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 Coffee break [TERMINE]

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MessageSujet: Re: Coffee break [TERMINE]   Mar 1 Juin - 14:15

Non.Il fallait être honnête dans la vie,et Marcus l'était indéniablement.Et a une question comme celle ci,il aurait répondu,en toute sincérité non.Non,il n'avait pas des intentions totalement louables et angéliques au moment d'inviter Lorelei a boire quelque chose.Non,il avouait ne pas faire cela par pure gentillesse ou parce qu'il se prenait pour un bon samaritain.Il n'avait pas fait cela par pure gentillese,c'était archi faux.Si il avait invité Lorelei,c'était effectivement avec quelques arriéres pensées.Mais que pouvait t-il dire de plus?Penser n'amenait a rien.Les pensées ne passaient pour la majorité jamais le cap de leur lieu de naissance,et personne n'était jamais au courant de quoi que ce soit.Ces pensées ne se concrétisaient dailleurs pour ainsi dire jamais.Le fait d'avoir imaginé que Lorelei et lui puisse bien s'entendre,et éventuellement plus,faisait de lui un dangereux fou en liberté?Il n'éstimait pas,de son propre point de vue.Il ne faisait que penser,et tant que rien ne se produirait,il n'aurait rien a regretter.Alors bien sur,il avait proposé a Lorelei de s'asseoir,de prendre un verre,lui avait fait des compliments,tout ceçi avec le but évident pour chacun de lui plaire et de lui faire plaisir.Mais même si,il fallait encore une fois jouer la carte de l'honnêteté,elle lui plaisait beaucoup pour le moment,jamais il n'aurait perverti la demoiselle en quel point que ce soit.Si jamais la suite se passerait effectivement comme Marcus le préférerait,il voulait que cette suite ca soit Lorelei qui la décide.Lui,n'était là que pour indiquer le chemin.C'était a la jeune Elfe de choisir ou non.Donc véritablement,Marcus n'avait aucune raison de s'en vouloir.Il avait invité une jeune fille a boire quelque chose?Certes,il ne le niait pas.Il l'avait fait en espérant ainsi entrer dans les bonnes grâces de la jeune fille?Certes.Il ne le niait pas non plus.Il espérait ainsi la draguer et l'importuner sans cesse,de maniére a finalement la violenter contre son gré?Jamais de la vie,il n'avait pas un instant pensé cela.Il ne faisait que se conduire decemment,avec galanterie.Qu'on le croie ou non,mais les deux fils Deslura étaient capables d'être galants.Andrew,bien sûr l'était presque sans interruption.Son jeune frére était si bien éduqué qu'avec n'importe quelle femme sur son chemin,il se serait montré poli et respecteux.Si il était célibataire et qu'elle lui plaisait,il se pouvait même qu'il lui offre un verre,en espérant bien entendu se faire bien voir de la jeune élue.Andrew marchait de cette maniére,selon ce que son grand frére savait.Et bien le dit grand frére pouvait tout aussi bien être galant.Simplement,il ne l'était pas avec n'importe qui.Pour avoir droit a de la courtoisie et un comportement charmant,il fallait le mériter.Lorelei n'avait plus a faire ses preuves,elle était jolie,visiblement un peu soupe-au-lait,et avec pas mal de franchise.De ce qu'il en avait vut,elle savait également se montrer courtoise.Non,Marcus ne detestait rien en cette jeune femme,a l'exception peut être de son frére.Oh,il ne detestait pas ce dernier,detester quelqu'un après seulement quelques échanges de conversation quelle idée!,mais disont qu'au contraire de sa soeur,si Marcus s'était retrouvé seul avec,il n'aurait sûrement pas tenté de faire la conversation.Dailleurs,si Lorelei n'avait pas été mêlée à la rencontre avec Reagan,peut être les rôles auraient t-ils été inversés.A part le fait que Marcus discutait avec sa soeur de maniére qui aurait peut être put sembler douteuse,Reagan n'avait sûrement aucune raison d'en vouloir au jeune homme aux cheveux sombres.Strictement aucune.Ils ne se connaissaient pas,Marcus n'était pas particuliérement laid,Reagan non plus,ils n'avaient pas l'air tout deux de profond associaux et au vut du comportement de l'Elfe blond,il semblait évident qu'il aimait se faire remarquer.Le genre de personne que tout le monde connaît,et qui as donc forcément beaucoup d'amis.Marcus ignorait la vie de Reagan,c'était un fait,mais il aurait parié qu'il devait detester peu de monde,et que même si il pouvait sembler bizzare,il devait avoir pas mal d'amis.Oui,si Lorelei n'avait pas été là,les deux hommes ne se seraient sans doute jamais parlé.Seulement,elle était là,et elle plaisait a Marcus,de ce fait,Reagan n'aimait pas Marcus.Simple et concis,comme explication.Enfin,c'était l'explication que Marcus donnait quand il voyait clairement dans les yeux mauves de l'Elfe nouveau venu,que ce dernier semblait décidé a haïr le garde du corps pour le restant de ses jours.


Son impression fut confirmée lorsqu'il se rendit compte que cela faisait déja dix bonnes secondes qu'il tendait la main,tandis que l'autre le regardait sans plus aucun regard pour la dite main tendue.Bon,ça avait au moins le mérite de pouvoir être interprété clairement dans la coutume humaine.Reagan refusait toute proposition amicale de la part de Marcus.Après,il se pouvait que le blond n'ai pas compris le geste du brun,et attende une explication,mais même si ce genre de conclusion n'aurait pas étonné Marcus,compte tenu de l'air un peu simplet qu'arborait le frére de Lorelei,c'était si peu crédible et l'autre conclusion semblait si évidente qu'il était idiot de penser que Reagan n'avait pas compris.Ou tout du moins,c'était assez bête.Peut être pas totalement idiot,remarque.Enfin,le fait est que Marcus penchait volontier pour la thése du frére,a présent.Il n'en était pas certain,mais au vut de leur comportement,les deux Elfes lui rapellait beaucoup les divers frére et soeur qu'il avait put voir dans sa vie.Il ne pouvait pas comparer avec sa propre existence,après.Evidemment.Lui,il avait un jeune frére cadet,duquel il était tout de même l'ainé de cinq ans,et s'était toujours très bien entendu avec.Rien a voir avec la relation frére-soeur que Reagan et Lorelei lui offrait sous ses yeux bleus foncés.Bon,après il était fort possible que le garde du corps se trompe,et qu'il s'agisse de cousins,d'amis,ou bel et biens de fiancés l'un a l'autre.Hum....Il ne savait pas avec certitude.Mais si il aurait dut choisir,ca serait bel et bien frére et soeur.Sûrement parce que Reagan se montrait....Visiblement protecteur avec la jeune fille.Comme un grand frére,en fait.Oui,le genre d'ainé qui fait tout pour que sa petite soeur ne se pervertisse pas par un inconnu,qui refuse de voir sa si gentille et mignonne petite soeur sortir avec des gens de sexe masculin,qui frapperas un ami si ce dernier a le malheur de demander a voir sa soeur.Le genre de grand frére surprotecteur,quoi.Bien sur,c'était fréquent dans les familles.Lui même comprenait ce genre de comportement,et si jamais Andrew était sur le point de commettre une gaffe irréparable,sans doute tenterait t-il de le stopper.Pour autant,il ne comprenait pas qu'on fasse autant l'impasse sur les relations avec les autres.Lui,il n'avait jamais empêché a son petit frére de frequenter des jeunes filles,il s'en inquiétait un peu,mais ne le gênait absolument pas.Pourquoi le devrait t-il?Est ce que lui,il était gêné par une quelconque autorité supérieure quand il s'adonnait a des activités sociales?Non,pas du tout.Et jusque là,il s'en était plutôt bien sorti,de même que Andrew aux derniéres nouvelles.Protéger son cadet,daccord.Le faire jusqu'a etouffer le dit cadet,non,ça c'était une très mauvaise idée.Mais quoi que Marcus en dise,il doutait que Reagan l'écoute d'une quelconque maniére.Dailleurs,si le jeune homme aux cheveux longs s'était mit a parler de 'l'interdiction a Lorelei de voir des hommes' il pouvait être sûr que après,il serait définitivement rangé dans la catégorie des personnes a éviter.Marcus connaissait ce genre de grand frére.Fredric en était un parfait exemple.Presque dictateur avec sa jeune soeur en ce qui concernait les relations amoureuses,il ne lui laissait aucun instant de répit,et chaque personne qui osait s'en approcher se prenait automatiquement un coup d'épée.Les grands fréres protecteurs n'étaient pas des personnes a enerver.Voilà sans doute pourquoi Marcus ne poussa qu'un faible soupir,après avoir retiré sa main,avec laquelle il apella la serveuse une seconde fois.Serveuse qui se dirigea droit sur lui en quelques instants.En quelques secondes,Marcus passa la commande de Lorelei,a savoir de la menthe,puis laissa la jeune fille s'en aller en la remerciant d'avance.Après quoi il regarda de nouveau Reagan,qui s'était senti obligé d'être assez désagréable.


« Je n'aime pas votre nom. Quelle idée d'appeler son enfant. »

Ah?Bon,et bien si il n'aimait pas le prenom "Marcus" c'était son probléme.De maniére personelle,l'aîné Deslura aimait bien son prénom.Il était simple,facile a retenir,se fondait assez bien dans la masse sans pour autant être un nom particuliérement commun.Bien sûr,ça n'était peut être pas comme ca qu'il aurait choisit de s'apeller si on lui avait laissé le choix,mais il trouvait que ses parents avaient prits de bonnes précautions,vis a vis de son patrinonyme.En tout cas,Marcus aimait bien son prénom,il le trouvait dans la moyenne.Il préférait s'apeller Marcus que Reagan,en tout cas,ca c'était sûr.Ca n'était bien évidemment là qu'une remarque personnelle,mais l'aîné Deslura n'aimait pas vraiment ce prénom.Ca sonnait....Il ne savait pas vraiment.Assez faux,peut être?Disons que le prénom lui paraissait peu adapté pour quelqu'un comme Reagan,en l'occurence.Reagan aurait sûrement très bien put aller a l'inconnu qui mangeait sa salade a la table d'a coté.Ou au jeune chien du patron.Mais a un Elfe,Marcus ne trouvait pas ça très....Très bien assorti.Ce prénom lui paraissait trop humain,sans doute.Des Reagan,il en avait déja croisé quelques uns dans l'armée,tous étaient cent pour cent humains.Bon,après,c'était aussi son probléme.Aucun n'aimait vraiment le prenom de l'autre,c'était un fait.Mais Marcus préféra se taire.Il n'avait pas vraiment envie d'engager une conversation sur le théme des prenoms avec l'Elfe,surtout si ce dernier ne paraissait pas capable d'aligner deux mots sans se tromper.Oh,ca n'était pas une pensée insultante,non.Mais un constat.Il faut dire ce qui est,et en l'occurence,Reagan n'arrivait pas a parler correctement.


« Je vous préviens, ma sœur est déjà prévue en mariage avec quelqu'un. Ce serait bien que vous ne l'approchiez pas trop. »

.....Hun?Oui et?Marcus n'avait absolument aucune intention d'épouser Lorelei,il ne comptait même pas vraiment sortir avec pour le moment.Tout ce qui l'interessait,c'était lui faire plaisir,et si jamais le courant passait bien entre eux,peut être entamer quelque chose.Si jamais elle était déja prise,il ne voulait pas jouer les troubles fêtes,mais ca ne l'empêchait pas de continuer a la voir,juste de maniére amicale.Il ne savait pas trop comment voir Lorelei.Comme une amie,ou comme quelqu'un qu'il aurait voulut qu'elle soit un peu plus qu'une amie,ou simplement comme une jolie fille qui aime se faire offrir de la menthe.Maintenant,il savait plus ou moins comment aborder le sujet,mais bien evidemment,il fut déçu d'apprendre cela.Bien sûr,le fait que Lorelei soit fiancée,ou tout du moins il semblait ce que c'était là ce que Reagan voulait dire,ne signifiait absolument pas que l'homme de main allait partir l'air penaud,dégoûté de perdre une possible conquête.Ca ne voulait pas non plus dire qu'il allait s'insurger,et esperer être l'heureux élu en pleurant.Il n'était pas fou.Il était simplement déçu.Elle était très jolie,elle lui plaisait bien,il aurait bien voulut savoir si une histoire avec pourrait être possible.En l'occurence,ca ne l'était pas,et cette occurence le décevait assez.Il aurait bien aimé,vraiment....


«Sûrement non! Je ne me marierais pas, tu dis n'importe quoi!»

....Ah?Pendant un instant,Marcus fronça les sourcils,ne sachant absolument pas que penser.Elle se mariait,ou pas,finalement?Elle était déja fiancée?Est ce que quelqu'un lui était déja promis,ou pas?Avait t-elle quelqu'un dans sa vie et ne voulait t-elle pas le voir?Ou Reagan racontait t-il n'importe quoi dans le but de décourager Marcus?....La derniére solution,sans aucun doute.Reagan avait lançé cette réplique alors qu'il s'agissait de la deuxiéme fois a peine qu'il adressait la parole a Marcus,et sur un ton particuliérement....Hum.Un ton que Marcus n'aurait jamais put avoir,lui.Et Lorelei démentait.Dailleurs,elle semblait bien vouloir le démentir,puisqu'elle planta ses yeux lilas,très beaux en passant,dans les yeux bleux foncés du jeune humain.


«C'est faux.»

Bon,et bien voilà,au moins c'était clair a présent.Reagan avait raconté de belles craques au jeune homme,sûrement dans l'espoir de le décourager,ou de faire enrager sa soeur.L'air visiblement soulagé,mais pas trop,Marcus hocha doucement la tête,faisant signe qu'il comprenait parfaitement.C'était faux.Il se retourna vers Reagan,et lui demanda en haussant légérement les sourcils.


"Pourquoi vous m'avez raconté ce mensonge...?Auriez vous peur de quelque chose?"

Bien evidemment,Reagan n'était pas obligé de répondre,et il se pouvait très bien qu'il l'ignore de la même maniére qu'il avait ignoré sa main.Bon,ca n'était pas plus mal comme ça,après tout.Marcus n'avait pas la moindre envie de déclencher un quelconque conflit,qu'il soit verbal ou physique.De toutes maniéres dans les deux cas,il était plus ou moins sur de son avantage.Verbalement,cela allait sans dire,et physiquement,Marcus était loin d'être quelqu'un de minable.Il ne connaissait pas Reagan,mais ne pensait pas que ce dernier soit réellement quelqu'un de surentraîné au combat.Peut être connaissait t-il quelques bottes,oui.Mais il ne devait pas avoir le niveau d'un officier entraîné de l'armée,en tout cas.Ca lui paraissait hautement improbable.Enfin,peu importe.De toutes maniéres,Marcus n'engageait jamais les conflits le premier.Il n'agissait toujours que par riposte.Même si il fallait recconaître qu'il y'avait de quoi riposter,le garde du corps savait que ca serait une perte de temps,et que Lorelei n'en serait que plus gênée.Ca,c'était hors de question.Reagan pouvait faire tout ce qu'il voulait pour pourrir la journée de sa soeur,Marcus essayerait de l'en empêcher comme il le pouvait.En l'occurence,en se comportant tout a fait normalement,sans aucune acrimonie.Pourtant,ca n'était pas l'envie lui lui manquait de se lever et de devenir soudainement bien plus froid avec l'Elfe blond.Mais il ne le ferait pas.Au moins par egard pour la jeune fille qui avait eu la gentillesse d'accepter son invitation.


Leur échange suivant parla de la conversation entre Marcus et Lorelei il y'a quelques instants.Une conversation que l'humain aurait été ravi de pouvoir poursuivre,si l'enemi ne s'était pas manifesté.Lorelei éclaira visiblement la lanterne de son frére,ne semblant avoir rien d'autre a ajouter.Marcus,lui,estimait pour sa part qu'ils n'avaient parlé de rien de bien précis.Il se contenta donc de hocher la tête,sans rien dire,observant le frére et la soeur,et regardant la serveuse revenir avec la menthe qu'il avait commandé pour Lorelei.Marcus fouilla dans sa poche quelques instants,en sortit une piéce qu'il donna a la jeune fille,prit le verre contenant la boisson commandée par la jeune Elfe blonde,et le tendit a cette derniére.


"En parlant de ça,votre verre est arrivé.Tenez,c'est moi qui vous l'offre de toutes maniéres."
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MessageSujet: Re: Coffee break [TERMINE]   Sam 26 Juin - 3:00

Quand on ne connaissait pas quelqu'un, on s'abstenait de le juger. C'était du moins ce que se plaisait à penser Reagan, et ce que malheureusement, peu, trop peu de personnes appliquaient. A croire que dans ce pays, être hypocrite leur plaisait autant que plaisait à un enfant de courir dans les champs en riant et chantant! Il n'allait pas comparer les habitants du pays d'Illea et ceux de son île sur tous les sujets possibles, mais là encore, la différence était telle qu'il était impossible de ne pas comparer les deux situations. Reagan était loin de détester le Royaume dans lequel il habitait à présent, mais il l'aimait bien moins que son île natale, qui avait disparue il y avait déjà deux années de cela dans les flots azurs de la mer déchaînée. Les Elfes, en plus d'être en général plus beaux que les humains, étaient aussi bien plus respectueux et compréhensifs que la grosse majorité de ces personnes aux courtes oreilles qui se promenaient chaque jour dans les rues d'Esidir, Litinna, et toutes les autres villes à des kilomètres à la ronde. Ils faisaient attention à la nature, la respectait comme si elle avait été une personne vivante (ce qui était plus ou moins le cas aux yeux du jeune blond), ne jugeaient pas les autres sans les connaître, allaient de l'avant et parlaient aux autres sans la moindre gêne...Il n'y avait aucun doute là-dessus, leur culture et leur morale étaient bien plus saines que celles des humains, et ils ouvraient sur le monde qui les entouraient un regard beaucoup plus compréhensif et honnête. Reagan ne comprenait par exemple pas cette méprise des riches envers les plus pauvres qu'eux, à chaque fois, cela lui faisait ouvrir de grands yeux et froncer les sourcils. Il détestait ça, il détestait ça. Tout le monde était égal à son voisin, juger quelqu'un en fonction de l'argent qu'il possédait était tout bonnement abjecte aux yeux du jeune homme. Si l'on devait détester quelqu'un, il fallait que ce soit à cause de son caractère ou sa personnalité, non de la qualité de ses vêtements ou le nombre de bijoux qui pendaient à son cou ou ses poignets. Reagan avait toujours été quelqu'un de particulièrement tolérant, et qui jamais ne jugeait par l'apparence extérieure. Les seules raisons pour lesquelles il s'autorisait à détester quelqu'un étaient si cette personne restait froide à son égard malgré ses nombreuses tentatives à engager la conversation, ou si un homme au regard lubrique s'approchait de sa sœur. Oh, bien évidemment, si un gentil jeune homme au grand sourire s'approchait d'elle pour lui demander son chemin et repartait tout aussi poliment après avoir reçu sa réponse, il ne dirait rien, ne bougerait pas même le petit doigt. Contrairement à ce que l'on pouvait croire, Reagan voyait des limites à ses actes, et se rendait bien compte quand le ridicule était tel qu'il ne pouvait même plus porter le nom de ridicule. Et s'il se mettait à agresser, que ce soit physiquement ou moralement, chaque homme qui s'approchait de Lorelei, il y avait fort à parier pour que cette dernière soit réellement agacée par son attitude. Non, vraiment, Reagan se modérait, ou du moins, essayait de se modérer du mieux qu'il le pouvait. Mais là, c'était plus qu'il ne pouvait le supporter. Il le voyait arriver à cent kilomètres, cet homme, sérieusement...On ne faisait pas plus voyant, comme technique de séduction. Il le savait de sa propre expérience, s'il avait proposé un verre de sa propre poche à une jeune fille venue s'installer là sûrement au hasard et dans le seul but de faire passer le temps, ce n'aurait pas été sans arrières pensées. Alors si cet homme proposait un verre à Lorelei, il avait forcément des arrières pensées. Parce que que ce soit Humains ou Elfes, les garçons agissaient de la même manière. Peut-être étaient-ils simplement plus doux et subtils chez les Elfes? Ah, ça ne l'aurait pas étonné! Les humains étaient bien trop brusques. Reagan Arellys n'était pas raciste pour un sou, mais utilisait n'importe quel argument qu'il trouvait pour défendre son point de vue, et ce même s'il divergeait avec sa manière de penser. Ce n'était pas comme si cela allait le tuer, de toute manière. Enfin, bref...

Il parlait auparavant de ne pas juger les autres sans les connaître. Et c'était un fait connu de tous, juger quelqu'un sans le connaître était bien plus dangereux qu'il n'y paraissait. Au regard que ce type lui lançait, Reagan pouvait clairement affirmer qu'il était en train de le juger, et il fronça ses fins sourcils, grimaçant aussi joliment qu'il le pu. Il ne savait rien de lui, et il ne savait rien de plus sur Lorelei. Et le garçon aux yeux d'améthystes en faisait le serment, il n'aurait jamais l'occasion d'en apprendre plus. Reagan avait les moyens de se défendre, aussi bien verbalement que physiquement. Bon, verbalement, il devait l'avouer, il ne pouvait pas vraiment user de belles et longues phrases sans faire une faute à chaque mot, mais...S'il arrivait à exprimer correctement ses idées et que le message passait malgré tout, il n'avait besoin de rien d'autre. Il pouvait lui clouer le bec, il en était sûr et certain. Il était intelligent, personne de son entourage n'aurait osé dire le contraire. Ce n'était pas parce qu'il se plaisait à faire l'idiot et sourire comme un retardé qu'il l'était réellement, il fallait savoir discerner le vrai du faux, si l'on ne voulait pas faire de graves erreurs. Par conséquent, Reagan ne s'inquiétait même pas un minimum de la tournure qu'allait prendre la conversation, pas le moins du monde. Il était certain d'avoir l'avantage, ce qui expliquait le petit sourire qui avait étiré ses fines lèvres lorsque Lorelei s'était exclamée que cette histoire de mariage était fausse. Tch, évidemment, que c'était faux, il n'aurait jamais laissé quelqu'un se marier à sa sœur alors qu'elle était aussi jeune, un peu de bon sens. Mais l'important était que l'autre à côté l'ai cru, ne serait-ce que pour quelques secondes seulement. Jetant un rapide coup d'œil au visage de ce type aux longs cheveux, qu'il trouvait définitivement disgracieux, il ne pu empêcher une mine dégoûtée de faire son chemin jusqu'à son visage et étirer ses fins traits. Face à lui, il ne se préoccupait même plus de paraître poli, il ne voulait pas gagner son amitié, après tout, ni même sa sympathie. Il ne voulait rien de lui, sinon qu'il se tienne loin de sa famille. Ce qu'il pouvait le détester, cet espèce de satyre...

