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 Go on a ride.{PV Andrew et Raphaël.} [TERMINE]

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Humaine, Villageoise

Féminin Nombre de messages  : 19

Localisation  : Ah, je fais une promenade en dehors de la ville, tu risque de ne pas me trouver.^^'
Emploi/loisirs  : J'aime m'occuper des enfants!-^^-
Humeur  : Plutôt de bonne humeur, car il va neiger bientôt! J'en suis sûre!

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Humaine, Villageoise


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Age: 14 ans. J'en aurais bientôt 15, et...Oh, je ne suis plus une petite fille.^^
Race: Humaine. Et ce...N'est pas mal, si?O_O
Arme / Pouvoir  : Je prend une machette avec moi...Au cas où. Juste au cas où.^^'

MessageSujet: Re: Go on a ride.{PV Andrew et Raphaël.} [TERMINE]   Sam 1 Jan - 3:22

Cindie ne comprenait vraiment pas en quoi c'était mal que d'être optimiste. Voir la vie en rose plutôt qu'en noir, où était le problème? Car problème il y avait bien, si elle en croyait les nombreuses remarques de son père ou de ses amis. La jeune fille aux cheveux roux ne voyait pas pourquoi on l'empêchait de rêver, était-ce si mal que de se coller des ailes imaginaires dans le dos? Cindie savait qu'elle ne serait jamais un majestueux oiseau, qui parcourait l'éther azuré en quelques gracieux battements d'ailes. Elle ne serait jamais le songe qui illuminait un cauchemar resté présent même après le brusque réveil. Et elle l'acceptait, la vie n'était pas entièrement faite d'or, elle le savait. Mais pour autant, elle ne comptait pas se laisser aller et voir chaque chose du mauvais côté. Un peu d'entrain, que diable! Cindie restait persuadée, entre autres, que personne n'était foncièrement mauvais en ce monde. Même la plus abjecte des personnes possédait un bon fond, qui ne demandait qu'à ressortir selon les situations. C'était sûr, quelqu'un dont on avait abusé toute sa vie et dont l'enfance avait été détruite par de trop dures épreuves aurait du mal à voir les choses du bon côté, ce bon côté que voient les personnes ayant eu une vie heureuse et sans soucis, mais à quoi ça servait que de se morfondre dans son malheur? Cindie se rendait compte à quel point se relever pouvait être difficile, mais il fallait essayer de le faire tout de même. S'encourager à voix basse et se relever, sur ces deux jambes coupées qui pouvaient néanmoins encore nous porter. Elle s'en rendait compte, parce que, certains des enfants que sa mère gardait étaient tristes. Leurs parents se disputaient, se criaient dessus, ou bien la mère ou le père était seul, endeuillé d'une mort ou d'un départ. Cindie avait la chance d'avoir encore ses deux parents et son petit frère, chance que certains n'avaient pas eu, suite à la Guerre Civile par exemple, qui avait fait de nombreux morts. Mais aussi les maladies, la misère, et toutes ces choses qui nous pousse plus vite dans la tombe. C'était dur de consoler un enfant qui pleurait, et c'était horrible quand il pleurait, car on avait la sensation d'être inutile, profondément inutile. Chaque fois qu'elle avait chez elle un de ces enfants, Cindie ne pouvait s'empêcher de se mettre en colère contre ses parents, car c'était d'eux qu'ils avaient besoin. Mais elle se calmait vite, se rendant compte qu'une femme qui avait perdu son mari sur le champ de bataille avait besoin de temps pour s'en remettre, pour se reconstruire, ce qu'elle n'arrivait pas toujours à faire. Qu'on perde un ami, un frère, un soeur, un père, une mère, c'était horrible. Cindie rêvait souvent d'un monde où ils pourraient tous se retrouver après la mort, qui les frapperait forcément, et où ils pourraient rire de tous les malheurs qui leur étaient arrivés. Comme ça, Anaë et Feosy pourraient retrouver leur père qui leur manquait tant.

C'était beau, de se dire que la mort n'était qu'une séparation temporaire, non? On ne pouvait pas surmonter le deuil en se disant qu'on ne reverrait jamais la personne regrettée, c'était impossible. Cindie n'avait perdu personne de laquelle elle était vraiment proche. Elle avait de la chance, oui, on lui disait souvent. Ceux qui avaient perdu toute leur famille l'aurait regardée d'un œil envieux, et auraient été méchants avec elle. Mais si c'était arrivé, elle n'en aurait pas voulu à ces personnes, oh non! Elle se sentait un peu coupable d'être heureuse alors que d'autres ne l'étaient pas. De n'avoir eu personne à enterrer à part son oncle. C'était injuste, quand on voyait les orphelins qui avaient tout perdus. Parfois, la demoiselle Damalis tentait de se mettre à leur place; Et elle n'y arrivait pas. Comprendre ceux qui se trouvaient dans la plus grande restriction matérielle, oui, elle y parvenait, ayant elle-même été des années et des années dans une situation économique pire que précaire. Mais ceux qui n'avaient plus de famille...Elle n'y arrivait pas. Non, elle n'y arrivait pas. Et si pour y arriver elle devait perdre à son tour sa famille, alors...Alors elle préférait ne jamais comprendre.

Et se donna une gifle mentale pour avoir osé penser une chose pareille. C'était trop triste d'être heureux alors que nos voisins enterraient quelqu'un. Cindie n'aimait pas ça du tout. Elle s'en sentait coupable de vivre et de rire. De respirer.

"Oui, je pense que tu dois avoir raison... Je vais essayer d'être plus fier de mon rêve, maintenant. Et je suis persuadé que tu ferras une excellente gardienne d'enfants! Il suffit de voir le soin avec lequel tu t'occupe de ton petit frère. Il a l'air vraiment très heureux."

Cindie lui sourit. Même si notre rêve était démesuré, il fallait en être fier. Qu'importe s'il paraissait ridicule et impossible? C'était le nôtre! On ne le réussirait pas si l'on en avait honte, et si on se cachait pour se mettre à l'œuvre. Cindie n'avait pas de grandes ambitions, aussi était-ce plus simple pour elle d'y croire, sans doute. Mais après? Elle était une jeune fille franchement positive. Tant qu'on y mettait du sien, on avait une chance de parvenir aux résultats escomptés, telle était sa façon de penser. Cindie espérait bien que son frère serait heureux dans l'avenir, et même qu'il l'était maintenant. Parce que, elle ne supporterait pas qu'il soit triste! C'était son frère, son petit frère, et qu'il construire une vie qui lui plaise serait sa plus belle récompense. La plus belle récompense d'une soeur...C'est voir son petit frère chéri heureux. Cindie n'avait peut-être pas un avenir brillant devant elle, mais elle rendrait tous ceux qui l'entouraient heureux, elle le promettait.

Ils avaient été tellement déçus, ses grands-parents, quand ils avaient appris que sa mère attendait un bébé. A seize ans. Alors qu'elle avait toute sa vie devant elle, elle s'alourdissait d'un poids qu'elle n'aurait du porter que dans des années. Ce poids, c'était elle, songea-t-elle. La petite fille qui était arrivée trop tôt, mais qu'on avait néanmoins accueillie les bras ouverts. Elle se demanda, c'était stupide mais elle ne pouvait s'en empêcher, si Andrew et Raphaël étaient arrivés trop tôt eux aussi. Elle ne pensait pas, sans trop savoir pourquoi. Elle aurait bien voulu rencontrer leurs parents. Ils devaient être gentils. Puisque Andrew et Raphaël étaient gentils, ils devaient ressembler à leurs enfants, non? Ils devaient faire la fierté de leurs parents, ces deux jeunes hommes assis à ses côtés. Parce que, honnêtement, Cindie ne voyait pas de quoi ils auraient pu se plaindre! Ils étaient sympathiques. Et gentils. Écoutant le jeune homme aux yeux vairons parler, elle déporta son regard sur les branches qui s'agitaient au gré de la légère brise. Il faisait beau; Elle adorait le soleil.

« Je t'en prie, ce n'est rien. Simplement, je n'en ai pas de particulier. Je reprendrais l'entreprise de mes parents, mais je considère plus ça comme un fait avéré que comme un rêve, si ça répond à ta question. »

Oh, alors il n'avait pas de rêve à proprement parler? Eh bien, s'il trouvait ça bien de reprendre l'entreprise de ses parents, c'était très bien, de toute façon! Se dit-elle en ne quittant pas son immense sourire. Elle aussi, elle ferait comme sa mère, même si c'était, elle devait l'avouer, complètement différent. Jetant un dernier regard à Jean, qui ne se réveillait toujours pas -heureusement-, elle éleva à son tour la voix:

« C'est bien, tout le monde ici a un projet d'avenir, alors! Si on a de la chance, on pourra revenir ici dans dix ans et se féliciter d'avoir réussi! »

Et? Aux yeux de Cindie, c'était tout à fait possible. Elle voulait rester en contact avec eux, mais si elle ne le pouvait pas, s'arrangerait pour les retrouver dans de nombreuses années et s'enquérir de leur situation. Même si, honnêtement, elle préférerait mille fois voir leurs rêves se réaliser à leurs côtés. Quoiqu'il en soit, Cindie n'oublierait pas cette discussion. Raphaël et Andrew étaient des garçons merveilleux! Et même s'ils ne pouvaient plus se revoir, ils auraient toujours une place dans son cœur.

[Et comme d'habitude, avec Cindie, j'ai écris que de la m****rde!XD]

_________________


******

Ce matin j'imagine un dessin sans nuages,
Avec quelques couleurs comme vient mon pinceau.
Du bleu, du rouge je me sens sage comme une image,
Avec quelques maisons et quelques animaux.

Ce matin j'imagine un pays sans nuages,
Où tous les perroquets ne vivent plus en cage,
Des jaunes, des verts, je fais ce qui me plait,
Car c'est comme ça que j'imagine un monde parfait.

Ce matin j'imagine un dessin sans étoile
De toute les couleurs un dessin sans contour
Quand ça m' plait plus j'efface tout et je recommence
Avec d'autres maisons et d'autres animaux

Le bleu du ciel, un peu de sucre, un peu de sel,
Et ce soir je m'endors au pays des merveilles!


******

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MessageSujet: Re: Go on a ride.{PV Andrew et Raphaël.} [TERMINE]   Dim 2 Jan - 8:12

Raphaël savait qu'il avait quelques qualités dans la vie. Mais il était tout simplement trop pessimiste ou trop habitué à se voir comme quelqu'un d'incapable qu'il n'arrivait pas à tirer le potentiel maximal de ses divers atouts.

Et pourtant, Dieu savait que le jeune artisan était conscient des rares bienfaits que la nature lui avait accordé. Par exemple, il avait très tôt réalisé que son éducation scolaire n'allait jamais pouvoir se faire en totalité. Son Pére déja, était dans un cas similaire. Mais Zane Kaïris avait eu la chance de pouvoir malgré tout faire marcher un commerce, et entretenir sa famille avec des revenus stables. Même si Raphaël savait très bien qu'il y'avait de nombreux villageois, comme Andrew par exemple, qui vivaient dans un confort et un luxe bien plus élevés que ses propres conditions de vie, il n'arrivait plus à imaginer sa vie autrement. Dans d'autres conditions sociales. Comprenez par là que, même si le jeune garçon nourrissait le rêve, que par ailleurs il trouve complétement absurde mais qu'il veut tout de même réaliser d'où la notion de rêve, de construire un appareil qui révolutionnerait l'industrie. Quelque chose qui permettrait à l'homme de s'élever un peu plus haut dans la chaîne d'évolution. Encore une fois, il était totalement persuadé que les attributs magiques ne serait d'aucune utilité à l'humanité dans l'objectif d'évolution supérieure. Il ne prétendait vraiment pas être un spécialiste, mais considérait la magie, pourtant d'origine totalement naturelle, comme quelque chose dont il fallait mieux se défaire. Les Esprits avaient eu la chance, où la malchance de son propre point de vue, d'être doté de la capacité à pratiquer les arts de sorcellerie. Lui, il n'en voulait pas, et dailleurs il n'en voudrait jamais. Il était humain, et selon toutes vraisemblances, les humains ne seront jamais en mesure d'utiliser des pouvoirs comme ceux des Esprits. Sinon, ils auraient déja les ailes qui vont avec. Car les Esprits avaient des ailes. L'homme n'avait rien de tout cela. C'était aussi pour ces raisons que le jeune artisan avait peur de la race aux yeux vides. Ils étaient... Littéralement des monstres. Des êtres humains avec des yeux vides et des ailes dans le dos, rien que l'idée le faisait frissoner. Il avait assez souvent tenté d'imaginer ce que le monde deviendrait, si il était entiérement peuplé des Esprits. Il n'osait pas aller plus loin que sa premiére vision, d'un monde totalement déchiré, peuplé de créatures fainéantes et se reposant uniquement sur leurs dons naturels pour s'octroyer un style de vie plus confortable que jamais. Raphaël n'avait rien contre l'idée d'un confort plus abouti, loin de là, mais il n'arrivait tout simplement pas à attribuer le mérite de la création de ce fameux confort à la nature. La nature les avaient conçus ainsi, c'était à eux de tenter de prendre leur propre envol. Pas à se reposer dans les jupons de sa mére. Raphaël trouvait cela assez honteux dailleurs, de totalement croire en ses attributs de naissance, sans jamais exploiter ses propres forces pour tenter de concrétiser autre chose. Dans cette optique, le jeune homme n'avait pas réellement une bonne opinion de la Noblesse en règle générale. Enfin, en règle générale peut signifier beaucoup comme peu de choses. Disons simplement qu'il n'arrivait pas à supporter les gens qui prenaient totalement appui sur la fortune de leurs parents pour ensuite construire leur propre vie par dessus, sans chercher à s'élever plus haut par leurs propres moyens. Dans un sens, c'était étrange. Lui qui était toujours en train de s'estimer bien plus bas qu'il ne l'était en réalité, n'arrivait pas à s'imaginer vivre sans faire preuve de ses propres qualités. Oui, c'était assez étrange, surtout dans le sens où, pour vivre, il ne s'appuyait pas sur la vie de ses parents, mais sur ses dons à lui. La nature avait été assez généreuse pour ne pas faire de lui un total raté. Il avait du talent, ne serait-ce que pour courir en ligne droite à une vitesse plutôt impressionante et pour concevoir des engins divers et variés. Oui, ça il savait qu'il savait le faire. C'était pour ça qu'il avait d'ores et déja préféré stopper ses études, qui finalement ne l'améneraient à rien, pour commencer à travailler le plus tôt possible, et donc à se préparer à effectuer un parcours similaire à celui de son pére.


Vivre seul, même si il reçevait assez souvent de la visite de la part de sa famille proche et de certains clients, et encore des rares amis qu'il avait dans sa vie, était tout de même quelque chose de difficile, il en avait conscience. Mais au final, il ne trouvait pas cela bien terrible. Ce n'était pas comme si cela différait totalement de sa vie avant de s'installer dans l'atelier. Avant tout ça, il était constamment tout seul, vivait dans son coin sans jamais réellement parler aux autres personnes. Il n'avait jamais eu vraiment d'amis, avant de partir de la scolarité pour vivre seul dans l'atelier. Mais maintenant, il lui semblait qu'il s'en était fait! Cindie était tellement gentille, et visiblement Andrew ne semblait pas dérangé à l'idée qu'ils puissent avoir un semblant de relation amicale. Ce dernier répondit dailleurs à la question que Raphaël avait posé précédemment.


« Je t'en prie, ce n'est rien. Simplement, je n'en ai pas de particulier. Je reprendrais l'entreprise de mes parents, mais je considère plus ça comme un fait avéré que comme un rêve, si ça répond à ta question. »

Ah? Raphaël trouvait cela un peu triste comme réponse tout de même. Andrew avait bien une sorte de rêve, mais il considérait ça comme un fait avéré... C'était une réponse un peu déprimante. Dans le même style que Raphaël n'appréciait pas en réalité. Il n'aurait pas trop pensé qu'Andrew était le genre de personne à entiérement se reposer sur ses parents pour faire sa vie. Mais reprendre la boutique de ses parents... Ou l'entreprise, puisque visiblement il s'agissait de quelque chose de véritablement grand, Raphaël trouvait cela un peu déméritant. En tout cas, ça n'était pas très mélioratif dans son esprit. Mais il ne niait pas du tout que cela pouvait très bien être une bonne chose. Lui même aurait vraiment aimé pouvoir reprendre la boutique de ses parents. Enfin, il serait plus juste de dire qu'il s'agissait de la boutique de son pére, vut que sa maman s'occuppait de la maison. Elle était mére au foyer en quelques sortes. Pour la seule à avoir eu une éducation complète, c'était un rien ingrat, mais il fallait bien cela pour aider son mari à conserver leur situation.


« C'est bien, tout le monde ici a un projet d'avenir, alors! Si on a de la chance, on pourra revenir ici dans dix ans et se féliciter d'avoir réussi! »

Raphaël eu un haussement de sourcils après les dires de Cindie. Revenir dans dix ans? N'aimait-elle donc pas leur compagnie dans l'êtat actuel des choses? Ca n'était pas parce que Raphaël travaillait et que Andrew était riche qu'ils ne pourraient se revoir que d'ici une décénnie. Pour le jeune artisan cela faisait beaucoup. Beaucoup de temps. Seul, par déduction. Et il n'était pas sûr de parvenir à réaliser son rêve tout seul.

"Ah... fit-il d'une voix quelque peu déçue, regardant la jolie Cindie. Dans dix ans? Ce n'est pas un peu... Euh, beaucoup? Je veux dire... Enfin, tout de même...!"

Ne sachant pas trop comment expliquer son idée, le jeune Raphaël enfouit une nouvelle fois sa tête le plus près possible du tronc de son corps, faisant totalement disparaître le cou de son anatomie apparente.


"Je pensais simplement que... Nous pourrions nous revoir un peu plus tôt, en réalité."



