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 Unyuu.... [Liibre.8D]

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Esprit, Clown et contorsionniste le jour, voleuse et tueuse à gage la nuit

Féminin Nombre de messages  : 16

Localisation  : Dans la rue.
Emploi/loisirs  : Vendre des ballons et faire des acrobaties.
Humeur  : Au beau fixe.

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Esprit, Clown et contorsionniste le jour, voleuse et tueuse à gage la nuit


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Race: Esprit.
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MessageSujet: Re: Unyuu.... [Liibre.8D]   Jeu 7 Juil - 19:20

{J'ai pleins d'idées tordues en tête, en ce moment! Ca va saigner.8D

Sinon Aeon, tu t'inquiètes de choses bien peu importantes! Celui là c'est ton personnage prédéfini, en quelque sorte, tu peux pas le rater. A priori.t puis c'est pas vraiment le propos, pour l'instant.ù___û}

Juger les autres n'était pas une bonne chose, mais il fallait tout de même être vigilant. Enfin, peut-être que certaines personnes n'y voyait pas d'utilité ; ce n'était pas le cas de Maëlle. Elle n'avait malheureusement pas de don qui lui aurait permis de savoir d'un seul coup d'œil si les personnes autour d'elles étaient dangereuses ou non, et était donc condamnée à simplement se méfier. Ce qui consistait, pour sa part, à ne pas faire aveuglément confiance à tout le monde et n'importe qui. Ce que ça pouvait être dangereux, mine de rien, de faire ce genre de choses! Suivre un inconnu, aussi engageant soit-il, se promener seul dans des ruelles mal-famées, étaler sa vie privée en public... Hm, non, tout ça n'était vraiment pas recommandé. Peut-être était-ce simplement ses propres expériences qui la poussaient à penser de cette façon, mais elle n'était pas prête à changer d'avis. Sa mère l'avait laissée seule quelques secondes, d'après ses dires, et ces ridicules quelques secondes d'absence s'étaient transformées en années d'inquiétude et de culpabilité pour ses parents. Tout ça à cause d'une petite inattention, non? Elle n'avait pas peur qu'on lui vole Robin, heureusement, mais elle ne savait pas comment elle agirait envers ses enfants, le jour où elle en aurait. En tout cas, elle ne les laisserait sûrement pas se promener seuls en ville avant qu'ils soient assez grands et matures pour ça. A savoir, dix-huit ans. Bon, peut-être un peu moins, mais tout de même... Elle n'avait qu'à regarder cette petite Illona pour confirmer ses craintes. Elle était là, toute seule au milieu de la foule, à regarder autour d'elle d'un air terrorisé. La cible idéale pour n'importe quel malade ou pervers quelconque, clairement. De plus, c'était une humaine. Pourquoi pas marquer 'enlevez moi' sur sa tête, tant qu'on y était? Un gentil et beau jeune homme aurait très bien pu venir lui parler, la rassurer en lui disant qu'ils allaient retrouver son frère. Et si elle les suivait eux, elle aurait sûrement suivi n'importe qui d'autre à l'air engageant et aimable. Tout le monde n'était pas bien intentionné dans cette ville, elle était bien placée pour le savoir. Enfin. Le tout était de se dire que, pour cette fois au moins, elle était tombée sur des personnes sympathiques qui ne comptaient réellement pas lui faire de mal. Quelle chance!

Hm. Finalement, elle se réjouirait quand ils auraient retrouvé cette fichue boutique de pièges. Parce que pour l'instant, la seule boutique qui faisait écho dans son esprit quand on prononçait le mot 'pièges' c'était une petite boutique de farces et attrapes qui vendait, entre autre, des ballons. Or elle doutait franchement que c'était de ça dont il s'agissait. Peut-être que Robin saurait? Elle en doutait, mais sait-on jamais : ils avaient pu passer devant un jour, et sa mémoire était sûrement meilleure que la sienne. Peut-être que ça l'aurait plus marqué qu'elle, ou qu'il avait eu l'occasion de voir un endroit semblable une fois où il était sorti seul pour telle ou telle raison. En tout cas, à elle, ça ne lui disait absolument rien : autant chercher une aiguille dans une botte de foin. La ville était grande, mine de rien, et les rues commerçantes tout de même assez nombreuses. Elle se doutait bien que ça n'allait pas se trouver entre deux maisons dans un quartier désert, mais ça ne l'aidait pas tellement. Peut-être du côté des rares boutiques où l'on pouvait trouver des armes, ou de quoi les entretenir? Il devait encore y en avoir, ne serait-ce qu'à cause des Neko. Peut-être par là-bas, oui...


« Ah, bonne question. Je ne fréquente pas trop ce genre d'endroits, alors... Ça doit se trouver, c'est sûr. L'avantage, c'est qu'il ne doit pas y en avoir cinquante en ville. Et le désavantage, c'est que je n'ai aucune idée d'où ça peut se trouver. »

Et heureusement! Elle n'aurait pas aimé qu'il lui cache ce genre de choses. Et puis qu'est-ce qu'il aurait été faire dans une boutique de pièges? Il n'y avait pas d'animaux dangereux qui rodaient dans les parages, ou bien elle ne les avait jamais vus, pour sa part. Il y avait de toute façon des moyens bien plus diplomatiques d'expulser un indésirable qu'en lui tendant des pièges un peu partout dans chaque pièce. Avec sa chance ça aurait été son pied qui aurait été pris dedans, de plus... Autant éviter! Elle haussa doucement les épaules en signe d'impuissance, et fit claquer sa langue sur son palais. Ils allaient bien trouver, oui : si ça existait, c'était trouvable. Aussi simple que ça. Restait à savoir combien de temps ils allaient mettre pour tomber dessus, maintenant. Parce que marcher toute la journée à la recherche d'une boutique à l'évidence invisible, ce n'était pas exactement dans ses plans. Surtout qu'il y avait peu de chances qu'il passe deux heures là-bas, et qu'il aurait été plus judicieux à ce moment-là de raccompagner la jeune fille chez elle, tout simplement.

« Personne n'a d'idée d'où ça pourrait se trouver? Même pas un nom de rue, rien de ce genre? »

Maëlle commença par secouer sa tête de gauche à droite, puis fouilla rapidement dans sa mémoire en quête d'une idée géniale à exploiter. Parce que rester là et bailler aux corneilles n'était évidemment pas en option. De un, la jeune femme détestait autant ne rien faire qu'être inutile ; De deux, elle ne pensait pas que ça allait les aider à retrouver le frère en question. Une rue, une rue... Elle avait beau se représenter le plan de la ville du mieux qu'elle le pouvait, aucune des rues qu'elle connaissait n'abritait ce genre de boutiques. Elle savait comment aller dans plusieurs épiceries ou boulangeries, mais elle doutait que ce soit d'une quelconque utilité pour l'instant. Elle savait aller chez elle, aussi, mais là encore ce n'était guère utile. Boutique de piège, boutique de piège... Elle tapota son talon contre le sol, signe d'une profonde et intense réflexion, et conclut par un sourire désolé.

«C'est fou ce que tu nous aides! lança-t-elle à l'adresse de Robin, un sourire amusé aux lèvres. Mais je n'en ai aucune idée, non. La seule chose qui me revient, c'est le chemin pour aller à l'épicerie... Mais ça pourrait bien être du côté des boutiques d'armes en tout genres, non? Des pièges, ça ne me dit vraiment rien. Et comme on ne va jamais par là-bas, c'est bien possible.»

Et en effet, il ne devait pas y en avoir des milliers, des endroits comme celui-ci. Mais si Robin ne savait pas où c'était, qu'elle ne savait pas où c'était et qu'Illona n'en savait pas plus, ils n'allaient pas aller bien loin. Ou trop loin, justement. Et l'un dans l'autre, elle préférait très largement aller droit au but que prendre des dizaines de chemins détournés en espérant arriver là où elle voulait aller un jour. Ç'aurait bien été leur chance, qu'ils se perdent! Heureusement, elle pensait avoir un plutôt bon sens de l'orientation. Enfin, il n'était pas catastrophique, en tout cas. Ce qui était plutôt une bonne chose, quand on parcourait régulièrement les rues de la ville pour des dizaines de raisons différentes. Il y avait des quartiers de Jiang Zemin dans lesquels elle aurait pu déambuler les yeux fermés, de jour comme de nuits, mais d'autres qui lui disaient à peine quelque chose. Il devait en être pareil pour tout le monde, sûrement.

«Mais bon, je ne sais pas non plus où ça se trouve, ajouta-t-elle avec un léger rire. Ça ne peut pas être si loin que ça du centre, non? (Elle se tourna vers Illona, un sourire aux lèvres) Dis, tu crois que c'est pas très loin d'ici, ou ton frère avait beaucoup de chemin à faire?»
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MessageSujet: Re: Unyuu.... [Liibre.8D]   Jeu 7 Juil - 20:59

[Ouais, bah je stresse quand même. Quoi qu'on en dise.v__v]


Iska n’était pas parti depuis très longtemps, mais à présent il devait déjà être à la boutique. Dire qu’à la base, Illona devait lui amener justement l’argent dont il avait besoin pour acheter ces fameux pièges… Son grand frère devrait avoir l’air particulièrement fin devant le marchand, incapable de sortir sa bourse pour payer le brave commerçant. Elle avait aussi songé, chemin faisant, à le convaincre de ne pas acheter de pièges trop dangereux pour les animaux qui en feraient les frais. Mais c’était comme ça, il ne fallait pas se leurrer. Iska voulait devenir docteur spécialiste en animalerie. Pour ça, il fallait avoir une certaine expérience de la capture et du terrain sauvage. De ce qui rôdait au delà de la muraille sécuritaire de la ville. Illona, qui devrait sans doute reprendre le commerce de son oncle, ne devrait sans doute pas avoir à faire ça. Et c’était tant mieux d’ailleurs… On avait beau avoir un sacré bon contact avec le monde animal, on n’était jamais totalement capable de les contrôler. Ni même de leur parler. Illona était aussi vulnérable que n’importe quel animal dans la nature. Elle pouvait parfaitement se faire agresser par une bête sauvage, pour un peu que cette dernière soit de nature belliqueuse. Un tigre, un loup, n’importe quoi. Les animaux peuvent être souvent très dangereux. Et ça n’était pas parce qu’elle savait faire des tours avec des oiseaux, qu’elle arrivait à faire grimper des écureuils sur ses épaules et que les chats errants se laissaient gratter le ventre par ses soins, qu’elle serait capable d’en faire autant avec des carnivores sauvages, non. Elle n’avait jamais essayé. Les animaux les plus féroces auxquels elle s’était jamais frottée, c’était les spécimens rares de la boutique familiale. Autrement dit, des serpents venimeux, des ocelots et des renards. Et des chiens aussi, mais ils n’étaient supérieurs aux renards que par la taille. Au niveau de leur héritage, ils étaient tellement plus dociles… Le chien est le meilleur ami de l’homme. C’est bien connu. Beaucoup de personnes en possédaient un. C’était l’animal domestique le plus populaire pour les gens capables d’en acheter. Même la Noblesse et la bourgeoisie venaient parfois dans la boutique Krystalis pour se procurer un petit compagnon. Parce qu’ils étaient les seuls de toute la ville à proposer ce genre de service. Enfin… Illona ne savait pas vraiment pour le coup. Elle était sûre qu’ils n’étaient pas beaucoup à tenir une animalerie dans Illea. Mais dans la ville, si ils étaient seuls… C’était possible tout en restant un peu étrange. Après tout, ce n’était pas un commerce très compliqué… Et il ne nécessitait pas de qualifications particulières. Pour autant, peu de gens s’y adonnaient. Sans doute parce qu’au final, chacun vendait ce qu’il voulait. Certains vendaient des armes, d’autres des fleurs, d’autres des farces et attrapes… Chacun sa spécialité, c’était comme ça. Maintenant qu’elle y réfléchissait, c’est vrai qu’à part pour des produits très généraux, comme les légumes, la nourriture, les armes ou les outils… La plupart des commerces étaient très rares. Sinon uniques. On pouvait parfaitement reconnaître quelqu’un à son statut social d’ailleurs. Illona se souvenait, sur le moment par exemple, que la fleuriste locale avait trois fils jumeaux. Elle aussi devait avoir le même genre de réputation. L’animalier du coin a une famille de trois enfants, dont l’aîné est le beau jeune homme qui va souvent à l’extérieur étudier la faune locale. On rangeait les gens dans certaines catégories. C’était plus facile à mémoriser de cette manière. Illona était sûre qu’en parlant de Maëlle et Robin demain à l’école, personne ne les recconaitrait selon leurs noms. En revanche si elle parlait des deux acrobates qui vendaient des ballons sur la place du marché, elle était certaine que bien des gens pourraient se faire une idée plus précise. C’était triste, non ? D’être réduit à son simple métier pour les autres. Mais peut être que c’était révélateur de notre personnalité. Illona aimait les animaux. Toute la famille Krystalis était très proche du règne animal, avec la petite exception de Cassandra. Résultat, toute la famille était affiliée à l’animalerie. Et c’était bien comme ça. Peut être que chez la fleuriste ils aimaient tous les végétaux ? C’était probable, sinon la propriétaire ne ferait pas ce métier. Mais bon… Peut être que non. Ca restait à voir. Et en fait, Illona doutait d’avoir la réponse à la question un jour (si elle savait….)

