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 Revenge is a dish best served cold.{Libre.-__ù}

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Humain, Noble

Masculin Nombre de messages  : 27

Localisation  : Au château, à regarder une rampe et me demander si je peux encore glisser dessus.XD
Emploi/loisirs  : Là, tout de suite, je me demande si c'est une bonne idée de dire à Mary que j'ai prévu le mariage dans deux semaines?^^
Humeur  : Bonne, comme toujours! Surtout si tu es une fille, jolie, avec un bonnet supérieur ou égal à D...XD

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Humain, Noble


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MessageSujet: Re: Revenge is a dish best served cold.{Libre.-__ù}   Dim 1 Mai - 13:19

[AHA MEME PAS EN RETARD!XD
Oui, ça me rend contente, parce que là je mle disais que je pourrais jamais éviter de l'être, et pourtant...^^-
Posté. clown
(maintenant, je passe aux clowns!)]
Décidément, Vincent appréciait grandement les jeunes et jolies servantes travaillant dans ce grand château qu’était celui d’Ankou Della’Morte. Et accessoirement, l’endroit où vivait dans toute son opulence sa propre personne. Les nobles d’ordinaires ne frayaient guère avec le peuple ; sa douce fiancée en était l’exemple même. Lui serait-il passé par la tête d’aller converser avec l’un des individus employés ici, si ce n’était pour leur faire des remarques sur telle ou telle erreur ? Il ne pensait pas, non. Et cette fois-ci, cela ne tenait pas plus du sale caractère de cochon de la jolie blonde qu’à l’éducation reçue. D’ailleurs, lui aussi, en avait bénéficié. Pas rigoureusement identique, certes, mais les différences étaient beaucoup trop minces pour avoir créé de grandes divergences : dans les grandes lignes, on leur expliquait à tous la même chose, leur inculquait avec soin les mêmes notions. Ce que les précepteurs devaient en avoir assez, s’était souvent dit Vincent alors qu’il n’était qu’un enfant, de rabâcher encore et toujours ces sempiternelles et redondantes paroles jusqu’à l’écœurement… Mais, enfin, s’il n’avait pas d’amis parmi les basses classes de la société, pas plus ceci dit que dans les moyennes quelles que furent leur tendance, rien ne l’obligeait à les ignorer royalement, eux et leur remarquable travail ! D’autant qu’ils pouvait être particulièrement…., sympathiques ? Oui, bon, il le concédait à contrecœur, ce n’était pas exactement le terme qui collait le mieux à la situation. Mais au diable l’exactitude ! N’avait-il pas nul besoin de se justifier auprès de lui-même, de toute façon ? Le rouquin avouait moins ‘discuter’ avec ces messieurs, se contentant d’un mot de ci de là, un bref échange mais qui, de son avis, restait essentiel pour maintenir la cohésion dans ce monde trop stratifié : écrasez trop les couches inférieures, et tout s’écroule d’un seul coup… Ah, évidemment, difficile de ne pas trouver l’atterrissage rude quand on était habitué à se reposer de tout son poids sur les autres sans un petit mot de remerciement ! Enfin. Toujours était-il qu’il parlait, bien malgré lui et il priait le monde de le croire, plus aux demoiselles. A ces dames à la beauté vieillissante également : les jours passés avaient beau avoir laissé leur irréversible empreinte sur leurs visages, elles n’en restaient pas moins des femmes ! Or la beauté de ces dernières mettait, comme l’avait réalisé le jeune homme, un bon moment avant de s’effacer entièrement. Mais il reconnaissait que discuter gaiment avec une jeune fille était encore plus agréable ! Premièrement, si Mary-Morgann se trouvait dans les parages, le simple fait de l’apercevoir avec ce sourire de profonde béatitude sur le visage suffisait à la rendre jalouse et ça, c’était purement et simplement impayable. Deuxièmement parce qu’elles étaient belles, ni plus ni moins. Jamais il n’aurait fréquenté une autre que sa sorcière de future épouse ! Mais elle était rigide à un tel point quant à la question de la fidélité, avait érigé des règles tellement inflexibles, qu’il ne pouvait pas résister à l’envie irrépressible de s’amuser à ‘mettre un pied du mauvais côté sans y être vraiment’. Il en avait toujours été ainsi avec lui… Toujours à faire un compliment sur les magnifiques ‘yeux’, ou offrir à l’une de ces demoiselles une rose avec un sourire en coin, quand il ne leur faisait pas clairement des avances dont il savait qu’elles seraient soit brutalement rejetées –avec une gifle pour les plus téméraires, nobles souvent, un rougissement gêné et des balbutiements pour les plus prudes, une grimace de ‘tu rêves mon vieux’ pour celles qui le connaissaient bien- soit gentiment, mais de manière ne sachant souffrir la moindre argumentation, éconduites.

Alors, non, d’une certaine manière Vincent ne plaisantait pas quand il disait compter pour trouver le tour de poitrine de l’une d’entre elles. Il fallait dire qu’il était particulièrement remarquable ! Il n’y avait pas idée d’avoir une aussi belle poitrine, ou en tout cas, de le faire sans avoir l’air de s’en rendre compte ! Un court instant, le jeune homme se demanda l’effet que cela aurait donné avec un corset, mais en conclut bien vite que ça n’aurait fait que gâcher cette beauté. Hm, donc, oui, il avait regardé, ou plutôt ses yeux avaient, indépendamment de sa volonté, trainé là où ils n’auraient pas dû. Eventuellement, c’était une possibilité plus que probable. Voire même certaine, mais introduire une part de doute le faisait sembler moins odieux, lui semblait-il. Il avait su dès le numéro ‘1’ que Mary finirait par lever ses jolis yeux bleus de son ouvrage pour lui faire ravaler son sourire ou, dans une moindre mesure, le faire cesser d’égrainer un à un tous ces chiffres. Ce qui était déjà une entreprise ardue, un petit exploit qu’il n’était pas donné à tout le monde de réaliser une malheureuse fois dans sa vie !

«Je ne tiens pas à connaître le tour de poitrine de cette, je n'en doute pas, charmante personne que tu connais. Et je sais parfaitement compter, c'est...»

La première pensée de Vincent fut qu’elle manquait quelque chose à ne pas vouloir connaitre sa pertinente estimation ! Il se laissait une petite marge d’erreur, mais pas grand-chose, il était après tout un expert en la matière. Ou tout du moins, sa première pensée si l’on ne prenait pas en compte un magnifique ‘j’ai gagné elle m’a regardé’ puéril au possible, mais très révélateur de son caractère.

«..., il n'y a aucun secret à garder! Et pour ce qui est de ne pas savoir faire ce que tout le monde fait, tu dois t'y connaître. Après tout, tout le monde est censé pouvoir réfléchir, non? Compter est déjà un exploit pour toi, mes félicitations!»

Le gourou des numéros était également le chef de file de la réflexion profonde, de l’introspection et de l’observation, se félicita Vincent. Il réfléchissait juste dans le dos de sa fiancée, voilà tout ! Réfléchir… Il haussa brièvement les épaules. Et puis quoi, encore ? De suite, ici, ce n’était nullement nécessaire ! Il pouvait très bien s’en passer pour l’énerver, ce qui n’était qu’une preuve de plus de sa toute-puissance ; quand elle devait développer des trésors de maîtrise de soi pour ne pas s’énerver et agir comme une lady, lui n’avait pas le moindre effort à fournir pour l’agacer au plus haut point ! Qui était gagnant, dans cette belle affaire ? Lui, évidemment. Il se plaisait à croire qu’au fond, c’était lui qui avait le beau rôle.

«Et si tu continues, je vais aller me plaindre de toutes les servantes sur lesquelles tu auras eu le malheur de poser tes yeux plus de trois secondes pleines et entières, qu'elles soient remerciées en temps et en heure. Quand il n'y aura plus que des hommes et quelques femmes disgracieuses dans ces couloirs, tu cesseras peut-être de vouloir compter, hm?»

Vincent ouvrit de grands yeux scandalisés, qui ne l’auraient pas été plus si on venait de lui annoncer une invasion imminente de Neko dans le château. Cette simple perspective suffisait à lui donner d’affreux cauchemars ! Enfin, il lui resterait toujours les nobles, mais cela réduirait tellement le nombre ! Lui, n’aurait jamais fait remercier les jeunes hommes un peu trop beaux de ce palais sous un tel prétexte !

« Pour ta gouverne, figure-toi que je réfléchis beaucoup ! Simplement, un homme tel que moi sait être très discret, à un tel point que tu n’as même pas remarqué ! Oh, mais si tu préfères, je peux compter le tien ! Ce sera tout de suite, continua-t-il, beaucoup moins impressionnant mais au moins je les ai sous le nez, alors… »

Son visage se fendit d’un grand sourire idiot. Quitte à la taquiner, autant ne pas le faire à moitié…

« D’ailleurs, en parlant de félicitations et de secrets... Je peux aussi compter les mois par rapport à ton ventre! Tu as su le cacher jusque là, mais tu devais bien te douter qu'à force de te voir devenir de plus en plus grosse, je découvrirai le pot-aux-roses! Tu riras moins quand tu auras besoin de l'aide de ces servantes, pour le porter tellement il sera rond! »
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MessageSujet: Re: Revenge is a dish best served cold.{Libre.-__ù}   Mar 7 Juin - 18:26

{Ouais bah moi JE SUIS EN RETARD. GRAVE EN RETARD. Mais je suis là je suis géniale et je..., suis là.8D

Et Mary aussi. Et je m'en vais, tralalalala. Avec un petit porcinet! pig }

Parfois-comme en cet instant-Mary-Morgann se demandait si elle n'allait pas réellement finir par détester son fiancé. Après tout, elle passait déjà son temps à clamer à quel point il était inintéressant et insupportable : la différence n'aurait, de fait, sans doute pas été flagrante. Dans les faits, bien entendu, ça aurait complètement changé la donne. Entre aimer et haïr une personne la ligne était peut-être fine, mais les points de vues étaient radicalement différents suivant le côté où l'on se trouvait. Et parfois, vraiment, la jeune femme ne pouvait s'empêcher de se demander pourquoi diable elle ne détestait pas cet imbécile au sourire béat. Ce n'était pas comme s'il correspondait à ce qu'elle s'imaginait être un quelconque idéal masculin, ce n'était pas non plus comme si on lui avait fait boire une drogue pour lui faire ressentir quoi que ce soit. Alors pourquoi elle ne le détestait pas, au juste? Il passait son temps à dire des âneries et à faire l'imbécile-et Dieu savait qu'elle n'aimait généralement pas ce genre de personnes. Il n'arrêtait pas de regarder d'autres femmes de manière déplacée, sans distinguer les potiches sans cervelle des jeunes femmes bien élevées. Il était constamment en train de lui lancer des piques, il l'exaspérait au plus haut point et, qui plus est, sa sœur était tout bonnement insupportable. Certes, il pouvait se montrer courtois. Et elle savait pertinemment qu'il était intelligent, malgré ce qu'il pouvait laisser penser. Il pouvait se taire parfois, et il ne l'avait jusque-là jamais trompée. Mais franchement, elle ne pensait pas que ce soit une excuse suffisante. On n'aime pas quelqu'un pour ce qu'il est parfois, on l'aime pour ce qu'il est en lui-même. Or ce n'était pas parce que Vincent pouvait faire preuve de bon sens que c'était ce qu'il faisait la plupart du temps. Et ce n'était pas parce qu'il n'était pas stupide que cet air qu'il se donnait ne faisait pas partie intégrante de lui. Pour l'aimer malgré tout, elle devait avoir tout de même un léger déséquilibre émotionnel. Hm. Eh bien, peut-être. De toute façon, tous les génies avaient leur travers ; le sien devait être d'aimer un parfait idiot qui ne méritait pas même la plus infime partie de l'attention qu'elle lui portait. Peut-être que lui planter l'aiguille dans le bras l'aurait fait taire, mais ça aurait été un brin violent. Or la Noble aux yeux bleus n'était pas violente, non, elle était civilisée. Civilisée, et donc irréprochable. Le seul geste violent accordé aux jeunes filles irréprochables était une gifle, et ça restait bien loin d'une agression avec une aiguille. Tant pis. Elle avait toujours préféré utiliser les mots que les poings, de toute façon : elle était bien plus douée à ce jeu-là.

Même si pour l'instant, elle avait franchement l'impression de perdre, peu importe le jeu auquel ils jouaient en ce moment. Elle voulait finir de broder cette insulte sur ce fichu chemisier, et elle n'y parvenait pas. Elle voulait rester calme et posée et ne pas relever ses provocations, mais elle n'y arrivait pas. Elle voulait avoir raison et le faire taire avec une remarque intelligente, à laquelle il ne pourrait rien redire, mais c'était peine perdue. Et ça, ça avait le don de l'énerver. Il ne pouvait pas lui faire faire ce qu'il voulait qu'elle fasse, c'était elle qui décidait de ces choses-là! C'était d'ailleurs elle qui aurait dû décider de tout, dans le meilleur des mondes. Seulement à l'évidence, son monde idéal était très loin de celui du jeune homme aux cheveux roux, et certains points ne devaient pas être compatibles. C'était ce qu'ils appelaient faire des concessions, lui semblait-il. Sauf qu'elle, elle n'était pas prête à en faire. Pas plus qu'elle n'était prête à laisser Vincent la mener par le bout du nez, ça, jamais. Si elle perdait son calme, c'était uniquement parce qu'elle en avait décidé ainsi. Voilà tout. Elle n'avait pas envie de rester posée et souriante, et c'était la raison pour laquelle elle ne le faisait pas. Certainement pas parce qu'elle n'en était pas capable. Ah! Il n'aurait plus manqué que ça! Elle réussissait toujours ce qu'elle entreprenait, ça ne faisait aucun doute. Malheureusement pour elle, son fiancé était aussi très doué pour réussir ce qu'il commençait. Et là encore, leurs deux visions des choses ne devaient pas être compatibles. C'était exactement comme espérer d'un jeu d'échec qu'il fasse gagner les deux en même temps tout en faisant perdre l'autre. Ils n'étaient jamais complètement gagnant, jamais complètement perdant. C'était assez équitable, dans le fond.


