AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 Blah, blah, blah.-[TERMINE]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : 1, 2  Suivant
AuteurMessage


Squatteur de greniers

Masculin Nombre de messages  : 31

Localisation  : Dans un grenier.
Emploi/loisirs  : Préparer la révolution. Peut-être.
Humeur  : Plus ou moins bonne.

Inscrit depuis le   : 25/12/2009
avatar
Squatteur de greniers


Feuille de personnage
Age: 18 ans. Bientôt.
Race: Esprit.
Arme / Pouvoir  : Magie ; spécialisé dans tout ce qui touche à la glace.

MessageSujet: Blah, blah, blah.-[TERMINE]   Dim 25 Avr - 17:06

[Début de l'Hiver.]




Rhys était d'un naturel assez calme, en général.

Ou plutôt disons qu'il n'était pas du genre à aller chercher la bagarre à tort et à travers pour un oui ou pour un non. Il est vrai qu'à le voir comme ça, par moment, c'était assez difficile à imaginer ; pourtant c'était bel et bien le cas. Au contraire même, il détestait les personnes qui trouvaient bon d'aller taper sur tout et n'importe quoi dès qu'ils en sentaient l'envie, ou simplement pour se donner une quelconque sorte d'importance. C'était, selon lui, un comportement détestable et stupide. Le comportement des personnes qui n'avaient que ça à faire de leurs journées que de chercher les ennuis et d'en créer aux autres, sur la simple base de leur apparence ou de leur statut social, ou que savait-il encore. Alors non, lui restait généralement plus en retrait. Il ne tenait de toute façon pas à avoir des démêlés houleux avec les autorités compétentes-ou pas, d'ailleurs-pour quelque chose de si stupide : attirer l'attention sur lui aurait été assez peu judicieux, dans son cas. Et puis de toute façon, peu d'inconnus l'énervaient au point qu'il ait envie de les frapper, et fort heureusement d'ailleurs : il évitait de leur parler, et ne se faisait de toute façon que rarement accoster par des imbéciles complets ayant perdu leur chemin ou leur enfant, en plus de leur cerveau. Il n'avait peut-être pas l'air très sympathique à première vue, qu'est-ce qu'il en savait? Il ne faisait pas tout pour avoir l'air souriant et aimable non plus, c'était clair. Ça n'aurait eu aucun intérêt, s'il n'était pas de bonne humeur alors il n'était pas de bonne humeur, point. Et autant dire que s'il n'avait pas d'humeur, il avait quand même l'air de mauvaise humeur. Ou désintéressé, tout du moins. Parce que, le plus simplement du monde, c'était un peu le sentiment qu'il avait de beaucoup de choses : ça ne l'intéressait pas. Écouter les autres jacasser ne l'intéressait pas, aller quelque part sans but ne l'intéressait pas, travailler ne l'intéressait pas, être comme les autres ne l'intéressait pas, bien s'habiller ou manger correctement ne l'intéressait pas. Le jeune homme aux yeux vides était en quelque sorte blasé d'un peu tout et tout le monde, ici. Pour autant, il était loin d'être en pleine crise d'adolescence, dépressif, suicidaire ou les Dieux seuls savaient quoi : il allait parfaitement bien, et avait fini depuis longtemps les petites révoltes typiques des adolescents en mal de vivre. Il fallait croire qu'il resterait comme ça toute sa vie, maintenant. Désespérant, il voulait bien le croire, mais c'était comme ça. Il y avait tellement de choses inutiles et stupides dans ce royaume que pour un peu il aurait pu en faire un livre. Non, il ne demandait rien à personne et vivait sa vie tranquillement, sans faire trop de vagues. De toute façon il était assez lucide, s'il était mort le lendemain il aurait manqué à bien peu de personnes. C'était comme ça pour tout le monde après tout, il ne se plaignait pas. Et curieusement, l'idée de devenir quelqu'un d'important pour ce monde ne lui traversait que rarement l'esprit, vaguement, de temps en temps et sans être sérieuse. Il y avait ceux qui naissaient pour faire quelque chose de leur vie, et ceux qui étaient là pour faire office de figurants, de matière à utiliser pour les autres. C'était triste mais c'était la vie, et il fallait s'y habituer. Rhys passa sa main droite derrière sa nuque, et croqua dans la pomme qu'il tenait entre ses doigts. Lui, il était exclu de la société et s'en portait pire que bien, selon lui. Ce n'était pas la vie de château, ce n'était pas particulièrement agréable, mais c'était ce genre de vie qui lui convenaient, il en était certain depuis un long moment déjà à présent. Après tout, cela ne faisait-il pas deux ans qu'il était parti de chez son père? S'il n'avait pas supporté de se retrouver seul de la sorte, il ne serait jamais parti. La guerre civile était terminé, et tout allait donc pour le mieux. Le garçon aux cheveux noirs pouvait dormir où il voulait, il y avait des milliers d'endroits plus que confortable et totalement insoupçonnés, ici. Et puis dans tout les cas il pouvait toujours dormir chez son ami, il se doutait bien qu'il ne lui claquerait jamais la porte au nez-ce qui aurait été assez fâcheux pour ledit ami, d'ailleurs. Pour ce qui était de manger, il n'avait jamais été très strict de ce côté là, de toute façon. Il mangeait ce qu'il voulait quand il avait faim, point. C'était très bien comme ça, il se demandait d'ailleurs souvent pourquoi tout le monde ne faisait pas comme lui. Au moins il ne pouvait pas grignoter en dehors des repas, c'était l'avantage non négligeable de la technique. Ça ne l'aurait pas dérangé le moins du monde de se préparer un repas qu'on aurait pu qualifier de 'normal' à dix heures du soir passé, s'il n'était pas couché et qu'il avait faim. Il faisait strictement ce qu'il voulait, quand il voulait, s'il le voulait.

C'était une situation beaucoup plus enviable que celle d'idiotes se pavanant dans leurs robes du soir, par exemple. Mais toujours selon lui, évidemment.

Rhys regarda vaguement les personnes qui passaient sous son niveau, assis sur son muret, adossé contre ce qui devait être..., une maison, il imaginait. Enfin, ce n'était pas exactement son muret mais étant donné qu'il était dessus il pouvait dire que c'était le sien, au moins pour quelques heures. Ou moins, tout dépendrait de quand il voudrait partir. Pour l'instant il se trouvait bien là, et pouvait tranquillement déguster sa pomme tout en observant les personnes qui passaient, ses orbes foncés vissés devant lui. Il y avait surtout des Esprits dans cette ville, mélangés à quelques être aux yeux étranges et aux oreilles dressées sur leur tête. Des humains, aussi. Mais les deux dernières catégories d'occupants de Jiang-Zemin étaient loin de plaire au jeune homme, qui au contraire aurait jugé bon de tous les renvoyer là d'où il venait. Non pas qu'il était raciste d'une quelconque façon, loin de lui cette idée. Simplement qu'il n'aimait vraiment pas l'idée que des êtres comme les Neko s'installent de ce côté de la frontière. Ils étaient dangereux, voilà tout ce qu'ils étaient. Bon à être agressif et à tuer les autres, mais vraiment qu'à ça. De plus, ils ne parlaient même pas leur langue : il en avait déjà croisé certains qui peinaient à faire des réponses simples, même encore maintenant. Alors oui, il aurait bien aimé qu'ils partent, tant qu'à faire. Il n'était pas particulièrement pour la guerre, de toute façon. Selon lui, laisser Illea séparé de la sorte aurait été tout à fait plausible, voire plus judicieux que de se faire la gueguerre pour savoir qui aurait le morceau de l'autre. Tout ce que la situation lui inspirait était deux enfants en train de tirer chacun sur un bout d'un même jouet, dans l'espoir de l'avoir pour lui seul. Et au bout du compte, ça allait casser, c'était tout ce qu'ils allaient y gagner. Et, pire que les Neko, le jeune Esprit aux yeux bruns détestait Annahita Della'Morte. Son frère ne valait guère mieux, mais il vouait un mépris non dissimulé pour sa 'dirigeante'. Tu parles, un âne aurait mieux valu qu'elle sur ce trône. Il s'était toujours dit que mettre une femme sur le trône était une très mauvaise idée, et il en avait la certitude à présent. Et, en plus d'être une femme, c'était une humaine. Quelle ironie! Elle dirigeait la partie du royaume où les humains étaient vu comme des parias et des traîtres, et elle était elle-même humaine. C'était stupide, vraiment. Mais bon. Il n'y pouvait rien. Les Esprits étaient bien plus nombreux que les humains ici, et c'était tant mieux : c'était d'ailleurs une des principales raisons qui faisait que jamais il n'aurait pu trahir, entre autres. Il n'aimait pas les humains, et du plus loin qu'il s'en souvienne il ne les avait jamais tellement aimé. Le jeune homme les trouvait étranges, faibles et sans réel intérêt. Il ne disait pas, il pouvait y en avoir des fort sympathiques : c'était pour cela qu'il ne jugeait pas instantanément, et n'allait pas saccager et massacrer toute famille d'humains qui croiserait sa route. Mais bon..., il n'irait pas leur jeter des fleurs pour autant, il fallait être clair. Ces personnes qui ne vénéraient qu'un unique Dieu n'avaient pas grand chose pour eux, alors tant qu'ils restaient tranquille il n'irait pas leur chercher querelle. Tuer plus faible que soit était un acte vraiment stupide, et faible justement. Il pouvait voir les personnes passer à côté de lui sans avoir à tourner les yeux vers eux, et ne s'en privait vraiment pas. Ça n'aurait paru étrange qu'à des étrangers qu'il ne les fixe pas en leur parlant, alors le garçon aux cheveux en bataille ne se gênait pas. S'il discutait avec un esprit il mettait son regard où bon lui semblait, et s'il parlait avec un humain ou un Neko il avait tendance, au contraire, à regarder le plus loin possible. Il le voyait, alors qu'importe? Ils n'avaient qu'à s'adapter. C'était normal pour lui, alors ils n'avaient plus qu'à s'y faire. Voilà tout. Il n'y avait pas à chercher plus loin.

Rhys poussa un petit soupir, et tira légèrement sur son pull, d'un très joli rose. Pas du tout voyant, jamais. Il aimait les pulls trop larges, et celui-ci ne faisait pas exception à la règle ; il était de toute façon rare qu'il mette une veste qui ne descende pas au moins à mi-cuisse, quand il faisait froid. Sinon c'était débardeurs et pantalon, en général. Il n'était pas difficile côté vêtement, c'était le moins qu'on puisse dire. Maintenant qu'il faisait froid il n'était pas malade, il ne comptait pas se promener sans manche durant des heures dans les rues de Jiang-Zemin. Tiens, il faudrait qu'il passe voir Jill et Ian, bientôt. C'était l'anniversaire de l'ainée dans un peu moins d'un mois, il allait falloir qu'il trouve quelque chose. Se disant cela, Rhys finit sa pomme et en jeta négligemment le trognon sur sa gauche, côté rue-puisque de l'autre côté c'était une sorte de ruelle, ou une impasse en tout les cas. En entendant le bruit qu'elle fit en tombant, il ne put retenir un sourire amusé. Ça n'avait pas du tomber par terre, tiens. Bien fait.

«Désolé, dit-il sur un ton très convaincant, étirant ses bras devant lui, avant de ne les croiser derrière sa tête. Je ne vous avais pas vu.»


Dernière édition par Rhys Ahnae'nsë le Mar 10 Aoû - 20:26, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité



avatar
Invité


MessageSujet: Re: Blah, blah, blah.-[TERMINE]   Dim 25 Avr - 18:35

Malchance.La malchance avait toujours été un élément déterminant dans la vie d'Ezio Auditore.Il fallait aussi recconaître que l'Elfe déchu de maniére involontaire avait eu une belle naissance.La chance de naître dans une famille riche.Mais mis a part cela,quand un observateur objectif se penchait sur l'histoire qu'avait vécu le jeune homme,en régle général le dit observateur trouvait le pauvre aîné Auditore bien malchanceux.En fait,il avait probablement eu le parcours le moins enviable pour quelqu'un né dans une classe telle que la sienne.Personne n'aurait apprécié se trouver a sa place,et il les comprenait bien.Quel genre d'être normalement constitué aurait apprécié de voir son grand frére et son paternel se faire lyncher en public,sa fiancée se faire engloutir par les flots,et sa soeur terrassée par une maladie incurable jusqu'a aujourdhui?Il ne connaissait personne qui aurait envié ce genre de situation.Après,il connaissait quelques personnes qui étaient aussi mal lotties que lui,dans un sens.Par exemple,Callista Miranla,la danseuse dans l'etablissement ou il travaillait comme musicien,elle etait orpheline.Elle n'avait plus de parents,plus aucune famille,et en plus elle etait devenue aveugle suite a un mauvais traitement infligé dans l'endroit ou elle avait passé son enfance.Une vie que même lui,qui n'etait pourtant pas mieux favorisé par l'existence,n'enviait pas.Il n'aurait pas aimé perdre toute sa famille.Bien que dans un sens,c'etait ce qui arrivait a l'heure actuelle.Il ne lui restait plus que son petit frére et sa mére,et les deux étaient assez fragiles physiquement.En particulier Petruccio.Le petit dernier de la famille Auditore possédait un physique et une resistance aux éléments exterieurs particuliérement réduite,surtout par rapport a ses deux grands fréres.Ou plutôt,en comparaison avec le seul qu'il lui restait.Claudia,elle même,avait une santé assez saine de son vivant,même si cela ne l'avait pas empéchée de succomber a la Tuberculose.Fédérico et Ezio,quand a eux,etaient aussi frais que des athlétes.Aucun probléme de santé en vue,aucune maladie a déclarer depuis leur naissance.Ezio Auditore affichait une santé de fer,et il pouvait au moins remercier la nature de lui avoir conférer ce "don".Au moins,il avait le corps et les compétences necessaires pour remplir le rôle laissé vacant par les aînés de la famille,et les premiers a avoir été tués par l'injuste malchance qui frappe le jeune musicien.Car oui,il etait malchanceux.Malgré un corps assez bien formé,une vie sociale plutôt bien fournie,Ezio Auditore avait toujours été quelqu'un qu'on pouvait qualifier de malchanceux,ou même de porte poisse.Ezio la guigne.Les autres ne s'en rendaient peut être pas vraiment compte,mais lui,souvent,avait le poids de cette malchance sur les épaules,et par moments,avait envie de tout laisser tomber pour partir rejoindre sa famille déchirée afin de vivre en paix.Mais il ne pouvait pas.Il n'en avait pas le droit.Après tout,il etait devenu l'homme de la famille,depuis l'assasinat public de son aîné et de son pére.C'etait a lui que revenait la lourde tâche de protéger la famille Auditore.L'ancienne famille Noble Elfique.Même si depuis leur reconversion ils avaient perdu tout titre et toute gloire,Ezio avait fait de son mieux pour protéger sa famille et ses amis.Même si ses amis etaient a présents assez inexistants.Il faut dire qu'en tant que déchu,mis a part la danseuse de son lieu de travail elle aussi de la race aux oreilles pointues,personne ne l'acceptait réellement.Il lui arrivait de cacher ses oreilles dans l'ombre et dans sa tignasse grisâtre lorsqu'il jouait le soir,pour gagner l'argent dont il avait besoin.Plus par soucis de ne pas se faire rejeter qu'autre chose.Il avait eu de la chance que son patron accepte deux Elfes dans son établissement,également.Bien que ce dernier n'etait pas un saint,il semblait tout de même être une personne avec un bon fond.Après,le probléme venait du fait que Ezio devait également entretenir sa famille,ou ce qu'il en reste.Entre sa mére qui se laissait mourir,et son frére qui était encore trop jeune pour se prendre en main,et trop fragile de toutes maniéres,Ezio ne pouvait decemment pas les laisser tomber.Il avait donc de plus en plus de mal a joindre les deux bouts.mais globalement,il s'en sortait.Plutôt bien,même.Il restait a trouver le petit ami de Camilla,Ciaran.Ca c'etait une autre histoire.


Pour l'heure,Ezio Auditore ne pensait a rien de bien précis.Il venait de sortir d'un magasin tout a fait normal,et dans sa main droite se trouvait un sac dans lequel il y'avait toutes les provisions necessaires a sa famille pour la semaine.Il avait placé une bonne partie de son salaire la dedans,mais il lui restait encore quelques économies,en cas de besoin.Ca n'etait pas comme si il avait besoin d'autre chose que de la nourriture,après tout.Il etait logé,nourrit et payé pour son travail.Payé un peu misérablement,mais au moins,il pouvait manger la nourriture du restaurant,et dormir dans les chambres des artistes.Sa mére et son frére avaient,eux aussi,un lit dans la même maison que lui,mais n'avait pas le droit de consommer la nourriture sans être clients.Il fallait donc subvenir a leurs besoins nutritifs d'une autre maniére,et c'etait principalement a cela que servait le salaire du jeune Musicien.Dans sa main droite,le sac assez rempli et dans sa main gauche,a l'interieur de sa poche,il serrait le dessin de lui et de sa fiancée aujourdhui morte.Un dessin réalisé par il ne savait plus trop qui,sur le moment.Il se souvenait simplement que ce dessin le représentait lui,Ezio,alors qu'il etait heureux.Heureux et épanoui avec la femme de sa vie.Même si celle ci etait morte aujourdhui,il savait quelque part,qu'un jour il la retrouverait.Dans ce monde,ou dans un autre.Malgré le fait qu'il soit considéré comme un traître a la race Elfique,Ezio n'oubliait toutefois pas sa religion.Et si il n'etait pas vraiment un fervent croyant,il fallait tout de même recconaître qu'il n'etait pas non plus un profond athée.Il croyait en son dieu,même si il aurait eu toutes les raisons de le maudire.Il croyait en ce dieu,mais il pensait tout de même qu'il devait se sortir tout seul des problémes dans lesquels ce même dieu l'avait embourbé.Même si il sollicitait par moment son aide,Ezio restait tout de même forcé de se debrouiller seul.Ca n'etait pas comme si un déchu pouvait bénéficier des bienfaits de sa religion,de toutes maniéres.Encore la faute a pas de chances.Décidement...Entre ce matin,ou il avait trébuché dans les Escaliers et s'en etait tiré avec une bosse sur le sommet du crâne,l'après midi ou il avait faillit se faire renverser par une bête d'un fermier venu vendre ses moutons,et ce soir ou il avait eu toutes les peines du monde a trouver un sac pour transporter ses courses,il etait aussi bien chanceux aujourdhui que dans tout les autres jours de sa vie.Pas de chances.Il ne manquait plus qu'une corniche qui lui tomberait sur la tête.Une corniche alors qu'il etait au centre de la rue.Malgré l'impossibilité physique de la chose,il avait quand même le vague préssentiment qu'a lui,cela pouvait lui arriver.


Faute de corniche,ce fut un trognon de pomme qu'il recut sur le sommet du crâne.Même si le choc ne fut absolument pas douloureux,en plus ralentit par l'épaisseur de ses cheveux grisés,Ezio se massa la tempe droite,et se baissa pour récupérer le déchet fruité.Il le tint du bout des doigts,avant de relever le nez vers l'individu qui l'avait,sans doute malencontreusement,agréssé a coup de trognon de pomme.Le musicien vit...Il ne savait pas trop ce que c'etait,en fait.C'etait rose,déja.Bon.Au moins,le non écologiste qui venait de lui lancer cette pomme semblait du sexe féminin,c'etait déja ca.A part ceux faisant partis de la caste des homosexuels,Ezio n'avait jamais rencontré d'homme qui appréciaient de porter du rose.Et il etait tout a fait daccord avec eux.Il se retourna vers la chose rose qui venait de lui lancer la pomme.Il s'apprêtait a lui dire de s'excuser,en s'adressant a elle par le qualificatif "Demoiselle",mais le son de la voix de la "créature au pull rose" venait soudainement de le renseigner sur un autre fait.Visiblement,il s'agissait d'un homme.Un homme en rose.Ezio haussa légérement un sourcil,mais ne fit aucun commentaire.APrès tout,au moins,lui n'etait pas habillé avec une chemise en haillons.Même si les bottes du musicien etaient tout a fait louables,voire mêmes auraient put appartenir a un Noble.


Après les excuses,pas très crédibles,de l'homme au pull rose,Ezio croisa les bras,et redressa légérement son épée accrochée dans son dos,avant de raffermir sa prise sur son sac,toujours dans sa main droite.Il aurait tout de même préféré des excuses.De vrais,excuses.


La prochaine fois,vous n'aurez qu'a le jeter dans une poubelle.Ou au moins,dans une endroit ou elle ne risque d'atteindre personne...

D'un geste assez timide,Ezio désigna de sa main gauche la ruelle sans issue a la droite de l'homme en rose.C'etait évident,cette rue etait vide,et l'autre avait forcément quelques passants dedans.Ce type n'avait fait aucun effort lorsqu'il avait jeté sa pomme.Ezio releva sa main gauche,dans laquelle se trouvait encore le trognon,pour le tendre a son ex-propriétaire.


Je crois que c'est a vous.Et il n'y as pas mal.Ca arriver a tout le monde de "ne pas voir".

Quelques fautes de prononciations,bien sur.Après tout,Ezio etait encore en apprentissage de cette langue humaine,désignée comme la langue nationale du pays.
Revenir en haut Aller en bas


Squatteur de greniers

Masculin Nombre de messages  : 31

Localisation  : Dans un grenier.
Emploi/loisirs  : Préparer la révolution. Peut-être.
Humeur  : Plus ou moins bonne.

Inscrit depuis le   : 25/12/2009
avatar
Squatteur de greniers


Feuille de personnage
Age: 18 ans. Bientôt.
Race: Esprit.
Arme / Pouvoir  : Magie ; spécialisé dans tout ce qui touche à la glace.