« Ah, bonne question. Je ne fréquente pas trop ce genre d'endroits, alors... Ça doit se trouver, c'est sûr. L'avantage, c'est qu'il ne doit pas y en avoir cinquante en ville. Et le désavantage, c'est que je n'ai aucune idée d'où ça peut se trouver. »

Robin venait de parler, en agitant doucement ses mains dans lesquelles se trouvait encore des quilles. Il devait être adroit avec si c’était son métier, pourtant il y’a quelques instants, il fallait recconaître qu’il s’était un peu ridiculisé. N’importe qui aurait pensé de cette manière. Illona raisonnait d’une façon différente. Il était forcément habile avec ces quilles, l’incident précédent n’était dût qu’à une petite maladresse de sa part… Ou à de la malchance ! Ca pouvait arriver à tout le monde. Elle n’arrivait pas à dresser un oiseau ou un petit chat parfois. Et son oncle ne vendait pas toujours de marchandises à ses clients, certains repartaient sans rien acheter. C’était comme ça, personne n’est parfait, Robin non plus. Maëlle non plus. Bien qu’ils étaient tout les deux très beaux, ils avaient des défauts. Mais s’aimaient malgré tout. Illona était de toutes manières persuadée qu’on n’aimait pas quelqu’un uniquement pour ses qualités. On appréciait aussi ses défauts. Si Robin était d’un naturel maladroit, Maëlle devait trouver ça charmant. Illona aimait bien ce coté là aussi, mais elle savait que jamais son homme n’aurait le comportement de Robin. Non, elle préférait les hommes plus agressifs, plus… Intimidants que l’Esprit aux cheveux gris. Elle ne voulait pas dire que Robin n’était pas de ceux là, mais elle ne le trouvait pas… Entrant dans sa catégorie d’hommes. Et puis de toutes manières, il était trop vieux et déjà fiancé à Maëlle. Alors elle n’envisageait rien, rien du tout. En fait l’idée ne lui traversait pas l’esprit, pas le moins du monde. Ils étaient bien ensembles, ces deux là. Un joli couple. Similaires et en même temps un peu différents. Pour un peu, Illona se serait arrêtée de s’inquiéter au sujet de son frère et les aurait félicités tout deux pour leur union. En insistant pour être invitée à leur futur mariage.Bon, elle exagérait un peu… Elle n’était qu’une humaine. Aller à un mariage comme ça, ce n’était peut être pas bien vu, même si ils étaient une famille d’humains un peu spéciale par rapport aux autres. Ils restaient en dessous de la moyenne sociale normale.

« Personne n'a d'idée d'où ça pourrait se trouver? Même pas un nom de rue, rien de ce genre? »

Non. Maëlle fit le même geste de la tête qu’Illona, indiquant que ni l’une ni l’autre n’en savait d’avantage que Robin. Illona aurait sûrement dût un peu plus se renseigner avant de partir. Mais sa mère ne lui avait pas donné trop de directives. Sans doute parce que, comme l’avait dit le clown aux cheveux argentés un peu plus tôt, il n’y avait pas tellement de boutiques de pièges que ça dans la ville au final. Autant que d’animaleries, sans doute. Alors en partant de là, il n’y en avait peut être qu’une seule. Et elle se trouvait forcément dans les environs, sinon Iska ne serait pas passé par là. Il n’aimait pas trop la foule lui non plus. Encore un point hérité de sa mère, ça. Mais il était passé par ici, avec courage. Le courage, il le tenait de son père. Illona, elle tenait clairement de sa maman. On lui disait même qu’elle en était la réplique parfaite au même âge. Certains y verraient une sorte de réprimande… Du fait qu’elle n’ait pas vraiment sa propre identité. Mais pas Illona. Elle trouvait que… C’était bien. Sa mère, elle l’appréciait beaucoup. Lui ressembler était peut être le but de sa vie.

«C'est fou ce que tu nous aides!. Mais je n'en ai aucune idée, non. La seule chose qui me revient, c'est le chemin pour aller à l'épicerie... Mais ça pourrait bien être du côté des boutiques d'armes en tout genres, non? Des pièges, ça ne me dit vraiment rien. Et comme on ne va jamais par là-bas, c'est bien possible.»

Illona pencha une nouvelle fois sa petite tête rose sur le coté. Hum, près de la boutique d’armes ? C’était fort possible. C’était là bas qu’il y’avait les outils métalliques, elle s’en souvenait vaguement. Les armes, Illona n’aimait pas ça. Au moins autant que les deux personnes en face d’elle. Elle se souvenait facilement que manier ou toucher des armes dans la religion des Esprits était considéré comme un grave péché. Elle en fut soudainement frappée. Alors elle… Allait forcé ces deux braves gens à aller dans un endroit qui ressemblerait à des boutiques de péchés pour eux ? Elle n’en avait aucune envie. Elle ne voulait pas être une gêne pour eux, elle ne voulait pas être… Mauvaise. Elle ne voulait pas, non. Pourtant, Maëlle avait raison. Si pièges il y’avait, c’était sûrement dans ces quartiers qu’on les vendait. Dans les quartiers où l’on refilait les outils mécaniques.

«Mais bon, je ne sais pas non plus où ça se trouve. Ça ne peut pas être si loin que ça du centre, non? Dis, tu crois que c'est pas très loin d'ici, ou ton frère avait beaucoup de chemin à faire?»

Illona porta doucement son jouet en peluche à son menton, réfléchissant un moment en regardant le sol comme si ce dernier comportait un plan avec l’emplacement de la boutique de pièges imprimée dessus. Hum… Elle ne savait pas où se trouvaient les boutiques d’armes, en revanche elle croyait bien avoir vu quelque chose ressemblant à une enseigne avec une enclume un peu plus tôt. Cela pouvait être un bon indice. Iska n’avait pas trop de chemin à faire pour sa course. Sinon il ne serait pas parti aussi tard dans la journée. Il serait parti plus tôt, et elle l’aurait suivit plus tôt pour lui donner l’argent qu’il avait oublié. Non, la journée était déjà légèrement avancée, il y’avait donc bien peu de chances pour qu’il se soit trop éloigné. Conclusion, la boutique devait être dans une des rues qui partaient de la place où ils se trouvaient. Restait à savoir laquelle, il y’en avait tant….

« Je crois qu’il ne devait pas aller très loin. Il ne passe jamais trop de temps dehors pour acheter… Ca. »

Elle tourna la tête, chercha un peu en arquant ses sourcils dans le but de se débrouiller plus seule cette fois. Elle ne voulait vraiment pas… Leur faire courir ce ‘risque’.

« Vous n’aimez pas les armes, non ? Je n’aime pas ça non plus, mais pour vous c’est… Je ne devrais peut être pas… »

Elle ne savait pas vraiment quoi dire, comment exprimer sa pensée. Comment leur faire comprendre qu’elle n’avait aucune envie de passer pour une insensible en leur disant qu’elle ne voulait pas les mettre en contact trop rapproché avec les armes. Elle n’aimait pas ça elle non plus, mais au moins elle pouvait en toucher et s’en approcher sans faire d’insulte à une quelconque religion. Ce qui n’était pas leur cas sans doute. Elle se serait presque accroupie pour leur demander pardon.
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Esprit, Clown et jongleur le jour, voleur et tueur à gage la nuit

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MessageSujet: Re: Unyuu.... [Liibre.8D]   Sam 3 Sep - 1:25

Robin resta là un instant, regardant la rue qui s'ouvrait devant lui, emplit de cris et de rires. Un joyeux capharnaüm, qui lui rappelait tant celui d'autrefois, lorsqu'il se promenait seul avec sa soeur, afin de s'habituer aux immenses avenues de Jiang Zemin. Étant né à la campagne, avec un père qui travaillait la terre, Robin n'avait jamais connu d'autre ville que le petit village non loin duquel était construite leur modeste maison. Déménager à la capitale, ça avait été un véritable changement pour lui!Et pour tout le reste de sa famille, également. Sa mère avait eu beau garder le sourire, elle leur avait serré les mains un peu trop fort en arrivant ici, à lui et Juliette. Ces allées pavées n'avaient qu'à peine vieillies, restant pratiquement les mêmes qu'à cette période, il y avait de cela déjà douze longues années. Douze...Comme le temps passait vite, se dit Robin. Il lui semblait encore que le petit garçon et la jeune fille aux traits si semblables pouvaient jaillir d'une des ruelles proches de lui, la fille traînant le petit garçon, lui intimant de se dépêcher, sans quoi ils seraient en retard pour dîner. A cette époque là, bien évidemment, le conflit n'avait pas encore eu lieu, et les Humains se pressaient, nombreux, dans les rues de la cité mère. Une époque à présent révolue, mais ça ne gênait pas Robin, tant que le rires et les cris subsistaient. A présent, plus aucun des siens n'était là, mais cela faisait longtemps que l'Esprit aux yeux parme avait surmonté sa peine. Ils étaient hors de vue, mais pas hors d'atteinte, et ses souvenirs les gardaient précieusement en vie.

C'était comme ça. La vie était faite de malheurs et de bonheurs, bien que les bonheurs semblent toujours plus petits que les malheurs, et qu'il fallait accepter. Par exemple, cette Humaine...Elle cherchait à retrouver son frère. Être perdue au beau milieu de Jiang Zemin, c'était plutôt un malheur pour elle. Mais quand elle le retrouverait, le bonheur chasserait ses dernières inquiétudes. Qui savait. Dans deux ans, elle rencontrerait peut-être l'amour de sa vie. Dans trois ans, ses parents mourraient peut-être. Qui pouvait prétendre pouvoir connaître son avenir? Accepter les bonheurs comme les malheurs, c'était le lot quotidien de chaque être en cette terre. Même si là, dans l'absolu, Robin aurait bien voulu connaître son avenir. Parce qu'en voyant le signe de tête négatif que venaient de lui adresser Maëlle et Illona, il se demanda s'ils finiraient par trouver cette fichue boutique. Il se voyait, errant dans la rue à la nuit tombée en compagnie des deux filles, incapables de retrouver leur chemin, et il aurait bien aimé pouvoir effacer de son esprit cette image grotesque.

«C'est fou ce que tu nous aides! Mais je n'en ai aucune idée, non. La seule chose qui me revient, c'est le chemin pour aller à l'épicerie... Mais ça pourrait bien être du côté des boutiques d'armes en tout genres, non? Des pièges, ça ne me dit vraiment rien. Et comme on ne va jamais par là-bas, c'est bien possible.»

Robin baissa la tête à ces paroles, un air exagérément triste peint sur la figure. Oui, il était inutile, il le savait. Peut-être aurait-il du aller se pendre? Un frisson le parcouru néanmoins à l'évocation des boutiques d'armes. Sûr que si les pièges se trouvaient dans ce genre de quartier, il n'avait jamais du y mettre les pieds, sinon pour prendre un raccourci-et encore! Robin, comme tous ceux de sa race, évitaient les armes comme la peste. Parfois, dans ses plus sombres jours, même l'idée de prendre un couteau en mains l'inquiétait. Enfin, il devait bien finir par s'y résoudre, sinon, il n'aurait jamais pu manger, et puis...Ce n'était pas le propos, pour l'instant.

«Mais bon, je ne sais pas non plus où ça se trouve Ça ne peut pas être si loin que ça du centre, non? Dis, tu crois que c'est pas très loin d'ici, ou ton frère avait beaucoup de chemin à faire?»

Hmmm. Alors que Robin tentait vainement de se représenter le plan des différentes ruelles de Jiang Zemin, la petite Humaine aux cheveux roses répondit à la question de Maëlle. Le jeune homme aux cheveux argentés se pencha alors pour ramasser un sac aux couleurs vives qu'il avait laissé tomber quelques instants plus tôt, et entreprit d'y ranger ses quilles. Une fois que ce fut chose faite, il le passa derrière son épaule d'un ample geste, avec un soupir déterminé. Lorsqu'il s'agissait d'aider la veuve et l'orphelin, lui et Maëlle répondaient toujours présents à l'appel! Ou presque, mais ça n'avait pas d'importance. L'important, c'était d'aider Illona à retrouver son frère. Frère qui apparament ne devait pas se trouver très loin...Avec toute cette foule, il aurait pu être sous leur nez qu'ils ne l'auraient pas vu. Alàlà..Ce n'était pas dans sa campagne natale qu'il aurait eu ce problème, hein! (Ouh, boudiou, c't'un paysan, ça!8D)

« Ne t'en fais pas. Tant qu'on y touche pas, ça ira. Bon, c'est clair que je n'aime pas trop me retrouver près d'armes, mais on ne va pas te laisser toute seule là, si? Je pense que Maëlle sera d'accord avec moi. »

Maëlle, à qui il décocha son plus beau sourire. Bien oui...Il aurait fallu être sadique, ou très pressé, pour laisser là une petite jeune fille qui avait grand besoin d'aide. Et à ce qu'il savait, ils n'étaient ni sadiques ni très pressés, donc tout devrait bien se passer. Enfin, il l'espérait.