L'Elfe aux cheveux blonds ondulés tapa ses ongles contre la table, rythmant doucement les paroles de sa sœur, retrouvant en entendant la voix de sa cadette ce si grand sourire qui le caractérisait d'ordinaire:


«Pas de grand chose, en fait. Je viens de venir, on a parlé un peu, et il m'a proposé un..., verre. C'est tout.»

Il leva ses yeux au ciel, ou plutôt en l'occurrence au plafond, poussant un petit soupir dans le même mouvement. Ah ça, il s'en doutait, qu'ils n'avaient pas du parler de grand chose entre eux! Quand notre partenaire de discussion devait à coup sûr posséder le quotient intellectuel d'une moule, on ne devait pas s'attendre à grand-chose. Oh, oups! Ne venait-il pas de le juger sans le connaître? Allez, parce que Reagan était une personne généreuse à l'extrême, il allait lui laisser le bénéfice du doute! Le temps qu'il puisse parler et montrer l'étendue de son intelligence, si toutefois il en possédait une, ce dont Reagan doutait franchement. Mais allez savoir, même un crapaud pouvait nous surprendre, alors pourquoi pas un satyre? Il était gentil, alors pour l'instant, il se contenterait de penser qu'il était juste un peu simplet. C'était un bon compromis, selon lui, entre le penser attardé et ne pas le juger sans le connaître. Ce n'était pas sa faute, tout de même, si ses yeux reflétaient avec une justesse déconcertante le vide qui devait régner en maître dans son esprit. Mais il n'avait rien dit, il n'avait rien dit...Il ne jugeait pas sans connaître. Et il ne connaissait pas ce cré...Gentil jeune homme assis en face de sa sœur. D'ailleurs, il lui semblait bien avoir entendu ce dernier lui poser une question avant que Lorelei ne lui réponde. Ah oui, hors de question de l'ignorer, cette question là, bien que la réponse semblait évidente et qu'il devait plus ou moins s'y attendre. Oui, il avait peur de lui, et plus particulièrement du regard lubrique qu'il posait sur sa sœur à chaque seconde. Reagan était conscient qu'en faisant ce qu'il faisait, il déclarait les hostilités, mais il n'en avait rien à faire. Il était intelligent, il pouvait répliquer par les mots et trouver de bons arguments pour défendre son point de vue. Et s'ils en venaient aux mains, et bien, que ce garçon sache que ce soit avec son duo d'épées ou à mains nues, Reagan était un jeune homme qui se battait plutôt bien. Voir très bien. Sur l'île d'où il venait, il n'y avait pas de formation...Militaire, comme il y en avait à Illea. Mais quoi de plus normal? Isolés au milieu de l'océan, vivant en parfaite autarcie et en parfaite harmonie, les Elfes n'avaient jamais eu besoin de former une armée. Ceux qui se battaient là-bas le faisaient par pure distraction ou passion, mais jamais il n'y avait eu de cadre professionnel du genre de l'armée. Alors même s'il n'avait peut-être pas eu le même 'parcours' que certains soldats, ça ne l'empêchait de savoir se battre aussi bien. Si Marcus pensait qu'il ne savait pas manier les épées qu'il portait en ce moment même sur lui, alors il se trompait, et gravement. Les titres tels que Général des Armées ou Commandant n'avaient aucune valeur de là où il venait. Ceux qui se battaient très bien sur son île étaient de simples villageois, et même ici, étaient toujours de simples villageois. Il ne fallait pas sous-estimer les Elfes. Ils pouvaient ne pas avoir de titres impressionnants, mais ils n'en restaient pas moins aussi doué, voir plus, que les Humains dans ce domaine là.

Avisant la boisson que le type aux cheveux sombres tendait à présent à Lorelei, il eu un petit sourire en coin, ce sourire qu'arboraient les enfants avant de renverser le vase pour se venger des chocolats que ses parents n'avaient pas voulus leur acheter. D'un rapide mouvement, il saisit le verre entre ses longs et minces doigts, l'arrachant des mains de Marcus avant que Lorelei ai pu l'attraper elle-même. Il le porta à ses lèvres, en bu une petite gorgée-une toute petite, le but n'étant pas de boire le verre en entier, bien évidemment...-, le posant ensuite en face de Lorelei, avalant lentement sa gorgée. Il eu une mine perplexe l'espace de quelques secondes, puis un grand sourire vint de nouveau étirer ses lèvres, alors qu'il fit, le ton joyeux et léger, comme si ce qu'il venait de faire eu été parfaitement normal:


« C'est bon, ce n'est emp...Hmmm...Il n'y a pas poison. Tu peux le boire sans...craintes. »

Après avoir dit cette phrase, pleine de sens s'il en était, il se tourna vers Marcus, son sourire se changeant en une expression compréhensive, et haussa sa voix de nouveau, parlant cette fois-ci lentement et en détachant bien les syllabes, comme s'il avait eu peur que l'autre ne le comprenne pas sinon:

« Oui, pour être honnête, j'ai peur ce que vous pourriez faire à ma sœur. Vous ferez mieux ne pas l'approcher. »

Il leva ses yeux au plafond de nouveau, comme s'il cherchait une quelconque réponse dans sa blancheur, et reposa finalement ses superbes iris sur celui à ses côtés, ajoutant, penchant sa tête sur le côté, son sourire ayant alors complètement disparu de son faciès à l'expression suspicieuse et froide:

« Comment vous pourriez savoir si c'est elle qui dit la vérité? Peut-être que Lorelei ment et que c'est moi qui dit la vérité. Mais vous préférez la croire, alors ça prouve que vous êtes intéressée par elle. Vous ne saurez qui dit la vérité, de toute façon. »

Après quoi, il poussa un profond soupir satisfait, pivotant sur sa chaise pour tourner le dos au garçon et se retrouver face à sa sœur préférée, lui lançant en Elfe, d'un ton de voix redevenu joyeux et désinvolte:

« Alors, Lorelei, tu en avais assez du bruit? Tu aurais du nous retrouver, Aleht moi et Papa. Nous aurions pu rentrer plus tôt que prévu. Se rendre seule dans un endroit pareil, rempli de pervers en tout genre, ce n'est guère prudent. »

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Can't you see you're beautiful,
And you deserve so much more,
I would give you everything if there was a way...
If I was king for a day, I'd make you my queen,
I'll give you anything.

I'll take you away from this little apartment,
And escape this pain that you've been living with,
I would build you a castle in the skies,
So high it'll blow your mind,
I would give you a crown,
Made from the promises for better life.

If I was king for a day,
I'd make you my queen.


“The secret of reaping the greatest enjoyment from life is to live dangerously!“
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La terrible pilleuse d'églises

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MessageSujet: Re: Coffee break [TERMINE]   Sam 31 Juil - 16:03

Lorelei était gentille. A sa façon.

Elle était peut-être acerbe et caustique, il n'en restait pas moins qu'elle était une jeune fille et que, comme toute jeune fille, elle avait des qualités censées contrebalancer les défauts. Et, oui, à sa manière, elle était gentille. Ce n'était pas une gentillesse constante et tout à fait spontanée, comme celle qu'on rencontrait chez quelques rares personnes qui auraient réellement aidé n'importe qui, auraient réellement donné leur bonheur à leur proches, quitte à vivre tristes pour le restant de leurs jours. Ce n'était pas non plus une gentillesse uniquement intéressée, celle des hypocrites et des arrivistes qui ne se montraient gentils et attentionnés que quand ils savaient que ça leur serait utile par la suite. Non. C'était simplement une gentillesse ponctuelle, dirigée vers un nombre restreint de personnes ; sa mère, Treyton, Reagan, ses amies..., ces personnes avaient, à ses yeux, une place particulière dans sa vie. Elles en faisaient partie intégrante. Il lui semblait, de fait, logique d'agir différemment avec elles : elle se montrait plus conciliante, elle souriait, riait et criait. En un mot, elle s'ouvrait. Aux yeux des inconnus elle n'était qu'une jolie Elfe qui marchait, l'air peu aimable, fermée à toute conversation, ses yeux perçants fixés sur l'horizon. Aux yeux de ces personnes auxquelles elle tenait elle avait un visage, diverses expressions, un caractère bien défini. Pourtant il fallait dire que si parfois elle se montrait souriante et agréable, ça n'arrivait pour autant pas réellement souvent, ce n'était pas dans ses habitudes. Peut-être la jeune fille était-elle plus douce avec sa mère, qui la connaissait mieux que personne et qui s'était occupée d'elle avant même sa naissance ; peut-être l'était-elle moins avec les autres. Peut-être était-elle un peu trop dure avec son beau père, parfois. Le pire dans tout cela était qu'elle s'en rendait compte, elle s'en rendait parfaitement compte. Et elle voyait bien l'air désapprobateur et triste de sa mère à chaque fois qu'elle lançait à la figure de cet homme qui s'occupait si bien d'elle qu'il n'était pas son père et qu'elle n'avait pas d'ordres à recevoir de lui. Bien sûr que si, c'était son père. Simplement c'était un argument tellement facile, tellement petit et mesquin que de lui rappeler qu'ils n'avaient pas la moindre goutte de sang en commun qu'il était presque impossible de ne pas le dire. Il en allait de même pour Reagan, bien sûr. Comme en ce moment, où elle aurait voulu qu'il disparaisse, soit aspiré par le sol : ce genre de pensées lui traversaient souvent l'esprit, dire le contraire aurait été un mensonge éhonté, elle n'aurait trompé personne. Cela ne signifiait en aucun cas qu'elle le détestait, et s'il était mort elle aurait été terriblement triste, totalement inconsolable. Elle ne dirait jamais cela, bien entendu, plutôt mourir que de lui avouer qu'elle tenait à lui. Non, non. Mais c'était bien entendu le cas, elle espérait au fond d'elle-même qu'il pouvait le comprendre malgré son attitude à son égard. C'était son grand frère, son insupportable grand frère qui s'occupait trop d'elle et qui lui faisait honte à chaque instant de sa vie. Bien que, là encore, ils ne partageaient pas le même sang. Au fond, qu'est-ce que ça signifiait? Ils vivaient ensemble de la même manière que tout les autres qui étaient issus des même parents. Leurs parents s'aimaient comme n'importe quel autre couple. Mais ça faisait une différence, apparemment. Enfin. Qu'importe. Elle connaissait des familles dans lesquelles frères et sœurs étaient très proches et toujours à jouer ensemble, à marcher l'un près de l'autre ou à se donner des conseils. Elle et Reagan, c'était assez différent. La demoiselle aux longs cheveux blonds et son ainé se taquinaient et se battaient, en somme, mais ce n'était pas réellement méchant. Il dérangeait ses affaires, elle renversait des condiments dans son plat. Elle sortait sans prévenir, il la serrait contre lui en public. Voilà qui résumait assez bien la relation qu'ils entretenaient. Alors qu'il lui fasse honte au beau milieu d'une sorte de..., café, ça ne l'étonnait guère plus que cela. Elle ne serait pas gentille avec lui. Elle lui lancerait ce regard noir dont elle avait le secret et serrerait clairement ses poings, faisant de magnifiques grimaces quand il dirait quelque chose de stupide ou déplacé. Même si c'était quelque peu rassurant de savoir que, si elle s'était retrouvée en mauvaise posture, il aurait été là pour l'aider. Pas comme si elle en doutait. Pas comme si elle ne savait pas se débrouiller seule non plus. Elle était très débrouillarde et aurait très bien pu envoyer valser le premier pervers voulant l'emmener dans un coin sombre-ou tout du moins en était-elle persuadée. Donc elle ne le remercierait pas, elle n'avait aucune raison de le faire. Hm..., au moins s'était-elle relativement reposé les oreilles, durant le court laps de temps qu'avait duré sa tranquillité.

Court. Court, oui. C'était le mot. Elle porta son regard sur le jeune homme en face d'elle, puis sur l'Elfe aux cheveux blonds. Ils avaient l'air de s'entendre à merveille, vraiment, Lorelei n'aurait pu espérer mieux. Même si, honnêtement, qu'ils s'entendent était le cadet de ses soucis. Après tout elle ne connaissait pas ce garçon aux longs cheveux sombres, et s'il n'était pas le genre de personnes qu'appréciaient Reagan, eh bien, tant pis. Après tout le fait même qu'il le considère comme un pervers notoire-puisqu'à l'évidence c'était ce qu'il pensait de Marcus Deslura-les empêchait d'être amis. Cela l'aurait étonné, de toute manière, que le garçon aux yeux violets prenne en sympathie la personne qui voulait lui offrir un verre. Parce que ce n'était pas un secret, il était un peu trop protecteur envers elle. Rien que de plus normal qu'il s'inquiète d'un inconnu qui voulait lui offrir à boire, dès lors. Elle posa ses mains sur la table, tapotant légèrement dessus du bout de l'index. Ce n'était qu'une histoire de verre, de tranquillité..., ça n'aurait techniquement jamais du tourner comme ça. Pas comme si elle avait pu deviner que Reagan arriverait la chercher ici, en vérité elle n'y avait même pas songé un instant. Bien qu'elle savait qu'il ne devait pas être terriblement loin d'elle et qu'en la cherchant, il devait bien finir par la retrouver un jour. Sauf que, pour le coup, son escapade solitaire avait fini par tourner à son désavantage et à attirer l'attention sur elle de manière tout sauf agréable. Ce qui était fait était fait cela étant, et elle pensait bien que la situation ne risquait pas de s'améliorer, non. A moins que les deux jeunes hommes à côté et en face d'elle ne décident d'agir en adultes et de ne pas faire de vagues, bien entendu-personne ne lui avait empêché de rêver, après tout.


"Pourquoi vous m'avez raconté ce mensonge...?Auriez vous peur de quelque chose?"


Oui, que vous me droguiez avec quelque plantes, que vous m'emmeniez dans un endroit sombre et me violiez, songea-t-elle en levant les yeux au plafond. Même si, de son avis, elle ne risquait pas grand chose pour le moment. S'il avait fallu douter de chaque personne dans ce monde, elle 'aurait pas été sortie de l'auberge. Ses yeux lilas sondèrent le regard de Marcus, cherchant elle ne savait quoi dans ses iris sombres. Il n'avait pas l'allure d'un violeur, ce garçon. Enfin, elle ne pensait pas que les violeurs ressemblaient à quelque chose en particulier, mais de son point de vue il ne ressemblait simplement pas à un violeur. Et puis même s'il était plus grand et plus musclé qu'elle, à l'évidence, elle aurait tout de même pu se défendre. Même si, contre une drogue quelconque, ça aurait été assez compliqué..., oh, et puis elle s'en fichait! Il ne comptait pas la violer, voilà, point final. Et puis maintenant que son frère ainé était là, le risque devenait proche de zéro. Oui. Aucun risque.

"En parlant de ça,votre verre est arrivé. Tenez,c'est moi qui vous l'offre de toutes manières."


Lorelei allait prendre le verre et adresser un sourire reconnaissant au jeune homme, mais elle fut..., et bien, coupée dans son élan. Coiffée au poteau. Par la main de Reagan, qui saisit le verre qu'on lui tendait avant même qu'elle n'ait eu le temps de le faire elle-même. Elle s'exclama 'Reagaaaaan' en insistant bien sur la fin du prénom, fronçant ses sourcils autant qu'elle le pouvait. Quel imbécile! Il n'avait pas le droit de faire ça! Elle aurait bien aimé taper des poings sur la table pour manifester son mécontentement, mais ça aurait été trop puéril et elle renonça à l'idée. Même si, en voyant le sourire manifeste sur le visage du blond, l'envie d'abattre son poing sur son visage lui traversa un instant l'esprit. Il fallait absolument qu'elle frappe son poings quelque part. La jeune fille reposa ensuite les yeux sur le verre qu'il avait reposé devant elle, l'enserrant dans ses doigts comme s'il risquait de s'envoler. Si fort que, l'espace d'un court instant, elle se demanda s'il y avait un risque pour qu'elle ne le casse. Elle adressa une très élégante grimace à son frère quand celui-ci lui déclara qu'il n'était pas empoisonnée, et sirota elle-même le verre qu'elle tenait entre ses mains. Et eut l'air de vouloir s'enfoncer dedans quand il ajouta qu'il avait peur de ce qu'il pourrait lui faire, tout en ajoutant qu'il ferait mieux de ne pas l'approcher. Elle n'aimait pas être traitée comme une enfant, c'était agaçant. Elle approchait de qui elle voulait, et laissait qui elle voulait l'approcher. Elle avait seize ans, pas douze. Elle remercia son interlocuteur et lui sourit, jugeant que ce devait être le minimum de la politesse à observer.

« Comment vous pourriez savoir si c'est elle qui dit la vérité? Peut-être que Lorelei ment et que c'est moi qui dit la vérité. Mais vous préférez la croire, alors ça prouve que vous êtes intéressée par elle. Vous ne saurez qui dit la vérité, de toute façon. »

Intéressée par elle? Oh, Dieu non. Elle fronça de nouveau les sourcils, foudroyant Reagan du regard. Qu'est-ce qu'il allait inventer, encore..., bien sûr que non, il n'était pas intéressé par elle. Ils ne se connaissaient même pas. Il pouvait, tout au plus, la trouver jolie. Mais du reste, après le peu de conversation qu'ils avaient eu, la demoiselle ne pensait pas pouvoir parler d'intérêt quelconque. Non? Elle posa son regard sur Marcus, haussant un sourcil interrogateur. Il était normal qu'il la croie elle, après tout, puisque c'était elle qui disait la vérité. Ça n'avait rien à voir avec ce que disait Reagan, non. Non?

« Alors, Lorelei, tu en avais assez du bruit? Tu aurais du nous retrouver, Aleht moi et Papa. Nous aurions pu rentrer plus tôt que prévu. Se rendre seule dans un endroit pareil, rempli de pervers en tout genre, ce n'est guère prudent. »

L'Elfe aux cheveux blonds avala une gorgée de sa boisson, haussant les épaules. Hm..., en essence, elle s'était échappée plus ou moins volontairement. Mais ce n'était pas dangereux, pas du tout. Personne ne l'aurait agressée dans les rues bondées de la capitale, et puis ils n'étaient pas seuls, ici. Et ça avait, en effet, le mérite d'être un endroit un peu plus calme que les autres endroits de la ville. Et ça, c'était vital. Ses oreilles bourdonnaient comme si un millier d'insectes grouillaient tout près d'elle et ce n'était pas du tout agréable.


"Hm, oui. Mais je me débrouille très bien toute seule, c'est bon. Et il n'y a aucun pervers ici, hormis toi, donc je me sens en parfaite sécurité,
répondit-elle dans sa langue natale, adressant un grand sourire à son frère. Tout va bien, je ne fais que boire ma boisson au calme. Et puis Marcus est très gentil, hm."
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MessageSujet: Re: Coffee break [TERMINE]   Sam 31 Juil - 21:57

[...J'ai galéré pour ce poste,alors s'il vous plaît pas de commentaires...T__T]

Il faudrait que Marcus se pose la question un jour.Pourquoi diable n'était t-il capable d'éprouver une quelconque attirance qu'uniquement ou presque,avec des personnes aux cheveux de couleur blonde?Il n'en savait fichtrement rien.Il aimait cette couleur de cheveux,c'est tout.Il ne se voyait associé qu'avec une personne aux cheveux blonds,et pas autrement.C'est assez étrange,quand il y pensait.Et pourtant,il pouvait parfaitement trouver une jeune fille brune jolie,sans pour autant être attiré par elle.Le fait est qu'en tout cas,la couleur blonde jouait énormément dans les critéres de Marcus.Oh,il n'appréciait pas particuliérement ça.Le fait de préférer sortir avec une jeune fille laide,mais blonde,et de laisser filer la jolie petite brune n'était pas du tout quelque chose qu'il appréciait particuliérement.Pourtant,il se demandait avec sérieux si il aurait réagit comme cela.Si il avait eu le choix cornélien entre une blonde moche et une jolie brune,laquelle aurait t-il choisit?Il y réfléchissait sérieusement.C'était assez grave,non?Tenez par exemple.Marcus avait invité Lorelei parce qu'il la trouvait belle,parce qu'elle n'avait pas l'air stupide,et parce qu'elle était seule.Il lui avait donc proposé un verre,en tout bien tout honneur.Il souhaitait simplement la connaître un peu plus.Après,évidemment que si ils s'entendaient bien,ca n'aurait en aucun cas dérangé le garde du corps que leur relation passe a un stade plus avancé.Pour autant,il n'en était pas là,n'y serait peut être jamais,et n'y songeait véritablement pas,ou vraiment très peu.Non,il voulait juste connaître un peu plus la jeune Elfe,savoir si il était a son goût,savoir si elle se plaisait dans la capitale,et savoir aussi si elle aimait,ou pas,les êtres humains comme lui.Il ne voulait que cela pour l'instant,et si il s'avérait qu'elle ne correspondait absolument pas au type de personne que Marcus apprécie,et bien il aura alors dépensé un verre de Menthe pour rien.Tant pis.Après tout,il n'était peut être pas extrêmement riche,surtout depuis le temps ou il vivait seul,mais il avait tout de même assez d'argent pour vivre confortablement,et pour se permettre quelques petites folies de temps en temps.Alors oui,le prix d'un verre de menthe était lon d'être un gros trou dans son budget.Cela ne valait de toutes maniéres,fichtrement pas cher,donc si cela lui permettait de définir le fait que Lorelei Arellys n'était pas une femme pour lui,ce n'était pas cher payé.Si cela lui permettait de savoir que Lorelei était,au contraire,le genre de personne qu'il appréciait,alors c'était encore mieux.Un verre de menthe contre une nouvelle personne a ajouter a son repertoire d'amis,ou au moins,de connaissance.Marcus ne connaissait pas Lorelei.Pas encore?Peut être ne la connaîtrait t-il jamais vraiment après tout.Ce n'était pas comme si ils allaient se revoir a coup sur,de toutes maniéres.Jusque là,c'était tout de même assez bien parti pour que Marcus insiste sur ce point,quand même.Lorelei s'était révélé être une jeune fille qui,en plus d'être belle,semblait intelligente,avec un vocabulaire assez étoffé,et loin d'être le stéréotype féminin que Marcus n'appréciait pas réellement.Oh,ce n'est pas qu'il n'aimait pas la féminité,simplement il trouvait qu'une jeune fille avec une aura trop princiére ne lui correspondait vraiment,mais alors vraiment pas.Il n'aimait pas cela,c'est tout,et Lorelei n'avait pas cette espéce d'aura.Elle n'avait pas l'aura de princesse pastel que bien des jeunes filles affectionnent.Elle ressemblait plus a une citadine intelligente et d'un caractére plutôt bien trempé.Bien plus dans la veine des goûts du garde du corp aux longs cheveux bruns.Oui,Lorelei lui plaisait,en tout cas jusque là.Il n'aurait pas été jusqu'a donner sa vie pour elle,après tout ils ne s'étaient rencontrés que aujourdhui,mais déja,si elle était en danger,il irait au moins voir ce qu'il pouvait faire pour la sortir de la.Il n'était pas un chevalier servant héroique,sauvant le monde entier.Non,mais il ne pouvait déja pas rester les bras croisés lorsqu'un inconnu avait des ennuis devant lui.Alors si il s'agissait de quelqu'un qui lui avait laissé un bon souvenir,autant dire qu'il serait alors plus motivé que la normale.Bien plus motivé.(p*tain j'ai rien compris a ce que je viens d'écrire,là...-__-')


