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 Go on a ride.{PV Andrew et Raphaël.} [TERMINE]

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Humaine, Villageoise

Féminin Nombre de messages  : 19

Localisation  : Ah, je fais une promenade en dehors de la ville, tu risque de ne pas me trouver.^^'
Emploi/loisirs  : J'aime m'occuper des enfants!-^^-
Humeur  : Plutôt de bonne humeur, car il va neiger bientôt! J'en suis sûre!

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Humaine, Villageoise


Feuille de personnage
Age: 14 ans. J'en aurais bientôt 15, et...Oh, je ne suis plus une petite fille.^^
Race: Humaine. Et ce...N'est pas mal, si?O_O
Arme / Pouvoir  : Je prend une machette avec moi...Au cas où. Juste au cas où.^^'

MessageSujet: Go on a ride.{PV Andrew et Raphaël.} [TERMINE]   Dim 27 Sep - 2:17

La tête levée vers les quelques nuages blancs qui parsemaient le bleu ciel d'été de ce début d'après-midi, Cindie ne pu empêcher un grand sourire d'étirer ses lèvres fines. La jeune fille adorait l'été, sentir le vent tiède jouer avec ses cheveux et caresser son visage. Elle aimait quand le soleil était au rendez-vous et dardait ses rayons chauds sur la capitale du Royaume de l'Est et ses environs. Elle aimait également la pluie et la neige, bien évidemment, chacun de ses éléments avait son charme, mais en plein été, son préféré restait tout de même le soleil. Parceque des températures aussi clémentes, il n'y avait qu'en cette saison de l'année que l'on pouvait en avoir. Jamais en hiver ou en automne, pas plus qu'au printemps, les oiseaux ne chantaient aussi fort que maintenant, et jamais le soleil n'était plus chaud et beau. Pour Cindie Damalis, c'était vraiment le temps idéal pour se ressourcer et entammer une longue marche loin des rues encombrées d'Esidir, dans les sentiers encore sauvages des alentours de cette dernière. A chaque pas qu'elle faisait sur le petit chemin poussiéreux, des pierres craquait sous ses bottes marrons, roulant parfois sur le bas-coté herbeux pour se perdre dans la verdure. La poussette bleue foncée qu'elle poussait avançait elle avec un petit bruit métallique, tressautant parfois sur une pierre un peu plus grosse que les autres. Cindie reporta son regard bleu sur le petit être qui dormait dans le véhicule de tissu et de métal, s'arrachant à la contemplation du ciel et des nuages. Mais tout autant que la vision de l'entité qui défilait en maître au dessus de sa tête, la vue du bébé qui reposait dans la poussette arracha un nouveau sourire à la jeune fille. Son petit frère s'était endormi paisiblement, sûrement bercé par le mouvement de balance de la petite poussette. Cindie adorait se promener avec son petit frère plus que tout au monde. Si certains grands frères ou grandes soeurs râlaient lorsque leurs parents leur demandaient de s'occuper de leur cadet, chez la jeune rousse, c'était tout le contraire. Sa mère n'était pas obligée de lui demander de s'en occuper, elle le faisait spontanément et avec enthousiasme. Si elle aimait s'occuper des enfants en général, c'était bien évidemment son frère, Jean, qui avait sa préférence. Mais c'était plutôt normal, non? La famille avait souvent une part plus importante que tout autre chose dans le coeur des gens.

Dans le sien, en tout cas, c'était le cas.

Cindie parcourut encore quelques mètres sur le petit chemin avant de n'arriver à un banc de pierre à demi-caché par les feuillages des arbres qui l'entouraient. Toujours souriante, elle se dirigea vers lui pour arriver à sa hauteur. Elle connaissait bien cet endroit, elle y allait souvent, que ce soit seule ou en compagnie de ses parents ou d'autres enfants pour une petite sortie. Elle savait très bien que cet endroit était tout sauf dangereux et que les animaux qui auraient pu être une menace pour sa vie et celle de son frère ne rôdaient pas dans les parages. Oui, un endroit calme et sans histoire, une promenade innocente, qui n'avait cependant pas empêché la jeune fille aux yeux bleux d'emporter avec elle, cachée dans le bas du petit landeau de son frère, la machette dont-elle se servait pour se défendre si la situation l'exigeait. Certes, elle n'avait presque jamais eu à l'utiliser et l'endroit était sûr, mais savait-on jamais. Lorsqu'elle sortait, et encore plus si c'était en compagnie de son frère, elle préférait avoir sur elle un moyen de dégense qui l'aurait aidé dans une situation particulièrement dangereuse et innopinée. Enfin, elle ne s'attendait pas à devoir l'utiliser, c'étaut juste une simple précaution. mais comme le disait le dicton, 'Mieux va prévenir que guérir'. Et sur ce point là, elle était totalement d'accord avec cette phrase.

Cindie s'assit doucement sur le banc de pierres blanches, amenant tout près d'elle Jean et son landeau, pour qu'elle puisse l'attendre sans trop d'effort et le sortir de là en vitesse si elle le devait. Jetant un petit regard à ce dernier, elle s'apperçut qu'il dormait toujours, ses petits poings serrés sur son torse. Avec un sourire attendri, l'humaine laisse de nouveau ses yeux s'attarder sur tous les détails qui formaient la nature de cet endroit. Les papillons qui voletaient, les abeilles qui butinaient, les fleurs multicolores, les arbres aux feuilles vertes...Cet endroit était magnifique, sans aucun doute. Personne n'aurait pu le nier sans être de mauvaise foi.
Alors que Cindie avait posé ses yeux sur un papillon de couleur dorée qui s'était posé non loin d'elle, juste sur le bord du banc, un petit bruit étouffé attira son attention. Tournant la tête vers ce qu'elle pensait être la source du bruit, elle tendit l'oreille pour essayer de l'identifier. Crac, crac...Elle pu sans trop de mal deviner au bout de quelques secondes à peine que quelqu'un marchait dans le sentier qu'elle avait emprunté un peu avant, non loin d'elle. Cindie se releva doucement, prenant garde à ne pas alerter l'inconnu de sa présence. Elle se plaça légèrement devant le landeau où se trouvait son frère fixant le bout du sentier qu'elle pouvait voir de là où elle se trouvait. En retrait du petit chemin et entouré d'arbres aux épais feuillages, le banc n'était visible par quelqu'un uniquement à un certain endroit du sentier. Celui qui marchait dans sa direction ne la verrait que lorsqu'elle le verrait également, c'était impossible autrement. A moins de passer par l'arrière, mais avec tous ces arbres qui bloquaient le passage, il aurait fallu être fou. Et puis de toutes gfaçons, la personne qui arrivait empruntait le sentier, alors...

"Qui est là?" demand Cindie, élevant la voix assez forte pour que l'autre l'entende de là où il était. Elle avait parlé d'une voix douce, mais qui, sans être hésitante, était loin d'être agréssive ou assurée.

Oui...Elle ne voulait pas de mal à cette personne, alors il était inutile de lui parler autrement.

_________________


******

Ce matin j'imagine un dessin sans nuages,
Avec quelques couleurs comme vient mon pinceau.
Du bleu, du rouge je me sens sage comme une image,
Avec quelques maisons et quelques animaux.

Ce matin j'imagine un pays sans nuages,
Où tous les perroquets ne vivent plus en cage,
Des jaunes, des verts, je fais ce qui me plait,
Car c'est comme ça que j'imagine un monde parfait.

Ce matin j'imagine un dessin sans étoile
De toute les couleurs un dessin sans contour
Quand ça m' plait plus j'efface tout et je recommence
Avec d'autres maisons et d'autres animaux

Le bleu du ciel, un peu de sucre, un peu de sel,
Et ce soir je m'endors au pays des merveilles!


******

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MessageSujet: Re: Go on a ride.{PV Andrew et Raphaël.} [TERMINE]   Dim 27 Sep - 3:27

L’été ou l’hiver,cela changeait considérablement le quotidien du jeune artisan,quand on y reflechissait de plus près.En effet,si cela n’influait pas trop sur les inventions qu’il s’atellait a fabriquer dans son atelier,ou modifiait quelque peu l’environnement de son lieu de travail,cela changeait considérablement le trajet pour s’y rendre,les conditions de la livraison des appareils et également la difficulté a trouver les materiaux necessaires a la fabrication de ces objets.Néanmoins,pour l’instant,Raphaël n’avait absolument pas a se plaindre.Cet été actuel lui avait plutôt porté chance,il était vrai,mais sans être vraiment salvateur.Enfin,il n’allait pas se plaindre non plus,cette période de l’année avait été bien plus fructueuse que celle des autres années,en général.Il avait même put faire des provisions de ses matériaux de construction et les emmagasiner dans son atelier et a son domicile pour pouvoir s’en servir en vue d’une utilisation un peu plus tard,quand ces mêmes matériaux deviendront non-trouvables pour cause de saison.L’hiver,on ne trouvait pas de feuilles de chênes vertes,ca n’arrivait que le Printemps et l’été,ce genre de choses.En fait,l’été était la saison la plus propice pour rammasser ces matériaux.Elle laissait beaucoup d’objets un peu partout dans les rues et les alentours,et les conservait tous dans un êtat proche de celui dans lequel ils etaient nés.L’été était une saison que Raphaël affectionnait beaucoup pour cela.Bien sur,tout cela n’était pas que pour des raisons pratiques.Il était également évident que Raphaël appréciait cette saison pour tout autre chose que son utilité vis-à-vis de sa profession.C’était ben naturel d’aimer la saison du soleil pour les êtres humains.Du moins,Raphaël trouvait cela bien naturel.Est ce que ca l’était vraiment,ca restait a prouver,mais il pouvait affirmer qu’en règle générale,les humains aimaient bien cette saison.Et donc,lui aussi,ca n’était pas une règle absolue ou un resultat de statistique… non,c’était simplement une conclusion logique des pensées humains.l’été,il faisait a la fois chaud et frais,les tempêratures etaient clementes,l’ecole s’arrêtait pour les bambins,les vacances commencaient pour tout les êtres intelligents d’ l’Illea….L’été était réellement une saison qui avait tout pour plair,c’est ce que pensait Raphaël a son sujet.Et egalement,c’était sur deux plans.Il l’appreciait autant sur le niveau personnel que professionnel.Professionel car l’été,comme indiqué plus haut,il parvenait a trouver des matériaux plus rapidement,et plus simplement.Et sur le plan personnel,car il procurait le meilleur parcours de course que Raphaël connaissait.


Oui,c’était le début de l’après midi dans cette belle journée d’été sur le royaume Est de l’Illea,et Raphaël avait entamé son exercice quotidien,celui du footing a travers les alentours de la ville.Il changeait parfois de parcours,mais en globalité,conservait plus ou moins le même trajet.Après tout,il faisait cela pour se maintenir en forme plus que pour parfaire ses aptitudes a la course,qu’il savait déjà,et en toute modestie,assez élevées.Il courrait donc,dans une forêt,ne s’ecartant pas d’un centimétre du sentier,et tentant en même temps de reflechir a ce qu’il pourrait concevoir une fois rentré chez lui.Par mesure de précaution,il avait fait comme a chaque fois qu’il partait courir dans la forêt autour de la ville,c'est-à-dire qu’il avait emporté une des armes qu’il avait lui-même élaboré.C’était pratique,simple,surprenant a la fois,et lui seul savait comment elles fonctionnaient exactement.Alors il ne voyait pas ce qui aurait put mieux convenir.Cette fois ci,son choix s’était porté sur un modèle de Dague améliorée experimentale.Il s’agissait d’une dague,toute simple et banale,a l’exception faite se sa lame detachable,et enroulée autour d’une chaîne,elle-même dissimulée dans le manche de la dague.Ainsi,l’outil de corps a corps très rapproché pouvait devenir une arme de distance,ou acquérir une allonge bien plus grande que prévu pour se changer en fouet avec une lame a son extremité.Bien sur,Raphaël n’était pas un maître en la matiére,mais il était assez loin d’être gauche,et de toutes maniéres,si les choses tourneraient trop mal,il courrait plus vite que son agresseur.C’était une solution comme une autre,et Raphaël n’en avait pas honte.Ca n’était pas de la lacheté.Plus du bon sens.Aucune chance qu’il gagne,alors il fuit.Il ne voyait aucun probléme la dedans,sans parler du fait que si la personne en face de lui était vraiment aussi forte que cela,elle devrait le rattrapper sans problèmes.Toutefois,elle n’y arriverait sûrement pas.Raphaël avait une confiance presque totale en ses jambes qu’il l’avait sauvé plus d’une fois et l’avait porté jusqu'à aujourdhui.Il savait que si il décidait de changer le combat armé en une course a pied,il aurait largement les chances de gagner.Ca n’était pas de la pretention,non,simplement du bon sens.Raphaël était rapide,il le savait,en était fier….Mais c’était bien le seul avantage réel qu’il aurait put tirer dans une carriére militaire.


Continuant son petit footing dans la forêt sur son sentier,Raphaël entendit quelques bruits ca et la.Il ne tendit pas vraiment l’oreille.Il n’était pas rare que des passants passe par ici et s’arrêtent même de temps a autre pour prendre une petite pause,profiter de la nature,respirer un bon air frais de chlorophylle,que Raphaël trouvait particuliérement vivifiant,surtout pour lui qui passait beaucoup de temps obligatoirement enfermé dans son atelier,a concevoir sans cesse de nouveaux projets.bien sur,il aimait respirer le bon air pur et frais de la nature.Cet air lui donnait souvent des regains considérables d’energie,et le rendait temporairement très sur de lui,et particuliérement remonté.Un peu comme si il avait but du café êxtremement noir sur le coup.Retirant ses lunettes de vue,Raphaël ralentit la frequence de ses pas,sans en réduire pour autant la vitesse,afin de se preparer au virage….Il verifia que personne ne se trouvait dans la ligne droite qui lui faisait face,avant de se mettre a piquer un petit sprint.Les feuilles se soulevérent sur son passage,tandis qu’il s’était mit a courir a pleine vitesse en ligne droite.Le vent venait même lui chatouiller les narines,et il arrivait qu’il laisse des oiseaux perchés sur leur branche tanguer après son passage.Rapidement,après les quelques secondes de son sprint,Raphaël ralentit la vitesse qui l’avait porté jusque la,pour enfin s’arrêter,et reprendre son souffle,en s’appuyant sur un arbre.Il jeta un œil derriére lui,constata qu’il avait parcourut une grande distance,et estima son sprint d’echauffement au point.Puis,le jeune Humain placa ses lunettes sur son front,comme il fait en général en dehors de son atelier,avant de placer les mains dans ses poches,et d’avancer en marchant pour recuperer son souffle.Il balaya les rares fougéres sur son chemin,doucement pour ne pas leur faire de mal (quel altruisme…..) et arriva finalement dans un endroit qu’il avait vut parfois en venant courir dans les environs.Un banc de pierre dans une petite clairiére de la forêt,sur laquelle donnait plusieurs sentiers.Cet endroit était desert,a son habitude,et Raphaël trouvait cela dommage,car le coin était réellement sympathique.Néanmoins,aujourdhui,en cet après midi d’été,le destin lui fit un bien etrange signe.Et une jeune fille,d’as peu près son âge,vraisemblablement,était face a lui,a coté d’elle était posé un landeau dans lequel dormait visiblement un petit bébé.Raphaël cligna de ses yeux depareillés,avant de faire un sourire un peu embarassé,car il était encore légérement transpirant de son sprint de tout a l’heure.Il regarda un peu autour de lui,pour apprécier l’endroit,et se gratta enfin l’arriére de la tête pour regarder la jeune fille en face de lui.

"Qui est là?"

C’était une voix douce de fille,mais assez forte.On sentait qu’elle ne le connaissait pas.Raphaël avanca un peu plus,ecartant la derniére branche qui lui obstruait le passage,pour voir son interlocutrice de plus pès,toujours en affichant son sourire aimable.

Euh….Un simple promeneur,cela ira-t-il ?^^’

Il avait dit cela en riant légérement,et se dirigea ensuite vers le banc,encore un peu essouflé par l’execrice fourni il y’a quelques minutes de cela.Puis,il le montra du doigt,toujours en souriant.

Ca…Euh,cela vous derange,si je m’asseoie ?J’ai besoin de reposer mes jambes,alors…..

Il avait encore dit cela tout sourire,mais était parfaitement serieux.Il n’en pouvait plus de rester debout,après avoir courut pendant presque une heure et terminer sur un sprint aussi rapide.
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Localisation  : Sûrement chez moi. Pourquoi?
Emploi/loisirs  : Pas grand chose. Je finis mes leçons et j'irais chez des amis. Donc, je n'ai pas de temps pour toi.
Humeur  : Correcte, aussi si tu avais l'obligeance de ne pas me la gâcher...

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MessageSujet: Re: Go on a ride.{PV Andrew et Raphaël.} [TERMINE]   Lun 28 Sep - 23:40

Le ciel était bleu, ce jour là. Seuls quelques rares nuages cotonneux venaient s'étirer paresseusement dedans, et autant dire tout de suite qu'ils n'apportaient ni ombre passagère ni fraicheur, tout le vent dont l'absence presque totale rendait l'atmosphère si étouffante au goût d'Andrew. La chaleur, en règle générale, ne le dérangeait pas plus que ça, mais ce n'était pas pour autant qu'elle l'enchantait. Au contraire, il préférait de loin le froid contact de la neige et du gel que celui, bien moins agréable, de la pierre trop chaudes et des rayons du soleil, qui se faisaient d'autant plus forts au milieu de l'après-midi. Préférer l'un à l'autre ne signifiait pas obligatoirement ne pas en supporter un, bien que les gens aient une fâcheuse tendance à le croire. Après tout, si la température actuelle l'avait réellement dérangé, il ne serait simplement pas sorti de chez lui, plutôt que d'aller marcher. C'était une évidence, quelque part, et cela ne nécessitait donc en principe pas même de véritable explication. C'était idiot d'expliquer une évidence puisque, justement, tous la comprenait sans qu'on ai besoin de la commenter d'une quelconque manière que ce soit. Même le dernier des arbutis aurait compris une chose pareille... Quoi que, réflexion faite, quelqu'un de vraiment idiot ne l'aurait peut-être pas fait. Enfin, du moment que lui ne l'était pas, tout allait très bien.

