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 Coffee break [TERMINE]

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MessageSujet: Coffee break [TERMINE]   Mar 29 Sep - 18:23

Une pause café dans un café en face de chez lui,c’était quelque chose de naturel pour l’individu simple habitant dans la ville surpeuplée la plus peuplée et etant lui-même membre du peuple.Tout simplement après une journée de travail,s’accorder une pause dans le café en face.Bon,le probléme c’est que dans le cas de l’individu qui cherchait a prendre un café et qui nous interesse dans ce paratexte,c’est qu’il n’habite pas vraiment en face d’un café,ni même en face d’un quelconque restaurant ou quoi que ce soit du même type.Il logeait tout simplement dans une chambre assez petite,un appartemment en somme,loué par une dame ma foi fort sympathique au loyer plutôt peu onereux puisqu’un cireur de chaussure au chômage parvenait a prendre la chambre a coté de la sienne.Une sorte de location gratuite a vie,en quelque sorte.Bon,c’était petit et plutôt mal situé,mais en même temps,il faut dire que notre individu principal ne cherchait pas vraiment a faire fortune,ni a rouler sur l’or.Et même si ca serait le cas,et qu’il voudrait enormement d’argent dans ses poches,ca ne changerait fichtrement rien a sa propre situation actuelle.Le metier d’homme de main et de garde du corps,ca rapportait pas mal quand on était embauché,le probléme c’est que peu de monde,en général louait les services d’un tel personnage dans la ville.Le plus souvent,on preferait avoir recours a l’aide des soldats ou des gardes.Enfin, « l’aide » était un bien grand mot.Il existait assez peu de soldats prêts a mettre leur vie en jeu pour defendre un habitant commun,encore plus si ce dernier était un habitant d’un quartier pauvre,et encore plus plus si le chevalier devait le faire gratuitement.En fait,c’était surtout parce que c’était gratuit que l’aide des gardes avait en général plus de succés que celle des « mercenaires urbains » mais au final,il y’en avait beaucoup qui demandait quand même retribution et ceux qui n’en demandait pas n’était,en général,pas très brillants dans leur tâche.Marcus soupira.Décidement,les gens n’avaient pas le sens pratique,pour lui.Aprés tout,de l’argent,ca se gagnait,et ca revenait toujours a son propriétaire,pour lui.La preuve,qu’allait il faire,la ?Il allait donner de l’argent a un restaurant en echange d’une boisson chaude,mais ou avait t-il gagné cet argent ?Et bien la réponse était très simple,en se chargeant pendant une semaine de la securité de l’etablissement par rapport a des ivrognes qui avaient prit l’endroit pour leur terrain de jeu.Conclusion,Marcus fut payé,et le voila,quelques semaines plus tard,portant le même argent avec lequel on l’avait payé,avec l’intention de le rendre a son propriétaire dans l’intention de l’echanger avec un café.Comme quoi,le systéme était parfois etrange,on aurait peut être mieux fait de lui offrir directement sa boisson en plus de la monnaie.Bon,evidemment,son paiment ne valait pas que le prix d’un simple café, mais quand même,cela suffisait largement a prouver que l’argent pouvait toujours revenir a son vrai propriétaire.Quand au fait ou Marcus se rendait,il n’y avait dès lors plus de surprises,n’est ce pas ?Il se rendait tout simplement dans un restaurant,après une nouvelle affaire qu’il avait accomplie a la lettre,comme a son habitude.

Il n’était pas le plus célébre dans le milieu des gardes du corps,mais il fallait recconaître qu’il s’était forgé une certaine réputation en seulement un an de pratique.Ainsi,si ses contrats de départ n’etaient que des objectifs plutôt secondaires,comme livrer un livre a une personne a Alkar,ou brosser des ecuries pendant une journée,a présent,il s’occuppait de tâches qui,sans être des affaires d’êtat,se revelait tout de même assez interessante pour qu’un s’y penche.Tenez,rien que celle ou il avait defendu le Restaurant dans lequel il se rendait des Ivrognes dont il était question,et bien c’était quand même plus interessant que de jouer au coursier ou au detective des bacs a sable,non ?Et la,il comptait prendre une petite pause café après son travail de protection d’un Noble du château qui avait recu quelques menaces d’un groupe de fanatiques ,visiblement.Enfin,ca c’était la version du Noble,mais Marcus n’en avait rien a faire.Il n’avait pas eu le choix,on l’avait payé pour proteger cette personne durant deux mois,il avait protegé cette personne pendant deux mois.Quelques attaques par surprise,comme il s’y attendait,mais rien de bien grave,comme le client l’avait laissé entendre.Pas de fanatique,encore moins d’attentat a proprement parlé.Simplement des voyous qui avaient cherché a punir ce type pour quelque chose qu’il leur avait fait par le passé.Alors oui,peut être leur colére était justifiée,le probléme c’était que Marcus avait un contrat avec son employeur,et que même si ce dernier était un pourri jusqu'à la moelle qui avait exploité ces agresseurs de rue,il n’avait pas vraiment le choix.C’était son travail de le proteger,alors il le protegeait.Peut être reflechissait t-il ainsi parce qu’il n’avait pas l’habitude de reflechir…Peut être était-ce simplement une question de principe…En tout cas,marcus était sûr d’une chose.Une fois le contrat achevé,si son client s’avérait réellement être quelqu’un de pourri,le jeune homme aux cheveux noirs s’arrangerait pour qu’il paye.Ancien client ou pas.Une fois le contrat avenu,rien ne le rattachait a cette personne,et encore moins si c’était quelqu’un de malintentionné.

Enfin,Marcus avait plutôt eu de la chance sur ce coup la,avec son client.Il s’était avéré n’être qu’un agent immobilier qui avait été contraint de mettre des squatteurs hors d’une maison vide qu’il comptait placer en vente.En somme rien de bien grave,ca n’était pas comme si c’était persecuté des pauvres innocents ou tenter de renverser le trône.Si ca lui plaisait de vendre des batîments,il n’avait qu’a le faire,et les squatteurs n’avaient qu’a pas être la.Enfin,de toute maniére,ca n’était pas ses affaires.Si l’un ou l’autre l’engagerait,et bien il defendrait sa cause.Par proffessionalisme,pas d’un point de vue personnel.Parce que d’un point de vue personnel,une querelle entre des racailles de rue et un Noble vendeur de baraque n’était vraiment pas interessante pour lui.De toutes facons,son point de vue personnel,personne n’en avait jamais rien a faire.Il n’était pas posé pour avoir des êtats d’âme,si ?Les questions personnelles,elles interviennent après les questions professionnelles.Le travail avant tout,c’était peut être un peu inhumain comme principe,mais c’était comme ca que Marcus comptait batir sa réputation.Et il faut recconaître que cela marchait bien,vut qu’il effectuait proprement le travail,sans poser de questions.Uniquement après la fin du contrat,mais il n’avait simplement pas eu a le faire jusqu’ici.



Marcus,donc,arriva dans le restaurant ou il avait prévu de prendre sa pause bien méritée après autant de sensations fortes.Son metier n’était décidement pas de tout repos,mais il savait pertinemment qu’il n’avait pas la même capacité cerebrale que son frére ou que quelqu’un qui aurait desirer se lancer dans une carriére marchande.Pour lui,aucune autre voie que celle des armes.Il le savait,et ca n’était pas autant pour le deranger.Aprés avoir passer sa commande a une serveuse qui venait lui demander ce qu’il souhaitait,il se placa de profil par rapport a la fenêtre de l’endroit,regardant l’agitation qui regnait dans la rue voisine.Le café tinta sur sa soucoupe quand la serveuse le posa sur sa table.Marcus murmura un discret merci,avant de se tourner vers sa boisson,avant de la regarder un petit moment,et de tourner sa cuillére dedans,l’air pensif….Même si c’était probablement un simple blocage mental.Son cerveau était juste en train de se reposer.Il resta ainsi quelques secondes,quand la voix de quelqu’un le fit sortir de sa rêverie.Clignant des yeux,il secoua legerement sa tête,et tourna son visage vers son nouvel interlocuteur.

….Pardon,vous desirez…. ?


Dernière édition par Marcus Deslura le Mar 2 Fév - 9:59, édité 1 fois
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La terrible pilleuse d'églises

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La terrible pilleuse d'églises


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MessageSujet: Re: Coffee break [TERMINE]   Mar 2 Fév - 0:48

Lorelei regarda à droite puis à gauche, et poussa un soupir agacé. Au regard de Litinna, la capitale du royaume semblait immense aux yeux violets de la jeune Elfe. Il y avait des rues, des rues, encore des rues..., des ruelles, des échoppes, des passants qui se ressemblaient tous, des bâtiments qui lui semblaient tous trop semblables. Et moralité, se retrouver ici lui semblait toujours être un exercice des plus difficile auquel elle n'aimait guère avoir à se prêter. La jeune fille se remit en marche, continuant de regarder alentours. Certes, elle ne pouvait pas dire que ce n'était pas une jolie ville ; sans doute que pour beaucoup ce devait être le lieu de vie idéal en tout points. Tout était à proximité, il y avait beaucoup de personnes à qui parler et on se trouvait près du château, ce qui n'était pas négligeable. Pourtant elle préférait de loin Litinna, même si le village dans lequel elle vivait ne lui semblerait jamais aussi accueillant et agréable que celui dans lequel elle avait grandit. Ce n'était pas tant la taille qui la dérangeait, mais..., enfin, elle ne savait pas exactement. Tout ce qu'elle pouvait en dire était qu'à Esidir, la seule chose valable qu'elle savait faire était se perdre. La jeune Elfe s'arrêta devant un magasin et poussa à nouveau un soupir frustré. Elle était sûre qu'elle était déjà passé par là, ce n'était pas possible autrement. Mais tout se ressemblait tellement ici, à ses yeux, qu'un magasin pouvait très bien passer pour un autre sans problème. Et tout ce bruit commençait à lui faire mal à la tête, c'était énervant, énervant..., ils ne pouvaient pas s'empêcher de parler, tous? C'était incroyable, tout de même. Toutes ces voix qui discutaient, s'énervaient ou riaient autour d'elle, sans qu'elle puisse prendre part à la moindre des conversations, c'était proprement insupportable. Et plus que ça, elle ne les comprenait pas. Tout au plus reconnaissait-elle un mot au détour d'une discussion, mais rien de franchement concret. Elle n'était pourtant pas mauvaise en Humain, Lorelei connaissait un certain nombre de mots et savait parler sans avoir l'air d'une demeurée complète ne comprenant rien à ce qu'on lui disait. Mais si elle avait une bonne mémoire et savait la mettre à profit, il lui était impossible de comprendre quelqu'un qui parlait trop vite. Or toutes ces personnes parlaient à une vitesse qui peut-être leur paraissait normale, mais qui était trop élevée pour ses capacités de compréhension. Et toutes ces voix qui se mélangeaient finissaient de rendre ce fond sonore incompréhensible-et donc comme toute chose incompréhensible, agaçant. La jeune fille trouvait stupides les personnes qui disaient aux Elfes qu'ils pouvaient au moins faire des efforts pour apprendre la langue du pays : avaient-ils essayé, eux? Parler constamment, tout les jours dans une langue qui n'était pas la votre était fatiguant et déplaisant. Mais ça, ils ne s'en rendaient sûrement pas compte.

Lorelei tourna à droite au hasard d'une rue, laissant ses longs cheveux blonds zigzaguer derrière elle. Bon, il n'y avait pas de quoi s'en faire, elle se retrouverait forcément au bout de peu de temps. Et sans doute que si elle avait vraiment cherché à retrouver ses parents elle y aurait réussi sans trop de problème, au bout d'un certain temps de recherches. Mais les chercher maintenant ne servirait à rien, ils ne devaient pas partir d'Esidir avant un certain temps. Quand il serait l'heure de s'en aller, elle consentirait peut-être à essayer de rallier sa famille à l'endroit désigné. Mais pour l'heure elle ne voyait rien de mieux à faire que de déambuler dans les rues et de regarder autour d'elle pour voir si elle voyait quoi que ce soit d'intéressant. Quoi que ce soit à faire. La jeune fille regarda derrière elle, se demandant subitement où pouvait bien être passé Reagan. Bha, elle ne s'en faisait pas pour lui ; si ç'avait été le cas elle ne l'aurait pas semé plus loin, d'ailleurs. Il allait faire son bout de chemin de son côté, et ils se retrouveraient quand ils devraient partir. Ce n'était pas comme si elle craignait grand chose, ici. Il y avait tellement de monde qu'elle doutait fort que qui que ce soit veuille tenter quelque chose contre elle, de toute façon. Et même si ça avait été le cas et même si elle n'avait pas pris son Arc, elle était loin d'être sans défense. Oh, elle savait qu'elle n'en avait pas l'air comme ça, mais elle savait parfaitement se battre sans artifice quelconque. Ses jambes et ses bras lui suffisaient largement, et si elle ne faisait pas le poids par rapport à un éventuel agresseur, elle ne doutait aucunement de sa possibilité à s'enfuir. Alors non, elle ne se sentait aucunement en danger à se promener ainsi seule dans une ville où elle n'arrivait pas à se retrouver. Et puis elle savait que les Humains n'étaient en général pas des modèles de quoi que ce soit, mais ce n'était pas tous des pervers sanguinaires qui voulaient égorger n'importe qui croisant leur chemin. Ou alors-et quelle chance-elle n'en avait pas encore croisé.

La jeune Elfe aux longs cheveux clairs s'arrêta, sourcils froncés. Tout ce bruit commençait sérieusement à lui taper sur les nerfs ; ne serait-ce que pour quelques instants, elle aurait aimé pouvoir reposer ses oreilles pointues. Son regard pourpre chercha de nouveau sur sa droite, sur sa gauche, et finalement elle ne out retenir un petit 'Ah' satisfait en découvrant une sorte de café, sur sa droite. Elle reconnaissait l'endroit, elle y avait déjà été une fois, et de ce qu'elle se souvenait c'était en général beaucoup plus calme que la rue dans laquelle elle se trouvait pour l'instant. La jeune fille arbora pendant quelques secondes un air satisfait, et se dirigea à grandes enjambées vers ledit café. Il y avait sans doutes d'autres endroit où elle aurait été sûre d'être tranquille, mais au moins en allant là elle n'aurait pas à marcher pendant des heures en se demandant si elle n'allait pas entre dans un endroit tout-à-fait inapproprié par manque d'attention. C'est en se disant cela qu'elle poussa doucement la porte de la petite batisse, lançant des regards furtifs autour d'elle. A faire ça elle se donnait l'impression d'entrer pour voler quelque chose, et après s'être faite cette réflexion elle secoua légèrement sa tête de gauche à droite, faisant voler l'espace de quelques secondes ses cheveux en cadence. Après quoi elle leva la tête, et passa ses mains sur sa jupe tandis qu'elle faisait un bref état des lieux. État des lieux qui lui arracha une légère grimace. De là où elle était elle n'apercevait pas de table de libre-ou tout du moins pas de table sans personne qui y soit assis. Ils étaient peut-être majoritairement seuls, mais ce qu'ils pouvaient s'étaler..., d'un autre côté, à cette heure-ci ça n'avait sans doute rien d'étonnant. Cela étant, maintenant qu'elle était entrée elle se voyait mal sortir. Ou plutôt était-elle persuadée qu'elle aurait eu l'air stupide, chose qui l'aurait insupporté au plus haut point. Aussi inspira-t-elle, et chercha des yeux une table 'pas-trop-remplie', près de la fenêtre si c'était possible. Ses yeux à la limite entre le foncé et le clair se posèrent sur un jeune homme, visiblement seul, assis près de la fenêtre. Elle n'aurait pu en juger, mais il n'avait pas l'air d'attendre quelqu'un. Auquel cas, parfait : elle pourrait attendre là quelques instants. Elle ne comptait pas rester assise à ne rien faire toute sa vie, de toute façon. Juste le temps de savourer quelque peu le calme des lieux, terriblement conséquent aux vues de l'agitation qui régnait dans les rues d'Esidir.

Lorelei avança vers ledit garçon, qui semblait perdu dans ses pensées.

«Excusez moi...»

La jeune Elfe attendit un instant, temps qu'il fallut à son tout nouvel interlocuteur pour se rendre compte de sa présence, et lever la tête vers elle.

….Pardon,vous désirez…. ?

Elle fit un vague geste de la main, nullement gênée de parler à un parfait inconnu. Elle n'était pas timide, et adresser la parole à quelqu'un qu'elle ne connaissait pas ne lui avait jamais vraiment posé problème. Et ce, même si c'était un humain. Ce n'était pas comme si la ville n'en était pas remplie, après tout...

«Je me demandais, ça vous gênerait si..., elle fit un geste évasif et eut un vague air gêné, optant pour une formulation plus simple. Est-ce que je peux m'assoir? Je ne reste pas longtemps, de toute façon.»
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MessageSujet: Re: Coffee break [TERMINE]   Mar 2 Fév - 9:56

Marcus n'etait pas un être très cérébral,c'etait un fait.Cela ne signifiait pas pour autant qu'il etait quelqu'un de stupide.Dans un sens,il etait même très intelligent.En fait,l'intelligence etait un concept totalement relatif,si on se penchait sur le probléme.Marcus n'etait pas "bête" a proprement parlé,il n'avait tout simplement jamais eu l'éducation necessaire pour mener une vie calme et sans soucis,au contraire de son petit frére.L'intelligence etait un principe totalement relatif pour lui,et c'etait dans un sens,la totale vérité.Après tout,la seule raison pour laquelle on disait de Marcus Deslura qu'il n'etait pas très malin,c'etait simplement parce qu'il n'etait pas un éléve très studieux,et que de toutes maniéres,il n'etait pas réellement allé a l'école.Il n'avait pas recu une éducation totalement compléte,mais etait tout de même parvenu a vivre par ses propres moyens jusqu'a ses dix-neuf ans,et ne voyait toujours pas de réel probléme en vue.Pour l'aîné Deslura,l'intelligence n'allait donc pas forcément de paire avec l'education que l'on recevait en cours d'école.Après tout,pour lui,et necessairement dans l'idée générale,la notion même d'intelligence etait totalement subjective.Il suffisait de se pencher légérement sur les mots."Intelligence" etait parfois synonime autant de "culture" que de "logique".Hors,entre les mots "culture" et "logique" il n'existait quasiment aucun rapport,le premier etant simplement une sorte de base de données mémorielle qui servait a recolter le plus d'informations possible,et la "logique" en l'occurence le deuxiéme mot,pouvait être raccorder a la maniére d'utiliser ces informations attribuées par la culture.Ou plus simplement,la logique relevait du domaine de la debrouillardise,dans le sens ou on etait parfaitement capable de se sortir d'un pétrin complexe sans pour autant avoir besoin de reciter par coeur d'un ton monocorde les tables de multiplication.C'etait peut être ce point de vue qui avait permis a Marcus de survivre seul dans la capitale,quand ses parents l'avaient envoyés s'engager dans l'armée.Du fait de sa forte envie d'indépendance et de son refus d'obtempérer aux ordres,il avait finit par quitter les forces militaires d'Illea,mais très honnêtement,il ne s'en portait pas plus mal.Un garde du corps comme lui gagnait bien plus d'argent qu'un vulgaire soldat,la seule différence etait qu'un soldat avait plus de chances d'être élevé au rang de général ou de stratége qu'un Garde du corps de devenir une figure emblématique.Oh,certes,devenir connu dans le métier d'homme de main n'etait pas aussi complexe que de gravir les échelons militaires pour atteindre le rang de général,et Marcus le savait.Non,ce qui etait bien plus difficile,c'etait de devenir quelqu'un d'important,quelqu'un de connu pour lequel on ferait appel a n'importe quel type de travail.Quelqu'un a qui l'on pourrait confier toutes les tâches,de la plus ingrate a la plus invraisemblable,du nettoyage de par terre a l'élimination d'un brigand terrorisant un village.Cela etait très difficile a devenir,la concurrence etait souvent rude dans le métier.Mais malgré tout,en quelques mois seulement,Marcus etait devenu un homme de main déja connu dans la capitale,ou tout du moins dans certaines parties de celle ci.Il faut croire que sa formule marchait plutôt bien.Sa logique profonde l'aidait aussi.Car Marcus,en toute objectivité,n'etait pas bête.Il n'etait pas spécialement un modéle d'intelligence,mais il n'etait pas bête non plus,il etait simplement bien plus malin qu'on pouvait le penser de prime abord,surtout en apprenant qu'il n'avait pas fait d'études approfondies.Il etait juste logique.De ce fait,il etait parfaitement capable de résoudre divers problémes de la vie quotidienne sans pour autant être un génie des mathématiques.Quelqu'un de logique,donc.Plus logique que l'on pouvait le croire,sans que toutefois,il ne se démarque réellement du lot.Il ne se démarquait pas vraiment,en réalité.Il y'en avait des dizaines,des centaines dans son cas,sans éducation mais avec une intelligence naturelle,certains s'etant reconvertis en garde du corps.Il y'en avait beaucoup,mais Marcus avait plus que de la logique pour lui.Outre le fait qu'il etait assez futé pour résoudre la plupart des affaires qu'on lui confiait,Marcus etait également un excellent bretteur,c'etait un fait.


