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 Go on a ride.{PV Andrew et Raphaël.} [TERMINE]

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Humaine, Villageoise

Féminin Nombre de messages  : 19

Localisation  : Ah, je fais une promenade en dehors de la ville, tu risque de ne pas me trouver.^^'
Emploi/loisirs  : J'aime m'occuper des enfants!-^^-
Humeur  : Plutôt de bonne humeur, car il va neiger bientôt! J'en suis sûre!

Inscrit depuis le   : 17/09/2009
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Humaine, Villageoise


Feuille de personnage
Age: 14 ans. J'en aurais bientôt 15, et...Oh, je ne suis plus une petite fille.^^
Race: Humaine. Et ce...N'est pas mal, si?O_O
Arme / Pouvoir  : Je prend une machette avec moi...Au cas où. Juste au cas où.^^'

MessageSujet: Re: Go on a ride.{PV Andrew et Raphaël.} [TERMINE]   Sam 15 Mai - 19:28

Cindie balançait légèrement ses jambes dans le vide, chantonnant doucement un petit air, dont les notes se perdirent dans le chant d'un oiseau, qui prit son envole non loin d'elle. La jeune fille aux cheveux roux regarda le petit oiseau battre des ailes dans le ciel d'azur, jusqu'à ce qu'il disparaisse totalement de son champ de vision. Ah, comme elle aurait aimé être un oiseau, être aussi libre et insouciante qu'eux! Ils n'avaient pas à se préoccuper des tensions qui régnaient dans le Royaume où ils vivaient, et se contentaient de vivre leur vie, sans rien trouver à redire, se préoccupant juste de l'endroit où ils devaient trouver les vers qu'ils allaient offrir à leurs petits pour les nourrir. La vie d'une jeune fille comme elle, ou de n'importe quelle personne du peuple, pouvait paraître simple à première vue, mais était en réalité remplie de petites contraintes qui la rendaient parfois extrêmement difficile. De petites contraintes, mineures aux yeux des autres, mais importantes pour celui qui les vivait. Cindie pensait qu'à ce niveau là, les animaux avaient de la chance; Au moins, ils n'avaient pas à se soucier de toutes ces petites choses, et menaient une vie tranquille, a courir sous le soleil et dormir dans leur terrier. Elle se doutait bien que beaucoup de personnes auraient trouvées son point de vue ridicule, cela étant, mais elle ne s'en souciait guère. Quelle personne censée aurait pu désirer sans plaisanter être un animal? Ils n'avaient pas le don de la parole, ne possédaient pas de vraie intelligence, ne connaissaient pas l'amour; Qui, qui diable aurait pu vouloir être un tel animal? A cette question, Cindie aurait levé la main, et répondu sans aucune honte qu'être un oiseau ou un lapin aurait été loin de lui déplaire. On pouvait hausser les sourcils ou ricaner à sa réponse, elle s'en fichait royalement. Elle ne faisait pas partie de cette catégorie de personnes qui avaient honte d'exposer leur point de vue, peur du ridicule. Comment vivre en se souciant de ce que les autres pensaient de nous? Comment vivre en surveillant chacune de ses phrases, en les modelant de manière à ce qu'elles plaisent à votre interlocuteur? La fille aux grands yeux bleus se refusait à vivre en fonction des autres. A quoi cela servait d'être aimé pour ce que l'on était pas? Tant mieux si on l'aimait, tant pis si on ne l'aimait pas. Elle voulait bien faire des efforts pour être aimée, comme calmer son enthousiasme qui débordait parfois bien trop, ou arrêter d'étreindre telle ou telle personne sous prétexte qu'elle était 'mignonne', mais jamais elle n'accepterait d'agir d'une façon contraire à sa personnalité. Si elle devait être aimée, elle voulait que ce soit pour ce qu'elle était. Ça ne servait à rien, sinon, non? C'était en tout cas son point de vue. Ayant détourné son regard des deux garçons à ses côtés, Cindie regardait les branches des arbres qui l'entouraient, s'attardant sur une chenille qui escaladait tant bien que mal la feuille dont-elle se ferait sûrement plus tard un repas. La nature était si belle, elle aurait pu la contempler des heures sans s'en lasser une seule minute! Elle peinait à croire qu'à peine une année plus tôt, ces environs étaient encore ravagés par la guerre intestine qui avait sévit dans tout Illea. Quelle malheur avait été cette guerre pour la faune, la flore et les habitants! Cindie s'estimait chanceuse, elle n'avait perdu aucune personne chère à son cœur durant ce conflit, si l'on exceptait un oncle avec lequel elle ne s'était jamais vraiment entendue. Elle ne savait pas ce qu'elle aurait fait si elle avait perdu son père ou sa mère pendant la guerre; Sûrement ne s'en serait-elle pas remise. Plusieurs de ses voisins avaient perdus leur maison dans un incendie, ou un frère, une sœur, une mère, un père. Elle se demandait comment ces personnes là avaient pu vivre la suite de la guerre ainsi amputées d'un membre de leur famille où de l'endroit où elles avaient toujours vécue. Une de ses amies avait perdu son grand-frère, soldat à l'époque, et elle refusait catégoriquement de parler de cette période, fondant en larmes dès que quelqu'un avait le malheur d'aborder le sujet.

Elle était triste pour ces personnes. Les animaux, eux, ne ressentaient pas ce sentiment de tristesse, même s'ils perdaient leurs enfants; Ils les chercheraient encore quelques jours après leur mort, mais les oublieraient vite, et retourneraient à leur vie d'avant. Parfois, si c'était pour être triste toute sa vie et ne jamais se remettre de la mort de quelqu'un, Cindie trouvait que les animaux étaient plus chanceux que les Humains, Esprits, Elfes et Neko. Eux au moins, avaient la possibilité d'oublier et de tout recommencer. Pas eux. Pas entièrement. Des fois jamais. Le vert des feuilles semblait avoir perdu de son éclat, et la jeune rousse se retourna vers ses deux compagnons, juste au moment où Raphaël, ayant terminé sa phrase, s'était tourné vers elle. Instinctivement, son visage se fendit d'un grand sourire, mais le garçon aux yeux vairons avait baissé son regard en rougissant. Oh? Était-il gêné? Elle continua néanmoins de lui sourire, attendant qu'il ne parle. Il éleva la voix à peine quelques secondes plus tard, et sa prise de parole brisa le silence qui s'était installé, sa phrase ponctuée par de petits cris d'oiseaux:

En même temps, je ne regrette pas d'avoir courut par ce temps, cela...Cela m'as permis de vous rencontrer, j'en suis ravi! Et...Euh, et vous Cindie, vous promeniez votre petit frère, j'imagine? Vous avez l'habitude de passer par ici? Je ne vous ai jamais vu auparavant, c'est étrange, je passe pourtant par la presque tout les jours...

Une petite expression surprise se peint sur le visage de Cindie, bientôt remplacée par un nouveau sourire. Oui, comme elle l'avait dit avant, elle avait l'habitude de venir promener son jeune frère dans les environs. Les chemins étaient praticables pour un landau, et le paysage magnifique, surtout en été. Sa mère avait beaucoup de travail à la maison avec tous les enfants qu'elle gardait, et Cindie se devait de l'aider du mieux qu'elle le pouvait. Elle adorait les enfants, elle adorait son petit frère, et le promener n'était donc pas une corvée, bien au contraire. C'était quelque chose qu'elle se proposait de faire spontanément, plusieurs fois par semaine. Avaient-ils des petits frères ou des petites sœurs, eux deux? Ou des frères ou sœurs tout court, d'ailleurs. La jeune rousse avait été fille unique de longues années durant, mais grâce au travail de sa mère, elle n'avait jamais été seule, et avait toujours eu de nombreux compagnons de jeux. Vivre seule n'était pas quelque chose auquel elle était accoutumée, et certainement aurait-elle été triste de devoir en permanence rester seule chez elle sans personne à qui parler ni personne avec qui jouer. Elle avait la fâcheuse tendance à s'entourer de tellement de monde qu'elle n'avait parfois pas de temps à accorder pour tous ses amis, qui allaient de quelques mois à seize ans. On avait beau dire, s'occuper d'enfants était loin d'être une tâche simple à la portée de n'importe qui! Les femmes avaient du mérite pour élever leurs enfants, elle pensait. Les hommes devraient arrêter de penser qu'elles ne travaillaient pas et ne faisaient aucun effort; Elles élevaient ceux qui plus tard, travailleraient à leurs côtés et porteraient fièrement le nom de leur famille. A cette pensée, Cindie déporta son regard vers Jean, toujours paisiblement endormi sous ses minces couvertures. La vie était bien belle pour lui n'est-ce pas? Plus tard, il reprendrait le travail de leur père, se marierait, et le nom des Damalis perdurerait à travers lui et ses enfants. C'était dur de s'imaginer comment serait un si petit bébé une fois adulte. Le temps passait trop vite, elle espérait que jamais son frère n'aurait à grandir trop vite. L'enfance était trop belle pour qu'on la gâche impunément.

''En tout cas, il a beaucoup de chance d'avoir une grande sœur aussi attentionnée que vous.''

Cindie s'apprêtait à répondre à l'interrogation de Raphaël, mais la phrase d'Andrew la coupa dans son élan. Elle reposa ses yeux bleus sur les deux garçons, ses joues peintes d'un léger rouge. De, de la chance? Cindie ne pu que les fixer l'espace de quelques secondes, totalement muette. On lui faisait des compliments, parfois, mais c'était uniquement de la part de ses parents ou ses amis. Jamais de personnes qu'elle connaissait depuis si peu de temps, et encore moins de garçons...Elle finit tout de même par agiter ses mains devant elle, l'air embarrassée. Allons, ce n'était rien, c'était une simple remarque. Elle s'occupait de son frère, c'était pour cette raison qu'il lui avait dit cela, c'était tout.

« Ah, hum...Pas tant que ça, vous savez, c'est tout à fait naturel...! Mais merci, hmm... »

Elle se pencha de nouveau légèrement en avant, dans l'optique de pouvoir apercevoir Raphaël, auquel elle répondit, avec un petit rire dans lequel l'on pouvait toujours percevoir une certaine gêne:

« En effet, je viens souvent par ici. Le paysage est très beau, et c'est également très calme! C'est idéal pour un bébé, c'est ce que je pense, en tout cas. Moi non plus, je n'avais jamais rencontré beaucoup de personnes, par ici...Sûrement n'étions nous jamais là au même moment! »

Ses yeux s'ouvrirent soudain en grand, comme si elle venait de se rendre compte de quelques chose d'important. Elle joignit ses mains devant sa poitrine, et ajouta:

« Vous savez, vous pouvez me tutoyer! Ça ne me dérange pas du tout. »

Et elle se remit à sourire, attendant la réaction de ses compagnons. Le soleil brillait dans les astres, et le vent agitait les feuilles des arbres qui les entouraient, créant ainsi une douce mélodie qui résonnait agréablement aux oreilles de la jeune fille. Cette journée était décidément une excellente journée! Elle avait bien faite d'aller promener Jean aujourd'hui, ça n'aurait pas pu mieux tomber.

_________________


******

Ce matin j'imagine un dessin sans nuages,
Avec quelques couleurs comme vient mon pinceau.
Du bleu, du rouge je me sens sage comme une image,
Avec quelques maisons et quelques animaux.

Ce matin j'imagine un pays sans nuages,
Où tous les perroquets ne vivent plus en cage,
Des jaunes, des verts, je fais ce qui me plait,
Car c'est comme ça que j'imagine un monde parfait.

Ce matin j'imagine un dessin sans étoile
De toute les couleurs un dessin sans contour
Quand ça m' plait plus j'efface tout et je recommence
Avec d'autres maisons et d'autres animaux

Le bleu du ciel, un peu de sucre, un peu de sel,
Et ce soir je m'endors au pays des merveilles!


******

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MessageSujet: Re: Go on a ride.{PV Andrew et Raphaël.} [TERMINE]   Sam 15 Mai - 20:37

Raphaël ne s'ennuyait définitivement pas.Il ne pouvait pas dire que la situation etait des plus plaisantes,mais il ne s'ennuyait absolument pas.Pour sûr,le jeune garcon aurait peut être préféré rencontrer ces deux personnes sans être en sueur,sans avoir courut quelques kilométres,et dans un endroit plus convivial qu'une clairiére avec un banc de pierre,mais cela etait toutefois mieux que rien.Les deux personnes avec qui il partageait ce banc etaient des jeunes gens tout a faire charmants,et il n'etait que trop heureux de ne pas avoir eu affaire a des personnes malpolies et désagréables que son êtat de fatigue se disspait d'autant plus vite.Il se demandait tout de même une chose,qui lui paraissait avoir son importance.Si Cindie n'avait pas été la,aurait t-il adressé la parole a Andrew?Lui,probablement.Raphaël etait quelqu'un de particuliérement sociable et souriant,même si il faisait réguliérement preuve d'une probante timidité.Si Cindie n'avait pas été sur le banc,il s'y serait assis,Andrew serait arrivé,et Raphaël aurait probablement tenté d'engager la conversation avec lui.Hors,la question qu'il se posait ne le concernait pas lui,personellement,mais concernait Andrew.Si Cindie n'avait pas été la,avec son landeau et son joli visage,est ce que Andrew aurait ne serait-ce que adressé la parole au jeune artisan?Raphaël ne sut que dire.Il etait vrai que le jeune garcon aux cheveux sombres semblait quelqu'un de bonne famille,intelligent et bien élevé.Il doutait qu'il etait le genre de personne qui faisait semblant de ne pas avoir remarqué les personnes qui venaient de le saluer.Pour autant,Raphaël devait bien recconaitre que saluer de maniére aussi distinguée quelqu'un qui transpirait et qui de surcroit,etait en tenue pour effectuer un Jogging,cela paraissait un peu étrange.Il aurait compris qu'on pouvait être réticent a l'idée de le saluer.Du moins,que Andrew le sois.Cindie,elle,il ne se faisait pas de soucis.Elle semblait être le genre de personne a tout accepter,du moment que l'on avait un sourire et de bonnes intentions.Elle n'avait fichtrement pas l'air d'une personne jugeant sur les apparences ou de quelqu'un d'un peu renfermé.Elle semblait être une personne gentille.C'etait assez étrange tout de même.Raphaël ne la connaissait que depuis quelques minutes,et pourtant il sentait comme une sorte d'energie,une aura qui suintait par les pores de la peau de la jeune Cindie.Une aura de gentillesse.Elle respirait la bonté,cette jeune fille,ca paraissait si évident que le garcon aux yeux vairons ne pouvait s'empêcher de sourire en la regardant.Gentille,c'etait sûr.Belle,aussi.Il etait vraiment content d'avoir rencontré une jeune fille comme elle.Andrew,il ne savait trop qu'en penser.Il lui semblait être quelqu'un de Noble,et de distingué,le genre de personne qui as toujours des maniéres,et qui n'est pas du genre a traîner avec les gens du peuple.Enfin,il en avait l'air,après,il se pouvait très bien qu'il s'agisse d'un simple paysan avec assez d'argent pour s'offrir un vêtement paraissant cher,et qui imitait le comportement de Nobles authentiques.En fait,Raphaël ne savait absolument pas qu'est ce qu'il pouvait être en réalité,pas plus qu'il ne parvenait a cerner la personalité du jeune Deslura.Chose curieuse,etant donné qu'il avait déja établi l'une des parties les plus importantes du caractére de Cindie.Lui,c'etait autre chose.Etait t-il gentil?L'aimait t-il bien,ou l'ignorait t-il?Agissait t-il par bonté,par solitude,ou par obligations,dues aux bonnes maniéres?Raphaël n'en savait rien,il n'arrivait pas du tout a comprendre ce jeune garcon.Cela le rendait un peu nerveux,a vrai dire.Il esperait que Andrew n'avait rien contre lui,et qu'il etait un garcon très gentil,qui parlait avec eux parce qu'ils les trouvaient avenants.Il avait peur d'autre chose,des choses qu'il ne préférait pas imaginer.En attendant,Raphaël,lui aimait bien ces deux personnes.Même si il ne les connaissait pas,il les aimait bien,rien que pour le fait qu'ils aient acceptés de lui parler.D'un geste assez machinal,Raphaël se tourna successivement vers Andrew,puis vers Cindie.Il se demandait ce que l'un pensait de l'autre.Et cette fois ci,il eu beaucoup moins de doutes que sur sa précédente interrogation.


Cindie,comme a son habitude,devait apprécier Andrew.Elle devait être gentille,et l'apprécier,autant qu'elle appréciait Raphaël,sans doute,vut qu'elle les connaissait depuis le même lap de temps.Andrew,lui,etait déja plus ambiguë qu'avec Raphaël,dans son comportement avec Cindie.Des sourires,qui avaient le reflet de la sincérité,des compliments,des regards...Oui,Andrew ne semblait pas detester Cindie,et vraisemblablement,il l'aimait bien,même.Au moins,avec elle,les sentiments du jeune homme a l'apparence riche semblaient parfaitements clairs,ou au moins,plus clairs que ceux qu'Andrew eprouvait envers l'artisan aux yeux dépareillés.Envers lui,Raphaël ignorait encore ce qu'il ressentait.Cela le faisait toujours autant stresser.Pourtant,il faudrait bien faire avec.Peut être qu'au fil de la conversation,les trois adolescents pourraient devenir amis.Devenir ami avec quelqu'un d'aussi gentil que Cindie et d'aussi impressionant que Andrew,cela aurait été une grande fierté pour Raphaël.Le pauvre n'avait pas une très haute opinion de lui même.Il ne se pensait pas beau physiquement,pas franchement très doué,un peu couard et de petite taille,surtout pour ses quinze ans.Par rapport a lui,les deux autres devaient être tellements plus fier d'être eux mêmes...!Eux,devaient encore aller en classe scolaire sans doute.Car ils avaient un avenir.Andrew avait l'air particuliérement intelligent,et cultivé,et a la vut de Cindie s'occuppant avec amour de son petit frére,Raphaël pouvait affirmer sans trop se tromper qu'elle prévoyait de devenir quelqu'un s'occuppant des jeunes enfants quand elle aurait atteint l'âge adulte.Donc,quelqu'un ayant un avenir.Andrew en avait un.Cindie en avait un.Et lui,qu'avait t-il,au juste?Pas grand chose,il est vrai.Il etait déja dans son travail,et ce travail serait sans doute le seul qu'il exercerait jusqu'a la fin de ses jours.Un Artisan.Un Inventeur,quelqu'un qui concevait des objets utiles,ou qui réparait.Un Artisan,dans un atelier.A 15 ans,lui même avait un peu de mal a le réaliser.Peut être etait-ce la marque qu'il etait doué pour quelque chose?Peut être le fait qu'il soit si jeune devenu un artisan etait t-il un signe?Peut être.Peut être cela voulait t-il seulement dire que Raphaël Kaïris etait un raté,incapable de se forger un avenir,et destiné a se debrouiller seul dans un amas de métaux et de bois a l'interieur d'un sombre atelier.C'etait peut être aussi cela,que sa situation voulait dire.Mais il préférait ne pas y penser.Après tout,il travaillait,non?Il pouvait affirmer sans trop se tromper que,contrairement aux deux autres,il disposait de plus d'argent personnel.En effet,le fait de travailler comme un adulte lui permettait une source de revenu personnelle,la ou certains dépendaient encore de leurs géniteurs.Raphaël vivait encore avec ses parents,même si il travaillait.Sa source de revenu lui permettait de vivre correctement,ajoutée a celle de ses parents,qui n'etaient pas particuliérement riches,mais pas forcément pauvres non plus.Peut être que cela etait un avantage...Peut être pas.Le jeune homme aux yeux différents prefera couper court a ce débat interne.Il etait Raphaël,elle elle etait Cindie,et lui etait Andrew.Trois personnes différentes,avec leurs qualités et leurs faiblesses.Il aurait été inutiles de determiné qui avait le plus de qualités,et qui avait le plus de faiblesses.De toutes maniéres,vut comme ca,la réponse semblait tellement évidente au jeune garcon brun.C'etait lui qui avait le moins de qualités,et le plus de faiblesses.Ca s'arrêtait la.


Cindie lui avait adressé un sourire,alors qu'il rougissait en detournant le regard.Bon,il en faisait peut être un peu trop,la...Elle etait très jolie,cette demoiselle,mais cela n'etait pas une raison pour rougir en sa présence.Il ne la connaissait pas depuis assez longtemps pour se permettre ca.Ou peut être qu'il n'y avait pas de marge,pour rougir de son visage?Pas de marge après la premiére rencontre?Vaste question,qui lui apparut comme totalement inutile après que Andrew ai décidé de relancer la conversation,a l'aide d'une réplique intelligente et simple a la fois.


''En tout cas, il a beaucoup de chance d'avoir une grande sœur aussi attentionnée que vous.''

Un compliment,teinté d'une tentative de remise sur le chemin de fer,pour cloturer avec un beau sourire,sur le beau visage du jeune aux bonnes maniéres.Ce genre de répliques,Raphaël aurait été incapable de la sortir,du moins,pas de la même maniére.Il aurait bafouillé,murmurer pitoyablement le compliment en rougissant et en detournant le regard,et peut être même se serait t-il enfuit avec ses jambes en or après cela.Décidément,Andrew etait quelqu'un de très doué,aux yeux de Raphaël.Il suffisait d'une seule de ses paroles pour que le jeune artisan apprenne quelque chose.Il vallait mieux sourire aux demoiselles,et retenir ses rougissements.Raphaël semblait beaucoup apprendre,au contact,même indirect,d'Andrew Deslura.Toutefois il avait raison.C'est pourquoi après la remarque d'Andrew,Raphaël opina du chef, vigouresement,mais sans violence,et en essayant de sourire sans être stressé.Il avait raison,Jean avait beaucoup de chances d'avoir une grande soeur aussi attentionnée.Lui,Raphaël,n'avait ni frére ni soeur.Fils unique des Kaïris.


« Ah, hum...Pas tant que ça, vous savez, c'est tout à fait naturel...! Mais merci, hmm... »

Cindie répondit ensuite directement a Raphaël,ce dont il lui fut relativement recconnaissant.Il n'aurait vraiment pas apprécié que les deux autres se mettent a discuter ensembles,en l'oubliant complétement,même si il aurait trouvé cette attitude parfaitement justifiée,etant donné le fait qu'il etait totalement inferieur a eux deux.


« En effet, je viens souvent par ici. Le paysage est très beau, et c'est également très calme! C'est idéal pour un bébé, c'est ce que je pense, en tout cas. Moi non plus, je n'avais jamais rencontré beaucoup de personnes, par ici...Sûrement n'étions nous jamais là au même moment! »

Sans doute.Raphaël opina une nouvelle fois de la tête,pour approuver ses dires.Il etait probable qu'ils ne se soient simplement jamais croisés.Il faut dire que aujourdhui,Raphaël avait particuliérement traîné,lors de son jogging.Il avait eu beaucoup a faire avant de sortir de son atelier pour s'ateller a cette activité.Réparer certains outils,jeter certains prototypes,s'occupper de huiler certains engrenages....Beaucoup de choses qui l'avait retardé.Et il etait content que ce soit le cas,sans ca,il n'aurait pas rencontré ces deux jeunes gens formidables.Jeunes gens qu'a présent,il pouvait tutoyer,du moins pour la moitié d'entre eux.Bon,daccord,pour uniquement Cindie,mais cela etait déja un très grand pas en avant.Le jeune homme sourit donc de nouveau,en essayant de trouver les mots justes.


En effet,le paysage est vraiment magnifique.J'imagine que v....Que ton petit frére aime beaucoup cet endroit lui aussi...?

Il se mordit légérement la lévre,portant sa main a l'arriére de son crâne pour se le gratter,afin de se donner une contenance.Puis,il ouvrit les yeux de maniére un peu brutale,avant de se rendre compte que cela faisait quelques temps déja qu'il n'avait pas parlé a Andrew directement.Il déglutit donc de nouveau,avant d'hausser la voix dans l'optique de poursuivre une conversation avec le jeune homme aux cheveux noirs.Tant qu'a faire,il pouvait tout aussi bien relancer une conversation avec les deux personnes....

Mais dîtes moi,vous avez tout les deux des fréres et soeurs?Pour ma part,je suis fils unique,je dois avouer que c'est un peu enervant,de temps en temps...