Enfin bref,peu importait.Dans l'immédiat,Marcus trouvait Lorelei charmante.Elle l'interessait a bas degrés,dirons nous.Comme chaque être masculin est interessé sur le moment par une belle inconnue qui passe dans la rue.Une jolie fille,que l'on regarde tout naturellement,et qui peut rendre un sourire si elle n'est pas de mauvaise humeur.Marcus aurait qualifié son ressenti pour Lorelei de cette maniére là,ou tout du moins proche de cette maniére là.Lorelei...Lui plaisait.Il la trouvait belle,elle s'était révélée intelligente...Elle l'interessait a bas degrés,oui.Il n'était pas non plus obsédé par elle,ni même amoureux,ni même attiré.Non,elle l'interessait tout simplement,parce qu'elle réunissait les critéres que Marcus appréciait chez une jeune fille.Pas franchement interessé,mais pas indifférent non plus,voilà une bonne formulation.Oui,Lorelei ne le laissait pas indifférent,c'était plus que clair.Il ne bavait pas devant,mais il n'était pas de marbre non plus.La preuve,il lui avait tout de même offert un verre.Ce n'était pas la lune,mais c'était tout de même un cadeau.Peu de gens offrent des verres sans éprouver le moindre sentiment pour la personne a qui ils font ce cadeau.Marcus l'avait trouver belle,il l'avait invité spontanément.Il ne le regrettait pas,vraiment pas,mais si seulement Reagan Arellys n'était pas venu,Marcus n'aurait pas eu cet horrible goût d'amertume au fond de sa gorge.Reagan n'appréciait pas Marcus,non.Marcus n'avait pas grand chose a faire de cela en général.L'opinion des autres ne l'interessait que très peu,il avait de toutes maniéres l'habitude d'être classifié comme une personne plutôt a éviter que quelqu'un de fréquentable.Evidemment,quand on a démissionné de l'armée pour se reconvertir dans le flou milieu de la protection rapprochée,on attire quelques rumeurs et quelques mauvaises langues.Il avait l'habitude de n'être que peu apprécié.Certaines personnes le detestait au point même de vouloir le tuer.Plus d'une fois,Marcus s'était retrouvé en danger de mort.Dans l'armée,comme dans son travail,il avait dut quelques fois regarder la mort en face.Personifiée par une arme la plupart du temps.Après tout,il était garde du corps.Ce qui sous entendait qu'il devait servir de bouclier à son employeur.De bouclier contre des menaces la plupart du temps mortelles.Il était donc tout a fait normal qu'il ait déja eu a risquer sa vie,a se retrouver en face de gens,professionels ou non,qui auraient voulut le tuer.Il s'en était toujours sorti,parce qu'il savait mieux manier l'épée que la totalité de ces personnes,ou parce qu'il était plus malin,ou plus simplement parce qu'il avait eu de la chance.En attendant,il était toujours en vie,ce qui ne pouvait signifier qu'une chose,les autres étaient plus faibles que lui.De maniére personelle,Marcus considérait sa survie face aux personnes désirant sa mort comme une victoire.Même si la dite personne était toujours en vie.Son but a lui était de ne pas perdre,pas de gagner.Il ne voulait pas tuer,simplement survivre,et faire en sorte que son employeur survive aussi.Donc c'était une victoire d'être toujours en vie.Et il le devait a beaucoup de facteurs.Le plus important étant bien entendu,l'épée a lame incurvée qui se trouvait actuellement posée sur le dossier de la chaise ou Marcus était assis.Là,a portée de la main agile de l'homme de main.(.....XD).Donc,elle était là en cas de besoin.Par exemple,Reagan aurait très bien put devenir violent.Sincérement,Marcus comprenait cette espéce de surprotection envers son cadet.Pour avoir lui même un petit frére,il ne pouvait qu'approuver le fait que Reagan ne soit pas du tout amical envers un inconnu qui faisait les yeux doux a sa soeur.Mais bon sang,est ce qu'il était vraiment obligé d'être aussi désagréable?Aussi grossier?Ce n'était pas comme si Marcus était un mauvais bougre,si?Il avait des défauts,certes,mais au moins,il était resté poli depuis le début de la conversation.Enfin bref.Reagan n'avait pas confiance en Marcus,cela il le comprenait volontier.Il n'avait aucune raison de l'apprécier,cela était tout aussi valable.Mais il n'était pas obligé de rester aussi incorrect envers lui.Après tout,il n'avait fait qu'offrir un verre.C'est tout.


Et le comble fut de voir l'Elfe blond saisir le verre de menthe tenu par Marcus avec une assez bonne vivacité,tout ça pour le renifler et en goûter une petite gorgée.Allons bon,maintenant Marcus était capable d'empoisonner la boisson d'un restaurant?Reagan était peut être un grand frére assez resolu,il n'en restait pas moins un crétin,pour l'instant.Depuis le début de la rencontre,il agissait ainsi,comme un idiot.Bon,Marcus ne pouvait pas dire que son jugement était parfaitement objectif,mais quand même!Déja cette attitude témoignait d'une incapacité cruelle a reflechir posément.Bon,cela pouvait encore passer.Mais a présent,voila qu'il se mettait a croire que Marcus avait put empoisonner un verre servit il y'a a peine quelques instants par une serveuse de l'endroit.C'était ridicule,non?Et puis de toutes maniéres,il était bien courageux si il pensait vraiment cela.Si le verre avait vraiment été empoisonné,Reagan serait actuellement mort,étalé devant la table du garde du corps,avec les yeux vides.Il n'était pas aussi bête,si?Non,personne ne pouvait être aussi stupide.Si il pensait qu'il y'avait du poison,si il le pensait avec sincérité,il aurait dut demander un autre verre,ou interdire a sa soeur de le boire.Ca aurait fait enrager Marcus,certes,mais au moins,ca aurait été un minimum intelligent.Là,il avait executé un acte complétement idiot,et sur des suppositions encore plus idiotes.En fin de compte,peut être Reagan Arellys le faisait t-il exprès pour enerver Lorelei et Marcus.Oui,c'était plus que probable.Sans doute agissait t-il aussi bêtement pour s'attirer les foudres de sa soeur,et mettre en évidence que Marcus était quelqu'un de violent.Oh,c'était faux bien sur.Marcus était tout,sauf violent.Mais si il s'enervait,c'était ce que dirait Reagan,et a ce moment,il aurait "gagné" face a Marcus.Oui,il aurait sans doute remporté une victoire si Marcus s'enervait.Donc,il fallait garder son calme et surtout,ne pas le provoquer.Rester poli,rester courtois,s'en tenir a la conversation avec Lorelei,et faire comme si le frére n'était pas là.Plus facile a dire qu'a faire,mais faisable.Après que Reagan eu reposé le verre en confirmant qu'il n'était pas empoisonné,Marcu eu un léger soupir,ne préférant même pas relever l'incident.Si il l'avait fait,Reagan serait passé pour un idiot,et même si Marcus aimait exposer la vérité,il préférait rester poli avec Reagan.Rentrer dans son jeu ne servirait a rien.Il ne fallait pas l'enerver.Peut être que lorsqu'il se rendra compte que Marcus ne fait aucunement attention a ses pitreries,il les cessera,comme l'enfant qui cesse de pleurer quand il se rends compte que sa mére ne l'écoute plus.


« Comment vous pourriez savoir si c'est elle qui dit la vérité? Peut-être que Lorelei ment et que c'est moi qui dit la vérité. Mais vous préférez la croire, alors ça prouve que vous êtes intéressée par elle. Vous ne saurez qui dit la vérité, de toute façon. »

Ca prouve surtout qu'il la juge bien plus digne de confiance que lui,oui.Rien qu'en regardant les deux,on pouvait aisément deviner qui était le menteur et qui ne l'était pas.Bien sur,aucune preuve ne corroborait cette théorie,mais c'était évident dans l'esprit de Marcus.Lorelei ne mentait pas,quel interêt y avait t-elle de toutes maniéres?Si elle mentait,c'est que ce mariage ne l'arrangeait fichtrement pas,et donc qu'elle préférait flirter avec d'autres personnes que son futur marié.Dans ce cas,Marcus la considérait comme non promise a quelqu'un,si c'était contre son gré.Si Reagan mentait,il y avait un interêt pour lui.Se rendre compte que Marcus abandonnerait aussitôt,en remarquant que le garde du corps se désinteresserait de la jeune Elfe blonde aussitôt après avoir appris que celle ci était en promesse de mariage a un autre homme.Reagan avait des raisons de mentir,Lorelei aucune.Reagan aimait faire des choses stupides,Lorelei semblait apprécier garder les pieds sur terre.Reagan avait une tête de crétin,Lorelei lui paraissait intelligente.Autant de facteur qui faisaient que la jeune fille était bien plus crédible que son frére.Mais pour autant,Reagan n'avait pas totalement eu tort dans son affirmation.Marcus était interessé par Lorelei.Oh,pas a haut degrés,mais il la trouvait séduisante.Cela jouait aussi dans son jugement,bien sur,mais ce n'était qu'un seul facteur parmis tant d'autres.Reagan n'avait pas tort dans cette affirmation,et Marcus soupira de nouveau en y répondant avec toujours le même ton poli,mais quelque peu teinté de lassitude.


"Je préfére la croire car elle me semble plus digne de confiance,c'est tout.Mais je n'ai jamais prétendu que Lorelei ne m'interessait pas,et je n'ai jamais dit non plus qu'elle m'interessait.Disons qu'elle ne me laisse pas indifférent,c'est pourquoi je lui ai offert a boire."

Il se gratta un oeil pendant un court instant,avant de reporter son attention sur Lorelei qui répondait a une question posée par son frére en Elfe.Dans cette langue,Marcus ne pouvait rien dire,ni rien faire.Il continua donc de boire sa propre commande,toujours non achevée,avant de repérer une phrase en humain,prononcée par Lorelei.


"Tout va bien, je ne fais que boire ma boisson au calme. Et puis Marcus est très gentil, hm."

Le jeune homme hocha la tête dans sa direction,se sentant un peu plus a l'aise après ce compliment.Il soupira de nouveau,encore un peu ennuyé par la présence de Reagan,mais prêt a poursuivre sa conversation avec la jeune fille.Après tout,c'est ce qui était le plus interessant dans les environs.


"Merci.Si vous en voulez un autre,cela ne devrait pas poser de problémes.Je préciserais même de le commander sans poison,comme preuve de ma bonne volonté."

Un sourire assez faible sur son visage,mais chez lui,cela était synonime de bonne volonté.Il avait simplement émis une plaisanterie,et espérait que Lorelei la trouverait assez drôle.Il falalit bien entretenir la conversation la plus importante du moment,non?
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MessageSujet: Re: Coffee break [TERMINE]   Sam 11 Sep - 2:19

Cette situation était loin d'enchanter Reagan, et il comptait bien y mettre un terme au plus vite. Ça le soulagerait lui, mettrait Lorelei à l'abri de cet homme tout sauf équilibré, et ce dernier n'aurait qu'à aller se trouver une autre jeune fille dans la rue, qu'il pourrait charmer et violer à loisir. Ce n'était pas la première fois que ce genre de scène se produisait, et ce n'était certainement pas la dernière fois que cela arriverait, à son plus grand déplaisir. Lorelei était une jeune fille de seize on ne pouvait plus jolie, et il était donc de ce fait tout à fait normal qu'elle se fasse aborder par divers garçons, plus ou moins beaux, plus ou moins entreprenants, et plus ou moins détraqués...Un seul coup d'œil à ce type aux cheveux trop longs avait permit à Reagan de le classer dans la troisième catégorie, celle des hommes assoiffés de contacts physiques et qui hantaient les rues à la recherche d'une proie à déshabiller dans une ruelle sombre et peu fréquentée, la huit venue. N'importe qui aurait entendu les pensées de l'Elfe aux cheveux blonds ondulés à ce moment là aurait très certainement éclaté de rire tant elles paraissaient stupides et hautement surréalistes. Et elles l'étaient, Reagan n'était pas bête au point de vraiment croire à ce qu'il racontait. Il y avait toujours une partie de lui, en son for intérieur, qui lui hurlait de se taire, et cesser de penser de telles choses sur un homme qui était peut-être l'image même de l'honnêteté et l'amabilité. Mais, mais...Mais il ne pouvait pas s'en empêcher. Reagan était tolérant et ne jugeait jamais les autres sans les connaître, à moins que cette personne se soit approchée de sa soeur avec des actions qui lui semblaient intéressées. Et en l'occurrence, c'était tout à fait le cas. Il ne fallait pas le prendre pour un ahuri, non plus. Il savait très bien reconnaître l'attitude, le regard d'un garçon qui fait face à une fille qui lui plaît, il ne fallait pas oublier qu'il était lui-même un homme, et un homme qui n'avait pas l'habitude d'attendre que la fille en question fasse le premier pas. Ah ah ah...Franchement, il doutait fort qu'il soit honnête et aimable, mais peut-être se trompait-il! Comme il l'avait précédemment dit, il lui laissait le bénéfice du doute, c'était le moins qu'il puisse faire, dans une situation, comme celle-ci. Il ne pouvait pas se forcer à l'apprécier, dans un quelconque sens que ce soit, mais il pouvait toujours, disons, arrêter de le penser détraqué, complètement dérangé mentalement, et tous les adjectifs fort peu plaisants qui lui passaient par l'esprit quand il posait ses fins yeux violets sur lui. C'était mental, Reagan le jurait devant Alänkateïa, il ne pouvait pas le supporter. Et tout ça uniquement car il s'était approché de sa soeur dans le but d'ouvertement la charmer. Trop protecteur, à la limite du ridicule même? Reagan le concédait, il était loin d'être un modèle de tolérance à ce niveau là, mais c'était bien un des seuls points sur lequel il était catégorique. Personne n'était sans ignorer les dangers que représentaient certaines hommes qui pensait principalement avec une autre partie de leur corps que leur cerveau, et s'il s'en était méfié sur son île natale, il était encore plus méfiant depuis que son peuple était arrivé à Illea, il y avait de cela presque deux années maintenant. Il n'était pas raciste, il fallait le savoir, et il n'avait rien contre les humains. Tous leurs défauts qu'il leur trouvait, il avait eu le loisir de les observer de lui-même, d'abord à la capitale, puis à Litinna. Les humains possédaient des défauts, et en si peu de temps de vie commune, il avait réussi à en repéré plus de la moitié, il en était certain. S'ajoutait donc, de ses fines et pertinents observations, à l'impatience, les moqueries gratuites et l'intolérance, la quasi permanente frustration sexuelle dont semblait souffrir ces Messieurs et, même si c'était fort peu gracieux de les déterminer de la sorte, mais qu'y pouvait-il, ces Dames. Pour automatiquement aller charmer la première jolie fille qui passait dans la rue, il était désolé, mais il fallait être frustré sexuellement! Ou le premier bel homme qui marchait près de ces Dames, hmm. Ayant donc repéré dans ces villes presque entièrement peuplées d'humains une forte tendance à copuler avec la première personne qui passait, il était normal que Reagan s'inquiète pour sa jeune soeur qui, même si elle était loin de posséder une personnalité attachante, était très belle tout de même. Car oui, ces Messieurs ne regardaient que le physique. L'Elfe aux yeux violets n'entendait pas par là que le physique ne comptait pas, au contraire, ça jouait un rôle assez important dans une relation, mais...Il n'y avait pas que ça, quand même. Pas que ça.

Reagan trouvait donc fort déplacé de la part de sa soeur de le fusiller du regard car il avait osé boire un dixième de cette mixture verte que contenait son verre! C'était pour son bien, qu'il agissait de la sorte, uniquement pour son bien. Son père n'avait cessé de lui répéter, alors qu'il n'avait alors que sept ou huit ans, que même si Lorelei et lui n'avaient aucun lien de sang, il devait la protéger et l'aimer comme si elle avait été sa vraie soeur. Que son cher Père se rassure, la notion était tellement bien passée qu'il l'appliquait à la lettre depuis douze années maintenant! Et sans interruption. Reagan estima, pensant à cela, qu'on aurait du lui remettre un prix pour sa si formidable ténacité à envoyer valser tous les pervers et les détraqués loin de sa blonde et jolie petite soeur. Alàlà, si Aleht et son Père savaient à quoi il avait consenti pour que Lorelei puisse vivre une vie épanouissante et placée sous le signe de la tranquillité...Ils n'en reviendraient pas, assurément. Et il continuerait, jusqu'à ce qu'elle se marie, et même peut-être après, on ne savait jamais ce que le Destin nous réservait comme surprise, après tout. En tous les cas, le mari de sa soeur devra être aimable et bon, quelqu'un de simple mais attentif, qui la rendra heureuse pour de longues années et lui donnera une dizaine d'enfants au moins. Et qui sera un Elfe, bien évidemment. Reagan le répétait encore et toujours, il n'avait aucun aprioris contre les Humains, les Esprits ou les Neko qui ne soient pas justifiés, mais ils avaient une espérance de vie moindre, qui rendait toute vie commune proprement impossible, à moins de n'aimer voir son conjoint mourir trois-cent, cinq-cent ans avant nous. Rien que la pensée insupportait Reagan, et il se dit que décidément, le mari de Lorelei serait un Elfe. Elle méritait le meilleur, et elle aurait le meilleur, il y veillait, c'était son rôle de grand-frère. Quant à lui, et bien...Il n'y était pas rendu, n'est-ce pas?

Rien ne pressait, il pouvait encore attendre longtemps, longtemps. Peut-être même que ce...Marcus serait mort lorsque lui et Lorelei se marieraient chacun de leur côté. Ce n'était pas exclu, c'était même probable. Ils avaient tellement de siècles à vivre de plus qu'eux que ça n'aurait même pas été étonnant. Décidément, entre les Elfes et les Humains, il n'y avait pas qu'une différence de culture. Tout semblait fait pour qu'ils ne puissent jamais s'unir et se mélanger. Chacun de leur côté, voilà comment tout cela se terminerait. Mais au final, c'était peut-être mieux ainsi, quand on prenait le temps d'y réfléchir.


"Je préfère la croire car elle me semble plus digne de confiance, c'est tout. Mais je n'ai jamais prétendu que Lorelei ne m'intéressait pas, et je n'ai jamais dit non plus qu'elle m'intéressait. Disons qu'elle ne me laisse pas indifférent, c'est pourquoi je lui ai offert à boire."

Reagan ouvrit grand ses yeux, les plantant dans ceux plus sombres du jeune homme qui venait de parler, un air à mi chemin entre la stupéfaction et l'indignation étirant ses fins traits. Pardon? Que venait-il de dire? Reagan fronça les sourcils, fusillant Marcus du regard. Il prenait cet aveu -puisque que clairement c'en était un, être intéressé par quelqu'un sans l'être...Quelle excuse stupide!-comme une déclaration de guerre, ni plus ni moins. Même en étant un Elfe, et peu doué de surcroît dans la langue humaine, qui était loin d'en saisir toutes les subtilités, Reagan était parvenu à se rendre compte que ce type s'était contredit une parole plus tard. Selon lui, il n'a rien dit au sujet de Lorelei sur le fait qu'elle l'intéressait ou non, mais à part ça, il disait à voix haute qu'elle ne le laissait pas indifférent? Oui, c'était, en gros, avouer devant tout le monde qu'elle l'intéressait. Quel manque de tact, vraiment. N'avait-on jamais apprit à cet homme la délicatesse? Voilà des parents qui avaient bien mal fait leur travail. Sans vouloir les offenser, bien entendu, il ne tirait que des conclusions d'après ce qu'il avait sous les yeux. Écoutant seulement d'une oreille distraite la répartie de sa soeur cadette, ses yeux toujours posés sur le vidage ô combien disgracieux de cet humain sans éducation, il leva ses yeux au ciel en l'entendant se réadresser à Lorelei. Bla bla bla...Avait-il essayé de faire de l'humour, là tout de suite? Parce que si c'était le cas, c'était franchement raté. Il ne se laissait d'ordinaire pas aller à de si viles réflexions, mais tout de même...A moins que ce ne soit de l'humour humains qu'eux autres, Elfes, étaient incapables de comprendre? Si c'était ça, et bien ce qu'il venait de dire était d'une profonde inutilité, Lorelei étant une Elfe, elle ne comprendrait donc pas cette note d'humour particulière. En plus, l'humour...Hmm! Il ne critiquait pas par là Lorelei, mais Reagan n'avait pas pour habitude de se mettre des œillères et nier l'évidence. Sa jeune soeur n'était pas la personne la plus réceptive à l'humour que l'on pouvait trouver en ce bas monde. Pour faire à chaque occasion chez eux des petites plaisanteries stupides, il le savait mieux que quiconque.

Pas de chance, Monsieur-sans-cerveau-et-sans-délicatesse. Il allait falloir compter sur autre chose que votre humour à tomber pour charmer Lorelei.


« Oui, donc, en fait, fit-il, cherchant l'espace d'un instant ses mots, désirant que le message passe bien, et dans son intégralité, ma soeur plaît, vous plaît, si vous êtes intéressé, comme vous dites. Alors que vous avez discours...Hmm...Parlez pendant peut-être quelques minutes avec elle seulement. J'imagine que dans ce cas, c'est son physique qui vous plaît, non? Vu que vous ne...Savez rien de sa personnalité ni de qui elle est. Sinon (il laissa filtrer un petit rire), vous sauriez que de nous, ce n'est pas elle qui est la plus honnête, en général.»

Reagan fit un petit geste de la main, dédaigneux, avant de reprendre, avec ce regard méprisant qu'il réservait pour les pervers et détraqués qui croisaient la route de sa gentille et douce petite soeur:

« Les hommes qui s'intéressent uniquement pour le physique sont les plus bas. Les pires. Comment je ne peux ne pas vous prendre pour un détraqué après que vous ayez dit ça? Vous ne toucherez pas Lorelei. Mieux, vous ne reverrez jamais. »

Reagan tourna ensuite sa tête blonde vers Lorelei, lui secouant doucement l'épaule afin d'avoir la pleine et entière attention de la jeune fille aux yeux violets. Il ne voulait pas qu'elle reste là, Oh non, il ne le voulait pas. Il ne fallait pas s'y méprendre; Il ne faisait pas tout ce cirque car cela lui faisait plaisir de rendre Lorelei ridicule. Il le faisait car c'était son rôle, en tant que Grand-frère, de la protéger, et qu'il prenait ce rôle très à cœur. Quand il sentait un danger, aussi minime soit-il, approcher la jeune fille aux cheveux ondulés, il accourait et écartait ce danger, ni plus ni moins. Allait-on le critiquer car il protégeait sa petite soeur? Il aurait parié que n'importe qui aurait trouvé cela normal. N'importe qui, sauf le danger en question. Il aimait sa soeur, et que ce type le sache bien, il ne laisserait pas n'importe qui l'approcher. Et ce, même s'il devait se rendre ridicule, et elle avec. Il valait mieux avoir honte l'espace d'un court instant que se laisser bêtement piéger par le chasseur, n'est-ce pas? C'était en tout cas ce que l'aîné des Arellys se plaisait à penser.