MessageSujet: Re: Blah, blah, blah.-[TERMINE]   Sam 15 Mai - 1:43

Rhys n'était pas quelqu'un de très conformes aux normes, c'était un fait. Mais ça, c'était autant un choix que quelque chose de dicté par son caractère, et il en était conscient. Il aurait très bien pu rester chez son père et la femme avec qui il..., vivait, trouver un travail convenable et devenir quelqu'un de bien. Oui, il aurait pu. Mais ça ne lui aurait pas plu. Ce n'était pas lui, il n'était pas comme ça. La facilité, ce n'était pas son truc. Il n'aimait pas particulièrement se bouger, n'était pas adepte des efforts inutiles, mais il ne se ruait pas sur les choses les plus simples juste parce qu'elles l'étaient. Dans ce monde, assumer ses choix était très important : il fallait faire ce que l'on voulait faire, et ne pas s'étonner des conséquences que cela pouvait entrainer. Cela faisait maintenant environ deux ans qu'il n'avait plus réellement de domicile, et le jeune Esprit ne s'en portait pas plus mal. C'était agréable, de se sentir libre de la sorte. Il était seul, indépendant et tranquille sous tout les rapports. Pas de parents pour lui dire quoi faire, pas de patron ou qui que ce soit sous l'ordre de qui il serait à respecter. Non, il était seul avec lui-même et la situation lui convenait tout-à-fait. Il dormait chez un ami, et parfois à la belle étoile ; pour avoir de l'argent il enchaînait les petits services, et ne restait généralement à faire la même chose plus de quelques semaines, et c'était encore rare que ça dure ce laps de temps. Ce n'était pas normal, il n'était pas normal : mais après tout, ça lui était égal de ne pas être tout-à-fait normal. De toute façon, en le voyant et si on ne le connaissait pas, il ne pensait pas qu'on puisse deviner sa vie dans les moindres détails. Le jeune homme aux cheveux noirs n'avait de toute façon pas l'air très avenant, il était assez rare que qui que ce soit vienne lui parler pour faire ami-ami avec lui, simplement sur la base de son allure ou de son visage amical et chaleureux. Non, non : c'était vraiment rare que ça arrive. Ce qui pouvait se révéler dommage, en quelque sorte, puisque Rhys était loin d'être la personne la plus cruelle et la plus stupide que ce monde ait porté, loin de là. Il savait se montrer très gentil quand il le fallait, et était même un brin protecteur envers ceux qu'il aimait. Certes, il n'était pas du genre à s'épancher et à déballer ses sentiments, mais il en ressentait néanmoins. Pas pour autant quelqu'un de très sensible se cachant derrière une carapace de fer, il n'en demeurait pas moins qu'il savait se montrer agréable quand il le voulait. Et cela, c'était en général ses amis qui pouvaient en témoigner. Ses amis et ses deux cadets, qu'il voyait malheureusement trop peu, mais qui pouvaient compter sur lui et ce en toute circonstance. Peut-être qu'il était trop froid envers tout le monde ; mais c'était dans son caractère, il n'y pouvait rien. Il fallait composer avec. Savoir différencier les moments où il voulait vraiment que vous partiez et ceux où il vous aurait rattrapé si vous étiez vraiment parti. Il fallait aussi savoir qu'il agissait très différemment avec une fille et avec un garçon, les deux ne méritant pas selon lui le même degré d'attention. C'était peut-être machiste, il s'en moquait : les femmes étaient des femmes, et il ne se voyait pas agir de la même façon avec une demoiselle qu'avec un homme. Ils n'étaient pas égaux, ça aurait été un tort de dire cela. Elles étaient plus fragiles, plus délicates que les garçons, et il ne lui serait jamais venu à l'idée de faire faire les même choses aux représentants des deux sexes. De là à être un gentleman peut-être pas, mais il était certain qu'il était bien plus poli et gentil avec une fille qu'avec un garçon, dans la mesure où celle-ci n'était pas trop brusque et désagréable. Il détestait les filles violentes et peu coquettes presque autant qu'il n'aimait pas les garçons effémines et maniérés. Chacun son truc, chacun sa place et son rôle attitré, tout mélanger ne donnait rien de bon. Lui y était, à sa place, dans son monde ; et il n'aimait pas que qui que ce soit en force l'entrée s'il n'avait pas envie de l'y laisser rentrer. Toutes ces personnes qu'il croisait à longueur de journées n'étaient que des passants dans ses rues, des inconnus qui passaient et s'en allaient, des ombres dont il oubliait déjà la forme alors qu'ils s'éloignaient de leur pas tranquille. Oui, rien que des ombres qui passaient à travers lui, sans se soucier même de son existence. Dans cette ville, tout le monde se côtoyait et personne ne se connaissait réellement pour autant. Des étrangers face à des étrangers.

Et ce type, sur lequel les restes de sa pomme avaient atterri, c'était exactement la même chose. Ce n'était qu'un étranger, sans doute quelqu'un qu'il ne connaissait ni d'Ève ni d'Adam. Pourtant au moment précis où cet objet lui appartenant avait heurté sa tête, il avait établi un contact avec cette personne, aussi ténu soit-il. Et même s'il ne le voulait pas réellement. Le jeune homme aux yeux vides se doutait bien qu'il risquait de grogner et de demander des excuses, mis à part s'il était tombé sur quelqu'un de timide et réservé, qui se contenterait de partir deux fois plus vite qu'il n'était venu. Une chance sur deux, il se demandait sur quoi ça tomberait. Sans bouger d'un millimètre ses yeux du mur devant lui, il s'amusa à détailler ladite personne ; et la première chose qu'il vit, pour ainsi dire, fut que c'était un Elfe. Tiens donc. Un Elfe? Il y en avait vraiment peu de ce côté du royaume, et il était très loin de les apprécier, ces squatteurs bas de gamme. D'accord, lui aussi squattait mais c'était différent : il était né ici, ses parents étaient nés ici et leurs parents sans doute de même. Il avait le droit d'habiter ici parce que c'était chez lui, et voilà tout. Ce type, là, il venait d'ailleurs. D'une île, de ce qu'il s'en souvenait. Et le garçon devait bien avouer qu'il aurait préféré qu'il reste sur son île. Ou, à défaut de rester sur son île, qu'il s'installe du côté du royaume qui lui avait été réservé. Il n'aimait pas beaucoup les Neko, qu'il trouvait trop violents et sans grand intérêt, mais il aimait encore moins les Elfes-puisqu'eux, théoriquement, avaient déjà fui deux fois de chez eux avant d'atterrir ici. Il poussa un bref soupir, gardant ses bras derrière sa nuque, totalement détendu. Fixer le vide de la sorte ne le dérangeait pas, loin de là. Il voyait parfaitement son interlocuteur de la sorte, alors pourquoi se casser la tête à poser ses yeux sur lui? Aucun intérêt, vraiment. C'était un Elfe, alors lui devait le fixer pour pouvoir le voir. Ce n'était pas son cas. Comme tout Esprit, ses yeux étaient plus décoratifs qu'autre chose. Il n'aurait jamais essayé d'expliquer à qui que ce soit comment il voyait tant c'était abstrait, et dans le fond c'était peut-être mieux comme ça. C'était tant pis pour eux s'ils n'étaient pas comme lui, s'ils n'étaient pas comme eux. Pour lui la norme était de ne pas voir avec des iris et une cornée, d'avoir une paire d'aile sombre et un sang aussi sombre que ces dernières. Ça, c'était normal. Avoir le sang rouge, ne pas pouvoir voler et voir avec ses yeux..., surtout voir avec ses yeux, c'était bizarre. Il ne savait pas comment les autres pouvaient bien voir le monde, ni même si c'était de près ou de loin ressemblant à ce que lui-même voyait. Ça devait bien l'être, sinon jamais ils n'auraient pu vivre en communauté, après tout : il n'empêchait qu'il ne parvenait pas à se l'imaginer. Il se mit à fredonner une chanson de sa connaissance-qui prônait beaucoup de choses très bonnes pour la santé et la société-et ne fit pas un mouvement quand l'Elfe aux cheveux gris croisa les bras, se tournant vers lui. Ah, tiens. A l'évidence ce..., garçon-?-comptait engager la conversation. Restait à savoir si ça allait être intéressant ou pas, maintenant.

La prochaine fois,vous n'aurez qu'a le jeter dans une poubelle. Ou au moins,dans une endroit ou elle ne risque d'atteindre personne...

Rhys ne cilla pas, continuant de chantonner entre ses lèvres. En revanche, il ne put retenir une grimace lorsqu'il remarqua l'épée, dans le dos de l'Elfe. Il détestait les armes. Il ne supportait pas les armes. Il n'en aurait touchée une pour rien au monde, et détestait tout ceux qui en portaient, quels qu'ils soient-même si bien entendu il n'aurait pas eu la même réaction envers un humain, un Neko ou un Elfe et un Esprit. Sa religion lui interdisait de se battre avec une arme, et il respecterait toujours scrupuleusement cela, quitte à lapider tout Esprit ayant l'affront et l'irrespect de le faire. Mais c'était un Elfe. Il avait le droit d'en porter une et de s'en servir. Il ne pouvait, en somme, rien dire. Il regarda la direction que pointait le jeune homme-sans pour autant la regarder au sens propre du terme, étant donné que ses yeux fixaient toujours le vide depuis un long moment déjà-et soupira légèrement. Bha, il l'avait fait exprès de toute façon. C'était plus drôle de risquer de heurter quelqu'un plutôt que de risquer de heurter une pierre ou une flaque d'eau. Elles ne lui avaient rien fait, elles. Alors que les passants, si. Ou en tout cas ils risquaient bien plus de lui avoir fait quelque chose que les flaques d'eau, c'était certain. Et les poubelles étaient toutes si loin, tellement loin..., la jeter était plus simple.

Je crois que c'est a vous. Et il n'y as pas mal. Ça arriver a tout le monde de "ne pas voir".

Rhys haussa un sourcil, mais ne fit toujours pas l'honneur au garçon de poser les yeux sur lui. Si ça ne le dérangeait pas, tant mieux. Si ça le dérangeait, tant pis. Jamais il ne ferait d'effort pour les étrangers à sa race, c'était ainsi. Ils étaient minoritaires, ils n'avaient qu'à s'adapter. Voilà tout. D'ailleurs il avait fait quelque fautes qu'il aurait pu souligner, mais ça ne lui aurait pas apporté grand chose. En revanche, il ne voyait pas bien ce qu'il faisait, à lui tendre l'objet du délit. Comme s'il allait le reprendre, ç'aurait été grotesque : c'était un déchet, il venait de le jeter. Et ce garçon le ramassait et le lui redonnait, comme s'il s'était agit d'autre chose que d'un vulgaire morceau d'aliment inconsommable? Ah, il ne commençait pas fort. Mais, puisqu'il y tenait, il le jetterait. Pas de la meilleur des manières, mais qu'importe.

«C'est à qui en veut, à partir du moment où je l'ai jeté..., mais puisque c'est si gentiment dit.»

Rhys retira lentement ses bras de derrière son dos, et tendit sa main gauche vers la pomme-ou ce qu'il en restait, plutôt. Il l'effleura du bout du doigt et, au même moment, le fruit se gela. C'était sa spécialité après tout, de geler tout ce qui lui tombait sous la main. Il ne savait pas bien comment ça lui était venu, mais c'était de loin la magie qu'il affectionnait le plus. Le jeune homme aux cheveux noirs eut un sourire satisfait, et donna un coup dedans avec le dos de sa main, nonchalamment. La pauvre pomme éclata au sol dans un bruit à peine perceptible, répandant de petits morceaux de glace près de l'Elfe. C'était plus rapide que de la mettre à la poubelle, il fallait avouer ; et beaucoup plus esthétique, réellement. Il devrait se lancer dans la sculpture sur glace, un de ces jours.

«Ça arrive à tout le monde de ne pas voir? Bha, j'ai tendance à assez bien voir plutôt, au contraire, c'est juste que j'ai lancé au hasard..., répondit-il en haussant les épaules, se réinstallant correctement sur son muret, son regard toujours vissé en face de lui. Et je la jette où bon me semble, c'est quand même pas ma faute si un petit Elfe passait par là. Je ne pouvais pas deviner, si?»

Il finit par se tourner à moitié vers lui, laissant ses yeux dans le vague. Il n'avait pas l'air bien vieux, mais..., c'était une impression curieuse, finalement. Jeune ou un peu plus vieux? Plus jeune que lui, il en était presque certain. Son âge exact, en revanche...

«D'ailleurs, petit Elfe, tu ne parles pas très bien. Au lieu d'acheter je ne sais quoi, tu devrais prendre des cours de langue.»
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité



avatar
Invité


MessageSujet: Re: Blah, blah, blah.-[TERMINE]   Sam 15 Mai - 16:06

Ezio savait qu'il n'etait vraiment pas quelqu'un a qui l'on pouvait confier des tâches très importantes.Pas qu'il etait un jeune garçon sans la moindre morale,et que sa parole ne valait rien,mais il etait décidement beaucoup trop malchanceux pour s'occupper de tâches trop cruciales.Il n'avait définitivement pas ce que certains humains apellaient la "Baraka".Et pourtant,il faisait bonne figure contre cet êtat de fait.Il gardait le sourire,restait optimiste et ne bronchait jamais vraiment quand une marque de sa malchance lui arrivait sur le coin du visage.En l'occurence,un trognon de pomme,complétement dénudé de toute chair fruitée.Il n'avait pas vraiment été très bien acceuillit,en tant qu'Elfe déchu dans le magasin ou il etait aller faire ses courses,et n'avait pas non plus effectué un trajet sans encombre.Et voila,a présent,un trognon de pomme lui tombait sur le haut de la tête.Ezio n'etait pas quelqu'un de complétement idiot,ce trognon avait bien dut venir de quelque part,et ce quelque part,c'etait la créature en rose,a qui il faisait maintenant face.Pour sur,le jeune Elfe déchu aurait put se débarasser du trognon de pomme dans une poubelle,se contenter d'un regard noir envers "l'homme en rose" et poursuivre son chemin,mais il n'etait pas ce genre de personne.L'homem en rose avait fait une erreur.Au moins écologiquement parlant.Il aurait put ne pas jeter ce trognon de pommes dans la rue habitée.Mais le jeune garcon aux oreilles pointues devait le recconaître,c'etait la son seul tort.Et il avait eu de la chance que le trognon aterrisse sur la tête d'un Elfe déchu.Les déchus,Ezio etait bien placé pour le savoir,etaient des victimes du racisme profond dans les deux camps,a l'Est comme a l'Ouest.Il avait lui même etait souvent victime de nombreux quolibiquets ou d'insultes a sa race.Tout ca parce qu'il avait des oreilles pointues,et pas des ailes noires comme les Esprits,la race qui prédominait de ce coté du pays.Les Esprits,et les Nekos.De ce que Ezio pouvait savoir,ces deux races prédominaient toujours sur les déchus de n'importe quelle espéce en Illea Ouest.En l'occurence,un Elfe déchu.Si Pink-man avait lancé son trognon sur la tête d'un Neko ou d'un Esprit,il aurait eu tort.Seulement,il l'avait lancé sur la tête d'un Elfe,donc il avait raison.C'etait comme ca,la loi pouvait souvent paraître bien injuste.Pour autant,l'homme en rose n'avait pas tout a fait raison.Il avait prit un risque en lancant ce trognon sans bien regarder ou il le jetait,et il aurait parfaitement put atteindre un Neko,ou un Esprit.Et dans ce cas la,cela pouvait souvent très mal tourner,en particulier si il s'agissait d'un Neko.Les hommes-chats etaient brutaux,sans pitié,et avaient des capacités physiques aussi optimales que celles des Elfes.Ezio etait bien entraîné,il avait de bonnes compétences,physiquement parlant.Mais il etait un Elfe.Et cet homme en rose n'etait visiblement pas un déchu.Si il s'etait agit d'un déchu,alors personne n'aurait fait attention a eux,ils auraient été du même rang social.Mais l'homme en rose n'en etait pas un.Sinon,il n'aurait jamais lancé cette pomme aussi nonchalement,et encore moins fixé de maniére si dérangeante les oreilles pointues du jeune musicien.Non,cet homme en face de lui n'etait pas un déchu.Ca n'etait donc pas un humain,pas plus qu'un Elfe.Il n'avait pas non plus d'oreilles de chat,la thése du Neko etait donc a écarter également.Restait donc une seule et unique race,celle des Esprits.Et en effet,a cette race,l'homme en rose semblait parfaitement correspondre.Des yeux vides d'expression,aucune trace d'une arme quelconque sur lui,un dos un peu plus gonflé que les autres races,dût au retractage de ses ailes...Oui,cet homme la,devant Ezio,devait appartenir a la race des Esprits.Pour tout dire,cela n'arrangeait absolument pas les affaires du musicien aux oreilles pointues.En fait,ca le mettait encore plus dans la galére qu'auparavant.Il aurait eu affaire a un Humain,il l'aurait salué,un peu réprimandé,et serait parti.Si il s'etait agit d'un Neko,il n'aurait même pas parler a cette personne,et aurait laissé la pomme la ou elle était pour s'enfuir.Et si il s'etait agit d'un Elfe....Il aurait trouvé quelqu'un avec qui il aurait put s'entendre,leur race leur faisant déja un point commun.Seulement voila,c'etait un Esprit,et avec ces gens la,on ne savait jamais a quoi vraiment s'attendre.Ils etaient les habitants "officiels" de Illea Ouest,et la race dominante de la ville.Vraiment,le jeune homme ne savait plus vraiment que faire,dès a présent.Sans doute devait t-il adopter la méthode du déchu typique.On baisse la tête,et on se taît.


En attendant,il lui avait toujours ramené sa pomme,a cet esprit.Et lui,dans sa grande magnanimité,venait de regarder l'épée dans le dos du musicien avec dégoût.Ezio savait que dans la religion de ces êtres aux ailes noires,les armes etaient pires qu'interdites.Cela constituait un grave péché.Pour autant,il trouvait qu'en avoir ainsi peur et refuser de les toucher etait ridicule.Il comprenait que ne pas vouloir en manier pouvait être considérer comme une insulte a son dieu,mais ne pas vouloir les regarder,ni même en ressentir la présence,cela tenait plus de la paranoïa suprême qu'une véritable fidélité religieuse.Enfin,même si il avait raison,du moins théoriquement,Ezio ne pouvait rien dire.Il se contenta de baisser la tête légérement,laissant l'Esprit au pull rose regarder avec un air mauvais son arme.Une arme chére,il est vrai.Elle lui avait coûté beaucoup d'argent,et il etait hors de question de réiterer un achat aussi coûteux avant un certain temps.Pour l'heure,ses revenus devaient apporter la joie a sa famille,et lui permettre de survivre.Il ne pouvait pas se permettre d'autre chose,d'autres folies.De son coté,l'Esprit au pull rose avait finit de regarder ,avec son air si équivoque,l'arme du musicien.A présent,il regardait la pomme que Ezio lui tendait.Si l'Elfe déchu lui avait rapporté le dechet avec l'intention de lui demander de le jeter a la poubelle,il en menait tout d'un coup beaucoup moins large face a lui.De loin,on aurait simplement dit un humain,un peu fou,avec un pull rose.De près,on dirait a présent un Esprit,donc quelqu'un a qui Ezio ne pouvait pas donner d'ordre,ou même ne pouvait pas parler sans risquer de se faire insulter.En revanche,il avait bien un Pull rose.L'Esprit aux cheveux sombres regarda la pomme,sans accorder un regard a Ezio,comme le faisait dailleurs sans interruption depuis qu'il avait remarqué ses oreilles.Sans vraiment qu'Ezio ne sache pourquoi.Probablement parce qu'il avait affaire a un raciste dans l'âme.Pas du tout le genre de personne que le musicien aimait croiser dans la rue.Pas du tout.


«C'est à qui en veut, à partir du moment où je l'ai jeté..., mais puisque c'est si gentiment dit.»

La dessus,la main d'Ezio sentit soudainement une temperature nettement plus froide que d'ordinaire.Il releva un instant son visage un brin enfantin,pour constater que la pomme etait en train de geler.Elle se changeait littéralement en glace?Non,pas exactement,elle ne faisait que geler.Sous l'effet de la magie de l'Esprit,sans doute.La magie.Quelque chose que Ezio connaissait,mais c'etait la premiére fois quil voyait ce genre de magie.Utiliser ces pouvoirs pour congeler un objet,cela avait son utilité,a n'en point douter.Il avait déja vut la magie des Esprits.Il y'en avait certains qui frequentaient l'etablissement dans lequel il travaillait,et par moment,ils faisaient des démonstrations de l'art propre a la race aux yeux vides.C'etait toujours impressionant de voir que ces êtres pouvaient faire brûler du tissu avec un seul regard,de réduire en poussiére une pierre avec la force de leur magie,d'éteindre une bougie a distance avec l'eau d'un robinet,sans avoir besoin d'ouvrir ce dernier,et en l'occurence,de geler une pomme dans les mains d'un Elfe déchu.Il sentit la pomme quitter subitement son actuelle position pour partir s'exploser contre un mur proche du duo Esprit-Elfe.Elle eclata en plusiers morceaux,s'eparpillant dans la rue.Ezio savait qu'il restait quelques morceaux de son trognon quelque part,mais globalement,la glace l'avait complétement refroidie,et le choc complétement dispersée.C'etait quand même très utile,comme compétence.Ezio ecquarquilla les yeux en voyant un tel moyen de se débarasser de ses déchets.Il entendit ensuite l'Esprit lui adresser la parole.Finalement,il n'aurait peut être pas dut lui rapporter cette pomme...


«Ça arrive à tout le monde de ne pas voir? Bha, j'ai tendance à assez bien voir plutôt, au contraire, c'est juste que j'ai lancé au hasard... Et je la jette où bon me semble, c'est quand même pas ma faute si un petit Elfe passait par là. Je ne pouvais pas deviner, si?»

Non,mais il aurait put la jeter dans l'allée ou il n'y avait personne.Ou alors,procéder comme il venait de le faire.Ce n'etait pas de sa faute si il avait heurté un Elfe avec son trognon,certes,mais cela l'aurait été si la victime de son geste aurait été un Neko,ou un membre de sa race.Mais si cela avait été le cas,jamais l'Esprit n'aurait agit comme cela,sans doute.La,il se comportait en petit chef et en dominant de la situation,pour la simple et bonne raison qu'il etait de la race la plus forte de ce coté,et que lui etait quelqu'un qui devait subir les insultes.Il n'etait pas le bienvenue,et on lui faisait clairement sentir.Mais que pouvait t-il faire d'autre?Il avait une famille a nourrir.Il ne pouvait pas partir.Il n'avait pas le choix.Et puisqu'il ne l'avait pas,autant faire bonne figure autant que possible.


«D'ailleurs, petit Elfe, tu ne parles pas très bien. Au lieu d'acheter je ne sais quoi, tu devrais prendre des cours de langue.»

Le dit petit Elfe fronca un peu les sourcils a cette remarque.Ca n'etait vraiment pas très sympathique de le reprendre sur sa maniére de parler,en particulier quand tout les Nekos faisaient pareil que lui même.Bon,il etait peut être un déchu,mais n'avait jamais recu de véritable éducation dans la langue humaine,et devait étudié seul,sans aucune véritable source d'informations autre que des livres.Il etait naturel qu'il fasse des erreurs.Et il ne pouvait pas prendre de cours.Il n'avait pas d'argent a gaspiller pour cela.Entretenir une famille,scolariser un jeune frére,soigner une mére malade et conserver des instruments pour son travail,cela lui pompait tout son budget.Il ne pouvait tout simplement pas se permettre de prendre des cours de langues pour être capable de conjuguer des verbes au passé simple.Il se débrouillait en humain,et parlait assez bien pour être compris.Pas assez pour l'homme en rose,toutefois.Ezio hocha la tête de gauche a droite,pour commencer a répondre.Le fait d'être le déchu,ne l'interdisait en aucun cas de parler.Du moins,pas encore.


Non,vous n'auriez pas put.Excusez moi d'avoir rencontré votre pomme,Monsieur.

Il avait dit cela sur un ton parfaitement sincére,mais il n'avait pas non plus put s'empêcher de laisser ressortir un leger brin d'ironie.Il y'a quelques instants,c'etait lui,en rose,qui présentait ses excuses,même de maniére peu crédible.Ezio n'avait aucune véritable raison de s'excuser a son tour.


Et désolé,mais je n'ai pas d'argent pour prendre des cours de langue.Je dois m'occupper de choses plus importantes.Mais vous n'en avez rien a faire,je suppose?

Après quoi,il repensa a ce qu'il venait de dire.De ce qu'il en savait,il n'avait pas fait d'erreur majeures dans ces phrases.Sans doute l'Esprit en rose en avait t-il relevé,mais Ezio esperait vivement que au moins,il le laisserait tranquille.Le but d'Ezio n'etait pas de se mettre un Esprit a dos,loin de la.Il aurait au contraire,préféré avoir un ami supplémentaire.Mais vut comment la conversation démarrait,cela etait fort peu probable,tout de même.
Revenir en haut Aller en bas


Squatteur de greniers

Masculin Nombre de messages  : 31

Localisation  : Dans un grenier.
Emploi/loisirs  : Préparer la révolution. Peut-être.
Humeur  : Plus ou moins bonne.

Inscrit depuis le   : 25/12/2009
avatar
Squatteur de greniers


Feuille de personnage
Age: 18 ans. Bientôt.
Race: Esprit.
Arme / Pouvoir  : Magie ; spécialisé dans tout ce qui touche à la glace.

