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 Revenge is a dish best served cold.{Libre.-__ù}

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Tireuse de cravates professionnelle, et hôtesse dans divers bars

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MessageSujet: Re: Revenge is a dish best served cold.{Libre.-__ù}   Lun 30 Juil - 17:26

{ rendeer }

Vincent ne lui rendrait pas le chemisier, inutile d’espérer. Il allait trouver autre chose, n'importe quoi pour détourner son attention ou piquer un peu plus sa fierté déjà bien abîmée – mais lui rendre le chemisier ? Pensez-vous. Ça aurait été stupide, de toute façon, ce qu'il n'était malgré les apparences définitivement pas. Mary aurait presque été déçue qu'il abandonne et le lui rende sans broncher ; après tout, il était plus malin que ça. Une telle victoire aurait un eu goût amer, désagréable. Comme une eau qui étanche la soif sans pour autant satisfaire la gourmandise ; un sentiment d'inachevé tout à fait insatisfaisant. La jeune femme aimait les défis tout autant que les personnes capable d'en relever. Pour elle, une partie à peu près équilibrée était bien plus intéressante qu'écraser brillamment un débutant en quelques mouvements basiques. Mériter une victoire était nettement plus jouissif qu'assurer sa supériorité contre quelqu'un qui n'en valait guère la peine. Personne ne pouvait se vanter d'être plus intelligent qu'un simple d'esprit. Battre un génie donnait tellement plus de prestance !
Cela dit, penser qu'elle préférait une juste perte à une victoire facile était une grave erreur. Mary-Morgann Aelith, perdre ? Jamais. Face à son fiancé, face à une Noble, face à un paysan, face à un chat... Jamais. Elle ne parvenait toujours pas à le tolérer, et trop souvent ce trait de sa personnalité lui avait joué de mauvais tours. Si Vincent lui avait rendu la chemise, elle aurait été déçue qu'il ne lui tienne pas tête mais aurait apprécié sa victoire ; en cas de perte, elle n'appréciait plus grand chose. Entre un plat fade et pas de plat du tout, un gourmet savait quoi choisir – et il en était exactement de même pour la jeune femme qui, quoi que fière, aimait surtout arriver à ses fins.

Alors qu'il refuse de lui rendre son chemisier ou pas, elle ne comptait pas le laisser gagner. Elle n'avait jamais perdu la face et n'était pas prête à commencer. Ni maintenant, ni plus tard, ni jamais. Ses yeux bleus évaluèrent le visage détendu de son fiancé, prête à contre attaquer à la moindre de ses paroles.


« Posez vos conditions, Lady Grincheuse : je t’octroie une faveur, parce que ma bonté est plus vaste que l'océan. »

Le surnom qu'il lui attribua contribua à l'énerver un peu plus encore, aussi sûrement que des petites gouttes d'eau auraient pu renverser le contenu d'un vase déjà rempli à ras-bord. Elle sentait bien qu'elle perdait la partie ; son énervement, ses prétextes, ses tentatives pour dévier le sujet ou ébranler la résolution de Vincent – tout cela ne revenait à rien de plus qu'à essayer de retarder l'inévitable. Il savait comment l'énerver. Et la mettre au défi ratait rarement. Alors au final, depuis qu'il lui avait volé son merveilleux ouvrage, ses chances de le récupérer sans plier à ses caprices avaient fondu comme neige au soleil. Mais elle tenait bon. Elle tenait bon, rien ni personne ne la forcerait à aller compter ces... maudites portes pour prouver à un abruti quelque chose qu'il savait déjà ! Si elle le faisait, ce serait de son plein gré. Personne ne la forcerait à rien.
Ainsi, elle préserverait un peu de son honneur. Au moins un peu.