C'était donc avec en tête la simple idée de se promener un peu qu'il était sorti, sans prendre la peine d'emmener avec lui un manteau ou une veste, qui auraient plus relevé du poids mort que d'objets d'une possible utilité, au vu du temps qu'il faisait, et qu'il risquait de faire pour un long moment encore. Même les nuits étaient relativement douces, à cette période de l'année sur Illea. De ce qu'il savait, il devait faire aussi chaud à l'Ouest en ce moment même, ou au moins approximativement. De cela, il n'était pas trop sûr et ne le serait jamais, de toute façon. Ce n'était pas comme si cela avait une quelque importance pour lui, il n'habitait pas là bas. S'ennuyant plus que de raison chez lui, il s'était dit que cela ne lui ferait pas de mal de sortir un peu, et avait donc par conséquent pris les chemins menant un peu à l'extérieur de la ville. Les rues et ruelles de la capitales devaient être particulièrement animées, et le jeune homme n'était pas d'humeur à supporter tout ce remue-ménage, se faire bousculer, écraser les pieds, et entendre faute d'écouter toutes les conversations autour de lui, sans s'intéresser à une seule d'entre elles pour autant. Déjà, et ce même en évitant la grand-place, il avait croisé bon nombre de personne dehors, ce qui n'avait fait que le renforcer dans son idée que, comme quoi, la tranquillité des sentiers des alentours d'Esidir était en ce jour préférable à la ville en elle-même. Question d'humeur et de point de vue, sans doute.

Il marchait donc sur ces mêmes sentiers, la tête plus ou moins ailleurs, et ses pensées dérivant doucement mais sûrement vers... Un peu n'importe quoi, en fait. Étant quelqu'un d'ordinairement assez terre-à-terre et réaliste, le jeune Deslura ne se laissait que peu aller à la rêverie, il fallait bien l'avouer. Mais là, très honnêtement, non seulement il n'avait pas envie de réfléchir à quoi que ce soit d'utile et un tant soit peu intelligent, mais en plus rien de spécial ne lui venait à l'esprit.Peut-être que les deux étaient liés, car sans l'ombre d'un doute, s'il avait véritablement cherché à s'occuper un peu plus constructivement aurait-il trouvé. Juste que là, il préférait regarder autour de lui, sans qu'aucun autre bruit que celui de ses pas et des branches et cailloux crissant sous ses pieds ne vienne le troubler. Un bruit plus ou moins répétitif, auquel on s'habituait bien vite et qu'on finissait par ne même plus remarquer. Le paysage était plutôt joli, il le lui concédait. Les arbres étaient nombreux ici, et d'innombrables petites fleurs parsemaient le chemin. Un sourire étirait les lèvres d'Andrew, dont l'humeur n'avait décidément cessé de s'améliorer aujourd'hui. D'abord exécrable, elle était devenue passable, de passable à bonne et de là, en passant par nombre d'autres nuances qu'il serait bien trop long d'énumérer, elle était devenue pour le moins légère et excellente. En plus de cela, il ne pensait pas croiser qui que ce soit sur ce sentier qui s'était jusqu'ici révélé désert, ce qui n'enlevait rien. S'il avait voulu parler et entamer de grandes conversations philosophiques, il ne serait pas venu ici.

Tandis qu'il avançait, Andrew manqua de se tordre la cheville, et eut toutes les peines du monde à retenir une petite exclamation surprise. Devenu un peu craintif en ce concernait les chutes en tout genre, il les évitait du mieux qu'il le pouvait, à vrai dire. Affronter une brute épaisse, du moment bien entendu qu'il avait son arme sur lui, d'accord. Rédiger un lng devoir sur un sujet des plus ennuyeux, d'accord. Tenir pendant plus d'une heure une conversation terriblement byzantine, passait aussi. Mais tomber, de quelque hauteur que ce soit, non, il ne voulait pas. Enfin, il avait ses raisons, et qui plus était, il ne le criait pas sur tous les toits. Personne ne le faisait, c'eût été d'une bêtise difficilement égalable et affligeante, il devait bien le reconnaitre. Surtout, que diraient les gens s'ils avaient connaissance de ce qui vous effrayait? Ils pourraient se moquer, mal vous voir, se faire une idée fausse, ou au moins différente de celle que vous voudriez qu'il aient, de vous. Et ça, c'était le genre de chose que, de l'avis du brun au moins, il fallait à tout prix éviter. Un nuage masqua pendant une poignée de seconde l'astre du jour, si présent ces derniers temps, et au même moment, Andrew crut entendre du bruit venant d'un peu plus loin sur le sentier. D'un certain côté, du plus loin qu'il puisse voir, il n'y avait pas de croisement, et donc aucun moyen de ne pas croiser l'auteur de ce bruit. A moins de faire demi tour mais il ne préférait pas. Au pire, il tombait sur une personne horriblement désagréable, comme tout droit tombée du ciel pour lui gâcher sa journée, et au mieux il s'était trompé, et avait mépris le bruit de pas d'un quelconque animal avec celui d'un humain.

C'était toujours une possibilité, en soit, bien qu'il n'y croyait pas trop. Son arme accrochée à la ceinture, ni trop en vue, ni cachée pour autant, venait régulièrement taper sur sa jambe, et cela termina de le rassurer. Si danger il y avait, il pourrait toujours se défendre. Si danger il y avait, car il était fort peu probable qu'un allumé ou un tueur en série se cache ici. Voir même totalement impossible, cette pensée lui arracha un nouveau sourire. Comme on disait, il fallait faire contre mauvaise fortune bon cœur... Continuant d'approcher, sans presser le pas ni ralentir le rythme pour autant, il entendit très clairement quelqu'un parler, et une autre voix (l'intonation étant totalement différente, il ne pouvait décemment s'agir de la même personne.) lui répondre. Bien vite, il arriva en vue des deux inconnus qui, il en était certain, ne mettraient pas plus de temps à le remarquer. De toute manière, ce n'était pas comme s'il avait tenté de se cacher. Dès qu'il les vus, il eut néanmoins une drôle d'impression, pour ainsi dire. Tout d'abord, il y avait une jeune fille aux cheveux relativement courts et marron roux et il pouvait affirmer sans se tromper que ses yeux devaient être bleus. Elle tenait à côté d'elle une pousette, où l'on devinait un enfant en bas-âge. Face à elle, un autre garçon, ayant sans doute aux alentours de son âge, l'air fatigué, ou tout du moins essouflé. Cheveux bruns clair, et... Il n'était pas sûr pour ses yeux.

Lorsqu'il fut arrivé à leur niveau, il compris qu'ils n'avaient simplement pas la même teinte. Des yeux vairons, en somme... Il n'avait pas l'air méchant, certes, mais il lui laissait une mauvaise impression, point. Les gens agissent beaucoup en rapport avec les impressions qu'ils ressentaient, au moment où ils voyaient une personne pour la première fois.

"Excusez moi, mademoiselle... Vous avez besoin d'aide? "

L'idée assez saugrenue que la dite jeune fille puisse avoir besoin de son aide, justement, était venue du fait qu'elle avait l'air méfiante, et puis... Enfin, il ne proposait généralement pas son aide de manière spontanée. La seule raison qui l'avait poussé à le faire cette fois ci était que le problème, si problème il y avait, ne lui demanderait pas plus de quelques minutes pour être résolu, à priori. Et que, très honnêtement, maintenant qu'il était là, il n'allait pas repartir, cela aurait fait "mauvais genre". Et puis, il n'avait rien de mieux à faire.
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Humaine, Villageoise

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MessageSujet: Re: Go on a ride.{PV Andrew et Raphaël.} [TERMINE]   Dim 25 Oct - 19:04

Une main écarta une branche, et Cindie sursauta légèrement lorsqu'un jeune homme fit son apparition, juste devant elle. Elle se rapprocha par réflexe de la poussette où dormait son frère alors qu'elle détaillait l'invité surprise de ses deux grands yeux bleus: Des cheveux bruns en bataille, plutôt clairs, il paraissait être de son âge, environ. Cindie remarqua qu'il semblait être essouflé; Sûrement avait-il du courir, mais pourquoi? Jetant un discret regard aux alentours, la jeune fille ne vit rien suceptible d'avoir poussé quelqu'un à la fuite. Elle n'entendait pas non plus des pas précipités qui auraient indiqué que le garçon avait été poursuivit. De plus, ce jeune homme avait l'air tout sauf effrayé. Cindie en conclut donc que la thèse de la fuite était mauvaise, et que c'était un tout autre motif qui avait fait courir le garçon à présent devant elle, à quelques mètres à peine. Peut-être faisait-il un jogging? La fillette aux cheveux roux trouvait quand même qu'il était bien éssouflé, pour quelqu'un pratiquant un exercice quotidien. Il était vrai qu'il faisait chaud, mais...

Euh….Un simple promeneur,cela ira-t-il ?^^’

Trop soudainement tirée de ses pensées, Cindie ne pu s'empêcher de sursauter de nouveau, redirigeant son regard vers l'inconnu, juste devant elle. Une main maintenant sur le landeau de son frère, la jeune villageoise remarqua avec étonnement que le garçon avait ses deux yeux d'une couleur différente chacun. Le gauche était bleu, et le droit vert. Si les deux couleurs étaient toutes deux assez pâles que par conséquent, de loin, on ne voyait pas forcément la différence, de près, cela provoquait un effet assez...dérangeant. C'était la première fois que Cindie voyait quelqu'un avec deux yeux aux couleurs différentes, et il fallait avouer que cela la perturbait quelque peu. Le bleu et le vert étaient pourtant deux couleurs assez communes, mais les deux à la fois, c'était étrange. Cindie retrouva cependant son sourire, arrêtant d'ainsi détailler le jeune garçon. Il ne paraissait pas méchant, ni dangereux, et cela la soulagea beaucoup. La jeune fille aux yeux bleus n'était pas une personne particulièrement méfiante, mais lorsqu'elle était avec son frère, elle avait tendance à se méfier de tout ce qui bougeait, à plus forte raison lorsqu'il s'agissait d'êtres humains ou elfiques. Paranoïaque, non, mais on ne savait jamais. Le danger était parfois là où on l'attendait le moins, alors mieux vallait rester sur ses gardes.

Ca…Euh,cela vous derange,si je m’asseoie ?J’ai besoin de reposer mes jambes,alors…..

Le regard de Cindie se posa tour à tour sur le banc de pierres blanches, puis sur le jeune homme aux yeux vairons. Elle se mordit légèrement la lèvre inférieure, hésitante. Ce jeune garçon ne semblait pas dangereux, mais elle ne savait pas si ainsi autoriser un inconnu, aussi innofensif qu'il puisse paraître, à partager son banc soit une bonne idée. Si ses parents avaient été là, ils auraient très certainement interdit à leur fille de faire cela, et rien que cette pensée bloquait un peu Cindie dans le choix de la réponse qu'elle allait donner au brun. Elle ne savait pas si elle devait, mais le garçon semblait être extrémement essouflé, alors il aurait été cruel de refuser qu'il s'asseoit là, non? Et puis, le banc n'était pas petit, ils pouvaient très bien tenir à deux dessus sans problèmes...Alors...
Cindie releva sa tête vers Le garçon, écratant au passage une mèche de cheveux roux venu obstruer l'espace de quelques instants sa vue. Le sourire qu'elle avait perdu lors de sa réfléxion revint immédiatement étirer ses lèvres, chaleureux et accueillant. Elle se déplaça vers la droite, une main toujours sur le landeau de Jean, avec au passage un bref regard au bébé, adressant ces mots à l'éssouflé toujours devant elle:

"Non, cela ne me dérange pas, je..."

"Excusez moi, mademoiselle... Vous avez besoin d'aide? "

Cindie fut coupée dans sa phrase avant d'avoir pu la finir par une troisième voix, qui venait de s'élever sans crier gard dans l'air. Automatiquement, elle releva son regard pour la énième fois vers le garçon brun, auprès de qui venait d'arriver un autre jeune homme. Plus grand que le précédent, il semblait également avoir son âge. Des cheveux bruns, mais plutôt longs comparé aux siens ou même ceux de l'autres, elle n'arrivait pas à déterminer la couleur de ses yeux, bien qu'il fut près d'elle. Bleu foncé, gris...? Elle avait beau regarder, elle n'aurait pu dire avec précision laquelle de ces deux couleurs était la bonne, ou à défaut de savoir laquelle était la bonne, celle qui correspondait le mieux à cette couleur particulière. En tout cas, elle ne connaissait pas non plus ce jeune homme. Que ce soit celui à sa gauche ou celui à sa droite, leur visage ne disait absolument rien à la jeune Damalis. Sûrement que, pour venir se promener en ces lieux, ils devaient habiter à la capitale, comme elle, mais elle ne les avaient jamais vu tout de même. Elle ne connaissait pas tous les habitants de la grande capitale de l'Est, mais ne pas pouvoir mettre un nom aux deux seules personnes avec lesquelles elle se trouvait la troublait sensiblement. Elle aimait bien connaître l'identité de ceux avec qui elle discutait, ne serait-ce que le prénom, le reste était à la rigueur secondaire.
Revenant soudainement sur les mots du plus grands d'eux trois, la jeune fille prit une expression surprise, agitant ses fines mains devant elle. Avoir besoin d'aide? Avait-elle eu l'air appeurée, ou quelque chose comme cela? Cindie espéra vivement que non, vexé le garçons aux cheveux en bataille était la dernière chose qu'elle voulait.

"De l'aide? Oh, non, tout va bien, vous n'avez pas à...vous en faire.^^'"

La fille afficha un sourire désolé, alors qu'elle luttait contre l'envie de reposer sa main sur le landeau de son frère. Mais si elle faisait cela, ce geste pourrait être interprêté comme de l'inquiètude aux yeux d'uns des deux garçons, et ce n'était pas non plus ce qu'elle voulait. Au lieu de faire cela, elle tendit sa main devant les deux inconnus devant elle, avec un nouveau sourire, se relevant pour leur faire face.

"Je suis Cindie Damalis. Vous êtes?"

Cindie espérait bien une réponse de leur part, ou au moins de l'un des deux. Ces deux jeunes hommes n'avaient pas l'air méchants, et s'ils comptaient rester ici, ne serait-ce que pour quelques minutes, alors elle aurait bien voulu savoir leur nom. Et qui savait, à défaut de se rapeller de leur visage, peut-être leur nom évoquerait-il quelque chose en elle.

_________________


******

Ce matin j'imagine un dessin sans nuages,
Avec quelques couleurs comme vient mon pinceau.
Du bleu, du rouge je me sens sage comme une image,
Avec quelques maisons et quelques animaux.

Ce matin j'imagine un pays sans nuages,
Où tous les perroquets ne vivent plus en cage,
Des jaunes, des verts, je fais ce qui me plait,
Car c'est comme ça que j'imagine un monde parfait.

Ce matin j'imagine un dessin sans étoile
De toute les couleurs un dessin sans contour
Quand ça m' plait plus j'efface tout et je recommence
Avec d'autres maisons et d'autres animaux

Le bleu du ciel, un peu de sucre, un peu de sel,
Et ce soir je m'endors au pays des merveilles!


******

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MessageSujet: Re: Go on a ride.{PV Andrew et Raphaël.} [TERMINE]   Dim 25 Oct - 21:20

C'etait vrai qu'il faisait chaud,finalement.En fait,même si la chaleur n'avait pas grand chose a voir dans l'êtat actuel du jeune homme aux cheveux bruns,elle restait quand même un facteur assez important qui aggravait son êtat.Ou tout du moins,elle lui empêchait de cesser de transpirer ainsi.Raphaël etait fatigué,de son coté.Il etait vrai qu'il avait mal aux jambes,après un tel exercice,par un climat pareil.Il n'avait que très rarement courut de cette maniére quand il faisait une temperature pareille,et c'etait la premiére fois que quelqu'un etait arrivé avant lui sur ce banc,a ce moment la.Peut être etait il allé trop vite,ou peut être cette demoiselle venait elle juste de decouvrir l'endroit...Toujours est t-il que le banc etait a présent occuppé par cette charmante jeune fille,et que Raphaël n'avait pour le moment qu'une seule et unique envie,c'etait s'asseoir quelque part.Certes,si elle ne donnait pas son consentement,Raphaël serait alors un peu enervé,et très certainement se serait il alors assis tout bonnement par terre,mais il n'avait pas la moindre envie de poser son posterieur sur le sol moussu.Après tout,quelqu'un le regardait,et Raphaël se doutait bien que voir quelqu'un s'asseoir par terre,ca n'etait pas forcément quelque chose qu'on pourrait mettre sur le compte de la fatigue.Mais après tout,Raphaël n'avait aucune raison de douter qu'elle ne le laisserait pas s'asseoir.En fait,lui même l'aurait sans doute laissée prendre place sur le banc,si il avait été a sa place.Franchement,elle ne lui paraissait pas dangereuse le moins du monde,elle avait même l'air totalement gentille et digne de confiance.Qui plus est,le landeau avec le jeune enfant qu'elle avait avec elle ne faisait que renforcer l'idée qu'il s'agissait la d'une jeune fille tout ce qu'il y'a de plus gentille.Enfin,ca c'etait l'impression qu'elle donnait au jeune Artisant.Après,il etait tout aussi possible qu'elle soit en réalité une petite peste,mais compte tenu de son expression qui venait de passer de légérement méfiante a celle de particuliérement amicale.Oui,décidement,cette fille ne pouvait pas être quelqu'un de mauvais,c'etait quelque chose que Raphaël qualifiait d'impossible.


Enfin,si elle ne pouvait pas être mauvaise,elle pouvait très bien ne pas être très gentille non plus,mais cela aussi,Raphaël en doutait.Il pensait sérieusement que cette jeune fille avec son landeau,n'etait pas quelqu'un de mauvais,en soi.C'etait même plutôt quelqu'un de sympathique,si on prenait en compte l'agréable sourire qu'elle fit a Raphaël,après avoir reagardé une nouvelle fois le banc de pierre blanche.Apparemment,elle avait néanmoins douté pendant quelques instants.Mais cela,ca n'avait rien de très surprenant,bien au contraire.C'etait plutôt normal,un inconnu demandant si il pouvait s'asseoir sur un banc,bien des personnesn auraient été méfiantes.Surtout que,Raphaël le savait,son regard n'etait pas réellement pour inspirer la confiance.Des yeux vairons,personellement,le jeune brun trouvait ca plutôt joli a regarder,même si il s'estimait comme un garcon plutôt laid dans l'ensemble,mais il fallait recconaître que cela pouvait surprendre,surtout si la premiére rencontre se faisait de près.Des yeux dépareillés.Pourtant,logiquement,ca n'aurait eu aucune influence sur le comportement du jeune garcon,non?Peu importe qu'il ai les yeux vairons,bleux,verts,marrons ou mauves,cela ne changeait rien a sa facon d'être.Les yeux rouges,c'etait plutôt menacant,non?Et pourtant,Ankou Della'Morte ne l'etait pas,malgré des Iris ecarlates.Et de toutes maniéres,il etait idiot de penser que quelqu'un etait mauvais,simplement parce qu'il avait des yeux bizzares.Enfin,ca,c'etait seulement le point de vue de Raphaël.Le point de vue de quelqu'un qui,justement,a les yeux bizzares.

