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 Blah, blah, blah.-[TERMINE]

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MessageSujet: Re: Blah, blah, blah.-[TERMINE]   Mar 10 Aoû - 18:34

[Nan c'est bon là.Je péte la forme!Mais le poste n'en sera pas meilleur pour autant...XD]


Il devait rentrer a présent.Il fallait qu'il rentre.Il avait trop de choses a faire pour se permettre de s'attarder dans une conversation avec un Esprit qui n'aurait jamais été capable de le comprendre,de toutes maniéres.Même un Elfe déchu ne pouvait pas le comprendre,de toutes maniéres.Ezio en était intimement persuadé,si il était d'un naturel particuliérement optimiste,il avait pleinement conscience que les malheurs de sa vie n'avaient rien de banals,et que peu de gens dans le monde avaient eu les mêmes problémes que lui.Pas seulement les Elfes déchus,ni les Elfes normaux.Pas seulement les gens qui ont perdus une partie de leur famille.Seul quelqu'un qui avait a la fois perdu son foyer d'origine,puis sa terre natale,puis son pére et son frére aîné,puis l'amour de sa vie qui portait sa descendance,puis sa jeune soeur,puis assisté a la dégradation de la santé de sa mére pouvait espérer le comprendre.Et d'autant qu'il sache,personne n'était dans ce cas là.Les Elfes connaissaient tous la torture qu'était l'obligation de quitter sa terre natale.Ezio le savait,il était très loin d'être le seul jeune Elfe a avoir perdu sa maison.En fait,il n'existait aucun Elfe qui ne connaissait pas cette sensation.Toute sa race avait vécu sur l'île aujourdhui ensevelie par les flots.Et a présent,il n'en existait plus rien,de cette île.Rien d'autre qu'un énorme tas de terre et de pierre gisant dans le fond de l'océan.Ezio avait non seulement perdu sa maison,suite au complot organisé par ce chien de Vieri,mais il avait aussi perdu son pays,sa terre.Et a présent,il vivait comme il le pouvait avec les deux uniques membres de sa famille qui restaient.Son jeune frére Petruccio.A présent que Fédérico n'était plus là,c'était naturellement vers Ezio que l'admiration du petit garçon s'était tournée.Le grand frére symbolise naturellement la force et l'héroisme chez le cadet.Et Ezio savait cet êtat de fait,il était en quelques sortes le héros de son petit frére.Il n'avait pourtant pas l'étoffe d'un héros,se disait t-il a chaque fois que Petruccio lui demandait de raconter sa journée au travail.Et c'était vrai.Ezio Auditore n'était pas un héros de comte de fée,il n'était même pas quelqu'un de bon pour accompagner le dit héros.Certes,il savait manier une épée,mais cela ne voulait pas dire qu'il était un héros pour autant.Un Héros ne devait pas avoir pour seul critére que l'aptitude martiale,loin de la.Un héros devait avoir du charisme,une prestance.Il devait être courageux et prêt a tout par altruisme.Ezio savait que ce n'était pas du tout son cas.Il était égoiste.Oh,il y'avait égoiste et égoiste bien sur.Mais Ezio n'aurait jamais sacrifié sa propre vie pour un inconnu.Il n'aurait pas mit sa tête sur le billot pour sauver un monde hyppothétique,comme le font les héros de comte en général.Il avait encore trop a faire a s'occupper de sa mére souffrante et de son fragile petit frére.Ezio ne pouvait pas mourir,pas encore.Et pourtant,ce n'était pas l'envie qui lui manquait!Sa fiancée lui manquait trop.Il voulait revoir son pére,entendre les compositions musicales de ce dernier encore une fois.Rire encore avec son grand frére en sautant a pied joints dans un lac rempli de moustiques et de grenouilles.Il voulait encore écouter les histoires de sa soeur au sujet des stupides garçons dans son établissement scolaire,ces idiots qui brisaient sans cesse le coeur de Claudia,sans jamais comprendre qu'en faisant cela ils gâchaient la chance d'avoir une épouse modéle,et s'attiraient les foudres du jeune musicien.Combien de mâchoires avait-t'il fracturé de son poing,en sachant que la dite mâchoire appartenait a un pauvre saligaud qui fréquentait une autre fille en plus de Claudia?Il avait arreté de compter a partir de la cinquiéme,lui semble t-il.Ah,Claudia et ses histoires de coeur lui manquait,oui.Même si c'était Fédérico qui s'occuppait d'elle la plupart du temps.Autant Ezio s'occuppait de Petruccio,Fédérico s'occuppait de Claudia.Une sorte de contrat implicite passé entre les deux fréres.Mais maintenant,ni Fédérico ni Claudia n'étaient encore en vie.Et Rosa ne l'était plus non plus.Pourtant,si Ezio avait put en ressuciter ne serait-ce qu'un seul de ses proches perdus,il aurait choisit Rosa.Parce qu'il était amoureux d'elle,et que sa famille,si elle était extrêmement précieuse a ses yeux,avait au moins le mérite d'être réunie dans la mort.La haut,son pére devait s'occupper de son fils aîné,et de son unique fille.Ezio aurait sauvé Rosa,non seulement par amour pour elle,mais aussi parce que,ce faisant,il aurait sauvé une deuxiéme vie.Rosa avait trépassé dans l'engloutissement de l'île par la mer,a cause de sa grossesse.Peut être avait t-elle toujours ce ventre rond,maintenant qu'elle était au paradis?Ezio n'en savait rien.Il aurait juste aimé savoir si son enfant était une jeune fille ou un garçon,il aurait juste aimé savoir comment il l'aurait apellé,il aurait juste aimé savoir comment sa vie se serait déroulée si jamais Rosa était toujours vivante.Mais il ne le saurait jamais.Tout ce qu'il pouvait faire était d'attendre que Petruccio soit assez fort pour se débrouiller seul,d'attendre que sa mére guérisse de sa maladie actuelle (il n'osait pas croire qu'elle pourrait en mourir,comme sa fille)Et puis une fois cela fait,Ezio pourrait choisir de retrouver sa bien aimée.Car il désirait cela plus que tout au monde,d'entendre encore une fois la voix de Rosa Volpe derriére son accompagnement au piano.La voix de Rosa était aussi belle que tout les rêves que l'on pouvait avoir dans neuf vies,selon le jeune Elfe aux cheveux gris.Rien qu'elle valait la peine de mourir pour la ré-entendre une fois la ligne rouge franchie.La voix de Rosa,mariée a une musique d'exception aurait été idyllique pour Ezio.Malheuresement,cela ne risquait plus d'arriver.