« Ah, à moins que ça ne soit encore un stratagème douteux pour que je ne puisse pas voir que tu ne peux pas le faire ? Très fin, je marcherais presque ! » Elle faillit rétorquer que c'était lui qui élaborait des stratagèmes douteux, mais se retint. « Qu'une femme capable de mesquineries comme ça ne sache pas compter, c'est quand même malheureux. »

Ne sache pas... ? Mary ne put feindre sa surprise – rien qu'un instant, juste le temps pour elle de se reprendre et de le fusiller du regard. Voilà qu'il revenait avec son histoire stupide ! Bien sûr qu'elle était suffisamment intelligente pour compter de stupides portes. Si elle avait voulu détourner son attention d'un sujet sensible, elle se serait contenté de lui écraser violemment le pied, de tenter tant bien que mal de récupérer le chemisier et de sortir d'ici le plus vite possible pour être en sûreté.
Comme toute Lady polie et bien élevée.
L'idée était tentante ; avoir recours à la force avait bien des avantages, même si cela résultait bien souvent d'une défaite intellectuelle. Ce fut ce seul argument qui l'empêcha de martyriser le pied de son futur époux. Autant rester sur le terrain qu'elle connaissait le mieux. La force ne la mènerait nulle part. Tirer les cheveux d'une servante pouvait aider, oui, puisqu'elles n'avaient aucun moyen de lui rendre la pareil. Mais Vincent ? Ce serait idiot. Tentant, mais idiot.


« Je. Sais. Compter. » Elle attendit quelques secondes avant de reprendre, histoire d'être sûre que son message soit bien passé. « Et je veux ce chemisier. Dis-toi bien que si en plus de devoir compter ces stupides portes durant des heures je ne retrouve pas ce vêtement, je trouverais bien pire à faire. »

Elle ponctua sa menace d'un sourire hautain comme elle savait si bien les faire. Puis, lentement, elle posa sa main droite sur sa hanche. Vincent tenait toujours la gauche et, réalisant cela, elle tira dessus pour tenter de s'en dégager. Si elle n'avait d'autre choix que de perdre, eh bien elle changerait les règles : rien de plus facile.

« Quoi qu'il en soit. J'accepterais de te... prouver mon intelligence, ajouta-t-elle d'un air suffisant, si et uniquement si tu m'octroie cette faveur, justement. Que je choisirais plus tard, bien entendu. »

Cette fois son sourire se fit malicieux. Accepter de lui accorder quelque chose sans savoir qui était risqué ; d'un autre côté, elle ne bougerait pas sans avoir eu sa parole. Qu'il avait tout intérêt à tenir s'il appréciait un tant soit peu ses cravates.
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MessageSujet: Re: Revenge is a dish best served cold.{Libre.-__ù}   Dim 19 Aoû - 20:01

[Tu comptes faire tous les animaux ?XD]


La conviction avec laquelle avaient été jetés à sa figure ces trois malheureux mots aurait eu, songea Vincent, de quoi convaincre un muet qu’il chantait bien. De quoi faire se réduire d’elle-même en purée la plus récalcitrante des pommes de terre. Qu’elle se sentît obligée de lui préciser derechef cette évidence lui arracha un grand sourire : pour le savoir, il le savait ! Ne l’eût-il pas su qu’il n’aurait dès lors plus eu moyen de ne pas la croire sur parole. En dépit de ces considérations pourtant Henrin-Klemens continuait, inlassable, de nier en bloc. Quelque chose sautait aux yeux ? Fort bien ! Il s’en accommoderait en les gardant hermétiquement clos ou en faisant semblant de ne pas les voir. L’essentiel n’était pas d’être persuasif et il n’avait aucun souci de crédibilité : faire l’imbécile et traiter sa chère et tendre comme telle devrait être suffisant pour assouvir ses sombres desseins –à savoir un grand recensement des portes de ce château, information avec laquelle il ne manquerait pas de faire chanter les plus grands de ce monde. Et ce avec le concours de sa charmante fiancée.

