœu ou deux...Elle aurait été la demoiselle la plus heureuse du monde.


«Oh! Mais vous portez beaucoup de choses, ça va? Vous allez réussir à tout porter?»

Anne-Alexia porta automatiquement son regard bleu sur le vase qu'elle tenait toujours serré contre sa poitrine et le sac qui était accroché à son bras, et haussa comme elle le pu les épaules, avec un petit sourire plaqué sur ses lèvres fines. Oh, elle avait déjà connu pire, elle s'en sortirait, à priori, surtout qu'elle en avait d'autres à porter par la suite. Et même si la fille aux couettes avait pu ne lui poser la question que par pure politesse, parce que c'était généralement le genre de remarques que l'on faisait à une personne portant dans ses bras tous ses achats de la journée, cela lui fit plaisir, et ça se ressenti sur son sourire, plus détendu que de coutume. Mais comme personne ne la connaissait ici, personne n'aurait pu le remarquer.

«Hm, excusez moi encore, mais vous venez du château, si?»

Anne-Alexia resta muette quelques instants, son regard posé sur le visage de l'autre, comme si elle n'avait pas comprit la question. Du château? Elle venait de lui demander si elle venait du château? Faisait-elle bien partie de la Noblesse comme elle l'avait précédemment pensé, alors, cette jeune fille aux longs et beaux cheveux? Sortant de sa momentanée léthargie, elle se reprit et, fendant de nouveau son visage d'un sourire, elle répondit, sur une voix qui se voulait légère:

« Oui, c'est exacte. Je m'appelle Anne-Alexia Henrin-Klemens, et j'habite bien au château. Et encore une fois, je suis profondément désolée d'avoir marché sur votre livre. Vous avez de nouveau toutes mes excuses. »

Après avoir baissé la tête en guise de salutation, ses bras étant trop chargés pour faire une révérence traditionnelle, elle se mordit légèrement l'intérieur des joues. Elle détestait à avoir à dire son prénom suivit de son nom, c'était tellement long...! Enfin, ce n'était pas comme si, là aussi, elle y pouvait quelques chose, n'est-ce pas?

« Et vous? Ajouta-t-elle presque immédiatement après, Vous êtes Noble aussi, si je ne m'abuse? »

Personnellement, elle espérait qu'elle n'abusait pas, justement. Elle détestait tellement se tromper, qu'elle pria littéralement pour avoir à voix haute donné la bonne réponse. Se tromper était déjà assez embarrassant et énervant comme cela, alors à l'oral, ça l'était dix fois plus. Replaçant correctement dans ses bras son vase, elle attendit la réponse de l'autre jeune fille, se demandant si elle aussi lui donnerait son nom, elle était curieuse de l'entendre. Tiens, maintenant qu'elle le remarquait, ses affaires n'étaient pas aussi lourdes que ça. Ou bien était-ce juste elle qui s'était habituée à avoir sur ses bras leur poids, et qui ne le remarquait à présent plus.

_________________


******

Handsome, tender, soft,
Why do you look right through me?
Thinking "No",
I can't deny my feelings, growing strong,
I try to keep believing, dreaming on,
And every time I see you, I crave more,
I wanna pull you closer,
But you leave me feeling frozen...

Choking back emotion,
I try to keep on hoping for a way,
a reason for us both to come in close,
I long for you to hold me, and though my dream is
slowly fading, I wanna be
The object of your passion, but it's hopeless...

I can be all you need,
Won't you please stay with me?
Apologies, might-have-been's,
can't erase what I feel,
Malchik gay.


******

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MessageSujet: Re: Daily Routine.{Libre.XD}[TERMINE]   Sam 3 Juil - 5:04

Cassy était l'inverse de beaucoup de monde, vraiment.

Ou de son point de vue, tout du moins. Difficile de parler de cela avec quelqu'un d'autre que soi-même, de toute façon. Elle se voyait mal demander aux autres ce qu'ils pensaient d'un sujet aussi vague et inintéressant que celui-ci, aussi compliqué et subjectif. L'avis qu'elle avait d'elle-même n'était certes pas brillant, mais il se voulait le plus objectif possible. Elle essayait de se regarder dans la glace sans tricher, mais c'était impossible. Elle le savait parfaitement. Toutefois, elle jugeait être l'antithèse presque parfaite de beaucoup de personnes dans ce bas monde. Peut-être de cette femme, là-bas. Ou de ce jeune homme qui venait de passer, leur jetant un bref coup d'œil. Ou de cette vieille femme qui peinait à marcher, aidée d'une canne. Ils étaient tous terriblement banals, comme tous fait sur le même modèle, voués à ressembler à leur voisin sans que jamais personne ne les remarque, sans que rien ne les fasse sortir du lot. Pourtant, il se pouvait qu'ils soient exceptionnels, qu'ils aient quelque chose en eux qui les rende particulier : peut-être avaient-ils un don, une passion, une qualité exceptionnelle ou des goûts étranges et amusants. Peut-être avaient-ils quelque chose en eux qui les rendait uniques, qui faisait que jamais personne ne pourrait leur ressembler à l'identique. Qu'elle, c'était le contraire, l'exact contraire. Elle avait un physique particulier, elle s'en rendait bien compte ; que ce soit ses cheveux trop longs, son cache-œil ou le fait même qu'elle ait les yeux vairons..., ce n'étaient pas des choses qui laissaient les autres indifférents, elle en avait fait l'expérience. Combien de personnes s'étaient souvenues de son nom, alors qu'elle ne les avait croisés qu'une fois et que, en toute honnêteté, elle n'avait aucun souvenir d'eux? Mais en elle-même, la jeune fille ne pensait pas avoir quoi que ce soit de vraiment intéressant à montrer. L'emballage mentait sur le contenu, et si elle avait pu elle aurait opté pour une apparence esthétique, mais plus..., passe-partout. Comment dire? Elle n'avait rien de particulier. Défauts, qualités, tout ce qui faisait d'elle ce qu'elle était ne lui était pas propre. Elle ne se sentait pas différente de toutes ces personnes, pouvait même se reconnaître en eux sans difficulté majeure. La seule chose dont elle se sentait fière, en somme, était son intelligence. La demoiselle aux yeux dépareillés savait réfléchir, et c'était bien une des choses pour laquelle elle aurait pu remercier le Ciel sans fin. Être stupide était selon elle la pire des punitions que l'on pouvait infliger à quelqu'un, la chose qu'elle n'aurait pas supporté plus que toute autre. Ne pas comprendre ce que les autres disaient, ne pas saisir les fondements même de la société, ne pouvoir expliquer à qui que ce soit quoi que ce soit, ce devait être à proprement parler une véritable torture. Sans compter les moqueries qui suivaient chaque petit défaut, quel qu'il soit : on se moquait des idiots autant que des laids, simplement chez ces demoiselles l'apparence était plus facile à critiquer. Elle était jolie, elle le savait, et en cela elle avait de la chance. Elle était intelligente de même. Et riche, bien sûr. Et elle se plaignait. Ce qu'elle aurait pu faire hurler les plus pauvres! Ils auraient dit qu'elle n'était qu'une pauvre petite fille trop gâtée par ses parents et la nature, qu'elle ne savait rien de la vie et ne devait pas se plaindre puisque, en somme, elle n'avait aucune raison pour cela. Pourtant, Cassy trouvait des dizaines de choses qui n'allaient pas chez elle, elle n'y pouvait strictement rien. Elle était jalouse et possessive, gentille et avenante, compréhensive et sensible. Être résumée à son apparence seule ne lui plaisait pas, mais elle se consolait en se disant que si personne ne prenait la peine de l'ouvrir, l'emballage restait beau et c'était cela l'important. Pas le contenu. Les Nobles ne passaient-elles pas leur temps à s'habiller, se maquiller ou choisir les chaussures qui iraient avec la pince? Elle ne critiquait pas, attention, se considérant comme part entière de cette partie de la société. Seulement ce qu'elle voulait dire par là était que le but même de la vie d'une fille de Noble naissance était d'être belle et de savoir se tenir : absolument rien d'autre. Alors on continuerait de la regarder passer dans la rue, parce qu'elle avait une démarche élégante, de beaux vêtements et un visage charmant. Personne n'irait se demander si elle était sympathique ou si elle préférait les chiens ou les chats, ils penseraient simplement qu'elle était jolie-et riche, évidemment. Comme si elle n'avait été qu'un personnage sur un tableau, peinte pour rester ainsi à jamais, sans bouger, sans parler, simple modèle attendant la permission de pouvoir enfin se mouvoir, détacher ses cheveux, détacher son corset.

Si elle était jolie, on la félicitait. Être intelligente était plus une tare qu'une qualité, dans son cas. Moins elle en comprendrait, plus elle pourrait se taire et faire la révérence avec élégance, sans se demander pour qui, pourquoi elle la faisait. 'Sois jolie et tais toi, reste sur le tableau sans bouger, on doit te peindre. Si tu bouges, tu seras floue'.

Personne n'avait jamais su distinguer les personnes intelligentes des autres sur un tableau, de toute façon.

Cassy retint un soupir et regarda la jeune fille en face d'elle, se demandant qui elle aurait bien pu être, sur ce grand tableau. Juste 'Une Noble'-si c'était bien le cas-pour toutes ces personnes qui passaient près d'elles en les dévisageant, sans nul doute possible. C'était en cela qu'elle détestait les personnes stupides et étroites d'esprit : ne pouvaient-ils pas regarder un peu plus loin que les clichés pré-établis qu'on leur servait? Comme si toutes les personnes riches se ressemblaient et marchaient en cadence, selon le même exact mouvement..., c'était faux et très vexant. Pour Cassy, cette jeune fille aux cheveux longs n'était qu'une inconnue, croisée par hasard au détour d'une rue ; cependant elle savait avec certitude que pour d'autres personnes elle devait adopter des visages bien plus complets et intéressants. Pour ses amis, ses frères ou sœurs éventuels, ses parents, peut-être même ses grand-parents ou un cousin qu'elle apprécierait tout particulièrement, un fiancé avec qui elle s'entendrait très bien..., tout ceux qui faisaient parti de son tableau devaient pouvoir la décrire et sourire, grimacer, rêver ou pleurer en parlant d'elle. Son point de vue n'était pas vérité : elle essayait autant que possible d'appliquer ce principe, le posant au beau milieu de ses réflexions comme un théorème irréfutable dans une équation ou une figure un peu complexe. Était-elle gentille ou plutôt méchante? Est-ce qu'elle aimait manger sucré ou plutôt épicé? Était-elle fiancée? Combien d'amis proches avaient-elle au juste? Et combien de temps lui fallait-il chaque matin pour se changer, en temps normal? Le fait que Cassy se pose ce genre de questions aurait pu effrayer la jeune fille en face d'elle-et c'était bien pour cela qu'elle ne formulait rien à voix haute-mais la demoiselle ne pouvait s'empêcher de se les poser, espérant intimement que quelqu'un aurait pu y répondre. Si ce n'était pas le cas, ça aurait voulu dire qu'elle était drôlement seule, et ça aurait été terriblement triste. Quelqu'un sans confident, c'était un peu comme une personne âgée sans canne : un manque terrible, un soutien nécessaire en moins. De son côté, Maude et Samuel savaient absolument tout de sa vie, dans les moindres détails, et ça la soulageait quelque peu. D'ailleurs, dès qu'elle serait rentrée, elle irait montrer sa toute nouvelle acquisition à son frère le plus proche-à condition qu'il ne soit pas avec sa femme, mais c'était une toute autre histoire. La jeune fille passa à nouveau sa main sur le livre, plus heureuse qu'autre chose à présent qu'elle savait l'ouvrage sain et sauf entre ses bras. C'était le principal, tant qu'il ne lui était rien arrivé s'énerver n'aurait servi à rien, n'est-ce pas? Cassy n'était pas spécialement rancunière, et déclarer la guerre à quelqu'un pour quelque chose qui aurait pu arriver mais qui, au final, avait heureusement pu être évité, ce n'était pas du tout dans ses habitudes. S'il avait été déchiré, oui. Clairement, elle aurait détesté cette fille pour avoir massacré un livre noble et magnifique, rempli de tout ce qu'elle adorait le plus lire. Mais pourquoi s'attarder sur ce genre de considérations? Il allait bien, elle allait bien, la jeune fille aux cheveux clairs-foncés allait bien de même : en somme, tout était parfait. Pas de quoi s'en faire. Et ça lui permettrait de parler avec elle alors qu'en d'autres circonstances, elle en était persuadée, elle ne l'aurait même pas vue, pas regardée, pas remarquée.


« Oui, c'est exacte. Je m'appelle Anne-Alexia Henrin-Klemens, et j'habite bien au château. Et encore une fois, je suis profondément désolée d'avoir marché sur votre livre. Vous avez de nouveau toutes mes excuses. »


Cassy agita légèrement sa main devant elle, l'air de dire que ce n'était rien, et nota son nom dans sa mémoire, espérant pouvoir s'en rappeler par la suite-espérant avoir à s'en rappeler, aussi. Compliqué, comme nom, s'il en est. Anne-Alexia Henrin-Klemens. Anne-Alexia Henrin-Klemens. Cassy inspira doucement, espérant avoir bien fait le découpage entre son nom et son prénom, et sourit en se disant que, finalement, elle n'avait pas à se plaindre de son nom. En avoir un trop compliqué ne devait pas être simple, et donner un prénom composé à son enfant quand on portait un nom qui l'était déjà, ça tenait presque de l'acharnement. Ce n'était nullement la faute de la demoiselle, cela étant, et se moquer aurait été relativement méchant, aussi ne fit-elle aucun commentaire. Tout du moins était-elle, à son instar, issu de la Noblesse : ce simple fait la rassurait, quelque part. Les villageois et elle étaient à des années lumières de pouvoir se comprendre et agir de la même façon, aussi n'aurait-elle pas été particulièrement à l'aise dans ce cas de figure. Bien. Elle avait eu de la chance dans son malheur, en somme : la jeune fille qui avait écrasé son livre ne lui semblait pas particulièrement méchante, et venait qui plus est du même endroit qu'elle. Bien, bien.


« Et vous? Vous êtes Noble aussi, si je ne m'abuse? »

La voix de son interlocutrice éclata la petite bulle dans laquelle elle avait une fois de plus menacé de s'envoler, la ramenant contre son gré au sol. Oh? Elle cligna des yeux un instant puis hocha la tête, se maudissant de ne pas l'avoir précisé quelques secondes auparavant. Elle aurait juré qu'elle l'avait fait, mais..., à l'évidence, ce n'était pas le cas. Il allait falloir qu'elle fasse quelque chose pour suivre les conversations, cela devenait réellement handicapant avec le temps. Elle avait bonne mémoire, pourtant..., oh, qu'importe. Lui répondre lui semblait plus urgent que chercher un remède miracle contre un problème qui n'en était pas réellement un.


«En effet, oui. Cassy Eerhie, enchantée Mademoiselle, répondit-elle avec un léger sourire, exécutant une révérence polie-même si plus par habitude qu'autre chose, finalement. J'habite au château, tout comme vous. Je ne me souviens pas vous avoir croisée par le passé, mais je suis tellement distraite que ce n'est en rien une valeur sûre, vous m'en excuserez...»

Un léger rire passa la barrière de ses lèvres, et elle serra plus fort son livre contre elle. Elle n'avait pas pris de sac, quel dommage..., ça lui aurait été bien utile, sur le moment. Non pas qu'elle ne tenait pas qu'une de ses amies ne lui demande ce qu'elle tenait, mais..., les regards de travers et les rires amusés, ça allait comme ça. Hm...Son frère! C'était pour son frère, voilà. Excuse valable, validée : affaire classée.