Puis,il rigola légérement,avec a la fois de l'honneteté,et un zeste de rire nerveux.Encore une fois,il etait gêné.Sans doute faisait t-il cela pour assurer ses arriéres.Mieux vallait passer pour quelqu'un qui rigolait facilement que pour quelqu'un d'aussi timide et introverti qu'il l'etait en réalité.
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MessageSujet: Re: Go on a ride.{PV Andrew et Raphaël.} [TERMINE]   Sam 29 Mai - 13:38

Les circonstances changeaient tout à fait la perception que l'on pouvait avoir d'une tierce personne, c'était un fait établi et Andrew s'en était depuis bien longtemps rendu compte. Lui-même n'échappait pas à cette règle, commune à tous, et qui ne souffrait pas, de ce qu'il en pensait tout du moins, la moindre exception. S'il avait rencontré par exemple le jeune homme aux yeux vairons, Raphaël Kaïris, lors d'une soirée ou quelque réception, peut-être se seraient-ils extrêmement bien entendus. Peut-être l'aurait-il adoré; après tout, il semblait somme toute relativement gentil. Mais voilà, le problème était justement qu'ils étaient sur un banc de pierre grise, sous un soleil de plomb, par une belle journée et que son interlocuteur avait, de toute évidence, couru un long moment avant de rejoindre cet endroit dans lequel, par le plus grand des hasards, ils s'étaient tous trois, avec la demoiselle Damalis, retrouvés à l'exact même moment. Oh, il ne fallait en rien se méprendre, cela ne signifiait pas pour autant qu'il détestait le jeune homme à ses côtés; juste que certains détails de sa personnalité le gênaient, lui aurait arraché sans doute s'il n'avait pas été d'un naturel si poli et soucieux de plaire, quelques remarques acerbes et caustiques, ainsi que les regards qui seraient allés de paire avec ces dernières. Il ne le ferait nullement, ne se sentait pas même véritablement l'envie d'y penser; mais les choses étaient ce qu'elles étaient et ce qu'il pensait à l'égard du garçon n'allait à priori jamais vraiment changer. Il ne devait pas être un menteur, l'honnêteté était sans nul doute ce qu'il arborait le plus fièrement. Une bien belle, mais bien inutile et embêtante qualité, s'il pouvait se permettre de songer au passage. Oui, en d'autres circonstances, tout aurait été très différent. Pas nécessairement mieux, certes, il n'en disconvenait point, mais très différent. Et s'il avait pris l'exemple du brun, qui était à son sens de bien loin plus frappant, il aurait tout aussi bien pu prendre celui de la rouquine. Moins important cependant: c'était une jeune fille justement et, envers elle, le jeune Deslura était plus tolérant, plus gentil et se sentait plus son aise en leur compagnie. Il était tellement, tellement facile de deviner les mots qu'elles désiraient entendre, et leurs sourires étaient bien plus agréables à regarder que ceux de leurs homologues masculins. Il savait quoi dire, pour résumer cela le plus simplement possible, quand ce n'était pas automatiquement le cas avec d'autres; Enfin, avec Cindie notamment, il n'avait guère de réel problème. Guère de véritable affinité non plus, ceci dit. D'aucuns s'attachaient très facilement aux gens qu'ils venaient tout juste de croiser. Pas lui, de toute évidence. Le jeune garçon aux yeux gris bleu n'avait absolument aucune idée de la manière dont la conversation allait tourner; voilà, s'était-il dit, une des majeures différence avec les discussions qu'il pouvait avoir avec des gens suivant les mêmes cours que lui ou rencontrés lors de ces soirées dont il parlait un peu plus tôt. Là bas, il savait sur quels inévitables sujets on allait se tourner sitôt les interminables formules de politesse achevées, et ce n'était pas pour lui déplaire. La politique, quelque affaire de telle ou telle entreprise qui avait fait scandale, le mariage prochain de telle ou telle demoiselle avec tel ou tel jeune homme et les conséquences qui s'en suivraient, un livre compliqué que tout un chacun se devait d'avoir lu et sur lequel tous partageaient un même avis, un tableau de certains artistes qu'ils auraient souhaité posséder ou la prochaine exposition dans laquelle ils figureraient. Tels étaient, en règle générale, les sujets abordés et qui, bien évidemment, captaient l'attention de tous durant ces grandes occasions. Qui plus était, il se savait correctement renseigné sur eux, ce qui était un avantage non négligeable. Mais il allait sans dire qu'il se voyait mal parler de toutes ces choses en la compagnie des deux jeunes gens assis à sa droite et à sa gauche. Quelque chose, un pressentiment ou peut-être juste une impression, lui soufflait qu'ils n'auraient pas le moins du monde apprécié et, à en juger de par leur allure générale, sans doute ne faisaient-ils pas partie de la même classe que lui, financièrement parlant. Ce n'était point une critique, mais une observation, un fait indéniable qu'il se contentait de relever. Certes, il n'était pas exclu qu'il se trompe mais derechef, il n'en avait pas l'impression. Cela rendait cette conversation étrange, quoique tout à fait banale, pour lui. Savoir s'adapter à son interlocuteur était l'un de ses points fort, mais tout de même. Ce n'était pas 'désagréable' à proprement parler, mais inhabituel. En soit, toute rencontre imprévue l'était, et la situation qui en résultait ne pouvait décemment être d'une autre nature. Il leva, l'espace d'une brève seconde, les yeux aux cieux dont la couleur bleue n'était toujours que sporadiquement clairsemé de nuages blancs aux formes irrégulières. Tout était normal tout en ne l'étant pas. Dieu, ce qu'il pouvait haïr ce genre de paradoxe, pensa-t-il.

Puis, il reposa son regard sur Cindie, et dû se faire violence pour retenir un haussement de sourcil. En effet, les joues de cette dernières s'étaient légèrement colorée d'un rouge pâle, tandis qu'elle arborait une expression qui, lui semblait-il, plutôt gênée. Andrew savait parfaitement qu'il n'avait rien dit de mal, aucune phrase qui aurait pu être mal interprétée ou il ne savait quoi encore; tout ce qu'il avait dit avait été un simple compliment qu'elle devait d'ores et déjà avoir entendu des dizaines de fois ou, si ce n'était pas le cas, n'avait rien d'embarrassant. S'il s'était mis à la complimenter à tort et à travers sur ses yeux, ses cheveux ou ses manières, il aurait de suite compris ces rougissements, mais juste pour cette malheureuse phrase? N'y était-elle donc que si peu accoutumée? Le sourire qui avait été présent sur son visage depuis un moment déjà ne disparut pas pour autant, et il fit mine de ne pas avoir remarqué qu'elle avait pris quelques couleurs. Ce n'était pas le moment de la gêner plus qu'elle ne l'était déjà, si? Elle avait ensuite agité ses mains devant elle,n rétorquant qu'il n'y avait rien de plus naturel que cela. Il haussa vaguement les épaules, d'un avis partagé sur la question. Lui, s'il avait eu un petit frère, s'en serait-il occupé de la sorte? Il n'en avait pas la moindre idée et, du reste, il restait persuadé qu'une multitude de personnes n'en faisait pas autant. Mais il était vrai qu'après tout, chacun ne jugeait pas avoir suffisamment de temps pour pouvoir en perdre à de telles occupations quand d'autres pouvaient s'en charger; c'était cruel de penser ainsi, mais c'était la manière dont le monde tournait. Personne n'y pouvait rien changer.

« En effet, je viens souvent par ici. Le paysage est très beau, et c'est également très calme! C'est idéal pour un bébé, c'est ce que je pense, en tout cas. Moi non plus, je n'avais jamais rencontré beaucoup de personnes, par ici...Sûrement n'étions nous jamais là au même moment! »

Cette fois ci, Andrew ne se sentit pas obligé de répondre. Pas sous un prétexte aussi puérile que c'est lui qui a posé cette question, c'est à lui de répondre', mais tout simplement parce qu'il n'avait strictement rien à y redire. Lui-même ne venait pas ici, c'était réellement même l'une des premières fois qu'il y mettait les pieds alors, que ce soit d'ordinaire fréquenté ou non, il n'en aurait pas eu la moindre idée. S'il ne venait pas qui plus était, il n'avait pas risqué de rencontré l'une ou l'autre des personnes ici présentes, c'était une évidence. Toutefois il ne pouvait dire qu'elle avait tort, en particulier sur le premier point qu'elle avait abordé; l'endroit était calme, à peine perturbé par le souffle quasi inexistant du vent et le son de leurs voix. Il devait être agréable de se rendre ici pour s'y reposer lorsque l'on avait besoin de réfléchir posément ou, au contraire, de se vider l'esprit des soucis quotidiens. Il regarda le petit être endormi dans le berceau; lui ne devait pas en avoir, des problèmes. Il devait avoir une conscience et une âme aussi légères qu'une plume, des ennuis si anodins qu'ils étaient, en une fraction de seconde, emportés au loin par une fine brise. C'était une chance qu'il avait sans s'en rendre compte, comparé à eux autres, encore bien jeunes pourtant comparés aux vieilles personnes ou aux adultes, mais déjà accablés par leurs propres tourments. C'était tout du moins son cas et ce devait l'être, dans une moindre mesure ou non, également celui de Raphaël et de Cindie. Il tourna sa tête vers la rouquine, coupé dans sa courte rêverie, lorsqu'elle ajouta qu'ils pouvaient la tutoyer. Encore une difficulté supplémentaire, se dit-il. Il faudrait à présent qu'il fasse attention à cela aussi. Misère... Il n'était décidément pas habitué à parler familièrement avec des inconnus rencontrés une poignée de minutes plus tôt, sur un chemin qu'il aurait tout aussi bien pu ne pas prendre. Restant de bonne humeur malgré tout, il se contenta d'un nouveau sourire.

''En effet, le paysage est vraiment magnifique. J'imagine que v....Que ton petit frère aime beaucoup cet endroit lui aussi...?''

En disant ces quelques mots, il avait placé sa main derrière sa tête, ne sachant visiblement qu'en faire. Cette attitude tranchait grandement avec celle d'Andrew, n'éprouvant pas la nécessité urgente, le besoin irrépressible de bouger ses mains, de décroiser les bras, de martyriser ses pauvres doigts, de faire quelque chose, conservant la même position depuis un moment déjà. Ce jeune homme, en avait-il conclu, devait être d'une timidité maladive. Quant à la beauté du paysage, elle devait évidemment toucher Jean, se dit-il, avec ironie et cynisme. Sinon, pourquoi aurait-il eu à présent les paupières closes et souffle calme, endormi? Il était certain qu'ainsi, il profitait pleinement de la grande beauté des choses, c'était d'une évidence, comment avait-il pu ne pas le remarquer plus tôt? Et comment la jeune Damalis l'aurait-elle su, de toute façon? On ne communiquait pas avec un si jeune enfant par autre chose que des pleurs et des sourires qu'il distribuait au hasard de ses humeurs et de ses envies. Il garda ses pensées pour lui et ravala un sourire qui n'aurait pas été à sa place ici. Du moment qu'il ne se perdait pas en conjectures quant aux sentiments que pouvait éprouver un bébé et ses réflexions profondes, cela lui allait. Mais honnêtement, il doutait qu'il eût de toute manière grand chose à dire sur le sujet. Prudence néanmoins était mère de sureté, et il était persuadé que les deux autres protagonistes de la scène auraient su le surprendre en trouvant mille et une choses à dire et redire sur ce sujet. Autant donc l'éviter, tant que cela restait encore possible...

« Mais dites moi, vous avez tous les deux des frères et sœurs? Dit il avec un léger rire. Pour ma part, je suis fils unique, je dois avouer que c'est un peu énervant, de temps en temps... »

Le brun eu un geste évasif de la main. Il n'avait aucune raison de mentir, ce qui le soulagea grandement. Un frère, Marcus, auquel il tenait beaucoup et qui était somme toute d'un bon nombre d'années son aîné. Il pouvait comprendre cependant ce que celui aux yeux vairons pouvait vouloir dire par là; n'avoir personne avec qui parler chez soit, se retrouver seul avec ses parents et, surtout, l'objet de toute leur attention et héritant donc certes de tous les compliments mais aussi des reproches, ce ne devait pas toujours être amusant, plus encore lorsque l'on était de nature enjouée et que, les amis mis à part, nous n'avions pas grand monde pour s'amuser. Cela passait lorsqu'on grandissait, sans doute.

« J'ai un frère aîné mais il n'est pas toujours à la maison et je reste souvent avec mes parents et une domestique, alors je peux vous comprendre, je pense. Mais vous devez avoir des amis, vous ne devez pas avoir vraiment le temps de vous ennuyer. »

Il s'était détendu l'espace de quelques secondes, et il se retrouvait à dire des bêtises. Il se redressa, porta la main à sa bouche avant d'à nouveau croiser les bras. Voilà ce qui arrivait, lorsque l'on ne faisait pas attention à ce que l'on disait. Il n'aurait pas dû le vouvoyer.

« Ah, veuillez m'excuser, Raphaël, Cindie... dit-il avec un sourire désolé. Il semblerait que j'aie quelque difficulté à vous tutoyer, tous les deux. Je n'ai pas cette habitude, mais je finirais par m'y faire. En revanche si je vous tutoie je tiens à ce que vous le fassiez également. Nous avons environ le même âge de toute évidence, autant se parler d'égal à égal, vous ne trouvez pas? »

Il prêterait une pus grande attention à ce détail, à présent, se jurant de ne pas commettre d'autre impair, attendant de toute façon que Cindie réponde à l'interrogation de Raphaël. Aide toi et le ciel t'aidera, comme on le disait. Il avait fait ce qu'il avait pu alors, à présent, il pouvait compter sur la chance. Au moins un peu.
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Humaine, Villageoise

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MessageSujet: Re: Go on a ride.{PV Andrew et Raphaël.} [TERMINE]   Jeu 24 Juin - 3:09

Cindie savait fort bien que beaucoup de ses connaissances, particulièrement celles qui ne l'aimaient guère, pensaient d'elle qu'elle était simplette et sans esprit. Ce qui, bien entendu, était totalement faux. La jeune fille admettait sans mal être quelque peu naïve et avoir tendance à idéaliser de manière exagérée ce qui l'entourait, mais ça s'arrêtait là. N'importe qui la connaissant un minimum pouvait en témoigner, elle pouvait avoir, quand elle le voulait, un esprit vif et critique, et pouvait formuler des réflexions relativement justes et poussée sur un sujet, à condition bien sûr que ce dernier l'intéresse. Sérieusement, la demoiselle Damalis n'avait jamais compris cette sale manie des gens à classer dans la catégorie des idiots ceux qui souriaient plus que de raison et s'exclamaient avec joie dès qu'ils voyaient quelque chose qui les émerveillaient. Du point de vue de la villageoise aux grands yeux bleus, quelqu'un qui parvenait encore à se faire surprendre par les petites joies que nous offrait parfois la vie était une personne encore pure et innocente, qui voyait les choses du bon côté et agissait toujours de manière optimiste quoi qu'il arrive. Cindie faisait partie de cette catégorie de personnes, et détestait qu'on critique ce 'groupe', en quelque sorte, dont-elle faisait partie. Cindie n'était ni excessivement riche, ni extrêmement belle, ni immensément intelligente. Elle était tout ce qu'il y avait de plus banal, une jeune fille comme on en croise par centaine dans les rues de n'importe quel village d'Illea et même ailleurs. Elle était le stéréotype de la villageoise par excellence, la jeune fille anonyme dont personne ne connaîtrait le nom et dont la tombe ne serait plus tard que légèrement fleurie par ses quelques proches encore en vie qui auraient le temps de venir lui déposer des fleurs. Certains vivaient très mal le fait de n'être personne, mais elle, elle vivait très bien avec cela. On pouvait lui répéter cent fois qu'elle n'était qu'une pauvre fillette sans importance, que jamais elle ne serait connue et adulée de tous, elle s'en fichait royalement. Elle était elle, et c'était ce qu'il y avait de plus important à ses yeux. A quoi servait la célébrité, elle se demandait? Certes, être belle et connue aurait été agréable, elle n'en doutait pas, mais pour ces personnes qui semblaient avoir tout ce qu'elles désiraient et même plus, l'envers de la médaille était beaucoup plus terne que pour ceux qui vivaient chichement. Et c'était logique, quand on y pensait; Plus l'on montait haut, plus rude était la chute. Cindie, elle, se contentait de marcher sur un muret, se contentant de regarder de loin les montagnes que certains gravissaient. Elle était naïve, et alors? Était-il mieux de voir la vie en noir plutôt qu'en rose? Si quelqu'un lui avait répondu qu'il était mieux de la voir en noir, Cindie avouerait alors ne pas comprendre. Comment pouvait-on décemment désirer voir la vie sous son plus mauvais jour? La jeune fille aux courts cheveux roux savait pertinemment qu'elle idéalisait tout ce qui l'entourait, mais elle ne voyait pas le mal qu'il y avait à faire cela. Sûrement était-ce car elle n'en avait pas vraiment souffert jusqu'à présent. Et elle espérant ardemment ne jamais avoir à en souffrir! Elle préférait garder ce regard à la fois naïf et émerveillé qu'elle posait sur chaque petite chose plutôt qu'il devienne blasé et sans aucun éclat. Oui, le Royaume était coupé en deux, oui la guerre menaçait d'éclater à chaque instant, oui des familles et des amis avaient été séparés, oui des gens mouraient chaque jour...mais qu'y pouvaient-ils? La misère avait toujours été présente, et serait toujours présente au cours des années et des siècles à venir, il n'y avait rien qui puisse être fait contre ça. Il y aurait toujours des malheureux, c'était vieux comme le monde. Il y en avait depuis toujours. Et si Cindie ne pouvait pas les aider tous, elle aidait ceux qui habitaient sa ville comme elle le pouvait, et essayait de ne pas penser aux autres, ça la rendait uniquement triste et ne les aidaient pas pour autant. Elle préférait encore ignorer la misère qui se trouvait loin d'elle, faire comme si elle n'existait pas. De cette manière, elle se sentait mieux et avait le cœur plus léger. Égoïste, direz vous, mais qui ne faisait pas la même chose? Tout le monde faisait exactement comme elle, passant son chemin, ignorant. Parce que personne ne voulait souffrir pour quelque chose qui resterait inchangé quoi qu'il arrive. C'était triste, mais c'était ainsi. Parfois, il fallait accepter la fatalité, même si c'était dur et injuste.

Chassant ces noires pensées de sa tête, elle reposa ses deux grands orbes bleus sur ses deux compagnons qui, décidément, lui semblaient bien gentils. Elle se redit, pour la millième fois en l'espace de quelques minutes, qu'elle avait eu de la chance de tomber sur eux alors qu'elle promenait son frère. Ça aurait été dommage de les rater, elle se félicitait donc grandement de s'être assise sur ce banc de pierre pour faire une petite pause, à l'abri du soleil et de ses chauds rayons, qui illuminaient la campagne avoisinante d'Esidir. Cet endroit était vraiment merveilleux, et elle ne cessait de le redécouvrir, peut importe le nombre de fois qu'elle s'y rendait. Que ce soit seule, avec son frère, ses parents ou d'autres enfants que sa mère gardait, c'était toujours une belle aventure et des éclats de rire lancés à travers le silence et le chant des oiseaux dans les arbres aux vertes feuilles. C'était surprenant tout de même, qu'elle n'ai jamais croisée le jeune homme aux yeux vairons lors d'une de ses nombreuses promenades. Elle se rendait ici vraiment, vraiment souvent. Ces allées de terre battue n'avaient plus aucun secret pour elle, et elle aurait été bien incapable de se perdre en ces lieux tant elle les connaissaient. Alors s'il venait souvent ici aussi, hum...N'auraient-ils pas du se voir, ou se croiser, tout du moins? La jeune Damalis avait une assez bonne mémoire visuelle, elle s'en serait souvenue, si elle avait vu passer en courant près d'elle un jeune garçon comme Raphaël, il avait de si étranges et jolis yeux, un regard que l'on croise une fois dans sa vie et que l'on oublie plus jamais par la suite. Oui, elle l'aurait reconnu, si elle l'avait déjà croisé, c'était certain. Enfin, ce n'était guère la peine d'épiloguer sur ce sujet, ils avaient du ne jamais se rendre ici au même moment, c'était tout. Mais maintenant, ils se connaissaient, alors c'était bien! Il n'y avait rien de plus beau pour Cindie Damalis que se faire de nouveaux amis, surtout lorsqu'ils étaient aussi charmants qu'Andrew et Raphaël.


En effet,le paysage est vraiment magnifique. j'imagine que v....Que ton petit frère aime beaucoup cet endroit lui aussi...?

A cette question, sans prendre la peine de réfléchir, Cindie secoua vigoureusement sa tête pour approuver les dires de Raphaël. Jean ne pouvait pas lui parler, il était encore trop petit, et il ne regardait jamais vraiment le paysage, vu qu'il dormait le trois quart du temps, mais...Cindie était certaine que les collines qu'elle lui montrait lorsqu'elle le prenait dans ses bras lui plaisaient. C'était un si beau paysage, comment cela aurait-il pu en être autrement? La jeune fille aux cheveux roux était intimement persuadée que plus tard, Jean serait un garçon sensible, souriant et fragile. Peut-être était-ce juste elle, mais elle ne parvenait pas à se l'imaginer autrement. De toute façon, il pouvait bien grandir et évoluer comme bon lui semblait, elle l'aimerait toujours, quoi qu'il choisisse d'être. Parce que tout simplement...Et bien, c'était son frère. Son petit frère. Elle se sentirait à jamais responsable de lui, un peu à la manière d'une mère. Elle s'en occupait tellement qu'elle se voyait mal le délaisser à n'importe quel moment de sa vie. Quoi qu'il arrive, elle répondrait toujours présente lorsque son frère aurait besoin d'elle. C'était le rôle de aînés, de veiller sur leurs cadets. Et la demoiselle aux grands yeux prenait ce rôle très à cœur.

Mais dîtes moi, vous avez tout les deux des frères et sœurs? Pour ma part, je suis fils unique, je dois avouer que c'est un peu énervant, de temps en temps...

Cindie reporta son attention sur Raphaël et Andrew, les écoutant parler sans mot dire, l'air curieuse. Oh, alors Andrew avait un grand-frère, qui n'était pas souvent chez lui? C'était triste...Elle avait beau essayer de s'imaginer vivre seule avec ses parents, elle n'y parvenait pas. Elle avait été entourée d'enfants toute son enfance, et c'était comme si elle avait grandie avec une vingtaine de frères et sœurs. Elle avait toujours été si bien entourée et couvée que la solitude n'était qu'une vague notion dans sa tête, quelque chose qu'elle n'avait jamais expérimenté et qu'elle souhaitait ne jamais expérimenter. Cindie s'était toujours dis, et bien que ce soit puérile, elle aimait beaucoup cette idée, qu'elle se marierait à un homme aimant et qu'ils auraient ensemble beaucoup d'enfants, qu'ils entoureraient de tout leur amour. De toute façon, l'aînée Damalis avait déjà prévu de faire comme sa mère quand elle serait plus grande, ainsi, même si elle n'avait qu'un seul enfant, il ne se sentirait pas seul. L'humaine aux cheveux courts refusait catégoriquement que le mot 'solitude' et tous ses dérivés se retrouvent un jour dans la bouche de ses enfants. Elle s'en faisait la promesse.

« Ah, veuillez m'excuser, Raphaël, Cindie...Il semblerait que j'aie quelque difficulté à vous tutoyer, tous les deux. Je n'ai pas cette habitude, mais je finirais par m'y faire. En revanche si je vous tutoie je tiens à ce que vous le fassiez également. Nous avons environ le même âge de toute évidence, autant se parler d'égal à égal, vous ne trouvez pas? »

Cindie fut une fois de plus sortie de ses pensées par la voix d'un de ses deux compagnons, celle d'Andrew en l'occurrence, et elle releva vivement sa tête, à la manière d' un enfant qu'on aurait prit à rêvasser en classe. Elle afficha maladroitement un sourire sur ses fines lèvres, écoutant à présent le garçon parler avec une attention soutenue, comme pour se rattraper d'avoir faillit perdre le fil de la conversation. En effet, il semblait avoir du mal à décoller du 'vous', mais Cindie était persuadée que s'ils se tutoyaient tous, ils finiraient tous par y arriver à la fin. Donc, Andrew venait de leur dire de le tutoyer, alors...Ce serait Andrew, tu, et Raphaël, tu. Facile, songea Cindie, hochant doucement sa tête rousse avant de ne prendre la parole à son tour:

« Il n'y a pas de problèmes. Si l'on se tutoie tous, je suis certaine qu'on peu y arriver. Dit-elle toujours souriante, faisant écho à ses précédentes pensées. Alors, hmmm...Je n'ai qu'un seul frère, et vous le connaissez déjà. Tu es enfant unique, Raphaël? J'avoue ne pas savoir ce que cela peut faire de se retrouver seul. Je suis toujours entourée d'enfants, de mes parents et mon frère, alors... »

La jeune fille s'arrêta là, préférant leur laisser la parole, songeant également que sa vie pouvait ne pas les intéresser. S'ils voulaient en savoir plus, ils lui demanderaient, c'était tout. Sans perdre son sourire, elle passa son regard d'Andrew à Raphaël. Quelle belle journée. Les oiseaux chantaient, il faisait chaud, Jean dormait profondément, elle discutait avec ses nouveaux amis...Tout allait pour le mieux, vraiment.