Effectivement,si Marcus n'avait pas quitté l'armée pour sa désobéissance et son inssubordination,sans doute serait t-il devenu un bon élément de l'organisation militaire d'Illea.Peut être même serait t-il devenu capitaine ou général des armées,au vut de son talent a l'épée ca n'aurait pas tellement étonné tout le monde.Même si un général n'as pas pour unique compétence de manier l'épée,effectivement.C'etait toutefois bien suffisant pour s'en sortir.Marcus avait fait l'experience,et s'en etait sorti avec brio.Peu importait notre classe sociale,notre intelligence ou la maniére avec laquelle on abordait la vie,on restait capable de survivre tant qu'on restait capable de tenir une arme et de savoir s'en servir.L'aîné Deslura poussa un soupir a cette pensée,qui témoignait que le monde etait vraiment plus sombre qu'il n'y paraissait de prime abord.N'importe qui pouvait rester vivant pour un peu qu'il sache tenir un bout de feraille et taper avec.Avec ca,on pouvait trouver du travail,de quoi manger,se protéger,et même voler plus sûrement.Tandis que quelqu'un d'incapable de se battre finirait très probablement par se faire tuer,un jour ou l'autre,c'etait fort possible après tout.Le monde n'allait pas bien,la guerre etait bel et bien présente entre l'Est et l'Ouest,les préjugés envers les autres races etaient toujours la,et Marcus se désolait d'une telle situation.Il aurait préféré ne pas être capable de s'en sortir si bien sans éducation,cela aurait au moins eu le mérite de prouver que savoir tenir une épée ne pouvait pas suffire a vivre.Mais ca n'etait pas le cas.Il avait réussi a vivre,il vivait même très bien,modestement certes,mais très bien tout de même,et sans l'argent de ses parents,bien qu'il pouvait faire appel a eux a n'importe quel moment.Marcus vivait paisiblement,en tout cas.C'etait egoïste de sa part de penser cela,mais il faut dire qu'il etait tout de même soulagé de ne pas être un être finit,de savoir qu'il avait encore un certain avenir.Même si,de facon objective,il aurait préféré ne pas en avoir,car si il n'en avait pas eu,la guerre ne serait peut être pas arrivée.


Le jeune homme aux longs cheveux noirs soupira une nouvelle fois,avant de boire une gorgée de son café,le reveillant légérement.Il jeta un coup d'oeil distrait par la fenêtre,agacé par le tumulte qui régnait dans la rue sur laquelle la fenêtre donnait la vue.Il soupira encore une fois,ne comptant plus son nombre d'expiration a présent.Il ne s'ennuyait pas vraiment,c'est juste que prendre du repos etait bien moins excitant que son train de vie habituel,et cela n'etait pas franchement quelque chose auquel il etait habitué.Il jeta donc plusieurs regards dans la rue,a la recherche de quelque chose suceptible d'attirer son attention.Il apercu une jeune fille,ou tout du moins une personne a l'air féminin avec de longs cheveux blonds passer plusieures fois devant la fenêtre avec un air mécontent.Marcus haussa un sourcil,et se rendit compte que cette jeune femme aux cheveux blonds passaient de plus en plus par l'espace visible au travers de la fenêtre.Et qu'elle avait l'air de plus en plus insatisfaite.Conclusion facilement prévisible pour n'importe qui,la jeune blonde s'etait vraisemblablement perdue.Marcus la vit ensuite partir de son champ de vision,pour qu'elle n'y réaparaisse plus avant un certain temps,ce qui lui tira une petite moue décue.Il aurait réellement voulut pouvoir aider cette jeune fille,cela aurait égayé sa journée de rendre service.Après avoir cligné des yeux,il se reconcentra sur sa tasse de café,repartant plus ou moins dans sa rêverie,quand il s'y fit interrompre par un "excusez moi?" assez prononcé,et en même temps assez discret.Ayant répondu vocalement a la demande,le jeune Deslura se retourna pour voir son nouvelle interlocuteur,même si d'après le son de la voix,il s'agissait d'une interlocutrice.Il eu un haussement de sourcil assez imperceptible en voyant la même jeune femme que dans la rue face a lui.Elle ne l'avait tout de même pas apercu en train de la regarder dans la rue,et venait lui demander des comptes,si?


«Je me demandais, ça vous gênerait si...Est-ce que je peux m'assoir? Je ne reste pas longtemps, de toute façon.»

Marcus pencha légérement sa tête sur le coté,un peu étonné du fait qu'elle ne semblait pas particuliérement timide,et que pourant,elle cherchait visiblement ses mots en parlant.Il cligna des yeux,avant de faire un signe poli en direction de la chaise en face de lui,la sienne etant déja prise c'etait logique,et en souriant de maniére qu'il esperait galante.Cette jeune femme etait plutôt jolie,il devait le recconaître.Par conséquent,cela ne pouvait que lui faire plaisir de l'avoir en face de lui,a moins qu'il ne s'agisse d'une personne inssuportable.Mais au vut de ses paroles assez calmes et réfléchies,il en doutait.Il lui répondit,d'une voix calme:


Oui,bien sur.Cela ne me dérange pas du tout,au contraire.

Il eu un leger sourire,ce qui n'etait pas si rare après tout,avant de mieux regarder la jeune fille.Il mit la confirmation sur ce qu'il avait pensé de prime abord,elle etait très jolie,c'etait un fait.Mais de belles femmes,Marcus en avait rencontré beaucoup au cours de sa vie,parfois des douces,gentilles,parfois des inssuportables,parfois des cerebrales,parfois des femmes qu'il avait "aimé" si on pouvait le dire ainsi.Celle ci n'etait pas sincérement différente d'un point de vue physique.Même si elle avait des yeux magnifiques.Violets,c'etait rare comme couleur.Vraiment très beaux.Le jeune homme laissa l'inconnue s'asseoir la ou elle le désirait,avant de se remettre a regarder distraitement par la fenêtre,l'image qu'il voyait un peu perturbée par le violet qui lui restait en tête.Marcus ferma un court instant les yeux,avant de reporter son regard sur la demoiselle.Elle cherchait visiblement un peu de calme,mais il s'ennuyait trop fermement pour pouvoir continuer ainsi.Maintenant qu'une belle jeune fille etait assise en face de lui,pourquoi se priver d'une discussion?


Excusez moi,mais... commenca t-il en la regardant et en reposant sa cuillére dans sa tasse, Vous êtes de la capitale?Je vous ai apercu plusieures fois par la fenêtre,et vous sembliez ne pas connaître les rues...Peut être vous êtes vous perdue?

Il souriait en disant cela,même si son regard affichait plus de curiosité qu'une réelle sympathie.Il venait tout juste de la rencontrer,et il etait probable qu'elle repartirait aussitôt qu'elle se serait reposée.De ce fait,il n'avait aucune raison de devoir lui parler,ou même de se montrer gentil avec elle.Mais il le faisait quand même.Elle etait assez polie pour qu'il puisse lui rendre,et assez jolie pour qu'il puisse lui parler de facon détendue.Un mélange de curiosité et de politesse,donc.Tout cela pour briser la glace....


Oh,et...Hum,excusez moi si vous n'avez pas envie de parler.Je cherche simplement un sujet de conversation,si vous n'avez ni le temps,ni l'envie...
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MessageSujet: Re: Coffee break [TERMINE]   Mer 10 Fév - 22:14

Lorelei regrettait sa ville natale.

Ça, c'était chose sûre. Elle la regrettait terriblement, et la considérait encore aujourd'hui, même si elle savait pertinemment qu'il n'en restait rien, comme sa maison. Ici, ce n'était qu'un substitut, quelque part où elle habitait parce qu'elle n'avait nul part d'autre où aller. Ce n'était pas chez elle, ce n'était pas ses rues, ses maisons, ses voisins, ses amis, ses paysages..., rien ne lui semblerait jamais vraiment familier. La jeune Elfe avait l'impression d'être là de passage, d'être chez quelqu'un d'autre sans avoir pu trouver d'autres alternatives que celle de rester. Elle doutait fort que les humains puissent comprendre ce qu'ils pouvaient bien ressentir, eux. Lorelei pensait même qu'il était totalement impossible qu'ils en comprennent la moindre partie, aussi infime soit-elle. Le traumatisme qu'elle avait vécu était encore profondément ancré en elle, et la jeune elfe aux longs cheveux blonds doutait fort pouvoir un jour s'en débarrasser. C'était des nuits passées à cauchemarder, des journées à essayer de reprendre contact avec ses anciennes amies. Amies que, pour certaines, elle n'avait jamais revu. C'était quelque chose de terrible que de perdre sa maison, son lieu de vie sans pouvoir trouver de raison valable. Il fallait bien qu'il y ait un coupable, et dans l'histoire ce devait être eux, obligatoirement. Et à partir de ce moment là, il était impossible de rejeter sa haine sur qui que ce soit, et c'était frustrant à un point difficilement imaginable. Alors, à défaut de pouvoir concrètement dire que c'était la faute de quelqu'un, Lorelei passait sa colère sur les humains. Les humains, c'était la solution de facilité pour tout ce qu'elle n'aimait pas. Ils représentaient un bon nombre de choses qu'elle détestait, des valeurs immorales, des modes de vie qui lui étaient complètement étrangers..., comment pourrait-elle un jour apprécier cette race, ressemblant pourtant assez à la sienne? Ils étaient faibles, ils n'étaient pas fait pour contrôler quoi que ce fut. Ils mourraient terriblement vite, étaient faibles et pourtant terriblement orgueilleux. Pour la majorité, cela fonctionnait comme cela. Ceci expliquait sans doute les problèmes que la jeune fille aux yeux violets avait rencontré avec quelques voisins par le passé-et à moindre mesure encore à présent. Elle ne supportait pas d'avoir à vivre ici, et en plus de cela on l'obligeait à partager son village avec des humains ; comme s'il leur avait été impossible d'aller habiter à Esüla, par exemple! Sa mère et Treyton l'avaient fait à dessein, elle le savait pertinemment. Mais si elle ne cherchait plus querelle aux être humains, elle ne se gênait pas pour les regarder de haut.

Et elle se moquait complètement de donner une mauvaise image des Elfes au reste du monde. Le reste du monde avait déjà une bien piètre image à ses yeux, après tout.

Non, elle n'aimait pas les humains. C'était pour cela qu'ici, dans cette sorte de café, elle ne se sentait pas à l'aise le moins du monde. Pas dans le sens gênée, dans le sens agacée. Il n'y avait que ça, des humains. Partout. Rien d'étonnant bien entendu, mais il n'empêchait qu'elle n'appréciait que peu. Pas du tout, même. La jeune fille avait beau regarder autour d'elle du coin de l'oeil, il y avait autant d'humains ici que dehors. Moins de bruits, mais autant d'humains. Lorelei retint un soupir en se faisant cette réflexion, puis reporta son attention sur l'homme à qui elle avait adressé la parole. Il fit un signe poli en direction de la chaise près de laquelle elle se tenait, un léger sourire sur le visage. Bien, bien..., ça devait vouloir dire qu'elle pouvait s'assoir, non? Ou tout du moins l'imaginait-elle. Mais qu'importe, de toute façon : si elle avait voulu s'assoir sans lui demander son avis elle l'aurait fait, et peu aurait importé qu'il oppose un refus quelconque. Enfin, il avait eu la politesse de ne pas le faire, alors pourquoi se poser d'inutile question?

Oui,bien sur. Cela ne me dérange pas du tout,au contraire.

La jeune Elfe aux cheveux d'ors acquiesça silencieusement, et s'assit sur ladite chaise. Oui, tant qu'à se reposer les oreilles autant le faire assise, c'était bien plus agréable. Elle laissa son regard dériver un instant autour d'elle, dans la salle éclairée. Ce n'était pas le calme plat comme elle aurait pu l'espérer, mais c'était bien mieux que rien. Et puis au moins ici elle pouvait rester assise un moment sans se demander où elle allait bien pouvoir aller, ce qu'elle allait bien pouvoir faire. Ce n'était pas pratique de ne pas bien maitriser la langue, loin de là ; parce que si elle savait parler de manière à peu près fluide, elle avait déjà plus de difficulté pour lire cette langue qui lui était étrangère ; quand à l'écrire, n'en parlons pas. C'était impossible ou presque, bien trop compliqué. Enfin, elle avait l'avantage de ne pas avoir à particulièrement savoir bien écrire l'humain étant donné sa condition sociale et le métier qu'elle exercerait sans doute. Apprendre l'équivalent humain des noms de toutes les plantes dont elle connaissait le nom en Elfe lui semblait irréalisable, et à juste titre ; et puis un nom était un nom, dans n'importe quelle langue. Ça ne changeait pas l'objet en question, et c'était le principal. Mais quand elle marchait dans les rues de la capitale et levait la tête vers des enseignes ou essayait de lire des étiquettes, elle ne pouvait pas s'empêcher de se trouver ridicule. Tout le monde, même les enfants pouvaient comprendre ce genre de choses ; elle, non. C'était des lettres et des mots dont elle peinait parfois à retrouver la signification, et un effort de chaque instant pour rester concentrée. Si, par exemple, on lui avait tendu une liste avec différentes boissons, elle ne savait pas si elle aurait su toutes les lires et les reconnaître. Et rien que pour cette raison, elle aurait préféré mourir de soif plutôt que d'avouer ses difficultés. La demoiselle avait tout de même son honneur, et elle refusait de laisser croire à qui que ce fut qu'elle était stupide. Oui, elle le refusait, refusait, refusait : elle n'était pas stupide. Simplement elle venait de loin, très loin. Voilà tout.

Excusez moi,mais..., Vous êtes de la capitale?Je vous ai aperçue plusieurs fois par la fenêtre,et vous sembliez ne pas connaître les rues...Peut être vous êtes vous perdue?

La jeune fille aux longs cheveux blonds sursauta en entendant le garçon en face d'elle lui adresser la parole, et reposa son regard sur lui. Il souriait, et lui parlait bel et bien. Oh..., il voulait discuter? Lorelei haussa un sourcil, se demandant tout d'abord si elle allait lui répondre ou pas. Non pas que ça la dérange, simplement qu'elle n'en voyait pas bien l'utilité. Elle ne comptait pas rester, après tout. Mais en se remémorant la dernière question que le jeune homme aux longs cheveux sombres lui avait posé, elle décida qu'elle ne pouvait pas faire autrement que de répondre. Perdue, perdue..., non, certainement pas. Elle ne voulait pas avoir l'air perdu. C'était juste qu'elle ne connaissait pas bien les lieux, voilà tout. C'était grand, et elle ne connaissait pas bien les lieux. La jeune Elfe fit mine de réfléchir un instant, se demandant comment formuler la chose pour ne pas avoir l'air d'avoir été trop offusquée. Il paraissait qu'elle était parfois trop brusque dans ses propos, et les modérer était un exercice quotidien auquel elle devait s'appliquer. Enfin, entre brusquerie et méchanceté, il y avait un monde cela étant...

Oh,et...Hum,excusez moi si vous n'avez pas envie de parler. Je cherche simplement un sujet de conversation,si vous n'avez ni le temps,ni l'envie...

La jeune Elfe fit un geste évasif de la main, et s'adossa contre sa chaise.

«Hm, non..., c'est bon, j'ai un peu du temps devant moi», répondit-elle en passant une main sur sa jupe, cherchant à en défaire machinalement les quelques plis.

Lorelei reposa ses iris mauves dans ceux de son interlocuteur, l'air ni particulièrement aimable ni particulièrement désagréable, comme à son habitude. Elle ne savait pas s'il avait remarqué qu'elle était une Elfe, malgré ses oreilles en pointes, ses probables erreurs de ci de là et son léger accent. Il fallait dire que de toute façon, ses oreilles n'étaient pas particulièrement visibles derrière les mèches qui encadraient son visage, même si elles dépassaient tout de même. Il était possible qu'il ait remarqué mais n'ait rien dit ou qu'il n'ait pas remarqué, tout simplement. Est-ce qu'il avait des aprioris envers ceux de sa race? Difficile à dire, et inutile à savoir de toute façon. S'il avait eu l'air de ne pas vouloir discuter avec une Elfe, eh bien il n'aurait eu qu'à se lever et partir. Elle ne l'aurait pas retenu, certainement pas. Elle avait beau être d'une intolérance extrême envers les humains, elle détestait qu'ils le soient envers elle et ceux qui partageaient sa race. C'était ainsi ; le sentiment de minorité, peut-être.

«Je ne suis pas de la capitale, j'habite Litinna, finit-elle par ajouter en détournant son regard vers la fenêtre, observant l'agitation de sa chaise. Et je ne suis pas perdue, j'ai juste du mal à me retrouver. Je ne viens pas souvent là..., et avec tout ces bruits, j'ai du mal à me concentrer.»

Lorelei ouvrit la bouche un instant, comme pour préciser sa réflexion, mais préféra finalement la fermer doucement. Pas besoin de préciser que si elle ne se concentrait pas elle n'arrivait pas forcément à lire toutes les indications, ça n'avait aucun intérêt. Ni pour elle, ni pour lui. L'Elfe aux yeux violets se retourna complètement vers son interlocuteur, et pencha très légèrement sa tête sur le côté, l'observant en silence pendant quelques infimes secondes.

«Et vous? Qu'est-ce que vous faites là?»demanda-t-elle, allant une fois de plus au plus simple pour éviter de se tromper.

Tant qu'à attendre, autant voir. Hm, oui. Elle pouvait discuter un instant, et partir après. Le temps de voir si c'était quelqu'un de détestable ou pas. Le tout, c'était de ne pas arriver en retard. Il n'aurait plus manqué qu'on vienne la chercher là où elle n'était pas, et qu'ils mettent deux fois plus de temps à se retrouver...
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MessageSujet: Re: Coffee break [TERMINE]   Jeu 11 Fév - 0:44

Marcus n'etait pas quelqu'un de raciste,c'etait un fait.Il ne faisait pas vraiment de distinction sur les personnes au sujet de leur race,ou de leur appartenance a un quelconque groupe.Pour lui,n'importe quel être humain avait droit a sa chance,tant qu'il ressemblait a un humain.De ce fait,même si c'etait un être a priori "différent" comme un Elfe un esprit ou un Neko,Marcus estimait qu'il avait parfaitement le droit d'avoir les mêmes devoirs et priviléges que les humains avaient.Ou inversement,il estimait qu'un Humain devait avoir les mêmes priviléges qu'un Esprit,un Neko ou un Elfe,si cet humain le désirait,et le méritait.Les races n'avait aucune importance pour lui.Il n'y avait pas de "peuple du mal" tout les Nekos n'etaient pas forcément belliqueux et agressifs,et tout les Esprits n'etaient pas non plus forcément tous des êtres revanchards envers les humains.Pour lui,il n'y avait pas de peuple entiérement similaire.Il y'avait de bons Humains,et de mauvais humains,il y'avait de bons Elfes,comme il y'en avait des mauvais,et il y'avait des bons Esprits et Nekos,comme il y'en avait des mauvais.Les déchus etaient la preuve vivante de cette théorie,bien qu'il eu été futile d'associer le "bien" au clan du Prince Ankou,et le "mal" au clan de la princesse Annahita.Les choses etaient parfois simples,parfois non.Marcus n'etait pas le genre de personne a être capable de débattre sur un point phylosophique et abordant des notions typiquement humaines ou d'une race similaire.Les longues discussions sur le bien et le mal,qui ne dépendaient que d'une question de point de vue,le fait qu'aucun choix ne pouvait réellement être le bon choix,ce n'etait pas trop son truc.Il avoue,il préfére largement les choses plus simples,les gentils contre les méchants,et le combat entre ces deux forces.Si il savait depuis longtemps que cette notion n'etait que très relative,il savait aussi qu'elle n'en restait pas moins réelle.C'etait l'Est contre l'Ouest,une nation dirigée par un prince paisible,et une autre par une princesse belliqueuse.Certes,les deux nations etaient radicalement opposés,et un esprit simple aurait apparenté cela a une lutte du bien contre le mal,mais Marcus lui,savait tout aussi bien que n'importe qui,il imaginait,que le bien et le mal n'existaient pas vraiment.Chacun avait ses raisons d'agir ainsi,et si l'Est etait le bien pour Marcus,l'Ouest etait le bien pour un habitant lambda de la capitale du pays d'Annahita Della'Morte,c'etait tout simplement une question de point de vue.Mais il n'avait pas a s'en faire pour cela,de toutes facons.Il n'etait pas le genre de personne a se compliquer la vie pour ce genre de principes.Il avait son code,son honneur,et de ce fait,n'etait pas le genre de garcon a renoncer a un travail ou a une tâche qu'il s'etait fixé.Ce n'etait pas vraiment de la determination,juste une question de principes et de fierté.Une règle de vie qu'il s'efforce d'appliquer,en quelques sortes.Il y'en avait beaucoup qu'il passait outre,et beaucoup qu'il appliquait a la lettre,c'etait certain.Et l'une d'entre elle,etait de ne pas faire de différence entre les races,ou tout du moins,de ne pas ranger les gens dans le panier que l'on attribuait généralement a leur race.Comme il le pensait,il y'avait de bonnes personnes comme de mauvaises personnes,le fait qu'elles aient le regard vide,des ailes noires dans le dos,de longues oreilles pointues ou des oreilles et une queue de chat dans le dos,il y'en avait des bons,comme il y'en avait des mauvais.C'etait la logique,et Marcus le savait bien.Il n'etait pas le genre de personne a juger quelqu'un sur sa race,mais en revanche,il jugeait assez rapidement sur les actes.Les paroles n'etaient pas quelque chose qu'il considérait comme totalement fiable.Pour lui,la valeur d'un être vivant,quel que soit sa race,se mesurait a plusieurs facteurs,comme son temps de travail,sa charge de problémes,sa capacité a s'en sortir,sa maitrise dans plusieurs domaines..En clair,ses actes.Parler,c'etait bien joli,mais ca n'amenait rien de concret a part des promesses qu'on tenait,ou pas.Si Marcus disait qu'il ferait un travail,il le ferait.Il jugeait par les actes,et non par les paroles.Ainsi,si quelqu'un comettait une faute,il ne serait pas a même de lui pardonner,même avec de plates excuses,sans une redemption de sa part.Une redemption par les actes,pas des excuses parlées.Des paroles,cela ne servait pas a grand chose,du moins,a rien de véritablement concret.Voila pourquoi l'aîné Deslura mesurait la valeur de quelqu'un par ses actes,et non par ses paroles.Mais il etait vrai que dans beaucoup de cas,les paroles pouvaient être un bon moyen de préparer le terrain,vis a vis des actes.Une sorte de "mise en bouche".On pouvait toujours porter un jugement approximatif sur quelqu'un,d'après ses paroles.Cela donnait toujours une sorte d'apercu,même parfois non fiable.Enfin.Pour l'instant,Marcus ne pouvait porter aucun jugement sur la jeune fille,a part qu'elle etait plutôt jolie,physiquement parlant.Mais encore une fois,le fait qu'elle soit belle n'etait pas si important.C'etait agréable,certes.Mais plutôt peu important.Le physique n'etait rien a coté de la morale.Marcus etait bien placé pour savoir ca.