Elle finirait bien par céder ! Quel mal y avait-il à cela ? Seul son honneur, à posteriori, s’en trouverait peiné –et Dieu savait que ce n’était pas grand-chose. Diable, celui-là avait une capacité de régénération à en faire pâlir tout un parterre de mauvaises herbes ! Non seulement il s’en sortirait, mais serait sous peu tout à fait indemne, la blessure consignée dans un coin de la mémoire de la jolie blonde pour qu’un jour « justice soit faite ». Accomplir une atroce vengeance en le battant aux échecs ou quelque mesquinerie du genre, précisa-t-il intérieurement. Pas qu’il n’y eût pas de quoi s’en faire ; simplement, tout à sa tâche, il ne parvenait pas à voir au-delà de la brûlante satisfaction que lui procurerait cette petite victoire.


« Et je veux ce chemisier. Dis-toi bien que si en plus de devoir compter ces stupides portes durant des heures je ne retrouve pas ce vêtement, je trouverais bien pire à faire. »

Cette phrase, ponctuée d’un sourire narquois, le laissa un instant pantois. Cette attaque frontale à l’endroit de son adorable jeune sœur était déjà d’une violence épouvantable, ironisa Vincent, mais avait le mérite de ne pas être dirigée sur lui. Il était dans ses cordes de jouer à l’arbitre ; étrangement, de se prendre les coups d’un parti comme de l’autre, beaucoup moins. Il se demanda ce qu’elle entendait pas « bien pire à faire ». Conclut qu’elle non plus n’en avait pas la plus petite idée, mais que le temps passé à exaucer son petit caprice ne serait pas stérile. Ladite idée avait bien de quoi germiner, avec le bon terreau d’intelligence et le soleil de volonté qui l’entouraient avec amour et la chérissait. Et la plante risquait fort d’avoir des instincts carnivores à l’encontre du jeune homme, à son sens.

La belle tenta d’extirper sa main de celles de son fiancé. Vincent la lâcha, mais ne perdit rien de son sourire tandis qu’elle reprenait la parole :


« Quoi qu'il en soit. J'accepterais de te... prouver mon intelligence, finit-elle par déclarer au plus grand bonheur de Vincent, si et uniquement si tu m'octroie cette faveur, justement. Que je choisirais plus tard, bien entendu. »

Il n’en fallut pas plus long pour que le rouquin se sentît pris au piège. Il ne pouvait se rétracter maintenant sans avoir l’air ridicule, et n’en avait de toute façon pas envie. Il était pourtant au fait de la dangerosité d’un pacte pareil –car la nature de cette faveur, imprécise, autant que ce « plus tard » fort vague donnait le vertige. Ce pouvait être tout, tout certes mais surtout n’importe quoi. Agir ainsi revenait peu ou prou à lui mettre dans les mains la corde qui lui servirait à le pendre. Jugeant que le marché, s’il finirait sans doute par perdre tout semblant d’équité, le satisfaisait et qu’aucune provocation, aucune tentative désespérée ne ferait bouger Mary-Morgann de ses positions, Vincent décida de ne voir dans là-dedans qu’une abdication et non un habile retournement de situation. Le chemisier ? Il pria pour qu’il fut rapidement oublié, ou qu’il le perdît malencontreusement sous quelque coussin, derrière quelque meuble d’angle du palais. Quant à cette fameuse faveur, il serait bien temps de s’en inquiéter le moment venu ; comment aurait-il plus tard pu regretter un marché qui avait amené cette belle lady à compter des portes à sa demande ? Cette pensée lui suffit à s’assurer qu’il ne commettait là aucune erreur.

Sur l’instant en tout cas.


« Et tu ne me diras vraiment rien de cette faveur avant de l’exiger, dit-il, dépité et soupirant, exact ? Je m’en accommoderais alors, soit. Mais n’oublie pas d’être sérieuse, hm ? Si nous n’avons pas le même résultat, on devra tout recommencer. Depuis le début. Ou je serais contraint de considérer le marché comme... Nul et non avenu. »

La distraire, prolonger l’affaire, autant d’objectifs que Vincent s’escrimait à remplir au mieux, il y tenait dur comme fer. Il tendit la main à Mary-Morgann. On ne revenait pas sur une parole donnée ; qu’il n’ait pas à s’en mordre les doigts et s’accrocher fermement à ses principes pour ne pas leur faire faux bon, c’était une autre histoire. Celle en tout cas d’un autre jour, et à celui-ci suffisait sa peine. Et ses petites joies, tant qu’il y était.
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MessageSujet: Re: Revenge is a dish best served cold.{Libre.-__ù}   Jeu 20 Sep - 14:09