De son coté,la jeune demoiselle semblait finalement enclinte a laisser le jeune artisant a s'asseoir a ses cotés.Oh,bien sur,Raphaël ne prendrait pas beaucoup de place,il se tasserait sur le bord du banc,laissant a la jeune fille le plus d'espace possible.Il n'etait pas quelqu'un de particuliérement rustre,ou goujat,c'etait même totalement le contraire.Bon,en même temps,il n'etait pas non plus un gentillhome spécialisé,prêt a donner sa veste pour que la jeune fille evite de marcher dans une flaque d'eau,mais c'etait quand même un garcon plutôt galant dans l'ensemble,et donc,il ferait de son mieux pour ne pas la gêner.Elle allait visiblement donner son accord,en tout cas.Raphaël,qui avait douté de cela pendant un court instant,faillit pousser un soupir de soulagement profond en voyant son sourire franc,et ses yeux bleux.Elle allait très certainement lui permettre de se reposer un petit peu,enfin!Le jeune homme n'en pouvait presque plus de rester debout,en même temps.Il n'avait qu'une hâte,s'asseoir au plus vite sur quelque chose de consistant,et le banc de pierre etait la seule chose dont il disposait pour le moment.

"Non, cela ne me dérange pas, je..."

"Excusez moi, mademoiselle... Vous avez besoin d'aide? "


A vrai dire,en entendant la troisiéme voix,Raphaël fut un peu surpris.Il etait rare qu'autant de personnes se rendent a cet endroit,et en général,il etait desert.Lui qui etait un habitué,il etait bien placé pour le savoir,mais il faut croire que aujourdhui,le destin avait décidé de mettre sur le chemin du jeune artisant deux autres personnages qu'il lui faudrait connaître,la premiére etant cette jeune fille,et la seconde,le propriétaire de la voix qui venait de se faire entendre dans la petite clairiére au banc de pierre.Une voix masculine,a n'en point douter,même si on devinait que le jeune garcon a qui elle appartenait n'etait visiblement pas quelqu'un de très agé.En fait,il devait avoir l'âge de Raphaël,et cette jeune fille,qui visiblement n'etait pas bien loin d'avoir le même âge que le jeune homme aux yeux vairons.En revanche,Raphaël fut un peu décontenancé par les paroles prononcées.Mademoiselle,avez vous besoin d'aide...En clair,il demandait si la jeune fille avait besoin de ses services,et donc,pour lui,cette jeune fille etait justement en un quelconque danger.Immédiatement,Raphaël se mit a inspecter les environs de la clairiére,pour identifer le quelconque "danger".Cela lui permit de voir le jeune homme qui venait de parler a la demoiselle,un assez grand jeune garcon,des cheveux noirs mi-longs qui lui tombaient dans l'arriére du coup,et des yeux d'une couleur plus claire que les siens,c'etait sans doute lui qui venait d'annoncer sa présence.En revanche,pas de traces d'un quelconque danger.La seule conclusion probable,c'etait que ce nouveau venu avait estimé que Raphaël etait en lui même,un danger potentiel.Le jeune artisan en fut légérement choqué.Il avait donc tellement l'air d'un criminel?Certes,les yeux qu'il avait pouvaient prêter a méfiance,mais pas au point de le considérer d'emblée comme un danger potentiel,non?Enfin,aparemment,certaines personnes ne pensaient pas de la même maniére.Bha,de toute evidence,Raphaël ne pourrait rien faire pour ôter cette idée de l'esprit du jeune garcon,il se contenta donc de faire bonne figure,toujours essouflé par sa course,et les jambes flageolanttes.

"De l'aide? Oh, non, tout va bien, vous n'avez pas à...vous en faire.^^'"


Toujours assise sur son banc,la jeune fille avait répondu a ce garcon d'une voix très polie et très agréable.Il etait certain qu'elle venait presque de sauver la mise au jeune garcon a l'oeil vert et a l'oeil bleu,puisque le nouveau venu estimait qu'il etait quelqu'un dont il fallait se méfier.Enfin,Raphaël,lui,ne voyait aucune raison de se méfier de ce jeune garcon.A vrai dire,il lui paraissait plutôt sympathique,non?

Après quoi,la jeune filel aux cheveux rouquins tendit la main,sans tenir son landeau dans lequel il y'avait un bébé en bas-âge,et se releva pour faire face aux deux garcons encore debouts.


"Je suis Cindie Damalis. Vous êtes?"


Le jeune homme aux yeux de differentes couleurs afficha lui aussi un sourire,mais continua de flageoller sur ses deux jambes,un peu faibles encore une fois.Il tendit donc la main a la dénommée Cindie pour la lui serrer avec sympathie,et encore une fois,avec un sourire sincére.

Je m'apelle Raphaël Kaïris,enchanté Cindie...Et...je ne voudrais pas avoir l'air d' insister,mais s'il vous plaît...j'aimerais vraiment..M'asseoir.^^'


Il avait dit cela sur un ton un peu plaisantin,mais etait parfaitement serieux,une nouvelle fois.Ses jambes tremblaient,et il n'en pouvait plus d'être debout.Toutefois,il se contint,et tendit la main avec laquelle il venait de serrer celle de Cindie vers l'autre garcon,toujours souriant,etpencha légérement sa tête sur le coté.


Et,euh...Enchanté aussi,Monsieur...?^^'
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MessageSujet: Re: Go on a ride.{PV Andrew et Raphaël.} [TERMINE]   Mar 27 Oct - 21:24

Il était tout juste arrivé que déjà Andrew commençait à se faire une opinion des deux autres personnes présentes, opinion qui, d'ailleurs, n'était pas forcément des plus reluisante, en particulier dans le cas du jeune homme. Pas qu'il ai réellement fait quoi que ce soit de répréhensible, mais juste qu'il ne lui semblait pas, comment dire... Ils ne devaient, à première vue, pas avoir grand chose en commun, et si c'était le cas, il demandait à voir. Le jeune Deslura obéissait à un certain nombre de règles, et était toujours parfaitement poli, faisait de son mieux pour être agréable et ne vexer personne, sourait le plus souvent, même quand il n'en avait pas forcément envie. C'était difficile, et pas toujours parfait, mais en règle générale il y arrivait, et l'impression qu'on avait de lui en premier lieu était relativement positive. C'était toujours ce qu'il cherchait, avoir l'air d'être quelqu'un de mieu que ce qu'il n'était en vérité. Il ne se considérait pas comme étan une personne proprement abjecte, mais avait parfaitement connaissances de ses défauts, et faisait tout son possible pour que, faute de les éffacer, ils ne ressortent pas et ne choquent personne. Passer pour la personne la plus parfaite au monde, peut-être pas, il ne serait pas allé jusque là et, pour être honnête, en aurait été tout à fait incapable mais en revanche, faire en sorte qu'on n'ai pas la moindre possibilité de lui faire un quelconque reproche était dans ses cordes. Il avait sans cesse ce souci de plaire et de bien faire, de briller et surtout de faire mieux que les autres. Comme il avait l'habitude de le dire, le deuxième était le premier des derniers, et il ne voulait à tout prix pas hériter de cette place. Plus on est haut, plus la chute est dure, certes, mais au moins on avait essayé. Et puis, rien ne nous empêchait de recommencer par la suite, sitôt remis de ses blessures. Or, ce que pensa immédiatement Andrew de ce jeune homme aux yeux décidément très étranges, c'était qu'il ne devait adopter la même ligne de conduite. De un, il n'était pas ce qu'on aurait pu qualifier de plus présentable, pour la simple mais bonne raison qu'il avait dû courir, quelque chose dans ce genre et que, par conséquent, il était en sueur. Jamais, au grand jamais Andrez n'aurait osé parler à qui que ce soit dans cet état, il aurait jugé cela non seulement irrespecteux pour son interlocuteur, mais aussi honteux pour lui. S'il avait été en train de faire du sport, pour quelque raison que ce soit, il aurait passé son chemin en constatant la présence d'une tierse personne, plus particulièrement une fille (il était encore plus poli avec les femmes qu'avec les hommes, galanterie oblige.) avant qu'elle ne le remarque. Le cas échéant, il se serait excusé de son manque de tenue, ce que, lui semblait-il, le garçon aux cheveux ébouriffés n'avait pas fait.

En d'autres termes, il l'avait trouvé relativement impoli, et même la chaleur ambiante de ce jour n'excusait pas ça. S'il avait été à sa place (si, et seulement si, car il y avait bien peu de chances, ou plutôt de risques pour qu'il se retrouve dans une telle situation un jour, il fallait bien l'avouer...) il n'aurait pas demandé à s'asseoir et aurait pris son mal en patience, prenant d'abor la peine de se présenter et de certifier à la jeune demoiselle qu'il n'y avait rien à craindre venant de lui. Vraiment, aux yeux du riche villageois, c'eut été le strict minimum, et il était bien loin de l'avoir respecté. Enfin, il n'allait pas non plus porter de jugement trop attif sur la personne, après tout, on était jamais trop sûr de rien; il pouvait tout aussi bien s'être trompé du tout au tout, bien qu'il ai comme un doute sur ce point. D'ordinaire, il ne se trompait pas. Il ne s'octroyait pas le droit de juger les gens, même quand la tentation de le faire était grande. De toute façon, il ne comptait pas passer des heures et des heures ici, à priori, donc il n'aurait pas de problème avec lui. Parce que, très franchement, ils semblaient tous deux être diamétralement opposés, si différents qu'il leur serait difficile de s'entendre, ne serait-ce que sur le sujet de conversation à aborder. Andrew retint un soupire agacé, et reporta son attention sur la demoiselle.

L'enfant dans la poussette devait s'être endormi, et avait l'air tranquille. Les enfants, à cet âge là, avaient une innocence que nul n'aurait su imiter, mais qu'ils perdaient à coup sûr en grandissant. Il n'avait pas un coeur de pierre, mais il n'était pas non plus comme certaines de ces filles, qui s'extasiaient dès la seconde où elles apercevaient un bébé. Il rejeta d'emblée la possibilité qu'elle en soit la mère; quel âge avait-elle, quatorze, quinze ans à tout casser? Ce n'était pas très probable, qu'une jeune fille de cet âge ait un enfant, et qu'elle ai le temps d'aller se promener avec lui. Il devait être son neveu, son frère, son cousin, quelqu'un comme ça, c'eut été moins étonnant. Ou encore le fils d'amis de ses parents, qu'en savait-il. Bien que curieux, il ne posa pas de questions. Il ne la connaissait même pas, et ne voulait pas lui faire peur. D'autant qu'il pouvait survivre sans savoir ça, pas vrai? Il y avait une grande différence entre avoir envie de savoir, et en avoir besoin.

"De l'aide? Oh, non, tout va bien, vous n'avez pas à...vous en faire.^^'"

Lorsqu'elle lui répondit, Andrew hocha la tête et eut un léger sourire, autant pour signifier qu'il avait compris que pour s'excuser auprès du jeune homme. Il ne répondit rien comme "je m'en serais douté", c'eut été de trop dans la situation présente. Il y avait trop de moyens de s'embrouiller, avec les mots, et les méprises n'étaient que trop fréquentes, alors qu'un sourire passait très bien et suffisait amplement, alors pourquoi se donner la peine de faire autre chose? Au même moment, il nuage passa devant le soleil, bloquant ses rayons l'espace de quelques secondes. L'été, quelle horrible saison... Un ciel bleu à perte de vue, pas un souffle de vent, et une chaleur telle qu'on avait l'impression de fondre comme de la glace au soleil. De ce qu'il savait, il n'avait jamais aimé l'été, à part bien sûr quand il n'était encore qu'un tout petit enfant, et qu'il se plaisait à aller jouer dehors à cette saison. Toujours était-il qu'il ne lui avait pas fallu longtemps pour l'avoir en horreur, ce sentiment s'accentuant avec les années qui passaient inexorablement. Il luttait contre l'envie de passer sa mauvaise humeur sur les deux inconnus, qui ne lui avaient strictement rien fait de toute façon. Ce n'était pas de leur faute, si le soleil s'acharnait à briller de la sorte. La jeune fille se releva, face à eux, et leur tendit la main. Dans le même temps, elle déclina son identité, et leur demanda la leur.

Cindie Damalis. Ce nom ne fit absolument pas écho dans son esprit, mais il avait appris à ne pas se fier entièrement à ce que sa mémoire lui disait, surtout en ce qui concernait les noms et visages. Pour les leçons qu'il apprenait, aucun soucis, il savait qu'il les retiendrait mais, pour les gens, c'était une autre paire de manche. Il devait, à chaque fois, tenter de se souvenir si vraiment il ne les avait jamais croisé, ou s'ils lui faisaient, même vaguement, penser à quelqu'un, une idée, n'importe quoi. Le fait qu'elle ai demandé qui il était l'arrangeait, au final, puisque cela confirmait plus ou moins qu'ils se croisaient bel et bien pour la première fois. A vrai dire, il y avait des gens qu'il avait connu par le passé qu'il savait qu'il avait complètement oublié -et pas à cause des années qui passaient- et le brun avait un peu peur, il devait bien l'avouer, de les voir un jour et qu'ils le reconnaissent. Etant donné qu'il avait longtemps habité à la capitale de l'Ouest, les probabilités pour que cela arrive n'étaient pas très élevées, mais prudence est mère de sureté. D'un autre côté, il était quasiment certain de ne pas les avoir vu auparavant, ni l'un ni l'autre, et il doutait que le nom de celui aux yeux vairons lui rappelle quoi que ce soit. Cindie Damalis. Il s'en souviendrait, à partir de maintenant, c'était la moindre des choses. Quand on connaissait le nom de quelqu'un, on ne le lui redemandait pas quand on lui parlait à nouveau. Et puis, ce n'était pas un prénom trop long ou compliqué à retenir, il ne devrait pas avoir de problème. Avant qu'il ne puisse esquisser le moindre geste pour serrer la main de la rouquine, Cindie de son nom, l'autre la prit et dit:

"Je m'apelle Raphaël Kaïris, enchanté Cindie... Et... je ne voudrais pas avoir l'air d' insister, mais s'il vous plaît... j'aimerais vraiment.. M'asseoir.^^' "

Cette fois-ci en revanche, il eut toutes les peines du monde à retenir une moue désaprobatrice. Il était toujours essoufflé, de toute évidence, mais ce qui ne lui avait pas plus, c'avait plutôt été sa manière de l'appeler par son prénom, de manière aussi familière, et fut presque étonné qu'il la vouvoie. Soucieux de ne pas mal commencer une conversation, et ne souhaitant pas plus que ça être celui qui lancerait les hostilités, il ne fit aucun commentaire, et garda son sourire sur les lèvres, mais il n'en pensait pas moins. Sortant de ses pensées, il serra tour à tour la main de Cindie et Raphaël, et répondit, sans parler trop fort, de peur de réveiller l'enfant endormi dans la poussette, mais sans aller jusqu'à chuchoter non plus.

"Ravi de faire votre connaissance, mademoiselle Damalis, Monsieur Kaïris... Je me nomme Andrew, Deslura Andrew. "

Puis, sans s'en approcher pour autant -il n'avait pas l'air menaçant mais, surtout en temps de guerre, les gens étaient méfiants et le jeune homme ne souhaitait pas effrayer la jeune fille- il désigna le landeau, avant de ne demander, d'une voix toujours aussi polie:

"Excusez mon indiscretion, mademoiselle, mais est-ce votre frère? Je me posais juste la question. "
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MessageSujet: Re: Go on a ride.{PV Andrew et Raphaël.} [TERMINE]   Ven 18 Déc - 23:16

Cindie continuait de sourire, comme elle le faisait la plupart du temps, que ce soit avec des personnes qu'elle connaissait bien ou des inconnus. Ce n'était pas, comme certains auraient pu le penser, simplement pour paraître gentille, mais c'était un sourire qui venait du coeur, tout à fait naturel et sans aucun mensonge. Cindie était une jeune fille sympathique, gentille, peut-être un peu trop naïve aussi, et sourire était quelque chose de naturel pour elle. C'était bien plus agréable de sourire à des inconnus ou des amis, pour leur donner le moral, ou donner une bonne impression, leur montrer que vous allez bien. Mais encore plus pour la rouquine, elle souriait car elle était de bonne humeur. Joyeuse à quatre vingt pour cent du temps, le sourire était rarement absent des lèvres de la demoiselle Damalis, qui avait toujours la phrase positive de la journée, la citation qui venait contredire le malheur de la situation. Bien, il était vrai que son enthousiasme pouvait parfois paraître forcé tant il était exacerbé, mais il était pourtant tout à fait véritable, Cindie pouvait le certifier. Là encore, la jeune fille aux grands yeux bleus se sentait tout à fait de bonne humeur, la surprise du moment étant passée, et le calme revenu sur le petit bout de campagne dans lequel les trois jeunes gens se trouvaient. Le garçon aux yeux vairons avait saisit sa main tendue, déclinant dans le même temps son identité avec un sourire que Cindie trouva forcé. Raphaël. Il semblait très fatigué, et il n'avait pas manqué de lui faire remarquer en insistant de nouveau pour s'asseoir. Cindie lui avait déjà répondu, et aurait pu se formaliser d'une telle insistance, mais il n'en fut rien, et la rouquine continua de sourire en hochant positivement la tête, avec un petit 'Bien sûr', tournant légèrement sa tête vers le banc. Peu après, c'était l'autre garçon aux cheveux foncés qui serrait la main des deux autres jeunes gens avec un sourire, et beaucoup de politesse. Par son allure et sa manière de parler, Cindie devinait sans peine qu'il devait faire parti de ces couches les plus nanties de la société et avait du recevoir une certaine éducation. Elle se senti un instant gênée face à ce garçon, comme honteuse de ne pas savoir aussi bien parler et s'habiller. Mais ce malaise disparu très rapidement pour laisser place à un nouveau sourire chaleureux. Les deux garçons paraissaient agréables, pas le moins du monde menaçants, il n'y avait donc aucune raison de s'en faire, non?