[Oh oui.8D]

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MessageSujet: Re: Unyuu.... [Liibre.8D]   Dim 9 Oct - 17:50

{J'ai fait un peu long, du coup. Tant pis.8D

Et je suis sûre que ça a déjà été dit, mais c'est totalement impossible, Aeon, que dans une ville comme Jiang Zemin (c'est la capitale, tu te souviens?) il n'y ait qu'une seule animalerie ou une seule fleuristerie. WTF? Et 'la plupart des commerces étaient très rares', euh, laisse moi rire. C'est plutôt être la seule boutique de ceci ou cela dans tout Jiang Zemin qui doit être rare, au contraire...=='

M'ont-ils donné leurs fils? Je n'en vois pas un!~♫}

Il arrivait souvent à Maëlle d'être inquiète, énervée ou d'avoir envie de craquer ; mais la jeune femme était suffisamment maitresse d'elle-même pour savoir n'en rien laisser paraître. C'était vital, après tout! Si elle avait été préoccupée et incapable de sourire, elle aurait fait un bien triste clown. Or avoir l'air heureuse et enjouée, c'était un peu son travail. Ça ne voulait pas dire que ses sourires étaient tous faux et qu'il était impossible de deviner ce qu'elle ressentait : de toute façon, peu de choses la rendaient tristes au point que cela se voit sur son visage. Peut-être que, finalement, on pouvait considérer qu'elle avait un cœur de pierre. L'appellation sonnait désagréablement à ses oreilles, et elle ne tenait pas à se définir comme cela, mais ça n'en restait pas moins vrai. Elle ne faisait pas partie de ces personnes qui s'effrayaient d'un rien, qui pleuraient à la moindre contrariété ou qui ressentait une forte empathie pour le moindre être vivant. Aussi horrible que cela puisse paraître, la mort d'étrangers l'aurait autant attristé que donner un coup de pied à un chien. Difficile à imaginer, quand on la voyait rire et sourire en tendant des ballons à de jeunes enfants. Mais quoi, qu'est-ce qu'elle y pouvait? Si ça ne la touchait pas ça ne la touchait pas, voilà tout. Ça ne l'empêchait pas de se sentir heureuse en voyant Robin le matin, ou de rire bêtement à une blague, pas plus que ça ne l'empêcherait d'aimer ses enfants. Tout le monde ne peut pas être d'une sensibilité extrême, sans doute. Elle, ça lui convenait très bien comme ça. Parce qu'être déprimée dès qu'un corps était retrouvé, ça aurait été très handicapant. Surtout dans son cas. Si elle avait été aussi blanche que le plus mignon des agneau et aussi pure que la plus douce des colombe, elle se serait contentée de faire des ballons, et rien d'autre. La contorsionniste voulait bien être un agneau, mais alors un qui aurait des dents pointues. Quelle idée, de créer des animaux sans défense!

Comme cette Illona, par exemple. Avec ses grands yeux trop expressifs, ses longs cheveux et sa peluche serrée contre elle, elle avait tout du petit animal égaré et terrorisé. Comment avait-elle pu en arriver à avoir ce genre de comportement? Elle se le demandait. D'accord, le caractère dépendant en grande partie de l'enfant en lui-même, mais... Suivant comment on l'élevait, elle pensait qu'il était possible de changer certaines choses. Si c'était bien le cas, elle n'élèverait pas ses enfants dans un cocon trop épais. Les protéger, soit. Mais les enfermer, non. Après ils deviendraient trop naïfs ou trop crédules, trop gentils, trop aimables... Et si c'était très bien, d'un point de vue, disons, objectif, ça ne le serait pas pour eux. C'est sur les plus faibles et les plus innocents qu'on tape en premier, et on ne taperait pas sur ses enfants, ça non. Elle ferait en sorte qu'ils puissent se défendre, même si elle ne savait pas comment elle s'y prendrait. Sans doute Robin saurait-il, lui.

Et puis il fallait bien des personnes gentilles et honnête, après tout. Ça arrangeait drôlement Maëlle, ce genre de caractères – et elle était sûrement loin d'être la seule.

« Je crois qu’il ne devait pas aller très loin. Il ne passe jamais trop de temps dehors pour acheter… Ça.»


Eh bien! C'était parfait. Ils n'auraient pas à crapahuter partout, puisque ce n'était vraisemblablement pas très loin d'ici. Maëlle passa une main distraite dans ses cheveux multicolores, retenus en arrière par une pince. Son sourire rassurant ne la quitta pas. Elle tenait à ce que la petite jeune fille se sente bien en leur présence, qu'elle ne s'inquiète pas. C'était bien le moins qu'elle puisse faire. Elle l'aidait, et ne tenait pas à ce qu'elle la craigne d'une quelconque façon. D'accord, avec son maquillage marqué ou sa tenue colorée, elle pouvait avoir quelque chose d'effrayant pour ceux qui n'aimaient pas les clowns. Mais pour ça, pas d'inquiétude! Robin ressemblait bien plus à un clown qu'elle, donc c'était lui qu'on fuirait et non elle. Ah, ce quelle pouvait l'aimer.

« Vous n’aimez pas les armes, non ? Je n’aime pas ça non plus, mais pour vous c’est… Je ne devrais peut être pas… »

Surprise, la jeune femme laissa son sourire se résorber quelque peu. Ah, oui, en effet. C'était un problème, sans en être un pour autant. Elle ne comptait pas aller acheter dix couteaux et trois épées, donc ça n'avait rien de problématique! Et puis quoi qu'il en soit, elle ne comptait pas vraiment entrer dans cette boutique. S'il y était, Illona pourrait y rentrer seule. Ou bien ils le croiseraient sur le chemin, avec un peu de chance. En bref, ils pouvaient l'aider tout de même, boutique d'arme ou pas. Leur religion était très stricte sur ce point et elle ne dérogerait jamais à la règle, mais ce n'était pas y déroger, ça. C'était aider une humaine à retrouver son frère. Ce qui n'avait décidément rien à voir.

Ce fut finalement Robin qui, après avoir rangé ses quilles, prit la parole pour répondre à la fillette. N'ayant rien à redire à ses paroles, elle ne l'arrêta pas et ne jugea pas utile de préciser quoi que ce soit. 'Tant qu'on y touche pas, ça ira' : voilà qui résumait parfaitement sa pensée! Ils n'y toucheraient pas, et voilà. Et puis dans ce genre de rues il n'y avait pas grand monde – vu la proportion d'humains et de Neko par rapport aux Esprits, rien d'anormal à ça. Elle rendit son sourire à son petit-ami, et se tourna vers Illona. Bien sûr qu'ils allaient l'aider! Dès qu'il s'agissait d'aider quelqu'un, elle se sentait on ne peut plus concernée et employait tous ses efforts pour sauver le monde. Enfin, façon de parler. Elle aurait fait un bien piètre héros, dans les faits. Ou pas un de ceux qu'on voudrait être, en tout cas.

« Heeer! » Son sourire s'élargit; comme si elle venait de se rappeler de quelque chose, ou bien d'avoir une idée grandiose. « Je crois savoir où ça pourrait être, finalement! En tout cas, ça vaut le coup d'essayer. C'est une petite rue, pas très loin d'ici. Attendez deux secondes. »

Elle se détourna de ses deux interlocuteurs, et retourna près de l'endroit où elle avait laissé argent et ballons, juste derrière eux. Inutile de prendre ça, personne n'irait leur voler leurs ballons. Quoi que...? Il y avait vraiment des malades, ici. Par pure précautions, elle ferma la boite dans laquelle ils étaient rangés. L'argent, par contre, on ne plaisante pas avec ça. Elle prit donc la sacoche dans laquelle il était rangé, et revint vers eux à grandes enjambées. La jeune femme se baissa, et coinça le petit sac dans sa botte. Là, au moins, personne n'irait le chercher. Ceci étant fait, elle saisit la main d'Illona dans la sienne et fit signe à Robin de les suivre. Ils n'avaient qu'à aller..., par là, voilà. C'était par là.


« Dis-moi, Illona, reprit-elle en baissant les yeux vers l'humaine aux cheveux roses, souriante. Ils font quoi, tes parents? Ils travaillent en ville? »

Tant qu'à faire, hein. Autant discuter.


Dernière édition par Maëlle Mahereia le Lun 28 Nov - 17:53, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Unyuu.... [Liibre.8D]   Lun 10 Oct - 22:13

« Ne t'en fais pas. Tant qu'on y touche pas, ça ira. Bon, c'est clair que je n'aime pas trop me retrouver près d'armes, mais on ne va pas te laisser toute seule là, si? Je pense que Maëlle sera d'accord avec moi. »

La petite fille aux yeux et aux cheveux aussi roses l’un que l’autre regarda Monsieur Robin avec un air plutôt soulagé, quoi qu’il fallait bien avouer qu’Illona avec un air soulagé, ça donnait à peu près la même chose que d’habitude, sauf qu’elle avait un sourire sur les lèvres et les sourcils un peu moins arqués dans le sens où on n’as pas souvent l’habitude de les voir arqués. Pas froncés, quoi. Elle était quand même bien rassurée que cela n’avait pas l’air de leur poser de problèmes. Maëlle non plus ne semblait pas gênée du fait de devoir aller dans une rue où l’on vendait les ustensiles de métal et de mort. Bon, on ne pouvait pas dire qu’elle avait l’air très enjouée de s’y rendre, mais Illona était déjà très contente de ne pas être à ce point une gêne pour le couple. Déjà qu’elle s’imposait un peu, en demandant son chemin… Bon, même si théoriquement c’était plutôt Maëlle qui avait spontanément proposé son aide, Illona se sentait quand même être une gêne pour eux. Mais dans un sens, c’était tout à fait normal qu’elle se sente ainsi. Après tout, c’était dans sa nature même de se voir comme quelqu’un dont la présence n’était pas forcément désirée par ses actuels compagnons. Seuls les animaux étaient ses véritables amis, les seuls pour qui elle ne se sentait pas être une gêne ou quelqu’un dont il valait mieux se débarrasser sans vraiment attendre. Pour Maëlle et Robin, c’était un peu la même chose. Même si elle, elle les trouvait très bien et n’avait rien à leur reprocher, même si elle trouvait qu’ils étaient très gentils avec elle et qu’ils n’étaient pas de méchants Esprits, même si elle trouvait qu’ils avaient l’air drôle et amusants dans leurs costume de clowns, malgré tout ça… Elle restait quelqu’un qui pensait être sûrement une gêne pour le couple. Elle n’était qu’une petite humaine, perdue dans un centre ville et sans personne pour la protéger véritablement. Elle était forcément quelqu’un de gênant pour eux, le contraire aurait été impossible, non ? Du moins, elle le pensait avec une grande sincérité.

Mais pouvait-elle vraiment changer quelque chose à ce fait ? Elle n’était qu’une petite fille, fragile et faible. Dont la seule véritable qualité était d’être en mesure de communiquer avec des animaux. Bon, elle ne ‘communiquait’ pas vraiment avec, mais c’était bien son seul don de pouvoir se faire approcher d’eux et se faire obéir d’eux sans avoir de problèmes. Et encore, elle ne considérait pas cela comme un don, loin s’en faut. En fait, elle trouvait plutôt que ça ressemblait à une conséquence de ce qu’elle était. Puisqu’elle ne savait pas s’y prendre avec les humains, puisque les Nekos la détestaient, puisque les Esprits la considérait comme une simple habitante déchue, alors elle n’avait plus que la faune locale pour se consoler. Pour être au moins amie avec des gens. C’était sa seule échappatoire pour ce monde qu’elle trouvait beaucoup trop cruel envers elle. N’avait-elle pas raison de penser ainsi ? Ce monde lui avait retiré son père, ce monde lui avait retiré toute chance de pouvoir un jour vivre comme une humaine devait pouvoir vivre en Illea… Ce monde lui avait ôté la chance de pouvoir montrer un jour à son père comment elle allait elle-même vivre sa vie… Et ce monde l’avait rendue fragile. Elle savait qu’elle était fragile, elle n’était pas crédule au point de se croire forte. C’était même tout l’inverse, Illona se considérait d’autant plus faible qu’elle n’avait pas de réelles capacités physiques. Elle n’était pas vraiment capable de courir très vite, ni de sauter très haut … N’avait pas une endurance redoutable… Si elle n’était pas non plus une handicapée motrice, elle n’était pas du tout une athlète aguerrie. Et même si cela se devinait rien qu’en la regardant, elle était parfaitement prête à le confirmer devant quelqu’un. Elle avait besoin de quelqu’un pour la protéger. De quelqu’un en qui elle pouvait avoir confiance. Une figure presque paternelle que le monde lui avait retirée bien trop tôt. Et malgré la présence de son grand frère dans sa famille, elle n’arrivait pas à trouver ses repères. En tout cas, pas seule. Iska… Mais où était-il passé au juste… ?