_________________


******

Ce matin j'imagine un dessin sans nuages,
Avec quelques couleurs comme vient mon pinceau.
Du bleu, du rouge je me sens sage comme une image,
Avec quelques maisons et quelques animaux.

Ce matin j'imagine un pays sans nuages,
Où tous les perroquets ne vivent plus en cage,
Des jaunes, des verts, je fais ce qui me plait,
Car c'est comme ça que j'imagine un monde parfait.

Ce matin j'imagine un dessin sans étoile
De toute les couleurs un dessin sans contour
Quand ça m' plait plus j'efface tout et je recommence
Avec d'autres maisons et d'autres animaux

Le bleu du ciel, un peu de sucre, un peu de sel,
Et ce soir je m'endors au pays des merveilles!


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MessageSujet: Re: Go on a ride.{PV Andrew et Raphaël.} [TERMINE]   Jeu 24 Juin - 4:23

Raphaël n'avait jamais été quelqu'un de particuliérement...."sociable" faute de meilleur terme employons celui ci.Attention,il ne fallait pas se méprendre.Raphaël était un jeune homme tout ce qu'il y'a de plus gentil et aimable,généreux même si bien sur,il n'avait pas les bonnes maniéres qu'une éducation riche aurait ramené dans son cerveau,mais il était quand même plutôt le genre de personne qui inspirait confiance.Il n'était pas si laid que ça,il n'avait pas un visage particuliérement louche ou même repoussant,bien qu'il n'était pas non plus quelqu'un de beau loin s'en faut,il avait une constitution plutôt chétive,ce qui facilitait l'approche des autres,et il prenait toujours un point d'honneur a entretenir sa forme et de maniére générale,son corps.Bon,c'est sur que courir tout les mâtins quelques kilométes cela ne pouvait pas faire de lui un athléte de haut niveau,néanmoins il était tout de même assez fier de pouvoir montrer une silouette non-arrondie et sans réel défaut comme il avait put en avoir par le passé.Par le passé,oui.Car c'était dans le passé de Raphaël que se cachait cette histoire de désociabilisation.Parce que même si le jeune homme n'était absolument pas quelqu'un de louche ou avec qui on aurait longuement hésité avant de lui poser une question,il restait quand même très..."Associal" encore une fois faute d'un meilleur terme.Peut être que "timide" était un bon résumé aussi.Car oui,Raphaël n'avait jamais,ô grand jamais,eu la moindre popularité dans sa vie auprès des autres personnes.Jamais on ne se souvenait vraiment de lui autrement qu'en tant que le larbin de service.Le petit freluquet assis au fond de la classe,qui ne parlait jamais avec personne parce qu'il n'était pas un vrai homme,qui aurait mieux fait d'aller jouer avec les filles,lesquelles le rejetait parce qu'il était un garçon.Certes,ce genre de problémes n'avait peut être pas exactement la même ampleur que des drames familiaux,du genre un pére qui se suicide,une mére qui sombre dans l'alcool,une famille dispersée au quatre vents pour laisser ses membres livrés a eux mêmes...Oui,les problémes de Raphaël étaient tout a fait commun,et beaucoup d'humains avaient étés dans le même cas que lui.Seulement voilà,là ou tout ces mêmes humains avaient finit par devenir plus sociables,plus avenants,a devenir des personnes courtoises qui en plus d'être nantis d'une belle prestance,avaient beaucoups d'amis et une vie privée.Oui,c'était le dénouement classique de la vie.Dans ce cas,Raphaël ne pouvait déduire qu'une chose: sa vie ne suivait aucunement un déroulement classique.Oh que non.Déja,il n'était plus a l'école.Ca,ca l'arrangeait.Vraiment,ca l'arrangeait beaucoup.Là bas,il ne faisait que subir des moqueries,courir pour semer des brutes n'ayant rien de mieux a faire que de chercher a lui coller des baffes,récupérer son sac et les feuilles a l'intérieurs ayant disparuts,eparpillés dans le décor...L'école,la scolarité,tout ceci rapellait trop de mauvais souvenirs a Raphaël.Mais si il en était sorti si tôt,c'est qu'il y'avait une raison.Maintenant qu'il travaillait a l'atelier,il était bien plus....Seul.Oui,seul.Alors après,il y'avait deux cas.Soit il se sentait mieux parce qu'il n'y avait plus personne pour l'embêter,soit il se sentait mal parce qu'il n'y avait plus personne du tout,justement.Raphaël était le seul et unique employé de son petit atelier,et recevait son argent en échange de divers travaux et de commandes.Une paie du château,une paie par des clients.Il gagnait sa vie et travaillait honnêtement.Mais il le faisait seul,il n'y avait personne d'autre autour de lui.La raison était simple.Il était plus ou moins un cas unique.De nos jours,tout les jeunes enfants cherchent a poursuivre leur apprentissage scolaire pour apprendre un beau métier plus tard,ou alors se font retirer de l'école très tôt dans le but de reprendre l'entreprise familiale,ou encore...Ne vont pas a l'école du tout.Lui,il était un cas atypique.Particulier.Il avait choisit d'arrêter sa scolarité,jugeant qu'il avait alors tout appris,ou en tout cas suffisamment pour pouvoir continuer lui même.Bien sur,il ne savait pas tout ce qu'un écolier bien formé devait savoir,c'est pourquoi il continuait d'étudier chez lui,et quand il n'avait rien a faire,seul dans son sombre atelier.Seul avec des morceaux de métal de bois,des pages de papier et des engrenages,des cordes et des filets.Seul avec tout ces objets.Il s'en contentait la plupart du temps,mais la présence d'amis véritable lui manquait beaucoup.Dans toute sa vie,Raphaël n'avait connu qu'une seule jeune femme qu'il aurait put qualifiée comme son amie.Et elle lui manquait.Beaucoup.Quelle mort stupide,tout de même...Tuée par cette aberration de la nature qu'était la magie.La magie n'avait pas lieu d'être.Pourquoi les êtres vivants pouvaient t-ils créer de la glace ou du feu du bout de leurs doigts?Ca n'était pas juste.Pourquoi eux et pas nous,se disait t-il quand il pensait au mystérieux pouvoir de la race des Esprits.C'était sûrement pour ça qu'il était aussi travailleur et aussi motivé dans son travail.Pour Raphaël,la technologie était la magie des humains.Une magie controlée et fabriquée par la main de l'homme pour ne pas faire de mal aux autres hommes.Une magie sans danger,qui ne risquait pas de tuer des jeunes filles des plus respectables en ce monde.


Mais toute aussi sécuritaire et prometteuse qu'elle était,la technologie avait ses limites.Beaucoup de limites.Et la plus flagrante bien sur,c'était que personne n'y comprenait généralement rien.Oh,ca Raphaël en était certain,même si ses deux nouveaux amis étaient particuliérements cultivés,d'après leur apparence,si il se mettait a leur lire une Nomenclature en leur expliquant le principe de la force centrifuge qui devrait être capable d'enclencher une série d'engrenage huilés par le biais d'une puissante impulsion de plusieures KiloJoules....Oui.Peut être qu'en simplifiant,le monde pouvait comprendre,mais uniquement en simplifiant.Seulement rien n'était jamais simple.Une guerre,en simplifiant,c'était juste une armée contre une autre,et donc la plus gross gagnait.En simplifiant.Se faire des amis c'était aller les voir et leur parler pour sympathiser.En simplifiant.Mais cette formul de simplifiant enervait beaucoup l'artisan mécanicien.Pourquoi?Parce que elle arrivait toujours au moment ou une explication vraiment utile pouvait se manifester.Une guerre,l'armée la plus grosse l'emportait?Et alors?Si ca se trouve,il y'en avait une autre partie,de la petite armée,derriére la grosse.Ou alors,la petite armée avait des armes particuliérements redoutables.Pareil avec cette histoire de socialisation.Aller voir des gens,facile.Leur parler,facile,il suffisait de leur dire bonjour,et....?Voilà.Là ca calait irrémédiablement.On ne savait jamais quoi dire,on n'arrivait pas a élaborer la moindre conversation,et on repartait tout penaud,la tête penchée vers l'avant,le visage rougit par la honte et l'esprit marqué définitivement par le souvenir d'avoir toujours été,et d'être encore,le souffre douleur d'un groupe d'êtres vivants.C'était comme ça que ca se passait chez Raphaël.Des amis,il n'en avait pas.Pas vraiment.Il y'en avait a l'école,des amis?Non,pas vraiment.Juste deux ou trois connaissances a qui il disait bonjour quand il n'était pas trop timide pour chercher a les éviter.Pourquoi les éviter alors qu'ils ne lui étaient clairement pas hostiles?Oh,il n'en savait rien.Il était mécanicien,pas psychologue.Le fait est que Raphaël,si il fallait être honnête,n'avait effectivement aucun,strictement aucun ami vivant.Des amis métalliques,il en avait.Des amis en pierre aussi.Une amie enterrée sous une pierre aussi,mais elle ne risquait pas de sortir prendre l'air avec lui.Non,Raphaël n'avait absolument aucun véritable ami.Personne sur qui s'appuyer lorsqu'il se sentait mal.Et il faut dire que ca avait un effet très malsain sur son comportement,le rendant ainsi par moment un peu excessif.Il n'était pas rare qu'il se mette a frapper du poing sur une surface solide quand il était en colére.C'était normal?Peut être quand on était quelqu'un d'un peu nerveux de nature.Mais Raphaël ne ferait jamais cela,lui.Enfin,façon de parler.Le fait d'être sans arrêt tout seul lui pesait,dailleurs.Si encore il n'avait jamais connu ce que l'amitié était réellement,peut être que tout ceci ne l'aurait pas autant atteint psychologiquement parlant.Mais il avait eu une amie,une amie très chére et très protectrice,presque comme une grande soeur.Et a présent qu'elle n'était plus là,il n'aurait plus jamais la chance de recroiser quelqu'un qui pourrait la remplacer.Peut être pourrait t-il,en mémoire d'elle,réussir a se faire des amis,oui?Peut être qu'il pourrait y arriver avec ces deux jeunes gens?Oh,l'idée était vraiment....C'était vraiment merveilleux pour lui,de penser que peut être,ces deux personnes,Cindie et Andrew allaient devenir ses premiers véritables amis.Enfin,ses seconds,si l'on comptait la....Celle indisponible.Peu importe,ca faisait très plaisir a Raphaël de savoir qu'enfin,il allait peut être pouvoir parler a quelqu'un qui lui répondrait.Il parlait parfois a des objets,mais ces derniers ne lui répondait jamais,c'était vraiment énérvant.Et sa famille,oui,mais il les connaissait tellement bien que engager des dialogues avec eux se révélait souvent non seulement soporifique,mais aussi néfaste pour le jeune homme car le débat tournait toujours sur les études abandonnées,et le fait qu'il travaillait seul a son compte a présent.Donc non,Raphaël ne parlait jamais vraiment avec les gens.Pouvoir avoir une discussion quand il le souhaitait,ca serait vraiment superbe.Il devrait travailler la dessus,tient.Un moyen pour communiquer a distance instantanément.Un projet fou,oui il savait.Mais bon,peut être qu'il pourrait au moins trouver un moyen a cela?Peut être.Il verrait si il en était capable.


« J'ai un frère aîné mais il n'est pas toujours à la maison et je reste souvent avec mes parents et une domestique, alors je peux vous comprendre, je pense. Mais vous devez avoir des amis, vous ne devez pas avoir vraiment le temps de vous ennuyer. »

La voix d'Andrew le tira de ses pensées techniques sur une méthode pour canalyser l'energie sonore dans une sorte d'émission éléctrique.Une idée a creuser,même si très complexe a mettre en oeuvre avec les moyens actuels.Enfin bref,toujours est t-il que la conversation sur les fréres et soeurs n'était pas vraiment quelque chose que Raphaël pouvait saisir avec précision.Il n'avait aucun frére,aucune soeur.Dailleurs,depuis pratiquement un an,il vivait seul aussi,rendant visite a ses parents de temps en temps.Il n'arrivait pas conséquent pas du tout a comprendre ce que l'on pouvait ressentir lorsqu'on avait un grand frére,même si celui ci n'était pas souvent chez soi.Lui,il avait eu une grande soeur de coeur,pendant un moment.Elle lui manquait beaucoup dès qu'elle s'absentait.C'était un souvenir d'elle,ça.Enfin,Andrew se trompait pour la derniére partie de sa phrase.Il devait avoir des amis?Pas le temps de s'ennuyer?Huuuumm....Oui,peut être vallait t-il mieux éviter de soudainement fondre en larme en disant qu'il n'avait aucun ami et que la seule qui lui avait tendu la main s'était prise une boule de feu dans la tête.Non,mieux vallait garder ça sous silence.C'est pourquoi il eu une mine un peu gênée quand Andrew termina sa phrase et hocha étrangement la tête,ne sachant que dire.Oh,c'était gênant comme situation.Il n'allait pas perdre ses deux meilleurs amis,quand même?


« Ah, veuillez m'excuser, Raphaël, Cindie...Il semblerait que j'aie quelque difficulté à vous tutoyer, tous les deux. Je n'ai pas cette habitude, mais je finirais par m'y faire. En revanche si je vous tutoie je tiens à ce que vous le fassiez également. Nous avons environ le même âge de toute évidence, autant se parler d'égal à égal, vous ne trouvez pas? »

Raphaël faillit soupirer de soulagement après ces paroles.Ouf,ca au moins,ca ne comportait aucun risque pour lui.Il ne se voyait vraiment pas leur dire qu'il n'avait aucun ami alors même que Andrew semblait penser le contraire,et il le pensait sans même avoir de preuves.Ce qui était plutôt positif,non?Au moins en faisant des efforts,on peut vraiment se rapprocher des gens.Et l'effort en question était de réussir a les tutoyer.Oui,il devait les tutoyer.Ils étaient tout trois du même âge,et même Raphaël aurait peut être avancé qu'il était le plus vieux.Parce que sa croissance donnait de fausses idées sur son âge.Il avait quinze ans,et le corps d'un enfant de treize ou quatorze.Eux aussi,avaient ces corps là.Mais il était probable que ce soit justement,parce qu'ils avaient treize ou quatorze ans.Enfin,Andrew c'était dur a dire.Il avait l'air tellement mature,et en même temps si jeune que Raphaël se demanda un instant si il ne s'agissait pas d'un adulte avec une croissance perturbée,un peu comme Raphaël lui même?Quelle idée idiote,vraiment....Andrew,un adulte de plus de vingt ans?Non,jamais de la vie.Même si il était quand même fichtrement bien éduqué.Et il avait même des servantes chez lui.Oh mon dieu.Pourquoi est ce que la vie était si injuste?Andrew avait trop de personnes autour de lui,et Raphaël n'en avait aucune.Oui.La vie était injuste.


« Il n'y a pas de problèmes. Si l'on se tutoie tous, je suis certaine qu'on peu y arriver. Alors, hmmm...Je n'ai qu'un seul frère, et vous le connaissez déjà. Tu es enfant unique, Raphaël? J'avoue ne pas savoir ce que cela peut faire de se retrouver seul. Je suis toujours entourée d'enfants, de mes parents et mon frère, alors... »

Le jeune artisan hocha la tête assez energiquement,sentant ses forces revenir après son jogging quotidien.Son exercice habituel était bien l'une des rares activités qu'il s'accordait en dehors de son atelier.Une activité exterieure,en gros.Raphaël avait une peau assez pâle,chose très peu commune chez quelqu'un pratiquant un sport réguliérement.Parce qu'il ne sortait que rarement de son atelier.Oh,décidément...Esperons que l'arrivée de ces deux jeunes gens dans sa vie lui permette de devenir un peu plus sociable,lui même commençait a avoir des doutes sur sa propre vie.Il serra les poings,et effectua une grimace plus comique qu'autre chose,mimant un effort imaginaire.


"Oui,nous pouvons y arriver si nous travaillons ensembles!"

Après quoi il eu un petit rire personnel,s'attendant a ce que personne ne reprenne ce rire,pour qu'il finisse par s'évaporer dans l'air,et que le créateur du rire finisse de son coté dévisagé par ses interlocuteurs et rouge de honte.Ca s'était toujours passé comme ça de toutes maniéres avec lui.Il ne laisserait pas les choses se dérouler ainsi cette fois là.Il poursuivit la discussion rapidement,donc.


"Oui,je n'ai ni frére,ni soeur et j'ai toujours vécu plus ou moins tout seul.Je ne sais pas trop quel effet ca doit faire d'être constamment entouré....Ou même d'avoir une domestique a la maison.Tu dois bien t'amuser,Cindie.Et je suppose que quand ton frére te rends visite,tu t'amuse bien aussi,Andrew....Enfin,j'imagine.Je ne voudrais surtout pas ...."

Il se mordit la lévre,plissant les yeux pour ne pas basculer dans les excuses interminables,domaine dans lequel il était champion.Il était sur le point de se verser dans un discours ou il demandait pardon a Andrew d'avoir ainsi porté un jugement,pardon ensuite d'avoir douté de ce jugement,pardon pour avoir fait remarquer le fait que le grand frére d'Andrew n'était pas souvent là,pardon d'avoir demandé si le dit grand frére était oui ou non sympathique,pardon pour ceci,pardon pour cela...Il n'en aurait pas finit,voilà pourquoi il s'était arrêté là.Il lâcha sa lévre,reprit un sourire sincére,bien qu'un peu stressé,et se frotta les genoux pour se donner une contenance.


"Euh...Comment se fait t-il que tu soit toujours entourée d'enfants si tu n'as qu'un seul frére Cindie?Ce sont tes cousins ou....Euh....Je ne sais pas....Et puis Andrew,une Domestique,wah!Euh..Tu dois habiter une grande maison non?"

Oui,ca l'intriguait.Assez.Et puis,il se sentait plus a l'aise a parler avec Cindie qu'avec Andrew,surtout après ce passage ou il avait faillit se répandre en excuses.Vraiment,il faudrait qu'il arrive a mieux tenir une conversation.Enfin,au moins avait t-il réussi a les tutoyer tout les deux.C'est déja un gros efforts,ça pour Raphaël Kaïris.
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MessageSujet: Re: Go on a ride.{PV Andrew et Raphaël.} [TERMINE]   Mer 21 Juil - 17:53

Ce n'était pas de la méchanceté, mais du pur réalisme, se dit Andrew en posant son regard gris bleuté sur Raphaël. De même il ne le critiquait pas vraiment, il constatait des faits avérés que nul n'aurait su nier, à moins de faire preuve d'une mauvaise foi certaine que lui-même n'aurait guère osé adopter. Ou de disposer d'une si mauvaise vue que c'en devenait un réel souci, préoccupant, et pour cause. Cindie devait faire partie de ces gens qui ne voyaient que le bien partout où ils passaient; c'était tout à son honneur, bien qu'aux yeux du jeune homme, la naïveté à un certain degré soit un autre joli mot, manière détournée et déguisée d'arrondir les angles, pour désigner une profonde stupidité, ainsi qu'une promptitude somme toute relativement étonnante à se faire avoir par le premier inconnu croisé. Grand bien lui en fasse, il ne lui semblait que ni lui, ni l'autre garçon soient des escrocs n'attendant que la première occasion pour l'arnaquer, mais tout de même. Tout de même. A l'inverse de la demoiselle donc, le jeune Deslura lui, avait une fâcheuse tendance à remarquer les défauts des autres avant de s'apercevoir d'hypothétiques qualités. Ce n'était pas de sa faute; il n'y pouvait rien si ce n'était guère les vertus de ses interlocuteurs qui lui semblaient les plus flagrantes. Premièrement, il considérait comme normal tout comportement exemplaire, ne saluant que les prouesses de politesse et d'intelligence, voir de beauté. En revanche le moindre manquement aux règles était une atroce faute à ne commettre à aucun prix. Deuxièmement, du plus loin qu'il puisse se souvenir, il avait toujours été d'une nature quelque peu condescendante qui le poussait à agir de la sorte et se sentir au dessus du lot. Ce n'était d'ailleurs pas pour lui déplaire; basculer dans l'auto-dénigrement devait être proprement insupportable. A vrai dire pour être honnête, il ne voyait pas même comment on pouvait faire une telle chose, à moins bien entendu de n'être véritablement plus pathétique, laid et stupide que la moyenne. Auquel cas mieux valait ne pas sortir trop de chez soit et laisser les autres tranquilles, goûter à une quiétude méritée. Il savait que condamner les gens pour ce qu'ils ne pouvaient changer, quelle qu'ai été leur volonté de le faire, était mal, et ce n'était pas faute d'avoir essayé de corriger ce défaut. Ce n'était juste pas la peine, et on ne pouvait lui en tenir rigueur. Parce que lui aussi était né comme cela, et que ceux qui lui en voudraient pour si peu auraient par conséquent souffert de ce même travers, se retrouvant au final dans l'incapacité la plus totale de lui faire le moindre reproche. Et ceux ne le possédant pas ne lui en voudraient pas. Or un défaut dont personne ne se soucie, n'était définitivement pas important. Voilà pourquoi il pouvait parfois paraître quelque peu cruel et dur. L'explication au fait qu'il pouvait se dire sans une once de remord qu'il était probablement la personne possédant à la fois le plus de connaissance, de politesse et d'argent d'eux trois. La rouquine était trop naïve et le jeune homme aux yeux vairons, sans doute, trop timide. Oh bien sûr, ils avaient aussi de nombreuses qualités. Inévitablement. Lesquelles après, c'était autre chose. Pauvre, pauvre Raphaël. Dès la naissance, on lui avait interdit de se fondre dans la masse, avec ces yeux dépareillés qui produisaient un étrange effet. Dès lors, seuls deux choix s'étaient sans nul doute offerts: s'élever au dessus, ou sombrer en dessous, la normalité n'étant plus de mise. Le chemin sur lequel on s'engageait alors dépendait de beaucoup de choses: la position sociale, le courage, la résolution, la manière de parler. Ah, certes, il n'avait pas eu de chance. Ni frère, ni sœur, un visage si peu anodin et une timidité maladive. Andrew n'était pas un expert en psychologie, mais il aurait juré que cela ne devait pas avoir fait un très bon mélange. Pas si mauvais que cela non plus, il fallait regarder la réalité en face: ce garçon n'était pas méchant et, s'il ne l'aurait pas dit beau, il ne l'aurait pas dit complètement hideux non plus. Un jugement dur, donc, c'était un fait et le brun en avait parfaitement conscience. Il était sévère dans son appréciation de la personne; ses professeurs l'avaient vite remarqué dans ses écrits ou discussions avec eux. Ses parents, son père surtout, ne lui en avaient jamais véritablement tenu rigueur, de loin s'en fallait. Après tout, ne serait-ce pas là une inestimable qualité pour les affaires, plus tard, lorsqu'il reprendrait le commerce? Oui Papa, très bonne idée. Vraiment géniale, se prenait-il souvent à penser, ironiquement. Seulement en attendant, pour qu'il trouve réellement une personne digne d'attention, qu'il n'ai rien à lui redire, il fallait tendre vers la perfection sur tous les points. Intelligent, beau, fort, cultivé, gentil, humble. Tout à la fois. Ce n'était pas particulièrement agréable dans la vie de tous les jours. Tantôt oui, tantôt non. Un esprit un peu trop critique sans doute, évitait autant de déboires qu'il en amenait. Andrew avait donc appris à faire avec, ni plus ni moins. Cacher ces mauvaises impressions derrière de grands sourires et de belles paroles, simplement.

Il jeta un nouveau coup d'œil rapide au ciel: l'azur de cette voûte s'étendait à perte de vue. Un nuage aurait été le bienvenu, concéda-t-il. Il tourna la tête vers Cindie, qui affirmait que s'ils se tutoyaient tous alors ils finiraient par y arriver. Oh, de cela, Andrew n'en doutait pas. Mais le simple fait de savoir, d'être certain sans que la moindre trace de doute ne vienne tempérer le tableau final, qu'il serait celui ayant le plus de mal à ce niveau avait le don de l'agacer. Il se promit derechef de prêter une attention toute particulière aux pronoms qu'il utiliserait à présent. Sans quoi assurément, il se remettrait à les vouvoyer aussitôt. Les vieilles habitudes avaient la vie dure, comme on le disait. Or ici, cette dernière n'avait pas lieu d'être. Tu. A des gens à peine croisés. Il ne restait qu'à s'y faire. Après un vague soupir inaudible, il écouta la réponse de la rouquine aux grands yeux bleus:

"Alors, hmmm...Je n'ai qu'un seul frère, et vous le connaissez déjà. Tu es enfant unique, Raphaël? J'avoue ne pas savoir ce que cela peut faire de se retrouver seul. Je suis toujours entourée d'enfants, de mes parents et mon frère, alors... "

Jean, se souvint-il. Il ne devait pas être d'une grande consolation en ce qui concernait la compagnie, se dit Andrew. Au mieux il riait et prononçait d'incompréhensibles bruits, qui avaient, faute d'une grande utilité, le mérite de faire littéralement fondre ces dames, qui se répandaient en guimauve autour de l'enfant. Il en allait bien souvent ainsi. Le brun n'avait rien contre eux, mais rien pour non plus. Il lui était arrivé de voir la progéniture de telle ou telle personne, une amie s'en occupant pour sa mère par exemple, mais il avouait ne jamais s'être réellement trop attardé sur le visage rond et endormi de ces derniers. Entre leurs pleurs et les palabres incessantes des adultes -et parfois de lui-même- il ne savait ce qui valait le mieux. Se concentrant sur la réponse en elle-même, il se demanda, à l'instar de Raphaël, saurait-il plus tard, la raison pour laquelle la demoiselle Damalis était entourée d'enfants sans avoir plus qu'un petit frère de quelques mois, tout au plus. Il réfléchit l'espace de quelques secondes, avant que le jeune homme aux yeux vairons ne prenne la parole, le coupant dans sa réflexion, après une courte phrase appuyant ce qu'avait précédemment dit Cindie. Et un rire qui lui valu un regard interrogateur d'Andrew, qui se demanda, de son côté, ce qui avait pû être si drôle.