Cindie tourna son regard bleu vers le dénommé Andrew, intriguée, quand ce dernier désigna le landeau dans lequel reposait Jean. A vrai dire, elle faillit avoir un mouvement vers son frère, mais la voix d'Andrew, toujours aussi polie, ainsi que ses paroles, la rassurèrent sur ses intentions:


"Excusez mon indiscretion, mademoiselle, mais est-ce votre frère? Je me posais juste la question. "

Cindie cligna une ou deux fois des yeux, puis retrouva son sourire, quittant l'air perplexe qu'elle avait arboré l'espace d'un instant, hochant de nouveau sa tête rouquine. Quelle sotte elle faisait, vraiment! Comment avait-elle pu être effrayée par le geste du garçon? Elle devait devenir paranoïaque lorsque son frère était à ses côtés. Mais il était si fragile, et elle y tenait tellement qu'elle voyait le mal là où il n'y était pas et n'y serait probablement jamais. Enfin, elle pensait que c'était mieux d'ainsi se méfier plutôt qu'être trop insouciante et ne pas faire assez attention. Si jamais il arrivait malheur à son frère par sa faute, elle était certaine que jamais elle ne s'en remettrait. Elle mit la main sur le landeau, le berçant légèrement, prenant garde à ne pas réveiller l'enfant endormi, et répondit à Andrew, son regard posé sur lui, sur Jean, puis sur lui:

"Enchantée. Oui, c'est bien mon frère, il s'apelle Jean. Je vous remercie de ne pas avoir fait de bruit en arrivant, ajouta-t-elle, je ne sais pas ce que j'aurais fait s'il s'était réveillé..."

Cindie se doutait bien que si Jean s'était réveillé, il se serait mit à pleurer jusqu'à ce qu'elle réussise à le rendormir ou le nourisse. Dans les deux cas, cela aurait mit du temps, et aurait sans doute beaucoup gêné les deux garçons, surtout que l'un avait visiblement besoin de repos. Des cris d'enfant n'était pas quelque chose que l'on aimait entendre lorsque l'on était fatigué, à oins que l'on veuille atrapper une migraine, bien évidemment. Déranger les autres, que ce soit volontairement ou involontairement, n'était pas quelque chose que la demoiselle Damalis affectionnait particulièrement, elle devait l'avouer. Posant son regard sur les deux garçons, elle se demanda ce qu'ils pouvaient bien faire ici, ou au moins, ce que pouvait faire Andrew ici. Raphaël était en sueur, il lui semblait évident qu'il avait couru. Il lui avait dit être un promeneur, alors il devait courir avant de n'arriver ici pour s'asseoir. Pour faire quoi, Cindie ne le savait pas, et ne jugeait pas important de le savoir. Il pouvait bien faire ce qu'il voulait sur les sentiers, ils appartenaient à tout le monde. Mais Andrew..Peut-être se promenait-il aussi? Ca ne l'aurait pas étonné outre-mesure, le temps était magnifique aujourd'hui, et incitait à la promenade. Et puis après tout, maintenant qu'ils étaient là, autant démarrer une conversation, non? Ca ne ferait de mal à personne, et s'ils voulaient partir, ils pourraient partir, elle ne voulait pas non plus les retenir s'ils avaient quelque chose à faire de précis en ces lieux. Avisant qu'Andrew était toujours debout, Cindie se décala légèrement, désignant la place libre entre elle, toujours debout, et Raphaël. Ce banc était assez grand pour trois, alors s'il le voulait...

"Vous pouvez vous asseoir, si vous le voulez, ce n'est pas agréable de rester debout trop longtemps, fit-elle à l'adresse d'Andrew, toujours toute sourire, Ca ne me dérange pas, et hum...Ca ne vous dérange pas non plus, j'espère?"

Cette fois, elle s'était tournée vers Raphaël, le regard interrogateur. Evidemment, si ça le dérangeait, ils allaient avoir quelques problèmes, mais Cindie ne pensait pas qu'il allait refuser. C'était presque une question réthorique, il n'y aurait eu qu'une personne extrémement grossière pour s'inviter sur un banc et refuser qu'une autre personne ne s'y asseoit, et la jeune rouquine ne pensait pas que Raphaël était grossier, il semblait très gentil. Cindie attendit la réaction d'Andrew pour s'asseoir elle-même et donc toujours debout, elle fit:

"Mais j'espère que vous n'avez rien à faire et que je ne vous retarde pas! "

Même si dite de manière à généraliser, elle s'adressait plus à Andrew qu'à Raphaël, ce dernier ayant lui-même demandé de s'asseoir, il ne devait avoir rien d'autre à faire sur l'instant. Enfin, elle pensait que si personne ici n'avait rien à faire, ils pourraient faire connaissance. Cette idée lui plaisait bien, Cindie avait toujours aimer se faire de nouveaux amis.

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Avec quelques maisons et quelques animaux.

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Où tous les perroquets ne vivent plus en cage,
Des jaunes, des verts, je fais ce qui me plait,
Car c'est comme ça que j'imagine un monde parfait.

Ce matin j'imagine un dessin sans étoile
De toute les couleurs un dessin sans contour
Quand ça m' plait plus j'efface tout et je recommence
Avec d'autres maisons et d'autres animaux

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MessageSujet: Re: Go on a ride.{PV Andrew et Raphaël.} [TERMINE]   Sam 19 Déc - 14:15

Raphaël etait fatigué.Oh,certes,la plupart des gens avaient souvent un fort degrès de fatigue a donner ou a eprouver,surtout dans la journée,ou il fallait fournir des efforts,poursuivre sa vie,engager son quotidien,bref,tout simplement survivre une journée,il fallait recconaître que cela recquérait des efforts constants de la part de l'être vivant.Et bien,pour Raphaël,il fallait recconaître qu'il n'etait pas dans cetta catégorie de gens.Etant d'un naturel très optimiste et joyeux,il prenait toujours les choses du bon coté,avec un sourire,peu importais tout ce qu'il pouvait lui arriver.Ca lui etait toujours arrivé,ce genre de galére.A chaque fois qu'il traversait quelque chose que n'importe qui aurait put qualifier de déprimant,ou de démoralisant,Raphaël prenait les choses du bon coté.Bon,après,même si il etait un garcon d'un optimisme chevronné,Il y'avait toujours des événements plus tragiques qui le plongeait dans un êtat de depression,même lui.Il restait Humain,après tout.Il avait des faiblesses typiquements humaines.Il se souvenait,quand son amie etait morte,suite a cette stupide démonstration de magie d'Esprit,quand il avait décidé de faire étalage de sa magie....C'etait depuis ce tragique accident que Raphaël vouait a la magie et aux Esprits une sorte de peur un peu viscérale.Enfin,pas franchement viscérale,disons simplement qu'il y'avait la un phénoméne de rappel de souvenir douloureux.Après,de par son temperament fonciérement gentil,Raphaël ne s'etait pas mit a faire comme la plupart des gens marqués par un tel événement,c'est a dire,dresser un catalogue très strict des personnes,et a ranger les Esprits dans un mauvais plan pour l'unique raison que un de ces derniers avait fait une erreur dans sa jeunesse.Et se mettre par conséquent a mépriser tout Esprit qui croise sa route.Non,non,Raphaël n'etait pas ce genre de personnage.La seule chose qu'il vouait aux Esprits,c'etait la peur,la peur de leur magie et celle qu'un tragique accident se reproduise,et il n'aurait vraiment pas aimé être la pour y assister,en tant que spectateur,ou en tant que victime.Non,Raphaël n'avait que peur des Esprits,ou plus précisement de leur magie.Peut être que c'etait pour cela qu'il avait privilégié une carriére nettement orienté sur le dévelloppement technologique et mécanique,prouvant ainsi que les humains etaient capables de se passer de la magie.Oui,peut être que la se cachait la passion de Raphaël pour la mécanique et les rouages qui composaient les assemblages qui formaient la haute technologie de l'époque dans laquelle il vivait,et son aversion un peu etrange vis a vis de la magie.Tout ceci avait peut être été tout simplement cumulé afin de faire de Raphaël l'artisan qu'il etait aujourdhui.Le jeune homme soupira.Il etait vrai,et il etait tout a fait honnête en pensant cela,qu'il avait un véritable don pour découvrir les structures internes des appareils qu'un être humain ordinaire ne saurait expliquer avec précision.Comme une horloge,par exemple.Raphaël avait été capable,dès tout petit,de démonter une horloge sans jamais lui causer de dommages internes,et en examiner chaque partie afin de les améliorer selon sa propre pensée,pour ensuite remonter l'objet et le refixer a sa précédente place,sans que personne ne se rende compte de rien.Depuis ce jour,l'horloge qui trônait dans le salon de sa famille au dessus de la cheminée avait un tic tac bien plus silencieux et ses avertissements sur l'heure etaient bien plus nets a entendre.Jamais ses parents ne comprirent pourquoi,alors qu'ils etaient revenus d'une sortie en amoureux,leur horloge s'etait soudainement mise a mieux fonctionner,et jamais Raphaël ne trouva le courage de leur dire,il faut dire qu'il n'avait légitimement pas le droit d'y toucher.Raphaël avait peut être un autre don,quand on y reflechissait,celui de la course a pied.En l'occurence,il s'entraînait quotidienement,afin de conserver un corps en êtat de pouvoir executer les tâches assez eprouvantes de son métier.Et comme il etait doué pour la course,alors il faisait réguliérement un Jogging,tôt le matin.Ou etait le mal dans cette activité,sincérement?Raphaël n'avait jamais compris pourquoi il arrivait qu'on le regarde bizzarement en train de courir sur un sentier.Il pensait,au contraire,que tout le monde devrait l'imiter,car il se sentait physiquement en très bon êtat,a force de courir ainsi de facon réguliére.


La jeune fille avec le landeau lui dit un poli et agréable "bien sur" lorsqu'il lui avait demandé encore une fois si il pouvait s'asseoir.Raphaël voulait être sur de ne pas déranger,a vrai dire.C'etait pour cela qu'il avait reposé la question quand le jeune garcon aux cheveux noirs avait fait son apparition.Arborant un sourire radieux et recconaissant,Raphaël se posa délicatement sur le banc de pierre,ne pouvant s'empêcher de contenir un soupir de soulagement,et massant ses cuisses,qui,il fallait le recconaitre,avaient bien souffert d'un sprint aussi vigoureux.Le jeune homme se sentait déja bien mieux que lorsqu'il etait encore debout,voila pourquoi il serra la main tendue du dénommé Andrew avec chaleur et un grand sourire,quand celui ci se présenta.Cet Andrew avait beau lui paraître un peu riche pour se promener dans un endroit comme celui ci,Raphaël le trouvait plutôt sympathique,dans l'ensemble.Il n'avait pas une mauvaise tête,en tout cas.Le jeune garcon aux yeux vairons se massa encore un petit peu les cuisses,quand il entendit que ses deux nouveaux compagnons discutaient:

"Excusez mon indiscretion, mademoiselle, mais est-ce votre frère? Je me posais juste la question. "

Raphaël jeta lui même un curieux coup d'oeil au landeau qui se trouvait tout près de la jeune rouquine,et eu un sourire en y voyant un jeune bébé endormi.Raphaël trouvait les bébés adorables,c'etait vrai.Un bébé etait toujours très mignon,surtout quand il etait endormi.

"Enchantée. Oui, c'est bien mon frère, il s'apelle Jean. Je vous remercie de ne pas avoir fait de bruit en arrivant, je ne sais pas ce que j'aurais fait s'il s'était réveillé..."


Le jeune garcon mécanicien gratta silencieusement son oeil vert,en regardant encore le landeau,l'air un peu attendrit.Il ne savait pas pourquoi,mais la demoiselle Cindie lui paraissait parfaitement a sa place,a tenir un landeau en le bercant de la sorte.Un peu comme si elle etait faite pour cela.En tout cas,Raphaël fit un petit sourire,sans bruit au petit Jean,quatriéme personnage de cette petite scéne,avant d'un peu s'etirer les bras,qui etaient légérements ankylosés après tant d'efforts,car il etait de notoriété publique que l'on courait autant avec les bras qu'avec les Jambes.


Après que Cindie eu invité le jeune garcon aux cheveux mi-longs a s'asseoir,lui aussi sur le banc,Raphaël se décala presque immédiatement,de maniére a laisser le troisiéme arrivé sur les lieux a s'asseoir assez confortablement.Il avait fait cela pour montrer que,en effet,il y'avait de la place.Certes,ils seraient sans doute un peu sérrés,mais pas a un point inssuportable.Simplement,Raphaël avait un peu de gêne de se retrouver soudainement un peu plus près d'une jeune fille,et d'un jeune homme,surtout que les deux etaient bien plus beaux que lui,alors que le jeune mécanicien n'etait,il fallait être honnête,très nettement pas un prix de beauté.

"Mais j'espère que vous n'avez rien à faire et que je ne vous retarde pas! "


Raphaël se retourna vers Cindie qui s'etait adressé a lui,et a Andrew,même si il etait évident qu'elle etait bien plus concentrée sur ce dernier,en disant cela.Raphaël n'avait rien a faire,si il avait demandé de se reposer un petit peu sur ce banc,son emploi du temps coulait de source,non il n'avait rien de particulier sur le moment.Par politesse,il répondit.

Et bien...Moi non,même si je suppose que vous l'aviez déja deviné....


Il eu un leger rire,un peu discret pour ne pas reveiller le petit garcon,toujours endormi,avant de souffler legerement pour reprendre son souffle,car il etait toujours un peu essouflé par son sprint précédant.Puis,il reprit la parole,en souriant toujours autant que precedemment.Il aimait bien sourire,au moins ca le rendait agréable,faute de l'embellir.

Hum....Et bien,si vous aussi,M.Deslura,vous n'avez rien a faire de particulier,nous pourrions peut être faire connaissance,tout les trois?Je dois dire que j'aime beaucoup me faire des amis...Enfin,si vous êtes tout les deux daccord,bien entendu!


Il avait ecquarquillé les yeux a la fin de sa phrase,qui s'etait écoulé plus rapidement que tout ses autres mots,et ses joues prirent une petite teinte rouge.Il se demandait si il n'avait pas un peu prit trop d'initiative,mais au moins,il avait été sincére dans ses propos.
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MessageSujet: Re: Go on a ride.{PV Andrew et Raphaël.} [TERMINE]   Lun 28 Déc - 19:19

[HS: B*rdel, je réponds pas là où je devrais.. Et j'assume.XD]

Andrew n'aimait pas décevoir les autres. C'était un fait avéré, pas forcément un défaut, certes, mais il trouvait cela relativement difficile de le considérer comme une qualité à part entière. Ce simple trait de caractère l'empêchait de dire ce qu'il pensait et, dans une moindre mesure, de faire ce qu'il voulait, problème que ne rencontraient pas des personnes d'un naturel plus spontané. Il y avait pire que lui, mais il y avait aussi largement mieux sur ce point, il en était conscient, mais ne pouvait pas changer sa façon d'être. On était ce qu'on était, et pas autre chose, point final. Pourtant, en cette situation, il avait la légère impression de ne pas être tout à fait à sa place, au milieu de ces deux personnes qu'il devinait, sans la moindre hésitation, gentilles et honnêtes. Peut-être même un peu trop, en y repensant. La gentillesse était une bonne chose mais de laquelle, comme grand nombre d'autre, il ne fallait pas abuser. En effet, il était si simple de profiter de la bonté de quelqu'un pour arriver à ses fins, le plus souvent au détriment de ce dernier... La naïveté rendait les gens trop sensibles, trop faciles à comprendre, leurs actions mille fois trop transparentes pour être réellement surprenantes. Et il était bien connu que quand on sait comment quelqu'un va réagir, on pouvait accorder nos paroles pour qu'il fasse ce qu'on voulait, sans avoir à trop se fatiguer. De même, croire tout ce qu'on nous disait sans jamais éprouver la moindre incertitude, cela pouvait -tantôt à tort, tantôt non- être amalgamé à de la pure stupidité. Du point de vue du jeune homme, c'était juste que si on ne mentait pas, il paraissait idiot, il était bien plus difficile à concevoir que la personne à laquelle on faisait face n'observe pas l'exacte même ligne de conduite et ne soit pas des plus honnête à notre égard. Enfin, c'était ce qu'il pensait, mais il ne jurait de rien; il y avait parfois vraiment des gens qui étaient complètement dénués de toute forme de réflexion quelle qu'elle soit, autrement dit, de parfaits simples d'esprit. Simplement, il n'avait pas l'impression que ce soit le cas de Cindie et Raphaël, voilà tout. Leurs sourires francs étaient agréables, bien plus que les mines renfrognées que certains se contentaient d'arborer et qui avaient le don de le mettre de mauvaise humeur pour les restant de la journée. Mais y avait-il seulement une raison à cette expression sur leur visage? Si le brun n'avait jamais, de ce qu'il se souvenait, été une personne particulièrement optimiste, on ne pouvait pas dire qu'il était, à l'opposé, pessimiste. Mais la jeune fille et le garçon aux yeux dépareillés devaient faire partie intégrante de cette première catégorie, pour sûr. Ils souriaient, heureux d'être là de toute évidence, pour une raison qui lui échappait totalement. D'ailleurs, il n'essayerait même pas de comprendre; car si oui, il détestait ne pas saisir le sens de quelque chose, cela s'appliquait plutôt à des formules mathématiques, des phrases prononcées par telle ou telle personne, voir même encore celui d'une quelconque blague, mais pas du caractère des gens.

Ils souriaient s'ils y tenaient, après tout, ce n'était pas lui que cela allait déranger, c'était bien mieux ainsi. D'autant que lui aussi avait ce même sur le visage, quoi que vaguement différent. L'espace d'un instant, il se demanda si la bonne humeur était communicative, et laissa la question de côté, en marge de son esprit. La journée était belle, quoi que beaucoup trop chaude, et ce devait être suffisant pour ne pas faire la tête, selon toutes apparences. Et il venait de rencontrer deux jeunes gens qui n'avaient pas l'air d'être de mauvaises personnes, alors il ne chercha pas à aller plus loin. Il se demanda tout de même s'ils comptaient ou non engager un semblant de conversation; si c'était le cas, alors il n'aurait pas su quoi répondre. Se retrouver assis sur un banc en compagnie de personnes qu'il ne connaissait absolument pas, ce n'était pas que l'idée ne lui paraissait pas réjouissante, mais... Pour ainsi dire, elle ne l'emballait pas franchement non plus, pour la simple mais excellente raison qu'il n'aurait pas du tout, mais alors pas du tout, su quoi dire. S'il avait de ceux qui racontaient tout ce qui pouvait bien leur passer par l'esprit, alors cela n'aurait pas été un souci, mais malheureusement pour lui dans cette situation ci, il n'y arrivait jamais. De peur d'ennuyer son interlocuteur, le jeune Deslura tentait toujours de trouver un point commun entre eux, ce qui lui permettrait de trouver par la suite un sujet de discussion qui aille aussi bien à l'un qu'à l'autre. Ainsi, on dirait de lui qu'il était une personne vraiment intéressante et avec qui discuter était agréable. Le contraire, il ne l'aurait tout simplement pas supporté. Or, sur le moment présent, il devait avouer être tout à fait à court d'idées. La première était une demoiselle avec un petit enfant en bas-âge, semblant gentille et rieuse. Le second un garçon, avec des yeux pour le moins étranges, qui à l'image de Cindie avait tout l'air d'un bon samaritain, ayant couru auparavant, essoufflé et épuisé. Lui-même était un jeune homme poli et réfléchi, cherchant à tout prix à faire bonne impression, connaissant par cœur tous les cours qu'il passait un temps considérable à apprendre. En somme donc, si qui que ce soit leur trouvait la moindre ressemblance, il l'aurait remercié à grand renforts d'applaudissements. Lui, en tous cas, il ne pouvait pas... Et Dieu savait à quel point il lui était difficile de le reconnaître. S'il n'avait guère d'autre choix que d'improviser, on ne pourrait pas dire que cela lui plairait, mais ce n'était pas pour autant que ce serait désagréable non plus. Comme il se l'était déjà dit, ils avaient l'air de bonnes personnes, et de bonne humeur de surcroît, pas de raison non plus de trop s'en faire. Toujours à trop s'inquiéter, vraiment, il savait pourtant bien que ce n'était pas cela qui allait l'aider... Aide toi et le ciel t'aidera, comme le disait ce fameux proverbe. Pas qu'il soit réellement croyant, mais la chance pourrait bien lui sourire, non? De plus, sérieusement, ce n'était pas sa vie qu'il jouait, mais de simples minutes d'une vie qu'il espérait longue, pas de quoi en faire tout une histoire.