Enfin ça, c'était le point de vue de quelqu'un d'objectif. Mary voulait gagner, point.

« Pour ta gouverne, figure-toi que je réfléchis beaucoup ! Simplement, un homme tel que moi sait être très discret, à un tel point que tu n’as même pas remarqué ! Oh, mais si tu préfères, je peux compter le tien ! Ce sera tout de suite, beaucoup moins impressionnant mais au moins je les ai sous le nez, alors… »

Un sourire moqueur étira les lèvres de la jeune femme, et elle haussa un sourcil amusé. Ah oui? Évidemment, s'il réfléchissait discrètement elle pouvait ne pas l'avoir remarqué. Peut-être que s'il réfléchissait suffisamment discrètement lui-même ne le remarquait pas, et dès lors cela ne servait plus à rien. C'était sûrement ce qui arrivait, d'ailleurs. Quant-à sa poitrine, elle ne savait pas si elle aurait dû le frapper ou ignorer la remarque. A défaut, elle décida de ne rien dire. Elle ne pensait pas avoir à s'en faire pour ses formes, qui étaient selon elle absolument parfaites ; ce n'était tout de même pas de sa faute s'il y avait des femmes laides et déformées, dans ce château. Elle ne voyait aucun charme à ces poitrines trop imposantes, et n'en voyait pas non plus à ces jeunes filles dont les corsets aidaient à peine à rendre plus féminines. Elle, elle était parfaite.

« D’ailleurs, en parlant de félicitations et de secrets... Je peux aussi compter les mois par rapport à ton ventre! Tu as su le cacher jusque là, mais tu devais bien te douter qu'à force de te voir devenir de plus en plus grosse, je découvrirai le pot-aux-roses! Tu riras moins quand tu auras besoin de l'aide de ces servantes, pour le porter tellement il sera rond! »

Là, à défaut de son adorable fiancé, ce fut Mary qui ouvrit des yeux scandalisés dans sa direction. Pardon? Il n'aurait pas pu faire de sous-entendus plus clair sans le dire carrément, quel tact. Dans un stupide réflexe, qu'elle regretta aussitôt, elle ne put s'empêcher de baisser les yeux sur son ventre, caché sous sa robe orange. Et plat, évidemment. Plat et lisse, en parfaite harmonie avec le reste de son corps. La jeune femme fronça les sourcil en direction de son interlocuteur, bras croisés en signe de mécontentement. Au moins, l'aiguille était restée posée sur ses genoux.

«Je ne suis pas enceinte, répondit-elle en le fusillant du regard. Et je ne suis pas grosse non plus, d'ailleurs! Je suis mince et belle, et ce sont ces stupides servantes que je vais aider à mettre à la porte.»

Et heureusement qu'elle n'était pas enceinte! De toute façon, elle aurait bien été contrainte à le dire et à ses parents, et à son fiancé. Ç'aurait tout simplement été extrêmement agaçant et contraignant. Ils auraient dû se marier rapidement sans que cela paraisse suspect, et elle aurait dû le cacher jusqu'à ce que ce soit chose faite. Même si, maintenant qu'elle y pensait, c'était un vrai miracle qu'elle ne soit pas déjà prise de nausées.

«Et sache que si j'étais enceinte et ronde, ce serait entièrement de ta faute, ajouta-t-elle en appuyant son index contre sa chemise. Je te passerais l'envie de rire quand je serais déformée à cause de toi, crois-moi. (Un sourire hypocrite éclaira son visage.) Oh! Quoi que je suis sûre que cette perspective énervera bien plus ton adorable sœur qu'une simple histoire de chemisier.»

C'était l'évidence même. Elle le lui annoncerait avec un grand sourire mielleux, le jour où elle allait devenir tante. Ça lui ferait sans nul extrêmement plaisir-et après tout, elle ne souhaitait que le bonheur de cette chère Anne-Alexia.

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Humain, Noble

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MessageSujet: Re: Revenge is a dish best served cold.{Libre.-__ù}   Dim 3 Juil - 12:22

[Cette foic-ci j'ai pu faire autrement, je suis à la bourre. Sérieux, même. Mais bon, j'ai une très bonne raison alors on me pardonne aussi sec, tu vois ? Ahaha...8D
Posté. clown ]
Mary-Morgann Aelith n’attendait évidemment pas d’enfant. Il s’agissait là d’une évidence que quiconque n’aurait su nier ; ou à tout le moins, son charmant fiancé mis à part. Vincent n’était pas sans connaitre la tendance poussant ces jeunes filles à faire un fromage d’un gramme de trop, à jaser sur de vagues et pourtant appréciables rondeurs et, par conséquent, en profitait pour lancer de belles piques à sa très chère dulcinée. Si son ventre s’était arrondi, il se plaisait à penser qu’il aurait été le premier à s’en rendre compte et, surtout, le premier à le lui faire remarquer. Ne fut-ce que pour l’expression horrifiée que prendrait indubitablement son visage tandis qu’elle se rendrait compte que, pour une malheureuse fois dans sa vie, il lui disait la plus totale des vérités ! La demoiselle était fine, comme elle s’évertuait d’ailleurs à lui faire comprendre à l’instant, aussi une telle chose n’aurait, malgré les corsets, pas été des plus ardues à déceler à son sens. Et n’aurait pas foncièrement déplu à Vincent en dépit des problèmes qu’elle ne manquerait pas d’attirer, bien au contraire. Ils s’en seraient dépêtrés avec brio et maestria : après tout, il en était encore à se demander pourquoi il n’avait pas déjà passé la bague au doigt de la jeune femme. Qu’ils précipitent quelque peu les choses n’aurait pas semblé si étrange et, pour les deux ou trois commères qui, à chaque naissance, s’amusaient à compter les mois, ils n’auraient qu’à prétexter un prématuré. Rien de plus simple ! Le rouquin passait le plus clair de son temps à s’amuser et faire ce qui lui chantait, à raconter les inepties les plus stupides qui lui traversaient l’esprit et se comporter comme le dernier, le plus insupportable des joyeux bambins du palais. Pourtant, la perspective d’avoir un enfant ne l’effrayait pas le moins du monde : c’était même l’opposé, à la vérité ! Un petit garçon qui lui ressemblerait pour commencer, puis une petite fille peut-être, avec un caractère moins contraignant que celui de sa mère. Et d’autres encore sûrement, qui pouvait en être sûr ? Malgré les grands airs que la blonde aux yeux bleus se donnait, Vincent doutait qu’elle soit contre cette idée non plus : de là à ce qu’un tour de taille si imposant l’amuse, il y avait évidemment un monde, un gouffre et plus encore, mais il restait intimement persuadé qu’elle ferait une très bonne mère, ne serait-ce que par opposition aux relations qu’elle-même entretenait avec sa génitrice.

Il en venait donc presque à regretter que sa boutade n’ait rien de plus concret. Il ne se faisait pas de souci en soi, dans la mesure où il lui suffisait de prendre son mal en patience. Mariage d’abord, enfants après. Quoiqu’il la considérât quasiment d’ores et déjà comme telle, Vincent doutait de pouvoir appeler un jour Mary « sa femme », habitué qu’il était à la nommer « fiancée ». Pas qu’une telle cérémonie risque de changer grand-chose entre eux, cela dit il tirait une sorte de fierté enfantine et mal placée à être dans l’illégalité, pour ainsi dire. On avait toujours envie de goûter le fruit auquel nous n’avions pas le droit et, théoriquement, il n’avait pas le droit de croquer Mary, pour user de métaphores pas forcément très poétiques et bien tournées. De toute manière, se dit-il, j’ai toujours tout fait dans n’importe quel ordre, ce n’est pas une fois de plus que risque de me tuer. Et puis, où allait le monde s’il n’avait même plus le droit de la charrier, n’est-ce pas ? D’autant que ses paroles avaient un côté prémonitoires ; dans le fond, ça finirait bien par arriver, fut-ce dans un mois ou un an, ou une semaine ! Cet aspect prophète lui plaisait bien.

«Je ne suis pas enceinte, lâcha-t-elle avec un regard à effrayer les plus braves. Et je ne suis pas grosse non plus, d'ailleurs! Je suis mince et belle, et ce sont ces stupides servantes que je vais aider à mettre à la porte.»

Il hocha légèrement la tête, un sourire d’imbécile heureux toujours collé sur son séduisant visage. Ah, ce qu’ils pouvaient former un couple esthétique ! Enfin, eût-elle été laide et boutonneuse, sa propre magnificence aurait rattrapé le tir. Il fallait avouer qu’il ne se plaignait pas : au moins, si ses caprices étaient de vraies plaies, elle n’était pas un laideron. Il la taquinait, mais si son apparence avait réellement eut quoi que ce fut d’atrocement repoussant, le jeune Henrin-Klemens s’en serait abstenu. Quant à mettre de séduisantes servantes à la porte, eh bien, cette sorcière en était sûrement capable ! Il concédait exagérer un brin et doutait qu’elle le fasse sans raison aucune. Sans raison valable, oui. Là, il ne garantissait rien. Mais il aurait au moins fallu à sa douce et tendre trouver un prétexte à peu près crédible. Gaspiller son précieux temps et sa belle intelligence, en quelque sorte ? Bah, pour ce qu’il en savait, de toute façon…

«Et sache que si j'étais enceinte et ronde, ce serait entièrement de ta faute, reprit-elle en pointant contre lui un index accusateur. Je te passerais l'envie de rire quand je serais déformée à cause de toi, crois-moi. »

Déformée ? Bon, peut-être un peu, soit, mais il s’agissait là d’un mal nécessaire. Encore une bonne raison, songea le rouquin, de se sentir heureux d’être né homme et non femme. Au moins, eux autres n’avaient pas à porter de marmots dans leur ventre ! Ils se contentaient de les faire, ce qui était autrement plus agréable, lui semblait-il. Là où Vincent n’était pas tout à fait d’accord, c’était sur l’usage indiscutablement abusif qu’elle faisait de ce bel adverbe qu’était « entièrement ». Ou ils n’en avaient pas une définition franchement identique, ou elle se dédouanait de toute responsabilité alors qu’elle n’en était, dans les faits, pas exemptes… Ce n’était pas que de sa faute, tout de même ! Elle y était aussi pour quelque chose. Enfin, si elle avait besoin de passer ses nerfs de femme enceinte sur quelqu’un…

Non, même parfaitement svelte, elle passait ses nerfs sur lui. Sans doute l’aurait-elle moins fait s’il n’avait pas passé son temps à les titiller et lui taper délibérément sur le système, mais c’était plus fort que lui. A ce train-là, ça allait devenir une addiction… Comme celle de Mary pour les cravates, qui devaient exercer sur elle une sorte d’attraction irrésistible.

« Oh! Quoi que je suis sûre que cette perspective énervera bien plus ton adorable sœur qu'une simple histoire de chemisier.»

Le sourire de Vincent se mua en grimace d’appréhension. Anne-Alexia ne serait probablement en effet pas aussi emballée que lui par cette idée…, et pour cause. Il priait déjà pour réussir à lui faire enfiler autre chose que du noir le jour de son mariage, alors si en plus il fallait supporter neuf mois durant pareille mauvaise humeur, conjuguée au despotisme dont peuvent parfois faire preuve les femmes enceintes tyranniques comme Mary, il n’était pas certain de résister… C’était au final sa propre peau qu’elles auraient, à défaut de pouvoir littéralement s’étriper mutuellement.