MessageSujet: Re: Blah, blah, blah.-[TERMINE]   Lun 31 Mai - 2:13

Ah, oui. Il risquait de ne pas l'apprécier, s'il lui parlait comme ça. Mince alors, lui qui adorait tellement se faire des amis parmi un peu tout le monde, il aurait mieux fait d'être poli et avenant, ça lui aurait mieux réussi. Bon, il était un peu tard pour penser à cela, non? Non mais honnêtement, il aurait adoré devenir ami avec ce type. Enfin. Toute ironie à part, pas vraiment, mais ça se comprenait : c'était un Elfe, et il n'aimait ni Elfe, ni Neko, ni Humain qui habitaient de ce côté du monde. Ces 'squatteurs', comme il se plaisait à le dire, ne lui inspiraient pas la moindre sympathie. C'était pour ça qu'il ne les regardait pas, jamais en face, et qu'en ce moment même il préférait fixer le mur devant lui plutôt que de poser son regard sur cet Elfe. Quel besoin avait-il de le détailler en posant ses pupilles sur lui quand, même sans bouger ses yeux d'un quart de millimètre de ce mur devant lui, il pouvait l'observer à loisir? Donc non, il ne le regardait pas. Personne ne pouvait savoir ce qu'il regardait, personne. S'il s'était mis à rire, ce garçon n'aurait pu dire pourquoi : il regardait le vide, le vide, rien que le vide. Enfin. Toujours était-il qu'il n'aimait pas particulièrement les Elfes à la base, mais il devait bien avouer ne pas en connaître beaucoup. Combien en avait-il croisé, et à combien avait-il réellement parlé? Très peu, et il ne comptait pas s'en plaindre. L'Esprit aux yeux bruns n'était pas du genre à aller chercher querelle à quelqu'un qu'il ne connaissait pas, dans la rue, simplement parce que sa tête ne lui revenait pas-si si, c'était la stricte vérité, et ce même si elle pouvait sembler difficile à croire. Pas bagarreur pour un sou, vraiment pas. Au contraire même de cela, il détestait ceux qui faisaient du bruit pour un rien et qui s'amusait à taper sur tout et tout le monde sans la moindre raison. Lui n'aimait pas les étrangers, et il ne les tabassait pas pour autant. Pourquoi? C'était évident, il n'avait rien contre eux personnellement. Ce qu'il détestait chez ce petit Elfe, par exemple, c'était son épée et ses oreilles, ses yeux trop expressifs et son sang, sans doute bien trop rouge. Son caractère, son allure, ses amis, son travail, il ne connaissait rien de tout cela. Peut-être était-ce que quelqu'un de bien, peut-être était-il intelligent. Peut-être avait-il de la famille qui l'appréciait, qu'il appréciait, peut-être avait-il quelqu'un qui l'aimait, qu'il aimait. Tout cela était possible, probable, c'était quelque chose de commun à tout les représentants de toute les races. Jamais le jeune homme aux cheveux noirs n'aurait voulu endeuiller qui que ce soit, jamais il n'avait détesté suffisamment quelqu'un pour vouloir qu'il pourrisse dans une ruelle. Alors un inconnu? Pourquoi lui faire du mal, il ne lui en avait pas fait personnellement. Alors non, il n'aurait jamais frappé ce garçon, ni lui ni un autre. Ça n'aurait servi à rien, en plus. La méchanceté gratuite, très peu pour lui : c'était les personnes stupides qui tapaient sur les autres sans raison. Lui pouvait frapper quelqu'un pour une mauvaise raison, mais tout du moins lui semblait-elle toujours valable ; pas du genre à taper sur l'imbécile qui passait près de lui juste parce qu'il était humain. Grimacer, il ne disait pas. Il ne fallait pas trop en demander. Rhys resta adossé contre son mur, et finit par retourner complètement son visage vers son mur-parce qu'il l'aimait, ce mur, il fallait le dire. Ouais. Rien d'intéressant chez lui, à première vue. Comme chez beaucoup de personnes, c'était vrai : mais quelques unes retenaient tout de même plus son attention que d'autres, que ce soit à cause d'un détail de leur apparence, d'une force de caractère qui se dégageaient d'eux ou tout simplement parce qu'il aimait la couleur de leurs chaussures. Lui n'avait rien de particulier, ou en tout cas rien qui lui semblait un minimum intéressant, comme il s'en était déjà fait la remarque. D'un autre côté, il doutait franchement que ça peine ce garçon. Dont il ne connaissait pas le nom, d'ailleurs. Il ne savait pas si leur conversation allait s'éterniser ; dans ce cas, il faudrait qu'il le lui demande. Rien que parce que c'était pire qu'énervant de ne pas savoir à qui on parlait. Petit Elfe, c'était bien, mais ça faisait tellement raciste, alors que lui ne l'était tellement pas..., non, un prénom aurait été tellement mieux, il en était persuadé.

De là à ce qu'il le demande il y avait une vraie marche, cependant. Il ne fallait pas abuser.

Non,vous n'auriez pas put. Excusez moi d'avoir rencontré votre pomme,Monsieur.

Rhys ne put retenir un petit sourire, à la fois moqueur et amusé, et se mit à jouer avec une sorte de petite balle, encore dans la poche de son-ma.gni.fi.que-pull rose quelques secondes encore auparavant. Non pas qu'il n'aimait pas rester sans rien faire, mais il fallait avouer que ça avait quelque chose d'assez casse-pied, de rester les bras croisés à attendre le déluge. S'occuper les mains était une des activités favorites du jeune Esprit, qui même s'il avait une grande capacité de réflexion restait tout de même très manuel. Crocheter les serrures, jouer avec des balles ou de petits objets, réparer ce qu'il pouvait réparer, escalader ou entrer dans les endroits les plus improbables étaient ses préoccupations favorites, si l'on exceptait se cacher. Parce qu'il adorait inconditionnellement se cacher et laisser aux autres le soin de le retrouver ; ses amis tout particulièrement étaient involontairement devenu très doués à ce jeu, à force de devoir le retrouver quand ils avaient besoin de lui-ou tout simplement parce qu'il leur avait dérobé quelque chose, quoi que ce fut. S'il décidait qu'il ne voulait pas que vous le trouviez, il y avait peu de risques pour que ce soit effectivement le cas. Quand il était jeune, il avait déjà du passer des heures dans la même cachette quand il jouait avec ses voisins, simplement parce qu'il s'était endormi là et que personne n'avait eu la bonne idée de regarder par ici. Et quand vous ne teniez pas à subir les remontrances injustifiés de vos parents, qui tenaient simplement à évacuer leur colère sur quelqu'un, c'était toujours utile. En tout cas cet Elfe s'était excusé, ce qui en soit ne lui servait à rien. Ça ne servait à rien à l'autre non plus, d'ailleurs, ce qui l'amenait à penser que soit il tenait à être aussi crédible que lui dans ses excuses, soit il était profondément gentil et poli. Ce qui, en l'état actuel des choses et à cause de sa vision de la bonté en général, lui semblait assez peu probable. Bien, bien. Il lui semblait tout à fait logique de porter plus d'attention à quelqu'un qui lui répondait qu'à quelqu'un qui acquiesçait en baissant les yeux. Il n'était pas si impressionnant que ça, non? Il n'avait pas l'air très sympathique, il l'accordait. Peut-être aussi que son mètre quatre-vingt cinq ou sa carrure en général pouvaient en intimider d'autres, mais il n'avait honnêtement jamais réellement compris cela, sans doute parce qu'il était un Esprit. Quelqu'un sachant faire de bons boucliers, par exemple, n'aurait pas eu grand chose à craindre de lui, si? Quelqu'un sachant contrôler à la perfection la magie, même s'il mesurait un mètre cinquante, aurait pu faire beaucoup plus peur que lui-même si au premier abord, sans doute que non. Alors il comprenait que les déchus puissent baisser la tête par peur des représailles, mais il n'appréciait pas. S'ils étaient là par choix, qu'ils s'affirment, mince! Les problèmes venaient de pair avec leur décision, ils les avaient cherchés, qu'ils les regardent au moins en face. Sinon, les problèmes s'ennuyaient et les trouvaient pathétique, et c'était agaçant, tout de même.

Et désolé,mais je n'ai pas d'argent pour prendre des cours de langue. Je dois m'occuper de choses plus importantes. Mais vous n'en avez rien a faire,je suppose?

Ouh, il était drôlement intelligent avec ça. Donc il ne devait pas être bien riche, s'il n'avait 'pas d'argent'. Enfin ça, il l'aurait deviné ; un Elfe déchu riche, ça aurait été la fin du monde. Tant que tout les Esprits ne l'étaient pas, les autres n'avaient pas à l'être. Non mais sérieusement. Enfin, rien à faire, c'était peut-être un peu méchant mais il était vrai que ça ne le regardait pas vraiment. S'il disait 'pas d'argent' et non 'pas assez d'argent', ça voulait sûrement dire qu'il n'en aurait pas pris de toute façon, même s'il en avait eu. Il n'y avait sans doute même jamais songé. Alors oui, il devait être pauvre dans les grandes mesures. Ça, il connaissait ; ce n'était pas comme s'il était riche lui-même, n'est-il pas? Il ne l'avait jamais été, et ces deux dernières années avaient été les plus éprouvantes de toutes, sans hésitation possible. Le jeune homme aux yeux vides de la moindre émotion avait quitté le domicile familial l'année de ses seize ans, et ç'avait un peu été comme le grand bon dans le monde réel. Il ne vivait que de travaux temporaires, passant de l'un à l'autre sans vraie distinction, se faisant de l'argent en aidant d'autres personnes ponctuellement, volant parfois. C'était clairement pas le genre de vie qui était indiquée, mais ça lui convenait. Peut-être changerait il d'avis dans quelques dizaines d'années, mais pour l'instant ça lui plaisait assez. Il avait encore trois-cent ans devant lui, et largement le temps de faire de grandes idioties.

«Monsieur? Merci bien, je n'ai pas deux-cent cinquante ans..., répondit-il avec une légère grimace, sortant une deuxième pomme de sa poche-c'était l'heure du petit déjeuner, chez lui, ce qui expliquait bien des choses. Et tu devrais t'excuser auprès de ma pomme. Elle, elle a souffert terriblement. Un vrai supplice.»

Le jeune Esprit mordit négligemment dans la sœur de cette pauvre pomme dont il était question, et étira de nouveau son bras au-dessus de lui. Il ne tenait pas à avoir de crampes, non mais. C'était désagréable en plus d'être inutile, et facile à éviter : moralité, autant ne pas en avoir. Et qu'est-ce qu'il détestait qu'on l'appelle Monsieur..., ça lui donnait l'impression d'être grabataire, ou au moins d'avoir l'air de l'être. Or il avait dix-huit ans, et selon lui les faisait parfaitement. Oui, parfaitement : aucune raison donc que quelqu'un qui devait avoir son âge l'appelle ainsi. Et ça vivait longtemps, un Elfe, en plus. Quelles sales bêtes, qui se permettaient de vivre deux fois plus que lui..., c'était injuste, la vie, quand même. Affligeant, même. Enfin. Il se consolait en se disant qu'il connaitrait les enfants des enfants de ses voisins les Nekos et Humains, qui eux seraient morts bien avant lui. Bien fait, tiens. Ça leur apprendrait à venir s'installer près de chez lui.

«Pourquoi tu t'excuses? Jusqu'à preuve du contraire, c'est toi qui aura l'air idiot si tu te trompes. Enfin, je dis ça et je dis rien, dit-il en passant sa main gauche derrière sa nuque. Et à moins que tu ne complotes contre 'Notre Vénérée Princesse qui a toujours raison et dont la beauté n'a d'égale que son intelligence', j'en ai pas grand chose à faire, non. Soyons honnête.»

Il n'y avait personne ici, donc pas de crainte de se faire arrêter si'l parlait de complot et de Vénérée Princesse-à priori. Il s'arrêta un instant, puis posa finalement ses yeux sur lui-malgré l'inutilité du geste, ça avait le mérite de faire bouger sa nuque-un sourire moqueur sur ses lèvres.

«Tiens, l'Elfe qui n'a pas de nom. Est-ce que tu apprécies notre Vénérée Princesse? Annahita, pour les intimes.»

Question fondamentale pour opérer un tri entre les méchants et les gentils. Parce que pour apprécier Annahita Della'Morte, il fallait au moins ne pas avoir de cerveau. Ou être un homme et ne réfléchir qu'avec...

..., Pas son cerveau.

Ou être un humain. Ou s'appeler Samyra Alcantha. Qui ne valait guère mieux, avouons le. Comme quoi femme et pouvoir, ça ne rimait avec rien de poli.

Rhys croqua dans sa pomme, satisfait de sa réflexion. CQFD.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité



avatar
Invité


MessageSujet: Re: Blah, blah, blah.-[TERMINE]   Lun 31 Mai - 10:02

Non,vraiment pas de chance.

En même temps,il aurait vraiment trop demandé,en réclamant devoir rapporter sa pomme a un autre Elfe déchu.Car il n'y avait qu'avec ce genre de personne que Ezio était capable de suivre une conversation sans avoir envie de soudainement tourner les talons et partir en courant.Il ne s'énervait pas,non,après tout ca n'était pas son genre.Mais il n'avait pas envie de poursuivre le sujet,c'est tout.Et ça pouvait se comprendre aisément.Quel genre de personne pouvait apprécier de rester face a quelqu'un qui vous considérait comme de la bouse de bovin,et qui ne daignait même plus vous regarder?Juste après que l'Esprit en Rose ai remarqué les oreilles pointues d'Ezio,le jeune Elfe musicien n'avait plus eu droit a un seul regard.Après,il était évident qu'il avait au moins eu droit au regard qui avait permis a l'autre de determiner qu'il s'agissait bien d'un Elfe.De ce qu'il en savait,il n'était pas possible de réussir a mettre une race sur quelqu'un qu'on ne voyait pas.Non,mis a part ses problémes légers de vocabulaire,Ezio n'avait rien de particulier.Il aurait très bien put passer pour un Esprit,si il ne portait pas une épée dans son dos.Pour un Neko,c'était tout autre chose,évidemment.Il n'avait pas d'oreilles de chat ou de queue appartenant au même animal.En même temps,il ne savait pas si c'était par habitude ou simplement parce qu'il avait toujours vécu de cette maniére,mais vivre avec de tels attributs,non merci.Parfois,il se demandait même comment diable pouvaient faire ces drôles de personnes mi-hommes mi-félins,pour vivre correctement.Leur queue devait être particuliérement gênante,tout comme le fait qu'ils aient chacun deux paires d'oreilles,non?Ezio ne voyait fichtrement pas comment ils pouvaient arriver a capter et a trier les sons de maniére correcte,avec deux paires d'oreilles.C'était vraiment...Déroutant,quand on y reflechissait.Et encore,ca n'était pas le pire.Le pire,c'était plutôt que leur deuxiéme paire n'était même pas pointue.Elle était similaire a celle des humains: Ronde.Comme les Esprits dailleurs.Eux,c'était aussi un cas a part,tient.Comment pouvaient t-ils arriver a voir quoi que ce soit alors qu'il ne semblaient avoir aucune pupille?Et pourquoi diable s'empêcher d'utiliser des armes?Dans l'absolu,ça devait aussi les empêcher de faire beaucoup de choses.Ezio n'imaginait même pas comment l'être en rose qui lui faisait face,même si il regardait ailleurs,parvenait a couper sa viande.Lui même avait assez d'argent pour s'en acheter.Et quand il fallait la couper,il fallait se servir d'un couteau.D'une arme,donc.Ou cela pouvait être considéré comme tel.Ca avait la même forme qu'une petite épée après tout,non?Vraiment,ces gens étaient bien compliqués.Peut être utilisaient t-il la magie dans ces cas là?Hum...D'après ce qu'avait put en juger le musicien,le but de couper une viande n'était pas de geler la chair pour ensuite l'éclater en plusieurs petits morçeaux.Après,il était tout aussi sûr que ce tour de passe-passe n'était pas forcément connu de toutes les personnes de la race aux yeux vides.Certains avaient plus de facilité avec le feu,qu'ils disaient.Comment est-ce que lui,qui était incapable de comprendre comment des êtres n'utilisant pas d'armes soient en mesure de lancer des boules de feu et des cristaux de glace,pouvait saisir la portée de cet art?Il n'en savait rien.Il aurait aimé le savoir,par contre.C'est sûr,ca aurait put avoir son utilité d'être capable de geler n'importe quoi d'une regard,ou encore de déclencher des feux sans avoir recours a des combustibles.Mais ne plus manier d'armes,c'était trop complexe pour lui.Sans "arme" il ne pouvait plus travailler.Un violon marchait avec un archer de violon,et si cet archer pouvait être vut comme une arme aux yeux de la race ailée,alors cela compliquait forcément les choses.Pour sûr,la religion des Esprits était très particuliére.Ezio aurait bien aimé savoir,par simple curiosité si au moins,il leur était permis de se servir d'ustensiles de base.Mais il ne le saurait jamais.Il n'avait pas a poser ce genre de questions.


Dans l'immédiat,il n'était qu'un déchu,et par conséquent,il ne pouvait faire que baisser la tête,et encaisser.Injuste,certes.Mais c'était la réalité.Ca n'est pas comme si le musicien s'était attendu a autre chose,de toutes maniéres.

Dailleurs,quelqu'un qui jette une pomme dans la rue sans regarder ou celle ci terminera sa course,et répondre de maniére totalement ironique qu'il "n'avait pas vut" ne pouvait décemment pas être le genre de personne que Ezio aurait aimer croiser dans la rue.Quelqu'un de gentil,de sympathique,pas raciste du tout,qui l'aurait respecté et l'aurait traité non pas comme un déchu,mais comme un Elfe...Oui.Ca aurait bien été le genre de type que Ezio aurait aimé rencontré dans ce genre de circonstances.Mais dans la vie,on n'as pas toujours ce qu'on veut.Dailleurs dans son cas,il n'avait jamais vraiment eu ce qu'il voulait.Du moins,pas par action du destin.Tout ce qu'il avait désiré et obtenu,il l'avait eu a force de travail et de ses propres décisions.L'amour de Rosa,il l'avait eu parce qu'il avait sût la conquérir.La sécurité de sa famille,il l'avait eu parce qu'il avait eu le courage de tuer Vieri.La promesse d'un avenir avec sa fiancée,il l'avait eu grâce a sa force de persuasion pour convaincre sa famille de se fiancé avec elle.Le destin n'avait rien a voir la dedans,c'était lui et personne d'autre.De toutes maniéres,si le Destin existait,il n'était pas son allié.Comment aurait t-il put l'être,en demandant au dieu des océans d'engloutir son île natale,et sa fiancée avec?Comment aurait t-il put l'être en ordonnant a la justice aveugle d'éxécuter son pére et son grand frére,et en n'éparagnant même pas sa petite soeur de la maladie lors du trajet pour arriver jusque là?Non,le Destin n'était pas l'allié de Ezio Auditore,et ça il l'avait compris depuis bien longtemps.Oh certes,il pratiquait toujours sa religion en envoyant des signes au dieu en lequel il croyait,pour espérer un avenir meilleur.Mais le Destin,la force qui régissait l'absolu,même les divinités,n'était pas son allié.Est-ce qu'il n'y croyait pas pour autant?Dur a dire.Peut être y croyait t-il.Après tout,il lui était arrivé tellement de malheurs dans sa vie pour qu'il finisse par se demander si il n'y avait pas une volonté supérieure qui voulait le voir souffrir pour son bon plaisir.Mais dans un autre sens,cela pouvait très bien n'être que de la malchance.Mais la malchance n'est pas aussi tenace,remarque.Dieu,que tout ceci était bien compliqué...Dire qu'a la base,il aurait dut avoir une vie radieuse.Et le voilà maintenant a croupir dans des quartiers désolés d'une ville qu'il ne connaissait toujours pas.A se rendre dans une chambre assez miteuse pour tenter de survivre avec sa famille,incapable d'aller plus loin,vers l'Est.L'Est.Ezio ignorait tout de ce pays,tient.Peut être la bas aurait t-il été a même de refaire sa vie?Peut être.Peut être pas.En tout cas,ca ne servait a rien de se poser la question.Il n'avait pas le choix,il devait rester,c'était sa responsabilité.Maintenant,l'homme c'était lui.Et il devait s'occupper des deux uniques membres restants de sa famille.Qu'il le veuille ou non,sa vie était désormais ici,a subir les propos du genre d'homme a qui il "parlait" dans l'êtat actuel des choses.Mais bon.Quand même,il aurait put être tomber sur quelqu'un de bien pire,non?Si l'homme en rose avait été quelqu'un de raciste dans l'âme,sur que le musicien n'aurait pas eu qu'a subir une baisse de tempêrature sur la main.Non,il se serait plutôt pris de la glace en plein dans la figure,avec peu de chances d'en réchapper.Cela voulait t-il dire qu'il avait de la chance?D'être tomber sur quelqu'un qui semblait au moins assez conciliant pour ne pas vouloir l'écraser?Pas vraiment,non.Il n'avait jamais vraiment de chance,de toutes maniéres.


«Monsieur? Merci bien, je n'ai pas deux-cent cinquante ans..., Et tu devrais t'excuser auprès de ma pomme. Elle, elle a souffert terriblement. Un vrai supplice.»

Le musicien leva légérement la tête vers l'homme en rose.Deux cent cinquante ans?A ce qu'ils avait,les Esprits avaient beau vivre vieux,cet âge là était particuliérement haut,même pour quelqu'un de la race ailée.Après,lui étant un Elfe,son éspérance de vie était largement plus élevée.Deux cent cinquante ans pour Ezio,ca n'était vraiment pas grand chose.Lui même devrait vivre dans les mille ans,de toute maniére.Mais bon,là n'était pas la question.Le fait est que même si l'Esprit en face d'Ezio ne semblait pas particuliérement agé,toujours est t-il qu'il l'était déja plus que lui même.Ezio avait 17 ans.Lui,là,semblait avoir dans les 19 ou quelque chose du genre.Enfin,il était plus vieux que Ezio.Et par conséquent,"Monsieur" semblait un terme bien plus approprié.Après,si il préférait qu'il l'apelle "Homme en Rose" c'était son choix.Mais mieux vallait éviter ce genre de sujet pour l'instant.Il n'avait qu'a improviser.Quand a l'histoire de la pomme,et bien...Sans doute l'Esprit plaisantait t-il.Sans doute.Il fallait qu'il plaisante,sinon...


«Pourquoi tu t'excuses? Jusqu'à preuve du contraire, c'est toi qui aura l'air idiot si tu te trompes. Enfin, je dis ça et je dis rien.Et à moins que tu ne complotes contre 'Notre Vénérée Princesse qui a toujours raison et dont la beauté n'a d'égale que son intelligence', j'en ai pas grand chose à faire, non. Soyons honnête.»

Il remuait quand même beaucoup,cet Esprit.En l'espace de quelques instants,le voilà qui s'était mit a se gratter l'arriére du crâne,a se retourner vers l'Elfe et a lui sourire ironiquement.Un sourire assez exaspérant,si il en est,et qui donnait a l'Elfe musicien l'envie de partir en courant.Encore,tient.Peut être devrait t-il varier les plaisir,et sortir l'épée dans son dos pour jouer avec Monsieur Rose?...Non.Même si il en avait eu le pouvoir,ça n'était fichtrement pas le genre d'Ezio de menacer les gens.Ca n'était...Pas dans sa nature,c'est tout.Comme il ne semblait pas être dans la nature du type en face de tolérer les Elfes.Enfin,pour le contenu de la phrase de l'Esprit,il n'y avait là rien de très passionant.Si Ezio se trompait,en effet,c'était son probléme.Et il n'en avait rien a faire.Qu'il commette des fautes ou non,il n'y pouvait absolument rien,et de toutes maniéres on n'allait pas mieux le traiter pour ça.Il avait mieux a faire que d'apprendre a parler comme un Expert de la langue.Il la maîtrisait assez bien pour acheter son pain et lire des livres,merci.Et quand a l'histoire du complot,franchement,le jeune Elfe ne voyait pas ce que ca venait faire la dedans.Il ne complotait contre personne,il ne convoitait le trône de personne.Il revenait juste d'un magasin dans lequel il était allé faire ses courses,et avait croisé quelqu'un d'assez enervant sur le chemin.Aucun complot dans l'histoire.Voilà sans doute pourquoi Ezio ne dit rien.Rien du tout.Mieux vallait se taire,en l'occurence.Des deux,c'était lui le déchu.