[Ouais, Raphaël est un peu c*n, z"aviez pas remarqué?XD]
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MessageSujet: Re: Go on a ride.{PV Andrew et Raphaël.} [TERMINE]   Mer 26 Jan - 16:08

Andrew n'aimait pas perdre son temps. C'était même, à vrai dire, l'une des choses qu'il abhorrait le plus en ce monde, avec les moqueries à son encore et quelques autres choses qu'il n'aurait su citer nommément, mais dont il connaissait l'existence malgré tout. Faire des choses inutiles au demeurant, n'ayant pour seule et unique visée que de faire 'passer le temps' ne l'intéressait pas. Et de son avis, n'aurait théoriquement dû intéresser personne, pas le moindre pauvre hère de cette terre. Il conserva sur son visage cette expression affable qu'il arborait en quasi permanence, lisse et avenante. Ici et maintenant, était-il en train de perdre son temps, justement? D'un point de vue totalement objectif, oui. Le pire étant qu'il le savait parfaitement. Pas qu'il fut capable de dire de quoi l'avenir serait fait avec précision; toutefois, les évènements se succédaient dans une suite logique, rarement coupée d'imprévus eux-mêmes généralement insignifiants sur le long terme, qu'il était possible de prévoir. Et ce, quoiqu'on puisse en dire. Ce n'était pas particulièrement fiable, certes, il ne le niait pas, et nous n'étions jamais à l'abri d'une erreur. Mais il fallait tout de même rester réaliste, et reconnaître que l'adage 'comme fait son lit on se couche' n'existait pas pour rien. En effet, il était facile, pour n'importe qui ou presque, de pouvoir, dès que ses idées s'étaient éclaircies au matin, dire ce qu'il comptait faire, à quelle heure, dans quel lieu, avec qui, et accessoirement parfois, pourquoi. C'était selon un principe similaire qu'il résonnait ici, et qu'il était amené à la conclusion que, définitivement, il n'aurait pas dû être là. C'était divertissant de parler, aussi ne partait-il pas, en dépit de tout bon sens et des injonctions, très claires, de son sens implacable de la logique, lui criant que même une conversation avec son frère ou ses parents l'aurait plus aidé, dans la vie. Soit. Il ne niait pas la véracité de ces propos... Et il n'avait pas pensé, il le concédait, croiser des gens en passant par un sentier aussi perdu et calme. Pas plus qu'il n'avait songé rester bien longtemps en compagnie des deux jeunes gens en premier lieu. Mais les choses étaient ce qu'elles étaient et, pour une fois dans sa vie, il acceptait de perdre un peu de son temps. C'est fou, se dit-il alors en jetant un regard à la dérobée à Raphaël, ce qu'ils auraient dû lui être reconnaissants de leur accorder quelques minutes de sa présence. Enfin, il n'était pas encore suffisamment imbu de sa propre personne pour exiger des remerciements pour être là, merci, il ne s'en portait que mieux... Le contraire lui aurait semblé un peu pathétique, d'une certaine manière. Et lui ne l'était jamais, cela allait sans dire. Et pourquoi jugeait-il qu'il n'employait pas cette partie de sa journée à bon escient? Parce qu'à moins de devenir, sous il ne savait trop quelle improbable impulsion, le meilleur ami du jeune homme aux yeux perturbants et de la rouquine, d'aller les voir au moins trois fois par semaine, de leur faire part de ses pensées autres que celles qu'il affichait au vu de tous, qu'ils deviennent ceux vers qui il se tournerait en cas de problème eh bien, non, on ne pouvait pas dire que leur adresser la parole lui apporte grand chose. Et comme tout ceci restait encore moins qu'inenvisageable, la question de se posait pas. Il posa cette fois-ci son regard gris bleu sur la demoiselle Damalis, se disant qu'elle au moins, en promenant son frère, faisait quelque chose d'à peu près, s'il n'était pas bien exigeant, constructif. Ce n'était pas ce qu'on pouvait qualifier d'indéniable, dans la mesure où ledit enfant aurait tout aussi bien dormi dans un lit, mais le brun ne désirait pas entrer dans de si menus détails. L'autre jeune homme courait, jusqu'à il y avait encore peu de temps. Gageons que cela lui permettait de se maintenir en bonne santé, et que donc, cette occupation, quelque part, détenait une sorte de vague utilité. Toujours était-il qu'à présent il ne courait plus..., enfin, ce n'était pas ses affaires. Lorsque le cadet des Deslura marchait seul, sur le sentier, ce n'avait pas été un 'passe-temps'. Le silence lui avait réellement fait du bien, l'éloignement provisoire des bâtiments lui avait aéré les idées. Mais s'asseoir et parler... Il arrivait qu'il ne se comprenne pas lui-même. Il savait pertinemment que, le lendemain ou dans peut-être deux jours, il courrait après la moindre seconde pour être en mesure de boucler une longue production écrite, dont il n'avait pas encore pris connaissance du sujet, mais qu'il devinait assez intéressant pour le garder éveillé suffisamment longtemps pour la terminer -ce qui signifiait souvent deux ou trois heures du matin, pour se lever tôt le jour qui suivait; ce n'était certes pas l'idéal, mais il n'y pouvait malheureusement pas grand-chose et il tirait de toute façon une certaine fierté de cette assiduité. Et pourtant, au lieu de s'y mettre, il restait là, à parler avec des imbéciles, c'était...

Il regretta presque aussitôt sa pensée. Ces gens n'étaient pas méchants, et 'imbécile' n'était pas le mot qu'il aurait employé à leur égard, vraiment. Ils n'étaient pas stupides, mais..., oh, tant pis. Il voyait ce qu'il voulait dire. Il savait que jamais ces mots n'auraient franchi la barrière de ses lèvres, se cantonnant à leur état stagnant de pensée sans importance. Ni Cindie, ni Raphaël ne l'auraient su. Et puis, puisqu'il l'avait songé sans vraiment le penser, il n'y avait pas de souci. Il s'amusa un instant de cette manière qu'il avait de s'agacer et se contredire seul quand personne n'était présent pour le faire à sa place, jusqu'à ce que la jeune fille aux yeux bleus reprenne la parole, toujours aussi enthousiaste, et dont la bonne humeur semblait intarissable. Chose aussi étonnante qu'agaçante, d'une certaine façon, sans être pour autant désagréable non plus:

« C'est bien, tout le monde ici a un projet d'avenir, alors! Si on a de la chance, on pourra revenir ici dans dix ans et se féliciter d'avoir réussi! »

Qu'il ne montrât alors pas sa perplexité quant à ce fait ne signifiait pas qu'il n'en ressentît pas. Ses deux nouveaux 'amis' avaient l'air du genre sentimental. Grand bien leur en fasse. Mais de son côté, il lui aurait paru étrange presque, que de les recroiser un jour. A moins de l'avoir prévu, mais ç'aurait été encore plus improbable, lui sembla-t-il sur l'instant. Première incohérence, donc. La deuxième étant que, comme il s'en était déjà fait la remarque, le succès de Raphaël avait l'air d'être bien compromis par la nature même du caractère de ce dernier. Un projet d'avenir? Ce n'était qu'une chimère. Confondre les deux n'avait jamais rien donné de bon ou, tout du moins, ne l'avait jamais fait lorsque l'on était pas charismatique, avec une volonté de fer et les connaissances, les moyens nécessaires. Sautiller sur place en criant que, quand on 'serait plus grand', on allait toucher les étoiles juste comme ça, c'était stupide. Une perte de temps, comme il se le disait. Il fallait pouvoir monter en haut d'une montagne pour y prétendre, et persuader plus que convaincre les gens qu'on en était parfaitement capable. Or, Andrew ne se sentait pas le courage de casser les rêves de quelqu'un. Qui ne lui feraient sans doute pas rater sa vie, par ailleurs, s'il se fixait des buts accessibles au fur et à mesure de son avancée. Il ne les détestait pas, ces deux personnes. Elles lui étaient..., il ne savait pas vraiment, impossible de juger après si peu de temps. Raphaël s'était attiré une once de pitié, peut-être. Vaguement. Il était clair à ses yeux qu'ils ne pourraient s'entendre. Même chose pour Cindie: ils ne venaient pas du même monde et il ne se sentait pas l'âme d'en changer ou de tenter de construire un pont entre les deux. Ce n'était pas non plus un gouffre, il ne fallait rien exagérer: ç'aurait sans doute été possible. Mais il n'en avait juste ni le temps, ni l'envie. A quoi cela aurait-il bien pu servir, d'ailleurs? A rien. Encore une fois, une pure perte de temps...

"Ah... Dans dix ans? Ce n'est pas un peu... Euh, beaucoup? Je veux dire... Enfin, tout de même...!"

Andrew fronça les sourcils, ne comprenant pas ce qu'il entendait par là. Dans sa causticité coutumière, il aurait voulu lui dire que terminer ses phrases sans bafouiller, si c'était en option, serait assez utile pour leur compréhension, et que réfléchir à ses phrases avant de les dire pourrait aussi aider. Amen et merci. Il ne le fit pas néanmoins, se contentant de le fixer -en prenant soin cependant de ne pas croiser son regard bicolore, dépareillé- d'un air inquisiteur. Eh bien quoi? Tout de même quoi? Beaucoup quoi? A voir la mine dépitée de Raphaël, il était en droit de se poser des questions... Il attendit donc qu'il précise sa pensée, sans quoi il se serait trouvé bien en peine de répondre quoi que ce fut à cette amorce de phrase. Il n'eut pas à attendre longtemps:

"Je pensais simplement que... Nous pourrions nous revoir un peu plus tôt, en réalité."

Le jeune homme ouvrit de grands yeux ronds suite à cette déclaration. Pas que cela fut véritablement étonnant, dans les faits, mais... Lui qui était un inconditionnel adepte de l'ironie et autres 'façon de parler', pour ainsi dire, avait de suite compris. Ce n'était pas que Cindie ne voulait les revoir uniquement dans dix ans, mais plutôt qu'elle leur souhaitait à tous trois d'avoir réussi dans dix ans. C'était tout du moins la manière dont il avait compris ses paroles... Et il ne pensait pas s'être trompé. Tout comme, lorsque quelqu'un demande combien font trois fois trois, et qu'une tierce personne répond six, vous ne doutez pas pour autant que la réponse n'est nulle autre que neuf. Prendre sa phrase au pied de la lettre, au sens propre du terme, et... Les lèvres d'Andrew s'étirèrent sensiblement. Il aurait mille fois préféré laisser Cindie répondre à cela tellement il ne savait que dire. Il aurait mille fois préféré même, laisser un silence gêné s'installer entre eux. Il aurait préféré n'importe quoi d'autre, mais il se mit à rire. Il fallait bien que cela arrive; il avait réussi à s'en empêcher un peu plus tôt, on ne pouvait rencontrer que des succès dans sa vie. Majoritairement, oui. Uniquement, non. Ce n'était pas comme s'il s'était mis à rire fort et de manière manquant cruellement d'élégance; jamais il n'aurait fait une chose pareille. Mais toujours était-il qu'il avait toutes les peines du monde à s'arrêter.

De toute façon, il se dédiait de toute responsabilité! Ce n'était pas de sa faute si son interlocuteur était stupide!

« Veuillez m'excuser, Raphaël, dit-il, la voix coupée de légers éclats de rire, et repassant au vouvoiement sans y prendre garde, ce n'est pas pour me moquer, vraiment... C'est juste que... »

Il marqua une courte pause, tentant vaille que vaille de récupérer un semblant de constance. Il n'aurait pas dû rire. Dans d'autres circonstances, cela n'arrivait jamais. Mais il était bon de préciser qu'il fréquentait des personnes cultivées suivant les mêmes cours que lui, ou des personnes mondaines sachant éluder une question dérangeante avec beaucoup de tact et de discrétion. Il n'était tout simplement pas confronté à ce genre de situations d'ordinaire. L'explication était aussi simple que cela. Une fois que son hilarité fut plus ou moins tarie, quoiqu'un étrange sourire subsistât sur son faciès, il reprit:

« Je ne pense pas que c'était ce que mademoiselle Damalis voulait dire... Je vous prie de m'excuser. »

Son ton de voix, à mi chemin entre la perplexité et la moquerie, aurait démentit ses paroles pour quelqu'un d'averti, le connaissant. Pas pour eux. Et il s'en félicita. Oh, ce n'était pas vraiment méchant, pas vrai...?



[HS: Plus je rp avec Andrew, moi, et plus il devient méchant et moqueur... J'ai relu un de ses vieux rp pour voir, eh bah il était déjà pas très sympa avant, mais si je continue comme ça, je vais péter les scores...X'D
Mais bon, avec un peu de chance, vous allez vous habituer à ce qu'il se foute de la gueule des gens en permanence... Moi je dis, à force de dire des trucs qu'il trouve ridicules, c'était évident qu'il allait finir par rire. ==v]
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MessageSujet: Re: Go on a ride.{PV Andrew et Raphaël.} [TERMINE]   Mar 1 Mar - 21:32

Cindie se demandait ce que ça pouvait bien faire, d'être une fleur, tiens. Pas que ses pensées s'étaient à ce point égarées, mais juste parce que ses grands yeux bleus s'étaient par hasard posés sur une jolie fleur rouge à la belle tige verte qui s'agitait doucement au gré du vent. Ça devait être agréable, de se laisser porter par la brise, non? De n'avoir strictement rien d'autre à faire que subir cet engourdissement et rêver tout en se balançant tranquillement, se refermant le soir pour se rouvrir une fois les premiers rayons du soleil venu caresser nos pétales recroquevillés. Est-ce qu'une fleur avait une âme? Cindie se rendait compte à quel point ses divagations pouvaient sembler étranges. Si Andrew et Raphaël avaient pu, par un étrange procédé, entendre ses pensées, alors sûrement l'auraient-ils fixée, interloqués, et peut-être passablement effrayés. Mais elle n'y pouvait rien, elle était ainsi depuis qu'elle était toute jeune. Avant, ses parents n'avaient vraiment pas beaucoup d'argent, ils étaient pauvres. La petite fille qu'elle était avait rarement droit à des jouets, et devait se trouver des occupations qui ne coûtaient pas le plus petit centime. Alors observer une coccinelle venue se poser sur le rebord de la fenêtre par laquelle elle contemplait la rue, compter les points noirs sur ses ailes et se poser la question de pourquoi en avait-elle était quelque chose qu'elle avait souvent fait. Évidemment, ses interrogations ne s'étaient pas toujours portées sur les coccinelles et les petits points noirs qu'elles portaient sur leur dos. Pourquoi les rues sont droites, pourquoi les oiseaux peuvent voler et pas les humains, pourquoi les Esprits avaient des ailes, si eux n'en avaient pas? Peut-être qu'ils étaient une espèce d'oiseaux? Des questions à la tonalité enfantine, qu'elle avait parfois posées à ses parents, puis qu'elle avait ensuite gardées secrètes, voyons bien que sa mère et son père n'étaient pas en mesure d'y répondre. Lorsqu'elle était une petite fille, sa mère était encore une jeune fille, toute jeunette, qui n'avait pas l'air d'en savoir plus sur le monde qu'elle. Les réponses qu'elle lui avait donné, parfois, avaient l'aspect de celles d'un enfant. Cindie ne savait pas si elle lui avait répondu de la sorte alors pour se mettre à son niveau de petite fille, ou bien s'il s'agissait là de ce qu'elle pensait véritablement. Elle n'ignorait pas que sa mère était bien naïve, et loin de posséder l'intelligence des plus grands. Mais la critiquer; c'eut été se critiquer elle-même, et elle adorait cette touchante naïveté dont faisait preuve celle qui l'avait mise au monde. Même si ce n'était pas du goût de tout le monde, c'était plus agréable que quelqu'un nous répondant de façon brève et précise, impersonnelle.

Mais enfin. Pour en revenir à son interrogation, les fleurs...Se rendaient-elles compte de ce qui se passait autour d'elles? Si c'était le cas, alors elles devaient vraiment souffrir de voir leurs congénères cueillies, et mêle d'être cueillies elles-mêmes! C'est sur cette très intelligente conclusion et la promesse de la jeune fille de ne plus jamais cueillir de fleurs que Raphaël haussa la voix, s'attirant un regard interloqué de la part de la petite rousse. Euh...? Oh! Il avait prit sa réplique au pied de la lettre! Cindie afficha un petit sourire compréhensif. Elle savait bien, pour avoir déjà commit l'erreur, que c'était tout sauf drôle. Après tout, on ne pouvait pas tout comprendre du premier coup, et quand on parlait plus vite qu'on ne pensait, ça pouvait nous mettre dans de biens embarrassantes situations! La jeune Damalis allait donc répliquer quelque chose pour Raphaël, comme le fait que ce n'était pas cela qu'elle voulait dire mais que ce n'était pas du tout grave d'avoir fait la confusion, quand le rire d'Andrew coupa court à toute tentative de ce genre. Penchant légèrement sa tête sur le côté, elle fixa le jeune homme aux cheveux foncés d'un air étonné. Oh non...

Cindie ne savait pas quoi faire, maintenant. D'un côté, elle ne pouvait pas blâmer Andrew de rire, ma situation étant cocasse dans un sens, mais cela allait embarrasser Raphaël, et ce n'était pas très respectueux. Mais comme le rire ne se contrôle pas, aussi..Mince. Passant son regard de Raphaël à Andrew, elle fut soulagée lorsqu'Andrew s'excusa auprès de lui, mais la gêne restait toujours présente. Elle se sentait coupable pour rien, ça lui arrivait souvent. Et en l'occurrence, elle se sentait coupable d'avoir prononcé la phrase qui avait amené Raphaël à faire cette erreur. Stupide, hein? C'est ce qu'elle pensait aussi, c'est pourquoi elle se força à arborer un nouveau sourire, histoire de ne pas avoir l'air complètement idiote. Ce n'était pas si grave, au fond. Le jeune homme aux yeux vairons avait tout simplement mal interprété ses paroles, et Andrew avait réagit face au cocasse de la situation, il n'y avait aucune méchanceté dans cette réaction...Tout allait pour le mieux.