Le jeune homme continua de détailler un peu mieux sa nouvelle interlocutrice,en se demandant sincérement ce qu'elle avait bien put faire pour en être arrivée a s'asseoir en face d'un jeune homme assez banal d'apparence,même si il etait plutôt bien constitué,avec l'air et visiblement la conviction,de vouloir repartir dans quelques minutes.Il l'avait vut dans la rue,a plusieures reprises,passer plusieures fois devant la fenêtre ou il s'etait installé.Et plusieures fois,elle etait revenu au même endroit,et a chaque fois,cette jeune femme semblait de plus en plus en colére.Marcus Deslura ne savait pas si c'etait quelqu'un qui se mettait facilement en colére ou non,mais une chose etait sûre,il n'aimait pas se perdre plusieures fois dans un quartier bondé par autant de personnes qui le dérangeaient avec leurs discussions.Et c'etait sans doute le cas de cette jeune fille.Il etait probable que l'atmosphére n'etait pas propice au fait qu'elle puisse reflechir convenablement,et au vut de son apparence,Marcus aurait dit qu'il s'agissait d'une fille plus cerebrale que véritablement instictive.Cela n'etait pas vraiment péjoratif,en fait,il s'agissait même d'un compliment.Il venait de dire qu'elle avait l'air d'une fille intelligente.Jolie,et intelligente,donc.Une combinaison agréable au possible.Si seulement cette intelligence pouvait être bien uitilisée,alors Marcus apprécierait sans doute beaucoup cette jeune femme.Dans le cas contraire...Et bien tant pis.Mais rien ne coutait d'essayer,non?De toutes facons,l'aîné Deslura n'avait rien a perdre.Ce n'etait pas comme si cette fille le poursuivrait,non?Si vraiment il n'aimait pas cette demoiselle,alors il s'en irait,point barre.Il n'allait pas la recroiser de sîtot,si cela se passerait comme cela.Dans le cas contraire,ou elle lui plairait,et bien...A ce moment,sans doute aviserait t-il.Il n'etait pas non plus le genre de personne a planifier quelque chose.Il préférait vivre au jour le jour,ne s'occuppant du futur qu'au strict minimum.


«Hm, non..., c'est bon, j'ai un peu du temps devant moi»

Elle passa ses mains sous son bassin,cherchant visiblement a faire quelque chose qu'il ne pouvait pas voir,puisque cela se passait sous la table les séparant.Et de toutes maniéres,il ne tenait pas a le voir,regarder sous la table alors qu'une jeune fille etait en face de vous etait un geste totalement déplacé,et Marcus n'etait pas du tout quelqu'un de déplacé.Loin de la,il n'etait pas du tout un pervers ou même quelqu'un d'interessé.Ou a l'extrême limite par quelques câlins,mais pas plus.Pas comme certains hommes dont la principale préoccupation etait de soulever la jupe des jeunes filles.Même si Marcus avait un physique plutôt avantageux pour un garcon de 19 ans,il n'etait pas du tout le genre de personnage a se laisser aller a ce genre de bassesses perverses.Pas du tout.Quelques câlins,a la limite,un ou deux baisers,mais rien de plus.De toutes facons,ce n'etait pas le plus important.Ce qui importait a l'heure actuelle,c'etait donc de se rendre compte de ce qu'elle allait dire,et de remarquer qu'elle etait rester,et donc qu'elle etait quelqu'un de non associale,a défaut d'être super sympathique comme les benêts mais gentils personnages que Marcus avait déja cotoyé.En tout cas,elle n'etait pas une bête agressive,et malveillante,déja.En plus,elle avait une jolie voix.Décidement,c'etait agréable d'être en sa compagnie,ne serait-ce que pour le plaisir des sens,de l'esthétisme.Elle etait attirante,on ne pouvait lui ôter ce fait.Mais encore,et toujours,être attirante,c'etait un point comme un autre.Si elle n'etait pas quelqu'un qu'il apprécierait,elle avait beau être belle,il ne l'aimerait pas du tout.


«Je ne suis pas de la capitale, j'habite Litinna, Et je ne suis pas perdue, j'ai juste du mal à me retrouver. Je ne viens pas souvent là..., et avec tout ces bruits, j'ai du mal à me concentrer.»

Le jeune homme se gratta légérement le menton,remarquant les oreilles pointues de la jeune fille sous ses cheveux dorés.Elle etait donc une elfe.Cela expliquait son léger accent,sans doute.En tout cas,elle parlait drôlement bien l'humain pour une Elfe,il etait presque admiratif.En tout cas,elle restait douée.Intelligente,elle venait de le confirmer,et au ton de sa voix...Oui,cela avait l'air d'être quelqu'un de bien.Avait l'air.Après,il fallait le confirmer,aussi.


«Et vous? Qu'est-ce que vous faites là?»

Marcus Deslura s'eclaircit un petit peu la gorge,non fort géné par les iris violets de la jeune femme dans les siens,mais un peu perdu.Il n'avait guére l'habitude qu'on le fixe ainsi,surtout avec un regard aussi beau,et cela etait assez perturbant.Pas désagréable,mais perturbant.Enfin,il devait quand même répondre,non?


Rien de particulier,je venait juste prendre un café après un travail.J'habite la capitale pour ma part, je connais bien ces rues.Et c'est vrai qu'elles sont assez enervantes,avec tout ce bruit.Heureusement qu'il y'a des endroits plus calmes.

Il pencha sa tête sur le coté,avant de sourire légérement,et de regarder ses yeux plus attentivement.

Si je puis me permettre,vous avez des yeus magnifiques.Puis-je savoir votre nom?Je suis un peu perturbé de ne pas pouvoir mettre de nom a une jeune fille aussi jolie que vous.

Il se gratta légérement le menton,et posant sa tasse de café qu'il avait but légérement de l'autre main.

Hum...Je ne suis pas très doué pour les compliments.Désolé si j'ai put paraître minable.
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La terrible pilleuse d'églises

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MessageSujet: Re: Coffee break [TERMINE]   Lun 22 Fév - 5:34

Oh, Lorelei savait pertinemment qu'elle était une sorte de peste.

Et le pire, c'était qu'elle s'assumait. Eh bien oui, pourquoi ne devrait-elle pas? Elle était ainsi, elle était née avec ce caractère et avait été élevée de manière à s'épanouir et à faire les choix qui feraient d'elle une adulte responsable. Si toutes ces conditions et ce cadre de vie avaient fait d'elle quelqu'un d'assez exigeant, ce n'était pas vraiment de sa faute. Pour autant, elle ne se considérait pas vraiment comme étant insupportable. Certes, elle pouvait être agaçante parfois. Certes, elle admettait qu'elle pouvait se montrer volontairement blessante envers les personnes qu'elle n'aimait pas-et même celles qu'elle appréciait. Et de même, elle était parfaitement consciente de ne pas forcément être une compagnie agréable pour qui que ce soit, avec ses pire que préjugés envers les humains et son visage fermé, peu souriant. Mais une fois de plus, elle s'en moquait relativement. D'abord, jamais elle n'avait demandé à qui que ce soit de l'apprécier. Si on n'aimait pas son caractère, si ce qui faisait qu'elle était elle insupportait quelqu'un, jamais elle ne le forcerait à rester avec elle. A quoi bon? Les amitiés à sens unique n'avaient d'amitié que le nom, et aucune substance si ce n'était une haine déguisée rencontrant inlassablement un flot stupide d'affection déraisonné. Donc non, quand on ne l'aimait pas elle n'insistait pas. Et de fait, elle attendait des autres qu'ils fassent strictement la même chose. Si quelqu'un l'appréciait alors qu'elle non, elle le lui faisait toujours comprendre d'une manière ou d'une autre, détournée ou pas, agréable ou pas. Deux personnes qui ne s'aimaient pas n'étaient pas faites pour vivre ensemble, c'était ainsi et pas autrement. Et au contraire de cela, quand deux personnes s'aimaient il était ridicule qu'elles ne vivent pas ensemble. Enfin, ce n'étaient que de stupides considération auxquelles Lorelei ne prêtait guère d'attention tant que ça ne la touchait pas. Or pour l'instant, ça ne la touchait pas, pas du tout. En tout cas, elle ne jugeait pas que repousser un peu brutalement quelqu'un qui s'accroche à vous comme une tique à son hôte aurait fait d'elle quelqu'un de détestable. Simple avis, bien entendu. Pour ce qui était du reste..., chacun de ses traits de caractère faisait d'elle la personne qu'elle était, et donc ils ne pouvait pas tous être mauvais. Elle se reconnaissait elle-même certaines qualités, d'ailleurs : par exemple, elle s'efforçait à ne jamais mentir. Ça, c'était peut-être sa plus grande qualité selon elle. L'honnêteté était quelque chose de très important à ses yeux, et les rares entorses qu'elle pouvait faire à cette règle, elle les réparait comme elle pouvait, avec les moyens du bord. De même elle pouvait être assez gentille, quand elle le voulait vraiment et si l'autre en face en valait la peine. Mais tout ça, bien sûr, il fallait le voir. C'était comme ça pour beaucoup : en général les défauts sautaient d'abord aux yeux et les qualités-pourtant tellement plus importantes-ne venaient qu'ensuite. C'était ça, les stupides modes de pensées des humains. Par humain, elle entendait bien sûr la quasi-totalité des races ; seulement dès qu'il s'agissait d'un défaut quelconque, c'était ce terme qu'elle employait. On ne se refaisait pas, n'est-ce pas?


Elle poussa un imperceptible soupir, trouvant décidément que ce n'était pas encore tout-à-fait assez silencieux à son goût, ici. Ça aurait du être totalement silencieux pour lui plaire, vraiment totalement silencieux. D'un silence exemplaire, une pièce exemptée du moindre son. Bien entendu ce n'était pas possible de vivre sans le moindre son, l'ouïe était un sens qui était particulièrement mit à contribution avec celui de la vue. Mais, rien que pour un instant, la jeune Elfe aux longs cheveux blonds avouait qu'elle aurait réellement aimé pouvoir reposer son conduit auditif de manière réelle et complète. Comme quand elle dormait ; les seuls bruits qu'elle entendait alors étaient ceux que produisaient ses rêves, et ils n'étaient pas réels. Mais, honnêtement..., si elle s'était levée, mise debout sur la table et avait crié à tout le monde de se taire, elle n'aurait obtenu le silence que pendant quelques infimes secondes, avant qu'on ne lui demande poliment-ou pas-de sortir. Et ce n'était pas le but, loin de là. Alors à défaut de cela, la demoiselle aux yeux pourpre se contenta de se recaler dans le fond de sa chaise, et de regarder avec un intérêt non dissimulé la boisson de son interlocuteur. Qu'est-ce que ça pouvait être, au juste? Peut-être du café, du thé, un jus quelconque...? Pas de l'eau, en tout cas. De ce qu'elle en voyait, elle aurait plutôt penché pour un thé ou un café. Mais après tout elle ne pouvait en être sûre, et ça ne la regardait guère. Et dans une légère moue, elle se dit qu'elle aurait peut-être demandé quelque chose à boire si elle avait eu de l'argent sur elle. Mais le fait était qu'elle n'en avait pas, définitivement pas. L'argent se promenait avec sa mère et son beau père, peut-être avec Reagan, aussi. Mais elle, la seule chose qu'elle avait sur elle était ses vêtements et ses accessoires, rien de plus. Et puis la jeune Elfe n'avait pas de poche, où l'aurait-elle mit, ce fichu argent? Qu'est-ce que cette notion de richesse pouvait lui sembler stupide, stupide..., ils auraient plutôt du donner et prendre en retour, mais des choses utiles. L'argent n'était qu'un piètre intermédiaire, finalement. Une source inépuisable, certes ; mais de malheur. Ceux qui n'en avaient pas vivaient mal et n'avaient pas le temps de profiter pleinement de ce dont ils auraient pu jouir sans s'en soucier s'ils étaient nés dans les hautes classes de la société. Questions de sang, questions de rangs, questions de races, questions d'apparences, questions d'argent, questions d'origines, questions d'intelligence, question de force..., questions stupides, réellement stupides! Lorelei se doutait bien qu'on ne pouvait pas empêcher les gens de juger et de vivre selon leurs modes archaïques, mais elle trouvait cela vraiment dommage. Tout cela, personne ne le choisissait. Et, selon elle, on aurait du donner plus de chances à ceux qui n'en avaient pas à la base. Ce n'étaient pas eux qui choisissaient leurs parents, leur rang social, leur race, leur apparence physique, leurs capacités, leurs revenus..., tout cela dépendant de petits éléments qui se mettaient en place avant même la naissance. Alors oui, elle trouvait cela injuste. Et pourtant, elle n'avait pas son mot à dire. C'était comme ça, et pas autrement. Voilà tout. Il fallait subir et endurer.

Rien de particulier,je venait juste prendre un café après un travail. J'habite la capitale pour ma part, je connais bien ces rues. Et c'est vrai qu'elles sont assez énervantes,avec tout ce bruit. Heureusement qu'il y a des endroits plus calmes.

En l'entendant parler, Lorelei détourna son regard du sien et acquiesça en silence. Hm, oui. C'était plus calme, en effet. Et énervantes, ça oui, elles l'étaient ; elles étaient toujours en effervescence, pleines de bruits, pleines de gens, pleines d'humains et de choses stupides qui ne cessaient de crier ou d'essayer d'attirer l'attention des autres sur eux. Comme s'il n'y avait pas suffisamment de bruit comme ça, pour se faire entendre par-dessus ledit bruit, tout le monde en faisait encore plus. Tout le monde cherchait à parler plus fort que le voisin, et au final on ne s'entendait réellement plus. Alors oui, elles étaient énervantes. Son village natale était bien plus tranquille pour cela. Même le village où elle habitait dorénavant était plus tranquille. Tout endroit sur cette Terre lui semblait plus tranquille que la capitale du royaume de l'Est. Était-ce la même chose à l'Ouest? Sans doute, elle l'imaginait fort bien. Mais elle s'en fichait, elle n'y habitait pas. Et puis de toute façon elle ne comptait pas faire comme ces sales opportunistes qui passaient de l'autre côté juste pour avoir plus de chances de gagner, ou par facilité, ou que savait-elle encore. Non, elle n'était pas le genre de fille qui se laissait marcher sur les pieds, elle avait du caractère, au moins. Pas du tout transparente et sage, mais à ses yeux c'était plus une qualité qu'un défaut. Quoi qu'on lui dise elle répondait ce qu'elle pensait, sans avoir à réfléchir plus que ça à la réponse. C'était ainsi, elle était comme elle était. Et...

Si je puis me permettre,vous avez des yeux magnifiques. Puis-je savoir votre nom?Je suis un peu perturbé de ne pas pouvoir mettre de nom à une jeune fille aussi jolie que vous.

…, eh? Lorelei releva ses 'magnifiques yeux' vers son interlocuteur, le regardant avec un air profondément perplexe. Pardon? Elle le pensa, mais ne le dit pas. Et, durant les quelques instants qui suivirent, elle crut simplement avoir mal entendu. Il lui fallut répéter et traduire par habitude la phrase dans son esprit pour en venir à la conclusion que non, elle ne s'était pas trompée. Et, même une fois qu'elle eut assimilé le fait qu'il lui avait bel et bien dit ce qu'il venait de lui dire, elle ne sut que répondre. Elle resta le regarder, ouvrant sa bouche comme pour dire quelque chose, puis la refermant, plus gênée qu'autre chose. Non pas que la jeune Elfe aux trop longs cheveux blonds était particulièrement sensible aux compliments, juste que ceux-ci l'avaient prise au dépourvu. Et, comme toute personne normale prise au dépourvue, la seule réaction valable et concrète qu'elle eut fut de se sentir mortellement gênée. D'autant plus que c'était un parfait inconnu, et qu'elle ne le connaissait pas du tout. Même son nom, elle ne le connaissait pas. Après, elle ne savait pas s'il était du genre à dire aux personnes qu'il croisait s'il les trouvait jolies, gentilles ou intelligentes mais le fait était qu'elle trouva cela tout-à-fait inapproprié. Raison pour laquelle elle murmura un bref «Merci» gênée, détournant définitivement son regard. La demoiselle aux yeux mauves ne savait pas exactement si elle devait se sentir menacée, gênée ou heureuse. Et, de fait, elle ne sut pas exactement quoi dire d'autre. C'était bien, un merci. Ça voulait dire merci, et merci. Et merci. Et en soit, on ne pouvait pas mal interpréter un merci. C'était à la fois juste poli, réellement heureux ou bien inquiet. On pouvait en faire ce qu'on voulait, d'un merci.

Hum...Je ne suis pas très doué pour les compliments. Désolé si j'ai put paraître minable.

Lorelei expira doucement, et releva son visage vers son interlocuteur, avant de ne froncer les sourcils, sa tête légèrement penchée sur le côté. Elle le regarda à nouveau un moment ainsi, comme si elle le jaugeait, puis sembla brusquement se souvenir qu'il lui avait demandé quelque chose, après l'avoir complimentée.

«Lorelei Arellys, dit-elle au bout de quelques secondes, son inspection visiblement terminée, le visage de nouveau tout-à-fait neutre, avant de ne poursuivre avec un vague geste de la main. Et ce ne serait pas grave, ce n'était pas..., minable.»

La jeune fille resta un instant sans rien dire, puis croisa les bras. Voilà, problème réglé, elle passait à autre chose. C'était agaçant, de ne rien avoir à faire de ses mains. Et, une fois de plus, elle se surprit à se maudire de ne pas avoir emporté d'argent.

«Et vous? Vous avez un nom, hm?»

C'était peut-être court, ça pouvait peut-être avoir l'air d'une réplique polie et dite juste pour être dite, mais ce n'était pas le cas. Il fallait le remarquer bien sûr, et peut-être comprendre un minimum Lorelei pour cela ; mais ça voulait dire qu'elle poursuivait la conversation, et en cela c'était déjà franchement bien de son point de vue. En face d'elle, un humain. Qu'elle lui parle signifiait déjà qu'elle ne le détestait pas, ce qui n'était pas gagné d'avance. Tant qu'il ne chutait pas brutalement dans son estime en tout cas, elle ne le détesterait pas. L'apprécier, elle n'irait pas jusque là. Mais, au moins, il avait remarqué qu'elle était jolie ; les compliments ne lui faisaient pas vraiment d'effet mais, comme toute jeune fille, elle les appréciait. En somme ce n'était donc pas particulièrement une mauvaise manière de commencer une conversation, tant qu'il ne finissait pas par passer pour un pervers fini.