« Lorelei, reprit-il finalement, sans lâcher l'épaule de la jeune femme, Ne pourrait-on pas rentrer, à présent? Tu le vois bien, cet homme est étrange, je ne lui fais pas confiance, et j'espère sincèrement que toi non plus, ça ne te ressemblerait pas, de donner ta confiance à un inconnu, comme ça. En plus, nos parents vont s'inquiéter, si on ne rentre pas...Hmm? »

Et le tout avec un regard suppliant et une mine en parfait accord avec son ton de voix. Il détestait vraiment cet homme, qui avait oralement et de lui-même confirmé toutes ses craintes à son sujet. Le monde était rempli de gens mal intentionnés, et elle venait de tomber sur l'un d'entre eux. Il fallait à tout prix qu'ils s'éloignent au plus vite de cet endroit.

[Bha moi j'aime mon poste. AH AH!XD]

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Can't you see you're beautiful,
And you deserve so much more,
I would give you everything if there was a way...
If I was king for a day, I'd make you my queen,
I'll give you anything.

I'll take you away from this little apartment,
And escape this pain that you've been living with,
I would build you a castle in the skies,
So high it'll blow your mind,
I would give you a crown,
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If I was king for a day,
I'd make you my queen.


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La terrible pilleuse d'églises

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MessageSujet: Re: Coffee break [TERMINE]   Sam 9 Oct - 19:32

{Moi ça va, en fait. Je m'aime et j'aime Laure aussi, naaah~XD}

Lorelei aurait aimé sortir, et en même temps elle s'y refusait complètement.

Pourquoi? C'était bien simple. De un, son frère voulait qu'elle sorte, et elle n'aimait pas être d'accord avec son frère. Moralité, elle ne devait pas sortir. De deux, elle avait mal à la tête et même s'il y avait du bruit ici, il y en avait moins que dehors. Ce n'étaient pas les meilleurs raisons du monde, mais elles lui semblaient tout aussi valable l'une que l'autre, finalement. D'autant plus qu'honnêtement, elle ne voyait pas ce qui alarmait autant Reagan. Ce Marcus n'avait rien fait de dangereux jusque là, n'avait fait aucune remarque déplacée ni aucune proposition indécente. Si elle devait partir parce que c'était un pervers, alors elle devait au moins avoir la preuve que c'en était bel et bien un, non? Enfin, c'était surtout de la mauvaise volonté et de la méchanceté de sa part. Parce que quoi, elle aurait tout à fait pu acquiescer aux paroles de son ainé et s'excuser auprès de son interlocuteur en disant qu'elle devait y aller. Qu'est-ce que ça aurait bien pu lui faire? C'était peut-être cruel à dire, mais elle ne le connaissait qu'à peine plus que cet inconnu, assis à l'autre bout de ce café. Sans doute ne le reverrait-elle pas, et ça ne lui faisait ni chaud ni froid. La jeune Elfe n'avait jamais été connue pour sa gentillesse exemplaire, pas plus que pour son sens de l'humour ou sa manière délicate de dire les choses. Oui, elle était caustique et désagréable et quoi qu'on lui dise, les risques pour qu'elle lève les yeux au ciel ou vous trouve stupide étaient extrêmement élevés. Pour autant, elle ne comptait pas changer et en était de toute manière incapable. Ça, Reagan le savait mieux que personne, étant par les fruits d'une grande ironie l'exacte contraire de sa jeune sœur. Il ne cessait de rire et de faire des blagues idiotes, de courir dans tout les sens et de se faire remarquer ; elle levait les yeux au ciel et soupirait, regardait les autres de haut et riait dans leurs dos. Insupportable? Oh, certainement. Elle n'avait rien de la parfaite petite jeune fille adorable et généreuse, et bien qu'elle n'accepte pas tout les défauts qu'on lui imputait elle savait que ce n'était pas tout à fait faux non plus. Elle était un minimum lucide, disons. Là, en l'occurrence, elle était parfaitement lucide et savait exactement ce qu'elle aurait dû faire et ce qu'elle aurait dû éviter de faire. Pourtant, elle ne le faisait pas. Admettre qu'elle avait tort ou admettre que son frère avait raison, pire encore, ça ne passait que très difficilement. Ce garçon en face d'elle n'avait pas l'air particulièrement dangereux, et son frère exagérait une fois de plus tout, faisait prendre des proportions inquiétantes à des choses insignifiantes, lui faisait honte alors qu'elle aurait simplement aimé se reposer les oreilles un instant. Quelle misère. Quelle misère, vraiment : parce qu'en plus de cela, elle était persuadée qu'elle aurait dû l'écouter, pour une fois, et le suivre sans trop faire d'histoire. Au final, il y avait de fortes chances pour qu'elle sorte de ce café avec l'Elfe aux cheveux blonds, que Marcus et elle soient d'accord ou pas. Lorelei savait qu'il ne sortirait pas sans elle, de toute façon. Et parler avec lui qui interférait toute les deux secondes, c'était à proprement parler un exercice impossible. Ou fatiguant, en tout cas. Et la jeune Elfe aux yeux violets ne perdait pas de vue son seul et unique objectif : chasser cette désagréable migraine causée par toutes ces voix perçantes et criardes dans ces rues trop bondées d'humains tous plus idiots et inintéressants les uns que les autres. Uh..., qu'est-ce qu'elle préférait son île, sa magnifique île près de la mer, avec ses si belles plages et ce vent qui soufflait agréablement sur son visage quand elle sortait marcher! Elle la regrettait tellement qu'elle ne se posait même plus la question de savoir si elle s'habituerait un jour à vivre ici. Non, non. Jamais. Et puis tout ces humains qui lui rappelaient sans cesse le drame, tout ces humains avec leurs étranges oreilles et leurs sales habitudes, leurs manies insupportables et leur petite taille, elle ne pouvait plus les supporter. Et il fallait savoir que la demoiselle aux trop longs cheveux clairs les détestait largement moins qu'en arrivant, ou elle aurait giflé sans hésitation le premier humain osant lui adresser la parole, la première personne ayant l'idée saugrenue de poser ses sales mains sur elle. Maintenant, elle pouvait marcher entre eux sans problème. Elle pouvait leur répondre sans vouloir leur cracher dessus, et en appréciait même certain. Le progrès était notable, vraiment : mais aux yeux des inconnus à qui elle lançait des regards condescendants et pleins de haine, elle ne devait toujours être qu'une Elfe prétentieuse et intolérante se croyant mieux que tout le monde. Ils ne savaient pas ce qu'elle avait vécue, et elle les défendait de la juger parce que, oui, clairement, elle était mieux qu'eux et ils auraient mieux fait de se taire plutôt que de passer pour des imbéciles. Les Elfes valaient mieux que les humains. Et ça, personne n'aurait su le lui faire oublier, personne n'aurait pu lui faire changer d'avis, même avec la meilleure argumentation du monde.

Lorelei desserra légèrement son emprise sur le verre, craignant une fois de plus de le briser à force de le comprimer de la sorte entre ses doigts. Elle avait mal à la tête et, clairement, ça n'arrangeait pas son humeur. Elle le concédait. Marcus n'avait rien fait, ne lui avait rien dit de mal, et elle ne le détestait pas à proprement parler. Elle détestait sa race, et chaque humain qui voulait devenir son ami devait faire ses preuves, devait prouver qu'il n'était pas comme tout les autres et avait un minimum d'intérêt. Et les rares amis qu'elle avait parmi cette race passaient après ceux qu'elle avait de longue date, de toute façon. C'était bien simple, elle n'avait qu'une amie proche ayant les oreilles rondes et un Dieu différent du sien, c'était une de ses voisine. Et elle l'appréciait parce qu'elle était sympathique, jolie, intelligente et aussi cassante qu'elle envers les autres. Lorelei était loin de penser que tout le monde voulait devenir son ami, bien entendu, et elle s'en passait à vrai dire très bien. Il lui arrivait souvent de se faire des ennemis, moins souvent de bien s'entendre avec des inconnus-bon, certainement que commencer par leur dire que leur race était minable n'était pas une bonne idée, hm. Ses yeux fins se posèrent sur son frère, puis elle reposa son regard sur son verre à moitié plein.

"Je préfère la croire car elle me semble plus digne de confiance,c'est tout. Mais je n'ai jamais prétendu que Lorelei ne m'intéressait pas, et je n'ai jamais dit non plus qu'elle m'intéressait. Disons qu'elle ne me laisse pas indifférent, c'est pourquoi je lui ai offert a boire."

La jeune fille releva les yeux vers Marcus, l'air aussi aimable qu'à son habitude, et haussa les sourcils, étonnée. Uh? Pardon? Elle regarda rapidement Reagan et, à son air, elle put deviner sans mal qu'elle avait dû comprendre la même chose que lui. Et bien, elle l'intéressait ou elle ne l'intéressait pas? Et qu'est-ce qu'il entendait au juste par 'ne pas le laisser indifférent', si c'était bien ce qu'il avait dit? Elle ouvrit la bouche, comme pour dire quelque chose, puis se ravisa et clôt ses lèvres aussi rapidement qu'elle les avait ouvertes. Hm, hm..., hm. Voilà à peu près tout ce qui passa par l'esprit de Lorelei, qui s'était replongée dans la contemplation du liquide vert qui tremblait dans son verre à chaque fois qu'elle le faisait légèrement bouger entre ses doigts. Il lui semblait bien s'être fait la réflexion quelques instants auparavant qu'il était impossible qu'il s'intéresse à elle puisqu'ils ne se connaissaient que depuis quelques minutes, et la réponse du jeune homme aux cheveux foncés la laissait quelque peu perplexe. Peut-être voulait-il dire qu'il la trouvait jolie, ça aurait été plutôt logique. On le lui disait souvent, de toute façon. On l'abordait souvent, aussi, quand elle marchait en ville. Même si elle trouvait cela énervant et insultant, tout en étant assez flatteur, elle n'y pouvait pas grand chose. Elle l'avait bien compris, qu'elle était belle, et elle avait aussi compris qu'il y avait des garçons intéressé mais tout sauf intéressant à chaque coin de rue, ici. Au moins, dans sa ville natale, elle les trouvait un peu plus sophistiqués. Mais sans doute n'avait-elle juste pas bien compris ce qu'il avait dit, et sans doute qu'il avait tenu à lui faire un compliment, quelque part. Elle n'en était pas bien sûre. La jeune Elfe releva le regard vers Marcus quand il parla à nouveau, et elle acquiesça distraitement avant de ne froncer les sourcils. Hm? Pouvait-il commander du poison, ici? C'était évident qu'il n'allait pas en commander, enfin, il ne voulait pas la tuer. Elle ne pensait pas qu'il l'aurait fait, en tout cas. Elle secoua sa tête de gauche à droite, et répondit par un 'Non merci, je pense que ça va aller' aussi poli que neutre. Un verre suffirait, certainement. Elle voulait juste se reposer les oreilles, attendre que sa migraine diminue.

« Oui, donc, ma sœur plaît, vous plaît, si vous êtes intéressé, comme vous dites. Alors que vous avez discours...Hmm...Parlez pendant peut-être quelques minutes avec elle seulement. J'imagine que dans ce cas, c'est son physique qui vous plaît, non? Vu que vous ne...Savez rien de sa personnalité ni de qui elle est. Sinon, vous sauriez que de nous, ce n'est pas elle qui est la plus honnête, en général.»

Lorelei reporta le verre à ses lèvres, tentant d'ignorer les propos de son frère, ne ratant tout de même pas l'occasion de le foudroyer du regard quand il finit sa tirade. Comment ça, pardon? Elle était tout ce qu'il y avait de plus honnête! Enfin, pas tout le temps, mais elle l'était tout de même! De là à se demander qui l'était le plus des deux, elle ne tenait à faire de stupides comparaisons-et puis elle avait surtout un minimum peur de perdre, en fait-qui n'auraient mené nul part. D'un certain côté, elle aurait aimé qu'il se taise et arrête de la mettre dans l'embarras en insultant les inconnus comme cela, ou tout du moins en les accusant à tort et à travers parce qu'ils lui avaient parlé. Pour sûr. Mais il n'avait pas tout à fait tort, d'un autre côté : il ne savait rien d'elle, et ne pouvait donc en conséquent pas être intéressé par elle autrement que physiquement. Enfin, elle voyait les choses comme cela, en tout cas. L'amour n'était pas quelque chose qu'on pouvait simplifier, banaliser, avec lequel on pouvait jouer et simuler à tort et à travers : ce n'était pas pour rien que la jeune Elfe n'avait jamais été avec qui que ce soit en seize années d'existence, alors que les occasions s'étaient multipliées. De son point de vue, elle le saurait, quand elle verrait la bonne personne. Ce serait comme ça, elle le saurait. Voilà tout.

Reagan poursuivit son 'dialogue' avec Marcus, insistant bien sur le fait qu'il ne la toucherait pas et ne la reverrait jamais. La jeune fille soupira légèrement en entendant cela, et reposa son verre sur la table. Sérieusement, ils ne pouvaient pas se taire, tout les deux? Reagan exagérait, Marcus aussi, et voilà, problème réglé : elle pouvait se reposer et attendre un peu avant de sagement repartir et de retrouver sa mère et Treyton, comme elle avait prévu de le faire depuis le début. La petite bulle dans laquelle elle avait prévue de se retirer fut éclatée à nouveau par Reagan, qui lui secoua l'épaule. La jeune fille fronça les sourcils, contrariée, mais se retourna tout de même vers son ainé en l'entendant prendre la parole dans leur langue natale.

« Lorelei, Ne pourrait-on pas rentrer, à présent? Tu le vois bien, cet homme est étrange, je ne lui fais pas confiance, et j'espère sincèrement que toi non plus, ça ne te ressemblerait pas, de donner ta confiance à un inconnu, comme ça. En plus, nos parents vont s'inquiéter, si on ne rentre pas...Hmm? »

La jeune fille ouvrit la bouche, comme vexée, puis fit une moue désapprobatrice. Bien sûr que non, elle ne donnait pas sa confiance à tout va! Elle n'avait pas quatre ans, elle n'était pas stupide et savait très bien que n'importe quoi pouvait arriver et que même les personnes aimables pouvaient être dangereuses. Mais rentrer..., plus il insistait, moins elle avait envie de céder. Sa fierté, sans doute.

«Mais, Reagan! Je fais attention, ce n'est pas comme si j'avais suivi un inconnu dans une ruelle sombre, répondit-elle avec un regard accusateur.
Je veux simplement rester au calme quelques minutes, et je ne risque rien, là. Et j'ai encore un peu le temps, de toute façon.»

Elle soupira doucement, se demandant ce qu'il pouvait bien s'imaginer. Elle ne suivrait Marcus nul part, elle ne sortirait nullement avec lui à l'extérieur, elle ne faisait que se reposer. Il lui avait proposé un verre, elle avait accepté, fin de l'histoire. Il n'y avait pas de quoi en faire un plat, vraiment.

«Je suis désolée, dit-elle finalement à l'égard de Marcus, l'air exaspérée. Il est très..., protecteur? Il s'inquiète.»

Ce qui était normal, dans un sens, mais qui l'énervait prodigieusement parfois. Elle tenait vraiment à Reagan, et il ne fallait pas croire, elle aurait été inquiète et triste de savoir qu'il se fichait bien de ce qu'elle pouvait faire, mais tout de même. C'était dans son caractère, elle ne savait pas être clairement reconnaissante, de toute façon. Surtout quand il faisait des choses pareilles. Et encore plus quand elle était de mauvaise humeur ou fatiguée. Là, elle avait envie de l'assomer et de le laisser là.
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MessageSujet: Re: Coffee break [TERMINE]   Dim 10 Oct - 12:50

Marcus n'était pas quelqu'un qui était particuliérement lâche. En fait, si, il était lâche. Mais pas dans le sens où tout le monde l'entendait. Le jeune garde du corps était une sorte de cas particulier. Un homme un peu étrange. Il ne savait pas trop pourquoi il était comme ça, dailleurs. Au final, cela valait peut être mieux. De lui même, il n'avait pas une très grande opinion. Selon Marcus, sur cette terre, il y'avait cent fois meilleur que lui, mais également cent fois pire. Même si il se considérait comme quelqu'un d'assez mauvais dans le fond, il savait pertinemment qu'il y'avait bien pire que lui dans ce monde. C'était logique. Il y'en avait partout, de toutes maniéres. Des gens si malveillants qu'ils n'attendent qu'une chose: l'occasion de s'en prendre à plus faibles qu'eux. Enfin, plus faibles était assez relatif comme procédé. Disons plus faibles selon certains critéres. Combien de fois avait t-il été forcé d'écouter un de ses supérieurs exploiter sans le moindre remords ses propres faits d'armes? Marcus, durant sa période d'essai militaire, avait sût se démarquer par son talent à l'épée et par ses actes qui avaient souvent sauvé la vie de l'escouade avec laquelle il travaillait. Pourtant, il n'avait jamais monté en grade, et on continuait de le regarder d'un mauvais oeil. Juste parce qu'il était quelqu'un d'indépendant. Qu'il refusait d'obéir à la loi, parce qu'il avait depuis longtemps compris que si on ne faisait que suivre aveuglément la loi, il y'aurait toujours des victimes. La loi n'était pas parfaite. C'était un credo de Marcus. C'était aussi à cause de ça que lui et Fredrich ne traînaient plus aussi souvent ensembles à présent. Le meilleur ami de Marcus était à présent... Lieutenant? Capitaine dans les chevaliers? Il avait un poste assez important, en tout cas. Pas le simple soldat lambda de base. Cela rassurait Marcus dans un sens, qu'il parvienne ainsi à gravir les échelons, mais il s'inquiétait un peu également. Aux yeux de l'aîné Deslura, devenir un membre important des chevaliers signifiait perdre petit à petit son âme et son libre arbitre. Cela signifiait obéir aux ordres, sans jamais se poser de questions. Toujours accomplir à la lettre le travail demandé, ni plus ni moins, et ne jamais transgresser les ordres. Voilà comment devenir un bon chevalier. Voilà comment Marcus avait refusé de vivre. Il n'aimait pas suivre les ordres. Il voulait toujours rester maître de lui même. Fredrich, lui, était du même bois. Il aurait voulut rester maître de lui même. Simplement, il ne le pouvait pas. Fredrich voulait gravir les échelons jusqu'a ce que plus personne ne lui donne d'ordres. Ainsi, il aurait le pouvoir et en même temps son libre-arbitre. Grâce à cela, il pourrait sans doute réaliser l'idéal de justice qu'il se promettait sans arrêt. Marcus avait plus où moins le même rêve que son ami. Il voulait que tout le monde soit heureux, que tout le monde n'ai plus à vivre dans la crainte. Il savait que c'éait utopique comme rêve. Et que surtout, il ne pourrait rien changer dans sa situation actuelle. En quoi était différent depuis l'époque où il était dans les chevaliers? Rien n'avait encore changé, et ca n'était sûrement pas grâce au jeune homme brun que les choses allaient avancer. Tout juste était t-il chargé de protéger quelqu'un contre un chevalier véreux de temps à autres, et grâce à cela, il avait parfois l'opportunité de purifier légérement le corps des chevaliers, mais.... Certains hommes semblaient au dessus des lois. Si jamais son client actuel était la cible d'un quelconque magistrat ou d'un membre d'un conseil de chanceliers... Ou ce genre de personne politiquement très bien placée, Marcus savait que mettre un terme aux agissements de cette personne serait... A proprement parler impossible. Il n'y a pas beaucoups de moyens pour réussir à stopper une infection lorsque celle ci tente de se répandre. Et surtout pas des moyens légaux. Le seul moyen de stopper l'infection, c'était de l'arrêter avec une arme. La tuer avant qu'elle ne se répande. C'était illégal, c'était criminel. Mais il fallait que quelqu'un le fasse. La loi n'était pas parfaite. La réponse favorite de Fredrich à cette affirmation c'était "Oui, mais on a rien trouvé de mieux pour la remplacer.". Il n'avait pas tort. Le probléme étant que Marcus n'y croyait toujours pas. Il ne pouvait pas obéir à la loi tant qu'on n'avait pas trouver quelque chose de mieux pour la remplacer. Il n'en était pas capable. Rester sans rien faire, alors que des personnes souffraient devant lui, c'était exactement le contraire de sa nature. Il n'était pas capable de ça, c'est tout.