«Si ce n'est pas trop lourd, dit-elle en désignant ce qu'elle tenait du menton, alors tant mieux. C'est l'anniversaire d'un de vos proches, peut-être?»

Elle lui aurait bien dit qu'il était d'un très joli gris, mais doutant fortement qu'elles aient le même point de vue sur ce point, elle se tut. Gris, noir, blanc...

Ce qu'elle pouvait aimer ces couleurs, c'était affolant.
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MessageSujet: Re: Daily Routine.{Libre.XD}[TERMINE]   Mar 10 Aoû - 5:49

Anne-Alexia laissa son regard bleu se promener sur la foule qui les entouraient, elle et la jeune fille qui lui faisait face, à la recherche de quelque chose dont-elle même ignorait l'identité précise. Toutes ces personnes qui se pressaient les unes contre les autres, sans prendre la peine de s'arrêter ne serait-ce que l'espace d'un instant pour vérifier si la personne qu'elles avaient bousculés allait bien lui donnait le tournis. Il fallait dire qu'en général, la cadette Henrin-Klemens ne descendait pas en ville, ou très peu, et n'avait pas l'habitude d'une telle agitation ni de tous ces bruits qui se pressaient à ses oreilles en une désagréable bouillie de paroles, de cris et de rires. Certes, cette ambiance signifiait que le Royaume, momentanément du moins, allait bien, et qu'aucun conflit n'avait envahi les villes et les campagnes, rendant la procuration de l'eau et des vivres plus difficile que de coutume pour les villages environnants. Anne-Alexia avait déjà vécu ce genre de situation, et elle devait l'avouer, c'était loin d'être facile tous les jours en temps de guerre, même pour des personnes comme elle, qui d'ordinaire ne manquaient jamais de rien. Il fallait bien se rentrer dans la tête que quand le tocsin sonnait, il sonnait pour tout le monde, et pas seulement pour quelques paysans encore à l'œuvre à ce moment là. C'était un des traits de caractère commun à tous les villageois ou presque que la jeune fille aux cheveux roux détestait plus que tout, ça. Ils se croyaient le centre du monde, le centre de tous les malheurs, ceux qui souffrent le plus, ceux à qui jamais de bien n'arrive, ceux qui sont constamment rabaissés et méprisés par les plus hautes sphères de la société. En quelques sortes, les lapins que guettaient les affreux vautours dans le ciel d'azur de l'après-midi. Les pauvres petites victimes. Aww...Pauvres petits, vraiment. Anne-Alexia n'était pas une personne particulièrement sympathique de nature, et critiquer les autres dans leurs dos était une activité à laquelle elle s'adonnait assez souvent, dans les grands couloirs du château de l'Est. Chacun avait ses petits défauts, non? Si une de ces jeunes filles qu'elle voyait souvent passer portait une robe plus qu'affreuse et de mauvais goût, elle ne se priverait pas de le faire remarquer à ses amies, qui riraient certainement à sa suite. Oui, elle en convenait, c'était assez bas et peu charitable, mais lorsque l'on faisait parti de la Noblesse, il fallait bien comprendre et appliquer la règle d'or de ce milieu stricte et fermé: Les apparences font la popularité. Si l'on était quelque peu disgracieux ou doté d'un goût pire que celui d'un cordonnier, alors tout le monde nous critiquait et nous rejetait, et trouver un bon parti relevait alors de l'exploit. Mais même un visage sans grâce pouvait trouver dans le maquillage quelques consolations, et il y avait toujours des proches pour nous conseiller sur quoi porter et avec quels bijoux. Celui qui ne suivait pas cette règle savait à quoi s'attendre, et n'avait en aucun cas le droit de se plaindre des traitements que certains lui infligeraient par la suite. Ce serait parfaitement justifié, de l'opinion de la demoiselle aux yeux bleus foncés. Et donc, pour en revenir aux villageois, Anne-Alexia ne supportait pas cette tendance qu'ils avaient à se plaindre de tous les maux du monde, comme s'il n'y avait qu'eux qui souffraient et que les Nobles et les Bourgeois étaient imperméables à la tristesse et au désespoir, idée au passage complètement stupide et erronée. Eux aussi souffraient, eux aussi pleuraient, l'argent ne faisait pas le bonheur. Il permettait de mener une vie confortable et sans privations d'aucune sorte que ce soit, mais c'était là tout. Ils n'étaient ni à l'abri des incidents, qui arrivaient sans crier gare et semaient le chagrin sur leur passage, ni des maladies qui si parfois elles se soignaient, résistaient parfois aux plus puissants antidotes. Vraiment...Personne ne vivait une vie sans tristesse, c'était proprement impossible! Si critiquer quelqu'un sur sa tenue l'emplissait d'une joie qu'elle qualifiait de malsaine, critiquer les villageois la mettait simplement en colère, et elle avait envie de leur crier dessus d'arrêter de jouer les victimes, et faire autre chose que gémir à longueur de journée, faire quelque chose pour améliorer leurs conditions de vie, si ne pas avoir de vaisselle en or dans leurs placards les gênaient tant que ça. Ah, c'était beau, de se plaindre et accuser les autres, pour sûr! Ça nous dégageait de toutes responsabilités, et nous n'avions pas à bouger pour corriger les choses, puisque si les dites choses étaient ainsi, ce n'était pas notre faute. Ah, elle les...Hmm. Elle les aimerait mieux s'ils arrêtaient d'être aussi condescendants envers les Nobles et Bourgeois, car vraiment, s'il y avait bien une classe sociale qui était condescendante, c'était les Villageois. A ce niveau-là, ils avaient beau dire, ils n'étaient pas mieux qu'eux. Mais après tout, qu'est-ce qui les distinguaient les uns des autres, à part l'argent et les titres? Le bonheur semblait se jouer à si peu, au final.

Reposant ses yeux sur la jeune fille aux couettes, qui se tenait toujours devant elle, son livre étroitement serré dans ses bras, elle laissa ses lèvres s'étirer en un nouveau sourire, sans vraiment de raison. Peut-être le fait de savoir que cette demoiselle était très certainement Noble l'enchantait plus que de mesure, et la mettait d'une excessive bonne humeur. Au moins, se dit-elle, elle pouvait parler à quelqu'un qu'elle aurait l'occasion de revoir aisément si elle le désirait, sans avoir à faire des kilomètres et des kilomètres pour pouvoir lui parler. Oui, sans qu'elle sache pourquoi, cette demoiselle aux si beaux cheveux lui était bien sympathique, et elle avait envie d'approfondir la conversation avec elle. Anne-Alexia avait de nombreuses fois tenté, avec beaucoup de bonne volonté, elle s'en défendait ardemment, de se faire de nouvelles amies, mais de toutes aussi nombreuses fois, ses tentatives s'étaient avérées être de cuisants échecs. Supporter la jeune femme aux cheveux roux n'était pas chose facile, car une fois le début d'amitié amorcé, les conversations portaient relativement souvent sur le sujet 'moi je...', et ce n'était pas du goût de tout le monde, elle s'en était bien vite aperçue. Égocentrique, vantarde, égoïste, étaient des qualificatifs qui revenaient souvent lorsque ses 'amies' faisaient le compte de ce qui ne leur plaisait pas chez elle. Oui, oui, elle était bien tout ça, elle n'aurait pu le nier sans se mentir à elle-même, quel mensonge ça aurait été! Mais même si elle savait pertinemment qu'elle n'était ni généreuse ni tout ce qu'en général les autres recherchent chez un ami, elle ne pouvait rien changer pour autant. Elle avait déjà essayé plusieurs fois, mais n'était pas parvenue à un résultat concluant. Elle était ainsi, et le resterait probablement toute sa vie. C'était à prendre ou à laisser, si elle pouvait se permettre de parler ainsi. Malheureusement, peu de personnes semblaient enclines à faire des efforts de leur côté, et il était toujours très difficile pour elle de se faire de nouveaux amis. Peut-être cette jeune fille passerait outre ses défauts et la supporterait assez longtemps pour pouvoir se considérer comme son amie? Huu...Elle l'espérait.

Elle n'avait pas l'air méchante, cette jeune femme. Son âge, peut-être? Anne-Alexia n'avait jamais été très douée en ce qui concernait les estimations, mais elle ne pensait pas se tromper en avançant cette hypothèse. Après, elle pouvait être la pire des mégères, et être bien plus jeune ou vieille qu'elle n'y paraissait, mais...Elle ne pensait pas. Mais comme on se plaisait à le dire, l'erreur était humaine, non?


«En effet, oui. Cassy Eerhie, enchantée Mademoiselle. J'habite au château, tout comme vous. Je ne me souviens pas vous avoir croisée par le passé, mais je suis tellement distraite que ce n'est en rien une valeur sûre, vous m'en excuserez...»

A sa petite révérence, Anne-Alexia répondit par un bref signe de la tête, ne jugeant pas utile d'en exécuter une à son tour, son vase rendant de toute façon la chose assez difficile, comme elle avait eu l'occasion de le remarquer quelques instants plus tôt. Cassy Eerhie? Ce nom à la consonance particulière évoqua quelque chose dans la mémoire d'Anne-Alexia, qui fronça très légèrement ses sourcils, tentant de se rappeler où diable elle avait bien pu entendre ce nom. Pas forcément ce prénom, mais ce nom. Eerhie, Eerhie...Elle en aurait mit sa main à couper, ce nom était déjà sorti de la bouche d'une de ses amies lors d'une de leurs nombreuses discussions. Peut-être un membre de sa famille avait-il été victime de déplaisantes rumeurs qui seraient par un pur hasard atterries dans la conversation? Par un pur hasard...Pas totalement, les rumeurs en tout genre étaient le principal sujet de débat au sein de leur groupe d'amies, mais...Ah, ça l'énervait de ne pas se rappeler! Elle aurait du prêter une plus grande attention à ce que disaient les autres, elle qui était certaine que ça allait lui jouer un jour un mauvais tour, elle en avait à présent la preuve. Enfin, elle allait devoir faire avec, elle ne pouvait décemment pas demander à la dite Cassy si un des membres de sa famille avait, par hasard, été le sujet de nombreuses rumeurs ces derniers temps. C'eut été fort malpoli de sa part, et Anne-Alexia, pour une fois qu'elle trouvait quelqu'un aimable, ne voulait pas gâcher ses chances de devenir amie avec elle.

Cassy...C'était un joli nom, d'ailleurs, maintenant qu'elle y pensait. Court, et joli. Comparé au sien, qui était long et pénible à prononcer...Décidément, il y avait beaucoup de choses qu'elle enviait, chez cette prénommée Cassy.


« Si ce n'est pas trop lourd, alors tant mieux. C'est l'anniversaire d'un de vos proches, peut-être?»

Les yeux de la rousse s'agrandirent légèrement à l'entente de cette phrase, avant de doucement secouer sa tête, faisant voler ses cheveux de gauche à droite. Non, elle n'avait pas acheté tous ces cadeaux en vue d'un anniversaire prochain, mais maintenant qu'elle l'y faisait penser, il allait falloir qu'elle mette de l'argent de côté pour pouvoir leur en acheter le moment venu. Ce n'était pas que demander de l'argent à ses parents l'aurait dérangée, mais...Pas pour les anniversaires. C'était un principe, en quelque sorte: Elle se refusait à demander de l'argent qu'elle aurait immédiatement dépensé dans des boutiques en ville plus tard. Curieusement, ça l'aurait dérangée. L'argent qu'elle dépenserait serait de toute façon celui de ses parents, mais en le gardant avec elle un moment, elle avait l'impression que ce n'était plus le leur, mais le sien. Drôle d'impression, n'est-ce pas? Tant que que cela lui permettait d'acheter ses présents sans ressentir la moindre culpabilité, elle s'en fichait, toutefois.

« Ravie de faire votre connaissance, en ce cas, Mademoiselle Eerhie. répondit-elle, sans se départir de son sourire, reprenant ensuite,Ce n'est pas l'anniversaire d'un de mes proches, je passais simplement en ville, et l'envie m'a prise de leur offrir quelque chose. Je devais être de bonne humeur, j'imagine. »

Elle laissa elle aussi filtrer un petit rire, avant de reporter son attention sur Cassy, et plus particulièrement le livre que cette dernière tenait toujours entre ses bras, ajoutant à sa précédente phrase ces quelques mots:

« Et vous? On dirait que vous avez trouvé votre bonheur dans une des nombreuses librairies de notre belle ville. Je serais curieuse de savoir quelle sorte de livre est-ce, si bien entendu, ce n'est pas trop indiscret? »

Elle ne perdit pas son sourire, se contentant d'attendre patiemment la réponse de la Noble en face d'elle. Elle se demandait tout de même ce que pouvait contenir de si intéressant ce livre pour qu'elle ai eu si peur qu'il ne soit abîmé par sa maladresse.

[AH AH. WIIIIIN...@__@]

_________________


******

Handsome, tender, soft,
Why do you look right through me?
Thinking "No",
I can't deny my feelings, growing strong,
I try to keep believing, dreaming on,
And every time I see you, I crave more,
I wanna pull you closer,
But you leave me feeling frozen...

Choking back emotion,
I try to keep on hoping for a way,
a reason for us both to come in close,
I long for you to hold me, and though my dream is
slowly fading, I wanna be
The object of your passion, but it's hopeless...

I can be all you need,
Won't you please stay with me?
Apologies, might-have-been's,
can't erase what I feel,
Malchik gay.


******

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MessageSujet: Re: Daily Routine.{Libre.XD}[TERMINE]   Sam 28 Aoû - 17:47

{J'ai le syndrôme Alix, j'ai failli mettre embrasser au lieu d'embarasser! Pour sûr, elle aurait eu l'air complètement tordue sur le coup, ma Cassy. De quoi bien commencer une solide amitié!XDDDDDDD}

Cassy avait toujours eu peur de ne pas être assez bien.