Ah, la bonne humeur des deux jeunes gens qui lui faisaient face était donc définitivement contagieuse, contrairement à ce qu'il aurait d'abord pensé.

Peu avant que le demoiselle ne lui réponde, Andrew nota que Raphaël s'était finalement assis sur le banc de pierre, visiblement réellement à bout de souffle. Cela, pensa-t-il, il aurait dû le faire la première fois qu'elle lui avait dit qu'il pouvait le faire s'il tenait à ce point à se reposer. Enfin, il ne chercha pas à critiquer plus, même si ce n'était qu'intérieurement et que seule une mine légèrement réprobatrice avait témoigné de ces réflexions l'espace d'une fraction de seconde, l'attitude du brun. Comprendre les autres était une bien jolie chose mais aussi d'une certaine difficulté, et il n'en avait pas forcément envie. Il s'appliquerait donc dès lors à ne plus y prêter la moindre attention.


"Enchantée. Oui, c'est bien mon frère, il s'appelle Jean. Je vous remercie de ne pas avoir fait de bruit en arrivant, je ne sais pas ce que j'aurais fait s'il s'était réveillé..."

A ces mots, le jeune homme répondit d'un simple ''je vous en prie'', formule de politesse qui était devenue une sorte d'automatisme lorsqu'on le remerciait. Il était de notoriété publique que toutes les choses que l'on faisait admirablement bien étaient naturelles et que la plus petite des erreurs méritait mille et unes excuses sincères; les convenances étaient ce qu'elles étaient et qui plus était, le fait qu'il le réponde souvent n'en retirait pas pour autant l'intention: il pensait véritablement qu'il n'aurait pas pu faire autrement que de parler à voix basse... Réveiller l'enfant endormi était bien la dernière chose qu'il aurait souhaitée, vraiment. Lui-même n'avait jamais eu de petit frère ou de petite sœur desquels prendre soin, et il devait avouer que la pédagogie n'était pas son domaine favoris, cependant il se souvenait avoir déjà vu des mères avec trois enfants les accompagnant, tenter vainement de faire taire le petit dernier qui, pour une raison ou une autre, semblait bien décidé à inonder l'endroit de ses larmes. Et rien que pour cela, il les admirait quelque peu... Et concevait facilement qu'un bébé, ce n'était pas simple à calmer, ni plus ni moins. Du reste, il se nommait Jean. Un joli prénom qui, sans marquer sa mémoire de manière frappante, n'en sortirait pas aussi vite non plus.

Il reposa son regard gris bleu, qui avait jusqu'ici reposé sur l'enfant endormi, sur la rouquine. Elle devait beaucoup l'aimer, pour sûr. Lui-même ne se souvenait pas avoir fait de telles promenades avec son frère mais, la simple idée de l'imaginer, poussant un landau à travers les sentiers en chantonnant -et quand bien même c'eût été le cas, on n lui avait absolument pas fait part d'un tel fait, et il ne risquait pas de s'en ''rappeler'' au sens propre du terme- parvint à lui arracher un sourire tout ce qu'il y avait de plus honnête. Sans pouvoir s'expliquer pourquoi, cette image collerait dans son esprit invariablement mieux avec une jeune fille qu'avec un homme, songea-t-il pour lui-même, sans une once de misogynie.

"Vous pouvez vous asseoir, si vous le voulez, ce n'est pas agréable de rester debout trop longtemps, fit-elle à l'adresse d'Andrew, toujours tout sourire, Ça ne me dérange pas, et hum...Ça ne vous dérange pas non plus, j'espère?"

Andrew haussa les épaules. Ce n'était pas comme s'il ne s'en était pas douté. Quoi qu'il en soit, il doutait que le jeune homme aux yeux vairons refuse qu'il s'assoit. Cela détonnerait de manière conséquente avec l'image qu'il avait eue de lui jusqu'ici qui, si certes elle n'était pas resplendissante tel le soleil qui continuait de briller au dessus d'eux, n'était pas non plus complètement nulle. Il se décala, lui faisant une place entre lui et Cindie, confirmant ses pensées par ce simple geste. Avant qu'il n'ai le temps de répondre quoi que ce soit, cette dernière reprit d'ailleurs la parole, leur demandant -ou plutôt lui demandant, étant donné qu'il lui semblait assez évident que l'interrogation s'adressait plus à lui qu'à l'autre- si elle ne le retenait pas. S'il avait été de mauvaise humeur, ou encore que ces personnes lui avaient été profondément désagréables, alors oui, il se serait empressé d'objecter que, justement, il était sur le chemin de chez lui et qu'il devait se dépêcher, que du travail l'attendait et qu'il préférait ne pas le reporter au lendemain. Il aurait pu le faire, ce n'aurait pas été un total mensonge. Il devait bien y avoir, quelque part dans ses cahiers, quelque leçon qu'il aurait pu réviser ou quelque papier qu'il aurait pu lire pour aider ses parents. Mais s'il était sorti en premier lieu, c'était bel et bien parce que ces dites choses pouvaient tout à fait attendre, toute une vie durant s'il l'avait fallu tant elles étaient facultatives, et qu'il n'était présentement pas d'humeur du tout à plonger dans quelque document, aussi passionnant qu'il fut. Ce fut donc avec ce même sourire léger qui ne l'avait pas quitté tout ce temps durant qu'il répondit, toujours sans hausser la voix:

''Par une journée aussi ensoleillée, il serait réellement dommage de rester enfermer chez soit, pas vrai? Je n'ai rien qui ne puisse attendre à faire, je serais...'' il marqua une courte pause, cherchant le mot exact. ''Ravi de discuter quelque peu avec vous.''

Pour être ensoleillée, cette journée l'était. Vraiment trop, l'atmosphère en devenait étouffante à son goût. Trop de bien nuit, eh bien, on pouvait de son avis en dire autant de la chaleur. En temps normal elle ne le gênait pas, mais lorsqu'elle se faisait trop présente elle en devenait vraiment pesante, et lui tapait sérieusement sur les nerfs. En d'autres termes, ce jour là, le brun avait abandonné jusqu'à l'idée de chasser ce léger agacement qui l'accompagnait depuis qu'il avait jeté un oeil dehors.

Hum....Et bien,si vous aussi, M. Deslura,vous n'avez rien a faire de particulier,nous pourrions peut être faire connaissance,tout les trois?Je dois dire que j'aime beaucoup me faire des amis...Enfin,si vous êtes tout les deux d'accord,bien entendu!

Se faire des amis? Seuls les parfaits misanthropes n'aimaient pas avoir d'amis, mais rien ne garantissait qu'eux trois s'entendraient et ne deviendrait pas des ennemis ou ne restent pas que de très vagues connaissances. Il était peu probable qu'il puisse s'affranchir un jour de cet esprit qui n'était que trop critique et tendait à envisager toutes les possibilités, les pires comprises, rendant ainsi les meilleures moins crédibles. Il avait choisit de rester et discuter et ne comptait pas changer brusquement d'avis, il s'y tiendrait. Il s'assit donc entre les deux personnes qu'il ne connaissait que peu, pas trop près cependant. La proximité ne le dérangeait pas, mais il ne fallait pas trop en abuser malgré tout. Andrew aurait pu rester debout, mais cela aurait vite été fatiguant et il serait passé pour quelqu'un d'indécis. Il croisa les bras, laissa son regard dériver sur le paysage alentours une poignée de seconde et, peu désireux de laisser le silence s'installer -il n'en serait que plus difficile d'entamer une conversation- il lâcha, sur un ton assez désinvolte qu'on lui connaissait peu:

''Comme je l'ai dit, j'en serais ravi, Monsieur Kaïris... Je ne viens pas très souvent ici, je n'imaginais pas que l'endroit était si fréquenté.'' il s'arrêta le temps d'un soupir puis reprit. ''Pas que ce soit une mauvaise chose, bien entendu, je suis juste surpris. Je ne m'attendais pas à rencontrer un jeune homme, une charmante demoiselle et son frère. ''

Il était or de question de passer au tutoiement sans autre forme de procès, ni de l'appeler par son prénom d'ailleurs qu'il avait pourtant donné. A vrai dire, cela ne lui avait pas traversé l'esprit, et tant qu'il ne faisait pas le contraire cela n'avait que peu d'importance. Il retira ce chemin de la liste des endroits à visiter s'il voulait de la tranquillité; malgré les apparences, il semblait que plus de personnes qu'il ne l'avait d'abord crut s'y rendent...
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MessageSujet: Re: Go on a ride.{PV Andrew et Raphaël.} [TERMINE]   Ven 22 Jan - 22:03

Cindie continuait de sourire, décidément de bonne humeur ajourd'hui. La jeune fille aux cheveux roux était très souvent de bonne humeur, ce n'était pas comme si c'était quelque chose de rare qui méritait d'être souligné, mais...Elle l'était encore plus en cet instant précis. Et le pire, c'est qu'elle aurait été bien en mal de dire pourquoi. Peut-être était-ce car protégée par les feuilles des arbres qui l'entouraient, la chaleur s'était apaisée pour devenir agréable? Ou car elle avait à ses côtés deux charmants jeunes hommes qui potentiellement pourraient devenir ses amis? Sans doute était-ce cette deuxième hypothèse, Cindie avait toujours adoré se faire des amis. Pas dans le but d'agrandir son cercle de connaissances et pouvoir se vanter de posséder tant d'amis, mais simplement car elle aimait avoir de la compagnie, et que n'importe quelle compagnie était bonne à prendre à ses yeux. Elle acceptait de donner son amitié à beaucoup de personnes, et c'était à eux de voir s'ils en voulaient en retour. Sa mère et son père lui avait souvent dit qu'ainsi accorder sa confiance à une personne que l'on connaissait depuis à peine quelques minutes était imprudent, dangereux même, car cette dite personne pourrait abuser de sa gentillesse à des fins peu avouables. A ces recommandations qu'elle trouvait exagérées, Cindie ne répondait que par un sourire et un petit 'ça va aller, ne vous en faites pas'. Elle ne pouvait pas le nier, et un certain nombre de personnes lui avaient fait la remarque, elle avait tendance à idéaliser tout ce qu'elle voyait. C'était vrai, elle avait tendance à voir le rose plutôt que le noir, les qualités des personnes avec lesquelles elle discutait plutôt que leurs défauts. Elle s'était souvent posé la question, était-ce mal? Ne valait-il mieux pas être optimiste plutôt qu'être pessimiste? Cindie, de son modeste point de vue, pensait que l'on ne pouvait avancer dans sa vie si l'on se méfiait constamment de ceux qui nous entouraient et ce qu'ils pouvaient bien nous faire. Elle, elle préférait la phrase 'Fais ce que tu dois, advienne que pourra' que la phrase 'Mieux vaut prévenir que guérir'. C'était comme dire qu'il n'y avait aucune seconde chance pour quelqu'un ayant trahi et voulant se repentir ou aucune chance pour quelqu'un jusque là en marge de la société de s'intégrer dans cette dernière. Cindie n'était pas bête, malgré tout, elle s'en apercevait bien, lorsque l'on allait se jouer d'elle. Mais le bénéfice du doute l'emportait parfois sur sa raison, et c'était regrettable dans un sens. Mais s'il n'y avait personne pour tendre la main et pardonner, où irait le monde? Elle ne pouvait juste pas l'imaginer.

Perdue dans ses pensées, la demoiselle Damalis entendit tout de même Raphaël élever la voix. Elle tourna légèrement la tête vers lui, toujours souriante, comme pour le remercier d'avoir engagé un aimable semblant de conversation. Elle ne rétorqua rien malgré tout, voulant laisser à Andrew le temps de parler avant elle. Lorsque ce dernier s'assit sur le banc, elle attendit quelques secondes, debout sur ses deux jambes, avant de ne doucement se rasseoir sur la structure de pierre. Certes, le temps était magnifique, idéal pour entammer une promenade dans les verts sentiers qui parcouraient les campagnes en bordure de la ville d'Esidir. Il fallait savoir prendre l'air et s'aérer les idées, c'était bon pour le moral comme pour la santé. Cindie aimait se promener, mais seulement si elle était accompagnée, ne serait-ce que par un bébé comme son jeune frère. Si elle se promenait seule, elle s'ennuyait plus qu'autre chose et avait la très désagréable impression d'être suivie ou épiée. Evidemment, elle ne l'était pas vraiment, mais son imagination fonctionnait anormalement vite lorsqu'elle n'était pas occupée à faire quelque chose. Dirigeant son regard bleu de nouveau vers les deux autres personnes à ses côtés, elle entendit Andrew, qui avait reprit la parole, d'un ton qu'elle trouvait étrangement poli:


''Comme je l'ai dit, j'en serais ravi, Monsieur Kaïris... Je ne viens pas très souvent ici, je n'imaginais pas que l'endroit était si fréquenté. Pas que ce soit une mauvaise chose, bien entendu, je suis juste surpris. Je ne m'attendais pas à rencontrer un jeune homme, une charmante demoiselle et son frère. ''

Cindie laissa s'échapper d'entre ses lèvres un petit rire à l'entente de la phrase d'Andrew. Un rire qui était amusé, et pas le moins du monde moqueur, offenser le jeune homme aux cheveux mi-longs était de loin la dernière chose qu'elle aurait voulu faire. Elle était ravie qu'ils puissent tous les trois discuter, vraiment. Elle ne savait pas si c'était de même pour Andrew et Raphaël, mais ça l'était pour elle. Cindie trouvait ces deux jeunes gens bien aimables, et elle aurait été déçue s'ils avaient du repartir immédiatement après être arrivés. Sans doute que si cela avait du se passer, elle serait restée ici un petit moment encore à goûter à la douce chaleur qui régnait dans l'endroit et le parfum des fleurs, puis aurait prit le chemin du retour, éspérant secrètement recroiser un des garçons en revenant. Cela pouvait paraître bizarre, non? La jeune rousse avait du mal à oublier le visage d'une personne avec laquelle elle n'avait que très peu parlé et qui lui avait donné une bonne impression, et parfois, elle allait jusqu'à chercher cette personne en ville afin de lui parler. Dans un sens, c'était effectivement un peu étrange, mais qu'importe? Elle aurait perdu un grand nombre de ses très bon amis si elle n'avait pas eu cette attitude. Elle ne pouvait que remercier Dieu de lui avoir donné ce trait de caractère un peu étrange-mais qui lui apportait tant à la fois.

"Je suis moi-même surprise de trouver autant de monde ici, fit Cindie, sa tête tournée vers les deux jeunes hommes alors qu'elle parlait sur un ton de voix d'où la joie ressortait particulièrement bien, Je viens souvent ici, et je n'avais jamais vu autant de monde, pourtant. Mais c'est amusant."

Penchant sa tête sur le côté, l'air intrigué l'espace d'un instant, Cindie se demanda comment elle devait apeller Raphaël et Andrew. Etait-ce bien qu'elle les apelle par leurs prénoms? Elle n'aurait en temps normal pas hésité, mais comme Raphaël et Andrew étaient très polis entre eux, elle ne savait pas trop quoi faire. Elle n'avait aucune envie de faire 'tache', ou de paraître malpolie. Elle voulait qu'ils aient une bonne impression d'elle, et non pas qu'ils la voient comme une personne trop familière avec les inconnus et sans éducation. Serrant ses doigts sur sa robe blanche, elle poussa un soupir discret, décidant de tout simplement leur demander comment ils préféraient qu'elle les apellent. Comme cela, au moins, elle ne ferait pas d'erreurs. Elle pourrait paraître bête sur le moment, mais elle préférait ça à passer pour une personne malpolie à leurs yeux. Une première impression comme ça aurait du mal à partir, elle le savait, et elle ne le voulait vraiment pas...

"Dites...Je peux vous apeller Andrew et Raphaël? fit-elle au bout d'un moment, avec un sourire gêné collé sur son visage, Je ne sais pas vraiment comment...Enfin...C'est vous qui choisissez, évidemment."

Sa phrase sonnait clairement embrouillée et hésitante. Si elle avait été seule, elle se serait probablement critiquée à voix haute pour s'être si mal exprimée. Comme si demander comment ils préféraient qu'elle les apelle avait quoi que ce soit de compliqué...S'ils avaient eu jusque là une opinion à peu près correcte sur elle, ils allaient la voir autrement, c'était sûr...Elles se mordit légèrement la lèvre inférieure pour couper court à ses pensées. Mais non! Elle ne devait pas se dire ça, ça ne ferait que la gêner encore plus qu'elle ne l'était déjà. Elle força son sourire à redevenir chaleureux, son regard toujours braqué sur les deux jeunes hommes. Ils avaient l'air gentils, ils ne se moqueraient pas d'elle pour si peu. Ou alors, c'était qu'elle avait eu elle-même une perception érronée de leur probable personnalité depuis le début.

_________________


******

Ce matin j'imagine un dessin sans nuages,
Avec quelques couleurs comme vient mon pinceau.
Du bleu, du rouge je me sens sage comme une image,
Avec quelques maisons et quelques animaux.

Ce matin j'imagine un pays sans nuages,
Où tous les perroquets ne vivent plus en cage,
Des jaunes, des verts, je fais ce qui me plait,
Car c'est comme ça que j'imagine un monde parfait.

Ce matin j'imagine un dessin sans étoile
De toute les couleurs un dessin sans contour
Quand ça m' plait plus j'efface tout et je recommence
Avec d'autres maisons et d'autres animaux

Le bleu du ciel, un peu de sucre, un peu de sel,
Et ce soir je m'endors au pays des merveilles!