« Heeer! Je crois savoir où ça pourrait être, finalement! En tout cas, ça vaut le coup d'essayer. C'est une petite rue, pas très loin d'ici. Attendez deux secondes. »

Maëlle venait de prononcer cette phrase d’un ton qui reflétait son caractère visiblement drôle et toujours plein d’entrain. La petite humaine déchue regarda la jeune et jolie Esprit aux cheveux à la couleur si particulière se rediriger vers l’étal qu’elle avait quitté un peu plus tôt avec elle. Là, Illona perdit Maëlle de vue. Elle ignora ce qu’elle pouvait bien être en train de faire, aussi elle se retourna vers Robin qui lui, était entièrement en tenue de Clown. Illona avait toujours bien aimé les Clowns, même si dans un sens ils pouvaient être assez effrayants à toujours sourire pour des blagues étranges. Mais elle n’en avait pas peur, non. Pour avoir peur des clowns, il fallait sans doute avoir vécu une sorte de traumatisme lié à ces personnes non ? Du moins, c’est ce qu’elle croyait. Elle, avait peur des hommes en armure de métal, mais c’était parce que c’était ces hommes qui avaient tué son père. Rien d’étonnant donc à ce qu’elle ait véritablement peur de ce genre d’hommes. Mais les clowns, non. C’était amusant et drôle, un clown. En plus, Robin était très gentil. La petite fille n’osa pas lui parler, ni le regarder dans les yeux, mais en baissant le regard pour fixer ses pieds, elle eu un faible sourire sur son visage, signe qu’elle trouvait l’accoutrement de Robin très amusant. Pour une petite fille c’était normal de penser ainsi, non ? Même si elle avait quand même déjà 14 ans…

Maëlle revint assez rapidement dans leur direction, son retour permit à Illona de redresser la tête, avec cette fois ci un air un peu étonné sur son visage enfantin. Elle se demandait vraiment ce qu’était allé faire la grande Esprit au stand un peu plus tôt, mais elle n’eu pas vraiment le loisir de songer à lui demander puisque Maëlle lui attrapa la main dans un geste assez tendre et affectif. Soyons assez honnêtes, si Maëlle n’avait pas justement dosé sa main, Illona aurait sûrement prit peur et se serait enfuie assez loin. Même si elle trouvait ces deux Esprits très biens et dignes de confiance, un geste un peu trop brusque pouvait grandement perturber la fille de l’animalerie Krystalis. Fort heureusement, ce ne fut pas le cas dans l’état actuel des choses. Illona se laissa donc faire et suivi Maëlle en lui tenant la main, serrant un peu sa main dans cette de l’Esprit, montrant ainsi qu’elle n’était toujours pas très rassurée d’être en présence d’autant de monde d’un seul coup.

« Dis-moi, Illona. Ils font quoi, tes parents? Ils travaillent en ville? »

La petite fille aux cheveux fuchsias haussa ses sourcils d’une jolie couleur rosée eux aussi, avant de se tourner vers Maëlle pour la gratifier d’un grand regard expressif un peu étonné. Mais qui fut très vite remplacé par un sourire timide, flatté de voir que l’on pouvait s’intéresser à elle. Ses parents… Hum eh bien dans un sens, ni l’un ni l’autre ne travaillait. Mais bon, ça ne voulait pas dire qu’elle ne pouvait pas répondre à cette question.

« Eh bien… Mon Oncle est animalier. Il tient une boutique assez grande et connue…. Nous vivons tous dedans. Et ma mère aussi. Elle ne travaille pas, elle n’est pas en état de le faire… »

Elle aurait volontiers rajouté plus de précisions si elle n’avait pas eu peur de se faire crier dessus pour avoir déjà dépassé les limites de la question posée. Oui, c’était ridicule comme raisonnement, mais Illona n’était pas une fille très réputée pour avoir des raisonnements cohérents et rationnels. Loin s’en faut.
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MessageSujet: Re: Unyuu.... [Liibre.8D]   Dim 30 Oct - 23:41

Robin regarda attentivement Illona, trouvant sur le coup bien pratique de ne pas avoir à tourner les yeux vers elle pour le faire. De ce qu'il en avait vu, elle aurait certainement eut peur s'il l'avait regardé avec insistance, ou du moins aurait-elle été gênée. Elle avait l'air bien petite et craintive, cette fillette. Il fallait dire qu'elle vivait dans une moitié de pays où les siens étaient rejetés; Elle était, aux yeux de ceux de sa race, une douloureuse réminiscence de toutes les horreurs que les Humains leur avaient fait subir durant la Guerre Civile. Ici, ce n'était pas leur patrie, ou du moins, ça ne l'était plus depuis ce fameux jour. Mais bon, heureusement qu'il existait des gens formidables comme lui et Maëlle, qui n'iraient pas la rouer de coups plus tard sous prétexte qu'elle n'était pas de leur race. Ça ne se faisait pas, premièrement, Robin avait des principes. Enfin, ça ne se faisait pas sur une petite fille sans autre défense que sa peluche. S'ils s'étaient trouvés face à un homme armé qui leur avait voulu du mal ou avec des montagnes d'or sur lui, là, il préférait ne pas s'avancer. La vie, c'était la jungle, après tout. La sélection naturelle continuait même après notre naissance. Mais le jeune Esprit aux cheveux gris pensa alors qu'il s'égarait quelque peu. Elle était petite de taille, en plus, cette gamine. Un peu chétive, il lui trouvait même un air maladif -comme à pratiquement tout le monde. Qui aurait osé lui faire du mal? Il aurait fallut être sadique, ou passablement dérangé. Il remarqua que quelques personnes s'écartaient sensiblement d'eux en passant, et faillit pousser un soupir résigné. Personne n'irait tabasser Illona dans une ruelle sombre car elle était petite et frêle, et qu'elle n'avait aucune arme sur elle. Ça ne voulait pas dire pour autant que tous ces gens l'appréciaient ou seraient aller l'aider si elle agonisait, malade, sur le sol. Avoir l'air inoffensif avait certes du bon, surtout lorsque l'on était une femme.

Mais dès que l'on était un homme en bonne santé, tous ces avantages disparaissaient. Robin espérait simplement que le frère d'Illona n'allait pas avoir de problèmes. On ne savait jamais ce qui pouvait arriver...


« Heeer! Je crois savoir où ça pourrait être, finalement! En tout cas, ça vaut le coup d'essayer. C'est une petite rue, pas très loin d'ici. Attendez deux secondes. »


Robin haussa un sourcil intrigué, et regarda Maëlle partir. Ah, elle devait aller chercher l'argent, il pensait, ou peut-être son matériel. Il était vrai que laisser tout ça en plan, devant tant de gens, c'était les inciter à les faire repartir plus légers qu'ils n'étaient venus. Il changea son sac d'épaule, afin de ne pas s'engourdir, et se demanda s'il pouvait laisser ses quilles ici, ou s'il valait mieux qu'il le prenne avec lui. Optant finalement pour la deuxième option, il mit sa main libre sur sa hanche, jetant parfois de petits regards à droite ou à gauche, dans l'espoir vain d'apercevoir un homme aux yeux trop expressifs pour appartenir à la race des Esprits. Maëlle revint rapidement vers eux, et s'occupa de mettre l'argent en lieu sûr. C'était clair, songea le jeune homme aux yeux parme, amusé, que personne n'irait penser à aller le chercher là. Maëlle prit la main d'Illona dans un geste rassurant, et fit signe à l'imbécile peinturluré à qui il ressemblait de les suivre. Robin leur emboîta donc docilement le pas, occupé à se demander où sa petite-amie pouvait penser que cette boutique se trouvait. Parce que lui, il ne voyait pas du tout.

Bon, d'accord, il n'était pas le centre de tous les savoirs ni une carte vivante, mais quand même...


« Dis-moi, Illona. Ils font quoi, tes parents? Ils travaillent en ville? »


Robin accéléra un peu la cadence pour pouvoir marcher à leur hauteur, ne désirant que moyennement se faire distancer et se retrouver perdu dans une rue qu'il ne connaissait pas. Il écouta attentivement la réponse de la petite Humaine, et fut surpris de ne pas l'entendre mentionner son père. Elle avait parlé de son oncle et de sa mère, mais pas de son père. Se pouvait-il qu'il soit mort? Robin était curieux, mais savait que poser la question aurait pu blesser la fille aux grands yeux roses. Lui-même n'aurait pas aimé qu'on la lui pose. Si elle ne parlait pas de lui, à ses yeux, c'était au final évident qu'il l'était. Hmmm. Alors comme ça son oncle tenait une animalerie grande et connue dans laquelle ils vivaient tous? Ça devait être sympa, de vivre entouré d'animaux! Quoi que, se reprit-il, ça dépend lesquels. Ils n'avaient pas d'animaux dangereux, au moins? Son frère était parti chercher des pièges, non?

Robin tenta de se visualiser un loup géant en cage dans une boutique, mais ça ne passait. Ou des crocodiles dans des bassins. Il fut prit d'un doute soudain en pensant à ces bêtes minces et longues aux grandes dents: Ça se vendait pas en magasin, des trucs pareils, non?

« Ton oncle est animalier? Ça doit être bien. Vous avez quoi comme genre d'animaux, là-bas? » demanda-t-il, toujours bloqué par cette image d'un crocodile se la coulant douce dans une pièce aménagée à son intention. Il aurait fallut être malade pour vouloir un animal dangereux chez soi. Ou complètement inconscient.

Même un chien pouvait se montrer dangereux pour une raison X ou Y. Alors des animaux censés être dangereux en permanence, là...

[Ça faisait longtemps que j'avais pas détesté un de mes postes, tiens!XD]

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MessageSujet: Re: Unyuu.... [Liibre.8D]   Lun 28 Nov - 18:43

{Never, sale handicapée.8DD

J'ai réponduuuu wouhou. I am the boss.Cool}



Lexane Ilyana Ivy Mahereia. Que penserait ta mère si elle te voyait?

Que du bien, sans le moindre doute. Et puis elle s'appelait Maëlle, pas Lexane. Satisfaite de ce bref entretien avec sa conscience – si tant est qu'on puisse appeler ça une conscience – la jeune femme reposa sagement ses yeux dorés sur la petite jeune fille dont elle tenait la main. Sans faire le moindre mouvement elle s'assura que Robin les suivait bien, puis reconcentra son attention sur la conversation. Converser, il fallait converser. Parler, dire quelque chose, n'importe quoi – tout pourvu qu'un silence gênant ne s'installe pas. Elle n'avait rien contre le calme et la tranquillité, attention ; seulement il y avait un moment pour chaque chose, et pour l'heure elle avait envie de rire et d'élever la voix. Illona lui avait emboité le pas sans discuter, et sentir sa petite main serrer la sienne faillit lui arracher un soupir. C'était déjà ça de pris. Si elle s'était braquée, s'était mise à pleurer ou avait protesté pour une raison quelconque, la tâche aurait été beaucoup plus ardue. Devoir la trainer derrière elle n'était pas dans ses projets. Et puis quelqu'un aurait sans doute pensé qu'ils l'enlevaient, si elle l'avait emmenée contre son gré pour tenter de retrouver son frère ainé. Alors que franchement... Jamais, Ô grand jamais Maëlle n'aurait enlevé qui que ce soit. Ce n'était pas son genre, non? Bien sûr que non, ce n'était pas son genre. Elle avait d'ailleurs, en apparence, tout de la jeune femme honnête, avec qui il était agréable de parler. Robin lui-même n'avait pas l'air bien effrayant, surtout accoutré de la sorte ; non, se méfier d'eux relevait de la paranoïa la plus totale. Et c'était tout simplement parfait. Sa main et celle de la petite humaine se balançaient au rythme de leur marche, doucement, sans bruit. Elle n'aurait pas aimé avoir l'air de la pire des criminelles. Personne ne lui aurait plus parlé, le moindre crime lui aurait été imputé... Non, ça n'aurait pas été vivable. Et pourtant, on ne pouvait pas dire qu'elle soit particulièrement sociable. Avoir été enfermée pendant sept ans l'avait coupée du reste du monde, littéralement, et elle avait parfois encore du mal à considérer les autres autrement que comme des étrangers.
Ça la dépassait, qu'on puisse se prendre d'affection pour quelqu'un que l'on connaissait à peine. Illona, par exemple, était très mignonne et vraiment adorable, d'accord : pour autant, apprendre sa mort ne l'aurait pas réellement attristé. Elle se serait sentie vaguement concernée pour lui avoir parlé une fois, aurait peut-être fait un commentaire concernant l'injustice de ce monde, puis se serait remis à faire ce qu'elle faisait. Est-ce qu'on l'aurait décrite comme une personne cruelle, si elle avait exprimé ces pensées à voix haute? Sûrement. Pourtant c'était..., normal. Plus normal que de pleurer pour chaque insecte écrasé, sans le moindre doute. Les plus faibles se font manger par les plus forts. Ce monde n'avait aucune pitié, et à défaut de pouvoir changer les choses au moins savait-elle les accepter. C'était le seul moyen efficace d'aller de l'avant. Le seul que la jolie Esprit connaisse, en tout cas.