Si la voix n'était plus là,Ezio s'était au moins promis de réussir a atteindre la perfection musicale avant de rejoindre le choeur d'anges que produisait Rosa en suivant une mélodie.Il s'entraînait chaque soir avant de se produire devant l'assistance de l'établissement où il travaillait.Il travaillait en tant que musicien,aux cotés d'une jeune Danseuse,elle aussi Elfe Déchue,comme lui.Callista,s'apellait t-elle.Elle dansait très bien,Ezio n'avait aucun doute la dessus.Sans doute avait t-elle une jolie voix elle aussi,même si elle n'aurait jamais put rivaliser avec la douce voix de Rosa.Enfin,chanter n'était pas son travail de toutes maniéres.Callista devait danser pour distraire un public,danser sur une musique que Ezio produisait par derriére.Il savait que sa musique n'était là que pour fournir une excuse a la danse de Callista,mais il s'en fichait.Si il y'avait une oreille attentive dans la salle,elle aurait put noter l'application que le musicien mettait dans sa mélodie.Le travail qu'il y fournissait.Mais une oreille attentive était rare,extrêmement rare.La plupart des clients de l'établissement où Ezio Auditore travaillait ne venaient que pour se rincer l'oeil en regardant Callista danser.Oh,la danse de cette derniére était nullement affriolante,elle était au contraire très artistique,simplement....Simplement Callista avait un beau corps sculpté naturellement,un joli visage et dansait de maniére très agréable pour l'oeil.Et il était naturel qu'un homme soit heureux de voir cela.Ezio ne se plaignait pas du physique de Callista,cela faisait venir plus de clients après tout.Et puis il était toujours plus agréable de converser avec une belle femme qu'avec une vieille ridée sans la moindre grace dans ses traits.Bien que la beauté visuelle ne soit plus vraiment un sujet d'actualité pour Ezio.A ses yeux,une seule jeune fille avait suffisamment de beauté en elle pour mériter d'être contemplée de tous,c'était Rosa.Et maintenant qu'elle était morte,plus aucune jeune fille ne paraissait aussi belle qu'elle aux yeux du musicien déchu.Ce qui était,selon lui,tout a fait normal après tout.Callista était belle,très belle.Ezio mentirait en affirmant le contraire.Dailleurs,pourquoi le ferait t-il?Elle et lui étaient des collégues de travail,ils se connaissaient assez bien,malgré la différence d'âge,et n'étaient au final que de simples amis.Pourquoi aurait t-il dit que Callista n'était pas belle,dans ce cas?Elle l'était,et lui,il disait la vérité en l'affirmant.Mais elle l'était moins que Rosa,c'est tout.Aucune femme ne pouvait arriver a la beauté de sa fiancée,se disait le petit Elfe.Son point de vue était tout,sauf objectif,mais il en était toutefois pleinement convaincu.A chaque fois qu'une jolie femme se présentait a sa vue,il pensait automatiquement que Rosa était bien plus belle que celle ci.C'était un reflexe automatique,comme celui de penser que le soleil brillait plus que cette chose brillante que l'on voyait en face de nous.Un reflexe automatique.Enfin,Rosa n'était plus là de toutes maniéres.Maintenant,Ezio n'avait pour seule famille qu'un petit frére fragile physiquement,et une mére malade clouée au lit par une malédiction naturelle encore inconnue.Il y'avait toutefois beaucoups de chances pour que cette maladie encore non-identifiée soit la tuberculose.Claudia avait contracté cette maladie au cours du voyage,et elle n'avait pas resisté a la force de cette derniére.Elle était morte alors que Illea était tout proche.Si Maria Auditore était porteuse de la même maladie,ses chances de survie étaient infimes,voire inexistantes.Mais Ezio n'y pensait guére,a ces possibilités négatives.Pour lui,seule la guérison de sa génitrice était plausible,et il faisait dailleurs tout pour que cela arrive.Tout les jours,une grande partie de sa paie de musicien passait dans l'achat de médicaments pour tenter de soigner sa mére malade.Dailleurs,il y'avait de ces médicaments dans le sac que tenait Ezio en ce moment même.Sac qu'il devait au plus vite ramener chez lui,pour en donner le contenu a sa mére.Vite.Chaque seconde était du temps en moins pour Maria.Il n'avait pas de temps a perdre avec cet Esprit.Pourquoi restait t-il,alors?Sans doute parce qu'au fond de lui même,il avait espéré de la pitié de la part de cette personne.Et de la pitié avec un peu d'argent en prime n'aurait sans doute pas été de refus.Mais il était sur qu'a présent,jamais l'Esprit en rose ne prendrait Ezio en pitié.Non,jamais.