« Oh, mais je suis certain que mon adorable sœur, comme tu le dis si bien, sera très heureuse d’avoir un petit neveu, mentit-il de manière éhontée –à tout le moins si ledit enfant partageait trop de points communs avec sa mère. Enfin bon, si c’est pas un enfant, c’est que t’as forcé sur le chocolat ! Un peu de sport ne te ferait peut-être pas de mal, tu sais ? »

Il attendit un instant, avant de désigner du menton l’ouvrage de Mary-Morgann, chemisier jadis joliment porté par Anne mais qui, de toute évidence, en était à la fin de sa vie. Si un vêtement pouvait prier, il supplierait sans doute la fin de son calvaire, se dit Vincent, vu comme sa chère et tendre le martyrisait… Une vraie géhenne, pauvre chose !
«Et regarde, tu te déformes bien toute seule, pas besoin de mon aide ! Tes doigts avec l’aiguille, ton ventre avec les gâteaux, ton joli visage avec des envies de meurtres… Tu devrais te détendre, t'es toute crispée ! »
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MessageSujet: Re: Revenge is a dish best served cold.{Libre.-__ù}   Sam 13 Aoû - 18:49

{OMFGWTF j'avais oublié ce sujet! HONTE SUR MOI. Ou alors je pensais pas que c'était si vieux et si carrément totalement gravement hyper trop en retard! Désolée, désolée, désolée...! Comment j'ai pu oublier notre olive nationale...ç___ç

En plus j'aime pas mon poste. Fallait que ça arrive, ça faisait un moment que j'avais pas dit ça.8D}


Mary-Morgann tomberait enceinte un jour ou l'autre, elle le savait pertinemment. Ce n'était pas comme si l'idée la révulsait, de toute façon : toute jeune femme mariée finissait par avoir un enfant, à moins de ne pas pouvoir donner la vie pour telle ou telle raison. Elle aurait un enfant avec Vincent, et quoi qu'il en soit elle l'aimerait. Même si sa fille était le portrait craché de cette peste d'Anne-Alexia, elle l'aimerait. Enfin, elle ferait de son mieux, en tout cas. Mais franchement, ce n'était pas le moment de penser à ce genre de choses. Quand ils seraient mariés, cet espèce d'imbécile pourrait ré-aborder le sujet s'il y tenait : pour l'instant, tomber enceinte était hors de question. Ça n'aurait pas été si terrible si ç'avait été le cas, mais tout de même. Faire les choses dans les règles et selon les convenances n'était pas son soucier premier – sinon elle aurait attendu la nuit de noce, pour commencer – mais elle n'avait pas la moindre envie d'être la cible de ragots quelconques. Or, elle était extrêmement bien placée pour savoir que quand un enfant était conçu avant le mariage, ça se savait indubitablement. Elle-même faisait parti de ces personnes qui comptaient sans aucune gêne les mois, et savait très bien qu'on ferait la même chose pour elle s'il n'y avait ne serait-ce qu'un infime doute. Enfin..., pour l'instant elle était toujours aussi svelte et plate, et n'avait rien à se reprocher. Que Vincent s'amuse à dire qu'elle avait pris du poids si ça le chantait, elle savait pertinemment que c'était faux. Elle faisait très attention à ces choses-là, et il était certain qu'elle aurait été la première à le savoir si son ventre avait commencé à s'arrondir de manière gênante. Lui le deuxième, certes, mais elle la première. C'était son ventre qui se serait alourdi, c'était elle qui se serait sentie nauséeuse, et c'était elle qui aurait eu des courbatures. Quelle plaie, tout de même! Comme si porter un enfant pendant neuf mois n'était pas suffisant, il fallait que ce soit désagréable. Elle n'osait même pas imaginer dans quelle humeur elle allait être quand elle serait obligée de rester allongé plusieurs jours durant. Ça allait être une épreuve, pour elle mais à plus forte raison encore pour son fiancé. Parce que si c'était elle qui porterait leur enfant, c'était lui qui devrait supporter sautes d'humeur et compagnie. C'était un juste retour des choses, en quelque sorte.

Parce que quand on savait de quelle humeur elle était à l'accoutumée, on pouvait se faire une idée diablement précise de ce que ça allait être une fois enceinte. A savoir : insupportable. Un mot qui collait aussi très bien au sourire niais de ce cher Vincent, par ailleurs. Elle aurait aimé le lui faire ravaler, mais que pouvait-elle dire de plus? Il n'y avait pas grand chose à ajouter. Elle n'était pas enceinte, il était stupide, et la furie rousse qui lui servait de sœur serait sans conteste ravie à l'idée d'avoir un neveu ou une nièce. Il ne faisait aucun doute que, quand elle commencerait à prendre des formes et que son humeur virerait au noir, la jeune blonde irait voir sa belle-sœur avec un large sourire. Parce qu'elle savait, elle savait pertinemment que ça l'énerverait. Et ça, c'était quelque chose qui la mettait toujours de bonne humeur : n'était-elle pas d'ailleurs plutôt contente d'elle-même, quand elle avait commencé à massacrer ce pauvre vêtement? Qu'on la traite de monstre parce qu'elle riait du malheur des autres, elle s'en moquait éperdument. Ce n'était pas maintenant que son caractère allait changer, il ne fallait pas rêver.

« Oh, mais je suis certain que mon adorable sœur, comme tu le dis si bien, sera très heureuse d’avoir un petit neveu. Enfin bon, si c’est pas un enfant, c’est que t’as forcé sur le chocolat ! Un peu de sport ne te ferait peut-être pas de mal, tu sais ? »


Ah! Il ne manquait plus que ça, vraiment! La Noble aux jolis yeux bleus fronça un peu plus les sourcils, lèvres pincées, et lança un regard noir à son futur époux. Faire du sport? Elle pouvait lui retourner le compliment, en ce cas. Parce que si la jeune femme était sûre d'une chose, c'était bien qu'elle n'était pas laide. Elle le savait, et c'était bien ce qui la rendait si insupportable envers les femmes qu'elle jugeait communes. Quelqu'un qui doute de lui-même n'osera pas aller pointer du doigt les torts des autres, de peur qu'on lui montre ses propres défauts en retour ; mais quand on savait qu'on était mieux que l'autre, c'était une toute autre pair de manche. Mary-Morgann ne se gênait pas pour insulter les autres femmes sur leur allure parce qu'elle ne doutait pas un seul instant que la sienne était irréprochable : et que son fiancé dise le contraire n'y changerait rien. Ça ne la faisait pas douter d'elle-même, ça l'insupportait. Mais ça, elle était persuadée qu'il le savait. Mieux : elle était même sûre que c'était son but avoué, l'énerver.

Le pire, dans tout cela, c'était que ne pas réussir à rester calme et posée énervait la jeune femme au plus haut point. Autant dire qu'elle était loin de pouvoir se vanter d'être capable d'adopter une attitude stoïque en toutes circonstances. Ne pas répondre aux piques des autres, c'était presque impossible. C'était comme les laisser piétiner sa fierté : et ça elle ne pouvait pas le tolérer, elle ne pouvait pas. Quitte à réagir comme une enfant, tant pis. Elle avait déjà fait suffisamment d'efforts concernant son comportement étant plus jeune pour vouloir encore en faire à présent. Malheureusement, comme on dit, 'chassez le naturel et il revient au galop'. Il n'avait jamais vraiment le temps de partir qu'il était déjà revenu, dans le cas de la jeune femme.

«Et regarde, tu te déformes bien toute seule, pas besoin de mon aide ! Tes doigts avec l’aiguille, ton ventre avec les gâteaux, ton joli visage avec des envies de meurtres… Tu devrais te détendre, t'es toute crispée ! »

Quitte à encore repousser les barrières de la mauvaise foi, elle aurait pu répondre que non, elle n'était pas crispée. Mais elle se contenta de laisser s'échapper un petit rire vexé, un sourire mesquin aux lèvres. C'était à croire que jamais on ne lui avait appris à avoir l'air gentille et aimable, vraiment ; même quand elle tentait de sourire poliment, ses lèvres s'étiraient toujours dans une sorte de rictus moqueur des plus désagréables. Si elle avait dû imputer cela à quelqu'un, ç'aurait sans doute été à sa mère. De un, parce que tout était toujours de sa faute - et c'était une règle en laquelle Mary-Morgann croyait aveuglément. De deux, parce que c'était réellement de sa faute, pour une fois. Car curieusement, si son visage ou même la couleur de ses cheveux évoquaient clairement son père, ses mimiques et expressions rappelaient sans la moindre hésitation celles de sa bien-aimée génitrice. Quelle chance, n'est-ce pas? Elle qui aimait tellement Nalycia.

«Sache que si un de nous deux a besoin de faire du sport, ici, c'est toi, répondit-elle en feignant l'indifférence, tapotant gentiment la chemise de Vincent du plat de la main. Quant-à mes doigts, ils vont parfaitement bien. Et même déformé par des envies de meurtres, mon visage reste bien plus beau que celui de toutes les autres femmes de ce château.»

Tant qu'à faire, n'est-ce pas.

«D'ailleurs, je suis parfaitement détendue. Ou bien je l'étais jusqu'à ce que tu arrives, en tout cas,ajouta-t-elle en lui jetant un regard accusateur. Et sache que, fini ou non, cette chemise se retrouvera dans la chambre d'Anne-Alexia.»
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MessageSujet: Re: Revenge is a dish best served cold.{Libre.-__ù}   Mer 31 Aoû - 11:38

[Désolée, mais la dernière fois que j'avais rappelé un vieux post tu m'avais dit être au courant. Donc j'en ai conclu que là aussi c'était le cas. Bref, toujours est-il que je réponds. Avant la rentrée, où là je risque de changer clairement de cadence. Je vous préviens... Même si je doute que ça vous embête vraiment, mh. Ah, et l'Olive t'accorde son inestimable pardon.
Posté.]


Vincent ouvrit de grands yeux, faussement indigné. Cette situation comme bien d’autres d’ailleurs, l’amusait follement. Les répliques piquantes de sa fiancée, fussent-elles prononcées sur ce ton acerbe qu’il lui connaissait si bien à présent, ne déclenchèrent guère plus qu’un sourire. Elle était tellement mignonne, songea le jeune homme, quand elle faisait la moue comme ça ! Ainsi pouvait-il s’en donner à cœur joie, sans méchanceté aucune au demeurant ; la réciproque était valable, il ne prit pas pour argent comptant la remarque qui fusa à son encontre sur son olympique forme physique. Car après tout, n’était-il pas celui qui s’était tête baissée jeté dans ce terrain ? Avec quelqu’un d’autre qu’eux, nota Henrin-Klemens avec une pointe de fierté, ç’aurait pu mal tourner. Mais ni l’un ni l’autre ne se connaissaient d’atroce défaut, il fallait broder avec ce qu’ils avaient sous la main : ce qui était de suite beaucoup moins percutant, il le craignait. Reprocher à une femme telle que Mary-Morgann Aelith sa graisse superflue ne rimait à rien : un simple regard suffisait à dissiper d’éventuels doutes. Selon un principe similaire, enjoindre Vincent à s’exercer plus n’avait pas grand sens. Il se savait loin d’être un freluquet, chétif, maigre et gringalet ! Ce n’était pas, précisa-t-il pour lui-même, que ces gens ne fussent jamais empreints de quelque beauté. D’aucuns possédaient un faciès aux traits fins, agréable à regarder. Seulement, il ne faisait pas bon oublier qu’il ne s’agissait que d’une minorité : les autres étaient, malheureusement pour eux, tout à fait quelconques, ce qui n’était pas un mal en soi mais restait dommage pour eux. Alors qu’il aurait suffi d’un petit effort ! Sauf, cela allait sans dire, pour la taille : Vincent ne niait pas une certaine notion de constitution –non sans dénigrer les bienfaits de l’exercice– et, petit, tu resteras petit. Ce n’était pas son cas, il en était fort aise. Grand et bien bâti, sans excès ou lacunes particulières, son ventre à lui aussi était plat. D’autant plus, pensa le roux avec ironie et bonne humeur, que le sien ne risquait pas de s’arrondir, ni le lendemain, ni le mois prochain, ni même des années plus tard ! A moins d’un cruel et peu probable laisser-aller, il se prenait bien en main.

Par ailleurs son père, bien que vieux –et il insistait sur ce mot, vieux– plaisait toujours aux femmes. Henrin-Klemens un jour, Henrin-Klemens toujours : autant de mal qu’il ait à le reconnaitre, le fils n’était pas sans ressembler en bien des points au père. En y pensant, il se fit la remarque de ne pas pousser l’analogie plus loin, à la sculpturale blonde en face de lui : comparer cette gente demoiselle à cette très chère Nalycia, qu’elle ne portait pas son cœur, n’aurait il le craignait pas été du meilleur effet. Même si, pour ce que lui en savait, cette femme n’avait pas un physique qualifié par ses soins de « disgracieux ». Et puis, elle avait réussi sa fille : qu’elle ai ou non bien réalisé le reste –qui était-il pour juger ? Il aurait été tellement loin de l’objectivité requise…– mais ça, toujours, elle ne l’avait pas raté.

« Quant à mes doigts, ils vont parfaitement bien. Et même déformé par des envies de meurtres, mon visage reste bien plus beau que celui de toutes les autres femmes de ce château.»

Vincent ébaucha un nouveau sourire, laissant s’effacer derrière lui la mimique scandalisée adoptée à peine plus tôt. Il n’était pas difficile de deviner que ses doigts n’allaient pas si bien que cela, et le noble avouait hésiter entre le rire et les larmes : devait-il être touché ou consterné qu’elle place sa petite sœur au-dessus de son confort personnel ? Il décida de ne rien décider, justement ; et pensa que peut-être il pourrait récupérer le chemisier et le remplacer par un nouveau avant qu’Anne-Alexia ne se rende compte du sacrilège commis par « l’infâme belle-sœur ». Sauf si, bien entendu, son opération « distraction » fonctionnait suffisamment bien. Ceci dit, elle ne s’annonçait pas si facile… Quelle idée, de l’avoir fiancé à une femme avec un pareil caractère ! Quant à sa tirade hautaine au possible sur son visage, il n’en disconvenait pas vraiment. Vincent la trouvait en effet vraiment charmante, et cela ne tenait pas tant à ce qu’elle était sa promise qu’au fait qu’il n’était, simplement, pas aveugle. Une grande blonde aux cheveux longs et aux beaux yeux bleus, il n’avait rien à y redire. De là à le lui dire ? Il y avait un monde ! Et puis, elle n’avait de toute évidence nul besoin d’être confortée dans ses certitudes déjà bien ancrées, à son sens. Restait un doute sur ce « toutes » catégorique toutefois : il y avait des femmes ravissantes au château qui, pour ainsi dire, opposaient une farouche concurrence. Enfin, sur ce point, il avait peu de chances de la convaincre…

«D'ailleurs, je suis parfaitement détendue. Ou bien je l'étais jusqu'à ce que tu arrives, en tout cas. Et sache que, fini ou non, cette chemise se retrouvera dans la chambre d'Anne-Alexia.»