«Tiens, l'Elfe qui n'a pas de nom. Est-ce que tu apprécies notre Vénérée Princesse? Annahita, pour les intimes.»

L'Elfe qui n'as pas de nom?Simplement qu'il ne lui avait pas encore demandé.Mais bon,de toutes maniéres,il n'était pas dans les habitudes d'Ezio de décliner son identité a d'autres personnes,surtout si il ne les connaissait pas.Comment se faisait t-il des connaissances,dans ce cas?Il n'en savait rien.De toutes maniéres,personne ne voulait devenir ami avec lui.Juste parce qu'il avait les oreilles pointues.Ca leur suffisait,aux autres.Bien plus qu'un simple nom.

Si il appréciait la princesse?En fait,Ezio n'y avait jamais réfléchis.Il ne connaissait pas cette femme,le conflit qui l'opposait a son frére avait beau être de notoriété publique,ca n'était pas du tout son probléme.Annahita Della'Morte était une belle jeune femme riche et connue.Elle avait sans doute des problémes,mais elle n'en aurait jamais autant que lui.Elle se plaignait sans doute d'être incomprise,mais elle n'avait pas connu la déchéance,comme lui.Donc non,pour Ezio Auditore,Annahita Della'Morte n'était rien de plus que la femme qui représentait le pays dans lequel il était contraint de vivre.Il n'avait rien a faire avec cette femme.En fait,si sa mére était capable de bouger,sans doute quitterait t-il l'Ouest sur le champ pour tenter sa chance ailleurs.Le frére de la Princesse ne l'interessait pas vraiment non plus,mais au moins il y'aurait d'autres Elfes,la bas.Ezio hocha donc les épaules,constatant que l'Esprit au pulle rose n'avait toujours pas ôter son regard de lui,et ne s'était pas non plus défait de son sourire moqueur.Le musicien prit la parole.Doucement,sans vraiment vouloir s'imposer.Il devait courber l'échine.Il avait assez de problèmes comme ça.


Je ne sais pas.Je ne connais pas la Princesse personellement,je ne l'ai jamais vue et ne la verrais sans doute jamais.Je ne pense rien de particulier de Mlle Della'Morte.

Bon,ca n'était pas encore ça question élocution,mais au moins l'autre saisirait l'essentiel.Ezio ne pensait rien,il n'appréciait pas Annahita,mais ne la detestait pas non plus.C'était pour lui une illustre inconnue,et elle pouvait mourir le lendemain sans qu'il ne soit trop perturbé.Oh,il l'aurait été,sans doute.Mais moins que si sa mére serait morte.Et il n'aurait pas rit de joie non plus.Non.Annahita n'était qu'une inconnue pour lui.Une inconnue qui dirigeait son pays,certes.Mais une inconnue quand même.
Revenir en haut Aller en bas


Squatteur de greniers

Masculin Nombre de messages  : 31

Localisation  : Dans un grenier.
Emploi/loisirs  : Préparer la révolution. Peut-être.
Humeur  : Plus ou moins bonne.

Inscrit depuis le   : 25/12/2009
avatar
Squatteur de greniers


Feuille de personnage
Age: 18 ans. Bientôt.
Race: Esprit.
Arme / Pouvoir  : Magie ; spécialisé dans tout ce qui touche à la glace.

MessageSujet: Re: Blah, blah, blah.-[TERMINE]   Sam 5 Juin - 20:51

{Pas loin de 1000 ans, on va pas abuser quand même..., déjà que le ¾ des Elfes vont se mettre à pleurer quand ils vont comprendre que l'amour de leur vie mourra bieeeeeeeen avant eux, hein..., en rajoutes pas, sale cruel!XD

1/6 de vie, c'est pas pour rien...ù__û}

Bien que ça pouvait paraître stupide et abstrait-surtout pour quelqu'un d'aussi matérialiste que Rhys-il croyait en sa religion.

Pas de là à aller prier sans arrêt et à vouer aux Dieux un culte infatigable et effréné, bien entendu, mais assez pour refuser clairement l'utilisation d'une quelconque arme et d'autres choses de ce genre. Est-ce qu'ils existaient, matériellement parlant? Le jeune homme ne savait pas, c'était difficile à dire. Il n'y croyait pas les yeux fermés, mais ne reniait pas cette possibilité pour autant. Il n'aimait pas ceux qui étaient toujours en train de dire que tout était à cause ou grâce aux Dieux, et qu'il fallait les remercier pour chaque chose qui se passait sur cette Terre. Non, il ne fallait pas être si crédule, pas autant. Mais plus que les fanatiques ou les croyants trop bruyants, ceux qui dégoutaient Rhys étaient ceux qui ne croyaient pas, justement. Ceux qui utilisaient des armes, ceux qui se fichaient bien de tout et de tout le monde, qui profanaient leur religion sans même un remord. Il trouvait cela révoltant, énervant, profondément irrespectueux et complètement impardonnable. Et pourtant, il ne faisait pas parti de ceux qui y étaient le plus attaché : alors qu'en pensaient ces derniers? Pas du bien, très, très, très loin de là. S'il avait vu un Esprit utiliser une arme, il aurait préféré le tuer que de le laisser partir sans rien dire. C'était dangereux, chez les Esprits, de transgresser les règles les plus élémentaires de la sorte. Très dangereux. Ça ne l'aurait pas étonné d'entendre dire qu'un homme avait été tué de manière brutale, simplement pour avoir utiliser une arme. Bien entendu, 'utiliser une arme' pouvait sembler profondément subjectif, comme terme : il ne fallait pas tout prendre pour une arme comme il ne fallait pas tout punir de mort, il ne voulait pas dire ça. Utiliser un couteau pour cuisiner n'avait rien de grave, utiliser une hache pour couper du bois n'était pas répréhensible-sauf peut-être pour les extrémistes, mais ils ne représentaient qu'une minorité. Brandir une lame contre quelqu'un d'autre l'était, en revanche. Pire encore, tuer quelqu'un avec cette même lame. Ou vouloir blesser son voisin en utilisant quelque chose de ce genre là. Peu importait l'objet, s'il faisait office d'arme et était dirigé contre quelqu'un d'autre. Parlez de se battre avec une épée ou un Arc au jeune Esprit aux cheveux noirs, et la grimace qu'il aurait fait aurait été réelle et sincère. C'était révoltant. Énervant. Profondément irrespectueux. Complètement impardonnable. Jamais, jamais il n'aurait posé ses mains sur un couteau en pensant faire du mal à qui que ce soit avec. C'était impensable, complètement impensable. Il n'arrivait pas à comprendre qu'on puisse vouloir s'en servir dans ce but, il n'arrivait pas à s'imaginer quelqu'un trouvant normal et presque habituel de menacer quelqu'un avec l'épée qu'ils avaient dans le dos. C'était pour cela, entre autre, qu'il haïssait les Neko. Ils ne se gênaient pas pour utiliser leurs armes, et il se doutait bien que ce n'était pas pour tailler du bois ou des pierres. Rien qu'à les voir se promener, il avait envie de leur congeler le cerveau. C'était de loin ceux qu'il détestait le plus ici, pour la simple et bonne raison qu'ils étaient plus violents que la moyenne, et de son avis complètement irrespectueux et sans foi ni loi. Sans religion, d'ailleurs, de ce qu'il en avait compris. Il avait beau ne pas reconnaître la religion des Elfes et des Humains, il n'en restait pas moins qu'ils en avaient une. Les êtres aux oreilles de chat, eux, n'en avaient pas. Définitivement trop différents de lui, Rhys ne pouvait décemment pas les apprécier. Les humains, il n'avait pas de rancœur réelle envers eux avant la Guerre Civile. Depuis, il ne les supportait que difficilement. Les conflits de ce genre, entre différents peuples au sein d'un même pays, étaient désastreux. Il ne pensait pas pouvoir les voir autrement que comme ses ennemis avant très, très longtemps-s'il finissait par leur pardonner un jour. Ils cohabitaient en paix, avant cette fichue guerre. Mais à présent c'était fini, et chaque être aux yeux trop expressifs qu'il croisait dans la rue lui rappelait le mal qu'ils avaient pu faire à sa race. Tous n'étaient pas ainsi, il le savait, et ceux qui étaient passés de ce côté-ci de la frontière ne devaient pas détester les Esprits, le cas échéant il aurait été trop ridicule de venir là où ils étaient majoritairement présents. Mais c'était ainsi, et son point de vue n'était pas près de changer. Quant-aux Elfes, il ne voyait pas ce qu'ils venaient faire ici. Ils s'étaient installés à l'Est, avec les humains ; l'intérêt de rester à l'Ouest plutôt que là-bas lui échappait. Il n'avait jamais compris qu'on puisse rechercher les difficultés de la sorte, simplement pour avoir mal.

Le jeune homme mâcha gentiment sa pomme, tout en se demandant ce que son ami pouvait bien faire, là, maintenant. Il était parti avant lui, mais il doutait franchement qu'il ait simplement eu envie de se dégourdir les jambes, ce n'était pas son style. Bha, ça n'avait pas grande importance. Il passerait par la fenêtre le soir même, pas besoin qu'il lui ouvre la porte pour rentrer. De toute façon, ce n'était pas comme s'ils avaient un emploi du temps fixe, donc pas moyen de savoir qui était où à quelle heure. Ça ne devait rien avoir de drôle ou même d'intéressant de toujours faire la même chose, tout les jours, sans interruption, sans variation, sans petit plus ou petit moins pour pimenter le quotidien. Oui, ça devait être mortellement ennuyant. Pire que ça, même : c'était monotone. Il n'y avait rien de pire que la monotonie, qui faisait s'enfoncer tout à chacun dans ses habitudes et son petit confort, son semblant de sécurité et de maitrise sur son destin. Pour sûr, il ne vous arrivait rien de grave, donc vous imaginiez que c'était l'attitude à adopter : mais si rien de terrible ne vous arrivait c'était simplement parce que vous ne preniez aucun risque, pas le moindre. Quand on prenait un risque, soit un y arrivait et c'était merveilleux, soit vous perdiez et c'était terrible. C'était soit tout l'un soit tout l'autre, mais dans les deux cas les sensations étaient décuplées. Faire quelque chose de sa vie, pour l'adolescent aux yeux bruns, ce n'était pas trouver un métier bien tranquille et s'installer dans un fauteuil tout les soirs. Non, non. Jamais. C'était la pire vie qui puisse exister selon lui, ou en tout cas ça n'en était pas très loin. Personne ne voulait ressentir la douleur, mais ils ne se rendaient pas compte que c'était bien mieux que de ne rien ressentir du tout. Certains disaient qu'on ne connaissait le vrai bonheur qu'après avoir connu une tristesse sans fin, qu'on ne pouvait considérer la richesse convenablement qu'après avoir vécu dans la rue, qu'on ne pouvait vivre qu'après avoir frôlé la mort. C'était contestable sur bien des points, mais dans l'ensemble Rhys était plutôt d'accord.

Je ne sais pas. Je ne connais pas la Princesse personnellement,je ne l'ai jamais vue et ne la verrais sans doute jamais. Je ne pense rien de particulier de Mlle Della'Morte.

Rhys haussa un sourcil, un léger sourire toujours présent sur ses lèvres, avant de ne reporter son attention sur le mur. Rien de particulier, hm? Ça, en revanche, il n'avait jamais cru que ce soit possible. Dans sa religion, tout les Dieux étaient aveugles : de fait ils ne pouvaient pas juger sans connaître, et ne voyaient qu'avec la bonté de leur âme. Comme eux-techniquement. Il n'aurait pu expliquer à qui que ce soit comment il voyait les choses, il n'aurait pas pu montrer ce qu'il voyait à quelqu'un qui avait des yeux pour voir. Il ne voyait pas avec ses yeux, ni avec l'un ni avec l'autre, et aurait pu les crever sans que ça ne lui pose un quelconque problème-à part la douleur et le fait qu'il serait défiguré, bien entendu. C'était extrêmement compliqué à comprendre, et il ne savait pas s'ils en auraient été capable de toute façon, même expliqué de la manière la plus simple qui soit. De fait, ils avaient peut-être moins tendance à juger les autres sur leur apparence ou leur allure, de manière générale. Que cet Elfe ne pense rien d'Annahita Della'Morte, en plus de lui sembler aberrant, lui semblait tout à fait improbable. Le jeune homme aux cheveux noirs s'imaginait sans mal que, aussi gentil et compréhensif ce garçon puisse être, il ne pouvait faire un trait sur les préjugés. Oh que non, impossible. Tout le monde en avait, même si certains étaient plus catégoriques et butés que d'autres sur ce point. Aurait-il osé lui jurer qu'en voyant un homme grand et fort, l'air fort peu sympathique, marcher dans la rue, il n'aurait pas pensé qu'il devait être violent et pas très conciliant? Non, non. Il n'y croyait pas. Quelqu'un d'ignoblement cruel avec un sourire timide et innocent aurait eu beaucoup moins de mal à se faire des amis que quelqu'un de gentil et doux avec un visage taillé à la serpe et deux trois cicatrices. Cette attitude était fort discutable, mais il admettait qu'il devait être difficile de ne pas juger au premier coup d'œil. Ne pas avoir vu cette chère princesse ne changeait rien au fait qu'il devait bien penser quelque chose d'elle. Lui même ne lui avait jamais parlé, après tout, et ça ne l'empêchait pas d'avoir son point de vue sur la question.

Rhys haussa les sourcils asymétriquement, s'adressant de nouveau à son interlocuteur aux oreilles pointues sans le regarder directement.

«Personnellement? Je ne pense pas que tu aies besoin de la connaître 'personnellement' pour avoir un avis sur elle. Tu vas me dire, par exemple, que tu n'as pas d'avis sur moi? Pourtant, on se connait pas. Ça m'étonnerait que ça t'empêche de penser que je suis ceci ou cela.»

Il croqua à nouveau dans sa pomme, se moquant du léger vent qui soufflait dans la rue. Les éléments ne le dérangeaient pas, ils ne l'avaient jamais dérangé d'une quelconque manière que ce soit. Et de toute façon, son pull constituait une défense honorable contre eux, pour l'instant.

«Mais c'est toi qui vois. Pas d'avis, si tu le dis, ajouta-t-il en haussant les épaules. Ah, et pourquoi tu es à l'Ouest alors que tu savais très bien que tu aurais des ennuis? C'était pas simplement pour respirer l'air frais de Jiang-Zemin, j'imagine.»

Ou si, pourquoi pas. Mais ça l'aurait franchement étonné. Il ne savait pas ce qui avait pu le pousser à rester là, mais ça devait tout de même être un minimum important. Plus que de recevoir des remarques parfois très violentes à la figure, en l'occurrence. Oh, le jeune homme ne posait pas la question simplement pour poser la question, ni simplement par excès de curiosité malsaine ; c'était pour se donner une idée de l'autre. Parce que jusque là, il lui donnait simplement l'impression d'être passif et trop calme, sans personnalité, du genre à attendre que les ennuis passent. Pas bien bavard. Sans doute que si lui-même avait été un être aux oreilles pointues, la conversation n'aurait pas été la même. C'était terrible, tout de même : ils se plaignaient d'être victimes de racisme, mais n'assumaient pas leur part de responsabilité. Et il fallait dire que ces petites bêtes là, Elfes ou humains confondus, se sentaient très vite agressés, du peu qu'il en avait vu depuis la fin de la guerre civile. Comme s'ils étaient victimes d'un complot gigantesques, finalement. Or, il ne fallait pas abuser, tout de même. Ils n'étaient pas tous cruels et sanguinaires, à adorer taper sur les pauvres petits Humains, pauvres petits Elfes qui se promenaient seuls en ville. Non mais sérieusement...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité



avatar
Invité


MessageSujet: Re: Blah, blah, blah.-[TERMINE]   Dim 6 Juin - 0:09

[Ah m*rde.J'aurais pas dût lire Eragon avant de poster....Désolé.XD

Her,j'espére que c'est pas a cause de ça qu'on a le rappel sur les durées de vie des races dans le message d'acceuil,si?O__O

La Hooooonte!O______O']


Non,Ezio n'avait pas a mettre des a prioris sur quelqu'un qu'il ne connaissait pas.Pourquoi?Tout simplement parce qu'il ne le connaissait pas.Il n'avait jamais vraiment entendu parler de lui,savait simplement qu'il était en train d'exercer un quelconque métier,et ne jugeait pas cela suffisant pour se faire une quelconque idée.C'était une régle de vie,sans doute,qu'il s'efforçait d'appliquer dans son existence.Alors non,il ne pouvait décemment pas penser quelque chose de très précis de la princesse Annahita.Il ne la connaissait pas,et a vrai dire,elle n'avait jamais rien fait pour lui ou pour sa famille.Elle était totalement neutre,ne faisait rien de bien,rien de mauvais.Elle n'était qu'une parfaite inconnue aux yeux d'Ezio,et tout ce qu'il avait put entendre d'elle sur sa maniére de diriger ou son physique particuliérement avantageux ne l'interessait absolument pas.Pourquoi aurait t-il dut être interessé,dailleurs?A ses yeux,Annahita Della'Morte n'était pas la dirigeante de ce pays.Elle était simplement son emblême,quelque chose qui le représentait.Elle jouait très bien ce rôle d'emblême,rien a redire la dessus.Ou du moins,c'est ce que Ezio en avait conclu.Après tout,elle semblait belle et forte.Donc,un parfait emblême pour son pays.Point barre.Rien d'autre ne le concernait.Annahita pouvait décider d'organiser une descente en ville afin de rescencer les humains déchus,il s'en fichait.Elle pouvait aussi décider d'entrer ouvertement en guerre contre le pays d'en face,il s'en contrefichait,aussi.Annahita était simplement une habitante du pays plus connue que les autres.Elle n'avait rien a faire avec la famille Auditore,et par conséquent,il n'avait rien a faire avec elle.Alors non,il ne pensait rien de spécial de cette princesse aux cheveux blancs.C'était comme le charcutier local.Ezio le connaissait.Il savait qu'il s'apellait "Monsieur Gauthier".Il savait qu'il était charcutier.Il savait,en l'entendant geindre de temps a autre,qu'il était en difficulté avec son fils qui ne voulait pas reprendre la boutique quand il serait grand.Et?C'était tout,ca s'arrêtait là.Il ne voyait pas pourquoi il devrait aller plus loin,de toutes maniéres.Ca n'était que le charcutier du coin,et la même chose valait pour l'épicier du coin,le restaurateur du coin,l'écrivain modéle du coin,l'agent immobilier du coin,l'instituteur du coin...Et la princesse du coin.Il ne connaissait pas ces personnes intimement,il se contentait d'aller les voir quand il avait besoin d'épices,de viande ou d'un logement.Si encore,il leur rendait visite frequemment,il pouvait se faire son opinion.Mais si il ne les voyait jamais,ne les croisait jamais ou très très rarement,il n'allait pas se casser la tête à juger ces gens sur ce que l'on dit d'eux.Non,c'était loin d'être le genre d'Ezio.En l'occurence,la princesse,il ne l'avait jamais vut.Elle n'avait jamais rien fait qui change sa vie d'une quelconque maniére.Il ne pouvait donc pas avoir d'opinion a former sur cette jeune femme.L'autre,en rose,ne semblait visiblement pas de cet avis.Peut être cet Esprit aux yeux foncés pensait t-il d'une maniére différente.Peut être l'homme en rose pouvait t-il porter un jugement sur quelqu'un dont on lui avait simplement parlé.Ou pire encore,peut être pouvait t-il juger quelqu'un uniquement sur des rumeurs qui courraient sur lui.Etait-ce ce genre de personne?Ezio n'en savait rien.Il ne connaissait pas cet Esprit,il ne portait aucun jugement sur lui,a part peut être qu'il avait cruellement mauvais goût.Esthétiquement parlant,le rose ne lui allait vraiment pas,a ce type,mais c'était là une simple question de point de vue,et lui en faire part n'aurait servit a rien.Determiner si il était raciste ou pas était plus délicat.Mais c'était bien là tout ce qui l'interessait chez cet homme.Qu'il soit doué avec la magie de glace,ca n'était pas interessant,puisque Ezio ne comptait pas lui demander de prendre des cours.Qu'il soit un amateur de pommes non plus.Ils s'étaient croisés,et au fond de lui,l'Elfe déchu savait pertinemment que les chances de le recroiser encore après étaient infimes.Il ne comptait pas le revoir,il ne comptait pas savoir son nom ou prendre ses coordonnées.Il n'en avait pas besoin.Ce type était un illustre inconnu,et les inconnus,Ezio ne les range pas dans son repertoire d'amis.En plus,il avait mauvais goût.


Enfin,tout ça pour dire que non,Ezio ne porterait jamais de jugement sur Annahita Della'Morte avant que celle ci ne décide de faire quelque chose pour entrer dans la vie des Auditore.Si elle se mettait a vouloir faire un rasage des bâtiments de son quartier,alors oui,il jugerait Annahita.Mais elle ne le faisait pas.Dailleurs,elle ne faisait rien.Depuis que la famille d'Elfes s'était arrêtée ici,a Jiang Zenmin,elle n'avait pas eu a subir de decrets royaux ou de quelconques annonces publiques de la dirigeante du royaume visant a reformer drastiquement les fondements même que la famille d'Ezio connaissait jusqu'alors.Les Auditore avaient juste dût s'adapter a ne plus vivre sur leur île,et à ne plus bouger tout les jours vers la civilisation.De toutes maniéres,elle ne pouvait plus bouger.Sa mére était clouée au lit,et elle ne pourrait plus jamais retrouver pleinement l'usage de ses fonctions motrices.Il ne pouvait pas la transporter ou que ce soit.De toutes maniéres a l'Est,c'était forcément pareil.Ezio n'était pas un fervent amateur de politique.Il ne connaissait pas vraiment l'histoire d'Illea,pas plus qu'il ne savait avec exactitude dans quelle situation le pays se trouvait a l'heure actuelle.Il savait juste une chose,les Elfes étaient maltraités a l'Ouest.Alors pourquoi de l'autre coté cela devrait être différent?Si vraiment a l'Est,les Elfes avaient une vie bien meilleure que la sienne ici alors oui,peut être que le grand frére de la famille emmenerait son jeune cadet,tenterait de transporter sa mére par des moyens de locomotion,et déménagerait a l'Est.Mais les choses nétaient pas différentes.Il n'en savait rien,après tout il n'avait aucune nouvelle de l'autre coté de la frontiére.Mais il se l'imaginait.C'était forcément comme ça,de toutes maniéres son espéce n'avait plus de foyer.Elle n'avait plus d'endroit ou réellement vivre.Si seulement ce cataclysme ne s'était pas abattu sur l'île qui leur avait autrefois servit de patrie,les Elfes vivraient encore heureux et sans aucun probléme majeur.Mais ca n'était pas le cas.Ils n'avaient plus de patrie,plus de maison ou rentrer se reposer le soir,plus de foyer définitif.Il fallait en trouver un autre.Et le foyer d'Ezio pour le moment,c'était la maison dans laquelle il habitait a l'heure actuelle.Peut être qu'il retournerait a Naukowe,une fois qu'il aurait retrouvé Ciaran,le petit ami de Camilla.En tout cas,il y retournerait au moins pour des périodes de vacances,ne serait-ce que pour revoir son amie.Il appréciait beaucoup cette jeune fille,elle était un peu comme la soeur que l'Elfe avait perdu.Et malgré le fait que Ezio était un déchu,elle le traitait tout a fait normalement.Oui,c'était quelqu'un de bien,Camilla.Elle était de la race des Esprits.Comme lui,en face.Ezio ne connaissait pas son nom,a cet homme en rose,mais il ne voulait pas le connaître de toutes maniéres.Si il lui avait donné,peut être l'aurait t-il retenu pendant quelques semaines avant de l'oublier,le renommant par l'homme en rose une fois que son souvenir remonterait a la surface.Il ne comptait pas renouer le contact avec cet homme,de toutes maniéres.Il ne s'en cacherait pas.De toutes maniéres,l'homme en rose ne l'appréciait vraisemblablement pas,alors pourquoi garder un contact avec?Il ne voulait pas d'enemis.Il voulait bien des amis,mais celui là ne voulait pas en être un.Donc,si il ne pouvait pas être un ami,il ne pouvait être qu'un inconnu ou un enemi.Et Ezio préférait des inconnus aux enemis.