«C'est toi qui vois. Je ne te retiens pas, je l'ai déjà dit...Et je t'ai aussi déjà dit que je ne pouvais pas te comprendre. Je ne suis pas un Elfe déchu, jusqu'à preuve du contraire.»

Ezio baissa provisoirement la tête a la suite de ces paroles.Oui,il pouvait partir.Ce n'était pas vraiment demander la permission qu'il avait fait quelques minutes plus tôt,mais plutôt demander si l'Esprit avait encore besoin de lui pour quelque chose.De la politesse,en clair.Il devait toujours être poli avec un Esprit,de toutes maniéres.Être poli avec un représentant d'une race dominant de ce coté du pays était obligatoire sauf si on tenait a se faire embarquer par la milice pour comportement mauvais.L'autre,en revanche,pouvait parfaitement se montrer impoli,et même frapper le jeune Ezio si l'envie lui en prenait.La loi était de son coté,après tout.Oui,c'était injuste.Mais sincérement,Ezio s'en fichait comme de son premier triangle.Il avait connu bien pire comme injustice,le racisme envers les Elfes n'était rien comparé a ce qu'il avait vécu auparavant.En fait,il trouvait même cela presque normal de se faire traiter comme cela,après tout il n'était même pas né dans ce pays.Si jamais des humains étaient arrivés sur son île natale,il les auraient probablement traité comme il se faisait traité actuellement.Donc,c'était normal.Tout ce qu'il y'a de plus normal.Mais qu'il soit un Elfe déchu ou pas,le type d'en face n'aurait jamais put le comprendre.Non,jamais.Qu'il ait été ou pas un déchu n'aurait rien changé,strictement rien.Ezio releva la tête pour prendre la parole,d'un ton las.


"Ca n'aurait rien changé.Déchu ou pas,vous n'auriez toujours pas réussi me comprendre,ça se voit du premier coup.Désolé de vous avoir fait perdre votre temps."