Voilà qui devrait égaliser les scores, songea la jeune femme avec un sourire satisfait. En échange de quelque chose d'aussi stupide que la promesse d'aller compter les portes en sa compagnie, elle obtenait véritablement 'tout et n'importe quoi'. Ce qu'elle voulait, en somme. Qui aurait été dire que des deux elle était la moins maligne, étant donné le résultat ? Elle gagnait clairement plus que son fiancé dans cette histoire. Lui avait la certitude de la voir arpenter les couloirs et elle, l'assurance qu'une chose, n'importe quoi, lui serait accordée. Le pauvre s'il acceptait – et il accepterait – risquait d'entendre encore longtemps parler de cette faveur. Mary-Morgann savait se montrer d'une patience exagérée quand la situation l'exigeait. Savourer sa victoire était tout un art.
Art que, en bonne gagnante, elle avait appris à maîtriser avec brio. Elle, perdre ? Allons ! Un peu de sérieux. Même là, alors qu'elle avait clairement abdiqué, s'avouer perdante était tout à fait hors de propos. Elle ne perdait pas et, quand elle le faisait, elle s'arrangeait pour tourner la situation à son avantage d'une manière ou d'une autre. Il fallait toujours qu'elle en tire quelque chose, que ce soit de la satisfaction ou la promesse d'une revanche ; elle n'aurait pas laissé filer Vincent sans avoir obtenu une contrepartie. Même pas en rêve. Elle serait restée plantée là comme une petite fille vexée jusqu'à ce que la situation ne lui semble acceptable. Baisser les bras et donner raison aux autres était quelque chose qu'elle était incapable de faire, et ce depuis toujours.
Alors si Vincent l'avait effectivement poussée dans ses retranchements... Eh bien elle se contenterait de se rappeler que, quoi qu'il ait pu la pousser à faire, elle avait tout de même fini par avoir l'avantage ; c'était là le seul élément digne d'intérêt.
Et puis elle n'était pas obligée de réellement compter les innombrables portes sur son chemin, s'ils partaient chacun de leur côté. Elle n'aurait qu'à, disons, estimer ; ce serait ben suffisant. Comme si elle allait se laisser prendre à faire quelque chose d'aussi stupide...

« Et tu ne me diras vraiment rien de cette faveur avant de l’exiger, exact ? » Mary acquiesça, mains sur les hanches et clairement ravie. « Je m’en accommoderais alors, soit. Mais n’oublie pas d’être sérieuse, hm ? Si nous n’avons pas le même résultat, on devra tout recommencer. Depuis le début. Ou je serais contraint de considérer le marché comme... Nul et non avenu. »

Il va sans dire que Mary-Morgann, toute guillerette à l'idée d'avoir réussi à conserver un peu de cet honneur qui lui état si chère, eut l'impression de conclure sa marche victorieuse par un trébuchement bien peu élégant. Bouche pincée, elle réfléchit à toute vitesse pour trouver une parade convenable. Elle ne pouvait tout de même pas le laisser s'en tirer comme ça, main tendue ou pas ! Étant donné le nombre hypothétique de portes en tout genre dans ce château – à savoir plus que beaucoup –, les probabilités d'oublis ou de mauvais comptes étaient bien trop élevées pour qu'ils puissent espérer obtenir le même nombre. Et puis il y avait les distractions, les couloirs qui se ressemblaient tous, les portes derrière les portes...
La jeune femme s'était pourtant plainte de l'extrême facilité d'une telle tâche ; ''j'en suis parfaitement capable'', avait-elle dit. N'importe qui pouvait compter une suite d'objets, en effet, mais de là à avoir le bon compte... c'était une toute autre histoire.
Histoire que son fiancé ne réussirait pas à lui conter. Ce genre d’inepties, elle ne les connaissait que trop bien. S'il voulait se défaire de sa promesse il allait devoir se débrouiller autrement. Jusqu'à preuve du contraire elle pouvait encore revenir sur la sienne, lui percer le pied de son talon et partir en trottinant avec son chemisier.