« Je ne pense pas que c'était ce que mademoiselle Damalis voulait dire... Je vous prie de m'excuser. »

A ces mots, Cindie s'empressa de hocher la tête pour approuver les dires d'Andrew. En effet, ce n'était pas exactement ce qu'elle avait voulu dire. Andrew s'était excusé une nouvelle fois, et Cindie espérait que Raphaël lui pardonnerait cet importun éclat de rire. Ça n'avait assurément pas été volontaire, lui en tenir rigueur n'aurait pas été juste. Prenant discrètement une petite bouffée d'air, la demoiselle aux yeux bleus se pencha légèrement en avant afin de pouvoir mieux voir son ami aux yeux dépareillés.

« Ce n'est pas exactement ce que je voulais dire, oui, mais ce n'est pas grave. Ça m'est déjà arrivé, ce genre d'erreur, et je sais que c'est désagréable. »

Ça, pour être désagréable...Cindie pensait que n'importe quelle situation dans laquelle les autres riaient de vous, même involontairement, ne pouvait décemment pas être agréable. Enfin! Elle n'allait pas laisser Raphaël se sentir mal, c'était certain. Aussi reprit-elle, sur ce ton de voix enjoué qui la caractérisait d'ordinaire:

« Mais bon! Évidemment que je compte vous revoir avant. Dix ans, c'est trop long. Et puis vous êtes vraiment sympathiques, alors je n'ai pas envie de vous perdre de vue. »

[Là, vous pouvez me flageller, c'est trop nul. Mais zéro inspi. Ca ira mieux demain!XD~]

_________________


******

Ce matin j'imagine un dessin sans nuages,
Avec quelques couleurs comme vient mon pinceau.
Du bleu, du rouge je me sens sage comme une image,
Avec quelques maisons et quelques animaux.

Ce matin j'imagine un pays sans nuages,
Où tous les perroquets ne vivent plus en cage,
Des jaunes, des verts, je fais ce qui me plait,
Car c'est comme ça que j'imagine un monde parfait.

Ce matin j'imagine un dessin sans étoile
De toute les couleurs un dessin sans contour
Quand ça m' plait plus j'efface tout et je recommence
Avec d'autres maisons et d'autres animaux

Le bleu du ciel, un peu de sucre, un peu de sel,
Et ce soir je m'endors au pays des merveilles!


******

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MessageSujet: Re: Go on a ride.{PV Andrew et Raphaël.} [TERMINE]   Mar 1 Mar - 22:52

La première pensée de Raphaël fut de tout simplement partir en courant et en pleurant. Il avait commit une erreur, il le savait l’avait remarqué légèrement avant qu’on ne le lui dise en toutes lettres, mais très sincèrement si il avait dit cela, c’était parce qu’il avait eu peur que cela soit une vérité absolue. Parce qu’il avait eu peur que vraiment, Cindie ne veuille le revoir que dans dix ans. Et en toute honnêteté, et bien cela ne l’aurait pas du tout étonné. Ca l’aurait rendu très triste, aucun doute là-dessus, mais cela ne l’aurait pas étonné pour autant, parce que ça se passait toujours comme ça pour lui. Il croisait des gens, au début tout va bien, au début tout est super sympa, il pense enfin avoir trouvé un groupe d’amis gentils avec lui… Et finalement tout s’écroule, il devient le pestiféré, le souffre douleur attitré des divers groupes auxquels il s’était risqué à appartenir, et plus d’une fois des gens de son âge lui avaient dit qu’il ne le reverrait pas avant au moins une dizaine d’années parce qu’il était « trop un looser ». Enfin, l’idée était plus où moins la même selon la personne, le discours pouvait changer de forme, mais le fond restait toujours le même : on avait presque honte d’être son ami tant sa réputation était… Minable en fait. Cela le faisait repenser à ses années scolaires ça tiens. Il se souvenait encore de ces années, il ne risquait pas de les oublier. Ce n’était pas pour rien qu’il avait pris la décision de stopper ses études après tout. Il l’envisageait depuis qu’il les avaient commencés en fait. Parce qu’il se sentait mal dans un groupe de gens du même âge que lui. Parce qu’il se sentait mal et qu’il était frêle physiquement et mentalement. Parce que tout le monde l’avait bien compris, et que donc il était devenu le bouc émissaire numéro un de la classe. Il n’y avait eu qu’une seule personne qui avait été assez gentille pour venir lui prêter main forte dans son combat contre la dure vie qu’il menait, et cette personne c’était Nathalie, sa « grande sœur » comme il aimait l’appeler autrefois. Elle, il savait qu’elle ne l’aurait jamais laissé tomber. Il savait qu’elle ne lui aurait jamais dit quelque chose comme ses autres ‘amis’ avaient put lui dire. Elle, elle était vraiment la seule personne sur laquelle Raphaël aurait pût compter. Mais il avait fallut qu’elle meure. Sans elle, pouvait t-il réellement poursuivre les études scolaires ? Maintenant que sa protectrice de toujours était décédée, est ce qu’il pouvait décemment continuer, à se débrouiller tout seul, dans un environnement qui n’était pas le sien ? Non, il en était incapable. Il était trop faible et trop craintif pour cela. En voyant les riches gens comme Andrew de toutes manières, cela achevait de le convaincre que, peu importe les études qu’il pouvait faire, jamais il n’aurait une vie aussi paradisiaque que si il avait été né et élevé dans une riche famille. Tout ce qu’il pouvait faire c’était gagner son pain à la sueur de son front, à la force de sa créativité. Les seuls personnes que les riches tolèrent dans leur monde sans qu’ils ne soient de Noble lignée pour autant étaient les artistes. Eux, ils étaient toujours bien admis, pour un peu que leurs œuvres soient appréciés et qu’ils avaient assez d’intelligence pour ne pas refuser en bloc des faveurs de la haute société. Les arts, et cette discipline se rapprochait sensiblement du métier exercé par le jeune homme. Il était un Artisan, un Ingénieur, quelqu’un qui concevait et qui innovait des inventions diverses. N’était-ce pas là aussi un moyen d’expression, à l’instar de l’Art ? Oh, peut être. De toutes manières, ce genre de concept, Raphaël n’avait pas eu le temps de l’apprendre en classe. Il n’en avait même pas eu envie d’ailleurs, les choses abstraites ca n’était pas vraiment sa tasse de thé. La magie, le spiritisme, tout ce genre de chose… Il peignait parfois oui, mais toujours quelque chose de bien réel, bien concret. Il ne laissait jamais un quelconque fantaisisme prendre le dessus. Pour Raphaël, la force d’un être humain était justement sa normalité. Pour un Neko, la normalité n’était t-elle pas d’être capable de courir sur des kilomètres ? D’avoir une force physique prodigieuse ? Pour les Esprits, la magie, cet art si mystique aux yeux des autres races, cette magie n’était-elle pas la normalité ? La banalité, aussi banale que les yeux marrons chez les humains ? Que la capacité des humains à produire de la salive ? Raphaël n’avait aucune preuve de cela, pourtant il y croyait. Ca n’était pas parce que quelque chose était « normal » qu’il était automatiquement « faible et inintéressant ». Pour lui, la banalité, la normalité, c’était avec ça qu’un être humain devait construire sa propre force. Sa haine et sa peur envers les Esprits était peut être à l’origine de son aversion à utiliser le mysticisme dans sa vie quotidienne, et il était conscient que renoncer ainsi à la féerie de certains moments pouvait le rendre malheureux, mais il préférait continuer comme il l’était actuellement. Les pieds bien sur terre, espérer quelque chose qu’il estimait réalisable. Normal. C’était comme ça que Raphaël voulait voir les choses.

Raphaël n’osa même plus regarder Cindie ou Andrew après sa gaffe monumentale. A vrai dire, le rire d’Andrew l’avait complètement paralysé. Il se sentait perdu, abandonné. Comme si d’un seul coup, la montagne qu’il avait gravit avec tant d’efforts et d’acharnement, s’était écroulée parce qu’il avait déplacé une pierre angulaire en pensant qu’il s’agissait d’un obstacle à franchir. Comme si soudainement, l’échelle qu’il escaladait avait été victime d’une brutale secousse et que Raphaël, sans voir le coup venir, tombait au sol pour se casser une jambe. Le rire d’Andrew lui ôtait toute faculté, le jeune garçon enfonça simplement encore plus sa tête entre ses épaules, baissant le regard plus bas, les larmes qui remontaient dangereusement menaçaient de couler depuis ses iris aux couleurs différentes. Oui, il avait fait une erreur, et le rire d’Andrew était tout, sauf encourageant. Il était moqueur, voire même méprisant. Du moins, c’était l’image que le jeune garçon aux cheveux sombres donnait. Il se moquait, et il avait bien raison ! Raphaël savait l’erreur qu’il avait commit, et il s’en voulait véritablement de ne pas avoir sût tenir sa langue suite à cela. Il s’en voulait véritablement, et c’était pour ça qu’il ne laissa que ses cheveux châtains visibles à l’extérieur, son visage ayant complètement disparut de la surface visible pour s’enfoncer dans le creux de son torse. Oh oui, il était plutôt souple, et puis aussi il avait l’habitude de baisser son visage à ce point. Mais à chaque fois, cela lui faisait mal. Pas vraiment à la nuque, mais au cœur. Un douloureux pincement qui lui donnait envie de vomir, autant que de pleurer. Il était faible, il le savait. Il n’était pas très intelligent non plus, ça aussi il le savait. Mais il faisait très honnêtement tout ce qu’il pouvait. Et il jurait de devenir quelqu’un de meilleur aussi, en passant. Il ne voulait pas rester un faible toute sa vie, il faisait des efforts pour s’améliorer, et pour devenir quelqu’un de courageux et qui avait confiance en lui. Seulement… Seulement il ne parvenait pas à le faire encore. Il ne parvenait pas à avoir suffisamment de volonté quand la situation l’exigeait. Mais il faisait tout de même de son mieux, celui qui disait l’inverse était un menteur, ou quelqu’un qui ne savait pas reconnaître les efforts. Et Andrew, qui n’arrivait visiblement pas à stopper son rire, rajoutait quelques couches afin d’enfoncer un peu plus Raphaël. Le jeune artisan voulait bien qu’on rit de la situation, mais pas comme ça. Il voulait bien qu’on se moque un peu gentiment de l’erreur qu’il avait faite, il en aurait eu honte, mais pas au point de vouloir s’enfuir comme maintenant. Là, ce qu’Andrew faisait, c’était de la méprisante. Raphaël le sentait bien, le voyait bien. Andrew considérait son ‘interlocuteur’ aux yeux vairons comme un imbécile, quelqu’un qui n’était même pas capable de correctement interpréter des paroles émises par une tierce personne. Oh, Cindie était loin d’être une tierce personne mais… Mais voilà en fait. Ce rire, cette attitude, tout cela mettait Raphaël réellement mal à l’aise, et le rendait honteux. Il avait fait une erreur. Il avait étalé sa bêtise. Et se dire qu’il venait peut être de gâcher son amitié avec Andrew, mais surtout avec Cindie, cela lui donnait envie de pleurer, tout simplement. De pleurer et de tousser. Rien d’autre.

« Je ne pense pas que c'était ce que mademoiselle Damalis voulait dire... Je vous prie de m'excuser. »

Raphaël plissait les yeux, comme un forcené, dans l’espoir de tout retenir, de ne rien laisser transpirer. Pas de larmes, pas de paroles, rien du tout. Juste une profonde atmosphère d’excuse qui s’échappait de lui, de l’excuse et de la honte. Il ne voulait vraiment pas passer pour le dernier des idiots, et même si Andrew s’excusait, Raphaël savait bien que cela n’était présent que par pure politesse. Dans ses occupations habituelles le jeune homme aux cheveux sombres ne devait pas avoir à subir ce genre d’intervention de la part de ses intercoluteurs. Même si il s’excusait… Raphaël ne pouvait pas lui en vouloir à la base de toutes manières. C’était lui qui avait commit l’erreur. On ne pouvait pas en vouloir à quelqu’un de ne pas pardonner, non ? Pas Raphaël en tout cas. Il s’en voulait toujours beaucoup plus à lui-même qu’aux autres.

« Ce n'est pas exactement ce que je voulais dire, oui, mais ce n'est pas grave. Ça m'est déjà arrivé, ce genre d'erreur, et je sais que c'est désagréable. »

Les paroles de Cindie eurent un effet étrange sur Raphaël. En quelques secondes seulement il ressortit son visage de sa cachette ou il s’était enfoui, et il regarda Cindie d’un air complétement ahuri durant quelques instants. Puis, l’envie de pleurer le reprit de nouveau. Elle ne lui en voulait pas. Elle lui avait pardonné son erreur, et pire que tout, elle le comprenait pour avoir elle-même déjà connu ce genre de situation. Si Raphaël ne s’était pas maîtrisé par un reflexe providentiel, il aurait purement et simplement prit Cindie dans ses bras en hurlant des remerciements d’une sincérité étonnante. Oh… Elle lui rappelait beaucoup Nathalie dans sa manière de faire. En plus calme et plus douce, mais elle aussi, elle était très gentille et très compréhensive.

« Mais bon! Évidemment que je compte vous revoir avant. Dix ans, c'est trop long. Et puis vous êtes vraiment sympathiques, alors je n'ai pas envie de vous perdre de vue. »

Le jeune artisan passa sa manche sur son visage afin d’essuyer les quelques larmes qui auraient put couler malgré sa barrière formée quelques secondes plus tôt. IL déglutit difficilement, avant de reprendre, s’adressant à ses deux interlocuteurs, gratifiant Cindie d’un sourire extrêmement reconnaissant. Ah oui. Il était vraiment heureux de l’avoir rencontrée.

« Je… Je suis désolé, c’est juste que… Parfois on m’a dis ça très sérieusement alors je… Pardon. J’ai été stupide. V… Tu… Euh… Tu n’as pas à t’excuser Andrew. C’est ma faute. »

Il avait largement hésité sur le tutoiement et le vouvoiement, mais comme ils avaient convenus un peu plus tôt qu’ils pouvaient employer une forme plus familière, il avait opté pour cette dernière. Il poursuivit, s’adressant plus cette fois ci, plus à la jeune fille qu’a Andrew mais employant le pluriel tout de même.

« Je… Evidemment, je serais ravi de vous revoir tout les deux ! Je suis très content de vous avoir rencontrés en tout cas. C’est… Je suis… très heureux. Et j’espère vraiment que nous nous reverrons après aujourdhui. »

Il laissa un sourire timide fleurir sur ses lèvres, ses mains se crispant sur ses genoux afin de calmer son stress comme il le pouvait. Il était stressé, fondamentalement apeuré par la réaction des deux jeunes gens à ses cotés. Mais ce qu’il venait de dire était tellement sincère que quiconque oserait le remettre en doute serait automatiquement désigné comme un menteur par n’importe qui d’un tant soi peu pourvut de gentillesse.



[Mouahahaha… Pour une raison inconnue j’adore RP avec Raphaël.O__o]
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MessageSujet: Re: Go on a ride.{PV Andrew et Raphaël.} [TERMINE]   Mer 23 Mar - 18:02

Andrew se demandait encore s'il lui serait tenu rigueur de ce brusque éclat de rire. Il avait beau se répéter, encore et encore, qu'il n'était absolument pas en faute et qu'il avait fallu une remarque plus que sérieusement stupide pour le faire réagir de la sorte, il ne pouvait chasser cet agacement qui lui pinçait le cœur d'une fort désagréable manière. Pour autant, il se dédiait réellement de toute responsabilité: si Raphaël avait réfléchi avant de parler, ce ne serait pas arrivé; et le blâmer de s'être amusé du grotesque de la situation n'aurait pas été juste. Ses deux interlocuteurs en auraient sans nul doute été plus convaincus encore s'ils avaient su avec quelle volonté il s'en était empêché par deux fois un peu plus tôt dans la conversation... Il s'était appliqué à donner au sourire qu'il gardait plaqué sur ses lèvres fines un air franchement contrit, histoire de ne pas sembler plus moqueur qu'il n'avait déjà dû le faire. Devenu, au fil du temps, spécialiste en la matière, il ne resta bientôt plus sur son visage la moindre trace de condescendance, remplacée toute entière par un sentiment de gêne ne demandant qu'à être excusée. Raphaël Kaïris. Si ce nom ne lui disait absolument rien, il devrait toutefois en parler à Laurian; savait-on jamais, après tout, les garçons timides aux yeux vairons ne devaient pas courir les rues. Qui plus était, effacé, incertain, timoré et embarrassé comme il devait être en permanence, de ce qui avait été de voir au brun, en tout cas, il ne faisait nul doute qu'il était tout à fait le type de personne dont son ami se serait beaucoup amusé, pour ainsi dire. Si même le jeune Deslura, d'un naturel pourtant obligeant et peu contraignant -en apparence du moins- était amené à rire de certaines de ses ô combien pertinentes remarques, il n'osait imaginer toutes les tares qu'il aurait trouvées et dont il se serait gaussé... Au moins aurait-il cessé de le prendre pour un monstre, n'osant qu'à peine le regarder; il aurait alors su qu'il y avait bien pire que lui, question mépris et rires goguenards. Un simple regard suffit à lui confirmer que Cindie ne lui en voulait pas: elle n'était pas la première concernée, de toute façon, et Andrew reconnaissait qu'un regard furibond de sa part l'aurait plus qu'étonné autant que sincèrement gêné... Son autre interlocuteur en revanche semblait, lui, souhaiter de toute sa maigre volonté disparaître sous terre et ne plus jamais remonter à la surface. Ce qu'il pouvait faire une affaire d’état d'un petit rien du tout! S'il n'était pas capable de soutenir une réaction vaguement dégradante, pourquoi ne faisait-il pas tout pour ne pas en déclencher, tout simplement? Le jeune homme aux yeux gris bleu se sachant d'une susceptibilité à fleur de peau -le nier, à ce stade, aurait été comme affirmer qu'il était blond: tout aussi intelligent et tout aussi convaincant, à n'en point douter.-, il faisait en sorte que personne, et ce dans quelque situation que ce soit, ne soit en mesure de lui faire la plus petite remontrance. En règle générale, cette technique fonctionnait à merveille, et il était aux yeux de bien des amis de ses parents ainsi que leurs charmante progéniture le fils parfait que tout un chacun aurait aimé avoir. Nul besoin de lui dire de bien se tenir, nul besoin de lui dire de ranger ses affaires, nulle opportunité de se moquer de lui pour telle ou telle erreur de culture générale ou grammaticale, puisqu'il n'en commettait pas. Enfin, à quelques très rares exceptions près, se dit-il avec une pointe amère d'ironie. Comme ici, par exemple, pour ne rien citer. Les deux personnes avec qui il discutait auraient très bien pu lui reprocher son comportement: mais n'avait-il pas, ce petit détail mis à part, été des plus agréables avec eux quand rien ne l'y contraignait? Raphaël n’avait pas été doué, n’avait fait preuve que d’une stupidité qui allait souvent de pair avec la spontanéité chez ces gens qui, faute d’exercice ou de talent, n’étaient et ne deviendraient jamais des virtuoses des mots. Les faits étaient là, clairs, limpides même, aurait-il ou s’avancer à dire. Etait-ce donc à lui de s’adapter à son interlocuteur ? Les efforts devaient venir d’un côté comme de l’autre, cette règle immuable régissait toute conversation entre deux personnes diamétralement opposées mais avec un semblant d’idée de ce dont était, et devait être faite la société. Le brun savait avoir, bon gré mal gré, fait de son mieux pour retenir une multitude de remarques incisives, plus coupantes que du verre, pour que ses sourires ne prennent pas la couleur, sombre et mitigée, des pensées qu’il avait à l’égard des deux jeunes gens –qu’il ne détestait pas, au fond.