Il aurait volontier rajouté l'apellation "Monsieur" a sa phrase,mais il pensait qu'en l'occurence,ça n'aurait fait qu'enerver un peu plus l'Esprit.Ezio poussa un léger soupir,avant de raffermer sa prise sur le sac qu'il portait toujours dans sa main gauche.Puis,il tourna doucement les talons avant de se remettre sur la route qu'il parcourait avant de recevoir un trognon de pomme sur la tête.Cette rencontre fut complétement infructueuse,en tout cas,autant pour Ezio que pour l'Esprit,sans doute.Peut être ce dernier en tireras t-il une leçon de vie?Hum,c'était peu probable.De toutes maniéres,ce n'était pas les affaires de l'Elfe.Il se frotta doucement le nez avant de marcher un peu plus vite,en fredonnant vaguement une partition au piano qu'il avait l'intention de jouer ce soir.Il devait se dépécher,il était déja en retard.


[Bon,j'imagine que c'est terminé...Non?o_o]
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Squatteur de greniers

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MessageSujet: Re: Blah, blah, blah.-[TERMINE]   Mar 10 Aoû - 20:25

{Là, un petit post vite fait bien fait pour conclure.--

Never chériiiiiie, lock moi ça!~}

L'Elfe n'était peut-être pas encore parti, mais qu'il l'ait fait ou pas ça n'avait déjà plus d'importance aux yeux de Rhys.

Dans son esprit, il n'était déjà plus là. Ce n'était pas de l'impolitesse plus qu'un profond m'en-foutisme, mais tout simplement la réalité des faits. Il ne savait même pas pourquoi l'Elfe aux cheveux gris n'était pas déjà parti, à dire vrai : tout ce qu'il savait était qu'il allait partir dans très peu de temps, c'était une certitude. Dès lors, quel intérêt aurait-il eu à se pencher plus avant sur son cas, sur sa couleur de cheveu ou même sur les vêtements qu'il portait? Aucun. Ça n'aurait servi à rien, et le jeune homme aux cheveux noirs n'était pas un fervent adepte des efforts inutiles, en la personne intelligente qu'il était. Il leva son visage vers le ciel, plus pour détendre ses muscles que pour regarder l'étendue bleue, puisque de toute façon son 'regard' était toujours posé sur la rue et son interlocuteur d'un temps. Un léger soupir s'échappa d'entre ses lèvres tandis qu'il se replongeait dans ses pensées, se demandant une fois de plus ce qu'il pourrait acheter à sa petite sœur. Il allait devoir trouver quelque chose d'assez peu cher mais de joli. Il n'avait pas vraiment beaucoup d'argent-vive les euphémismes-et donc pas un centime à dépenser inutilement. Or, même si un cadeau n était pas inutile à proprement parler, ce n'était pas ça qui allait le faire manger ou quoi que ce fut de cet acabit. Oh, peu importe. Il lui fabriquerait quelque chose lui-même de toute façon, avec ce qu'il aurait trouvé de ci de là. C'était dans ces moments là qu'être bon bricoleur avait ses avantages non négligeable, pour sûr. Et il n'y avait pas à dire, ce que l'on faisait soi-même avait toujours un petit quelque chose en plus que le reste n'avait pas, il était bien placé pour le savoir. Dans les faits, voler une pomme ou l'acheter après avoir longuement travaillé ne changeait pas son goût, toujours aussi acide ou trop juteux, mais ça laissait un sentiment de fierté certain,; en général. Il redirigea ses yeux vers le mur en face de lui, indifférent à la brise qui souffla dans ses cheveux avant de ne disparaître de nouveau, allant soulever quelques bouts de papiers abandonnés plus loin. Il n'était pas tard, et de toute façon il n'avait pas d'horaire précise à laquelle rentrer : moralité, même s'il avait une bonne notion du temps, il s'en moquait plus ou moins. Il pouvait donc rester là encore un long moment, avant d'aller marcher pour finalement aller dormir chez son ami-qui devrait avoir laissé la fenêtre entrebâillée, de toute façon, s'il n'avait pas oublié qu'il n'était pas seul chez lui. C'était l'avantage de ne pas vivre chez ses parents ou avec quelqu'un d'autre, la liberté : il ne doutait pas un seul instant que beaucoup d'adolescents étouffés par leurs parents auraient aimé voler de leur propre ailes-s'il pouvait dire ça comme ça en l'occurrence...-et s'essayer à la vie active au hasard des routes qu'ils auraient empruntés. Mauvaise solution en tout point, mieux valait exercer un étier stable et rester en bon terme avec sa famille, pour sûr. Enfin, tout le monde ne choisissait pas, et lui n'avait pas plus choisi que les autres. Il ne voulait plus voir ni père ni mère, en avait eu assez de devoir préciser que ce n'était pas sa mère, qu'il n'avait plus de mère, rien que la femme pour laquelle son père avait décidé de mettre à néant des années de vie commune avec quelqu'un de bien mieux. Enfin, qui était bien mieux avant de ne partir, évidemment. Il expira doucement, appréciant le presque silence de la rue dans laquelle il se trouvait, observant distraitement les personnes qui passaient derrière l'Elfe aux oreilles pointues.