«Personnellement? Je ne pense pas que tu aies besoin de la connaître 'personnellement' pour avoir un avis sur elle. Tu vas me dire, par exemple, que tu n'as pas d'avis sur moi? Pourtant, on se connait pas. Ça m'étonnerait que ça t'empêche de penser que je suis ceci ou cela.»

Et bien oui,il aurait parfaitement put lui dire qu'il n'avait pas d'avis sur lui.Il ne le connaissait pas,et donc,il ne pensait rien de bien précis.A part qu'il avait mauvais goût,mais même ca ca n'était pas sûr.Il se pouvait fort bien qu'il n'ai simplement plus de linge propre,et qu'il ai donc décidé d'emprunter le pull over de sa soeur pour sortir manger une pomme.Idiot comme raisonnement,mais il pouvait parfaitement s'adapter a ce type.Ce type,il ne le connaissait pas,et donc,il n'avait pas d'avis.Pas d'avis précis.Et même,la situation était très différente.Il ne connaissait pas ce type,mais il avait eu l'occasion de lui parler,et de le voir agir.Cela pouvait suffire a porter un jugement.Mais il ne le faisait pas.Il ne faisait qu'avoir deux ou trois idées,aucunement approuvées.Ca n'était pas dans sa nature,c'est tout.


«Mais c'est toi qui vois. Pas d'avis, si tu le dis, ajouta-t-il en haussant les épaules. Ah, et pourquoi tu es à l'Ouest alors que tu savais très bien que tu aurais des ennuis? C'était pas simplement pour respirer l'air frais de Jiang-Zemin, j'imagine.»

Pourquoi?Parce qu'il n'avait pas le choix.Ezio devait rester a cause de l'immobilité de sa mére,de la santé fragile de son frére,et parce qu'il avait eu la chance de croiser une Elfe déchue sur son lieu de travail,et aussi qu'il devait chercher un Esprit aux cheveux verts dans la ville.Devait t-il répondre ça a l'autre?Peut être.Ezio soupira légérement,constatant que l'homme en rose ne le regardait plus,et il répondit:


"Non,pas d'avis.Et je suis de ce coté...Parce que je ne peux pas aller de l'autre.J'ai des proches qui ne peuvent pas bouger de leur lit,et je ne peux pas les abandonner.De plus,c'est trop tard,maintenant.Je suis coincé ici."


Le jeune Elfe haussa a son tour les épaules puis leva sa main gauche pour la passer dans ses cheveux grisés.Il commencait a avoir un peu froid.Peut être a cause de la magie precedemment employée.


"Ca vous interesse vraiment?De savoir pourquoi j'ai été obligé de rester,je veux dire."
Revenir en haut Aller en bas


Squatteur de greniers

Masculin Nombre de messages  : 31

Localisation  : Dans un grenier.
Emploi/loisirs  : Préparer la révolution. Peut-être.
Humeur  : Plus ou moins bonne.

Inscrit depuis le   : 25/12/2009
avatar
Squatteur de greniers


Feuille de personnage
Age: 18 ans. Bientôt.
Race: Esprit.
Arme / Pouvoir  : Magie ; spécialisé dans tout ce qui touche à la glace.

MessageSujet: Re: Blah, blah, blah.-[TERMINE]   Lun 21 Juin - 17:34


"Non,pas d'avis."


Rhys ne savait pas ce qui pouvait pousser quelqu'un à rester là où il n'avait rien à faire, non. Non pas parce qu'il n'arrivait pas à se l'imaginer, simplement parce qu'il ne cautionnait pas la passivité. Les personnes qui regardaient passer sans rien faire étaient lâches, voilà tout : elles se reposaient sur les autres sans vouloir donner eux-même de leur personne. Ils étaient stupides et attendaient en silence, cachés dans l'ombre de ceux qui osaient se lever, eux. Et ils n'en bougeraient pas avant que les choses ne bougent, ne deviennent dangereuse. Là ils se construiraient un abris sous terre, discrètement, se bouchant les oreilles et fermant les yeux jusqu'à ce que tout soit enfin terminé. Pour ensuite sortir et dire qu'eux aussi, avaient protesté. Ridicule. Tellement ridicule. Si quelque chose n'allait pas, ce n'était pas attendre que ça passe en tremblant de peur qui changerait quoi que ce soit. Si tout le monde avait fonctionné ainsi, n'importe quel idiot avec suffisamment de cervelle aurait pu monter au pouvoir et faire ce que bon lui semblait sans que personne ne pense à remettre ce qu'il disait en question. Il fallait faire quelque chose, selon lui, et crier haut et fort ce qu'on n'appréciait pas, de sorte qu'un jour cela puisse être changé. Lui-même n'aimait pas tout dans cette société, et il le faisait savoir : autrement, à quoi bon ne pas être d'accord? Ce que l'on disait n'avait d'importance que si les autres le savaient, après tout. Si quelqu'un piégeait une maison mais que personne ne s'en rendait jamais compte, alors ça n'aurait servi à rien. Si quelqu'un savait réciter l'alphabet à l'envers mais n'allait pas s'en vanter, ça ne servirait à rien. Il fallait vivre en fonction de la société, la suivre et lui rapporter nos moindres faits et gestes. Rhys avait vite compris le mouvement, il n'était pas difficile à imprimer. Il suffisait d'un peu de matière gris-chose qu'il avait en quantité plus que suffisante-et d'esprit critique pour cela. Si cet Elfe était mort, par exemple, d'un arrêt cardiaque, dans un quartier abandonné et désert, et que personne ne le connaissait, à quoi aurait rimé sa mort? Même les décès étaient des mises en scène. Tout marchait de sorte que n'importe qui dans cette ville devait se sentir indispensable à quelqu'un, sous peine de quoi sa vie aurait été inutile. Personne ne se suffisait à lui-même ; allons bon. Lui vivait comme il l'entendait, et qu'on le pleure ou pas il aurait tout de même vécu. Que personne ne s'en souvienne ne changerait pas grand chose, n'est-ce pas? Il aurait vécu tout de même, il serait passé par là, aurait fait ceci, aurait fait cela. Des larmes sur des tombes n'avaient jamais ramené qui que ce soit à la vie, jamais-ou tout du moins pas jusqu'à présent, il attendait de pied ferme le jour où ça arriverait. A quoi bon être triste? C'était de la tristesse égoïste, on ne pleurait pas parce que l'autre ne vivait plus, on pleurait parce qu'il n'était plus avec nous. Son absence était désagréable, alors on aurait aimé qu'il revienne. Il en voulait pour preuve qu'il était terriblement triste qu'on enfant de cinq ans meure dans de tragiques circonstances à plusieurs kilomètres de chez soi, et que pourtant personne n'irait pleurer en voyant sa tombe s'il ne le connaissait pas. Bah..., il fallait bien que les personnes trouvent à s'occuper, et il était normal de vouloir pleurer et se souvenir. Pour autant, ça ne servait à rien, c'était un fait. Être triste ne servait à rien. Respecter la mémoire des morts non plus. Ils étaient morts ils étaient morts, voilà tout. La société était vraiment stupide, parfois.

"Et je suis de ce coté...Parce que je ne peux pas aller de l'autre."

Seulement d'un autre côté, ce n'était pas vraiment drôle de vivre en ermite. Il ne connaissait personne qui aimait réellement ça, et n'aurait voulu vivre seul et loin de toute civilisation pour rien au monde lui-même. Vivre dans un panier de crabe était possible, pas forcément plus agréable. Certes. Alors pourquoi vivre là où peu de monde vous aimait, simplement parce que vous étiez différent? Voilà la question fatale et terriblement complexe que le jeune homme tentait de résoudre, par simple accès de curiosité. Parce que je ne peux pas aller de l'autre. Oh Dieux, sérieusement? Il ne le croyait qu'avec peine. C'était évident, qu'il ne POUVAIT pas aller de l'autre. Parce que ce type, là, n'avait pas la tête de celui qui est sûr de ce qu'il fait, qui assume ce qu'il fait, qui a quelque chose en tête et qui y croit. Il n'était pas là parce qu'il aimait l'Ouest. Il était là parce que, à défaut d'aller à l'Est, c'était le seul endroit qui restait possible et ouvert. Voilà tout. Il était contraint de vivre ici, ce qui expliquait qu'il baisse la tête et se comporte de la sorte, de manière pire qu'agaçante pour quelqu'un comme Rhys, qui détestait qu'on s'aplatisse comme une crêpe dès que les ennuis semblaient vaguement pointer le bout de leur nez. Il n'aimait pas particulièrement les personnes faibles. Il n'aimait pas vraiment les Elfes non plus. Quand ils avaient une raison de squatter, au moins, c'était un minimum compréhensible. Mais quand ils n'en avaient pas, là, ça devenait presque insupportable. Il était heureusement rare que des Elfes ou des Humains restent là sans savoir pourquoi, ce qui quelque part était rassurant : ça prouvait au moins qu'il n'y avait pas un pourcentage trop élevé de masochistes dans la population Occidentale. Il croqua dans sa pomme, indifférent. Oui, il y avait beaucoup d'idiots de ce côté du monde. Beaucoup de l'autre côté aussi. Les humains avaient le droit d'haïr les Esprits tant qu'ils avaient une raison pour cela. Il en allait de même pour la race ailée, de toute façon. Le jeune homme détestait ceux qui suivaient sans savoir pourquoi, agitant leur poing en l'air en répétant ce que disaient ceux de devant. C'était ennuyeux, et tout se déformait au bout de très peu de temps. Il y avait tellement peu de leaders, tellement trop de suiveurs, que les dernières rangées criaient parfois quelque chose sans aucun rapport avec ceux de devant. Il fallait faire attention, ce n'était pas quelque chose à prendre à la légère. C'était ainsi qu'il y avait des groupes extrémistes qui naissaient, du genre à vouloir l'éradication pure et dure des humains ou des Elfes, par exemple. Rhys était pour des méthodes beaucoup plus pacifiques. Il détestait les grosses brutes avec un QI en-dessous de la moyenne. Il détestait encore plus ceux qui étaient intelligents. Pour l'être lui-même, il savait que c'était des personnes beaucoup plus dangereuses que les autres. Ne pas sous-estimer les petits gabarits qui ne disaient pas grand chose, ça pouvait mal tourner, sait-on jamais.

"J'ai des proches qui ne peuvent pas bouger de leur lit,et je ne peux pas les abandonner. De plus,c'est trop tard,maintenant. Je suis coincé ici."

Oh, sans rire? Très intéressant. Enfin, c'était une raison comme une autre, qui ne valait pas plus que ça. Comment dire..., était-il ridicule de penser que si lesdits proches qui ne pouvaient pas bouger de leur lit avaient pu se mouvoir de leur île à Illea ils auraient pu supporter le reste de chemin jusqu'à la frontière? A l'évidence, oui. Ils ne devaient pas avoir la même logique, voilà tout. Cela étant le jeune homme aux cheveux noirs restait prudent, ne connaissant strictement rien au contexte qui avait inévitablement accompagné les événements dans la vie de ce petit Elfe. Au cas où, disons, il ne voulait pas trop s'avancer et critiquer sans connaître, mais il lui semblait peu probable que même après un examen poussé cette raison lui semble réellement valable. En revanche, le jeune homme marquait un point : il était trop tard, et il était plus ou moins coincé, en effet. Parce que très concrètement, il lui serait difficile de traverser de nouveau la frontière maintenant, alors que la tension entre les deux parties du royaume d'Illea était presque palpable. Il aurait pu, théoriquement;. Même lui aurait pu, d'un certain côté. De là à le vouloir bien sûr non, mais ce n'était que de la théorie. Les Elfes déchus étaient mal vus, ici. Mais qu'en serait-il là-bas? Ils n'étaient pas tant que ça de ce qu'il en savait, ils devaient tous s'être vus, au moins de loin. Ils sauraient que ce garçon qui revenait de nul part avait trahi, c'était évident. Et qu'aurait-il fait lui-même à un Esprit déchu revenant au bercail? Il n'avait pas d'idée précise en tête, mais une chose était sûre, il aurait regretté de ne pas être resté là-bas. Les traitres n'étaient pas appréciés de leurs anciens alliés et leurs nouveaux partenaires ne les croyait qu'à moitié, les considérant comme douteux étant donné qu'ils avaient déjà trahi une première fois. Un traitre n'était apprécié de personne et ne le serait jamais, absolument jamais. Logique. En allant chez les ennemis il avait brûlé un périmètre autour de lui que personne n'aurait aimé franchir et que très peu franchiraient : celui de la confiance, purement et simplement. Les Elfes à l'Ouest n'étaient pas appréciés, pas considérés comme de confiance. Comme devaient l'être les Neko à l'Est. Rhys acquiesça distraitement, rangeant sa balle dans sa poche. Il allait vraiment falloir qu'il trouve quelque chose pour Jill, ça allait être la crise de larme sinon. Il l'entendait d'ici, et les migraines non merci, il avait déjà donné.

"Ça vous intéresse vraiment?De savoir pourquoi j'ai été obligé de rester,je veux dire."

Rhys fixait le mur, trouvant fort pratique une fois encore de pouvoir le regarder sans bouger les yeux. Ça avait toujours été pratique selon lui, puisque personne ne pouvait dire ce qu'il regardait. Il aurait pu être en train de détailler le mur sur sa droite ou de se dire que la coiffure de cet Elfe était horrible que ça n'aurait pas fait de différence. Il pouvait voir tout ça en fixant ce bête mur en face de lui. La supériorité des Esprits face aux autres races, indéniable et terriblement injuste : personne n'y pouvait rien, c'était dans les gênes. Non pas qu'il dénigre les autres races, simple constat. Il ne faisait que remarquer qu'ils pouvaient utiliser de la magie, possédaient des ailes et avaient une manière bien à eux de 'voir' les choses. Pauvre Elfe, par exemple, il aurait sans doute été bien plus heureux s'il était né dans une famille d'Esprit. Mais ce qui était fait était fait, n'est-ce pas? En attendant, ce garçon n'avait pas l'air particulièrement intelligent. Question beauté il s'en moquait royalement, il n'était pas du genre à dire qu'il n'aimait pas la couleur de ses cheveux ou de ses chaussures, c'était de loin trop puéril comme jugement. L'intelligence en revanche, ça comptait. Surtout quand on l'était soi-même, ça devenait vite un critère prédominant.

Mais il ne fallait jamais sous-estimer les autres, pas vrai?

«Si je m'en fichais je n'aurais pas perdu mon temps à poser la question,
répondit-il le plus simplement du monde, haussant légèrement ses sourcils. Donc c'est que ça m'intéresse un minimum, à priori.»

Il laissa s'écouler une ou deux seconde, puis reprit.

«C'est intéressant de savoir pourquoi quelqu'un est prêt à endurer les remarques et la violence d'autres personnes sans rien dire. Soit c'est un lâche qui se cache derrière des excuses stupides, soit c'est quelqu'un qui vient parce qu'il se sent chez lui, ici. Ou qu'il croit qu'on a plus de chances de gagner. Oui, lâche ou opportuniste.»


Rhys s'arrêta un court instant, semblant réfléchir, puis eut l'air de se souvenir de quelque chose.


«Ah! Et ceux dont la famille est malade et qui ne peuvent pas bouger. Je sais pas où ça pourrait se placer, ça...Un peu des deux, j'imagine.»
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité



avatar
Invité


MessageSujet: Re: Blah, blah, blah.-[TERMINE]   Lun 21 Juin - 18:42

[Grmbl.@___@

Je sais pas ce que j'ai mais mon post me donne le tournis.Faut que je mange une barre energétique.@__@]

Courageux,est ce qu'il l'était?Non,pas vraiment.Ezio n'était ni quelqu'un de courageux,ni même quelqu'un qui se considérait comme tel.C'était comme ça,il préférait rester honnête.Après,il y'avait plusieures formes de courage.Selon le point de vue,un lâche de la pire espéce pouvait être courageux.Pourquoi?Parce que fuir sans arrêt sans jamais faire face au danger poussait a assumer des conséquences.Fuir avait toujours des conséquences.C'est dailleurs pour cela que la plupart des gens préférent en général faire face une bonne fois pour toute a leurs problémes.Fuir avait toujours un prix,et le lâche qui fuyait sans arrêt était toujours prêt a endurer ce prix.Etait-ce de l'inconscience ou simplement le fait de ne faire attention qu'a sa propre vie?Peut être.Mais le fait est que pouvoir endurer des sacrifices constamment représentait une forme de courage.Pareil pour le courage d'Ezio,il avait assez de courage pour avouer qu'il n'en avait pas.Contradictoire,non?Pourtant il trouvait cette formule plutôt juste.Il n'était absolument pas le genre à répondre a des provocations venants de ça et là,lui c'était plutôt le genre de type a s'asseoir pour calmement réfléchir avant de prendre une véritable décision.Se considérait t-il comme un lâche pour autant?Non,pas vraiment non plus.Le cas de Ezio Auditore était très très particulier,c'est le moins qu'on puisse dire.Il avait eu une vie des plus complexes,et personne ne serait jamais en mesure de vraiment le comprendre.Du moins,c'est ce qu'il s'imaginait.La seule personne a l'avoir jamais compris entiérement,c'était sa femme,Rosa.Morte alors qu'elle portait leur enfant.Une tragédie qu'il ne voulait pas se remémorer sans arrêt,bien que le souvenir du ventre rond de sa femme toute sourire avait le don de surgir aux moments les plus innoportuns,et de le faire instantanément pleurer,ou tout du moins le mettre dans un êtat de profonde tristesse.Ezio avait le courage de rester debout malgré les innombrables problémes qu'il avait put subir dans sa vie.C'était une forme de courage,il le savait.Il ne se considérait donc pas comme un lâche,par déduction.Le probléme venait du fait que si il gardait la tête haute,et prenait ses responsabilités comme homme de la famille très au sérieux,il fuyait comme la peste toute autre sorte de responsabilité qu'il aurait dut a endurer.Il n'avait pas a se plaindre ou à protester,tout ce qui comptait c'était d'assurer l'avenir de son petit frére et de sa mére.C'était dur.Très dur.Surtout quand on devait faire face a des moqueries et des regards en biais.Ezio étant un Elfe,il n'était fondamentalement pas du tout bien vut par la société mise en place a l'Ouest.Si il avait vécu de l'autre coté,ca aurait peut être put être différent.Peut être.Mais de ce coté,il avait rencontré une jeune fille qui ressemblait vraiment beaucoup a sa soeur,une jeune fille qui avait prit soin de lui,comme une petite soeur l'aurait fait avec son grand frére.Et la simple présence de cette fille,même si elle était de la race des Esprits comme ce type avec le pull rose,avait convaincu l'Elfe que l'Ouest était le meilleur pays pour sa famille.Ne serait-ce que parce qu'il y'avait dans cette partie d'Illea,une famille prête a les acceuillir,eux les Auditore,alors qu'ils étaient des Déchus,et que deux d'entres eux avaient une santé plus que fragile.Et Camilla qui était enceinte...Le pére de l'enfant qui n'était pas auprès d'elle.Il fallait le retrouver lui,tient.Camilla lui avait dit qu'il était un Esprit assez moyen de taille,les cheveux verts et qu'il portait souvent un beret sur sa tête.Pour être honnête,a chaque Esprit rencontré,Ezio se demandait si c'était bien lui,le fameux Ciaran,qui avait la chance d'être le pére d'un enfant,mais qui préférait se cacher pour le moment.Même quand il avait remarqué que l'homme en Rose était de la race ailée,il s'était demandé si c'était bien lui.Mais il avait vite ecarté cette hyppothése.Allons,lui?Fiancé avec Camilla?Quelle bonne blague!Il était tout,sauf compatible avec elle,c'était sur.Et loin des descriptions données par celle qu'il considérait comme sa petite soeur.Très loin,oui.Ce n'était pas lui.Impossible.


De toutes maniéres,Ezio ne cherchait plus vraiment Ciaran depuis quelques jours.Il était bien trop occuppé avec sa mére dont l'êtat se dégradait de plus en plus.Oh bien sur,il espérait toujours pouvoir repartir a la recherche de ce fameux Esprit au beret couvrant des cheveux verts,mais pour l'instant,c'était hors de question d'entreprendre la recherche d'un Esprit dans une ville aussi grande que celle ci.A plus forte raison lorsqu'on est un Elfe déchu.Ezio le savait,être un déchu était vraiment un statut social fondamentalement bas dans cette monarchie.Il ne connaissait pas la Princesse,non.Il n'avait pas d'avis sur elle.Mais pour lui,elle aurait tout de même dût faire quelque chose pour l'égalité dans son peuple.Après,elle ne pouvait peut être tout simplement pas s'opposer a la tradition des autres races dominantes.Elle ne pouvait peut être pas blairer les déchus elle non plus.Ou peut être qu'elle avait simplement autre chose a faire,et ça,c'était plus que probable.Elle était la Reine,tout de même,et de ce que le jeune Musicien avait compris,elle avait beaucoup de travail vis a vis du conflit engagé avec son frére,qui dirigeait l'autre moitié d'Illea.Oui,sans doute était t-elle trop occuppée pour se préoccupper de la vision qu'avait un peuple majoritairement composé d'Esprit et de Nekos,d'un groupe de déchus humains et Elfiques qui étaient tous là plus par obligation que par choix.Lui,il était ici parce qu'il n'avait pas le choix.Tout les déchus qu'il connaissait étaient dans la même situation,de toutes maniéres.Qui voudrait rester a l'Ouest alors qu'on y était persécuté,de toutes maniéres?Même si c'était là que l'on vivait,on devenait presque un criminel.Même si on habitait depuis plus longtemps dans cette maison,du jour au lendemain le Neko d'en face pouvait parfaitement envoyer des pierre sur les vitres sans craindre d'intervention des gardes.C'était profondément injuste,mais Ezio n'y pouvait rien.Alors il courbait tout simplement l'échine.Pas qu'il avait peur,non.Ni même qu'il était le genre a se laisser marcher sur les pieds.Simplement,tant que personne ne lui en voulait a lui,ou a sa famille,il n'avait absolument rien a faire de ce que les gens pensaient de lui.Ce type là,avec son habit rose,il devait le considérer comme un crétin de déchu.Penser qu'a sa place,il se battrais pour changer les choses,peut être?Peut être que cet Esprit qui maîtrisait la glace s'imaginait capable de garder la tête haute dans une situation similaire a celle d'Ezio?Sincérement,si c'était ce qu'il pensait,Ezio remettait beaucoup de ces "paroles" en doute.Qu'en savait t-il,de toutes maniéres?Que pouvait t-il savoir de la condition d'un déchu?Même si on n'était pas le genre de personne qu'il ne faut pas provoquer en général,on est toujours obligé de courber l'échine.C'est comme ça,c'était une régle.Mais lui,Ezio Auditore,ça ne le dérangeait vraiment pas.Ou pas trop.Que les autres pensent qu'il n'était qu'un sale déchu qui tente de se faire une place,que les autres le voient comme un lâche ou comme quelqu'un qui refuse de se battre pour le respect,il s'en contrefichait.Il n'avait qu'un seul objectif,rendre sa famille heureuse pour pouvoir enfin ramener a Camilla le pére de son enfant.Ainsi,il aurait la sensation d'avoir fait tout ce que Rosa aurait souhaité qu'il fasse.Son but était de rendre sa famille heureuse,de l'épanouir,et peut être même de guérir sa mére tout en préservant son petit frére des maladies.Petruccio avait la santé relativement fragile,il ne fallait surtout pas qu'il attrappe la Tuberculose.Maladie maudite qui avait déja décimé sa soeur Claudia,et qui s'en prenait maintenant a sa mére.Non,Petruccio devait vivre.Et Maria aussi.Et lui c'était moins important,mais il aimerait bien rester en vie quand même.Et Camilla devait vivre elle aussi.Tout le monde devait vivre.Tout ceux que Ezio connaissait méritaient le bonnheur.Il fallait donc qu'il les protége eux,et personne d'autre.Que les inconnus voient en lui un minable ne lui faisait ni chaud ni froid.Tant qu'il restait le protecteur de sa mére et le héros de son frére,il était heureux.Insulté,provoqué,surmené,mais heureux quand même.Et c'était mille fois plus important que de se faire passer pour un dur a cuire.