Ce qui pouvait tout aussi bien arriver en soit. Il fallait juste ne pas franchir la fine limite entre les flatteries et l'excès, non?
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MessageSujet: Re: Coffee break [TERMINE]   Lun 22 Fév - 17:34

De tout temps et depuis le début de son existence,Marcus Deslura n'avait jamais été quelqu'un qui aimait particuliérement les entrées.Ca n'avait jamais été son fort,de commencer quelque chose,de poser un point de départ ou même tout simplement d'entamer une activité quelconque.Depuis tout petit,cette lacune se faisait sentir dans son attitude.Il n'etait pas doué pour commencer les choses,et tout le monde s'en rendait bien compte.C'etait tellement évident.Pour prendre quelques exemples concrets,il n'avait pas été rare que Marcus passe directement a la discussion avec un nouvel ami de ses parents qui étaient devenus riches depuis assez longtemps,plutôt qu'en débutant pas la traditionelle poignée de main.Ou même un salut.Non,directement la discussion.A n'en point doûter,le jeune homme ex membre de l'armée n'etait pas doué pour entamer quelque chose.Il ne vouait,certes pas une haine viscérale a toute chose qu'il etait censé commencer,mais il faut dire qu'il etait plutôt réticent a faire quoi que ce soit,tant que c'etait lui qui devait engendrer le premier mouvement.Peut être etait-ce pour cela qu'il n'avait en général plus vraiment eu de relations depuis son renvoi de l'armée?Après tout,il avait beau ne pas être le plus séduisant quand il tentait de plaire a une fille,il n'en restait pas moin un garcon très bien conservé,avec un visage et un corps plutôt attirants.Oh,Marcus ne se considérait pas vraiment comme le plus bel homme que la terre ai jamais porté,et il savait qu'il avait raison.Parmis les humains,et même au dela dailleurs,il n'y avait,certes que très peu,de créatures masculines plus belles que lui,mais il y'en avait tout de même.Et de ce fait,cela ne faisait pas du jeune homme la personne la plus belle sur cette terre.De toutes maniéres,la beauté etait subjective.Totalement dépendante d'une question de point de vue.Il se pouvait très bien que sa notion de beauté soit totalement différente d'une jeune fille totalement amoureuse de lui.Il savait qu'il y'en avait quelques unes,il faut dire que dans l'armée,il y'avait pas mal de jeune femmes assez affirmées,et auxquelles il arrivait de craquer pour l'insoumis du corps militaire.Des jeunes filles sans cervelles,sans coeur,avec juste l'objectif de faire d'une pierre deux coups.Et d'un,épouser quelqu'un de riche,avec une bonne situation,et de deux,frequenter de maniére amoureuse quelqu'un de doué a l'épée,ce qui,avouons le ne pouvait pas être une mauvaise chose.Il comprenait leur interêt,mais il ne parvenait pas a approuver ce dernier.Entre comprendre et approuver,il y'avait un monde,de toutes facons.Il n'aimait pas du tout ce procédé,de toutes maniéres.Heureusement qu'il avait le choix,de toutes facons.Sa famille avait beau être riche,elle n'etait pas membre de la Noblesse,ce qui signifie qu'il echappait avec joie aux supplices des mariages arrangés.Et heureusement pour lui,dailleurs.Marcus avait un ami,un certain Valentin dans les chevaliers avec lequel il avait gardé le contact.Un chevalier très gentil,très sympathique,mais d'origine Noble.Et le pauvre garcon avait eu une histoire assez triste.Il s'etait fiancé très tôt a la femme qui aurait dut être celle qui l'accompagnerait dans sa vie,et même cette derniére ayant décédé il y'a peu,il ne pouvait finalement pas choisir a l'époque quel allait être la femme de sa vie.C'etait courant dans la Noblesse.Les mariages arrangés etaient une engeance assez térrible,dont beaucoup de gens issus d'un milieu modeste n'avaient jamais entendu parler,ou pensait la coutume entérrée sous des siécles de civilisations.Et pourtant,il n'en etait rien.Les mariages arrangés avaient toujours cours dans les familles riches,et celle de Valentin etant extrêmement nantie,il fallait forcément s'attendre a ce qu'il finisse par épouser une jeune femme de Noble naissance,pour qu'il lui engendre une lignée convenable.Fort heureusement pour Marcus,ce n'etait pas son cas a lui.Il plaignait le jeune Valentin,mais ne pouvait rien faire pour son ami.Lui,Marcus Deslura,etait riche,et n'avait aucunement le besoin de procéder a des mariages arrangés.Enfin,il etait riche,c'etait un bien grand mot.Ses parents avaient de l'argent,mais lui pas vraiment.Tout ce qu'il avait,c'etait son salaire d'homme de main,et très honnêtement,il trouvait cela parfaitement suffisant.Mais pour être tout a fait franc avec le monde,ce dit salaire n'etait pas non plus une source de revenus très fiable,et a plus forte raison très lucrative.Cela rapportait,cela rapportait beaucoup,mais pas autant qu'on pouvait le penser parfois.Ca rapportait au moins déja plus qu'un salaire de militaire,au moins,et comme Marcus n'etait véritablement doué que dans le maniement de l'épée,il n'avait pas eu d'autre choix,une fois sa démission de l'armée,que d'ouvrir un commerce d'homme de main.

Le jeune homme de main poussa un soupir en repensant pour la éniéme fois a l'idée saugrenue qu'avait eu ses parents a vouloir l'envoyer étudier dans une académie prestigieuse..Il n'avait jamais eu de vraie éducation,et tout ce qu'il pouvait faire une fois assis sur un banc d'école,c'etait le chauffer.Qui plus est,son manque totale de véritable éducation ne faisait que le rendre ridicule,car il avait suivit des cours aux cotés de jeunes enfants bien plus jeunes que lui.Marcus n'etait véritablement pas fait pour les grandes écoles,au contraire de son frére qui etait ,lui,partie étudier dans une école bien plus coûteuse que celle ou Marcus avait lui même tenter sa chance,et poursuivait sans probléme la perfection de son éducation.Il devait bien s'amuser la bas.Peut être même avait t-il déja trouvé une petite amie...Le fait est que Marcus n'avait pas vraiment d'eclaircissements au niveau de la vie amoureuse d'Andrew,et qu'il ne pouvait donc porter que des jugements soupconneux.Etait t-il encore vierge?Il avait 14 ans a cette époque,a présent.Il etait probable qu'elle le soit encore,mais Marcus avait perdu sa virginité assez tôt dans sa vie,et avait connu des débuts de relations amoureuses dans cette tranche d'âge assez houleux.Les deux Desluras etaient loins d'être tout les deux laids,Marcus savait que son petit frére etait bien plus beau que lui même d'un point de vue objectif,de plus.De ce fait....Il se pouvait qu'Andrew ai trouvé une petite amie.Marcus etait un peu réticent a l'idée que son jeune frére soit un bourreau des coeurs,mais il l'etait encore plus a l'idée qu'il se mette a sortir avec n'importe qui.Si il avait une petite amie,son grand frére ne la connaissait fichtrement pas,et cela ne lui plaisait pas du tout.Il songea qu'a sa prochaine lettre a son petit frére,il devrait lui demander des précisions sur sa vie sentimentale.Il en valait de son devoir de grand frére après tout.De toutes maniéres,il le verrait dans peu de temps.A sa connaissance,Andrew se trouverait bientôt a la capitale avec ses parents,peut être qu'il pourrait lui parler de vive voix a ce moment la.


La jeune fille en face de lui bafouilla un léger "merci" suite au compliment de Marcus.Elle etait très mignone,dans un sens,a ainsi réagir quand on la complimentait.Mais le fait d'être mignone ne l'aiderait pas a gagner l'estime du jeune homme.Certes,elle ne cherchait probablement pas cela,mais il devait lui même juger si elle etait assez interessante pour qu'il prenne la peine de s'interesser a elle,et en même temps,devait assez bien se faire voir a ses yeux.Elle avait l'air perplexe,puis le regarda un peu.Il soutint son regard,ses yeux bleux foncés dans ceux violets de la jeune fille,avec un air sincére,et un peu admiratif.Elle avait vraiment des yeux très beaux,dire le contraire aurait été un mensonge,a n'en point douter.


«Lorelei Arellys, Et ce ne serait pas grave, ce n'était pas..., minable.»

Marcus hocha la tête poliment,esperant qu'au moins,elle n'avait pas désormais une mauvaise opinion de lui.Au moins,ca n'etait pas minable,même si elle avait probablement dit cela par politesse.


«Et vous? Vous avez un nom, hm?»

Le jeune homme hocha la tête,avant de reposer la tasse de café qu'il venait de porter a ses lévres pour en boire une petite gorgée.

Oui,bien sur.Je m'apelle Marcus Deslura,enchanté Lorelei.Si je peux vous apeller Lorelei,bien sur...je n'aime pas vraiment apeller les gens par leur nom de famille.Je trouve ca trop...Comment dire....Trop formel.

Il esperait qu'elle serait a même de comprendre le mot "formel".De ce qu'il avait vut,il s'agissait d'une Elfe,et de ce fait,elle devait forcément avoir quelques lacunes en humain,puisqu'il ne s'agissait pas de sa langue maternelle.Enfin,il ne pouvait pas non plus savoir si c'etait un prodige des langues,non plus...Marcus se racla légérement la gorge,avant de remarquer qu'elle ne semblait pas savoir quoi faire de ses doigts fins.De très belles mains,aussi,il faut croire qu'elle avait été gâtée par la nature,cette jeune fille.Le jeune garcon posa sa main gauche sur sa poche se trouvant du même coté,remarquant qu'il lui restait encore pas mal d'argent.Il se souvint du prix du café,se souvint qu'il avait lui même défendu ce café il y'a peu.Il pouvait peut être se permettre de...?


Dîtes moi...Si vous décidez de commander quelque chose,me laisserez vous vous l'offrir?A vrai dire j'ai un peu d'argent en trop sur moi,et j'aimerais qu'au moins,il serve a quelque chose,alors...

Il pencha sa tête sur le coté,se gratta légérement la joue,un peu géné,avant de poursuivre.

Bien sur,si vous n'avez ni le temps,ni l'envie,ou que vous n'avez pas pour principe d'accepter une invitation de la part d'inconnu,je comprendrais tout a fait...


[Okay,je sais que le syndrome de Never est peut être contagieux,mais je HAIS mon post!XD]
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MessageSujet: Re: Coffee break [TERMINE]   Lun 22 Fév - 20:37

Reagan était perdu. Et bien perdu, encore, ce n'était pas comme s'il s'était aventuré dans une ruelle inconnue et qu'il n'avait qu'à rebrousser chemin pour retrouver des lieux connus. N'importe où qu'il tourne sa tête blonde, n'importe quelle maison sur laquelle il posait ses yeux d'améthystes, rien ne lui semblait familier, et tous ces bruits autour de lui n'arrangeaient en rien sa situation. Avec un profond soupir, il passa une main dans ses cheveux ondulés, réfléchissant activement au meilleur moyen de retrouver son chemin parmi cette foule anonyme qui ne semblait savoir faire que crier et rire. Les Humains étaient décidément très bruyants, non? Reagan pensait que c'était une caractéristique qu'il pourrait dorénavant rajouter à la longue liste des adjectifs spécifiques à la race humaine. Lui même n'était, il devait l'avouer, pas un modèle de calme, mais il avait vu certains spécimens passer en le bousculant qui riaient et hurlaient encore plus fort qu'il ne le faisait. Une petite grimace vint étirer ses traits lorsqu'il se fit sans ménagement bousculer par deux hommes, qui continuèrent leur chemin sans prendre la peine de se retourner vers lui. Pour la peine, le jeune Elfe leur tira joliment la langue derrière leur dos, faisant au passage rire une petite fille qui n'avait rien perdu de la scène. Il lui fit un petit signe de la main et un sourire, qu'elle lui rendit avant de ne s'éloigner, tirée par une femme dont la corpulence était, aux yeux du blond, un peu plus élevée que la normale. Poussant de nouveau un petit soupir, il laissa son regard dériver vers une immense horloge accrochée à l'enseigne d'un magasin, tentant vainement de lire l'heure, avant de n'abandonner, ne comprenant définitivement pas la fonction des trois aiguilles au centre de ce cercle. L'aîné Arellys n'avait jamais aimé ce mécanisme douteux qu'étaient les pendules, horloges, et il ne savait trop quel nom ils pouvaient encore donner à ces choses, et ne pouvait s'empêcher de se maudire lui-même quand elles étaient le seul moyen possible de savoir l'heure. En effet, afin de savoir quel heure il était, Reagan avait l'habitude de se référer à la position du soleil dans le ciel, qui lui donnait une idée, contrairement à ce que l'on aurait pu croire, assez précise du temps. Malheureusement, l'astre doré n'était pas visible de là où il se trouvait, et il ne savait donc absolument pas quelle heure il pouvait-être. Comme la luminosité n'avait pas déclinée, il estima qu'il ne devait pas être si tard que cela, mais ayant toujours peur de se tromper dans ses calculs approximatifs, il préféra ne pas prendre cette solution comme référence. Il se tourna vers la rue, toujours aussi bondée et agitée que quelques minutes plus tôt, et prit la décision de retrouver ses parents et Lorelei avant toute chose, afin de s'assurer de un qu'il n'était pas en retard, et de deux qu'il ne leur était rien arrivé. S'il n'avait aucune crainte particulière concernant son père et Aleht, partis ensemble il ne savait trop où faire il ne savait trop quoi, il n'était pas aussi rassuré en ce qui concernait Lorelei. La jeune fille aux cheveux blonds savait se tenir, certes, mais...Entourée d'humains et de bruit, seule, il ne savait que trop ce qui aurait pu arriver. De plus, elle l'avait semé quelques temps plus tôt dans la foule, et Reagan la soupçonnait de l'avoir fait volontairement. Il en était encore tout remué et choqué, et s'était juré de lui faire payer ce geste abominable. Il trouverait comment par la suite, ce n'était après tout pas l'imagination qui lui manquait. Tournant les talons, décidant malgré les difficultés d'aller dans le sens contraire de la foule, il espéra pouvoir rapidement sortir de l'avenue principale pour rejoindre des allées plus modestes et moins fréquentées. Si Lorelei se trouvait quelque part, ce n'était sûrement pas dans un endroit aussi...Surchargé.

Au bout d'un quart d'heure environ de marche intensive, l'Elfe aux cheveux dorés avait réussi à sortir de la rue principale, marchant à présent dans une rue beaucoup moins bruyante et où les passants se faisaient plus rares. Il ne fallait pas rêver, ce n'était pas le calme plat pour autant, mais c'était tout de même beaucoup plus agréable pour ses oreilles qui, même cachées sous ses épais cheveux, avaient tout de même étaient engourdies par tant d'agitation. Promenant ses deux orbes violets sur les maisons et commerces qui défilaient à ses côtés, il chercha parmi les différents visage un faciès familier, qui aurait posséder les mêmes yeux que lui et de longs cheveux ondulés. Lorelei n'était pas vraiment une jeune fille possédant un physique 'passe-partout', cela aurait du être facile pour lui de la reconnaître, et pourtant...Peut-être n'était-elle pas dans cette rue-ci, tant pis, il allait devoir en essayer une autre, et encore une autre, jusqu'à ce qu'il la retrouver, et puisse...lui demander l'heure. Elle n'allait certainement pas apprécier le fait qu'il la dérange simplement pour savoir quelle heure il était, mais il ne s'en occupait guère, l'embêter avait toujours été un de ses passes-temps favoris depuis leur enfance. Il veillait toutefois à ne pas franchir les limites du raisonnable, la mettre réellement hors d'elle aurait été la dernière chose qu'il aurait voulu faire. En plus de faire très mal, il ne cachait pas le fait que ça aurait été très effrayant. Elle n'en avait pas l'air quand on la voyait comme ça, mais Lorelei pouvait faire aussi peur qu'un ours. Ses propres pensées firent rire Reagan, qui s'attira de la sorte quelques regards curieux, dont-il ne se préoccupa toutefois pas. Ces gens faisaient autant de bruit que lui, pourquoi aurait-il du être le seul à faire attention à son débit sonore?

Arrivé après quelques minutes de marches dans une autre rue, son regard fut attiré par une sorte de...D'établissement où l'on pouvait s'asseoir à une table et commander de la nourriture ou à boire. Le nom précis n'arrivait pas à lui revenir, mais ça n'avait guère d'importance, à partir du moment où il n'avait pas à entré dedans. Il allait continuer son chemin, sifflotant une vieille chansonnette de sa connaissance quand son regard se posa sur deux silhouettes assise à une table, près de la fenêtre donnant sur la rue dans laquelle il était actuellement. Il haussa un sourcil curieux, s'arrêtant de marcher afin de pouvoir mieux observer les deux inconnus. Un des deux lui disait quelque chose, peut-être que s'il pouvait se rapprocher davantage sans être vu...Faisant de son mieux pour être le plus discret possible, il se rapprocha de la bâtisse, essayant d'avoir l'air le plus naturel possible, comme un passant ordinaire. Certes, sa veste jaune et son pantalon vert n'aidait en rien, pas plus que ses deux épées ni ses bottes noires, mais tant qu'il ne hurlait pas, cela devrait faire l'affaire. Lorsqu'il fut à une distance de la fenêtre d'où il pu distinguer les visages de ses deux inconnus, un grand sourire étira ses fines lèvres. Oh, alors il l'avait retrouvée...Et en charmante compagnie, encore! Décidément, elle faisait n'importe quoi s'il n'était pas là pour la surveiller...Avisant la porte donnant sur l'intérieur, il se refusa cependant à l'emprunter, ayant trouvé un moyen ô combien plus amusant d'annoncer sa présence. Toujours avec le plus de discrétion possible, il s'approcha de la fenêtre, et mit son visage le plus prés possible de la structure de verre, passant son regard de Lorelei à l'homme assis devant elle. Il attendit là, attendant qu'un des deux le remarque. Ça allait être amusant, pour sûr...Il en riait d'avance.

[Her her...Non, je n'ai pas du tout l'impression d'être une sal*pe qui ne pense qu'à embêter son monde...xD]

_________________


Can't you see you're beautiful,
And you deserve so much more,
I would give you everything if there was a way...
If I was king for a day, I'd make you my queen,
I'll give you anything.

I'll take you away from this little apartment,
And escape this pain that you've been living with,
I would build you a castle in the skies,
So high it'll blow your mind,
I would give you a crown,
Made from the promises for better life.

If I was king for a day,
I'd make you my queen.


“The secret of reaping the greatest enjoyment from life is to live dangerously!“
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MessageSujet: Re: Coffee break [TERMINE]   Sam 27 Mar - 21:43

Lorelei détestait la fausse-modestie.

Non, réellement. C'était une des choses qui l'insupportait le plus sur terre, la fausse-modestie. Toutes ces personnes qui se savaient belles ou intelligentes, qui savaient qu'ils étaient terriblement doué dans tel ou tel domaine et qui disaient que non, ils n'étaient pas si forts que ça, qu'on exagérait..., elle trouvait cela profondément horripilant. Agaçant. Énervant. La jeune fille avait simplement l'impression que l'autre cherchait à ce qu'on insiste, à ce qu'on continue de faire l'éloge de ses talents jusqu'au lever du jour. Elle-même ne faisait jamais de fausse-modestie. Pas vraiment d'arrogance non plus, elle essayait du mieux qu'elle le pouvait de rester juste entre les deux, sur la fine ligne qui les séparait. Fine, terriblement fine. C'était pour ça que, bien souvent, elle basculait d'un côté ou de l'autre, sans même s'en rendre compte parfois. Et bien entendu, ce n'était pas pour dire qu'ils exagéraient. Si on lui disait qu'elle était belle, il lui arrivait de dire qu'elle savait, voilà tout. Et Lorelei avait beau se rendre compte que ça pouvait vite devenir agaçant, elle ne comprenait pas vraiment pourquoi. Si l'autre le disait c'était qu'il l'avait remarqué, non? Et elle-même savait déjà très bien qu'elle était tout ce qu'il y avait de plus jolie. Alors voilà, ils étaient d'accord, pourquoi faire semblant de penser du mal de soi quand ce n'était pas le cas? Ridicule, ridicule..., ils ne savaient vraiment pas ce qu'ils voulaient. Il était vrai que Lorelei était jolie, et il était vrai qu'elle le savait. Elle était souple et agile, et ça aussi elle le savait. Elle n'était pas complètement stupide non plus, juste dans la moyenne. C'était pour cela, sans doute, que certains raccourcis faciles étaient régulièrement empreintes pour parler d'elle, et elle le savait. Jolie donc stupide, arrogante et hypocrite. Pourtant elle n'était pas hypocrite, et s'il lui arrivait d'être arrogante elle ne s'en rendait la plupart du temps pas compte. Elle se contentait de dire au maximum ce qu'elle pensait, ne mentant pour ainsi dire jamais. Ou presque jamais. En théorie tout du moins elle ne devait jamais mentir, c'était ce que lui avait dit sa mère. Ce qu'elle lui disait encore, d'ailleurs. Ça ne menait nul part, et ça ne résolvait strictement rien. Ça ne faisait que créer des problèmes, encore et encore, sans arrêt. Les personnes qui mentaient aussi, énervaient Lorelei. Enfin, quand elle savait qu'ils mentaient ; puisque le but même d'un mensonge était d'échapper à la réalité et donc, de ne pas se faire découvrir. En fait, beaucoup de choses dans ce monde énervaient la demoiselle aux longs cheveux blonds. Des tas, des tas et des tas de choses. Des milliers de comportements, de répliques ou de remarques. Des caractères, des objets, des personnes en particulier. Il fallait composer, elle le savait bien : mais c'était plus facile à dire qu'à faire. Ignorer tout ce qui l'agaçait était impossible, et pourtant elle n'avait littéralement pas le droit de s'énerver contre qui que ce soit à moins qu'il ne lui ait directement fait quelque chose. C'était interdit, passible de punition si ça arrivait jusqu'aux oreilles de sa mère ou de Treyton.