Alors pourquoi était t-il un lâche? Parce qu'il fuyait, tout simplement. Il fuyait tout ce que tout le monde savait affronter, à savoir une autorité qui régissait ses faits et gestes. Fredrich suivait cette autorité, Andrew suivait cette autorité... Tout le monde suivait cette autorité. Pas Marcus. Il avait trop peur, peur que si jamais il rentre lui aussi dans le troupeau, les gens qu'il aurait put sauver en conservant son esprit libre seraient alors condamnés. Il refusait simplement d'obéir à la loi si celle ci le bridait trop. Après, bien évidemment que certaines ce ces lois ne le gênaient pas plus que ça. Ca n'était pas comme si Marcus allait se mettre à voler à l'étalage où à massacrer n'importe qui dans la rue... Il n'était pas... Pas tout à fait un criminel. C'était quelqu'un qui refusait d'obéir à la loi pour tout de même la faire triompher. Voilà en quoi Marcus Deslura était une belle contradiction. Il n'y avait pas de réponse au probléme posé par l'existence du jeune homme aux longs cheveux noirs. Et à vrai dire, il trouvait cela plutôt bien. Il ne préférait pas savoir pourquoi il vivait où pourquoi il se comportait ainsi. Les gens veulent parfois savoir pourquoi ils sont arrivés dans ce monde. Ca n'était pas le cas de Marcus. Il ne voulait pas le savoir. Le chercher, peut être, mais jamais trouver. Parce qu'une fois qu'il aurait trouvé, à supposer qu'il trouve, que ferait t-il? Ce pourquoi il était là? Et si il n'y avait aucune autre raison que ce qu'il était en train de faire? Et si surtout, il avait envie de faire autre chose? Il sombrerait simplement dans la folie. Il ne voulait pas trouver le pourquoi du comment, ça ne l'interessait fichtrement pas. Il voulait juste... Vivre. Sans restrictions, avec juste ses propres régles, et se punir si il l'estimait necessaire. Ou être puni par la loi si celle ci se mettait à vouloir le punir elle même. Marcus ne savait pas trop pourquoi elle ferait ça, mais la loi était imprévisible. Elle était le jouet de ceux qui tenaient le pouvoir. Et bien que le prince Ankou était quelqu'un de particuliérement bienveillant, il n'était pas le seul à tenir la bride du pouvoir. Ils étaient plusieurs, et dans le lot, il y'en avait des pourris. Comme partout. Sur chaque arbre à fruits, on trouve des fruits pourris. Dans chaque jardin pousse des mauvaises herbes. Dans chaque corps militaire il y'a son supérieur malveillant. Dans chaque systéme de commandement, il y'avait quelqu'un de mauvais. Marcus ne croyait pas à un endroit ou tout le monde serait tourné vers la voie du bien. Il y'avait toujours quelque chose de sombre, où qu'on aille. C'était comme disait le fameux dicton "là où il y'a de la lumiére, il y'a forcément de l'ombre". Marcus ne pouvait qu'approuver cela. Lui même était une part d'ombre. Dans un sens, il était celle de Fredrich. Son ami était le chevalier parfait, quelqu'un d'obéissant, de puissant, de doué, de beau et de charismatique. Marcus était quelqu'un d'indépendant, qui préférait conserver son libre arbitre, qui se battait à sa maniére avec ses propres forces, et qui n'aurait jamais put rallier à sa cause toute un groupe de chevaliers. C'était sans doute pour ça qu'il était aussi la part pourrie de sa famille. Les Deslura étaient tous particuliérements respectables. Andrew était un jeune garçon intelligent, poli et doué. Il ne cessait d'apprendre des choses à l'école. Il deviendrait quelqu'un d'important, plus tard c'était certain. Marcus n'était pas comme ça. Il n'avait suivit que très peu de cours scolaires, juste assez pour savoir lire et écrire. Et encore, pas suffisamment pour vivre de cela. Il vivait de son épée, de toutes maniéres. Et il s'en sortait plutôt bien. Une fois qu'il parviendrait à se faire un nom dans le milieur de la protection rapprochée, peut être pourrait t-il être fier de lui, et demander à ce que ses parents soient aussi fiers de son parcours. Pour l'instant, il ne pouvait pas. Ses parents n'avaient pas à être fiers, ils auraient même dut avoir honte en fait. Heureusement, ca n'était pas le cas. Marcus leur en était recconaissant. Il finirait bien par gagner sa vie sans l'aide de personne. Et correctement, avec ça. Pour l'instant, c'était bien parti. On ne pouvait que continuer après. Plus dure serait la chute, sans doute. Mais plus belle serait la vue une fois arrivé au sommet.


Marcus reposa son regard sur les deux jeunes gens en face de lui. Reagan et Lorelei. Ces deux là étaient, à n'en point douter, des personnes particuliérements respectables. Ils n'avaient rien de bien méchant. Peut être le garçon était un peu trop impulsif, mais Marcus ne pouvait pas vraiment lui en vouloir. Protéger son petit frére où sa petite soeur n'était pas une chose mauvaise, c'était même tout à fait naturel. Seulement, pas au point de vouloir l'étouffer comme ça. Allons, quoi, prendre un tel ton et une telle attitude, simplement parce qu'il voulait lui offrir un verre, c'était éxagéré, non? Marcus n'était pas pour le fait que Andrew se mette à suivre toutes sortes d'individus louches dans la rue, mais qu'il raméne une gentille fille à la maison ne lui posait fichtrement aucun problémes. De toutes maniéres, Andrew était assez grand pour se défendre seul, et assez intelligent pour éviter les problémes. Lorelei était comme ça, elle aussi. Elle semblait intelligente. Si elle ne l'était pas, elle n'aurait jamais parlé aussi bien la langue qu'elle le faisait actuellement. Contrairement à Reagan, tient. Bon, Reagan n'était peut être pas aussi intelligent que sa soeur, voilà tout. Et puis, on pouvait avoir du mal avec une langue sans être stupide.


« Oui, donc, ma soeur plaît, vous plaît, si vous êtes intéressé, comme vous dites. Alors que vous avez discours...Hmm...Parlez pendant peut-être quelques minutes avec elle seulement. J'imagine que dans ce cas, c'est son physique qui vous plaît, non? Vu que vous ne...Savez rien de sa personnalité ni de qui elle est. Sinon, vous sauriez que de nous, ce n'est pas elle qui est la plus honnête, en général.»

Marcus se contenta de soupirer légérement après cette petite tirade de la part du blond. Il ne lui en voulait pas vraiment d'être aussi buté, mais franchement il n'y avait pas la peine d'en faire tout un plat. Oui, c'était le physique de Lorelei qui lui plaisait. Il ne savait pas rien de sa personalité, mais il savait que pour l'instant, cette même personalité ne le rebutait franchement pas le moins du monde. Alors où était le probléme? Il la trouvait jolie, il lui offrait à boire pour faire connaissance. Il ne comptait pas la violer ou quoi que ce soit, dailleurs. Il la trouvait jolie. Il lui restait à voir les différents cotés de sa personalité, et jusque là Lorelei n'avait rien de repoussant. A part peut être son frére, mais encore une fois, Marcus n'y pouvait rien. Cet homme ne faisait que son devoir, au fond. Un peu trop zêlé, peut être. Mais bon. On ne pouvait pas lui en vouloir. Il n'avait tué personne, non plus. Le jeune garde du corps pencha sa tête sur le coté en constatant que Reagan arborait à présent un air dédaigneux. Voilà qu'il le considérait comme un détraqué? Si il considérait chaque personne qui trouvait sa soeur jolie comme un pervers sexuel en puissance, ce gars là devait avoir beaucoup d'enemis.


« Les hommes qui s'intéressent uniquement pour le physique sont les plus bas. Les pires. Comment je ne peux ne pas vous prendre pour un détraqué après que vous ayez dit ça? Vous ne toucherez pas Lorelei. Mieux, vous ne reverrez jamais. »

Marcus haussa les sourcils, se demandant si Reagan était véritablement apte à décider cela par lui même. Il ne la reverrait jamais? Et bien, ce n'était pas vraiment ce qui allait changer sa vie de toutes maniéres. Il trouvait Lorelei jolie, mais cela s'arrêtait là. Il n'était pas tombé amoureux d'elle dès le premier regard, n'avait pas la furieuse et stupide envie de l'épouser, et patati et patata... Il la trouvait simplement belle, et aurait voulut faire connaissance avec elle. Si cela n'était pas possible, ce n'était pas si grave. Il y'avait des tonnes de jolies filles qu'il aurait aimé mieux connaître. C'était souvent pour ça que Marcus n'était pas quelqu'un qui s'accrochait bien longtemps quand une jeune femme lui disait avec clarté qu'elle ne voulait pas de lui. Oh, c'était arrivé oui. C'était arrivé à tout le monde après tout. Sûrement à Reagan, sûrement à Andrew, sûrement à tout le monde. Tout le monde essuyait des refus. Sinon la vie ne serait pas drôle. Lorelei répondit alors à Marcus qu'un verre suffirait amplement. Le jeune homme fit un léger signe de la main en constatant qu'elle ne semblait pas vraiment disposée à parler, puis il rangea les couverts et les récipients sur le coté de la table avec ses mains, en attendant de s'en aller. Bon, et bien à présent que faire? Il n'allait pas non plus demander à Lorelei de le suivre, et puis quoi encore? Non, mais il aurait volontier aimé la revoir, ne serait-ce que pour sympathiser avec. Bon, il doutait que Reagan le laisse faire, après.... Déja, autant voir si la jeune Elfe était daccord, elle. Le frére et la soeur continuérent de parler dans leur langue maternelle. Marcus croisa simplement les bras, attendant son tour de parler.


«Je suis désolée, Il est très..., protecteur? Il s'inquiète.»

L'humain hocha doucement la tête, signe qu'il comprenait parfaitement l'inquiétude de Reagan à l'égard de sa petite soeur. Il alterna ensuite son regard entre le blond et la jeune Elfe avec un air assez interrogatif sur le visage.


"Ne vous en faîtes pas, dit t-il en regardant Lorelei finalement. C'est tout à fait normal, même si j'ai l'impression qu'il exagére un petit peu..."

Il regarda Reagan une seconde fois, avant de se tourner vers Lorelei de nouveau.


"Alors, je ne vous reverrais jamais?"


[Bon voilà.. Je ne l'aime toujours pas mon poste, même si j'ai sûrement fait pire avant. C'est déja une évolution.-__ù']
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MessageSujet: Re: Coffee break [TERMINE]   Dim 21 Nov - 5:32

Quand Reagan s'engageait auprès d'une femme, ce n'était jamais à la légère. S'il offrait un verre à une jeune femme, ou s'il venait lui déposer des fleurs sur le pas de sa porte, alors c'était le signe d'un réel sentiment. S'il lui faisait des compliments, ce n'était nullement dans l'optique de la mettre dans son lit et la laisser repartir le lendemain matin, pour ensuite ne plus jamais lui reparler. Il trouvait tout cela simplement scandaleux, et pouvait s'énerver très vite et très violemment si l'on osait se moquer des sentiments amoureux. Les parodier en se disant être follement épris d'untel ou untel alors que l'on n'en pensait pas un traître mot était dégoûtant, immonde, et ce genre d'action aurait du être jugé au même niveau qu'un meurtre. Exagération, auraient-ils dit? Reagan ne pensait pas. Et il était persuadé que la jeune fille qui pleurait sur l'homme qui s'était moqué d'elle et avait piétiné son cœur après avoir eu ce qu'il voulait d'elle pensait comme lui. Et l'homme qui se désolait de la frivole qui s'était joué de lui se serait joint à son opinion sans le moindre doute. Alors non, quand on voyait tout le malheur que causaient les beaux parleurs, malheur qui pouvait amener la mort à un certain degré, le jeune Elfe aux cheveux blonds ne pouvait décemment pas en sourire ou juger cela futile. Peut-être en faisait-il trop, mais qu'importe; Il se fichait bien de paraître faire une montagne d'une taupinière aux yeux d'étrangers dont-il ne s'attirerait de toute façon probablement jamais la sympathie. Toutes ces personnes qui pensaient l'Amour n'être qu'un jeu sans conséquence le rendaient malade. Si l'on désirait uniquement une relation basée sur le plaisir physique, alors autant mettre les points sur les i dès le début. Il existait assez en ce monde, il était sûr, de personnes désirant une aventure d'une nuit pour qu'on aille s'en prendre aux bonnes gens encore naïves qui idéalisaient l'amour. Certes, Lorelei n'était pas une jeune fille qui idéalisait l'amour, selon Reagan. Mais jamais pour autant il ne laisserait un garçon l'approcher à moins qu'il ne sente ce dernier respectable et sérieux dans la relation envisagée avec sa soeur. Qu'est-ce qui était si difficile à comprendre là-dedans? N'importe quel grand-frère digne de ce nom ferait tout ce qui est en son pouvoir pour que sa jeune soeur ou son jeune frère n'ait jamais à pleurer par la faute d'un ignorant bien téméraire. Reagan ne se souvenait, pour sa part, n'avoir utilisé de jolis mots à l'adresse d'une jeune femme que deux fois dans sa vie. Et ces deux fois, il avait pensé tout ce qui leur avait dit. Les 'Je t'aime', ils avaient été bien réels et emplis de sentiments véritables. Où aurait été l'intérêt de leur mentir? S'il ne les avait pas vraiment aimées, il ne leur aurait jamais fait de tels compliments. Il ne leur aurait pas offert de fleurs. Il ne serait pas resté deux heures à attendre sous la pluie qu'elles daignent lui ouvrir leur fenêtre après une dispute. Le jeune homme aux yeux violets était désolé que tout le monde ne partage pas la même vision que lui sur l'amour; Le monde s'en serait bien mieux porté, rien n'était plus certain. Voir tous ces hommes aborder des jeunes filles qu'ils ne connaissaient aucunement en les inondant de compliments, les invitant à boire un verre, Reagan savait où cette rencontre mènerait la pauvre malheureuse prise au piège. Et il était or de question que quelque chose de la sorte arrive à Lorelei. Lui, Jeremiah et cinq de leurs amis s'étaient accordés sur un point: Si un jour quelqu'un osait prendre le cœur de Lorelei et négligemment le jeter à terre par la suite, ils feraient personnellement la fête à ce malotru. Et ce jusqu'à ce qu'il les supplient d'arrêter. Louan n'avait pas été très enthousiaste à l'entente de ce projet qu'il qualifiait de barbare et déraisonnable, ce qui amenait non pas Reagan à penser qu'il trouvait réellement cette idée grotesque-question grotesque ils avaient fait bien pire, et il s'était presque toujours joint à la partie-, mais plutôt à penser au fait que peut-être ce dernier était attiré par Lorelei. Cette pensée l'avait sincèrement effrayé, l'Elfe aux cheveux ondulés devait l'avouer. Louan n'était pas quelqu'un qu'il détestait, et il était son cousin. Il ne le considérait nullement comme un dangereux détraqué ou pervers d'une quelconque sorte, et c'était bien là le fond du problème.

Comment empêcher quelqu'un qui nous tenait à cœur d'approcher une autre personne qui nous tenait à cœur? L'aîné des Arellys n'aimait pas ce genre d'équation, qui semblait, n'importe comment on la prenait, ne pas posséder de solution. Ou de solution qui nous arrange, en tout cas. Reportant son attention sur le type aux cheveux noirs avec lequel il était contraint de discuter, il se prit à le détester encore plus. A le mépriser. Il ne le connaissait aucunement, et aurait bien été en mal de donner ne serait-ce que son âge, mais il était certain d'avoir cerné son caractère. Quelqu'un qui se croyait mieux que les autres pour il ne savait trop quelle raison, qui se croyait tout permit et abordait les jeunes filles en leur faisant croire des choses qui ne seraient jamais que des illusions. Méprisable, tellement méprisable. Si cette chose avait proposé un verre à sa soeur, c'était uniquement car il avait espéré quelque chose en retour. Et si Lorelei n'était pas en mesure de lui fournir ce quelque chose en question, alors il s'en irait comme il était venu, à la recherche de quelqu'un d'autre capable de lui donner ce qu'il désirait. Et franchement, ça, Reagan ne pouvait pas le supporter. On ne s'approchait-pas-de-sa-soeur. Pas dans ce genre de but malsain et profondément blessant. Il ne la reverrait jamais? Il y comptait, c'était certain! Il ne connaissait pas Lorelei. Tout ce qu'il voyait en elle, c'était une jolie jeune femme qu'il pouvait mettre dans son lit, rien de plus. Reagan n'avait pas la science infuse, néanmoins, et comme toute personne en ce monde, il lui arrivait de se tromper. Alors il se pouvait très bien, même s'il en doutait, qu'il soit complètement à côté de la vérité en ce qui concernait ce Mar-cus, et que ce dernier soit un homme tout ce qu'il y a de plus respectable, et qui s'intéressait sincèrement à sa soeur mais ne savait simplement pas comment s'y prendre pour le montrer. Mais comme il l'avait déjà dit, il en doutait fort. A ses yeux, cet homme n'était ni plus ni moins qu'un parasite dont-il aurait été bon de se débarrasser au plus vite. Si les rues n'étaient pas sûres la nuit, c'était à cause de gens comme lui. Heureusement pour Reagan et sa famille, les rues de Litinna étaient bien plus tranquilles que celles de la Capitale, que ce soit de jour ou de nuit. Au moins, ils ne risquaient pas de croiser ce pervers fini s'ils décidaient d'aller observer les étoiles une nuit. Et c'était rassurant.

Le jeune Elfe aux cheveux dorés détestait ce Mar-cus. Il le détestait, il le dégoûtait. Il ne voulait plus jamais le revoir. Et toutes les réprimandes de Lorelei ne le ferait pas lâcher prise. Il se rendait bien, compte en cet instant même qu'il jouait un peu trop avec le feu et dépassait les limites autorisées, mais mince! Si Lorelei devait se faire séduire, il préférait que ce soit par quelqu'un d'honnête et sérieux. Pas par ce genre de personne qui pensait avoir le monde à ses pieds. Écoutant sa cadette lui répondre dans leur langue maternelle, Reagan gonfla ses joues à la manière d'un enfant vexé. Certes, elle n'avait pas suivit un inconnu dans une ruelle sombre, mais le résultat était au final le même: Elle se retrouvait à parler avec un inconnu aux traits disgracieux et à l'attitude suspecte. Et le pire était qu'elle ne semblait pas voir le danger et parlait à un homme qui aurait pu abuser de son corps et son cœur sans le moindre remord comme elle aurait parlé à quelqu'un de parfaitement équilibré et bien dans sa tête. Levant les yeux au ciel, observant gravement le plafond, le jeune Elfe ne les en décolla que pour regarder à l'extérieur, déçu de ne pas pouvoir voir le soleil de là où il se trouvait. Comment était-il censé savoir l'heure sans soleil? Il vit repasser les deux jeunes filles qu'il avait bousculées avant d'entrer dans cet endroit-le supposait-il-, et fut surpris de l'attitude de celle aux jolis cheveux bouclés. Elle avait l'air d'avoir un problème, de toute évidence. Bon, ce n'était pas le sien et sans doute ne pouvait-il rien pour elle, mais tout de même...Elle avait de beaux cheveux, cette petite. Avec un ruban bleu. Et la femme qui venait de passer juste devant la vitrine, soustrayant les deux autres à sa vue, avait des cheveux d'une couleur rousse tout à fait étonnante. Son père lui avait dit que sa mère avait les cheveux roux. Étaient-ils de cette couleur? Reagan adorait regarder les gens passer dans la rue. Ça le faisait rire que de voir les expressions des ces personnes pressées. Avant, dans son village, sur son île, il trouvait toujours quelqu'un avec qui discuter dans les petites allées entre les différentes maisons. Ici, c'était beaucoup plus dur de trouver un compagnon de conversation correcte. Fermés à toute conversation, dans leur petit monde, personne ne faisait attention aux autres. Enfin, si c'était pour tomber sur des détraqués comme Mar-cus, Reagan préférait encore s'abstenir. Il allait falloir qu'il surveille de plus près Lorelei lorsqu'ils viendraient ici, à l'avenir: Il venait seulement de réaliser à quel point la ville pouvait être dangereuse. Avec tous ces pervers qui flânaient, l'air de rien, dans les rues...

"Ne vous en faîtes pas. C'est tout à fait normal, même si j'ai l'impression qu'il exagéré un petit peu..."

Reagan tourna vaguement son regard vers Marcus, se répétant doucement dans sa tête la phrase que ce dernier venait de prononcer, pour bien la comprendre et ne pas faire d'erreur d'interprétation. C'est ça, fait semblant de comprendre, pensa-t-il en faisant la grimace, reposant son regard d'améthyste sur la vitre donnant sur l'extérieur. Lorsque Marcus prononça sa deuxième phrase, par contre, Reagan, agrandit sensiblement ses yeux, se tournant complètement vers lui. Puis un rictus moqueur vint étirer ses lèvres, cette expression que l'on voyait si peu sur le visage du jeune Elfe. Le renard n'arrive pas à attraper les raisons et se défile, hein? Pauvre être misérable. Reagan avait bien envie de le frapper, sur le coup, mais fort heureusement se retint. Il était civilisé, lui. Lui qui avait pensé pouvoir se tromper sur son compte, il était à présent certain qu'il était tout ce qu'il avait précédemment pensé de lui. Ah, comme il le détestait! Les personnes de ce genre pouvaient bien subir les foudres d'Alänkateïa autant qu'ils étaient. Ils ne méritaient rien de plus. La sagesse infinie et le doux repos ne leur seraient jamais accordés.

Et c'était bien mieux comme ça. Bien fait pour eux, bien qu'une telle pensée ne soit guère charitable, il l'admettait. Mais ce n'était pas pour autant qu'il la retirait, loin de là.

« Oui, vous ne reverrez jamais, fit Reagan sans laisser à Lorelei le temps de répondre, parce que de toute façon vous ne voulez pas. Vous ne voulez pas. Vous pouvez vous amuser d'une autre, mais pas de Lorelei. Maintenant que je suis là c'est non! C'est trop de facile de se défiler quand on a l'obstacle devant soi. »

Reagan agrandit son sourire, particulièrement fier de sa dernière phrase, qui n'était pas trop martyrisée selon lui. S'il avait voulu bien parler, il l'aurait fait. Il aurait sérieusement apprit à bien construire ses phrases, et n'aurait presque plus fait de fautes à l'oral. Mais il ne voulait pas. Il n'aimait pas cette mangue, elle était trop horrible, pas même mélodieuse. La sienne l'était bien plus, il l'aimait beaucoup. Alors s'il devait avoir des lacunes dans une, ce serait dans celle qu'il détestait. Logique, non? Il aurait bien voulu les y voir, ceux qui se moquaient de lui, s'ils avaient du apprendre la langue des Elfes; Ils auraient moins ris, tout de suite.

« Mais Lorelei, fit Reagan en se retourna vers sa soeur adorée, arborant une nouvelle moue vexée, Tu sais que je m'inquiète juste pour toi. Ce type est bizarre, il aurait abusé de toi si je n'étais pas intervenu, c'est certain! »

Reagan était, au passage, intimement persuadé de ce qu'il avançait. A ses yeux, ça ne pouvait qu'être vrai. Une personne aimable et honnête aurait agit autrement.

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I would build you a castle in the skies,
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If I was king for a day,
I'd make you my queen.