Quoiqu’il fût vrai que Cindie jouissait de l’avantage non négligeable de pouvoir conjuguer au féminin, mettant ainsi de l’eau dans son vin, faisait tendre l’anthracite vers un gris plus clair. D’autant que la présence d’une tierce personne qui, de l’avis du jeune homme aux yeux clairs, ne s’illustrait pas par son habileté à mener la conversation, la faisait paraitre indubitablement mieux placée dans cette grande échelle montant aussi haut que les premiers barreaux s’enfonçaient sous terre, qu’était l’estime d’Andrew. Sur laquelle sa propre personne occupait une position enviable, même si pas la plus belle, de laquelle il pouvait contempler à loisir les pauvres hères qui se trainaient plus bas, avec une pointe de pitié sans doute, en constatant que son regard ne pouvait que se baisser pour les voir. Oh, bien entendu, il n’était pas arrogant au point de se croire le meilleur, le gagnant, au point de penser mériter toutes les félicitations et tous les prix : mais il était mieux que la moyenne, le savait et s’estimait suffisamment pour le reconnaitre sans que pointe la culpabilité et sans que ses chevilles enflent démesurément. Ce n’était pas lui qui flottait dans les nuages ; les autres affectionnaient juste les pâquerettes au point de ne plus pouvoir les quitter. Alors, lui reprocher une erreur qu’il n’avait pas commise, la lui imputer pour ne pas se sentir idiot ? Si Raphaël devait en vouloir à quelqu’un, c’était à lui-même, point final. Prétendre le contraire aurait été la pire des mauvaises fois, aux yeux toujours si accusateurs du cadet des Deslura. Qui, quelque part, se cherchait une énième fois des prétextes et des excuses, n’importe quoi qui lui aurait permis de se justifier auprès de lui-même.

Andrew hocha la tête, marquant sa muette approbation alors que Cindie tentait de rassurer Raphaël. Le moins qu’on puisse dire, songea-t-il, c’était que le jeune homme se faisait beaucoup de souci. Andrew, lui, était toujours agacé par les remarques, mais rarement blessé. Et montrer à grands renforts de sourires qu’elles ne vous avaient pas atteint était toujours la meilleure option.

« Mais bon! Évidemment que je compte vous revoir avant. Dix ans, c'est trop long. Et puis vous êtes vraiment sympathiques, alors je n'ai pas envie de vous perdre de vue. »

Se revoir… Comme il se l’était déjà dit, c’était une possibilité, non pas une obligation, loin s’en fallait. Et si le fait semblait accompli pour la rouquine, il l’était bien moins pour Andrew. Pas qu’il fut si exigeant quant à ses amis, ou misanthrope, mais très honnêtement, s’entourer d’un millier de personnes qu’il ne connaitrait que superficiellement ne l’intéressait que moyennement. A moins d’y voir un évident profit, ce qui n’était ici pas le cas, sans se voiler la face. Son regard alla de nouveau se poser sur le sol sous ses pieds l’espace d’une seconde. Si Cindie disait vouloir les revoir et les trouver sympathiques, elle devait le penser. Après tout, elle ne lui semblait pas être de celles à se cacher derrière de grandes formules de politesses, des codes et autres convenances, rangeant leur pensées à l’abri de toutes critique. Ce que ne faisait manifestement pas plus Raphaël, à un degré plus élevé toutefois semblait-il.

« Je… Je suis désolé, c’est juste que… Parfois on m’a dit ça très sérieusement alors je… Pardon. J’ai été stupide. V… Tu… Euh… Tu n’as pas à t’excuser Andrew. C’est ma faute. »

Tout en prenant soin de ne pas croiser son regard dépareillé, Andrew lui adressa un sourire soulagé qui n’avait cette fois pas grand-chose de feint. Ce n’était rien, apparemment, tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes et ses interlocuteurs acceptaient de faire table rase de leurs légères bévues respectives, ce qui n’était pas pour lui déplaire. Il eut un geste évasif de la main, signifiant que cela n’avait guère une grande importance pour lui non plus. Néanmoins, il se demanda si le jeune homme était sérieux. Lui avait-on réellement dit qu’on ne voulait le revoir que dans dix ans ? Il fallait pour ce faire un total manque de tact… Au pire, on observait le silence et évitait d’avoir à le croiser, point final ! Encore une fois, il se félicita de ne jamais se comporter de la sorte. Le côté blessant de la chose, ceci dit, le marquait moins qu’un autre : à savoir, s’il avait tenu de tels propos, il se serait fait immédiatement détesté. Un demi-sourire flotta un bref instant sur ses lèvres : finalement, peut-être même pas. Voir d’autres personnes se faire rabaisser amusait souvent les masses autant que cela les dégoutait. Il ne jugeait pas en faire partie, du moins pas vraiment.

Quelques pétales de sa bonne humeur fraîchement retrouvée fanèrent lorsqu’il se rendit brutalement compte qu’il avait réadopté le vouvoiement. L’hésitation de Raphaël n’était dès lors plus très étonnante… Se tutoyer si rapidement était et resterait toujours un concept pour lui étranger.

« Je… Evidemment, je serais ravi de vous revoir tous les deux ! Je suis très content de vous avoir rencontrés en tout cas. C’est… Je suis… très heureux. Et j’espère vraiment que nous nous reverrons après aujourd’hui. »

Ils avaient l’air enthousiaste, et très décidé, se dit Andrew avec l’ombre d’un sourire. Il retint un long soupir en songeant que, cependant, lui devrait bientôt aller retrouver ses très chères leçons. D’ailleurs, où se verraient-ils ? Aucun besoin de justifier bêtement un axiome : il était très clair que les deux autres ne seraient à aucune des réceptions dans lesquelles il irait. Pas plus qu’aux alentours de l’académie ou des endroits, côtés, qu’il fréquentait.

« Ce serait en effet une merveilleuse idée. Même si je ne vous cache pas être d’ordinaire très occupé en plus de ne pas toujours être à Esidir. Enfin, ‘le hasard fait bien les choses’, dit-on, pas vrai ? Ou peut-être que je passerais à ton… Atelier, un jour, Raphaël.»

Nul besoin de préciser qu’il n’avait pas d’intérêt particulier pour la mécanique, ou quoi que ce fut de cet acabit, mais il avait prononcé ces quelques mots sans les réfléchir vraiment. De toute manière, son ‘peut-être’ sauverait toujours les apparences s’il venait à ne jamais y aller : une fois encore, il ne faisait qu’énoncer des possibilités. Et c’était justement le propre de ces dernières de ne pas être certaines d’être réalisées.
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Arme / Pouvoir  : Je prend une machette avec moi...Au cas où. Juste au cas où.^^'

MessageSujet: Re: Go on a ride.{PV Andrew et Raphaël.} [TERMINE]   Mer 13 Avr - 19:00

Cindie se demandait ce que les deux personnes assises à ses côtés auraient pensés d'elle si elle avait été une jeune fille riche et intelligente. La beauté, elle la laissait de côté, ce n'était pas quelque chose qui aurait changé si elle était née plus riche. Au mieux, elle aurait pu compenser par des toilettes ravissantes et beaucoup de maquillage, mais elle ne voulait pas poser de tels artifices sur son visage, ou du moins pas encore. Si elle avait été cultivée, pensa-t-elle pour elle-même, elle aurait pu mener une conversation intéressante avec Andrew et Raphaël, et ne pas se maudire pour ses remarques qui avec du recul lui paraissaient totalement ridicules et insignifiantes. Cindie Damalis n'avait jamais été vraiment attirée par les études, et même lorsqu'elle était à l'école, sur ces bancs de bois, entourée d'autres enfants de son âge, elle prêtait plus d'attention au papillon qui passait par la fenêtre entrebâillée qu'aux mots et nombres que la maîtresse d'école inscrivait sur le tableau noir, à la craie blanche. Une très gentille femme, d'ailleurs, maintenant que la petite rousse y repensait! Patiente et gentille, même si elle avait tout le temps l'air un peu fatiguée. Cindie lui avait apporté des fleurs à l'occasion, car elle avait fermé les yeux, une ou deux fois, sur les pièces manquantes que ne pouvaient lui donner ses parents, alors encore trop pauvres pour tout payer. Enfin, fermer les yeux, façon de parler, parce que cette Dame était une Esprit, et par conséquent, qu'elle ferme ou non les yeux, c'était la même chose. Elle en avait des beaux yeux gris, pourtant, bien que le vide à la place de ses pupilles avait toujours quelque peu perturbé Cindie. Elle savait qu'elle s'appelait Marjolaine, car elle avait entendu quelqu'un le dire, un jour. Elle s'était faite renvoyée l'année des dix ans de Cindie, juste un an avant qu'elle ne cesse définitivement d'aller en cours, une histoire avec son supérieur, une histoire d'argent dont elle n'avait pas tout saisit. Craignant que ce ne fut sa faute, Cindie était allée lui apporter une tarte préparée par sa mère le jour suivant, mais elle avait déménagé. Comme ça, d'un coup, sans prévenir. Et avec les tensions qui étaient nées à l'approche de la Guerre Civile, Cindie n'avait pas eu l'occasion de la voir, et était triste de se dire qu'elle ne la reverrait jamais. Elle aurait pu lui demander la faveur de lui apprendre encore les nombres et les lettres, de l'instruire un peu plus, c'était une femme bien, elle était certaine qu'elle aurait accepté. C'était vraiment bête, cette tension entre Humains et Esprits, elle le pensait vraiment. Elle avait perdu certains de ses amis à cause de ça, et ils lui manquaient terriblement, encore aujourd'hui. Valery lui avait dit qu'un jour ils parviendraient à se réconcilier, mais Cindie en doutait fortement. Elle savait que s'il disait ça, c'était surtout pour Aïcha, dont la grande soeur s'était suicidée en apprenant que son petit ami la quittait. C'était un Esprit, il n'avait pas eu le choix, ses parents n'avaient pas voulu. C'était injuste.

Peut-être que si elle avait été plus riche et intelligente, se dit Cindie, elle aurait pu aider ces deux camps à se réconcilier. N'importe qui eu dit que c'était là une pensée bien naïve, pire que naïve, mais elle ne pouvait s'empêcher d'y songer parfois. Si elle avait été très intelligente et avait su parler comme le Prince ou la Princesse, alors les gens l'auraient écoutés, ils auraient tentés de faire quelque chose, auraient cessés de se battre, et le Royaume n'aurait pas été coupé en deux. Cindie ne mesurait pas bien la portée de ses pensées, ne se rendait pas compte qu'un homme, quel que soit sa force, à lui seul n'aurait jamais été capable d'arrêter ce conflit qui avait atteint en très peu de temps d'énormes proportions. Mais elle continuait de se dire cela, pourtant. On a beau se complaire dans notre simplicité, on rêve toujours d'une autre vie, dans laquelle l'on serait plus ceci, ou plus cela. Il en allait de même pour Cindie qui, bien qu'elle aimait sa vie, n'aurait pas été contre le fait d'être plus riche ou plus intelligente. Les personnes riches et intelligentes, comme Andrew par exemple, sont toujours plus respectées et adorées que les autres. Et puis Raphaël, il avait un rêve super. Et elle était certaine qu'il devait être intelligent, s'il travaillait, de toute façon, il devait l'être! Ah. Elle aurait pu briller à leurs yeux si elle avait eu des choses pleines de sens à dire, mais elle ne connaissait même pas de grands auteurs, ni rien de ce genre...Sa culture générale était décidément bien vide. Hum, hum... Elle n'y connaissait rien non plus en politique, tout ce qu'elle savait, c'était le nom de ses souverains, et encore, des fois, elle devait réfléchir un peu avant de s'en souvenir. N'y avait-il donc aucun moyen pour qu'elle puisse se mesurer à eux?

Stupide, s'insulta mentalement Cindie. Ce n'était pas un concours d'intelligence! Elle aurait du arrêter d'ainsi se comparer aux autres, ça la faisait toujours plus que ce qu'elle avait. Et c'était idiot, parce ce qu'elle avait, c'était déjà énorme, et elle s'en contentait, ça lui suffisait. Mais...Mais. Il allait falloir qu'elle fasse des efforts, ce n'était pas une attitude digne d'elle, ça!

« Je… Je suis désolé, c’est juste que… Parfois on m’a dis ça très sérieusement alors je… Pardon. J’ai été stupide. V… Tu… Euh… Tu n’as pas à t’excuser Andrew. C’est ma faute. »

Cindie renvoya son sourire à Raphaël, heureuse qu'il semble aller mieux. Comme ce n'était pas drôle, d'être la risée d'une seule personne ou d'un groupe tout entier! Encore, si les taquineries étaient aimables, ça pouvait aller, mais lorsqu'elles devenaient mesquines, ça devenait vite désagréable et insupportable. Cindie en avait connu, tout au long de sa vie, des personnes moqueuses et condescendantes, qui parce qu'elles se croient mieux que le reste du monde, rabaissent leurs camarades en éclatant de rire. Et dire que ça les amuse vraiment, songea la rouquine, se forçant à ne pas arborer un air dépité. Heureusement que ni Raphaël ni Andrew n'étaient comme ça, tout comme elle, d'ailleurs! Si Andrew avait rit, ce n'était pas dans l'optique d'ouvertement se moquer de Raphaël, c'était car il n'avait pas pu s'en empêcher. Devant une situation cocasse, on ne peut parfois pas réprimer nos fous rires, et Dieu sait que parfois, cela pouvait être mal interprété! Bien heureusement, Raphaël était compréhensif, et semblait avoir compris que ce n'était pas la faite d'Andrew s'il avait rit. C'était une bonne chose. Même si, techniquement, ce n'était la faute de personne.

Ça peut arriver à tout le monde de faire des erreurs, non? Personne n'est parfait.

« Je… Évidemment, je serais ravi de vous revoir tout les deux ! Je suis très content de vous avoir rencontrés en tout cas. C’est… Je suis… très heureux. Et j’espère vraiment que nous nous reverrons après aujourd'hui. »

Cindie du se retenir de ne pas taper des mains comme une enfant, ravie que ses nouveaux 'amis' soient du même avis qu'elle. Andrew n'avait certes pas encore répondu, mais elle considérait le fait qu'il veuille les revoir comme acquis, à présent. La demoiselle Damalis n'aimait vraiment pas se faire d'ennemis, mais à qui cela pouvait-il décemment plaire? A partir de maintenant, et ce depuis le début de leur conversation elle pensait bien au fond, elle cocha la case 'amis' devant les prénoms de Raphaël et Andrew, dans un coin de sa tête. Elle les reverrait, c'était chose certaine pour elle. Elle ne voyait pas comment il aurait pu en être autrement.

« Ce serait en effet une merveilleuse idée. Même si je ne vous cache pas être d’ordinaire très occupé en plus de ne pas toujours être à Esidir. Enfin, ‘le hasard fait bien les choses’, dit-on, pas vrai ? Ou peut-être que je passerais à ton… Atelier, un jour, Raphaël.»

La réponse du jeune homme aux cheveux sombres ne fit qu'exacerber davantage l'enthousiasme de Cindie, qui eut envie sur le coup de sautiller sur place tant elle était contente; Elle ne le fit cependant pas, ayant encore un minimum de lucidité. Nul doute que ses deux amis auraient trouvés étrange ce soudain éclat de bonne humeur! A la place, la jeune villageoise aux yeux bleus laissa donc son sourire s'agrandir bêtement. Elle savait qu'elle allait bientôt devoir y aller, surtout que Jean allait se réveiller sous peu, mais...Oh, elle était si heureuse d'avoir rencontré Andrew et Raphaël! Elle avait hâte de les revoir, et ce bien qu'ils ne se soient pas encore quittés. C'était dire. Les retrouvailles, c'est toujours les meilleurs moments, n'est-ce pas?