Henrin-Klemens haussa les épaules, comme pour marquer sa septicité quant à ce point-là. Rien n’était moins sûr et, maintenant qu’il était au fait de cette abominable machination, il était bien décidé à y mettre fin. Exagérer ? Bien sûr que non. Leurs chamailleries allaient sérieusement finir par avoir raison de lui… D’autant plus qu’il arrivait somme toute fréquemment qu’il finisse par être la malheureuse victime involontaire de ces histoires ! Il n’était pas prêt de laisser tomber, quitte à employer les grands moyens.

Oui, bon, enfin, il restait juste à déterminer quels étaient-ils. En attendant, sa meilleure arme serait sa compagne de toujours dès lors qu’il avait des ennuis : la belle, grande, magnifique et plus totale… Improvisation.

« C’est bien les femmes, tout de même ! Une attitude pareille, voilà qui vous correspond bien : on se chamaille, on vole des affaires pour coudre dessus, on se vexe… C’est évident qu’avec un emploi du temps pareil, continua-t-il dans la provocation d’un ton très désinvolte, impossible pour vous de faire des choses intelligentes. Comme compter les portes. »

Faux, faux et re-faux, supposait-il. Ou à tout le moins, partiellement. La plupart des nobles étaient bien élevées et savaient se tenir correctement, pour ainsi dire. Et la demoiselle Aelith était intelligente, sans le moindre doute. Mais c’était toujours une image tenace dans l’imaginaire commun, ironisa Vincent, pas vraiment démentie non plus sur le moment.

« D'ailleurs, tu as quoi contre elle, exactement ? Mis à part les quelques... Farces, hésita-t-il, qu'elle t'as joué... Elle est adorable, ma petite Anne-Alexia ! »

Tant qu’il y était… Pas que cette question pourtant fort pertinente ai jamais abouti à quoi que ce fut, néanmoins.
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MessageSujet: Re: Revenge is a dish best served cold.{Libre.-__ù}   Jeu 22 Sep - 18:52

{J'adore l'Olive qui parle en olive et qui est aussi indispensable qu'une olive sur une part de pizza.8DD

Et je suis encore en retard, aha. Je me suis rendu compte hier que je ferais mieux de me magner le train, désolée.ç___ç}


Oui, parfaitement. Mary-Morgann aurait pu dire, sans que cela soit un mensonge le moins du monde, qu'elle se considérait comme l'une des plus belles femmes de ce château. Et si certaines étaient à peu près aussi belle qu'elle, elle se considérait tout de même au-dessus d'elles sur tous les points. Elle pouvait se décrire sans citer un seul de ses défauts, et il n'y avait pas plus sincère qu'elle quand elle énumérait ceux de ses potentielles rivales. Bien entendu elles devaient faire pareille dans son dos, et cela ne rimait à rien. D'autant plus qu'elle était réellement jolie ; ça ne faisait aucun doute. Alors pourquoi s'acharner à vouloir être la meilleure? Elle n'en avait aucune idée. Peut-être parce que, contrairement à son intelligence, sa beauté était quelque chose dont elle pouvait aisément se vanter, sans même avoir à en parler. On la voyait, on la trouvait jolie, et voilà qui était fait. La jeune femme était peut-être encore plus fière de sa capacité de réflexion, mais ne pouvait décemment pas déclamer à tout bout de champ qu'elle était extrêmement intelligente et capable de penser bien plus efficacement que ces Messieurs. Ce n'était pas dans ses attributions, disons. Elle devait être jolie et bien élevée, pas intelligente. De fait, personne n'allait la féliciter là-dessus. Qu'à cela ne tienne! En plus d'être intelligente elle se trouvait merveilleusement belle, et se rabattait donc là-dessus. Se sentir supérieure aux autres était bien plus agréable qu'être la cible de moqueries justifiées, c'était évident. Quand quelqu'un – comme Vincent, par exemple – insultait son tour de taille, elle ne se sentait pas vraiment vexée pour la simple et bonne raison qu'elle avait la certitude qu'elle n'avait pas de quoi s'en faire. Si elle avait été enrobée, oui, ça l'aurait blessée. Mais là? Ça n'avait pas de poids. Et à l'air faussement indigné de son fiancé, il n'était pas difficile de deviner qu'il était dans le même cas qu'elle. Si elle avait vraiment voulu lui reprocher une hypothétique prise de poids, elle ne l'aurait pas fait de cette façon, ni sur ce ton.

Ses mains de nouveau posées sur le chemisier, lui-même posé sur ses jambes, elle observa le sourire de son futur époux. Qu'il hausse les épaules si ça lui chantait, elle mettrait ce chemisier dans la chambre de cette peste, point final. Elle ne comptait pas se laisser distraire par sa présence – quoi que c'était déjà largement fait, hm... – et ne faillirait pas à la tâche. Fini ou non, il causerait le malheur de sa propriétaire. Et le bonheur de celle qui l'avait massacré, donc. Ce qui fait le malheur des uns fait le bonheur des autres, comme on dit ; la catégorie dans laquelle se plaçait Vincent, en revanche, lui importait assez peu. Il était au milieu, et si elle comprenait qu'il ne prenne pas son parti plus que celui de sa sœur, elle ne comptait pas le plaindre pour autant. Il était évident que c'était elle, la victime, dans l'histoire! Bien que leurs âges respectifs aient tendance à démontrer le contraire, elle n'en démordrait pas. D'accord, étant la plus mature, elle aurait dû mettre un terme à ce s enfantillages. Mais qu'on ne lui fasse pas croire qu'à seize ans, cette idiote n'était pas capable de savoir ce qu'elle faisait.

« C’est bien les femmes, tout de même ! Une attitude pareille, voilà qui vous correspond bien : on se chamaille, on vole des affaires pour coudre dessus, on se vexe… C’est évident qu’avec un emploi du temps pareil, impossible pour vous de faire des choses intelligentes. Comme compter les portes. »

Ah! Un sifflement méprisant sortit d'entre les lèvres de la jeune femme, qui lança un regard peu amène à son interlocuteur. Très bien, qu'il pense ou dise ce qu'il voulait, elle n'en avait cure. Parce que de un, elle faisait nombre de choses intelligentes, et de deux, compter les portes ne faisaient pas partis desdites choses jugées intelligentes. Mais ça, il devait s'en douter. Comment aurait-il pu penser avec le plus grand des sérieux que compter des portes était une activité intellectuelle? Au mieux, cela entrainerait sa mémoire, mais c'était bien tout. Elle ne comptait pas se vanter d'être fiancée avec le seul homme du château à connaître le nombre exacte de portes, en concurrence certainement avec quelques enfants en mal d'occupations. Pour ce qui était de se chamailler et de se vexer, tout était très relatif. Pour sa part, elle affectionnait tout particulièrement les moqueries sournoises et les rumeurs distillés à petites doses. Il n'y avait guère qu'envers son adorable belle-sœur, qu'elle se montrait si..., ouvertement mesquine.

« D'ailleurs, tu as quoi contre elle, exactement ? Mis à part les quelques... Farces, qu'elle t'as joué... Elle est adorable, ma petite Anne-Alexia ! »

Farces? A ce mot, les yeux de la jeune femme s'agrandirent, comme scandalisée. Ce qu'elle était, d'ailleurs : elle était complètement scandalisée. Ce qu'il appelait 'farces', elle les aurait plutôt appelées 'déclarations de guerres volontairement cruelles et souvent humiliantes'. Cette simple formulation aurait sans doute suffit à répondre à toutes les interrogations de Vincent, mais elle la garda pour elle. Parce que, peu importe comment elle regardait la chose, il était impossible d'appeler ça des 'farces'. Ce qu'elles faisaient n'était nullement dans le but de se moquer gentiment de l'autre, mais bien dans le but de faire mal ou de blesser. Pas physiquement, cela allait de soi ; mais elle pouvaient se faire bien plus mal avec des mots ou de gentilles attentions qu'avec leurs poings, elle en était persuadée.

En tout cas, la question était stupide. Un geste agacé de la main, et elle répondit :

« Ta sœur n'a rien d'adorable, pour commencer,
lâcha-t-elle sur un ton qui n'aurait pu mieux exprimer son antipathie à l'égard de l'adolescente. Et je ne considère pas ce qu'elle m'a fait comme des farces, sache-le. Ce sont des actes de..., de barbarie, ni plus ni moins! »

Bien entendu. A l'égard de son ego, cela dit, s'en était sans la moindre hésitation. Elle niait bien entendu toute aggravation de la situation par ses soins. Qui avait commencé, d'ailleurs? Elle n'aurait su le dire. C'était une haine mutuelle, réciproque, presque physique. Elles ne pouvaient pas se supporter, voilà tout. Mais étant toutes deux proches de Vincent, elles n'avaient pas d'autre choux que de se côtoyer, au moins un minimum. Et là où deux adultes censés se seraient tout bonnement ignorés, l'adolescente qu'était Anne-Alexia et la petite fille capricieuse qu'était Mary-Morgann quand elle était en colère trouvaient plus judicieux de se pourrir la vie. Ça n'était pas près de changer, malheureusement.

« Et si tu veux tout savoir, je lui reproche tout ce que l'on peut reprocher à un être humain,
ajouta-t-elle d'un air suffisant. De sa garde-robe à sa manière de se coiffer, en passant par son caractère exécrable et sa façon insupportable de me parler. Je déteste même les meubles qu'elle touche, ou sa façon de s'approprier ton attention. Ça te va, comme explication? »


Dernière édition par Mary-Morgann Aelith le Mar 8 Nov - 18:01, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Revenge is a dish best served cold.{Libre.-__ù}   Sam 15 Oct - 16:50

[b][Moi ça va, question retard, mais bon, vaut mieux pas que j'accumule. Demain, j'essaie, je sais pas moi... Dietrich, ou je sais pas, quelqu'un.XD
Bref, je te pardonne parce que bon, mais que ça ne se reproduise pas si tu tiens à ce que je ne te tranche pas la tête. >;^D
Posté.]


Quoique sa douce et tendre eût pu prétendre, Vincent restait persuadé que la haine qu’elle vouait à Anne-Alexia n’avait rien de justifié ; tout au plus ce qu’il trouvait judicieux de nommer « farce » au vu de leur caractère infantile étaient-elles de bons prétextes mais guère plus. La réciproque n’avait rien de plus reluisant par ailleurs : sa cadette n’avait pas plus d’excuses que sa fiancée, ce qui condamnait le pauvre hère à une totale intransigeance quant à son impartialité. Leurs gamineries restaient, dans l’esprit du grand-frère attentionné et du mari épris de sa future, bon enfant ; mais l’impression qu’une prise de position de sa part risquait de faire dégénérer une situation déjà fort épineuse au demeurant se refusait à le quitter. D’autant que ce devait être un peu de sa faute : sans lui, les deux jeunes femmes n’auraient pas eu à échanger un seul regard. Cela dit en passant néanmoins, cela faisait une petite éternité que rien ni personne, lui moins encore, ne les y obligeaient plus : chacun savait reconnaitre une cause désespérée une fois confrontée à elle, supposait-il. Ce qui ne les empêchait pas de continuer à se jouer de véritables « tours de cochons », comme l’illustrait si bien cette expression populaire. Le roux ne détestait pas grand-monde, moins encore sans raison valable. Il pouvait néanmoins concevoir avec plus ou moins d’aisance que ce pût être le cas. Force était pour lui de le croire de toute manière, puisqu’il en avait à l’instant même le plus criant des exemples sous les yeux. Parfois Vincent aimait à penser qu’elles finiraient par se lasser, enterrer la hache de guerre et se serrer la main. Un geste qui signifierait quelque chose comme « allez, on oublie tout, on fait la paix. Disons que nous sommes quittes et qu’il est grand temps de repartir sur de bonnes bases, ou de ne pas repartir du tout mais, bref, d’arrêter de se crêper le chignon comme des gamines en bas-âge ». Cela dit, il rêvait aussi à être roi d’un pays peuplé de jolies filles en tenues légères dans un palais où séjourneraient cent soubrettes aguicheuses, de respirer sous l’eau et d’aller décrocher des étoiles. Autant de choses qui selon toute logique n’étaient pas prêtes d’arriver, il le craignait. Hors, il ne plaçait pas la réussite de l’entente « mesdemoiselles Aelith et Henrin-Klemens » sous de meilleurs auspices.

« Ta sœur n'a rien d'adorable, pour commencer. Et je ne considère pas ce qu'elle m'a fait comme des farces, sache-le. Ce sont des actes de..., de barbarie, ni plus ni moins! »

Le sourire de Vincent s’élargit en dépit du soi-disant « tragique » de la situation. Des actes de barbaries ? Eh bien ! Elle y allait drôlement fort. Lui s’en amusait, de temps en temps : mais il lui fallait bien reconnaitre qu’il n’y avait que les femmes, pour extrapoler de la sorte ! Elles ne devaient pas avoir grand-chose à faire de leurs journées, ainsi elles se créaient des ennuis, des problèmes en tout genre qui n’avaient de gravissime que l’importance qu’elles leur accordaient. Une petite araignée courait à toutes jambes sur le sol, se cachait sous un meuble ou un tapis et elles hurlaient à la mort. Quant à dormir en présence d’une telle « monstruosité », il n’en parlait pas. Henrin-Klemens ne comprenait pas tout chez la gent féminine, dont la complexité n’était plus à prouver. Peut-être s’il avait été une femme, se demanda-t-il, aurait-il pu comprendre ce qui n’allait pas entre ces deux jeune filles, et écarter le problème une bonne fois pour toute. Oui, ç’aurait été parfait !