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MessageSujet: Re: Coffee break [TERMINE]   Dim 19 Déc - 20:45

{Oh oui Lorelei, tu es méchante et tu finiras ta vie seule.>8D

Sinon on vient de me poser la question, alors je vous la repose : Ca vache?XDDD}

Si Lorelei n'avait pas été bien élevée et n'avait pas eu un sens aigüe de la honte, elle n'aurait pas été loin de se taper la tête contre le bois de la table. Pas parce que Marcus l'énervait, pas parce que son frère l'exaspérait, mais tout simplement parce qu'elle avait mal. Elle avait mal à la tête, et ça n'allait pas en s'arrangeant. Là où elle habitait, avant, il y avait beaucoup moins de bruit. Il y en avait, certes, elle ne le niait pas : mais entre le volume sonore de son ancienne demeure, de sa résidence à Litinna et de la capitale, il y avait un fossé qui avait vite fait de lui donner envie de repartir immédiatement. La jeune Elfe avait toujours eu de bonnes oreilles, et une propension dérangeante à avoir des migraines : le bruit et l'agacement, ajouté au stress de s'être perdu dans les grandes rues d'Esidir, avaient eu tôt fait d'avoir leur effet. Sa tête lui semblait prête à exploser, les battements de son cœur résonnait dans ses oreilles et elle était pire qu'irritable. Autant dire que rester calme et posée était déjà un exercice en soit, quoi qu'on puisse en penser d'un point de vue extérieur. Ce qu'il lui fallait c'était du calme. Un vrai calme, un vrai silence, reposant et salvateur. Elle n'arriverait à rien tant que des milliers d'insectes bourdonneraient dans ses oreilles de la sorte, c'était évident. Or, si l'endroit où elle était entré avait eu le mérite d'être un peu plus calme, à présent il valait tout autant la rue. Devoir argumenter à propos de tels sujets avec Reagan, c'était..., un vrai exercice en soi. Elle ne tenait pas à avoir cette discussion, elle ne tenait pas à se fâcher avec lui et ne voulait pas plus se brouiller avec l'humain aux cheveux noirs. Tout ce qu'elle voulait, finalement, était un peu de paix et de tranquillité, rien que ça. Mais 'rien que ça', justement, elle ne pouvait pas l'avoir. Le monde était vraiment cruel envers elle, et elle ne savait même pas pourquoi. Si elle avait posé la question à son ainé, il lui aurait certainement dit que c'était pour avoir été trop crédule et pas assez méfiante envers le garçon qui lui avait offert à boire. L'avait-elle été? Elle ne pensait pas. La jeune fille aux beaux yeux violets pensait tout de même avoir le droit d'accepter l'invitation de quelqu'un sans devoir se demander s'il avait des intentions déplacées. Parfois, aussi déplacé, ridicule, hypocrite, stupide, égoïste que cela pouvait paraître aux yeux du monde, Lorelei aurait aimé être..., juste normale. Pas particulièrement jolie ; pas laide, mais pas vraiment jolie pour autant. Ainsi, elle aurait été certaine que quand un garçon lui parlait, c'était parce qu'il l'aimait bien, et non pas parce qu'il espérait elle ne savait trop quoi, et ne restait avec elle par la suite que dans ce but. On pouvait l'envier tant qu'on voulait parce qu'elle était jolie, elle n'en était qu'à moitié satisfaite. Pour l'instant, ça ne la dérangeait pas particulièrement parce qu'elle n'avait jamais été amoureuse. Mais elle craignait, parfois, que le jour où elle serait avec quelqu'un et tiendrait à lui, lui ne l'aimerait pas dans son intégralité. C'était triste, quelque part. C'était vraiment blessant, selon elle, de se faire aborder par un inconnu simplement parce qu'il la trouvait belle. Il fallait qu'on la trouve jolie, bien sûr, pour l'aimer ; mais pas uniquement. L'amour était une chose importante, quand bien même elle ne l'avait encore jamais connu. Elle ne savait pas ce que cela faisait d'être amoureuse, ne savait pas comment elle saurait qu'elle le serait, et ne savait même pas comment on tombait amoureux : pour autant, elle savait que l'amour existait. Et aussi vrai qu'elle n'avait pas besoin de voir son Dieu pour savoir qu'il existait, elle n'avait pas besoin d'avoir ressenti quoi que ce soit de cet ordre pour être persuadée qu'un jour ça lui arriverait, à elle aussi. Il suffisait de se montrer patiente.

Mais il était arrivé une fois, par exemple, où un garçon était tombé amoureux d'elle. Il s'était montré adorable, vraiment, et elle l'avait rembarré de manière assez sèche-vraiment sèche, en fait. Et il lui avait répondu, mot pour mot, que si elle n'était pas gentille avec les autres, alors jamais personne n'aurait envie d'être gentil avec elle. Et qu'elle finirait toute seule. On lui demandait souvent comment une aussi jolie fille pouvait encore être seule ; elle répondait qu'elle ne savait pas. Mais dans le fond, elle savait qu'il avait raison. Elle était jolie, mais vraiment pas sympathique. Désagréable, condescendante. Raison pour laquelle elle se faisait aborder par des inconnus qui croyaient l'aimer simplement parce qu'elle les attirait d'une manière ou d'une autre, et non pas par des garçons qui la connaissaient et l'aimaient pour ce qu'elle était. L'Elfe aux longs cheveux blonds regarda son reflet dans le liquide vert, serrant le verre entre ses doigts, les sourcils froncés. Sa tête n'allait pas mieux. La migraine mettrait un moment à s'en aller, c'était certain. En attendant, il allait falloir se montrer patiente. Encore une fois. C'était fou ce qu'il fallait attendre pour avoir ce que l'on désirait, dans ce monde. Ses yeux fins se posèrent sur son frère, puis sur Marcus, exaspérée. Qu'importe ; elle était au-dessus de ces simples considération. Elle n'était avec personne parce qu'elle n'était pas encore tombée amoureuse, voilà tout. Le jour où elle le serait, il n'y aurait aucune raison qu'elle ne soit pas heureuse. Elle n'envisageait pas, pas un seul instant, que les sentiments qu'elle éprouvait pourraient ne pas être réciproque. C'était impensable. Les lèvres de Lorelei se pincèrent, agacée. Elle avait l'impression que les personnes aux autres tables parlaient très fort, exprès, simplement pour l'énerver ; pourtant, ils discutaient à un volume tout à fait raisonnable. Les sons lui semblaient amplifiés, c'était insupportable. Une de ses chaussures blanche vint rencontrer le pied de la table qui était près d'elle, et elle passa son doigt sur les rebords de son verre, comme si ce contact allait la calmer d'une quelconque façon. Ce ne fut pas le cas, bien sûr. Comment ça aurait pu l'être? C'était ridicule.


L'Elfe acquiesça distraitement à la réponse de Marcus, qui semblait penser que son frère en faisait trop. Exagérer, c'était bien en faire trop, non? Elle devait se concentrer sur ce qu'il disait pour le comprendre, et c'était assez difficile étant donné l'état actuel des choses. Elle éclaira même son visage d'un sourire crispé, n'ayant plus ni la force ni l'envie de se battre contre qui que ce soit. Ni contre les humains, ni contre son frère, ni contre les hommes ou les pervers. Elle allait rester là et les ignorer, et tout irait pour le mieux. Une résolution bien naïve, elle en avait conscience ; comme s'ils allaient la laisser tranquille. C'était elle, le centre de la conversation.

"Alors, je ne vous reverrais jamais?"

A peine eut-elle compris qu'il s'adressait à elle et eut-elle saisit le sens de ses paroles que Reagan venait d'élever la voix. Elle poussa un soupir agacé, soutenant son front avec sa main gauche. Encore une fois, elle concevait qu'il voulait la protéger. Il avait toujours été protecteur, après tout ; il ne risquait pas de changer du jour au lendemain, c'était impossible. Elle lui était reconnaissante de s'en faire pour elle, mais était aussi incapable de le lui faire comprendre qu'elle était incapable de ne pas en être agacée. Marcus n'allait rien lui faire, il n'aurait pas l'occasion de lui faire quoi que ce soit et puis, de toute façon, elle était suffisamment débrouillarde pour ne pas se laisser avoir ou faire, si tel avait été le cas. Ou tout du moins en était-elle persuadée. Ugh...La demoiselle aux trop longs cheveux blonds passa ses mains sur son visage, mais rien à faire.

« Mais Lorelei, tu sais que je m'inquiète juste pour toi. Ce type est bizarre, il aurait abusé de toi si je n'étais pas intervenu, c'est certain! »


La jeune fille ne se tourna pas vers lui cette fois, pouvant deviner sans mal la moue qui devait aller avec ce ton de voix. Elle le connaissait depuis tellement longtemps de toute façon... Lorelei se redressa contre son dossier et avala une nouvelle gorgée de menthe, avant de finalement tourner son visage en direction de son ainé.

«Il n'aurait pas abusé de moi, répéta-t-elle en levant les yeux au plafond. Je croyais que c'était moi, qui était trop méfiante et antipathique? Je sais que tu t'inquiètes, mais je vais bien, là...»


Après quoi elle se tourna vers Marcus, ne tenant pas à laisser son frère répondre à la question qu'il lui avait posé sans elle-même donner son avis. Ne serait-ce que pour montrer qu'elle n'était pas tout à fait d'accord avec ce qu'il avait dit. Et qu'elle savait parler par elle-même.


«Je ne sais pas, répondit-elle après une courte seconde de réflexion, lançant un regard désapprobateur au blond. Peut-être, si. Je ne peux pas savoir, et...»

La jeune fille prit une inspiration, comme pour poursuivre sa phrase, mais s'arrêta brusquement. Comme si elle avait changé d'idée en cours de route, et en avait presque oublié qu'elle n'avait pas fini ce qu'elle disait. Presque immédiatement après avoir pris cette courte inspiration, elle posa ses yeux sur le bois de la table.

«J'ai mal à la tête.»

Cette phrase, dite sur un ton totalement désintéressé et neutre, aurait presque pu paraître comique si ce n'était pas sorti de la bouche de Lorelei. Qui n'avait, en elle-même, rien de comique. Même une plaisanterie, sortie de sa bouche, aurait pu couper l'envie de rire à tout le monde. Elle avait un véritable don, pour ça.
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MessageSujet: Re: Coffee break [TERMINE]   Lun 20 Déc - 2:37

Marcus Deslura était loin d'être quelqu'un qui avait une haute opinion de lui même.

C'est bien simple, il se considérait comme étant une personne plus proche de la moitié pire des humains que de la moitié bonne. Cela ne voulait pas non plus dire qu'il se considérait comme étant une sorte d'excrément vivant, ni comme le dernier des minables, mais encore moins comme le parfait parangon qui n'avait aucun défaut et qui était suffisament héroïque pour essayer de protéger le plus de monde possible, et encore plus tant qu'a faire. Non, Marcus Deslura, en toute objectivité, n'était ni un homme totalement héroïque, ni une ordure sans aucun sentiment. C'était juste quelqu'un de normal, qui ne supportait pas de rester sans rien faire quand quelqu'un souffrait devant lui. Quelqu'un qui préférait tout endurer pour lui, afin que les autres autour soient heureux. Mais cela ne faisait pas de lui un saint pour autant, cette tendance à toujours tout vouloir assumer pour lui. Non, bien au contraire. En fait, il n'assumait que pour ceux qu'il considérait comme justes. Les autres pouvaient bien passer à la trappe. Ils n'étaient que des sortes de parasites qui faisaient obstacle au bonnheur des proches de l'aîné Deslura. Ca, il ne supportait pas. Il detestait fondamentalement que quelqu'un tente de rendre une personne qu'il appréçiait malheureuse. Dans un cas plus général, il avait sa propre conception du bien et du mal. Et il aidait toujours qui il voulait bien aider. Il n'était pas un saint, non. Il était simplement quelqu'un d'altruiste, oui, mais aussi de très égoïste sur les bords. Quelqu'un de totalement équilibré peut être. Il savait que sur terre, il y'avait cent fois meilleur que lui mais qu'il y'avait facilement cent fois pire aussi. Il avait pleinement conscience de ce fait, et n'avait absolument pas la prétention de pouvoir devenir meilleur où quoi que ce soit d'autre. Non, ca n'était pas dans ses projets. En réalité, Marcus estimait qu'il n'avait pas à changer d'une quelconque maniére pour qui que ce soit. Cela s'appliquait aussi en amour. Il avait offert un verre à Lorelei parce qu'elle était jolie et interessante. Il ne lui en aurait pas offert un si elle avait été moche, c'est un fait. Mais si elle n'avait pas été plus ou moins muette, assez polie sans être débordante d'affection, il ne lui aurait rien offert non plus. Il n'était pas quelqu'un qui choisissait uniquement sur le physique, loin de là. Mais c'était vrai que cela avait grande importance. Ceux qui disaient le contraire n'étaient que des menteurs, parce qu'au final le physique avait une importance capitale dans le royaume amoureux. Très sincérement, Marcus ne se voyait pas du tout passer le restant de sa vie en couple avec une fille comme celles qu'il avait put croiser dans l'armée. Oh bien sûr, il y'en avait de très jolies, mais la plupart de sa connaissance n'étaient que des sortes de garçons manqués, qui n'avaient aucune réelle féminité. Mentalement, Marcus ne trouvait pas cela dérangeant, encore que, mais physiquement c'était autre chose. Il n'avait aucune envie d'être en couple avec quelqu'un disposant d'un tour de taille énorme, d'un visage bouffi et de muscles sur les bras qui s'étaient formés à force de soulever des massues. Les femmes comme ça existaient dans ce monde, la plupart étaient dans l'armée. Du moins, il en avait vut tellement dans ce corpus qu'il pensait réellement que la grande majorité des filles "viriles" étaient présentes dans le corps militaire d'Illea. Non vraiment, cela ne lui plaisait vraiment pas. Il n'aimait pas la laideur. Quoi que l'on dise, c'était toujours désagréable. Lui même n'était pas laid non plus. Il savait qu'il n'était pas beau, mais il n'était pas laid pour autant. C'était de l'objectivité pure et simple. Si il était vraiment laid, il n'aurait jamais eu aucune relation amoureuse. Or, ce n'était pas le cas. Certaines filles s'étaient déja endormies nues dans ses bras, et il avait souvent eu l'occasion de poser ses lévres sur celles d'une fille bien assez jolie pour pouvoir plaire aux hommes. Jamais sur quelqu'un de laid en revanche. Mais cela était bien plus physique qu'autre chose. Non, le physique n'était peut être pas le facteur clé, mais il était tout de même prépondérant dans le choix des partenaires. Du moins, il l'était pour lui, et il imaginait que c'était plus où moins le cas pour tout les hommes. On ne pouvait pas aimer quelqu'un qu'on trouvait moche. C'était impossible. Pour aimer quelqu'un de laid, il fallait avoir des goûts différents. Lorelei était très jolie, mais Marcus connaissait des garçons qui l'aurait trouvée plutôt repoussante. C'était comme ça, il y'avait des goûts dans la nature. Ceux du jeune garçon aux longs cheveux bruns étaient favorables à Lorelei. D'autres non. C'était des goûts, tout simplement. Tout le monde ne pouvait pas le trouver beau, tout le monde ne pouvait pas trouver Lorelei belle, tout le monde ne pouvait pas trouver Reagan beau. Tout le monde ne pouvait pas le trouver agaçant non plus.


Marcus, par exemple, ne trouvait pas Reagan spécialement agaçant. En fait, il était pratiquement sûr qu'ils auraient put bien s'entendre, si seulement la soeur de l'Elfe n'interessait pas autant le garde du corps. Reagan était sympathique, joyeux, éxubhérant... Certes, ca n'était pas le genre des amis de Marcus en général, mais c'était le genre à avoir des amis naturellement. Il ne devait pas detester beaucoup de monde en fait. Mis à part les quelques imprudents qui approchaient sa soeur. Concernant cette derniére, Marcus l'aimait bien, c'était un fait. Si elle s'était levée pour aller l'enlacer, il n'aurait sûrement pas dit non! Mais il n'en arrivait pas à l'amour pour autant. Il n'était pas quelqu'un qui croyait au coup de foudre. Il pensait que l'amour devait se faire petit à petit, chemin faisant. Vraiment si il était tombé amoureux de Lorelei du premier coup, il se serait posé de nombreuses questions! L'amour, ça n'arrivait pas comme ça non. Il ne le pensait pas tout du moins. Les quelques fois où Marcus avait cru ressentir de l'amour, parce qu'il n'en était même pas sûr en plus, ca ne s'était jamais fait du premier coup. Il devait dabord mieux connaître la personne. Le prime abord, ca ne jugerait qu'au physique justement. Si il accordait de l'importance à ce facteur la, Marcus ne jugeait pas ses partenaires que là dessus. Du moins, pas ses partenaires sur longue durée. Avec Lorelei, il aurait eu envie d'aller bien plus loin qu'une simple nuit où deux. Sûrement pas toute une vie, mais au moins quelques mois. Peut être un ou deux ans... Ah, il s'emballait là. Non vraiment, il ne pouvait pas se prétendre amoureux au premier regard. Daccord, elle était très très jolie, mais il ne la connaissait pas du tout. Même si maintenant il pensait qu'elle n'était pas le type de fille qu'il haïssait profondément, il restait tout de même convaincu qu'il n'était pas amoureux d'elle. Sérieusement, si il s'était précipité vers elle, un bouquet de fleurs à la main en lui tendant une bague et le regard brillant, il se serait immédiatement fait un Hara-Kiri avec son épée. Déja, ça serait d'un profond ridicule, ensuite cela voudrait dire que seul le physique de la jeune fille lui avait plut. Parce qu'il ne s'était rien passé d'autre qu'un contact visuel. Donc au final, le coup de foudre, c'était juste la parfaite attirance physique. Et rien d'autre. Si cela allait plus loin, dans la conversation par exemple, on ne pouvait plus parler de coup de foudre, non? Après tout, la foudre c'était. Foudroyant. C'était le moins que l'on puisse dire. Cela ne durait pas sur toute une conversation, sur une invitation et une demande de renouvellement. C'était bref, intense, et immédiat. Marcus n'était pas partisan de ce genre de... Sentiment. Il ne trouvait pas ça crédible, ni même drôle. En fait, c'était simplement ridicule. Ceux qui avaient le coup de foudre n'étaient pas destinés à aller loin. Dailleurs, ceux qui s'accrochaient à quelqu'un en sachant très bien que tout espoir était vain, ils étaient tout aussi idiots. Après, cela pouvait dépendre des circonstances. Quelqu'un qui pouvait très bien trouver des tas d'autres filles et qui s'accrochait idiotement à une qui était déja en couple avec quelqu'un, et très amoureuse de lui, c'était un crétin fini. Quelqu'un qui s'accrochait à une fille qui était la seule avec laquelle il avait une minuscule chance... C'était sûr que si ils n'étaient plus que deux sur terre, Marcus s'accrocherait lui aussi, à la femme à ses cotés. Il ne pourrait pas aller ailleurs de toutes maniéres. Alors autant essayer, si vraiment il n'y avait aucun autre échapatoire. Mais dans le cas contraire, il n'était pas le genre de personne à ne jamais lâcher le morceau. Il n'était pas aussi têtu et obstiné que cela, loin s'en faut. Si il avait envie de viande, mais que pour en avoir il fallait aller jusqu'a l'autre bout de la ville en acheter, alors qu'il avait quelques fruits encore dans sa corbeille, il mangerait les fruits. Et irait chercher la viande plus tard, quand ce serait l'heure de le faire. Il ne voulait pas se prendre la tête. Vivre simplement, selon ses principes, c'était tout ce qu'il demandait. Si il pouvait avoir une partenaire, ça serait bien aussi. Une partenaire avec un grand frére moins collant.

Lorsque Reagan répondit à la question du brun, ce dernier poussa un léger soupir. Il savait très bien que l'Elfe aux petites oreilles répondrait quelque chose de ce genre. C'était pour ça qu'il accordait largement plus d'importance à ce que dirait Lorelei. Quoi qu'en dise le grand frére, c'était la vie de la jeune fille, pas la sienne. Elle avait bien plus qu'un seul mot à dire dans l'histoire, contrairement à lui. Bon, dans un sens, Marcus comprenait assez le blond. Il savait que protéger sa petite soeur était une grande priorité, et lui qui n'était qu'un inconnu rencontré dans un bar n'avait pas à la revoir. Il comprenait bien, oui. Mais si Lorelei estimait qu'ils pouvaient le faire, alors il n'y aurait pas de raisons. Reagan avait un avis très objectif sur la situation, mine de rien. Mais au final, c'était la jeune fille qui déciderait. Voilà pourquoi Marcus hocha la tête en direction de Reagan, parfaitement conscient de tout ce que ce dernier venait de dire. Il avait écouté le frére. Restait à écouter la principale concernée à présent. Non?


«Je ne sais pas.Peut-être, si. Je ne peux pas savoir, et...»

Marcus, légérement inquiet, pencha sa tête le coté en remarquant que la jeune fille ne semblait pas totalement dans son asiette. Aïe... Si maintenant elle commençait à souffrir, à coup sur que la conversation allait mal tourner. Vraiment, il n'était pas chanceux. Pour un peu, Marcus aurait juré qu'il était maudit. Ou qu'un dieu avait fait un pari contre lui. Lorsque Lorelei posa son front sur la table, il faillit se lever pour tenter de l'aider, mais se ravisa immédiatement en voyant Reagan, qui n'aurait certainement pas cautionné ce genre de comportement. Il se contenta donc d'un oeil inquiet, tandis que la jeune femme prononca des paroles explicites.


«J'ai mal à la tête.»

Marcus eu une moue un peu gênée par cela, persuadé que la source de son mal de tête était la présence inopinée de Reagan. Mais également sûr que ce dernier tiendrait Marcus pour responsable de cette migraine soudaine. Oh mon dieu, et maintenant qu'était-il censé faire? Partir pour satisfaire l'Elfe? Il aurait bien voulut, mais il n'en avait ni l'envie ni le droit vut qu'il n'avait pas encore réglé la note. Laisser Reagan prendre les choses en main? Ca ne semblait pas une mauvaise idée sur le coup, mais il se demanda si le mal de tête de Lorelei ne risquait pas d'empirer ainsi. Oh... Et maintenant? Que faire?


"... Désolé. Je devrais arrêter de vous importuner avec mes questions."

C'était tout ce qui lui était venu à l'esprit. Endosser la responsabilité était presque un reflexe chez lui. La migraine de Lorelei n'était objectivement pas de sa faute. Du moins pas totalement. Mais il en assumait tout de même l'entiére responsabilité. Il se tourna vers Reagan, en diminuant sensiblement le volume de sa voix pour essayer de ne pas déranger Lorelei comme il le pouvait.

"Croyez moi, je le voudrais vraiment. Si elle ne le veut pas toutefois, je ne m'y opposerais pas. Je ne veux vraiment pas m'imposer vous savez."

C'était vrai. Il n'aimait vraiment pas déranger les gens et imposer une quelconque volonté chez eux. Il était plus... Du genre à s'incruster sans bruits et à s'installer dans le fond pour ne pas déranger qui que ce soit. Mais du genre à s'incruster quand même.


[Ouais, ça vache super bien.