"Oui,je n'ai ni frère, ni sœur et j'ai toujours vécu plus ou moins tout seul. Je ne sais pas trop quel effet ca doit faire d'être constamment entouré....Ou même d'avoir une domestique à la maison. Tu dois bien t'amuser, Cindie. Et je suppose que quand ton frère te rend visite, tu t'amuses bien aussi, Andrew....Enfin, j'imagine. Je ne voudrais surtout pas ...."

Il avait vécu seul? Andrew fronça légèrement les sourcils, se demandant s'il ne comptait juste pas ses parents comme des êtres à part entière -ce dont il doutait fortement, de ce qu'il avait vu du caractère de son interlocuteur- ou s'il les avait perdu avec la guerre. Un enfant abandonné, un orphelin? N'importe laquelle de ces hypothèses aurait pu être la bonne. Oiseau de mauvais augure. S'engager sur l'un ou l'autre de ces pentes glissantes était dangereux, et il n'était nullement dans ses intentions de rappeler, peut-être, de mauvais souvenirs à Raphaël. A moins qu'il ne se trompe? Peu désireux, cette fois-ci, de connaître la réponse à sa question, il conserva le silence. Le sujet des parents serait évité au possible, au moins venant de lui. Les condoléances ou longues séances d'excuses, les silences gênés, à peine brisés à grand renforts de 'je suis désolé' n'étaient pas son fort. D'autant que la bonne humeur de l'un comme de l'autre ne semblait pas vouloir s'effriter. Ce qui était loin d'être une mauvaise chose. Suite à la brève remarque concernant les domestiques, Andrew haussa les épaules. C'était le lot de la majorité de la population, cela. Seuls les bourgeois, somme toute bien peu nombreux, une poignée de riches villageois comme lui, ou les nobles du châteaux, bien que la donne soit sensiblement différentes pour eux, bénéficiaient de ce genre de service. Des privilégiés. Ne pas en faire partie n'était pas une exception, et il n'y avait pas de quoi en pleurer. Mais la cerise sur le gâteau fut la magnifique hésitation en fin de phrase. Oui, il avait raison, bien qu'ayant un caractère diamétralement opposé à celui de Marcus, il aimait bien le retrouver. Raphaël se mordait la lèvre inférieure, et repartit à sourire quelque temps plus tard. Et Andrew ne put retenir un léger rire, de courte durée, à mi chemin entre l'étonnement et l'amusement. Lui et Cindie n'étaient pourtant pas des gens si effrayants qu'il se sente obligé de corriger jusqu'à la moindre de ses paroles! Raphaël posa la question qu'Andrew s'était demandée à Cindie, en évoquant d'hypothétiques cousins, la phrase agrémentée de force de 'euh' et autres marques d'hésitations. Le jeune Deslura avait progressivement appris à se débarrasser de ce genre de réflexes. Ce n'était pas élégant et n'apportait rien à la conversation, en plus de donner un air de parfait demeuré. Réfléchir à ses paroles, puis parler. Rien de plus simple, non. Ayant laissé son regard dériver sur l'herbe à ses pieds, il le reposa sur Raphaël au moment de répondre à sa question, un grand sourire plaqué sur ses lèvres fines.

« Tout dépend de ce que tu considères comme grand, mais je dirais... Qu'elle l'est suffisamment, dit-il, sans prendre la peine de préciser qu'il parlait ici de celle qu'il avait à la capitale, et que sa famille en possédait en tout et pour tout deux. Mais, si je peux me permettre, Raphaël Kaïris... »

Andrew marqua suite à ces paroles une courte pause, se penchant légèrement vers l'avant, et après un court rire poli. Il lui restait un point à clarifier au plus vite.

« Suis-je réellement si effrayant? Tu peux te détendre, personne ne va te manger! »

Puis il secoua vaguement la tête et soupira à nouveau. Lui-même n'était pas tout à fait détendu, certes, à la différence près que sur lui, cela ne se remarquait pas. Le dos droit, le ton poli à outrance, l'économie des gestes et un regard neutre. En compagnie de personnes qu'il connaissait très bien et devant lesquelles il ne tâchait pas de faire bonne impression, quelques unes de ces caractéristiques s'envolaient comme par magie. Il répondait plus spontanément et ne prenait pas autant de détours pour dire les choses. Il y aurait eu fort à parier que s'il s'était adressé à l'une d'entre elle à l'instant, il lui aurait tout simplement demander de 'dé-stresser' d'un air léger et quelque peu moqueur. Mais cela, nul moyen de le savoir. Raphaël en revanche, bafouillait, avait le regard fuyant et, sans avoir peur des mots, avait l'air somme toute relativement nerveux. Puis il lança un regard à Cindie, attendant sa réponse à la précédente question de l'autre jeune homme.
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MessageSujet: Re: Go on a ride.{PV Andrew et Raphaël.} [TERMINE]   Mer 18 Aoû - 4:57

Cindie aimait les enfants plus que n'importe quoi d'autre au monde. Entendre une petite fille rire ou un petit garçon s'exclamer était pour elle la plus douce des mélodies, et même quand son frère criait pour qu'on lui donne à manger ou change ses langes, elle le trouvait toujours aussi adorable et avait envie de le prendre dans ses bras afin de lui faire un énorme câlin. La jeune fille aux cheveux roux avait constamment été entourée d'enfants, et ce depuis sa plus tendre enfance, et c'était certainement la raison du pourquoi elle les aimait tant à présent. Si vous grandissiez à la campagne, vous finiriez forcément par aimer ces bosquets et plaines vertes qui s'étendaient à perte de vue, le silence une fois que la nuit jette son voile d'obscurité sur votre petite maison de pierre, tous ces animaux qui rôdent et s'aventure parfois jusqu'aux rebords des fenêtres, dans l'espoir de récolter quelques morceaux de viande oubliés. De même, si vous viviez à la ville, vous finiriez par aimer le brouhaha des passants, les cris des commerçants, le vacarme que provoquaient les calèches lorsqu'elles passaient en trombe le long des immenses avenues pavées, et plus rien de tout cela ne vous empêcherait de dormir la nuit. Échangez une personne ayant vécue toute sa vie à la compagne et une ayant passé sa vie à la ville, mettez les dans l'environnement de l'autre, et elles ne pourraient pas tenir plus d'une semaine dans ce milieu qu'elles jugeraient hostile et horrible. Tout était une question d'habitude, et à l'image des enfants à qui les parents répètent sans cesse une morale ou une idée, on apprend à vivre avec ce qui nous entoure. Sa mère l'avait eu alors qu'elle avait seulement seize ans, et à cette période, avec seulement son père, apprenti d'un Potier, les revenus de leur famille n'étaient pas immenses. Cindie se rappelait très bien que dans son assiette, quand elle était petite, il n'y avait pas toujours eu de quoi sa satisfaire sa faim. Dans ces cas-là, en général, ses parents s'étaient privés pour elle, afin qu'elle puisse manger correctement et ne manquer de rien. La situation était déjà difficile à trois, refaire un deuxième enfant avait donc été une hypothèse que ses parents avaient d'emblée rejetée. Les six première années de sa vie, la rouquine avait donc été seule, passant ses journées à aider sa mère et parfois accompagner son père à son travail. Puis ensuite, sa mère avait trouvé un travail en tant que nourrice, et bientôt, la petite maisonnette des Damalis s'était retrouvée envahie d'enfants de tout âges, ne laissant à Cindie plus aucune minute de solitude. Pour elle qui s'ennuyait chaque fois qu'elle restait seule plus de quelques instants, ce nouveau travail avait été comme une bénédiction pour elle. Non, vraiment, Cindie ne savait pas ce que cela pouvait bien faire d'être seul, entièrement seul, à n'avoir aucun frère ni aucune soeur avec lequel jouer quand l'ennuie s'emparait de nous. Elle trouvait cette perspective tout bonnement terrible et effrayante, et se demandait comment faisait les enfants uniques pour s'amuser chez eux. Elle avait elle-même été enfant unique longtemps, jusqu'à il y avait deux mois de cela, avant la naissance de Jean, mais c'était différent. Elle avait beaucoup d'enfants avec lesquels jouer à la maison, ils étaient comme une famille pour elle. Posant son regard bleu sur Raphaël, elle se demanda également s'il se sentait souvent seul. Enfant unique...Ça ne devait pas être drôle, pour sûr. La jeune fille aux cheveux roux se dit soudainement, non sans une certaine ironie, qu'il aurait fallut forcer les parents qui en avaient les moyens à faire au moins deux enfants, de manière à ce qu'ils grandissent ensemble et ne se sentent pas seuls. C'était la moindre des choses, de son avis. Comment pouvait-on infliger telle torture à son enfant? Si certains s'en accommodaient bien, d'autres ne s'y faisaient jamais, elle le savait bien. Même en s'habituant à être seul, il y avait toujours cette part de nous qui pleurait et désespérait de n'avoir personne avec qui jouer ou de qui s'occuper. Heureusement que les amis existaient, tout de même! Ils empêchaient au moins les enfants uniques de s'ennuyer. Trop habituée à voir les autres entourés de frères, sœurs et d'amis, il ne passa même pas dans la tête de Cindie l'idée que Raphaël puisse ne pas avoir d'amis.

Pour elle, c'était quelque chose d'impossible, d'aberrant. Tout le monde possédait ne serait-ce qu'un ami, à qui l'on avait l'habitude de confier nos peurs et nos doutes. Sans amis, on ne pouvait pas vivre. C'était là la raison pour laquelle Cindie n'avait pas pensé qu'il ne puisse pas en posséder.

Son regard posé sur l'herbe et les fleurs qui la parsemaient, minuscules points de couleur dans ce champ de verdure, Cindie releva brusquement sa tête à l'entente de l'exclamation de son ami aux yeux vairons, le fixant de ses deux grands yeux bleus alors qu'il était parti d'un long rire solitaire. Uh? Qu'est-ce qui avait été si drôle, pour qu'il se mette à rire de la sorte? Cindie ne chercha pas à le savoir, poussant bien vite cette interrogation dans un coin de sa tête, son visage se fendant d'un nouveau et large sourire. Après tout, on pouvait bien rire pour ce qu'on voulait, non? Personnellement, elle n'aurait guère aimé qu'on la regarde de travers et se moque d'elle si elle se mettait à rire pour telle ou telle raison. La rouquine se remit à doucement balancer ses jambes, passant alternativement son regard d'Andrew à Raphaël, attentive à ce qu'ils allaient dire ensuite:


"Oui, je n'ai ni frère, ni soeur et j'ai toujours vécu plus ou moins tout seul. Je ne sais pas trop quel effet ca doit faire d'être constamment entouré....Ou même d'avoir une domestique a la maison. Tu dois bien t'amuser, Cindie. Et je suppose que quand ton frère te rends visite, tu t'amuse bien aussi, Andrew....Enfin, j'imagine. Je ne voudrais surtout pas ...."

A cette semi-interrogation, Cindie lui fit un signe positif de la tête, gardant accroché à ses lèvres ce sourire qui les hantait presque en permanence. Phiou, une domestique...Elle n'y avait pas réellement fait attention lorsqu'Andrew avait parlé, mais...S'il possédait une domestique, il devait être assez riche. Ce n'était pas sa famille, avec leurs revenus moyens, qui auraient pu se permettre d'en engager une, c'était certain! Parfois, Cindie ne pouvait s'empêcher d'envier ses voisins, qui achetaient tant de belles choses quand le marché s'installait sur la place du village et dans les rues avoisinantes. De jolis colliers, de jolies bagues, des robes avec des tas de dentelles...Quelle jeune fille de son âge n'aurait pas rêvé de posséder tous ces trésors? Depuis toute petite, elle avait été habituée au stricte minimum, et à ne pas gâcher inutilement l'argent, mais parfois, vivre avec seulement le nécessaire n'était pas plaisant. C'était naturel, d'envier ce que possédaient nos voisins, et ceux même si dans les fondements de la religion, il était précisé qu'il ne fallait point envier les biens d'autrui. Cindie n'était pas un surhomme, et ressentait les mêmes émotions que tout le monde en ce bas monde. Il n'était donc pas surprenant de la voir jeter quelques regards envieux aux vêtements ou bijoux de certaines de ses amies. C'était normal, du moins, le pensait-elle. Il n'existait pas de personne capable de ne pas ressentir l'envie, n'est-ce pas?

"Euh...Comment se fait t-il que tu soit toujours entourée d'enfants si tu n'as qu'un seul frère Cindie?Ce sont tes cousins ou....Euh....Je ne sais pas....Et puis Andrew, une Domestique, wah! Euh..Tu dois habiter une grande maison non?"

Raphaël fit écho à ses pensées en ce qui concernait la domestique, et Cindie continua de passer son regard clair d'Andrew à Raphaël, ne voulant perdre aucune miette de la conversation. Ses cousins...Elle en avait, en effet, mais ils habitaient à Litinna, et elle n'avait que rarement l'occasion de leur rendre visite. Elle et sa famille y allaient dès que c'était possible, mais ça n'en restait pas moins difficile, comme elle l'avait précédemment fait remarquer, les revenus de sa famille étaient moyens, et utiliser une calèche coûtait cher. Eh oui, Litinna était loin d'Esidir, tout de même...Y aller à pieds n'était même pas envisageable! Enfin. Dans la mesure où Raphaël ne lui avait pas demandé où habitait ses cousins, combien ils étaient et comment ils s'appelaient, elle n'avait aucune raison de s'attarder là-dessus. En tous les cas, elle aurait adoré voir la maison d'Andrew! Si comme il l'avait dit, elle l'était suffisamment, elle devait l'être beaucoup. Sa maison à elle était plutôt petite, composée de quelques pièces seulement, et sans riches bibelots ou tapisseries. Oui, à côté de celle d'Andrew, la sienne devait faire pâle figure. Ah, comme elle aurait voulu être riche! Ce devait être bien agréable de posséder une ou deux maisons de deux ou trois étages, avec un nombre infini de pièces et un lit où l'on aurait pu dormir à sept au moins! Se rendant compte qu'elle avait prit un air rêveur en pensant à la maison de ses rêves et tous les meubles qu'elle aurait pu acheter si elle avait été riche, Cindie secoua doucement sa tête, quittant cette expression pour en prendre une plus...Concernée. Remarquant dans le même temps que les regards d'Andrew et Raphaël étaient braqués sur elle, elle posa ses mains sur ses genoux, chassant du tissu blanc quelques poussières imaginaires, avant de n'élever à son tour sa voix, espérant ardemment que rien n'avait été dit alors qu'elle était perdue dans ses diverses rêveries:

« Oh, hum, pour ma part...Ma mère est nourrice, elle a l'habitude de garder des enfants, et comme ce sont souvent les mêmes qui reviennent...Ils sont un peu comme ma famille. En tout cas, c'est comme ça que je les aient toujours considérés. »

Puis, désireuse d'amener un petit quelque chose à la conversation, elle demanda, se penchant légèrement pour mieux voir ses deux compagnons, son sourire ayant alors sensiblement diminué:

« Et vous, que font vos parents? Enfin, si ça ne vous embête pas d'en parler, bien évidemment, parce qu'on ne sait jamais...Je ne voudrais pas vous blesser ou posant cette question, vous voyez... »

Cindie poussa, suite à cette phrase, un discret soupir, gardant tout de même son sourire plaqué sur ses lèvres, soucieuse de paraître polie et bien élevée quelles que soient les circonstances. Elle était consciente qu'en posant cette question, elle pouvait blesser Raphaël, au cas où un de ses parents serait mort, voir les deux, mais...Elle n'en savait rien, et la conversation n'irait nulle part si personne ne l'enrichissait. Au pire des cas, elle s'excuserait auprès du garçon aux jolis yeux pour avoir posé une telle question. Andrew avait évoqué ses deux parents, il ne devrait donc pas y avoir de problèmes de son côté, mais savait-on jamais. S'il avait un beau père ou quelque chose comme ça...Un métier qui ne plaisait pas, ou...Cindie n'était ni paranoïaque ni angoissée à l'idée de parler à quelqu'un, mais elle avait le soucis de ne pas blesser ou vexer ses interlocuteurs. Alors si elle semblait légèrement stressée ou inquiète, il fallait lui pardonner. Simplement, elle n'avait aucune envie que les deux jeunes hommes la déteste. Elle les aimait bien, elle n'avait pas envie de se brouiller avec eux pour une phrase mal interprétée ou une question trop indiscrète.

[Euh, dites moi si j'ai oublié quelque chose, surtout.X'D]

_________________


******

Ce matin j'imagine un dessin sans nuages,
Avec quelques couleurs comme vient mon pinceau.
Du bleu, du rouge je me sens sage comme une image,
Avec quelques maisons et quelques animaux.

Ce matin j'imagine un pays sans nuages,
Où tous les perroquets ne vivent plus en cage,
Des jaunes, des verts, je fais ce qui me plait,
Car c'est comme ça que j'imagine un monde parfait.

Ce matin j'imagine un dessin sans étoile
De toute les couleurs un dessin sans contour
Quand ça m' plait plus j'efface tout et je recommence
Avec d'autres maisons et d'autres animaux

Le bleu du ciel, un peu de sucre, un peu de sel,
Et ce soir je m'endors au pays des merveilles!


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MessageSujet: Re: Go on a ride.{PV Andrew et Raphaël.} [TERMINE]   Mer 18 Aoû - 6:27

La situation tournait a son avantage,finalement.

En fait,elle n'avait jamais vraiment tournée a son désavantage,et Raphaël admettait volontier avoir été plutôt chanceux depuis le début de cette rencontre.Une bien jolie jeune fille,un bien poli jeune homme,un jeune bébé endormi dans un landeau et une temperature,bien qu'au dessus des normes actuelles,n'atteignant pas les degrés caniculaires pour le moment.En somme tout allait plus ou moins bien,non?Mais pourtant malgré toutes ces bonnes raisons de se sentir bien et a l'aise dans la conversation,Raphaël se sentait étrangement dérangé.Il n'était pas a son aise,il n'avait pas l'habitude de ce genre de situation.En tant qu'enfant de physique plutôt fragile,ses années scolaires ont surtout étés marquées par les brimades de ses camarades de classe,et par la mort de sa meilleure amie.Et maintenant qu'il travaillait a son propre compte dans un atelier assez sombre,tout seul....Des gens,il n'avait que très peu d'occasion d'en voir,et encore moins de sympathiser avec ces derniers.La seule amie qu'il ai jamais eue avait fait plus que le premier pas vers lui,et s'était constamment occuppé de lui pendant ses jeunes années.Mais il n'avait jamais réussi a lui adresser la parole le premier,elle faisait sans arrêt le premier pas.Raphaël était quelqu'un de timide,tout simplement.Mais de si timide qu'il ne savait plus quoi faire lorsqu'il se retrouvait en compagnie providentielle de personnes avec lesquelles il aurait voulut devenir ami.Oh oui,Raphaël aurait vraiment apprécié devenir l'ami de Cindie,car elle semblait bien similaire a son unique amie aujourdhui décédée,et bien évidemment parce qu'elle était belle,et il aurait aussi apprécié de devenir l'ami d'Andrew,car le jeune homme avait non seulement de la prestance et de l'éducation,mais il était aussi beau physiquement et semblait vraisemblablement assez fort physiquement.Tout l'inverse de Raphaël,en somme.C'est vrai,maintenant qu'il y pensait.Tout semblait opposer Andrew et Raphaël.Le jeune mécanicien n'aimait pas trop ce point de vue,car après tout il l'éloignait d'un être avec lequel il souhaitait entamer une relation amicale,mais même si il n'appréciait pas cela,il n'empêche pas moins que les faits sont là.Andrew et Raphaël semblaient être les deux cotés opposés d'une piéce d'or.Un coté pile,et un coté face.Andrew était bel homme,il avait de la culture de l'argent,un grand frére avec lequel il s'entendait bien,il était fort physiquement et mentalement,il était bien éduqué et avait des facilités de communication,donc probablement des tas d'amis....Le genre de petit garçon que l'on rêve tous d'être,en quelques sorte.Raphaël,lui,n'était pas spécialement beau physiquement,avait des yeux originaux mais qui faisaient plus peurs aux autres personnes qu'autre chose,il était faible physiquement,n'avait pas vraiment de talent apparent,n'avait pas reçu une éducation sans faille,avait d'énormes difficultés de sociabilité,était fils unique et vivait dans la solitude la plupart du temps,avec des clés a molette et des morceaux de fer et de bois pour seule compagnie.Le genre de petit garçon que personne n'avait envie d'être,en quelques sortes.Oui,ils étaient vraiment différents.Et le pire,c'était que Andrew sortait du lot commun,sans pour autant se distinguer d'une quelconque maniére que ce soit.Il n'avait pourtant rien de très original dans son physique,non?Il était beau,certes,mais des cheveux et des yeux de cette couleur sont extrêmements fréquents dans le pays.Il avait une vieille recette qui marchait encore,en quelques sortes.Et bien encore une fois,pour le jeune Kaïris,c'était tout l'inverse.Il avait une coupe de cheveux assez étrange,peu adoptée par les gens communs,une couleur de cheveux assez banale mais tout de même très étrange,et surtout il avait des yeux chacuns d'une couleur différente.Et ces yeux,a eux seuls,le différenciaient totalement de tout les autres enfants quels qu'ils soient.Ils étaient la source de bien des maux et de bien des malheurs.Et n'avaient apporté qu'une seule fois la joie,lorsque sa meilleure amie lui avait fait un compliment sur l'originalité de son regard.Ce fut la seule fois ou Raphaël aima pendant quelques instants la couleur de ses yeux.Mais dans la majorité du temps,il les detestait.Ils n'apportaient que des malheurs,des brimades et des moqueries,des a prioris sur sa personne....Et ils faisaient peur aussi,parfois.Cela pouvait vraiment faire peur,de voir quelqu'un avec deux yeux différents,oui.A vrai dire,même a Raphaël en personne,cela faisait peur par moments.