Heureusement pour elle, elle ne pensait pas avoir trop déçu ses parents d'une quelconque manière ces derniers temps. Elle était leur seule fille, elle pensait bien qu'ils tenaient un minimum à elle. Et puis de toute façon, elle avait la chance de vivre dans une famille où les rapports entre chaque membre ne se limitaient pas à de vagues salutations le matin et le soir. La jeune fille respectait bien entendu énormément ses parents, et ne pas leur faire honte mais plutôt qu'ils soient fiers d'elle était une de ses principales préoccupations : c'était pour cela, en somme, qu'elle prenait grande soin de l'image qu'elle donnait d'elle-même et de toute sa famille. Elle portait toujours le nom de son père, et le porterait jusqu'à ce qu'elle se marie à un autre Noble de la coure : Eerhie. Eerhie, c'était le nom qu'elle donnait à chaque fois qu'elle se présentait à quelqu'un, celui par lequel on l'appelait presque à chaque fois qu'on lui parlait. Mademoiselle Eerhie. Ce n'était pas son propre nom, et elle devait faire bien attention à ne pas le salir, à ce que qu'on ne lui associe pas de désagréables rumeurs. C'était difficile et parfois, elle devait bien avouer qu'elle aurait aimé avoir son propre nom, ne pas avoir à s'en faire. Aucune erreur n'était permise, parce que tout le monde s'en souviendrait toujours et qu'aux yeux du monde elle garderait une très mauvaise réputation, qu'aux yeux de tout les autres Nobles elle serait 'la fille qui'. Et ça, ç'aurait été insupportable. Cela étant, comme elle l'avait dit, elle n'avait rien fait de notable jusque là, rien de grave qui ne tâche pour toujours le nom de sa famille. Ses parents non plus n'avaient jamais rien fait de ce genre, c'étaient des personnes respectables et appréciées. Son père était agréable mais ferme et strict, sa mère était effacée et soumise, toujours là si un de ses enfants avait le moindre problème. Elle même était une gentille jeune demoiselle, jolie et polie, qui accompagnait ses parents aux réceptions et serait sans nul doute une épouse tout à fait respectable et agréable pour son futur fiancé. Son frère ainé était un jeune homme calme et posé, et formait avec sa jeune femme un couple des plus normal. Son petit frère était trop petit pour même se rendre compte qu'il avait une image à conserver, alors il n'avait aucun soucis à se faire de ce côté là. Quant-à Samuel, c'était bien le seul à poser problème dans cette famille. Elle retint un soupir agacé, serrant son livre de mathématiques contre sa poitrine. Elle adorait inconditionnellement son frère et n'aurait jamais dit du mal de lui, jamais. C'était pour cela qu'elle s'était sentie extrêmement mal pour lui, quand elle avait appris que l'enfant de Dalia n'était pas de lui, certainement pas. Ça ne l'aurait pas dérangée plus que cela, si personne d'autre n'avait même soupçonné cela. Seulement comme rien dans la vie de Samuel n'allait jamais comme il fallait, et bien il y avait eu des rumeurs. Ça avait été vraiment difficile à supporter pour lui, et si elle l'avait soutenu comme elle l'avait pu, elle s'était bien rendu compte que ça n'allait pas. La jeune femme, elle s'en moquait complètement : qu'ils disent les pires horreurs sur son dos, peut-être qu'avec un peu de chance elle irait se suicider. Plus sérieusement, si maintenant que ça faisait quelques mois que l'évènement était passé l'histoire s'était un peu tassée, il n'en restait pas moins que ce qui était fait était fait et que cette tâche là était indélébile. Ne pas tromper son mari, nota-t-elle rapidement dans son esprit : ça n'apportait que des ennuis. Il y avait toujours le risque de tomber enceinte, et ça aurait été très embêtant, elle en convenait. Hm. Son œil droit se posa sur son interlocutrice, tenant à ne pas perdre le fil de la conversation avec ses rêveries incessantes. Ça aussi, ça aurait très embêtant-bien qu'à un niveau bien moindre. Enfin, ce qu'elle voulait dire par là et qu'elle faisait très attention à son image. C''était pour cela, principalement, qu'il n'y avait bien que deux personnes au monde qui connaissaient absolument tout d'elle ; personne d'autre ne pouvait comprendre. Deux personne, c'était très bien. Oui, c'était un bon chiffre, et elle avait toute confiance en eux, de toute façon. Plus que confiance, même. Ce n'était pas comme si elle pouvait faire autrement, de toute façon.

Elle garda son regard posé sur son interlocutrice, lui souriant doucement. Elle ne savait pas si elle l'avait déjà vue, mais son visage ne lui disait rien. Son nom trouvait un vague écho dans son esprit, mais n'importe quel nom de n'importe quel Noble lui aurait rappelé vaguement quelque chose, de toute façon. Anne-Alexia..., elle ne pensait pas qu'elle lui avait déjà adressé la parole avant, et l'autre n'avait pas l'air de la connaître, donc tout allait pour le mieux. La jeune file aux yeux dépareillés ne tenait pas particulièrement à ce qu'on lui parle comme une amie alors qu'elle n'avait aucun souvenir de l'autre, c'était extrêmement embarrassant. Et elle était peut-être un peu jeune pour connaître ses frères. Donc à priori, elles n'avaient rien à voir l'une avec l'autre. Tant mieux, encore une fois. C'était peut-être mieux comme ça, au moins elle ne pouvait pas avoir de désagréables préjugés sur elle. Parce que même si quand on la connaissait bien Cassy pouvait paraître extravertie et pas timide pour un sou, avec les inconnus c'était une toute autre histoire, et ce même s'ils avaient son âge et de jolis cheveux pleins de reflets. Elle était crispée et tendue, et e savait jamais quoi dire ni quoi faire pour avoir l'air gentille et sympathique. Ça paraissait simple, quand elle regardait les autres faire, pourtant ; mais elle, elle avait toujours eu du mal à être avenante et drôle avec ceux qu'elle ne connaissait qu'à peine. La jeune fille aux longs cheveux bleu-argentés gardait son sourire plaqué sur son visage, autant parce qu'elle était de bonne humeur que parce qu'elle tenait à avoir l'air agréable. Dans quelques minutes sa gêne passerait sûrement, il fallait juste qu'elle n'ait pas l'air bizarre ou désagréable avant. C'était tout un défi, en soi. Qu'est-ce quelle aurait aimé être extravertie et n'avoir aucun problème à aller adresser la parole à qui que ce soit! Ça devait être drôlement pratique, de pouvoir parler à n'importe qui sans se demander si on n'allait pas se tromper, si on n'allait pas passer pour la pire des idiotes. Enfin. Elle n'était pas asociale, loin de là, seulement parfois sa passion pour les mathématiques ou le fait qu'elle soit constamment dans la lune la faisait passer pour quelqu'un d'un peu décalé, d'un peu bizarre. Alors qu'elle, elle ne demandait qu'à s'entendre avec tout le monde et avoir pleins d'amis, qu'à pouvoir discuter avec d'autres personnes de ce qu'elle aimait et se faire le moins d'ennemis possible. Bon, c'était tout à fait impossible d'être appréciée de tout le monde, elle s'en rendait bien compte et n'appréciait de toute façon pas tout les habitants de son beau château ; mais on pouvait minimiser les dégâts, et c'était ce qu'elle essayait de faire. Elle simplifiait les équations et ne gardait que leur forme la plus simple et irréductible, et essayait de développer celles qui lui plaisaient. Ohlala..., elle aurait vraiment aimé trouver quelqu'un qui aimait autant les mathématiques qu'elle, mais jusque là c'était un échec cuisant. Aucune de ses amies n'était même intéressée par cela, et même son frère ne suivait qu'à moitié ses propre cours. Avec qui en parler, dès lors? Personne. A part le précepteur de Samuel, qu'elle aimait beaucoup, il n'y avait personne. Et ça ne servait pas à grand chose, dans la vie, elle devait bien l'avouer. Mais qu'importe, elle résoudrait des équations que personne n'avait jamais résolu, elle ferait des découvertes qui changerait le monde et serait la première femme à avoir réussi à aller aussi loin dans ce domaine. Enfin, chacun ses rêves.

« Ravie de faire votre connaissance, en ce cas, Mademoiselle Eerhie. Ce n'est pas l'anniversaire d'un de mes proches, je passais simplement en ville, et l'envie m'a prise de leur offrir quelque chose. Je devais être de bonne humeur, j'imagine. »

Oh? Et bien, c'était très gentil de sa part. Elle devrait peut-être leur acheter quelque chose aussi, comme ça, sans raison, de temps en temps : ils auraient sûrement apprécié. Mais son éternel problème serait revenu au galop, et impossible de choisir,d 'être sûre que ça leur plairait : alors elle n'aurait rien pris du tout, au final. C'était vraiment grave, parfois, de ne pas réussir à se décider à ce point. Enfin. En tout cas, elle aussi était ravie de faire la connaissance de la dénommée Anne-Alexia. Elle avait tout l'air d'être une jeune fille agréable et sympathique, non? Elle ne voyait pas pourquoi elle n'aurait pas un peu discuté avec elle, maintenant qu'elles en étaient là. Rien ne pressait dans son cas, elle avait de tout façon prévenu qu'elle sortait et ses parents savaient très bien qu'une fois qu'elle allait quelque part, la retrouver était un vrai casse-tête tant elle changeait vite d'idée et d'activité. Elle avait trouvé son livre et était à proprement parler aux Anges, alors si en plus elle avait l'occasion de se faire ne serait-ce qu'une connaissance de plus, ce n'était vraiment pas pour lui déplaire.

« Et vous? On dirait que vous avez trouvé votre bonheur dans une des nombreuses librairies de notre belle ville. Je serais curieuse de savoir quelle sorte de livre est-ce, si bien entendu, ce n'est pas trop indiscret? »

Cassy cligna un instant des yeux, les baissant vers son ouvrage-bien que pour un c'était inutile, il ne distinguait que le noir de son cache-œil. Oh. Quelle sorte de livre était-ce...? Elle n'avait pas songé qu'elle pourrait lui poser la question, bien que maintenant qu'elle y songeait, le sujet étant porté sur les achats, ça n'avait rien de bien étrange en vérité. Oui, mais ça l'embêtait. La demoiselle aux couettes ne pouvait décemment pas lui dire que c'était un livre de mathématiques parce qu'elle adorait résoudre calculs et équations et tracer de grands cercles, des vecteurs et des droites sur des feuilles blanches quand elle s'ennuyait. Elle n'aurait pas eu l'air normale, elle aurait eu l'air bizarre et très étrange. Or elle tenait à faire bonne impression, comme elle s'en était déjà fait la réflexion peu auparavant. Oui, seulement ça ferait encore plus étrange si elle en cachait l'intitulé ou le contenu à la jeune fille aux cheveux mi-longs. Son sourire se brisa, et elle secoua sa tête de gauche à droite, serrant un peu plus fort le livre contre elle. Elle avait déjà réfléchi à ça, elle y avait déjà réfléchi. Elle s'en souvenait, maintenant.

«Oh, mon livre? C'est...(elle le décolla de sa poitrine un instant, comme pour en regarder le titre, puis se remit à sourire, confuse.)..., ce n'est pas grand chose, vraiment. Simplement un livre que..., que mon frère m'a demandé d'aller lui acheter. Il est très occupé en ce moment, et comme j'avais un peu de temps libre...»

Oui. Les regards de travers et les rires amusés, ça allait comme ça. Elle toussota légèrement, regardant vaguement autour d'elle, comme cherchant une porte de sortie. Craignant elle ne savait trop quoi, elle reposa son œil sur le visage de l'autre Noble, et lui offrit un sourire qui, bien qu'il se voulait naturel, restait gêné. Jouer la comédie, ce n'était pas particulièrement ce qu'elle faisait de mieux. Pour sûr.

«En tout cas, je suis certaine que les personnes à qui sont destinés ces cadeaux seront ravis. C'est une très gentille attention.»

Comme se rendant soudain compte de quelque chose, son visage se tendit de nouveau dans une expression inquiète.

«Oh, mais vous avez peut-être à faire? J'ai tendance à penser que personne n'a jamais rien à faire, mais ce n'est peut-être pas votre cas..., je n'aimerais pas vous embarrasser d'une quelconque manière, si c'est le cas.»
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MessageSujet: Re: Daily Routine.{Libre.XD}[TERMINE]   Mer 29 Sep - 19:14

Que te faut-il de plus pour que tu arrêtes de te plaindre? Cette phrase, combien de fois Anne-Alexia l'avait-elle entendue, que ce soit de la bouche de ses parents ou de certains serviteurs? Un nombre incalculable de fois. La jeune fille n'avait jamais assez, n'était jamais assez, et elle s'en plaignait régulièrement. Les autres avaient toujours plus de chance qu'elle, et ça, elle ne le trouvait vraiment pas juste. Ça n'aurait pas du être permit que d'être plus chanceux, plus beau ou plus riche que son voisin. Malheureusement pour elle, l'injustice semblait régner en maître non seulement dans le grand château de la capitale Est d'Illea, mais également partout ailleurs, et elle n'arrivait pas à trouver en ce monde une seule chose qui soit juste et qui l'avantage. Des choses justes qui avantageaient les autres, elle s'en moquait éperdument, voir n'aimait pas cela; Après tout, ils pouvaient bien être tristes et misérables qu'elle s'en moquait, ce n'était pas ses affaires. A quoi cela pourrait bien lui servir de savoir que dans un village anonyme du Royaume, un homme trimait au travail, afin de pouvoir subvenir seul aux besoins de sa famille, composée de six enfants et une femme alitée, incapable de travailler et ramener le sou? Elle n'avait aucune envie que ce genre d'idées noires trottent dans sa tête toute la Sainte journée, et qu'elle rate sa broderie par leur faute. Que pouvait-elle y faire, de plus? Elle ne pouvait décemment pas se rendre dans chaque bourgade du pays pour distribuer son argent aux nécessiteux! Certainement que ça aurait été là un geste d'une grande bonté et qui aurait été perçue de la meilleure qui soit par les villageois, mais les Nobles, eux, la regarderaient de haut pour avoir oser donner son argent à des manants. Quoi qu'on veuille faire lorsque l'on était dans sa condition, n'importe quelle voix on choisissait de suivre, l'on serait forcément détesté de ses pairs ou des villageois qui pullulaient à la manière de germes dans ce pays déchiré en deux. Anne-Alexia avait choisit de rentrer dans le moule sans faire d'histoire, et elle trouvait cela tout aussi bien, quand elle y réfléchissait. Elle était née Noble, il n'y avait donc de ce fait aucune honte à ce qu'elle se conduise comme telle. Si elle était née villageoise, elle se serait conduite comme eux, mais à quoi bon évoquer quelque chose d'aussi ridicule et qui ne serait jamais? La jeune femme se pliait au protocole et aux conventions sans chercher à faire d'histoires. Elle était née riche, alors autant profiter de cet argent qui ne semblait pas posséder de limite, non? C'était ce que la demoiselle aux yeux bleus foncés de répétait souvent, peut-être pour se déculpabiliser? Elle n'en savait rien. Et honnêtement, comme elle l'avait déjà dit, elle n'avait pas envie de s'attarder sur de telles idées. Ah, elle devait paraître totalement superficielle et agaçante, non? A penser et considérer les autres de cette manière...On lui avait dit, à plusieurs reprises même, qu'elle était loin d'être agréable par moments, et qu'elle pouvait être vraiment blessante pour trois fois rien. Elle le savait, elle le savait plus que bien. Mais elle n'y pouvait rien, ce n'était pas sa faute, chaque fois que quelqu'un faisait mieux qu'elle, elle se sentait obligée de le dépasser. Si elle n'était pas la meilleure, la mieux habillée, la mieux pourvue en quoi que ce soit, alors plus rien n'allait. Anne-Alexia faisait des efforts pour parvenir à être moins égoïste et plus sympathique, mais tous ces efforts-elle les faisait sincèrement, elle le jurait!- n'aboutissaient jamais à rien. Cela la désespérait quelque peu, elle devait l'avouer, mais il n'y avait rien qu'elle puisse faire d'autre, elle faisait déjà son maximum à ce niveau-là. Elle n'avait plus qu'à attendre de voir si un miracle se produisait, pour une fois, et la rendait soudainement plus aimable, compréhensive et tolérante. Ça l'aurait beaucoup aidé, mais évidemment, ce genre de choses ne faisait pas partie de ce qu'on pouvait demander à l'anniversaire du Tout-Puissant. Dommage, vraiment.