Si tu le dis à la Mahoraise, tu peux demander si ça Zébu?o_o]
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MessageSujet: Re: Coffee break [TERMINE]   Dim 6 Fév - 2:21

Ce n'était pas que Reagan était une personne abjecte cherchant constamment les ennuis. Quoique, des fois, on aurait pu se demander s'il ne faisait pas exprès de se mettre dans des situations abracadabrantes par pur plaisir, juste pour voir 'ce que ça faisait'. Et bien...Non, tout de même pas, quoi qu'on puisse en dire. Reagan était assez futé pour comprendre quand se taire ou ne rien faire était dans son intérêt. Il n'était pas stupide, loin de là, et savait faire la différence entre ce qui était sans danger et ce qui pouvait avoir, à long terme, de fâcheuses conséquences. Or, ce qu'il était en train de dire ne pouvait décemment pas avoir de fâcheuses conséquences à long terme, de son modeste opinion. Ce type aux cheveux longs n'était qu'un imbécile de plus sur terre qui pensait que tout lui était accessible, mais qui fuyait à la moindre difficulté. Ben oui, c'était tellement plus simple de reculer, avec comme seul argument 'Je n'ai jamais dit ça'. Décidément, Reagan critiquait beaucoup, aujourd'hui! Il n'avait pourtant pas senti, en se levant ce matin, que cette journée serait plus horrible que les autres. Il ne faisait pas froid, le ciel était dégagé, et le chemin jusqu'à Esidir avait été plutôt paisible et calme. Une bonne journée en somme, et il comptait bien qu'elle se termine aussi bien qu'elle avait commencée. Cette rencontre avec le satyre des commerces allait donc rapidement se finir et être oubliée, et il pourrait se coucher dans la joie et la bonne humeur d'avoir fait une bonne action aujourd'hui. Encore que, pour que cette bonne action soit complète, il eut certainement du empêcher cet homme de nuire définitivement, mais le fait était qu'il n'avait aucune idée de comment y procéder. Passant son regard du pervers à Lorelei, il ne pu s'empêcher de se dire que sa soeur avait de la chance de ne jamais avoir été violée par un déséquilibré! Lorelei était très belle, il ne l'ignorait pas, et cela renforçait cette méfiance qu'il avait à l'égard des garçons qui approchaient sa jeune soeur. S'ils venaient la voir, c'était juste qu'ils la trouvaient belle, et n'étaient donc pas armés de bonnes attentions de l'avis du grand-frère. Son père lui avait maintes fois fait remarquer que chaque garçon s'approchant de Lorelei n'était pas forcément un pervers aux idées déplacées, mais là, Reagan n'était pas d'accord avec lui. Ce n'était peut-être pas la même situation, mais qu'aurait-il dit si des hommes s'étaient approchés d'Aleht? Et évidemment, là, son père avait fait la grimace, donc il ne pensait pas être en tort en assurant de la sorte la sécurité de l'Elfe aux yeux violets. Mieux valait prévenir que guérir, n'est-ce pas? En l'occurrence, lui préférait dix fois, mille fois paraître paranoïaque et agir de façon exagéré plutôt que sa soeur ai à subir un quelconque outrage.

Mais bon. En général, peu de gens comprenaient vraiment, il s'en rendait compte aux regards surpris qu'on lui lançait parfois. Ah, comme c'était dur que de veiller au bien être de sa cadette! Songea Reagan en écoutant Lorelei parler avec un petit sourire. C'était son rôle que de la protéger. L'aîné devait veiller sur ses cadets, c'était quelque chose que le jeune homme aux cheveux blonds prenait très à cœur. La famille était tellement importante! On ne pouvait pas se permettre de la négliger, on n'en avait qu'une, après tout. Et c'était exactement ce que Reagan s'appliquait à faire, prendre soin de sa famille. Et prendre soin de sa famille passait par l'élimination des pervers s'en approchant de trop près.

«Je ne sais pas. Peut-être, si. Je ne peux pas savoir, et...»

Reagan afficha une moue désapprobatrice sous le regard agacé de sa jeune soeur, attendant la fin de sa phrase. Non non, et non. Ils ne se reverraient pas, et il ferait en sorte que cela se passe ainsi, foi de Reagan! L'elfe aux cheveux ondulés n'était pas le genre de personne à abandonner un projet en cours de route, et faisait toujours son possible pour réaliser ses projets. Et pour empêcher Lorelei de revoir ce satyre, il ferait tout son possible, ce qui incluait les coups bas et les mensonges. De toute manière, il pensait qu'Aleht prônerait elle aussi la sécurité de sa fille s'il lui faisait un portrait du sinistre individu en question, n'est-ce pas? Elle était une bonne mère, il le savait, alors sans doute irait-elle dans son sens avec un minimum de persuasion. Quant à son père...Il collerait sans doute à l'avis de sa femme. Parce qu'au fond, tout ce dont ils se préoccupent tous, c'est de la sécurité et la santé de la petite dernière.

«J'ai mal à la tête.»

Reagan, qui s'était de nouveau perdu dans ses plus ou moins hétéroclites pensées, ouvrit en grand ses yeux d'améthyste, les posant sur sa soeur. Son visage prit suite à cela une mimique exagérément inquiète, qui aurait presque pu paraître forcée. A la différence près que son inquiétude était sincère, bien évidemment. Il s'apprêtait à lui demander ce qu'elle pouvait bien avoir, si c'était à cause de la vue du type qui lui faisait face qu'elle souffrait, auquel cas il l'aurait chassé d'ici sans ménagement (et se serait lui-même fait sorti au passage, mais bon...), si c'était à cause du bruit, si elle avait mal autre part, si elle allait mourir, s'il ne valait mieux pas qu'il aille chercher son père et Aleht en hurlant que Lorelei allait mal...Mais fut coupé dans son élan par l'autre, le type au visage ingrat, qui éleva sa voix tout aussi laide, et qui résonna désagréablement aux oreilles du jeune Elfe. Vraiment, s'il pouvait disparaître, celui-là...

"... Désolé. Je devrais arrêter de vous importuner avec mes questions."

Oh oui, quelle bonne idée! Songea Reagan en levant ses yeux au ciel, fronçant ses sourcils lorsqu'il s'adressa à lui. Il le voulait vraiment? Et pour faire quoi, la droguer puis la violer? Ce type était un prédateur, il le jurait! Et bien que n'importe qui aurait deviné que Reagan n'était pas du tout objectif, que sa vision des choses était influencée par le fait que ce jeune homme avait parlé avec sa soeur, lui croyait réellement en ce qu'il disait. Il n'était pas méchant, juste extrêmement protecteur et méfiant. Ça ne changeait bien sûr pas le fait qu'il proférait à l'égard de Marcus des choses horribles et totalement injustifiées, il aurait du s'excuser, mais ne le ferait pas. Pire, il allait continuer. Reagan sans son sale caractère envers les ' pervers qui s'approchent de sa soeur dans le but de la violer dans une ruelle sombre', ça ne serait plus Reagan, n'est-ce pas!

« Pour faire quoi, la violer? Fit-il en gardant ses sourcils froncés, Je le sais que vous n'êtes pas quelqu'un de bon à revoir. »

Puis tendant sa main pour secouer très légèrement l'épaule de Lorelei, il demanda à la jeune fille aux très longs cheveux clairs:

« Ça va aller, Lorelei? Peut-être que finalement, le verre était empoisonné? »

Et il ne lui passa pas même par l'esprit 'Oh mince, je suis contaminé aussi, alors!'. Reagan et les solutions rationnelles quand il s'agissait de sa soeur, c'était aussi rare que les roses dans le désert.

_________________


Can't you see you're beautiful,
And you deserve so much more,
I would give you everything if there was a way...
If I was king for a day, I'd make you my queen,
I'll give you anything.

I'll take you away from this little apartment,
And escape this pain that you've been living with,
I would build you a castle in the skies,
So high it'll blow your mind,
I would give you a crown,
Made from the promises for better life.

If I was king for a day,
I'd make you my queen.


“The secret of reaping the greatest enjoyment from life is to live dangerously!“
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La terrible pilleuse d'églises

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MessageSujet: Re: Coffee break [TERMINE]   Dim 13 Mar - 8:50

{Gaffe Aeon, aucun front n'a été posé sur aucune table. Elle a juste posé ses yeux sur la table, au figuré soit entendu. Ça aurait été encore plus inquiétant, sinon, je vous l'accorde.v__v}

Lorelei pensa, pendant une seconde ou deux, à obéir sagement à son frère, à remercier le jeune homme en face d'elle et à le suivre calmement jusqu'au point de rendez-vous qu'ils avaient convenus avec leurs parents. C'était la solution la plus logique, la solution qui, de toute façon, était la moins complexe au final. Et celle à laquelle tout aboutirait au final, c'était évident. La jeune Elfe ne comptait pas dormir ici, sur cette table même, donc elle finirait forcément par rentrer chez elle. Et sans Marcus, ça allait de soi. Dans ce cas, pourquoi se compliquer la vie? Elle n'avait qu'à prendre un air vexé, se lever et dire à Reagan qu'elle rentrait, sans plus se soucier de rien. Ce n'était pas comme si elle avait envie de prendre en compte l'avis de l'humain en face d'elle, elle ne le connaissait presque pas et, de fait, ne serait pas attristée de savoir qu'il était en colère contre elle. C'était le genre de pensées et de comportements quelle avait sans arrêt, et qui rendait autant ses amies fières d'elle qu'elle faisait lever les yeux au ciel à sa mère. Et pourtant, Aleht était extrêmement patiente et aimante, elle en avait bien conscience : quand elle lui adressait ce genre de regards, elle savait ce qu'elle pensait. Qu'elle devrait être plus gentille et aimable. Bien. Mais non, elle n'y arrivait pas. Elle restait froide et indifférente, caustique et peu sympathique. Que de qualités, n'est-ce pas!se dit-elle à elle-même, fermant un court instant ses yeux violets. Elle s'en moquait. Bref. Mais même si elle savait comment cette situation finirait, elle n'avait pas envie de précipiter les choses. Pas que Reagan avait tort ; pas qu'il avait raison. Et puis son sens de la contradiction devait avoir pris le relais de la logique pure et simple dans son esprit d'adolescente en mal de liberté, alors rien à faire. Chercher le conflit, que ce soit intentionnel ou pas, semblait être une des occupations préférée de la jolie blonde. Un regard condescendant par ci, une remarque cassante par là, un rire déplacé envers quelqu'un qui ne lui avait rien fait. Rien de grave selon elle, mais il était peu probable que la cible de ses moqueries soient de son avis. Enfin : il fallait de tout pour faire un monde, et les personnes désagréables y avaient tout autant leur place que les autres. Lorelei continuerait d'agir ainsi et, peut-être, finirait par changer et s'assagir avec le temps. Impossible de prévoir ce genre de choses : c'était comme tenter de deviner dans quelle direction allait souffler le vent.

La demoiselle avait donc envie de rester, ne serait-ce que parce que son frère bien aimé était contre cette idée. Seulement d'un autre côté, son mal de tête était bien réel, et elle n'avait que très moyennement envie de rester là à souffrir en silence alors qu'elle aurait pu être en toute tranquillité dans sa chambre à s'adonner à de calmes activités ou, plus simplement, à se reposer sur son lit. L'idée était tentante, elle devait l'avouer. Elle releva doucement ses yeux fins sur le garçon aux cheveux longs en face d'elle, laissant son esprit voguer comme bon lui semblait. Il allait tout de même falloir qu'elle se décide, au final : voulait-elle le revoir ou non? Avoir ce genre de choix lui donnait un certain sentiment de puissance, ce qui ne la rendait vraiment pas plus agréable envers le commun des mortels, clairement. Alors, qu'allait-elle faire..., ça ne changerait certainement pas la vie de ce garçon, qu'elle refuse et s'en aille. Sans doute ne se rappellerait-il même plus d'elle dans peu de temps, si telle était sa décision. Dans le cas contraire, cela l'engagerait à revenir ici, et à lui reparler. Ce qui pouvait autant s'avérer être une bonne idée qu'une très mauvaise, en réalité. S'il était sympathique et qu'elle se rendait compte qu'elle l'aimait bien, ce serait une bonne chose. Si elle se prenait à le mépriser, à le détester, ou pire qu'il était dangereux, là ça n'en serait pas une le moins du monde. Il s'agissait de faire les bons choix, comme toujours. Or elle ne saurait jamais si elle avait bien choisi avant de n'avoir déjà fait son choix, de s'être engagé sur une route et d'avoir condamné l'autre. La vie était bien mal faite, parfois, vraiment. Et ce malgré tout le respect qu'elle avait envers son Dieu.


Lorelei fit un bref signe de la main et sourit légèrement quand Marcus reprit la parole, tenant à montrer que ce n'était pas particulièrement de sa faute. Dans les faits, ce n'était de la faute de personne, si ce n'était de la ville en elle-même et de l'ambiance très animée qui y régnait en quasi-permanence. Chose à laquelle ses oreilles n'avaient pas eu le temps de s'habituer, voilà tout. Qu'elle ait parlé avec les deux garçons ou pas, elle avait déjà une bonne migraine en rentrant dans cet endroit. Ou tout du moins était-ce son point de vue, alors qu'entre ses doigts le vert de la menthe se mélangeait à l'améthyste de ses yeux se reflétant à la surface du liquide.


"Croyez moi, je le voudrais vraiment. Si elle ne le veut pas toutefois, je ne m'y opposerais pas. Je ne veux vraiment pas m'imposer vous savez."

Il sembla à la jeune fille qu'il avait baissé le ton, mais elle ne pouvait en être tout à fait sûre, aussi décida-t-elle de ne pas y prêter trop attention. Et puis il pouvait y avoir mille raisons l'ayant poussé à faire cela, si tel avait été le cas. En tout cas, elle ne pouvait pas dire que son frère ne veillait pas sur elle, c'était certain ; il le faisait très bien. Trop bien, peut-être même. Seulement, l'ayant toujours vu agir de la sorte envers elle, elle avait perdu la préciosité de ce geste. L'habitude donnait au choses un goût plus fade, un goût de dû et de déjà vu qui enlevait toute beauté à ce que l'on faisait et toute gratitude aux yeux des autres. S'il avait été froid et ne l'avait aidé que rarement, alors ces moments l'auraient bien plus marqué, et à chaque fois elle l'en aurait vivement remercié. Mais il le faisait tout le temps, ne manquant jamais à l'appel. Résultat, au lieu de lui en être reconnaissante, quelque part, elle trouvait juste cela 'normal'.
Raison pour laquelle sa bouche se tordit dans une grimace ennuyée alors qu'il reprenait la parole. La violer? Allons bon! Il n'y avait pas que des violeurs dans les rues de la capitale, tout de même! Et les rares qui devaient y marcher ne l'avaient pas prise pour cible attitrée, de toute façon. Certes, il y avait des détraqués dans le monde. Et d'accord, elle concevait qu'elle ne pouvait pas les distinguer des autres, dans la masse et après seulement quelques minutes de conversation. Il suffisait d'une fois, d'une seule erreur pour ruiner une vie entière et regretter amèrement ses choix. Mais elle ne voyait pas comment elle allait se faire des amis dans la gente masculine avec ce genre de pensées, franchement. Tiens. Maintenant qu'elle y pensait, elle n'avait pas tant d'amis garçons.


La jeune Elfe sembla émerger d'une longue réflexion-ou d'un court sommeil-quand son frère secoua précautionneusement son épaule, et elle se tourna vers lui.

« Ça va aller, Lorelei? Peut-être que finalement, le verre était empoisonné? »


Voulant tout d'abord dire quelque chose elle ouvrit la bouche, mais sembla de nouveau perdre son idée en route, restant le regarder sans savoir que répondre. Empoisonné? Quelle drôle d'idée. Si ç'avait été le cas, alors il aurait aussi de quoi s'en faire, c'était lui qui avait tenu à le goûter en premier. Et puis elle n'avait pas senti de goût suspect en le buvant. Or si Lorelei avait appris de sa mère à composer de jolis bouquets et à reconnaître une plante servant à la guérison d'une plante servant à l'apaisement des plaies, elle avait aussi appris lesquelles étaient empoisonnées ou tout sauf conseillées à la consommation. Quand on apprenait comment soigner les gens, on apprenait obligatoirement comment les rendre plus malades encore. Les meilleurs empoisonneurs devaient être des guérisseurs, après tout. Rien d'étonnant à cela.


«Oui oui, ça va aller, répondit-elle en s'empêchant de froncer les sourcils, ne tenant pas à empirer son mal de tête. C'est juste le bruit. Je dois avoir une petite migraine. Et si cette boisson avait été empoisonné tu serais dans le même état que moi, imbécile.»


Elle soupira doucement, et reposa son regard sur le jeune homme en face d'elle, comme si elle cherchait à déterminer si oui ou non il était un dangereux malade qui allait lui faire du mal dès qu'il en aurait la possibilité. Ou qu'elle attendait qu'il ne nie. Elle ne savait pas trop.

«Et je veux bien vous revoir, répondit-elle finalement en fronçant un sourcil, incertaine, tant que vous ne pensez pas des idées déplacées. Reagan a raison, je ne vous connais pas, on ne sait jamais.»

Elle se tourna ensuite vers son frère, lui lançant un regard et un sourire qui voulait dire, textuellement 'Essaye de m'empêcher de faire ce que je veux pour voir, rien que pour te faire crier je vais faire tout le contraire, et qu'est-ce que tu comptes faire, maintenant, hm?'.

Et une légère tension dans son visage qui, elle, voulait dire qu'elle avait une migraine. Mais ça, elle n'y pouvait strictement rien, pour l'instant.
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MessageSujet: Re: Coffee break [TERMINE]   Dim 13 Mar - 13:43

[Ah m*rde. Désolé.><]

Marcus le comprenait, ce grand frère inquiet en fait. Il le comprenait, mais très sincèrement il avait le même genre de comportement qu’il adoptait habituellement en face d’un grand frère comme ça : un comportement banalisé qui se contentait de proposer diverses idées sans trop abuser d’une patience inexistante dans le camp du grand frère. Il comprenait très bien, puisque lui-même était un grand frère. Bon d’accord, ce qu’il avait n’était aucunement une petite sœur, mais un petit frère. Déjà la différence était énorme, avoir un petit frère et chercher à le surprotéger quand on était du même sexe que lui, c’était déjà bien moins courant que le grand frère qui cherche à protéger sa petite sœur ou la grande sœur qui cherche à protéger son petit frère, et inversement... Enfin, le fait est qu’Andrew, en plus d’être un garçon, était en plus quelqu’un de bien plus apte que Marcus à se débrouiller tout seul. Très sincèrement, Marcus n’avait aucun souci avec la vie amoureuse de son petit frère. Absolument aucun. Andrew était un jeune garçon responsable et intelligent, si il disait que cette fille était quelqu’un de bien pour lui, Marcus n’avait aucune raison de ne pas le croire. A dire vrai il se demandait même parfois si cela n’aurait pas dût être Andrew qui s’inquièterait de ses relations à lui. Remarque, ça aussi c’était plutôt ridicule. Marcus n’était pas quelqu’un de très stable au niveau relationnel. Et puis surtout, il savait parfaitement se défendre si jamais on venait réellement à l’agresser. D’ailleurs en y repensant, pourquoi diable est-ce qu’on l’agresserait ? En général c’était les jeunes filles, comme Lorelei tiens, qui se faisaient agresser dans la rue par des détraqués. Oh, Marcus n’avait absolument rien à reprocher à la jeune Elfe, loin de là, simplement c’était vrai qu’elle avait le sexe, l’apparence, et l’âge vers lequel on a le plus tendance à se faire attaquer. Marcus ne s’avanceras sûrement pas dans le chemin de l’explication du pourquoi du comment, de toutes manières ça semblait évident. Ce genre d’agression contre un jeune homme serait parfaitement idiot, et contre une femme d’âge… Euh, d’âge mur, ça serait ridicule. Mais bref. Le fait est que Marcus comprenait parfaitement que Reagan veuille protéger ainsi sa sœur, même si il n’arrivait jamais vraiment à comprendre pourquoi diable il se révélait aussi méfiant. Lui-même ne l’aurait jamais été avec Andrew. Mais maintenant qu’il y repensait, peut être que c’était effectivement parce que son frère était… Un frère justement. Si il avait eu une petite sœur, peut être qu’il aurait d’autant plus compris Reagan. Fredrich avait une petite sœur, Emélia. Marcus la connaissait bien d’ailleurs, il s’entendait fort bien avec elle. Il se souvenait encore de la première fois où Fredrich l’avait présenté à sa sœur. Déjà le fait qu’il ait mit plusieurs mois avant de se décider à le faire avait mit la puce à l’oreille du garde du corps. Encore plus lorsqu’il n’avait pas autorisé les embrassades de politesse, Marcus n’avait eu droit de faire qu’un simple baisemain à Emélia. Et cela continuait ainsi. Même si maintenant Fredrich avait une confiance presque totale en Marcus, il continuait de se méfier de n’importe qui qui approchait sa sœur de trop près. Et voilà, encore un grand frère surprotecteur. Ils devaient peut être essayer de relâcher un peu la bride, non ? A trop vouloir protéger quelqu’un, on finit par lui donner envie d’essayer cet interdit si souvent revenu dans les conversations. Il le savait bien, c’était plus ou moins l’histoire de sa vie d’ailleurs.

Enfin, au moins il avait réussi plus ou moins à comprendre le mode de pensée de Reagan. Celui de Lorelei était un peu plus étrange, il devait le reconnaître. Marcus n’arrivait pas du tout à cerner la jeune Elfe, et à vrai dire cela l’intriguait beaucoup. Il ne savait pas exactement ce qu’il représentait pour elle. Est-ce qu’elle était comme son frère, et le considérait potentiellement comme un danger ? Oh, Marcus n’aurait pas voulut paraître prétentieux ou quoi que ce soit, mais… En toute sincérité, même si il n’était pas quelqu’un de très moral ou d’héroïque, comme l’était Fredrich par exemple, il n’était pas non plus un danger public. Sinon ça ferait longtemps qu’il se serait mit derrière les barreaux de lui-même. Parce que oui, c’était comme ça qu’il marchait. Si jamais le problème venait de lui, il le règlerait en se punissant lui-même. C’était clair qu’il était difficile de trouver quelqu’un avec un sens de la justice aussi pointu que le sien. Ou pas. Son point de vue était difficile à comprendre. Mais passons. Dans l’immédiat, Marcus avait envie de revoir Lorelei. Elle était jolie, intelligente, sympathique, et elle avait un grand frère qui la surprotégeait. Même si ce dernier point était sans grande importance vis-à-vis de ce que pouvait ressentir Marcus pour la jeune fille, il devait avouer que cela lui ferait plaisir une nouvelle fois de réussir à passer outre les barrières misent en place par un grand frère surprotecteur. Il avait bien réussi à passer celles de Fredrich… Pour autant qu’il sache. Ca avait toujours quelque chose de gratifiant. Et puis, encore une fois, Lorelei était belle, intelligente et plutôt sympathique. Marcus n’aurait jamais rechigné à l’avoir dans ses connaissances, voire dans ses amis. Ca ne pouvait pas faire de mal de se faire des amis après tout. Des amis, oui. Peut être plus si affinités, mais plus la conversation continuait, plus il en doutait. Enfin, la question n’était pas là pour l’instant.