« Eh bien… Mon Oncle est animalier. Il tient une boutique assez grande et connue…. Nous vivons tous dedans. Et ma mère aussi. Elle ne travaille pas, elle n’est pas en état de le faire… »

Maëlle acquiesça, le visage tourné vers son interlocutrice. Animalier, hein. Ça faisait sens, puisque son frère était parti acheter des pièges. Quoi que... n'était-ce pas un peu contradictoire, que le neveu d'un animalier s'amuse à aller acheter des pièges censés être dangereux pour les animaux en question? Hm. Ne s'y connaissant que mal dans le domaine animal – et puis elle détestait les grosses bêtes, de toute façon – elle décida de ne pas s'avancer sur la question. Elle vivait chez son oncle, en tout cas. Avec sa mère. Père inconnu au bataillon, apparemment. La dernière partie de sa phrase éveilla l'intérêt de la contorsionniste, qui ne put que difficilement réprimer un regard curieux. Pas en état de le faire? Était-elle malade, handicapée? L'idée qu'elle puisse être trop âgée lui sembla ridicule, vu l'âge d'Illona. Malade, alors. Ou blessée. En tout cas, pas en état de travailler. Son oncle devait être drôlement patient et gentil, de laisser toute la famille habiter chez lui! Ou bien il y voyait u intérêt quelconque. Hmmm hmm. Parce que non, Maëlle ne considérait pas la gentillesse désintéressée comme étant le premier facteur dans l'équation 'je vais vous aider, ne vous en faites pas'. Elle aussi, elle aurait aidé tout le monde si ça lui avait rapporté quelque chose! Enfin. Peut-être cet homme était-il simplement gentil. Ce genre de personnes existait, elle ne comptait pas remettre ça en cause. Ils n'étaient pas majoritaires mais ils existaient tout de même. Pas les plus malins non plus, sans doute. Enfin, peu importe. Elle vivait chez son oncle, qui tenait une animalerie.

Assez grande et connue, apparemment. Et puis il subvenait aux besoins d'au moins quatre personnes, lui inclus. Ils ne devaient pas être trop dans le besoin, à priori. C'était même une certitude. Maëlle leva le nez devant elle pour être sûre de voir où elle allait sans donner l'impression à Illona qu'elle la dévisageait, pensive. Bien bien bien. Très bien, même. Alors, continuer tout droit.

« Ton oncle est animalier? Ça doit être bien. Vous avez quoi comme genre d'animaux, là-bas? »

Très bonne question, tiens. La jeune femme se tourna vers Robin une seconde, puis jeta un regard curieux à l'humaine aux cheveux roses. Quel genre d'animaux, alors? Instinctivement elle aurait parlé de chiens, de chats, de lapins. Peut-être de petits bêtes poilues, aussi. Mais c'était bien tout ce qui lui venait à l'esprit, pour l'instant. Elle n'aurait déjà pas été tranquille entourée de trop gros chiens, alors elle ne tenait pas à savoir s'il existait des bestioles plus grosses encore que ça. Elle n'était pas sans savoir que même un chat pouvait être dangereux, dans une certaine mesure, et que certains gros chiens étaient vraiment adorables. Mais franchement, ils avaient vu leurs dents? Leurs gros crocs pointus, prêt à s'enfoncer dans une jugulaire au moindre faux pas? Et puis leurs grosses pattes, tout à fait capable de les aider à bondir assez haut pour atteindre la jugulaire en question? Non non. Si elle avait un animal un jour, il serait empaillé. Un chat, à l'extrême limite. Ou un petit lapin. Mais rien de plus gros. Les seuls animaux autorisés à moins de cinquante mètres d'elle, outre les animaux empaillés, étaient ceux qui étaient morts et dans son assiette, cuits à point. Au moins, ceux-là ne risquaient pas de lui mordre le jarret après qu'elle ait fit irruption dans le mauvais jardin ou la mauvaise propriété. C'étaient de gentils steaks. Juste comme elle les aimaient : silencieux et fondants. Inutile de préciser pourquoi elle gardait ce genre de pensées pour elle. Aucune envie de passer de la gentille contorsionniste à la carnivore.
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MessageSujet: Re: Unyuu.... [Liibre.8D]   Lun 28 Nov - 22:26

Oui, tonton était vraiment quelqu’un de gentil avec sa famille, songeait souvent Illona. Après tout, c’était grâce à lui qu’elle, Iska et Cassandra avaient un toit pour dormir. Sans parler de leur mère, qui à présent, n’était plus vraiment en état de travailler. La santé de Pénélope Krystalis n’était pas non plus dramatique, mais il fallait coupler cela à l’énorme perte que fut la mort de son époux. Depuis la mort du père d’Illona, sa famille n’avait plus été la même. Iska était devenu plus responsable, plus adulte. Cassandra avait commencé à se séparer un peu du reste de la famille et à traîner seule dans son coin. Et sa maman était maintenant une personne extrêmement fragile et sensible. Certes, elle avait assez de forces pour s’occuper de la maison lorsqu’elle le pouvait, mais il ne fallait pas non plus lui en demander beaucoup. Pénélope Krystalis était une mère exemplaire, mais avant tout, une épouse fidèle et dévouée. Pour ce statut, elle ne parviendrait sans doute jamais à digérer le décès d’Ulysse. Alors non, elle n’était pas en état de travailler. Juste en état de s’occuper de la maison, c’était ce qu’Illona aurait précisé si elle n’était pas totalement contre le fait de parler de sa vie privée à des étrangers, tout aussi sympathiques que ceux-ci pouvaient être. D’accord, Maëlle l’avait bien aidé et Robin était très gentil et très serviable. Et tout les deux étaient vraiment des personnes charmantes, Illona était très heureuse de les avoir rencontré. L’un comme l’autre. Mais malgré cela, ils restaient des inconnus aux yeux d’Illona. Toute aussi naïve qu’était la petite fille, elle ne l’était pas au point de raconter des choses hautement personnelles à des personnes qu’elle ne connaissait qu’au final très peu. Et puis, pourquoi parler d’une chose aussi triste que la mort de son père aux deux Esprits ? Ils devaient bien avoir compris que si l’humaine déchue n’avait pas mentionné son paternel, c’était que celui-ci n’était pas présent au bataillon. Il était simplement passé de vie à trépas il y’a quelques temps. Elle ne souhaitait pas en parler. Rien qu’y repenser lui donnait envie d’éclater en pleurs au milieu de la rue où elle marchait en ce moment avec les deux Esprits qui l’accompagnait. Et elle savait que cela n’aurait pas fait un super effet que de se mettre à pleurer ainsi… Elle pourrait leur faire pitié et du coup, ils la laisseraient se débrouiller totalement seule.

Non, il ne fallait pas pleurer. Mais pour qu’elle ne pleure pas, il ne fallait pas aborder le sujet ‘papa Krystalis’, c’est tout. Illona était sûre que Maëlle comme Robin avaient tout deux un sujet délicat sur lequel ils ne voulaient rien dire en public, seulement à des personnes très proches. Elle ne leur en voulait pas le moins du monde ! Elle avait aussi ce secret personnel à protéger. Un secret familial. Elle ne leur dirait pas cela, à moins bien sur qu’ils n’insistent énormément. Mais si jamais cela venait à être le cas, elle était sûre qu’elle aurait très peur de la situation. Elle s’enfuirait sans doute. Elle se sentirait trahie. Insister autant sur un sujet dont elle n’avait, selon toute évidence, aucune envie de parler, Illona trouvait ça extrêmement désagréable. Voire même méchant. Ils étaient si gentils avec elle, peut être pour la piéger ? L’éventualité de ce dénouement la pétrifia un moment, mais en regardant les sourires du couple, elle reprit un peu confiance en elle. Allons… Comment pouvaient-ils être méchants ? Ce n’étaient que deux clowns dans la ville, un couple d’artistes qui faisaient rire les gens. Et ils étaient gentils avec elle. Que demander de plus ? Retrouver Iska.

« Ton oncle est animalier? Ça doit être bien. Vous avez quoi comme genre d'animaux, là-bas? »

L’humaine aux cheveux roses tourna sa jolie tête enfantine vers Robin, qui manifestait visiblement un assez grand intérêt pour les animaux. Oh, alors il s’y intéressait ? C’était vraiment une bonne chose, ça ! Les gens qui s’intéressaient aux animaux étaient toujours, toujours des gens bien. Et les autres n’étaient pas forcément des gens mauvais, mais ils étaient déjà moins bien partis que les gens qui aimaient les animaux ! Alors si Robin trouvait la faune intéressante et amusante, il ne pouvait que bien s’entendre avec Illona. Elle, elle était si proche du monde animal que certains de ses camarades allaient jusqu’à penser qu’elle pouvait parler avec les animaux ! Ce qui était ridicule, Illona ne disposait d’aucun pouvoir spécial. Juste d’une sorte d’intuition. Tout le monde est doué quelque part, n’est ce pas ? Eh bien elle devait avoir un bon contact avec les animaux alors. C’était la seule explication logique, car elle ne voyait pas en quoi tout les autres avaient autant de mal à se faire comprendre et à comprendre les créatures animalières. Elle, elle y arrivait très bien. Et elle aimait beaucoup cela, ça lui faisait des amis fidèles et tout à fait serviables.

« Ca l’est ! répondit-elle pour donner raison à la première remarque de Robin. J’aime beaucoup les animaux, alors passer autant de temps avec eux, ça me rends à chaque fois très heureuse ! »

Elle eut un grand sourire sur son visage, un sourire qui éclairait ses traits à la manière du soleil qui venait chasser les nuages gris. Illona ne souriait pas très souvent, et quand elle le faisait c’était toujours de manière timide et en rougissant. Mais là, il s’agissait d’un vrai sourire, même un peu plus rayonnant, que l’on aurait pu trouver sur un visage relativement normal. Oui, Illona était contente de parler des animaux. Ce sujet la passionnait sans doute plus que tout le reste dans le monde, après tout. Elle était encore plus passionné de cette race que son frère et son oncle, l’un étant pourtant animalier notoire et l’autre en formation pour tenter de devenir vétérinaire. La petite fille continua de marcher, ses pas se faisant plus légers maintenant que la conversation avait le pouvoir de lui ôter tout stress, et elle répondit à Robin en penchant sa tête sur le coté et en faisant mine de chercher avec ses yeux. Elle ne pouvait pas non plus lui réciter par cœur chaque animal de la boutique… Ils n’étaient pas des chiffres à apprendre. Non, c’était plutôt comme donner le nom, un par un, de tout ses amis dans ce quartier là par exemple. Ca ne venait pas tout de suite.

« Alors…On en a beaucoup ! Des oiseaux et des rongeurs surtout. Mais aussi des poissons. Et plus au fond, il y’a les enclos pour les chiens et leurs congénères. Dans la maison, il y’a aussi la chambre des chats. Parfois on est obligés de les déménager, parce qu’ils ne s’entendent pas tous très bien, mais si je leur parle ça va beaucoup mieux ! Oh, et on vends aussi de quoi les nourrir bien sur ! »

Elle s’arrêta un court moment. Ils ne vendaient que ce genre d’animaux, plus quelques petites fantaisies comme des animaux un peu plus sauvages, mais apprivoisés, cependant l’essentiel était bien là. Elle regarda tour à tour Robin et Maëlle, avec son sourire toujours présent. Marcher était d’un seul coup plus agréable !
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MessageSujet: Re: Unyuu.... [Liibre.8D]   Mer 21 Déc - 3:58

Robin aussi aurait bien voulu pouvoir connaître son oncle. Ses oncles. Ou à défaut de tous les connaître, n'en rencontrer qu'un seul aurait été suffisant. Son père, de son vivant, avait été en froid avec l'ensemble de sa famille, qui comprenait ses deux parents, ses trois frères et ses trois sœurs. De même, sa mère avait fuit sa famille pour pouvoir se marier à son père, coupant définitivement les ponts avec eux. Parfois, ils leur en avaient parlés, à lui et Juliette; Mais jamais le frère et la sœur ne les avaient vus. Ni eux, ni leurs cousins, ni leurs grands-parents. Ce qui expliquait le fait qu'à la mort des siens, Robin avait été obligé de se débrouiller seul, n'ayant aucune idée d'où pouvait être le reste de sa famille. De toute manière, ils ne le connaissaient pas plus que lui les connaissait; Ils auraient pu refuser de s'occuper de lui, ça aurait été là leur droit le plus stricte. Quand bien même, il aurait bien aimé les connaître. Mais c'était sans doute trop tard, à présent... Puis il avait Maëlle. Qu'il ait perdu la seule famille qu'il ait jamais eu était supportable, tant qu'elle était à ses côtés. Ils fonderaient ensemble une nouvelle famille, et élèveraient leurs enfants avec douceur mais fermeté, histoire qu'ils ne deviennent pas de petites pestes au comportement égocentrique. Un jour, se promit Robin, tout ce dont ils rêvaient, ils l'auraient. Tout ça deviendrait réalité. Néanmoins, comme le disait ce vieux proverbe, on ne faisait pas d'omelette sans casser des œufs. Impossible pour lui et Maëlle d'obtenir tout ce dont ils avaient envie sans en payer le prix. Mais ça ne dérangeait nullement le jeune Esprit aux cheveux gris, qui n'était pas homme à se laisser aller ou se laisser faire; Pour réussir à faire de sa vie un paradis, il irait aussi loin qu'il le fallait. Sa récompense serait à la hauteur de ses efforts.