Et a cause de ces yeux,mais aussi a cause de son caractére,son physique,sa coupe de cheveux et sa famille modeste,Raphaël n'avait eu donc pour ainsi dire,jamais vraiment eu plus d'une seule amie.Se retrouver donc en compagnie d'autres enfants d'environ son âge,était une expérience totalement nouvelle pour lui.Enfin,dans cette situation précise,là tout de suite.Jusque là,aucun des deux autres jeunes gens ne semblait enclin a venir lui casser le nez,c'était un point suffisament rare pour le noter.En régle générale,quand Raphaël avait d'autres personnes autour de lui,elles voulaient souvent lui casser une partie du corps.C'était sûrement drôle pour eux,mais pas du tout pour lui.Il courrait la plupart du temps,pour echapper a ça.Là,il n'avait pas encore eu a se lever pour se préparer a courir a toutes jambes,ce qui était plus que bon signe.Mais il continuait d'avoir peur.D'être stréssé.Il ne savait fichtrement pas quoi dire,l'art de mener une conversation lui était totalement étranger.Il ne parlait jamais vraiment avec quelqu'un,de toutes maniéres.Il n'avait eu qu'une seule amie,qui parlait pour deux la plupart du temps,et a part cela....Il ne pouvait pas beaucoup parler avec des outils de mécanicien,ou même avec ses parents vut qu'il n'habitait plus dans cette maison.Enfin,il parlait tout de même avec ses géniteurs,parfois.Assez souvent,même.Dailleurs,c'était les personnes avec qui il parlait le plus,ce qui était assez inquiétant vut qu'il ne les voyait au final que très peu depuis qu'il travaillait en tant qu'Artisan.Donc pour arriver a dialoguer convenablement avec quelqu'un de bien éduqué et une jeune fille fort charmante,il n'était pas du tout doué.Pour dire la vérité,il était même complétement nul,en réalité.Il n'arriverait pas a tenir bien longtemps si les deux autres jeunes gens ne se mêlents pas a la conversation.Peut être que si ils y mettaient leur contribution,il serait a même de répondre?Oui,peut être que si ils s'interessaient a un sujet que Andrew mettrait sur le tapis,alors il serait capable de suivre l'échange de parole.Au fond,il fallait juste ne pas évoquer de sujets trop sensibles,ou de choses dont Raphaël ne connaissait fichtrement rien.Par exemple si ils évoquaient l'avenir scolaire,ils frappaient a la mauvaise porte.Raphaël Kaïris avait stoppé ses études a l'école pour devenir un Artisan vers l'âge de quatorze a quinze ans.Il ne vallait mieux pas passer sur un sujet concernant l'école.En attendant,la derniére phrase de Raphaël concernait Andrew et son argent,il lui semblait.Et les cousins de Cindie,ainsi que la raison pour laquelle elle était toujours entourée d'enfants.Ces deux sujets lui paraissaient fichtrements importants dans la vie de ces deux jeunes gens,il fallait donc clarifier les choses au plus vite.Dans l'esprit de Raphaël,il devait au moins savoir ce genre de chose.Cindie semblait a l'aise avec les jeunes enfants,il devait savoir pourquoi.Andrew semblait riche et nanti,mais était-ce réellement le cas?Cela étaient des questions importantes,oui.Il devait savoir ce genre d'informations si il espérait devenir ami avec eux.Au moins,oui.Andrew fut le premier a répondre a Raphaël,concernant sa richesse.Visiblement,la réponse était affirmative,mais il subistait un doute.A présent que Andrew avait parlé,il n'y en avait plus.Le jeune Deslura était quelqu'un de riche.Sans doute de bien plus riche que les deux autres jeunes a ses cotés pour l'heure.Il disait que sa famille était "suffisament" riche.De l'avis de Raphaël,cela sous entendait que la famille Deslura appartenait a la classe bourgeoise,ou quelque chose comme ça.Pas a la caste Noble,non.Sinon il n'aurait pas dit "suffisament".Il aurait répondu par la claire affirmative,et non par une sorte de oui mystifié d'un "suffisament".Andrew était donc riche,sans être un Noble,c'était une supposition,mais une supposition très cohérente.Cindie,de son coté,allait commencer a parler,mais Andrew finissa sa précédente phrase avec un léger rire,et une petite boutade a l'adresse de Raphaël.


« Suis-je réellement si effrayant? Tu peux te détendre, personne ne va te manger! »

Le jeune homme aux yeux vairons tourna ces dernier vers Andrew,en ecarquillant ses globes oculaires de couleurs différentes,pour ensuite rire faiblement en se frottant l'arriére de la tête.Se détendre,hein...Facile a dire.Il n'avait pas l'habitude d'être ainsi situé,et si il était sur que personne n'allait le manger,il était tout aussi sur qu'il y'avait beaucoup de risques pour que les deux nouveaux amis qu'il essayait de se faire décident soudainement de laisser tomber Raphaël Kaïris qui n'était qu'un timide apeuré et indigne d'un quelconque interêt.Le jeune artisan allait répondre quelque chose,en ouvrant timidement la bouche,quand Cindie répondit a son tour a la question posée précedemment par Raphaël.Elle avait une très jolie voix,Cindie.Raphaël se sentait plus détendu a parler avec elle.Andrew semblait tout aussi sympathique,certes,mais....plus intimidant.Sans doute a cause de sa prestance et de son allure de garçon riche.Il semblait plus dur d'accès.


« Oh, hum, pour ma part...Ma mère est nourrice, elle a l'habitude de garder des enfants, et comme ce sont souvent les mêmes qui reviennent...Ils sont un peu comme ma famille. En tout cas, c'est comme ça que je les aient toujours considérés. »

Raphaël alterna son regard entre Cindie et Andrew avant de laisser la jeune fille finir sa précédente phrase.Au moins,il avait eu les réponses a ses questions,a présent.Tout semblait bien se passer,pourvut que cela continue.Raphaël n'avait pas envie que cela s'arrête.Oui,pour l'instant tout allait bien.C'était un peu gênant et nouveau comme situation,mais tout allait bien.


« Et vous, que font vos parents? Enfin, si ça ne vous embête pas d'en parler, bien évidemment, parce qu'on ne sait jamais...Je ne voudrais pas vous blesser ou posant cette question, vous voyez... »

Le jeune artisan réfléchit quelques minutes a la réponse a cette question.Cela ne l'embêtait pas du tout d'en parler,simplement il n'était plus très sur du travail de ses parents.Marchands?Commercants?Quelque chose comme cela,en tout cas.Le pére de Raphaël travaillait,oui.Sa mére,elle ne travaillait plus depuis quelques temps,laissant a son mari le soin de ramener assez d'argent pour subvenir aux besoins de la famille.Un marchand de réputation moyenne,donc.Oui,cela convenait comme réponse.Mais dabord,répondre a Andrew.


"Oh,ce n'est pas que...vous...tu...fit il a Andrew,toujours aussi hésitant dans sa maniére de parler,mais plus souriant.Ce n'est pas a cause de ça non,c'est...Simplement que je n'ai pas l'habitude de me retrouver avec des personnes,comme ça.Je suis un peu...Enfin,assez nerveux.Désolé..."

Il effectua un sourire en se frottant la tempe droite pour se donner une contenance,et cligna quelques fois des yeux,avant de subitement se souvenir qu'il devait répondre a Cindie.Il se retourna donc vers cette derniére,en souriant encore,bien évidemment.La question ne le dérangeait pas le moins du monde,après tout.Ses parents étaient vivants et en bonne santé.


"Et bien...Mon pére est un commercant dans la capitale.Je ne suis pas très sur,cela fait quelques temps que nous n'avons plus parlé de ça...Mais ma mére ne travaille pas,elle s'occuppe de la maison."


[Bon,sur la fin,j'ai dut partir en sucette.Je sens que je me suis répété un nombre incalculable de fois...Quelle idée aussi de faire un personnage qui n'a aucune vie...XD]
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MessageSujet: Re: Go on a ride.{PV Andrew et Raphaël.} [TERMINE]   Ven 27 Aoû - 16:25

La solitude permettait entre autre,de réfléchir posément à ses problèmes, et n'avait jamais dérangé Andrew outre mesure. Cela avait même plutôt quelque chose de reposant, de bénéfique et calmant. Cela vous permettait de rester tranquille, de ne pas avoir à faire de compromis et d'arborer l'expression que vous désiriez sans avoir à vous soucier de ce que d'hypothétiques autres personnes auraient pu en penser. D'aucuns trouvaient que se retrouver sans personne près de soit était atroce; eh bien, il n'était pas de ceux-ci, force était de le croire. On aurait pourtant été tenté de penser le contraire en posant les yeux sur lui; il tachait de ne jamais se fâcher avec personne, de n'entrer en désaccord que sur les sujets qui lui tenaient véritablement à cœur, de plaire et d'impressionner, que ce soit de par des manières impeccables ou une culture pour le moins étendue. Mais non, pour autant qu'il sache, être seul dans un endroit n'avait rien d'aussi horrible, dans le fond. C'était au contraire l'occasion, dans son cas au moins, de ne se préoccuper de rien. On ne s'ennuyait pas dans la mesure où il y avait toujours moyen de s'occuper. Qui plus était, détail non négligeable, au moins, il n'avait pas peur de faire une bêtise ou de prononcer quelque parole malheureuse s'il n'y avait personne avec lui. Plus on aimait quelqu'un, plus on risquait de le détester plus tard. Voilà ce qu'il se disait. Alors forcément, avec un tel mode de réflexion, on en arrivait vite à certaines conclusions. Par exemple, il serait mille fois plus naturel avec des gens qu'il n'aimait pas qu'avec sa précieuse famille ou des amis chers à son cœur. Avec eux, nul besoin d'artifices, pas vrai? S'ils avaient de nous une image déplorable, quel intérêt à faire semblant? Mais évidemment, être en compagnie de personne dont la simple présence suffisait à vous faire lever les yeux au ciel et grimacer, ce n'était pas ce qu'il y avait de plus agréable au monde. Alors, au final, il lui était confortable de se retrouver seul, car il s'agissait là de rares moments où il pouvait faire ce qu'il voulait. Si ni ses parents, ni la domestique, ni Marcus n'étaient chez lui, et qu'aucun ami ne l'accompagnait, il pouvait rester assis quelque part à ne rien faire, paresser un moment, -non pas toute la Sainte journée, cela allait sans dire- et même critiquer tout son saoul l'idiote qui vivait quelques pâtés de maisons plus loin, et qui croulait toujours sous un si grand nombre de bijoux qu'il se demandait comment elle pouvait encore marcher. Ou encore ce professeur qui n'avait rien compris à un théorème et qui s'évertuait pourtant à l'expliquer. Il n'en avait pas le loisir d'ordinaire, et il devait avouer savourer avec un certain plaisir ces moments de solitude. Ce n'était pas qu'il n'était pas heureux le reste du temps, de loin s'en fallait. Simplement que l'un comme l'autre étaient appréciables, et qu'il fallait savoir les aimer à leurs justes valeurs. Il ne fallait pas plus croire qu'il passait ses journées à faire des choses qu'il n'aimait pas juste pour 'bien faire'. Certaines, si. Mais pas pour la majorité d'entre elles, il ne fallait rien exagérer.

Mais, se dit-il, ce devait être bien différents pour les gens n'ayant jamais personne. Il posa son regard sur le jeune homme à côté de lui; quand le jeune Deslura était somme toute à présent relativement détendu, l'autre semblait monté sur ressort. Alors qu'il avait juste une simple discussion avec deux personnes de son âge. Un instant, il se demanda ce qu'il aurait fait s'il retrouvé face aux grands pontes de ce royaumes... Et se dit que, si l'on pouvait mourir de stress, le pauvre Raphaël n'en aurait plus eu pour longtemps. Enfin, ce qu'il voulait dire, c'était juste qu'il ne devait pas être très accoutumé à parler aux gens qu'il croisait. Juste une idée, rien de plus. Il se trompait peut-être; mais honnêtement, il en doutait. La probabilité pour que ce soient juste lui et Cindie qui le rendent nerveux, et qu'il soit à l'aise avec le reste du monde était quasiment nulle. Comme il n'avait pas fait de remarque blessante ou un peu trop incisive à son sujet -et Dieu savait comme il aurait pu le faire et à combien de reprises- il ne pensait pas être, en personne, la source du problème. Le jeune homme aux yeux vairons n'avait pas eu de frère et sœur et n'était de toute évidence pas très... Extraverti. La solitude, pour lui, devait être devenue pesante. Lui-même ne savait pas s'il aurait trouvé cela aussi plaisant d'être seul s'il avait su que ce serait pour un très long moment, une durée indéterminée mais certainement pas courte. En somme, à l'image énormément de choses en ce monde, c'était un bien dont il ne fallait pas abuser, sans quoi il devenait nocif. Andrew reposa ses yeux sur ses propres mains, qu'il avait croisées sur ses genoux. Cela ne devait pas être très amusant, en effet, et il le plaignait un peu. Ce qui était déjà un petit exploit en soit. Toutefois, aussi désolé qu'il fusse, il savait parfaitement qu'ils ne deviendraient pas amis. Pas vraiment. Les opposés s'attiraient peut-être, mais il y avait un moment où ce vieil adage devenait tout bonnement caduque. Lui et le jeune Kaïris étaient de deux univers bien distincts, et pas seulement délimités par l'argent. L'un était seul de temps en temps, l'autre toujours. L'un était riche, l'autre moins. L'un s'appuyait plus sur les apparences que la sincérité et, de ce qu'il avait vu, l'autre appliquait la politique inverse. Les sourires de l'un étaient parfois faussés et factices, mais ses intentions n'étaient pas mauvaises et ses manières élégantes. L'autre semblait jouer la carte de la franchise, mais abattait dans le même temps la carte de la maladresse. Cindie de son côté..., ce n'était pas pareil. Premièrement, c'était une fille. Ce n'était pas de la misogynie, mais juste un fait avéré, l'état des choses. Deuxièmement, il ne faisait aucun doute sur le fait qu'elle était honnête, mais devait être plus habituée à la compagnie que Raphaël. Accoutumée à aller vers autrui, ils devaient par conséquent être des amis 'de plus', s'il ne se trompait guère à son sujet. Et même avec elle, il doutait de rester en contact. Pas par méchanceté, et pas entièrement parce qu'il se sentait supérieur non plus. Il doutait juste d'avoir grand chose à leur raconter; différences de milieux obligeaient et, surtout, de centres d'intérêt. Une fois les banalités épuisées, personne n'aurait su quoi dire. Lui parce qu'il ne pensait pas que telle ou telle œuvre de littérature, ou encore tel ou tel personne haut placées les captive vraiment. Raphaël parce qu'il semblait timide au point de ne pas pouvoir répondre l'esprit tranquille. Et Cindie parce que... Eh bien, parce que, c'était tout. Il les trouvait sympathiques, pas de problème à ce niveau là; mais ils étaient loin de ressembler à ses autres fréquentations, et pourtant, tous ses amis n'étaient pas riches. Il y en avait bien un, qui ne devait pas être plus fortuné qu'eux, et avait un côté peste assez abominable... Mais qui faisait qu'ils pouvaient discuter des défauts de telle ou telle personne ensemble. Et puis, il lui prêtait parfois ses livres de sorte à ce qu'il ne soit pas 'laissé en arrière' et que ses parents n'aient rien à y redire. Et quelque chose lui soufflait que ce ne pourrait être cela, avec ces deux jeunes gens.

"Oh, ce n'est pas que... vous... tu... répondit Raphaël. Ce n'est pas à cause de ça non, c'est... Simplement que je n'ai pas l'habitude de me retrouver avec des personnes, comme ça. Je suis un peu... Enfin, assez nerveux. Désolé..."

Bingo, se dit Andrew en hochant la tête. Il avait précédemment pensé que la solitude devait être pour lui un lot quotidien, et il avait marqué un point. Ce n'avait pas été du reste très compliqué à deviner, mais qu'importait. Andrew s'entendait avec eux, du moins suffisamment pour le plaindre un petit peu. Il avait donc eu de la chance de tomber sur eux, c'était ce qu'il devait se dire. Mais il devait aussi savoir, quelque part, qu'il aurait été futile de s'attendre, par la suite, à de régulières visites d'Andrew. C'aurait été se faire mal probablement pour rien, à moins qu'il ne soit surpris et que, finalement, ces deux personne s'avèrent légèrement différentes de ce qu'il imaginait. Quant à Cindie et bien, son côté 'gentil' pour ne pas dire 'niais' la pousserait sans doute à devenir son amie. Ce n'était pas un manque de volonté de la part du jeune garçon aux yeux gris bleu, mais juste qu'il n'était pas du genre à s'accrocher lorsque c'était peine perdue. Baissant au contraire assez facilement les bras parfois, s'il pensait que ç'aurait été devoir faire trop d'efforts pour être 'ami' avec eux, et que cela se solderait assurément par un échec en fin de course, il préférait ne pas s'y essayer. Perdu d'avance. Ce serait une perte de temps et d'efforts, justement, qu'il aurait mieux fait de placer ailleurs et... Pourtant.
Pourtant.

Lorsque Cindie répondit que sa mère était une nourrice, son visage se fendit d'un sourire. Ah oui, bien sûr. Voilà qui expliquait tout. Puis, elle demanda quelle profession leurs parents exerçaient et si ce n'était pas un sujet sensible. Lui-même ne se serait à la vérité pas risqué à l'aborder...., mais si elle le faisait, après tout. Ses propres parents allant très bien, il n'y voyait aucun problème. Il laissa l'autre garçon répondre en premier.


"Et bien... Mon père est un commerçant dans la capitale. Je ne suis pas très sur, cela fait quelques temps que nous n'avons plus parlé de ça... Mais ma mère ne travaille pas, elle s'occupe de la maison."

Il opina une nouvelle fois du chef. Ne pas connaître le travail de ses parents, personnes avec lesquelles il était sensé partager la même habitation, il trouvait cela un peu gros, mais après tout, tout était possible... Et puis, on n'était pas obligatoirement proche de ses géniteurs. Certains ne s'entendaient pas du tout et, ce n'était pas parce que lui tenait à tout prix à ce qu'ils aient de bonnes raisons d'être fiers que chacun en faisait autant. On pouvait les détester, s'en ficher, les ignorer ou juste les apprécier tout en limitant au strict minimum les contacts. Cela n'avait rien, tout bien réfléchi, de particulièrement étrange. Et ces déclarations, autant celle de Cindie que de Raphaël, le confortèrent dans son idée qu'il devait être beaucoup plus fortuné qu'eux. Combien gagnait une nourrice? Ce n'était pas le genre de questions à poser, mais il n'avait qu'une vague idée, très floue, de la réponse. Peu? Cela devait dépendre de beaucoup de choses... Il avait donc le métier de la mère de la demoiselle Damalis, mais pas de son père. Il se demanda un instant s'il était encore de ce monde et finit par décider d'éviter le sujet. Juste par précaution.

« Pour ma part... Ils dirigent également un 'commerce' pour ainsi dire... Sans spécialités vraiment particulières; cela s'étend à de nombreux domaines et marche relativement bien. »

Relativement bien était un bel euphémisme, de ce qu'il pensait. Cela lui assurait un train de vie plus que correct, ainsi qu'une place dans une grande école. Un bel avenir en somme, pour lui. Mais il n'avait pas eu plus que cela envie de creuser encore un fossé prenant déjà des allures impressionnantes entre lui, Cindie et Raphaël. De toute façon, avec ce qu'il avait précédemment dit, ils ne se feraient pas d'idées. Pour avoir une domestique, une maison d'une certaine taille -et même deux, pour tout dire- il fallait que la dite entreprise fonctionne plus que correctement. Il n'était pas un de ces grands bourgeois; on aurait pu croire que si, à le voir, lui et son comportement et son sourire affable. Il doutait qu'ils approfondissent trop le sujet, et ne souhaitait pas plus que cela partir dans des détails techniques auxquels ils n'auraient pas compris grand chose. Il dû se faire violence pour ne pas commencer à se vanter sur tout ce que cela lui apportait et à quel point il avait été chanceux comparés à d'autres, et comme il reprendrait les affaires florissantes quand il serait en âge, et à quel point il était... Bref. Il croisa le regard bleu de Cindie. Il évitait toujours autant de croiser celui, si étrange, de son autre interlocuteur. Mieux valait qu'il observe le silence plutôt qu'il parle pour ne rien dire. Il n'en avait ni l'envie ni le besoin.
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Humaine, Villageoise


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Age: 14 ans. J'en aurais bientôt 15, et...Oh, je ne suis plus une petite fille.^^
Race: Humaine. Et ce...N'est pas mal, si?O_O
Arme / Pouvoir  : Je prend une machette avec moi...Au cas où. Juste au cas où.^^'

MessageSujet: Re: Go on a ride.{PV Andrew et Raphaël.} [TERMINE]   Lun 27 Sep - 23:04

Cindie regarda un oiseau au beau plumage bleu passer au dessus d'elle, le suivant des yeux jusqu'à ce qu'il ne disparaisse dans l'épaisse verdure environnante, avec un dernier petit cri. Son sourire s'agrandit sensiblement, et elle jeta un discret coup d'œil à son frère, qui dormait paisiblement dans son landau, nullement perturbé par le bruit de leur conversation. Quand elle se promenait ainsi, dans ces plaines vertes et recouvertes de fleurs au printemps et en été, il lui était difficile de croire que quelques années plus tôt, ces mêmes lieux avaient été le théâtre de batailles et de conflits qui avaient parfois fait de trop nombreux morts. Il lui était tout aussi difficile de croire qu'un jour, des Humains et des Esprits s'étaient promenés ici ensemble, riant et ne se souciant de rien d'autre que ce que l'instant présent pouvait leur offrir de plus beau. Cela ne faisait pas si longtemps que la Guerre Civile avait prit fin, pratiquement une année, ce n'était rien aux yeux de familles qui avaient vécues ce calvaire de plein fouet, perdant des proches ou toute leur famille dans les conflits entre les deux races, qui s'étaient autrefois si bien entendues. Même aux yeux de familles comme la sienne, qui n'avait subie que de minimes pertes, les coups violents frappés sur les portes de bois et les cris de douleur ou de rage dans les rues semblaient toujours aussi proches et réels, et ne cessaient de résonner désagréablement dans sa mémoire. Il arrivait parfois à Cindie de se réveiller en criant en pleine nuit, car elle était persuadée que quelqu'un avait forcé sa porte, et se tenait à son chevet, dans le but de la tuer. Lui faire payer ce que sa race avait fait à la race opposée. C'était ridicule, elle le savait bien, la Guerre était finie, mais...Elle ne parvenait pas à ôter de sa mémoire ces hurlements. Elle n'osait s'imaginer l'horreur que cela devait être pour ceux qui avaient vécus une expérience traumatisante! Parvenaient-ils toujours à s'endormir le soir, sans repenser à ce qui leur était arrivé? Elle ne pensait pas. Ça devait être vraiment dur. La guerre était le plus grand fléau que la terre ai jamais portée, et Cindie espérait ardemment que rien de ce genre ne se reproduirait plus jamais. Le peuple d'Illea avait déjà trop souffert et, de ce qu'elle se souvenait de ses livres d'histoire, ce n'était pas la première fois que tant de sang était versé en ces terres. Chaque pays portait son lot de malheurs et de tristesse, mais la demoiselle aux cheveux roux trouvait que tout de même, Illea en avait porté beaucoup à travers les siècles, et la situation n'allait pas en s'arrangeant. Mais Cindie se prenait à espérer qu'avec la séparation en deux des Royaumes, les problèmes de ce genre disparaitraient, et qu'on entendrait plus parler de la guerre, plus jamais. Vision naïve et trop optimiste des choses, elle le savait, mais qu'y pouvait-elle. Si elle avait envie de penser que les gens pouvaient changer en bien, ou que la guerre pouvait disparaître à force d'efforts, qui irait l'en blâmer? Il ne servait à rien, d'être trop négatif dans la vie, c'est ce que sa mère lui disait toujours avec un sourire. Illea était en paix pour l'instant, combien de temps cette précaire paix pouvait bien rester en place? La jeune fille, ne voulant pas penser à de telles choses, posa son regard bleu sur une fleur rose, qui poussait joliment à quelques pas seulement d'elle. La vie valait la peine d'être vécue c'était certain. Il y avait la joie, le bonheur, mais aussi tous leurs antonymes qui les suivaient de près et, avant de pouvoir atteindre ce bonheur tellement souvent conté dans les livres pour enfants ou ceux d'idéalistes au grand cœur, il fallait passer par cette case grise de nuages noirs un moment. La villageoise aux cheveux roux acceptait fort bien de souffrir un peu dans sa vie, si c'était pour vivre le parfait bonheur par la suite. Perdre un proche, ce genre de choses tragiques et qui nous marquent à vie...C'est dur, mais il fallait faire avec. Car même en pleurant un million et demi de larmes, l'être aimé ne nous reviendrait pas. Alors à quoi bon gâcher notre vie à nous lamenter toute la Sainte journée? La peine explosait, puis s'atténuait doucement, et il nous était ensuite possible, quand elle s'était suffisamment atténuée, de nous relever, considérer gravement le fait que nous étions toujours en vie et avions toute notre vie devant nous, et marcher. Jusqu'à ce que l'on atteigne son but. Ou rencontre quelqu'un qui nous en donnera un nouveau. Vivre pour quelqu'un...Cindie, mais elle l'imaginait, comme tant d'autres jeunes filles de son âge, trouvait cette perspective diablement romantique. Bien que la demoiselle ai atteint récemment ses quatorze ans, elle ne parvenait pas à s'ôter de la tête ce stéréotype du Prince Charmant. C'était ridicule, elle en convenait, mais...Elle n'y pouvait rien, c'était plus fort qu'elle! Elle passait plusieurs minutes par jour à rêver qu'un beau jeune homme ne vienne l'enlever sur son beau cheval blanc. Ou noir. Elle n'avait rien contre le noir non plus.

Simplement que la blanc faisait plus pur, plus...Sincère?