Le silence, quelque chose que peu de personnes appréciaient à sa juste valeur.

Il regarda de nouveau son interlocuteur, se demandant s'il allait finalement décider de s'en aller-ce qui l'aurait arrangé, ça devenait agaçant cette manie qu'il avait de dire qu'il s'en allait sans bouger d'un pouce pour autant. C'était certain, restait à savoir si, comme toute personne censée et sympathique-et surtout intelligente-il déciderait de partir sans plus se faire remarquer, sans dire de sottises sans fin. Non pas qu'il en avait vraiment dites jusque là, mais le peu que l'Esprit aux yeux bruns avait vu de lui ne lui donnait pas l'impression que le garçon était intelligent, très loin de là. Sûrement dans une basse moyenne, oui. Ça devait être quelque chose comme ça, il ne pensait pas qu'il puisse monter beaucoup plus haut concernant ce petit bonhomme aux cheveux en bataille. Même si ça n'avait, en effet, pas une grande importance à être souligné. Il croisait des idiots toute la journée et il pouvait assurer à quiconque s'en inquièterait que non, c'était loin d' »être contagieux. Et ce n'était pas quelque chose pour laquelle on aurait dû blâmer quelqu'un, puisque personne ne choisissait ses capacités intellectuelles à la naissance. Il fallait faire avec ce qu'on avait, comme on le disait si souvent-et à raison. De la même façon qu'on pouvait vivre heureux et épanoui en n'étant pas d'une beauté époustouflante, on pouvait vivre très correctement avec un intellect très moyen. Tant qu'on l'assumait, bien entendu. Puisque si on refusait d'admettre la vérité et de se regarder correctement dans un miroir, qu'on se voyait mieux que ce que l'on était en vérité, il n'était que justice que l'on se fasse régulièrement ramener sur terre. De la même façon qu'un élève moyen tentant de s'améliorer serait avantagé par rapport à un élève suffisant obtenant les même notes très moyennes, mais sans le moindre travail derrière, ceux qui avaient une vision juste d'eux-même étaient en général plus heureux dans la vie. Ni se sous-estimer, ni se sur-estimer. Rhys ne sous-estimait pas, il ne sur-estimait pas non plus-enfin, de son avis. Et il appliquait cette règle aux autres, tout en espérant pour eux qu'ils le faisaient d'eux-même, sans avoir besoin d'une impulsion extérieure. Cet Elfe ne semblait pas comprendre grand chose à ce qu'il lui avait dit, mais ce n'était pas très grave. Ça n'avait même aucune sorte d'importance, s'il se complaisait dans ce qu'il pensait sans vouloir s'élargir ou même accepter un autre point de vue que le sien, c'était son problème. Pas le sien.

"Ça n'aurait rien changé. Déchu ou pas,vous n'auriez toujours pas réussi me comprendre,ça se voit du premier coup. Désolé de vous avoir fait perdre votre temps."

Qu'est-ce qu'il disait. Ahlala. Ce garçon n'irait pas loin dans la vie, pour sûr. Il n'avait pas l'air de comprendre-et s'il disait le contraire, c'était simplement pour se donner une quelconque raison de ne pas le croire, sûrement. Lui avait parfaitement raison, et il le savait. Déchu ou pas il n'aurait pas réussi? Quelle blague. S'il avait été un déchu il aurait eu bien plus de matière et de vécu pour pouvoir s'imaginer ce qu'il avait vécu, même si-comme il l'avait dit une quinzaine de fois jusque là-il ne pouvait pas le comprendre, personne n'aurait pu le faire de toute façon.

Il bougea légèrement son visage quand l'autre tourna les talons, visiblement décidé cette fois-ci à reprendre son chemin-ce qui était une bonne nouvelle, parce que comme il l'avait déjà dit il en devenait presque agaçant, à ne pas joindre le geste à la parole. Il ne le regarda pas s'éloigner, regardant une personne qui arrivait de l'autre côté de la rue, tenant deux enfants par la main. Mince, Jill. Il fallait vraiment qu'il s'y mette, s'il ne voulait pas l'oublier. Il le marquerait quelque part en rentrant, histoire d'avoir une trace quelque part.

Enfin, pas tout de suite. Il était bien là, pour l'instant.
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