Mais qu'importe, songea-t-elle, mettant de côté toutes ses pensées, décidément bien sombres aujourd'hui. Il y avait des jours avec et des jours sans, imaginait la Noble aux cheveux roux, espérant confusément que demain, elle ne se soucierait plus de tout ça et pourrait harceler ses parents dans l'optique qu'ils lui fassent une petite soeur ou un petit frère sans y penser ne serait-ce qu'une seule seconde. Ah oui, cela faisait d'ailleurs un moment qu'elle ne leur avait pas demandé, elle aurait peut-être plus de chance d'entendre un 'oui' après leur avoir offert leurs cadeaux? Elle ne les avait pas achetés dans ce but à la base, mais si ça pouvait l'aider à les décider, alors c'était un atout non négligeable. Sans blague, tout de même...Beaucoup d'autres couples prenaient la décision d'avoir un dernier enfant à un âge somme toute avancé, alors pourquoi eux ne pouvaient-ils pas? Elle comprenait parfaitement qu'avoir eu deux enfants leur suffisaient, mais...Elle, ça ne lui suffisait pas. Elle adorait son frère aîné, mais justement, c'était son frère aîné. Et Anne-Alexia adorait les enfants, elle aurait tant voulue pouvoir s'occuper d'un petit frère ou d'une petite soeur avant de devoir se marier et avoir à son tour des enfants. Des enfants, avec un homme qu'elle n'aimerait pas...L'idée l'avait toujours rebutée depuis sa plus tendre enfance, et aujourd'hui encore, elle ne parvenait pas à se faire à l'idée de devoir partager la vie, le lit de quelqu'un pour qui elle n'éprouverait dans le meilleur des cas que de l'amitié. Se marier avec un simple ami, construire une famille avec un simple ami..

Ça lui paraissait tout aussi tordu et étrange que se marier avec une femme.


«Oh, mon livre? C'est..., ce n'est pas grand chose, vraiment. Simplement un livre que..., que mon frère m'a demandé d'aller lui acheter. Il est très occupé en ce moment, et comme j'avais un peu de temps libre...»

La jeune fille aux très longs et beaux cheveux avait perdu son sourire l''espace d'un court instant, et Anne-Alexia avait bien cru sur le coup lui avoir posé une question dérangeante. Mais elle se rassura immédiatement après la réponse de Cassy, manquant de pousser un petit soupir de soulagement. Ah, donc, c'était pour son frère...Voilà qui expliquait tout. C'était parce que ce livrez n'était pas pour elle qu'elle s'était tant inquiétée de le voir passer sous les pieds des passants qui continuaient leur route le long de la grande avenue pavée. Anne-Alexia se sentie cependant quelque peu plus mal, elle espérait que la jeune Noble au cache-oeil n'allait pas se faire disputer par son frère, au cas où elle aurait abîmé le livre plus que celle qui lui faisait face ne le prétendait en marchant dessus. La rousse avait beau être égoïste passablement méchante, elle possédait tout de même un cœur, et détestait le fait que les autres puissent être disputés par sa faute, surtout quand, dans le cas de Cassy, la faute lui incombait entièrement, et n'était en aucun cas celle de son interlocuteur. Enfin...Son frère, hmm? Alors Cassy avait un frère? Sans qu'elle sache pourquoi, elle penchait plus vers un grand-frère qu'un petit frère. Peut-être à cause de ce qu'elle pouvait voir du livre? Probablement. Ce n'était pas le genre de livres que réclamait un garçon de quinze ou quatorze ans, à moins de n'être vraiment passionné par...Et bien, ce que contenait ce livre. Et comme Cassy semblait être de son âge, c'est à dire seize ans environ...Enfin, tout ça pour dire qu'elle pensait que la jeune fille avait un grand-frère. Information anodine? Pas pour Anne-Alexia. Cela leur faisait, si elle avait raison, un point commun. Et pour qu'elle puisse s'entendre avec quelqu'un, la jeune femme à la robe blanche avait besoin de points communs, sans ça, elle n'arrivait jamais à rien...N'importe lequel faisait l'affaire.

«En tout cas, je suis certaine que les personnes à qui sont destinés ces cadeaux seront ravis. C'est une très gentille attention.»

Anne-Alexia répondit à cette remarque par un petit hochement de tête et un plus grand sourire. Au moins cette prénommée Cassy ne semblait-elle pas grossière et impolie. Car elle avait rencontré des Nobles de ce gabarit plusieurs fois dans sa vie, et la discussion qui s'en suivait était loin d'être calme et détendue, et loin d'être également intéressante d'une quelconque manière que ce soit. Anne-Alexia ne demandait pas forcément à ses amies de lui tenir des discours philosophiques ou scientifiques dignes des plus grands savants,elle en aurait été elle-même incapable, de plus, mais il était évidemment plus agréable qu'elles possèdent un minimum de culture générale et une connaissance poussée des règles de respect et de la vie en société. Sans les principes de base de cette vie en société, comment pouvait-on espérer se faire apprécier au sein du château? La Noblesse était une classe sociale qui demandait beaucoup d'efforts de la part de ses membres pour bien se faire voir. Les titres et l'argent ne suffisaient plus à ce niveau-là; L'érudition et les bonnes manières venaient s'ajouter à cette longue liste de qualités dont on se devait d'être pourvu, au moins en apparence. Il ne fallait pas penser que c'était là une tache aisée que d'évoluer dans ce milieu privilégié: Cela demandait trois fois plus d'efforts que de faire cuire des petits pains à cinq heures du matin. Oh, la Noble aux yeux bleus ne cherchait pas à insulter les boulangers, oh que non! Ils étaient nécessaires à la vie de ce pays, eux aussi. Simplement, on pensait à tort leur travail plus dur que celui des Nobles. A croire que quand la tache n'était plus manuelle, on pensait cela aisé. Ce qui était vraiment idiot. Le travail intellectuel et le travail de présentation demandaient eux-aussi beaucoup d'efforts. Pas des efforts du même genre, mais des efforts tout de même.

«Oh, mais vous avez peut-être à faire? J'ai tendance à penser que personne n'a jamais rien à faire, mais ce n'est peut-être pas votre cas..., je n'aimerais pas vous embarrasser d'une quelconque manière, si c'est le cas.»

A l'entente de cette phrase, Anne-Alexia sortie brutalement de ses pensées, fixant un instant Cassy sans savoir quoi faire, avant de négativement secouer la tête. Elle n'aurait jamais eu le temps de faire ses autres achats, de toute façon, et puis le quartier commerçant serait toujours là demain; En revanche, si elle quittait son interlocutrice sur le champ, elle n'était pas certaine de réussir à la revoir avant un moment. Or, elle avait bien l'intention de devenir amie avec Cassy; Elle avait l'air gentille, polie, et ne semblait pas du tout encline à la méchanceté gratuite. Oh, elle pouvait se tromper, mais elle ne le pensait pas, sincèrement. Et puis, qui ne tente rien n'a rien, non? Elle devait essayer, elle verrait après de quoi il en retournerait.

« Non, vous ne m'embarrassez pas du tout, je n'ai plus rien de spécial à faire ici, répondit Anne-Alexia en haussant les épaules, comme elle le pouvait, Je pourrais toujours retourner faire mes achats demain, on ne sait jamais. Au cas où je trouverais quelque chose d'intéressant pour un autre de mes proches. »

Elle marqua une légère pause, reprenant, après seulement quelques secondes de blanc, rythmées par les bruits des discussions des passants qui se pressaient autour d'elles:

« Alors ce livre est pour votre frère? J'ose espérer qu'il est aimable. Je ne voudrais pas que vous vous fassiez réprimander pour l'avoir abîmé, alors que c'est moi qui ai par mégarde marché dessus. »

Elle afficha un petit sourire désolé suite à cette phrase. Oui, elle l'espérait vraiment. Ce serait bien trop dommage pour Cassy, sinon. Elle n'avait vraiment rien fait, la pauvre.

[Arrête, j'ai faillit faire pareil...X'D-Et je n'aime pas mon poste. Mais c'est habituel, ça. MAIS JE L'AI FAIT, AH AH AH...@___@]

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But you leave me feeling frozen...

Choking back emotion,
I try to keep on hoping for a way,
a reason for us both to come in close,
I long for you to hold me, and though my dream is
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The object of your passion, but it's hopeless...

I can be all you need,
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MessageSujet: Re: Daily Routine.{Libre.XD}[TERMINE]   Mer 20 Oct - 20:59

{AHA, JE T'AI REPONDU! Et j'aime pas mon poste, mais ça ira mieux demain. Ou pas. Ca reste à voir.8D

Mais t'façon il est fait il est fait, t'cheu..., je vais pas le refaire demain si je l'aime toujours pas, pas folle...X'D}

Cassy était mieux que personne bien placée pour savoir à quel point il était désagréable d'avoir des secrets. Pas des secrets du genre de ceux que l'on confiait à un ami ou un confident, et qui s'ils étaient révélés n'entrainaient qu'une perte de confiance et une vague honte, tout au plus : non, le genre de secrets que l'on devait garder pour soi et soi seul. Les secrets lourds, dont on craignait à chaque fois que la discussion partait sur ce sujet qu'ils allaient inévitablement être découverts, et que notre vie en sera changé. La demoiselle aux cheveux clairs savait comme tout le monde garder pour elle ce que d'autres lui confiaient, mais ne parlait elle-même que peu. Non pas qu'elle n'arrivait pas à faire confiance aux autres, simplement qu'elle ne tenait pas à parler de certaines choses. Si sa vie avait l'air d'être parfaite et qu'elle-même avait l'air d'être la plus normale des adolescentes, avec son lot de défauts et de qualités et ses petits menus soucis personnels, alors elle avait l'impression, quelque part, que c'était vrai. Et franchement, c'était bien mieux comme cela. Comme malheureusement beaucoup de personnes à Illea, elle avait connu des déceptions, avait été triste et il y avait même eu des moments où, naïvement, elle avait cru qu'elle ne s'en sortirait pas. Comme cela lui semblait ridicule, à présent..., mais toujours est-il que ç'avait été le cas. Elle avait perdu des proches, et avait un mal fou à s'en remettre, bien que cela ne datait pas d'hier ; les cicatrices semblaient lui coller à la peau, la lançant doucement mais régulièrement, comme pour lui rappeler que sa vie était loin d'être parfaite et qu'elle ne pourrait jamais être tout à fait heureuse. La jeune fille devait bien avouer que, parfois, elle avait l'impression de n'avoir le choix d'absolument rien dans sa vie, que tout lui était dicté et qu'elle n'avait d'autre possibilité que celle de suivre le chemin qu'on lui avait tracé, qu'il lui plaise ou pas. Certes, par la suite elle positivait et se disait qu'elle était libre de penser ce qu'elle voulait, d'apprécier qui elle voulait et même, pourquoi pas, d'aimer qui elle voulait. Mais tout cela semblait si dérisoire! Il ne fallait pas se méprendre, Cassy aimait sa vie et n'en aurait changé pour rien au monde, considérant que quand on est plus heureux que la moyenne et que l'on possède tout ce que l'on désire, désirer changer de vie serait égoïste et ridicule. Cela ne l'empêchait pas de protester parfois, ce qui était somme toute tout à fait normal. La demoiselle était quelqu'un de cérébrale, elle réfléchissait sans cesse à des sujets divers et variés et laissait plus que souvent son esprit voguer dans le pays de son imagination, s'inventant chaque jour un peu plus de choses merveilleuses à observer quand elle s'ennuyait ou même lorsqu'elle s'endormait, le soir. Somme toute, elle aurait bien aimé pouvoir raconter tout ce qui lui passait par la tête, tout ce qu'elle aimait et aurait voulu faire, ce qui la dérangeait et ce dont elle rêvait à quelqu'un. Malheureusement, il lui semblait en ce moment avoir perdu toutes les personnes dont elle était réellement proche, et cela la peinait fortement. Maude n'était pas en état de parler de ce genre de choses avec elle, et elle était déjà très heureuse de pouvoir avoir une conversation à peu près censée avec elle sans pour autant ajouter des complications inutiles. Nicolas était mort. Et Samuel, à qui elle racontait presque tout, avait dorénavant dix-neuf ans : il avait sa propre vie, sa femme et son enfant, et il devait s'occuper d'eux-sans parler de Dany, et de tout les problèmes qu'il pouvait bien avoir concernant leur relation et celles de Dalia. Il l'écoutait bien sûr avec attention quand il la voyait, et elle faisait de même ; mais ce n'était plus tout à fait comme avant, et elle n'avait pas envie de le déranger avec d'inutiles considérations ou des rêveries sans importance. En général Cassy aimait s'assoir au bord d'une fenêtre, quand tout le monde était sagement parti se coucher, et respirer calmement l'air frais de la soirée. Cela l'aidait à avoir un regard plus objectif sur les choses, et d'arrêter de se lamenter pour un rien. Elle avait des amies qu'elle appréciait, et ses parents et ses frères étaient toujours là pour elle : elle n'avait réellement pas de quoi se plaindre, lui semblait-il. Restait toutes ces choses qu'elle gardait pour elle et qu'elle n'avait le droit de partager avec personne, mais elle s'était presque habituée à leur présence au creux de son estomac, à présent. Et puis qu'en dire? Pour sûr, elle aurait aimé parler avec sa mère de son attirance pour les filles, par exemple, ne serait-ce que pour être rassurée. Mais la demoiselle aux yeux vairons était lucide, et était assez au fait de ce qui était autorisé ou pas, de ce que l'on pouvait dire ou pas, de ce que l'on pouvait faire et ce qui était tout à fait proscrit. Rien qu'à entendre ce que les autres, autour d'elle, avaient pu au détour d'une conversation dire de ce genre de penchant la confortait dans son hypothèse. Elle n'en parlerait pas, et mieux, tâcherait de ne plus y penser, de se concentrer sur le fait qu'elle serait bientôt fiancée et qu'elle n'aurait plus jamais à réfléchir à ce sujet. Peut-être même n'était-ce qu'une phase, qu'un passage de son adolescence, parce qu'elle était légèrement perturbée émotionellement. Oh, elle n'en savait rien. Son truc, c'était les mathématiques. Tout ce qui relevait des sentiments et de l'esprit en général, elle n'y comprenait absolument rien. Tout ce qu'elle savait était que ce n'était pas normal.

Tout comme ses yeux ou le fait qu'elle ne voit pas les 'couleurs', tiens. Amusant de constater qu'au final, peu de choses chez elle étaient normales ou bien à leur place : ni ses yeux, ni sa vue, ni ses sentiments, ni même ses goûts n'étaient ceux d'une jeune fille de Noble naissance bien comme il faut. Le tout était de le cacher, en somme, et elle pensait plutôt bien se débrouiller. Son cache-œil noir et doré, sobre mais élégant, cachait son regard troublant. Elle parvenait à faire illusion quand elle parlait à des inconnus, et peu de ses proches plus lointains n'étaient au courant de son handicap, les seuls l'étant sa famille et amis les plus proches. Quant-aux mathématiques, et bien c'était vite réglé : elle n'en parlait pas, elle ne faisait que suivre les cours de son frère-et quand il arrêterait, ce seraient les siens, seulement les siens, ce qui l'arrangeait parce qu'honnêtement son niveau en la matière était bien supérieur à celui de son ainé. Et pour le reste, ce n'était pas le genre de choses qui se voyaient extérieurement. Ou tout du moins ne le pensait-elle pas, et puis personne jusque là ne lui avait jamais fait de remarques sur ce sujet, alors tout allait bien. Elle serrait fermement son livre contre elle, craignant de ne le perdre à nouveau dans cette rue trop bruyante, quand elle se prit à penser que si elle avait pu lire dans ses pensées, sans doute Anne-Alexia serait-elle déjà loin. C'était assez triste, de se dire que si on était tout à fait soi même on ne serait pas apprécié des autres : mais c'était le lot de chacun, à vrai dire, et elle en avait bien conscience. Qui était tout blanc, qui n'avait pas un fond d'hypocrisie, encore plus particulièrement dans le milieu de la Noblesse où les apparences étaient reines? Personne, véritablement. La plus douce et aimante des femmes pouvait penser des atrocités sans nom sur quelqu'un d'autre, pour telle ou telle raison ; et le plus diplomatique et gentleman des hommes pouvait se révéler être un calculateur froid et sans cœur. La demoiselle aux cheveux assez épais, en face d'elle, devait aussi avoir ses défauts, ses points noirs qu'elle devait tenter de camoufler un maximum en société. Et même si pour l'heure Cassy la trouvait jolie, gentille, polie et tout ce qu'il y avait de plus attentionnée envers ses proches, elle savait qu'elle ne voyait qu'une toute petite partie de l'autre. Trois fois rien. Peut-être était-elle tout simplement comme cela en vérité. Peut-être pas. Contrairement à beaucoup, la jeune Noble aux longues couettes d'un joli bleu argenté ne pensait pas qu'il était important de connaître, de chercher à connaître les autres dans ce qu'ils avaient de plus intime, sous toutes leurs coutures. Quand on voulait vraiment cacher quelque chose, on y parvenait ; et après tout, il devait bien y avoir une raison, s'ils prenaient tant de soin à ne pas le laisser paraître au grand jour. Ce genre de confidences et de remarques venaient naturellement quand on connaissait très bien quelqu'un, rien ne servait de presser le processus. Cassy se contentait de gentiment regarder ce qu'on voulait bien lui montrer, et attendait que l'autre daigne se dévoiler ou pas. Parler avec un hypocrite plein de bonnes manières et ne laissant rien paraître de sa fourberie était bien plus agréable la plupart du temps que d'entretenir une conversation avec quelqu'un de trop franc et désagréable envers vous. Il fallait se contenter de ce que l'on avait, parfois. Si cette jeune fille avec ses grands yeux en amande lui semblait agréable, elle ne tenait pas à se demander ce qu'elle pouvait bien cacher. Quelle tristesse, d'être aussi méfiant de tout et tout le monde : elle ne l'aurait pas supporté.