S’il exceptait le fait qu’il ne désirait absolument pas devoir ajouter un petit « e » à la fin des magnifiques adjectifs nécessaires à sa description, merci bien. En ce cas le mieux aurait encore été de trouver un traducteur : quelqu’un pour lui expliquer clairement ce que racontaient ces créatures étranges tout en cheveux, robes et falbalas. Vincent avait beau savoir à merveille quelle tête tirait son adorable fiancée lorsqu’elle était en colère, contente, vexée, triste ou toutes les nuances déclinables, toutes les variables possibles et imaginables de ces émotions qu’il aimait, quel que fut le ton sur lequel elles étaient conjuguées, il lui restait des progrès à faire, c’était indéniable. Et une vie entière n’aurait sans doute pas été suffisante pour qu’un homme comprenne une femme…

« Et si tu veux tout savoir, je lui reproche tout ce que l'on peut reprocher à un être humain. De sa garde-robe à sa manière de se coiffer, en passant par son caractère exécrable et sa façon insupportable de me parler. Je déteste même les meubles qu'elle touche, ou sa façon de s'approprier ton attention. Ça te va, comme explication? »

Enfin on y venait : Mary-Morgann et sa morgue légendaire. Elle pouvait toujours citer ce que bon lui chantait, ce n’était guère très convaincant, elle ne faisait que se chercher des prétextes. Si au moins elle avait eu l’excuse de l’improvisation ! Mais ce n’était pas le cas, au vu du nombre incalculable de fois qu’elle avait dû répondre à cette sempiternelle question. Les vêtements d’Anne étaient élégants mais, soit, il ne disconvenait pas de ce que la blonde pouvait ne pas les apprécier –mais à la vérité, il lui semblait assez évident qu’elle les détestait justement parce qu’ils appartenaient à sa belle-sœur en devenir. Pareil pour le reste. Quant à son attention, eh bien… Qu’en dire ? Anne-Alexia était son unique petite sœur, il était normal qu’il veille à son bonheur, qu’il la choie un peu. Il ne pensait pas négliger l’une au détriment de l’autre, ni même à celui de ses amis. Vraiment ! L’équité était un souci pour lui, et il distribuait son temps et son attention sans parcimonie aucune à tous ceux auxquels il tenait un tant soit peu. Si au moins elles avaient pu s’entendre, ils auraient fait des choses tous les trois ! Un pique-nique, une balade à cheval, qu’en savait-il ? C’aurait été plus agréable que ces disputes continuelles, aussi désopilantes pussent-elles être de temps à autre.

« Si ce n’est que ça, dit-il, tu n’as qu’à pas la regarder et le tour est joué, plutôt que de piquer tes doigts –pardon, son chemisier– sous prétexte qu’elle a piqué ton…, hm…, sens de l’esthétique… ? »

Il ajouta à ces paroles un haussement d’épaules avant de poursuivre :

« D’autant que le dernier point me gêne un peu, vois-tu, je fais autant attention à toi qu’à elle ! Tu ne serais pas jalouse, si ? »

Il sourit, avant de lui plaquer un rapide baiser sur les lèvres. Les démonstrations publiques d’affections pouvaient en déranger certains mais, puisqu’il n’y avait personne dans le salon, il pouvait bien lui voler un petit baiser, non ?
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MessageSujet: Re: Revenge is a dish best served cold.{Libre.-__ù}   Mar 8 Nov - 19:08

{On a pas arrêté de m'ennuyer quand j'écrivais ce poste, alors j'ai officiellement le droit d'utiliser cette excuse pour dire que je ne l'aime pas! AHA!8D

Et je... je suis pas en, en retard, hein! Juste à temps! Quelques jours d'avance même, aha...! Me coupe pas la têêêêête...!;A;}



Bien sûr que non, ça n'allait pas lui aller. Et s'il avait simplement répondu par l'affirmative avant de hausser les épaules et de faire demi-tour, elle aurait été on ne peut plus étonnée. Sûrement se serait-elle levée pour le rattraper, le cas échéant. Parce que cette réaction ne lui aurait pas plût, qu'elle ne s'y attendait pas et n'y était pas habituée, et que ça aurait tout aussi bien pu vouloir dire qu'il était en colère contre elle. A la longue, elle avait appris à connaître son fiancé ; ses réactions face à telle ou telle chose en faisaient parti. De la même façon, qu'il se mette à critiquer sa sœur l'aurait surprise au plus haut point. Le jour où il se mettrait à faire ça, le monde ne tournerait définitivement plus rond. Elle ne niait pas que ça l'aurait arrangé, qu'il cesse de jouer les arbitres sans jamais prendre position ; mais dans un sens, c'était sans doute mieux ainsi. Elle aurait extrêmement mal pris le fait qu'il donne raison à cette peste, et était à peu près sûre qu'Anne-Alexia aurait tenu le même discours dans le cas contraire. Mais qu'à cela ne tienne : elle continuerait de la détester et elle finirait bien par gagner, peu importe le jeu auquel elles jouaient. Convaincre Vincent de la mauvaise foi de l'autre, par exemple. Il n'était d'ailleurs pas stupide de penser que la raison première de leur mésentente était Vincent lui-même – d'où sa dernière remarque. Les deux jeunes femmes n'auraient jamais été amenées à se rencontrer sans ce facteur commun, et ç'aurait été tout aussi bien comme ça. Mais que voulez-vous? Elle n'avait pu choisir son fiancé, alors choisir la famille de ce dernier, n'en parlons même pas. Mary n'avait rien en particulier contre ses parents, mais contre le laideron qui lui servait de cadette, en revanche... Quand allait-il enfin se rendre compte à quel point cette idiote était insupportable et irrespectueuse? Il n'avait qu'à ouvrir les yeux pour le voir, pourtant! Peut-être se sentait-il obligé de la protéger et de la dédouaner parce qu'elle était sa sœur ; elle n'en avait pas la plus petite idée. En tant que fille unique, ce que l'on pouvait bien ressentir envers un frère ou une sœur lui était totalement étranger. Si elle avait eu un petit frère de l'âge d'Anne-Alexia, peut-être aurait-elle mieux compris l'attitude de son fiancé face à l'égard de cette dernière. Peut-être. Malheureusement pour lui et pour le reste du monde, le couple Aelith n'avait eu qu'un seul enfant, et cet enfant n'était pas prêt à admettre ses torts. Moralité, c'était la faute de sa belle-sœur et uniquement de sa faute. Point barre.


« Si ce n’est que ça, tu n’as qu’à pas la regarder et le tour est joué, plutôt que de piquer tes doigts –pardon, son chemisier– sous prétexte qu’elle a piqué ton…, hm…, sens de l’esthétique… ? »


A ces mots la jeune femme baissa rapidement les yeux vers ses mains, comme pour constater qu'en effet elle avait fait plus de mal à ses pauvres doigts qu'à cet immonde chemisier. Mais peu importe, ça n'avait aucune importance. Elle n'était pas de celles qui abandonnent à la première difficulté, et n'admettrait jamais ne pas être capable de faire quelque chose. Si elle voulait cuisiner, elle cuisinait ; et peu importe le goût du gâteau au final, si elle l'avait fini elle en serait satisfaite. Insulter ses talents, qu'ils existent ou non, la poussait à faire mieux et à se dépasser pour démontrer aux autres qu'elle était 'capable de'. Qu'ils rient si ça les chantait, mais elle réussissait toujours ce qu'elle entreprenait. En prenant ce chemisier et cette aiguille, elle n'avait pas pour objectif de faire une œuvre d'art. Son seul but était de faire crier Anne-Alexia, et que son inscription soit correctement faite ou non, que ses doigts en aient pâti ou non, elle irait au bout de son idée. Vincent ne faisait que retarder l'inévitable, et ils le savaient tout deux aussi bien. A moins de ne lui prendre le vêtement des mains et de le tenir au-dessus de sa tête, il ne l'empêcherait pas de le reposer dans les appartements de sa future victime.

Elle aurait bien aimé ne plus la regarder, par ailleurs. Ça lui aurait vraiment plût, de ne plus avoir son visage disgracieux en mémoire. Malheureusement, à moins de ne tuer Vincent – ce qu'elle ne ferait jamais, bien entendu – il resterait toujours entre elle un lien fort. Le fiancé de l'un était le frère de l'autre, et il ne couperait les ponts avec aucune des deux, c'était évident. Alors elles devraient faire avec pendant encore de longues années, à n'en point douter. Que leurs 'farces' perdent en ampleur avec le temps, éventuellement. Que leurs insultes deviennent plus discrète, ce n'était pas impossible. Le temps aidant, elles deviendraient peut-être plus matures et responsables. Qu'elles s'entendent bien, en revanche, relevait de l'utopie. Et ça, l'air buté et pincé de Mary-Morgann ne le reflétait que trop bien.

« D’autant que le dernier point me gêne un peu, vois-tu, je fais autant attention à toi qu’à elle ! Tu ne serais pas jalouse, si ? »

Si la réplique, le sourire et le rapide baiser que Vincent posa sur ses lèvres ne l'avaient pas énervé outre-mesure, elle n'en avait pas l'air moins agacée pour autant. Voir la jolie blonde détendue et souriante était rare, et dans ces moments-là il ne fallait surtout pas le lui faire remarquer. Surtout pas. Dites lui qu'elle sourit ou semble heureuse et, après un air gêné aussi furtif que bref, son visage se figera de nouveau. Différencier chez elle la vraie colère d'une simple façade était un exercice compliqué, auquel seuls pouvaient se risquer ses proches. Et autant dire qu'ils étaient peu nombreux à pouvoir se vanter d'en faire parti.

« Je ne suis pas jalouse, répondit-elle lentement, appuyant sur chaque mot pour leur donner l'importance requise, ses yeux bleus rivés dans ceux de son fiancé. Parce que premièrement je ne vois pas qui pourrait préférer cette idiote à moi et que, deuxièmement, je me moque éperdument de la façon dont tu répartis ton emploi du temps. Moins je te vois, mieux je me porte. »

Ce qui, en décodé, voulait dire 'parfaitement, je n'aime pas que tu passes trop de temps avec quelqu'un d'autre que moi'. Et encore, elle se fichait relativement qu'il se préoccupe particulièrement de sa sœur – parce que, eh bien, c'était sa sœur justement. S'il avait été question d'une autre jeune femme, la réplique aurait té toute autre. Et beaucoup moins polie ou mesurée. N'importe qui à sa place ne se serait pas inquiété un instant : que Vincent la trompe semblait totalement improbable. Seulement on ne se débarrasse pas de ses angoisses comme ça, malheureusement.

La jeune femme détourna son regard sur le côté ; et, bras croisés sous sa poitrine, elle était la parfaite illustration du verbe 'bouder'. Elle avait beau avoir grandi, certaines de ses réactions n'avaient pas changé le moins du monde en dix ans. Toujours ces même réactions enfantines, toujours cette même dignité sur son visage en toute circonstances.

« Tu n'as pas des portes à compter? J'aimerais finir mon travail de broderie, vois-tu. »



Dernière édition par Mary-Morgann Aelith le Ven 23 Déc - 16:32, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Revenge is a dish best served cold.{Libre.-__ù}   Sam 3 Déc - 17:03

[Bah, être limite c'est pas être en retard, donc ça va.
Posté.]



Il aurait fallu un brin de maturité, songeait parfois Vincent, rien qu’un tout petit rien du tout de cette inestimable qualité pour qu’il n’eût plus à souffrir pareilles situations. La jolie blonde ne semblait pas décidée à en faire acquisition toutefois ; sa sœur n’était pas mieux, quoique sa jeunesse excusât plus facilement ce trait de caractère que d’aucuns n’auraient guère manqué de juger « indésirable » -aucune illusion à se faire cela dit : il y avait bien peu de chances que les années eussent plus d’emprise sur son caractère qu’elles n’en avaient eu pour Mary-Morgann, il ne servait à rien de se leurrer. Néanmoins, puisqu’Henrin-Klemens n’en était pas plus pourvu, il y avait fort à parier que le calme plat d’une parfaite indifférence entre les deux jeunes femmes l’auraient profondément ennuyé. Une tension constante mais intériorisée n’était pas amusante et avait une fâcheuse tendance à imposer un silence malvenu, de peur sans doute qu’une parole malheureuse quoique bien innocente n’enflammât la mèche et mène tout droit à l’explosion. Qui, contenue depuis un bout de temps, aurait promis de sacrés dégâts en perspective. Vincent pouvait bien dire ce qu’il voulait, ce genre de conversation avec sa fiancée le distrayait : ils avaient le temps de devenir vieux, quel besoin y avait-il de se presser ! Cet ennui, ces mines convenues qu’arboraient les personnes âgées, ces idées fixes et ces principes d’un autre temps lui faisaient peur ; lui pouvait rire, dévaler les escaliers sur un plateau repas, se cacher derrière un rideau pour faire peur à quelque jolie servante, bref, se comporter comme il l’entendait. Et par extension, jouer à « qui aura le dernier mot » et « qui fera le plus joli sous-entendu », voire même « qui fera la plus grosse bêtise » avec la demoiselle Aelith. Entre compter des portes et broder, bon gré mal gré, quelque insulte sur un chemisier, qui était le plus puéril ? Difficile à dire. L’un était plus fourbe que l’autre mais, très honnêtement, ils atteignaient tous deux des sommets en matière d’enfantillages. Enfin, une occupation restait moins dangereuse, moins gênante que l’autre : compter des portes ne faisait de mal à personne, et ce dernier critère était de ceux que le rouquin s’appliquait à ne jamais enfreindre. Et que sa douce et charmante future s’amusait à allègrement dépasser, l’air de rien : marcher sur la ligne, la dépasser d’un pied et revenir jouer son numéro d’équilibriste dessus comme si de rien n’était. Une véritable artiste.