« Je suis sûre qu'on pourra se revoir, fit Cindie, l'air particulièrement convaincue, même si c'est dans un petit moment...On se reverra, c'est certain! Moi, je suis toujours à Esidir, je ne bouge pas beaucoup, alors vous savez...Ce sera facile de me trouver, je pense. »

Pour un peu, elle leur aurait donné le nom de sa rue et le numéro de sa maison. Son adresse au grand complet, en somme! Et ce bien que sa mère lui avait souvent dit de ne pas parler trop aux inconnus. Mais c'est bon, elle n'était plus une petite fille! Et Andrew et Raphaël étaient très gentils, de surcroît. C'était quoi, le nom de sa rue, déjà? Rue...Oh, tiens, elle ne savait même plus, songea-t-elle avec effroi. C'était Rue Bellwin, non?

[Aeon, je dois te le dire car j'oublie tout le temps de le dire ailleurs...Jiang-Zenmin n'existe pas. C'est Jiang-ZEMIN.XD]

_________________


******

Ce matin j'imagine un dessin sans nuages,
Avec quelques couleurs comme vient mon pinceau.
Du bleu, du rouge je me sens sage comme une image,
Avec quelques maisons et quelques animaux.

Ce matin j'imagine un pays sans nuages,
Où tous les perroquets ne vivent plus en cage,
Des jaunes, des verts, je fais ce qui me plait,
Car c'est comme ça que j'imagine un monde parfait.

Ce matin j'imagine un dessin sans étoile
De toute les couleurs un dessin sans contour
Quand ça m' plait plus j'efface tout et je recommence
Avec d'autres maisons et d'autres animaux

Le bleu du ciel, un peu de sucre, un peu de sel,
Et ce soir je m'endors au pays des merveilles!


******

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MessageSujet: Re: Go on a ride.{PV Andrew et Raphaël.} [TERMINE]   Lun 25 Avr - 18:17

[....

........

..................... J'avais même pas vu que c'était à moi. Je deviens grave.O_o

En plus j'apprends que c'est Jiang-Zemin. Bah dis donc. O______O]



Les Esprits, Raphaël ne les détestait pas vraiment. Ou plutôt, si, disons qu’il n’aimait pas du tout se trouver en leur compagnie. Raciste, l’artisan ne l’était pas vraiment, non. Disons qu’il avait connu une mauvaise expérience, et que suite à cela il avait commencé à voir les tout Esprits de la même manière. De la même manière que ce petit abruti qui avait brûlé Nathalie ce jour là. Juste parce qu’il voulait faire son malin avec sa magie. Juste parce qu’il souhaitait prouver la supériorité des Esprits sur les humains. Que les Esprits étaient des êtres choisis par leurs dieux, qu’en conséquence leur religion était la plus véridique de toutes, qu’ils étaient dotés de pouvoirs dépassant l’imagination du commun des mortels. Qu’ils avaient des ailes et qu’ils pouvaient voir à peu près partout où ils le voulaient grâce à leurs yeux vides d’expressions. Qu’ils pouvaient mentir bien mieux que les humains, encore une fois grâce à ces yeux si étranges. Tout ces attributs faisaient des Esprits des êtres infiniment supérieurs aux autres races, c’était ce que ce garçon disait. Et principalement les humains ! Les Humains étaient considérés par tous comme étant la race la plus faible de tout Illea. Non seulement leurs capacités physiques étaient inférieures à celles d’un Elfe ou d’un Neko, mais en plus ils n’avaient aucun attribut qui les différenciaient des autres. Pas d’ailes, pas de griffes, pas de longévité extraordinaire ou de reflexes incroyables. Pas de capacité à utiliser la magie, pas de croissance ralentie pour pouvoir vivre jusqu’à plusieurs siècles. Rien. Juste un corps aussi fragile que celui des Esprits, sans ailes, sans magie et sans yeux capables de tout voir. Juste une espérance de vie tellement courte que même Raphaël estimait que la chose n’était pas juste, alors qu’il était pourtant un fervent défenseur de la cause humaine aux yeux des autres races. Pourquoi eux n’avaient une espérance de vie que de 80 ans et des poussières ? Pourquoi est-ce que même les Nekos, ces êtres venus d’un endroit inconnu, pouvaient vivre encore plus longtemps ? Et qu’en était-il des Elfes… Eux qui venaient de cette île au nom que Raphaël n’arrivait jamais à retenir…Eux qui prétendaient pouvoir vivre plus de 600 ans… Oh bien sûr, cela ne faisait que deux à trois ans que la race aux oreilles pointues était arrivée dans le pays. Il n’y avait donc scientifiquement aucun moyen de vérifier si un Elfe pouvait survivre six fois plus longtemps qu’un Neko actuellement. Et Raphaël ne se sentait pas vraiment d’attendre 600 ans pour le vérifier. Il se demandait à quoi ressemblerait un Elfe aussi agé. Peut être à un vieux encore plus vieux ? Est-ce que leur croissance stoppait à un moment donné ? Est-ce qu’un Elfe de 116 ans avait la même apparence qu’un Elfe de 16 ans ? Des questions auxquelles Raphaël aurait bien été incapable de fournir une réponse. Selon les érudits, la croissance des Elfes était extrêmement ralentie vis-à-vis des humains, mais il n’y avait aucune preuve de tout cela. Aucune preuve tangible. On ne connaissait ce peuple que depuis quelques années. Impossible de dire si leur prétendue longévité était tout à fait vraie. Cela pouvait n’être qu’un énorme mensonge inventé par ce peuple aux longues oreilles. Si c’était un mensonge… Oh, de toutes manières, Raphaël ne comptait pas vraiment se mêler de ce genre d’affaires. Il n’avait rien contre les Elfes, rien du tout. Il en était jaloux parfois, tout de même. Ils étaient tous si… Grands, si beaux. Si doués dans ce qu’ils faisaient… Alors que lui, simple humain classique, était petit, pas forcément très beau, et pas forcément doué dans ce qu’il entreprenait. On ne pouvait même pas dire ce qu’il faisait, étant donné que ses actes n’avaient que rarement étés couronnées de succès. La plupart de ses inventions étaient encore inachevées. Parce qu’il n’avait jamais réussi à trouver le bon truc, la bonne petite chose qui faisait que tout marcherait. Ca coinçait inéluctablement à un point précis. Pour l’aile volante par exemple, il avait entamé une construction avant de se rendre compte que le matériau qu’il envisageait pour les ailes n’était pas du tout assez solide pour supporter le poids théorique de l’être qui se servirait de l’engin. Et d’ailleurs, il n’existait à la connaissance de Raphaël, aucun matériau qui pouvait résister à ce genre de pression. En fait c’était très dur à déterminer puisqu’on ne savait pas exactement quel serait la force de cette dite pression. Si ça se trouve, elle pourrait même broyer l’homme qui utiliserait l’aile volante. Et voilà encore et encore des problèmes qui faisaient que Raphaël avait finit par entasser la carcasse inachevée de l’aile volante à l’arrière de l’atelier, avec bon nombres d’autres inventions assez… Infinissables. Il n’était pas fier de ça, loin de là. Le fait d’avoir eu toutes ces idées n’était aucunement synonyme de gloire pour Raphaël. Selon lui, une simple idée n’est qu’un début, une prémonition que tout le monde peut avoir. Même un novice complet en Mécanique pouvait imaginer un homme volant. Restait à savoir comment il ferait. Et ça, c’était le travail de Raphaël. Imaginer d’abord. Puis construire.

Construire était de très loin la partie la plus difficile de toutes. Raphaël le disait et le répétait haut et fort, penser était à la portée de n’importe qui. N’importe qui pouvait penser qu’on pouvait faire ça, pouvait penser que ca serait bien de voler, de courir plus vite, de communiquer facilement malgré la distance… N’importe qui pouvait penser ça. Tout les enfants pensaient que plus tard, ils pourraient inventer un truc génial qui permettrait de faire quelque chose de génial. Raphaël l’avait pensé, étant enfant lui aussi. Que plus tard il serait un grand érudit qui pourrait créer des choses révolutionnaires pour les humains. Et pour toutes les races aussi. Il l’avait pensé, mais n’avait jamais vraiment fait quoi que ce soit. N’avait jamais vraiment construit quoi que ce soit de révolutionnaire. Juste quelques petits… Gadgets tout au plus. Ou des choses plus calquées sur d’anciens plans réalisés par ceux que Raphaël voulait justement imiter. Les gens qui avaient construit les cheminées, ceux qui avaient conçus les arbalètes, ceux qui avaient inventé la poussette dans laquelle Jean se trouvait en ce moment… Eux ils avaient réussi à faire des choses vraiment incroyables. Quel maman se verrait promener son enfant sans un landau maintenant ? C’était ça que Raphaël voulait faire. Construire, même si c’était l’étape la plus difficile. Penser était toujours si simple par rapport à construire, et ce principe s’appliquait à n’importe quoi. Raphaël pensait, imaginait être un véritable ami pour Andrew et Cindie. Il pensait, il espérait qu’un jour il puisse briller aux yeux de la jeune fille et qu’Andrew le considère comme quelqu’un d’égal à lui-même. Il espérait, oui. Mais le projet qui ne restait que projet ne servait à personne, même pas à celui qui l’avait projeté. Il fallait le concrétiser, et ça c’était tellement plus compliqué à faire…

« Ce serait en effet une merveilleuse idée. Même si je ne vous cache pas être d’ordinaire très occupé en plus de ne pas toujours être à Esidir. Enfin, ‘le hasard fait bien les choses’, dit-on, pas vrai ? Ou peut-être que je passerais à ton… Atelier, un jour, Raphaël.»

Aaaha, mais… Ca serait quelque chose de… Spécial ? Raphaël ne savait pas trop comment réagir à ce que venait de dire Andrew. Que le jeune homme passe à son atelier lui paraissait à la fois quelque chose de bien et une perspective terrifiante. Un peu comme si le fait qu’il passe à l’atelier implique qu’il découvre que Raphaël passait beaucoup de temps là bas, seul avec des matériaux de fabrications pour seule compagnie. Et même si après ce qu’il avait dis plutôt, cela paraissait évident aux yeux de tout le monde, Raphaël n’avait pas envie de passer pour un jeune garçon sans amis et désigné unanimement comme la tête à claque de service. Si Andrew passait à l’atelier, il ne faisait nul doute qu’au final il finirait par se rendre compte que Raphaël… N’était pas aussi bon à fréquenter qu’il pouvait le penser actuellement. C’était pour ça que personne ne voulait de lui, avant. Pas qu’il n’était pas gentil ou quoi, juste qu’il était trop… Trop impopulaire. Qu’il n’avait trop pas d’amis. Qu’il n’était pas quelqu’un à fréquenter, parce que si on le fréquentait, on se mettait à perdre ses amis. Tout simplement.

« Je suis sûre qu'on pourra se revoir, même si c'est dans un petit moment...On se reverra, c'est certain! Moi, je suis toujours à Esidir, je ne bouge pas beaucoup, alors vous savez...Ce sera facile de me trouver, je pense. »

Raphaël se tourna vers Cindie, l’air un peu plus détendu. C’est vrai… Ils se reverraient sûrement. Mine de rien c’était peut être la première fois qu’une autre personne que Nathalie et des membres de sa famille semblaient heureux de retrouver Raphaël à un moment ultérieur. Le jeune artisan eu bien du mal à dissimuler son émotion. Pour un peu, il aurait eu envie de pleurer de joie. C’est vrai, c’était la première fois que des gens d’à peu près son âge lui manifestaient un quelconque intérêt. Ce n’était peut être que par politesse, mais… Ah, quand il voyait le visage joli et souriant de Cindie, il ne pouvait pas se dire qu’elle était en train de jouer la comédie.

« Pour ma part, je suis quasiment tout le temps dans mon atelier, sauf quand je sort pour courir quotidiennement, comme maintenant en fait… Ah, il faut croire que le hasard fait vraiment bien les choses pour moi aussi, ahaha…. »

Oui, c’était bien la première fois que ce gars là faisait quelque chose de bien pour Raphaël. Il espérait que cela durerait, pas comme la dernière fois. Le hasard avait eu la magnanimité de lui accorder une grande sœur adoptive, puis il la lui avait prise via un tour de magie idiot mené par un Esprit tout aussi idiot. Cette fois ci, cela ne devait plus arriver. Pitié.

« J’espère simplement que nous nous reverrons le plus tôt possible. Des retrouvailles sont toujours très émouvantes... je crois. En tout cas je suis très motivé pour vous revoir! »

Une pensée lui traversa l’esprit : est ce que c’était bien la bonne chose à dire ? Il n’en savait rien. Trop tard de toutes manières. Il venait de dire ce qu’il avait dit, et ne pouvait pas revenir en arrière. Oh comme il aimerait pouvoir remonter le temps à volonté ! Peut être qu’ainsi il pourrait savoir exactement ce que voulait entendre Andrew et Cindie… Il n’avait pas ce genre de capacités. Tout ce qu’il pouvait faire, c’était croiser les orteils à l’intérieur de ses chaussures, faire de même avec ses doigts et se mordre discrètement la lèvre pour prier en silence. Faîtes qu’ils ne le détestent pas à cause de sa maladresse. Pitié. Oui encore une fois. Il demandait souvent pitié ces derniers temps.
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MessageSujet: Re: Go on a ride.{PV Andrew et Raphaël.} [TERMINE]   Mar 3 Mai - 16:35

[Uh uh, je dois retenir une tonne d'idées bizarres en ce moment, je sais pas, je crois que je suis d'humeur à faire de grosses bêtises ces derniers jours... Aha, la peur d'Andrew pour les petites insectes moches, j'attendais de la placer et voilà, je me suis dit que je pouvais le faire maintenant.XD
Comme quoi même là, je veux faire que des conneries, vous me passerez le terme hein... Bref bref. Uh uh uh...~XD]
L’endroit était vraiment paisible, se dit le jeune homme aux cheveux sombres. Difficile, avec un décor pareil pour modèle, de ne pas adopter une certaine quiétude soi-même. Si Cindie adoptait sans aucun doute cette politique, ce n’était ni son propre cas ni celui de Raphaël : à des degrés différents bien sûr, jamais il ne se serait estimé à un niveau pareil. Lui ne faisait que maintenir de son propre chef une tension nécessaire, pour rester irréprochable et se souvenir mot pour mot des informations communiquées par ses deux interlocuteurs, ne fût-ce que jusqu’à la fin de cet échange qu’il pensait sans conséquences. A garder le dos plus droit qu’un chat, un sourire plus affable que sincère s’il le fallait. Aidant à favoriser la pertinence aux dépends de la spontanéité, elle lui était bénéfique, dans un sens à tout le moins et il le savait. S’y était accoutumé au fil des années, s’en était arrangé comme de la plupart de ses défauts. Tout n’était pas une affaire de dissimulation, se répétait souvent Andrew, mais de transformation. Cacher du mépris sous des couches écœurantes de politesse ne fonctionnait que moyennement, alors que transformer ce sourire en coin en moue vaguement gênée était un jeu d’enfant. Se faciliter la tâche, en d’autres termes. En se comportant ainsi, avait-il fini par déduire, on pouvait faire en sorte que ses défauts apparaissent comme d’inestimables qualités. Mais il se voilait la face, certes habilement, mais se couvrait les yeux d’un voile malgré tout. Existaient des choses auxquelles il ne pourrait rien changer, en dépit de tous les efforts produits dans cette direction. Par exemple, il dû se faire violence pour retenir un brusque mouvement de recul lorsqu’une abeille brassa l’air à grand renforts de battements bourdonnants non loin de lui. Cette peur était stupide, n’était-il pas ? Vraiment stupide et infondée : il pouvait s’inventer des allergies en cas de besoin mais, très honnêtement, devinait les problèmes qu’un artifice comme celui-ci pourrait lui apporter. Plus que de solutions dans les faits, il lui retomberait dessus plus tard sans qu’il puisse s’en dépêtrer. Peut-être était-ce pour ce genre de raison que la ville était un environnement préférable à la campagne pour les masses, pour lui à fortiori ? Il n’y avait pas un de ces imbéciles insectes pour se risquer à passer les murs d’une habitation, s’aventurer entre les parois de maisons formant les rues. Il y avait trop de monde et trop peu de végétation pour eux, leur instinct de survie devait leur dicter de rester à distance, supposa Andrew tout en s’appliquant à ne pas laisser sa contrariété transparaitre sur son faciès. Il abhorrait ces bestioles rampantes, volantes, répugnantes, piquantes ou urticantes, et si jusqu’ici l’idée qu’elles grouillent autour d’eux ne l’avait pas frappé, cette fichue guêpe –ou abeille, il avouait ses acquis sur le sujet plus que limités s’il excluait son dégout viscéral à leur égard- la lui avait imposée comme une évidence. Exactement l’un de ces défauts contre lesquels il perdait la bataille avant même de la commencer. Il devait se forcer pour écraser une araignée, pour ne pas fixer quelque bête farouche à six pattes ou plus, bref, pour ne pas avoir l’air plus ridicule que jamais de son point de vue très, trop exigeant. Il y avait une raison pour laquelle il ne se rendait que très rarement à proximité d’une forêt ou quoi que ce fut de cet acabit. Combien de fois exactement Laurian l’avait-il charrié en lui jetant une chenille dessus, lorsqu’ils étaient petits –l’entente n’ayant pas toujours été cordiale, c’était peu dire- ? A vrai dire, le cadet Deslura ne s’en était jamais soucié outre mesure, puisque dans les salles de réceptions ou les propriétés de ses parents aucun de ces insectes ne faisaient acte de présence. Mais là, l’affaire était tout autre. Pour un peu, il aurait presque eu envie de ramener ses pieds sur le banc, ‘savait-on jamais’. Heureusement, Dieu savait combien il en était reconnaissant à ses parents, ses nerfs étaient solides et il n’était pas non plus traumatisé. Il savait encore faire bonne figure, maître absolu de ce domaine pourtant étendu.