Il ne se rendait vraiment pas compte de sa chance. Une fiancée si douce, si attentionnée...

« Certainement pas, répondit-elle, nez plissé en signe de désaccord. Si nous ne tombons pas d'accord sur le résultat, ce sera simplement que j'ai raison et toi tort. Rien de plus. Je ne vais quand même pas m'astreindre deux fois à une tâche si ennuyeuse uniquement parce que tu ne sais pas compter. »

Elle conclut sa phrase sur le ton du défi, sourire aux lèvres. Pouvoir lui renvoyer sa pique lui faisait plaisir, bien que ces enfantillages n'aient rien de glorieux : il ne s'agissait ni plus ni moins que de gamineries.
Et peu importe, après tout. Vincent n'était pas de ces personnes auprès de qui elle devait se montrer convenable. Plus simplement, il aurait immédiatement remarqué si son comportement était faussé par les apparences. Mentir à quelqu'un qui peut vous lire de la sorte perd vite de son intérêt.

Dédaignant la main tendue, elle exécuta un petit geste du poignet dans sa direction.

« Si tu crois que tu pourras m'y inciter deux fois, tu te trompes. Je ne le ferais qu'une fois – sérieusement, puisque tu y tiens, mais une fois uniquement. »
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MessageSujet: Re: Revenge is a dish best served cold.{Libre.-__ù}   Mer 7 Nov - 18:43

Vincent prit un certain plaisir à voir la petite fierté de sa fiancée partir en déconfiture. Qu’on ne l’accusât pas d’une excessive cruauté : il l’aurait bien laissée emporter de petites victoires, allons, son honneur de mâle n’était pas remis en jeu ! Mais rien de trop important ou, se corrigea-t-il, plutôt rien de trop risqué pour lui. Il savait pertinemment que tomber sur le même nombre, à la porte près, relèverait du miracle pur et simple étant donné le nombre de portes dans le palais, sans parler des portes de service, des portes dérobées, des portes qu’ils ne verraient pas, des portes dont ils perdraient le compte, des portes qui se ressemblaient à la gravure près, des portes dans les dépendances –tiens, fallait-il les inclure, celles-là ? Sacrément bonne question, qu’il n’était évidemment pas prêt à soumettre à l’œil expert de sa belle. Il ne devinait que trop bien son verdict.

« Certainement pas », rétorqua-t-elle avec une petite moue adorable.

Allons bon, se dit Henrin-Klemens, la voilà qui n’est toujours pas contente. Prévisible : cette condition l’engageait presque directement, d’une manière à peine détournée, à aller dans son sens sans rien obtenir en contrepartie, justement parce qu’elle était peu ou prou impossible à remplir. Clause magique, mais inacceptable pour elle, toute légitime qu’elle semblât. Il fallait pourtant qu’il s’assure de son sérieux et surtout, qu’il assure ses propres arrières. Une double-garantie à laquelle il ne désirait pas renoncer. Il allait falloir jouer finement, songea-t-il, s’il avait l’intention de tenir la dragée haute à la jolie blonde acharnée.

« Si nous ne tombons pas d'accord sur le résultat, ce sera simplement que j'ai raison et toi tort. Rien de plus. Je ne vais quand même pas m'astreindre deux fois à une tâche si ennuyeuse uniquement parce que tu ne sais pas compter. »

Rejeter avant même d’avoir commencé la faute sur lui était osé, mais pas plus que de coutume venant de Mary-Morgann. Elle ne mâchait pas ses mots et servait ses idées telles quelles : audacieuses, souvent imbuvables, mais aussi réfléchies et subtiles. Il avait appris à apprécier cette qualité et à s’en amuser comme il pouvait, leurs méthodes respectives étant aux antipodes l’une de l’autre. Il attendit qu’elle poursuivît, déjà certain de ne pas laisser cette clause de côté. Se laisser marcher sur les pieds n’était pas facile, mais par le caractère en talons aiguilles de la demoiselle, c’était simplement inenvisageable pour le rouquin. Il lui faudrait s’en débrouiller, point final. Après tout, son imagination ne l’avait jamais laissé en plan, lui fournissant sur commandes une foule d’idées originales –quoique pas toujours très bonnes, que cela fut entendu, mais inattendues et novatrices malgré tout.