Lorsque Raphaël répondit à Andrew sur un ton hésitant qu'il n'avait pas l'habitude de se retrouver ainsi entouré, le sourire de Cindie s'agrandit encore plus, alors qu'elle balançait doucement ses jambes, veillant à ne pas heurter Andrew dans le même mouvement. Elle, qui avait toujours eu l'habitude d'être entourée de tant de personnes différentes, n'était guère plus gênée de parler à des inconnus. Oh, bien entendu, cela lui arrivait, notamment quand les inconnus en question étaient aussi élégants et grands qu'Andrew, mais la plupart du temps, non, pas le moins du monde. Ses parents, ses amis, les enfants que sa mère gardait, ses cousins...Cindie n'avait jamais été seule au monde, c'était sûr. Sa mère lui racontait souvent comment elle, dans sa jeunesse, s'était beaucoup amusée avec ses quatre grands-frères, qui se promenaient deux de chaque côté d'elle dans la rue, pour la protéger de tous les dangers. Cela faisait bien rire la jeune rousse, qui souhaitait dans ces moments là avoir eu elle aussi des grands-frères comme ça pour s'amuser avec elle. Mais elle se reprenait vite, songeant que ce serait à elle de protéger Jean, et qu'elle s'y appliquerait avec une grand attention. Son petit frère avait besoin de protection, et il était hors de question qu'il se retrouve privé de l'amour d'une soeur! Il en avait trop besoin aussi. Son père, lui, avait une grande soeur qui ne s'occupait jamais de lui, ne le regardait jamais. Même maintenant qu'ils étaient adultes, elle ne le regardait toujours pas. Cindie pouvait voir quand il parlait qu'il était triste qu'elle ne se soit jamais occupé de lui, et la rousse le comprenait. Ça avait du être horrible pour lui. Elle ne parvenait pas même à s'imaginer combien ça avait du être dur!

Être seul...Non, décidément, c'était trop horrible. Trop horrible. Personne n'aurait du l'être.


"Et bien...Mon père est un commerçant dans la capitale. Je ne suis pas très sur, cela fait quelques temps que nous n'avons plus parlé de ça...Mais ma mère ne travaille pas, elle s'occupe de la maison."

Commerçant? Il n'avait pas parlé de ça depuis longtemps? L'espace d'un instant, le visage de Cindie prit une expression soucieuse, alors qu'elle se demandait si Raphaël s'entendait bien avec ses parents. Elle connaissait certains de ses amis qui ne s'entendaient pas avec leurs parents, et ça avait le don de la rendre triste, mais triste...Quand elle songeait à sa mère, qui était toujours présente pour elle, et son père qui était tellement gentil, bien qu'un peu plus distant...Ah, non, elle ne voyait pas comment on ne pouvait pas s'entendre avec ses propres parents! Ça aussi, c'était horrible, peut-être pire que d'être seul. Peut-être que les parents de Raphaël étaient méchants? Qu'ils ne l'aimaient pas? Si c'était ça, alors ils étaient horribles! Ils...Cindie se gifla mentalement pour avoir pensé de telles choses, alors qu'elle ne savait pas même si ce qu'elle avait pensé était vrai ou non. Si ça se trouvait, Raphaël s'entendait très bien avec ses parents, et son père ne parlait simplement pas de son travail à son fils. Oui, ça devait être ça. C'était forcément ça. Sinon, ça aurait été vraiment, vraiment trop horrible pour la jeune homme aux jolis yeux vairons. Déjà qu'il était fils unique...Cindie eu soudainement envie de le serre contre elle et lui dire qu'elle l'adorait, mais elle ne le fit pas, par égard pour lui, et par respect pour Andrew, qui se trouvait entre eux. Elle le connaissait à peine, qui plus est. Pas que ce soit à ses yeux une barrière, mais pour certains, ça l'était. Aussi ne fit-elle rien, se contentant de crisper ses mains sur ses genoux. Elle avait le don de se faire de ces scénarios, c'était affolant. Et le pire, c'était qu'elle ne le faisait pas même exprès. Pauvre d'elle.

« Pour ma part... Ils dirigent également un 'commerce' pour ainsi dire... Sans spécialités vraiment particulières; cela s'étend à de nombreux domaines et marche relativement bien. »

Cindie reporta son attention sur Andrew suite aux paroles du jeune homme aux cheveux foncés, les yeux légèrement agrandis par la suite. Wah! Le commerce de ses parents devait très bien marcher, en effet. Quelle chance il avait, tout de même, Andrew. Il était riche, avait l'air d'avoir une famille gentille, avait un grand-frère qui venait parfois le voir...Et il était beau. Oui, enfin...! Cindie s'en voulue presque immédiatement d'avoir pensé ça, posant ses deux yeux bleus sur le sol vert sous elle, confuse. Avait-on idée de penser ça dans un moment pareil? Elle se serait bien giflé-oui, encore une fois-, mais elle pensait que si elle faisait une telle chose, Andrew et Raphaël allaient la regarder de travers, et ça, elle ne le voulait pas du tout. Elle voulait devenir amie avec eux, après tout, pas les effrayer par un comportement tout sauf approprié. Elle récupéra un petit sourire, tournant de nouveau sa tête vers eux, parlant avec ce même enthousiasme qui la caractérisait d'ordinaire bien que cette fois teinté d'une légère gêne:

« Moi, mon père est un artisan. Il fait de la poterie. Si vos parents sont des commerçants...Vous avez de la chance! Vous avez une idée de ce que vous voulez faire plus tard, tous les deux? Vous voulez peut-être faire comme vos parents? »

Cindie maintint sur ses lèvres ce grand sourire, et sans qu'elle s'en aperçoive, elle n'eut plus à faire d'efforts pour le maintenir là. Décidément, elle aimait beaucoup Raphaël et Andrew...Elle voulait absolument devenir amie avec eux! Et cela même si elle devait faire de nombreux efforts. Elle avait de toute façon de l'énergie à revendre: De ce côté, c'était sûr, ce n'était pas un problème!

[Vwalâ.XD]

_________________


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Ce matin j'imagine un dessin sans nuages,
Avec quelques couleurs comme vient mon pinceau.
Du bleu, du rouge je me sens sage comme une image,
Avec quelques maisons et quelques animaux.

Ce matin j'imagine un pays sans nuages,
Où tous les perroquets ne vivent plus en cage,
Des jaunes, des verts, je fais ce qui me plait,
Car c'est comme ça que j'imagine un monde parfait.

Ce matin j'imagine un dessin sans étoile
De toute les couleurs un dessin sans contour
Quand ça m' plait plus j'efface tout et je recommence
Avec d'autres maisons et d'autres animaux

Le bleu du ciel, un peu de sucre, un peu de sel,
Et ce soir je m'endors au pays des merveilles!


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MessageSujet: Re: Go on a ride.{PV Andrew et Raphaël.} [TERMINE]   Mar 28 Sep - 20:23

Raphaël avait toujours eu un besoin compulsif d'admirer les personnages plus doués que lui. Enfant, il ne cessait de s'emerveiller en écoutant les histoires magnifiques et épiques que lui racontait sa mére avant de s'endormir. Il avait toujours fait des rêves de ce genre d'aventure, il avait souvent désiré être quelqu'un de grand, de respectable, et de courageux. Il avait souvent voulut devenir comme ce fameux Archéologue dont parlait sa mére au travers des histoires, ce personnage qui ne cessait de découvrir des reliques anciennes, et les protégeaient des personnes mal intentionnées. Il voulait aussi ressembler à ce chevalier, qui avait tué un Dragon terrifiant afin de sauver une belle princesse avec laquelle il finit par se marier. Il voulait aussi ressembler à cet explorateur, qui avait découvert de nouvelles contrées, des pays inconnus, et qui en était revenu avec les honneurs. Il voulait être tout ceci, et bien plus à la fois. Parce que... Parce qu'il ne l'était pas, tout simplement. Raphaël était honnête avec lui même, il n'avait absolument rien d'un de ces héros fictif présent dans les comptes où les fables populaires. Il n'était qu'un petit garçon, chétif et craintif, avec des yeux bizzares et une aptitude à la course supérieuse à la moyenne... C'est tout. Du reste, il avait toujours été le contraire exact de ce qu'il voulait être. Il était loin d'avoir la determination de l'archéologue, la force du chevalier et le courage de l'explorateur. Il était aussi courageux qu'un pigeon qui allait se faire écraser par une charette. Il était aussi fort qu'un insecte qui ne parvenait même pas à vaincre un simple ver de terre. Il était peut être assez determiné pour quelqu'un de son âge, mais il renonçait tout de même facilement si il se trouvait menacé. Combien de fois avait t-il été obligé par les plus grands de sa classe d'école, à faire diverses courses, à cirer des bottes, à aller chercher à manger chez le restaurateur, et bien sûr payer avec son propre argent... Il n'avait aucun bon souvenir de ses années de jeunesse. Même si dans un sens, il était toujours jeune, le fait de vivre seul à l'heure actuelle le faisait sentir plus adulte qu'il ne l'était réellement. Une bonne chose, au moins. Même si cela témoignait plus de son empressement à vouloir couper les ponts avec son enfance. Il n'avait vraiment pas eu une enfance facile. Toujours à servir de souffre-douleur, et de larbin. Toutes ses années scolaires avaient été rythmées par des coups, des insultes et des courses au travers de l'école, afin de s'enfuir où de rendre le plus de service possible. Des souvenirs douloureux, qui ne faisaient que lui rapeller sa médiocrité. Pourtant, tout n'était pas noir et gris dans les souvenirs d'enfance de Raphaël. Il avait eu une amie, et une seule, pendant quelques temps. Pendant longtemps, dailleurs. Une jeune fille Nathalie, qui s'était comportée avec lui comme une bienveillante grande soeur. Comme une sorte d'ange gardien, qui était toujours là quand il se faisait persécuter. Il aimait beaucoup Nathalie. Quand elle se fit tuer par la magie mal utilisée d'un Esprit, Raphaël avait subit presque un traumatisme. L'unique amie qu'il avait réussi à se faire au cours de sa jeune existence était morte. Il y'avait largement de quoi perdre espoir. Peut être était-ce par peur de ressentir cette peine à nouveau qu'il n'avait jamais fais le moindre effort pour se lier d'amitié avec quelqu'un? Peut être. Mais depuis sa rencontre avec Cindie et Andrew, les choses semblaient évoluer. Cindie était une jeune fille adorable, qui était aussi gentille avec Raphaël que l'avait été autrefois Nathalie. Andrew, lui, était le parfait stéréotype du genre de personne que Raphaël aurait aimé être. Ou tout du moins, la version rajeunie... Andrew avait tout pour devenir comme l'archéologue, l'aventurier où le chevalier. Il semblait determiné, avait un regard qui ne trahissait pas la peur de discuter, et avait une stature qui témoignait d'un entretien physique plutôt régulier. De plus, il avait de l'argent, forcément sinon il n'aurait pas put avoir de servante ou de grande maison. Et grâce à cet argent, nul doute qu'il était promis à un bel avenir. Raphaël, lui n'avait pas cette chance. Sa constitution fragile et son manque de lucidité ne le promettait à rien de glorieux. Il n'avait qu'une seule chance de connaître un avenir lumineux, c'était d'inventer quelque chose de révolutionnaire. De réussir de fous projets, de parvenir à créer quelque chose... D'impossible. Son projet le plus fou était, bien entendu, celui qui permettrait à l'homme de voler dans les airs, comme un oiseau. Mais celui ci était encore au stade de développement, et ses recherches necessitaient du temps et des calculs. Temps qu'il consacrait autant à ses travaux pour le château, afin de subvenir à ses besoins, et a d'autres projets, comme des armes de jet plus performantes, une méthode de dissimulation de diverses choses dans des endroits plus confortables qu'une poche... Raphaël avait beaucoup de projets. Mais aucun ne semblait destiné à aboutir. Parce qu'au final, c'était le principe même de la création d'objets. De la science. Parvenir à faire quelque chose qui semblait impossible auparavant.


Le jeune mécanicien cligna de ses yeux dépareillés pour se remettre les idées en place. Si il se mettait à songer à la meilleure maniére de faire jaillir des cordes depuis ses poignets, il n'en finirait pas. Contrairement à ce que l'on pouvait penser, cette idée d'invention était quelque chose de conçu pour le maintien de la paix. Des cordes lancées avec force depuis des endroits pratiques pouvait être extrêmement utile pour la construction de ponts, ou même pour l'alpinisme. Mais dans l'êtat actuel des choses, il était à peine capable de propulser un tube de métal aérodynamique à l'aide d'un ressort monté sur un mécanisme de propulsion. Il faudrait pousser le travail plus loin, mais cela remettrait à plus tard les dessins du plan de l'aile volante....Ah, que c'était complexe de travailler en tant qu'inventeur et artisant, alors qu'il n'avait que quinze ans! C'était complexe, certes, mais il préférait rester dans ce domaine là. La mécanique était le seul domaine scolaire dans lequel il parvenait à obtenir de bons resultats, et retourner à l'école lui était inconcevable. Pas après l'accident arrivé à Nathalie, pas après toutes les persecutions qu'il avait dût subir. A présent, il préférait vivre seul, comme il le pouvait, avec l'aide de ses parents en cas de besoin. Parents avec lesquels il s'entendait très bien, il n'y avait rien à redire là dessus, simplement Raphaël ne les voyaient plus beacoup depuis qu'il vivait seul, et n'avait jamais eu vraiment l'occasion de parler de son travail avec son pére. Il savait que ce dernier était commercant, mais... Cela s'arrêtait là. Il ne connaissait pas la nature des marchandises, ni si le commerce prospérait réellement où non. Il imaginait que cela n'était pas en totale désétude, puisque les parents Kaïris parvenaient à vivre sans grand luxe, mais sans pauvreté non plus. Une classe tout à fait normale, en quelques sortes, puisque Raphaël était scolarisé normalement jusqu'a ses quatorze ans. Il imaginait que cela était pratiquement pareil pour Cindie. La jeune fille semblait bien être issue du même milieu social que Raphaël. En tout cas, les deux jeunes gens aux cheveux presques-roux étaient d'un milieu social bien plus proches entre eux que par rapport à Andrew. Celui ci était... riche. Et rien que pour cela, il les supplantaient totalement sur le plan social. Il n'était pas un Noble, ça non, mais... Bourgeois, c'était plus que probable. Ou riche villageois. En tout cas, il était issu d'une autre catégorie de gens que Raphaël, et très probablement Cindie. La jeune fille aux yeux azurs avait déclaré que sa mére était nourrice, si Raphaël se souvenait bien. Il avait beau réfléchir et envisager la prospérité totale pour ce métier, il ne pensait pas que le métier de nourrice rapportait assez pour permettre à une famille de vivre au même niveau qu'Andrew. Oh, Raphaël n'avait rien contre les nourrices, hein! Simplement, de maniére objective, ça n'était pas le métier le plus rentable. Et cela c'était la vérité, quoi qu'on dise. Même une nourrice s'occuppant de Nobles enfants n'était pas cher payée. Tout juste avait t-elle peut être le droit de loger au château, et c'est tout. En revanche, peut être le pére de Cindie avait t-il un métier mieux payé? Raphaël ne se souvenait pas avoir entendu parler du pére de la jeune Damalis, et même si cela ne l'inquiétait pas vraiment, après tout elle avait très certainement dût juger que c'était loin d'être indispensable, il se pouvait très bien que le paternel de Cindie soit quelqu'un de riche. Ou au moins, d'assez riche pour se permettre un niveau de vie très correct. C'était possible, de toutes maniéres. Même si Cindie semblait plus tenir du milieu social de Raphaël que celui d'Andrew, les apparences sont parfois trompeuses. Raphaël, honnêtement, éspérait tout de même que Cindie ne soit pas d'un niveau de vie égal à celui d'Andrew. C'était égoiste comme pensée, mais il se sentirait vraiment mal à l'aise entouré de deux personnes bien plus riches que lui. Si Cindie avait en revanche, un niveau social proche de Raphaël, et bien... C'était Andrew qui devrait se sentir seul. Le jeune homme aux cheveux noirs devait tout de même se sentir un peu à l'écart par rapport à Raphaël et Cindie, non? Il était d'un tout autre niveau qu'eux, il était normal qu'il... Ressente un léger sentiment de mise à l'écart. Raphaël se promit intérieurement d'essayer de combler cela, si jamais sa pensée s'avérait exacte. Andrew se mit alors, à son tour, à parler du métier de ses parents.


« Pour ma part... Ils dirigent également un 'commerce' pour ainsi dire... Sans spécialités vraiment particulières; cela s'étend à de nombreux domaines et marche relativement bien. »

Raphaël hocha la tête, en souriant comme il le pouvait, en entendant ces paroles. Il allait de soi que Andrew atténuait un peu ses dires, de maniéres à ne pas trop s'écarter de ses deux actuels compagnons. L'entreprise familiale de sa famille devait marcher plus que bien, c'était l'évidence même. Pour pouvoir se payer des vêtements d'aussi bonne facture, et vivre avec une servante chez lui, "relativement bien" n'était pas quelque chose d'approprié. Le "commerce" de Raphaël aussi, marchait "relativement bien". Toute les semaines, il devait réparer quelque chose, dessiner des plans, parfois même peindre des tableaux. Pas qu'il était doué pour la peinture, simplement... Colorier devenait vraiment simple avec un matériel particulier, matériel que Raphaël possédait dans son atelier. Il se contentait d'apposer les couleurs sur des ébauches d'artistes. Il lui était arriver de peindre par lui même, de temps en temps, mais c'était très rare, et surtout, il trouvait cela horriblement laid. Il avait entreposé toutes ses oeuvres graphiques dans un coin de son atelier, et essayait d'y passer le moins possible, espérant qu'un jour, il oublie cette catastrophe. Peut être dramatisait t-il la chose, néanmoins... Il n'avait plus envie de faire de la peinture. Parce qu'il trouvait ses oeuvres laides. Il se contentait de colorier, à présent. Et dessiner des plans de mécanique.


« Moi, mon père est un artisan. Il fait de la poterie. Si vos parents sont des commerçants...Vous avez de la chance! Vous avez une idée de ce que vous voulez faire plus tard, tous les deux? Vous voulez peut-être faire comme vos parents? »

Raphaël réhaussa le regard quand Cindie utilisa le mot "artisan". Alors le pére de Cindie était aussi quelqu'un qui travaillait de ses mains, comme le jeune homme aux yeux vairons? Qui plus est, la poterie était un domaine très interessant. Raphaël avait toujours été fasciné par la machine simple qui permettait d'exercer le métier de potier. La pédale sur laquelle on faisait tourner le plâtre, afin de donner forme à un vase... C'était tout bête, et pourtant vraiment ingénieux. La pédale.... Raphaël cligna plusieures fois des yeux, se disant que la pédale était une valeure sûre pour l'époque actuelle. Peut être y'aurait t-il moyen de.... Il se promit de revoir cela une fois chez lui. La pédale... Des roues... Peut être avec l'aile volante... Il faudrait vraiment creuser l'idée. Qui eu crût que Cindie, parlant du métier de son pére, donnerait une idée de recherche à Raphaël? Pas le principal interessé, en tout cas. Le jeune artisant a l'oeil vert et l'autre bleu haussa légérement les sourcils, essayant de sourire comme il pouvait, craignant toujours, mais à moindre échelle, que les deux autres jeunes gens ne le laisse soudainement tomber.


"Et bien... Je crois bien avoir trouvé ma vocation dans l'artisanat. Dailleurs, je.... J'exerce même déja le métier, en fait. J'habite dans un atelier de la ville, près du quartier marchand.... Et... J'y travaille aussi."

Il baissa soudainement la tête, se crispant légérement sur lui même. Il venait de révéler en gros qu'ila vait arrêté les études scolaires pour tenter une percée dans le monde de l'artisanat. C'était... la vérité, certes, mais il avait peur de leur réaction. Il n'avait jamais révélé ce genre de chose à quelqu'un qui croyait probablement autre chose jusque là. Il croisa ses doigts pour tenter de calmer son stress, et essaya de poursuivre sa phrase.


"C'est un peu idiot, je sais... Mais j'aimerais vraiment réussir à concevoir quelque chose d'utile un jour. Mon rêve serait d'inventer une sorte de... Mécanisme qui permettrait des choses aujourd'hui impossibles. Mais çe n'est qu'un rêve, après tout....Ha, ha..."

Il eu un rire nerveux, enfoncant encore plus sa tête dans les épaules. Voilà qu'il évoquait son rêve, à présent. A des personnes qui lui étaient inconnues, jusqu'au il y'a quelques minutes. Peut être était t-il trop naïf... Il se sentit extrêmement gêné d'avoir ainsi parlé de lui. Mais de toutes maniéres, il ne pouvait en parler à personne d'autre. Mine de rien, Cindie Damalis et Andrew Deslura étaient les deux seules personnes que Raphaël pouvait prétendre connaître dans la capitale, après ses parents. Peut être une où deux autres personnes qui passait de temps en temps dans son atelier... Mais c'est tout. Raphaël connaissait maximum sept ou huit personnes, parents inclus. Cindie et Andrew inclus. C'était pathétique, oui.... Mais c'était comme ça.


[Désagréable impression de faire du OOC et de me répéter... Bon. Je crois qu'on à l'habitude, de toutes maniéres.ç_ç]
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MessageSujet: Re: Go on a ride.{PV Andrew et Raphaël.} [TERMINE]   Dim 3 Oct - 14:05

Sa main au feu qu'il serait le premier à se lever et tourner les talons, se dit Andrew. Cela pouvait sembler futile au premier coup d'œil mais, en s'y attardant quelque peu, on comprenait très vite que ce n'était pas tout à fait le cas. On en savait beaucoup plus sur es gens dès la première rencontre que l'on ne voulait bien le croire, et les paroles échangées étaient des plus révélatrices. Ceux qui ne commettaient aucune erreur se surveillaient, mentaient généralement ou ne parlaient que par demies vérités, se refusant à traiter avec un dédain qui leur vaudrait plus tard un mépris similaire de personnes avec lesquelles ils auraient pu, peut-être, s'entendre ou au moins ne pas se disputer. Ceux qui, comme Raphaël, avaient des rires nerveux, pas de questions trop indiscrètes ou déplacées mais semblant vouloir s'excuser de chacune de leur répliques étaient affreusement gênés, pour quelque raison que ce fut. Et enfin, ceux menant la conversation, un grand sourire aux lèvres, étaient des inconscients ne se rendant absolument pas compte que les premières impressions, contrairement à l'opinion publique, comptaient et influaient irrémédiablement sur la suite d'une hypothétique relation. Et que, par conséquent, s'ils étaient considérés comme trop curieux et s'engageaient sur des sujets à éviter, cela risquait de jeter un froid glacial pour un long moment encore, qui ne dissiperait d'ailleurs probablement jamais vraiment. En bref, ce résumé collait relativement bien, de ce qu'il pensait, à la présente situation. Et de ces trois types de personnalité, il semblait assez évident que Cindie aurait pu rester, sans réellement s'en rendre compte, à discuter sans voir le temps passer. Que son second interlocuteur aurait été mort de peur à l'idée de les vexer en partant avant eux. Et que lui..., eh bien, que lui, en raisonnable personne plaçant ses cours et l'heure du repas avant une conversation avec des presque inconnus, serait encore le plus apte à leur rappeler que le temps, quoi qu'il leur semble, passait, inexorablement, et qu'aussi agréable soit ce petit échange, arrivait un moment où ils devraient tous trois rentrer. Pas qu'il ai quoi que ce fut de prévu, vraiment. Il n'aurait pas accepté de s'assoir un instant, sans cela. Simplement que le retard n'était pas une chose que le jeune homme trouvait tolérable. Certes, bien entendu, la patience était une vertu et aiguiser celle de ses aimables parents pouvait être considéré comme... Une sorte de cadeau involontaire. Mais tout de même, il doutait plus que fortement qu'ils apprécient devoir l'attendre s'ils avaient quelque chose à lui demander, ou... Le brun secoua vaguement la tête, tentant de chasser, bon gré mal gré, ces pensées piquantes de son esprit. Il n'y avait aucune raison qu'on ai besoin de lui dans l'immédiat. Et il devait reconnaître qu'entre la compagnie de ces deux jeunes gens et celle, bien moins réjouissante, de ses cours de mathématiques, bien que l'une soit plus utile, objectivement parlant, que l'autre pour sa vie future, son cœur ne lui dictait pas la même chanson que sa tête. Et pour une fois, une misérable fois, somme toute assez esseulée, il pouvait se le permettre. Il réviserait. Plus tard, voilà tout. Pour un peu, il aurait poussé un long soupire; celui-ci aurait toutefois pu être mal interprété, aussi se garda-t-il de le faire. A la place, il pria intérieurement que ses nouveaux 'amis' ne lui fassent pas prendre de bien mauvaises habitudes. Il commença à trier dans son esprit les choses qu'il pourrait dire, et celles qu'il ne pourrait pas. Ce n'était pas comme s'il avait grand choix, de toute façon; il devait paraître aussi parfait que possible, comme de coutume chez lui. Fais ci, fais cela, et ne rate surtout pas.