« Non, vous ne m'embarrassez pas du tout, je n'ai plus rien de spécial à faire ici. Je pourrais toujours retourner faire mes achats demain, on ne sait jamais. Au cas où je trouverais quelque chose d'intéressant pour un autre de mes proches. »

Ah. Cassy ne put s'empêcher de sourire plus chaleureusement suite à cette réponse, soulagée de ne pas lui causer d'ennuis-dans le sens strict comme figuré, d'ailleurs. Lui faire regretter d'être venue ici n'était nullement son but bien entendu, pas plus qu'elle ne tenait à l'empêcher de faire ce qu'elle avait à faire si elle était occupée. Mais comme vraisemblablement elle ne l'était pas particulièrement, tout allait pour le mieux. Cela devait vouloir dire qu'elle ne la détestait pas, sinon elle aurait sans doute sauté sur l'occasion pour s'échapper et partir en quatrième vitesse ; voilà n bon point. Non pas qu'elle ait fait quoi que ce soit de mal de son point de vue, mais sait-on jamais : parfois les autres ne nous aimaient pas sans raison, ou pour des motifs qui nous échappaient complètement. Ce n'était pas forcément très agréable, mais on n'y pouvait généralement pas grand chose. Or Cassy n'était nullement d'humeur à se faire des ennemis, bien au contraire. Elle avait toujours préféré entretenir des liens cordiaux, si ce n'était amicaux, avec les personnes qu'elle pouvait bien croiser au gré de ses promenades ou de ses investigations dans le château-ou fort malheureusement encore de sa maladresse, comme présentement.

« Alors ce livre est pour votre frère? J'ose espérer qu'il est aimable. Je ne voudrais pas que vous vous fassiez réprimander pour l'avoir abîmé, alors que c'est moi qui ai par mégarde marché dessus. »

Cassy fit un léger mouvement de tête de gauche à droite, souriant de plus bel. Oh non, ce n'était sûrement pas Samuel qui allait crier étant donné que ce n'était pas son livre. Et à bien y penser, même si ç'avait été le sien, il aurait plutôt été content de ne pas avoir à l'étudier qu'autre chose. Il lui aurait peut-être demandé le nom de la galante demoiselle ayant eu la simple mais néanmoins formidable idée de marcher sur son livre de mathématiques-alias torture mentale-et qui sait, ç'aurait peut-être été le début d'une grande amitié entre eux. Si elle savait, elle ne se serait pas fais de souci un seul instant.

«Oh non, ne vous en faites pas, répondit-elle en riant légèrement. Mon frère est tout ce qu'il y a de plus aimable, il ne s'énerverait pas pour si peu. J'aime à penser qu'il est assez mature et patient pour gérer ce genre de problèmes, bien qu'il m'arrive d'en douter sérieusement.»

Elle laissa s'écouler un bref instant, desserrant doucement son emprise sur son livre, puis reprit sur le même ton enjoué :

«Je ne vous cache pas que même si je les adore, parfois, mes frères m'ennuient. Avez vous des frères ou sœurs, pour votre part?»
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MessageSujet: Re: Daily Routine.{Libre.XD}[TERMINE]   Ven 3 Déc - 17:53

Chaque jour en se promenant dans les couloirs, Anne-Alexia croisait des personnes pour lesquelles elle imaginait que la vie ne devait pas être aisée tous les jours. La jeune fille aux cheveux roux ne pouvait, devant de telles constations, qu'admettre qu'elle avait eu bien de la chance que de naître comme elle l'était; Riche certes, mais également entourée de parents aimants qui voulaient le meilleur pour leurs enfants, d'un grand-frère attentionné, d'une capacité à apprendre les bonnes manières relativement développée, et d'un physique qui ne faisait pas naître une grimace sur le visage de quiconque lui adressait la parole. Non, vraiment, comparé à certains Anne-Alexia Henrin-Klemens n'avait rien de quoi elle puisse se plaindre sans exagérer ou faire preuve d'une mauvaise foi évidente. La beauté, par exemple, on la pensait offerte à toutes les personnes de nobles origines, mais c'était là quelque chose de tout à fait faux, il fallait le savoir. La nature avait son lot de mystères, et distribuait ses dons de manières éparses aux différentes âmes qui peuplaient cette Terre. Pour s'être promenée quelques fois dans les rues, comme maintenant, la jeune femme aux yeux bleus avait pu voir des villageoises qui étaient bien plus belles que beaucoup de leurs consœurs Nobles, et ce même sans maquillage et tenues qu'on jurait fabriquées par les anges. De même, certaines Nobles n'étaient pas si jolies que ça. Seulement, le maquillage réussissait à créer assez bien l'illusion pour qu'on s'y trompe. Sa belle-sœur, par exemple, elle en était pire que persuadée, sans maquillage sur son si précieux visage ne serait pas plus jolie qu'un crapaud. Elle aurait donné n'importe quoi pour la voir au réveil, décoiffée et sans ses belles et trop riches robes; Ça aurait été, de l'avis de la jeune fille aux yeux bleus foncés, quelque chose de profondément hilarant et inoubliable. Bon, se reprit-elle quasiment immédiatement après, sûrement en aurait-elle reçu le douloureux contre-coup par la suite, mais pour voir ce spectacle, ça en valait peut-être la peine, tout de même, de se mettre de la sorte en danger.

Vincent espérait qu'elles s'entendent, mais c'était bien vain et naïf que de continuer à l'espérer, surtout après toutes ces années de disputes et tous ces bassesses qu'elle s'étaient faites à tour de rôle pour se rendre la vie impossible. Elles ne s'entendraient jamais, c'était tout bonnement inimaginable, et il allait falloir commencer à voir la vérité en face, pour ne pas être trop déçu par la suite. Sa mère se désolait souvent de la conduite de sa fille, qui ne semblait faire aucun efforts pour bien s'entendre avec la 'charmante et fort convenable' fiancée de son frère aîné. Ah, pour sûr, c'était facile de jouer les Saintes lors des visites quand nos parents étaient amis! Anne-Alexia détestait profondément cette femme aux ternes cheveux blonds. A ses yeux, il n'y avait pas plus fausse et détestable que cette sorcière qui avait osé lui voler son grand-frère. Elle méritait la potence rien que pour ça: Et Anne-Alexia aurait été ravie de la voir s'y tenir, c'était chose certaine, aussi cruel que cela puisse paraître. Elle savait de toute façon que, de son côté, elle en pensait exactement la même chose.

«Oh non, ne vous en faites pas, (Fit la jeune femme avec un petit rire, après l'avoir au préalable rassurée d'un mouvement de tête) Mon frère est tout ce qu'il y a de plus aimable, il ne s'énerverait pas pour si peu. J'aime à penser qu'il est assez mature et patient pour gérer ce genre de problèmes, bien qu'il m'arrive d'en douter sérieusement.»

Anne-Alexia laissa son sourire s'agrandir suite à cette réponse, songeant qu'elle devait probablement en voir de toutes les couleurs avec ce dit frère. Cela lui rappelait sa propre situation, et elle se demanda l'espace d'un instant si le frère de Cassy était aussi...Mature que Vincent, disons. Car si c'était le cas, elle la plaignait sérieusement! Pas qu'elle détestait Vincent d'une quelconque façon, au contraire, elle l'adorait plus que tout au monde, seulement voilà: A agir comme un garnement de dix ans plus de cinquante pour cent du temps qu'ils passaient ensemble, il était souvent agaçant, à la longue. Il fallait savoir le supporter, c'était un fait, ce qu'elle faisait, elle le pensait, avec une patience admirable par ailleurs. A vingt-trois ans, il ne semblait pas encore avoir trouvé la maturité qui lui avait toujours cruellement fait défaut par le passé. Mais c'était bien comme ça, au final: Si son frère avait soudainement été responsable et ne s'était plus amusé d'un rien, toutes ses exclamations inutiles lui auraient horriblement manqué. Il fallait savoir rester jeune dans sa tête quand le corps ne l'est plus tellement que ça. Tant qu'on sait retrouver un minimum de sérieux quand la situation l'exige, Anne-Alexia ne voyait pas le problème à s'écrier encore et aller jouer dans la neige quand celle-ci tombait parfois en hiver.

Quoique...Quand elle voyait son père, parfois, elle se demandait si ça n'aurait pas été mieux qu'arrivés à un certain âge, les hommes deviennent matures. Parce que mince, quand même...Sa pauvre mère! C'était réellement incroyable qu'elle ait réussi à tenir durant toutes ces années sans devenir folle. On aurait du lui remettre une médaille pour ça; Elle la méritait sincèrement.

«Je ne vous cache pas que même si je les adore, parfois, mes frères m'ennuient. Avez vous des frères ou sœurs, pour votre part?»

Ses frères? Alors elle en avait plusieurs? Anne-Alexia se sentit dans l'obligation de lui retourner la question une fois qu'elle y aurait elle-même répondu. Des frères, oui, elle en avait, un seul. Des sœurs, non, bien qu'elle en ait très envie encore maintenant. La jeune rousse s'était toujours demandé ce que cela pouvait faite d'être une famille nombreuse, de trois, quatre, cinq, voir plus enfants. De ce que lui avait dit son interlocutrice, elle pouvait en déduire qu'ils étaient au moins trois dans sa famille, ce qui était un petit nombre déjà. Alàlà, si seulement elle pouvait avoir un petit frère ou une petite soeur!

« J'ai un frère de sept ans mon aîné, répondit Anne-Alexia dans un sourire, qui est sans doute loin d'être aussi mature que votre frère. Vincent Henrin-Klemens, ajouta-t-elle, je ne sais pas si ce nom vous dit quelque chose. »

Elle laissa s'écouler un petit instant de silence, puis reprit, enjouée, la bonne humeur de celle qui lui faisait face décidément bien communicative:

« Vous avez deux frères, alors? Je vous envie. J'aurais beaucoup aimé avoir un petit frère ou une petite soeur, pour ma part, mais mes parents ne pensent malheureusement pas que ce soit une très bonne idée (Elle s'arrêta pour pousser un petit soupir). Mais comme j'aurais un neveu ou une nièce sous peu, je le pense, quelle importance, au final. Quel âge ont vos frères, par ailleurs? Sont-ils mariés, fiancés...? Pour l'instant, je suis bien contente de ne pas l'être moi-même! »

Ça faisait beaucoup d'un coup, se dit Anne-Alexia avec du recul. Oh, puis ça importait peu, finalement; Pour une fois qu'elle se sentait d'humeur à parler, elle espérait qu'elle n'allait pas embêter Cassy avec ses questions. Sinon...Elle allait s'en vouloir, pour le coup, c'était sûr.

[Un postito muy beno, yay! Je viens de me rendre compte à quel point c'était plus agréable de RP sans checker le nombre de mots et chercher à faire plus à chaque fois.XD~]

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MessageSujet: Re: Daily Routine.{Libre.XD}[TERMINE]   Mer 5 Jan - 19:40

{Bah voualà, c'est mon poste. J'ai la gueule défoncée, j'ai limite l'impression d'avoir bu jusqu'à la lie hier soir et d'en subir les contrecoups aujourd'hui...X'DDD

Respecte ce poste, maintenant, et je respecterais le tiens.@__@}

Cassy souriait, oui. C'était bien plus agréable que de pleurer, c'était certain ; et puis de toute façon, elle était de bonne humeur. Ce n'était pas si rare, mais à chaque fois qu'elle se surprenait à sourire de la sorte, cela la mettait de meilleure humeur encore. Comme si le fait de se savoir heureuse lui était bénéfique, en quelque sorte-et c'était certainement le cas, après tout. Il fallait dire que parfois, en se levant, la jeune fille se sentait mal, triste, fatiguée, et n'avait aucune envie de faire quoi que ce soit. Son reflet ne lui plaisait pas, elle se désolait de son monde gris et terne, détestait sa vie et rêvait d'un monde où tout ce qu'elle n'avait jamais pu avoir se serait trouvé à portée de main. N'était-ce pas déplacé, comme réaction? De se plaindre, alors qu'elle n'avait pas tant de raison de le faire. Peut-être que pour d'autres ça aurait paru égoïste, mais pour sa part la demoiselle aux yeux vairons ne voyait pas les choses sous cet angle. La vie de Noble n'était pas si simple, n'importe qui aurait pu corroborer ses dires ; ça l'était encore moins quand on ne coulait pas tout à fait dans le moule, et que l'on ne parvenait pas à être indifférent aux remarques moqueuses. Heureusement pour elle, Cassy était jolie. Heureusement pour elle, elle apprenait vite. Et heureusement pour elle, son caractère lui permettait de ne pas trop se démarquer. En revanche, le bout de tissu noir et doré qui cachait son œil droit suffisait à attirer des regards curieux partout où elle allait. Son œil doré aurait été la première chose qu'elle aurait voulu changer dans son apparence, si on lui avait accordé un vœux. Et quoi de plus normal? Même elle, pour qui le mot 'couleur' ne voulait rien dire, voyait la différence de teinte entre ses deux iris. Alors pour les autres, sans doute cela devait-il être encore plus frappant. Dérangeant. Le cacher était plus judicieux, elle le savait pertinemment. Le sourire de la jeune fille aux longs cheveux bleus ne vacilla pas, malgré les pensées négatives qui pouvaient aller et venir dans son esprit. Elle y était habituée, ce n'était rien de grave. Qu'on lui fasse des remarques sur son œil l'attristait, mais elle se consolait en se disant qu'elle n'y pouvait rien. Cela mis à part, il ne lui semblait pas qu'on se moque d'elle : comme elle l'avait dit, elle avait un physique tout à fait acceptable. Oh, si ; son poids, peut-être. Oui, son poids était une réelle préoccupation, et elle y prêtait une attention extrême. Être ne serait-ce que légèrement en surpoids l'effrayait au plus haut point, ce qui l'avait amenée à se retrouver dans le travers inverse. Peut-être était-elle un peu trop mince, à présent? Hm..., c'était moins grave que l'inverse, à ses yeux, alors peu importe. Tant que ce n'était pas inesthétique et dangereux pour sa santé, cela lui convenait tout à fait.