«Si je m'en fichais je n'aurais pas perdu mon temps à poser la question. Donc c'est que ça m'intéresse un minimum, à priori.»

Ah?Bon,si il le dit c'est que ca devait avoir un fond de vérité.Même si il avait l'air un peu étrange comme garçon,cet Esprit ne semblait pas vraiment le genre de personne a dire un mensonge dans une situation comme celle là.Après,ca n'était qu'une impression.Mais peu importe,même un mensonge,ca pouvait toujours faire plaisir.Alors ce type s'interessait un minimum a son histoire,hein?Bon,et bien si ca lui faisait plaisir,pourquoi pas?Même si Ezio n'en avait rien a faire,de lui.Ce type avait beau se comporter plutôt correctement envers lui,l'Elfe se moquait bien du pourquoi il avait choisit de manipuler la magie de la glace,pourquoi il s'habillait en rose,etc....Il s'en fichait,tout ce qui l'interessait,c'était de rentrer chez lui,en fait.Après,il ne pouvait décemment pas fausser compagnie a l'homme en Rose,après tout il n'était qu'un déchu.Mais bon,le fait d'être un déchu ne l'obligeait pas a prendre en compte la vie de ce type.Peut être que ce type avait eu des problémes lui aussi dans sa vie.Peut être pas.Peut être avait t-il lui même causé ces problémes.Ezio avait beau être naturellement curieux,si l'autre ne lui disait rien,il n'en dormirait pas plus mal.Parce que vraiment,c'était le cadet de ses soucis de savoir la vie de l'autre.Même si l'autre voulait apparemment en savoir plus sur sa vie a lui.


«C'est intéressant de savoir pourquoi quelqu'un est prêt à endurer les remarques et la violence d'autres personnes sans rien dire. Soit c'est un lâche qui se cache derrière des excuses stupides, soit c'est quelqu'un qui vient parce qu'il se sent chez lui, ici. Ou qu'il croit qu'on a plus de chances de gagner. Oui, lâche ou opportuniste.»


Bon,et bien comme ça c'est réglé.Ce mec pensait d'Ezio qu'il était soit lâche soit opportuniste.Bien,au moins l'Elfe était sur d'une chose,l'homme en rose ne pouvait et ne pourrait sans doute jamais,comprendre le statut de déchu.Ezio était là par obligation.Parce que ca ne faisait aucune différence qu'il vive d'un coté ou de l'autre,rien ne lui importait.Tout ce qui lui importait,c'était de protéger et de servir ses proches.Et tout ses proches étaient a l'Ouest.Si ils avaient étés a l'Est,il aurait été a l'Est.Point barre.


«Ah! Et ceux dont la famille est malade et qui ne peuvent pas bouger. Je sais pas où ça pourrait se placer, ça...Un peu des deux, j'imagine.»

Ezio poussa un discret soupir,songeant que si cet homme s'interessait a la vie du déchu,c'était visiblement pour lui en mettre plein dans la tête,histoire de se défouler.Ezio n'aimait pas du tout qu'on se moque de lui et de sa vie.Encore moins de sa famille.Il avait l'impression qu'on insultait non seulement sa mére malade et son fragile petit frére,mais aussi Camilla,Rosa,Fédérico,Giovanni et Rosa,a savoir toute la famille Auditore,sans peut être compter les divers cousins qu'il ne connaissait pas aussi bien que sa proche famille.Il avait l'impression que quand on souillait sa famille,on souillait le nom toujours Noble des Auditore.Et pour être franc,il detestait ça.Qu'on s'en prenne a lui,personellement,il s'en fichait.Qu'on s'en prenne a sa famille,non.Il était loin de s'en moquer.


"Donc,je suis soit lâche soit opportuniste.J'imagine que mes proches malades le sont aussi,non?Vut qu'ils sont restés de ce coté là également...."

Il voulait avoir la confirmation.Si effectivement ce gars là pensait que sa famille était lâche et opportuniste,alors oui,il allait se mettre en colére.La colére d'un déchu n'avait absolument aucunecrédibilité aux yeux de l'Ouest.Mais ca ne serait pas la colére d'un déchu.Ca serait la colére d'Ezio.D'Ezio Auditore.

Et le dernier qui avait vraiment mit en colére Ezio Auditore avait finit les poumons percés et remplis d'eau.
Revenir en haut Aller en bas


Squatteur de greniers

Masculin Nombre de messages  : 31

Localisation  : Dans un grenier.
Emploi/loisirs  : Préparer la révolution. Peut-être.
Humeur  : Plus ou moins bonne.

Inscrit depuis le   : 25/12/2009
avatar
Squatteur de greniers


Feuille de personnage
Age: 18 ans. Bientôt.
Race: Esprit.
Arme / Pouvoir  : Magie ; spécialisé dans tout ce qui touche à la glace.

MessageSujet: Re: Blah, blah, blah.-[TERMINE]   Sam 3 Juil - 7:20

Tiens. Un oiseau.

Rhys n'enviait pas particulièrement les oiseaux dans le sens où voler ne lui était pas inaccessible, contrairement aux trois autres races qui peuplaient à présent Illea : comprendre leur fascination pour ces petites bestioles était dès lors beaucoup plus compliqué, il fallait l'avouer. Ç'aurait été comme essayer de faire comprendre à un Neko ce que certains animaux étaient intéressants, de par le simple fait qu'ils pouvaient voir dans le noir. Le jeune Esprit ne tenait pas à voler comme les oiseaux, il pouvait voler comme un Esprit. Et être libre..., que des idioties, ça. La liberté était toute relative, et n'importe qui pouvait la gagner selon lui. Qu'est-ce que c'était de plus qu'un état d'esprit, après tout? Selon lui, on n'était jamais libre-on se sentait libre. La nuance était toute relative, mais extrêmement importante à ses yeux. On pouvait être libre sans être seul, on pouvait être libre et être triste, on pouvait être libre et enchainé. Tout dépendait de la manière dont l'individu voyait les choses. Le garçon aux cheveux noirs, lui, se trouvait libre quand il vivait comme bon lui semblait, à aller de ci de là sans avoir d'attache réelle. D'autres pouvaient se sentir libre quand ils couraient dans les plaines, ou quand ils tuaient quelqu'un d'autre, ou quand ils pouvaient insulter les autres sans se faire arrêter, par exemple. Oui, on pouvait se sentir libre dans n'importe quelle situation, et en cela les oiseaux n'avaient rien de plus que les espèces intelligentes qui régnaient en ce monde. Manger, dormir, se promener, se reproduire..., les besoins vitaux étaient plus ou moins communs à tous, que ce soit de stupides quadrupèdes ou des humains ou Esprit dix fois plus évolués qu'eux. Ce qui changeait? Et bien, tout le reste. Rien n'empêchait personne d'aller vivre avec sa famille dans un endroit reculé, près d'une forêt, et d'y faire pousser la nourriture nécessaire à leur vie ainsi que tout les éléments de première nécessité. Rien n'empêchait personne de monter sur son toit et de crier qu'il était le roi du monde. Rien n'empêchait personne de ne manger que des dessert sucrés et de délaisser tout le reste, au risque d'en mourir. Les contraintes physiques n'étaient pas tant nombreuses, tout résidait dans le politiquement correct et la société. Tuer, c'est mal. On ne vole pas. Ne me fais pas honte, descend de là! Oh, vous avez vu comme il est laid? Tu vas devenir gros, arrête. Je t'aime, ne me quitte pas. Et bla, bla bla..., non, pour se détacher de ces contraintes là, il suffisait de se désolidariser de la société. Chose impossible pour la grande majorité-mais c'était ici tout à fait compréhensible : personne n'aurait voulu se mettre de soi même dans une position de danger, c'était presque impossible puisqu'allant contre les réflexes de survie profondément ancré en chaque être. Aller du côté de la majorité ou de la minorité semblaient les seuls choix, et personne ne se disait vraiment : et si je donnais encore une autre possibilité? La mienne, pas celle de quelqu'un d'autre? Rhys pensait fermement que même si on était le seul à penser quelque chose en apparence, ce n'était jamais vraiment le cas. Certains disaient Ankou, d'autres disaient Annahita : lui, il disait aucun des deux, trouvons quelque chose qui marche réellement, pour une fois. S'il avait crié cela dans la rue, qu'il avait levé un drapeau et eut l'air convaincant, il était persuadé qu'il n'aurait pas été le seul, très loin de là. Suiveurs, suiveurs..., tous des suiveurs, et encore et toujours pas de meneurs. S'ils voulaient se sentir libre, ils allaient devoir apprendre à penser par eux-même. Ça lui réussissait plutôt bien, à lui : respect de la société et de ses codes, et tout faire et penser à sa façon. Un mélange qui fonctionnait, et qui avait beaucoup d'avantage, en soit. On ne le rejetait pas, puisqu'il ne reniait pas la façon dont les choses marchaient à la base. Il n'était pas enchainé, puisqu'il prenait ce qu'il trouvait bien, jetait ce qu'il trouvait mal. Pas de chaînes, pas d'obligations, pas de codes inutiles à respecter, rien que ceux que lui dictaient son bon-sens. Qu'il était aberrant de devoir punir les meurtres pour qu'il y en ai le moins possible..., c'était une des rare lois qu'il ait jamais trouvé sensée, cela étant. Ça évitait à la majorité de commettre l'irréparable, de peur de ne se voir priver de leur liberté de mouvement. En prison, on ne pouvait guère plus que penser. Et être seul avec soi-même, pour sûr, ce n'était pas une aventure que beaucoup auraient tenté. C'était tellement plus facile de dire 'c'est pas de ma faute, c'est comme ça' plutôt que de prendre ses responsabilités. Se dédouaner ainsi ne servait à rien. C'était lâche. Voilà tout. Lâche et abject.


Et Rhys détestait les lâches.

Ce type n'en était pas obligatoirement un. Qu'en savait-il, n'est-ce pas? Il n'était pas dans sa tête, n'avait pas vécu ce qu'il avait vécu, ne le connaissait à vrai dire même pas. Mais honnêtement, il doutait que cet Elfe soit du genre à assumer ce qu'il faisait et dire que, en effet, il avait fait ceci ou cela. Sans chercher à se justifier. Rhys attendait avec impatience le temps où les autres arrêteraient de se justifier et assumeraient le regard des autres, le supporteraient, le renverrait avec toute la conviction dont ils seraient capable. Oui, j'ai fait ceci. C'est ainsi, ça ne changera pas. Pas de parce que, pas de mais, pas d'inutiles phrases geignardes qui ne servaient qu'à essayer de biaiser le jugement des autres. Si quelqu'un avait tué, peu importe pourquoi, c'était mal. Si quelqu'un avait rompu, peu importe pourquoi, ça ne changerait pas les faits. Si quelqu'un avait trébuché, peu importe qu'il ait raté une marche ou qu'il louche : il avait trébuché. Les faits seuls intéressaient le jeune homme, et il ne pouvait s'empêcher de lever intérieurement les yeux au ciel à chaque fois que quelqu'un se justifiait. Il devait se faire violence, pour ne pas leur envoyer au visage qu'il n'en avait vraiment, mais vraiment rien à faire de leurs excuses stupides. Pourquoi en aurait-il quelque chose à faire? Les raisons ne changeaient pas les conséquences, une fois étalées au grand jour elles n'étaient plus qu'un drap de sentiments et de crainte absolument inutiles. Si vous étiez en retard, vous l'étiez. Si vous alliez mourir, c'était triste mais c'était ainsi. Les personnes auraient du se moquer de savoir pourquoi ils allaient mourir : le résultat était le même, alors qu'importe? C'était de la curiosité malsaine et mal placée, qui n'avait lieu d'être que s'il existait peut-être un remède, et pouvoir placer le blâme sur quelqu'un. C'est la faute de, c'est à cause de, c'est parce qu'il, oui mais elle..., comme si sans coupable, le monde n'allait plus tourner rond. Perdre une chaussure n'était acceptable que quand c'était votre frère qui l'avait volé. D'ailleurs, la réaction la plus normale après quelques minutes de fouille aurait été de demander qui l'avait volé, ce maudit soulier. Vous? Oh non, vous rangiez trop bien vos affaires. Attendre le plus mauvais de chacun était coûtumier, semble-t-il, aussi triste que cela puisse paraître. Est-ce que ce garçon pensait quelque chose de lui? Peut-être. Si oui, ce n'était sûrement pas en bien. Ils ne se connaissaient pas, lui était un Esprit, l'autre un Déchu. Il n'avait pas l'air spécialement sympathique, l'autre était sur la défensive. Donc il y avait fort à parier pour qu'il pense qu'il le regardait de haut, le méprisait, n'en avait rien à faire de lui et le considère comme un ennemi de la nation. Ce qui n'était pas entièrement faux : il n'en avait malheureusement rien à faire de lui. S'il avait été intelligent, sans doute que si. Mais il fallait croire qu'il ne l'était pas, pas vraiment, pas tellement. Sinon cet Elfe n'aurait pas agi comme ça, comme un animal qu'on menacerait de blesser. Et il aurait remarqué que, vraiment, il ne comptait pas se salir pour lui faire du mal, ça aurait servi à quoi? Il n'était pas violent, pas spécialement agressif, pas vraiment contraignant. Et il avait pourtant l'air de le voir comme quelqu'un de tout sauf de confiance. Amusant, n'est-ce pas? Il n'avait pas besoin de dire quoi que ce soit pour 'avoir l'air de'. Et qu'il dise le contraire ne changerait rien, le jeune homme aux yeux bruns et vides savait qu'il avait une opinion à son sujet. Pas haute ni vraiment conséquente, certes. Mais bel et bien là.

Rhys croqua dans sa pomme, étouffant un soupir fatigué.

"Donc, je suis soit lâche soit opportuniste. J'imagine que mes proches malades le sont aussi, non? Vu qu'ils sont restés de ce coté là également...."


Il avala le morceau de pomme, ne prenant pas vraiment la peine de le mâcher, ne prenant pas vraiment la peine de regarder l'autre non plus. Oh. Fâché? Tant pis, peu importe. Il était lâche et opportuniste, et Rhys ne craignait vraiment rien de lui. Il pourrait arrondir le dos et cracher tant qu'il voudrait, le jeune homme resterait assis là, l'observant se fatiguer pour rien. Il savait se battre, oh que oui il savait se battre : il n'avait jamais proclamé être pacifiste, très loin de là. Il s'y entrainait régulièrement avec ses amis, apprenait à ses cadets. C'était simple, il savait que ce type, là, avec son épée dans le dos, n'aurait pas pu lui faire grand mal. Aussi prétentieux que cela pouvait paraître, c'était aussi vrai que cette pomme était fade et qu'il était imbattable aux jeux consistant à se cacher. Et il ne disait pas cela parce qu'il était un Esprit et l'autre un Elfe, attention : il le disait parce que c'était la pure réalité, et qu'il fallait avouer que sa race avait un avantage pire que clair sur les autres. Sa magie ne se limitait pas à la glace, pas aux éléments, pas aux dégâts uniquement physiques. Rhys connaissait des esprits capables de rendre des personnes complètement folles, à la longue. Il fallait se méfier, voilà tout. Et lui, avec son pique à ordure, ne risquait pas de lui faire du mal. Quant-au fait qu'il était lâche et opportuniste..., tout cela restait vrai, que ça blesse son égo ou pas. Il avait quitté son île et sans doute fait un long voyage avant d'arriver ici. Tout le monde était parti à l'Est. Pas lui, ni ses 'proches', comme il le disait si bien. C'était SA décision. A partir du moment où il avait préféré rester ici plutôt que de faire endurer quelques temps à peine de voyage en plus à ses proches, alors il était lâche. Cruel, complètement injuste. Mais c'était de sa faute à lui et à lui seul s'ils étaient là, les malades qui l'accompagnaient. Il avait déclaré rester ici? C'était à lui d'assumer pour tout le monde. Il avait fait d'eux des déchus? Qu'il vive avec cela, à présent. Et qu'il ne s'en plaigne absolument jamais, jamais. Regretter n'était utile que si on revenait sur ses choix : pas dans ce genre de cas, non. Ça l'arrangeait de rester là, malgré les interdits : opportuniste. Il ne voulait pas risquer de faire le mauvais choix, de tuer ses proches en suivant les autres à l'Est et d'avoir cela sur la conscience : lâche. Pas d'excuses, pas de justifications. Lâche et opportuniste, voilà tout.

«TU es lâche et opportuniste, dit-il en haussant un sourcil, soupirant longuement. Tes proches malades, ils t'ont suivi, j'imagine? Donc ils n'ont rien à voir avec ta décision. Ça t'arrangeait de rester là, tu avais peur de les perdre. Tu es lâche et opportuniste, même si les raisons te paraissent justes. C'est tout.»

Pourquoi rentrer dans les détails? Il lui semblait évident qu'il y avait un fossé intellectuel entre eux, de toute façon. Il risquait simplement de mal interpréter ce qu'il avait dit et ça, ça risquait de l'énerver.

«Et pourquoi demander cette précision, puisque tu t'en moques? Si j'avais dit oui, tu aurais fait quoi, hein? Sérieusement..., mon avis tu t'en moques, donc tu ne devrais pas t'énerver pour ça. C'est pas ce que je pense de tes proches qui risque de les rendre plus malades ou de les guérir.»
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité



avatar
Invité


MessageSujet: Re: Blah, blah, blah.-[TERMINE]   Sam 3 Juil - 15:19

Il y'avait des personnes dans ce monde,qui jugent sans savoir,qui se font des opinions sur quelqu'un sans connaître ce quelqu'un,et qui pensent pouvoir tout connaître alors qu'ils sont en fait encore plus ignorants que les sots.Il y'avait des gens dans ce monde,qui ne comprenait jamais rien a la vie des autres personnes,qui passait leur temps a clamer qu'ils pouvaient tout comprendre,tout analyser,aider les personnes,les faire se sentir mieux,leur prescrire des térapies pour les guérir de maladies psychologiques,il y'avait des gens qui pensaient pouvoir tout savoir d'une autre personne,et qui se trompait tout le temps,tout le temps.On ne pouvait jamais savoir,jamais,ce que l'autre pensait,pas plus qu'on ne pouvait le comprendre.Sauf rare exception,chaque être dans le monde était unique,et personne n'avait vécu la même chose que quelqu'un d'autre.Sauf exceptions,peut être.Le cas de jumeaux qui font toujours tout ensembles est un petit peu un cas a part,en effet.Mais ce cas là n'est pas vraiment concerné.Après tout,deux jumeaux qui agissent toujours ensembles et qui ne se quittent jamais finissent par former un tout.Une seule et même personne,deux parties différente du même être vivant.C'était la base des jumeaux,après tout.Des jumeaux,cela naissait séparé,mais au final,ca restait la même personne,et cela devait constamment rester avec sa moitié selon la plupart des gens.Après,dans un pays aussi étrange qu'Illea,pays gouverné chacun de son coté justement pas un jumeau,cela pouvait paraître très étrange.Mais au final,c'était tellement plus convainquant,plus réaliste.Après tout,ces deux jumeaux régnaient chacun sur une partie du pays.Ils régnaient tout deux sur le même pays,qui était simplement coupé en deux,voilà tout.En soit,cela appuyait la théorie selon laquelle deux jumeaux doivent tout faire ensembles,et ne sont au final que l'autre partie du jumeau opposé.Un peu comme une ombre,ou un reflet.C'était l'autre partie,la moitié avec laquelle on devait se trouver.Voilà pourquoi,peut être,seul des jumeaux pouvaient vraiment se comprendre entre eux.Mais encore,ce n'était pas chose certaine.Et c'était bien là l'unique exception.N'importe qui avait vécu quelque chose,c'était évident.Oui,tout le monde avait sa propre histoire,celle sans soucis et sans aucune anicroche,celle bourrée de joie et de bonnheur,celle qui paraissait un peu invraisemblable pour que qui que ce soit y croive,celle qui était entachée de sang d'innocent ou de criminels,celle qui n'était qu'une suite de destatres tous plus horribles les uns que les autres...Oui,chacun avait sa propre histoire que lui seul pouvait comprendre,et personne d'autre.Voilà pourquoi juger sans savoir était vraiment quelque chose de bête,et de stupide.A la limite de l'impardonnable.Jamais on aurait dut jugé un pauvre qui se trouvait dans la rue,forcé de mendier et de demander un peu d'argent aux passants.Jamais on aurait dut,non.C'était bête et idiot.Et toutes sortes de jugement devait être évité.On doit éviter de se dire que cet homme mérite ce qu'il lui arrive,et qu'il aurait dut travailler pour éviter d'en arriver là.Car cela n'est sûrement pas de sa faute si il est ici.Quel genre de personne voudrait se retrouver a la rue?Si il est là,c'est peut être par necessité.Parce qu'il n'a pas le choix,malgré tout ce qu'il fait,tout ce qu'il a put entreprendre,il est là parce qu'il n'a pas le choix,c'est ainsi.On devait aussi éviter de juger trop vite,et de le prendre en pitié.Après tout,il s'agit peut être bel et bien d'un flemmard profond qui s'est retrouvé ici uniquement parce qu'il n'a pas la volonté de travailler honnêtement,ou même d'un riche pingre se transformant en mendiant pendant quelques temps afin de récolter encore plus d'argent.Oui,il ne fallait jamais juger les autres,et cela vallait pour n'importe qui.Ezio Auditore n'aurait jamais jugé quelqu'un,sans le connaître très intimement.Et on ne connaissait jamais vraiment les gens,sauf rare exceptions.De toute sa vie,Ezio ne pensait connaître a la perfection que deux personnes.Sa fiancée,Rosa,et son petit frére Petruccio.Ces deux là,il les connaissait mieux que quiconque.Petruccio était son petit frére,et Ezio s'était toujours occuppé de lui avec le plus grand soin.Il ne l'avait jamais quitté depuis la mort des autres hommes de la famille.Oui,il le connaissait mieux que quiconque,et savait que jamais son petit frére ne pourrait faire de mal a quelqu'un.Rosa,elle c'était différent.Elle était son âme soeur,la femme la plus importante dans sa vie.L'unique avec laquelle il aurait put atteindre le bonnheur absolu.C'était....Un peu comme dans les comtes de fée,en fait.Il connaissait tout d'elle,parce qu'elle lui était prédestinée,et réciproquement.Oui,il la connaissait avant même de la connaître,parce qu'elle était faite pour lui,et qu'il était fait pour elle,voilà tout.C'était les deux seuls personnes que Ezio pouvait prétendre connaître.