« Pour faire quoi, la violer? Je le sais que vous n'êtes pas quelqu'un de bon à revoir. »

Bin voyons. Comme si il allait se mettre à la violer ou quoi que ce soit… Oh, il ne devrait même pas être surpris remarque. C’était le propre des grands frères protecteurs d’imaginer les pires choses arriver à leurs cadets lorsque ces derniers fréquentaient des gens encore inconnus. D’ailleurs, c’était même un peu étrange qu’ils craignent autant ce genre de chose… Mais bref. En tout cas, Marcus se contenta de lever les yeux au ciel suite à la remarque de Reagan. Bon, au moins il était fixé maintenant : l’Elfe blond voyait bien en lui une menace directement sur le plan du viol. Et en plus il venait clairement de dire qu’il n’était pas quelqu’un de bon à revoir. Dans l’ensemble, ça voulait très clairement dire qu’il était contre toute sorte de relations que Marcus pouvait avoir avec Lorelei. Et bien, le moins qu’on puisse dire c’est qu’il savait se faire comprendre. Enfin, Marcus n’était pas vraiment prêt à lui obéir. En fait, il estimait que c’était à Lorelei de choisir. Si elle considérait que Reagan avait raison, le jeune homme aux longs cheveux sombres n’aurait aucune objection à partir en les saluant probablement pour la dernière fois.

Après un échange dans leur langue maternelle, auquel Marcus ne comprenait absolument rien comme d’habitude, Lorelei se retourna vers Marcus en le jaugeant du regard. Hum, il devait bien reconnaître que ça avait quelque chose de déstabilisant de se faire ainsi regarder par des yeux comme les siens. Les yeux violets, c’était vraiment… Beau et mystérieux. Surtout sur un visage aussi… Aussi comme celui de Lorelei, il n’arrivait pas vraiment à trouver les mots pour décrire ça. Sur que si ca avait été Reagan qui le regarderait de cette manière, Marcus ne se serait pas senti aussi mal à l’aise. Oh, pas que l’Elfe blond avait un regard non intimidant, ou quoi que ce soit d’autre, simplement… Simplement il n’avait pas l’air déstabilisant en fait, c’est tout. Sans vouloir le vexer, il avait plus l’air d’un type joyeux fêtard. Hum, ca pouvait éventuellement être considéré comme une insulte, mais après tout… Déjà Reagan ne pouvait pas lire dans ses pensées, et puis en plus avoir l’air ne voulait pas forcément dire qu’on l’était. Regardez, Marcus… Quoi que lui il avait plutôt l’air de ce qu’il était dans le fond. Oh, c’était un peu trop compliqué à son goût tout ça. Disons simplement qu’il était assez gêné qu’elle le regarde ainsi. Peut être qu’elle cherchait à deviner si il était un dangereux psychopathe ou non ? Elle pouvait être tranquille, Marcus était simplement un garde du corps. C’est tout, rien de psychopathe ou de meurtrier. Quoi qu’il avait déjà tué des gens mais… Ah, elle n’avait pas besoin de savoir ça après tout.

«Et je veux bien vous revoir, tant que vous ne pensez pas des idées déplacées. Reagan a raison, je ne vous connais pas, on ne sait jamais.»

Marcus hocha poliment la tête, retenant un soupir soulagé. Bon au moins il venait d’avoir la confirmation qu’il n’avait pas une tête de psychopathe, c’était déjà ça. Si elle voulait bien le revoir de son plein gré, il n’allait pas faire le réticent. Avisant toutefois le regard implicite qu’elle lança à son frère, le jeune garçon aux cheveux sombres passa rapidement son regard de Reagan à Lorelei, avant de répondre à son tour.

« Ne vous en faîtes pas, je pense être quelqu’un de correct à ce niveau là. J’espère simplement que vous apprendrez à me connaître. »

Après quoi il haussa les épaules, attendant la réaction de Reagan. Il se demanda un court instant si l’Elfe blond allait lui sauter à la gorge pour avoir osé inciter sa petite sœur à accepter de le revoir, mais se ravisa immédiatement. Il ne pouvait pas être aussi… Aussi irréfléchi, ce n’était pas possible. Qu’il décide de l’emmener immédiatement sans demander l’avis de qui que ce soit par contre, ca c’était bien plus probable. Et honnêtement Marcus ne saurait pas comment réagir avec précision. Elle venait de dire qu’elle n’avait rien contre le revoir, donc logiquement ce qu’il faisait, c’était agir contre la volonté de Lorelei. Mais dans un autre sens, c’était lui l’aîné, et donc il avait des droits légitimes sur sa sœur. Non, honnêtement il ne saurait pas comment réagir si Reagan venait à faire quelque chose de ce genre. C’est pourquoi il espérait que l’Elfe blond ne fasse justement rien. Il attendait son avis. Point.
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MessageSujet: Re: Coffee break [TERMINE]   Ven 8 Avr - 21:04

Reagan n'aimait pas du tout cette situation, et il n'avait pourtant, objectivement, aucune raison de s'en plaindre. Qu'est-ce qui clochait, dans cette discussion, au final? Le fait que Lorelei ai parlé à un garçon, ou le fait que ce dit garçon pouvait réellement être un détraqué? S'il l'avait croisé dans la rue un peu plus tôt, Reagan ne se serait pas soucié de ce type aux cheveux longs, allant tout au plus penser qu'il devait, de par son allure en général, être un combattant, quelque chose de ce genre. Mais aurait-il été penser de cet homme qu'il pouvait potentiellement être un violeur ou un quelconque autre malade de cet acabit? Certainement pas. Il aurait du se méfier de chacun de ses voisins, chacune de ses connaissances, dans le cas contraire! Et suspecter les autres de tout et n'importe quoi, leur trouver des défauts, des prétextes qui les rendaient coupables de quelque chose, ce n'était pas le genre du jeune Elfe aux cheveux blonds. Les personnes le connaissant et le côtoyant au quotidien auraient sûrement pu s'accorder à résumer sa personnalité en ces quelques mots: Vif, bruyant, souriant, serviable et aimable. Il ne s'était jamais montré arrogant envers quelqu'un ne le méritant pas, ne trouvait pas de plaisir dans le malheur des autres. Il n'était ni sadique, ni injuste, simplement terriblement protecteur et inquiet lorsqu'il s'agissait des personnes qu'il aimait, et en particulier Lorelei. Son père lui avait dit qu'il tenait ce respect d'autrui de sa mère, qui avait passé tant de temps à lui apprendre ces morales essentielles à la vie en communauté. Une des rares choses qu'elle était parvenue à faire entrer dans son crâne, d'ailleurs. Eh bien, merci maman, aurait-il du dire? S'il l'avait pu, il lui aurait dit, sans rancunes et avec un sourire chaleureux. Si elle était partie, c'est qu'il y avait du avoir une raison, et il aurait été ridicule, du point de vue du jeune homme aux yeux violets, de lui tenir rigueur de ses choix. Un adulte pouvait bien faire ce qui lui chantait, à partir du moment où il assumait ses choix et ce qui en découlait inévitablement. Enfin. Un jeune homme respectueux des autres, c'était sûr, et qui ne répondait que si on le provoquait, jamais injustement. Sauf si, bien entendu, on osait s'approcher de sa sœur. Alors là, Reagan n'était plus sûr de se contrôler, et il était persuadé qu'il aurait pu aller très loin, s'il ne faisait pas attention. Marcus n'avait rien fait de répréhensible, et peut-être même était-ce un homme droit et rempli de principes. Mais aux yeux de Reagan, n'importe quel homme qui aurait offert un verre à Lorelei aurait directement été catalogué en tant que pervers, violeur, et autres atrocités de ce genre. Bref, en un mot: Une mauvaise fréquentation, quelqu'un qu'il n'était pas bon de revoir, et ce que ce soit dans une semaine, deux ans, dix ans ou cinquante ans. Peut-être que le jeune homme aux cheveux ondulés n'était pas si juste qu'il se plaisait à le croire; Protéger sa sœur passait cependant avant tout principe, et au détriment des autres.

Peut-être aurait-il du apprendre à se maîtriser quelque peu. Son père lui disait souvent qu'il allait finir par créer un scandale, et sans doute avait-il raison! Pour preuve, s'il s'était écouté, lui et son envie pressante de voir cet homme disparaître de son champ de vision, il serait monté sur la table, ou la chaise, l'aurait assommé, et l'aurait jeté par la vitre qui les séparaient de la rue. Bon, dans les faits, il n'aurait sûrement pas procédé de la sorte, il n'était pas encore un animal, avait un minimum de retenue, et ce bien que l'idée soit tentante. Il lui aurait demandé de partir, ou aurait déclenché un combat, factice s'il le fallait, pour que le gérant les jettent tous deux dehors. Il aurait été séparé de Lorelei, mais au moins, cet homme l'aurait aussi été, et c'était tout ce qui lui importait. Il avait la désagréable impression d'être une poule dans le nid de laquelle un serpent se serait infiltré, menaçant de gober un de ses précieux neufs. Et l'œuf en question, c'était Lorelei, et Marcus tenait le fort peu commode rôle de l'immonde reptile aux yeux à la lueur lubrique. Oui, il y tenait, à ce mot, lubrique. Il l'avait apprit récemment, et se plaisait, comme un enfant, à la replacer dès qu'il le jugeait possible. Il n'était pas certain d'en avoir réellement saisit le sens, mais ce qu'il en savait lui suffisait pour en affubler aimablement cet homme aux cheveux sombres. Ah, comme il le détestait! Vouloir ainsi lui voler sa jeune et pure petite sœur, et aux yeux de tous, encore! N'avait-il donc aucune gêne? La question aurait pu être retournée à Reagan, qui faisait littéralement n'importe quoi depuis qu'il était entré ici, mais ce dernier ne s'en préoccupa pas. C'était bien connu: On était doué pour faire la morale aux autres et leur donner des conseils, tant qu'on ne devait pas appliquer ces dits conseils à notre petite personne. Critiquer les autres, c'est toujours bien plus facile. Même lorsque l'on s'appelle Reagan Arellys.

«Oui oui, ça va aller. C'est juste le bruit. Je dois avoir une petite migraine. Et si cette boisson avait été empoisonné tu serais dans le même état que moi, imbécile.»

La première pensée qui traversa l'esprit de Reagan fut alors: Ah tiens, mais oui, c'est vrai! Diable, il espérait vraiment que cette boisson n'avait été empoisonnée, il n'avait pas envie de passer de vie à trépas de manière aussi ridicule! Il ne pensa pas même sur le coup à comment cette boisson aurait pu être empoisonnée. Parce qu'à moins que ceux qui l'avaient préparés n'en aient voulus à Lorelei ou Marcus pour une raison quelconque, ce qui était fort peu probable il devait l'avouer, le jeune homme aux cheveux sombres n'avait pas eu le temps de glisser une quelconque poudre ou un quelconque liquide dedans. Et puis c'était vrai que, maintenant qu'il y pensait, sa jeune soeur aurait certainement pu sentir si cette boisson avait été empoisonnée. Depuis le temps, et après quelques petits 'incidents', Reagan avait apprit à ne plus toucher aux boissons qu'Aleht laissait parfois traîner sur la table de leur salon ou de leur cuisine, ces dernières n'étant pas forcément ce qu'elles...Semblaient être. Bien trop souvent le 'Reagan, ne bois pas ça!' était arrivé après qu'il ait vidé la moitié du verre. Ah ah...Il avait eu de la chance que ça n'ait jamais rien été de particulièrement dangereux.

Comment était-il sensé savoir faire la différence entre un jus de cassis inoffensif et un remède fait à base d'il ne savait trop quoi, lui? En plus, des fois, ça avait la même odeur! Quel piège vicieux, hun.

La réponse de Lorelei à Marcus, qui ne tarda pas à venir, fit pousser un long soupir d'exaspération à Reagan. Bon, ce n'est pas comme s'il ne s'y était pas attendu, mais tout de même! Il faisait tout pour la protéger de ce détraqué en puissance, et la voilà qui acceptait de le revoir! C'était un comble. Pour un peu, il s'en serait allé, vexé de tant d'ingratitude de la part de sa petite sœur adorée. Oui, il s'en serait allé, si toutefois il n'avait pas pensé à la dernière minute qu'une fois seul avec Lorelei, ce Marcus aurait tout le temps de la violer. Donc, il resta assis sur son siège, à foudroyer l'importun du regard, histoire qu'il voit à quel point il le détestait.

« Ne vous en faîtes pas, je pense être quelqu’un de correct à ce niveau là. J’espère simplement que vous apprendrez à me connaître. »

Une telle pensée le fit frémir. Le connaitre? Ça ne lui apporterait rien de bon, ça, il en était intimement persuadé; Et son instinct de frère le trompait rarement. Ou presque. Bon, d'accord, peut-être pas tout le temps, mais ça ne l'empêchait pas d'être absolu, voilà. Il ne le remettrait pas en question, en tout cas, c'était certain.

« Je n'aime pas ça, fit Reagan en fronçant ses fins sourcils, pas du tout. Je reste sur mes positions, vous n'êtes pas quelqu'un de bon à revoir. Mais. Si Lorelei dit oui, alors oui. Mais si vous la violez, alors je tuerais vous. »

Non, il ne le tuerait pas, mais ça lui plaisait de le menacer de la sorte. Ça le faisait se sentir supérieur, en quelques sortes. Croisant ses bras sur sa poitrine, l'air vexé mais terriblement digne à la fois, il laissa s'échapper cette dernière phrase en Elfe, sur un ton qui se voulait calme, assurée, presque hautain:

« Et maintenant, on s'en va. »


[Encore heureux...! Je l'aurais vu, si elle avait fait une telle chose!xD]

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Can't you see you're beautiful,
And you deserve so much more,
I would give you everything if there was a way...
If I was king for a day, I'd make you my queen,
I'll give you anything.

I'll take you away from this little apartment,
And escape this pain that you've been living with,
I would build you a castle in the skies,
So high it'll blow your mind,
I would give you a crown,
Made from the promises for better life.

If I was king for a day,
I'd make you my queen.


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La terrible pilleuse d'églises

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MessageSujet: Re: Coffee break [TERMINE]   Dim 8 Mai - 18:21

{J'avoue que ça aurait été marrant, quand même. Je vais y réfléchir...8DDD

Je veux couper les cheveux de Laure en ce moment, c'est atroce. Gaffe à vos persos, un chewing-gum dans les cheveux pourrait être fatal, hmm... Cool }

Lorelei avait du caractère, mine de rien, et il n'était malheureusement pas adorable et conciliant. En l'observant, de loin, on aurait pu penser que cette jeune fille au visage impassible était plutôt discrète, qu'elle ne faisait pas de vagues et obéissait sagement aux ordres qu'on pouvait lui donner : et, dans une certaine mesure, ce n'était pas tout à fait faux. Simplement quand elle sentait qu'on la poussait dans ses retranchements, ou qu'on la forçait à emprunter une direction plutôt qu'une autre, elle ne pouvait s'empêcher de protester. Ce qui consistait à froncer les sourcils, croiser les bras et répondre 'non' à toute affirmation quelle qu'elle soit. Non elle ne viendrait pas, non elle ne voulait pas, non elle n'en avait aucune envie, non elle ne l'aiderait pas... Elle n'aimait pas avoir l'impression qu'on l'obligeait à faire quoi que ce soit. Et de fait, elle se braquait. Si Reagan ne voulait pas qu'elle le revoit avec autant d'insistance, sans lui laisser de réel choix, elle avait envie de le revoir. Aussi simple que ça. Alors que, en toute franchise, revoir ce jeune homme ne faisait pas parti de ses priorités. Évidemment. Ce n'était pas comme si elle avait eu le coup de foudre pour lui et ne pouvait s'imaginer la vie sans avoir l'occasion de le revoir ne serait-ce qu'une fois : elle n'aimait pas ce genre de clichés stupide. L'amour n'était pas un sujet avec lequel il fallait plaisanter, et elle se complaisait pour l'instant dans ce simple constat. Le seul problème avec cette technique hautement intelligente était que, au bout du compte, elle finissait par se retourner contre elle. La contradiction la poussait à dire des choses qu'elle ne pensait pas, à faire des choses qu'elle regrettait par la suite ou, au contraire, à ne pas faire quelque chose qu'elle avait très envie de faire. Il était difficile de revenir sur sa parole, quand on avait clamé haut et fort que 'faire ça, c'était stupide'. Mais pour l'instant, ça lui convenait. Sa fierté l'aurait empêchée de dire quoi que ce soit d'autre, de toute façon. C'était fou, tout de même, à quel point tout à chacun pouvait faire preuve de mauvaise foi quand il s'agissait d'eux-même. Lorelei elle-même n'aurait jamais été se dire qu'elle en faisait preuve à longueur de temps, mais admettait volontiers que c'était le cas pour les autres. Analyser ses défauts avec justesse? Elle ne connaissait personne qui en soi capable. On finissait toujours par critiquer ce que faisaient les autres, sans se rendre compte qu'on faisait exactement la même chose qu'eux. La jeune fille avait haït les humains pour les avoir chassés de chez eux à maintes et maintes reprises, et n'appréciait pas plus ceux d'Illea que les autres. Pourtant, elle n'admettait pas qu'on la déteste parce que elle-même rejetait les humains et les insultait. Et ce même si elle faisait l'exacte même chose qui l'avait poussée à détester ces personnes en premier lieu.

« Ne vous en faîtes pas, je pense être quelqu’un de correct à ce niveau là. J’espère simplement que vous apprendrez à me connaître. »

Lorelei acquiesça sans dire mot, et but quelques gorgées de son 'liquide empoisonné et hautement toxique'. Elle n'avait aucun moyen de juger de sa sincérité, pas plus qu'elle n'avait de moyen de savoir si elle était ou non en train de commettre une grave erreur. Il se pouvait qu'il soit réellement dangereux, tout comme il se pouvait que ce soit le garçon le plus gentil qu'elle ait jamais rencontré jusque là. Impossible de savoir à quoi il pensait ou sa manière de voir les choses, non. Ça aurait été plus simple, dans un sens : pervers ou gentleman, ils auraient été fixés. Un bref regard en direction de son frère, alors qu'elle reposait son verre sur la table, lui suffit pour comprendre qu'il n'avait toujours pas changé d'avis sur la question. Pas comme si ça l'étonnait vraiment ; c'était plutôt le contraire, qui l'aurait étonnée. Que brusquement il sourit à Marcus, lui tende la main et s'excuse aurait été..., terrifiant. Peut-être sa mâchoire aurait-elle touchée le sol? Ou la table, à défaut d'autre chose. Il était des choses qui pouvaient sembler agaçantes, mais qui étaient tout aussi bien telles quelle. L'attitude de Reagan en faisait parti, de l'avis de la jeune Elfe.

« Je n'aime pas ça, pas du tout. Je reste sur mes positions, vous n'êtes pas quelqu'un de bon à revoir. Mais. Si Lorelei dit oui, alors oui. Mais si vous la violez, alors je tuerais vous. »

Qu'il reste sur ses positions semblait évident, oui. Qu'il menace de le tuer, ils s'en seraient passés, en revanche. Ah! Pour un peu, Lorelei lui aurait lancé un grand sourire narquois en clamant que lui aussi, il insultait les humains. Pire encore, il les menaçait! Lorelei, elle, n'avait jamais rien fait d'aussi grave, et pourtant ça leur avait valu un déménagement. Des injures plus ou moins colorées, tout au plus..., Bon, peut-être avait-elle craché sur deux ou trois personnes, aussi. Au pire, elle avait menacé de brûler leur lieu de culte. Mais trois fois rien, vraiment. Repenser à cette stupide injustice dont elle avait été victime lui arracha une petite moue, qu'elle effaça bien vite au profit d'un soupir impuissant. S'il la violait? Elle espérait bien qu'il ne la violerait pas, non! Et puis elle savait se défendre, après tout. Quoi qu'elle n'était pas sûre de pouvoir faire grand chose contre quelqu'un de bien plus grand et fort qu'elle, mais ça restait à prouver.

De manière générale, la jeune fille aux longs cheveux clairs avait tendance à se penser plus capable qu'elle ne l'était en réalité de faire face à des situations complexes et dangereuses. Et elle n'avait franchement pas envie d'être confrontée à ce genre de situations uniquement pour retrouver un sens des réalités plus juste. Il ne pouvait rien lui arriver de mal, aussi vrai que les humains étaient presque tous pitoyables et dénués d'un quelconque intérêt. Il y avait certes des exceptions, mais n'étaient-elles pas rare? Elle ne voyait pas pourquoi ça lui serait arrivé à elle et pas à quelqu'un d'autre. S'il y avait un ou deux humains jugés 'sympathiques' dans cette ville, il devait y avoir un deux pervers détraqués de même. Il aurait vraiment fallu avoir une malchance ou une chance excessive, pour tomber sur ces quelques personnes au hasard d'une banale promenade.

« Et maintenant, on s'en va. »

Lorelei, qui s'était instinctivement retournée vers Reagan en entendant sa langue maternelle, fronça légèrement les sourcils. Il avait croisé les bras, l'air plutôt sérieux. S'en aller? Elle voulut jeter un coup d'œil à l'extérieur pour déterminer une approximation de l'heure, mais ne parvint qu'à remarquer que la personne qui venait de passer avait un horrible manteau. Ce qui ne l'aidait pas du tout, en effet. Pas besoin de ça, dans les faits, pour deviner qu'il devait plus ou moins être temps de s'en aller, mais elle n'avait pas encore fini sa boisson. Presque, mais pas tout à fait.

«Je n'ai pas fini ma menthe, répondit Lorelei dans sa langue natale, reprenant le verre dans sa main droite. Et je ne sais pas le temps ni le lieu. Pour vous revoir.»

Disant ces derniers mots elle avait dirigé ses yeux violets vers Marcus, haussant les sourcils d'un air interrogateur. Elle ne pensait pas pouvoir venir à Esidir et se promener au hasard des rues en espérant tomber sur lui, ça aurait été complètement ridicule. Elle voulait bien partir, mais il fallait au moins qu'elle sache ça avant de faire quoi que ce soit. Sinon ça revenait à dire qu'ils ne se reverraient pas, ni plus ni moins. Sauf si, évidemment, le but était de constater à quel point la capitale était grande et remplie de personnes se ressemblant parfois à s'y méprendre, et qu'il était impossible d'y retrouver quelqu'un sans savoir où il se trouvait en premier lieu. Elle ne quittait pas tout le temps Litinna pour la capitale, loin de là ; il fallait un minimum de précision.

Tiens. Elle se demandait si sa mère la laisserait aller où que ce soit toute seule, si Reagan lui criait qu'elle voulait aller rejoindre un dangereux pervers qui n'attendait qu'une chose : la violer. Peut-être aurait-elle le bon sens de comprendre qu'il exagérait. Mais qui disait bon sens disait aussi admettre que ses inquiétudes devaient être au moins un minimum justifiées. C'était toujours comme ça, de toute façon : sa mère se rangeait du côté de la raison et de la prudence, et ne donnait jamais entièrement raison à qui que ce soit. A part quand Reagan saccageait sa chambre pour telle ou telle obscure raison, ou que Lorelei s'amusait à remplacer l'eau que contenait son verre par n'importe quel liquide y ressemblant mais ayant des effets tout autre, peut-être.
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Coffee break [TERMINE]

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