Seulement lui, il en voyait tous les trucages.


« Je ne suis pas jalouse. Parce que premièrement je ne vois pas qui pourrait préférer cette idiote à moi et que, deuxièmement, je me moque éperdument de la façon dont tu répartis ton emploi du temps. Moins je te vois, mieux je me porte. »

Vincent sourit. Donc, elle était jalouse. Il ne lui en voulait pas pour si peu, allant jusqu’à trouver ça plutôt mignon : n’était-ce pas la preuve qu’elle tenait à lui ? Il adorait Anne-Alexia, il adorait Mary-Morgann, point final. Choisir l’une ou l’autre, les départager, jamais il n’aurait essayé. Il aimait aussi sa mère, même si c’était encore autre chose ; et ces trois femmes étaient les seules de sa vie, il l’aurait juré. La blonde aux yeux bleus n’avait pas de souci à se faire mais, dans son égocentrisme grandissant, elle ne devait pas supporter d’être mise au même niveau que sa cadette. Ou que quiconque d’autre, d’ailleurs, mais ce n’était pas la question.

« Tu n'as pas des portes à compter? J'aimerais finir mon travail de broderie, vois-tu. »

Il aurait tout aussi bien pu tourner les talons et la laisser à son ouvrage, mais ce n’était pas son genre. Loin s’en fallait ! Il la regarda un instant : les bras croisés, la mine boudeuse. Puis, son regard descendit ostensiblement vers le chemisier mutilé sur ses genoux ; rien ne l’empêchait, après tout, d’utiliser la manière forte. Ah, il aurait tout tenté, rien n’aurait su lui être reproché ! D’excellente humeur à présent, comme c’était fort fréquemment le cas, Vincent n’entendait pas repartir de ce salon sans sa belle : non, non et non. Ou à tout le moins, pas sans ce vêtement et quelque chose lui disait que l’un irait de pair avec l’autre. Une intuition, comme ça. Sans crier gare, il se saisit de l’ouvrage de sa fiancée et recula d’un pas, histoire qu’elle n’ait pas qu’à tendre le bras pour le récupérer. Quitte à agir comme un gamin, autant ne pas le faire à moitié seulement, n’était-il pas ? Tenta vaguement de contenir le sourire idiot plaqué sur ses lèvres, il afficha une mine entre une feinte colère et une profonde fierté –parce que oui, décidément, piquer l’objet du conflit était de loin la meilleure idée qu’il ai eue ces derniers temps et, pourtant, Dieu savait que la compétition était rude, avec un génie tel que lui !

« Aha ! J’aime tellement ce que tu as fait que finalement, je vais le garder pour moi. Si tu me demandes poliment de te le rendre, avec un câlin et un joli « s’il te plait », et un mignon petit sourire, et que tu m’aides à les compter, ces portes, eh bien j’envisagerais éventuellement de m’en séparer. Votre verdict, ajouta-t-il d’un ton emphatique avec un haussement de sourcils, ma dame ?»
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MessageSujet: Re: Revenge is a dish best served cold.{Libre.-__ù}   Mer 28 Déc - 18:11

{Sois pas si froooooide, tu me pourris mon Groove.c___c

Mary va bouffer Vincent, grrrrr. N’empêche que maintenant je peux plus manger de pizza sans penser à lui, aha.XD

Je suis même pas en retard, cette fois! Trop cool...O____Ô}


Peut-être que, avec un peu de chance, il allait se lasser. Si elle persévérait et l'envoyait promener une fois de plus, il se pouvait qu'il en ait assez et retourne compter ses portes comme l’imbécile qu'il avait toujours été. Sait-on jamais ; un miracle pouvait toujours se produire. Parce qu'il faudrait au moins une intervention divine, oui, pour que Vincent cesse ses âneries et devienne l'adulte responsable qu'il aurait du être. Ou, tout du moins, qu'il la laisse traumatiser sa sœur chérie en paix. Si elle n’avait même plus le droit de saccager ses affaires tranquillement, où allait le monde ? Et ensuite quoi, elle n'aurait plus le droit aux sarcasmes et aux mensonges, devrait se montrer courtoise et aimable en toutes circonstances ? Jamais elle ne laisserait une telle chose se produire : raison de plus pour ne pas le laisser dicter sa conduite en ce qui concernait ses gentilles attentions envers Anne-Alexia. Si elle voulait pourrir son existence, eh bien elle pourrirait son existence. Rien ni personne ne pourrait y faire quoi que ce soit. Sauf bien sûr cet idiot fini, qui n'avait d'autre but dans la vie que de rendre la sienne infernale. Évidemment. Et l'idée qu'il soit dans son bon droit, du coté de la logique et de la gentillesse, ne l'effleura pas un instant. Tout était question de point de vue, finalement : elle n'aurait pas dit qu'il essayait de protéger sa sœur, mais bien plutôt qu'il essayait de l'ennuyer elle. Sa tentative pour empêcher une inévitable dispute devenait, dès lors, une attaque personnelle contre sa personne. Peut-être aurait-elle du s'emparer de l'aiguille et le piquer avec. Ça l'aurait sûrement refroidi, ne serait-ce qu'un peu.


Oui, elle aurait vraiment dut le piquer. Voire lui enfoncer l'aiguille dans la main, purement et simplement. Tout du moins y songea-t-elle fugacement quand, sans prévenir, il saisit e chemisier posé sur ses genoux. Ses yeux bleus s'agrandirent sous l'effet de la surprise et elle décroisa les bras – pas assez vite cependant pour espérer rattraper quoi que ce soit. Et quand elle tourna la tête vers lui, sourcils froncés, il avait déjà mis son précieux ouvrage hors de portée. C'était dans ses moments là, vraiment, qu'elle aurait aimé pouvoir porter – l'espace de quelques minute – un pantalon. Définitivement plus pratique qu'une de ses encombrantes robe pour administrer un violent coup de pied à son fiancé. Là, tout au plus pourrait-elle lui écraser le pied avec son talon ; et, à son grand désarroi, elle n'avait pas mis la paire de chaussures la plus pointue qu'elle possédait. Qu'il s'en estime heureux : le cas échéant, elle aurait vraiment été tentée de le lui écraser, ce fichu pied.

« Aha ! J’aime tellement ce que tu as fait que finalement, je vais le garder pour moi. Si tu me demandes poliment de te le rendre, avec un câlin et un joli « s’il te plaît », et un mignon petit sourire, et que tu m’aides à les compter, ces portes, eh bien j’envisagerais éventuellement de m’en séparer. Votre verdict, ma dame ?»


Elle aurait bien répondu 'vas te pendre' mais, en plus de ne pas répondre à la question, ça n'aurait pas été très aimable de sa part. Elle se leva néanmoins de son fauteuil, avec une lenteur calculée, posa le fil et l'aiguille bien correctement sur l'accoudoir et se retourna finalement vers Vincent, un sourire crispé aux lèvres. Quelle chance qu'ils soient seuls : s'il y avait eu quelque autres personnes dans les parages, elle aurait été contrainte d'aller broder ailleurs. Ou, plus récemment, d'accéder à la requête de son fiancé pour les faire sortir tout deux de la pièce. Là, au moins, elle pouvait négocier ou se plaindre sans que tous les regards soient rivés sur elle.
Jugeant qu'il y avait toutes les chances pour que cet imbécile ne lève le vêtement au-dessus de sa tête si elle essayait de s'en emparer (et là, inutile d'essayer, même en tendant le bras elle n'y arriverait pas) elle se contenta de tendre sa mai gauche, paume vers le plafond, dans sa direction. Qu'il le lui rende bien gentiment était hors de question, mais elle ne perdait pas espoir. D'autant plus que partir sans ce chemisier lui serait tout aussi insupportable qu'accéder à une seule de ses stupides requêtes.

« Je ne te demanderais rien poliment, répondit-elle d'une voix catégorique, un sourire factice aux lèvres, et tu peux faire une croix sur le câlin, le 'joli s'il te plaît' et le 'mignon petit sourire'. Quant-aux portes, tu peux rêver. Tu peux me le rendre, maintenant ? »

Comme si ça allait marcher. Mary-Morgann était intelligente : elle savait qu'il n'en ferait rien avant qu'elle n'ait répondu par l'affirmative. Mais elle était aussi une jeune femme extrêmement fière, et son ego lui interdisait de répondre par l'affirmative. Résultat, elle n'avait aucune solution valable pour se sortir de cette situation. Et puis pourquoi tenait-il absolument à aller compter ces portes à la noix ? Est-ce qu'elles lui avaient fait quelque chose, est-ce que quelqu'un lui avait lacé un défi ? Il ne lui avait pas semblé que ce soit le cas. C'était bien le moment, franchement, pour développer ue obsession temporaire sur quelque chose d'aussi ridicule. L'idée même qu'on puisse la croiser en train de recenser le nombre de portes que comportait ce château l'horrifiait. Elle aurait eu l'air d'une arriérée, à n'en point douter. Et c'était bien là la seule raison qui la poussait à refuser – parce que, bien entendu, elle était tout à fait capable de le faire, et ce plus vite que Vincent.

Mais ce n'était pas la question. De toute façon, elle ne le ferait pas. Point.


Dernière édition par Mary-Morgann Aelith le Jeu 1 Mar - 19:19, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Revenge is a dish best served cold.{Libre.-__ù}   Lun 30 Jan - 20:00

[Moui, la petite olive de la pizza, que tout le monde s'arrache ou que personne ne veut...X'D
...Eeeeeeeeet il fallait bien que ça arrive. Quand c'est pas toi c'est moi, désolée du retard. Hm.>___>'
Posté. ]


C’était beaucoup trop amusant pour que Vincent se contentât de s’arrêter raisonnablement là où tout autre que lui l’aurait fait. Les réactions de sa douce et tendre avaient beau lui être devenues familières –et au bout de toutes ces années, le contraire eût été déplorable, quoiqu’il fût plus tenté de mettre cette connaissance sur le dos de leur relation que du temps qui avait passé–, elles le distrayaient toujours autant. Mémorables ! Vraiment, sans exagération : le plus intelligent aurait sans doute été de s’asseoir sur sa fierté et de le lui demander gentiment, d’accéder à se requête mais, pensez-vous ! Mary-Morgann Aelith faisait grand cas de son honneur, plus sans doute que de ce chemisier. Bien que, dans les faits, les deux à présent durent être devenus indissociables…, enfin, bref, abrégea-t-il sans plus de cérémonie. Jamais elle ne se serait abaissée à un tel niveau, et c’était exactement sur ce principe que se basait sa demande. Jamais Vincent n’avait projeté de le lui rendre et pourtant, il y aurait été contraint si ses conditions avaient été remplies sans rechigner…, quel ennui cela aurait été, mieux valait encore ne pas y penser du tout ! Il afficha un grand sourire idiot : qu’on le prenne donc pour un imbécile, pour ce qu’il en avait à faire ! Puisqu’il avait l’objet de tous les désirs de la jolie blonde pour l’instant, il avait indéniablement le pouvoir et s’en délectait. Il fallait bien profiter de ce moment, car après tout lui non plus n’aimait pas que l’on aille lui dicter sa conduite.

Cela dit, l’idée l’effleura que sans doute il n’aurait pas dû être rassuré à l’idée de se retrouver seul de bon matin avec une mégère et sa monstrueuse aiguille, son caractère de cochon et son complexe de supériorité avec pour seules alliées son intelligence dont sa beauté sans pareille surveillait les arrières. Qui aurait pu jurer que cette sorcière trop aigrie n’allait pas lui arracher le morceau de tissu à la force de ses ongles limés ! Un sourire étira les lèvres du gamin qu’était encore Vincent malgré sa petite vingtaine d’années : qu’elle essaie, tiens ! Elle ne l’aurait pas si facilement, fût-ce avec ses talons ! Plutôt grand et musclé, lui ne doutait pas un instant de l’inanité d’une démarche déjà peu prometteuse en termes de résultats concret –si l’on mettait à part bien entendu l’air désespéré qu’elle conférerait à sa belle et orgueilleuse instigatrice.