« Si tu crois que tu pourras m'y inciter deux fois, tu te trompes. Je ne le ferais qu'une fois – sérieusement, puisque tu y tiens, mais une fois uniquement. »

Vincent retira sa main, décidé à ne pas être floué dans cette affaire. Le rouler dans la farine, lui, Vincent Henrin-Klemens ? Jamais ! Il lui était certes déjà arriver de se faire royalement avoir, mais l’avait plus ou moins oublié. Eh quoi ? Pourquoi aurait-on dû se souvenir de ce genre de choses déplaisantes ? Il s’en vexait, puis s’en amusait, puis l’oubliait à la suivante et imaginait qu’il en allait de même pour le reste du monde, à plus forte raison, le reste de son monde à lui. Cela ne l’empêchait pas de dépenser une énergie furieuse à essayer de gagner. Ce qu’il gagnait au fond, ce n’était pas si important à partir du moment où il le remportait la victoire. Que pouvait-il dire ?

« Bien, bien, ne compte qu’une fois et comme un sagouin. Je suis un fiancé d’une bonté sans limites, aussi vais-je t’accorder cela. Mais je serai intraitable, à plus de dix portes d’écart, plus de faveur. Dix portes, c’est un marché honnête. Il faudrait vraiment avoir peur de très mal savoir compter pour ne pas l’accepter. Même moi, ajouta-t-il avec emphase, qui compte si mal selon toi, je ne ferais pas une erreur de dix portes. »

Sur le total, dix, ce ne devait pas être tant. Mais il courait une fois de plus sa chance.
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MessageSujet: Re: Revenge is a dish best served cold.{Libre.-__ù}   Ven 1 Fév - 11:41

A peine eut-elle la bouche fermée que Mary-Morgann, fidèle à elle-même, se remit à chercher des solutions possibles à son problème. Bien sûr que ça n'allait pas être aussi simple ; quand Vincent avait une idée en tête, il était à peu près aussi têtu et buté qu'elle – et ce quoi qu'en pense le reste du monde, puisque jusqu'à preuve du contraire elle était mieux placée que la plupart pour rendre compte de ces choses-là. Il n'allait pas simplement acquiescer, admettre ne pas savoir compter et lui accorder le point sans chercher à défendre son idée : un tel comportement l'aurait énervée, de toute façon. Pas sur le moment bien sûr, puisqu'elle aurait gagné et que c'était là tout ce qu'elle désirait, mais elle aurait bien fini par trouver une telle attitude étrange. Enfin ; être un peu aimable et galant ne lui aurait pas fait de tort, lui qui aimait tant la surprendre de manières toutes plus désagréables les unes que les autres. Malheureusement elle ne croyait pas aux revirements soudains et désintéressés. S'il avait abdiqué ? Elle l'aurait dévisagé jusqu'à comprendre ce qu'il avait derrière la tête.
Il éloigna sa main tendue, elle croisa les bras. Vincent ne gagnerait pas. Jamais. Elle ne le laisserait pas faire, ne saurait l'accepter : tempêterait et reformulerait s'il le fallait mais jamais, jamais il n'aurait le dessus sur elle. Pour parfaire son raisonnement, la jeune femme décida d'ignorer que ça avait déjà été le cas à plusieurs reprises. Effacer les détails gênants du tableau était une habitude bien commode, après tout.
Surtout avec un adversaire comme son fiancé.