Pour être tout à fait honnête, Cassy n'avait jamais été parmi celles qui se satisfaisaient de ce qu'elles avaient, de toute façon. Elle trouvait toujours quelque chose à redire, et enviait plus que de raison les personnes qui croisaient son chemin. Plus gentilles, plus belles, plus drôles, plus normales..., en bref, mieux. Ce qui pouvait vite devenir agaçant, quand on passait un peu de temps avec elle. Mais elle n'y pouvait rien, elle avait besoin d'être rassurée, complimentée pour se sentir bien. Pas sans cesse, mais de temps en temps elle avouait avoir besoin d'une certaine reconnaissance ; ce devait être un peu pareil pour tout le monde. Son œil visible restait posé sur son interlocutrice, ni dans le vague ni trop insistant pour autant. Tout de même, se dit-elle, elle espérait vraiment ne pas la déranger. Parce que oui, elle avait dit que ce n'était pas le cas, mais cela ne voulait malheureusement pas dire grand chose. Toute personne au fait des bonnes manières et ayant suivi des cours pour savoir que répondre et que dire savait qu'il était inconcevable de répondre à quelqu'un qu'il nous ennuyait. Jamais il ne fallait répondre une telle chose-à moins bien sûr que l'on ne cherche le conflit, ce que l'on n'était pas sensé vouloir faire, en général. La jeune fille en face d'elle ne semblait pas particulièrement en colère contre elle, et il lui avait semblé qu'elle était sincère, jusque là ; mais qui sait. Peut-être cachait-elle bien son jeu. Si c'était le cas, elle était vraiment désolée de la déranger. Mais d'un autre côté, on ne pourrait pas lui en vouloir : elle avait voulu se montrer avenante et polie, rien de plus. Il était vrai que leur rencontre n'avait pas démarrée sous les meilleurs auspices-puisqu'elle avait écrasé son livre-mais à présent qu'elles avaient engagé la discussion, elle espérait de tout cœur pouvoir garder ne serait-ce qu'un mince contact avec elle. C'était tellement triste, de toujours parler avec des personnes sans même prendre la peine de retenir leur nom..., en tout cas, Cassy trouvait cela dommage. Quand on s'entendait avec quelqu'un, il était stupide de ne pas chercher à se revoir. Pourtant, beaucoup de conversations étaient complètement fermés et stériles. Juste polies. Rien de plus.

« J'ai un frère de sept ans mon aîné, qui est sans doute loin d'être aussi mature que votre frère. Vincent Henrin-Klemens, je ne sais pas si ce nom vous dit quelque chose. »

Vincent Henrin-Klemens, hein? Cassy fouilla brièvement sa mémoire, faisant bien attention à ne pas perdre le fil de la conversation pour autant. Elle en déduit qu'elle n'avait jamais dû lui parler, et que si ç'avait été le cas alors il n'avait pas dû lui faire grande impression. Si, comme Anne-Alexia le disait, il était loin d'être mature, alors sans doute ne l'avait-elle réellement jamais croisé. Entendu parler, peut-être..., ce nom ne lui semblait pas étranger, alors ça n'aurait rien eu d'étonnant. Sept ans de plus qu'elle? Si elle avait son âge, ça devait donner quelque chose autour de vingt-trois ans. Il devait donc être plus vieux que Samuel, quoi qu'il en soit, mais à priori plus jeune que Gaël. A moins que son interlocutrice ne fasse beaucoup plus jeune que son âge, ce qui n'était pas impossible.

« Vous avez deux frères, alors? Je vous envie. J'aurais beaucoup aimé avoir un petit frère ou une petite sœur, pour ma part, mais mes parents ne pensent malheureusement pas que ce soit une très bonne idée. Mais comme j'aurais un neveu ou une nièce sous peu, je le pense, quelle importance, au final. Quel âge ont vos frères, par ailleurs? Sont-ils mariés, fiancés...? Pour l'instant, je suis bien contente de ne pas l'être moi-même! »

Le visage de la jeune Noble s'illumina, contente de constater que d'après le ton de la jeune fille aux yeux en amande elle était plutôt encline à la conversation. Eh bien, tant mieux! Elle aurait été embêtée de se retrouver face à un mur de silence, elle devait bien l'avouer. Quand une seule personne sur les deux parlait, la conversation tournait vite au monologue, et ce n'était agréable pour personne. Il était encore moins agréable de parler avec quelqu'un qui montrait clairement son envie de s'éclipser dès que possible, cela étant..., enfin. Maintenant, elle savait que son frère devait au moins être fiancé, s'il n'était pas déjà marié-elle n'aurait pas parlé d'avoir une nièce ou un neveu, dans le cas contraire. Elle savait aussi qu'elle n'était pas fiancée, ce qui était une information non négligeable ; d'ailleurs elle-même ne l'était pas. Cassy avait toujours eu tendance à compter ses points communs avec ses interlocuteurs, quand elle cherchait à s'en faire des amis : c'était un moyen comme un autre de se rassurer et de se prouver qu'ils n'avaient aucune raison de ne pas s'entendre. Aucune d'elle n'était fiancée, donc, elles avaient toutes deux au moins un frère ainé, avaient environ le même âge et provenaient du même milieu social. Bien, ça ne s'annonçait pas si mal, non? Aucune raison de s'inquiéter.

«Ah, je suis sûre que votre frère doit être quelqu'un de bien, répondit-elle avec un léger sourire, gardant tout de même son livre serré contre elle. S'il est aussi mature que vous le décrivez, parler avec lui doit être amusant.»

Cassy laissa s'écouler un bref instant, réfléchissant rapidement à la réponse qu'elle allait donner à ses quelques questions. Ce n'était rien de compliqué, vraiment. Rien qui lui demandait une longue réflexion, en tout cas ; fort heureusement, elle connaissait l'âge de ses frères, et savait si oui ou non ils étaient mariés. Ce qui était une bonne chose, elle en était certaine. Ne pas être au courant de ces choses là aurait été bien triste, de son avis. Ou bien cela aurait démontré d'une totale mésentente au sein de sa famille, tout du moins-ce qui était loin d'être le cas.

«Eh bien j'ai deux frères ainés, qui ont respectivement dix-neuf et vingt-cinq ans et sont tout deux mariés. J'ai aussi un frère cadet, mais il n'a que trois ans, alors la question ne se pose pas, ajouta-t-elle avec un léger rire, songeant que ce pauvre Adriel avait encore un peu de temps avant de penser fiançailles et enfants. Mais je vous assure, les jeunes enfants sont aussi adorables qu'agaçants. Que ce soit mon frère ou mes neveux, ils sont plus fatigants qu'autre chose.»

Et elle le pensait : sincèrement, dès qu'ils pouvaient marcher ils devenaient insupportable. Adorables, mais insupportables. Elle se souvenait parfaitement des premiers pas d'Adriel. Oh oui, pour sûr : ça avait été la fin de sa tranquillité. Après, il n'avait pas arrêté de courir partout et de faire mille et une bêtises. Elle l'adorait, bien entendu, mais que ce soit lui ou les enfants de Gaël, ils étaient un peu trop bruyants à son goût. Et encore, ils l'étaient à peine plus que Samuel. Ah, sérieusement...

«Ah, vous n'êtes pas fiancée? Je ne le suis pas non plus, ajouta-t-elle dans un léger soupir, mais je pense que cela ne devrait plus trop tarder. Oh, mais ce n'est pas si terrible, non? J'imagine que vos parents vont vous trouver quelqu'un de bien. Enfin, je l'espère pour vous en tout cas.»
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MessageSujet: Re: Daily Routine.{Libre.XD}[TERMINE]   Dim 13 Fév - 0:42

C'était clair, aux yeux d'Anne-Alexia, ses parents la punissait en refusant de lui faire un petit frère ou une petite soeur. La punir de quoi, elle ne le savait pas, mais s'ils lui disaient non, c'est qu'il devait bien y avoir une raison! Autre que celles qu'ils s'évertuaient de coutume à lui donner, à savoir qu'avoir un enfant n'était plus de leur âge, qu'il y aurait trop de différence entre le cadet et l'aîné et que ça serait un problème, qu'ils ne supporteraient pas de devoir encore une fois passer par les cris la nuit et les pleurs le jour...Ce genre de discours révoltait clairement la jeune fille, qui voyait là-dedans un horrible manque d'instinct maternel et paternel. La rousse voulait un petit frère ou une petite soeur, et à partir du moment ou sa très chère mère n'était pas aussi ridée qu'une figue, elle pouvait encore avoir des enfants, voilà. Seulement, la jolie petite fille n'avait pas été habituée au 'non' dans son enfance, et parce qu'elle avait toujours eu les robes et les jouets qu'elle avait demandés, elle ne comprenait pas qu'on puisse lui refuser quelque chose, ce refus lui paraissant alors hautement injuste, et injustifié qui plus est. Anne-Alexia se savait capricieuse, dans une certaine mesure, mais avait encore du mal à voir les limites de ses actes, et à quel point elle pouvait être agaçante quand elle s'y mettait franchement. Toutefois, on eu pu trouver au sein du château des dizaine et des dizaine de jeunes femmes et jeunes hommes comme elle. Habitués à être gâtés sans aucune restriction, la plupart d'entre eux ne supportaient pas, arrivés à l'âge adulte, qu'on leur refuse la moindre petite chose. Ce n'était pas l'idéal d'ainsi gâter ses enfants, mais quand deux parents aiment leur enfant, c'est tout à fait normal qu'ils cherchent à lui faire plaisir par tous les moyens possibles, le plus aisé étant de lui offrir ce qu'il demandait pour ne pas avoir à voir ses larmes couler et le rendre triste. Et il y avaient ceux qui ne voulaient pas entendre leur enfant crier, aussi, et qui le faisaient taire en lui donnant ce qu'il désirait. Anne-Alexia se plaisir à penser malgré tout que si ses parents l'avaient gâtée dans son enfance et continuaient de le faire aujourd'hui, quoi que différemment, c'était car ils l'aimaient, et non car elle les embêtaient et qu'ils en avaient assez de l'entendre se plaindre et gémir. Même si le trois quart des mariages étaient des mariages de raison...La jeune fille aux yeux foncés pensait que les parents se devaient de tout de même aimer leurs enfants!

Elle ne pouvait s'imaginer le contraire. Des parents qui détestaient leurs enfants...C'était là quelque chose de bien étrange selon elle, bien qu'elle savait qu'ils en existaient, parfois même à quelques portes d'elle. Mais la vie des autres, sauf pour en sortir des rumeurs gênantes, elle ne fouillait pas dedans. Laissant son regard vaguement se perdre à sa droite, elle se demanda pourquoi elle avait tant besoin de chercher des squelettes dans les placards des autres, en créant un au besoin, une famille parfaite n'existe de toute manière pas, il y a toujours quelques araignées au plafond, même si elles sont bien cachées dans un coin. Elle trouvait toujours quelque chose à redire sur les autres, et ce bien qu'elle ne les détesta pas réellement, souvent. Mais, c'était tellement drôle de ne pas être la personne qui se fait charrier! Si vous ne vous moquez, c'est de vous que l'on se moquera, règle tacite qu'elle avait eu le loisir d'observer plusieurs fois autour d'elle. Et Anne-Alexia détestait qu'on dise quelque chose sur elle, elle le détestait. A qui cela aurait-il plu? Reposant ses deux orbes bleus sur on interlocutrice, elle se dit que Cassy n'avait pas l'air d'être le genre de personne qui se faisait battre par ses parents ou proférait des infamies à l'encontre des autres. Mais, se reprit vite la rousse, l'habit ne fait pas le moine, et c'est pour cette raison qu'uniquement se fier à ce que celui que l'on a en face de nous 'semble être' est une énorme erreur. Gardant pendu sur ses lèvres ce sourire qu'elle espérait aimable, elle écouta Cassy parler, faisant attention au moindre de ses mots, ne désirant en aucun cas perdre le fil de la conversation:

«Ah, je suis sûre que votre frère doit être quelqu'un de bien. S'il est aussi mature que vous le décrivez, parler avec lui doit être amusant.»

Anne-Alexia leva ses yeux au ciel avec un petit sourire en entendant cela. Oh oui, c'était pire qu'amusant, même! Disons qu'il fallait être bien accroché et surtout, surtout, armé d'une patience de fer. Sinon, bonjour la crise de nerfs! Ce que cela pouvait faire mauvaise langue, tout de même. Un jour, quelqu'un allait croire qu'elle détestait réellement son frère, à parler de lui de la sorte. Non non. Elle adorait son frère aîné, mais il était épuisant. Mais elle l'adorait, elle pouvait le jurer devant Dieu, elle ne s'en remettrait jamais si quelque chose lui arrivait. Vincent était son grand frère, et, bien...Elle l'aimait, tout simplement.

«Eh bien j'ai deux frères ainés, qui ont respectivement dix-neuf et vingt-cinq ans et sont tout deux mariés. J'ai aussi un frère cadet, mais il n'a que trois ans, alors la question ne se pose pas. Mais je vous assure, les jeunes enfants sont aussi adorables qu'agaçants. Que ce soit mon frère ou mes neveux, ils sont plus fatigants qu'autre chose.»

Les yeux de la jeune femme à la robe blanche s'agrandirent sensiblement, et son esprit ne mit pas longtemps à faire le compte. Trois frères? Ils étaient donc quatre enfants dans sa famille? Vingt-cinq, dix-neuf, trois...Soit vingt-deux ans d'écart entre le plus âgé et le plus jeune. Ah ah! Dans un réflexe puéril, Anne-Alexia se promit d'aller reporter ceci à ses parents, histoire de leur démontrer que d'autres avaient des enfants tard et avec beaucoup d'années d'écart. Une fois cette constatation faite, la plus jeune des Henrin-Klemens se demanda ce que pouvait bien être la vie de sa compagne de discussion aux longs cheveux. Quatre enfants, c'était déjà un petit nombre, bien qu'elle eu vu plus au cours de sa vie. En plus de cela, ses frères, qui étaient tous deux mariés, devaient avoir des enfants, comme elle avait parlé de neveux. Une grande famille, en somme.

Vingt-cinq ans. Tiens, son frère aîné avait seulement deux ans de plus que Vincent. Peut-être se connaissaient-ils, qui sait?

«Ah, vous n'êtes pas fiancée? Je ne le suis pas non plus, mais je pense que cela ne devrait plus trop tarder. Oh, mais ce n'est pas si terrible, non? J'imagine que vos parents vont vous trouver quelqu'un de bien. Enfin, je l'espère pour vous en tout cas.»

Anne-Alexia hocha sa tête, songeant qu'elle et Cassy avaient tout de même un minimum de points communs. Cela lui plaisait bien, elle avait toujours détesté parler à des personnes au caractère diamétralement opposé au sien, le courant ne passait en général pas dans ces conditions. Elle était heureuse de ne pas avoir marché sur le livre d'une personne particulièrement aigrie et violente!

« Ah...Je suis certaine que mes parents me trouveront quelqu'un de bien. Mais je ne suis pas pressée pour autant, je profite du temps qu'il me reste avant de devoir fonder une famille. Je ne me sens pas prête à porter la bague au doigt, pour l'instant. Quoique les fiancailles n'ont guère eu l'air de changer la vie de mon frère. plaisanta-t-elle avec un petit rire.

Puis marquant une courte pause, elle reprit, ne désirant pas faire s'éterniser le silence:

« Trois frères et des neveux...Et bien, vous m'avez tout l'air de posséder une grande famille! Je vous avouerais que j'ai toujours aimé les enfants, alors bruyants ou non...Et puis, c'est mieux d'être bien entouré, ne croyez vous pas? »

De son avis, être seul devait être un supplice. Elle, aurait au moins deux enfants. Et ça, que son futur mari soit d'accord ou non.