******

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MessageSujet: Re: Go on a ride.{PV Andrew et Raphaël.} [TERMINE]   Ven 22 Jan - 23:57

Raphaël avait toujours été le genre de petit garcon un peu timide,refermé que l'on trouvait dans les fonds de cours de récréation scolaires ou près des forteresses de solitudes qui d'acoutumée etaient réservés a des frequentations douteuses.Le jeune garcon n'avait pas vraiment eu une scolarité facile,et honnêtement,il etait désomrais bien content d'en avoir terminer avec ses études,même si cela ne comblait pas toute ses lacunes dans son éducation.Il en eu conscience en regardant le comportement de Andrew près de lui.Raphaël aimait bien ce jeune garcon, il le trouvait sympathique,plutôt charmant,drôle aussi,et même sûrement séduisant,selon des critères objectifs.Etant un garcon,Raphaël avait bien du mal a determiner si oui ou non,le dénommé Andrew etait quelqu'un de beau.Mais d'un point objectif,Raphaël trouvait que si.En tout cas,Andrew etait plus beau que lui même,Raphaël,mais cela,le jeune Artisan le savait pertinemment.Il n'avait que très peu rencontré de personne qu'il trouvait plus laides que lui.Il se savait très mal gâté par la nature a ce sujet,et très honnêtement,complexait assez facilement la dessus.Peut être que c'etait en grande partie pour cela que la vie amoureuse de Raphaël n'avait jamais vraiment été réelle?En effet,ayant déja une scolarité des mojns enviables,Raphaël n'etait vraiment pas le genre de garcon auquel les jeunes filles s'interessait.Et pourtant,dieu sait qu'il en aura aimer parmis elles.Certaines lui avait assez souvent tourné le dos, le plus souvent horrifiées de savoir que le larbin de service,frêle et chétif etait amoureux d'elles.C'etait vexant,c'etait deprimant,mais il n'y pouvait rien.Sa réputation n'etait pas excellente,sa constitution etait frêle,son visage peu avenant,et seul ses yeux vairons pouvaient parfois lui donner un peu plus de charme.Au mieux pouvait t-on le considérer comme un ami.A mieux.Mais c'etait aussi rare,surtout pendant ses études.Raphaël se souvenait quand même de son ancienne amie,aujourdhui décédée a cause d'un stupide accident de magie noire,mit en oeuvre par un Esprit Déchu.Le jeune homme n'aimait pas repenser a cet accident.Cela le mettait en général de très mauvaise humeur.Il n'aimait pas la magie,et il savait que ce n'etait pas bien et qu'il fallait être tolérant envers les autres personnes,mais il n'aimait pas les Esprits non plus,c'etait plus fort que lui.Inconsciemment,il associait la mort de la seule personne de son âge a l'avoir défendu comme une grande soeur a ces êtres ailés,incapables de comprendre le génie que pouvait renfermer la mécanique.La mécanique.Peut être etait-ce simplement parce qu'elle etait une sorte d'enemie naturelle de la magie,quelque chose qui permettait de résoudre ses problémes sans pouvoirs occultes,que Raphaël appréciait autant la mécanique.Et qui plus est,il avait finis par révélé ses talents cachés quand son amie etait morte.Des talents qu'elle avait contribué a forger.Il les utiliserait désormais dans sa vie,en mémoire d'elle.Sa grande soeir de coeur,la seule personne dans le monde qui avait jamais tendu spontanément la main au jeune Raphaël Kaïris.Il avait fallut qu'elle meure.Le destin peut être cruel,parfois.Depuis qu'elle avait rendu l'âme,Raphaël avait stoppé ses études pour devenir un Artisan Ingénieur dans un atelier.Il ne s'en plaignait pas le moins du monde,l'école ne l'ayant jamais plus interessé que cela,et l'ambiance scolaire tournant toujours a son désavantage.Peu performant en études,maltraité,sans aucune popularité,sans aucun réel talent,il n'avait vraiment pas eu une scolarité facile,ce qui explique sans doute pourquoi il avait quitté ce milieu sans le moindre regret.A présent,il vivait tranquillement,s'entraînant a la course a pied et travaillant dans son atelier,le tout le plus simplement du monde.Et il etait heureux ainsi.Mais malgré cela,Raphaël manquait toujours cruellement d'amis dans sa jeune vie.C'est pourquoi il etait particuliérement heureux que les deux jeunes gens a ses cotés le prenne avec le sourire.Il etait particuliérement heureux que pour une fois,d'autres personne que son amie morte allait enfin lui tendre la main.A cette pensée,son sourire se fit presque doubler de volume.Raphaël etait heureux.Il allait enfin avoir des amis.


Enfin,il allait.Pour le moment,il fallait recconaître que ce plan de pouvoir enfin avoir des personnes avec qui partager des bons moments de sa vie etait très prometteur,mais également en cours de mise en place.Bon,en même temps,cela ne devait pas être bien difficile de se faire des amis,si?Raphaël etait plus détendu depuis la mort de son amie,plus affirmé,comme en mémoire d'elle.Alors il pouvait bien arriver a se faire des amis,et si ces deux personnes se reveleraient daccord,il n'y voyait aucune objection.En tout cas,c'etait des charmantes personnes,a n'en point douter.Raphaël n'avait que rarement eu l'occasion de se retrouver en une compagnie aussi etrange,et pourtant aussi facile a identifier.Une jeune fille,tout ce qu'il y'a de plus charmante,avec un landeau,un air gentil et doux,une tenue blanche,le tout lui donnant un air pratiquement maternel.Quelque chose que Raphaël appréciait beaucoup chez les jeunes filles.L'instinct maternel.Ayant lui même été presque surcouvé par sa mére et ensuite par son amie,il appréciait beaucoup le fait qu'une femme s'occuppe d'êtres plus fragiles,avec soin,avec attention.Le fait de voir la demoiselle Damalis avec un landeau,contenant un petit bébé faisait presque fondre Raphaël.L'autre personne,Andrew,et bien pour ainsi dire,disons que Raphaël l'appréciait beaucoup pour ce qu'il etait.C'etait exactement a cela que Raphaël aurait aimé ressembler a cet âge la, jeune,avec un beau visage,des cheveux extrêmement propres et bien coiffés,par rapport a la tignasse châtains que l'artisan portait,il trouvait cela vraiment plus confortable, l'air riche,l'air cultivé,poli et connaissant les bonnes maniéres....Oui,vraiment quelqu'un que Raphaël placait en haute estime,uniquement en l'ayant cotoyé quelques minutes.Dailleurs,Raphaël regretta presque d'être aussi mal vêtu et en mauvais êtat physique pour être en sa compagnie.Cela dérangeait visiblement Andrew egalement.Quoi de plus compréhensible?Après tout,Andrew etait très certainnement un bourgeois riche,et Raphaël etait pauvre.Malgré le respect que Raphaël avait pour le jeune homme,ce dernier ne le traiterait probablement jamais en vrai égal....


''Comme je l'ai dit, j'en serais ravi, Monsieur Kaïris... Je ne viens pas très souvent ici, je n'imaginais pas que l'endroit était si fréquenté. Pas que ce soit une mauvaise chose, bien entendu, je suis juste surpris. Je ne m'attendais pas à rencontrer un jeune homme, une charmante demoiselle et son frère. ''

Raphaël regarda Andrew,tout en massant ses genoux a intervalles réguliers de facon discréte,comme il en avait l'habitude.Le jeune homme avait réellement les jambes complétements fatiguées,si il n'avait pas été quelqu'un de doué pour la course,sans doute se serait t-il simplement effondré d'épuisement.Il voyait donc difficilement comment quelqu'un pouvait lui en vouloir d'être ainsi fatigué.Cette fatigue etait la preuve de son effort,la preuve qu'il etait doué au moins dans un domaine.Et cela l'emplissait curieusement de fierté.De ce fait,il massait donc ses précieuses jambes très précisement,et dicretement avec la paume de ses mains.Raphaël ecouta la phrase d'Andrew,en penchant légérement sa tête sur le coté en tiqua un peu a l'adjectif "charmante" pour ensuite re-afficher son sourire.Il etait naturel de penser que Cindie etait charmante,lui même en etait sur.Comment blâmer Andrew pour cela?Une autre partie de la phrase qui l'avait légérément surpris etait le fait que Andrew l'avait apellé "Monsieur Kaïris".Jamais on n'avait apellé le jeune artisan comme cela,l'entendre donc lui fit plus penser a son paternel qu'a lui même,et c'est pour cela qu'il fronca un instant les sourcils avant d'hocher la tête.Décidément,il ne devait pas faire bonne impression....


"Je suis moi-même surprise de trouver autant de monde ici.Je viens souvent ici, et je n'avais jamais vu autant de monde, pourtant. Mais c'est amusant."

Cindie avait dit cela sur un ton joyeux et après avoir laissé échappé un rire fin et délicat.Raphaël fut agréablement surpris par la résonnance de ce rire,c'est vrai,il le trouvait agréable,mais n'en fit pas une affaire d'êtat pour autant.La demoiselle avait un rire agréable,et c'etait donc normal de l'écouter.De plus,elle semblait visiblement joyeuse de la situation,peut être etait t-elle aussi enthousiaste a l'idée de se faire des amis,elle aussi?Comme Raphaël,en fait.En tout cas,l'artisan souriant continuait de discrétement masser ses genoux,en ecoutant la jeune fille.Décidement,cela commencait plutôt bien,non?


"Dites...Je peux vous apeller Andrew et Raphaël? Je ne sais pas vraiment comment...Enfin...C'est vous qui choisissez, évidemment."

Un peu surpris,raphaël tourna sa tête aux cheveux châtains vers Cindie,evitant de croiser son regard,car il savait que regarder des yeux dépareillés n'etait en général que peu apprécié.Il regarda donc le landeau,un petit instant le petit frére de Cindie en souriant,puis reporta son attention sur ses jambes,en évitant de croiser le regard de son interlocutrice.


Euh...Moi,vous pouvez m'apeller Raphaël,il n'y aucun probléme!Vous pouvez même me tutoyer,si vous voulez...!

Il avait achevé sa phrase en insistant un peu,signe qu'il cherchait un moyen de poursuivre sa tirade,puis,semblant enfin avoir trouvé son bonnheur,il se tourna a moitié vers Andrew.


Pareillement,vous pouvez m'apellez comme vous le souhaitez,et me tutoyer,si vous en avez envie...Pour ma part,ca ne me dérange absolument pas,au contraire!

C'etait vrai,et la joie de pouvoir se faire des amis se faisait ressentir dans ses paroles.Raphaël aurait vraiment aimé pouvoir se faire des amis avec ces deux jeunes gens.Quoi de plus normal?Il continua donc de sourire,en se demandant que faire ensuite.Il trouverait bien quelque chose a dire sur le moment.Pour l'instant,il préféra laisser Andrew répondre a Cindie,et a lui même.
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MessageSujet: Re: Go on a ride.{PV Andrew et Raphaël.} [TERMINE]   Dim 7 Fév - 20:56

Andrew jeta un bref coup d'œil autour de lui, sans pour autant réellement s'arrêter sur quelque détails que ce fut; il était vrai que d'ordinaire il observait les choses de manière plus approfondie, mais en ce jour il ne s'en sentait pas l'envie. Il aurait pu constater une nouvelle fois à quel point le ciel était bleu. Ne le fit pas. De même, il aurait pu se dire que les fleurs nacrées que l'on pouvait apercevoir de ci de là étaient particulièrement charmantes, ou encore remarquer les quelques feuilles qui s'envolaient au gré des caprices de rares coups de vent. Les paysages ne faisaient pas partie de ces choses qu'il se plaisait à retenir, pour être tout à fat honnête; ils étaient bien beaux, mais leur poésie, le plus souvent, lui échappait totalement si on ne la lui expliquait pas dans le détail. Des arbres étaient grands et fournissaient de l'ombre, que dire de plus sur eux? Qu'ils vivaient grâce à un principe quelque peu compliqué de photosynthèse? Que leur couleur verte -qu'il jugeait abominable, en un sens, cette teinte ne lui plaisait pas du tout mais on ne pouvait commander à la nature- était causée par la chlorophylle? Il y avait beaucoup de choses qu'il aurait su préciser à leur sujet mais rien, dans ses connaissances, n'aurait pu lui permettre d'écrire une poésie sur la beauté d'une quelque forêt en plein après-midi, sous un ciel d'été dépourvu du moindre nuage. C'était stupide, c'était idiot; ce n'était pas qu'il faisait bloc contre cela, mais simplement qu'un esprit terre à terre et, il le concédait, peut-être un peu trop cartésien au goût de certains, était et serait toujours rétif à l'apprentissage de ce genre de matières. Réciter des poésies ou célèbres citations, il pouvait et n'aurait à vrai dire même absolument aucun problème à le faire de manière tout ce qu'il y avait de plus naturelle et aisée. De là à ne serait-ce que penser quoi que ce fut s'en rapprochant, que ce fusse de près ou de loin, il y avait un monde. Un monde aussi vaste que la voûte azure s'étalant au dessus d'eux, si ce n'était plus. Cet endroit était beau, oui, mais loin de toute évidence d'être aussi tranquille qu'il ne l'avait tout d'abord pensé, et il était plus que plausible qu'il n'y revienne pas avant un moment. En outre, il l'aurait sans nul doute oublié le soir venu, préférant consacrer son temps à se souvenir des choses utiles qu'il avait bien pu apprendre dans la journée. En somme, pas un endroit où siégeait un banc de pierre entouré d'arbres.

Le noms de ses deux nouveaux ''amis'', par exemple, primait. Le brun ne savait pas si oui ou non il les reverrait par la suite; peut-être, s'ils habitaient non loin, les croiserait-il à nouveau, mais rien n'était moins sûr. Il poussa un vague soupir, avant de ne se remettre à sourire, bien qu'avec moins de joie certainement que les deux autres protagonistes de la scène, ce qui en soit n'était pas un mal dans la mesure où être de moins bonne humeur qu'eux ne devait pas s'avérer être très difficile, de ce qu'il avait vu... Il se détendit quelque peu, et posa derechef inconsciemment son regard gris bleu sur le jeune homme près de lui. Ses yeux l'intriguaient, il n'était pas compliqué de se figurer pourquoi: deux couleurs pour une seule et même personne, ce n'était pas courant. Pas laid, non; ce n'était pas ce qu'il signifiait par là mais il devait bien avouer ne jamais avoir croisé qui que ce soit partageant cet étrange critère. Vert et bleu. De ces deux coloris il préférait le deuxième. Cela conférait une drôle d'allure à son visage qui, si l'on exceptait se léger détail attirant l'attention du jeune Deslura sur l'instant, aurait été plutôt banal. Banal, c'était le mot qu'il recherchait. Ceci dit, il avait suffit de ces yeux dépareillés pour le rendre étrange. Cela avait, quelque part, quelque chose de dérangeant, mais sa curiosité l'emportait et son propre regard revenait plus que de raison à celui de Raphaël. Se rendant compte que dévisager de la sorte un quasi inconnu était une entorse relativement conséquente aux bonnes manières -savait-on jamais, il n'était nullement dans ses intentions de le vexer- il tourna la tête vers la demoiselle. Chez elle, rien de ce genre. Pas de rare singularité à l'image du jeune Kaïris. Elle avait des yeux bleus, grands, qui une seconde, une seconde seulement, lui rappelèrent la couleur du ciel qui les surplombait. Il avait du mal à se figurer ce visage autrement que souriant, constata-t-il. Ce n'était pas une mauvaise chose, vraiment. Il en allait ainsi pour l'un comme pour l'autre des deux jeunes gens à sa droite et à sa gauche. Il aurait été malheureux qu'ils aient à pleurer. Andrew n'était pas cruel, possédait un cœur et ressentait les même émotions que tout un chacun (si si, je vous jure que c'est vrai, c'est pas un monstre dénué de tout sentiment.XD) et, s'il n'aimait pas verser dans le sentimentalisme total, jamais il n'irait jusqu'à souhaiter le malheur de personnes qu'il connaissait à peine, contre lesquelles il n'avait absolument rien et qui n'avaient fait que lui adresser la parole durant une trop chaude journée d'été. Sans doute avaient-ils d'ores et déjà eu leur propre lot d'ennuis par le passé, il ne se sentait pas le besoin d'en rajouter.

Paradoxalement, il ne pouvait affirmer sans faire preuve de mauvaise foi -bien que cette dernière lui soit au final assez coutumière ces temps-ci – qu'il se serait instantanément mis à pleurer s'il venait à apprendre qu'ils avaient eu un problème. Il se serait senti gêné, aurait tenté de les aider dans la mesure du possible mais n'en aurait pas été irrémédiablement choqué. S'ils devenaient amis, alors oui, il s'en soucierait plus mais il n'avait pas un cœur assez grand pour s'occuper du sort de toutes les personnes dont il avait connaissance du nom et visage. Car à ce rythme, il aurait passé ses journées à penser aux autres sans rien laisser pour lui. Ce qui eut été regrettable, non? Il était bon d'être généreux et de penser aux autres, il s'agissait même là d'une inestimable qualité mais également d'un terrible défaut. Il fallait savoir songer à soit autant qu'au monde qui nous entourait, savoir trouver le juste milieu. Cindie laissa fuser un léger rire, ce qui chassa ces noires pensées de l'esprit du riche villageois. Un rire ne trahissant aucune moquerie cependant, agréable à entendre. Raphaël à côté, continuait de se masser ses jambes endolories. Combien de temps avait-il couru, au juste, pour se retrouver dans un tel état? Il ne le plaignit pas toutefois, c'était son choix et non une obligation. Auquel cas c'eût été bien étrange... Il n'avait en tout cas encore jamais rencontré de malade mental forçant les gens à courir sur... Il secoua vaguement la tête; laisser ses pensées courir au gré de leurs envies, il voulait bien, mais il y avait des limites à tout... Sérieusement, et il ne faisait décidément pas bon de les dépasser, car c'était là ce qui différenciait les personnes réussissant leur vie et ne s'occupant que des réalités et ceux qui vivaient dans leurs rêves, magnifiques certes, miroir renvoyant une image plus somptueuse qu'elle ne l'était en réalité, mais au final quelque peu inutile. Comme on avait l'habitude de le dire, une place pour les rêves, les rêves à leur place.

La jeune rouquine lui répondit que, malgré le fait qu'elle vienne souvent ici, elle n'y avait jamais croisé autant de monde. Andrew hocha la tête. Effectivement, la situation pouvait sembler amusante. Tous trois étaient donc venus en même temps dans ce lieu peu fréquenté... S'il avait cru au destin, il se serait posé de sérieuses questions mais, au lieu de cela, il se contenta de se demander si ce serait une bonne ou mauvaise coïncidence, ce qui résulterait de cette rencontre inopinée.