« Bien, bien, ne compte qu’une fois et comme un sagouin. » A ces mots, Mary fronça les sourcils ; nul besoin de protester pour faire passer son mécontentement. « Je suis un fiancé d’une bonté sans limites, aussi vais-je t’accorder cela. Mais je serai intraitable, à plus de dix portes d’écart, plus de faveur. Dix portes, c’est un marché honnête. Il faudrait vraiment avoir peur de très mal savoir compter pour ne pas l’accepter. Même moi, qui compte si mal selon toi, je ne ferais pas une erreur de dix portes. »

Et il en rajoute ; elle en soupirerait presque. Presque, parce que l'agacement et la frustration furent nettement plus forts que le semblant de lassitude qu'elle ressentit en écoutant son futur époux insister à ce point sur ces dix malheureuses portes. Alors elle plissa le nez, réfléchit à toute allure et se mordit consciencieusement l'intérieure de la joue, le tout en dirigeant sur cet abruti fini le plus froid de ses regards. Désintéressée ; au-dessus de tout ça. Ce n'est absolument pas le cas mais c'est l'impression qu'elle tient à lui donner, le temps au moins de trouver une nouvelle parade, un compromis équitable qui lui permette de partir sans dommages et la tête haute. Réfléchis, réfléchis, réfléchis...
Époussetant une poussière imaginaire sur son épaule histoire de se redonner une constance, la jeune femme décroisa les bras et posa une main contre sa hanche droite. Toujours gracieuse et fière ; prête, surtout, à défendre son avantage que cet ingrat de fiancé cherchait à tout prix à lui ôter. Comme si venir la déranger ainsi et lui voler ce chemisier ne suffisait pas ! Il avait accepté, il tiendrait parole. Dix portes ne l'empêcheraient pas d'obtenir ce qu'elle voulait – et croire le contraire aurait été bien mal la connaître.

« Tu comptes effectivement très mal, concéda-t-elle avec un sourire charmant, je te rejoins sur ce point. Cela dit, dix portes... C'est vraiment peu, ne crois-tu pas ? Même moi, qui compte si bien, je pourrais faire une erreur de dix portes. Quoi qu'il en soit... » Elle laissa s'écouler quelques secondes de silence, visiblement fière de son effet. « J'accepte ; si ça peut te faire taire, soit. Tout marché sera nul et non avenu si nos résultats diffèrent trop. »

Y compris celui-ci, songea-t-elle en lissant gentiment la cravate de Vincent du plat de la main. Son sourire ne trompait pas ; de toute façon, elle trouverait toujours un moyen de lui extorquer ce dont elle avait envie. De plus – et quoi qu'elle en dise – compter les portes pouvait vite devenir une occupation bien plus prenante que n'importe quelle discussion autour d'un thé. Au fond, si elle avait eu dix ans de moins, elle aurait accepté sans hésiter.
La jeune femme exécuta un pas de côté vers la porte, jouant aux équilibriste sur ses talons hauts avec l'agilité que confère l'habitude.

« Oh, et ôte-moi d'un doute. Étant donné que ta stupéfiante petite sœur a l'intelligence d'une porte, dois-je la considérer comme telle ? »

{ C'est moche mais c'est fait /D D'ailleurs je ne pense pas avoir un jour marqué le mot "porte" autant de fois que dans ce RP. Genre quoi. On voit bien que je fatiguais vers la fin, j'ai honte. 8DDD }
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MessageSujet: Re: Revenge is a dish best served cold.{Libre.-__ù}   Dim 10 Fév - 19:35