[Ca m'étonnerait pas, t'es qu'une saoularde. Et arrête de me critiquer, sale chienne, ou je tue Cassy.XD]

_________________


******

Handsome, tender, soft,
Why do you look right through me?
Thinking "No",
I can't deny my feelings, growing strong,
I try to keep believing, dreaming on,
And every time I see you, I crave more,
I wanna pull you closer,
But you leave me feeling frozen...

Choking back emotion,
I try to keep on hoping for a way,
a reason for us both to come in close,
I long for you to hold me, and though my dream is
slowly fading, I wanna be
The object of your passion, but it's hopeless...

I can be all you need,
Won't you please stay with me?
Apologies, might-have-been's,
can't erase what I feel,
Malchik gay.


******

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MessageSujet: Re: Daily Routine.{Libre.XD}[TERMINE]   Dim 27 Mar - 19:59

{Je HAIS mon poste, mais je l'ai fait. En plus je voulais absolument mettre 'sortir ensemble' au lieu de 'rentrer ensemble'. Pauvre Cassy, tant qu'à passer pour une barge...X'DDD}

Cassy avait appris à faire la conversation comme un autre aurait appris à cuisiner ou bien à tailler le bois. Cela faisait partie intégrante de son éducation, et si elle parvenait à parler correctement sans désintéresser son interlocuteur, alors cela pouvait correspondre à une réussite aux yeux de ses parents. Elle, pour sa part, trouvait cela légèrement ridicule. Pour autant, elle n'irait jamais le dire à qui que ce soit, et évitait tout simplement de trop y penser. Ça aussi, ça faisait partie de son éducation. Savoir quoi dire et quand se taire, savoir quels sujets il valait mieux éviter de peur de ne se tromper ou de dire quelque chose qu'il ne fallait pas. Tout était question de nuances, de politesse, de savoir-vivre. En quelque sorte, elle pensait pouvoir dire qu'on les empêchait de penser par eux-même. On leur disait quoi dire, où aller, quand parler, comment marcher, quoi porter ; on leur apprenait même à offrir des sourires factices à tout va. Cela aurait sans doute semblé choquant pour quiconque n'y était pas habitué : pour Cassy, cela faisait partie du quotidien, ni plus ni moins. Cela ne lui faisait ni chaud ni froid. Il fallait se plier aux circonstances pour réussir dans la vie, pour ne pas faire honte à ses parents ou tout simplement ne pas être rejetée. Se conformer à la normalité, même si on était différent à la base. C'était bien la raison pour laquelle jamais elle n'aurait été crier à qui voulait l'entendre qu'elle aimait les mathématiques plus que les discussions autour d'un thé : cela aurait semblé trop étrange. Non. Comme tout le monde, elle faisait semblant. C'était ainsi. Même la jeune fille en face d'elle devait faire semblant, bien souvent ; le contraire aurait été bien étrange, dans le fond. A moins de naître avec déjà en soi et sur soi toutes les qualités requises pour être apprécié de tous, il fallait se forcer régulièrement. La jeune Noble aux longues couettes avait donc fait une différence, une ligne de démarcation claire entre la fille qu'elle était réellement, et celle qu'elle devait avoir l'air d'être. Parce qu'elle ne voulait pas non plus se perdre et en oublier ce qu'elle aimait vraiment au profit de ce qu'elle devait aimer, ça non. Elle connaissait des adolescentes de son âge, comme ça, qui n'avaient plus aucune personnalité. Qui faisaient ce qu'on leur demandait, qui souriaient sur commande. Qui se laissaient habiller par les servantes sans jamais protester, qui mangeaient ce qu'on leur demandait de manger, qui répétaient dans chaque conversation ce qu'on leur avait dit de répéter. Cassy n'était même pas sûre que, si on leur avait demandé quelle couleur elles préféraient, elles auraient été capable de répondre. Alors oui, quelle couleur préférait-elle? Peu importait, ce n'étaient pas à elle de choisir. C'était triste, quelque part. Même si elle agissait comme tout le monde, Cassy n'abandonnait pas sa personnalité et ses goûts pour autant. Elle dissimulait ceux qui étaient un peu trop étrange et laissait transparaître ceux qui ne l'étaient pas, pour se démarquer très légèrement du lot et faire bonne impression. Au milieu de personnes qui étaient toutes les même, c'étaient les petites différences qui comptaient. Et une fois en compagnie de personnes de confiance, proches de nous, l'on pouvait se montrer plus naturelle. Elle n'était jamais aussi détendue et heureuse qu'en compagnie de ses frères ou de ses amies, et elle remerciait le Ciel de lui accorder des moments comme ceux-là.

Chacun ses secrets et les petites choses qu'ils cachaient aux yeux de la société, sans doute. Aller chercher ceux des autres n'était pas son occupation favorite, certes, mais elle avouait se demander régulièrement, en voyant untel ou unetelle passer, ce qu'il pouvait bien cacher, ce qui chez lui était différent. Tout le monde devait bien avoir un défaut ou une sale habitude à gommer, franchement! Elle-même en avait un petit nombre déjà, et elle ne pensait pas être la pire. Preuve en était que malgré cela, elle se fondait relativement dans la masse. Tandis que d'autres se faisaient remarquer à tout bout de champ, sans même le vouloir parfois. Comme son frère, par exemple. Ou comme le frère d'Anne-Alexia, apparemment. De toute façon, c'était quitte ou double ; soit cela passait admirablement bien, soit tout le monde vous regardait de travers et parlait de vous dans votre dos. Enfin, tout le monde parlait de tout le monde dans le dos de tout le monde, alors ça n'avait guère plus d'importance. Cela ne dérangeait pas tant la jeune fille, tant que les remarques et critiques qu'on faisait d'elle ne revenaient pas à ses oreilles, plus blessante sûrement qu'elles ne l'étaient à la base. Ah..., elle aurait bien aimé être un homme, quelque part. Ils avaient plus de liberté. Oh, les villageois aussi, avaient plus de libertés ; mais là, sûrement pas. Elle préférait de loin marcher avec dix livres sur la tête et s'entrainer à sourire comme une idiote devant son miroir plutôt que de manquer de quoi que ce soit. Peut-être était-ce égoïste, peut-être n'avait-elle pas compris ce qu'il y avait de plus important dans la vie. Mais elle était pragmatique et terre-à-terre. D'accord, l'argent n'était pas important. Et d'accord, l'amour, l'amitié, la solidarité et les choses simples étaient les seules choses auxquelles on aurait dû donner de l'importance. Avait-elle le droit de dire qu'elle n'était pas d'accord? Ces gens là étaient tellement sûrs d'eux qu'ils ne l'auraient pas même écoutés. Enfin, elle doutait qu'ils auraient piétinés une pièce si elle la leur avait donné. S'ils voulaient vivre d'amour et d'eau fraiche, qu'ils le fassent jusqu'au bout, n'est-ce pas. La façon de penser des villageois la laissait bien souvent perplexe, de toute façon.

Voyant les yeux en amande de la jeune fille s'agrandir sensiblement, elle se retint de justesse de mordre sa lèvre inférieure. Peut-être n'était-ce que de l'étonnement. Hm, parce qu'elle-même n'avait pas l'air d'avoir une grande famille, alors c'était bien possible. Tant qu'elle n'avait pas dit de bêtise, alors tout allait bien. Enfin, elle l'espérait. Ce n'était pas son genre, de stresser de la sorte : mais pour une raison ou pour une autre, elle avait peur de ne commettre un impair et de vexer son interlocutrice. Ou de s'attirer son hostilité. Ou elle ne savait quoi d'autre de ce genre. Et puis être entourée de personnes d'un milieu social totalement différent, comme ça, ne la mettait pas des plus à l'aise. Sans savoir pourquoi, elle avait peur qu'ils ne lui fassent une remarque déplacée ou ne la bousculent volontairement, comme pour dire qu'elle n'avait pas le droit d'être là. Ce qui était ridicule, vraiment!

« Ah...Je suis certaine que mes parents me trouveront quelqu'un de bien. Mais je ne suis pas pressée pour autant, je profite du temps qu'il me reste avant de devoir fonder une famille. Je ne me sens pas prête à porter la bague au doigt, pour l'instant. Quoique les fiançailles n'ont guère eu l'air de changer la vie de mon frère.»

Cassy acquiesça à sa réponse, souriant poliment. Oui, évidemment. De toute façon, elle aurait été étonnée qu'elle s'exclame que ses parents n'étaient bons à rien et allaient forcément faire le mauvais choix. Remarque, ça aurait eu le mérite d'être..., surprenant. Pour ce qui était du reste, elle était assez d'accord de toute façon ; elle-même ne se sentait pas prête à être mère. Elle avait l'impression d'être encore trop jeune pour ne serait-ce que penser à avoir des enfants, et il était peu probable qu'elle ait changé d'avis d'ici deux ans. Rebecca, à seize ans, avait déjà l'air bien plus mûre et mature qu'elle ne l'était elle-même. Alors rien d'étrange à ce qu'elle se soit admirablement bien occupé de ses enfants, même si à l'époque elle n'avait que dix-huit ans. Elle, elle ressemblait bien plus à Samuel et Dalia, et c'était bien ce qui l'inquiétait. Parce que dans le genre 'j'ai oublié le bébé', 'c'est toi qui t'en occupe moi je peux pas' et compagnie, ils étaient champions.

Fiancée, oui. Mariée, elle était déjà plus réticente. Enfants, hm..., pas maintenant? Son petit frère lui suffisait amplement, merci bien.

« Trois frères et des neveux...Et bien, vous m'avez tout l'air de posséder une grande famille! Je vous avouerais que j'ai toujours aimé les enfants, alors bruyants ou non...Et puis, c'est mieux d'être bien entouré, ne croyez vous pas? »

Le sourire de Cassy se fit plus chaleureux en entendant cela, et elle pencha légèrement sa tête sur le côté. Ça, oui, elle n'avait pas une petite famille. Ses parents avaient eu la chance de pouvoir avoir plusieurs enfants sans que les accouchements ne posent le moindre problème, et de fait leur famille était déjà composé d'un petit nombre de personnes. Et puis ses frères étaient mariés et avaient des enfants, alors elle s'était agrandie un peu plus encore. Sans doute était-ce mieux d'être bien entouré, oui. Tant qu'on s'entendait bien avec sa famille, c'était plaisant. Sinon, elle n'osait imaginer.

«Oui, vous avez raison! Être enfant unique doit être ennuyeux, j'imagine. J'estime avoir de la chance de ce côté là. Et puis mes frères sont très attentionnés, je n'ai pas à me plaindre.»

Cassy s'arrêta, réfléchissant un court instant. Elle aurait bien aimé lui demander de quelle couleur étaient ses yeux, ou à défaut ses cheveux ; ainsi elle aurait pu les rattacher à quelque chose d'autre. Si c'était bleu c'était comme le ciel, rouge comme les roses, blanc comme les nuages, vert comme les feuilles des arbres, doré comme le soleil, brun comme l'écorce des arbres..., pour chaque couleur elle avait une comparaison, qui l'aidait à s'imaginer le monde à sa façon. Elle imaginait ce qu'étaient les 'couleurs', et même si elle savait que sa vision des choses devait être bien différente de celle de tout le monde, ça l'aidait tout de même.

«Vous aviez encore à faire en ville, ou rentriez-vous au château? Si c'est le cas, ajouta-t-elle rapidement, serrant un peu plus son livre contre elle, nous pourrions peut-être rentrer ensemble? Si nous allons dans la même direction, je veux dire, tant qu'à faire..., et si vous voulez bien, bien entendu.»
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Arme / Pouvoir  : Une demoiselle de ma condition n'a pas à se battre, voyons.==

MessageSujet: Re: Daily Routine.{Libre.XD}[TERMINE]   Dim 17 Avr - 19:26

La pensée qu'un jour, cette belle vie puisse se finir avait déjà traversé plusieurs fois l'esprit d'Anne-Alexia, la laissant comme pétrifiée, le cœur écrasé par un énorme bloc de glace. Si on lui avait demandé il y avait quelques années, et elle pensait qu'il en allait de même pour tous les autres Nobles, si elle pensait que le système en place pouvait disparaître ou évoluer d'une autre manière, elle aurait rit, trouvant cette simple pensée ridicule. Cela faisait des siècles et des siècles qu'Illea était sous le contrôle d'une même famille, et même avant que les Della'Morte ne se hissent au pouvoir, ce pays avait été dominé par d'autres familles, qui bien qu'elles n'existaient plus aujourd'hui, avaient marquées l'histoire. Que les Della'Morte perdent le contrôle d'Illea et ne doivent s'éclipser du pouvoir, le laissant vacant, à la portée de n'importe qui, Anne-Alexia ne l'aurait jamais cru possible, du moins avant que les anciens souverains ne meurent. Jusqu'ici, faire passer le pouvoir du père au fils, ou au petit-fils, n'avait jamais été un problème. Il ne semblait pas à la jeune fille, qui avait tout de même apprit ses leçons d'Histoire, qu'il y avait eu de vrais problèmes liés à la succession par le passé. Tout avait été relativement simple et aisé, jusqu'à la mort brutale de feu l'ancien Roi. Anne-Alexia était jeune à l'époque, mais pas assez pour ne pas se rendre compte de la situation de leur pays. Des jumeaux, ce n'était pas si rare que ça, à Illea. Il en naissaient, ça n'étonnait personne, il fallait simplement faire plus attention à l'état de la mère durant l'accouchement. Pour autant, des jumeaux dans la famille royale, il lui semblait que c'était la première fois qu'une telle chose se produisait. La famille Henrin-Klemens n'était pas une famille de Nobles particulièrement influente. Elle était, comme la grosse majorité de ses voisins, riche et jouissant d'une place de choix dans la société, mais ne se trouvait pas pour autant tout en haut du panier. Sa famille n'était pas par exemple comme la famille Senri, qui était au moins aussi connue et respectée que la famille Della'Morte-ou du moins était-ce l'impression qu'elle avait toujours eue-, et jamais la rousse n'avait eu l'occasion de parler au Prince ou à la Princesse. Elle les avait vu, certes, savait à quoi ils ressemblaient, mais ne leur avait jamais adressé la parole. De toute façon, elle n'aurait jamais osé! Elle aurait eu l'impression de commettre une grave impolitesse en le faisant, après tout, ils n'étaient pas n'importe qui. Mais tout de même. Jamais on aurait pu pensé, il y avait quelques années, que le pouvoir en place puisse venir à être ébranlé de la sorte. A cause du refus des deux souverains à en laisser un gouverner le pays, une guerre civile s'était déclarée, et le pays avait finalement été coupé en deux. Une honte, un échec pour Illea. Et Anne-Alexia, terrifiée par les atrocités commises des deux côtés lors de cette guerre interne, avait peur à présent que le régime ne s'effondre à un moment ou un autre. A cause de ce qui s'était passé, elle avait peur, ne considérait plus rien comme 'impossible', car l'impossible s'était produit. Et puis...

Chaque âme en ce monde savait pertinemment que les choses ne pouvaient pas rester éternellement ainsi. Cette décision de couper en deux le pays, c'était provisoire, n'importe quel, idiot pouvait s'en rendre compte. Marcher avec une seule jambe, c'était inenvisageable. Alors un jour ou l'autre, le pouvoir serait de nouveau concentré dans les mains d'une seule personne. Le Prince, la Princesse, quelqu'un d'autre? La jeune fille aux yeux bleus foncés redoutait le jour où les choses bougeraient de nouveau. Elle avait peur de perdre cette place privilégiée, cette petite vie tranquille qu'elle et les siens avaient eu jusque là. Mais n'était-elle pas en droit d'avoir peur, aux vues de la situation du Royaume d'Illea? On n'eut su la blâmer d'avoir en tête toutes ces craintes.