"Dites...Je peux vous appeler Andrew et Raphaël? Je ne sais pas vraiment comment...Enfin...C'est vous qui choisissez, évidemment."

A ces mots, Andrew ouvrit de grands yeux, pris au dépourvu, et fronça vaguement les sourcils. Ce n'était pas un air réprobateur mais plutôt légèrement perplexe, dans une certaine mesure. Il n'était pas habitué à ce qu'on soit familier avec lui aussi rapidement; ses parents l'étaient, son frère aussi, quelques amis proches mais la liste s'arrêtait là. Alors, elle, qu'il venait tout juste de rencontrer, non, il ne s'y était pas attendu le moins du monde. Il n'était pas, en soit, dérangé qu'on l'appelle par son prénom plutôt que par son nom de famille; il mis cependant une poignée de secondes à réagir, ce pourquoi Raphaël répondit avant lui, qu'elle pouvait le tutoyer si elle le voulait.

"Pareillement,vous pouvez m'appelez comme vous le souhaitez,et me tutoyer,si vous en avez envie...Pour ma part, ça ne me dérange absolument pas,au contraire!"

Cette fois-ci, c'était bel et bien à lui qu'il s'était adressé. Il préférait donc qu'on l'appelle par son prénom? Cela étant, ce devait aussi être le cas de Cindie... Lui, n'y accordait pas grande importance. Pas dans ces circonstances tout du moins, se corrigea-t-il. Andrew croisa les bras, se demandant comment il se devait de réagir. Évidemment, il n'aurait eu d'autre choix que de répondre que cela ne le dérangeait pas, même s'il avait pensé tout le contraire. Ne pas le faire aurait été impoli, vexant, aurait mis, à n'en point douter, de la distance, de la gêne entre lui et ses interlocuteurs. Ce n'était pas ce qu'il désirait. Personne ne souhaitait cela, c'était une certitude. De toute façon, ce n'était pas comme s'il allait refuser, pas vrai? Il réfléchissait trop, se dit-il, mais n'y pouvait rien changer. Le ton de sa voix lorsqu'il reprit la parole ne trahit en rien cependant ces interrogations.

''Bien entendu, si vous préférez, je n'y vois pas d'inconvénient... Ce sera donc Raphaël et Cindie, alors? Si cela vous convient mieux... Appelez moi Andrew également, dans ce cas, j'en serais ravi.''

Comparé à lui, un chat aurait eut le dos rond. Assis sur ce banc de pierre, en compagnie de deux personnes, si son humeur n'était pas au beau fixe -le soleil, encore et toujours, cette maudite chaleur qui, si moins forte au couvert des feuillus, avait vraiment le don de l'exaspérer- elle restait plus que correcte. Elle évoluerait selon la tournure que prendrait la conversation. Plusieurs questions lui venaient à l'esprit sans toutefois qu'il ne les pose. Il s'y refusait, ne souhaitant pas passer pour un idiot. Désireux d'engager un semblant de conversation, il dit, toujours sur un ton poli et toutefois assez léger:

''Et... Vous vous... il hésita un instant sur le bon mot, regardant tour à tour Cindie et son landau puis Raphaël. Promeniez, sans doute? Ou vous couriez? Par ce temps, c'est bien courageux de votre part.''

Et il le pensait, c'était en tout cas en gros ce qu'il pensait. Ce qui ne voulait pas dire qu'il appréciait le jeune homme pour autant. Il trouvait toujours qu'il manquait cruellement de manières, mais il ne le détestait pas non plus. Disons qu'il ne le connaissait que très mal. L'air surpris qu'il avait affiché après sa phrase, il ne savait pas ce qui avait pu lui causer une telle réaction d'ailleurs, quelle partie l'avait ainsi étonné, n'avait pas forcément aidé. Voir même, n'avait pas aidé du tout, pas plus que sa question répétée, son allure générale ou quoi que ce fut d'ailleurs. Il avait pour lui sa bonne humeur. Il ne savait trop que penser au sujet de Cindie, mais il savait qu'il ne la détestait pas. Il laissa son regard dériver une fois de plus, le posa sur le petit endormi. Oui, cela dépendrait de la conversation. Il avait encore le temps, non?
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MessageSujet: Re: Go on a ride.{PV Andrew et Raphaël.} [TERMINE]   Mar 2 Mar - 21:35

Cindie savait pertinemment qu'elle était loin d'être une personne impressionnante ou remarquable, dans quelque sens que ce soit. Elle n'était pas connue, ne se démarquait pas des autres jeunes filles par sa beauté, et était loin de posséder une intelligence très développée qui aurait alors pu lui permettre de gravir rapidement les différents échelons de la société. Elle était une banale jeune fille,une simple villageoise, le genre de personne que l'on rencontre en dix exemplaires en se promenant dans les rues de la grande Esidir. Sans ambitieux projets, issue d'un milieu modeste, elle avait décidée depuis sa plus tendre enfance de suivre les pas de sa Mère et ainsi s'assurer un avenir convenable et discret, un avenir qui n'influencerait en rien des milliers de vie, un avenir qui passerait inaperçu, comme tant d'autres en ce monde. Un tel bilan de soi-même pouvait être légèrement déprimant, se rendre compte que l'on était quelqu'un de terriblement banale et sans rien qui vous distingue vraiment de vos voisins était quelque chose d'assez difficile à supporter pour certaines personnes rêvant de gloire et d'aventure. La jeune Damalis s'en contentait elle tout à fait, et ne pensait pas qu'elle devait se plaindre de quoi que ce soit concernant sa vie actuelle. Certes, prétendre qu'une vie plus active et fantaisiste ne l'aurait pas intéressée aurait été un énorme mensonge tout sauf crédible. Elle n'irait jamais dire que si on lui avait proposé la beauté ou l'intelligence, elle les auraient refusés sans hésiter. Personne n'aurait refusé, personne, c'était une évidence aux yeux de la jeune rousse. Elle admirait ces belles Nobles et Bourgeoises qui passaient parfois dans les rues, et leurs magnifiques robes, ces robes pour lesquelles elle aurait du économiser des années et des années afin de pouvoir se les offrir. Il était agréable d'être admirée et connue de tous, et Cindie aurait bien voulu l'être également, mais elle savait rester terre à terre, et accepter le fait qu'elle ne le serait jamais. Cette vie ne lui serait jamais offerte, et resterait de l'ordre du rêve jusqu'à la fin de son existence. Mais elle avait bien le droit de rêver, non? Il n'y avait aucun mal à rêver et se projeter l'espace d'un instant dans un autre univers où tout serait possible et le moindre de nos désir exaucé. Un monde parfait, en somme, où toute entité commune pourrait devenir extraordinaire et enviée de tous. Cindie aurait bien voulu être aussi belle et connue qu'Annahita Della'Morte, par exemple. Quelle petite fille n'avait jamais rêvée d'être une princesse? Elle n'était pas bête au point de croire que leur vie était comme celle narrée dans ses livres d'images, mais ne possédait pas non plus les connaissances nécessaires pour se faire une idée précise de ce en quoi leurs devoirs et droits consistaient. Elle restait donc avec cette image à mi-chemin entre le rêve et la réalité, une image qui ne serait probablement jamais juste. Mais elle s'en souciait peu, après tout, l'on n'allait pas vous taper sur les doigts si vous ne saviez pas toutes les règles et histoires de ce monde par cœur. Jetant discrètement des regards à ses deux voisins, ses yeux bleus fixant parfois les fleurs pour la forme, elle se demanda si eux étaient...Mieux?

Elle n'arrivait pas à trouver d'adjectif précis pour exprimer sa pensée. Elle se demandait simplement si les deux jeunes hommes qui partageaient le même banc qu'elle étaient en quelque sorte mieux qu'elle, plus intelligents, plus connus, tout ceci. C'était un simple sursaut de curiosité du à ses précédentes pensées, et il était évident qu'elle ne formulerait pas cette interrogation à voix haut, c'eut-été malpoli et complètement déplacé. Mais elle ne pouvait s'empêcher de se demander, c'était plus fort qu'elle, et par conséquent essayer de deviner seule les réponses à ses questions qui n'en trouveraient jamais véritablement. Andrew, le garçon assis à côté d'elle, semblait faire partie des classes les plus nanties de sa ville natale. Ces personnes qui peuvent s'offrir à peu près ce qu'ils voulaient sans avoir à se poser la moindre question, ces personnes qui s'habillaient à la manière des Nobles et des bourgeois, et possédaient les mêmes bonnes manières que ces deux classes. S'il était un riche villageois ou un bourgeois, elle n'en avait aucune idée, et ne le saurait pas à moins de lui demander. Mais le fait était qu'elle se voyait mal lui poser une question pareille, surtout sans raison apparente. Si l'occasion se présentait au cours de la conversation, alors sûrement la saisirait-elle et lui demanderait, mais elle devrait se retenir dans le cas contraire. Enfin, elle hésitait seulement entre deux options, ce n'était pas comme si elle n'arrivait pas à choisir entre une trentaine de solutions possibles. Le garçon à l'autre bout du banc, à côté d'Andrew, Raphaël, ne devait pas faire parti de la même classe sociale que le jeune Deslura. Sûrement était-il comme elle de modestes origines. Elle pouvait bien sûr se tromper, et c'était cette peur de vexer un des deux autres qui la retenait de faire ne serait-ce qu'un seul commentaire à voix haute. Si elle commenceait à les ennuyer avec de gênantes remarques et des questions indiscrète, elle était persuadée qu'ils ne voudraient plus devenir amis avec elle. Cindie avait donc gardé un sourire, chaleureux et sincère, comme elle en avait l'habitude. Sourire était un des meilleurs moyen de mettre quelqu'un en confiance, du moins, selon elle, et de l'inciter à la conversation. Elle écouta sans mot dire les deux jeunes hommes parler, tendant bien l'oreille pour ne pas perdre une miette de ce qu'ils disaient. Elle se connaissait, si elle laissait ses pensées dériver plus, elle allait perdre le fil de la conversation, et se retrouver à se demander, bien bête, de quoi ils pouvaient lui parler.

Son jeune frère dormait toujours dans son landau, nullement gêné par le bruit de leur discussion. Cindie ne pu que s'en réjouir, qu'il se réveille et se mette à pleurer aurait été embêtant, surtout qu'une fois qu'il avait commencé, elle avait bien du mal à l'arrêter. Les enfants étaient parfois pénibles, à toujours crier pour réclamer à manger ou pour qu'on les change, mais Cindie ne pouvait s'empêcher malgré tout de les trouver adorables. Ce n'était pas pour rien qu'elle voulait devenir nourrice, comme sa mère, et garder les enfants des autres lorsque ces derniers ne pouvaient s'en occuper pour un temps. C'était un métier qui paraissait simple sous bien des angles, mais qui n'était en réalité pas si évident. Un mathématicien devait apprendre par cœur les différentes règles qui lui seraient utiles dans son métier, sans quoi il ne pouvait rien faire. Et bien, pour être nourrice, à une moindre échelle, il fallait également savoir s'y prendre. Si vous ne saviez pas comment réussir à faire tenir en place ou captiver une dizaine d'enfant, ce n'était même pas la peine d'espérer pouvoir exercer cet emploi un jour. De même, bien que ça pouvait paraître injuste, il fallait avoir une bonne relation au départ avec les enfants. Les petits appréciaient certaines personnes, n'en aimaient pas d'autres, sans qu'on sache trop pourquoi la plupart du temps. Par chance, la jeune fille aux yeux bleus faisait partie de cette catégorie de personnes que les enfants appréciaient particulièrement. Peut-être cela venait-il du fait qu'elle avait grandie entouré d'enfants, elle n'en savait rien. Peut-être Andrew et Raphaël étaient-ils appréciés des enfants? Ou bien avaient-ils des frères et sœurs? Décidément, il n'y avait que des questions sans intérêt qui lui passaient par l'esprit, et aucune qui aurait pu animer d'une quelconque manière la conversation. Et bien, elle allait devoir espérer qu'un
des deux jeunes trouve quoi dire, sinon, ils se retrouveraient bien bloqués.

Le sourire de la demoiselle Damalis s'agrandit lorsqu'Andrew et Raphaël lui répondirent, hochant la tête avec un vif petit 'd'accord'. Ce serait donc Andrew et Raphaël, et elle avait eu également l'autorisation de tutoyer le garçon aux jolis yeux vairons. Elle ne savait que trop faire pour Andrew, mais décida finalement de continuer à le vouvoyer, peut-être à cause de sa prestance, il semblait si différent d'eux, comme plus lointain, au dessus. Cindie leva son regard vers les feuilles qui s'agitaient doucement au grès du vent au dessus d'elle, se laissant bercer par la mélodie du vent, pour ensuite les reposer sur les deux autres quand Andrew posa sa question. Elle jeta un regard curieux à Raphaël, se penchant légèrement en avant pour mieux le voir. Elle attendait sa réponse, ne préférant rien ajouter sur le moment, Ne voulant pas avoir l'air d'insister. Il était vrai, tout de même, courir sous une chaleur pareille...Sans doute le jeune homme devait-il avoir ses raisons, auquel cas, il se ferait sans doute un plaisir de leur expliquer, non?

_________________


******

Ce matin j'imagine un dessin sans nuages,
Avec quelques couleurs comme vient mon pinceau.
Du bleu, du rouge je me sens sage comme une image,
Avec quelques maisons et quelques animaux.

Ce matin j'imagine un pays sans nuages,
Où tous les perroquets ne vivent plus en cage,
Des jaunes, des verts, je fais ce qui me plait,
Car c'est comme ça que j'imagine un monde parfait.

Ce matin j'imagine un dessin sans étoile
De toute les couleurs un dessin sans contour
Quand ça m' plait plus j'efface tout et je recommence
Avec d'autres maisons et d'autres animaux

Le bleu du ciel, un peu de sucre, un peu de sel,
Et ce soir je m'endors au pays des merveilles!


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MessageSujet: Re: Go on a ride.{PV Andrew et Raphaël.} [TERMINE]   Mer 3 Mar - 0:14

Ce qui manquait principalement a Raphaël par rapport a ses deux nouveaux compagnons,c'etait deux choses bien disctinctes.Il lui manquait toujours quelque chose,ce petit plus qui aurait put faire de lui quelqu'un dont il aurait put être fier,quelque chose qui aurait put le faire briller a ses propres yeux.Pas quelque chose capable de le rendre parfait,loin de la,ou même plus simplement d'en faire quelqu'un de très respecté dans la société,par lui même et par ses pairs.Non,simplement quelque chose pour faire de lui un être a part entiére.Car malgré tout ce qu'il pouvait afficher,Raphaël etait constamment en quête d'identité.Une quête horrible,typiquement masculine,et souvent sans but réel ou consistant.Ni Cindie ni Andrew ne devaient avoir ce probléme la,quand il y reflechissait.La quête d'identité etait quelque chose qui etait loin de lui être propre,après tout.Raphaël avait beau considérer son cas comme une sorte de probléme desesperé et desesperant,il savait pour autant qu'il n'etait pas le seul dans ce genre.Bien au contraire.A chaque génération il y'avait des gens comme lui.Les personnes plus frêles,plus pauvres,moins cultivées,dont les plus grands se servaient sans vergogne pour leur petites corvées.Ainsi,Raphaël avait passé toute son enfance,une période pourtant considérée comme tendre pour beaucoup de monde,en tant que larbin professionel et que souffre douleur attitré des enfants de sa génération.Constamment agréssé,exploité,il n'avait jamais eu vraiment d'amis,et encore moins de petite amie.En fait,il ne trouvait pas ce dernier point très important,mais en régle générale,il complexait assez facilement la dessus.Le fait de n'avoir eu aucune vie amoureuse était probablement lié au fait qu'il n'etait pas le genre de personne a attiré le regard.En voyant ses deux nouveaux "amis" Raphaël aurait dit que,même si Andrew avait de la prestance et du Charisme,aucun des deux ne serait un jour vraiment capable de faire quelque chose de spéctaculaire,pouvant devenir quelqu'un de connu de gens qu'il ne connaissait pas.Ce n'etait pas une critique loin de la,et il pouvait parfaitement se tromper,il en avait conscience.Mais il pensait que très certainnement,aucun de ces deux jeunes gens ne deviendrait un jour quelqu'un de vraiment vraiment important.Andrew etait riche,oui.Mais a part ca,il ne semblait pas avoir de grands pouvoirs,n'etait pas vraisemblablement issu d'une famille très célébre,sinon il aurait très certainnement précisé que les Deslura,si il se souvenait bien du nom de sa famille,étaient des personnages importants.Il ne semblait pas être le genre de personne a vouloir se mêler a ce que la Noblesse générale apellait "bas peuple" si il etait né dans ce domaine.Raphaël ne put donc conclure sur lui que ce point de vue.Andrew etait riche,mais n'avait pas véritablement d'influence.Il avait de l'argent,mais n'etait pas pour autant quelqu'un d'important.C'etait donc un membre de la haute classe de la société.Peut être un Bourgeois.Enfin,en tout cas,son rang social dépassait grandement celui du petit artisant.Raphaël n'etait pas riche.Il n'etait pas non plus miséreux,mais il aurait été mentir que de dire que le jeune bricoleur roulait sur l'or.C'etait souvent ainsi avec les mécaniciens,se disait t-il.L'homme qui avait inventé l'arc n'avait jamais gagné de véritable fortune de son vivant,très probablement.Un Arc pouvait sembler très bête aujourdhui,mais pour Raphaël,qui travaillait dans ce domaine la,il etait très facile de se représenter a quel point cette invention pouvait paraître révolutionnaire pour l'époque.C'etait pareil avec les Lampes,a huile ou a pétrole,pareil avec les vêtements plus ou moins resistants,ou même avec les landeaux comme celui que trimballait actuellement la jeune Damalis.Les inventions font toujours une fureur,si elles sont vraiment utiles,le jour ou elles sont mise en public.Raphaël se doutait bien qu'aujourdhui,quelque chose comme une machine qui permettrait a l'homme de voler serait révolutionnaire.Et pourtant,si cette derniére verrait le jour,alors probablement au bout du compte,deviendrait t-elle aussi banale que le landeau que Cindie avait avec elle.C'etait assez injuste comme point de vue,mais il fallait avouer qu'un tel comportement etait surtout valable des années plus tard.En attendant,si Raphaël parvenait vraiment a construire quelque chose de révolutionnaire,il ne doutait pas que sa vie basculerait d'un instant a l'autre.Mais encore fallait t-il le talent,et le courage pour arriver a faire une telle chose.Et on avait beau dire,Raphaël n'etait pas quelqu'un de très courageux.