Comme ça, ils n'auraient plus à se plaindre de quoi que ce soit, Maëlle et lui. Ils vivraient bien, dans une grande maison, assez grande pour accueillir tous leurs enfants (oui, il en veut au moins dix, hein), et plus rien ne viendrait les déranger. Enfin, pour l'instant, ce n'était qu'une chimère. Réalisable certes, mais une chimère. Il allait devoir travailler comme un dingue pour y arriver ! Soudain plein d'énergie, il tourna la tête vers la fillette aux cheveux roses lorsque cette dernière reprit la parole. Elle semblait moins craintive, plus à l'aise, et Robin ne pouvait qu'en être heureux; Être en présence d'étrangers, stressé, ce n'était guère une expérience agréable. Petit, il en avait plusieurs fois fait l'expérience.

« Ça l’est ! J’aime beaucoup les animaux, alors passer autant de temps avec eux, ça me rends à chaque fois très heureuse ! »

Le sourire de Robin ne fana pas, et son visage gardait cette expression aimable qui le rendait si avenant. Illona avait l'air de vraiment aimer les animaux ! Comme certains aimaient peindre, d'autres aimaient s'occuper d'animaux, c'était un loisir comme une autre. Un métier comme un autre, se corrigea Robin, soucieux de ne pas traiter de divertissement ce dont plusieurs personnes vivaient. Lui-même n'aurait pas aimé qu'on critique ses acrobaties et ses pitreries, en prétendant que tout cela n'était qu'un loisir, tout juste bon pour les enfants. Il gagnait de l'argent grâce à ça, mince ! Un peu de respect. Lui au moins, il arrivait à quelque chose dans sa vie, même si ce n'était pas grand chose. Hmm hmm... Des animaux, alors...

« Alors…On en a beaucoup ! Des oiseaux et des rongeurs surtout. Mais aussi des poissons. Et plus au fond, il y’a les enclos pour les chiens et leurs congénères. Dans la maison, il y’a aussi la chambre des chats. Parfois on est obligés de les déménager, parce qu’ils ne s’entendent pas tous très bien, mais si je leur parle ça va beaucoup mieux ! Oh, et on vends aussi de quoi les nourrir bien sur ! »

Eh bien, pensa le garçon aux yeux parme avec amusement, la demoiselle était tout à coup bien plus volubile. Il devina que ce sujet la passionnait, et réfléchit à ce qu'elle venait de leur dire. Des oiseaux et des rongeurs, évidemment, et des poissons aussi. Un poisson, c'était vraiment bien, ça ne faisait pas de bruit, il ne fallait pas le sortir non plus. Bon, d'accord, il fallait changer l'eau, mais ce n'était pas si fatiguant. Un rongeur aussi, ça pouvait être mignon. Sauf quand ils mordaient, là, ils étaient juste bon à assommer. Les chats et les chiens, tant qu'ils étaient bien élevés... Ça allait aussi. Quoi que les trop gros chiens, ça prenait de la place, et quand ça vous sautait dessus, ce n'était pas bien agréable. En tout cas, ça devait en faire, des animaux, dans la boutique de l'oncle d'Illona. Il devait y avoir de l'animation, à n'en point douter ! Ce n'étaient pas lui et Maëlle qui auraient pu héberger tout ce petit monde, eh.

« Ça doit être amusant, fit-il sans perdre son sourire, regardant de temps à autre Maëlle, avec tous ces animaux... Même si ça doit faire beaucoup de travail à ton oncle, de s'en occuper comme ça. »

Peut-être qu'Illona aidait dans la boutique, aussi. En fait, Robin en aurait mit sa main à couper. Son père était mort, il pensait, et sa famille vivait avec son oncle. Il était bien gentil de s'occuper d'eux, cet homme. Alors il était logique qu'ils aident un peu, tout de même. C'était ce qu'il aurait fait, lui. Illona et son frère... Ils devaient être de gentils enfants. Ils étaient Humains, oui, mais dans les faits, ça ne changeait rien. Maxime aussi était très gentil. La guerre avait changé son rapport aux Humains à jamais, mais il considérerait à jamais son beau frère avec la même affection, qui restait inchangée au fil des années.

[Je suis pas handicapée, sale handicapée!XD]

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MessageSujet: Re: Unyuu.... [Liibre.8D]   Lun 16 Jan - 21:07

{Traite pas les non-handicapés d'handicapés, handicapée! J'ai aucun problème, MOI... \o/}



« Ça l’est ! J’aime beaucoup les animaux, alors passer autant de temps avec eux, ça me rend à chaque fois très heureuse ! »

Non, vraiment ? Le sourire de Maëlle se fit un brin mélancolique. Dans le fond son amour des animaux devait, à peu de choses près, correspondre à son propre amour de la viande bien cuite. Constatation qui, bien sûr, nécessitait ledit sourire mélancolique. La seule différence était que là où les petites bêtes d'Illona nécessitaient un entretien régulier, coûtaient de l'argent et n'apportaient au final qu'un peu de réconfort, ses steaks eux l'aidaient à survivre. Ce qui était une bonne chose, définitivement. Remarque, l'un dans l'autre, vivre dans un animalerie c'était un peu comme avoir des vivres à volonté autour de soi. Bon, ou pas. Manger un lapin, passe. Manger un chat, c'était déjà un peu plus cruel. Mais manger un petit poisson... Là, non. Il n'y avait vraiment rien à tirer de ces choses à écailles. Peut-être que, à la limite, elle pourrait garder un poisson chez elle, plus tard. Ça ou un petit chat. Quelque chose de, quoi qu'il en soit, petit. Ses yeux dorés se perdirent sur la rue devant elle tandis que ses pensées elles-même s'égaraient au hasard de ses réflexions. Les animaux, hein... Elle se souvenait distinctement d'un petit oiseau qu'Alvin avait ramené, une fois. Il avait dû se blesser à l'aile et, le temps qu'il se rétablisse, le jeune homme avait accepté de le garder dans une cage sur la table du salon. Il l'avait relâché quand il s'était senti mieux, cela dit, et c'était le seul animal qu'elle ait jamais eu. Rien que cet oiseau. Ça et le souvenir, confus et brouillé, d'un petit chat au pelage tacheté. Cette image lui semblait tellement lointaine et floue qu'elle n'aurait pas même été capable de dire si le petit animal ne sortait pas tout bonnement de son imagination. Quelle importance ? Elle avait ses steaks, maintenant, et eux au moins n'avaient rien de stupides hallucinations.
A force de penser à manger, elle avait définitivement se donner faim. Maëlle fit un effort pour rester concentrée sur la discussion (et ne pas assimiler les animaux avec de bons rôtis) et reposa ses yeux clairs sur Illona. Son sourire se fit amusé, juste un peu, tout comme l'aurait été celui d'une mère attendrie par les facéties de son enfant. Elle avait l'air moins crispée, remarque. Parler des animaux devait la mettre en confiance – et ce n'était pas plus mal, vraiment. S'il avait fallu parler de choses trop complexes ou ridicules, la jeune femme aurait eu le plus grand mal à contenir son hilarité ou son ennui. Les bébêtes, au moins, elle gérait ! Tant qu'elle ne laissait pas filtrer certaines de ses remarques et que son visage ne trahissait aucune moquerie, tout se passerait pour le mieux. Les enfants avaient besoin de se raccrocher à de petites choses dans la vie, et qui était-elle pour juger les passions des autres ? Si cette jeune demoiselle aimait les animaux, bien. Au moins elle ne parlait avec les cailloux – et là encore, ce n'était pas plus mal.

« Alors…On en a beaucoup ! Des oiseaux et des rongeurs surtout. Mais aussi des poissons. Et plus au fond, il y’a les enclos pour les chiens et leurs congénères. Dans la maison, il y’a aussi la chambre des chats. Parfois on est obligés de les déménager, parce qu’ils ne s’entendent pas tous très bien, mais si je leur parle ça va beaucoup mieux ! Oh, et on vend aussi de quoi les nourrir bien sur ! »

Ouuuuh. Maëlle acquiesça avec emphase – est-ce qu'elle ne devrait pas tourner à droite, maintenant ? – et fit de son mieux pour ne pas perdre le fil de la conversation. Oiseaux, rongeurs. Bon, non, finalement, tout droit. Voilà, tout droit. Des chiens et leurs congénères ? Elle se demanda un bref instant ce qu'elle était censé comprendre par 'congénères'. Des sortes de chiens qui étaient des chiens sans en être, mais qui leur ressemblaient assez pour être appelés des chiens ? Ehm, de toute façon, Illona était déjà partie sur les chats. La chambre des chats, hein... Tant qu'ils ne les avaient pas vraiment installés dans une chambre, alors tout allait pour le mieux. Ah, ils ne s'entendaient pas tous très bien ? Si leur parler les calmait, alors, aucun problème. Enfin. Leur parler. Leur parler ? Elle s’imagina un court instant deux petites boules de poils coiffées d'un chapeau en train de se cracher dessus, pour finalement se serrer la patte après que leur maîtresse ait éclairci la situation.

Ne pas rire. Ne pas rire, ne pas rire. Pourquoi fallait-il toujours qu'elle s'imagine les choses d'une manière totalement inappropriée, aussi... Un chat ne risquait pas de porter un chapeau, c'était ridicule!

« Ça doit être amusant, avec tous ces animaux... Même si ça doit faire beaucoup de travail à ton oncle, de s'en occuper comme ça. »

Maëlle poussa une drôle d'exclamation étranglée, comme dans une tentative pour la moins étrange de prendre la parole. Soucieuse de ne pas avoir l'air complètement folle, elle toussota doucement et fit comme si de rien n'était. Non, elle n'avait pas failli rire au milieu de tout et sans aucune raison valable. Personne n'avait rien vu. Tiens, c'était le moment de tourner à droite. Elle tira doucement la main d'Illona pour l'inciter à la suivre et jeta un bref regard en direction de Robin. Cette rue était un peu moins large, moins bondée aussi. Ce qui aurait été nettement plus agréable pour les oreilles de n'importe qui mais sonna, à celles de Maëlle, comme un silence trop pesant. Habituée au bruit, il lui semblait parfois qu'elle allait se mettre à crier sans raison, une fois chez elle, pour ne pas avoir à écouter le silence trop longtemps. Et pourtant, d'autres fois, elle sursautait au moindre son. Comme quoi...