« Je ne te demanderais rien poliment, rétorqua la blonde d’un ton qui n’aurait su souffrir le moindre appel, et tu peux faire une croix sur le câlin, le 'joli s'il te plaît' et le 'mignon petit sourire'. »

Bien, ce qui lui laissait les portes. Pas d’illusions à se faire de ce côté-ci, il ne rêvait pas sans pour autant lâcher l’affaire. S’il la jouait suffisamment fine, peut-être… ? Peut-être. La vie all ait de pair avec l’espoir disait-on, aussi laisser tomber maintenant aurait-il été contraire à tous les principes d’Henrin-Klemens. Ses traits s’étirèrent en une moue faussement déçue à le pensée de ce câlin qui venait de lui filer sous le nez en coup de vent. Le plus désolant dans toute cette histoire était qu’en lieu et place de son « mignon petit sourire » en question, il n’avait eu droit qu’à ce simili-rehaussement complètement hypocrite de la commissure des lèvres de sa très chère fiancée ». Pour les identifier, il était passé maître et faisait autorité en la matière : celui-là était plus ironique qu’autre chose, et en rien plein des bons sentiments qu’il s’était senti en droit d’espérer d’une aussi gentille, polie future femme. Il était formel…

« Quant-aux portes, tu peux rêver. Tu peux me le rendre, maintenant ? »

Juste ce qu’il fallait de cruauté pour réduire à néant son dernier espoir, l’écraser, le réduire à l’état de bouillie informe tout en gardant le sourire et en poussant le vice jusqu’à lui demander une si grande faveur…, pas de doute, la demoiselle Aelith n’était pas n’importe quoi, songea Vincent avec humour. Mais si lui s’était douté de la réponse, elle aussi devait avoir une petite idée de la nature du couperet qui ne manquerait pas de tomber. A continuer ainsi, ils n’étaient pas prêts de retourner vaquer à d’autrement plus importantes occupations ! Mais, qu’importait : il avait le chemisier et s’était donc improvisé le héros de nombre de paires de tympans au château. Il retourna son sourire à sa dulcinée, avant d’articuler un simple mais efficace « non », avant de poursuivre sur le même ton :

« Considère, ma mie, que tu ne reverras jamais plus ce joli chemisier. Enfin, surtout que Anne ne le reverra pas ; elle aurait été tellement en colère de voir ton bel ouvrage, pourtant ! Dire qu’elle n’en saura jamais rien. »

Il attendit un bref instant, donnant plus de force au propos ridicule qui suivit :

« Tout ça à cause de malheureuses portes et d’un sale caractère ! »

Puis Vincent prit dans sa main celle de Mary-Morgann, avec la ferme résolution de la trainer compter ces portes avec lui s'il le fallait. Enfin, façon de parler, il savait rester diplomatique.

« Ou tu pourrais changer d'avis. A moins que tu ne puisses pas, si tu vois ce que je veux dire », conclut-il d'un air de défi plus que de suggestion. Compter des portes, pas de doute, devait être à sa portée..., où il s'était gravement fourvoyé et aurait dû se remettre en question.
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MessageSujet: Re: Revenge is a dish best served cold.{Libre.-__ù}   Jeu 1 Mar - 20:16

{J’ÉTAIS UN TRAAAAAACTEUR!

Fuckin' mois de Février qui n'a pas 30 jours.. Je le hais! Du coup j'ai l'air en retard, buhuhu. Mais j'aime Vincent, par contre. Et son avatar est cute! Et sa signa... On se comprend, hein, entre analphabètes!XDDD}



Allez, qu'il lui rende ce fichu chemisier ; le garder ne lui apporterait rien, après tout. Peut-être sauverait-il ses oreilles un peu plus longtemps mais, très honnêtement, ce sursis était négligeable tant il serait court. Trouver quelque chose à faire ou à dire pour embêter cette charmante Anne-Alexia n'avait jamais été un problème, et ce n'était pas prêt de changer. Alors oui, lui rendre son œuvre d'art semblait être la solution la plus logique et correcte qui s'offrait à lui : il n'avait plus qu'à appliquer et le lui rendre. Ainsi elle pourrait continuer de massacrer le tissu et lui, de son côté, pourrait retourner compter les portes, les fenêtres ou même les boutons de ses chemises si l'envie lui en prenait. En clair, ils seraient tous les deux gagnants. Tout le monde serait content – exception faite de la propriétaire du chemisier, mais cette peste n'avait pas son mot à dire. Mais bien entendu, rien de tout ça n'arriverait. Le sourire de Vincent le lui confirma avant même qu'il ne prenne la parole.

Et la réponse, sans surprise, fut négative. Hm ; qu'à cela ne tienne. Elle se fichait pas mal qu'il refuse de lui rendre ce bout de tissu – très laid, d'ailleurs. Elle s'en fichait complètement. Parce qu'elle finirait par le récupérer et que, quoi qu'il arrive, elle ne perdrait pas la partie. Ça, jamais. Bien trop souvent, emportée par son agacement ou sa fierté, la jeune femme ne pouvait s'empêcher de marcher dans le jeu de son fiancé : mais pas cette fois, elle y mettait un point d'honneur. Pas cette fois, certainement pas. Restait à savoir comment gagner et comment perdre... La perte de sa précieuse arme était terrible, mais ça ne signifiait pas qu'elle se plierait à ses quatre volontés pour autant. Ce n'était qu'un bête chemisier, elle pourrait en trouver quinze autres si elle en émettait le désir. Il y avait mille façons de titiller sa belle-sœur en devenir, pourquoi se prendre la tête à garder celui-là ? Elle n'avait qu'à laisser Vincent le garder, feindre l'indifférence et refuser d'accéder à la moindre de ses requêtes. Là, il ne saurait certainement plus quoi faire. Et cela signifierait une brillante victoire de son côté, n'est-ce pas ? Il ne restait plus qu'à passer de théorie à pratique.

« Considère, ma mie, que tu ne reverras jamais plus ce joli chemisier. Enfin, surtout que Anne ne le reverra pas ; elle aurait été tellement en colère de voir ton bel ouvrage, pourtant ! Dire qu’elle n’en saura jamais rien. »

Et la tâche ne s'avérait pas aisée, évidemment. A peine eut-il élevé la voix que son sourire se crispait un peu plus encore, ne masquant qu'à peine l'agacement grandissant qu'elle ressentait. Certes, ce n'était qu'un chemisier, un stupide chemisier, et l'abandonner ne reviendrait qu'à perdre une bataille pour mieux gagner la guerre... Mais quiconque connaissait Mary-Morgann savait aussi qu'elle aurait fait une bien piètre stratège. Perdre le moindre bout de terrain lui faisait taper du pied par terre comme une enfant – et ses réactions, quand elle était en colère, restaient assez similaire à celles d'une petite fille. Elle n'avait qu'à feindre l'indifférence et le laisser parler dans le vide, rien d'autre. Cette tâche aurait dû être aisée pour quelqu'un possédant son intellect ; mais non, rien à faire. Elle ne pouvait s'empêcher de vouloir le récupérer. C'était plus fort qu'elle, véritablement.

« Tout ça à cause de malheureuses portes et d’un sale caractère ! »

Et le revoilà avec ses portes. Son sourire se mua cette fois-ci en une moue pincée, miroir fidèle de ce qu'elle ressentait. S'il continuait, elle allait développer une profonde haine envers ces cadres de bois qui prenaient depuis quelques minutes beaucoup trop de place dans sa vie. Qu'il aille les compter seul et la laisse poursuivre son ouvrage, à la fin ! Elle ne lui demandait pas la lune, tout de même – et s'il aurait pu en être de même des souhaits de son futur époux, elle ne comptait pas l'admettre de sitôt. Elle se devait de rester droite, fière et de ne pas perdre son objectif de vue. Feindre l'indifférence, feindre l'indifférence...
Elle tenta vaguement de dégager sa main, à présent prisonnière de celle de Vincent, avant d'abandonner sans plus d'efforts. Si elle pensait être capable d'avoir le dessus sur lui quand ils parlaient, tenter d'utiliser la force ne menait généralement à rien ; peut-être que leur différence de taille et de poids y étaient pour quelque chose. Toujours est-il que s'agiter n'avait rien d'une attitude calme et détachée. A proscrire, donc.

« Ou tu pourrais changer d'avis. A moins que tu ne puisses pas, si tu vois ce que je veux dire »


Ridicule, vraiment : c'était ridicule. Cette façon de la taquiner était ridicule, tout autant que ses vaines tentatives pour l'énerver. Elle ne marcherait pas. La tête haute, elle poussa un soupir suffisant.

« Je me fiche bien de ce chemisier. Si tu le gardes je trouverais un autre moyen d'ennuyer ta chère sœur, voilà tout. »


Un compte à rebours aurait tout aussi bien pu s'afficher au-dessus de sa tête, ç'aurait été tout aussi parlant. Un, deux, trois... Et toute sa belle volonté fut anéantie par une nouvelle vague d'agacement et de fierté. Petite, déjà, elle avait tenté de jouer les inatteignables, les beautés de glace que rien ne touche. Mais quand bien même on lui aurait confisqué un jouet dont elle se fichait éperdument, un jouet qu'elle n'aimait pas et qui était particulièrement inutile et laid, il n'y aurait soudain plus eu que ce jouet-là dans son esprit. La priver de quelque chose était efficace, pour sûr : elle ne pouvait tolérer qu'on décide ce qu'elle pouvait ou non faire. Alors même si elle faisait semblant de s'en moquer, il ne fallait pas plus de dix secondes avant qu'elle revienne tendre les bras en tapant du pied par terre.
Il ne lui fallut donc pas plus de quelques secondes avant de ne pincer les lèvres et de ne changer d'avis.

« Et puis non, c'est à moi, tu n'as pas à me le prendre ! s'exclama-t-elle avec la maturité de toute jeune femme responsable. Quant-à à tes portes, je t'ai déjà expliqué que je pouvais parfaitement les compter – et mieux que toi. S'il faut que je te le démontre, eh bien soit ! »

Oh, mais tout ceci était prévu, bien entendu. Elle le faisait exprès – et ça ne ferait que desservir ses intérêts, ça ne faisait aucun doute. Ce n'était pas une réaction stupide face à de la provocation, pensez-vous. Ce n'était pas non plus des paroles qui lui avaient, comment dire, échappé dans un excès de colère puérile. Elle avait une idée en tête. Elle en aurait une, en tout cas. Elle allait en trouver une. Ce n'était qu'une question de secondes.
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MessageSujet: Re: Revenge is a dish best served cold.{Libre.-__ù}   Lun 16 Avr - 0:59

De la victoire ou de la farouche lutte pour l’obtenir, Vincent ne savait ce dont il se délectait le plus. L’un sans l’autre ne valait guère tripette, commenta-t-il intérieurement, fier de ce qu’il avait su utiliser correctement une expression capable d’hérisser les cheveux de son père –et que ce dernier en fût ou non au fait n’entrait pas dans son calcul. Se battre pour perdre avait une fâcheuse tendance à laisser l’impression autrement déplaisante de l’avoir fait pour rien, et gagner sans l’avoir mérité avait un arrière-goût trop amer et peu sophistiqué pour ses délicates papilles. Papilles qui, en revanche, semblaient plus que satisfaites par la présente joute contre la Belle Acharnée qui, bon gré mal gré, tenait fièrement ses positions en dépit des assauts répétés de son fiancé. Céder d’un iota, retourner la force de son adversaire contre lui, feinter ; autant de techniques qui n’avaient ici pas leur place, ni pour Vincent, ni pour Mary-Morgann. A croire qu’ils n’en connussent rien ! Un sourire stupide avait, par habitude, retrouvé sa place sur les lèvres d’un Henrin-Klemens jubilant de ce qu’il considérait comme sa meilleure attaque de la journée. Aussi entêtés l’un que l’autre, un statu quo dans le couple tenait plus du mythe que d’une réalité concrète, fut-elle postérieure à la présente situation d’une centaine d’années…, Vincent songea alors avec une ironie bon enfant que même morts, cela serait à qui dévorerait le plus de pissenlits par la racine, ou de quel côté il y aurait le plus de fleurs.

C’est donc sans réelle surprise qu’il accueillit la réplique de sa chère et tendre. Son mordant ne suffit pas à lui faire ravaler cette moue d’imbécile heureux, dont il ne répondait en outre pas le moins du monde : eh bien, quoi ! c’était plus fort que lui, il ne le contrôlait pas. L’eût-il pu qu’il ne l’aurait pas fait, certes oui. Mais rien ne l’empêchait d’éluder cette partie de l’affaire puisqu’elle le dérangeait. D’autant que qui aurait voulu le savoir l’aurait pu aisément deviner à le côtoyer un peu trop souvent.


« Je me fiche bien de ce chemisier. Si tu le gardes je trouverais un autre moyen d'ennuyer ta chère sœur, voilà tout. »

Oh, fort bien. Vincent ne lâcha pas Mary-Morgann du regard, comme cherchant à percer ce qui pouvait se cacher derrière cette reddition par trop d’aspects invraisemblable. A tout le moins, même l’esprit cartésien monté sur des échasses d’intelligence ne pouvait dissimuler la fierté à toute épreuve de sa belle. C’est pourquoi, au lieu de se satisfaire de l’obtention du chemisier –qui restait, rappelons-le, la visée initiale de son intervention à haut-risque–, Henrin-Klemens resta planté près d’elle, sans lâcher sa main et sans se formaliser de son expression ô combien supérieure. Lui avait-il déjà dit à quel point elle lui seyait ? Ah, se répondit-il en maugréant contre sa mémoire, sans doute ; et puis, ce n’était pas le genre de compliment qui l’aurait faite rayonner. Cela dit, accentuer une mine déjà courroucée serait resté tout à fait charmant, il parlait d’expérience pour l’avoir tenté à maintes reprises.