Et elle n'aimait pas être punie non plus. C'était pour les enfants, et elle n'était plus une enfant depuis longtemps.

Elle traça des courbes abstraites avec son doigt sur la table, profitant du calme qui régnait dans les lieux. Et regardant son interlocuteur, fatalement. Non pas qu'elle avait particulièrement envie de parler avec qui que ce soit pour le moment, mais ça ne pouvait pas lui être préjudiciable. De un, ça l'entrainait à parler l'humain en condition réelles, avec quelqu'un qui le parlait depuis toujours. De deux, ça faisait passer le temps et ça l'aidait à surmonter son aversion profonde envers les humains. Enfin, c'était ce que disait sa mère en tout cas. Que parler à des humains gentiment, sans les insulter, l'aiderait à se socialiser et à comprendre qu'ils n'avaient rien de personnes atroces et sanguinaires. Comme ça elle pourrait aller lui expliquer qu'elle a parlé avec un charmant jeune homme dans un café, en tout bien tout honneur, sans se fâcher une seule fois contre lui. Il n'avait pas l'air méchant, de toute façon. Pas raciste non plus, à priori. Donc la conversation devait être possible, elle en était certaine. Pas forcément très longue puisque de toute façon elle devrait repartir à un moment où à un autre, mais possible et peut-être même agréable, qui sait. Oui, c'était tout à fait possible qu'elle s'entende très bien avec ce garçon aux cheveux foncés, et qu'ils se revoient même par la suite. Qui sait, n'est-ce pas? Elle ne savait pas, elle. Peut-être au final n'était-il qu'un sombre imbécile qui avait des idées totalement déplacées, ou que savait-elle encore ; elle ne lisait pas dans les esprits, il lui était impossible de deviner à quoi il pouvait bien penser quand il la regardait. Peut-être à son travail, à ses amis, ou à sa vie en général. Ou autre chose. Elle n'en savait strictement rien, et continuait de tracer des arabesques avec son index, sur la table.

Oui,bien sûr. Je m'appelle Marcus Deslura,enchanté Lorelei. Si je peux vous appeler Lorelei, bien sur...je n'aime pas vraiment appeler les gens par leur nom de famille. Je trouve ça trop...Comment dire....Trop formel.

Lorelei fit une légère moue de la bouche, se concentrant sur ce qu'il disait. Mine de rien, ce n'était pas si simple. Heureusement pour elle qu'il ne parlait pas avec un débit de vingt-cinq mots secondes et qu'il n'y avait pas tant de bruits parasites. Depuis le temps qu'elle était ici elle avait appris à comprendre ce qu'on lui disait et à savoir répondre, d'abord à des questions simples puis à pouvoir entamer et débattre de sujets de plus en plus compliqués. Elle avait apprit un grand nombre de mots et leurs sens possibles, à savoir construire des phrases, à arriver à prononcer correctement, à savoir lire les affiches, les phrases..., c'était beaucoup de travail, et encore maintenant elle ne comprenait pas tout, n'arrivait pas toujours à s'exprimer correctement. Parler sa langue natale était un raccourci qu'il lui arrivait très souvent de vouloir prendre quand elle ne trouvait pas ses mots. Et en présence d'Elfes, elle parlait presque exclusivement la langue qu'ils connaissaient tous le mieux. Difficile de se sentir chez soi quand on n'arrivait pas à s'exprimer à la perfection, bien sûr. Bien sûr. Elle acquiesça en silence, opinant du chef en posant son regard sur le jeune homme qui lui faisait face. Oui, Lorelei. Bien sûr, elle le voyait mal l'appeler autrement, ça aurait été ridicule. En tout cas c'est ce qu'elle avait compris de ce qu'il venait de lui dire, et elle espérait que c'était correct.

«Non, Lorelei c'est bien. Marcus Deslura.»

Lorelei eut un petit sourire satisfait en constatant que sa manière de prononcer le nom de son interlocuteur ne devait pas être trop différente de la sienne. Peut-être appuyait-elle un peu plus sur certains sons que lui, mais ça donnait plus ou moins le même résultat. Avec un accent, bien entendu. Mais à priori ça n'avait jamais gêné personne. Elle-même ne pouvait pas juger de son accent, mais elle avait tendance à trouver que ce n'était pas gênant. Elle était fière d'être une Elfe, et si on la forçait à parler la même langue que les humains et à abandonner la sienne, alors elle voulait se distinguer d'une autre manière. C'était involontaire, mais elle trouvait que ça tombait vraiment bien, cette histoire d'accent. Tant que ce n'était pas trop marqué et qu'on comprenait ce qu'elle disait, en tout cas. Parce qu'elle n'aimait pas avoir à répéter, c'était ennuyant et assez gênant, selon elle. Humiliant, à un moindre degré. Elle jugeait ne pas parler trop mal, tout de même. Pas excellemment bien, elle le savait ; mais pas trop mal, tout au moins.

Dîtes moi...Si vous décidez de commander quelque chose,me laisserez vous vous l'offrir?A vrai dire j'ai un peu d'argent en trop sur moi, et j'aimerais qu'au moins, il serve a quelque chose, alors...

Lorelei fronça un sourcil, se maudissant de ne pas avoir correctement écouté le début de sa phrase. Enfin, il lui semblait avoir saisi l'idée générale, mais elle n'était pas sûre et certaine. Or elle ne tenait pas à répondre à quelque chose qu'il n'aurait jamais dit et avoir eu l'air ridicule. Même si elle ne le connaissait pas, et qu'elle ne le reverrait peut-être jamais par la suite, elle ne tenait pas à être ridicule aux yeux de qui que ce soit. C'est pour ça qu'elle se contenta de le regarder, laissant de temps à autre son regard dériver sur sa droite ou sur sa gauche, tandis qu'il poursuivait, l'air passablement embarrassé.

Bien sur, si vous n'avez ni le temps, ni l'envie, ou que vous n'avez pas pour principe d'accepter une invitation de la part d'inconnu, je comprendrais tout a fait...

Lorelei allait finalement répondre, jugeant qu'elle n'aurait pas l'air ridicule et qu'elle avait bien compris ce qu'il lui avait proposé, quand elle eut le malheur de vouloir regarder par la vitre. Non pas qu'il y avait quoi que ce soit de grave qui s'était passé avec cette vitre, non. Simplement qu'il y avait un espèce d'idiot aux cheveux blonds, bêtement planté juste devant. A les regarder, visiblement. Et, même si elle l'avait reconnu et qu'elle s'en maudit deux secondes à peine plus tard, elle ne put s'empêcher de se relever brusquement et de pousser un cri..., strident. Cri qui fit taire toute la salle, ça, pour sûr. Mais qui attira aussi toute l'attention sur elle. La jeune Elfe lança un regard désolé sur sa droite, l'air de dire qu'elle n'avait pas exprès et ne recommencerait pas, avant de ne se retourner brusquement vers la vitre, fronçant les sourcils et marmonnant une suite extrêmement rapide de mots-très délicats-dans sa langue natale. Ah, qu'elle le détestait! Elle le détestait, elle le détestait, elle le détestait! Fallait-il être stupide, pour se planter derrière la vitre comme ça, sans rien dire, et la regarder en attendant qu'elle le remarque? Stupide, stupide, stupide! Complètement abruti, stupide, stupide...

Lorelei tenta de calmer les battements de son cœur, foudroyant toujours son frère du regard, avant de ne décider de l'ignorer, purement et simplement. Elle poussa un bref soupir, et se rassit brusquement sur sa chaise, se retournant vers Marcus pour lui sourire-c'était peut-être un peu crispé, mais c'était un sourire tout de même.

«Hm, hm. Ça me ferait très plaisir, au contraire! J'aimerais beaucoup, c'est très gentille à vous. J'ai déjà dit que j'avais un peu du temps devant moi...»

Elle lui sourit de nouveau, consciente qu'il y avait bien peu de chances pour qu'il ne lui demande pas ce qui venait de se passer. Et consciente aussi qu'il y avait bien peu de chances pour que son frère ainé ne décide pas de rentrer, maintenant qu'il savait qu'elle l'avait vue. Elle commençait à le connaître, depuis douze ans maintenant. Et même si elle ne connaissait pas ce Marcus, ça relevait plus de la logique.

Être totalement tranquille durant deux minutes était trop demander, à l'évidence.
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MessageSujet: Re: Coffee break [TERMINE]   Jeu 1 Avr - 23:50

La culture n'etait pas le plus gros point fort de Macus.Non,en réalité,c'etait même ce qui lui posait le plus de problémes.Il avait beau avoir un cerveau plutôt développé,chose rare surtout pour quelqu'un ayant recu une éducation comme la sienne,Marcus ne pouvait qu'admettre fatalement son manque crucial de connaissance.Il avait souvent entendu un vieux dicton.Que l'intelligence etait un don,et la connaissance,un acquis.Il l'avait bien compris,depuis le temps.L'intelligence,il n'aurait pas voulut paraître prétentieux,mais il se savait plutôt futé.Ou tout du moins débrouillard.Cela coulait de source,en même temps.Peu de jeunes gens de riche famille etaient capables de prendre leur vie en mains et de vivre par leurs propres moyens a seulement dix neuf ans.Oui,il faut dire qu'il n'etait pas peu fier de cette situation.Certes,le métier de garde du corps n'etait pas ce qu'il y'avait de plus honorable.Andrew aurait certainnement un meilleur avenir que lui,sans doute le jeune Deslura deviendrait t-il un médecin,ou un avocat,ou...Ce genre de métier qu'on ne reserve qu'aux gros intellectuels,dans le genre de son petit frére.Oh,il ne fallait pas se méprendre.Marcus ne pensait jamais vraiment a mal de son jeune cadet.Après tout,Andrew etait son petit frére,un être qui,quoi qu'il arrive,etait sous la responsabilité de ses aînés familiaux,en l'occurence,son grand frére.Les responsabilités n'avaient jamais été le fort du jeune homme aux longs cheveux noirs,mais cela n'etait pas pour autant synonime du fait qu'il les fuyaient.Au contraire.Bien qu'il n'aimait pas que l'on compte sur lui pour certaines choses,quand il en etait question,Marcus devenait alors quelqu'un sur qui l'on pouvait compter.Après tout,si quelqu'un avait jugé bon de lui confier cette responsabilité,il ne pouvait que être daccord avec cette personne,et se montrer digne de la confiance accordée.En tout cas,il avait une responsabilité actuelle,et c'etait son petit frére.Sûrement quelque part a étudier,a cette heure de la journée.Cela faisait un moment qu'il n'avait pas invité a manger sa famille,bien qu'il passait réguliérement la voir,depuis quelques temps.Tout les Dimanches,en fait.Mais c'etait toujours très rare que ce soit lui qui les invites dans son petit logement.Enfin,petit etait un mot peut être un peu éxagéré,l'endroit ou le jeune garcon habitait etait tout a fait respectable pour un jeune actif tel que lui.Simplement,ca n'etait pas non plus la luxueuse deumeure de la famille Deslura dans laquelle son petit frére habitait personellement,et il en avait conscience.Si Marcus voulait un jour prouver définitivement a sa famille son autonomie,il fallait bien qu'il finisse par trouver un meilleur domicile.Même si il fallait recconaître que sa maison actuelle lui convenait tout a fait.Tout du moins,pour l'instant.Ca n'etait pas vraiment le meilleur endroit pour organiser une reception,en tout cas,ca c'etait certain.C'etait assez grand pour une personne,voire pour deux ou trois,mais pour toute la famille Deslura entiére,a ce moment la,le logement pouvais paraître un peu étroit.Mais que pouvait t-il faire de plus?Il n'avait vraiment commencé a travailler que depuis quelques mois,après avoir quitté l'armée de l'Est,et il estimait qu'avoir réussi a accumuler assez d'argent pour vivre seul de cette maniére en si peu de temps etait un exploit qu'il estimait beaucoup.Oui,il etait assez fier de ce mode de vie,ou plutôt de la maniére dont il etait arrivé la.Mais pas autant de ce qu'il avait dût faire pour arriver la,en fait.Marcus ne vivait pas pour ses capacités cérébrales.Être débrouillard n'aidait pas vraiment dans la vie professionelle,il le savait.C'est pourquoi il se servait nettement plus de la lame posée non loin de lui,plutôt que de son cerveau en général.Dailleurs,avait t-il vraiment le choix?Quand on etait un homme de main,on etait payé pour être les muscles de quelqu'un qui etait le cerveau.On accomplissait son travail,un point c'est tout.Nul besoin de réfléchir,nul besoin de faire êtat d'une possible agilité de l'esprit.Simplement,il fallait savoir manier une arme,et tuer,parfois.Tuer des professionels,par contre.Jamais Marcus n'avait tué quelqu'un d'inexpérimenté,ou un innocent.Les seules personnes qui avaient périt sous les coups de sa lame,c'etait des gens qui,comme lui,savaient ce qu'ils faisaient.Mais cela restait tout de même un sujet délicat.Par exemple,il n'aurait jamais parlé de toutes ces choses a sa famille.Rien que le choc de savoir que leur fils aîné etait quelqu'un avec du sang sur les mains aurait suffit a les convaincre de l'empêcher d'exercer son métier,il fallait mieux donc se taire sur ce sujet.Peu de gens savaient qu'il avait déja tué des gens.Et quand il regardait la jeune Elfe en face de lui,il se doutait qu'a elle non plus,il etait peu probable qu'il le lui dise.


La jeune Elfe,Lorelei.C'etait une Elfe,il n'avait plus aucun doute la dessus,en tout cas.Il avait apercu ses oreilles pointues il y'a quelques instants,qui plus est,elle avait la grâce et l'accent que les Elfes avaient tous en général quand ils tentaient de se fondre dans la masse humaine.En tout cas,pour une Elfe,elle avait l'air de plutôt bien maîtriser le language humain.Marcus avait étudié un peu l'Elfe,quand ses parents eurent assez d'argent pour l'inscrire dans une école,mais en a peine un mois de scolarité,il n'avait pas eu le temps d'assimiler quoi que ce soit.Il connaissait quelques mots en Elfe,mais rien de bien concis.Il savait dire "Bonjour" et a la limite "Aurevoir".Ca s'arrêtait la,et peut être que d'autres mots de vocabulaires se cachaient dans ses méninges,mais globalement,ca résumait assez bien la situation.En bref,il ne maîtrisait pas du tout l'Elfe,et n'importe quel individu dans la rue aurait certainnement plus de facilité que lui a communiquer dans cette langue.Pour une Elfe,c'etait l'inverse qui etait plus complexe.Apprendre l'humain.Marcus n'avait pas de problémes avec l'humain,car après tout,il s'agissait de sa langue maternelle,mais il pouvait comprendre la difficulté qu'une jeune fille pouvait avoir a communiquer dans une langue étrangére.Enfin,elle s'en sortait tout de même,hein.Et elle s'en sortait même très bien.Même si parfois,elle avait visiblement des difficultés a le comprendre,mais il n'avait pas trop de doutes sur le fait qu'elle saisissait assez le sens de ses phrases.Lorelei avait l'air de quelqu'un d'intelligent,et sympathique.Elle en avait l'air,et sincérement,de ce qu'il avait put en voir jusque la,elle n'en avait pas que l'air.Elle l'etait bel et bien.Quand elle retourna son regard mauve vers lui,il replaca sa frange brune sur ses yeux un peu plus sur le sommet de son crâne.Cette frange avait la manie de retomber parfois sur son regard bleu foncé,ca l'enervait sensiblement.Pour autant,ca occupait au moins ses mains de devoir replacer cette partie de ses longs cheveux.Pas aussi longs que ceux de Lorelei,en tout cas,remarque.Elle avait des cheveux véritablements longs a vue d'oeil.Sans doute devaient t-il presque toucher le sol,quand elle se tenait debout.De longs cheveux blonds,et de beaux yeux mauves.Décidement,les Elfes avaient beaucoup de charme,c'etait un fait.C'est ce qui poussa le jeune homme de main a sourire assez faiblement quand elle lui répondit,avec son léger accent,temoignant ainsi du fait qu'elle ne maîtrisait pas encore aussi bien qu'un humain normal la langue maternelle de Marcus.


«Non, Lorelei c'est bien. Marcus Deslura.»

Après quoi elle eu un petit sourire satisfait,se disant sans doute qu'elle avait réussi a prononcer le nom de son interlocuteur sans problémes.Un sourire sur son visage d'ange.Bon,peut être qu'il éxagérait un tout petit peu,mais elle avait un joli sourire,ca aussi c'etait un fait.Un bien belle demoiselle.Le genre de fille qui avait un petit ami quand on esperait qu'elle n'en avait pas,et qui n'en avait pas quand on etait sur qu'elle en avait.Pour le coup,Marcus n'aurait sut dire si Lorelei avait quelqu'un dans sa vie.Il ne la connaissait pas assez pour cela,et n'etait pas assez stupide pour mettre ca sur le plateau,cela ne ferait que le faire passer pour quelqu'un de totalement interessé.Il fallait recconaître que Marcus n'avait sincérement pas que des pensées d'amitié envers Lorelei,il aurait été mentir que le contraire.Mais pour autant,il ne se faisait aucune illusion,ni aucun fantasme.Il esperait simplement que lui et elle pourraient s'entendre,devenir amis,et plus si affinités,un point a la ligne.Rien de tordu,de toutes maniéres personne ne l'avait jamais prit pour un tordu.Quand les jeunes filles militaires allaient parfois prendre leurs douche dans les quartiers féminins,certains hommes de sa division en profitaient pour aller discrétement les espionner par des orifices,pas lui.En fait,on lui demandait même souvent de surveiller ses congénéres,tâche a laquelle il s'adonnait avec une certaine joie.Donc non,son âme ne débordait aucunement de lubricité.Même si comme tout les hommes normalement constitué,il avait forcément quelques arriéres pensées,il s'estimait parfaitement correct,dans tout les sens du terme.Peut être avait t-il été un brin trop entrepreneur avec elle,en lui proposant de l'inviter,mais il n'y pouvait pas grand chose.Et puis très honnêtement,avec la tête qu'elle avait,elle aurait dut s'attendre a attirer des hommes en entrant dans un bar.


Il attendait toujours la réponse de Lorelei a son invitation,se demandant par la même occasion si il devait la reprendre sur sa maniére de l'apeller par son nom complet,quand après avoir jeté un oeil par la fenêtre,Lorelei se leva brusquement de sa chaise,et laissant a peine le temps a Marcus d'hausser ses sourcils,elle poussa un cri strident.Elle avait une joli voix,a n'en point douter,et même ses cris avaient quelque chose de grâcieux,mais un cri restait un cri,et il ne trouva pas cela très agréable.Il regarda son interlocutrice,qui semblait occuppée a regarder par la fenêtre,et reflechit a grande vitesse,comme il en avait l'habitude.Elle avait crié,sans raison apparente,dans un lieu public.Elle venait de regarder par la fenêtre.Somme toutes,il devait y avoir quelque chose de dérangeant pas la fenêtre.Il faillit attrapper son arme a coté de lui et se précipiter par la fenêtre,mais au vut de la tête désolée que Lorelei faisait aux autres clients de l'endroit,il estima que la "chose" qu'elle avait put voir par la vitre n'etait pas dangereux.Juste dérangeant pour elle.En toute curiosité normale,Marcus tourna la tête pour apercevoir par la fenêtre un spectacle pour le moins perturbant.Un homme,blond avec des yeux violets etait en train de sourire béatement et de passer alternativement son regard a Lorelei et lui même,en cillant par moment.Le jeune humain fronca les sourcils précédemment haussé,et ne dit rien,se contentant de se tourner de nouveau vers Lorelei quand celle ci se mit a parler dans sa langue natale avec un débit extremement élevé.Le garde du corps ne dit toujours rien,mais il afficha une moue dubitative.Il n'avait pas la moindre idée de ce que Lorelei pouvait bien raconter a cet inconnu au dehors,mais il se doutait que ca n'etait pas quelque chose de très agréable a entendre.En parlant de ca,allez savoir si ce type etait capable de l'entendre,au travers de la vitre.Marcus n'en savait rien,et a vrai dire,il etait plus préoccuppé par le fait que cet homme pouvait très bien être le petit ami dont il avait supposé l'existence quelques minutes plus tôt.Cette pensée le fit froncer les sourcils,mais au vut de son physique,il semblait plutôt être de la famille de Lorelei...Ou pas,remarque.Il avait des yeux violets et des cheveux blonds,mais a part ca,rien de très similaire a la jeune fille.Au final,Lorelei se rasseiyas,ayant visiblement décidé d'ignorer superbement le jeune homme au dehors.Marcus n'etait pas dupe,du tout.Il vallait mieux éviter le sujet de cet homme dehors pour l'instant,même si,pour être honnête,il aurait vraiment voulut connaitre ce qu'il etait vis a vis de Lorelei.Le jeune homme n'aurait pas voulut être embarqué dans une histoire de couple,ou il n'etait qu'un homme destiné a rendre jaloux l'homme s'etant montré trop injuste.Il y'avait des chances pour que la situation soit celle qu'il pensait,mais il esperait sincérement que non.En tout cas,Lorelei lui répondit,faisant complétement fi de tout les événements d'il y'a un instant.Marcus reprit donc son sourire,décidé a rendre service a la belle du mieux qu'il pouvait.Elle ne voulait pas parler de cet homme.Donc,il ne parlerait pas de lui.