Même si sa mère lui disait qu'elle réfléchissait bien trop et s'inquiétait d'un rien. C'est vrai, mieux valait vivre au jour le jour, sans s'inquiéter des potentiels malheurs que renfermaient le lendemain. Anne-Alexia se demanda sur le coup si Cassy aurait trouvé ces inquiétudes stupides ou si, au contraire, elle les aurait trouvé fondées. Elle ne connaissait pas encore assez bien la jeune fille aux longs cheveux bleus, et n'aurait pas su en par conséquent anticiper ses réactions ou deviner la moindre de ses pensées, mais elle ne pensait pas se tromper en avançant qu'elle devait être légèrement inquiète tout de même, n'est-ce pas? Ou à défaut d'être inquiète, ne pas aimer la situation dans laquelle Illea se trouvait. Beaucoup n'avaient pas aimé l'idée que le pays soit coupé en deux, mais beaucoup avait bien accueilli cette décision également. La plupart de ceux qui avaient soutenus cette décision étaient des villageois, et il ne fallait pas forcément être futé pour le deviner. Pourquoi? La raison était bien simple. Les gens comme eux, les Nobles, ainsi que les bourgeois, ne gagnaient rien à ce que le régime change ainsi. C'était dans l'unité qu'ils prospéraient, dans les anciennes traditions, qui leur confient tant d'importance. Le peuple, lui, ne peut espérer voir sa condition changer qu'avec de grands bouleversement, de ceux qui restent dans les livres d'Histoire à jamais. Et ce qui passait en ce moment, si ça devait profiter à quelqu'un, c'était bien à eux. Uh...Anne-Alexia se tracassait pas mal avec ça, mais bon. Il allait bien qu'il y en aient qui trouvent cette situation préoccupante. Cassy aussi ne devait pas vouloir perdre les avantages qu'elle possédait, pas plus qu'elle ne devait vouloir voir sa famille avoir de gros problèmes. Le pouvoir n'était beau qu'aux mains de la Noble famille gouvernant le pays. Aux mains des villageois, il aurait été sale, inutile. Anne-Alexia ne voulait pas de ça. Elle voulait continue à vivre ainsi pour toujours, et que ses enfants et ses petits-enfants, après elle, connaissent la même vie.

«Oui, vous avez raison! Être enfant unique doit être ennuyeux, j'imagine. J'estime avoir de la chance de ce côté là. Et puis mes frères sont très attentionnés, je n'ai pas à me plaindre.»

Heureusement pour elle, elle avait toujours des personnes auxquelles parler pour évacuer son anxiété. Enfant unique, brrr...C'était bien pratique en ce qui concernait le testament des parents, mais vivre seul ainsi, ça devait être franchement ennuyeux, comme l'avait si bien dit Cassy. Personne avec qui partager ses jouets, personne avec qui parler quand les amis sont occupés...Bien que la jeune fille aux yeux foncés ait sept ans de différence avec son frère, jamais elle ne s'était sentie délaissée par ce dernier. Et bien qu'elle aurait voulu avoir un petit frère ou une petite soeur, elle était pleinement satisfaite de sa famille. Sauf peut-être de l'attitude de son frère et son père, mais...Il faut de tout pour faire un monde, n'est-ce pas?

«Vous aviez encore à faire en ville, ou rentriez-vous au château? Si c'est le cas, nous pourrions peut-être rentrer ensemble? Si nous allons dans la même direction, je veux dire, tant qu'à faire..., et si vous voulez bien, bien entendu.»

Anne-Alexia remonta un peu le paquet qu'elle tenait dans ses bras, et qui avait commencé à glisser, arborant une mine pensive suite aux paroles de Cassy. Elle aurait bien voulu prendre encore deux ou trois bricoles, mais rien ne l'empêchait de revenir le lendemain, comme elle y avait déjà songé. Et puis, Cassy était bien sympathique, elle ne semblait pas être comme ces nombreuses pimbêches au maquillage trop lourd. Retrouvant un sourire, la rousse hocha la tête. Bien entendu, qu'elle acceptait.

« J'en serais ravie, fit-elle, il est toujours plus agréable de faire route en bonne compagnie. Enfin, c'est mon avis. »

Une des rares fois où elle était honnête, se dit-elle soudain. D'ordinaire, ses phrases avaient un goût de par cœur, semblaient fausses. C'est qu'il n'était pas toujours aisé de mentir avec le sourire! On avait beau apprendre ça depuis notre plus tendre enfance, ça ne passait jamais vraiment complètement. Chez elle, en tout cas.

[C'est sa vraie nature qui ressort!xD]

_________________


******

Handsome, tender, soft,
Why do you look right through me?
Thinking "No",
I can't deny my feelings, growing strong,
I try to keep believing, dreaming on,
And every time I see you, I crave more,
I wanna pull you closer,
But you leave me feeling frozen...

Choking back emotion,
I try to keep on hoping for a way,
a reason for us both to come in close,
I long for you to hold me, and though my dream is
slowly fading, I wanna be
The object of your passion, but it's hopeless...

I can be all you need,
Won't you please stay with me?
Apologies, might-have-been's,
can't erase what I feel,
Malchik gay.


******

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MessageSujet: Re: Daily Routine.{Libre.XD}[TERMINE]   Mer 18 Mai - 17:59

{Genre! Elle est adorable, ma Sissy. Elle a pas de vraie nature qui ressort... C'est Marilee, ça.XDD}

Cassy était une jeune fille pragmatique. Elle pensait avoir un bon esprit de synthèse, était capable de comprendre des choses logiques sans trop de mal, et n'avait aucun mal à émettre des théories crédibles et sensées. Elle peinait bien plus à interpréter le fonctionnement des personnes qui l'entouraient, et avait du mal avec les liens entre personnes, mais ça ne la dérangeait pas tant. C'était une rêveuse, constamment la tête dans les nuages, et quand elle touchait enfin le sol c'était pour lire des livres sur les mathématiques et les règles logiques qui pouvaient bien régir ce monde. Elle avait des amies, bien sûr, et aimait parler avec elles : mais être tout à fait à l'aise avec des personnes qu'elle savait pertinemment hypocrites et enclines à se retourner contre elle à la moindre difficulté, c'était extrêmement difficile. Son pragmatisme se retournait contre elle, finalement, et elle n'y pouvait strictement rien. Elle ne pouvait s'empêcher de poser des statistiques dès que c'était possible, et avait tendance à se fier à la logique plus qu'à ses sentiments. Disons qu'elle pensait être plus apte que la majorité à faire la part des choses. Cassy ne comptait pas faire comme ces jeunes filles qui se plaignaient de leur sort, et couraient après le grand amour en clamant qu'elles ne tenaient pas à se marier à quelqu'un qu'elles n'aimeraient pas et n'auraient pas choisies elles-mêmes. C'était bien beau, dans les faits, c'était même tout-à-fait compréhensible, mais..., ça ne leur apporterait rien de bon. Elles finiraient tout de même par épouser l'homme qu'auraient choisis leurs parents, et ce qu'elles aiment quelqu'un d'autre ou non. Chaque médaille avait son revers, on ne pouvait pas faire autrement que de l'accepter. Se bercer d'illusions était agréable, jusqu'à ce qu'on doive revenir à la terrible réalité ; il fallait rêver à petite dose, pas espérer pouvoir changer le monde alors qu'on n'en était évidemment pas capable. La jeune fille aux longs cheveux clairs, elle, aimait s'égarer dans des lieux inconnus et féériques, et en revenait avec un doux sentiment de mélancolie et de douceur. Se perdre dans ses rêveries ne la dérangeait pas, puisqu'elle savait pertinemment où elle allait et qu'elle faisait bien attention à l'endroit où elle posait ses pieds. Elle se renseignait sur la situation de son pays, elle guettait les éventuelles décisions de ses parents la concernant, et essayait de ne pas dépasser les lignes. Ne pas dépasser les limites, hein... Il lui semblait que bien des personnes ne songeaient qu'à cela. Qu'ils voulaient absolument braver les interdits, et avec le sourire encore. Que croyaient-ils? Que les lois avaient été établies pour priver la population de ses droits, pour réduire des milliers de personnes à la misère la plus totale? Ils se faisaient des idées, vraiment. Elles n'avaient pas été mises en place sans raison, tout le monde aurait dû le savoir, faire preuve d'un peu de logique. Les villageois se plaignaient peut-être de ce régime dans lesquels ils n'étaient pas privilégiés, mais leurs souhaits étaient parfois aussi stupide que les lois selon eux. Que voulaient-ils, sinon devenir riche et voir les Nobles devenir pauvres à leur tour? Certains avaient beau murmurer désirer l'égalité, ils n'auraient pas craché sur une soudaine et inattendue fortune. Désolant, dans un sens.

Bien que parfaitement compréhensible, elle en avait conscience. Elle plissa légèrement ses yeux, gênée par une lumière trop vive qui avait dû se refléter dans un quelconque miroir, ou objet en métal de ce genre. Elle les comprenait, dans une certaine mesure : si on lui avait proposé de voir les couleurs, elle aurait sauté sur l'occasion. Voir des personnes riches marcher à côté de soi quand on peinait à joindre les deux bouts, ce devait être quelque peu rageant. La jeune fille admettait que toutes ces personnes qui marchaient autour d'elle et de son interlocutrice avaient le droit au bonheur, elles aussi, mais ce n'était pas comme cela que ça marchait. Le pays était instable, séparé en deux morceaux distincts ; s'il fallait faire preuve de prudence et d'intelligence, c'était bien maintenant. Et Cassy n'avait aucune honte à dire et à affirmer que, clairement, elle ne tenait pas à perdre avantages et argent. Elle avait été habituée à cette vie, et ne tenait pas à être celle qui allumerait la mèche d'une quelconque révolte. Regardant Anne-Alexia, faisant bien attention à ne pas avoir l'air insistante et donc impolie, elle se demanda à quoi elle pouvait bien penser. Ça pouvait être tout et n'importe quoi, à propos de sujets tous aussi variés les uns que les autres. Tout savoir des autres était impossible, elle était bien placée pour le savoir : on avait beau être très proche de quelqu'un, il y aurait toujours des choses qui ne concernaient personne d'autre que soi-même. Raison pour laquelle elle-même aurait détesté qu'on puisse violer son intimité et lire dans ses pensées : il y avait tellement de choses étranges qui lui passaient par l'esprit, parfois! Qu'ils doivent s'exprimer par la parole leur laissait le temps de faire le tri et de dire ce qu'ils avaient envie de dire, heureusement.

Lorsque la jeune fille qui lui faisait face remonta légèrement ce qu'elle portait, visiblement en train de réfléchir, elle ne put s'empêcher de serrer à nouveau son livre contre elle. Non pas qu'il risquait de tomber, elle le tenait trop bien pour que ça arrive une seconde fois ; simplement qu'elle devait s'occuper les mains, et rester sans bouger ni rien dire était extrêmement difficile, à ses yeux. Surtout quand elle était stressée. Comment ses amies faisaient-elles pour reproduire à l'identique ce qu'on leur apprenait? Le maintien, elle aurait aimé l'éviter autant que possible. Elle était une vraie catastrophe quand il s'agissait de se comporter en vraie Lady, elle en avait bien peur. Sa tenue était bonne, elle savait sourire même quand intérieurement elle faisait la grimace, mais il lui manquait toujours quelque chose. Du..., naturel, peut-être? De la grâce, ou bien de la prestance? Tout ce qu'elle savait, c'était qu'à côté de sa mère ou de ces femmes qu'elle regardait passer dans les couloirs, elle faisait bien pâle figure. Il lui semblait qu'elle resterait à jamais une adolescente, et qu'elle ne passerait jamais à l'âge adulte. Ça lui paraissait tellement loin, tout cela. Pour l'heure elle s'inquiétait de savoir si oui ou non Anne-Alexia allait accepter sa proposition, et il lui semblait s'en faire outre-mesure pour quelque chose d'aussi simple. Elle n'imaginait même pas le rythme que battrait son cœur le jour où elle devrait se marier, et craindrait de faire une erreur toutes les trois secondes...

« J'en serais ravie, il est toujours plus agréable de faire route en bonne compagnie. Enfin, c'est mon avis. »

Cassy se détendit en entendant la réponse de son interlocutrice, et acquiesça en souriant. Sans savoir pourquoi, elle ne pouvait s'empêcher de toujours imaginer le pire. Elle devait être d'une nature inquiète, sans doute. Et l'image qu'elle avait d'elle-même, mauvaise sur bien des points, ne l'aidait en rien à gagner de la confiance en elle. Pourtant elle savait bien que, logiquement, il n'y avait aucune raison pour qu'on la déteste plus qu'une autre ; son cache-œil pouvait attirer des regards curieux, certes, mais ce n'était pas suffisant pour qu'on la haïsse à peine après l'avoir rencontrée. Ou peut-être bien que si? Elle aurait aimé l'enlever, pour qu'on cesse de se demander ce qu'il pouvait bien cacher, mais savait qu'elle ne le ferait pas. Ne pouvait ni ne devait le faire. Elle ne le faisait qu'une fois seule dans ses appartements, pour l'utiliser et l'empêcher de ne devenir aveugle-ce à quoi elle ne tenait pas le moins du monde-mais c'était bien tout. Il était étrange, il fallait le cacher. Et pour masquer la différence entre ses deux iris, il fallait couvrir l'un des deux. Point.

«C'est aussi mon avis, répondit-elle avec un sourire chaleureux, rassurée. Je n'aime pas marcher seule, je trouve ça triste. J'imagine que c'est parce que j'ai eu l'habitude d'être bien entourée...»

La Noble aux longs cheveux haussa les épaules, et se tourna en direction du château. Elle n'aimait pas être au milieu d'une foule d'inconnus, surtout quand ils n'étaient pas du même monde qu'elle. Aussi gentils qu'étaient les moutons, on ne savait jamais. Et entre faire preuve de prudence sans raison et regretter de ne pas l'avoir été assez, son choix était rapidement fait. Trop de précautions valaient mieux que pas assez, et attendre qu'il lui arrive quelque chose pour comprendre les risques, très peu pour elle. Elle était intelligente, autant s'en servir de manière utile et concrète.

«Je devrais acheter quelque chose pour mes proches, moi aussi, ajouta-t-elle pensivement, baissant les yeux sur son livre, qu'elle tenait toujours contre elle. Je ne sais jamais quoi leur prendre, alors je finis toujours par repartir les mains vides...»

Cassy esquissa un sourire à l'adresse de la jeune fille aux cheveux mi-longs. C'était bien vrai. Il n'y avait guère que pour Maude et Samuel, qu'elle savait toujours quoi prendre. Des fleurs pour l'une, et n'importe quoi pour l'autre. Elle se souvenait lui avoir acheté un napperon, une fois, et il avait eu l'air aussi heureux que si elle venait de lui apprendre une merveilleuse nouvelle. Il devait toujours être quelque part dans ses appartements, d'ailleurs. Mais quand on ne distinguait pas les couleurs, difficile de dire seule ce qui allait plaire ou non, ce qui allait aller avec les murs de la chambre ou pas. Et demander à sa mère de venir acheter quelque chose avec elle pour le lui offrir ensuite, ça n'allait pas. Ah... On n'est jamais satisfait de rien, sans doute. Elle voyait, au moins, c'était déjà ça.
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