Andrew jeta un vague regard vers le ciel, et manqua d'éclater de rire. Heureusement pour lui et sa précieuse image, il ne le fit pas, mais il s'en fallut de peu. La raison de cette hilarité soudaine ne lui était pas très claire non plus, ceci dit en passant. Simplement que ses précédentes pensées l'avaient amené à songer à ce que ses amis d'enfance penseraient de lui à présent. Et de se dire qu'au final, le tableau n'aurait pas été idéal pour tous... Il s'était écarté de la plupart d'entre eux, prenant ses distances; de un, parce qu'il y avait eu, dans le lot, des Esprits et qu'il était aisé de comprendre à quel point il n'avait plus ni l'envie, ne la possibilité de les revoir. Et de deux, parce qu'il était plus que probable qu'ils ne se soient tout simplement plus appréciés comme avant. Lui-même avait tant changé qu'il aurait été méconnaissable pour qui ne le connaissait pas bien et ne l'avait vu chaque jour. Dès lors, difficile de conserver des rapports similaire à ceux entretenus par le passé. Du petit garçon qui sautait dans les flaques, il ne restait plus grand chose; tout juste un regard ennuyé lorsque la pluie tombait. Courir partout en riant ne l'intéressait plus, et il n'en avait surtout plus le temps, il fallait être réaliste. Pour Cindie, ce devait avoir été différent. De son âge sans doute, elle n'avait pas l'air de s'être lassée de toutes ces choses pour autant. Au contraire, elle semblait s'en ravir encore maintenant. Rien que le fait qu'elle sorte promener son petit frère, conjugué à ses paroles et sa bonne humeur, était un facteur suffisant pour l'affirmer sans trop d'incertitude. Quelque part, il l'enviait. Le même genre de jalousie qu'ont les enfants coincés chez eux à l'égard de ceux qui courent sous le soleil. A ma différence près que lui s'y était sciemment enfermé, en toute connaissance de cause. Avant, il y avait... Quelques années de cela, il aurait adoré la rouquine et se serait amusé gentiment des yeux de Raphaël. Il les aurait sûrement trouvés jolis, lui en aurait de suite parlé, et aurait n'aurait pas eu de petits rires de gorge, mais aurait rit de bon cœur. Il aurait demandé des précisions sur les enfants que gardait la mère de la jeune fille, et il n'aurait pas surveillé à ce point ses paroles. Et le pire là dedans était bien qu'il savait parfaitement tout cela. Il le savait et ne faisait rien pour revenir à ce mode de penser. Impossible de perdre des automatismes, qui plus était si durement acquis. Et dire qu'avant, il se moquait autant de ces gens qu'il les admirait... Ah! Stupide guerre civile, stupide Lucya et stupide cabane. Stupide argent et stupides études. Ce qu'il pouvait avoir changé...

« Moi, mon père est un artisan. Il fait de la poterie. Si vos parents sont des commerçants...Vous avez de la chance! Vous avez une idée de ce que vous voulez faire plus tard, tous les deux? Vous voulez peut-être faire comme vos parents? »

Il fut plus ou moins ramené à la réalité par la voix joyeuse de la jeune fille à ses côtés. Oui, bien sûr; plus tard, il ferait artiste acrobate dans un cirque itinérant. Évidemment, qu'il ferait comme ses parents... Question axiomatique et stupide, se dit-il. Il ferait même mieux que ses parents, bien mieux. Quant à la poterie... A moins d'être un artisan particulièrement connu et universellement apprécié, il ne devait pas gagner des mille et des cents non plus. Une fois de plus, il ne s'était pas trompé. Il conserva un sourire affable peint sur son visage. Il ne détestait pas Cindie; elle était... Drôle, quelque part. Il ne le lui aurait jamais dit, cela allait de soit. Après tout, cela aurait pu être mal pris, et il voyait bien pourquoi.. Pas qu'il aie eu l'impression que ces deux personnes lui auraient tenu compte du moindre dérapage, mais tout de même. Il ne répondit pas de suite, souhaitant tout d'abord entendre la réponse de l'autre de ses interlocuteurs.

Et il ne fut pas déçu.

Comme quoi, on ne pouvait pas toujours tout savoir en un regard. Il travaillait? Eh bien, pour une surprise! Il sourit un peu plus, et fut pris d'une envie folle de rire. Deuxième édition, se dit-il. Là, cela devenait dangereux; le jeune Kaïris aurait cru qu'il se fichait de lui, ce qui n'aurait été entièrement faux, d'ailleurs... Il se mordit l'intérieur des joues, tentant bon gré mal gré de se retenir, tout en sachant que c'était sans doute peine perdue. S'imaginer une personne aussi timide travailler, il ne savait pas, mais cela avait quelque chose de... D'hilarant, en fait. Il avait appris à se maitriser, certes oui; mais il fallait bien avouer que c'était plus simple durant une grande soirée ou chacun faisait de même. Pas qu'il soit trop influençable, juste... Qu'il mourait d'envie de rire. Vraiment. Il décida de se taire, momentanément, persuadé, et avec raison, que s'il ouvrait la bouche, il allait, en plus d'un commentaire pas forcément très agréable, se mettre à rire et ne plus pouvoir s'arrêter. Ce qui aurait été fort malheureux, tout de même. Lui qui se donnait toujours tant de mal pour bien se faire voir... Il ne tenait pas à voir Raphaël fondre en larmes. Et puis, et puis... Avec sa tête, enfin, ses yeux dépareillés si étranges, sa timidité qu'il trouvait à la fois incompréhensible face à deux personnes tels qu'eux et agaçante à la longue, son cruel manque de manières. Pour faire court, il le mettait mal à l'aise. Cela pouvait sembler quelque peu paradoxal, mais c'était la stricte vérité. Il était tout ce qu'il y avait de plus mal à l'aise, se rendit-il compte. Et il mourait d'envie de rire.

Se calmer, surtout. Se calmer et espérer que cela ne se voit pas. Il y avait de grandes chances que ce soit le cas.

"C'est un peu idiot, je sais... Mais j'aimerais vraiment réussir à concevoir quelque chose d'utile un jour. Mon rêve serait d'inventer une sorte de... Mécanisme qui permettrait des choses aujourd'hui impossibles. Mais çe n'est qu'un rêve, après tout....Ha, ha..."

Oh? Là, il aurait été encore plus malvenu de rire. Tant qu'à faire, se dit-il en se rembrunissant vaguement, il aurait mieux de le faire un peu plus tôt, finalement. Parce que là... Le brun ne songea pas qu'il aurait simplement pu s'expliquer et que, peut-être, cela n'aurait offensé personne. Qu'au contraire, il aurait semblé moins intouchable et moins haut. Il n'y pensa pas une seule brève seconde. Au lieu de cela, il laissa passer quelques secondes, avant de prendre la parole, sans qu'aucune trace de ses précédentes pensées n'y figurent.

« Au contraire, c'est un rêve honorable, de ce que je pense... N'est-ce pas, Cindie? Mes propres ambitions sont bien moindres face aux v... Aux tiennes. Ce sera difficile mais ce n'en est que plus admirable. »

Un grand soulagement l'envahit soudain. Il n'avait plus envie de rire, ce qui était déjà un grand pas en avant. Ceci dit en passant, la première de ses ambitions restait de ne pas rentrer trop tard.

« Je suis certain que vous deux serez capables de grandes choses. Je serais ravi de constater, plus tard, que tu as réussi à... Réaliser ton rêve, je suppose. »

Puis il se tourna vers Cindie, toujours plus à l'aise lorsqu'il s'agissait de s'adresser à ces demoiselles.

« Toi aussi, après tout. Je ne sais pas si tu as un rêve en particulier mais, avec ta gentillesse et ton magnifique sourire, si tu n'arrives pas à ce que tu veux, personne n'y arrivera jamais, je pense. »

Ces propos étaient à l'image de ce qu'on lui avait appris à dire en soirée, lors de discussions byzantines avec telle ou telle personne. Il y avait un sourire, pas de tension, puis la conversation s'orientait vers des 'oh, mieux que untel ou untel? Car j'ai lu son dernier ouvrage et je dois dire avoir été étonnée de...' ou encore d'autres 'Eh bien, si vous le pensez vraiment, j'aurais justement quelque besoin d'un partenariat avec...', 'Si vous pouviez m'aider à...'. Il ne lui était par conséquent pas passé par la tête que ce ne serait pas ici possible, et que cela pouvait être gênant si l'on n'y était pas accoutumé. Il ne s'agissait guère d'hypocrisie ou quoi que ce fut. Juste des mots un peu vides pour avoir été trop de fois répétés. Juste des paroles agréables à l'oreille. Ce n'était pas de sa faute... Si?

[HS: Je reprécise à Never qui si elle veut que je ralentisse la cadence, elle me le dit!>___<
Comme ça, j'arrêterais... Mais bon, il faut bien que ça avance et... Enfin, tu me dis quoi.>__< ]
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Humaine, Villageoise

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MessageSujet: Re: Go on a ride.{PV Andrew et Raphaël.} [TERMINE]   Mer 10 Nov - 19:44

C'était trop triste d'être seul au monde, Cindie le pensait vraiment. Elle aurait voulu prendre tous les orphelins sous son aile et leur donner cet amour dont on les avait privé bien trop tôt. Souvent, la jeune fille aux cheveux roux se demandait ce qu'elle aurait pu faire s'il lui avait été accordés trois vœux. Trois, se disait-elle avec une petite moue perplexe, c'était bien peu. Mais en supposant qu'un tel miracle puisse exister, c'était au final une chance unique de faire cesser la guerre et la misère dans chaque recoin d'Illea et même, à plus grande échelle, du monde entier. N'aurait-ce pas été merveilleux? Un monde sans sans guère, sans famine, sans épidémies, sans malheurs. Le Royaume utopique d'une civilisation nouvelle et meilleure. Ah, c'était bien beau de rêver, non? Le ciel nous paraissait toujours plus bleu lorsque, allongé face à l'éther coloré, l'on se laissait sombrer dans une douce rêverie. Cindie aimait beaucoup rêver, elle y passait chaque jour un temps fou, au plus grand désespoir de son père, qui lui demandait chaque fois ce que tous ces fantasmes irréalisables lui apporteraient dans la vie. Cindie lui souriait chaque fois qu'il lui en faisait la remarque, nullement blessée, car elle savait pertinemment que son père ne désirait en aucun cas la rendre triste. Simplement, il était comme ça, son père adoré: Toujours à trouver que les héros des livres d'histoires n'avaient rien de vraisemblable, et qu'ils auraient mieux fait de trouver un travail plutôt que parcourir inutilement les terres sauvages où ils souffraient mille morts afin de récupérer une coupe enchantée ou quelque autre objet tout aussi inutile selon lui. A ses yeux, seul le concret comptait, ce sur quoi vous pouvez vous reposer pour bâtir une vie solide. C'était tellement amusant de remarquer à quel point ses parents étaient diamétralement opposés sur ce plant là: Cindie ressemblait à sa mère aussi bien physiquement que mentalement. Toutes deux des rêveuses qui ne comprenaient guère le monde et s'étonnaient encore de voir que personne ne tendait la main aux plus démunis. Mais sans doute était-ce cette différence qui les faisaient si bien s'entendre. Ils se complétaient et palliaient à leurs défauts respectifs avec une telle aisance que Cindie était en admiration devant eux. Ils ne se disputaient pas souvent, et s'aimaient avec cette même force qu'au début. La demoiselle Damalis ne cachait pas l'envie qu'elle avait de son côté de fonder une famille aussi admirable; Car pour elle, c'était certain, ses parents étaient un modèle en la matière. La preuve: Même s'ils avaient été très pauvres à un moment donné, jamais elle n'avait été malheureuse et n'avait souhaité le moindre changement. Comme quoi l'argent ne faisait pas le bonheur, ou pas entièrement, c'était sûr. Et même si la jeune fille savait qu'elle ne serait jamais riche, elle avait le droit d'en rêver. Elle en avait le droit, car y penser ne lui faisait pas de mal. Elle pouvait rêver autant qu'elle le voulait, quand elle se réveillait, elle ne regrettait rien. Même en se réveillant, elle était heureuse. Heureuse de vivre, heureuse d'ouvrir sa fenêtre et saluer les passants. Heureuse de descendre et prendre le petit déjeuner en compagnie de sa mère et des autres enfants. Heureuse de promener son petit frère, heureuse d'aller voir son père à son travail. Heureuse de rire et pleurer avec ses amis. Heureuse de vivre, tout simplement. La simplicité ne la dérangeait pas. Certes, il y avait bien meilleures conditions de vie que les siennes, mais il y avait également bien pires, et au lieu de jalouser ce qu'elle ne possédait pas, elle s'estimait chanceuse de posséder ce que certains n'auraient jamais. Les biens les plus basiques sont encore les meilleurs. Elle avait ses parents, un petit frère adorable, une maison confortable bien que modeste, des amis...Tant de personnes n'avaient pas le quart de tout cela! Combien d'enfants pleuraient la perte d'un de leurs parents en ce moment même? C'était vraiment injuste. On n'appréciait ce que l'on avait une fois que tout nous échappe et ne se brise à terre. On tremble, on a froid...Et on ne peut que se lamenter. Car le miroir brisé, on ne peut pas le reconstituer. Cindie était une rêveuse, un idéaliste en quelque sorte; Elle aurait voulu que chacun ai une maison où rentrer le soir et une famille pour l'accueillir. Rien que le soutien des gens que l'on aime nous permet d'avancer et parfois faire de vrais miracles. Sans amour, où irait-on? Chacun a besoin de soutien pour grandir, d'un modèle duquel s'inspirer. C'était essentiel. Et elle n'aurait laissé personne se moquer de tout ça. Personne. C'était bien trop il important pour qu'on puisse en rire qu'une quelconque manière.

Mais elle s'égarait de nouveau, et bien loin encore! Quand Cindie prétendait être une grande rêveuse, elle n'exagérait pas. Elle avait un mal fou à se concentrer sur quelque chose, et trop souvent ses pensées s'égaraient comme présentement. Heureusement que ses parents n'avaient jamais attendu d'elle une intelligence particulièrement développée ou un sens logique au dessus de la moyenne, ils auraient été bien déçus, sinon. Cindie ne venait en aucun cas d'une famille d'intellectuels, mais qu'importe? Elle savait écrire et compter, et avait les notions de géographie nécessaires pour ne pas se rendre ridicule lors d'une conversation. Être fière pour si peu de choses aurait sans aucun doute fait rire certains pédants, mais honnêtement, elle s'en contrefichait. Elle n'avait jamais envisagé de grand métier, tout ce qu'elle voulait, c'était être nourrice, comme sa mère. Et pour ce métier, nul besoin de connaissances poussées. Juste une passion pour les enfants, ainsi qu'une bonne connaissance des gestes à avoir envers eux. C'était tout. Ce n'était qu'un projet d'avenir tout à fait banal, comme celui de la plupart de ses amis, d'ailleurs. Boulanger, simple ouvrier dans la construction des bâtiments, soldat, servante, gérante d'une taverne, cordonnier, simple épouse...Des rêves simples, honnêtes, et qui pouvaient devenir réalité avec de la patience et du travail. Rien de trop grand, rien de trop beau, rien qui tienne de chimères démesurées. Cindie trouvait cela bien. On pouvait avoir de l'ambition comme on pouvait se contenter de ce que l'on pouvait attraper en tendant sa main. Il fallait simplement, si l'on se destinait plus tard à quelque chose de fameux, avoir la motivation et ne reculer devant aucun obstacle. Chacun choisissait ce qui lui convenait le mieux, après tout. C'était bien mal se comporter que de forcer quelqu'un à emprunter tel ou tel chemin. Notre vie nous appartient; Et personne n'a de droit sur elle à part nous.

"Et bien... Je crois bien avoir trouvé ma vocation dans l'artisanat. D'ailleurs, je.... J'exerce même déjà le métier, en fait. J'habite dans un atelier de la ville, près du quartier marchand.... Et... J'y travaille aussi."

Cindie ouvrit de grands yeux surpris à l'entente de la réponse de Raphaël. Ah bon? Il pensait faire son métier dans l'artisanat, et travaillait même déjà? Wah! La jeune fille aux cheveux roux devait avouer qu'elle était impressionnée. Elle ne se serait jamais, elle, vu travailler aussi tôt. En plus de ne pas posséder la maturité suffisante pour cela, elle n'avait pas encore dans ses mains toutes les cartes qui lui permettraient de bien réussi son tour. Alors oui, Cindie était impressionnée par le fait que Raphaël soit d'ores et déjà dans les ateliers pour travailler. Il était si jeune...! Son âge, ou peut-être un peu plus, mais pas beaucoup. Cindie savait que quelques uns de ses amis aidaient leurs parents dans leur travail, mais de là à travailler au sens propre du terme, il y avait de la marge. En tout cas, Raphaël devait avoir beaucoup de courage pour travailler si jeune! Elle l'admirait, sincèrement. A côté de lui, elle faisait pâle figure, la toute petite demoiselle qu'elle était. Et lorsque, semblant toujours aussi mal à l'aise et nerveux, son ami aux jolis yeux reprit la parole, ses yeux s'agrandirent de nouveau sensiblement. En plus de travailler jeune, il avait de l'ambition. Waw. Et bien, il avait tous ses encouragements pour cette future invention, que Cindie était persuadée qu'il parviendrait à réaliser, en fin de compte. Quand on se donnait la peine d'essayer, de toutes ses forces et de tout son cœur, il n'y avait aucune raison qu'on ne parvienne pas à un résultat satisfaisant. C'était en tout cas ce que l'aînée des Damalis se disait: Elle préférait penser que chaque effort était récompensé plutôt que laissé vain et inutile.

« Au contraire, c'est un rêve honorable, de ce que je pense... N'est-ce pas, Cindie? Mes propres ambitions sont bien moindres face aux v... Aux tiennes. Ce sera difficile mais ce n'en est que plus admirable. »

A ces mots, Cindie hocha vivement sa tête pour montrer son approbation, ayant accroché un nouveau sourire à ses lèvres. Bien entendu, que c'était un rêve honorable! Mieux que ça, même. C'était un rêve génial. Et elle souhaitait du plus profond de son cœur qu'un beau jour son rêve devienne réalité. Raphaël était gentil et semblait travailleur: Alors, il n'y avait aucune raison qu'il ne perce pas dans ce domaine. Et qui sait? Peut-être entendrait-on parler de lui dans quelques années. Andrew appuya bientôt ses pensées, et Cindie se sentit étrangement bien sur le coup. Elle n'était plus anxieuse ni inquiète de rien; Sans doute était-ce car elle venait d'en apprendre plus sur ses interlocuteurs. Ça rassure toujours beaucoup, quand on connaît les personnes avec lesquelles on parle. Et même si la jeune fille aux yeux bleus était loin de tout connaître de la vie d'Andrew et Raphaël, elle en savait plus qu'il y avait à peine quelques minutes. Et chaque pas était un pas vers l'avant. Elle en apprendrait plus au dur et à mesure: Nul besoin de se presser, il suffisait d'être poli et patient.

« Toi aussi, après tout. Je ne sais pas si tu as un rêve en particulier mais, avec ta gentillesse et ton magnifique sourire, si tu n'arrives pas à ce que tu veux, personne n'y arrivera jamais, je pense. »

Cindie regarda Andrew directement dans les yeux quelques secondes, sans mot dire, avant de déporter son regard sur l'herbe parsemée de fleurs, avec la couleur d'un joli coquelicot. Décidément, elle ne s'habituerait jamais aux compliments, quels qu'ils soient. Et lorsqu'il s'agissait de ce genre de compliment, c'était encore pire. Elle restait là, comme une imbécile, à ne pas savoir quoi rétorquer pour continuer la conversation. Que dire, que dire...Doucement, elle tourna de nouveau sa tête vers les deux garçons, tentant de sourire malgré sa gêne apparente. Dieu, elle était sûre qu'elle allait paraître idiote, maintenant...

« Oh, je ne pense pas, tu sais, il y a pleins de gens mieux que moi! Mais merci, c'est gentil. Mon projet d'avenir n'est pas très ambitieux, mais c'est ce que j'aime faire. Je veux faire comme ma mère, et m'occuper d'enfants. Je ne pense pas être faite pour autre chose que ça. »

Laissant son sourire se détendre petit à petit, elle reprit, son ton de voix plus assuré et enthousiaste:

« Moi je pense qu'on peut tout réussir si on se donne la peine d'essayer. On ne doit pas se sentir idiot à cause de ses rêves. On doit en être fier, au contraire! »

Cindie, elle, trouvait que c'était bien mieux d'en être fier que d'en avoir honte. Chaque rêve était un trésor en soi, et il fallait en prendre bien soin, ne pas s'en moquer, ne pas en avoir honte. Sinon, il ne grandirait jamais. Être fier de ce que l'on était, c'était la plus belle des richesses qu'on puisse posséder.

[Ouaich...Attend au minimum une semaine, sale maniaque des RP! Sinon, je tue Andrew.XDDDDDDD]

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Ce matin j'imagine un dessin sans nuages,
Avec quelques couleurs comme vient mon pinceau.
Du bleu, du rouge je me sens sage comme une image,
Avec quelques maisons et quelques animaux.

Ce matin j'imagine un pays sans nuages,
Où tous les perroquets ne vivent plus en cage,
Des jaunes, des verts, je fais ce qui me plait,
Car c'est comme ça que j'imagine un monde parfait.

Ce matin j'imagine un dessin sans étoile
De toute les couleurs un dessin sans contour
Quand ça m' plait plus j'efface tout et je recommence
Avec d'autres maisons et d'autres animaux

Le bleu du ciel, un peu de sucre, un peu de sel,
Et ce soir je m'endors au pays des merveilles!


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MessageSujet: Re: Go on a ride.{PV Andrew et Raphaël.} [TERMINE]   Mer 10 Nov - 21:04

Pouvoir voler, n'était-ce pas là un rêve magnifique?

Et le pire, c'était que Raphaël trouvait cela possible physiquement parlant. Oh bien sûr, il n'avait procédé qu'a la théorie, et non à la pratique, mais la théorie s'était avérée exacte. Pour pouvoir voler, il fallait procéder comme le faisaient les oiseaux, mais cela n'était guére possible pour un humain. Les oiseaux tiraient leur capacité à s'envoler et à parcourir de longues distances en battant des ailes à grande vitesse et surtout, de leur poids particuliérement léger. Raphaël n'était pas un expert en biologie, mais il savait très bien que jamais un être humain ne pourrait atteindre un tel resultat, la morphologie des races d'Illea était bien trop différente de celles des volatiles pour obtenir ce genre de victoire. Dabord, les humains, ou même les Nekos et les Elfes, étaient bien trop lourds pour pouvoir voler. Ils pouvaient peut être diminuer fortement leur poids, mais cela ne leur permettrait certainement pas de pouvoir prendre leur envol depuis un point en basse altitude, comme pouvait le faire une colombe par exemple. Et puis surtout, il y'avait le probléme de la vitesse. En régle générale, plus l'aile était grande, et moins l'oiseau avait le besoin de l'agiter pour voler. Si c'était le cas pour les humains, il aurait fallut des ailes aussi immenses que celles d'un Condor ou d'un Vautour. Jamais un humain ou quoi que ce soit d'autre, n'aurait assez de rapidité pour agiter des ailes comme le faisait un pigeon ou un corbeau. Il fallait trouver autre chose. Pendant un instant, Raphaël songea que les Esprits, la race aux yeux vides d'expressions, portaient des ailes dans leur dos. Cela l'amena naturellement à penser qu'ils pouvaient voler avec elles. Il se demandait si c'était réellement possible. Il ne suffisait pas d'avoir des ailes pour être capable de voler, comme Raphaël l'avait souligné precedemment, le poids entrait en compte. Et puis il fallait que ces ailes soient assez fortes pour pouvoir battre puissamment, à une vitesse suffisante pour l'envol. Réellement, Raphaël ne parvenait pas à comprendre comment un Esprit pouvait voler, si tant est qu'ils étaient capables de le faire. Mais au fond, ça ne l'interessait pas. Il se disait que ces tricheurs devaient sans doute user de leurs magie pour pouvoir s'envoler. La magie permettait de faire bien des choses, voler pouvait peut être être dans leurs cordes, très sincérement Raphaël n'en savait rien, et à vrai dire il ne voulait pas le savoir. La magie l'effrayait et il méprisait tout ce qui s'en rapprochait. Ou plutôt, il méprisait les Esprits, en fait. Il aimait bien les histoires magnifiques, fantastiques ou merveilleuses, dépeignants des mondes féeriques dans lesquelles la magie était partout, mais... Il savait tout autant que la vraie vie n'était pas de ce bois là. Depuis que Nathalie s'était faîte tuée par un Esprit et sa magie noire, il avait une peur bleue de ce genre de choses. Pire encore, il repoussait ardemment tout ce qui s'en rapprochait. La peur engendrait forcément l'intolérance. Jamais Raphaël n'aurait accepté qu'un Esprit vienne s'asseoir à coté de lui, si jamais il avait été seul sur ce banc. Non, toutes ces choses il ne voulait pas en entendre parler. Dailleurs, il ne lui était jamais venu à l'idée de fabriquer ses machines pour la race aux ailes noires. Tout les plans qu'il avait déssiné dans son ateliers étaient des machines qui ne seraient jamais accordées avec les Esprits. Leurs ailes seraient trop encombrantes, tout comme leur serment de ne pas utiliser d'armes. Ou peut être pas, Raphaël ne connaissait pas du tout les ficelles de cette bien étrane religion. Mais il se doutait que si ils ne pouvaient pas utiliser d'armes, il devait y'avoir bien d'autres interdits et il préférait ne pas en tenir compte. De toutes maniéres il ne permettrait jamais à un Esprit d'essayer son invention si jamais celle ci finissait par voir le jour. Elle serait conçue pour et par un humain. Bien sûr, il n'avait rien contre les Elfes ou les Nekos déchus, et eux également pourraient l'essayer. Mais pas les Esprits, non. Jamais de la vie. De toutes maniéres, ils avaient déja des ailes. Comme si le don d'user de leur energie magique ne leur suffisait pas, il fallait en plus qu'ils soient dotés d'ailes... Et bien c'était injuste, selon Raphaël. Les humains n'avaient rien pour eux, là ou les Nekos avaient cette force et cette endurance largement supérieure, là ou les Elfes avaient cette agilité dantesque et cette énorme éspérance de vie, les Esprits avaient un pouvoir magique, la faculté de voler et en plus de tout cela, vivaient trois fois plus qu'un Neko ou un Humain en excellente santé. La nature était injuste. Et c'était à la science, et donc aux chercheurs et constructeurs, et donc à lui même, que revenait la tâche de combler ces injustices avec leurs inventions. En l'occurence, le pouvoir de voler pour tous. Même si il y'avait encore... Enorméménent de réglages à effectuer, l'aile volante marcherait. En théorie.