«Hm, hm. Ça me ferait très plaisir, au contraire! J'aimerais beaucoup, c'est très gentille à vous. J'ai déjà dit que j'avais un peu du temps devant moi...»

Un sourire sur le visage de la jeune fille.Toujours aussi agréable a l'oeil,même si il detectait facilement un brin de crispation dans sa maniére de parler.Marcus jeta un dernier coup d'oeil a cet homme au dehors,esperant de tout coeur qu'il n'etait pas un eventuel fiancé de Lorelei,et reporta son entiére attention sur la jolie Elfe avec qui il parlait.Elle acceptait donc,ce qui elargit le sourire du jeune homme, qui regarda autour de lui a la recherche d'un serveur.Il apercu la même jeune fille qui lui avait servit son café précédemment,café qu'il n'avait toujours pas finit,et qui continuait de fumer.Le jeune homme pencha donc légérement sa tête sur le coté,avant de répondre a son tour,effacant toute trace d'etonnement,de curiosité ou d'anxiété de sa voix.


Très bien,dans ce cas....Hum...Que voudriez vous commander?Je crois qu'ils servent un peu de tout dans cet endroit...

Il avait remarqué qu'elle avait dit le mot "Gentille" au lieu de "gentil" et qu'elle commetait quelques erreurs,mais rien de franchement grave dans l'ensemble.C'est pourquoi il tendit la carte du restaurant a son interlocutrice toujours avec un sourire,et sans un regard pour l'être blond derriére la vitre.


Tenez,vous n'avez qu'a choisir la dessus...Merci d'accepter mon invitation,en tout cas.Ca me fait plaisir d'inviter une jeune fille charmante comme vous.
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MessageSujet: Re: Coffee break [TERMINE]   Dim 4 Avr - 23:54

Reagan fixait Lorelei et ce garçon par la fenêtre, et parvint à une conclusion certes peu aimable mais à ses yeux totalement véridique: Les humains étaient plus laids que les Elfes. Ce n'était en aucun cas pour rabaisser la race aux oreilles rondes, non, c'était juste une simple constatation que presque deux ans de vie à Esidir et Litinna lui avaient permis de faire. Les Elfes étaient plus grands, plus gracieux, plus beaux que beaucoup d'humains en ce pays. Il n'y avait, il le pensait, rien d'injuste ou étrange à cela, après tout, ils avaient vécus durant des siècles et des siècles sur leur île, sans aucun contact avec le monde extérieur. Ils avaient développés un commerce, une vie totalement indépendante du reste du monde, sans aucune, aucune influence venue d'ailleurs. Avec un climat, des coutumes, un mode de vie bien à eux, il était tout à fait logique qu'ils soient différents des humains. Pendant tout le temps qu'il s'était promené dans les rues de la capitale du Royaume Est d'Illea, il n'avait pas pu s'empêcher de comparer les passant et l'architecture, la vie de la cité, à son village natale. Tout était tellement différent, c'était étonnant, à chaque nouvelle rue, il voyait des choses qu'il n'avait encore jamais vu de sa vie. Il ne pensait pas que les humains puissent comprendre cet émerveillement devant de simples boutiques ou maisons, pas plus que cette mélancolie qui s'emparait souvent de lui en voyant des enfants se courir après dans les rues. C'était déchirant, c'était horrible, il se sentait si mal parfois. Sa ville natale lui manquait, les côtes de son île lui manquaient, sa maison lui manquait. Il aurait donné n'importe quoi pour pouvoir retrouver toutes ces choses qui avaient définitivement sombrées dans la mer d'azur pour ne plus jamais remonter à la surface. Il n'était pas rare qu'il prie en demandant à son Dieu pourquoi il les avaient punis de la sorte, car il avait beau chercher des raisons qui auraient pu justifiées un tel châtiment, il n'en trouvait aucune. Ils avaient toujours été bons avec leur terre, prenant soin de chaque cadeau que la nature leur avait faite. Sincèrement, ils avaient fait bien plus attention à leur île que ces humains faisaient attention à leur pays, alors pourquoi avaient-ils été punis et eux non? Il trouvait cela vraiment injuste, et s'il avait pardonné aux humains de les avoir si mal traités lorsqu'ils étaient arrivés, il existait toujours dans son cœur une petite rancune qui ne le quitterait jamais. Il n'aimait pas ce pays, il aurait voulu rentrer chez lui. Car peu importe la manière dont-il regardait sa maison, sa rue, ses voisins, il n'avait pas l'impression d'être chez lui. Il avait la sensation de n'être qu'un invité qui ferait dans quelques mois ses bagages pour retrouver bientôt son véritable chez-soi. Il savait qu'il aurait du tourner la page, que leur île ne remonterait pas à la surface, mais était-ce sa faute si des fois le matin, il avait l'impression d'entendre les oiseaux marins chanter et sa vieille voisine le saluer dans cette langue qu'il n'avait plus le droit d'utiliser en ville? Se débarrasser de tous ces souvenirs disparus à peine deux ans auparavant était impossible, et toute sa vie ils le hanteraient. Cet humain assis en face de sa sœur, il le détestait déjà. Car il était en face de sa sœur, tout d'abord, et que son visage n'inspirait strictement aucune sympathie au jeune Elfe blond, qui ne pu s'empêcher de le singer lorsqu'il le vit s'adresser à Lorelei. Ggna gna gna...Que croyait-il qu'il était en train de faire? Il eu sur le moment envie de lui cracher dessus, mais se retint, jugeant qu'il était inutile de mal se faire voir, et que la vitre aurait de toute manière arrêter le crachat avant qu'il ne puisse atteindre le visage du garçon aux cheveux foncés. Reagan resta donc debout devant la fenêtre, à fixer les deux personnes assises, attendant patiemment qu'une des deux le remarque. Il s'attirait quelques regards curieux, des personnes qui s'arrêtaient, se demandant certainement ce qu'il faisait devant la vitre du café, mais il ne s'en préoccupait pas. Quand enfin Lorelei se tourna vers la fenêtre, et que ses yeux violets croisèrent les siens de la même couleur, il lui fit un immense sourire satisfait, qui s'agrandit lorsqu'il la vit se lever et pousser un cri qu'il entendit même de là où il se trouvait. Il laissa s'échapper un petit rire, qui se changea en fou rire au moment où elle le foudroya du regard et se rassit en face du garçon, visiblement décidée à l'ignorer et ne plus lui accorder une seule once d'attention. Qu'importe, elle devait se douter qu'il ne resterait pas dehors à bailler aux corneilles quant à l'intérieur, il pourrait s'amuser dix fois plus.

Reculant prudemment, il se retrouva de nouveau dans la rue, face au café, et manqua de renverser deux jeunes filles blondes (Je l'ai fait!XD) au passage, auprès desquelles il s'excusa. Mais le temps qu'il se retourne, elles étaient déjà loin. Il haussa un sourcil curieux, poussant par la suite un petit soupir. Les humains étaient bien gentils, mais il avait parfois du mal à saisir leurs réactions. Récupérant néanmoins son éternel sourire, ayant déjà oublié ce petit incident, il se dirigea à grandes enjambées vers l'entrée, chantonnant toujours cette chanson en Elfe. Il poussa la porte, saluant de la tête quelques personnes qui sortaient au moment où lui entrait, pour ensuite tourner son visage vers la salle éclairée par la lumière du soleil, faisant danser ses cheveux ondulés autour de son fin visage. Il repéra bien vite sa sœur et son compagnon, assis à une table près de la fenêtre devant laquelle il se tenait à peine quelques secondes auparavant. Le sourire qui fendait son visage s'agrandit largement, alors qu'il marchait rapidement vers eux. Seul le garçon pouvait le voir arriver, Lorelei se trouvant dos à lui pour l'instant. Une fois à quelques mètres seulement des deux autres personnes, il leur fit un grand signe de la main, bientôt suivit d'une exclamation bruyante, qui fit se retourner quelques têtes curieuses sur son passage:


« Ah, Lorelei! Je pensais bien te trouver dans l'endroit! »

Une faute. En ce qui concernait la langue des humains, Reagan était au plus bas barreau de l'échelle. Il faisait des fautes, souvent de grosses fautes qu'on remarquait immédiatement, mais il s'en souciait autant que le regard des gens sur lui. Ce n'était pas sa langue maternelle, ce n'était pas une langue qu'il affectionnait particulièrement, pourquoi aurait-il du faire des efforts pour correctement l'apprendre? Il parlait l'Elfe, et était fier de le parler. Il craignait qu'en vivant ici, leur langue se perde peu à peu, et c'était une perspective qu'il avait en horreur. Il préférait de loin parler Elfe dès qu'il le pouvait et avoir des lacunes visibles dans la langue humaine plutôt que parler parfaitement l'humain et oublier la langue qu'il parlait depuis sa naissance. Une fois arrivé à leur hauteur, il posa sa main droite sur l'épaule droite de Lorelei, et ajouta, d'une voix exagérément joyeuse:

« Je pensais que je ne te retrouverais plus de la vie. Alors comme ça, tu étais partie te trouver un fiancé? »

Il avait prononcé la fin sa phrase en Elfe. Et c'était tout à fait volontaire. Comme ça, si le garçon en face n'avait pas remarqué à son accent qu'il était lui aussi un Elfe, il en aurait la confirmation avec cette phrase. Son regard d'améthyste passa de Lorelei au garçon aux cheveux longs, et il fit de son mieux pour garder sur son visage le sourire qui étirait ses traits. De nombreuses personnes s'étaient de nouveau retournées vers eux, et si ça ne le dérangeait pas personnellement, il savait que ça dérangerait sa jeune sœur. C'était amusant. Il avait de toute façon l'habitude d'être regardé quand il se baladait en ville, que ce soit à cause de ses vêtements aux couleurs vives, de ses armes, ou tout simplement de son visage. C'était naturel, ça avait toujours été comme ça, et encore plus chez les humains, il se démarquait des autres, sans vraiment le faire exprès. Pouvait-on reprocher à quelqu'un d'attirer l'attention car il était lui-même?

[Aeon, avant que tu ne fasses d'autres bêtises, c'est totalement impossible qu'il ai apprit l'Elfe à l'école.XD]

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Can't you see you're beautiful,
And you deserve so much more,
I would give you everything if there was a way...
If I was king for a day, I'd make you my queen,
I'll give you anything.

I'll take you away from this little apartment,
And escape this pain that you've been living with,
I would build you a castle in the skies,
So high it'll blow your mind,
I would give you a crown,
Made from the promises for better life.

If I was king for a day,
I'd make you my queen.


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La terrible pilleuse d'églises

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MessageSujet: Re: Coffee break [TERMINE]   Sam 1 Mai - 18:56

D-e-m-i frère. DEMI.

Lorelei ne savait pas combien de fois elle avait du répéter sa dans sa vie, que ce soit dans sa langue natale ou dans celle d'Illea. DEMI. Non mais sérieusement..., Reagan était son demi-frère, pas son frère de sang ; à vrai dire ils n'avaient vraiment rien en commun, si ce n'était que leurs parents s'étaient mis ensemble, un beau jour, et avaient entrainé avec leur union le rassemblement de leurs enfants respectifs, à savoir Lorelei et Reagan. Elle était la fille de sa mère et d'un autre homme, mort avant sa naissance : le garçon était né de son père et d'une autre femme. Oui, ils n'avaient pas le sang en commun, bien qu'ils aient été élevés ensemble depuis longtemps à présent. Quand on a quatre ans, on a beau comprendre et sentir bien des choses les liens de famille sont un peu compliqués à assimiler, surtout quand il y a sa mère à soit, son père qui est mort, son nouveau père et la mère du garçon qui est le fils de son père, et..., enfin, bref. Maintenant elle avait assimilé plus que parfaitement, mais avant ce n'était pas ça. Moralité, à présent elle n'arrêtait pas de rabâcher que ce n'était pas son frère mais son demi-frère, terrible, terrible nuance. Ça ne changeait certes pas grand chose, et la relation qu'elle entretenait avec lui devait être tout-à-fait typique, pour ce qu'elle en savait, des relations entre un grand frère et une petite sœur ; pour autant, la jeune elfe ne cessait de préciser dès que quelqu'un avait le malheur de se tromper. Pour bien montrer que si lui était un imbécile fini, ce n'était pas forcément son cas à elle. Ça ne devait pas le blesser outre-mesure, ou tout du moins ne le pensait-elle pas-et puis ce n'était pas le but-alors ça n'avait pas grande importance. Il fallait dire que si la forme de leurs visages, de leurs yeux, leur bouche ou n'importe lequel de ces petits détails prouvait bien qu'ils n'étaient pas de la même famille, beaucoup se trompaient et les prenaient pour de vrais frères et sœurs. Pourquoi? Simple. Blond, blonde. Yeux violets, yeux violets. Elfe, Elfe. Cheveux ondulés, Cheveux ondulés. Ça suffisait amplement à beaucoup de personnes pour dire qu'ils se ressemblaient terriblement, elle en avait déjà fait plusieurs fois l'expérience, et elle devait avouer qu'en même temps d'être assez pathétique ça pouvait être amusant, de voir à quel point la ressemblance entre deux personnes pouvait tenir à peu de choses, pour la majorité de ce monde. Il fallait dire que c'était certes curieux, qu'ils aient des ressemblances-purement liées au hasard, pour le coup-pareilles au niveau de leur chevelure ou de la couleur de leurs iris, mais ça ne l'avait jamais vraiment interpellée, personnellement. Enfin, qu'importe. Son frère était un imbécile, et il venait de le lui prouver une fois encore en faisant quelque chose de..., et bien, de stupide. Lorelei fit de son mieux pour se concentrer sur son interlocuteur, tentant de calmer les battements de son cœur. Elle le détestait quand il était comme ça, elle le détestait quand il décidait de venir l'embêter ou quand il jugeait bon de se faire remarquer quand elle n'était pas loin. Ou pire : quand il décidait d'attirer l'attention sur elle en même temps que sur lui. C'était insupportable. La jeune Elfe aux yeux pourpres haïssait se retrouver au centre de l'attention, elle n'aimait pas qu'on la regarde et qu'on chuchote elle ne savait quoi à son propos parce qu'elle aurait été ridicule ou trop bruyante. Comme il y avait un instant. Lorelei détourna lentement son regard sur sa gauche, et fit une très gracieuse grimace à son ainé, qui était 'tué de rire', comme elle l'aurait dit. Oui, tué de rire.

Quel imbécile, quel imbécile, quel imbécile, quel imbécile, quel...

Très bien,dans ce cas....Hum...Que voudriez vous commander?Je crois qu'ils servent un peu de tout dans cet endroit...

Lorelei allait lancer un regard noir au dénommé Marcus, persuadée qu'il allait lui poser des questions, mais fut soulagée de constater qu'à l'évidence il n'était pas si stupide que ça. Elle n'avait pas envie d'avoir à lui expliquer que c'était son frère, qu'elle avait semé, qu'il allait sans doute rentrer dans moins que peu de temps et qu'il allait dire tout et n'importe quoi pour la mettre mal à l'aise-elle en était certaine-parce que c'était son frère justement, et que..., non, elle n'avait pas envie d'avoir à expliquer quoi que ce soit. D'autant plus quand ça ne le regardait pas le moins du monde, ni de près ni de loin. Elle n'était pas du genre à raconter sa vie aux inconnus, qu'elle se soit assise à leur table ou pas, qu'ils lui offrent un verre ou pas, qu'il soit sympathique ou pas. Surtout si ce n'était qu'un humain. Elle esquissa un sourire poli et légèrement crispé, et saisit la carte qu'il lui tendait. Voilà, en plus ainsi elle allait pouvoir boire, ce n'était pas un mauvais point. Sans rien payer, voyez vous ça! Elle ne savait pas si ça tenait à de la politesse, un sentiment d'obligation ou quelqu'arrière pensées, qu'il lui offre à boire, mais dans son cas ça ne changeait rien : le résultat restait le même, après tout. Il n'arrêtait pas de sourire, en tout cas. Ça non plus, la jeune fille aux trop longs cheveux blonds ne savait pas si ça voulait dire quoi que ce soit. Difficile à dire de toute façon, elle ne connaissait pas ce Marcus : peut-être souriait-il simplement sans arrêt, comme certaines personnes qu'elle ne connaissait que trop bien. Elle, elle ne souriait pas tellement. Pour autant, si à ce moment précis elle avait souris sans arrêt, il aurait pu croire qu'elle était de ce genre de personnes aussi. Alors non, ça ne voulait rien dire. Et Reagan qui était juste à côté..., Lorelei retint un soupir, se disant qu'elle n'était décidément pas sortie de l'auberge. Elle qui n'aspirait qu'à un peu de calme, rien qu'un tout petit de calme dans ce monde bruyant et assourdissant, fait de hurlements et de cris, de rires tonitruants et de réprimandes envers tout et n'importe quoi...

Tenez, vous n'avez qu'a choisir la dessus... Merci d'accepter mon invitation,en tout cas. Ça me fait plaisir d'inviter une jeune fille charmante comme vous.

Lorelei haussa asymétriquement les sourcils, entrouvrit à peine ses lèvres, comme pour dire quelque chose, puis finalement les ferma, sourit brièvement et se concentra sur ce qu'elle tenait à présent entre ses doigts. C'était étrange, tout de même, elle aurait pensé que quelqu'un viendrait tout simplement proposer ce qu'ils pouvaient prendre..., enfin, ce n'était pas grave. Elle fronça les sourcils, et jeta un bref coup d'œil vers la vitre : Reagan n'y était plus. Oh. Soit il était parti définitivement, ce dont elle doutait un brin, soit il allait se pointer dans quelques instants à peine. Lorelei fit une moue, essayant de déchiffrer les caractères écrits sur le papier. Elle aurait adoré, mais réellement adoré, pouvoir boire ce qu'elle buvait avant, sur son île. C'était une sorte de jus un peu spécial, fait avec des fruits et quelques herbes aromatiques soigneusement choisies : un véritable délice pour le palais, et elle pesait ses mots. Seulement depuis qu'elle était arrivée ici, la jeune fille aux oreilles pointues n'avait plus jamais eu l'occasion d'en boire. Quand elle aidait sa mère à faire l'inventaire des plantes qu'elle connaissait d'ici, qui poussaient ici, elle se rendait compte que ça n'avait en général pas grand chose à voir avec ce qu'elle connaissait elle-même. Certaines se ressemblaient, mais ce n'était pas la même chose. Rien n'était pareil. Ni le paysage, ni les habitants, ni les façons de faire. Et ça lui manquait terriblement, son 'ancienne vie'. Elle n'aimait pas ces êtres étranges, avec leurs oreilles rondes et leurs airs supérieurs. Elle n'aimait pas leurs façons de faire, elle n'aimait pas leurs architectures, elle n'aimait pas leurs maisons, elle n'aimait pas leur langue, elle n'aimait pas leur écriture, elle n'aimait pas ce soit-disant Dieu qu'ils vénéraient, elle n'aimait pas leur Prince, elle n'aimait pas leur nourriture, elle n'aimait pas leurs vêtements. Elle n'aimait pas Illea. Elle aurait tout donné pour rentrer chez elle, inverser le cours du temps Elle aurait vraiment voulu boire cette fichue boisson. Mais elle ne pouvait pas, elle le savait pertinemment. Elle ne pouvait pas. Tout simplement. Et aucun humain ne pourrait jamais comprendre pourquoi, rien qu'à observer autour d'elle, dans ces rues qui lui devenaient familières, elle avait envie de fondre en larme. Elle ne voulait pas s'habituer à vivre ici, parce que ce n'était pas chez elle. Elle ne voulait pas que ce soit chez elle. Et pourtant, elle n'avait pas le choix. C'était comme ça.