Le reste de sa famille,il s'en occuppait,mais savait pertinemment qu'ils lui cachaient de nombreuses choses.Son pére de son vivant,était un Noble respectable et respecté,mais il avait comme tout le monde ses secrets.Son grand frére Fédérico,quand a lui,était comme tout les jeunes hommes de son âge.Empli de mystéres et possédant une double vie.Celle a la maison avec sa famille,et celle dehors avec ses amis.Une double identité,dont Ezio ne connaîtras jamais la véritable forme.Il n'avait pas vraiment connu son pére et son frére de leur vivant,même si ils s'entendaient très bien.Et maintenant qu'ils étaient morts,pendus sur une place publique,il n'y avait aucune chance pour que cela change un jour.Et puis,il y'avait les femmes de sa famille.Deux femmes.Claudia et Maria,respectivement sa petite soeur et sa mére.Elles non plus,il ne les connaissait pas comme il connaissait Rosa et Petruccio.Claudia avait caché a tout le monde beaucoup de secrets,et avait une vie similaire a celle de Fédérico.Deux identités,une pour l'intérieur et une pour l'exterieur.Et là encore,elle n'était pas resté en vie suffisamment longtemps pour que Ezio finisse par la connaître comme il aurait dut la connaître.Quand a sa mére,elle même ne semblait pas se connaître toute seule.Elle avait été aussi surprise que ses deux fils en découvrant qu'elle était porteuse de la tuberculose,et a présent,commençait a doucement sombrer dans le délire jour après jour.Il fallait la guérir d'urgence.Il ne fallait pas perdre le dernier parent qu'il restait a la famille.Ils avaient trop subit de pertes pour l'instant.Même Petruccio semblait de plus en plus faible.Le cadet Auditore avait toujours été d'une constitution fragile,mais grâce au dieu Elfique,il n'était pas malade lui au moins.Il fallait juste veiller sur lui,veiller a ce qu'il ne se surméne pas trop,et tout devrait bien aller.Normalement.Enfin bref.Il ne fallait jamais juger quelqu'un sur ses impressions,qu'elles soient primaires ou réfléchies,cela pouvait toujours s'avérer faux.C'est pour cette raison que Ezio n'avait pas encore perdu son sang froid avec ce type,oui.Malgré le fait qu'il avait l'air d'un parfait idiot,il parlait beaucoup et disait des phrases qui,pour un peu,auraient put sortir de la bouche d'un érudit.Enfin,auraient put.Il était loin d'avoir ce genre de sagesse,visiblement,mais au moins il essayait,c'est bien déja.Enfin bref,le fait est que malgré toutes les preuves qui accablaient ce type là,Ezio ne portait encore aucun jugement sur lui.Juste des impressions.Cet Esprit lui paraissait bête,cet Esprit lui paraîssait inapte a comprendre,cet Esprit lui paraissait prétentieux.Oui,voilà,c'était les impressions,et uniquement les impressions.L'Elfe déchu ne portait aucune,absolument aucune conclusion a cela,pour la simple et bonne raison qu'il n'avait pas envie,et surtout pas la possibilité,de connaître ce type là.Il ne savait pas son nom,il n'avait aucune idée de son statut social,mais il savait qu'il ne l'appréciait pas.L'autre avait visiblement le même genre de sentiment,il n'appréciait pas Ezio.Mais pourquoi restait t-il là,alors?Pourquoi diable la conversation se poursuivait t-elle?Peut être parce que l'autre type n'avait rien de mieux a faire que d'essayer de percer les mystéres qui se cachent dans la vie d'Ezio.Oui,il ne devait avoir rien de mieux a faire,sinon il serait parti depuis longtemps.Ezio pensait cela,et dailleurs,il avait lui même de plus en plus envie de laisser l'Esprit brun en plan là,et de partir a toute vitesse pour ramener le pain a Petruccio,et les herbes curatives a sa mére.Cela aurait été tellement rapide,si il n'avait pas croisé cet homme,là...Oui.Vraiment plus rapide.Et donc mieux.Décidément quelle perte de temps.Pourquoi est ce qu'il restait là a lui raconter sa vie?Peut être dans l'espoir qu'il comprenne?Peut être Ezio esperait t-il que ce type puisse saisir toute la portée des actes d'Ezio?Peut être.


«TU es lâche et opportuniste.Tes proches malades, ils t'ont suivi, j'imagine? Donc ils n'ont rien à voir avec ta décision. Ça t'arrangeait de rester là, tu avais peur de les perdre. Tu es lâche et opportuniste, même si les raisons te paraissent justes. C'est tout.»

....Mais en fait,aucune chance.Décidément,ce type ne comprenait rien a rien.Ce n'était pas ses proches qui l'avait suivit lui,c'était lui qui avait choisit de rester pour s'occupper d'eux.Pas par lâcheté ou parce qu'il était opportuniste,simplement parce que c'était son devoir,parce qu'il était le dernier a pouvoir s'occupper d'eux.Si il avait vraiment été lâche,il serait parti a l'Est et aurait laissé son fragile petit frére et sa mére malade ici,a l'Ouest,sachant qu'ils ne pouvaient pas se déplacer plus longtemps.Hors,Ezio n'était pas un lâche,du moins pas en ce qui concerne sa famille.Il était responsable et determiné quand cela touchait a son cercle familial,et ne permettrait a personne d'en douter.Ce type là,il ne comprenait rien.Il tirait des conclusions hâtives,fausses et blessantes.Ezio lui en voulait.Pour un peu,il aurait rapidement tiré sa lame de son dos,et lui aurait enfoncé la pointe dans le ventre.Cela lui aurait fait un bien fou de lui montrer a quel point il pouvait être opportuniste.Oui,cela aurait donné une bonne lecon a ce type là.Néanmoins,si il ne comprennait rien,c'était son probléme.De toutes maniéres,personne ne le comprenait,alors une personne de plus ou de moins,ca ne changerait rien.Ezio se contenta donc de soupirer,comme si il était en train de se rendre compte que cela ne servait a rien d'essayer de faire dire autre chose que "Waf" a un chien.Et oui.C'est dur la vie,parfois.

«Et pourquoi demander cette précision, puisque tu t'en moques? Si j'avais dit oui, tu aurais fait quoi, hein? Sérieusement..., mon avis tu t'en moques, donc tu ne devrais pas t'énerver pour ça. C'est pas ce que je pense de tes proches qui risque de les rendre plus malades ou de les guérir.»

Ah,tient.Une parole qu'il essayait de rendre intelligente.Sincérement,si au début Ezio lui avait accordé le bénéfice du doute,a présent cela ne tenait plus la route.L'Esprit n'était pas intelligent,du moins pas dans le fond,il semblait simplement dire quelque chose qui lui paraissait très fin,et considéré que cela suffirait pour faire illusion.Peut être au début,mais a présent,cela était beaucoup trop gros pour le jeune Elfe.Pourquoi il demandait cette précision?Pour rien,simplement parce qu'il ne pouvait pas partir,et aussi parce qu'il voulait savoir si cette conversation servait a quelqeu chose.La raison était évidente: non.Ezio espérait dans cette conversation que l'Esprit puisse comprendre un tant soi peu que quelqu'un comme l'Elfe déchu ne pouvait être que malheureux dans sa vie,mais il se rendait a présent compte que c'était trop demander a quelqu'un comme lui.Il ne le jugeait pas,non.Simplement,il constatait.Et en l'occurence,le constat apportait la conclusion suivante.L'Esprit Brun ne comprenait strictement rien.Rien du tout.Ezio poussa donc un petit soupir de nouveau,se rendant compte que la discussion était a présent dénuée de toute forme d'interêt.Si encore il avait put comprendre....Mais il ne comprenait pas.Il pensait,il jugeait,et se trompait.Et sincérement,Ezio avait beaucoup mieux a faire que de corriger les pensées éronnées d'un Esprit étriqué.Oui,beaucoup beaucoup mieux a faire.


"Exactement,je me moque de votre avis,et si vous auriez dit "oui" je pense simplement que je vous aurait frappé."

Il n'avait aucune raison de mentir,c'était vrai.Si cet Esprit avait insulté sa famille,il lui aurait donné un coup de poing.Voir même un coup d'épée.C'était tellement plus efficace....


"Vous voyez,quand vous parliez,j'avais l'impression que,malgré beaucoup d'opinion fausses,vous pourriez un peu comprendre ma situation.Mais en fait,vous ne comprenez rien.Rien du tout.Alors je ne vais pas me casser la tête,j'ai mieux a faire que "ça"."

Il ne rajouta pas que "ça" voulait dire pour lui mettre un peu de plomb dans sa cervelle de moineau.Oh,c'était loin d'être une insulte,attention.Simplement,il avait des ailes,alors cela convenait parfaitement en l'occurence.Ezio soupira une nouvelle fois,raffermissant la prise sur son sac rempli de ses achats,et se prépara a quitter les lieux.


A moins que l'Esprit étriqué en rose ne soit soudainement capable de raisonner normalement,il n'avait plus rien a faire ici.
Revenir en haut Aller en bas


Squatteur de greniers

Masculin Nombre de messages  : 31

Localisation  : Dans un grenier.
Emploi/loisirs  : Préparer la révolution. Peut-être.
Humeur  : Plus ou moins bonne.

Inscrit depuis le   : 25/12/2009
avatar
Squatteur de greniers


Feuille de personnage
Age: 18 ans. Bientôt.
Race: Esprit.
Arme / Pouvoir  : Magie ; spécialisé dans tout ce qui touche à la glace.

MessageSujet: Re: Blah, blah, blah.-[TERMINE]   Sam 10 Juil - 3:33

{Plop~}


Insensé, tout était insensé.

N'était-ce pas là une pensée bien triste et irrationnelle? C'était celle que partageait Rhys, pourtant. Tout était insensé. Il fallait parfois tuer, pour vivre. Il fallait manger, pour vivre. Il fallait respirer, pour vivre. Il fallait aimer, pour vivre. Il fallait s'adapter pour vivre. Rire pour vivre, pleurer pour vivre, frapper pour vivre, se plaindre pour vivre, grandir pour vivre, comprendre pour vivre, nouer des liens pour vivre. Vivre pour mourir. Rhys croqua dans sa pomme, sans réel entrain. Oui, vivre pour mourir. Chaque personne naissait dans le but unique de retourner à la terre et de laisser sa place à d'autres. Quelle horreur, quel destin tragique et inévitable que celui de chaque être vivant : tout faire pour au final fermer les yeux et disparaître. Certains auraient alors pu se dire que la vie n'avait aucun intérêt, que mourir dès à présent aurait été le meilleur choix ; tout le monde allait mourir, pourquoi ne pas le faire maintenant? Pourquoi ne pas s'épargner d'inutiles peines, pourquoi prendre le risque de souffrir si on pouvait l'éviter en faisant simplement couler son sang? Pourquoi ne pas aller vers la facilité puisque c'était de toute façon vers là qu'on se tournait dès que les murs à franchir nous semblaient trop haut? A cela, le stoïque et détaché Rhys aurait répondu 'Parce que'. Nul besoin de plus d'explications que cela. Parce que. Parce qu'aucune jeune fille n'aurait refusé une invitation à un Bal, même si au final ça n'avait servi à rien, même si ça n'avait été qu'un seul instant et qu'il n'avait pas duré. Parce que personne n'aurait refusé d'être riche, même si au fond d'eux ils avaient su que plus tard ils seraient terriblement pauvres. Il était normal de profiter au maximum de quelque chose que l'on savait éphémère, et en ce sens le jeune homme pensait que ceux qui se rendaient compte qu'ils étaient mortels, ceux là plus que tout les autres pouvaient vivre pleinement. Ceux qui se restreignaient et s'empêchaient de vivre, qui n'osaient pas de peur de quelque chose, la vie de ceux-ci en revanche n'aurait servi à rien. Ils regretteraient, au moment de partir, de ne pas avoir fait le tour de toutes les attractions. Insensé. Rien n'avait de réel sens, il fallait savoir s'en accommoder. Vivre pour mourir semblait être une des plus grande contradiction de ce monde, et tout le monde s'en accommodait ; quel autre choix avaient-ils, de toute façon, que celui de mourir? Mais c'était loin d'être la seule incohérence qui régnait dans ce pays et tout les autres. C'était mal de juger les autres sans les connaître : on le faisait pourtant. C'était mal de gaspiller quand d'autres n'avaient rien à manger : on le faisait pourtant. C'était mal de tuer des innocents : on le faisait pourtant. C'était mal de se moquer des autres : on le faisait pourtant. C'était ainsi. Personne n'y pouvait rien. Devait-on rester les bras croisés? Non. Devait-on faire quelque chose contre cela? Non. C'était l'évidence, non. Non. Parce qu'on ne pouvait rien faire. Rhys n'aimait pas que les plus grands tapent sur les plus petits simplement pour se prouver qu'ils valaient quelque chose. Donc il ne le faisait pas. Donc s'il avait vu quelqu'un le faire, il l'aurait sûrement arrêté. Mais il n'était pas partout, il ne se ferait jamais justicier d'une quelconque sorte : une seule personne ne pouvait en sauver mille autres. Il était beau de rêver, tant qu'on pensait à se réveiller. Qu'on savait qu'on devait se réveiller. Et qu'on ne confondait pas les brumes du sommeil et le brouillard bien réel de ce monde. On pouvait croire au Prince Charmant, tant qu'on n'espérait pas réellement le voir arriver un beau jour à sa porte. On pouvait croire qu'on pouvait changer le monde, tant qu'on ne mourrait pas pour cela. La seule leçon de morale qu'aurait eu envie de donner le jeune homme aurait été la suivante : tu es mieux que ton voisin. Point. Il fallait partir de cette base, sinon on ne s'en sortirait pas. Chacun devait lutter pour sa survie ; on pouvait aider les autres. Bien entendu qu'on le pouvait. Mais pas au détriment de soi. Il y avait des milliers d'injustices chaque jour, des milliers de morts injustifiées. Ce n'était pas dire que c'était injuste qui changerait quoi que ce soit. Il était simple, tellement simple de dire 'ne faites pas ça, ce n'est pas bien'. Tellement simple. Tellement inutile. Rhys s'était toujours dit que peu de personnes étant fondamentalement mauvaises, la plupart ne devaient pas aimer avoir quelque chose sur la conscience. Et qu'ils devaient se sentir mal, de ne rien faire pour tout les autres qui souffraient autour d'eux. Et que, finalement, les plaindre était la seule solution qui leur paraissait convenable. Ils n'aimaient pas cela, ils auraient voulu que ça change. Mais ne feraient rien pour eux. Ou presque rien. Oui, dans le fond, tout le monde était un peu comme ça. A vouloir que le monde soit meilleur, sans rien faire pour cela. Soit on acceptait que de nombreuses choses arrivaient sans raison, que de nombreuses choses étaient injustes et injustifiées, soit on faisait quelque chose de concret pour tout changer.

Mais dans les faits, la plupart des personnes restaient entre les deux. A dire que c'était mal, tout en le faisant soi-même, à ne faire que parler en jugeant avoir fait une bonne action.
Rhys n'aimait pas ces personnes. Il ne les détestait pas, il ne les aimait pas.
Parce que s'il avait fallu les détester, autant mourir tout de suite, n'est-ce pas?
Tellement ils étaient nombreux.

L'Esprit aux yeux bruns bougea très légèrement, s'installant plus confortablement sur son muret. Il aurait pu lire dans les pensées de ce garçon, s'il l'avait voulu ; l'exercice n'était pas simple sur un autre Esprit-s'ils avaient senti quelque chose d'étrange ils auraient eu un moyen de se défendre, pour leur part-mais l'était plus sur un Neko. Ou un Elfe, par exemple. Oui, il aurait très bien pu ne serait-ce que tenter de sonder son esprit, de savoir quelles pensées lui trottaient dans la tête grâce à sa magie. Mais ça l'intéressait pas, aussi ne jugea-t-il pas nécessaire de se fatiguer pour rien. Pas besoin d'avoir ce genre d'aptitudes pour savoir à quoi il pouvait bien penser, de toute façon. Il 'regarda' le garçon, yeux toujours vissés sur le mur, ne se posant pas de questions fondamentales le concernant pour autant. 'Pourquoi n'est-il pas déjà parti' restant peut-être la seule question qu'il se posait à son propos. Parce qu'il lui parlait, peut-être? Le jeune homme serait reparti immédiatement, si quelqu'un lui avait malencontreusement jeté une pomme dessus-d'autant plus que c'était réellement involontaire, pour le coup. Que cet Elfe, non. Il restait là, bras ballants, à répondre à ses questions. Que ce soit parce qu'il se sentait obligé de rester et de lui répondre pour être poli, ou bien simplement parce qu'il n'avait rien de mieux à faire, ou encore parce qu'il était simplement stupide, ça lui était égal. Bah. Lui était là depuis un moment déjà, il ne comptait pas partir sous prétexte qu'il avait parlé avec ce garçon. Et puis quoi encore? Sérieusement, il n'avait jamais vu quelqu'un sortir de chez lui après que quelqu'un soit passé devant sa porte : pourquoi l'aurait-il fait, lui? Aucune raison. Donc il attendait, ni plus ni moins, que le temps passe. Ou qu'un de ses amis ne le retrouve en passant par là et ne le fasse descendre de son perchoir pour une raison X ou Y. Quand on a plus réellement de 'chez soi', toute la ville sert un peu de chez soi. Et ce muret, en l'occurrence, en faisait parti. Il était bien, assis dessus. C'était tranquille et personne n'irait le chasser de là, quoi qu'il arrive. En tout cas, il se moquait bien de ce que ce garçon pouvait penser de lui-à son contraire, à l'évidence. Allons allons, pourquoi se mettre dans tout ses états après une remarque-juste, s'il en est? C'était ridicule, à ses yeux. Et si une grand-mère était passée en lui disant que sa mère n'était bonne à rien et qu'il ferait mieux de retourner dans son pays, y aurait-il prêté attention? A l'évidence, oui. Rhys ne répondait pas aux provocations de ce genre, encore moins si elles venaient de personnes qu'il ne connaissait pas. Jamais sans doute ne reverrait-il cet Elfe aux cheveux gris, alors pourquoi se serait-il indigné qu'il s'arrête pour lui dire que sa façon de s'habiller, par exemple, était horrible? Il aurait haussé les épaules et laissé dire. Celui-ci lui semblait bien nerveux, il pouvait le 'voir' de là où il était, il pouvait le sentir sans risquer de se tromper. Oh, il comprenait qu'il ne l'aime pas, il n'avait pas été réellement sympathique à son égard. Le but n'était pas celui-là, de toute façon. Il n'y avait rien de plus exaspérant que quelqu'un qui vous parle de vous, il en convenait. Si ce garçon était trop stupide ou fier pour admettre qu'il était lâche et opportuniste, ce n'était pas sa faute ni son problème. Il avait agi lâchement en restant ici, et ce quoi qu'il puisse en dire. Aurait-ce été lâche d'abandonner ses proches? Rhys ne pensait pas, non. Parce que peu de personnes l'auraient fait. Beaucoup auraient, comme cet Elfe, décidé d'attendre. Et de subir. 'Mieux vaut que je reste m'occuper d'eux, ils ne pourraient pas vivre sans moi' ou encore 'Si je les abandonnais, je ne pourrais jamais me le pardonner' devaient être le genre de pensées qui motivaient ce genre d'actes. Mais en vérité, ce n'était ni plus ni moins que de la lâcheté. Pas du courage, non. Être courageux c'était vaincre sa peur, supporter les souffrances, entreprendre des choses difficiles. Pas se cacher et espérer. Ce garçon, à sa gauche, n'était pas allé à l'Ouest. Il était resté à l'Ouest. A présent qu'il assume le fait d'être un déchu était la moindre des choses. Il avait trahi, était un paria. Assumer, c'était vraiment la seule chose qu'il lui restait à faire.

"Exactement,je me moque de votre avis,et si vous auriez dit "oui" je pense simplement que je vous aurait frappé."

Aviez. Pas Auriez. Rhys ne corrigea cependant pas à voix haute, croquant de nouveau dans le fruit rouge. Entendant cela, il faillit rire. Le frapper? Et puis quoi, encore? C'était tellement ridicule que, oui, il ne put s'empêcher de sourire. Non. Sérieusement? Il l'aurait frappé? Hilarant, totalement hilarant. Il n'était pas à deux centimètres de lui, et s'il avait essayé de le frapper il lui aurait tordu le poignet. Et ça aurait été sérieusement bien fait pour cet espèce d'inconscient, ça lui aurait peut-être appris à ne pas frapper les inconnus dans la rue, encore moins quand on ne connait pas leurs aptitudes au combat, leur vitesse et toutes ces informations capitales qui changeaient l'issue d'un combat. Rhys ne craignait rien de lui. Vraiment rien. S'ils s'étaient battus il aurait gagné, ce n'était nullement un mystère. L'Esprit aux cheveux noirs, amusé à l'idée qu'il ait pu songer à le frapper, se demanda s'il aurait de même pu vouloir lui trancher la tête parce qu'il lui avait manqué de respect, à lui ou à sa famille, par exemple. Il espérait que non, sincèrement. Qui aurait agressé quelqu'un dans la rue de la sorte, si ce n'était quelqu'un de totalement déséquilibré? Et puis il aurait été triste qu'il perde cette jolie épée, sans doute y tenait-il beaucoup. S'il l'avait levé sur lui? Il l'aurait congelée. Ça lui aurait sans doute fait mal de bloquer la lame, il en convenait. Ça ne lui aurait pas plu le moins du monde. Mais quelques secondes auraient suffit à ce que son épée soit plus gelée qu'un bloc de glace. Plus cassante qu'une flûte de cristal. Facile à briser. Et, sil l'avait voulu, Rhys aurait été capable de la refroidir à l'extrême sans même poser un doigt dessus. Plus long cela étant, moins commode. Mais si sa main s'était resserrée autour du cou de ce garçon, il aurait très bien pu le geler. Ça ne lui aurait posé aucun problème, pas le moindre. A combien de pour cent un corps d'Elfe pouvait être constitué d'eau, hm? Beaucoup, beaucoup trop. Simple à solidifier. Et si son sang s'était gelé dans ses veines, qu'en aurait-il pensé? Il ne pensait pas que l'autre se rendait compte à quel point la différence de niveau entre eux était conséquente. Il aurait du faire plus attention, cet Elfe. Se surestimer était un bien grave défaut. Sous-estimer les autres en était un bien plus grave encore. Mais il devait savoir cela, non? A moins qu'il ne pense être plus fort que lui, qu'il se dise que l'autre n'était pas si menaçant et que lui-même était terriblement fort? Si c'était le cas, il se trompait, Rhys le savait. Il connaissait son niveau. Ce garçon, ici, était en-dessous. Le risque qu'il se trompe était réellement infime. L'évidence le frappait, lui ôtait toute nécessité de questionnement. C'était le cas, point. Et il n'était pas particulièrement vantard, non. Loin de là.

"Vous voyez,quand vous parliez,j'avais l'impression que,malgré beaucoup d'opinion fausses,vous pourriez un peu comprendre ma situation. Mais en fait,vous ne comprenez rien. Rien du tout. Alors je ne vais pas me casser la tête,j'ai mieux a faire que "ça"."