« C'est vrai que ça ne doit pas être très facile, enchaîna-t-elle d'une voix chantante, de s'occuper de toutes ces petites bêtes. Tu l'aides peut-être un peu ? »
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MessageSujet: Re: Unyuu.... [Liibre.8D]   Lun 16 Jan - 23:01

« Ça doit être amusant, avec tous ces animaux... Même si ça doit faire beaucoup de travail à ton oncle, de s'en occuper comme ça. »

Oh, ça elle l’admettait tout à fait. Illona hocha sa tête pourvue de cheveux d’une couleur rose en adressant un sourire qui, s’il n’était pas un exemple de détente et de relaxation, témoignait malgré tout des sentiments de la petite fille. Elle se sentait plus à l’aise maintenant. Même si ces deux personnes étaient des Esprits, ils n’étaient pas méchants avec elle, bien qu’elle soit une déchue. Ca n’était pas quelque chose de très étonnant au final, même si la majorité des Esprits avait tendance à la considérer comme quelqu’un de négligeable, elle connaissait quelques êtres aux yeux vides qui lui avaient souvent témoigné de l’affection. Mais ce qui rassurait Illona finalement, c’était que les deux Esprits qui l’accompagnait faisaient tout deux un métier qu’elle respectait beaucoup, et aussi qu’il s’agissait d’un couple amoureux. Ils étaient amoureux tout les deux… C’était obligé, non ? Maëlle l’avait dit quelques minutes plus tôt, qu’elle avait un petit ami avec lequel elle espérait se marier… Ou quelque chose comme ça. La mémoire d’Illona n’était pas très claire, mais elle était à peu près sûre d’avoir entendu Maëlle dire quelque chose comme ça. Et comme Robin était le petit ami de Maëlle, il était logique de penser que l’identité du futur mari qu’espérait Maëlle était bel et bien Robin… Et ce dernier était quelqu’un de vraiment sympathique lui aussi ! Illona aurait bien voulu avoir le même genre de compagnon que Maëlle. Ou peut être pas, en fait… La petite fille aimait beaucoup l’Esprit aux cheveux argentés, mais il avait quelque chose qui faisait qu’elle n’imaginait pas passer sa vie avec une réplique miniature de sa personne. Illona ne se voyait pas femme de quelqu’un de très… D’aussi…. De quelqu’un aussi joyeux que Robin, peut être ? Non pas qu’elle n’aimait pas la joie, mais disons qu’elle imaginait son mari un peu comme… Comme elle imaginait son père en fait. C'est-à-dire quelqu’un qui ne souriait peut être pas beaucoup, mais qui était là pour sa famille. Qui les protégerait sans faille. Qui était aussi intimidant, mais qui savait quand même prendre la main de sa femme pour lui dire qu’il l’aime. Oui, tel était le mari parfait selon Illona Krystalis. Mais quand même, elle s’imaginait ce genre de mari pour elle-même. Et non pas pour Maëlle. A ses yeux, Maëlle serait sans doute beaucoup plus heureuse avec Robin à ses cotés ! Et puis elle l’aimait, il l’aimait aussi… Comment ne pas leur souhaiter tout le bonheur possible ? Si jamais Illona venait à les revoir dans les prochains jours, ou les prochains mois, elle ferait en sorte de leur être le plus agréable possible. Et naturellement, elle espérait qu’entre ce laps de temps, ils aient décidé de se lier ensembles par les liens du mariage. Illona trouvait que le mariage était une chose merveilleuse. Ils avaient l’âge pour cela en plus… En fait, Illona venait de penser qu’ils devraient peut être se marier d’ici peu, non ? Du point de vue de la petite fille qui nourrissait l’ambition de devenir animalière, tout deux étaient âgés d’au moins…. Elle dirait la vingtaine pour ne pas choquer. Il lui semblait en tout cas évident qu’ils avaient dépassé les 20 ans. Voire les 21… ? Hum, là elle hésitait. Entre 20 et 22 ans, c’était là qu’elle situait le jeune couple. Et pour Illona, 20 et 21 ans c’était l’âge où il fallait entamer le mariage, voyons ! Après tout, ça n’était ni trop jeune, ni trop âgé… Ils ne pourraient pas regretter d’avoir précipité les choses, ou d’avoir attendu trop longtemps. Peut être qu’ils se mariaient demain, d’ailleurs ? L’esprit de la petite humaine déchue s’emballa un peu trop au fil du temps passé avec les deux équilibristes des rues, mais sa réflexion fut interrompue par Maëlle qui émit une exclamation plutôt étouffée… Comme si elle cherchait à prendre la parole mais qu’elle venait d’avaler quelque chose de nocif. Une mouche par exemple. Illona n’avait jamais expérimenté ce genre de situation, et elle ne tenait pas à le faire d’ailleurs. L’idée d’avoir une mouche qui venait voler à l’intérieur de sa bouche alors qu’elle prenait la parole était assez horrible. Assez horrible pour la convaincre de regarder subitement Maëlle avec un air inquiet. S’était-elle étouffée avec cet horrible insecte ? La jeune Esprit aux cheveux bicolores semblait allez relativement bien, mais on n’était jamais trop prudent.

Avant que la petite humaine n’ait pu dire quoi que ce soit, Maëlle tira doucement sa main pour l’emmener en direction de la droite, ce qui devait donc être la direction à prendre. La rue était à présent remplie de moins de monde, probablement parce qu’elle était un peu plus étroite. La diminution assez drastique du bruit présent depuis le début dans les oreilles d’Illona se fit agréable. Elle cligna quelques fois des yeux, assez troublée par ce changement de direction, mais se ressaisit malgré tout assez vite, pour de nouveau regarder Maëlle qui parla d’une voix qui se voulait joyeuse et entraînante.

« C'est vrai que ça ne doit pas être très facile, de s'occuper de toutes ces petites bêtes. Tu l'aides peut-être un peu ? »

La jeune humaine regarda la femme qui lui tenait la main un court instant, constatant que vraisemblablement, Maëlle n’avait pas l’air d’avoir trop souffert de son exclamation quelques instants auparavant. Un peu comme si elle n’avait pas avalé de mouche, finalement… Ce qui rassura l’humaine déchue, au final. Illona put donc réfléchir à loisir et choisir comment répondre avec soin, sans avoir à trop se préoccuper de savoir si Maëlle s’était bien étouffée ou non. Il était évident que non, visiblement.

Illona n’avait pas à réfléchir extrêmement longtemps au final d’ailleurs. Répondre était vraiment facile à ses yeux. Parce que oui, elle aidait son Oncle à faire son travail. Ca n’était pas possible de s’occuper de tout ces animaux sans de l’aide, d’ailleurs. Enfin, ça l’était, mais à moindre échelle. C’était aussi la raison pour laquelle l’animalerie s’était assez agrandie avec l’arrivée de la famille directe d’Illona. Mais elle aidait beaucoup son oncle, évidemment ! Elle envisageait de devenir animalière elle aussi, il était donc naturel qu’elle aide son oncle au mieux, afin de préparer son avenir de manière assurée.

« Bien sur ! répondit-elle avec un hochement de tête et un sourire. J’aide beaucoup mon Oncle, et mon frère l’aide aussi. Après tout, nous voulons tout les deux travailler dans ce domaine plus tard… Enfin, mon frère commence déjà à travailler lui maintenant, mais… Moi j’aide comme je peux ! Mon Oncle me dit que je suis très utile ! »

Notamment pour calmer les animaux, ou encore les occuper. Le don d’Illona de pouvoir ‘discuter’ avec les bêtes était souvent utile à l’animalerie. La petite fille cessa de regarder Maëlle pour regarder devant elle. Elle l’aperçut enfin. La boutique où son frère devait se trouver.
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MessageSujet: Re: Unyuu.... [Liibre.8D]   Mer 15 Fév - 2:02

Robin avait faim. Ça y était, c'était trop tard, irrémédiable, il n'y pouvait plus rien; Il avait faim. A force de parler d'animaux, aussi, il fallait bien que ça arrive. Oh, qu'on ne se méprenne pas sur son compte, le jeune Esprit aux yeux parme n'était pas un homme qui se plaisait à manger de la viande le matin, le midi et le soir, et même pour le goûter. Sa situation économique précaire ne le lui aurait de toute façon pas permis ce luxe que seuls les plus riches savaient s'offrir. Mais... Là tout de suite, il aurait bien été pêcher un poisson dans la rivière, histoire de pouvoir le faire rôtir à la broche plus loin et le déguster sans plus attendre. Son petit déjeuner n'avait pas été assez consistant, il fallait croire. Ça lui apprendrait à se surestimer et se croire invincible, performant toute la journée sans rien avoir besoin d'avaler. Repensant à sa mère qui lui avait souvent mit en bouche un morceau de pain avant qu'il ne parte courir les rues avec ses amis, Robin se promit (mais comme tant d'autres fois), qu'il ferait plus attention à sa santé à partir de maintenant. Les maladies étaient un véritable fléau pour le peuple d'Illea, que ce soit pour les riches ou les pauvres, pour les Esprits ou pour les Humains. Ces infections vicieuses et ces virus qui trainaient n'épargnaient personne, et si on commençait à cracher ses poumons, il n'y avait plus que deux options: Préparer son testament ou se ruiner en remèdes et herbes en tout genre. Robin ne tombait guère malade et en cela il avait de la chance. Seulement, la chance, surtout à ce niveau là, ça s'entretenait. Et le grand garçon qu'il était, grand garçon qui se plaisait à se qualifier de responsable, ne l'entretenait sûrement pas en sautant allégrement les repas et mourant de faim la moitié de la journée. Eh... Qu'est-ce qu'il n'aurait pas donné pour avoir un bon rôti devant lui !

Enfin, il doutait qu'Illona apprécie qu'il compare les animaux de la boutique de son oncle a de la nourriture. Ça en était, dans les faits, mais... Non merci, passer pour le méchant croque-mitaine aux dents longues, ce n'était vraiment pas son but. Il était déguisé pour amuser les enfants, pas les terrifier. Surtout qu'en plus -et il ne se lassait pas de le répéter-, son maquillage était réussi, aujourd'hui. Alors il avait faim et aurait bien mangé de la viande, mais n'allait pas le crier sur les toits. Quoi que s'il s'était roulé par terre en hurlant qu'il avait faim, peut-être lui aurait-on donné quelque chose, par pitié. S'il avait eut l'âge d'Illona, même un peu plus jeune, songea-t-il avec un sourire amusé, faire ce genre de bêtises avec ses amis ne l'aurait pas du tout dérangé. Jusqu'à ce qu'il rencontre une personne de sa connaissance qui s'étonne de le voir mendier alors qu'il n'était pas si pauvre et encore moins à la rue, évidemment.

« C'est vrai que ça ne doit pas être très facile, de s'occuper de toutes ces petites bêtes. Tu l'aides peut-être un peu ? »

Ah tiens, quand avaient-ils empruntés une ruelle plus calme ? Le jeune homme aux cheveux gris regarda autour de lui un instant, avant de retrouver une attitude composée et attentive. Il avait comme l'impression d'avoir raté un épisode, ce qui le contraria quelque peu. On aurait pu lui adresser la parole qu'il serait resté là à sourire au vide sans rien dire, comme le dernier des malpolis ! Ce n'était pas la meilleure façon de se faire des amis ou mettre les autres en confiance. Pauvre Robin, perdu dans ses pensées, à un tel point qu'il en avait oublié la présence de sa petite-amie et de l'Humaine aux cheveux roses qu'ils raccompagnaient. Il méritait définitivement qu'on lui assène une ou deux gifles pour le réveiller. Se rendant compte qu'il risquait de nouveau de divaguer s'il se remettait à réfléchir, il préféra poser son regard clair sur Illona, qui gardait un sourire ravissant accroché à ses lèvres. Il n'y avait pas à dire, les enfants étaient adorables, quand ils étaient de bonne humeur.

« Bien sur ! J’aide beaucoup mon Oncle, et mon frère l’aide aussi. Après tout, nous voulons tout les deux travailler dans ce domaine plus tard… Enfin, mon frère commence déjà à travailler lui maintenant, mais… Moi j’aide comme je peux ! Mon Oncle me dit que je suis très utile ! »

Her, ça avait l'air d'être une véritable entreprise de famille, dis donc. Il fallait dire qu'en passant son temps entouré d'animaux, on devait forcément en venir à les aimer et les choyer. Puis comme le disait le vieil adage, les chiens ne faisaient pas des chats. Le fils d'un menuisier ou d'un cordonnier reprendrait le travail de son père. Il y avait dans ces métiers qui se transmettaient de familles en familles une véritable fierté. Une identité, en quelque sorte, et une passion aussi. Robin se souvenait avec une grande tendresse de son père, du temps où sa famille habitait encore à la campagne. Cultiver avait été sa passion, bien plus que maintenir l'ordre ou se préparer à la guerre. On n'aurait jamais du obliger un homme à quitter ce qu'il aimait plus que tout. Pour cette raison, Robin était persuadé qu'Illona réussirait sa vie et serait heureuse. Il n'y avait pas de raison pour qu'elle ne le soit pas, être une Déchue était déjà assez dur comme ça.

« Il a de la chance de t'avoir, alors, fit Robin sans quitter son sourire, marchant de façon à rester à la hauteur de ses interlocutrices, Moi aussi j'aurais bien aimé avoir une nièce comme toi. »

Peut-être qu'Annahita aurait été aussi serviable si elle avait grandie. Repensant à la petite fille et ses grands yeux bleus fixés sur une tour précaire qu'elle s'était acharnée à faire tenir debout le soir du meurtre de sa sœur et Maxime, le jeune homme se fit la promesse que ses enfants à lui n'auraient jamais à se plaindre de ne pas avoir de rôti pour le repas. Sur ces pensées, il fit se balancer le sac qu'il tenait, prenant garde toutefois à ne pas cogner Illona, de bonne humeur.