« Ah, Lorelei! Je pensais bien te trouver dans l'endroit! »

La jeune fille se crispa, mais ne se retourna pas pour autant. Oh, et voilà..., comme si elle ne s'en doutait pas. Elle serra les dents, et posa la 'carte' à plat sur la table dans un mouvement un peu brusque, posant par la même ses deux paumes contre le bois. Elle força un sourire, faisant de son mieux pour ignorer les regards curieux qu'elle devinait braqués sur son frère, et donc bientôt sur elle. C'était difficile d'avoir l'air polie, elle s'en rendait compte à présent. Cette situation était gênante, gênante, pire que gênante..., la demoiselle s'imaginait bien cet idiot de blond en train de leur faire un grand signe, histoire de passer encore plus inaperçu. A cette idée, elle ouvrit un peu plus grand ses yeux, et faillit se retourner pour vérifier qu'il ne le faisait pas. Mais finalement, elle préférait rester dans l'ignorance. C'était peut-être mieux comme ça...

«Menthe! De la menthe, Marcus, vous croyez que je peux?»

Lorelei pencha sa tête sur le côté en signe d'interrogation, gardant ses yeux violets posés sur son interlocuteur. Oui, de la menthe, voilà. Ça irait tout à fait, de la menthe, s'ils en avaient. Ça ressemblait un peu, au goût, à quelque chose d'autre qu'elle connaissait. Elle balança légèrement ses jambes sous la table, trahissant sa nervosité, tout en faisant attention à ne pas donner de coup de pied au jeune homme en face d'elle. Et c'est à peu près à ce moment là qu'elle sentit une main se poser sur son épaule droite, sans la faire sursauter pour autant : s'il l'avait appelé, c'était certainement qu'il comptait venir la voir. Évidemment. Logique, très logique. Mais elle n'aimait pas le savoir dans le champ de vision de son interlocuteur et pas dans le sien, ça avait quelque chose d'assez stressant sans qu'elle sache exactement pourquoi.

« Je pensais que je ne te retrouverais plus de la vie. Alors comme ça, tu étais partie te trouver un fiancé? »

La jeune Elfe aux cheveux blonds eut un blanc de quelque secondes après avoir entendu ce qu'il lui avait dit, continuant de sourire à son interlocuteur, l'air contrariée, avant de ne se figer brusquement. Uh? Quoi, quoi? Elle ouvrit sa bouche une fois encore, sans qu'aucun son n'en sorte, avant de ne pousser assez brutalement la main qu'il venait de poser sur son épaule. Mais qu'est-ce qu'il racontait, encore?! C'était incroyable, vraiment, incroyable! Quel imbécile fini! La jeune fille fronça les sourcils et se mordit la lèvre inférieure, s'apprêtant à se lancer dans une explication houleuse concernant le pourquoi de sa discussion avec ledit fiancé, avant de ne se rendre compte qu'il n'avait pas pu comprendre. Elle était tellement habituée à sa langue natale que, parfois, elle en oubliait que tout le monde ne la comprenait pas, loin de là, dans ce pays. Au moins elle n'aurait pas l'air ridicule devant une personne de plus, c'était déjà ça de pris. La jeune fille se retourna à demi vers son frère ainé, énervée au possible, et le fusilla littéralement du regard.

«Un fiancé? Qu'est-ce que tu racontes, je me suis simplement assise là pour être au calme, et il voulait m'offrir à boire! Il faut toujours que tu exagères tout, c'est..., répondit-elle dans la même langue que celle avec laquelle il lui avait posé la question, passant son regard de l'un à l'autre des garçons à ses côtés. On DISCUTAIT, c'est tout! Rien de plus.»

Elle poussa un soupir énervé, et leva les yeux au ciel. Pas le choix, il risquait de rester maintenant. Ce que c'était agaçant...

«Hm. Reagan, Marcus, dit-elle en faisant un geste de la main dans sa direction, avant de ne se retourner vers son frère. Marcus, Reagan. Voilà. Je compte à rester ici, Reagan, alors si tu veux partir je comprendrais..., et, oui, de la menthe. Sinon, de l'eau. Merci beaucoup.»

La jeune fille croisa les bras sur sa poitrine, bien décidée à rester ici. Et puis quoi, encore : elle était assez grande pour savoir ce qu'elle faisait. Elle n'avait pas besoin qu'il la surveille de la sorte. Elle était tout-à-fait en sécurité avec elle-même. Oui : elle était presque moins en sécurité quand il était là, finalement.

Tch!
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MessageSujet: Re: Coffee break [TERMINE]   Sam 1 Mai - 20:35

Se mêler des affaires des autres n'etait pas poli,et ca,Marcus Deslura etait bien placé pour le savoir.

Depuis qu'il etait enfant,ses parents avaient toujours tenté de lui inculquer ce genre de bonnes maniéresDiverses choses,comme se tenir droit,bien articuler quand on faisait une phrase compliquée,ne pas poser ses coudes sur la table...même si sa famille n'etait pas très riche,le jeune homme de main avait toujours eu droit a ces traidtionels cours de bonnes maniéres,censés faire de lui un "jeune homme civilisé".Malheuresement,probablement a cause de sa scolarité complétement ratée,Marcus n'avait jamais réussi a assimiler le procédé.Du moins,pas par les méthodes habituelles.Il passait son temps a jouer dehors,a frapper des troncs d'arbres avec son épée en bois,a creuser des trous pour enterrer des trésors imaginaires,ou a se bagarrer avec les garnements dans le même cas que lui,c'est a dire pas assez d'argent dans la famille pour permettre une éducation de base.Il avait passé le plus clair de son enfance a pratiquer ce genre d'activité,et a présent,quand il y repensait,ca le faisait plus sourire qu'autre chose.Il n'y avait pas a avoir honte du petit garcon perturbateur qu'il etait avant d'entrer dans la pré adolescence.Après tout,il savait bien que beaucoup de garcons dans le monde entier,avaient tous été des enfants un jour.Et tout les enfants font des bêtises que les adultes ne comméteraient jamais.Maintenant,c'etait clair qu'il avait changé.Pour ce qui est des bonnes maniéres,il n'avait peut être jamais eu l'occasion de toutes les apprendres en particulier,mais certaines d'entre elles s'imposaient a lui de maniére tout a fait naturelle.Par exemple,il etait naturel qu'il se tienne droit en marchant.Il etait d'une taille plutôt convenable pour un humain,il fallait bien qu'il le montre,non?C'etait pareil avec la maniére qui consistait a ne pas se mêler des affaires des autres,a moins que ces affaires ne soient mêlées aux siennes.Il n'avait pour ainsi dire jamais questionné personne de sa promotion militaire de maniére personelle.Jamais il n'avait trop mentionné la famille de tel ou telle recrue dans une conversation,et c'etait très rare qu'il demande a ce qu'on lui en parle.Et il ne lui etait jamais arrivé d'insister quand on lui faisait très clairement comprendre qu'on préférait ne pas en parler.Lui même comprenait ca avec facilité.Il n'aurait vraiment pas apprécié qu'on vienne mettre son nez dans des affaires qui ne regardaient que lui,et personne d'autre.Dieu sait qu'il en avait beaucoup,depuis qu'il etait devenu un garde du corps.Et il préférait que personne ne soit au courant.Personne,et surtout pas sa famille.Il etait quand même le grand frére,l'aîné des Deslura.Même si Andrew n'etait pas le type même du petit frangin tout admiratif devant son grand frére,Marcus estimait tout de même qu'il etait de son devoir d'offrir a son cadet une bonne image de lui.Il n'aurait vraiment pas apprécié que Andrew se mette a le considérer comme un de ces mercenaires bruyants et sans maniére qu'on voit réguliérement traîner dans les tavernes les soirs de fin de semaines.Il n'aurait vraiment pas apprécié que sa famille apprenne qu'il trempait parfois dans des combines plutôt louches,et qu'il n'etait pas non plus un citoyen sans avoir rien a se reprocher.Oh,il n'etait pas un criminel,loin de la,mais la loi,il devait bien recconaître qu'elle ne lui faisait pas grand effet.Il la suivait,oui,mais uniquement quand ca lui plaisait.Il ne s'estimait pas dans les limites légales.Oh,il savait bien que agir ainsi pouvait le faire passer pour un malfaiteur,mais il savait qu'il n'en etait pas un.Il estimait juste que la loi le retardait parfois,et qu'il devait franchir la mince ligne jaune par moment,pour accomplir un acte qui etait necessaire.Par exemple,il n'avait absolument pas le droit de voler quelque chose a cet homme,il y'a quelques semaines.Même si cet homme etait lui même un voleur,et que Marcus avait rapporté l'objet a son propriétaire,comme le stipulait son contrat,légalement parlant le garde du corps n'avait pas le droit de voler cet objet.Voler un voleur pouvait être considéré comme un acte légitime,et pourtant si un garde l'avait attrappé alors qu'il perpetrait son forfait,il etait certain de passer quelques temps derriére une cellule.C'etait comme ca,dans ce pays,malheuresement.On n'avait pas le temps,ni l'envie de juger un homme quelconque attrappé dans la rue,et donc,on le jetait en prison jusqu'a ce que on repense a le laisser sortir.Ou qu'on l'oublie,et qu'il créve derriére ses barreaux.En général,la premiére option etait la plus frequente,le prisonnier criant trop fort pour que les gardes l'oublient.En général.


En tout cas,Marcus n'avait pas l'habitude de se mêler des affaires de quelqu'un,sans y avoir été au préalable inviter.Si on lui avait donné la permission de s'imiscer dans la vie privée de quelqu'un,alors la oui,sans doute aurait t-il éprouvé la curiosité et posé les questions indiscrétes comme n'importe quel individu un tant soit peu curieux.Mais si il n'en avait ni l'autorisation,ni l'invitation,alors il ne dirait rien.Peut être voudrait t-il insister un peu sur le sujet,si il jugeait cela assez grave,ou encore si vraiment il y'avait de quoi se poser des questions.Mais la plupart du temps,rien de tout cela n'arrivait,c'etait même tout le contraire.Par exemple,quand Lorelei s'etait rassise a sa table après avoir probablement insulté,dans sa langue Elfique le blond qui etait a la fenêtre,Marcus l'avait alors vut tout simplement lui répondre,a sa précédente question.Le comportement typique du "je préfére ne pas en parler",en somme.Elle avait fait comme si l'evenement n'avait pas eu lieu.Pour tout dire,Marcus préférait que cela continue ainsi.Après tout,si le blond n'etait pas arrivé,sans doute le jeune homme aurait t-il continué a être plutôt sympathique envers la jolie blonde.Dans l'êtat actuel des choses,c'etait un peu comme si rien ne s'etait passé.Il pouvait continuer de se comporter comme si rien ne le dérangeait,et surtout pas l'inconnu du dehors.Mais il se doutait bien que cela ne durerait pas.Il l'avait vut,quand il avait croisé le regard violet du blond au dehors,en jetant un oeil par la fenêtre.Il l'avait vut,qu'il etait le type de personne qui faisait toujours exactement le contraire de ce qu'on aurait voulut,juste pour s'amuser.Bien sur,Marcus ne pouvait pas juger sans réellement connaître la personne,mais des blonds avec le regard joyeux et le sourire a la limite de l'imbécilité peint sur le visage,en régle générale c'etait de grands comiques qui a-do-raient embêter les autres,et en particulier lorsque ceux ci auraient préféré ne pas les croiser.L'ex-soldat en avait vut beaucoup,des gens de ce type.Le plus souvent,ils l'interrompaient bruyamment pendant qu'il tentait de séduire une fille sur laquelle il avait des vues.Comme maintenant en l'occurence.Il faut croire qu'il etait peut être maudit,condamné a devoir subit l'intervention d'êtres dans le même genre que ce blond inconnu,alors qu'il tentait de plaire a une jeune fille.Ou peut être pas,remarquez.A vrai dire,Marcus ne savait pas trop quoi penser de Lorelei,en elle même.Elle etait jolie.Très jolie,et très au goût du jeune homme,rien a redire la dessus.Elle semblait aussi assez franche et directe,une qualité que l'aîné Deslura appréciait grandement.Et puis,elle n'avait pas l'air d'avoir sa langue dans sa poche,surtout pour quelqu'un qui ne maîtrisait pas l'humain a la perfection,ou au moins comme un être pour lequel cela aurait été sa langue maternelle.Elle etait donc très agréable,ca c'etait sur.Lui même la trouvait plutôt a son goût,il ne préférait pas mentir.Donc,en somme,si il n'avait pas vraiment d'arriéres pensées,il ne savait pas trop que faire non plus.Sans doute que si elle lui avait proposé de sortir avec lui aurait t-il accepté,mais cela ne risquait pas d'arriver.Peut être que c'etait a lui de faire en sorte que cela arrive?TOut ceci etait peut être un peu trop compliqué pour lui,en tout cas...Il secoua ses méninges intérieurement,chassant toutes ses pensées complexes vis a vis de ses intentions sur la jeune Elfe.Après tout,c'etait très simple,non?Elle etait jolie,elle lui plaisait,et il voulait lui faire plaisir,c'est tout.Et c'etait aussi simple que ca.


Quand il se rendit compte qu'elle etait visiblement stressée après la disparition du blond de leur champ de vision,il remarqua qu'elle semblait lire la carte qu'il lui avait tendu avec difficulté.Aîe,il n'avait pas pensé a cela....Il jugeait que,vut qu'elle parlait relativement bien l'humain,sans doute pouvait t-elle le lire avec la même facilité,mais il faut croire que lire et parler etaient deux choses très distinctes.Il la regarda un instant,prêt a offrir ses services au cas ou elle ne comprendrait pas ce qu'il y'avait d'écrit,ou si elle avait besoin de quelque chose,quand la porte de la taverne s'ouvrit,laissant entrer l'entité blonde que Marcus redoutait.Curieusement vêtu il avancait logiquement vers la table ou lui et visiblement sa connaissance Elfique se trouvait,pour finalement parler.En humain.Ou ca y ressemblait,en tout cas.Vaguement.


« Ah, Lorelei! Je pensais bien te trouver dans l'endroit! »

Dans l'endroit...Même pour quelqu'un qui avait recu une éducation scolaire tardive,cette phrase en elle même sonnait véritablement fausse.Le jeune humain aux cheveux sombres ne releva rien,toutefois,se contentant de regarder tour a tour Lorelei et le nouveau venu,sans réellement sourire.Cet étranger ne lui etait pas agréable,mais il ne le dérangeait pas réellement non plus,après tout.Ce n'etait pas comme si il etait venu pour l'insulter tout de suite après.En attendant,Lorelei ne fit même pas attention a lui,même si visiblement elle mourrait d'envie de se retourner,et a en juger par son expression,plus pour lui coller son poing entre les deux yeux que pour l'etreindre dans ses bras.Marcus fit une légére moue,avant de remarquer que Lorelei lui parlait,sans répondre a la question soulevée par le nouveau blond.


«Menthe! De la menthe, Marcus, vous croyez que je peux?»

Après avoir reposé la carte que le jeune homme lui avait tendue,non sans une certaine brusquerie,elle venait de lui demander de la menthe.Le jeune homme lui offrit un leger sourire,hochant la tête.L'espace d'un instant,il se demanda si un hochement de tête avait la même signification pour les Elfes et pour les humains,et l'inquiétude le gagna,voila pourquoi il murmura un léger "Bien sur" a sa compagne avant de s'apprêter a lever le bras pour interpeller la serveuse,et lui commander un verre de menthe.Quand le facteur inconnu a la tignasse blonde se remis en scéne.Evidemment,impossible qu'il les laissent en paix.Ca n'enervait pas vraiment l'aîné Desulra,qui trouvait la situation plus amusante qu'autre chose,mais il ne pouvait pas dire que voir le blond partir etait une perspective peu réjouissante.


« Je pensais que je ne te retrouverais plus de la vie. Alors comme ça, tu étais partie te trouver un fiancé? »

Si la premiére partie de la phrase sembla très claire a Marcus,la seconde en revanche,fut complétement dénuée de toutes formes de sens.De l'Elfe,encore.Donc,le blond etait sûrement un survivant de l'île aujourdhui engloutie.Bon,et bien une bonne chose de faîte,ca expliquait au moins son vocabulaire un peu restreint.Mais Marcus ne saisissait pas pour autant ce qu'il venait de dire.A la fin de sa phrase.Visiblement pas quelque chose de très convenable pour Lorelei,qui s'est mise a réagir au quart de tour,interrompant une nouvelle fois Marcus dans sa tentative d'appel de la serveuse.Dailleurs,tout les regards etaient tournés vers eux,maintenant.Lorelei parla en Elfe.Elle disait quelque chose,que Marcus ne comprenait absolument pas,mais on pouvait très clairement comprendre qu'elle semblait en colére.Elle cria même un mot en particulier,mot que Marcus ne comprenait pas plus que les autres.Il se contenta d'attendre,puisque mine de rien,c'etait la premiére fois que l'inconnu entrait réellement dans la discussion.

«Hm. Reagan, Marcus, Marcus, Reagan. Voilà. Je compte à rester ici, Reagan, alors si tu veux partir je comprendrais..., et, oui, de la menthe. Sinon, de l'eau. Merci beaucoup.»

Bon,alors il s'apellait Reagan.C'etait toujours ca de pris.Reagan comment,ca il n'en savait rien,mais au vut de leur conversation,ca n'etait probablement pas quelqu'un qu'elle aimait particuliérement.Donc,c'etait soit son fiancé après lequel elle etait fachée,soit un membre de sa famille,soit un ami très particulier.Le membre de la famille semblait plus crédible pour Marcus,etant donné que deux Elfes avec des yeux violets ne courraient tout de même pas les rues.Mais il pouvait très bien se tromper,de toutes maniére.Après tout,la jeune soeur de Frederic ne lui ressemblait absolument pas,et pourtant...De toutes maniére,il n'en savait rien.EN tout cas,les présentations etaient faites,Marcus estima donc qu'il devait au moins se montrer poli.Il répondit tout dabord a Lorelei,en souriant,comme d'habitude.

Bien.De la menthe donc,je vous commande ca tout de suite.

Il leva sa main pour interpeller une serveuse,laquelle lui fit un court signe lui intimant l'ordre de patienter quelques instants.Il décida de profiter de ce temps pour au moins passer les formalités avec Reagan.Après tout,ils avaient été présentés.Il se releva donc légérement,et tendit sa main droite a Reagan avec un air mittigé.

Et bien...Enchanté,Reagan...?