Et la voilà qui chipote encore sur des vétilles, soupira Henrin-Klemens avec dépit. Ce n’était pourtant pas faute d’avoir essayé de grossir le nombre ; non seulement avait-il passé la barre significative de deux chiffres, mais en plus de cela il l’avait tant et si bien pontifié, l’avait habillé de tant d’adjectifs ridicules ! Ce n’était pas juste, vraiment, qu’elle le rembarrât avec autant de dédain. Son premier objectif rempli, à savoir entraîner l’attention délétère de la belle loin du chemisier de sa belle-sœur en devenir, il lui fallait malgré tout s’assurer que la partie ne tourne pas au vinaigre pour lui non plus. Malgré son sens aussi inné que chevaleresque du sacrifice, en rien il n’était bon d’exagérer –et cet adage dans la bouche de ce farouche adepte de l’excès perdait tout le crédit que lui avaient acquis des décennies d’usage fort à propos. La mise, soit une dizaine de battants en bois n’était, il est vrai, pas ce qu’il y avait de plus élevé et la revoir à la hausse n’aurait pas sitôt ruiné le marché de Vincent : dix portes ou quinze, qu’était-ce sinon une quantité négligeable ? Il avait cru pouvoir faire avaler une couleuvre à cette langue de vipère, c’était raté.
Dix portes lui semblaient raisonnables ; quinze, passable ; mais bientôt une trentaine auraient suivi que Mary-Morgann n’aurait pas déridé son joli minois. Une victoire sans conditions, telle serait sa seule demande –et là encore elle n’aurait été que déçue, et lui incroyablement floué. Il faut tenir bon en ce qui concerne les tenants et aboutissants de cette affaire, asserta-t-il en son for intérieur. Et après cela seulement, il faudra s’évertuer à compter correctement. Détromper la mégère qui s’imaginait avoir un meilleur sens de l’arithmétique que lui. Et vérifier au passage qu’elle n’ait pas stipendié deux ou trois serviteurs pour tracer d’immenses croix rouges derrière elle ou le suivre en récitant des sommes astronomiques et lui faire perdre son précieux compte. Ça, jamais.

« J'accepte ; si ça peut te faire taire, soit. Tout marché sera nul et non avenu si nos résultats diffèrent trop. »

Le jeune homme ne chercha pas une seconde à masquer l’immense sourire qui courut d’une oreille à une autre sur son visage. Parfait ! Ne lui restait qu’à la vaincre et subtiliser l’Objet de Toutes Les Convoitises, le cacher derrière quelque fauteuil, quelque coussin le temps d’être tout à fait certain qu’il ait été relégué aux oubliettes, puis le confier aux bons soins d’une bonne âme qui, dans sa grande charité, aurait la grandeur de le réparer. Je n’en aurais pas besoin puisque je vais gagner, révisa Vincent, rayonnant. Il ne chercha pas plus loin, trop heureux d’avoir enfin trouvé un terrain d’entente entre eux, un provisoire cessez-le-feu le temps d’un duel épique. Il ne lui en fallait guère plus pour éclairer sa journée comme dix soleils –encore dix, fut la première remarque qui lui vint à l’esprit.
Sa chère et tendre avait beau être diablement sûre d’elle, lui l’était aussi, et divinement s’il vous plait ; il pariait sur sa propre victoire sans une hésitation, quoiqu’il fut très clair qu’il aurait été de bon aloi d’émettre quelque réserve à ce sujet. Il la regarda se diriger vers la porte, avant de se retourner. Vincent aurait juré qu’elle allait tomber, et soutint que son admiration pour ce genre de tour de passe-passe ne s’émousserait jamais.

« Oh, et ôte-moi d'un doute. Étant donné que ta stupéfiante petite sœur a l'intelligence d'une porte, dois-je la considérer comme telle ? »

Une piquante ironie vint mimer celle de la blonde sur ses propres traits : très intelligent, vraiment, au moins aussi mature que ce qu’on l’on aurait été en droit d’attendre d’une lady de son âge ! Loin de s’en vexer ni de s’en formaliser, il se contenta de la dépasser, de se tourner et de lui lancer gaiement, tout en marchant à reculons pour ne pas la perdre de vue :

« Si les portes sont intelligentes à ce point, elles ne vont sûrement pas se laisser compter facilement ! Alors toi, plus la porte du salon, j’en ai déjà deux. Ce qui veut dire que j’aurais sûrement terminé… »

Il fit mine de réfléchir avant de s’élancer dans le corridor :

« Bien avant toi ! »


Ben non, j'ai pas vu que tu fatiguais moi. Je suis nulle ?D8
Oh oui. Les portes. Jamais on n'aurait cru avoir autant affaire à elles.XD♥

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