« Et puis non, c'est à moi, tu n'as pas à me le prendre ! Quant-à à tes portes, je t'ai déjà expliqué que je pouvais parfaitement les compter – et mieux que toi. S'il faut que je te le démontre, eh bien soit ! »

Ce fut un véritable plaisir, une douce musique à ses oreilles que cette réponse qui ne tarda pas à fuser ! Voilà une version qui lui allait bien mieux, il n’y avait pas à tergiverser ! Son comptage de portes, il l’aurait, qu’on n’escomptât pas de lui qu’il y renonce pour tout l’or du monde ! Surtout si proche du but ; il ne crierait pas victoire trop vite, trop conscient des désagréments que ce genre de mésaventures pouvaient apporter. Il choisit naturellement de pousser plus loin la provocation :

« Tu bluffes. Et le faire mieux que moi, ah ! Tu ne peux rien faire mieux que ma sérénissime personne ; de toute façon, au risque de me répéter, pour faire mieux que moi il faudrait déjà savoir le faire tout court, ce que tu ne peux pas démontrer puisque tu ne sais-pas-le-faire. »
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MessageSujet: Re: Revenge is a dish best served cold.{Libre.-__ù}   Mar 22 Mai - 3:08

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Mary-Morgann, sans vraiment s'en vouloir pour autant, regrettait déjà quelque peu ses paroles. Parce que bien entendu son fiancé allait sauter sur l'occasion, penser qu'il y avait là une faille à exploiter ; alors que, franchement, il aurait dû voir que toutes ses paroles étaient mûrement réfléchies ! Elle avait un plan. Une idée. Elle allait gagner et ne pas céder. C'était évident. Qu'il sourit tant qu'il le voulait, ça n'y changerait strictement rien. Elle gagnait. Elle était en train de gagner. Peu importe quoi, quand, comment et pourquoi : elle gagnait et c'était tout ce qui importait. Enfin. Elle gagnerait, en tout cas. Parce que pour l'heure, personne ne l'aurait donnée gagnante. Avec ses lèvres pincées et ses sourcils froncés, elle ne trompait pas grand monde. Bien entendu, qu'elle était énervée. Vincent, lui, souriait comme un imbécile heureux. Conclusion ? Soit il avait l’avantage, soit c'était un éternel optimiste doublé d'un imbécile heureux. La jeune femme n'aimait pas avoir à l'admettre, mais pour une fois la première option était aussi véridique. Pas longtemps, cela dit – comme elle l'avait déjà dit, elle comptait bien renverser la situation à son avantage dès qu'elle en aurait l'occasion.

Se servir de sa susceptibilité et la retourner contre elle était vraiment lâche, de toute façon. Et cruel. Elle n'y pouvait strictement rien, si elle s'énervait et réagissait à la moindre pique ! Mais qu'importe, elle pouvait riposter et n'hésiterait pas à le faire. Il verrait, cet imbécile. Elle pouvait toujours le surprendre et récupérer ce maudit chemisier, et ensuite... Eh bien, le mettre en lieu sûr, elle imaginait. Ça devait pouvoir se faire. L'important était de trouver quelque chose à dire, à faire, n'importe quoi pour pouvoir retourner cette fichue situation contre son fiancé. Ça lui apprendrait à venir l'interrompre en plein travail typiquement féminin. On n’interrompt pas une femme en pleine vengeance sans se prendre quelques coups, il allait bien finir par l'intégrer – de gré ou de force. Après tout, elle avait toujours son aiguille à portée de main sur l'accoudoir.

Hm. Espérons qu'elle n'en ait pas à sérieusement envisager cette possibilité.

« Tu bluffes. Et le faire mieux que moi, ah ! Tu ne peux rien faire mieux que ma sérénissime personne »
Et là, vraiment, il aurait mérité qu'elle plante son talon dans son fichu pied. « de toute façon, au risque de me répéter, pour faire mieux que moi il faudrait déjà savoir le faire tout court, ce que tu ne peux pas démontrer puisque tu ne sais-pas-le-faire. »

Les yeux de Mary se plissèrent et, sourcils ainsi froncés, son expression n'avait plus rien à voir avec celle d'une jeune femme parfaite. Tant pis pour l'air gentil et gracieux, elle repasserait. Personne n'était là pour la réprimander quoi qu'il en soit, donc aucune chance qu'elle se remette à sourire comme toute demoiselle bien élevée se doit de le faire en public. Ils étaient presque en privé, n'est-ce pas ? Elle se pensait plus proche de son fiancé que de sa mère, alors si l'une était sa famille l'autre l'était tout autant. Raison suffisante pour le dévisager avec autant d'agacement.
Et autant d'un côté laisser passer cet affront lui semblait insupportable, impossible et insurmontable, autant de l'autre sa logique lui disait que répondre trop vite ne mènerait à rien de bon. La colère lui faisait toujours dire n'importe quoi, elle en avait conscience. Mais il souriait, il entaillait sa fierté et ça, c'était...

Eh bien, insupportable. Impossible. Insurmontable.

Sans répondre violemment, en tout cas.

« Je ne bluffes pas, siffla-t-elle en chassant l'idée d'un soupir indigné. Et faire mieux que ta 'sérénissime personne' est un exercice auquel je suis très largement habituée, saches-le. Si je dis que je peux le faire, alors je peux le faire. »

Ce n'était pas à remettre en question. Jamais. Il lui arrivait de se surestimer parfois et mentir ne l'horripilait pas, mais de là à remettre sa parole en question... Comme s'il la pensait incapable de compter des portes ! C'était tellement simple qu'elle aurait pu le faire les yeux fermés et les mains attachées. Mais non, non. Elle ne devait pas marcher dans son jeu – si elle finissait par accepter de lui prouver qu'elle pouvait le faire, il l'aurait menée par le bout du nez. Or ça, c'était tout bonnement hors de question. Cela dit, si elle le laissait dire, il continuerait d'insinuer qu'elle était incapable de prouver en être capable. Capable, incapable... C’était lui, l'incapable !
Restait à déterminer si elle préférait plier et accepter sa demande pour sauver son honneur et éventuellement récupérer son chemisier, ou rester inflexible et risquer de le voir partir avec tout en piétinant allègrement ses capacités intellectuelles. Même un enfant aurait pu compter des portes. Seul un enfant l'aurait fait.

Agir comme une demeurée pour prouver qu'elle ne l'était pas ? Quelle logique. C'était insupportable.

« Et je... »

Vague moment d'hésitation. Puis elle reprit, fière et suffisante :

« Je ne vois vraiment pas pourquoi j’accéderais à ta requête, poursuivit-elle sur un ton indifférent, soucieuse de bien lui rappeler qu'elle ne faisait qu'accéder à une requête et non céder face à des arguments douteux. Qu'est-ce que j'y gagne ? Je te prouve que je ne suis pas stupide – ce que tu sais déjà très bien – et je n'ai même pas la garantie de récupérer mon... merveilleux ouvrage. Hm ? »

La jeune femme fronça de nouveau les sourcils.

« Et ta ô combien merveilleuse présence ne compte pas. Elle m'ennuie plus qu'autre chose. »
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MessageSujet: Re: Revenge is a dish best served cold.{Libre.-__ù}   Mer 27 Juin - 0:28

Si Vincent restait d'un calme olympien -ou à tout le moins selon sa propre définition de la chose qui, à n'en point douter, ne devait pas être exactement ce que l'on aurait pu qualifier d'universelle- dans une telle situation, c'est qu'il s'en sentait maître incontesté, et incontestable s'il en était. Vraiment ! L'échec n'était pas permis ; il avait bien trop envie de battre sa chère et tendre à son propre jeu et, il devait le reconnaître, l'imaginer compter des portes avec tout le sérieux qui la caractérisait si bien, l'amusait follement. Si cette seule pensée suffisait à étirer ses lèvres en un sourire imbécile, alors le constater de ses propres yeux n'en serait que plus appréciable encore. Ces quelques pensées ridicules sous le bras, ces quelques certitudes ancrées à son cerveau au repos, arrimées plus solidement au port que le plus précieux des navires de guerre, il s'en allait tambour battant provoquer l'ennemi sur le terrain qui lui était le plus cher : son honneur mal placé. De grâce, Mary-Morgann était bien trop fière pour lui prier merci ou avouer sa défaite, mais il n'en faisait pas grand cas. Sans cela, il ne serait pas allé bien loin.

Des affronts à peines déguisés à la Grandeur de Son Esprit ô combien supérieur, dans leur costume raté d'insinuations douteuses sur l'intelligence de la jolie blonde, feraient leur office en moins de temps qu'il n'en fallait pour le dire. Ou plutôt, se corrigea aussitôt Henrin-Klemens, le temps requis pour les proférer et celui, incroyablement réduit, pour que sa chère et tendre épouse en devenir les interprète comme telles. Autant dire que cela revenait du pareil au même mais, par un souci d'exactitude qui ne lui était pas coutumier, il se sentit tout de même obligé de le préciser. Histoire de. Il ne chercha pas réellement pourquoi, tout à son observation des différents stades de la décomposition du visage de son vis-à-vis : rien que pour cela, il aurait supporté qu'elle lui écrase le pieds ! Et pourtant, Dieu savait que ses talons étaient voués à en faire une peu ragoûtante bouillie à long terme. Ça, ou elle finirait par distendre toutes ses magnifiques cravates ; et des deux, son choix était encore vite fait. Ah, si l'on touchait à ses pauvres cravates, innocentes victimes sacrifiées sur l'autel de leurs incessantes disputes ! Ou du comptage de portes en l'occurrence mais, à la vérité, il lui aurait plutôt immolé ses pieds.


« Je ne bluffes pas. Et faire mieux que ta 'sérénissime personne' est un exercice auquel je suis très largement habituée, saches-le. Si je dis que je peux le faire, alors je peux le faire. »

Eh bien ! Je ne me trompais pas, triompha-t-il -silencieusement, Dieu l'en bénît-, en parlant de sérieux. D'une certaine façon, certes, il pouvait le comprendre : il s'agissait de sauver son honneur, sa dignité, tout de même ! Ce n'était pas une opération à prendre à la légère, elle était même de première importance considérée sous cet angle. Un observateur externe à leur petit manège, néanmoins, ne l'aurait sûrement pas ainsi vue. Pour lui, deux adultes sensément responsables se promèneraient dans les couloirs du palais, scrutant les murs, murmurant dans leur barbe des nombres incompréhensibles pour ne pas perdre le compte, ou quelque insulte bien sentie à l'endroit de l'idiot qui avait envisagé cette folle entreprise. Récupérer cet honneur et ce chemisier des mains de Vincent induisait, inexorablement, de perdre le premier dans la bataille aux yeux d'éventuels passants. Et de se sentir peut-être particulièrement bête, à s'occuper ainsi comme un petit enfant. Mais, qu'importait ; seul le résultat comptait.

Et puis, bon, compter des portes, c'était essentiel ! Il était simplement le seul à s'en être rendu compte, voilà tout. Ce n'était pas un problème en soi : après tout, il avait toujours été un peu visionnaire. Hors de question de croire la charmante demoiselle sur parole, il allait falloir le lui prouver. Il crut, un instant, qu'elle ne le ferait pas et que sa défense se résumerait à cette confiance en elle presque aberrante mais qui n'étonnait plus guère Henrin-Klemens. Elle ne le fit pas. Vincent se demanda si son air peu convaincu y était pour quelque chose, ne s'y attarda pas.


« Je ne vois vraiment pas pourquoi j’accéderais à ta requête. Qu'est-ce que j'y gagne ? Je te prouve que je ne suis pas stupide – ce que tu sais déjà très bien – et je n'ai même pas la garantie de récupérer mon... merveilleux ouvrage. Hm ? »

Vincent tourna les yeux vers la droite, plongé en pleine réflexion. Ah, ce n'était pas stupide, comme remarque ! Il aurait dû s'en douter mais, ne l'ayant pas fait, le temps n'était pas aux lamentations. A la parade, plutôt ! Il colmaterait cette faille en moins de deux, se jura-t-il. Il allait le faire, là, de suite. Il était en chemin. Quoiqu'il ne sut absolument pas vers quelle solution, il était en passe de la trouver, il suffisait pour cela qu'il..., eh, qu'il cherche. Il en était persuadé.

Le plus évident aurait été de rendre le chemisier en guise de gage de bonne foi, mais cette option n'était pas viable : céder son instrument de chantage, et la principale raison de leurs présentes palabres ? Cela n'aurait pas même dû passer la barrière des idées stupides ! Mais comme souvent chez le rouquin, la barrière de bois, branlante, n'avait pas retenu grand-chose. Il ne pouvait donc décemment lui rendre ses affaires -enfin, celles de son adorable petite sœur, s'il pouvait se le permettre, l'amalgame était trop facilement faisable ici. Quant à la convaincre de sa bonne foi dans les considérations autrement aimables lancées sur son présumé manque d'intelligence, peine perdue : elle savait qu'il la savait brillante. De là à le reconnaître, il y avait plus d'un monde, mais il le savait. Sa stratégie était plus basée sur la provocation qu'autre chose. Jusqu'ici toutefois, elle avait assez bien fonctionné, malgré quelques accrocs de ci de là, aussi n'y avait-il pas de raison que la chance tourne. Pas maintenant, alors qu'il touchait au but, ç'aurait été trop injuste.

Ses yeux s'agrandirent sous l'effet de la surprise lorsque Mary-Morgann déclina le prochain argument sur sa liste avant même qu'il ait eu l'occasion de le lui asséner :

« Et ta ô combien merveilleuse présence ne compte pas. Elle m'ennuie plus qu'autre chose. »

Tant de cruauté ! Sa présence comptait toujours, elle constituait même le soleil de la journée de tous ceux qui avaient l'inénarrable honneur d'en profiter !

« Posez vos conditions, Lady Grincheuse : je t’octroie une faveur, parce que ma bonté est plus vaste que l'océan. »

Il marqua une pause puis reprit, après avoir soigneusement singé la réflexion :

« Ah, à moins que ça ne soit encore un stratagème douteux pour que je ne puisse pas voir que tu ne peux pas le faire ? Très fin, je marcherais presque ! Qu'une femme capable de mesquineries comme ça ne sache pas compter, déplora-t-il, c'est quand même malheureux. »
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