Il se demanda un instant si un Elfe comme lui serait a même de comprendre la tradition humaine.Enfin,il devrait bien s'y faire,après tout,Marcus n'avait pas la moindre idée de comment on réagissait après les présentations,chez les Elfes.
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Arme / Pouvoir  : Un duo de deux épées! Euh...Un duo c'est déjà deux, non? Si?O_O

MessageSujet: Re: Coffee break [TERMINE]   Jeu 13 Mai - 19:31

S'il y avait bien une chose que Reagan détestait en ce bas-monde, c'était ces garçons qui s'approchaient de sa sœur, avec un sourire qui criait leurs véritables intentions. Sérieusement, il ne pouvait les supporter, et être poli et aimable avec eux était bien au dessus de ses forces, il l'avouait sans en avoir honte. Pour qui se prenaient-ils, ces bellâtres armés de fleurs et de leur stupide visage, parfois loin d'être aussi beaux qu'ils le pensaient? S'ils pensaient que capturer le cœur d'une demoiselle, et de Lorelei à plus forte raison, était facile, alors ils se trompaient lourdement. Ils se heurteraient à un mur fraternel et ne pourraient pas passer avant d'avoir abattu ce dit mur. Rien dans la vie n'était facile à obtenir, et encore moins les faveurs d'une Dame. Reagan le voyait venir, cet imbécile aux cheveux longs, avec ses traits laids et dénués de toute grâce, sur son grand cheval blanc, croyant la bataille gagnée d'avance! Peut-être exagérait-il, mais c'était dans son personnalité, de tout extrapoler. Un homme parlait à sa sœur, il était persuadé qu'il allait l'enlever pour la violenter dans il ne savait trop quelle forêt sombre de ce pays. Il n'y pouvait rien, c'était plus fort que lui, et si cela lui causait parfois de légers ennuis avec sa sœur, il en était totalement satisfait. Quand il posait ses yeux d'améthystes sur l'homme qui était assis en face de Lorelei, son sourire se crispait immédiatement, et ses poings se serraient sensiblement. Il n'avait jamais vu de sa vie cet homme, ni dans les rues, ni dans un quelconque établissement de la Capitale du Royaume Est. Il ne savait pas comment il était, s'il était pauvre, riche, tout ce qu'il pouvait deviner en le regardant ainsi, c'était qu'il devait avoir environ son âge. 19, 18 ans? Il ne lui en aurait pas donné moins, mais il pouvait très bien en avoir plus. Il ne connaissait rien de lui, et pourtant, il le détestait déjà. Il le détestait, et rien ne pourrait le faire changer d'avis. Que pouvait vouloir un homme de 19 ans d'une jeune fille de 16? S'il lui parlait avec ce sourire, assis en face d'elle, c'était évident, aux yeux de l'Elfe aux cheveux blonds, qu'il attendait quelque chose d'elle. Quelque chose quoi, il avait sa petite idée, mais il ne lui laisserait aucune chance de l'avoir, c'était certain. Sans doute certaines personnes auraient trouvées cela stupide, mais Reagan avait toujours cru, et croyait toujours fermement, que l'aîné d'une fratrie avait pour rôle de protéger ses plus jeunes frères et sœurs. Lorelei n'avait que trois ans de moins que lui, était très autonome, et de surcroît n'était pas sa sœur de sang. Mais qu'est-ce que cela changeait, au fond? Le jeune homme ne s'était pas amusé à apprendre les morales et pensées de ce pays sur le bout de ses doigts, mais pour lui, ce que l'on appelait une 'famille' n'était pas forcément composée d'êtres unis par le sang. Sa mère n'était pas sa mère biologique, sa sœur n'était pas sa sœur biologique, mais elles étaient bien sa mère et sa sœur tout de même. Peu importe que l'on soit lié par le sang ou non avec le reste de notre famille, à partir du moment où l'on grandissait et apprenait les merveilles de ce monde en leur compagnie, ils étaient bel et bien notre famille. Et donc, en tant que Grand-frère responsable, Reagan Arellys se devait de protéger des dangers de ce monde sa petite sœur chérie. Qui l'aurait fait, s'il ne l'avait pas fait? C'était son rôle, et il le prenait très à cœur, tellement que parfois, il dépassait les limites en courant, sans s'en rendre compte. Il avait déjà fait bien pire que ce qu'il faisait actuellement, et ferait encore pire dans le futur, c'était une chose sûre. Mais tant que Lorelei ne se fâchait pas réellement contre lui, il ne se calmerait pas. C'était un de ses traits de caractère, il ne pouvait pas s'en débarrasser aussi facilement. Et puis, il ne voulait pas s'en débarrasser. Il n'y avait pas pire frère ou sœur pour lui que celui qui ne veille pas attentivement sur sa fratrie. A quoi cela aurait-il servit que ces personnes soient l'aîné, si ce n'était pas pour s'occuper de ceux qui venaient après eux?

Reagan ne cessa pas de sourire, même lorsque Lorelei poussa brutalement sa main, qu'il mit alors dans son propre dos. Ah, au regard qu'elle venait de lui lancer en parlant, et au ton de sa si douce voix, il devinait sans mal qu'elle était agacée, sûrement par tout le bruit qu'il avait fait, et le fait qu'il avait mentionné un 'fiancé' qu'elle serait partie se chercher. Rien de plus normal qu'elle se soit énervée, il avait parlé dans cet unique but; Au bout de 12 ans de vie commune, il commençait à savoir ce qui la faisait crier, sourire, ou ce qui l'effrayait. Il connaissait bien Lorelei, et Lorelei le connaissait bien; Elle avait du se douter, avant qu'il ne parle, qu'il allait rentrer. Il continuait néanmoins de sourire, malgré ce qu'elle lui avait dit. Elle discutait avec cet homme, il n'en doutait pas ne serait-ce qu'une seule seconde. Elle n'avait aucunes arrières pensées, n'avait rien prévu avant de s'asseoir à cette table, en compagnie de ce jeune homme. Ou bien était-ce lui qui s'était assis à sa table? Cela n'avait gère d'importance, et Reagan ne s'y attarda pas, préférant passer son regard de Lorelei à l'autre. Lui, il était intimement persuadé que s'il parlait avec Lorelei, ce n'était pas sans arrières pensées. Il discutait avec elle, simplement, sans rien chercher à obtenir, lui offrant une boisson dans l'unique but d'être aimable? Bien sûr! Personne n'aurait pu lui faire avaler un tel mensonge. S'il le fallait, il ruinerait leur conversation, quitte à s'en aller avec Lorelei soudainement, sans rien dire. Il ne pourrait rien faire pour l'en empêcher: Lui était le frère de Lorelei, et s'il y avait, en dehors de ses parents, une personne qui pouvait forcer la jeune Elfe à obéir, c'était bien lui. Certainement pas un étranger en qui il n'avait aucune confiance. Qui sait ce qu'il aurait été capable de lui faire? Rien qu'à sa cette pensée, Reagan fut prit d'une désagréable sensation qui le fit frissonner. Il perdit son sourire l'espace d'un instant, le retrouvant cependant immédiatement lorsque Lorelei éleva de nouveau sa voix, désignant tour à tour les deux hommes présents à ses côtés:

«Hm. Reagan, Marcus. Marcus, Reagan. Voilà. Je compte à rester ici, Reagan, alors si tu veux partir je comprendrais..., et, oui, de la menthe. Sinon, de l'eau. Merci beaucoup.»

Reagan fit un simple signe de la tête en guise de réponse, accompagné d'un petit 'Non, ça ira'. Il ne comptait pas quitter cet endroit avant Lorelei, et c'était ensemble qu'ils passeraient le pas de la porte, il s'en faisait la promesse. Plutôt mourir que la laisser seule avec ce...Cet ersatz d'homme qui aurait pu lui mettre n'importe quel drogue ou poison dans son verre sans qu'elle ne s'en rende compte. D'ailleurs, voilà que ce dernier répondait que bien sûr, il allait lui commander de la menthe. Il leva les yeux au ciel. Pour un peu, il en aurait arrêté de sourire, tant ce 'Marcus' lui semblait ridicule et pitoyable. D'ailleurs, ce n'était pas un prénom, ça, Marcus...Marcs? Marcous? Comment Lorelei avait prononcé ça, déjà? Il n'arrivait plus à s'en souvenir, mais ce n'était pas comme si ça avait une quelconque sorte d'importance à ses yeux. Il pouvait tout aussi bien l'appeler 'toi' que 'le monstre', ou 'Marcus', c'était la même chose à ses yeux. Lorsque Marcus se redressa et lui tendit la main droite, il fit de son mieux pour garder accroché à ces lèvres ce grand sourire chaleureux, espérant qu'il ne se transformerait pas en un rictus de dégoût sous peu.

Et bien...Enchanté,Reagan...?

Reagan avait perçu l'hésitation dans sa voix, mais ne changea pas d'expression pour autant. Il était loin d'être stupide, il savait très bien ce que cela signifiait que se serrer la main. Au bout de presque deux années à vivre dans ce pays, il commençait à en comprendre les coutumes et les normes. Il pouvait être handicapé dans la langue, mais ça ne signifiait pas qu'il ne comprenait rien pour autant. Se serrer la main était une manière de saluer l'autre. Le problème était qu'il n'avait aucune envie de le saluer, pas plus que de le toucher. Il regarda la main de Marcus, pour finalement reposer ses fins yeux violets sur le visage de ce dernier. Il laissa s'échapper un petit rire de ses lèvres entrouvertes, un rire qui ne sonnait ni moqueur, ni forcé. Un rire qu'on aurait pu entendre sortir de n'importe quelle bouche.

« Je n'aime pas votre nom. Quelle idée d'appeler son enfant. »

Reagan marqua une petite pause, durant laquelle il fixa seulement Marcus. Il n'avait pas serré sa main, et ne le ferait jamais. Il ne le saluerait pas, car il n'avait pas envie de le connaître. Il connaissait son nom, et ça lui suffisait amplement; Il n'avait pas envie d'en savoir plus sur lui, réellement.

« Je vous préviens, ma sœur est déjà prévue en mariage avec quelqu'un. Ce serait bien que vous ne l'approchiez pas trop. »

Sa sœur, oui. Comme ça, s'il n'avait pas compris encore le lien qui les unissaient, il ne pouvait plus avoir de doutes. L'histoire du mariage était fausse, bien entendu, mais il voulait simplement voir comment ce garçon allait réagir. Lorelei allait crier et démentir, mais lui, que ferait-il? L'Elfe aux cheveux blonds ondulés s'écarta légèrement de Lorelei, prit dans ses mains une chaise non utilisée à une des tables voisines, et l'installa à la table de Lorelei et Marcus, juste entre eux deux. Il mit ses mains sur ses genoux, l'air parfaitement à l'aise, et ajouta, fredonnant légèrement, décidément de bonne humeur, en apparence tout du moins:

« Sur quoi vous parliez? »

_________________


Can't you see you're beautiful,
And you deserve so much more,
I would give you everything if there was a way...
If I was king for a day, I'd make you my queen,
I'll give you anything.

I'll take you away from this little apartment,
And escape this pain that you've been living with,
I would build you a castle in the skies,
So high it'll blow your mind,
I would give you a crown,
Made from the promises for better life.

If I was king for a day,
I'd make you my queen.


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MessageSujet: Re: Coffee break [TERMINE]   Lun 31 Mai - 22:37

Hmf. Pour quelqu'un qui voulait juste un peu de calme, Lorelei avait réussi à attirer les ennuis et le bruit de manière presque déconcertante.

Pourtant en général elle était assez discrète-enfin, à sa manière tout du moins. Elle n'aimait pas qu'on se moque d'elle, pas non plus qu'on la pointe du doigt parce qu'elle aurait été trop bruyante ou qu'elle aurait fait ceci ou cela pouvant être mal vu. Qui aimait le ridicule, de toute façon? La jeune Elfe ne comprenait pas qu'on puisse aimer cela, c'était totalement déconcertant et idiot à ses yeux. D'accord, on devait être apprécié pour ce qu'on était, on devait rester soi-même et se moquer du regard de ceux qui se permettaient de nous juger sans vraiment nous connaître. Elle était d'accord avec tout cela, elle acceptait et comprenait le principe et aurait aimer l'appliquer à la lettre. Seulement voilà, on ne pouvait faire que du 'à peu près', rien que du à peu près. C'était ainsi, difficile de faire autrement. Tout à chacun ne vivait qu'à travers le regard que les autres avaient d'eux, personne ne pouvait échapper à la société et à ses jugements meurtriers. Alors quand vous aviez des centaines d'yeux fixés sur vous, n'attendant que de pouvoir rire de vos maladresses, vous ne pouviez qu'éviter d'en faire. C'était inscrit dans les gênes, le sens de la retenue. Enfin, dans les gênes de presque tout le monde, presque. La demoiselle serra les poings, agacée plus que de mesure. Parce que Reagan, évidemment, ne pouvait que faire parti de l'infime partie de cette population qui se fichaient bien de l'avis des autres et qui pouvait parler si fort, avec une voix qui portait tant, dans un lieu où tout résonnait et se répercutait de manière désagréable. Pour un peu elle aurait aimé cacher son visage, sa tête tout entière derrière la carte. Ça aurait été drôlement pratique, elle se serait sentie bien mieux, tellement mieux..., là plus personne ne l'aurait vue et elle aurait pu disparaître, se fondre avec le papier, ne faire plus qu'un avec les lignes et les mots inscrits dessus. Plus personne ne l'aurait regardé, elle ne se serait plus sentie si gênée. C'était terrible, de se sentir gênée. Ou en tout cas l'Elfe aux cheveux blonds trouvait cela terrible, puisqu'elle ne pouvait parler au nom de tout les autres. Elle sentait ses joues brûler, s'énervait et sentait sa gorge se serrer, son estomac se nouer en priant pour que vite, ça s'arrête. Que ce ne fut qu'un mauvais rêve, et qu'elle était dans son lit, bien au chaud, à attendre patiemment l'heure de se lever. Seulement ce n'en était pas un, ou en tout cas pas ce jour là. Aucun traumatisme, aucune expérience terrible ne pouvait expliquer cette peur que la jeune fille avait d'être ridicule : c'était juste comme ça, elle n'aimait pas que tout le monde la regarde. Enfin, pas quand elle avait quelque chose de ridicule ou de déplacé, en tout cas. C'était flatteur bien entendu d'être regardé quand elle passait dans la rue, par exemple, simplement parce qu'elle était jolie. Elle ne pensait pas connaître une seule fille qui n'aurait pas aimé intercepter ce genre de regard, c'était évident. Mais ceux qui se moquaient et qui jugeaient vos actes, elle ne les aimait pas. Ca l'énervait, ça l'agaçait. Parce qu'elle ne pouvait pas deviner ce qu'ils pouvaient bien en penser, parce que leur regard seul ne lui suffisait pas pour déterminer ce qu'ils avaient bien pu penser d'elle à cet instant précis. C'était pour cela, et rien que pour cela, qu'elle aurait aimé donner un bon coup de pied dans le tibia de son frère ainé. Il était agaçant, à tout faire exprès comme ça! Agaçant, vraiment, agaçant, stupide, même! Il savait très bien, cet espèce d'idiot, qu'elle n'aimait pas ça. Un jour elle lui ferait payer toutes les fois où il l'avait gênée, toute les fois où il lui avait créé des problèmes. C'était une promesse, et la jeune fille aux grands yeux violets mettait un point d'honneur à mener ses promesses à bien. Si elle le disait, elle le ferait. Il ferait moins le malin, quand ce serait elle et non plus lui qui aurait la main mise sur la situation. Bon, pour l'instant et en règle général ce n'était pas le cas, mais elle savait que le vent tournerait, c'était certain, évident, obligé. Ce n'était pas parce qu'il était plus grand, plus extraverti et plus fort qu'elle qu'il aurait toujours le dessus, ça non..., elle pouvait l'avoir, dans certaines circonstances..., sans doute. S'il avait été le cadet, il aurait compris sa douleur ; simplement il avait fallu qu'il naisse avant elle, ça ne tenait qu'à ça.

Enfin. Comme ça ne risquait pas de changer, c'était plus simple de tout mettre sur le dos du Destin : lui ne risquait pas de se plaindre ou de trouver l'accusation injuste, ce qui était tout de même drôlement pratique.

Lorelei soupira en entendant la réponse de Reagan-qui ne partait pas, évidemment-puis regarda Marcus quand celui-ci lui répondit, et elle lui rendit un bref sourire. Hnnnn..., ça devait être passé, à présent, non? Tout le monde avait du oublier l'arrivée très discrète de l'Elfe aux cheveux blonds, ou tout du moins l'espérait-elle ; si c'était le cas, elle n'avait plus qu'à se détendre et à retrouver une attitude normale et calme, 'cool', comme elle avait entendu en se promenant en ville. Voilà, elle devait être Cool. Cela étant, il n'était pas aisé de l'être quand elle savait pertinemment que son ainé n'allait pas s'entendre avec ce Marcus qu'elle connaissait à peine. Oh non, elle pensait bien que ça n''avait pas bien commencé entre eux, loin de là. Pourtant il n'inspirait pas vraiment l'inquiétude, ce garçon, ou tout du moins pas à ses yeux ; il était assez commun, rien de dangereux donc à première vue. Ensuite, évidemment, elle ne pouvait pas savoir si Reagan avait vu quelque chose qui lui avait échappé, ou s'il avait tout simplement décidé d'opposer son droit de Véto en tant qu'ainé à cette connaissance. Comme s'il pouvait décider qui elle fréquentait..., enfin, ça avait beau être énervant, il n'en restait pas moins qu'il ne faisait pas ça dans l'unique but de lui pourrir la vie-ou en tout cas ne l'avait-elle jamais vu comme ça, il aurait peut-être fallu lui demander pour en être sûr. C'était son frère, même s'ils ne partageaient pas le même sang, et veiller sur elle était un des rôle qu'il avait du se confier de lui-même. Même si en l'occurrence, elle ne voyait pas bien ce qu'elle risquait à accepter de la menthe d'un inconnu qui n'avait pas l'air de particulièrement en vouloir à sa vertu. Il ne risquait pas de la droguer et de l'enlever pour lui faire Dieu seul savait quoi, n'est-ce pas? Elle ne pensait pas, en tout cas. Et puis elle pouvait se défendre, le cas échéant.

La jeune Elfe se retourna légèrement quand Marcus tendit sa main vers son frère, cherchant à savoir quelle expression il pouvait bien arborer à cet instant précis. Est-ce qu'il comptait la serrer, sa main? C'était difficile à dire. Mais aux vues des petites secondes qui s'égrainaient doucement sans que rien ne se passe, elle finit par se rendre compte à l'évidence : non. Elle ne comptait pas les forcer à s'entendre, après tout rien ne lui prouvait qu'elle reverrait ce Marcus Deslura un jour. Alors de là à en faire les meilleurs amis, certainement pas. Quel intérêt? C'était une connaissance, et lui son frère. Ils n'avaient aucune raison de s'entendre s'ils n'en éprouvaient pas l'envie. Ça risquait juste de rendre la conversation plus malaisée, puisque conversation il y aurait sûrement-à moins qu'ils ne partent, ce qui était peu probable pour l'instant. Oh, jamais Reagan ne serait reparti maintenant. Elle le savait, c'était comme ça. Elle le savait. Il était comme ça, et elle le connaissait suffisamment pour pouvoir dire qu'il ne comptait pas les laisser et repasser la porte d'entrée de ce petit café. Pire que peu probable, c'était tout bonnement impossible. A moins qu'on n'ait lavé le cerveau de l'Elfe aux yeux violets, il ne bougerait pas. Alala..., s'ils ne s'entendaient pas, oui, ça allait vite devenir compliqué. Et elle serait au milieu, elle le sentait venir gros comme une maison. Ou même comme un château, en l'occurrence. Or jouer les médiateurs, c'était loin d'être sa préoccupation favorite. Céder en revanche était hors de question, aussi ne pouvait-elle pas simplement se lever et s'en aller. Il fallait rester maintenant qu'elle en avait décidé ainsi. Pas têtue comme une mule, mais pas loin.

« Je n'aime pas votre nom. Quelle idée d'appeler son enfant. »

Lorelei retint un soupir, et leva les yeux au ciel. Voilà, ça commençait. Bon, ce n'était pas exactement méchant, son rire n'avait rien de vraiment désagréable ou moqueur, mais tout de même. Ce n'était pas vraiment sympathique pour autant. Ça pouvait être pris comme une simple remarque cela étant, comme un manque certain de tact mais pas de respect : de toutes les options, elle espérait que c'était celle que Marcus Deslura choisirait. Éviter les conflits était préférable. Ils étaient inévitables, mais il fallait essayer de les contourner au mieux. Au moins pour l'instant, au moins dans cette configuration bien précise. Et puis ils n'étaient pas seuls, ici : la jeune fille aux trop longs cheveux clairs préférait éviter d'attirer de nouveau l'attention sur eux à cause d'elle ne savait trop quoi. Pour l'instant, elle tenait simplement à boire sa menthe.

« Je vous préviens, ma sœur est déjà prévue en mariage avec quelqu'un. Ce serait bien que vous ne l'approchiez pas trop. »

Suite à cette remarque Lorelei, qui s'amusait à enrouler une mèche de ses cheveux autour de son index, eut un vrai blanc. Pas un petit blanc d'un quart de seconde, un vrai, gros blanc. Un blanc qui dura quelques secondes, pesant, durant lequel elle ne sut quoi dire. Dans son esprit, le seul signe qui parvenait à se former était un Point d'interrogation, énorme et clignotant. Comment ça? Pardon? Quoi? Hein? Mariage? Elle cligna des yeux un instant, puis finit par réagir. P.a.r.d.o.n? La jeune fille fronça les sourcils et ouvrit la bouche dans un air de profonde contestation, se retenant de peu de frapper la table de son poing. Ah, et puis quoi encore? Il allait en dire longtemps, des idioties pareilles?!

«Sûrement non! Je ne me marierais pas, tu dis n'importe quoi!»

Elle se retourna vers le jeune homme aux cheveux foncés, et planta ses yeux dans les siens avec le plus grand sérieux qui soit, tandis que son frère s'installait entre eux-parce que ce devait être la meilleur place, evidemment.

«C'est faux.»

C'était peu, mais c'était tout à fait véritable et elle aimait que les choses soient claires. Si ça plaisait à ce cher Reagan de raconter tout et n'importe quoi à son propos, elle n'aimait pas particulièrement cela pour sa part. Et c'était normal, non? Si elle avait dit qu'il était complètement retardé et voulait absolument boire dans une assiette, comme un animal, il n'aurait pas aimé ça, sûrement. Enfin, elle espérait. Sait-on jamais.

« Sur quoi vous parliez? »

Lorelei croisa les bras sur sa poitrine, et haussa les sourcils, expirant doucement. Sur quoi ils parlaient? Oh. Ils parlaient de quoi, déjà? De rien, au final. Enfin, de tout et de rien, mais surtout de rien.

«Pas de grand chose, en fait. Je viens de venir, on a parlé un peu, et il m'a proposé un..., verre. C'est tout.»

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Coffee break [TERMINE]

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