En effet, commenta-t-il pour lui-même en scrutant le sol de ses yeux gris-bleus, il n’y avait pas la moindre raison valable que la rouquine et l’autre garçon assis à ses côtés se rendent compte de quoi que ce soit. Au mieux ils n’y accorderaient qu’une attention bénigne, au pire ils penseraient que les allées et venues de son regard entre le sol et eux étaient dues à une forme de lassitude ; il ne savait plus où regarder, simplement. Si Raphaël désirait véritablement être utile, et laisser quelque trace pour la postérité, qu’il invente donc un produit contre ces immondes…,
choses, se surprit Andrew à penser avec tout le sérieux du monde sur un fond d’ironie. Ces réflexions n’avaient rien engendré d’autre qu’un bref froncement de sourcil, qui avait eu vite fait de passer inaperçu. Tout de même, les insectes sont vraiment répugnants, ce n’est pas moi qui ai un problème c’est eux.

Cindie exprima, avec cet enthousiasme qui lui était coutumier, sa certitude de les revoir. Plus tard, bientôt, était-il donc le seul à envisager l’hypothèse incluant un ‘pas du tout’ ? Il ne dit rien, ayant induit ses deux compagnons à penser de cette manière sans leur avoir laissé trop d’espoir non plus. Le croiser lui serait difficile, même si le brun n’avait pas pour projet de soigneusement les éviter. Peut-être dans un parc, ce ne serait pas impossible puisque tout le monde s’y rend de temps à autre. Il n’y passait pas ses journées et avait un emploi du temps assez strict pour que les plages horaires de temps libre puissent être prévues des jours à l’avance, relativement réduites dans l’ensemble. Le travail du garçon aux yeux dépareillés n’arrangeait pas leurs affaires : il serait indubitablement occupé jusque tard, sauf s’il n’avait aucun client, pas une commande en retard, et Andrew n’aurait souhaité cela à personne. Il n’était pas cruel non plus, il ne servait à rien d’exagérer. Et Cindie…, ne travaillait pas mais aidait sa mère, avait-elle précisé. Bon, concéda-t-il, elle avait du temps à accorder aux promenades, mais eux nettement moins. Il se sentit un instant pris de l’envie, folle, d’aller envoyer paitre ses professeurs mais la laissa s’éteindre aussi rapidement qu’elle s’était allumée, sans que l’incendie se propage. Peut-être se reverraient-ils, ou pas. Il ne comptait pas pleurer si son chemin ne croisait pas les leurs à nouveau, mais n’aurait pas été dérangé de les revoir non plus. Des connaissances.

« Pour ma part, je suis quasiment tout le temps dans mon atelier, sauf quand je sors pour courir quotidiennement, comme maintenant en fait… Ah, il faut croire que le hasard fait vraiment bien les choses pour moi aussi, ahaha…. »

Andrew avait tourné son regard vers lui lorsqu’il avait pris la parole, tout en prenant grand soin d’éviter de croiser ces yeux si étranges qui lui laissaient une impression bizarre. Etait-ce lui, ou ce garçon n’était-il toujours pas capable de laisser son trop-plein de tension de côté ? Le rire nerveux qui avait franchi ses lèvres était suffisamment explicite pour que de telles déductions s’imposent comme des évidences plus qu’autre chose. Raphaël Kaïris, cas désespéré, conclut-il avant de ne déporter son regard sur le sol à nouveau, de peur d’aviser une de ces immondes bestioles. Maintenant qu’il y pensait, c’était terminé. Satisfait du résultat, il regarda Cindie, dont le sourire semblait peint sur ses lèvres, plaqué à la colle de sorte qu’il ne disparaisse pas. C’était amusant, quelque part. Andrew songea qu’au final, comme il l’avait pensé, Raphaël ne devait pas sortir beaucoup, ni avoir un grand nombre d’amis à en juger par ses capacités, désastreuses, à tenir correctement une conversation. En particulier comparé à la majorité de ses connaissances, qui la menaient d’une main de maître, à l’instar du parfait chef d’orchestre qu’était par exemple son père.

« J’espère simplement que nous nous reverrons le plus tôt possible. Des retrouvailles sont toujours très émouvantes... je crois. En tout cas je suis très motivé pour vous revoir! »

Emouvantes, certainement, mais malheureusement pas toujours dans le bon sens. Ces gens que vous étiez quasiment soulagé d’oublier, et qui revenaient un beau jour se présenter devant votre porte avec un grand sourire ou, au contraire et plus probable, une mine courroucée. Andrew ne chercha néanmoins pas à contredire Raphaël, moins encore avec une argumentation qui aurait senti le vécu à plein nez. Si la formulation de sa dernière phrase sonna étrange à ses oreilles, il n’en laissa rien paraitre, mettant ce fait sur le dos des conversations aux tournures alambiquées auxquelles il était rompu.

« Vous m’excuserez, dit-il de ce même ton égal et poli sans pour autant se lever, je ne pense pas que mes parents souffrent que je m’absente beaucoup plus longtemps. »

Il esquissa un semblant de sourire d’excuse, puis se leva, faisant ainsi face aux deux jeunes gens.

« Je ne vais pas devoir tarder à rentrer en ville. Comptez-vous rester encore un peu ? »

Lui ne pouvait clairement pas, et n’avait pas plus que de raison envie de rester ici –pas maintenant qu’il avait pensé à ces insectes, ce n’était juste plus aussi plaisant. Mais il ne comptait pas les trainer derrière lui non plus, s’ils voulaient rester ici discuter entre eux il n’aurait rien trouvé à ajouter. S’ils rentraient alors peut-être aurait-il envisagé de faire une partie du chemin ensemble ; troisième hypothèses avec laquelle il fallait compter était celle selon laquelle Cindie repartirait promener Jean et où Raphaël terminerait sa… Course quotidienne, avait-il dit, non ? Il ne pouvait pas trancher seul, leur demander était aussi rapide.
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MessageSujet: Re: Go on a ride.{PV Andrew et Raphaël.} [TERMINE]   Sam 4 Juin - 5:06

La journée de Cindie, qui jusque là avait déjà été merveilleuse aux yeux de la rouquine, venait de passer du stade de 'merveilleuse' à 'parfaite'. Forcément, quand on rencontrait des personnes aussi formidables que Raphaël et Andrew, la bonne humeur ne pouvait qu'être au rendez-vous! Rares étaient les moments durant lesquels Cindie n'avait pas un sourire accroché à ses lèvres, de toute façon. Jeune fille souriante et peu susceptible, s'il y avait bien une chose qu'on ne pouvait pas reprocher à la seule fille du petit groupe, c'était bien de ne pas être aimable et conciliante. A voir la manière dont elle se comportait sur l'instant, il n'était pas difficile pour ses interlocuteurs de deviner que c'était de cette manière qu'elle se comportait d'ordinaire, et que rien dans l'inflexion de sa voix n'était forcé. Se retenant de fredonner une chanson populaire que sa mère chantait souvent aux enfants qu'elle gardait, Cindie se demanda de quelles couleurs se parerait l'automne, si les feuilles roussies virevolteraient au vent autant que l'année passée. Cette fois-ci, toutefois, le paysage serait forcément différent, puisque la guerre, les pleurs et les conflits s'en étaient allés. Cette année, pour la première fois depuis deux ans environ, verrait un calme automne lever son étendard. Cindie avait hâte. Elle se souvenait encore de l'annonce officielle de la Guerre civile, cet après-midi de Janvier 1559. Elle qui allait sur ses douze ans à l'époque, avait été impressionnée et choquée par la nouvelle de la violente bataille qui s'était déroulée à Jiang-Zemin entre Humains et Esprits, et qui avait ouvertement marqué le début de la guerre. Les choses allaient déjà mal avant, un conflit semblait inévitable aux yeux de tous, mais avoir su qu'il avait officiellement débuté avait rendu les choses bien plus effrayantes aux yeux de la jeune fille aux yeux bleus. La menace qui autrefois n'était qu'une ombre omniprésente devenait bloc de pierre au dessus de toutes les têtes.

D'ailleurs, Cindie se félicitait d'avoir toujours habité à Esidir, bien que deuxième plus grande cité du pays, elle avait moins été aux prises avec les différents entre Humains et Esprits. L'ambiance avait été plus calme qu'à Jiang-Zemin, de ce qu'elle avait entendu dire. Oh, bien évidemment, ils avaient eux aussi eu des problèmes, mais à moins grande échelle. Déportant son regard bleu sur l'herbe verte qui s'étalait sous ses pieds, elle le reposa ensuite sur Andrew et Raphaël, dont la seule vue parvenait à faire s'agrandir un peu plus son sourire. Ils étaient vraiment charmants, elle ne revenait pas là-dessus, elle avait beaucoup de chance de les avoir rencontrés! C'est vrai, elle aurait pu leur passer à côté, en plus. A une ou deux minutes près, et ils auraient chacun continué leur chemin, sans se croiser ni se parler. Aux yeux de la rouquine, ça aurait été une immense perte. Mais ça n'aurait pas non plus été la première fois qu'on aurait dit à Cindie qu'elle avait une fâcheuse tendance à tout exagérer.

« Pour ma part, je suis quasiment tout le temps dans mon atelier, sauf quand je sort pour courir quotidiennement, comme maintenant en fait… Ah, il faut croire que le hasard fait vraiment bien les choses pour moi aussi, ahaha…. »

Écoutant Raphaël parler, Cindie se dit qu'elle aurait peut-être du passer le voir dans son atelier aussi. Ça aurait été une bonne idée, non? Elle aimait bien se promener dans les rues d'Esidir, alors même si entre leurs deux domiciles il y avait de la marche, cela ne la dérangeait nullement. Bon, peut-être que sa mère ou son père tiendrait à l'accompagner au début, histoire de voir où elle comptait passer un moment de sa journée, mais comme Raphaël était quelqu'un de bien, ils ne devraient y voir aucune objection. Eux aussi étaient très gentils, après tout! Même si son père ne le paraissait pas particulièrement de prime abord, il fallait voir au delà de ses airs détachés et indifférents. Alàlà! Hochant doucement la tête aux paroles de Raphaël, Cindie s'imagina tout ce qu'elle allait pouvoir raconter aux deux jeunes hommes lorsqu'ils se reverraient. Elle allait devoir faire une liste, pour ne pas oublier!

« Vous m’excuserez, je ne pense pas que mes parents souffrent que je m’absente beaucoup plus longtemps. »

La figure souriante de Cindie se transforma en une petite moue déçue à ces paroles, mais seulement pour un temps, car elle fut bientôt remplacée par une expression surprise. Ah mais oui! Quelle heure pouvait-il bien être? Si elle s'absentait trop longtemps, sa mère allait s'inquiéter et demander à tous les voisins s'ils ne l'avaient pas vue. Ça lui était déjà arrivée une fois, et elle n'avait pas vraiment apprécié de devoir se répandre en excuses devant sa mère, courroucée au possible. Alors quand Andrew leur demanda s'ils comptaient rester encore un peu, Cindie imita le jeune homme aux cheveux foncés, et se releva, un peu brusquement sans doute, avec un air déterminé qui n'avait rien à faire sur son visage au vue de la situation. Mais quand on s'appelle Cindie Damalis, on a tendance à être plus expressive qu'on ne le devrait. Et à tout prendre avec un enthousiasme et une détermination débordants, aussi.

« Je pense aussi que je vais bientôt devoir rentrer. Toi aussi, Raphaël? (Elle se retourna vers le jeune homme aux yeux vairons, alternant son regard entre lui et Andrew) Parce que si oui, on pourrait rentrer ensemble, ce serait plus amusant, vous ne pensez pas? Enfin, si vous voulez bien, évidemment. »

Vers la fin de sa phrase, Cindie avait prit une petite mine contrite, confuse de s'être de nouveau laissée emporter de la sorte. Mais c'était vrai que si Raphaël rentrait lui aussi, ils pourraient faire le chemin du retour ensemble, ça n'en serait que plus plaisant. Le ciel était bleu, il faisait bon...Il ne manquait plus que ses deux amis à Cindie pour que le chemin du retour soit tout aussi merveilleux que sa journée.

[Moi je sais que Cindie peut faire pleins de trucs bizarres sans que ça ait l'air bizarre de sa part pour autant.8D]

_________________


******

Ce matin j'imagine un dessin sans nuages,
Avec quelques couleurs comme vient mon pinceau.
Du bleu, du rouge je me sens sage comme une image,
Avec quelques maisons et quelques animaux.

Ce matin j'imagine un pays sans nuages,
Où tous les perroquets ne vivent plus en cage,
Des jaunes, des verts, je fais ce qui me plait,
Car c'est comme ça que j'imagine un monde parfait.

Ce matin j'imagine un dessin sans étoile
De toute les couleurs un dessin sans contour
Quand ça m' plait plus j'efface tout et je recommence
Avec d'autres maisons et d'autres animaux

Le bleu du ciel, un peu de sucre, un peu de sel,
Et ce soir je m'endors au pays des merveilles!


******

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MessageSujet: Re: Go on a ride.{PV Andrew et Raphaël.} [TERMINE]   Sam 4 Juin - 15:12

D’accord, il n’avait aucun ami. D’accord, il n’avait jamais vraiment connu une amitié sincère et le respect mutuel avec quelqu’un de son âge. D’accord, la seule personne qu’il aurait put qualifier ‘d’amie’ c’était sa ‘grande sœur adoptive’ aujourd’hui décédée. Oui, il n’avait aucun problème à admettre tout ça. Enfin, aucun problème, c’était vite dit… Dison plutôt qu’il ne niait pas l’implacable vérité. Et pourtant, Dieu sait qu’il l’aurait voulut ! Prétendre être populaire, prétendre avoir des tas d’amis et prétendre être drôle, marrant, jamais vêtu comme il l’était aujourd’hui… Prétendre avoir une autre vie que celle, triste et morne, de concevoir des inventions dans un atelier sombre dans lequel personne ne se rendait jamais… Même ses parents n’avaient que très rarement le temps de passer le voir à son travail. Il se sentait horriblement seul, et ce tout le temps. Rien d’étonnant à ce qu’il n’ait finalement aucun ami digne de ce nom. Les clients et ses parents étaient ses seules véritables visites. Il ne sortait jamais dans des endroits qu’il ne connaissait pas. A vrai dire, et il l’avait déjà annoncé aux deux jeunes gens présents à ses cotés, il ne sortait vraiment que pour courir un peu autour de la ville. Courir, se dégourdir les jambes… Car c’était aussi son seul atout. Courir. Sa vitesse était assez bonne, si même lui le reconnaissait, c’était qu’il y’avait forcément du vrai dans cette affirmation. Et puis il les entretenait ses jambes. Elles étaient un peu la seule chose qui ne le laisserait jamais tomber, quoi qu’il arrive. Ses parents mis à part, bien évidemment. Raphaël ne savait pas ce qu’il serait devenu, si il avait été un handicapé… Sans ses jambes, il ne pouvait plus courir, et la seule chose dans laquelle il était un tant soi peu doué aux yeux de tous ne serait alors plus qu’une impossibilité. Ne plus pouvoir marcher, ne plus pouvoir courir était quelque chose qui lui faisait relativement peur. Oh, bien sûr… Il avait encore son talent d’artisan. Mais il devait bien avouer que entre courir et concevoir des inventions, il y’avait un monde d’effort. Là où courir ne nécessitait pas vraiment de concentration mentale, là où courir n’était finalement qu’un sport comme un autre, dans l’artisanat de Raphaël, il fallait à la fois faire preuve de force, de doigté, d’inventivité et d’ingéniosité. C’était avec les gens comme lui que l’avenir se construisait. Et même si c’était plus compliqué que courir, il était tout de même fier d’avoir un talent pour l’artisanat. Oh bien sûr… Il y’avait tellement plus d’artisans plus doués que lui. Tellement plus de gens… Plus compétents, plus surs d’eux. Tellement plus d’artisans qui construiraient l’avenir, eux. Lui, il n’était finalement qu’un petit qui cherchait à atteindre la cour des grands parce qu’il avait été en mesure de se fabriquer une échelle. C’est tout. Un jour, Nathalie lui avait dit que celui qui était capable de percer les secrets Mathématiques de la fabrication et de la conception se tenait sur l’épaule d’un géant, et était à même de regarder vers l’horizon, là où le commun des mortels n’était encore qu’aux pieds du géant, sur le point de se faire écraser par ses enjambées immenses. Il n’avait aucune envie de se faire écraser, lui… Mais il trouvait que c’était tout ce qu’il méritait. Il n’était pas capable de croire en lui, de toute façon. Se tenir sur l’épaule d’un géant ? Lui, le petit Raphaël Kaïris ? Non, il ne croyait pas. Ce qu’elle lui avait dit était peut être vrai, pour ceux qui parvenaient à créer quelque chose de vraiment productif. Mais toutes les inventions de Raphaël n’étaient aucunement productives… Tout ce qu’il était capable de faire avec la plus utile de ses créations c’était… Quoi, dissimuler un piolet dans son poignet ? Quelque chose comment ça en tout cas. Rien de très utile, cependant… D’accord, il avait conçu quelques gadgets qui s’avéraient bien pratiques de temps en temps… Comme par exemple sa trouvaille de rajouter un matériau spécial sur des gants et des bottes afin d’en renforcer l’adhérence et ainsi éviter de chuter plus souvent, ou d’avoir des choses qui nous glissent entre les doigts, mais rien de bien révolutionnaire. Celui qui avait inventé la poignée de porte ou le more pour cheval devait maintenant être riche. Et fondamentalement fier de lui. Raphaël l’avait dit, c’était son rêve que de concevoir quelque chose qui finirait par être utile au monde entier. Un rêve qu’il espérait voir se réaliser un jour. Mais dont il doutait de la crédibilité. Même si ses deux actuels compagnons lui avaient dit quelque chose de plutôt encourageant, il n’était pas crédule au point de se masque la vérité. Ou alors, il avait trop peu confiance en lui pour être capable de se dire qu’il pouvait faire quelque chose. Pas capable de se dire qu’il était capable, en quelques sortes. Souvent, comme en cet instant, Raphaël rêvait d’être une autre personne. Ca serait sûrement bien mieux que l’existence misérable qu’il menait actuellement. Heureux, il l’était, mais il se disait qu’il ne le méritait pas vraiment. Loin s’en faut.