Peut être etait-ce cela qui le différenciait des deux autres.Le courage.Il sentait que si jamais le groupe de trois adolescents se ferait soudainement attaquer par il ne savait trop quoi,Andrew réagirait avec prestance et efficacité,comme il en laissait l'impression,et Cindie protégerait son petit frére,Jean comme si il s'agissait de son propre enfant.Seul lui,Raphaël,resterait indécis.Il ne savait pas ce qu'il ferait si jamais une attaque surviendrait.Et pour être tout a fait honnête,il doutait fortement qu'il soit capable de se comporter avec courage.A vrai dire,et en toute honnêteté,Raphaël pensait qu'il aurait tout simplement courut dans la direction inverse.Ses jambes allaient bien mieux depuis quelques minutes,et il se sentait prêt a courir,surtout si il etait menacé,la peur etant parfois le meilleur des stimulants.Non,il n'etait pas courageux de nature,c'etait un fait.Mais il se demandait vraiment si il aurait été capable de les abandonner,eux.Il se demandait si il supporterait d'être traité de lâche par quelqu'un qui représentait plus ou moins ce que Raphaël souhaitais être,et une jeune femme qui lui avait tendu la main,a la maniére de son amie d'enfance,aujourdhui décédée.Il savait qu'il n'aurait pas supporté pareille humiliation.Il avait beau être peureux et manquer de courage,il avait quand même peur que les deux jeunes gens,alors qu'il ne les connaissaient pourtant que depuis peu,le méprise pour sa lâcheté.Dans un sens,c'etait encore cette lâcheté qui frappait,puisqu'il avait peur de quelque chose.Mais Raphaël n'arrivait pas a se rendre compte que dans un autre sens,il etait bien plus courageux que la moitié des soldats d'Illea.Car contrairement a eux,il avait assez de courage pour avouer qu'il etait lâche.Il ne se rendait pas compte de ce que cela pouvait signifier,et a vrai dire,cette maniére de penser ne lui était jamais venue a l'esprit.Voila pourquoi il complexait sans doute autant devant eux.Andrew etait droit,intelligent,bien éduqué.Cindie etait douce,gentille,pure et maternelle.Et lui,il etait quoi?Bête,il se trouvait bête,laid,sale et en sueur,voila l'opinion qu'il se faisait de lui.Il n'arrivait pas a se considérer comme égal a eux,mais il sentait toutefois qu'il le devait.C'etait potentiellement ses nouveaux amis,de ce fait,il se devait d'être a la hauteur de leur considération.C'est en se mordant légérement les lévres,se rendant compte que son corps avait très rapidement récupéré de sa course précédente,que Raphaël se rendit compte que Andrew lui posait une question,tandis que Cindie semblait légérement s'émanciper de la conversation.Oh,hors de question,il trouverait un moyen que tout trois parlent et s'amusent ensembles.Il pouvait au moins faire ca.Il leur devait bien,après tout,ils lui avaient adréssé la parole,et cela,malgré les apparences,comptait beaucoup pour le jeune Artisan.


''Bien entendu, si vous préférez, je n'y vois pas d'inconvénient... Ce sera donc Raphaël et Cindie, alors? Si cela vous convient mieux... Appelez moi Andrew également, dans ce cas, j'en serais ravi.''

Raphaël hocha la tête a cette remarque,en souriant toujours;Oui,Raphaël,il préférait largement qu'on l'apelle ainsi.M.Kaïris...Cela faisait beaucoup trop honorifique,trop formel.Il ne méritait pas que l'on s'adresse a lui comme cela.Et encore,le vouvoiement le mettait également mal a l'aise,même si Andrew le faisait probablement par politesse.Enfin,lui même ne pouvait pas passer aussi aisément du tutoiement au vouvoiement,il continuerait probablement de vouvoyer Andrew,ce dernier etant trop...Trop haut pour lui,dirons nous.Pour Cindie,c'etait autre chose.Autant attendre qu'elle même lui donne la permission,dans ce cas.


''Et... Vous vous... Promeniez, sans doute? Ou vous couriez? Par ce temps, c'est bien courageux de votre part.''

Couriez?Il ne pouvait s'adresser qu'au jeune homme aux yeux vairons,dans ce cas,perspective renforcée par le fait qu'il avait detourné son regard masculin vers le jeune garcon,intimidant quelque peu ce dernier.Raphaël n'avait pas l'habitude qu'on le regarde ainsi.Enfin,il l'avait,mais uniquement pour le souci de curiosité d'autrui.A savoir qu'il avait lhabitude qu'on fixe bizzarement ses yeux,se demandant pourquoi ce petit gringalet avait un regard aussi étrange.Il avait prit l'habitude,au bout de 15 ans,c'etait normal.Mais qu'on le regarde pour parler,surtout si celui qui le regardait etait quelqu'un comme ce type,non cela le gênait quelque peu.Voila pourquoi il detourna légérement le regard,se grattant légérement la joue,avant de répondre en souriant,mais faisant toujours de son mieux pour eviter de regarder Andrew dans les yeux.Comme compromis,il fixait donc le menton du jeune garcon.C'etait idiot,vraiment,mais il préférait avoir l'air idiot qu'être géné devant eux.


Euh...Oui,je faisais mon exercice quotidien.J'ai l'habitude de venir courir par ici,mais aujourdhui il fait décidément très chaud...!C'est sans doute pour cela que je suis un peu en retard par rapport a mes temps habituels...

Il souria un peu,se grattant légérement la tête,pour poursuivre,en regardant Cindie,qui le regardait également.Se rendant compte de ce dernier facteur,Raphaël rougit brusquement,avant de baisser le regard pour fixer ses pieds.Hum,il fallait vraiment vaincre cette gêne,un jour....


En même temps,je ne regrette pas d'avoir courut par ce temps,cela...Cela m'as permis de vous rencontrer,j'en suis ravi!Et...Euh,et vous Cindie,vous promeniez votre petit frére,j'imagine?Vous avez l'habitude de passer par ici?Je ne vous ai jamais vut auparavant,c'est étrange,je passe pourtant par la presque tout les jours...
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MessageSujet: Re: Go on a ride.{PV Andrew et Raphaël.} [TERMINE]   Jeu 15 Avr - 20:09

Andrew posa son regard gris bleu sur Cindie à nouveau. Cela faisait un moment, s'était-il dit, qu'il n'avait pas eu l'occasion de parler à des personnes sans les connaître auparavant. Et maintenant, il ne se demandait plus pourquoi; en effet, impossible de dire si oui ou non il y aurait le moindre problème avec eux deux, et cela n'était pas pour le rassurer. Ils n'avaient pas l'air particulièrement timides, mais cela n'impliquait rien dans la mesure où lui non plus ne semblait pas l'être et malgré tout, n'était pas de ceux allant toujours vers les autres. Bien qu'ayant donc quelques pensées parasites de la sorte, il restait somme toute assez détendu, jugeant que la situation ne méritait pas qu'il s'en inquiéta réellement. Après tout, même s'il manquait à telle ou telle chose, on ne pourrait rien lui reprocher. Du moins pas le jeune Kaïris. De la part de la demoiselle aux grands yeux bleus, il n'aurait juré de rien mais ne pensait pas qu'elle soit encline à porter un mauvais jugement sur ceux qui l'entouraient. A condamner à la moindre erreur quelqu'un dont elle ne connaissait au final pas grand chose. Au contraire lui, le faisait bien souvent sans pour autant le montrer. Il savait que c'était mal, mais n'y pouvait rien changer. N'en éprouvait pas l'irrépressible besoin non plus, à partir du moment où cette légère tare ne lui attirait aucun souci. Aucune critique ne viendrait tant qu'il ne faisait pas absolument n'importe quoi et n'avait pas un comportement des plus abjects, il en était quasiment persuadé. La raison de ceci était assez simple, et se résumait parfaitement à l'aide de l'un de ces vieux adages: au pays des aveugles les borgnes sont rois. Bien que n'étant pas parfait, quelqu'un volant encore plus loin des étoiles n'aurait pas été en droit de lui dire quoi que ce fut et, en l'occurrence, le jeune homme aux yeux si étranges ne le pouvait donc pas plus. Raphaël, se dit encore une fois le brun, puisqu'il devait utiliser son prénom et pas son nom de famille, autant qu'il s'y habituât dès à présent avant de ne commettre quelque stupide et facilement évitable méprise. Donc, il se sentait dans une relative sécurité ici. Aucune personne importante devant lesquelles il aurait été impératif de parler de choses plus ou moins intéressantes desquelles il était si simple de se lasser, ni quelqu'un comptant trop pour lui. Des inconnus croisés au détour d'un chemin, ayant l'air sympathiques et souriants. Et, s'il versait dans la critique, un peu trop chaleureux même, pour leur propre bien, possédant également moins d'argent que lui. Ce dernier détail ne l'inquiétait pas -il n'était ni un noble ni un bourgeois, et avait lui-même connu des moments où l'argent ne coulait pas à flots alors, il pouvait comprendre et ne prenait pas cela pour argent comptant- mais il avait simplement pu le remarquer, par leur manière de parler, d'agir, de se tenir. Quand on possède les moyens de se donner une chance de devenir quelqu'un de connu ou, faute de cela au moins respecté et avec un métier rapportant suffisamment pour vivre plus que correctement, on le faisait. On fréquentait de grandes écoles ou l'on avait de bons professeurs, on apprenait les règles et l'étiquettes lors des soirées où l'on rencontrait des personnes ayant 'réussi dans leur vie' et, indubitablement, cela se ressentait dans la vie de tous les jours. On pouvait donc en conclure que cette chance, ils ne devaient pas l'avoir eue. Bien entendu, il n'excluait pas le fait qu'il puisse se tromper mais il ne le pensait pas. Objectivement, il y avait peu de risques que ce soit le cas et il le savait. Sa visée n'était nullement d'intimider tous ceux qu'il croisait, loin de là même mais parfois, les choses se passaient ainsi sans qu'il puisse y faire quoi que ce fut. Il lui était actuellement impossible de dire si ici, oui ou non, les deux autres se sentaient parfaitement à l'aise ou si, à l'opposé, ils ressentaient de la gêne. N'y accordant qu'une importance moindre, il n'avait jusqu'ici pas pris le temps d'y réfléchir plus longtemps mais, pensait-il, il valait mieux s'attarder sur le comportement de ses deux 'amis' plutôt que sur l'écrasante chaleur qui régnait en impitoyable maitresse sur les lieux. Cela avait au moins le mérite de ne pas gâcher sa bonne humeur en un temps record. Il quitta Cindie du regard pour aller le poser sur le jeune homme aux yeux vairons, mais abandonna très vite l'idée de considérer ce visage comme normal. Pourquoi d'ailleurs avait-il les iris de deux couleurs si nettement différentes? Andrew n'avait pas le moindre début d'explication ou d'hypothèse d'aucune sorte que ce fut. Peut-être s'il avait eu quelques éclaircissements aurait-il trouvé cela moins étrange. Peut-être l'aurait-il mieux accepté. S'il avait su le pourquoi du comment, si on lui avait exposé les choses de telle sorte qu'il comprenne que lui-même, ses parents, Cindie, n'importe qui dans la rue, aurait pu avoir le même genre de 'problème' pour ainsi dire, si les conditions avaient été réunies. Mais il ne le savait pas. Le jeune Deslura se promit de demander à l'un de ses professeur la raison d'yeux vairons, si cela ne lui était pas sorti de la tête le lendemain. Car même s'il ne savait pas s'il reverrait un jours Raphaël Kaïris ou quelque personne possédant ce même trait physique, prudence était mère de sureté. Et Dieu seul savait comme Andrew préférait la sureté au danger.

Dans le même temps, il se rendit compte que Raphaël, lui non plus, ne le regardait pas dans les yeux. Son sourire grandit vaguement à cette considération sans qu'il sache véritablement pourquoi. Il n'y avait aucune raison de s'en réjouir, pas vrai? Il aurait dû s'en sentir peiné mais ne l'était pourtant pas. Lui, se sentait perturbé à cause de la couleur de ses yeux, mais l'autre jeune homme n'aurait théoriquement pas eu le moindre raison de se sentir gêné. Andrew avait une idée quant à cette fameuse raison cependant, mais n'aurait jamais osé poser directement la question. Il se contenterait d'attendre, cela n'était pas vraiment compliqué. Quand quelque chose nous dérange, on dit que le plus simple est encore de le dire aux autres; ce n'était pas le point de vue du jeune homme aux yeux clairs. A vrai dire, il pensait même que dire ce qui nous gênait aux autres ne constituait qu'une solution de dernier recours.

''Euh...Oui, je faisais mon exercice quotidien. J'ai l'habitude de venir courir par ici, mais aujourd'hui il fait décidément très chaud...! C'est sans doute pour cela que je suis un peu en retard par rapport à mes temps habituels...''

Son exercice quotidien? Andrew sourit derechef à l'entente de cette phrase, et l'on n'aurait pu définir clairement, d'un regard extérieur, la nature exacte de son sourire. Moqueur, amusé ou juste étonné, il oscillait quelque part entre toutes ces choses. Ses propres exercices se résumaient quant à eux à des mathématiques, de la littérature et, s'il parlait d'exercice physique, il s'entraînait au combat. De toute évidence, l'autre courait. C'était bon pour le cœur, aussi n'y voyait-il aucun inconvénient, au détail près que cela lui semblait quelque peu étrange, peut-être. Il était arrivé ici épuisé, à bout de souffle et avait demandé -à plusieurs reprises- de s'asseoir, ne tenant visiblement plus sur ses deux jambes correctement. Et le seul et unique responsable de tout cela n'était nul autre que la fatigue occasionnée par un exercice quotidien? La plupart du temps, lorsque les gens couraient sans y être forcés contraints, leur but était de tenir le plus longtemps possible ou, dans une moindre mesure, de courir le plus possible. Non d'aller aussi vite qu'ils le pouvaient. Par une chaleur à en décourager de plus persévérants. De plus, il fréquentait souvent l'endroit.

Il était donc, se dit-il, amusé, le seul à n'être quasiment jamais venu près de ce chemin auparavant, d'entre eux trois. Soit, cela ne l'étonnait pas vraiment; il avait nombre d'autres choses à faire de ses journées et, notamment, aller rendre visite à tel ou tel ami. D'autant qu'il y avait somme toute bien plus de chances de le croiser dans une rue bondée de la grande ville qu'était la capitale de l'est ou dans celles, plus modestes mais non moins appréciables près de chez lui, dans une ville bien moins grande que sur un chemin en terre battue bordé d'arbres, de renoncules (tu vois, que j'ai réussi à le placer et que ça me sert, ce genre de moooots...XD) et de petites fleurs blanches et nacrées.

Du reste, il était tout à fait d'accord avec lui en ce qui concernait la température. Cela l'irritait, il n'allait pas prétendre le contraire mais il n'avait pas le pouvoir de commander au soleil et aux nuages. Si seulement, se disait-il, il l'avait pu, comme cela eût été plus simple et agréable... En revanche il ne serait probablement pas sorti de chez lui et n'aurait pas rencontré ces deux jeunes personnes. Il y aurait survécu, se dit-il, puisqu'il n'en aurait pas même eu connaissance, mais il n'était pas certain de survivre à la chaleur et de ne pas fondre sur le sol dans les minutes qui suivraient. Et, l'espace d'un court instant, il se demanda comment Raphaël avait pu courir aussi vite et n'être 'qu'un peu' en retard. Avait-il exagéré? Il ne pensait pas mais n'aurait juré de rien.

''En même temps, je ne regrette pas d'avoir courut par ce temps, cela... Cela m'a permis de vous rencontrer, j'en suis ravi! Et... Euh, et vous Cindie, vous promeniez votre petit frère, j'imagine? Vous avez l'habitude de passer par ici? Je ne vous ai jamais vue auparavant, c'est étrange, je passe pourtant par là presque tous les jours...''

Il ne le connaissait pas, comment pouvait-il être heureux de l'avoir rencontré? Pure politesse venant de sa part, il ne savait que penser de ces quelques mots venant du jeune homme à ses côtés. Il était, à première vue, une personne tout à fait normale, même sympathique. A un détail près: ses yeux. Et cela avait dû être amplement suffisant pour être quelque peu esseulé, à l'école par exemple. On rejetait ce qui n'était pas conforme au moule. Comportement atroce mais compréhensible, à son sens, puisqu'il agissait de manière exactement similaire. Les gens ayant même de minuscules différences avaient souvent moins d'amis que la moyenne, c'était un fait irréfutable. Cela n'avait jamais été le cas d'Andrew, de ce qu'il savait. Et encore moins ces quelques dernières années, durant lesquelles il avait particulièrement travaillé son image, jusqu'à le rendre lisse, la meilleure qu'il puisse obtenir. Ce qui n'était pas pour lui déplaire. Alors, qu'il dise qu'il était ravi de faire la connaissance de telle ou telle personne n'avait rien d'étrange, il le faisait tous les jours. Etait-ce le cas de l'autre où était-il tout à fait honnête? Il n'en avait pas la moindre idée, là non plus. Et cela commençait à faire beaucoup de choses qu'il ne savait pas, ici.

Il aurait opté pour l'honnêteté.

Il avait demandé à Cindie si elle promenait son petit frère, devançant Andrew sur ce point. Ce dernier tourna donc la tête vers la demoiselle en blanc, lui adressant un sincère sourire. Dans le même temps, il pensa, caustique: non, elle ne le promène pas, elle l'a enlevé et projette de l'offrir en sacrifice rituel au culte étrange dont elle fait partie, ou bien elle veut se venger et le noyer dans la rivière la plus proche. Il était évident qu'elle le promenait et, même si cela n'avait rien eu de mal de le demander pour confirmation, il ne pouvait s'empêcher de trouver cela stupide. Il était ainsi et c'était là la principale raison pour laquelle il était heureux de ne point être en compagnie de quelque esprit excellant dans l'art de lire les pensées. Il ne souhaitait pas être méchant avec lui, et ne le détestait même pas. Mais on ne contrôlait pas ses pensées, pas vrai? On était gentil, ou on ne l'était pas vraiment avec tout le monde. Quant à Cindie, il n'avait rien contre elle non plus, et avait de toute manière toujours -une fois de plus, de ce qu'il savait- été plus à l'aise et surtout plus gentil avec les demoiselles, galanterie oblige. Et à sa dernière interrogation il aurait pu répondre: oui, elle en avait l'habitude. Ne l'avait-elle pas déjà précisé, peu auparavant? Elle avait dit trouver cela amusant qu'autant de monde viennent au même moment dans un endroit ordinairement
calme et désert. Il ne le dit pas toutefois, ne voulant pas mettre Raphaël dans l'embarras.

''En tout cas, il a beaucoup de chance d'avoir une grande sœur aussi attentionnée que vous.'' dit-il.
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