[Eh ouais, je suis vivante et je vous embête. Ou presque. Her her.8D]

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MessageSujet: Re: Unyuu.... [Liibre.8D]   Jeu 15 Mar - 19:26

Maëlle regarda Illona, l'air de rien, quand elle sentit un regard inquiet se poser sur elle. Être un Esprit avait ses avantages, pour sûr : c'était plutôt les humains qui étaient à plaindre, dans la répartition des qualités et capacités en tout genre. En toute honnêteté, elle n'aurait pas aimé être à la place de la petite demoiselle. Elle était une vraie catastrophe en magie et voler n'était sûrement pas ce qu'elle faisait de mieux, mais au moins elle pouvait le faire. Elle n'était pas douée, mais elle en était capable. Et quoi qu'on en dise, la différence était énorme. Mieux valait avoir trop et ne pas savoir qu'en faire que le contraire, on ne lui ferait pas avaler une couleuvre aussi grosse. La jeune femme était loin d'être naïve, loin d'être stupide aussi. Elle savait très bien comment le monde tournait. Manquer de quelque chose n'avait jamais été plaisant, et ce n'était pas près de changer. Illona détourna le regard, sûrement rassurée qu'elle ne se soit pas écroulée par terre pour une raison ou pour une autre. La petite humaine n'avait pas l'air de manquer d'argent, elle ; ça ne voulait pas dire qu'elle ne manquait pas de quelque chose pour autant. C'était une déchue, après tout... Elle devait manquer de compréhension et d'amis, sûrement. Enfin. C'était un choix, de rester de ce côté-ci de la frontière malgré les ordres. Elle n'avait pas la moindre idée des raisons ayant poussé cette famille à ne pas bouger mais, quoi qu'il en soit, ils devaient maintenant en assumer les conséquences.
Ce n'était pas toujours agréable, mais c'était comme ça. Pour sa part, elle se débrouillait pour ne pas se retrouver face à ce genre d'inconvénients. Et vu le sourire d'Illona, Maëlle jugea que sa vie ne devait pas être si triste que ça. Tant qu'elle pouvait sourire et rire, alors tout allait bien ! Ou à peu près, tout du moins. C'était mieux que rien. Sans compter qu'elle avait l'occasion de s'occuper d'animaux, animaux qu'elle semblait tout particulier adorer. Travailler était nécessaire pour gagner sa vie, et faire ce que l'on aimait était un luxe que beaucoup ne pouvaient s'offrir. Il n'était pas dit que le futur mari d'Illona, dans quelques années, accepte qu'elle garde plusieurs bêtes chez eux. Ça coûtait cher à entretenir, mine de rien, ces petites bestioles. Bon, moins que des enfants, mais à priori les deux n'étaient pas comparables...

En tout cas, la vie devenait toujours plus dur à mesure que l'on grandissait. Maëlle ne pensait pas qu'il existât un seul enfant triste dans ce monde tant qu'il avait de l'amour et de quoi manger. C'était bien tout ce dont ils avaient besoin. Les adultes, eux, avaient tellement d'autres besoins qu'il était rare que tous soient comblés correctement. Illona devait être à peu près entre les deux, à son âge, non ? Ni une enfant, ni une adulte. Quoi que son physique menu et son sourire timide, à cet instant, auraient pu l'en faire douter.

« Bien sur ! J’aide beaucoup mon Oncle, et mon frère l’aide aussi. »

Le retour du frère, tiens. Maëlle sourit à la petite demoiselle, le visage tourné vers elle, sans quitter la route des yeux pour autant. Ce n'était pas le moment de se prendre un mur ou un autre passant... En plus d'avoir l'air idiote, elle risquait de se faire mal. Et se blesser n'est pas un bon investissement, surtout quand on est artiste de rue.

« Après tout, nous voulons tout les deux travailler dans ce domaine plus tard… Enfin, mon frère commence déjà à travailler lui maintenant, mais… Moi j’aide comme je peux ! Mon Oncle me dit que je suis très utile ! »

Son frère travaillait déjà ? Pas très étonnant. S''il était un peu plus vieux qu'elle, il devait avoir le bon âge pour commencer à gagner sa vie. Rester au frais de son oncle n'aurait pas été très aimable de sa part, surtout si ce dernier s'était montré généreux envers eux. Qu'elle aide non plus n'étais pas très étonnant ; qu'elle veuille travailler dans ce domaine l'était un peu plus. Maëlle concevait qu'une femme travaille, elle en connaissait plusieurs qui devaient le faire pour gagner leur vie correctement, aider leurs parents ou un mari dont le revenu était trop faible pour nourrir tous leurs enfants. Mais Illona lui semblait plutôt être du genre à se trouver un mari et à élever ses enfants, pas à faire tourner une boutique. Ça ne la regardait pas vraiment, cela dit. Tant qu'elle aidait, c'était gentil de sa part. Et sa mère ? Un bref effort de mémoire rappela à la jeune femme que la mère en question n'était pas en état de travailler – quoi que ça veuille dire, d'ailleurs.

« Il a de la chance de t'avoir, alors. Moi aussi j'aurais bien aimé avoir une nièce comme toi. »

La voix de Robin fit pivoter la tête de Maëlle dans sa direction, une moue pensive aux lèvres. Elle aussi, elle aurait bien aimé avoir une nièce comme elle. Ça ne risquait plus d'arriver, maintenant. Un nouveau sourire chassa toute trace de mélancolie sur son visage tandis qu'elle élevait la voix en direction de son petit-ami :

« On remplacera les nièces par des enfants ! s'exclama-t-elle d'une voix chantante. Bon, ils n'auront sûrement pas de jolis cheveux roses, par contre. »

A moins bien sûr qu'il n'y ait du rose quelque part dans leur famille et qu'il ne choisisse ce moment pour resurgir, mais elle en doutait fortement.

« Oh, hm, c'est par là ? lança-t-elle à la petite humaine, un peu surprise, en remarquant qu'elle avait l'air d'avoir reconnu quelque chose. Tu crois ? »

Non pas qu'elle avait pris des rues au hasard, non. Elle savait pertinemment où elle se dirigeait, ça allait de soit. Son air surpris le criait haut et fort.
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MessageSujet: Re: Unyuu.... [Liibre.8D]   Ven 23 Mar - 3:34

« Il a de la chance de t'avoir, alors. Moi aussi j'aurais bien aimé avoir une nièce comme toi. »

Illona se tourna rapidement vers Robin tout en continuant de marcher. Elle haussa les sourcils puis, immédiatement après, elle se sentit rougir. Elle détourna le regard en souriant timidement et en pressant doucement son pas. Oui, elle n'était pas habituée aux compliments.... Loin de là ! La petite fille aux cheveux roses ne s'attendait pas à ce qu'on lui en fasse un. Elle ne s'y attends jamais d'ailleurs... C'était un peu comme si d'un coup, la pluie venait de tomber. Quelque chose auquel on ne s’attend pas, alors que le soleil est en train de bien briller dans le ciel. Elle accéléra donc, mais seulement pendant un court instant, après quoi elle ralentit de nouveau son pas afin de rester à la même distance que ses deux accompagnateurs. Elle ne devait pas non plus les distancer... Ils étaient si gentils avec elle ! Ils la protégeaient, l'accompagnait.... Et grâce à eux, elle était maintenant en passe de retrouver son grand frère. Vraiment des gens gentils. Des Esprits en plus. Elle, en tant qu'humaine déchue, n'avait que très peu souvent droit à des égards de ce genre de la part des autres races peuplant ce bas monde. Souvent maltraitée était son statut en fait. Elle devait avouer qu'au bout du compte elle s'y était habitué à être ainsi en bas de l'échelle sociale.... Mais maintenant, le fait d'être presque considérée comme l'égale raciale de Robin et Maëlle, c'était une sensation qu'elle appréciait vraiment. Elle aimait beaucoup la compagnie de ce couple. En plus, ils avaient l'air tellement amoureux tout les deux... Pourquoi n'étaient ils pas encore mariés ? Peut être qu'ils préféraient attendre un peu et... Attendre quoi au juste ? La petite fille nommée Illona ne comprenait pas cette logique qu'avait certains couples. Attendre... Eh bien pourquoi faire ? Ils s'aimaient, ils étaient ensembles... Et ils avaient eu sans doute assez de temps pour se rendre compte qu'ils étaient l'âme sœur de l'autre et réciproquement.... Du moins, Illona pensait ainsi. Mais c'était sans doute à cause de son expérience avec ses parents. Le fait que Pénélope et Ulysse soient mariés aussi rapidement dans leur vie avait convaincu Illona que tout les véritables couples faisaient exactement la même chose. Mais peut être tout le monde n'était pas comme ses parents. La preuve, Maëlle et Robin... ils n'étaient pas mariés. Même s'ils étaient évidemment amoureux l'un de l'autre et qu'ils passeraient sans doute leur vie ensembles. C'était beau quand même. Illona trouvait ça adorable un couple qui s'aime autant.

Maëlle d'ailleurs, se tourna vers Robin et donc vers Illona qui continuait de marcher non loin du jeune homme aux cheveux argentés. Elle arborait un sourire, même si elle semblait un peu moins joviale qu'avant. Pourquoi ? Robin aussi avait l'air un peu plus sombre, même si son visage restait toujours souriant et inspirant la bonne humeur. Que leur arrivait-il ? Est ce que c'était cette histoire de nièce qui les avaient perturbés ? Illona se le demanda un bref instant, avant d'écouter Maëlle qui répondait à son amoureux au sujet de la nièce adorable. Sujet qui fit rougir une nouvelle fois Illona.

« On remplacera les nièces par des enfants ! Bon, ils n'auront sûrement pas de jolis cheveux roses, par contre. »

Illona faillit enfouir sa tête à l'intérieur de ses mains, même si dans les faits cette phrase ne veut rien dire. On la re-complimentait. Çà n'était vraiment pas un jour pour sortir... Même si les compliments étaient agréables à entendre, même si la petite fille appréciait qu'on lui dise qu'elle avait de jolis cheveux et qu'elle était une nièce adorable... Toutes ces belles choses qu'on lui disait, ça n'était pas du tout son habitude. Même si elle savait que cela était plus ou moins vrai... Après tout.... Elle avait vraiment les cheveux roses. Et elle trouvait qu'ils étaient jolis elle aussi. Quand au fait qu'elle soit une nièce adorable... Ca n'était pas vraiment ça, cela tenait plus du fait qu'elle aimait les animaux. Aider son oncle pour elle, cela voulait plus dire passer du temps avec les animaux de la boutique. Pouvait-on réellement parler d'aide dans ce cas là ? Elle se le demandait....

« Oh, hm, c'est par là ? Tu crois ? »

Illona tourna sa tête rose en direction de Maëlle, puis ensuite regarda devant eux. Par là vraiment ? Les ruelles n'étaient pas familières à la petite Krystalis... Elle aurait aimé avoir un sens de l'orientation plus accentué. Mais est ce que cela l'aurait vraiment aidé au moins ? Après tout, un sens de l'orientation, c'était la faculté à se souvenir des endroits comme repère, à retrouver son chemin... Là, ils cherchaient Iska. Le sens de l'orientation n'était peut être pas la bonne qualité à avoir... Illona regarda d'abord sur la ruelle qui partait sur sa droite avant de se tourner vers ses deux bienfaiteurs.

Puis elle se tourna sur la gauche et aperçu enfin ce qu'elle cherchait depuis si longtemps. La longue chevelure de son grand frère et sa silhouette chétive qui se déplaçait à assez grande vitesse dans la direction opposée au trio composé d'Illona Krystalis, de Maëlle et de son petit ami, Robin. La vue de son frère provoqua un électochoc chez Illona qui fit trois pas dans sa direction à vitesse assez considérable, puis elle se tourna en catastrophe vers Robin et Maëlle.

« Ah, il est là ! Je dois aller le rejoindre mais... Mais je dois et... ! »

Son air paniqué la fit hésiter un court moment, avant qu'elle ne finisse par prendre sa décision. Iska allait partir sans elle si cela continuait. Oh, elle espérait vivement que....

« Je... Merci beaucoup de m'avoir accompagnée ! Je promet de revenir vous voir au centre ville avec mon frère prochainement ! Merci encore ! Vous êtes... Très gentils ! »

Elle s'inclina bien bas, esquissa un pas pour avancer dans leur direction, mais ne sachant pas comment les saluer une dernière fois, Illona s'inclina une deuxième fois. Elle tourna ensuite sa tête vers Iska qui commençait à disparaître. Il ne faisait que marcher, mais il marchait vite. Elle allait devoir courir.

« Je vous le promet ! On se reverra ! »

Elle leur fit un sourire timide, agita sa petite main dans leur direction avant de commencer à courir vers son grand frère. Elle résista à l'envie de se retourner pour leur faire un signe de la main encore une fois. Elle était vraiment honteuse de partir ainsi, mais ils avaient eu le temps de lui dire également un bel au revoir. Et puis, elle allait les revoir. C'était sur. Une promesse.

La petite humaine accéléra un peu pour rattraper son frère. Quand elle lui raconterait ce qu'elle avait vécu en voulant le rejoindre, il allait avoir du mal à la croire... !



[Si ça ne dérange personne, je clos le poste pour Illona.]
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