Andrew lui, il méritait d’être heureux. Le jeune homme semblait tout avoir pour lui. Il était beau, nécessairement faisait parti des riches, il semblait intelligent et poli… Il avait vraiment tout ce dont Raphaël pouvait rêver. Être quelqu’un comme Andrew serait quelque chose de formidable aux yeux de Raphaël. Cindie aussi, était quelqu’un que Raphaël appréciait et admirait beaucoup. Elle avait l’air si gentille, si douce avec les gens ! C’était bien la première de toutes les filles qu’il croisait à lui sourire aussi sincèrement, Nathalie mise à part bien entendu. Il n’aurait jamais cru qu’il existait quelqu’un d’autre comme sa ‘grande sœur’ dans ce bas monde. Enfin, ‘comme’… C’était vite dit ça. Elles se ressemblaient, elles étaient toutes deux très gentilles, mais Cindie avait quelque chose de différent. Elle était plus jeune déjà, cela se voyait. Nathalie faisait figure de grande sœur, là où Cindie avait plutôt le profil d’amie idéale. Ah, amie avec elle aurait été quelque chose de formidable pour le jeune artisan. Quoi que, n’était-ce pas déjà le cas ? Ils avaient sympathisés tout les trois. Ils étaient devenus… Plus ou moins amis, non ? En tout cas c’était ce qu’il avait cru comprendre au cours de leur échange…. Ils étaient devenus… Plus ou moins amis. En fait c’était probablement les seules personnes qu’il pouvait appeler ainsi à l’heure actuelle. Ca le rendait si heureux qu’il avait envie de sauter partout et de serrer Cindie dans ses bras, mais il avait peur de la salir. Oh, il était respectueux de l’hygiène aucun doute là-dessus, mais il venait tout de même de courir quelques kilomètres à pieds pour son jogging habituel. De ce fait, il ne devait pas être extrêmement propre à l’heure qu’il est. Il se laverait en rentrant. Il n’avait pas eu assez d’argent pour se payer de quoi se laver lui-même, mais quand on est artisan, si il est bien une chose de facile, c’est de recopier les inventions des autres. Il avait chez lui tout un système pour se laver qui avait fait ses preuves plus d’une fois. Et pour pas très cher non plus. Il ne roulait pas sur l’or, alors autant essayer de faire des économies comme il le pouvait.

« Vous m’excuserez, je ne pense pas que mes parents souffrent que je m’absente beaucoup plus longtemps. »

Andrew venait de parler, avec un ton calme et serein, comme il l’avait fait depuis le début. Il n’y avait pas à dire, ce jeune garçon forçait le respect. Il était toujours aussi… Calme ? Serein, posé ? Quelque chose d’étrange, mais qui était tout de même relativement impressionnant pour le jeune Raphaël. Le jeune homme brun se leva par la suite, rajoutant une phrase de plus tandis que Raphaël se demanda un bref instant si lui-même comptait rester. A vrai dire, il ne s’était arrêté que pour se reposer un peu après sa course… Alors il comprit aisément que lui-même n’avait pas grand-chose à faire encore ici. Bien sûr si Cindie restait aussi, il resterait également. Si Andrew n’était plus là eh bien… Peut être…

« Je ne vais pas devoir tarder à rentrer en ville. Comptez-vous rester encore un peu ? »

Raphaël porta son regard vert et bleu sur Andrew, avant de baisser la tête d’un air pensif. Rester ? A vrai dire il n’avait pas vraiment de raisons de le faire jusque là. Il s’était largement assez reposé et comptait rentrer chez lui à pieds en marchant de toutes manières. Alors non, théoriquement il n’avait aucune raison de rester ici… Mais si il l’avait fait jusque là, c’était parce qu’il avait rencontré Cindie et Andrew. Et de ce fait, il avait choisit de rester. Parce qu’il les aimait bien. Beaucoup, même. Ils étaient devenus… Un peu ses seuls amis, en quelques sortes.

« Je pense aussi que je vais bientôt devoir rentrer. Toi aussi, Raphaël ? Parce que si oui, on pourrait rentrer ensemble, ce serait plus amusant, vous ne pensez pas? Enfin, si vous voulez bien, évidemment.

Raphaël reporta son regard vairon sur la jeune fille rouquine en lui adressant un sourire sincère. Oui, si elle devait rentrer elle aussi, alors il n’avait lui-même aucune raison de rester ici plus longtemps encore. Il ferait mieux de rentrer de toutes manières. Après tout, l’heure approchait. Et il devait encore avancer un peu les plans sur l’aile volante. L’actuelle avait un peu plus de chances de marcher que la précédente, mais il faudrait procéder aux tests. A moindre échelle, bien évidemment. Après tout, si il avait assez d’argent pour se payer de quoi fabriquer l’Aile Volante grandeur nature, il n’aurait pas à être un artisan…

« Oui, je crois que je vais aussi devoir rentrer. Ca me ferait très plaisir de vous accompagner sur le chemin ! C’est sûr que ça serait plus amusant que de rentrer seul… »

Bien qu’il en a l’habitude. De rentrer seul.
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MessageSujet: Re: Go on a ride.{PV Andrew et Raphaël.} [TERMINE]   Mer 6 Juil - 12:13

[HS : je suis en retard, je sais, mais c'est parce que j'avais oublié que je devais répondre ici. En qu'en plus, je suis sûre que ça arrange pas Never que je réponde, enfin bon, c'est chose faite quand même.
Tiens, faudra que je pense à remettre un avatar sérieux à mon petit numéro 7... Bref.XD
Posté. clown ]
Andrew esquissa un pas en arrière lorsque Cindie se leva, une expression pour le moins décidée peinte sur le visage. A la vérité, si elle avait déclaré s’être brutalement souvenue qu’elle devait aller empêcher qu’un bâtiment prenne feu, enterrant des dizaines d’enfants en s’écroulant et ravissant au moins autant de vies, elle n’aurait sans doute pas eu l’air plus résolu, songea-t-il avec humour, quoiqu’en proie à une certaine perplexité. Il se contenta toutefois d’un vague froncement de sourcils, aussi bref qu’insignifiant. Il n’était pas coutumier à ce genre de comportement emporté, exagéré presque, et ne savait que trop bien que dès lors mener la discussion à la baguette serait plus délicat pour lui. Ceci dit, ce n’était pas non plus une première et la rouquine était loin d’être ce qu’il y avait de pire en la matière ; de cela il avait le regret de pouvoir jurer… Le brun décida de fait de ne pas s’en formaliser : de la même manière qu’il avait laissé couler sans la plus anodine des remarques acerbes qui lui étaient passées par l’esprit les bévues de Raphaël, il observa le silence. Par respect, politesse, tact ou il ne savait encore trop quoi, il resta là sans mot dire, un sourire affable étirant ses lèvres. Puisqu’elle s’était levée, il ne faisait guère grand doute que Cindie projetait, à son instar, de regagner les murs rassurants de la ville. L’hypothèse selon laquelle elle continuerait simplement sa promenade était possible mais il lui accordait moins de crédit ; à en juger par la mine dépitée qui avait suivi sa propre déclaration, Andrew en déduisait qu’elle n’aurait pas été dérangée de rester encore quelque temps en leur charmante compagnie, à tous deux. En d’autres termes, que lui tourne les talons ne l’aurait pas empêchée, théoriquement à tout le moins, de demander son avis à l’autre protagoniste de la scène. Sur lequel le cadet Deslura daigna à nouveau poser son regard gris bleu : pas moyen, il devait toujours être sur les nerfs. Il se demanda un instant si cet état n’était pas chez lui permanent, entouré ou enveloppé dans une douce quiétude solitaire. Ne trouva pas de réponse dont il pût être absolument sûr, ce qui était en soi de son avis assez inquiétant. Dire que d’ordinaire il n’avait ne fut-ce qu’à se poser la question ! Alors, Raphaël viendrait-il, lui, ou continuerait-il son chemin de son côté ? Si lui-même avait été dans son cas, ou plus exactement dans un état d’esprit à peu de choses près comparable faute d’être similaire –il n’avait jamais été particulièrement timide– eh bien, il pensait qu’il aurait saisi la moindre occasion de s’éclipser. Lorsque l’on ne se sentait pas à son aise, n’était-il pas normal de chercher à se tirer de ladite situation ? S’enfuir sans en avoir l’air, attraper les perches tendues. Mais il n’était pas à la place de l’autre garçon et ne pouvait décemment se permettre de juger de quoi que ce fut. D’autant qu’il n’en était pas au point de vouloir le voir disparaitre, en rien il n’est bon de trop exagérer.

Andrew passa distraitement une main dans ses cheveux avant de reposer ses bras le long de son corps, le dos droit sans être raide pour autant : un maintien irréprochable faisait partie de ces choses qu’il ne pouvait se permettre de négliger désormais. Un bref regard vers le landau lui confirma que le petit frère de la jeune fille était toujours endormi. Oh, loin de lui la crainte qu’il se réveille, mais si entendre un enfant gazouiller et baragouiner un baratin sans queue ni tête était supportable, être contraint à parler en l’entendant hurler à pleins poumons sans avoir la moindre piste quant au pourquoi du comment ne le tentait pas. Du tout. Les enfants étaient compliqués à canaliser, plus particulièrement avant de savoir s’exprimer avec un minimum de clarté, avant qu’ils n’aient acquis ne fut-ce qu’un vague début d’éloquence correcte et compréhensible par le commun des mortels. S’il se réveillait, Andrew devait reconnaitre que l’idée de leur fausser compagnie serait plus séduisante qu’une marche dans un bruit infernal. Enfin, Jean avait l’air endormi, aussi se risqua-t-il à parier qu’il le resterait un moment. Ou se tiendrait tranquille. L’un dans l’autre, tant qu’ils étaient silencieux, les enfants ne l’avaient jamais gêné outre-mesure. Cadet de la fratrie, Andrew n’avait jamais eu à compter avec eux néanmoins, et n’y était par conséquent pas habitué, n’aurait trop su comment s’y prendre avec l’un d’entre eux. Personne, se dit-il, ne pouvait lui en tenir rigueur, pas vrai ? Ce n’était pas comme s’il était le sel et le criait sur les toits. Le jeune homme ne fut pas surpris lorsque Cindie déclara :

« Je pense aussi que je vais bientôt devoir rentrer. Toi aussi, Raphaël? Parce que si oui, on pourrait rentrer ensemble, ce serait plus amusant, vous ne pensez pas? Enfin, si vous voulez bien, évidemment. »

Une dernière phrase rajoutée à la va-vite, comme après s’être brusquement rendue compte qu’il manquait quelque chose à sa toile. Le brun ne répondit pas, attendant pour ce faire d’avoir obtenu la réponse de Kaïris. N’ayant aucun moyen de la deviner à coup sûr, il ne pouvait que spéculer et donc, s’il suivait ce raisonnement jusqu’au bout, il se retrouvait également dans l’incapacité de dire quoi que ce fut sur le sujet sans courir le risque de se tromper. Et s’il y avait une chose qu’il ne savait que trop bien, c’était que prendre des risques inconsidérés n’avait aucun sens. Aucun. Il posa donc son regard bleuté sur Raphaël, prenant soin de ne pas croiser son regard dépareillé ; il le mettait trop mal à l’aise. Il l’y reporté d’ailleurs immédiatement après avoir jeté un rapide coup d’œil circonspect au sol : savait-on jamais, une de ces immonde bestioles aurait eu tôt fait de se sentir l’âme un peu trop téméraire, et de coller ses pattes dégoutantes sur lui, et…, non, il n’avait vraiment aucune envie de s’attarder sur pareilles possibilités.

« Oui, je crois que je vais aussi devoir rentrer. Ça me ferait très plaisir de vous accompagner sur le chemin ! C’est sûr que ça serait plus amusant que de rentrer seul… »

Pour une raison qui lui échappait manifestement, les deux jeunes gens à ses côtés semblaient être en quête permanente de choses qualifiées « d’amusantes ». Pas que lui n’aime pas rire, mais il nuançait le propos : une marche au calme, solitaire, n’avait rien de triste non plus. Il était venu ici seul à la base, et ne se souvenait pas avoir passé son temps à ressasser de sombres pensées. De ci de là, évidemment, mais pas plus que de raison. Pester contre le soleil, entre autre, contre la forêt et le sentier qui n’était pas aussi praticable que les grandes artères d’Esidir ou les rues plus modestes mais tout aussi agréable d’Alkar, oui. Mais marcher, seul, n’était pas aussi ennuyeux de son avis que ce qu’ils voulaient lui faire croire.

« En ce cas je n’y vois aucune objection, dit-il avec un vague sourire, avant de s’adresser à Raphaël. Vous ne vous… Tu ne te lèves pas ? »

Il se serait giflé. Très honnêtement, il l’aurait fait, et juste après être malencontreusement repassé au vouvoiement, dont il ne semblait pas prêt à se détacher, il poussa un court soupir excédé et leva brièvement les yeux au ciel. Geste inconsidéré pour lequel il se serait volontiers, une deuxième fois, giflé, au lieu de quoi il s’était contenté de terminer sa phrase. Il esquissa un sourire d’excuse.

Si c’était comme ça, songea-t-il avec humeur, il n’aurait qu’à tout le temps leur parler à tous les deux, tiens. Voilà qui arrangerait son problème le plus simplement du monde.

« En revanche, si je peux me permettre de vous demander de ne pas excessivement perdre de temps en chemin… N’y voyez pas quelque empressement de vous quitter, jugea-t-il bon de préciser, mais comprenez que je ne veux pas de problèmes chez moi. »

Andrew hésita une seconde, l’air pensif, avant de reprendre :

« Et encore désolé pour le vouvoiement, Raphaël. Quand je t’ai dit que je n’y arriverais pas… »
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Humaine, Villageoise

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MessageSujet: Re: Go on a ride.{PV Andrew et Raphaël.} [TERMINE]   Mar 16 Aoû - 0:30

Cindie du se retenir de chantonner tant sa joie était à son paroxysme. Il en fallait peu à la petite rouquine pour être heureuse, ce n'était un secret pour personne; Ses amis et sa famille savaient à quel point il était aisé de lui faire plaisir, même le plus petit des cadeaux lui accrochait un grand sourire à la figure. Et plus encore qu'un cadeau, le fait de se faire de nouveaux amis la faisait se sentir extrêmement bien, légère et heureuse. C'était merveilleux, non? On ne pouvait jamais vivre bien en solitaire, il nous fallait des amis, des personnes chères à nos yeux pour nous entourer et nous aider à nous redresser quand les coups du sort nous frappaient trop fort. Personnellement, la jeune fille aux yeux bleus ne savait pas ce qu'elle aurait fait si, du jour au lendemain, Dieu décidait de lui enlever tous ses amis, groupe dans lequel elle comptait d'ores et déjà Andrew et Raphaël, par ailleurs. Ses journées et ses envies étaient rythmées par ces gens qui lui tenaient sans cesse compagnie, et elle se voyait mal vivre sans eux ne serait-ce qu'une petite semaine. Quelques jours paraissaient déjà énormes, alors toute une vie...Un oiseau quitta bruyamment une branche, distrayant Cindie l'espace de quelques secondes. La vie était faite pour être partagée, ce n'était pas pour rien que l'on s'unissait pour former des familles. Les amis, les pères, les mères, les frères, les sœurs, les grands-parents...C'étaient eux qui faisaient tourner notre vie! Un grand sourire toujours accroché sur ses lèvres, la rouquine jeta un coup d'œil à son petit frère, encore endormi, et se demanda vaguement si ses parents auraient d'autres enfants. Elle aurait bien aimé avoir encore trois petits frères, elle, et pourquoi pas même une petite soeur! L'accouchement de sa mère n'avait pas été particulièrement difficile, de ce que Cindie en savait. Ça n'avait pas empêché ses oncles, son père et elle-même d'être inquiets, néanmoins.

Voyant qu'Andrew avait esquissé un pas en arrière lorsqu'elle s'était levée, Cindie rougit légèrement, consciente du ridicule de son geste. Ils devaient juste rentrer ensemble, ce n'était pas la peine d'en faire tout un plat. Mais c'était plus fort qu'elle, elle n'y pouvait rien! Cette perspective l'emplissait d'une joie qu'elle avait bien du mal à contenir. Soudain, elle se dit qu'Andrew ne devait pas avoir l'habitude de côtoyer des personnes se tenant aussi mal qu'elle, et elle se redressa, afin d'adopter une posture plus droite et plus correcte (du moins de son avis). Elle ne voulait pas passer pour une rustre sans éducation, tout de même! Elle avait sa fierté en tant que demoiselle. Enfin, si on pouvait appeler cela une fierté, bien évidemment...

« Oui, je crois que je vais aussi devoir rentrer. Ça me ferait très plaisir de vous accompagner sur le chemin ! C’est sûr que ça serait plus amusant que de rentrer seul… »

Cindie faillit taper ses mains l'une contre l'autre, mais se rappela bien heureusement au dernier moment que ça n'aurait pas été très correcte, aussi se retint-elle de le faire. Son sourire idiot, elle ne réussit pas à la résorber, mais elle devait bien composer avec; Et puis, ce n'était pas un crime, que d'exprimer sa joie par un sourire, n'est-ce pas? Passant son regard bleu d'Andrew à Raphaël, elle se senti en paix avec elle-même. Il faisait beau, il faisait chaud, et elle venait de se faire de nouveaux amis. Cindie ne connaissait rien de mieux pour le moral!