La théorie était fumeuse en tout cas. C'est le cas de le dire. Pour être tout à fait honnête, il n'avait pas fait exprès de trouver la "solution" qu'il envisageait pour sa machine. Il avait sans cesse procéder à des tests avec des bouts de papier et des morceaux de tissus montés sur de petites constructions de bois, mais aucune n'arrivait à faire plus que planer sur une très courte distance. Raphaël voulait permettre à l'humain de voler, ou au moins de parcourir de longues distances en regardant le sol depuis le ciel. Planer n'était pas suffisant, même si c'était déja un grand pas en avant. Alors qu'il recherchait encore le moyen de pouvoir rallonger exponentiellement la distance de vol, Raphaël avait jeté dans les flammes de sa cheminée un morceau de papier témoin d'une expérience râtée. Et là, il eu l'illumination. En voyant le papier flotter au dessus des flammes. Il ignorait encore un peu comment, mais il semblait que la chaleur dégageait une force qui repoussait vers le haut ce qui survolait le brasier. Et cela, c'était vraiment un grand progrés. Il avait dans l'idée de bâtir l'aîle volante, puis de procéder à un test en survolant des endroits ou se trouveraient des feux assez gros pour permettre à la machine de reprendre un peu d'altitude. C'était une bonne idée, du moins il en était intimement persuadé. En fait, c'était plus où moins la seule idée dont il était vraiment fier, bien qu'il soit déja parvenu à inventer des objets plutôt utiles dans son atelier. Il s'occupperait de la finition de la maquette de l'aîle volante un autre jour, pourtant. Aujourdhui, il y'avait encore cette commande de tisonniers à livrer dans une auberge de la capitale. Fabriquer des tisonniers n'était pas sorcier pour Raphaël. Artisan, il savait très bien comment prendre une tige de métal et la faire fondre pour ensuite la travailler et en faire un tisonnier de bonne qualité. Il devait en fabriquer une dizaine. Il y'en avait douze qui l'attendaient sagement dans son atelier, jusqu'au moment ou il se mettrait en route pour l'auberge. Ou peut être qu'il demanderait à un coursier d'y aller... Si il se montrait à ses clients, ces derniers pouvaient perdre foi en lui. C'était bizzare, mais dès que l'on apprenait que le fabricants de ces objets avait moins de 18 ans, automatiquement les objets semblaient inutiles et fragiles. Raphaël pouvait le comprendre, remarque. Il savait qu'il était encore jeune, et que surtout il débutait dans le métier. Son travail ne pouvait pas être parfait. Néanmoins, c'était toujours vexant de voir son travail dénigré, sous le simple pretexte qu'il avait été réalisé par quelqu'un qui n'avait pas encore sa majorité. Oui, Raphaël trouvait cela vexant. C'était pour ça que son pére l'aidait la plupart du temps. C'était grâce à lui que Raphaël trouvait un travail, dans la plupart des cas. Il faisait de la bonne publicité dans son magasin, renseignant les passants et les clients sur le fait qu'un artisant talentueux se trouvait dans la capitale et qu'il pouvait prendre le commande pour eux... Après, il y'avait bien ceux qui venaient le trouver directement. Dans ces moments là, Raphaël savait qu'il y'avait bien deux chances sur trois pour que le potentiel client s'en aille illico presto. Ou alors, il pouvait mentir et raconter qu'il n'était que l'apprenti artisan, et que le maître s'était absenté. Mais vraiment, ça c'était réservé aux cas d'extrême urgence. Parce que Raphaël n'était absoluement pas doué pour le mensonge, ça c'était clair. Quand il mentait, il se mettait à rougir, à détourner le regard à se racler la gorge à faire craquer les jointures de ses doigts, à se pourlécher les lévres... Une bonne douzaine de tics nerveux qui trahissaient presque de maniére automatique le fait qu'il était en train de mentir. Alors non, le jeune Kaïris n'était très certainement pas un bon menteur, loin de là même. Mais bon, il faisait avec. Et il préférait être quelqu'un incapable de mentir plutôt que d'être quelqu'un qui mentait à tour de bras. Le mensonge finissait toujours par faire souffrir. Raphaël le savait pour l'avoir déja experimenté. "Cette magie est sans danger, tu verras c'est juste pour faire beau..."...Disait t-il avant de lançer cette boule de feu... Raphaël se gratta soudainement la tête, cherchant à oublier ce souvenir douloureux. Il faut dire que la vision d'une gigantesque boule de feu qui carbonise votre meilleure et unique amie, ca n'était pas quelque chose qu'on aimait avoir dans sa tête lorsqu'on conversait avec deux charmants jeunes gens.


« Au contraire, c'est un rêve honorable, de ce que je pense... N'est-ce pas, Cindie? Mes propres ambitions sont bien moindres face aux v... Aux tiennes. Ce sera difficile mais ce n'en est que plus admirable. »

Raphaël tourna sa tête aux cheveux châtains dans la direction d'Andrew, et lui adressa un sourire avant de murmurer un timide "Merci beaucoup" en se grattant l'arriére du crâne. Oh, c'était un rêve honorable il n'en doutait pas vraiment lui même. Permettre à l'homme de pouvoir voler un jour, c'était plus qu'honorable, c'était... C'était grandiose selon le jeune artisant. Mais justement, c'était bien là le probléme, c'était grandiose. Et sincérement, Raphaël doutait de sa capacité à être capable d'assumer pareil rêve. C'était comme la jeune paysanne qui rêvait d'être une princesse dans un château, puis d'epouser un jeune prince beau et talentueux... C'était quelque chose de bien trop gros pour quelqu'un comme lui. Il le savait, Raphaël n'était pas quelqu'un qui avait une haute opinion de lui même en fait. Il était plutôt humble, ne cherchant jamais vraiment à trouver une quelconque récompense honorofique pour son travail, alors qu'il aurait tout de même dût avoir quelques félicitations, notamment pour sa trouvaille de l'eau sous pression. Mais cela était loin d'être une grande nouveauté, la capacité à mettre de l'eau sous pression, il l'avait compris aussitôt après l'avoir 'découvert' pour ainsi dire. Ah, oui. Décidément, il savait son rêve honorable, mais totalement stressant et bien trop gros pour lui. Mais il ne renoncerait pas pour autant, ça non. Plutôt... Plutôt se jeter la tête la premiére dans la mare aux crocodiles. Si il en existait une. Ce que Raphaël n'espérait franchement pas. Une mare aux crocodiles, brr! Rien que d'y penser... C'était presque aussi effrayant qu'un Esprit qui se mettait à utiliser la magie en face de vous. Lorsque Cindie hocha la tête, Raphaël se sentit un peu rougir, et baissa timidement le regard. Elle était vraiment charmante cette jeune fille quand elle souriait. Elle avait un air similaire à celui de Nathalie, sans pour autant avoir la même aura de grande soeur qui se dégageait de la défunte. Elle ressemblait plus à.... Une amie. Quelqu'un que Raphaël aurait aimé avoir comme amie de maniére permanente. Une jeune femme qu'il connaîtrait pour un bon bout de temps. Qu'il reverrait vingt ans plus tard avec le sourire. Oui, plutôt ce genre de femme. Hum, mais elle était aussi très belle... Le jeune artisan n'osait plus trop regarder l'un ou l'autre de ses interlocuteurs à présent. Entre Andrew et son charisme naturel, et Cindie et son si joli sourire, il devait faire bien pâle figure, oui. Néanmoins, il trouva la force mentale de relever le regard pour regarder la jeune fille après que Andrew lui ai donné une affirmation. Cindie serait t-elle capable de grandes choses? Raphaël était sûr que oui, si elle le voulait. Mais elle n'avait pas l'air de quelqu'un de très prétentieux... En même temps lui même ne l'était pas non plus. C'était un peu compliqué. Le jeune inventeur hocha la tête amicalement pour approuver les dires d'Andrew, lui aussi persuadé de la gentillesse et du magnifique sourire de Cindie. Tiens? Andrew pensait la même chose que lui, visiblement. Bah, ca n'était pas naturel? Cindie avait un joli sourire. C'était l'évidence même, qu'Andrew le fasse remarquer n'était guére surprenant. C'était plutôt normal, en fait.


« Oh, je ne pense pas, tu sais, il y a pleins de gens mieux que moi! Mais merci, c'est gentil. Mon projet d'avenir n'est pas très ambitieux, mais c'est ce que j'aime faire. Je veux faire comme ma mère, et m'occuper d'enfants. Je ne pense pas être faite pour autre chose que ça. »

Le petit homme aux yeux vairons déporta son regard sur le berçeau ou dormait le petit frére de Cindie, affichant un air attendri. Puis, il regarda Cindie, qui avait véritablement l'air d'une tutrice modéle pour son petit frére en l'instant. Là, tout de suite, l'artisan aux cheveux châtains était persuadé à 100% que Cindie ferait une merveilleuse nourrice. Plus que merveilleuse, même.


« Moi je pense qu'on peut tout réussir si on se donne la peine d'essayer. On ne doit pas se sentir idiot à cause de ses rêves. On doit en être fier, au contraire! »

Raphaël poussa un petit soupir, se disant que pour elle, c'était facile à dire. Il ne remettait pas en question les paroles de Cindie, loin s'en faut, mais quand on avait un rêve aussi ambitieux que de permettre à une espéce de voler dans le ciel, être fier d'une pareille envie... C'était difficile, et surtout Raphaël trouvait cela particuliérement prétentieux de sa part. Mais puisqu'elle le disait avec un si joli visage, il ne put que lui sourire en retour, et hocha la tête pour souligner son accord avec ce qu'elle disait.


"Oui, je pense que tu dois avoir raison... Je vais essayer d'être plus fier de mon rêve, maintenant. Et je suis persuadé que tu ferras une excellente gardienne d'enfants! Il suffit de voir le soin avec lequel tu t'occuppe de ton petit frére. Il a l'air vraiment très heureux."

Après quoi il souria, pour se retourner face à Andrew, et afficha un air toujours timide et reservé, mais tout de même un peu plus assuré que précedemment.

"Euh.. Et toi, Andrew alors? Pourrions nous savoir ton rêve? Si ce n'est pas trop indiscret bien sûr, hein! Je veux dire, nous l'avons tous dit alors je pensais que..."



[Je l'aime pas, ce poste. Mais bon, c'est rare que j'en aime un des miens, en même temps. On fera avec.XD]
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MessageSujet: Re: Go on a ride.{PV Andrew et Raphaël.} [TERMINE]   Dim 28 Nov - 14:15

C'était plus que surprenant. Vraiment, Andrew ne savait qu'en penser. Ces deux personnes, assises à côté de lui, il ne les connaissait que depuis quelques courtes minutes. Pas même un heure, pas même un jour ou une semaine. Ils n'étaient pas des amis. Juste de vagues connaissances, cela n'allait réellement pas plus loin que ce simple fait. Des 'connaissances'. Rien de bien spécial, rien d'extraordinaire, rien qu'il ne fît chaque jour que Dieu faisait. Discuter de tout et de rien avec ses nombreuses 'connaissances'. De fait, il se devait d'adresser la parole à beaucoup de monde en une journée. Les amis de ses parents et leurs charmants enfants, principalement, mais également des camarades n'ayant pas compris telle ou telle leçon, que lui aurait, évidemment, apprise avant même que le professeur ouvre la bouche. Et que cela lui plaise ou non, il le faisait avec toute l'affabilité dont il était capable, avec une grande patience et, de temps à autre, un intérêt qui n'avait rien de naturel. Il ne fallait pas se méprendre non plus, la plupart du temps, bien que le dialogue tournât un peu en rond, et fût prédestiné à devenir de plus en plus byzantin au fil des secondes qui s'égrainaient selon la personne, ils n'étaient pas ennuyeux à mourir. Exagérer n'était jamais une bonne chose, et à force d'excès d'hyperboles, on finissait par se décrire comme étant le plus malheureux au monde... Alors, non, pour lui, ceci n'avait rien de franchement spécial ou remarquable, en principe. Strictement rien. Et pourtant, il devait bien reconnaître une chose: ils se seraient connus depuis des lustres que le sujet de conversation n'aurait pas étonné. En d'autres termes, en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, ils avaient abordés des sujets somme toute relativement personnels, ce qui n'enchantait pas le brun aux yeux ni tout à fait gris, ni tout à fait bleus. Lorsqu'ils parlaient de frères et sœurs, passait encore. N'importe qui aurait pu le savoir, ce n'était pas dérangeant. La composition de sa famille n'avait pas été chamboulée suite à la guerre civile, pas plus qu'une cruelle mésentente ne la scindait en deux. Tout allait très bien, et il n'avait pas à se plaindre de ce côté-ci. Son père, sa mère, bref, tout le monde se portait comme un charme. Il en allait de même pour leur profession: il n'en avait pas honte, loin s'en fallait, aussi pouvait-il le dire sans se poser plus de questions. On le lui demandait souvent, de toute manière, aussi était-ce devenu, en quelque sorte, coutumier, une question rituelle qui ne manquait pas d'être posée. Alors, jusqu'ici, tout s'était plutôt bien passé, dans l'ensemble. Certes, c'était sans compter sur un passage au tutoiement très, voire trop rapide pour lui. Cela aurait dû traduire une quelconque proximité, servait à réduire la distance entre les différents protagonistes d'une scène. Cela n'avait par conséquent rien de choquant dans une conversation entre trois personnes ayant approximativement le même âge, lui semblait-il. Seulement voilà, il ne niait pas que ce n'était pas pour lui plaire, personnellement. D'ordinaire, il attendait avant de laisser de côté les 'vous' et autres pompeuses formules de politesse. Ce n'était pas à faire n'importe quand, et surtout, pas avec n'importe qui. Il se souvenait très bien de cette jeune fille, dont le père avait des affaires avec ses propres parents. Ils avaient eu beau se croiser un nombre incalculable de fois, et ne pas se détester proprement -il l'appréciait assez, en réalité-, ils n'avaient pas cessé de se vouvoyer depuis lors. Cela faisait pourtant, s'il se souvenait bien, largement plus de trois mois qu'ils s'étaient vu pour la première fois. Mais non, ils ne se permettaient aucune familiarité comme celle-ci. En revanche, Laurian, fils d'amis de longue date de sa famille, il ne lui serait pas venu à l'idée de lui sortir son habituel 'vous'. A moins de chercher à déclencher l'hilarité de ce dernier, ou une remarque pas forcément très sympathique à entendre dire sur soi. Mais il le connaissait depuis longtemps. Ce qui, de son avis, expliquait bien des choses; il aurait pu dire sa couleur préférée, citer les livres qu'il avait lu et appelait sa mère par son prénom. C'était très loin d'être le cas pour Cindie et Raphaël, dont il ne connaissait, au final, presque rien. Raison pour laquelle il devait sans cesse se reprendre pour que ses phrases n'inclue pas de 'vous' qui n'aurait rien eu à faire ici. Alors, si un détail de cet acabit le perturbait, il était aisé de deviner que parler de ses rêves, et autres sujets qui ne s'abordaient pas aussi facilement, le dérangerait. Que les autres citent les leurs? Très bien, qu'ils fassent donc. Ce n'était pas comme s'il se sentait véritablement concerné. Mais que lui doive dire quelque mot là dessus, non, il n'en avait pas la moindre envie. Premièrement, il ne voyait aucunement le pourquoi du comment il le leur aurait dit. Ni ce à quoi cela aurait pu leur servir. Et deuxièmement, il n'aurait pas su que répondre à une telle question et, cela plus que le reste, l'aurait embarrassé.

Il voulait être le meilleur, et exceller dans tous les domaines qui pouvaient bien exister sur cette terre. Il souhaitait rendre ses parents fiers. Il aimerait continuer à faire prospérer ce qui n'avait été, à la base, qu'une petite entreprise. Achever le rêve de son père ou, tout du moins, le prolonger. Ainsi raisonnait-il. Il n'était pas du genre à se répandre en lamentations: elles ne changeaient rien et, qui plus était, il ne jugeait pas avoir de quoi se plaindre. C'était une bien belle vie qui l'attendait, pas vrai? Un bon travail, une famille parfaite. Rien à redire. Quel intérêt auraient eu des illusions stupides? Il vivait tout aussi bien sans elles. Le seul inconvénient qu'il voyait à ne pas avoir d'ambition spéciale était de ne pas savoir que dire dans des situations ressemblant à celle qu'il vivait à cet instant précis. On ne le lui avait pas demandé? Certes. Mais il était persuadé que cela n'aurait su tarder. Après tout, s'il avait compris le fonctionnement, ici, c'était 'je dis, tu dis, il dit', pour ainsi dire. Le jeune homme aux yeux dépareillés et dérangeants leur avait confié le sien. Ils ne seraient sur un pied d'égalité que lorsque tous auraient fait de même. Le jeune Deslura retint un long soupire, et croisa les bras. Décidément, décidément..., n'auraient-ils pas pu parler de la politique du royaume? Voilà un sujet qui les aurait tous mis d'accord, commenta intérieurement Andrew, avec une ironie certaine. Il se serait sûrement fait la conversation tout seul mais, au moins, il n'aurait pas eu à tant et tant réfléchir et s'inquiéter. Réciter une leçon avait toujours été plus simple que donner sa propre opinion, alors..., oh, eh bien, il n'aurait qu'à faire ça, alors. Que disait-il, d'ordinaire, quand on lui posait cette question...?

« Oh, je ne pense pas, tu sais, il y a pleins de gens mieux que moi! Mais merci, c'est gentil. Mon projet d'avenir n'est pas très ambitieux, mais c'est ce que j'aime faire. Je veux faire comme ma mère, et m'occuper d'enfants. Je ne pense pas être faite pour autre chose que ça. »

S'occuper d'enfants? Voilà qui n'était en effet pas une très grande ambition. Ce qu'elle voulait faire, pourtant. A voir la manière dont elle s'occupait de son frère, Jean, s'il se souvenait bien, sa décision devait apparaître comme une évidence à son entourage. Ce projet, toutefois, prenait-il tant de place dans son cœur pour être élevé au prestigieux rang de 'rêve'? Ce devait être le cas, puisqu'elle le disait. Elle n'avait pas l'air d'être une menteuse dans l'âme, après tout. Posant tour à tour son regard sur ses deux 'amis' -en prenant garde à ne pas croiser le regard de Raphaël, qui le mettait toujours aussi mal à l'aise-, il se dit que la nature était drôlement bien faite. Entre la rouquine, qui avait un projet qu'Andrew jugeait un peu trop modeste, et le second jeune homme, qui de son côté, avait entamé un projet qui le dépasserait un jour ou l'autre, si ce n'était pas déjà le cas, le voilà qui était bien entouré. Après une vague réflexion, il finit par en déduire que des deux, c'était elle qui aurait le moins de déception. Ce n'était pas pour être trop catégorique, ou incisif, et jamais il n'aurait tenu de tels propos devant ses interlocuteurs, mais il ne pensait pas que le garçon timide devant l'Éternel aie les épaules assez solides pour avoir l'étoffe d'un grand inventeur. Il le connaissait mal, comme il se l'était déjà dit, et ne pouvait évaluer ses talents. Lui-même avouait ne rien y connaître, de toute façon. Peut-être était-il plus que bon, qu'en savait-il? Mais ce n'était qu'une partie de la chose: il fallait savoir la présenter, correctement et aux bonnes personnes, disposer de l'argent nécessaire pour obtenir le matériel suffisant, il fallait plaire et, plus que tout, inspirer une grande confiance à quiconque nous verrait. Or, il fallait commencer par croire en soit pour que les autres croient en nous. Ce n'était pas le cas de son très cher interlocuteur: il avait, après tout, lui-même avoué ne pas s'en sentir capable. L'opinion que l'on avait de notre propre personne ressortait inexorablement et influait sur ce que notre entourage pensait de nous. L'autre, timide et réservé, n'avait pas l'étoffe d'une célébrité, fut-elle locale, alors honnêtement, non, le jeune Deslura ne l'en croyait absolument pas capable. Il désirait bien entendu qu'on lui prouve le contraire; mais seul le temps aurait pu le lui dire. Et il ne se sentait pas l'âme de se souvenir du visage de son 'ami' assez longtemps pour ça. C'était triste, mais qu'y pouvait-il?

« Moi je pense qu'on peut tout réussir si on se donne la peine d'essayer. On ne doit pas se sentir idiot à cause de ses rêves. On doit en être fier, au contraire! »

La remarque, selon lui, se passait de commentaire. Et s'il se jetait d'une falaise, avec toute la volonté du monde de voler, qu'il se donnait la peine de faire ce pas en avant, tomberait-il? S'il désirait mettre une montagne dans une boîte à musique, y parviendrait-il? S'il choisissait de régner sur Illea entier, et se saignait au quatre veines dans cet unique but, serait-ce envisageable pour autant? Bien sûr que non. Non, non et non. On pouvait en dire ce qu'on voulait, les rêves étaient crédibles, ou pas. Point final. La volonté jouait, indéniablement, un gros rôle dans toute cette affaire. Mais ce qui était irréalisable le resterait toujours, sans que personne n'y puisse rien changer. C'était comme cela, et pas autrement. Être fier de ses rêves? Oui, bien entendu. Une merveilleuse idée. Un instant, Andrew songea que pouvait s'appliquer pour eux un proverbe similaire à un que l'un attribuait à l'argent: bon serviteur, mais mauvais maître. Il ne marqua pas à voix haute sa désapprobation. Il n'avait pas besoin de ruiner leurs précieux espoirs.

Puis, Raphaël prit la parole, approuvant les paroles de la jeune fille.

"Euh.. Et toi, Andrew alors? Pourrions nous savoir ton rêve? Si ce n'est pas trop indiscret bien sûr, hein! Je veux dire, nous l'avons tous dit alors je pensais que..."

Gagné, se dit-il. 'Je dis, tu dis, il dit'. Il sourit à son interlocuteur, sembla hésiter une brève seconde, puis, après un vague haussement d'épaule, répondit.

« Je t'en prie, ce n'est rien. Simplement, je n'en ai pas de particulier, dit-il dans une belle tentative d'éluder la question. Je reprendrais l'entreprise de mes parents, mais je considère plus ça comme un fait avéré que comme un rêve, si ça répond à ta question. »

Ceci ferait office de réponse, et voilà tout. Dire, non pas ce qu'était son rêve, mais ce qui ne l'était guère, était une solution comme une autre. Entre cela et se taire, il choisissait la première option. Il laissa, suite à ces quelques mots, son regard dériver un instant vers le ciel, suivant la course du soleil, avant de ne le reporter presque aussitôt sur ses interlocuteurs. Pas trop indiscret, hein...? S'il avait pu, il aurait sans doute rétorqué qu'il ne voulait pas répondre, mais cela aurait tendu l'atmosphère, à n'en point douter. Et il n'en avait pas vraiment envie.

[HS: Voilà, j'ai bien attendu, là. Tu vois, que je suis pas une maniaque des RP, mais il faut bien que ça avance, tout ça!XD]
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