Oh, finie, tiens. Rhys brisa sa pomme déjà gelée entre ses doigts, lâchant les restes dans la ruelle à sa droite. Toujours sans dévisser ses yeux du mur. Et sans changer d'expression, figé dans un calme tranquille. Comme à son habitude, en somme. L'autre avait raffermit sa prise sur son sac de il-ne-savait-trop-quoi, ne semblait pas particulièrement heureux. Pas se casser la tête, il le croyait volontiers. Ça ne devait pas être son fort, se casser la tête. Ah, c'était amusant. Qu'il dise que ses opinions étaient fausses ne les rendraient pas fausses pour autant : pourtant il le disait quand même. C'était bien là le privilège des être dotés d'une conscience, de ceux qui savaient qu'ils vivaient et avaient compris qu'ils allaient mourir. L'inutile. Jamais un animal n'aurait fait quelque chose d'inutile, que ne lui dictait pas son instinct. Qu'eux le pouvaient. Amusant, oui. Ils n'auraient pas mieux valu que des animaux, s'ils ne s'étaient pas répandus en choses secondaires et totalement inutiles, de fait. Inutiles, oui. Amusant pour autant. C'était toujours intéressant d'avoir l'avis de quelqu'un d'autre, et quand bien même il était tellement faux à ses yeux ça lui permettait de mettre à l'épreuve ses théories. Il avait eu l'occasion d'en valider une. L'Elfe ne le saurait pas, l'Elfe s'en moquait. Cette conversation ne servait à rien, il l'aurait peut-être oublié le lendemain. S'ils se recroisaient, peut-être ne se prêteraient-ils qu'une attention vague, leur visage provoquant un lointain écho dans leur mémoire. Mais peu importe. Cette conversation avait eu lieu et de fait, aussi superficiel que ce soit, ce visage existait dans le monde de Rhys. Il saurait qu'il y avait un déchu aux cheveux gris, un peu nerveux, qui arpentait les rues de Jiang-Zemin. Il saurait aussi que ce garçon était ici parce qu'il avait des proches faibles, et qu'il n'aimait visiblement pas qu'on parle de lui. Ça ne servait à rien? Oui, peut-être. Sans doute. Sûrement. Ça ne changerait pas sa vie. Mais une fois encore, si les Esprits n'avaient fait que ce qui leur paraissait utile, alors autant ne plus rien faire du tout. Ni amis, ni ennemis, ni connaissances. Ne plus manger de sucreries, ne plus sortir s'amuser. L'utile n'était pas ce que recherchait chacun, en essence. Et lui se moquait bien que cette conversation ne mène nul part, et il se moquait aussi que ce jeune homme le déteste, le trouve stupide, arrogant, faible ou quoi que ce fut d'autre. Ça ne l'aurait pas empêché d'avoir cette conversation, n'est-ce pas? Conversation à laquelle l'autre aurait pu couper court dès son commencement.

Mais il ne l'avait pas fait. Pourquoi? Ça ne changerait pas le fait qu'il ne l'ait pas fait.
Aussi vrai que s'il l'avait frappé, avec ou sans raison, le résultat n'aurait pas changé.
Comme il l'avait dit, raison ou pas, ça ne changeait rien à ce qui était arrivé.

«Quelle délicatesse», lâcha-t-il simplement, croisant ses bras sur sa poitrine.

De vouloir le frapper. Oui, quelle délicatesse. Touchant, vraiment. Un acte passionné autant que stupide : mais dire cela ne l'aurait pas empêché de le frapper, ça l'aurait peut-être même incité à le faire, non? Bah.

«Comprendre ta situation? Je ne la comprend pas, je donne mon point de vue. Que tu le dise faux ou pas, ça reste le mien, répondit-il en toute simplicité, ne jugeant pas utile de préciser qu'il n'avait jamais essayé de comprendre ce qu'il ressentait-puisque de toute façon il en aurait été bien incapable, en vérité. Penses ce que tu veux, si tu y tiens . Et je ne te retiens pas, que je sache : personne ne menace personne, je ne t'ai jamais obligé à rester ici. Hm?»

S'il voulait partir, ça faisait longtemps qu'il aurait pu le faire. Certainement. Il ne l'aurait pas rattrapé, pas menacé, il lui aurait tout au plus fait un signe de la main pour signifier qu'il était la personne la plus polie qu'il ait jamais rencontré. A part ça? Pourquoi le forcer à rester, ça ne lui aurait rien donné.

Et honnêtement, il s'en moquait.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité



avatar
Invité


MessageSujet: Re: Blah, blah, blah.-[TERMINE]   Sam 10 Juil - 21:27

[.....Plop...?XD]

Sinérement,Ezio ne savait pas pourquoi il restait face a ce type.Il ne savait pas pourquoi il restait là,a avoir une conversation avec lui,car après tout,il ne comprenait rien.Cet Esprit aux cheveux buns ne pouvait un jour espérer comprendre ce que ressentait le jeune Elfe.Ne serait-ce que par le racisme constant auquel il était soumis,mais aussi par les nombreux malheurs qui s'abbattaient sur lui.Il avait tout vécu,Ezio.Il avait déja tué quelqu'un.Plusieures personnes,et il l'avait fait de sang froid.Parce que c'était necessaire,parce que c'était comme ça.Ezio n'avait pas eu le choix,de toutes maniéres.Il devait,ôter la vie a ces personnes.Il devait les supprimer,c'était son travail de protéger sa famille quoi qu'il lui en coûte.Il n'avait pas d'autre alternative,et ça,un homme comme cet Esprit n'était pas en mesure de le comprendre.Après tout,cet homme,il ne savait rien.Il vivait bien,il avait du talent avec la magie de glace,il n'était pas d'une race habituellement discriminée par les autres habitants de l'Ouest,et il ne devait avoir aucun probléme dans sa vie.Non,il ne pouvait rien comprendre,alors de quel droit se mêlait t-il de cela?Ezio lui avait ouvert la porte.Il l'avait laissé entrer,en pensant que cet Esprit en rose le laisserait tranquille,si il comprenait que Ezio Auditore avait beaucoup,beaucoup plus important a faire que de dire a un simplet dans la rue qu'il n'avait pas d'autre choix que de rester ici.Il n'avait pas d'autre choix,d'ailleurs.Il devait rester,parce que sa famille avait besoin de lui.Parce que sa mére ne pouvait plus bouger,et que son frére avait une santé extrêmement fragile.Il ne devait plus leur imposer le moindre changement.Et cela impliquait le changement direct d'environnement.Sa mére n'aurait jamais survécu a un passage de frontiére,son jeune frére ne serait sans doute pas sorti sans encombres de cette étape.Petruccio avait la santé extrêmement fragile,oui.Et Maria avait déja contracté la Tuberculose.Tout ce que Ezio pouvait faire,c'était prier le dieu Elfique afin qu'il daigne guérir sa mére.Malgré tout ce qu'on pouvait penser de lui,Ezio ne se considérait pas comme un traître a la religion,ni même a la nation Elfique.Il n'avait pas "choisit de rester" bien au contraire il s'était sacrifié pour sauver des membres du peuple,qui étaient invalides.Il avait bien agit,selon lui,et ne pouvait donc pas se considérer le moins du monde comme un traître.C'est pour cela qu'il parlait très souvent l'Elfe,lorsqu'il le pouvait.Parfois avec d'autres Elfes qu'il connaissait,comme son frére,sa mére ou Callista,la belle danseuse de l'endroit ou Ezio faisait jouer ses talents musicaux pour gagner de l'argent.Tout trois étaient des Elfes déchus,au même titre que lui,et il parlait en Elfe a chacun d'entre eux.Parfois avec d'autres Elfes,oui.Parfois "tout seul".Quand Ezio parlait "Tout seul" cela signifiait en général qu'il se remémorait les souvenirs concernant Rosa,sa fiancée morte alors qu'elle portait leur enfant.Il sortait ce bout de papier de sa besace,papier précieusement conservé dans une poche secréte,et le contemplait avec un sourire,en marmonnant des paroles en Elfe,parfois.Il posait parfois des fleurs près de ce papier,et récitait des priéres en Elfe.Oui,il ne se considérait vraiment pas comme un quelconque traître.Si quelqu'un l'avait ainsi qualifié,alors ce quelqu'un n'aurait rien compris.Mais rien de rien.Ezio n'avait en aucun cas trahi sa race,puisqu'il vivait avec sa famille,heureux comme il le pouvait.Il n'avait juste pas put suivre les autres de l'autre coté.Et maintenant,il était bien forcé de gagner de quoi vivre.Mais le reste,il s'en fichait.La guerre entre l'Est et l'Ouest était le cadet de ses soucis.Honnêtement pour Ezio,peu importait que ce soit le jeune prince ou la redoutable princesse qui l'emporte.Pour le petit Elfe aux cheveux gris,ce qui importait,c'était de pouvoir rester auprès de sa famille,et cela,l'Esprit en face ne le comprenait pas.Ezio ne pouvait pas partir,tout simplement.Il n'aurait pas put partir de l'Est si ils étaient arrivés par l'autre coté,et aurait mené une vie similaire,a ceci près qu'il n'aurait pas a entendre des murmures desaprobatteurs sur son passage.Mais sa vie serait similaire,largement.Si ils étaient allés plus loins que Illea dans leur voyage,Ezio aurait été forcé de rester dans le pays coupé en deux,parce que sa famille ne pouvait plus aller plus loin.Si les Elfes avaient traîné le pas,et n'étaient pas arrivés a Illea a l'heure qu'il est,et bien Ezio aurait sans doute été obligé de s'installer dans une région sauvage,dans un village visité precedemment.Il n'avait pas le choix.C'est tout.Mais il ne demandait pas de compendre cela.Tant que lui,le comprenait,c'était plus que suffisant.


En tout cas,Ezio était sérieux lorsqu'il parlait de frapper l'autre,si jamais l'Esprit avait bien répondu oui.Il était on ne peux plus sérieux.Parce qu'il ne supportait pas que sa famille soit insultée.Il ne le supportait pas,il se moquait de tout le reste,y compris de lui même.Tout ce qui interessait Ezio,c'était la protection de sa famille et son amour pour Rosa.Le reste n'importait pas.Alors oui,il l'aurait frappé.Peu importe qui il était,il l'aurait quand même frappé.Cet Esprit pouvait très bien être plus fort,aucun doute la dessus.Ezio se savait doué a l'épée,assez pour faire parti du corps de défense du convoi des Elfes lors de leur traversée des précédents pays.Il se savait doué,et se savait capable de battre des adversaires plutôt puissants.Cet Esprit pouvait en être un.Mais il aurait tout aussi bien put être un minable qui aurait pleuré au premier coup.Il aurait tout aussi bien put être un petit garçon arrogant qui ne s'était jamais fait corriger de sa vie.Cet Esprit aurait put être cela,Ezio l'aurait quand même frappé.L'homme en rose pouvait être un combattant célébre et redoutable,Ezio l'aurait quand même frappé.Ce type pouvait être n'importe qui,Annahita Della'Morte même,il l'aurait quand même frappé.La différence de niveau n'avait aucune importane,strictement aucune.L'Elfe ne tuait pas tout le monde insultant sa famille,tout de même!Mais il aurait put,aucun doute la dessus.Il l'avait déja fait,le refaire était des plus simples.Ce n'était pas compliqué,non.Il suffisait de bouger le pied avant,de lever son bras,et hop,plus d'irrespectueux.Ca aurait put arriver avec cet Esprit,quel qu'il soit.Ca aurait put arriver a n'importe qui,de subir la colére d'Ezio.Tant qu'on s'en prenait a sa famille,le jeune Elfe devenait un véritable démon.Il se moquait de la loi,de la pitié,ou même d'une différence de niveau.Parce que pour lui,rien d'autre ne compterait que la vengeance.Venger sa famille de cet homme qui les avait insultés.Ezio avait déja tué plus fort que lui,il suffisait que l'on s'en prenne a ses proches.Un colosse approchait Petruccio avec un air brutal,Ezio l'aurait alors massacré sans prévenir,sans rien dire,sans rien faire d'autre que planter sa lame dans le ventre de l'autre.Un Esprit qui maltraitait sa mére en la faisant souffrir encore plus,grâce a une diminution de tempêrature?Ezio l'aurait tué lui aussi,sans prévenir,sans rien dire,juste parce qu'il devait mourir.Si l'homme en rose était lui aussi devenu comme cela,Ezio n'aurait pas hésité une seule seconde.Il se fichait bien de sa vie.Tout ce qui lui importait,c'était que sa famille soit heureuse,et elle ne pouvait pas l'être dans un monde rempli de personnes incapables de comprendre la douleur d'une famille comme la sienne.Des ignares.Des idiots ignorants.Ils ne savaient rien,de toutes maniéres.Ils n'avaient pas perdu leur maison engloutie par les flots en quelques instants.Ils n'avaient pas connu la douleur atroce que peu causer la mort d'un être proche,sous nos propres yeux.Ces personnes ne connaissaient absolument pas l'effet que cela pouvait être,de voir tout son avenir radieu se briser juste a ause d'une vague trop haute.Ezio avait tout perdu lors de cette vague.Le corps de son pére.Le corps de son grand frére.Son statut.Son travail.Sa fiancée.Son enfant.Il avait tout perdu,et personne ne pouvait connaître pareille peine.L'homme en rose n'avait pas d'enfant,il se conduisait comme un adolescent,pas comme un pére.Ezio lui,en était un.Il se considérait comme un papa aurait dut se comporter envers le reste de sa famille.Il savait qu'il aurait dut être un pére heureux et aimant.Mais a n'était pas le cas.A cause d'un caprice du destin,A cause du fait que Rosa porte un enfant,qu'elle allait donner la vie,elle meurt...Avec le bébé.La magie est concentrée dans le corpsElle ne vivait plus a présent.Tout ce qu'elle pouvait faire....C'était le voir depuis la haut.Car elle était la haut,bien entendu,avec leur enfant.Il allait les rejoindre,oui.Dès bientôt.


«Comprendre ta situation? Je ne la comprend pas, je donne mon point de vue. Que tu le dise faux ou pas, ça reste le mien. Penses ce que tu veux, si tu y tiens . Et je ne te retiens pas, que je sache : personne ne menace personne, je ne t'ai jamais obligé à rester ici. Hm?»

Exactement.Ezio n'avait sincérement plus rien a faire là,il n'avait...Plus envie,ni aucune raison de l'être.Pourtant,il continuait de lui faire face.Il ignorait vraiment pourquoi.Sans doute par politesse héritée de son ancien statut de Noble.Sans doute,oui.


"Oui,c'est vrai.Alors je peux m'en aller,non?Après tout,si vous ne comprenez pas,je n'ai aucune raison de vous dire quoi que ce soit."

[...,je deteste mon post,mais sérieux...Mais là,je suis crevé comme c'est pas permis,désolé.Je ferais mieux la prochaine fois,sorry.T_T]
Revenir en haut Aller en bas


Squatteur de greniers

Masculin Nombre de messages  : 31

Localisation  : Dans un grenier.
Emploi/loisirs  : Préparer la révolution. Peut-être.
Humeur  : Plus ou moins bonne.

Inscrit depuis le   : 25/12/2009
avatar
Squatteur de greniers


Feuille de personnage
Age: 18 ans. Bientôt.
Race: Esprit.
Arme / Pouvoir  : Magie ; spécialisé dans tout ce qui touche à la glace.

MessageSujet: Re: Blah, blah, blah.-[TERMINE]   Mar 10 Aoû - 17:31

{Plop, oui. Et si tu es crevé, tu ne réponds pas tout de suite et voilà. En attendant, je vais pas répondre long si c'est court.~__~}

Le monde était injuste, il fallait simplement apprendre à faire avec.

Il n'y avait guère d'autres options pour qui que ce soit, de toute façon. Ce qui était malheureux, en un sens. Il fallait toujours convaincre les autres de notre vérité pour qu'ils l'acceptent et que, enfin, ce soit la vérité aux yeux de tous Si Rhys avait été daltonien et qu'il avait dit que du bleu était rouge, il aurait eu tort aux yeux du monde. Ce n'était pas si grave pour une grande majorité des personnes, pour ceux qui suivaient le mouvement sans se poser de questions. Mais pour les personnes qui, comme Rhys, étaient assez intelligents pour voir les failles et les problèmes de ce système ou ceux, comme l'Elfe près de lui par exemple, qui sortaient des rangs pour une raison X et Y, et bien ce n'était pas l'idéal. Il l'admettait parfaitement, et se sentait assez concerné pour le dire. Les injustices pouvaient surgir partout, à tout moment, sans prévenir. Une aubaine inespéré pour quelqu'un pouvait entrainer quelqu'un d'autre dans le désespoir, c'était ainsi. A moins que tout le monde ne soit tout à fait égaux dans tout les domaines il ne pouvait qu'en être ainsi, après tout. Pour qu'un équilibre, ne serait-ce qu'un semblant d'équilibre demeure et que le monde continuer de tourner à peu près rond. S'il fallait sacrifier quelqu'un de temps en temps, ce n'était pas si grave : une personne contre tant d'autres, ce n'était pas blâmable. On devait penser au plus grand nombre, pas à la personne qui mourrait à cause de cette décision. C'était normal, après tout. Les dirigeants ne pouvaient mettre u_n nom sur chacun de leur sujets, ils devaient les considérer comme des groupes divers, comme des masses pour pouvoir en faire quelque chose et se montrer à peu près juste-s'ils tenaient à l'être, tout du moins. Ils n'avaient pas le temps de s'attarder sur chaque cas, pas le loisir de voir chaque personne concernée pour lui demander si ça lui plaisait ou pas. Ainsi, à certaines échelles et suivants interlocuteurs et situation, l'on pouvait se retrouver réduit à 'un membre de tel groupe'. Durant la guerre civile, par exemple, personne ne connaissait personnellement Rhys. Les humains qui l'auraient croisés auraient dit 'l'Esprit', 'un Esprit', sans chercher s'il pouvait aimer une humaine, s'il pouvait être ami avec des humains, s'il était raciste d'une quelconque sorte. Et bien c'était exactement ce qu'il se passait pour les déchus, en ces temps houleux. Ils étaient des Déchus, rien de plus, rien de moins. Il n'y avait aucun moyen de connaître la vie et le passé de toutes ces personnes, aucun moyen efficace de faire le tri entre les lâches et les opportunistes. Du coup, ils étaient tous des Déchus. Pas de noms, rien que cette qualification désagréable et raciste. Mais il n'y avait pas de quoi s'énerver, pas de quoi se révolter. Parce que c'était évident, parce qu'il ne pouvait décemment pas en être autrement. Quand on se réfugiait dans le nid de l'ennemi, même s'il ne nous mangeait pas, on ne devait pas s'attendre à un traitement de faveur. Or, comme il l'avait dit, 'l'ennemi' était déterminé par son apparence. Elfe, donc déchu. Humain, donc déchu. Ce type était un Elfe, c'était un ennemi qui n'avait rien trouvé de mieux à faire que de venir s'installer chez eux plutôt que de rester chez les siens. Honnêtement, ça n'aurait pas étonné l'Esprit aux yeux bruns qu'un humain se fasse tuer sans raison un jour, dans les rues de cette capitale. Ou un Elfe, bien qu'ils étaient encore moins nombreux que les être sans pouvoirs ni particularité. C'était la vie. Injuste, mais qui n'était pas prêt de changer.

A moins que quelqu'un n'en décide autrement, bien entendu.

Sans dévisser ses yeux du mur en face de lui, Rhys 'posa son regard' sur le jeune Elfe. Il n'aurait pas aimé être à sa place, c'était certain ; réflexion inutile puisque ça n'arriverait jamais. Contrairement à d'autres, Rhys n'avait ni l'envie ni le besoin de plaindre ce garçon et d'essayer de se mettre dans ses bottes pour chercher à savoir s'il avait eu raison ou tort. Il n'y avait que le point de vue de l'Elfe qui avait de l'importance, le sien n'en avait pas. S'il pensait avoir eu raison de rester, alors il avait eu raison. S'il avait des problèmes à cause de cela-et il devait en avoir-c'était lui qui les assumait, n'est-ce pas? Pas Rhys. Donc ce n'était pas à lui de dire 'c'est bien' ou 'c'est mal'. Il n'avait fait que dire clairement qu'il était lâche et un brin opportuniste. Est-ce qu'il avait eu raison de l'être? Ça ne regardait que lui. Il lui donnait son point de vue sur la question, il ne lui faisait pas la leçon. Il ne lui dirait pas de s'en aller ou de rester, il ne lui dirait pas qu'il était quelqu'un de bien ou un idiot profond. Comme il l'avait dit, ça ne regardait que lui. A chacun ses problèmes. Il ne pensait pas que ce garçon aux cheveux gris l'apprécie ; sans doute devait-il le trouver prétentieux, ou bien tout simplement désagréable. Peut-être que dans les faits, il avait des raisons de ne pas être sympathique avec les autres : peut-être que son père l'avait battue durant son enfance, peut-être qu'il était orphelin et que ses parents s'étaient toujours moqués de lui. Peut-être bien qu'étant enfant, il était toujours seul et qu'il n'avait pas d'amis. Ça l'aurait justifié, il en convenait. Mais ça ne regardait pas cet Elfe déchu, les raisons pour lesquelles il était comme ça. Même s'il avait tout connu de son passé, il n'aurait pas été en mesure de juger si c'était justifié ou pas. Parce que ce garçon ne pouvait pas comprendre, il ne pouvait pas plus se mettre à la place de Rhys que Rhys pouvait se mettre à la sienne. Deux personnes différentes pouvaient s'entendre, se comprendre, se juger et s'apprécier ou bien se détester, se moquer l'un de l'autre ou se vouer un amour sans fin. Tout cela était possible, il y avait des milliers de façon de lier profondément deux personnes l'une à l'autre. Cependant, jamais personne ne pourrait comprendre ce que chacun avait vécu à moins de n'avoir vécu strictement la même chose. Et encore. Le ressenti pouvait être différent, tout dépendait de ce que l'on avait compris de la situation, de ce que l'on en avait pensé, de ce que l'on aimait ou pas. Non, non. Essayer de comprendre les autres, non. Se mettre à leur place était impossible. On pouvait plaindre ses amis parce qu'on les savait tristes et qu'on savait qu'ils en avaient besoin. On 'imaginait que', mais ça s'arrêtait là. L'Esprit aux cheveux noirs ne connaissait pas son interlocuteur, il ne se serait pas tenté à essayé de savoir ce qu'il pouvait bien ressentir chaque jour en arpentant les rues de la capitale. Ce n'était pas dans ses cordes. Ça ne l'intéressait pas. Après tout, il fallait savoir se détacher des autres pour pouvoir vivre et penser comme on le souhaite : avec toujours quelqu'un qui vous impose son point de vue et qui altère votre jugement, on vit selon les règles et les besoins de quelqu'un d'autre. Et ça, sûrement pas. Jamais.

"Oui,c'est vrai. Alors je peux m'en aller,non?Après tout,si vous ne comprenez pas,je n'ai aucune raison de vous dire quoi que ce soit."

Pourquoi diable demandait-il la permission? Comme il le lui avait dit, jamais il ne l'avait forcé à rester, jamais même il ne lui avait demandé de rester. Rhys était assis sur son muret, en train de tranquillement attendre que le temps passe : si ce garçon tenait à reprendre son chemin, il aurait pu le faire depuis de longues minutes déjà. Ce n'était pas comme s'il avait besoin qu'il le libère pour qu'il puisse activer ses jambes et rentrer chez lui, ou les Dieux seuls savaient où il pouvait bien se rendre. Qu'il reste ou qu'il parte, la journée du jeune homme aux yeux bruns n'en serait pas changée le moins du monde.


«C'est toi qui vois. Je ne te retiens pas, je l'ai déjà dit..., répéta-t-il dans un soupir. Et je t'ai aussi déjà dit que je ne pouvais pas te comprendre. Je ne suis pas un Elfe déchu, jusqu'à preuve du contraire.»
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé





MessageSujet: Re: Blah, blah, blah.-[TERMINE]   

Revenir en haut Aller en bas
 

Blah, blah, blah.-[TERMINE]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 2Aller à la page : 1, 2  Suivant

 Sujets similaires

-
» shaken blah
» Convocation de Shaken Blah
» [Salle à manger]Petit diner entre amis [TERMINE]
» [THEME] Baiser volé [TERMINE]
» Les histoires d'amour finissent mal, en géneral...[FB 1753] [TERMINE]

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Illea's world :: Royaume de L'Ouest :: Jiang Zemin :: Les rues-