« En ce cas je n’y vois aucune objection. Vous ne vous… Tu ne te lèves pas ? »

Cindie arrêta finalement son regard sur Raphaël, comme pour l'encourager à se lever et emprunter avec eux le chemin du retour. Discuter avec eux tout en regardant le paysage défiler à ses côtés, ça promettait d'être un très agréable moment. Bon, il suffisait que son frère reste endormi, sinon il risquait de se mettre à pleurer, risquant de gâcher la promenade, mais...Si elle allait lentement, le landau ne devrait pas trop se secouer, et il devrait rester endormi. Alors quand Andrew leur dit, quelques instants plus tard, qu'ils ne devraient pas perdre de temps, son sourire diminua sensiblement, et dans ses yeux dansa une petite flamme d'inquiétude. Elle comprenait qu'il ne veuille pas inquiéter ses parents, mais...Poussant un discret petit soupir, elle écouta Andrew finir de prendre la parole, se rapprochant du landau. Une fois que le silence ce fut installée, elle saisit le landau, et le poussa tout doucement devant elle, de manière à ne pas réveiller le bébé. Puis elle se remit à sourire, peut-être l'air un peu désolée, avant de dire:

« On ira le plus vite possible, alors. Mais si on va trop vite, les secousses risquent de réveiller Jean, en fait, alors... »

Elle se tu l'espace d'un instant, semblant perdue dans ses pensées, avant de secouer la tête, la mine radieuse de nouveau:

« En tout cas, je suis vraiment contente d'avoir fait votre connaissance, à tous les deux! »

Et en disant cela, Cindie était parfaitement sincère. La petite rousse était le genre de personne à s'attacher extrêmement rapidement aux autres, et à peiner à les laisser partir par la suite. Elle chercherait par tous les moyens à rester en contact avec Andrew et Raphaël par la suite, et s'ils ne se revoyaient plus jamais, alors ce serait qu'un des deux garçons ne le voulait pas. Mais honnêtement, Cindie ne voulait pas y penser: Elle les aimait vraiment bien, ces deux jeunes hommes. Ne plus leur parler l'aurait sincèrement peinée, sans exagération.

_________________


******

Ce matin j'imagine un dessin sans nuages,
Avec quelques couleurs comme vient mon pinceau.
Du bleu, du rouge je me sens sage comme une image,
Avec quelques maisons et quelques animaux.

Ce matin j'imagine un pays sans nuages,
Où tous les perroquets ne vivent plus en cage,
Des jaunes, des verts, je fais ce qui me plait,
Car c'est comme ça que j'imagine un monde parfait.

Ce matin j'imagine un dessin sans étoile
De toute les couleurs un dessin sans contour
Quand ça m' plait plus j'efface tout et je recommence
Avec d'autres maisons et d'autres animaux

Le bleu du ciel, un peu de sucre, un peu de sel,
Et ce soir je m'endors au pays des merveilles!


******

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MessageSujet: Re: Go on a ride.{PV Andrew et Raphaël.} [TERMINE]   Mar 16 Aoû - 2:19

Raphaël était il vraiment le genre de personne à s’attacher rapidement aux autres ? Difficile à dire. Le jeune homme n’ayant jamais vraiment eu l’occasion de prouver qu’il était attaché à qui que ce soit, il ne pouvait pas vraiment dire si il pouvait se prendre d’affection en quelques minutes seulement pour une personne. Il avait apprécié Nathalie très vite, mais elle avait tout de même effectué le premier pas pour lui. Elle avait un jour décidé de le prendre sous son aile, et depuis elle avait été la seule amie qu’il n’avait jamais eue. Alors s’attachait-il facilement aux personnes qu’il croisait ? Comme il venait de le penser, c’était quasiment impossible de le dire avec certitude. En tout cas, ce qu’il pouvait affirmer, c’était que Cindie lui avait fait tellement bonne impression qu’il avait la sensation de retrouver sa vieille amie décédée en la personne de la jeune rouquine. Pas vraiment Nathalie, mais quelqu’un qui dégageait la même aura, le même ressenti de paix et de gentillesse. Une aura que Raphaël n’avait jamais vraiment ressentie en dehors de ses moments où il se trouvait avec sa grande sœur d’adoption. Cette impression que tout le monde n’était pas son ennemi. Qu’il y’avait quelqu’un pour qui sa mort ne serait pas une simple nouvelle du matin. Quelqu’un pour qui il avait de l’importance. Et ça, mine de rien, cela lui faisait extrêmement plaisir. Difficile, par là même, de ne pas se prendre d’affection pour la jeune Cindie Damalis. Il l’appréciait donc, et il l’appréciait même beaucoup. Nul doute que si elle passait le voir dans son atelier un jour, il l’accueillerait avec un plaisir non dissimulé. Bien que son atelier n’était pas du tout le bon endroit pour recevoir une jeune fille. C’était un endroit assez sombre, pas vraiment très accueillant même si le jeune artisan le trouvait fondamentalement rassurant. Cindie ne risquait pas de penser la même chose, si elle venait à lui rendre un jour visite. Voilà pourquoi il se promit, en rentrant, de commencer à faire un peu de ménage dans son lieu de vie. Il lui fallait être impeccable pour la jeune fille. Bien qu’il n’ait aucunement la certitude qu’elle vienne un jour lui faire un petit bonjour, il ferait quand même un grand nettoyage de son lieu de vie et de travail. Après tout, même lui commençait à se dire que son atelier devenait vraiment un endroit invivable. Une bonne résolution s’imposait ! Et ça n’était pas parce que c’était une salle relativement grande qu’il allait se décourager ! Ca lui ferait faire un peu de sport de toute façon. Il en avait bien besoin…. Ou pas. Faire du sport ne le ferait pas grandir, loin s’en faut. Et il n’était pas gras, c’était même le contraire. Et ses jambes étaient assez fines. En fait il était chétif, voilà tout. Et du sport ne semblait rien y changer. Sinon, son footing quotidien porterait bien plus ses fruits qu’à l’heure actuelle.

Andrew s’était maintenant levé, Cindie à sa suite et cette dernière avait adopté une posture selon laquelle elle se tenait un peu plus droite que précédemment. En toute honnêteté, Raphaël la trouvait amusante. Il avait envie de rire en la voyant, mais pas pour se moquer, attention ! Rien qu’à la pensée qu’on ait pu penser de lui qu’il se moquait de Cindie, il allait fondre en larmes. Non, il ne se moquait pas du tout de Cindie Damalis, bien au contraire. Si il avait une légère envie de rire, c’était principalement parce que Cindie le touchait. Son innocence, son sourire, sa candeur… Tout cela lui faisait énormément d’effet. Ou en tout cas, tout cela lui procurait beaucoup de bonheur. La demoiselle semblait capable de diffuser en lui une sorte d’onde apaisante, qui lui permettait de se calmer et de laisser le stress permanent qui l’habitait se dissiper petit à petit. Et le meilleur moyen de manifester sa joie, c’était le rire pour le jeune garçon. Voilà pourquoi il voulait rire, parce que cette fille était une personne qui le rendait heureux, simplement en agissant naturellement. Etrange, non ?

« En ce cas je n’y vois aucune objection. Vous ne vous… Tu ne te lèves pas ? »

Raphaël se rendit alors compte, de manière hautement surprenante, qu’il était le seul encore assis. Il ne voulait pas particulièrement se lever, car cela voulait dire faire un pas pour se séparer de ses deux nouveaux amis. Pour autant, si il restait le seul assis sur le banc comme un ahuri, il allait juste dégringoler dans l’estime des deux jeunes gens, et ça c’était juste hors de question. Voilà pourquoi il eu un petit geste de la tête pour s’excuser, baissant le regard pour éviter de croiser celui d’Andrew et celui de Cindie. Andrew avait un regard impérieux, malgré sa politesse. Le regarder donnait l’impression à Raphaël de lui manquer de respect, alors qu’Andrew de son coté faisait preuve de la plus grande courtoisie. Autrement dit, cela lui donnait une impression d’erreur. Quand à regarder Cindie dans les yeux, c’était simple, il pensait que si il agissait ainsi la demoiselle aurait juste peur de son propre regard. Et effrayer Cindie était la dernière de ses priorités. Façon de parler en fait, puisque effrayer Cindie n’était pas une priorité. C’était juste un cauchemar qu’il espérait ne jamais vivre. Il se leva donc doucement, évitant au possible de poser son regard dans les yeux de ses ‘amis’, préférant regarder leur front ou leur cou quand il devait se tourner vers eux. Dans un sens, il en souffrait. Cela le plaçait sur un signe tellement inférieur à Andrew, et cela l’empêchait de voir les yeux de Cindie qui étaient si pétillants, qu’il faillit se cogner la tête contre le banc pour se punir d’être aussi bête et d’avoir deux yeux d’une couleur différente. Stupide, mais il faillit vraiment le faire. Il se ressaisit au dernier moment, après s’être complètement relevé pour finalement se mordre la lèvre, mal à l’aise.

« On ira le plus vite possible, alors. Mais si on va trop vite, les secousses risquent de réveiller Jean, en fait, alors... »

L’artisan hocha la tête, entendant la réponse de Cindie à la précédente remarque d’Andrew. Oui, il ne faudrait pas trop traîner pour Andrew, mais aller trop vite réveillerait le petit bébé dans le landau de la demoiselle. Pour lui, il préférait aller lentement. Parce que ça lui permettait simplement de passer le plus de temps avec ses deux nouveaux amis, voilà tout. Il n’avait pas à chercher plus loin.

« En tout cas, je suis vraiment contente d'avoir fait votre connaissance, à tous les deux! »

Le jeune homme aux yeux dépareillés hocha la tête de manière assez vigoureuse à la remarque de Cindie, faisant tout de même de son mieux pour ne pas réveiller le petit enfant qui dormait encore dans son lit douillet.

« Je le suis également ! J’espère vraiment que plus tard, on pourra se revoir. Ca…. Enfin, je crois que je l’ai déjà dis…. »

Il baissa la tête un temps, puis la secoua avant de relever le menton, l’air un peu plus décidé. Un peu d’entrain !

« Heu… Donc nous devons aller…. Vite, mais pas trop. D’accord. Je… Hum, personellement je ne suis pas pressé, alors n’importe quelle allure m’iras et…. Je ne voudrais gêner personne. »
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MessageSujet: Re: Go on a ride.{PV Andrew et Raphaël.} [TERMINE]   Lun 29 Aoû - 14:49

[Ouah, ça fait un sérieux bail. J'avais préparé ce post sur un coup d'inspi, maintenant je peux finalement le poster. Dingue le nombre de mangas que j'ai à rattraper. Demain, lever à 7h30/8h. Il faut ce qu'il faut....==
Posté.
Mon mouton m'a manqué !XD]
Andrew dû se faire violence pour que son visage ne prenne pas une expression proprement horrifiée. Que Jean se réveille ? Il s’en porterait tout aussi bien s’il restait sagement endormi, sans leur faire à tous profiter d’un magnifique concerto quelque peu discordant. Non merci, vraiment, ce n’était pas nécessaire. S’il le fallait, encore aurait-il mieux aimé mettre trois bonnes heures à regagner sa demeure ; elles auraient à son sens été préférables à ne fussent que quelques minutes dans un pareil maelström de sons, de braillements et de pleurs. Oh, il ne disconvenait pas du fait que, sans doute, certains enfants furent calmes et silencieux : le brun savait simplement qu’ils ne pouvaient guère le rester que quelque temps. D’autant que leur imposer le silence pouvait s’avérer particulièrement difficile, au moins autant que déterminer ce qui n’allait pas chez eux. Une telle perspective ne l’enchantait donc évidemment pas, ce qui par ailleurs n’avait pas grand-chose d’étonnant pour un garçon de quatorze ans, qui plus est peu habitué à de tels épanchements. Il força néanmoins une expression conciliante sur son visage, ne voyant que faire d’autre. Confronté à ce genre de dilemme, il n’avait pas le choix : il ne pourrait effectuer le trajet aussi rapidement qu’il en avait eu l’intention en premier lieu, ce qui malgré tout le dérangeait. Il se mordit un bref instant la lèvre inférieure, gêné. Il ne pouvait pas non plus décliner une proposition qu’il avait d’ores et déjà acceptée ! C’aurait été le comble de l’impolitesse, très honnêtement, hors ce qu’il désirait incarner en était l’exact opposé. Ce n’était pas la faute de Cindie, aussi ne savait-il pas envers qui ou quoi diriger son léger ressentiment. Puisqu’il ne trouva pas de réponse, il décida d’en affubler tout le monde. Simple comme bonjour. Le cadet Deslura songea qu’il n’était pas à une poignée de minutes près, et qu’il n’y avait pas là lieu de s’inquiéter. Il n’y pouvait rien et, tant qu’ils ne faisaient pas halte en chemin pour ramasser des fleurs, se dit-il avec beaucoup d’ironie, tout irait pour le mieux. Ou à tout le moins, tout irait bien et sa récente bonne humeur –quoique toute relative, certes– ne serait pas gâchée par un éventuel retard et une toute aussi hypothétique impatience de ses parents. Ces derniers lui accordaient sur bien des points leur confiance sans condition, dans la mesure où il faisait toujours tout son possible pour combler leurs attentes, allant jusqu’à placer parfois la barre plus haut que ce qui était demandé. S’il jugeait pouvoir se permettre de prolonger un peu une promenade, on n’irait probablement pas le lui reprocher, ce devait être une décision mûrement réfléchie. Comme d’habitude. Si cela lui causait des problèmes, il mettrait un point d’honneur à s’en dépêtrer avec maestria, ni plus ni moins.

Enfin, conclut-il, il n’y avait guère de réels ennuis en perspective. Mais il restait en dépit de cela plus confortable d’être à l’heure, aussi se promit-il de ne pas trainer sans se presser pour autant. Peu enclin aux compromis, il fallait toutefois savoir en accorder quand ils s’imposaient. C’était ici le cas, et par conséquent c’était exactement ce que chacun, selon un accord tacite et évident, ferait. Il s’agissait d’une ligne de conduite que chaque individu un brin civilisé observait sans s’en rendre le plus souvent vraiment compte. Suite à ces avertissements sur son petit frère, Cindie répéta qu’elle était heureuse d’avoir fait leur connaissance. Ça, pensa in petto le brun, on avait fini par comprendre. Oui, c’était très bien, lui aussi était ravi de les connaître, et ceci, et cela. Il jeta un nouveau regard vers Raphaël, qui n’avait pas l’air plus à l’aise que précédemment. Andrew se demanda s’il était la cause, à la fois indirecte et tout à fait involontaire, de cette attitude. A voir la façon dont la rouquine s’était redressée, et celle dont au contraire Kaïris semblait désireux de disparaitre sous terre, cette idée n’était pas à écarter. Il n’en fit cependant pas grand cas ; quand bien même il aurait mis le doigt sur le problème, il n’y aurait strictement rien pu changer, si bien qu’il se contenta d’observer le silence. Lui-même ressentait de temps en temps une certaine gêne, mais il jugea ceci comme normal et loin d’être particulièrement embêtant. A peine notable, c’était dire.

« Je le suis également ! J’espère vraiment que plus tard, on pourra se revoir. Ça… Enfin, je crois que je l’ai déjà dit… »

Andrew manqua de répondre qu’en effet, il avait déjà exprimé ce souhait, tout comme Cindie d’ailleurs leur avait déjà expliqué à quel point cette rencontre l’enjouait, mais s’en abstint. L’intérêt de cette réplique qui, en plus de cela aurait pu paraitre cinglante et mal prise, ne lui sautait pas aux yeux. S’ils tenaient à répéter, il n’était pas foncièrement contre tant qu’ils n’y passaient pas leur temps. Peut-être voulaient-ils être certains que les autres aient compris et se souviennent ? De ce côté-ci, aucun risque pour lui : il mettait une application toute particulière à se souvenir d’un maximum de choses.

« Heu… Donc nous devons aller… Vite, mais pas trop. D’accord. Je… Hum, personnellement je ne suis pas pressé, alors n’importe quelle allure m’ira et… Je ne voudrais gêner personne. »

Résumé correct de la situation. Eh bien, pensa Andrew, ils avanceraient comme ils pourraient, tout simplement. Ne pas réveiller le petit, ne pas le mettre en retard outre-mesure et Raphaël suivrait de toute façon, de ce qu’il en avait dit. Parfait, donc, autant y aller et ne point perdre plus de temps en « pourparlers » et négociations sur un sujet pareil ; s’ils y allaient maintenant sans trop se presser et sans trop trainer, tout le monde était content dans le meilleur des mondes. Enfin, façon de parler. Il riva son regard dans celui de Cindie avant de répondre, paroles que démentissait l’expression soucieuse qu’il avait eue plus tôt, lorsque la jeune fille avait parlé :

« Cela ne me pose pas le moindre problème, quelques minutes de plus ne porteront préjudice à personne, au fond. Je ne voudrais pas te causer de tort. »

Il avait marqué une brève mais perceptible hésitation avant le « te », qui lui posait décidément toujours autant de problèmes : il butait dessus, c’était inévitable. S’il avait su que le vouvoiement deviendrait chez lui presque un tic de langage… Ces quelques considérations faites, il amorça quelques pas vers le chemin du retour, avant de s’arrêter, de se tourner vers ses deux interlocuteurs et de se décaler vers le bord, faisant place notamment pour le landau, avec un léger « je vous en prie » s’adressant aussi bien à l’un qu’à l’autre. Ne restait qu’à retourner en ville, après quoi ils se sépareraient sûrement vite : lui en tout cas prendrait la direction de chez lui sans faire d’inutiles détours, comptant bien que Raphaël partage le même chemin que Cindie plus longtemps que lui : sans cela, les règles de bienséance exigeraient de lui qu’il lui propose de la raccompagner et, très franchement, sans que cela le dérange vraiment il n’avait pas non plus envie de tarder encore.
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